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Société & Faits divers (3260)

Ce week-end, la ville de Thiès n’a pas été en reste dans cette vague de protestions dénonçant la caricature de Cheikh Ahmadou Bamba Mbacké, fondateur du Mouridisme, par l’hebdomadaire « Jeune Afrique ».
En effet, ce sont des milliers de fidèles musulmans, toutes confréries confondues, qui ont spontanément investi dimanche les rues de la cité du rail. Ils ont battu le macadam jusqu’au domicile du représentant du Khalife général des mourides à Thiès, Serigne Saliou Touré. Scandant des « Dieuredieuf Serigne Touba » (gloire à Cheikh Ahmadou Bamba), les manifestants ont dénoncé le « mauvais geste de "Jeune Afrique" ». Ils ont condamné, avec la dernière énergie, « (son) offense à l’Islam en général, à la communauté mouride en particulier ».
Selon les marcheurs, cette caricature intervient un an après celle du prophète de l’Islam, Mohamed (Psl), en janvier 2015. Les manifestants ont demandé aux autorités sénégalaises d’interdire la vente du magazine « Jeune Afrique » dans notre pays. Aussi, exigent-ils de la direction de « Jeune Afrique », des excuses publiques à toute la communauté musulmane sénégalaise.

M. SAGNE


Me Sidiki Kaba 3La justice internationale est nécessaire pour punir les crimes de guerre et de génocide. Mais, on ferait mieux si cette justice pouvait aussi s’orienter vers d’autres régions du monde, autres que l’Afrique. C’est en substance le point de vue exprimé par le garde des Sceaux, ministre de la Justice Sidiki Kaba, lors d’une conférence des « Vendredis de SupdeCo ».

Plusieurs dirigeants africains accordent très peu de crédit à la Cour pénale internationale (Cpi). Ils estiment ce tribunal « très partial », s’il n’est pas fait uniquement pour « punir » les dirigeants africains récalcitrants. Les défenseurs de cette thèse sont très nombreux sur le continent où le débat fait rage en ce moment. Surtout qu’aujourd’hui, c’est l’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé, l’ancien responsable des jeunes patriotes de Côte d’Ivoire, qui sont dans le box des accusés au tribunal international de La Haye.

La justice pénale internationale est-elle faite uniquement pour les Africains ? A cette question, le ministre de la Justice, Sidiki Kaba, préfère nuancer. « Très peu de poursuites ont été engagées ailleurs ou qu’elles n’ont pas porté leurs fruits », a indiqué cet avocat et fervent défenseur des droits de l’homme. Invité des « Vendredis de SupdeCo », le garde des Sceaux est intervenu sur le thème « Souveraineté des Etats et justice pénale internationale ». Et pour que les Africains ne continuent plus à voir la Cpi comme « une justice à géométrie variable », « une justice discriminatoire », Sidiki Kaba pense qu’il urge de réorienter les poursuites.

« Il est important que des poursuites soient engagées dans d’autres régions du monde, contre d’autres ressortissants pour qu’on puisse savoir que la justice internationale n’obéit pas à la théorie de la race encore moins à celle du climat », a expliqué le ministre de la Justice. En effet, depuis la création de la Cpi en juillet 1998, ce sont surtout les Africains qui y sont jugés. Il s’agit de Thomas Lubanga (Rdc), Joseph Koni (Ouganda), Jean-Pierre Bemba (Rdc), Ange-Félix Patassé (République centrafricaine), Laurent Gbabgo (Côte-d’Ivoire). Conformément au statut de Rome du 2 juillet 2002, la plupart de ces dirigeants sont accusés de crimes de guerre, de génocide, de crimes sexuels (sur les femmes et les enfants) ou encore de crimes contre l’humanité.

Juridictions hybrides
Seulement, pour Sidiki Kaba, si la Cpi est aujourd’hui tant critiquée par les Africains, il reste que l’Afrique fait partie des zones géographiques qui ont le plus ratifié le statut de Rome. « 34 Etats des 54 que compte l’Afrique ont ratifié le statut, cela prouve qu’il y a une adhésion des Africains à cette cour », relève le garde des Sceaux. Pour autant, la Cpi n’est compétente que pour juger les crimes commis après 2002. Fallait-il enterrer les autres crimes commis avant ? En fait d’autres tribunaux « mixtes » ont été créés par la suite pour prendre en charge les autres crimes. Il s’agit notamment des tribunaux de la Sierra Léone, du Liban, de la Bosnie-Herzégovine, le Tribunal pénal internationale pour le Rwanda (Tpir) ou encore des chambres extraordinaires du Cambodge. Ce sont autant de « juridictions hydriques » qui ont permis de régler la question. Il y a eu aussi d’autres juridictions ad hoc comme les Chambres africaines extraordinaires, ici au Sénégal, qui permettent de juger des crimes commis à l’étranger.

Pour que la Cour pénale internationale puisse bien jouer son rôle, Sidiki Kaba estime que la coopération avec les Etats est plus que nécessaire. « Sans cette coopération des Etats, il y a une impossibilité de pouvoir exécuter les décisions de la Cpi. Puisque la Cpi n’a ni armée ni police et ne peut pas se substituer aux Etats. Ce sont les Etats qui peuvent évoquer leur souveraineté pour ne pas exécuter les décisions prises », regrette le conférencier.

Il ajoute que « la complémentarité entre les juridictions nationales et les juridictions internationales (ultime recours) est aussi importante ». Pour ce faire, il faut un système judiciaire fort à travers des magistrats, des procureurs et des avocats dotés d’une expertise pour pouvoir juger les crimes internationaux. Enfin, pour Sidiki Kaba, il faut tendre vers l’universalité de la Cour pénale internationale. Et cette universalité ferait que les crimes commis en Afghanistan,  en Irak ou en Syrie puissent être jugés. Ce qui éviterait aux Africains de parler d’une justice internationale à géométrie variable.

Maguette NDONG


Partenariat handiFruit de la coopération allemande par l’entremise de l’Ong Hilfe Veren Sénégal, le Centre de promotion et de réinsertion sociale des handicapés moteurs « Serigne Amadou Cissé Pire » de Thiès aspire aujourd’hui à développer de nouveaux types de coopération avec d’autres partenaires. Selon le directeur, Amary Thiam, saisissant l’occasion de la visite le mardi dernier dans les locaux de l’établissement de l’Ambassadeur de Thaïlande, son Excellence Wijak Chittarat, « dans un contexte de crise économique et de pauvreté, comme celui dans lequel est plongé notre pays, la prise en charge des handicapés n’est pas une priorité des services sociaux de l’Etat. « Il s’agit donc pour nous réfléchir sur les voies et moyens à développer de nouveaux types de partenariats », confie-t-il, ajoutant ainsi qu’ « avec cette visite de l’Ambassadeur de Thaïlande, nous pensons pouvoir bénéficier de l’expertise thaïlandaise ». Ceci étant, souligne-t-il, pour une prise en charge des besoins spécifiques en éducation, formation professionnelle, d’intégration sociale, économique et culturelle des pensionnaires, il est maintenant question d’accueillir le maximum de personnes valides au sein des salles de classes et ateliers spécialisés, seul moyen efficace de réussir l’intégration des personnes handicapées.

D’autant qu’ici, l’intégration ou la réinsertion sociale constitue justement, selon Amary Thiam, l’une des principales missions de sa structure. Mais, à l’en croire, il ne  reste qu’une intégration harmonieuse des personnes en situation de handicap qui ne peut se faire sans une formation professionnelle au préalable. Ouvert en janvier 1990 grâce à l’Ong Allemande Hilfe Veren Sénégal, le centre s’est attelé depuis lors à satisfaire cette offre à travers ses ateliers en coupe, couture, cordonnerie, reluire, coiffure et art plastique, entre autres. Le centre abrite également une infirmerie et dispose d’un groupement de promotion féminine (Gpf), en plus de l’institution préscolaire et élémentaire. Il s’y ajoute d’autres ateliers de production ou les personnes handicapées et valides s’activent quotidiennement. « Nous avons l’ambition d’explorer de nouveaux domaines de coopération à travers des échanges d’expérience dans l’innovation pédagogique et technologique, d’ouvrir des ateliers spécialisés d’apprentissage aux métiers, de jumelage avec des institutions similaires et de promouvoir des échanges culturels et la participation communautaire, en suscitant des projets de développement de réinsertion à base communautaire et accroître également les microprojets productifs, entre autres », indique-t-il.

Aussi, il convient de doter le centre d’une logistique (véhicule) et des équipements surtout orthopédiques (fauteuils roulants, voiturettes motorisées, béquilles, cannes) du matériel de sonorisation pour les activités culturelles et des médicaments et équipements de première nécessité pour l’infirmerie. Ceci permettra, souligne le directeur de l’établissement, de suivre correctement la trajectoire des missions et objectifs généraux dévolus au centre à travers la promotion et la réinsertion socio-économique, l’éducation et la formation technique et professionnelle ainsi que le développement de l’esprit d’initiative et d’entrepreneuriat chez les personnes handicapées.

El Hadj Mohamadou SAGNE


Parité H FL’Observatoire national de la parité (Onp) a, en partenariat avec le Bureau régional pour l’Afrique de l’Ouest, du Haut-commissariat des Nations unies aux droits de l’homme, organisé un atelier de partage et de suivi des recommandations relatives à l’égalité des genres.

Le Sénégal a franchi une nouvelle étape dans la promotion de l’égalité des genres. Il souhaite, à la suite des recommandations des Nations unies, fédérer toutes les énergies pour consolider sa longueur d’avance en matière de promotion de la parité. Cette ambition a été réaffirmée par les différents intervenants à un atelier organisé sous l’égide de l’Observatoire national de la parité (Onp), en partenariat avec le Bureau régional pour l’Afrique de l’Ouest du Haut-commissariat des Nations unies aux droits de l’homme.

Cette rencontre se veut un cadre de réflexion en vue de définir une feuille de route pour le respect des droits de la femme et une meilleure prise en charge de l’égalité des genres dans la loi et dans la pratique. «Les recommandations formulées à l’endroit du Sénégal ainsi que celles du groupe de travail des Nations unies revêtent une importance capitale dans la mesure où elles renferment des indications pouvant permettre à notre pays de renforcer la politique d’égalité de genre et d’autonomisation de la femme en vigueur », a souligné la présidente de l’Onp, Fatou Kiné Diop.

Selon elle, la participation des femmes à l’émergence du Sénégal n’aura de sens que lorsque la prise en charge de ces recommandations sera effective. «Ces recommandations sont en adéquation avec les trois piliers du Plan Sénégal émergent. C’est pour ces raisons que l’Onp s’est engagé dans un processus d’appropriation de celles-ci par les acteurs institutionnels et les organisations de la société civile », a-t-elle expliqué. Toutefois, elle a relevé le déficit de dialogue entre les acteurs chargés de la définition et de la mise en œuvre des politiques d’égalité des genres et ceux en charge du contrôle et du suivi de cette mise en œuvre.

Création d’un cadre conjoint
Le représentant régional du Haut-commissariat des Nations unies aux droits de l’homme, Andréa Ori, s’est félicité de la tenue de cet atelier visant à renforcer le rôle de l’Onp, outil indispensable dans la définition, le suivi et l’intégration des objectifs de l’égalité des sexes dans les politiques publiques du Sénégal. Selon lui, à travers son rôle de veille, de plaidoyer, d’orientation et d’interpellation, l’Onp, avec d’autres institutions nationales, permettra de renforcer l’effort du gouvernement du Sénégal au regard de ses engagements nationaux et internationaux et plus particulièrement dans la perspective de l’égalité des sexes.

Abondant dans le même sens, la représentante du garde des Sceaux, ministre de la Justice, Aminata Fall Cissé, a rappelé  que le Sénégal a inscrit l’égalité comme principe fondamental. La preuve, selon elle, est l’adoption de la loi n°2010-11 du 28 mai 2010 instituant la parité absolue homme/femme dans les institutions totalement ou partiellement électives. Aujourd’hui, le nombre de femmes députés est passé de 33 en 2007 à 64 en 2012, soit 43% des sièges de l’hémicycle. Idem pour les collectivités locales où la présence des femmes a triplé, passant de 15,9% en 2009 à 47,2% en 2014. 13 femmes sont élues maires et 02 sont  présidentes de Conseil départemental.

Tata  SANE


FatickDeux (2) plateformes multifonctionnelles, adossées à des unités de transformation agro-alimentaires, seront bientôt installées dans la région de Fatick par le projet d’appui à l’emploi des jeunes et des femmes (Papejf).

L’annonce a été faite par le chef d’antenne du Papejf à Fatick, Babacar Dièye lors d’une réunion de présélection de six (6) sites dont deux (2) seront finalement retenus pour abriter ces plateformes multifonctionnelles qui vont coûter, chacune, entre 80 et 100 millions de FCfa. Lors de cette rencontre tenue à la gouvernance, le chef d’antenne a rappelé que « le projet va durer cinq (5) ans (2014-2018) ». Aussi, Babacar Dièye a indiqué que « le Papejf s’aligne sur la stratégie nationale de développement économique et social de 2013 à 2017 et au document de stratégie de réduction de la pauvreté 2010-2015 ».

Selon lui, c’est un projet d’un coût de 18 milliards de FCfa financé par la Banque africaine de développement (Bad) à hauteur 90% et le Sénégal (10%). De plus, il a signalé que le Papejf veut faire la promotion de la croissance, de la productivité et de la création de richesse. Le projet, a-t-il ajouté, veut contribuer à la résolution de la crise de l’emploi qui affecte les jeunes et les femmes et aussi justifier son importance par l’amélioration des compétences techniques et entrepreneuriales pour stimuler l’auto-emploi.

Selon lui, après la présélection des six (6) sites ou villages, un consultant va se rendre dans les différents endroits pour faire des études de diagnostic avant le choix définitif des deux (2) lieux devant abriter les plateformes multifonctionnelles qui seront adossées à des unités de transformation agro-alimentaires. Babacar Dièye a fait savoir que chaque plateforme va coûter entre 80 et 100 millions de FCfa, précisant que « ce sont des installations haut de gamme ».

Oumar Ngatty BA


Justice MarteauSerigne Thiaw n’a pas convaincu hier à la barre de la Chambre criminelle de Dakar. Ses explications tirées par les cheveux ne lui ont pas permis de s’en sortir. Il est reconnu coupable de détention et trafic de drogue et condamné à 10 ans de travaux. Quant à Saër Seck, son co-accusé, il recouvre la liberté. Il est condamné à un mois ferme pour détention de drogue à usage personnel.

Plus contradictoires que les accusés Serigne Thiaw et Saër Seck, tu meurs. Ils disent une chose et, à la minute qui suit, son contraire. Saër Seck a déclaré devant la Chambre criminelle n’avoir jamais connu son ravitailleur Serigne Thiaw. Pourtant, c’est lui qui est allé le rencontrer sous le pont de Colobane afin de se procurer deux cornets de chanvre indien moyennant 1000 FCfa. La question que tout le monde s’est posé est que s’il ne le connaissait pas avant, comment il a su que Serigne Diagne vendait du chanvre indien ?

Même devant les enquêteurs, il a soutenu qu’avant, il allait de temps en temps se procurer la drogue soit chez Cheikh Ada Ndiaye, qui est en cavale, soit chez Serigne Thiaw. Ce dernier, lui, avait reconnu à l’enquête préliminaire que la drogue avait été retrouvée dans sa chambre mais que c’est Cheikh Ada Ndiaye qui lui avait confié le produit prohibé. Et hier, à la barre de la Chambre criminelle, il a déclaré que la pièce où la drogue avait été retrouvée était occupée par Cheikh Ada Ndiaye. Laquelle de ces versions devait-elle être retenue par la Chambre criminelle ?

Ces deux accusés ont été arrêtés le 18 juillet 2010. Informés d’une intense activité de trafic de chanvre indien  à Colobane, dans le quartier Wakhinane, les éléments de la Sûreté urbaine de Dakar ont fait une descente sur les lieux. Ce qui leur a permis d’apercevoir Saër Seck sous le pont de Colobane en train de faire un échange suspect avec une autre personne. Interpellé et fouillé, les policiers ont retrouvé deux cornets de chanvre indien par devers lui. Par la suite, il a accepté de coopérer pour remonter jusqu’à son fournisseur.

C’est ainsi qu’il a conduit les policiers jusqu’au domicile de Serigne Thiaw où 9 blocs de chanvre indien de 1,750 kg chacun, soit un total de 15,7 kg, 612 cornets, 12 pairs de ciseaux et huit couteaux, avaient été retrouvés. Devant la barre de la Chambre criminelle, comme à l’enquête préliminaire et devant le juge d’instruction, Saër Seck n’a jamais nié les faits. Selon lui, chaque cornet de chanvre indien lui a été vendu à 500 FCfa par Serigne Thiaw, même s’il nie être un fumeur chevronné. « Je ne suis pas un fumeur régulier. Je fume occasionnellement, surtout quand j’ai trop de problèmes dans la tête », a dit le natif de Kaolack qui se dit tôlier.

Quant à Serigne Thiaw, il a dit n’avoir jamais vendu de la drogue. « Je ne fume même pas de la cigarette à plus forte raison du chanvre indien. Saër Seck m’avait demandé de l’aider à retrouver Cheikh Ada Ndiaye lorsqu’il a été arrêté. Il m’avait dit que si ce dernier n’est pas retrouvé par la police, c’est lui qui serait arrêté. Tout le monde était en fuite, sauf moi. C’est pour cela que j’ai été arrêté », a dit l’accusé. Poursuivant son récit, il a soutenu qu’il n’habite même pas là où la drogue avait été saisie. Selon lui, c’est dans l’impossibilité de fournir un quelconque détail pouvant aider les enquêteurs à retrouver Cheikh Ada Ndiaye qu’il a été désigné comme propriétaire de la drogue.

Dans son réquisitoire, le parquet a demandé la requalification des faits reprochés à Saër Seck en détention de chanvre indien pour usage personnel et de le condamner à un an ferme.  Pour ce qui est  de Serigne Thiaw, le ministère public  à requis 10 ans de travaux forcés. Pour Me Cheikh Ahmet Tidiane Ndao, Saër Seck n’est pas une personne digne de confiance du fait de ses nombreuses variations. Selon lui, il n’y a pas de preuves suffisantes pour condamner son client.

A défaut de partager sa conviction, il a demandé à la Chambre criminelle de prendre en compte l’environnement social de l’accusé (jeune et père de quatre enfants) et de lui faire une application bienveillante de la loi. De son côté, l’avocat de Saër Seck a estimé que son client n’aurait jamais dû répondre du crime de trafic et détention de chanvre indien puisque l’affaire est réglée depuis 2011 par l’ordonnance de renvoi.  Il a plaidé la relaxe pure et simple.

Ndiol Maka SECK


Pape A ToureSpécialiste du cyber-droit, le secrétaire général adjoint du gouvernement, Pape Assane Touré, aborde avec « le Soleil » les questions liées à la cybercriminalité à l’issue de la huitième édition du Forum international de la cybersécurité (Fic 2016). Il annonce notamment la création dans les meilleurs délais d’un centre national de lutte contre la cybercriminalité au Sénégal.

Le Forum international de la cyber-sécurité (Fic 2016) vient de fermer ses portes à Lille. Quels sont les enseignements majeurs qu’on peut tirer de cet évènement ?
Il faut dire d’emblée que le Fic est une plateforme qui regroupe tous les acteurs qui s’intéressent à la cybersécurité, par ricochet à la cybercriminalité. Il s’agit d’un phénomène complexe qui préoccupe tous les Etats du monde. Cette problématique intéresse principalement les pays développés, mais de plus en plus les pays en développement comme le Sénégal ont senti la nécessité de s’impliquer dans la croisade internationale contre la cybecriminalité. Cette question constitue une sérieuse menace pour  la sécurité des informations et le développement.

Ce qui a été retenu à Lille, c’est qu’il est nécessaire pour les Etats de disposer d’un cadre juridique. Le Sénégal est bien doté à ce niveau parce que depuis 2008, on a adopté une loi sur la cybercriminalité qui date du 24 janvier 2008, une loi sur la protection des données à caractère personnel, une loi sur les droits d’auteur et les droits voisins ainsi que leurs décrets d’application. Au-delà des aspects juridiques, il y a des aspects opérationnels qu’il faut privilégier en matière de renforcement des capacités des acteurs. Il s’agit principalement des magistrats, des officiers de police judiciaire, des acteurs du monde économique, bref la sensibilisation des populations. L’autre recommandation majeure du Fic, c’est la nécessité, pour chaque Etat, de disposer d’un document de stratégie pour la lutte contre la cybercriminalité.

Notre pays est-il déjà doté d’un tel document ?
Le Sénégal n’a pas encore un document de stratégie fondé sur une vision claire et des axes stratégiques bien maîtrisés. C’est la raison pour laquelle ce forum a été l’occasion de relever ce manquement et de faire en sorte que notre pays puisse disposer de ce document de stratégie, un outil extrêmement important dans la lutte contre la cybercriminalité. Pourtant le Sénégal assume son leadership en Afrique concernant la cybersécurité parce que dès 2008, nous avons senti la nécessité de mettre en place un cadre juridique intégral qui concerne tous les secteurs.

Sur le plan judiciaire, les magistrats ont commencé à mettre en œuvre ce dispositif sur le terrain. La police nationale est dotée d’une brigade spéciale de lutte contre la cybercriminalité.

La gendarmerie est en train de mettre en place un laboratoire d’investigations pour contrecarrer ce phénomène. La commission des données à caractère personnel est fonctionnelle depuis trois ans. Son rôle, c’est de protéger la vie privée des Sénégalais dans le cyberespace.

Au-delà de ce cadre juridique, il nous manque un dispositif opératoire. De ce point de vue, il y a une bonne nouvelle car le président de la République vient de donner des instructions au Premier ministre pour l’introduction dans le circuit d’un texte portant création d’un centre national de lutte contre la cybercriminalité. Ce centre ne sera pas une structure d’investigations comme la brigade spéciale policière. Ce sera une structure de renseignement, de veille et de prospective qui sera chargée de sensibiliser les populations et de former les acteurs. Ce centre national servira aussi de plateforme de coordination des activités liées à la cybersécurité au Sénégal.  En France, il existe déjà une structure pareille qui s’appelle Agence nationale pour la sécurité des systèmes d’information (Anssi). C’est le point de contact de la France sur toutes les questions qui tournent autour de cette problématique. Le centre qui sera créé au Sénégal sera le pendant de l’Anssi. A partir de ce moment, la communauté internationale aura plus confiance en nous. Cela nous permettra d’être plus visible et de disposer d’instruments plus efficaces pour lutter contre cette menace sur la sécurité des réseaux et le développement de la société de l’information.

Avez-vous évalué l’impact de la cybercriminalité sur notre économie ?
Quand on parle de cybercriminalité, on pense d’abord à un hacker qui perce un ordinateur. Mais aujourd’hui, la cybercriminalité a des impacts économiques graves dans nos sociétés. Ce sont des milliards de francs qui sont en jeu et qui sont perdus par les Etats et les entreprises. C’est donc une forme de criminalité qui préoccupe grandement aujourd’hui et qui est un véritable fléau. Au-delà des enjeux sécuritaires, il y a des enjeux purement économiques et financiers qui se posent et qui doivent être pris en compte. Malheureusement dans les Etats africains, il manque quelquefois cette prise de conscience. Heureusement le Sénégal est en train de poser des actes majeurs. Notre pays va abriter les journées ouest-africaines  de la cybersécurité « Security Days » en mi-février.

Quelle est l’importance d’un tel évènement ?
Il s’agit de la troisième édition des journées de la cybersécurité organisées à Dakar. Ce salon représente l’évènement phare en Afrique de l’Ouest. La spécificité de cette édition, c’est qu’elle sera une plateforme qui va réunir des experts venant de l’Afrique de l’Ouest et du Centre. Ils vont tirer profit de l’expérience sénégalaise en la matière. Ce sera l’occasion de rappeler la nécessité d’une prise de conscience des enjeux de la cybersécurité. On va aussi poser les jalons d’une stratégie globale de lutte contre la cybercriminalité.

Les questions de cyber-sécurité ne sont pas un mythe, c’est une réalité ; ce n’est pas un luxe des pays développés. Toutes les typologies de cybermenaces identifiées dans les pays développées se retrouvent dans nos pays. Dès lors qu’on est connecté à la société de l’’information, on devient cyber-vulnérable. On doit prendre conscience de cela.

Propos recueillis à Lille (France) par
Mamadou Lamine DIATTA


Major Alla NgomLe Service d’hygiène a déploré l’insuffisance de ses ressources humaines, matérielles et financières. Cette situation est une contrainte majeure à l’accomplissement de ses missions. L’information a été donnée au cours de la journée d’évaluation du plan d’action annuel de la sous-brigade départementale d’hygiène de Dakar, sous la présidence du préfet Baye Oumy Guèye.

Le service d’hygiène souffre d’un manque criant de ressources humaines et matérielles. L’information a été livrée au cours de la journée d’évaluation du plan d’action annuel de la sous-brigade départementale d’hygiène de Dakar. Pour illustrer cette information, les agents ont fait savoir que « pour toute la région de Dakar, il n’y a que 110 éléments et 04 véhicules. Sur les six unités décentralisées, seule la brigade régionale de Dakar dispose de quatre millions de FCfa de  budget. S’y ajoute le personnel vieillissant et le manque d’infrastructures.

«Abritée par un bâtiment conventionné, la brigade régionale de Dakar ne dispose même pas d’un magasin pour stocker ses produits. Idem pour les brigades de Guédiawaye et de Keur Massar, toutes hébergées dans des centres de santé », a déploré le chef de la brigade régionale de Dakar. Pour le colonel Rassoul Bâ, cette situation est une contrainte majeure à l’accomplissement des missions régaliennes du service national d’hygiène. D’où la nécessité de renforcer le plaidoyer pour l’amélioration des conditions de travail des agents. «Malgré les faibles moyens mis à sa disposition, la sous-brigade départementale de Dakar enregistre chaque année de bons résultats », s’est félicité le colonel Bâ qui a magnifié l’engagement et le dévouement des agents. L’évaluation du plan d’action 2015 a permis de constater que les objectifs des opérations « Fagarou » et « Karangué» ont été atteints à 95%, grâce à l’appui des partenaires comme l’Unicef, la Fondation Sonatel, les communes d’arrondissement. Pour le chef de la brigade départementale d’hygiène, le partenariat est le nouveau paradigme du développement sur lequel se fonde son service pour avoir des ressources additionnelles.

Les moyens font défaut
Outre la visite, dans le cadre de la police de l’hygiène, de 27 280 maisons et de  15 504 établissements recevant du public, notamment les hôtels, bars, restaurants et boutiques, des champs ont été aussi inspectés. Le rapport a indiqué la répression de 7650 infractions sur la voie publique et dans les domiciles. «Cela nous a permis de sensibiliser mais aussi de faire appliquer la loi. A ce titre, 30.250.000 FCfa d’amendes forfaitaires pour diverses infractions et délits ont été versés au Trésor public », a indiqué le major Alla Ngom, chef de la sous-brigade départementale de Dakar.

Ces bons résultats cachent mal les difficultés inhérentes au bon fonctionnement de la sous-brigade. « C’est pourquoi nous devons faire un plaidoyer pour aider le service d’hygiène à résoudre les difficultés qui risquent de plomber ses résultats », a souligné Moussa Dieng Sarr, chef du Service national d’hygiène qui s’est réjoui de l’engagement de la tutelle à réformer le Code de l’hygiène, à mettre en place une école de formation des agents, à recruter du personnel.

Tata SANE


KoldaLes préparatifs de la fête de l’indépendance ont déjà commencé à Kolda. Le commandant de la zone militaire n°6 vient de présider une réunion dans ce sens.

Le 56ème anniversaire de l’accession de notre pays à la souveraineté internationale se prépare activement à Kolda. A un peu plus de deux mois de l’évènement, le commandant de la zone militaire n°6, le colonel Mamadou Gaye, annonce déjà les couleurs. Son souhait : « une fête du 4 avril grand format ».  Selon lui, outre la parade militaire et paramilitaire, il y aura un défilé motorisé et civil, avec une forte participation des établissements scolaires, mouvements de jeunesse, secteurs public et privé, mais aussi des populations pour donner à l’évènement un cachet populaire.

En clair, la zone militaire n°6 veut faire beaucoup plus que l’année dernière où l’évènement a été une véritable réussite au plan organisationnel. « Il s’agit, d’une part, de mettre en place les commissions et, d’autre part, de donner quelques recommandations, en nous inspirant de l’expérience de 2015. Comme on le dit dans l’adage militaire, il faut toujours partir du connu. L’année dernière, on a eu une fête du 4 avril correcte avec une participation dynamique et intéressante des forces de défense et de sécurité, des mouvements de jeunesse, mais également des populations », a constaté le colonel Mamadou Gaye lors de la rencontre. Après avoir fini de tracer les grandes lignes de la fête du 4 avril qu’il veut « exceptionnelle » à Kolda, le commandant de la zone militaire n°6 a souligné que « pour réussir le pari de l’organisation, il faut commencer dès maintenant les préparatifs ». C’est pourquoi les membres des différentes commissions mises en place lors de cette rencontre ont promis de commencer dès à présent le travail. « Le budget nécessaire à l’organisation de la fête nationale à Kolda sera arrêté lors d’une prochaine réunion prévue dans un mois », a fait savoir le colonel Gaye.

Mamadou Aliou DIALLO


Pape FrancoisLe pèlerinage aux lieux saints de la chrétienté sera organisé du 23 août au 12 septembre 2016 en Terre Sainte, Rome et Lourdes. Les inscriptions pour ce voyage de la foi vont commencer le 15 février prochain.

Le pèlerinage aux lieux saints de la chrétienté va se dérouler du 23 août  au 12 septembre 2016. L’annonce est faite par le Comité interdiocésain national des pèlerinages catholiques (Cinpec). Ledit comité informe la communauté catholique du Sénégal que les inscriptions seront ouvertes à compter du 15 février 2016 à sa permanence. Dans son communiqué, le Cinpec précise que le coût du pèlerinage 2016 est de 2.600.000 FCfa, tous frais compris. Le montant est le même que celui de l'année 2015, malgré une inflation économique persistante.

Il souligne par ailleurs que l'ouverture des inscriptions, dès le mois de février, marque la volonté pour les organisateurs de gagner du temps avec un pèlerinage qui s'est inscrit désormais dans l'annualité. Le nombre de places étant limité, les candidats au pèlerinage sont invités à s’inscrire au plus tôt. Il est signalé que la limite d’âge pour effectuer le voyage est fixée à 70 ans. Toute dérogation est du ressort exclusif du médecin responsable de la mission médicale du pèlerinage.

Mbaye S. DIAKHATE


Justice MarteauLe faux médecin bissau-guinéen, Mario Anibal Da Sylva alias Mohamed Mané, et ses trois acolytes Youssoufou Sadio, Kéba Gassama et Bamoye Sidibé de nationalité sénégalaise, étaient devant le juge du tribunal de grande instance de Kolda pour répondre de leurs actes. Ils sont poursuivis pour exercice illégal de médecine, escroquerie, usurpation de fonction, administration de substance nuisible à la santé et complicité.

Leur procès, prévu hier, a été renvoyé au 10 février prochain pour comparution de la partie civile, absente à l’ouverture de l’audience.

Ils ont été arrêtés le 17 janvier dernier à Marsassoum (département de Sédhiou) par la brigade de  gendarmerie de Bounkiling. Trois jours plus tard, ils ont été déférés au parquet de Kolda et placés sous mandat de dépôt à la maison d’arrêt et de correction (Mac) de la capitale du Fouladou. Avant de commencer à exercer son « métier », Mario Anibal Da Sylva a fait croire aux populations du Pakaou qu’on l’a formé en médecine aux Etats-Unis d’Amérique. Une nombreuse clientèle commençait à consulter le « faux médecin », espérant retrouver une meilleure santé.

Son procédé consistait à faire sniffer de l’alcool aux patients avant de leur demander de soulever leurs habits jusqu’au niveau du cou pour effectuer une prétendue « radiographie ». A en croire ses victimes, il se servait d’un petit appareil en forme de téléphone portable pour impressionner ses clients. Il a été dénoncé par un patient qui a failli perdre la vie, après son passage à la « clinique Da Sylva ». Ce faux médecin et ses trois complices seront fixés sur leur sort à l’audience du 10 février prochain, en présence de la partie civile.

Mamadou Aliou DIALLO


Douanes SNLa Brigade Haute mer a saisi, hier, 720 kg de chanvre indien (43 millions de FCfa) sur deux personnes tandis que la celle de Joal a mis la main sur 190 kg (11 millions de FCfa) de chanvre indien, soit 910 kg. Cette dernière unité douanière (Joal) avait été distinguée lors de la Journée internationale de la Douane, le 26 janvier dernier, pour ses résultats remarquables dans la lutte contre les produits stupéfiants. Ces deux unités appartiennent à la Subdivision maritime des Douanes.

Pour rappel, l’Administration des Douanes a saisi durant l’année 2015 plus de 6 tonnes de diverses drogues (cocaïne, chanvre indien, amphétamines, métamphétamines, etc.), pour protéger la santé publique et l’économie nationale.


Mariama SarrLe bâtiment principal du Centre d’accueil, d’information et d’orientation pour enfants en situation difficile « Guinddi » a été rénové et équipé. Les nouveaux locaux ont été livrés hier en présence du ministre de la Femme, de la Famille et de l’Enfance, Mme Mariama Sarr.

Grâce à «Merci Universel», une association truque œuvrant dans les actions sociales, le Centre d’accueil, d’information, d’orientation pour enfants en situation difficile « Guinddi » a retrouvé des couleurs. Le bâtiment principal qui abrite les dortoirs a été entièrement réfectionné et équipé. Aussi, les toilettes, la cuisine, la salle de télé, la salle de jeux, ont été entièrement repris et remis à neuf. L’équipement est constitué d’une quarantaine de lits neufs, d’autant de matelas, de couvertures, de draps, de coussins et de moustiquaires. La grande cour du centre a été aussi réaménagée.

Toutes choses qui ont redonné à ce centre un coup de jeune et un éclat au grand bonheur de ses responsables et de ses pensionnaires. Ces derniers n’ont pas manqué de manifester leur joie devant la délégation turque et le ministre de la Femme, de la Famille et de l’Enfance à travers une belle symphonie chorale. Cela, après que le ministre Mariama Sarr, le représentant de l’Association «Merci Universel» au Sénégal, Oguz Aslan, et des membres Time To Help Hollande, l’association partenaire qui a financé en partie cette réfection, ont visité les nouveaux locaux.

Dans son discours, Maïmouna Baldé, la directrice de « Guinddi », a assuré que ces nouveaux bâtiments vont considérablement améliorer l’environnement et les conditions de vie dans ce centre. Un établissement dont le travail est salué par Oguz Aslan. « Quand j’ai découvert ce centre il y a un an, j’ai automatiquement senti le besoin de faire quelque chose ici. C’est ainsi que j’ai mis à contribution nos partenaires de Time To Help. Grâce à l’engagement de tout le monde, sa réfection n’a pris que trois semaines », a affirmé le président de «Merci Universel». Pour sa part, Mehmet Izol, président du groupe scolaire Yavuz Selim, partenaire privilégié de «Merci Universel», a rappelé que de telles actions entrent en droite ligne des recommandations du prophète Mohammed (Psl). Le représentant de Time To Help Hollande a abondé dans le même sens, indiquant que l’amélioration du cadre de vie du centre « Guinddi » était une requête que son association ne pouvait pas refuser au regard de ce que cette structure accomplit dans la prise en charge des enfants en situations difficiles.

Le ministre de la Femme, de la Famille et de l’Enfance s’est particulièrement félicité de cette action des Turcs dont le pays, a rappelé Mme Mariama Sarr, entretient de très bonnes relations avec le Sénégal. Selon elle, cette action traduit l’engagement de la Turquie au Sénégal. « En aidant les jeunes du centre à évoluer dans un environnement plus sain, ces deux associations turques contribuent d’une certaine façon à la construction d’un capital humain de qualité qui occupe une place privilégié dans le Plan Sénégal émergent », a souligné Mme Mariama Sarr qui, à son tour, a offert quatre machines à coudre simples et une machine de broderie aux jeunes filles formées en couture.

Elhadji Ibrahima THIAM


Comm Grd YoffCréé en 1998 et rattaché au commissariat d’arrondissement des Parcelles Assainie s, le poste de police est devenu, depuis hier, le commissariat de sécurité publique.

La cérémonie de mutation a été présidée par le ministre de l’Intérieur, Abdoulaye Daouda Diallo, accompagné par les autorités policières, en présence des autorités administratives et locales. Selon Abdoulaye Daouda Diallo, le Président Macky Sall, dans sa volonté de doter la commune de Grand Yoff, davantage de structures de lutte contre l’insécurité, l’a instruit d’ériger le poste de police en commissariat de plein exercice. « C’est là tout le sens de notre cérémonie d’aujourd’hui (ndlr : hier) qui, au-delà d’un simple acte de changement de dénomination, s’inscrit en droite ligne de la politique sécuritaire de l’Etat dont l’axe nodal est la consolidation de la paix et de la sécurité conformément à l’acte 3 du Pse intitulé : Gouvernance, Institution, Paix et Sécurité », a-t-il déclaré. Il soutient que les effectifs devront connaître une hausse de plus des 25 à 30 éléments en service en ce moment. Il faut noter que la commune de Grand Yoff est confrontée à une évolution inquiétante des cas de meurtre, d’agression de toutes sortes et d’atteinte aux mœurs, devant l’impuissance du poste de police. Un défi que le commissariat d’arrondissement doit désormais relever.

Le ministre de l’Intérieur a rappelé que la commune de Grand Yoff regroupe de grands quartiers que sont Khar Yalla, Grand Yoff et Hlm Grand Yoff. A l’en croire, ces dernières années, celle-là a connu une croissance démographique et territoriale exponentielle avec une population supérieur à 150.000 habitants dont 70% de jeunes sur un espace géographique de plus en plus important. Ce qui nécessite, a-t-il dit, l’adaptation des équipements publics existants, en particulier des structures de prise en charge de la sécurité des populations. Le nouveau commissariat d’arrondissement de Grand Yoff a une nouvelle équipe conduite par le commissaire de police Ibrahima Diallo. Abdoulaye Daouda Diallo lui a transmis les encouragements des plus hautes autorités.

Collaboration avec les populations
Avant de lancer un appel à la collaboration avec les populations notamment les délégués de quartier. S’adressant à la population, M. Diallo soutient que la nouvelle équipe attend davantage de participation à la gestion de leur sécurité et leur demande de lui faire part de leurs préoccupations. « Erigez-vous en sentinelle de la sécurité en l’informant sur tout comportement, toute action ou tout projet qui vous semblent aller à l’encontre de la paix et de la sécurité de votre localité », a-t-il fait remarquer.

Pour le ministre de l’intérieur, « seule cette osmose entre police et populations nous permettra ensemble de faire de Grand Yoff une cité sûre ». La police est inviter  à « servir exclusivement les populations de Grand Yoff dans l’honneur et au service de la loi ». Et c’est seulement à ce prix que la police arriverait, avec les populations, à relever les défis sécuritaires du moment au premier rang duquel la menace terroriste qui appelle l’implication, sans relâche, de la communauté. Le nouveau commissaire Ibrahima Diallo abonde dans la même sens. Le maire de Grand Yoff, Madiop Diop s’est « réjoui de l’érection du poste de police en commissariat qui répond à une longue attente des populations de sa commune ».

Cheikh Malick COLY


Serigne Bassirou MbackeLe visage grave, Serigne Bassirou Mbacké Abdou Khadre, est apparu serein dans sa résidence de Guedé pour dire la position de Touba par rapport à la caricature dans le site de Jeune Afrique. Il est d’abord revenu sur les qualités d’un véritable « mouride ». Il a ensuite transmis le message du Khalife général des mourides. Désormais, « Touba n’acceptera plus les attaques contre le Cheikh et la voie du Mouridisme ».

« Nous avons pris désormais des dispositions pour mettre un terme à ces attaques  et nous ne manquerons pas de réagir chaque fois que de besoin », a martelé Serigne Bassirou Mbacké Abdou Khadre, au terme de sa longue déclaration d’une vingtaine de minutes. « Pour ce cas précis, nous avons saisi le président de la République qui n’a pas tardé à réagir au vu des conséquences que cela pouvait engendrer. Nous avons vu qu’en moins de deux heures, la caricature a été changée et nous l’en remercions. Concernant l’actualité de ces dernières semaines dit-il, les (homosexuels) sans les nommés, la position de Touba est identique à celle de l’Islam  sur le phénomène. La banalisation est dangereuse et les conséquences sont connues. Quiconque s’attaque aux hommes de Dieu, le fait à ses risques et périls et finira par le regretter », a-t-il souligné.

Et Serigne Bass Abdoul Khadre poursuit : « Cette affaire aussi j’en ai eu écho comme tout le monde. Le khalife est à Keur Nganda et je suis à Touba. Je ne regarde ni la télévision, ni les sites Internet, mais j’ai eu, au bout du fil, une importante autorité pour me faire part de sa compréhension de la caricature et le point de vue partagé par plusieurs personnes sur le sujet. C’est ensuite que j’ai eu le Ndiguel du Khalife général qui m’a personnellement appelé pour me donner des instructions pour faire cette sortie. C’est par rapport à cet article paru sur le site Internet de Jeune Afrique. Des propos dont l’indécence nous interdit de les reprendre et c’est la raison pour laquelle je vous ai conviés ici.  Nous savons que ce genre de comportement va avec le monde. Il y a des individus dont la seule préoccupation consiste à répandre des rumeurs et nul n’ignore les propos du Seigneur par rapport à des agissements du genre. Ils ne bénéficieront pas de sa Miséricorde et leur châtiment débute ici bas. Que Dieu nous en préserve. Soyez sûrs que pour tous les propos malveillants que vous entendrez proférer sur Serigne Touba, nous nous en remettrons au Saint Coran ».

Le porte-parole du Khalife rappelle que Serigne Touba est « un jawrigne » du Prophète Mohamad (Psl) et c’est pourquoi « tout ce qu’on dit au Prophète (Psl), il en reçoit sa part, donc c’est dans ce registre que doit être compris ces propos à son encontre ». A l’en croire, à pareil moment de l’an dernier, « le monde musulman s’offusquait des propos portés sur le Prophète (Psl). Et si depuis belle lurette, on entend des propos sur Serigne Touba sans réagir, c’est parce que nous attendions le ndiguel ».

La voie mouride, toujours fortifiée
De l’avis de Serigne Bassirou, depuis la naissance de l’Islam, les infidèles et les colporteurs de fausses nouvelles s’arrangent pour combattre cette religion partout où ils pensent qu’elle gagne en ampleur, pour écorner son image et celle des musulmans. « En dépit de toutes ces attaques, l’Islam gagne, de jour en jour, en ampleur. Il en est de même de la voie mouride. Des personnes ne sont motivées qu’à porter préjudice à la voie mouride depuis sa naissance. Cela est sans effet, car les mourides sont plus motivés chaque jour et la voie, de plus en plus grande », a noté le porte-parole.

Pour preuve, il a indiqué que le président de Guinée équatoriale a envoyé des émissaires pour venir faire sa ziarra à Touba, celui du Gabon  a déclaré être le premier des mourides du Gabon et veut venir à Touba. D’autres étrangers également. Un nommé Bernard Kouchner a exprimé son intention d’écrire un livre sur Serigne Touba et Touba. « Nous mettons tout ceci dans le compte de  ce qui contribue à élever son œuvre. Ce ne sont pas de petites combines ou des propos déplacés qui vont lui porter préjudice », a-t-il précisé.

Invitant à s’en remettre à Serigne Fallou qui disait qu’à Touba, « la personne ne peut s’y parfaire, mais quiconque y fait du mal récoltera ce qu’il a semé ». Alors que Serigne Abdoul Ahad aimait rappeler qu’à son retour de sa déportation, Serigne Touba  a dit qu’il pardonnait à ses ennemis. « Alors, si lui pardonne à ses détracteurs, il est inutile de se quereller avec eux », a-t-il dit. Toujours selon Sergine Basirou, Serigne Saliou Mbacké disait souvent que Serigne Touba n’est pas quelqu’un pour qui ont se bat pour le défendre, mais le disciple qui voit son guide attaquer peut avoir une réaction imprévisible. Alors, que ceux qui parlent sachent qu’on ne s’attaque pas aux croyances ou à la foi d’une personne », a-t-il conclu.

Mamadou DIEYE


Justice MarteauLe marchand ambulant, Abdou Lahat Sine, n’a pas réussi à justifier l’acte ignoble commis sur Oumar Sow dit « Malaw » devant la chambre criminelle de Dakar. En effet, lors d’une bagarre organisée sur la Corniche Ouest, Sine avait mortellement poignardé son adversaire qui s’était vidé de son sang avant de succomber à l’hôpital principal de Dakar. Il est reconnu hier coupable d’homicide volontaire et condamné à 10 ans de travaux forcés.

Sa moralité douteuse, son lourd passé pénal et les témoignages accablants de ses pairs ont largement joué en sa défaveur. A Petersen où il exerçait comme marchand ambulant, Abdou Lahad Sine, âgé de 29 ans, n’y jouit pas d’une bonne réputation. Il est décrit comme un homme dangereux, qui a toujours perturbé la quiétude des nombreuses personnes qui fréquentent ce lieu où se pratique une intense activité commerciale. Son incorrection est notoire. D’ailleurs, hier, à la barre de la Chambre criminelle, le président Maguette Diop lui a  fait la remarque.

« Tenez-vous correctement et parlez clairement au micro », a dit le juge à l’accusé qui parle un langage  trop populaire.  Son attitude est contraire aux valeurs qu’incarnent les autres « Baol Baol» qui viennent de son Touba natal, connus pour leur discipline et leur amour du travail. Abdou Lahat Sine a eu même à en découdre avec son ancien patron qui l’avait  par la suite traduit en justice pour abus de confiance portant sur la somme de 30.000 FCfa. Il a été reconnu coupable de ce chef d’accusation par le tribunal des flagrants délits de Dakar et condamné à 15 jours ferme. Toujours devant les juges de la Chambre criminelle, le sieur Sine a reconnu être un fumeur de chanvre indien et un consommateur d’alcool, même s’il a soutenu avoir tout arrêté depuis qu’il est en prison. Naturellement !

Les faits pour lesquels Abdou Lahat Sine est jugé devant la Chambre criminelle remontent au 08 septembre 2009. Ce jour-là, a-t-il raconté, lui et ses amis étaient en train de déjeuner ensemble dans un restaurant. Il a aperçu un gamin qu’il a appelé pour l’envoyer à la boutique du coin lui acheter des cigarettes. Le jeune garçon a refusé de lui rendre ce service. Non content du refus de celui-ci, il a commencé à proférer des insultes. C’est ainsi que la victime est intervenue pour prendre la défense de l’enfant. Abdou Lahat Sine et Oumar Sow dit « Malaw » en sont venus aux mains.

Mais, ils seront très vite séparés. Par la suite, ils se sont donné rendez-vous sur la Corniche Ouest à hauteur de la porte du millénaire pour finir le combat. Selon l’accusé, c’est Oumar Sow dit « Malaw » qui serait le premier à brandir un couteau qu’il avait par devers lui. Mais étant plus fort, il a réussi à le désarmer avant de le poignarder dans la région du cœur. Après avoir attiré l’attention de son adversaire sur ce qu’il venait de commettre, Oumar Sow a réussi à arrêter un taxi pour se rendre à l’hôpital principal de Dakar où il va succomber des suites de ses blessures.

Informé de l’irréparable qu’il venait de commettre, Abdou Lahat Sine tente de prendre la fuite pour se refugier en Gambie. Mais il ne réussira pas son coup. Dès qu’il l’a aperçu  devant l’hôtel Pacha avec ses bagages à la main, Fallou Gaye, également marchand ambulant, a avisé la police qui a procédé à son arrestation.

Ndiol Maka SECK


Port DkrHier, en fin de matinée, un incendie s’est déclaré à bord d’un navire désarmé  au Port de pêche de Dakar. Le bilan serait de 7 victimes parmi lesquelles 6 de nationalité sénégalaise, une de nationalité ghanéenne, en plus de 3 blessés admis les hôpitaux. A l’origine du sinistre sur ce navire appartenant à la société Delta Shipping et cédée à un tiers, l’explosion d’un groupe électrogène favorisée par la présence d’un produit inflammable à l’intérieur de la cale du dit navire qui était en opération de découpe.

Informé des faits, le directeur général du Port autonome de Dakar a vite instruit la Capitainerie du port autonome de Dakar, de prendre les dispositions idoines en relation avec  le Centre opérationnel polyvalent, le Groupement des Sapeurs pompiers assistés par les Marins pompiers français  qui ont permis de maîtriser le feu et de circonscrire l’incendie. Le transfèrement du navire a pu être ainsi opéré par remorquage au niveau du banc de la résolue (cimetière des navires) pour éviter son coulage dans le plan d’eau. Ce qui a permis de limiter les risques.

Source : Dakaractu


Sones logoLe personnel de la Société nationale des eaux du Sénégal (Sones) était réuni, jeudi dernier, à son siège, à Hann, pour fêter le départ à la retraite de quelques agents après de longues années de bons et loyaux services. Le directeur général de l’entreprise, Charles Fall, a saisi l’occasion pour rendre hommage à ses ex-collaborateurs et annoncer les grands chantiers dont le début d'exécution est retenu pour 2016.

La fête, organisée jeudi dernier par la Sones pour remercier ses agents admis à la retraite, a été une manifestation constituée de partage, d’échanges, d’amitié et de chaleur humaine. En ouverture de cette cérémonie, Aliou Diouf a, au nom du secrétaire général du Syndicat national des travailleurs de la Sones (Snts) Bababar Ndiaye, absent pour raison de mission, mis en exergue le climat apaisé, le dialogue social et l'amélioration des conditions de travail.

Le directeur général de la Sones, Charles Fall, entourés de nombreux cadres de l’entreprise, a tenu à rendre hommage aux retraités devant des membres de leurs familles et des convives. Il a d’abord rappelé le brillant parcours d’Ibrahima Ndiaye (secrétaire général sortant) et Mamadou Sarr (ingénieur géologue) avant de féliciter les agents méritants qui venaient d’être titulaires des Médailles Grand or, Or, Argent et Vermeil. Avant la remise des cadeaux et décorations, Charles Fall, qui s’est réjoui du travail abattu par son personnel, est revenu sur les principales réalisations  de la Sones dans le courant de l’année 2015. Selon lui, les résultats issus des rapports d’exploitation mensuels établis par la Dpce montrent une progression notoire de la production d’eau potable dans les directions régionales de Kaolack, Ziguinchor, Saint-Louis, Diourbel et Tambacounda grâce à la mise en service des forages. Très récemment, la mise en service d’une nouvelle station de pompage depuis la conduite du Lac de Guiers sur le site des réservoirs de Thiès a permis de donner de l’eau claire à très bonne pression à une population qui a longtemps souffert des pénuries.

Charles Fall, qui a souhaité une bonne année à ses collaborateurs, a dit que « les efforts engagés en 2015 en matière d’hygiène et de sécurité au travail seront renforcés et  poursuivis au cours de l’année 2016 ».

Omar BA


Joaquin Gonzalez-Ducay UEQuatorze projets intervenant dans le domaine de la résilience-sécurité alimentaire et nutritionnelle et dans la protection des droits des enfants mis en œuvre par des organisations de la société civile viennent de bénéficier d’un financement de la Délégation de l’Union européenne à hauteur de cinq milliards de FCfa.

Dans le souci de renforcer le rôle de la société civile dans les politiques publiques agricoles, de sécurité alimentaire et nutritionnelle ainsi que dans la protection des enfants vulnérables, la Délégation de l’Union européenne vient de lancer 14 projets intervenant dans lesdits domaines et mis en œuvre par des organisations de la société civile. Ces projets ont été sélectionnés sur la base de deux appels à propositions. La cérémonie protocolaire s’est déroulée, hier, en présence des bénéficiaires de cet investissement estimé à 5 milliards de FCfa. Cet accompagnement de l’Union européenne s’inscrit dans le cadre du dialogue régulier que cette institution a instauré depuis 2003 avec la société civile, en partenariat avec le gouvernement.

« Le soutien de l’Union européenne se traduit par son appui à ses acteurs, principalement à travers la formulation et la mise en œuvre de projets ainsi qu’un soutien financier. L’Union européenne encourage la société civile et les acteurs non étatiques à jouer un rôle important dans la conception et la mise en œuvre des stratégies et programmes de développement », a dit le Délégué de l’Union européenne au Sénégal, Joaquin Gonzalez-Ducay. Il a fait savoir que les trois domaines couverts par ces projets sont fondamentaux pour l’Union européenne. Les trois milliards de cette enveloppe ont été alloués à huit projets qui s’activent dans la protection des enfants vulnérables et exposés à la violence physique et psychologique.

Promotion de la protection des enfants
Il s’agit notamment des enfants talibés, des enfants travailleurs et des enfants de la rue dont la violation des droits et l’absence de protection sont des problèmes majeurs dans les grands centres urbains. Ainsi, grâce à ces subventions, les organisations de la société civile bénéficiaires vont pouvoir mener des actions qui visent la stabilisation et la réinsertion des mineurs en conflit avec la loi, l’accompagnement des jeunes à la recherche d’un emploi, la mise en place d’un dispositif de prise en charge médico-psycho-sociale des enfants talibés et la réunification familiale et communautaire.

Le second montant total d’environ deux milliards de FCfa a été alloué à six projets qui promeuvent l’amélioration de l’état nutritionnel des femmes enceintes et des enfants, la mise en place ou le renforcement de filets sociaux, l’appui au développement de pratiques agricoles durables et innovantes dans les régions de Matam, de Tambacounda, de Kédougou et de Kolda ainsi que dans le département de Podor et dans la zone périurbaine de Dakar. La finalité est de renforcer leur résilience, y compris face aux effets du changement climatique.

Le nombre de personnes bénéficiaires de ces projets est estimé à 330.000 personnes, selon M. Gonzalez-Ducay. « Ces actions accompagneront et renforceront les programmes d’appui budgétaire que l’Union européenne exécute en rapport avec le gouvernement sénégalais pour un montant total de 60 millions d’euros et qui ont pour but de soutenir les politiques publiques dans les domaines agricoles, de la sécurité alimentaire et de la nutrition au Sénégal », a-t-il souligné.

Anta Sarr Diacko, Déléguée générale à la Protection sociale et à la Solidarité nationale est d’avis que « la bonne mise en œuvre de ces projets contribuera à l’atteinte des objectifs fixés dans la politique économique et sociale du gouvernement pour réaliser le socle de protection sociale égalitaire et inclusive ». Rappelant que la protection sociale est au rang de priorité pour le président de la République, Mme Diacko a déclaré qu’un registre national unique a été élaboré par ses services et mis à la disposition des acteurs afin que les ciblages puissent être harmonisés et l’utilisation des ressources rationalisée. « C’est un outil qui va nous permettre de faire un tir groupé par l’intervention de plusieurs projets et programmes sur les populations vulnérables afin de réduire leur niveau de pauvreté », a-t-elle dit.

Elhadji Ibrahima THIAM


Joaquin Gonzalez-Ducay, Délégué de l’Union européenne au Sénégal.

Justice MarteauDiouldé Ba, menuisier sans atelier habitant le quartier de Yarakh, a été reconnu coupable de trafic intérieur de drogue, par la chambre criminelle de grande instance de Dakar et condamné à 10 ans de travaux forcé, avant-hier. La chambre a ordonné la confiscation de la drogue. Diouldé Bâ croupit en prison depuis 2010.

L’accusé Diouldé Bâ n’a pas fait perdre du temps au président Maguette Diop et à ses deux assesseurs. Comme à l’enquête préliminaire et à son audition devant le juge d’instruction, il a reconnu, devant la Chambre criminelle de Dakar, les faits de trafic de drogue pour lesquels il est poursuivi. En effet, le 06 avril 2010, les gendarmes, informés d’une intense activité de trafic de drogue menée par l’accusé, se sont déployés à Yarakh, son quartier, pour s’enquérir de la situation.

Une descente effectuée au domicile de celui-ci a permis aux gendarmes de découvrir, dans sa chambre, deux sacs à dos contenant 2,3 kilogrammes, 24 cornets de chanvre indien et la somme de 7.000 FCfa. Interrogé par les gendarmes sur la présence de cette drogue, il a reconnu en être le propriétaire, avouant même être ravitaillé par un certain « Pa bou Khèss » demeurant à Sébikotane. Devant le juge d’instruction et à la barre, il a soutenu que la marchandise était destinée à des amis marins qui en avaient fait la commande quelques jours avant. Ceux-ci, a-t-il expliqué, ont l’habitude de lui donner des produits marins qu’il écoule sur le marché pour gagner quelque chose à chaque fois qu’ils débarquent à Yarakh. « D’ailleurs c’est ma femme qui cuisinait pour eux. A cette période, ils étaient en fin de campagne et devaient rentrer à Saint-Louis. Et comme il faisait froid, ils m’ont demandé de leur acheter du chanvre indien pour leur consommation personnelle une fois dans la ville du Nord », a-t-il laissé entendre.

Selon lui, contrairement à ce qui est écrit dans le procès-verbal d’enquête, la quantité de drogue trouvée dans sa chambre est un kilogramme et 121 cornets.  « J’ai payé le kilogramme à 35.000 FCfa et chaque cornet à 300 FCfa. Le tout m’a coûté 70.000 FCfa. Le vendeur m’a même fait une remise puisque j’ai acheté en gros mais le cornet est vendu à 500 FCfa », a détaillé l’accusé. Pour le parquet, les faits sont établis. L’accusé lui-même a reconnu depuis le début avoir détenu du chanvre indien destiné à des marins même s’il a nié la quantité qui figure dans le procès-verbal. Le ministre public a requis dix ans de travaux forcés et une amende ferme de deux millions de FCfa.

Pour sa part, la défense a estimé que l’accusé a collaboré depuis le début de cette affaire pour la manifestation de la vérité. Il n’a jamais varié dans ses déclarations en reconnaissant intégralement les faits. Pour cela, son avocat a demandé une application extrêmement bienveillante de la loi pénale.

Ndiol Maka SECK


Permis conduireCent jeunes ont reçu hier, des mains de Mame Mbaye Niang, ministre de la Jeunesse, de l’Emploi et de la Construction citoyenne, leur permis de conduire dans le cadre du programme « formation en conduite automobile ». L’objectif est de renforcer l’employabilité des jeunes, tout en facilitant leur insertion dans le marché du travail.

La deuxième session de formation en conduite automobile  destinée à des jeunes sans emploi a été clôturée par une cérémonie de remise symbolique des permis. Cette initiative de l’Agence nationale pour la promotion de l’emploi des jeunes (Anpej) vise le renforcement de l’employabilité des cadets et leur insertion sur le marché du travail. Les récipiendaires ont reçu, des mains du ministre de la Jeunesse, de l’Emploi et de la Construction citoyenne, Mame Mbaye Niang, leur permis de conduire. Ils pourront désormais exercer comme ambulanciers, chauffeurs  livreurs, de bus ou de taxis...

L’appui technique et logistique de la formation a été assuré par des éléments des Forces armées dont le professionnalisme, l’attachement aux valeurs de la République et l’engagement au service du développement  social et économique sont reconnus et appréciés. Le concours  de l’armée, dans le cadre de ce programme, a été hautement salué par Mame Mbaye Ninag. « Ces jeunes (…) ont la chance, par l’entremise de l’armée, de s’abreuver à la source de la rigueur et de la discipline », a témoigné le ministre. Grâce au programme de formation et d’insertion en conduite automobile, 1.000 jeunes auront l’opportunité, sur trois ans, de bénéficier d’une formation technique adaptée. « La phase pilote, lancée en 2015, a vu la participation de 100 jeunes avec un taux de réussite de 80%. La deuxième session, dont le démarrage est entamé, va concerner 150 jeunes », informe Amadou Lamine Dieng, directeur de l’Anpej. L’intérêt porté au secteur du transport pour cette formation n’est pas fortuit. En effet, depuis plusieurs années, ce secteur, investi par des opérateurs logistiques, est en croissance et recèle des niches d’emplois : ambulanciers, chauffeurs  livreurs, de bus ou de taxis...

De nouvelles opportunités s’ouvrent également au secteur de la conduite des automobiles avec les flux qui vont avec le commerce international », a dit Mame Mbaye Niang. C’est donc une panoplie de métiers que les bénéficiaires auront la possibilité d’investir. Les opportunités qu’offrent les domaines de l’hôtellerie, de l’alimentaire, de la manutention, du Btp, des mines et carrières sont énormes. D’ailleurs, l’Anpej réfléchit à un dispositif opérationnel de financement des bénéficiaires afin de mieux les accompagner. « Dans le cadre de sa stratégie de développement de l’auto-emploi, les jeunes récipiendaires pourront tirer profit du Fonds de financements de l’entreprenariat des Jeunes (Fej) et du Fonds de garantie de l’auto emploi des jeunes (Fogarej) développés en partenariat avec le Crédit mutuel du Sénégal (Cms) et le Fongip », informe  Amadou Lamine Dieng, directeur général de l’Anpej.

Oumar BA


Oumy NdourDu 29 et 30 janvier 2016, la Place du Souvenir africain de Dakar va abriter la première édition du salon de la femme musulmane au Sénégal sous le thème «Leadership féminin, entrepreneuriat et émergence économique».

En prélude à la tenue du premier salon de la femme musulmane au Sénégal, les organisatrices ont fait face à la presse pour décliner les orientations de cette rencontre sur le thème « Leadership féminin, entrepreneuriat et émergence économique ». Organisé par le collectif Muslima, le salon, explique l’une des initiatrices Oumy Ndour, a pour objectif de donner la parole aux femmes musulmanes, de partager leurs expériences dans différents domaines d’activité, de leur faire connaître les opportunités d’affaires.

Le salon permettra également de montrer que les femmes peuvent être actrices de développement. « L’événement se veut également un moment de promotion des valeurs de paix et  de tolérance », ajoute-t-elle. Avec comme invitée d’honneur Mme Khadijah Muhammad, présidente de l’association des femmes musulmanes des Etats-Unis, le salon de la femme musulmane souhaite apporter un espace d’expression, de réflexion et de partage. L’un des objectifs spécifiques du salon Muslima, d’après les organisatrices, est de mettre en avant des femmes leaders dans leur secteur d’activité et de partager leur histoire.

« Partager parce qu’elles peuvent inspirer, encourager et servir de mentor aux participantes. Partager parce que ces réussites féminines peuvent contribuer à changer le regard parfois stigmatisant et très souvent rempli de préjugés auxquels les femmes voilées peuvent être confrontées », mentionne un document remis à la presse. Il indique, en outre, que le parcours de ces femmes, leurs conseils, leur vécu, peuvent constituer des pistes de réflexion et d’orientation pour les participantes. Au programme de ce salon, il y aura des panels, des ateliers, des expositions photographiques,  un défilé de mode, un espace enfants etc.

S’agissant de l’exposition, elle sera consacrée à des jeunes femmes portant le voile ou le turban qui s’illustrent dans leur secteur d’activités. Son but, explique la photographe Fama Diouf, est de montrer que le port du voile ou du turban n’est pas un frein à l’épanouissement professionnel des femmes, contrairement aux « idées reçues ». Et de ce point de vue, elle note que le Sénégal est en avance par rapport à de nombreux pays musulmans. « L’objectif est de faire tomber les stéréotypes que nourrissent encore beaucoup de gens sur les femmes musulmanes et prôner ainsi le dialogue et la tolérance », estime-t-elle.

Abdou DIAW


Magal Mbacke kajorLe préfet de Kébémer, Gorgui Mbaye, s’est engagé à ne ménager aucun effort pour un Magal exceptionnel, assurant qu’une évaluation sera faite le 9 février prochain. Quant à Serigne Cheikh Thioro Mbacké, coordonnateur du comité d’organisation du Magal de Mbacké Kajor (commémorant la venue au monde de Serigne Mouhamadou Lamine Bara Mbacké), il a noté la satisfaction du comité d’organisation du Magal. C’était lors du Comité départemental de développement (Cdd).

Le Cdd a passé en revue les fortes recommandations émises pour un bon déroulement de l’évènement prévu le 08 mars 2016. Serigne Cheikh Thioro, sous l’œil attentif du préfet, a évoqué les secteurs clés pour une bonne tenue du Magal. L’an dernier, un émissaire a été dépouillé de la somme de 6 millions de FCfa. Aussi a-t-il demandé d’augmenter la sécurité à l’intérieur des concessions des chefs religieux et personnalités religieuses, souvent victimes de vols. A cet effet, l’escadron de Touba et le dispositif de la Légion nord seront mobilisés et ils s’acquitteront de leur devoir, a assuré le commandant Mor Fall de la gendarmerie. Les motos Jakarta, comme l’année dernière, sont aussi interdites pour la sécurité des pèlerins. Un parking sera aménagé à l’extérieur de la ville pour fluidifier la circulation des pèlerins dans la ville. Les sapeurs-pompiers déploieront 40 éléments sur le terrain et auront à leur disposition 07 ambulances. Pour le volet sanitaire, il est prévu une dotation en médicaments d’une valeur d’1,5 million de FCfa pour les besoins de la journée de consultations gratuites et la prise en charge gratuite des patients. Des postes avancés de prestation seront répartis dans la cité religieuse. Les autorités ont sollicité l’érection d’un centre de santé.

Le Dr Diouf a rappelé qu’il appartient à la hiérarchie de classer l’établissement de santé. Il est prévu une mise hors délestage de la ville pendant 20 jours a assuré la Senelec. Il sera également question d’aménager des branchements provisoires, de changer des poteaux, des ampoules, 300 litres gasoil serviront à faire fonctionner les groupes électrogènes. Du côté de l’hydraulique, il est prévu une extension du réseau sur 5 km avec une bonne pression et des bornes fontaines dans les rues.

Engagements des services de l’Etat
Sur le volet de voierie, l’Ageroute a été interpellée suivant ses promesses non réalisés sur certains axes comme la distance qui sépare la résidence du Khalife au site Nguiguiss Bamba où les camions s’embourbent et retardent les travaux de même que Darou Marnane plein de nids de poule.

« La promesse de goudronner la route de Ngebeul et Darou Marnane n’a pas été fait », a fait remarquer Serigne Cheikh Thioro. Ibrahima Sène de l’Agertoute a promis de saisir sa hiérarchie pour répondre favorablement aux sollicitations des autorités. Concernant l’assainissement, il est sollicité de l’Onas une augmentation des toilettes mobiles. Les agents des Eaux et Forêts ont promis de fournir 30 stères de bois mort comme l’an dernier. Alors que la Sonatel a promis une plus ample couverture du réseau et la fourniture de lignes spécialisées ainsi que des accessoires téléphoniques pour le comité d’organisation et la couverture médiatique. Landing Diedhiou, chef du service d’hygiène nouvellement affecté, a relevé l’état de dénuement du poste et le manque de matériel. Le préfet a promis de venir en appui à ses services.

Serigne Cheikh Bara Lahad a évoqué le nettoiement de la ville à travers l’opération de « Set Sétal »  prévue le 26 février. Il sera ensuite procédé, les 03 et 04, à la désinfection des niches d’insectes et de parasites. Remerciant les disciples et les camionneurs pour leur diligence et leur engagement, Serigne Cheikh Bara Lahad a appelé le service d’hygiène à venir appuyer les disciples pour cette opération d’assainissement. Le comité d’organisation, par la voix de Serigne Cheikh Thioro, a dit toute sa satisfaction qui recoupe celle de Serigne Cheikh Sidy Mokhtar. Il a ensuite remercié le président Macky Sall sur sa disponibilité. Toutefois, il a regretté l’absence de la télévision nationale à cette rencontre.

Pour rappel, le Magal de Mbacké Kajor commémore la venue au monde de Serigne Mouhamadou Lamine Bara Mbacké. Serigne Cheikh Thioro Mbacké raconte que Serigne Saliou Mbacké a recommandé, il y a quelques années, à Serigne Cheikh Sidy Mokhtar  de faire coïncider la date de célébration du Magal de Mbacké Kajor à la date de naissance de son vénéré père Serigne Mouhamadou Lamine Bara Ibn Khadim Rassoul. Il est le troisième fils de Khadim Rassoul. Il a suivi la recommandation de son père d’aller s’installer à Mbacké Kajor où il a vu le jour et c’est aussi là qu’il est retourné au Seigneur et repose éternellement à Touba.

Mamadou DIEYE (textes)
et Assane SOW (photo)

SERIGNE MOUHAMADOU LAMINE BARA MBACKÉ, LA BARAKA DÈS LA NAISSANCE
Mame Mor Anta Sally n’y aura vécu que trois ans (de 1880 à 1883), avant sa disparition. Comme il l’avait souhaité et recommandé au Cheikh, Khadim Rassoul, il a été enterré à Dékheulé. Khadim Rassoul lui succéda aussi et poursuivit les enseignements et le fonctionnement du daara avec les disciples jusqu’à ce qu’il reçut la révélation du Prophète (Psl) l’invitant à adopter une autre démarche qui inclut, au-delà de l’enseignement, une éducation par l’engagement à atteindre la proximité divine.

Le Cheikh réunit ainsi tous les pensionnaires du daara pour les informer de la recommandation du Prophète Mohammed (Psl) et de la nouvelle méthode d’éducation de formation et d’élévation spirituelle à partir de l’allégeance. « Ceux parmi vous qui ne sont animés que par l’acquisition de connaissances par l’enseignement peuvent se le procurer dans les autres foyers du pays où ce type d’enseignement est en vigueur. Par contre, ceux qui sont disposés à adopter ma démarche et mon objectif sont les bienvenus. Cette démarche ne vise qu’à revivifier la voie tracée par le prophète Mohamed (Psl). Tout ce qui n’est pas conforme à la Sunna est exclu de ma démarche », a-t-il dit.

Après cette déclaration, certains lui firent allégeance sur place dont Serigne Adama Guèye, Serigne Massamba Diop Sham, Serigne Abdourahmane Lô, Serigne Ibrahima Sarr, etc. Mbacké Kajor devint ainsi le berceau du Mouridisme. Fondée en 1880, la cité a abrité une école de formation fréquentée par de grands érudits et fut le palais de justice du Kayor sous le magistère de Lat Dior Diop.Le Magal de Mbaké Kajor commémore la naissance de Serigne Mouhamadou Lamine Bara Mbacké Ibn Khadim Rassoul né à Touba. Le jour de la naissance de Serigne Bara, le Cheikh appela tous ses talibés pour leur faire savoir que ce qu’ils recherchaient à avoir la bénédiction et les prières sont venues avec la naissance de Serigne Bara. Cela relève de la baraka du nouveau-né. Ce sont ces raisons qui obéissent à la volonté de célébrer sa venue au monde.

Auparavant, le Magal était célébré le jour de sa disparition, mais Serigne Saliou Mbacké a recommandé à Serigne Cheikh Sidy Mokhtar Mbacké de le célébrer le jour de sa naissance. Car, argumente-t-il, « un jour de tristesse ne peux symboliser un jour de joie et de gaieté. Le jour de sa naissance fut un jour de grâce, de joie, de miséricorde et de réalisation des vœux, donc c’est ce jour qu’il faut célébrer ».

M. DIEYE


Caseneuve Min Int FRBernard Cazeneuve, ministre français de l’Intérieur, a présidé hier l’ouverture officielle de la 8e édition du forum international de la cyber-sécurité (Fic 2016), en présence du secrétaire d’Etat anglais à la Sécurité, John Hayes. Face à la place centrale d’Internet dans le terrorisme, la France est convaincue que son  destin et celle du reste du monde  se jouent  pour une large part dans la transition numérique.

Pour une riposte à la fois européenne et internationale, le ministre français de l’intérieur est formel : « La sécurité collective se défend aussi dans le cyberespace ». Il a soutenu cette idée avec force devant des milliers de participants au Fic 2016. « Nous sommes aujourd’hui confrontés à des défis de sécurité considérables qui exigent une riposte commune, à la fois européenne et internationale. Ainsi, face au terrorisme, il nous faut poursuivre les efforts communs que nous conduisons depuis plusieurs mois, avec la plus grande détermination », a renchéri le locataire de la Place Beauvau.

L’autorité a dit qu’en 2016, la menace sera tout aussi élevée et qu’il faudra par là même continuer à faire preuve d’une vigilance et d’un engagement de chaque instant. Paraphrasant une formule célèbre, Bernard Cazeneuve  dira que «  le néo-djihadisme, c’est la ceinture d’explosifs plus les réseaux sociaux ». Pour lui, le groupe Etat islamique se sert en effet d’Internet et des réseaux sociaux comme de puissants vecteurs de propagande et surtout de recrutement. L’Hexagone sait aujourd’hui que la plupart des néo-djihadistes qui ont rejoint ou qui cherchent à rejoindre la Syrie ou l’Irak se sont radicalisés sur Internet. Le caractère inédit et la force réticulaire des  ennemis de la France, résident dans le croisement – certes fortuit, mais dont ils ont su tirer le meilleur parti – entre deux phénomènes concomitants : une évolution stratégique d’une part – l’avènement d’un terrorisme de proximité qui recrute ses activistes dans les sociétés mêmes qu’il entend frapper – et une évolution technologique d’autre part, le développement à partir du milieu des années 2000 de l’Internet 2.0 qui permet la constitution de communautés numériques, lesquelles peuvent représenter autant de lieux où se structure l’identité des individus qui les fréquentent.

283 sites Internet bloqués en France
Face à cette situation, Paris s’est dotée, dès juillet 2015,  d’une  loi sur le renseignement et des moyens juridiques nécessaires. Dans cette dynamique, l’Office central de lutte contre la criminalité liée aux technologies de l’information et de la communication a ainsi mis en œuvre les procédures de retrait et de déréférencement de contenus illicites par les moteurs de recherche sur Internet, et, le cas échéant, de blocage des sites qui n’avaient pas procédé au retrait. L’année dernière, la structure a  traité plus de 1000 demandes de retrait et de déréférencement et 283 blocages de sites ont été réalisés.

Mieux, sur les 188 000 signalements reçus en 2015 par la plateforme PHAROS exploitée par les services de police et les unités de gendarmerie, près de 32 000 concernent des contenus de propagande ou d’apologie du terrorisme, dont une grande partie ont été reçus dans les jours qui ont suivi les attentats du mois de janvier. Le ministre estimé que  les procédures mises en place ont  d’ores et déjà prouvé leur efficacité. C’est la raison pour laquelle il a appelé à leur généralisation à l’échelle européenne. M. Cazeneuve est convaincu que  pour vaincre la menace djihadiste, il ne faut pas seulement l’unité nationale et l’union des démocraties, il faut aussi la coopération des pouvoirs publics avec les acteurs de la société numérique dans laquelle le monde entier évolue.

Les attentats du 13 novembre dernier ont été l’occasion de faire la démonstration de l’aide précieuse que les grands opérateurs de l’Internet pouvaient apporter en situation de crise majeure. Des services ont été mis en place spontanément sur les réseaux sociaux, qui ont permis à des millions de citoyens de se signaler auprès de leurs proches pour les rassurer. De même, ils ont aussi constitué un puissant vecteur d’expression de la solidarité nationale et même internationale. Par ailleurs, la France a lancé un plan ministériel de lutte contre les cybers menaces adopté dès 2014.

Contrecarrer l’activité des terroristes sur Internet
Le premier objectif assigné à ce « groupe de contact permanent », qui réunit régulièrement les opérateurs et les représentants du ministère de l’Intérieur, du ministère de la Justice et du secrétariat d’État au Numérique, est en passe d’être atteint. Il constitue désormais une instance de dialogue libre et efficace, fondée sur la confiance mutuelle entre l’Etat et les opérateurs. A la suite de l’action française, les Etats-Unis ont à leur tour affirmé vouloir travailler avec les opérateurs pour contrecarrer l’activité des terroristes sur Internet.

Pour M. Cazeneuve, la France fait  ainsi école. Si la lutte contre le terrorisme est une priorité absolue, le ministère  hexagonal de l’Intérieur ne s’en consacre pas moins à la lutte contre toutes les formes de criminalité numérique. Cet effort s’inscrit dans la « stratégie nationale de sécurité pour le numérique » présentée le 16 octobre dernier par le Premier ministre Manuel Valls. Les entreprises qui constituent des cibles récurrentes ou prioritaires d’actes de cyber-malveillance doivent, selon les spécialistes, bénéficier d’une meilleure information sur les interlocuteurs à leur disposition, notamment les services d’enquête spécialisés de la police et de la gendarmerie.

De notre envoyé spécial à Lille (France),
Mamadou Lamine DIATTA

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Abdoulaye D Diallo Min 3Un nouveau commissariat urbain a été inauguré, hier, à Richard-Toll par Abdoulaye Daouda Diallo, ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, en présence de plusieurs autres autorités. Cette structure entièrement construite par la mairie de la localité va permettre de mieux sécuriser les populations et leurs biens.

Selon le Dr Mame Diop, député maire de la commune de Richard-Toll, en construisant ce commissariat de police, la collectivité locale montre qu’elle se soucie de la sécurité des populations. Pour le premier magistrat de la ville de Richard-Toll, la demande sécuritaire est commandée par « la position stratégique de (sa) commune », frontalière avec la Mauritanie, « l’implantation de la Compagnie sucrière sénégalaise (Css) » et « le développement tentaculaire des villages environnants ». Dr Mame Diop n’a pas manqué de rendre hommage à la gendarmerie qui, jusqu’ici, a assuré seule la sécurité des personnes et de leurs biens.

Dans son intervention, le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique a insisté sur l’axe 3 du Pse qui met en exergue les notions de « Gouvernance, Institutions, Paix et Sécurité ». En effet, dans le contexte actuel d’une géopolitique sous-régionale dominée par la prégnance de la menace terroriste, Abdoulaye Daouda Diallo a soutenu que « la consolidation de la paix et de la sécurité sur toute l’étendue du territoire national est aujourd’hui un chantier majeur du gouvernement ». Selon lui, l’atteinte de cet objectif vital exige une action forte et soutenue sur deux leviers complémentaires que sont le renforcement substantiel des moyens humains et matériels des forces de sécurité et la densification conséquente du maillage sécuritaire.

Evoquant l’importance d’ériger un commissariat à Richard-Toll, Abdoulaye Daouda Diallo a dit que « la réalisation se justifie au regard du potentiel agro-industriel de la localité et de sa position de ville carrefour ouverte sur la République de Mauritanie, le Fouta, le Ndiambour et le Baol ». Le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique a appelé les populations à être en symbiose avec les policiers chargés de les protéger. Il a, enfin, exhorté les agents de police à s’inscrire dans une dynamique de respect scrupuleux des droits humains, en privilégiant l’écoute afin d’asseoir une véritable collaboration.

A. M. NDAW



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