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Société & Faits divers (3260)

Awa Gueye Ass NatLe Collectif des femmes parlementaires (Cfp) a organisé, hier, en partenariat avec Onu-femmes et Open Society For West  Africa (Osiwa), une conférence nationale sur la parité. Le but de cette rencontre, c’est de faire une évaluation de l’application de la loi sur la parité au sein de l’Assemblée nationale.

Le renforcement du leadership des femmes et des filles et leur participation à la vie politique constituent, partout dans le monde, un défi majeur au regard de leur faible représentation dans les instances de décision. C’est dans ce sens que le Collectif des femmes parlementaires (Cfp) a initié, en partenariat avec Onu-femmes et Open Society For West  Africa (Osiwa), un projet de «renforcement des capacités des femmes parlementaires pour l’application effective des engagements du Sénégal en faveur de l’égalité des sexes ».

Après deux ans d’exercice (2012-2014), une évaluation a été faite pour mesurer la qualité de la présence et du travail accompli par une première génération de bénéficiaires de la loi sur la parité. L’étude a révélé que «même si la parité absolue n’est pas atteinte, les résultats obtenus constituent un accroissement significatif et inédit» dans l’histoire de l’Assemblée nationale. «La loi sur la parité est un acquis qui a valu au Sénégal beaucoup de notoriété », a soutenu la première vice-présidente de l’Assemblée nationale, Mme Awa Guèye, avant d’ajouter que «la loi est déjà effective ».

Elle a enfin souligné que « le renforcement du leadership féminin est une nécessité ». En effet, la tenue de cette  conférence sur «Parité homme-femme à l’Assemblée nationale : Au-delà des chiffres » entre dans cette perspective. Selon le représentant d’Onu-femmes, la présence des femmes dans l’hémicycle ne doit pas être mesurée seulement à la lumière des statistiques. Pour Axel De Ville, il faut aller au-delà des chiffres car la parité doit aussi être suivie et évaluée par la qualité de la participation des femmes au vote des lois, au contrôle de l’action gouvernementale.

Pour sa part, la représentante d’Osiwa, Awa Bâ, a dit que « cette conférence-bilan de la parité à mi-parcours de la douzième législature permet d’apprécier l’apport inestimable des femmes élues dans la réalisation des engagements de l’Etat du Sénégal en ce qui concerne l’égalité des sexes, la lutte contre toutes les inégalités, surtout pour l’accès aux services sociaux de base ». Selon elle, il faut maximiser les dividendes de la parité comme le font les économistes lorsqu’ils parlent de croissance. Pour Awa Bâ, la parité doit être désormais inscrite comme un indicateur d’évaluation de l’impact de nos politiques publiques.

Tata SANE


Justice MarteauMamou Diaby, un Guinéen né en 1984, avait, entre le 27 et 30 août 2009, transformé la chambre de Maimouna Dione, habitant à Pikine Guinaw Rail, en une véritable boucherie. En effet, le sieur Diaby avait tué, désarticulé, dépecé et charcuté la veille dame. C’est un véritable film d’horreur qui a été rejoué hier à la barre de la chambre criminelle. L’accusé est reconnu coupable de meurtre avec barbarie, séjour illégal et condamné à la perpétuité.

Son sourire qu’il expose volontier à la barre de la chambre criminelle du Tribunal de grande instance contraste d’avec sa véritable identité de sanguinaire. Mamou Diaby est l’incarnation de la barbarie humaine au vrai sens du terme. Il a cruellement tué la vielle dame, Maimouna Dione, âgée de 62 ans, l’a désarticulée, dépecée  avant de charcuter son corps. La tête et les membres de la dame sont enterrés dans un trou et le reste, coupé en petits morceaux, est reparti dans deux bassins. Le récit macabre des faits provoque l’émoi dans la salle. Il fait froid dans le dos. Son acte est d’une cruauté inqualifiable.

Les faits se sont déroulés entre le 27 et le 30 août 2009. Selon Mansour Diouf, fils de la défunte, dans la journée du 27 août, il a quitté sa mère à 17 heures. Le lendemain, lorsqu’il est revenu à la même heure, il trouvé que la porte de la chambre de celle-ci était fermée, mais il ne se doutait de rien. Puisse que sa vielle mère avait l’habitude de s’absenter toute la journée. Il revient à 20 heures, mais la porte était toujours fermée. Et le surlendemain à 17 heures, rien n’a changé. C’est à partir de ce moment qu’il a réalisé que quelque chose ne va pas. Ainsi, il a pris la résolution de défoncer la porte de la chambre, en présence d’un agent de la police et des voisins. Dès que la porte s’est ouverte, Mamou Diaby, retrouvé à l’intérieur de la chambre, brandit deux couteaux. Mais, il a été très vite maîtrisé et sauvé d’un lynchage par l’élément de la police.

Interrogé, Mamou Diaby n’a pas mis du temps pour reconnaître les faits. Selon le récit fait aux enquêteurs, il était d’abord venu chez la dame pour chercher une chambre en location. Mais remarquant  que celle-ci vivait seule, il a décidé d’y revenir pour commettre un vol. Ainsi, après avoir rangé tous les habits de la dame dans son sac à dos, au moment où il s’apprêtait à quitter, le chargeur du téléphone de la victime est tombé. Ce qui a réveillé la vieille femme. Et lorsqu’elle a remarqué la présence d’un étranger dans sa chambre, elle a voulu crier. Pour l’en empêcher, le sieur Diaby s’est jeté sur la dame avant de l’égorger.Hier, à la barre, l’accusé qui cherche difficilement ses mots wolofs explique que le jour des faits, il était hors de lui. « Je tenais un pousse-pousse avec quoi je vendais du café. Je suis resté presque deux mois sans dormir. Je vendais le jour comme la nuit. En plus je consommais de l’alcool. Ce qui m’a causé des troubles mentaux. Lors que je suis allé chez la femme, c’était pour lui réclamer les 5.000 FCfa  qu’elle me devait », a déclaré l’accusé devant les juges. Mais ces propos semblent se contredire. Puisque quelques minutes auparavant, il avait dit qu’il ne connaissait pas la dame. Comment tu as fait pour découper la dame en morceaux, a interrogé le président Maguette Diop. Mais l’accusé n’a donné aucune réponse à cette question. « J’étais en état d’ébriété », s’est-il contenté de répéter.

Selon le parquet, la matérialité des faits et leur imputabilité à l’accusé ne souffrent d’aucune contestation. Pour le procureur, Mamou Diaby avait l’intention de donner la mort. « L’accusé jouissait de toutes ses facultés mentales au moment des faits. Sinon pourquoi avoir la présence d’esprit de laver ses habits et l’arme du crime », s’est demandé le procureur. Il a qualifié l’acte de barbare avant de requérir la perpétuité. Pour la défense, l’accusé ne jouit pas de toutes facultés. La robe noire a dit qu’il laisse les magistrats avec leur intime conviction.

Ndiol Maka SECK


FIC 2016Le ministre français de l’Intérieur préside officiellement aujourd’hui l’ouverture de la huitième édition du forum international de la cybersécurité (Fic 2016) à Lille dans la région française du Nord-Pas-de-Calais. Hier, les nombreux experts présents à cette rencontre de grande envergure, qui se tient sous l’égide de la Compagnie européenne d’intelligence stratégique (Ceis), ont affirmé l’exigence vitale de la protection des communications à l’échelle planétaire.

Dans un contexte marqué par une économie fondée sur l’innovation, 144 milliards de mails sont échangés dans le monde chaque jour, 30 giga-octets sont publiés chaque seconde, 800.000 nouveaux sites web apparaissent quotidiennement, la quantité d’informations disponibles double tous les deux ans, avec seulement 42% de la population mondiale connectée. Avec autant de statistiques impressionnantes, le Fic 2016 place la sécurité des données et la protection de la vie privée au cœur des échanges entre tous les acteurs de cette rencontre annuelle.

Selon le fondateur du Fic, le général d’armée Marc Watin-Augouard, malgré cette croissance exponentielle, les données restent un capital fragile. Il faut susciter les conditions de leur création, puis les entretenir, les enrichir, les transformer, les valoriser et les protéger pour en faire une source de progrès pour l’homme. Les défis sont donc multiples. Au plan stratégique, tout d’abord : le primat accordé par l’Union européenne aux données personnelles serait-il donc incompatible avec le « business » de la donnée ?

Au plan juridique également : comment concilier l’imbrication croissante des données et l’application de la notion de propriété? Au plan sécuritaire enfin : comment créer le climat de confiance propice au développement de nouveaux usages pour le citoyen, l’entreprise, la collectivité territoriale, l’Etat ? Avec cette huitième édition consacrée à la sécurité des données et à la protection de la vie privée, le Fic se veut plus que jamais une enceinte ouverte, participative, associant représentants de la société civile, offreurs de services et de solutions de sécurité et de confiance, utilisateurs finaux, monde public et sphère académique. La rencontre s’inscrit dans une démarche de réflexions et d’échanges visant à promouvoir une vision européenne de la cyber-sécurité. Dans la continuité du marché unique numérique et du projet de règlement sur la protection des données personnelles, le Fic est l’évènement européen de référence réunissant les acteurs de la confiance numérique. Un observatoire a été mis en place  pour poursuivre les échanges toute l’année, approfondir les thématiques et faire vivre le réseau.

Pour le ministère français de l’Intérieur, le pays est en guerre contre le terrorisme. Cette tâche éminemment complexe passe par la mise en œuvre d’actions liées au cyberespace, considéré comme un vecteur d’apologie du terrorisme et d’échanges opérationnels pour la commission d’attaques criminelles.

De notre envoyé spécial à Lille (France),
Mamadou Lamine DIATTA

DES JOURNÉES DE LA CYBER-SÉCURITÉ AU SÉNÉGAL EN MARS
Les plus hautes autorités sénégalaises sont conscientes des menaces réelles qui pèsent sur le pays, notamment en matière de cybercriminalité. Selon le magistrat Papa Assane Touré, conseiller au secrétariat général du gouvernement, présent au Fic de Lille, la cybercriminalité fait partie intégrante de la cyber-sécurité. Cette dernière est jugée « vitale » par le magistrat, surtout dans le cadre de la protection des données personnelles et celles des entreprises. Aujourd’hui, les concepts ont beaucoup évolué et on parle même de l’industrie de la confiance numérique.

Abondant dans le même sens, Boubacar Ndiaye, conseiller à la présidence de la République, a souligné, pour sa part, que pour notre pays, l’intérêt du Fic 2016, c’est de faire un compromis dynamique  entre les libertés publiques en  matière d’accès à l’information et la sécurité à assurer dans le cyberespace pour la protection des données. D’ou l’importance du renforcement des capacités des acteurs et surtout la prévention.

Comme pour montrer son attachement à défendre les valeurs de la cyber-sécurité, le Sénégal va accueillir les 15 et 16 mars 2016 les journées de la cyber-sécurité « Security Days » sous le haut patronage du chef de l’Etat, Macky Sall. L’évènement sera organisé par Kubuk Consulting de Sidy Mactar Aïdara, de concert avec les Eléments français au Sénégal (Efs) et la compagnie européenne d’intelligence stratégique (Ceis). Il s’agira d’une rencontre unique en Afrique de l’Ouest qui permettra des échanges fructueux entre experts civils et militaires.

M. L. DIATTA


Dubai I BaGrand carrefour commercial, Dubaï a représenté cette dernière décennie la destination favorite de nombreux commerçants sénégalais. Mais depuis quelques temps, la fluctuation du dollar, le taux élevé du change et la cherté de la vie dans l’Emirat ont réduit son attraction.

Fatou Guèye et Amadou Guèye sont deux Sénégalais qui vivent depuis 10 ans à Deira, un quartier niché au cœur de l’Emirat de Dubaï. Dans leur appartement au premier étage  de l’hôtel Miami, le couple gère un restaurant. Ici, tous les mets du pays de la « Téranga » sont proposés. Le client a le choix entre « mafé », « thiébou dieune », « yassa », « couscous », « attiéké »… Dans ce restaurant, la clientèle est entièrement composée de Sénégalais, Marocains, Mauritaniens, Maliens et Gambiens.

Ils y viennent tous les jours pour goûter à la saveur des plats  africains et échanger avec leurs compatriotes. Toutefois, ce restaurant qui ne désemplissait pas, il y a quelques années, n’affiche plus complet aujourd’hui à certaines heures de la journée. Et il faut s’avoir, si l’on en croit le gérant Amadou Guèye, se débrouiller pour pouvoir gérer le payement de la location à la fin de chaque mois. Les nombreux clients sénégalais qui avaient l’habitude de prendre d’assaut cet endroit ne viennent presque plus.

Actuellement, le couple doit se contenter de quelques clients africains habitant le quartier où autres grands commerçants  à destination de la Chine et qui font à escale à Dubaï. « C’est très difficile de s’en sortir. Car, à la fin du mois, il faut  payer près de 5.000 dirhams, soit plus de 750.000 FCfa, sans compter le coût du loyer  pour l’hébergement. Une chambre se loue à environ 250.000 FCfa », soutient M. Guèye. Selon lui, Dubaï n’est pas une ville d’émigration. Les Sénégalais, qui souhaitent s’y rendre, devront venir avec un contrat de travail en bonne et due forme afin d’éviter de se retrouver dans une situation difficile.

Pour Yaya Konaté, originaire du Mali, l’Emirat n’est plus ce qu’il était il y a quelques années. Les choses sont devenues très complexes à cause du taux d’échange, lequel dépend de la fluctuation du dollar. A l’en croire, il s’agit d’une situation qui n’encourage plus les commerçant à venir à Dubaï. « Sur 100 marchands qui venaient à Dubaï, il n’en reste que 20 actuellement. Les autres préfèrent se rendre en Chine où l’on vend les produits deux à trois fois moins chers », fait-il comprendre.

Une école encore chère
Deira abrite un grand bazar. Sur place, des étals sénégalais, gambiens et ceux d’autres pays de l’Afrique de l’Ouest sont visibles aux côtés de ceux des Indiens, Libanais entre autres. Si Dubaï continue d’attirer de par la beauté de ses tours, ses belles plages, le large éventail de produits proposés sur les marchés, il faut savoir également se préparer pour y venir. On s’épanouit bien dans la ville à la seule condition d’avoir un travail et un séjour conforme à la législation de l’Emirat. A défaut, le paradis auquel la ville renvoie peut se transformer en enfer.

« Si l’on n’a pas de papiers justifiant la légalité de son séjour, on est appelé à payer 17.000 FCfa par jour », explique Seyba Fall, originaire de la région de Thiès. L’autre écueil auquel les  Sénégalais se heurtent, est l’éducation de leurs enfants. A Dubaï, avance Fatou Guèye, l’école est particulièrement  chère. Il faut  payer quelque 3,5 millions de FCfa par an et par enfant dans l’enseignement  public. Ces frais de scolarisation, ajoute-t-elle, grimpent chaque année suivant le cursus de l’élève.

Face à cette situation, elle invite les autorités de Dakar à ouvrir une école à Dubaï pour la prise en charge des enfants sénégalais. « Nous n’avons pas le choix (…). Aussi, on ne peut  pas rapatrier nos enfants au Sénégal car personne ne peut savoir dans quelles conditions ils vont se retrouver une fois au pays », soutient-elle.

De notre envoyé spécial à Dubaï, Ibrahima BA


Seyba Fall, ressortissant sé́neégalais à Dubai.

Justice MarteauLa première session 2016 de la chambre criminelle du tribunal de grande instance de Dakar s'ouvre ce lundi au palais de justice Lat Dior de Dakar. Elle devra se poursuivre jusqu'au 5 février prochain.  Quarante-et-une affaires impliquant 93 prisonniers (dont 4 femmes) sont inscrites au rôle.

Trente des 41 dossiers au menu concernent le trafic de drogue. Sept meurtres et une affaire d’assassinat (meurtre avec préméditation) seront également jugés. Une affaire de coups et blessures volontaires ayant entraîné une amputation fait aussi partie des affaires à examiner. Des cas de vol avec violences, en réunion, avec usage de véhicules et d'armes seront également jugés par les magistrats.

Nd. M. SECK


S M KaraLes talibés de Serigne Modou Kara Mbacké ont enitièrement nettoyé, le cimetière musulman de Yoff samedi dernier. C’est dans le cadre de leur programme de nettoiement et de désherbage des cimetières musulman et catholique de Dakar.

Toutes les sensibilités du Mouvement mondial pour l’unicité de Dieu de Serigne Modou Kara Mbacké étaient, samedi, au cimetière de Yoff pour une opération de désherbage et de nettoyage. Ils étaient au total 1.111 talibés membres de ce mouvement à prendre part à cette action citoyenne. Elle entre dans son programme d’activités annuelles de désherbage et de nettoyage des cimetières catholiques et musulmans de la ville de Dakar.

« Cheikh Modou Kara Mbacké Noreyni nous a instruits d’œuvrer pour le bien et pour l’intérêt général conformément à notre devise qui est  de servir Dieu à travers les hommes. Pour l’activité d’aujourd’hui, ce sont les notables de la commune de Yoff qui avaient sollicité le concours du mouvement lors d’une rencontre citoyenne. C’est ainsi que le Cheikh nous a demandé de mobiliser tous les talibés pour mener cette opération », a expliqué Mouhamed Gningue, porte-parole du mouvement mondial pour l’unicité de Dieu.

Selon lui, le travail se fait suivant deux axes. D’abord, il y a un récital du Coran qui est assuré par le département culturel du mouvement à la petite mosquée. « Le Coran a été lu sept fois. Des « Salatou alla nabi », au nombre de 124.000, ont été aussi récités ainsi que des poèmes de Serigne Touba. Toutes ces prières sont dédiées à nos morts et formulées pour le règne de la paix au Sénégal, en Afrique et dans le monde », a dit Mouhamed Gningue.

L’autre axe, a-t-il ajouté, est le travail opérationnel. « 1.111 soldats de Serigne Touba sont mobilisés. Ce chiffre est mystique », a indiqué M. Gningue. A l’en croire, ce travail est fait depuis bientôt dix ans. Mais cela faisait deux ou trois ans que le mouvement s’était déplacé sur l’axe Darou Moukhty-Touba. C’est pourquoi cette action citoyenne avait été mise en veilleuse à Dakar. Le porte-parole du mouvement  a, enfin, remercié l’Unité de coordination de la gestion des déchets solides (Ucg)  pour son aide logistique.

Ndiol Maka SECK


IncendieUn incendie a ravagé, samedi dernier, 13 concessions, réduite en cendres 23 cases à usage d’habitation  et causé beaucoup de dégâts matériels  à Thiéyène dans la commune de Boulal, dans le département de Linguère.

« L’incendie, qui s’est déclaré le  samedi sur les coups de 11 heures, a emporté des vivres, des aliments pour bétail, une importante somme d’argent  et des habits », a déclaré  le commandant des sapeurs-pompiers de Linguère,  l’adjudant-chef Mamadou Diaw, qui a précisé qu’il n’y a pas eu de perte en vie humaine. Le feu a été maîtrisé par les sapeurs-pompiers de Linguère, aux environs de 16 heures.

Informé du sinistre  qui a frappé le village de Thiéyéne, le ministre de l’Industrie et des Mines, Ay Ngouille Ndiaye, par ailleurs maire de Linguère, n’a pas lésiné sur ses moyens pour venir en aide à ces populations dans le besoin. Ainsi, il a offert deux tonnes de riz, 200 litres d’huile, 30 matelas et des sacs de sucre. Cette action hautement sociale a été appréciée par les populations. « Nous nous réjouissons des efforts consentis par le ministre Aly Ngouille Ndiaye, qui, à chaque fois que nous sommes dans le besoin, n’hésite pas à nous appuyer », a dit  Momar Diagne  qui se réjouit aussi de l’appui des autorités locales et administratives.

Le préfet Amadou Bamba Koné s’est félicité de la promptitude avec laquelle le ministre Aly Ngouille Ndiaye  a appuyé ses populations sinistrées de Thiéyène. Selon lui, les denrées de première nécessité offertes par Aly Ngouille Ndiaye soulagent beaucoup les populations qui ont tout perdu. Il a félicité les éléments des Eaux et Forêts et les sapeurs-pompiers qui ont travaillé d’arrache-pied pour maîtriser le feu.

Masse NDIAYE


Genre et paritePlusieurs femmes, venues des régions de Dakar, de Diourbel et de Thiès, étaient en conclave dans la Cité du rail pour une session de renforcement de leurs capacités à travers un livret en langues nationales sur les questions du genre et de la parité de qualité. « Cette rencontre se tient suite à une étude de la situation des femmes dans les instances politiques et organisations de la société civile dont les résultats ont fait l’objet d’une publication basée sur des témoignages, une analyse quantitative, qualitative et de genre pour évaluer les possibilités d’une parité de qualité », a révélé Mme Hélène Ramatoulaye Niang, coordonnatrice de l’organisation Femme, éducation, culture et développement en Afrique (Fecsda). Selon elle, le plus important était de tirer la sonnette d’alarme pour démontrer que la loi sur la parité n’a de sens et n’aura de poids que si un travail est effectué en amont et peut intégrer à la fois la formation des personnes concernées mais également la sensibilisation et l’information des populations.

Par ailleurs, a ajouté Mme Niang, il serait aussi question de renforcer les connaissances et les capacités des bénéficiaires sur les problématiques liées à la citoyenneté dans une approche genre et sur les mécanismes de lutte contre toutes les formes de discrimination basées sur le genre, le leadership féminin.

Autre importance accordée à la rencontre, permettre aux femmes venues de régions différentes de mieux cerner les contours de cette loi sur la parité afin que la démultiplication soit bien assurée dans leurs base respective. Un livret en langues nationales a été conçu à cet effet.

Mohamadou SAGNE


UA SiegeLa société civile africaine a profité de sa 6ème conférence continentale, qui s’est tenue, du 21 au 23 janvier, à Addis-Abeba, dans la capitale éthiopienne, pour esquisser de nouvelles perspectives de développement. Une rencontre qui intervient en prélude au 26e Sommet des chefs d’Etat membres de l’Union africaine qui s’ouvre ce mercredi et qui est placé, cette année, sous le thème : « 2016, année africaine des droits de l’homme avec une attention particulière aux droits de la femme ».

La société civile africaine s’est, de nouveau, engagée à faire entendre sa voix pour une véritable « Union africaine » mais aussi à accompagner les chefs d’Etat africains dans la construction de régions prospères et dynamiques. Ce, à travers la promotion de l’égalité, de la solidarité et du respect des droits de l’homme.

Dans une option de développement plus équilibré, une place de choix est consacrée, cette année, à la valorisation du combat des femmes, présentées comme des actrices incontournables du développement, d’où le choix du thème retenu : « 2016, année africaine des droits de l’homme avec une attention particulière aux droits de la femme ». Sur la base d’idées consensuelles, la société civile africaine invite les chefs d’Etat, membres de l’Union africaine, à injecter, à cet effet, des fonds plus subséquents pour une meilleure prise en compte des droits de la femme notamment des questions liées au genre.

Des recommandations ont été formulées à travers plusieurs axes avec comme objectif majeur de faire « avancer l'agenda des droits de la femme et l'égalité entre les sexes ». Il est également demandé aux chefs d’état et de gouvernement de veiller, entre autres, au « financement des directions et des bureaux des femmes dans les institutions nationales, régionales et continentales et les organisations pour les droits de la femme. Dans la même optique, conformément à la « Déclaration sur le Genre, les dirigeants africains se doivent », il s’agit d’harmoniser les protocoles régionaux et continentaux qui protègent les droits de la femme dans la transmission de leur nationalité aux conjoints et aux enfants, de prioriser l'éducation des filles à tous les niveaux, et notamment investir dans l'éducation des femmes et des filles en sciences, dans la technologie, l’ingénierie et les mathématiques (Stim). La commission de l’Union africaine et les autres institutions sont également appelées à montrer l’exemple en assurant la parité dans ces différentes entités.

Un plaidoyer est, dès lors, mené pour une ratification du protocole de Maputo par les Etats membres qui tardent à le faire. Parmi les autres points soulevés, il y a la nécessité de mettre en œuvre l'Agenda 2030, spécifiquement l’Objectif 5 des Objectifs de développement durable (Odd) et d'autres objectifs ciblant le genre au sein de ce programme et l'Agenda de l'Afrique pour 2063.

De notre envoyée spéciale Matel BOCOUM

SOUTIEN À L’UA DANS LA RÉSOLUTION DE LA CRISE EN BURUNDI
Les « citoyens africains » qui se sont réjouis de la décision de nommer un Ambassadeur de l'Union africaine sur les droits humains, approuvent, par ailleurs, la décision de l’Union d’intervenir en Burundi en proie à une crise depuis presque 8 mois. Comme solutions opérationnelles, ils préconisent de déployer « urgemment » une mission de maintien de la paix ordonnée par le Conseil de paix et sécurité de l’Union africaine (Cps-Ua). Il sera également question de dresser une liste de personnes à sanctionner pour la violation des droits de l’homme et des peuples ou demander des négociations incluant les parties prenantes dans le conflit en vitesse. Pour sa part, l’Erythrée, cité comme mauvais élève, pour avoir « défié toutes les décisions et recommandations faites par les organisations régionales et recommandations concernées par le pays », est marqué au fer rouge. « Nous appelons l’Union africaine, spécifiquement le Sommet des chefs d’Etat et de Gouvernements, à mettre la situation des droits humains en Erythrée sur leur agenda et exprimer leur soutien au rapport de la Commission du Haut Commissariat des Droits de l’Homme sur l’Erythrée », lit-on dans le document remis à la presse.

M. BOCOUM

DES DÉFIS PRESSANTS
Des organisations de la société civile, telles Amnesty international, Pan african lawyers union (Palu), « Save the children », Oxfam, Action aide international, Trust Africa, le Caddhp, ont profité du séminaire de trois jours, pour émettre des idées « constructives » en vue d’exorciser le mal qui empêche l’Afrique de se mettre sur la trajectoire du développement.

La liste des maux semble bien longue, mais à travers des « recommandations claires, concises et coordonnées », elles pensent pouvoir aider les dirigeants africains à s’attaquer, entre autres, à cette « multitude de problèmes de gouvernance et des droits humains », lesquels doivent constituer leurs préoccupations majeures.

Par ailleurs, elles se disent préoccupées par le fait que la majorité des personnes touchées par les conflits et les catastrophes naturelles sont les plus vulnérables, tels que ceux qui sont actuellement confrontés aux conséquences du phénomène El Nino. Même élan quant à la diminution de l'espace de la société civile dans les pays tels que l'Erythrée, l’Ethiopie, le Kenya, etc. Elles expriment sa solidarité aux « citoyens africains » et la société civile qui continuent à travailler dans des environnements difficiles et dangereux, comme au Burundi, en République centrafricaine (Rca), en République démocratique du Congo (Rdc), en Erythrée, au Nigéria, au Sud-Soudan, etc.

Par ailleurs, ces organisations non gouvernementales se désolent de l’inertie des chefs d’Etat par rapport au financement des programmes afférents à la promotion des droits de l’homme. « Nous exprimons notre préoccupation du fait que le budget alloué, à 2016, Année de droits de l'homme, soit financé seulement à hauteur de 10% par les États membres de l'Ua et de 90% par des donateurs extérieurs. Ce financement n'est pas encore mis à disposition », disent-elles.

M. BOCOUM

JURIDICTION INTERNATIONALE
Décidée à combattre l’impunité toutes ses formes, les panélistes exhortent l’Union africaine à accorder grand intérêt à la problématique de la juridiction internationale et ne pas interférer dans les dossiers de la Cpi. « Nous exhortons les États africains à ne pas intervenir politiquement dans les affaires judiciaires de la Cpi et compromettre l'indépendance de la magistrature, ainsi que porter les questions indûment politiques devant la Cpi et nous appelons à la conclusion rapide de l'Autjf. »

Par ailleurs, il est demandé aux chefs d’Etat, dont certains s’érigent en boucliers contre cette l’institution judiciaire, de décliner « une politique sur la juridiction internationale et la rendre aussi inclusive que possible, y compris sur la corruption. La société civile devrait plaider en faveur de la domestication de la juridiction internationale au niveau national. D’autres recommandations ont été centrées sur la mise en valeur des questions liées aux droits humains, la gouvernance, la lutte contre la corruption, l’espace civique en Afrique, la redevabilité.

M. BOCOUM


LogementL'enthousiasme et le soulagement soulevés par l’adoption de la loi sur la baisse des prix des loyers n’auront duré que le temps d’une rose. Deux ans après son entrée son vigueur, l’Association pour la défense des locataires du Sénégal (Adls) regrette que cette mesure ne soit pas respectée par bon nombre de bailleurs.

Il y a deux ans, le 22 janvier 2014 exactement, l’Assemblée nationale adoptait la loi relative à la baisse des prix des loyers. Elle entérinait ainsi la proposition de la Commission dirigée par le Pr Iba Der Thiam, laquelle avait proposé des baisses allant de 4 à 29% selon les standings des maisons. Cette décision du gouvernement avait pour ambition de rétablir l'énorme fracture sociale longtemps causée par une spéculation  sauvage entraînant une hausse vertigineuse des prix du loyer.

Mais vingt-quatre mois plus tard, force est de reconnaître que le soulagement noté chez les locataires a cédé la place à la déception. En effet, cette mesure semble poser plus de problèmes qu’elle n’en résolve. En tout cas, c’est ce que constate l’Association pour la défense des locataires du Sénégal (Adls) qui, dans une déclaration rendue publique, s’insurge contre les pratiques de certains bailleurs qui usent et abusent de subterfuges pour contourner cette loi. « Son applicabilité continue encore de poser d’énormes difficultés », regrette l’Adls qui fait savoir qu’aujourd’hui « de nombreux différends opposent bailleurs et locataires quant à la lecture de la loi sur la baisse des loyers ».

Selon son président Elimane Sall, beaucoup d’actions isolées sont intentées par les bailleurs et risquent d’entacher l’éclat des résultats probants récoltés juste au lendemain de la baisse. « En effet, au moment où certains bailleurs respectent scrupuleusement la loi, d’autres utilisent des subterfuges pour la contourner. Il y a un décalage entre ce que la commission dit à propos de la loi et les verdicts rendus par les juges. Cela est né de l’écart d’interprétation de certaines dispositions de la loi entre les usagers et les techniciens du droit », dit-il. Rappelant que « la location n’est pas portable mais quérable », Elimane Sall dénonce le fait que la plupart des bailleurs trouvent un subterfuge pour expulser un locataire en arguant que ce dernier n’a pas payé parce que lui n’a pas reçu l’argent de la location. Or, note-t-il, « si la loi est appliquée, c’est le bailleur qui doit aller chercher son dû à une heure et date précisées. Les juges doivent s’amender à ce propos, avant d’ordonner une expulsion, de se persuader si cette disposition est respectée ou non », préconise-t-il.

L’Adls, par la voix de son président, invite les autorités à communiquer davantage à propos de la surface corrigée, à harmoniser les interprétations au sein de ceux qui pratiquent le droit, à organiser périodiquement des discussions sur la loi à travers les média, à organiser une campagne pour démasquer les réfractaires et  irrédentistes qui jouent à contourner la loi, à poursuivre toutes les personnes qui usurpent des fonctions d’expert dont ils se servent pour établir des surfaces corrigées, à recenser et à publier la liste des bailleurs et agences  qui ne sont pas en règle avec le fisc.

Bref, l’Adls demande au gouvernement de faire respecter la loi et, si nécessaire, de la corriger « pour rétablir une équité  sociale et mieux réglementer une activité commerciale source de dangers depuis des décennies ». Sur un autre registre, l’Adls, félicitant le président de la République et son gouvernement pour leur détermination dans la promotion du logement social avec les programmes à réaliser dans la périphérie de Dakar et dans certaines régions, invite l’Etat à mettre un terme à la spéculation foncière s’il veut réellement réussir sa politique d’habitat.

« Les Cités de l’émergence, de l’avenir et autres logements sociaux doivent tous contribuer à rendre à ces milliers de pères et mères de familles à retrouver leur dignité d’êtres humains. L’Etat doit revoir les conditions d’accès à ces logements pour que chaque citoyen sénégalais puisse avoir son propre toit. Car il arrive que des personnes bénéficient de plusieurs habitations à caractère social et ce n’est pas normal », fustige l’Adls.

Elhadji Ibrahima THIAM


Justice MarteauPoursuivi pour homicide sur la personne du chef de village de Thieck Sylla, Thierno Guèye, l’accusé Gorgui sow, chef de village de Thiobé (Gossas), a été condamné, samedi, par la chambre criminelle de Fatick à une peine de 10 ans de travaux forcés. Il devra payer une amende de 5 millions de FCfa à la famille de la victime.

Les faits : Le 19 octobre 2013,  les éléments de la gendarmerie de la localité  ont été informés, par les habitants du village Thieck Thiella, d’une barre violente qui s’est produite dans les champs de la zone. Après s’être rendus sur les lieux, plus précisément à Thiobé, les hommes en bleu ont été conduits par Babacar Sylla qui était en compagnie de la victime, sur les lieux où se trouvait le  corps sans vie du chef de village de Thiella Sylla, Thierno Guèye. A quelques encablures des lieux du drame, se trouvait Gorgui Sow, avec son fusil et tenant la cartouche à la main gauche, en plus du fusil appartenant à la victime. Il a été ainsi interpelé par les éléments de la gendarmerie. Âgé de 36 ans, l’accusé Gorgui Sow est marié à deux épouses et 14 enfants. Il est à la fois berger et agriculture.


A la barre, il a reconnu les faits précisant aux magistrats qu’il avait nullement l’intention de donner la mort. Avant le drame, selon lui, une bagarre s’est produite et il a été blessé par Ndiol Guèye, fils de la victime. A l’origine une divagation de ses animaux dans les champs de la famille Thierno Guèye. Après cela, a-t-il dit, il était recherché par Thierno Guèye en compagnie de Mbaye  Sylla et Pape Djiby Thiane. Ces derniers, a-t-il ajouté, l’ont cherché chez lui mais ils ne l’ont pas trouvé et c’est sur le chemin du retour qu’ils se sont rencontrés.

L’accusé a soutenu que lors du face-à-face, c’est Thierno Guèye qui a tiré le premier mais il ne l’a pas atteint. Voulant sauver sa vie, a-t-il dit, il a tiré à bout portant sur Thierno Guèye qui s’affala sur terre. Interrogé à titre de simple renseignements, Ndiol Guèye, fils de la victime, qui n’a pu retenir ses larmes durant tout le procès,  a soutenu que lors d’une bagarre, Pape Sylla et lui ont été blessés par Gorgui Sow et acheminés à l’hôpital.  Mais le témoin qui a le plus retenu l’attention de plus d’un, c’est Papa Djiby Thiane qui était avec Thierno Guèye au moment du drame. Ce dernier a déclaré à la barre que la victime n’avait pas un fusil sur lui. Mais pressé de questions, il finalement avoué que la victime avait son fusil. Le président de la chambre criminelle, Saliou Ndiaye lui fait savoir que le faux témoignage est un délit puni par la loi. Mbaye Sylla qui était aussi avec Papa Djiby Thiane a soutenu que Thierno Guèye avait bien son fusil par devers lui. Aussi, a-t-il ajouté que Gorgui Sow a tiré deux fois. Les magistrats ont fait savoir à ces deux témoins que l’enquête a montré qu’on a tiré une balle à partir du fusil de Thierno Guèye.  Dans son réquisitoire, le substitut du procureur de la République, Makhtar Fall,  est revenu sur la genèse des faits. Selon lui, l’accusé a été constant dans ses déclarations.

Il avait une volonté manifeste de donner la mort à Thierno Guèye, car il a visé le thorax, une partie vitale du corps humain.  Après avoir écarté la légitime défense, il a requis une peine de travaux forcés à perpétuité à l’encontre de l’accusé.  Assurant la défense de l’accusé, Mes Omar Diallo et Iba Mar Diop ont plaidé la légitime défense et l’excuse de provocation.

En rendant son verdict, la Chambre criminelle a condamné Gorgui Sow à une peine de 10 ans de travaux forcés et à payer à la famille de Thierno Guèye représentée par une de ses épouses, Faty Sylla, la somme de 5 millions FCfa.

Oumar Ngatty BA


La cérémonie d’ouverture de la 36e édition de la ziarra omarienne dédiée à Thierno Seydou Nourou Tall et à Thierno Mountaga Tall a eu lieu hier dans l’enceinte de la grande mosquée. Dans son sermon de la prière du vendredi, l’imam Thierno Seydou Nourou Tall est revenu sur le sens et la portée d’une ziarra, d’une visite pieuse.

En ce vendredi, les fidèles sont venus très nombreux sacrifier à la tradition dans une perspective de recueil et de dévouement. Hommes, femmes et enfants ont tenu à faire le déplacement, conférant de fait à la prière du vendredi un cachet particulier, caractérisé par une forte mobilisation. Cette prière du vendredi, a coincidé avec début de la célébration de la 36e édition de la ziarra omarienne.
Il était alors très difficile de se frayer d’accéder aussi bien à l’intérieur que sur l’esplanade de la mosquée pour les fidèles qui sont venus avant 14 heures. Heure à laquelle l’imam de la grande mosquée omarienne, Thierno Seydou Nourou Tall, a commencé son sermon.
Celui-ci a articulé sa communication sur le sens et la portée d’une ziarra. Pour lui, la ziarra relève d’une forte recommandation prophétique. « Se réunir et formuler des prières pour ses parents ou pour des illustres saints constitue un acte de dévotion », a déclaré l’imam. Citant un hadith, il a laissé entendre que rendre une visite pieuse à des saints équivaut à faire la ziarra aux prophètes ainsi qu’au Sceau des prophètes (Psl). L’imam est aussi revenu sur les raisons pour lesquelles ce dernier (Psl) avait interdit, de son vivant, à certains d’effectuer des visites pieuses aux défunts. Il craignait, souligne Thierno Seydou Nourou Tall, « que les croyants musulmans s’adonnent à de l’associationnisme ». C’est par la suite, précise-t-il, que le prophète (Psl) l’a recommandé, après être rendu compte de l’utilité et de la portée de cet acte de dévotion pour un musulman. Faire la ziarra aux illustres disparus, ajoute l’imam, permet aux croyants d’avoir une pensée pieuse au Jour du jugement dernier et de faire fi des biens de ce bas-monde. Cependant, relève-t-il, la ziarra est régie par un certain nombre de règle, notamment la discipline. Il est également revenu sur la force de la prière pour un musulman. Sa conviction est que seule la prière a la capacité de faire face à certaines menaces qui guettent le monde.

Raffermissement des liens entre les foyers religieux : Une invite au renforcement de l’unité nationale
Le Serviteur de la communauté omarienne a invité les musulmans à œuvrer pour le renforcement de l’unité nationale, fondement de la cohésion sociale. Thierno Madani Tall s’exprimait, hier, dans l’enceinte de la grande mosquée omarienne, à l’issue de la prière du vendredi, dirigée par son frère,1 l’imam Thierno Seydou Nourou Tall. Il a formulé des prières et des bénédictions pour que la paix et la sécurité règnent dans le pays et au-delà. A l’endroit du chef de l’Etat, il a prié afin qu’il réussisse sa mission à la tête du pays, répondant aux attentes des populations. Beaucoup de personnalités politiques, religieuses et coutumières de la République au rang desquelles figurent Amadou Bâ, ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, Serigne Mbaye Thiam, ministre de l’Education, Mbagnick Ndiaye, ministre de la Culture et de la Communication, Ousmane Tanor Dieng, Secrétaire général du Parti socialiste (Ps), Souleymane Ndéné Ndiaye, ancien Premier ministre, le guide religieux Serigne Mahfouz Mbacké, Thierno Mouhamadou Samassa de Matam, ont pris part à cette grande prière du vendredi. Celle-ci coïncide avec le démarrage de la 36e édition de la ziarra omarienne.
Auparavant, le Serviteur de la communauté omarienne a souhaité la bienvenue aux pèlerins venus des régions de l’intérieur du pays, du Mali, de la Gambie, de la Guinée, de la Côté d’Ivoire, de la Tunisie, du Maroc ainsi que d’Europe et d’Asie. Il a formulé des prières pour que Dieu exauce leurs vœux et répande sa Miséricorde dans le pays et au-delà.               

Souleymane Diam SY et Oumar BA


L’ambassadeur Fodé Seck, représentant permanent du Sénégal auprès de l’Organisation des Nations Unies (Onu), a indiqué, à New York (Etats-Unis d’Amérique), que les soldats sénégalais sont appelés à être des protecteurs des groupes vulnérables dans les théâtres d’opérations, a appris l’Aps.

« A l’intérieur comme à l’extérieur des frontières nationales, les forces armées sénégalaises ont le devoir de ne pas être porteuses d’abus mais bien plus elles doivent être des protectrices des groupes vulnérables », a insisté le diplomate sénégalais. L’ambassadeur Fodé Seck faisait son premier discours public au Conseil de sécurité où le Sénégal a été élu, le 15 octobre, membre non permanent au titre de la période 2016-2017, depuis le 15 octobre dernier. Mais son mandat a effectivement démarré le 2 janvier dernier. Le débat public du conseil de sécurité de l’Onu, qui a porté sur la protection des civils dans les zones de conflit, a été initié par la République uruguayenne.
M. Seck dit avoir fait appel au plan d’action de l’état-major général des Forces armées destiné à la formation des militaires au droit et à la protection des civils. « Cette instruction constitue l’essence même de la présence des troupes sénégalaises sur les terrains de déploiement, de même que l’adhésion de notre pays au principe de Kigali », a-t-il estimé. D’après le diplomate, « les autorités sénégalaises s’emploient toujours à renforcer les capacités de nos soldats envoyés en mission en matière de droit humanitaire, de planification et de conduite des opérations ». Il demeure convaincu que « la prévention et la médiation restent les procédés les moins coûteux, y compris en terme de pertes en vies humaines, pour assurer la protection des civils ».
Fodé Seck a rappelé les différentes collaborations nouées par les Forces armées avec des organismes internationaux pour renforcer les connaissances des militaires déployés sur le terrain des opérations. « La collaboration nouée par les Forces de sécurité avec le comité international de la Croix-Rouge (Cicr), a permis aux écoles et centres des armées et à une trentaine d’officiers formateurs de bénéficier d’enseignements pointus sur le droit humanitaire », a-t-il dit M. Seck. Il a également fait part de l’étroite collaboration avec l’ONG Save the Children qui a abouti à la création à l’état-major général des Armées de la section des droits et protection des enfants (Sdpe) et la définition d’un plan d’action pour 2016 pour la formation au droit et à la protection des enfants.
« Les militaires qui commettent des bévues recevront des sanctions disciplinaires pouvant aller de la mise en prison à la radiation en passant par la traduction au conseil de discipline ou au rapatriement », a averti l’ambassadeur du Sénégal auprès des Nations Unies. Par conséquent, « l’information et la formation constituent un enjeu majeur pour les militaires appelés à se conformer aux textes et engagements internationaux et protéger l’image de notre armée dotée d’un professionnalisme avéré et d’un caractère républicain reconnu », a souligné M. Seck. Il a ajouté que le Sénégal a adopté des stratégies nationales en matière de protection des civils dans les opérations de maintien de la paix.
Rappelant l’idéal d’Armée-Nation, il a souligné que la devise des Forces armées sénégalaises : « on nous tue mais on ne nous déshonore pas », a été incarnée par le capitaine Mbaye Ndiaye qui a perdu sa vie dans un contexte de génocide au Rwanda en sauvant des centaines de personnes sans défense. « La médaille Mbaye Ndiaye, créée par les Nations Unies pour honorer les hommes et femmes qui se sont distingués sur les théâtres d’opérations, n’a malheureusement pas été décernée en 2015 faute de candidat méritoire », a déploré le diplomate sénégalais.

(Aps)


A la demande de l’Union africaine (Ua) et de l’Organisation des Nations Unies (Onu), le Sénégal a engagé des troupes pour porter assistance et réconfort à des populations meurtries par les effets néfastes de la guerre. Ce qui se passe dans certaines parties de notre continent et ailleurs à travers le monde est un désastre humanitaire auquel ne pouvait rester insensible le peuple sénégalais épris de paix et de justice.
Face à cette situation dramatique, le président Macky Sall, chef suprême des Armées, a commandé l’envoi de « jambaar » dans plusieurs pays, confirmant l’engagement du Sénégal au sein de toutes les forces de pacification à travers le monde et respectant une tradition aussi vieille que notre indépendance. Comme par le passé, en mission au Congo, au Liban, au Tchad, au Libéria et dans les Balkans, les chefs civils et militaires ont demandé aux soldats, déployés au Mali, en Guinée-Bissau, au Darfour et en Haïti, de protéger le drapeau sénégalais considéré comme l’incarnation de la Nation, mais aussi de l’Etat autour duquel se focalisent les vertus de dignité, de sens de l’honneur, de sacrifice et de dépassement de soi.
Et pour tous ces théâtres d’opération, le viatique donné aux « jambaar » est le même : porter haut le flambeau de la paix, en mettant le devoir au-dessus de tout autre considération. Justement, le devoir, c’est, comme l’a rappelé Fodé Seck, représentant permanent du Sénégal auprès de l’Organisation des Nations Unies (Onu), de « protéger les groupes vulnérables » dans les zones de conflit. Voilà la quintessence de la mission des « jambaar » dans tous les pays où ils sont déployés pour aider à la restauration de la confiance et à l’instauration d’un environnement sécurisé. Cette mission, notre pays s’en acquitte bien dans des zones en conflit où les choses ne leur sont pas facilitées.
En effet, les « jambaar » évoluent souvent dans un environnement hostile où ils perdent, quelques fois, des éléments, tombés au champ d’honneur, en dignes soldats d’une armée reconnue et respectée. Ceux qui sont morts laissent sur les théâtres d’opérations d’autres valeureux militaires sénégalais qui tiennent à leur honneur de soldat : cette vertu qui les guide avant, pendant et après la mission et qui se trouve dans la tenue, la discipline et la dignité. Ces « jambaar » sont respectueux de la devise inscrite sur le drapeau national : « On nous tue, on ne nous déshonore pas ». Les vaillants soldats sénégalais, fonctionnant  sur  leur  valeur  réelle,  constituent des exemples là où il faut faire un  garrot  pour arrêter la saignée, sur fond  de viols de jeunes filles, de tortures, de razzias...
Dans l’exécution de cette noble mission, ils sont, des fois, l’objet d’attaques  sordides. Il  est  clair que si les termes de  leur mandat étaient autres, ils auraient écrit, sur ces théâtres d’opérations, de  hauts  faits  d’armes grâce à leur professionnalisme, à leur courage, à leur  discipline  tactique... En d’autres temps, les assaillants ne  seraient pas sortis indemnes de leur attaque contre des « jambaar ». Mais, nos soldats ont fait don de leur personne pour le règne de la paix. Pour leur sacrifice, on doit leur rendre hommage.

Par Cheikh Aliou AMATH


Un drame secoue le quartier Sapi, dans la commune de Thiaroye-sur-mer, où un élève de 17 ans a abrégé la vie d’un autre écolier âgé de 15 ans. Le mis en cause réclamait un reliquat de 50 FCfa à la victime qui peinait à le lui remettre.

La bagarre qui a tourné au drame a eu lieu, avant-hier, vers les coups de 22 heures. Elle a été en réalité le prolongement d'une altercation entre le mis en cause répondant aux initiales O.M., élève en classe de terminale et la victime (I.Mb.), un élève âgé de quinze ans. A l'origine de leur confrontation, le reliquat de 50 FCfa que réclamait le mis en cause sur la mise de trois cents (300 FCfa) que O.M. devait logiquement empocher après avoir remporté la partie de baby-foot dans laquelle les deux s'étaient engagés la veille.
En effet, alors qu'il s'attendait à ce que le perdant lui remette les trois cents francs qui lui reviennent de droit après avoir gagné la partie, le défunt I.Mb. ne lui remet que deux cent cinquante francs (250  FCfa). Dès lors, il lui revient de compléter cette somme à hauteur de 50  FCfa. Mais comme le défunt tardait à s'exécutait pendant que le mis en cause continuait à réclamer son argent, une bagarre est survenue. L'entourage les sépare et tous les deux rentrent à la maison. Lorsqu'ils se sont retrouvés dans le baby-foot, O.M. a de nouveau réclamé son dû avant d’en venir aux mains.
O.M., plus âgé mais moins costaud, a été malmené par I.Mb. Se sentant humilié, O.M. est allé chercher un couteau pour venir poignarder I.Mb., gravement touché. Il a rendu l'âme au cours de son évacuation. Alertée, la police de Diamaguène Sicap Mbao réussit à localiser la maison du mis en cause avant de l’arrêter et de le placer en garde à vue. Il sera déféré au parquet lundi.
               

Abdou DIOP


Le ministre du Travail, du Dialogue social, des Organisations professionnelles et des Relations avec les institutions, Mansour Sy, a salué, hier, les nombreux efforts consentis par les différents services de son département pour placer le Sénégal sur la voie de l’émergence. Pour le nouveau cycle de programmation pour l’exercice 2016, il a assuré que la performance sera de rigueur dans son ministère pour l’atteinte des objectifs fixés.
Dans le cadre de la reddition des comptes, le ministère du Travail, du Dialogue social, des Organisations professionnelles et des Relations avec les institutions a procédé, hier, au cours d’un atelier, à une revue annuelle de son Plan de travail annuel (Pta) 2015 afin d’engager un nouveau cycle de programmation pour 2016. Cette rencontre de deux jours a réuni les cadres et responsables des directions et services dudit ministère. Selon Mansour Sy, les actions de son département s’orientent de façon générale vers la recherche de la paix sociale qui demeure le levain du développement économique et social.
Sous ce rapport, a-t-il indiqué, des efforts ont été consentis par nos différents services pour placer le Sénégal sur la voie de l’émergence. De l’avis du ministre, les tendances dégagées dans les Pta de 2016 constituent une réponse forte par rapport aux enjeux qui attendent son département. Dans le cadre de l’exercice 2016, il a cité, entre autres chantiers, la tenue de la deuxième conférence sociale sur la retraite au Sénégal, l’organisation des élections de représentativité des centrales syndicales, la mise en œuvre des décisions issues du Pacte national de stabilité sociale et d’émergence économique, la suite de l’enquête nationale sur les Ipm.
La mise en œuvre de la convention entre l’Agence de couverture maladie universelle, le démarrage effectif du projet financé par l’Afd pour la mise en œuvre du système d’information de l’assurance maladie obligatoire, le respect de l’agenda législatif figurent aussi parmi les grands chantiers. Dans le souci d’améliorer l’efficacité de l’action de son ministère, Mansour Sy a aussi annoncé une innovation, notamment la signature de Contrat de performance avec la Direction générale du travail et de la sécurité sociale, la Direction de l’administration générale et de l’équipement et la Direction des relations avec les institutions.

Rapport annuel des statistiques du travail
Au chapitre des réalisations pour l’année 2015, Mansour Sy s’est félicité de la présence des Inspections du travail dans les entreprises pour prévenir les conflits sociaux, de la promotion de l’emploi, particulièrement celui des jeunes. « La protection sociale, la sécurité et la santé au travail ont occupé une place  très importante dans notre action. Notre département est en train de jouer une partition fort appréciée dans la mise en œuvre de l’assurance maladie obligatoire », a relevé le ministre. Mansour Sy a salué l’engagement de son département  à apporter sa contribution à l’existence d’un système d’information fiable sur le marché du travail matérialisé par la disponibilité du rapport annuel des statistiques du travail.
Par ailleurs, a fait savoir Mansour Sy, le ministère est tourné vers l’international pour avoir abrité la 39e session du Centre africain d’administration du travail (Cradat) et participé à la Conférence régionale du Bit qui s’est tenue à Addis Abéba. Dans cette dynamique, il a annoncé l’organisation, au courant de l’année 2016, d’une revue conjointe entre le Sénégal et le Bit en vue d’évaluer ce compagnonnage. Toutefois, a-t-il souligné, les difficultés n’ont pas manqué : insuffisance des crédits alloués aux différents services, nécessité de rendre l’administration du travail plus attrayante, problèmes de mobilité de certains agents.
Il a assuré que des efforts supplémentaires seront faits en vue de créer des conditions optimales de réussite de l’atteinte des objectifs que les citoyens sénégalais attendent de son département. « Avec la loi des finances 2016, une inscription budgétaire de 145 millions de FCfa est prévue pour l’acquisition de véhicules. Les inspections régionales seront appuyées dans la gestion de leurs ressources pour mieux s’adapter aux réalités auxquelles elles sont confrontées », a-t-il assuré.

Samba Oumar FALL


La Chambre criminelle du Tribunal de Grande instance de Louga a renvoyé, hier, le procès d’Amadou Sada Kâ accusé de meurtre à cause d’une instruction incomplète.
L’enquête ne va pas reprendre. Mais la Chambre criminelle veut en savoir plus sur la personnalité d’Amadou Sada Kâ, avant de prendre toute décision. Sada Kâ est un accusé bizarre. Il est apparu devant la barre fatigué et a peu parlé. A toutes les questions du président Madické Diop, il n’a qu’une réponse : « Je ne sais pas. Et si je l’ai fait, c’est sous l’emprise d’un démon qui ne me quitte pas».
Et quand il décide enfin de parler un peu plus, c’est pour dire ceci : « Condamnez-moi si vous voulez ou alors laissez-moi tranquille». Une stratégie de défense ? « Non », répond son avocat, Me Sidy Seck. Il y a quelques mois, son client a utilisé une lame pour se couper le pénis. Suffisant pour la défense de prouver que l’accusé souffre d’une pathologie. « Quelqu’un qui est normal et sain d’esprit ne se coupe pas le pénis », a insisté Me Amadou Sada Kâ. Son argument ne laisse pas l’avocat général indifférent. « Avant de donner un verdict sur cette affaire, il est important de savoir l’état mental de l’accusé au moment des faits », a dit le procureur. Il a été suivi. Et la Chambre criminelle du Tribunal de grande instance de Louga a finalement tranché : le procès d’Amadou Sada Kâ accusé de meurtre sur Rougui Bâ est renvoyé à la prochaine session. Elle a précisément ordonné l’admission de l’accusé à l’hôpital des malades mentaux de Thiaroye. Elle tient « absolument » à savoir si oui ou non Amadou Sada Kâ est un malade mental. C’est ainsi que dans l’ordonnance de renvoi, il est clairement dit que Amadou Sada Kâ souffre d’une épilepsie généralisée.
« L’expertise médicale effectuée par Dr Masseck Wade, psychiatre à l’hôpital régional de Louga, a révélé que Amadou Sada Kâ souffrait d’une épilepsie généralisée. Un électroencéphalogramme serait nécessaire pour qu’il puisse déposer son rapport. Mais, jusqu’à la clôture de l’information, cet examen n’a pu être effectuée faute de moyens », lit-on dans l’ordonnance.  Et pour le procureur, cet examen doit être « absolument fait » pour régler « avec toute l’objectivité requise » cette affaire.
Amadou Sada Kâ, 38 ans, est en prison depuis le 24 octobre 2009. Il est accusé d’avoir tué en brousse Rougui Bâ. L’accusé aurait poursuivi sa victime sur une distance de 500 mètres avant de l’atteindre à l’oreille droite avec son coupe-coupe, ce qui entraîna la chute de celle-ci. Essoufflée et sans défense, Rougui Bâ était à la merci de son bourreau qui, avec une violence inouïe, sectionnait d’abord son sein droit, puis mutilait ses parties génitales avant de lui lacérer le visage, les mains et les cuisses jusqu’à ce que mort s’en suive.

Abdoulaye DIALLO

... et à Fatick - Vol en réunion commis la nuit : Mamadou Sarr écope de 5 ans de travaux forcés
Mécanicien de son état à Diourbel, Mamadou Sarr, 23 ans, a été condamné à une peine de cinq ans de travaux forcés pour le délit de vol en réunion commis la nuit. Le deuxième accusé, Papa Mamadou Wagne, mineur lors des faits, sera jugé par le tribunal pour enfants.
Les faits : le 18 août 2014, vers 3h du matin, les gendarmes de Gossas en patrouille font signe à deux conducteurs de moto de s’arrêter. Mais, ces derniers n’obtempèrent pas. Ils accélèrent et poursuivent leur chemin. Les hommes en bleu les prennent en chasse jusqu’au village de Boustane Lô où ils sont arrêtés. Dans le sac de Mamadou Sarr, les gendarmes découvrent des pièces détachées et autres accessoires de moto.
A la barre de la Chambre criminelle de Fatick, l’accusé Mamadou Sarr a passé tout son temps à nier les faits qui lui sont reprochés. Il soutient avoir quitté Diourbel, à bord de la moto de son frère, pour déposer un client à Kaolack. C’est sur le chemin du retour qu’il a été arrêté par les gendarmes. Interrogé sur ses relations avec l’autre accusé Papa Mamadou Wagne, Mamadou Sarr dit qu’il ne le connaît pas et précise qu’ils se sont vus, pour la première fois, à la gendarmerie. Pressé de questions sur le contenu du sac qu’il avait par devers lui, il déclare qu’il n’en a jamais disposé. 
Interrogé à titre de témoin car au moment des faits il était mineur, Papa Mamadou Wagne répond aux magistrats que c’est à l’endroit où il attendait un véhicule pour retourner à Diourbel, après avoir rendu visite à  son guide spirituel, qu’il a été arrêté. Et sur ses liens avec Mamadou Sarr, il soutient qu’il ne l’a jamais connu. Le guide spirituel, à la barre à titre de témoin, a clairement dit aux magistrats qu’il connaît bien Papa Mamadou Wagne, souvent présent chez lui lors des « ziarras » qu’il organise. Selon lui, Wagne est venu le voir une semaine avant les faits.
Le conducteur de la moto volée, Thione Ndiaye, fait savoir que c’est en sortant d’une station d’essence à Kaolack vers 2h du matin qu’il a été arrêté par le jeune Papa Mamadou Wagne pour qu’il le dépose à un lieu appelé « bateau diola ». C’est en arpentant une ruelle sombre qu’il a été menacé par  Mamadou Sarr, Papa Mamadou Wagne et un troisième complice, brandissant des couteaux. Ils lui ont demandé de descendre de sa moto qu’ils ont ensuite enfourchée pour prendre la route de Gossas.
Dans son réquisitoire, le substitut du procureur a souligné la constance des faits reprochés à Mamadou Sarr. Selon lui, toutes les circonstances aggravantes sont réunies. Ainsi a-t-il requis une peine de travaux forcés à perpétuité à son encontre.  Assurant la défense de Mamadou Sarr, Me Assane Dioma Ndiaye a demandé à la cour d’écarter les délits de violence et d’usage de véhicule, avant de plaider la relaxe au bénéfice du doute. La cour a condamné l’accusé à cinq ans de travaux forcés et à une amende de 50.000 FCfa à payer au propriétaire de la moto avant de fixer la contrainte par corps au maximum.

Oumar  Ngatty  BA


Ipres 2Le président du conseil d’administration de l’Institut de prévoyance retraite du Sénégal (Ipres), Racine Sy, a  annoncé hier la revalorisation des pensions à hauteur de 10%. La mesure est entrée en vigueur depuis le 1er janvier.  Les plafonds de salaires soumis à cotisation sont relevés à hauteur de 15%. En ce qui concerne la mensualisation des pensions, la mesure est maintenue. Toutefois, c’est le revenu bimensuel qui est divisé par deux.

Le président du conseil d’administration de l’Ipres, Racine Sy, a rencontré hier les représentants des retraités des quatorze régions du Sénégal. Il est revenu sur les réformes majeures menées ces dernières années pour l’amélioration des montants de pensions, de la couverture médicale et de l’offre de service de qualité au profit des retraités et de leur famille. A ce niveau, il a signalé que l’action sanitaire ne fait pas partie des missions statuaires de l’institution qui a choisi de « manière volontaire et responsable d’intervenir dans la  santé des retraités et de leurs familles ».

A travers cette mesure, les organes de délibération de l’Ipres ont marqué leur volonté d’accompagner les travailleurs qui, à l’avènement de la retraite, perdent, eux-mêmes et leur famille, un pan essentiel de leur protection sociale, c'est-à-dire la prise en charge sanitaire. Il est vrai que ces décisions et orientations stratégiques mises en œuvre de façon efficace  par la direction générale n’ont pas permis de régler tous les problèmes des retraités, mais ont contribué, de manière significative, à l’amélioration de la qualité de leur prise en charge. « Il s’agit de réfléchir sur les voies et moyens d’aller au-delà de tout ce qui a été déjà réalisé. Cette séance d’échanges contribue au renforcement de la relation de confiance entre l’Ipres et les usagers », a dit Racine Sy. Selon lui, il ne ménagera aucun effort  pour améliorer les conditions de vie des retraités, mais aussi leur accès à des prestations de qualité. Il s’agit là de continuer à lutter contre la vulnérabilité et la précarité des conditions des retraités. Il a exhorté les participants à faire des propositions afin de « contribuer à l’enrichissement de la corbeille des réflexions à traduire en politique et actions pour que le système de retraite du Sénégal soit cité partout en exemple ».

Revoir le système de cotisation
Karim Cissé, directeur général du Travail et de la Sécurité sociale, qui a parlé au nom de son ministre de tutelle, a salué « les nombreux efforts fournis par le gouvernement du Sénégal pour juguler les difficultés économiques de l’heure ». Il a informé que d’importantes réformes et études seront ultérieurement conduites, afin d’asseoir les acquis et surtout de veiller à l’amélioration des conditions sociales des retraités. Quant au président de l’association des retraités du Sénégal, Alioune Diouf,  il a exigé de meilleures conditions car la mensualisation est venue confirmer la carence des pensions au Sénégal.

Mody Guiro, premier vice-président du conseil d’administration de l’Ipres, est d’avis que la rencontre se justifie car elle constitue une occasion pour échanger et surtout évacuer certaines questions encore en suspens. Des réformes systémiques seront menées avec l’ensemble des compartiments engagés. Selon Mody Guiro, c’est le moment de reconnaître la faiblesse des revenus des retraités et de voir des voies et moyens de les améliorer. A cet égard, il a préconisé l’exonération fiscale et l’élimination des Tva des retraités.

« Les travailleurs ont peur d’aller à la retraite parce qu’elle constitue une étape de paupérisation », a regretté Racine Sy. En réalité,  a-t-il ajouté, les retraités ne touchent que ce qu’ils ont cotisé, malheureusement la cotisation cumulée s’avère insuffisante. L’Ipres n’est pas, selon lui, en mesure de supporter les taxes. Dans le cadre d’une vision concertée, il a proposé l’augmentation des pensions à travers l’amélioration  du système en cours au Sénégal.

Oumar BA


Cybercriminalite 2La sécurité sur internet est une préoccupation des usagers du fait des attaques perpétrées régulièrement sur les sites. Hier, l’association Security Day a réuni à Dakar les professionnels de la communication afin de les sensibiliser sur la question.

Après avoir abrité, en 2015, la conférence sur la sécurité en Afrique, Dakar réunira, en mars prochain, de hautes autorités africaines et plusieurs délégations internationales autour du thème « sécurité et confiance numérique ». Si l’on en croit les organisateurs, mille personnes sont attendues à cette rencontre placée sous le haut patronage du président Macky Sall. Selon Sidy Mactar Aïdara, initiateur de l’événement, l’organisation est conjointement menée avec les Eléments français du Sénégal (Efs) et le Cabinet international de conseils en stratégie et management des risques (Ceis).

« Il y aura la participation de beaucoup de pays dont les Etats-Unis à cette manifestation. Car nul n’ignore ce qui se passe dans le monde avec les cybers attaques », a-t-il dit avant d’ajouter que « la présence de chefs d’Etat et de gouvernement, de ministres, de directeurs généraux d’agences étatiques compétentes et d’officiers supérieurs témoigne de l’importance des enjeux de cyber sécurité et de lutte contre la cybercriminalité dans les stratégies africaines de développement numérique ». Avec le salon, l’on fera découvrir les services et solutions de confiance numérique.

« Faut-il développer des partenariats stratégiques et accélérer la coopération internationale ? », a préconisé Sidy Mactar Aïdara qui souhaite que « les échanges se fondent sur les problématiques stratégiques et opérationnelles de sécurité et de confiance numérique ». Donc, les participants doivent-ils chercher à appréhender les enjeux face aux nouveaux risques liés à la transformation numérique ? Pour le lieutenant de vaisseau, Julien Dechanet, le Sénégal veut se doter d’infrastructures numériques modernes.  L’officier cyber des Efs pour la zone Afrique de l’Ouest, responsable du management de l’information, a soutenu que « le secteur des télécommunications augmente de l’ordre de 30% en Afrique sur un marché de plus d’un milliard de personnes ». Ainsi, justifie-t-il, l’Afrique représente le nouvel Eldorado du monde numérique. A l’en croire, si la cybercriminalité augmente sur le continent, les cybercriminels élargissent leur champ d’action. « La cybercriminalité est organisée et bien enracinée en Afrique, théâtre des cybercriminels, cyber activistes et des hackers », a-t-il souligné.

Le lieutenant de vaisseau Julien Dechanet a dénombré 110 attaques réussies par jour au Sénégal en 2015, soit 40% de plus par rapport à 2014, pour une valeur de 500 millions de dollars américains. Toutefois, selon l’officier français, pour faire face à ce défi sécuritaire, les Etats d’Afrique sont en train de réagir en sécurisant leurs infrastructures réseau et leurs données, mais aussi en formant leurs personnels. Voilà, entre autres, une vocation des « Security Days ».

Cheikh Malick COLY


Anta Sarr DelegDans le cadre de la célébration de la « ziarra » annuelle de la famille omarienne, le délégué général à la Protection sociale et à la Solidarité nationale, Mme Anta Sarr, a apporté, hier, un appui du gouvernement.

Accompagnée d’une forte délégation, Mme Anta Sarr a remis un du riz au serviteur de la famille omarienne, Thierno Madani Tall, au nom du chef de l’Etat. Ce geste, devenu une coutume, est une façon pour l’Etat d’accompagner le bon déroulement des différentes manifestations des confréries religieuses dans notre pays. Mme Anta  Sarr, qui a transmis les salutations du président de la République à Thierno Madani Tall, a sollicité des prières auprès du chef religieux, pour un Sénégal paisible et prospère, conformément à la volonté du chef de l’Etat, Macky Sall.

De son côté, Thierno Madani Tall, khalife de Thierno Mountaga Tall, a réitéré ses remerciements au président de la République. Selon lui, la mission de la Délégation à la protection et à la solidarité nationale est conforme à la religion musulmane, qui accorde un intérêt particulier à l’entraide et à la solidarité. Il a ainsi invité les Sénégalais à développer des liens de solidarité. Revenant sur l’importance du partage de richesse, Thierno Madani Tall a indiqué que c’est au niveau de la redistribution des avoirs que l’on mesure le développement. « Nous sommes dans un processus de développement, chacun doit travailler pour l’atteinte de l’émergence voulue par les autorités », a-t-il expliqué.

Rappelons que l’édition 2016 de la « Ziarra » de la famille omarienne s’ouvre aujourd’hui à Dakar par un symposium qui sera présidé par le Premier ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne. Le thème de cette année porte sur l’importance du savoir dans l’Islam.

Ibrahima BA


ScoutL’archevêque de Dakar, Mgr Benjamin Ndiaye, a inauguré samedi dernier dans l’enceinte de la cathédrale du Souvenir africain un bâtiment baptisé « Maison scoute cardinal Hyacinthe Thiandoum ».

La cérémonie d’inauguration a eu lieu en présence du vicaire général de l’archidiocèse de Dakar, abbé Gérard Diène par ailleurs curé de la cathédrale et de plusieurs personnalités de l’église diocésaine. Selon un communiqué, signé par abbé Roger Gomis, ce bâtiment est construit dans l’enceinte de la cathédrale de Dakar sur 112 m² pour une surface bâtie de 216 m² sur deux niveaux.

L’édifice comprend, entre autres, un local scout de 52 m² avec bureau et stockage ; une zone bureaux avec ses dépendances et stockage de 58 m², à l’étage une salle de réunion polyvalente comprenant deux mezzanines, une de 62 m² et une autre de 44 m².  Ce projet, d’après Roger Gomis, a été porté par les scouts aînés de la cathédrale. Il a été aussi conjointement financé par la paroisse de la cathédrale pour un coût de près de 40 millions FCfa.

La cérémonie d’inauguration a été l’illustration de la vitalité du mouvement scout en ce sens qu’elle consacre une passation de témoin entre générations. Selon l’auteur du communiqué, les scouts aînés de la cathédrale lèguent aux petits frères une nouvelle maison, un local transformé par leurs prédécesseurs mais tombé en ruine. Le nom de feu cardinal Hyacinthe Thiandoum a été donné à cet ouvrage pour magnifier la grandeur de cet homme d’église.

Né à Poponguine le 2 février 1921, il est décédé le 18 mai 2004. Nommé archevêque de Dakar le 24 février 1962, il est consacré le 20 mai, devenant ainsi le premier archevêque autochtone de l’archidiocèse de Dakar. Il a conservé cette charge pendant 38 ans. Il se retire, à 79 ans, le 2 juin 2000, laissant ainsi la place à Mgr Théodore-Adrien Sarr, remplacé il y a un an par Mgr Benjamin Ndiaye.

Eugène KALY


Augustin TineLe ministre des Forces armées, Augustin Tine, a procédé hier à l’inauguration de la nouvelle brigade de gendarmerie territoriale de Keur Massar. Une matérialisation de la volonté des autorités du pays d’intensifier le combat contre le banditisme et la délinquance.

La création d’une brigade de gendarmerie à Keur Massar est une réponse à une doléance des populations qui ont toujours réclamé la présence d’une troupe pour intensifier la lutte contre l’insécurité dans cette zone. Augustin Tine, lui-même, a reconnu ce fait, en laissant entendre, devant le maire Moustapha Mbengue, que « ce joyau était une demande sociale ». La commune de Keur Massar, sur une superficie de plus de 25 kilomètres carrés avec 500.000 habitants, a la taille d’un département.

La localité, avec un budget qui est passé de 200 à 600 millions de FCfa, a fait d’énormes progrès en matière de recouvrement dans le département de Pikine. Pour tout cela, la commune de Keur Massar mérite d’être sécurisée. «La nouvelle brigade est très moderne et le commandant, son adjoint ainsi que les gendarmes célibataires y disposent d’appartements », a fait savoir  le ministre des Forces armées qui s’est réjoui de « l’ère de l’inauguration des édifices préposés à la sécurité des personnes et de leurs biens ».  Après avoir révélé que « deux autres brigades de gendarmerie vont être ouvertes, vendredi, à Ranérou et à Agnam », Augustin Tine a indiqué que « le président de la République, Macky Sall, a inscrit son mandat dans le souci d’assurer la sécurité des Sénégalais et de leurs biens ». Le ministre des Forces armées n’a pas manqué de « louer le travail du Haut-commandant de la gendarmerie et directeur de la justice militaire, le Général de division Mamadou Gueye Faye, déterminé à poursuivre la construction des brigades de gendarmerie et à veiller sur l’équipement ainsi que le renforcement du personnel ».

Dans son intervention, le Haut-commandant de la gendarmerie nationale s’est engagé à renforcer l’effectif du personnel de la brigade, mais aussi à maintenir l’ancienne brigade à condition que la direction de la Sedima accepte de  finir le mur de clôture  de la nouvelle bâtisse et permette aux jeunes d’y accéder pour mener leurs activités sportives. Pour le Général Mamadou Gueye Faye, la gendarmerie, qui ne peut rien faire sans la population, a sollicité un accompagnement dans l’accomplissement de sa mission de sécurité.

Abdou DIOP


IncendieLe Lycée de Dabo a été partiellement ravagé par un incendie criminel. Deux des auteurs présumés du sinistre ont été appréhendés.

Près de 48 heures après le violent incendie qui a ravagé une partie du Lycée de Dabo, une commune située à 52 km à l’Est de Kolda, les élèves et le corps enseignant sont encore le sous le choc. Il n’y a pas eu de perte en vie humaine, mais les dégâts matériels sont très importants : huit salles de classes en abris provisoires et 145 tables-bancs ont été complètement réduites en cendres. Deux individus ont été arrêtés, dont un soudeur métallique, pour leur implication présumée dans l’incendie. Deux autres personnes, soupçonnées de complicité avec les deux présumés pyromanes, sont en fuite et activement recherchés. On ne connaît pas les véritables motivations de ces individus qui auraient mis le feu à cet établissement.

Cette situation risque de perturber les enseignements/apprentissages dans ce Lycée qui compte 12 salles de classe dont 8 en abris provisoires. « C’est vers 00 heure 30 que l’agent de la Senelec qui est à Dabo, M. Touré, m’a appelé sur mon portable pour me dire qu’il y a un véhicule qui est passé par là-bas et le chauffeur lui a dit que le Lycée est en flamme. Quand je suis arrivé sur les lieux, les flammes étaient très importantes. La porte est très étroite et les gens qui s’étaient aventurés à l’intérieur sont vite ressortis. On n’a pas pu faire quelque chose, tout le matériel est calciné », déclare Ibrahima Coulibaly, proviseur du Lycée.

Le chef d’établissement précise que le gardien a surpris un individu sur les lieux. Ils se sont bagarrés et le premier a réussi à maîtriser l’hôte indésirable. Les populations riveraines sont ensuite intervenues pour le conduire manu militari à la brigade de gendarmerie de la localité. Un de ses supposés complices a par ailleurs été appréhendé et remis aux hommes en bleu.

Mamadou Aliou DIALLO


Mame M Niang MinLa Direction de la jeunesse et des activités socio-éducatives (Djase) a organisé, hier, un atelier de renforcement de capacités des acteurs du mouvement associatif. Cette rencontre de deux jours entre dans le cadre de la mise en œuvre de plusieurs activités du projet « U-Report/Sénégal », avec l’appui de l’Innovation Lead et du programme Communication pour le développement (C4D) d’Unicef/Sénégal.

Pour palier le déficit d’information sur les besoins et aspirations des jeunes, la Direction de la jeunesse et des activités socio-éducatives, avec le soutien de Unicef/Sénégal, a mis en place, en mars-novembre 2015, la plateforme « U-Report/Sénégal ». Cet outil vise à renforcer le dialogue entre le niveau central et local, mais également entre les jeunes et les décideurs dans le but de les aider à faire valoir leurs droits à l'éducation, à la santé, aux services sociaux et aux opportunités.

Cette plateforme interactive va permettre au gouvernement de collecter des informations, d’identifier les besoins et de développer des stratégies efficaces pour répondre de manière idoine aux enjeux locaux et conjoncturels. Selon les organisateurs de l’atelier, le déploiement et l’animation de la plateforme U-Report/Sénégal est aujourd’hui une exigence qui ne doit pas être négligée pour accroître la participation des jeunes et la prise en compte de leurs préoccupations dans les politiques nationales et locales.

Durant la phase de conception de « U-Report /Sénégal » en 2015, des représentants des différentes directions du ministère de la Jeunesse, de l’Emploi et de la Construction citoyenne et de l’ensemble des mouvements de jeunes associés au projet ont été mobilisés, permettant ainsi une implication de tous les acteurs ciblés. Ils ont ainsi participé à l’élaboration d’une stratégie axée sur le concept « U-Report/Sénégal ».

L’idée est de travailler à l’identification des acteurs de mise en œuvre de la plateforme, à la définition des mécanismes de coordination au niveau national et régional, à l’étude de faisabilité pour le déploiement technique de la plateforme et à la production de supports de communication. Un numéro court (21200) a été attribué par l’Artp au projet pour permettre l’animation et la promotion de la plateforme.

Mbaye S. DIAKHATE


Oumar Sarr Pds DaganaLe coordonnateur du Parti démocratique Sénégalais (Pds), Oumar Sarr, était hier dans le bureau du Doyen des juges, Samba Sall, dans le cadre d’une audition pour « faux, usage de faux et diffusion de fausses nouvelles ». Ceci intervient suite à la publication d’un communiqué du Comité directeur du Pds dont il est le signataire. Un document dans lequel il s’exprimait sur les informations publiées par le journal français « Le Monde » faisant état du financement de la campagne électorale du candidat Macky Sall à la présidentielle de 2012 avec des fonds russes.

L’audition s’est déroulée à huis clos. Outre le juge et son greffier, seuls Oumar Sarr et ses avocats étaient présents. Le face-à-face entre le coordonnateur du Parti démocratique sénégalais et le Doyen des juges Samba Sall s’est terminé vers 15h 40. Oumar Sarr a été ainsi auditionné pendant près de trois heures. Il aurait reconnu être le signataire dudit communiqué, comme il l’avait ultérieurement affirmé lors de son audition sur procès-verbal à la Brigade des affaires générales (Bag) de la Division des investigations criminelles (Dic).

Au terme de l’audition dans le fond, apprend-on, ses avocats ont déposé une requête demandant sa libération d’office, en se basant sur les dispositions de la Constitution et du règlement intérieur de l’Assemblée nationale. Ces dispositions disent qu’un député en session ne doit pas être arrêté ou poursuivi en justice, sans la levée de son immunité parlementaire. Le juge d’instruction statuera dans les jours à venir sur la requête.

O. BA



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