banner home page1

Pour vos insertions, contactez la Régie publicitaire de la SSPP Le Soleil

Société & Faits divers (2558)

Les populations de Rufisque sont invitées par Chérif Atkhana Aïdara à commémorer avec lui la nuit de naissance du prophète. Une manière de célébrer le Gamou dans la communion.

Comme il l’a célébré durant de longues années, chez lui, aux Hlm Rufisque, Chérif Atkhana Aïdara a donné rendez-vous aux fidèles musulmans pour vivre dans la communion et la ferveur la nuit de naissance du Prophète Mouhamed (Psl). Le président de la Fondation Cheikhna Cheikh Saad Bouh appelle particulièrement les tarikhas khadres des départements de Dakar, Pikine, Guédiawaye et Rufisque à commémorer avec lui cette nuit sainte. Car, a-t-il rappelé au cours d’un entretien qu’il a accordé aux médias de service public, c’est Allah Lui-même qui, Le Premier, a eu à célébrer, la nuit de naissance du Prophète.

Une raison pour l’ensemble de la Ummah de perpétuer ce geste. « De nombreux jours de l’année sont consacrés par les gens à célébrer l’anniversaire de leur fils, de leur mari ou épouse, et même parfois il y a des journées consacrées à l’environnement, à l’armée, etc. Donc, personne ne doit être en reste de cette célébration de la nuit du Prophète (Psl) », a expliqué le guide religieux. Cheikh Pathé Ndiaye, un des membres du comité d’organisation du Gamou des Hlm, s’est félicité de la tenue du Comité départemental de développement spécial par le préfet de Rufisque, Baye Oumy Guèye. Une réunion qui a permet à l’ensemble des services de l’Etat de s’investir massivement dans l’organisation de cette manifestation religieuse.

Cheikha Aminata Guèye, quant à elle, a invité les populations de Rufisque et celles des Hlm en particulier à se préparer à accueillir les différentes délégations qui doivent venir des quatre coins du pays. « Quiconque honore cette nuit du Prophète sera rétribué par Dieu en retour », a-t-elle dit, rappelant que ce Gamou des Hlm est une tradition bien ancrée à Rufisque. D’ores et déjà, Chérif Atkhana Aïdara remercie le chef de l’Etat et l’ensemble du gouvernement pour leur appui. Il a décerné une mention spéciale aux membres du comité de pilotage de la deuxième conférence internationale de la tarikha khadriyya, organisée cette année.

Maguette NDONG

 

Selon Aïssatou Sophie Gladima, tout en exploitant, les industriels doivent trouver les moyens d’amoindrir les risques environnementaux. A en croire le ministre des Mines et de la Géologie, l’exploitation minière peut avoir un impact négatif sur les ressources en eau avec l’utilisation de certains produits toxiques. Aussi, dans des secteurs comme le ciment, la pollution fait souffrir les populations. « Il s’agit aujourd’hui de discuter et de trouver un terrain d’entente pour que tout en exploitant, on respecte les normes environnementales. Il existe une technologie qui permet de traiter ces fumées qui sortent de ces usines. C’est dans ce sens que le droit aujourd’hui doit légiférer », a souligné l’universitaire.
 
Ndiol Maka SECK

L’ancien ministre des Affaires étrangères du Sénégal récemment arrêté et inculpé aux Usa a obtenu hier, une liberté provisoire, après avoir versé une caution dont le montant à été fixé à un million de dollars, soit 550 millions de FCfa, lit-on hier dans le site Seneweb qui cite le journaliste Baba Aïdara qui a posté l’information sur sa page Facebook. Cependant, « à cause d'un problème de logistique, Gadio reste en prison jusqu'à demain (ndlr : aujourd’hui) avant L’ancien ministre des Affaires étrangères de 2000 à 2009, a été arrêté à New York le 17 novembre dernier. La justice américaine, à travers le ministre adjoint de la Justice, Kenneth Blanco, dans un communiqué publié lundi dernier, le soupçonne d'avoir obtenu des concessions pétrolières au profit de l'entreprise dirigée par son co-accusé, un homme d'affaires chinois, Chi Ping Patrick Ho, en échange de pots-de vins versés à de hauts responsables tchadien et ougandais.

M. Blanco avait ajouté que la justice américaine était déterminée à poursuivre ceux qui compromettent la compétitivité des entreprises, soulignant que « les pots-de-vin et les actes de corruption portent tort à l’économie américaine et minent la confiance dans un marché libre ».

 

Symboliquement, le ministre de la Gouvernance territoriale, du Développement et de l’Aménagement du territoire a lancé les opérations de nettoiement de la ville de Tivaouane. Il a remis au comité d’organisation un important lot de matériels.

A quelques jours de la célébration de l’édition 2017 du Gamou, Tivaouane grouille de monde. L’effervescence commence à gagner la ville. Dans les allées menant à la grande mosquée et au domicile du Khalife général, les bouchons se forment. Sous un soleil de plomb, des ouvriers s’activent pour installer une tente. Samedi, le ministre de la Gouvernance territoriale, du Développement et de l’Aménagement du territoire, Yaya Abdoul Kane, s’est rendu à Tivaouane où il a lancé, symboliquement, les opérations de nettoiement de la ville.  « Nous sommes venus apporter notre appui à la commune de Tivaouane et au comité d’organisation chargé du nettoiement en mettant à leur disposition un lot de matériel composé de brouettes, balais, gants, masques, etc., et du matériel lourd composé de bulldozers, de camions, de bennes tasseuses », a-t-il déclaré.

Cet appui est destiné à faciliter les opérations de nettoiement et l’évacuation des déchets.
Le ministre et sa délégation se sont rendus sur le site du centre intégré de gestion des déchets solides pour s’enquérir de l’état d’avancement des travaux de construction de l’infrastructure dans le cadre du Projet de gestion durable des déchets solides urbains. D’un montant de 17 milliards de FCfa financé par la Banque islamique de développement, ce projet est dans sa phase pilote. Il concerne quatre villes : Tivaouane, Dakar, Touba et Kaolack. « Nous sommes très satisfaits de l’état d’avancement des travaux du centre intégré de valorisation des déchets (Civd) », a déclaré Yaya Abdou Kane. Il s’est s’est félicité de la mobilisation des populations de Tivaouane, notamment les groupements de femmes et les jeunes qui, selon le ministre, « se sont approprié le projet ». « L’Etat réalise les infrastructures mais pour la pérennisation du projet, il faudra que la collectivité territoriale et les populations se l’approprie pour avoir un système de gestion intégré, pour qu’on puisse valoriser les déchets et créer des emplois vert », a dit le ministre. Auparavant, le ministre et sa délégation, accueillis à l’entrée de la ville par la présidente du Conseil départemental Seynabou Gaye Touré, ont visité le Pôle Internet et servies associés (Pisa) en construction. D’un montant global de 150 millions de FCfa, il est co-financé par le Conseil départemental de Tivaouane et le Programme national de développement local (Pndl). Le ministre a apprécié le niveau d’exécution des travaux.

Mamadou GUEYE

 

En procédant, avant-hier, au lancement de la première édition de la foire internationale du Mawlid, le ministre du Commerce, Alioune Sarr, a manifesté toute sa satisfaction tout en félicitant les organisateurs (la mairie et ses partenaires du Comité d’organisation au service du Khalife).

Une innovation de taille qui entre en droite ligne des ambitions de son département de promouvoir les produits locaux, a indiqué Alioune Sarr. Il avait, à ses côtés, l’ambassadeur du Maroc et le maire de Tivaouane, Mamadou Sy Mbengue, dont l’institution municipale est à l’initiative de cette Foire internationale du Mawlid (Fima) à travers laquelle « nous voulons concrétiser un souhait du vénéré Seydi El hadji Malick Sy qui avait prédit, en son temps, qu’à l’avenir, une grande foire viendra accompagner le Gamou pour le rayonnement de la ville de Tivaouane qui constitue un véritable pôle d’attraction internationale lors de la célébration du Maouloud commémorant la nuit du prophète Mohamad (Psl) », a-t-il dit.

Ainsi, l’édition 2017 du Gamou qui consacre la première édition de cette foire internationale du Mawlid, enregistre la participation d’une forte délégation du Royaume chérifien conduite par le maire de Fès avec les différents corps de métiers qui occupent une dizaine de stands au niveau des deux sites réservés pour la circonstance. Hind Tahairi, présidente d’une coopérative féminine au Maroc et Idrissai Moustaid qui gère un atelier de broderie et couture figurent parmi les exposants marocains. Dans les différents stands, on remarque des produits marocains comme les Djellaba, les Guendouras, Tarajia, tarbouches, Tagua, Poufs, maroquinerie, des babouches et produits du terroir comme la poterie, entre autres, à côté des exposants sénégalais.

L’ambassadeur du Maroc est revenu sur la dimension de cette foire qui, selon lui, « offre une belle occasion à Tivaouane, ville spirituelle de la grande famille tidjane, la famille Sy et Fès, ville impériale spirituelle où repose Cheikh Abou Al Abbas Sidi Ahmed Tijane, de célébrer la rencontre entre deux communautés issues de deux villes où le spirituel a joué un rôle primordial dans leur naissance, leur croissance et leur développement ». L’ambassadeur du Maroc se dit d’ailleurs convaincu qu’une telle rencontre ne manquera pas d’ouvrir des perspectives prometteuses en vue d’une dynamique susceptible de provoquer la genèse d’une coopération décentralisée, de favoriser le développement d’un réseau d’échanges économiques et commercial ainsi que d’un tourisme spirituel, tous bénéfiques à l’épanouissement des deux communes.  Pour le maire de Tivaouane Mamadou Diagne Sy Mamadou, « cette foire constitue une opportunité d’accroître l’assiette financière de la commune. Et il faut aussi souligner la particularité de cette foire organisée en partenariat avec la Centre international du commerce extérieur (Cices) de Dakar et le cabinet Omega finances dans une perspective proche de professionnalisation et de pérennisation ». La foire qui se tient sur deux sites réservés pour la circonstance, à l’école Serigne Mouhamadou Mansour Sy (Ex-école 1) et à l’esplanade de la grande mosquée Seydi El Hadji Malick Sy (Rta), connaît déjà une forte affluence de visiteurs et l’ambiance est déjà à son paroxysme. Elle se poursuivra jusqu’au 4 décembre 2017.

Mohamadou SAGNE

 

Parmi les nouveaux droits reconnus aux citoyens sénégalais par la Constitution figure le droit à un environnement sain. Pour mieux le garantir, la Cour suprême a convié hier, dans le cadre de ses Journées d’études, une réflexion sur le thème « le juge, le droit à un environnement sain et l’exploitation des ressources naturelles. »

« Au Sénégal, l’environnement, en plus d’être un patrimoine national à l’instar des autres ressources naturelles, est exceptionnellement une partie intégrante du patrimoine mondial qu’il est du devoir des pouvoirs publics avec le juge au premier plan de protéger ». Le ministre de la Justice, garde Sceaux, Ismaëla Madior Fall, s’est exprimé ainsi, hier, lors de l’ouverture des Journées d’études de la Cour suprême sur le thème : « Le juge, le droit à un environnement sain et l’exploitation des ressources naturelles ». Elles regroupent des juristes, praticiens du droit, acteurs de l’administration centrale et universitaires. « Elles offrent un cadre stimulant propice pour cerner, par des regards croisés et par delà la grande diversité du contentieux, la contribution du juge et surtout du juge de droit au développement et à la promotion de la justice. Elles permettent d’impulser à votre auguste juridiction une nouvelle dynamique de vulgarisation et de partenariat en phase avec l’orientation de « renouveau de la Cour suprême », a dit le garde des Sceaux.

Selon Ismaëla Madior Fall, le thème de cette année cadre bien avec les préoccupations de politique publique de l’heure. Il interpelle le juge sur son devoir d’assurer la protection légale de l’environnement et de faire reconnaître le droit du citoyen de jouir d’un environnement sain ainsi que de la rationalisation des richesses qu’il décèle. A en croire le ministre de la Justice, la protection de l’environnement et des richesses qui y sont associés relève en grande partie des attributions du juge. « Elle participe d’une bonne stratégie de gestion de l’accélération de la transition écologique et de mieux prévenir les changements climatiques, les calamités naturelles, les conflits armés surtout dans les pays en voie d’émergence comme le nôtre », a-t-il laissé entendre.

L’audience solennelle de rentrée de l’année 2017, tenue en janvier, était consacrée à une réflexion sur le thème relatif aux nouveaux droits issus de la loi constitutionnelle n° 2016-10 du 5 avril 2016 portant révision de la Constitution. Il s’agit du droit à un environnement sain, du droit sur les ressources naturelles et le patrimoine foncier. Pour le premier président de la Cour suprême, à l’étude approfondi de ce thème, il est apparu que les nouveaux droits pourraient être en situation de conflit dans la mesure où l’exploitation des ressources naturelles, pétrole, gaz, mines, etc., présente le risque de générer des incidences négatives sur le droit à un environnement sain. « D’un autre côté, a mentionné Mamadou Badio Camara, le droit à un environnement sain n’est pas négociable, pour des raisons évidentes de vie et de survie de l’Humanité et c’est sans doute la raison pour laquelle la Constitution, dans sa version d’avril 2016, a proclamé « la défense, la préservation et l’amélioration de l’environnement incombent aux pouvoirs publics ». Pour le juge de la Cour suprême, les magistrats ne devraient pas être en reste même si, dans le cas où se pose une question d’ordre technique, la loi autorise le recours à un expert. « Néanmoins, la formation adéquate des magistrats est indispensable, pour leur permettre de comprendre les enjeux, les rapports des experts et d’en tirer les conséquences juridiques les plus pertinentes », a-t-il soutenu.

 Une usine fermée pour non respect des normes

Le ministre de l’Environnement et du Développement durable a révélé hier, en marge de l’ouverture des Journées d’études de la Cour suprême, qu’une usine a été fermée pour non respect des normes environnementales. Mame Thierno Dieng a aussi précisé qu’aujourd’hui, tout ce qui touche à l’environnement revêt nécessairement une dimension universelle par les causes mais surtout par l’ampleur des conséquences sur nos qualités de vie. « Les changements climatiques compromettent nos modes de production, nos droits à disposer d’un environnement sain, etc. D’où la nécessité pour toutes nos institutions de la Républiques de s’adapter et de se mettre à niveau de ce concept et de ses conséquences. Il est heureux de constater que le président Macky Sall ait conscience de cette nécessité de légiférer », s’est félicité le Pr Dieng.
 
Ndiol Maka SECK

 

 

Les responsables du Petit train de banlieue (Ptb) ont été reçus, hier, en fin de matinée par le khalife général, Serigne Mbaye Sy Mansour. Ils l’ont informé des innovations apportées dans le secteur du transport ferroviaire.

Oumar Boune Khatab Sylla, le directeur général qui a conduit la délégation, a laissé entendre qu’un important dispositif sera mis en place pour assurer le transport et une bonne qualité du service aux pèlerins, et à moindre coût, vers Tivaouane. Les rotations seront régulières entre Dakar et Tivaouane, Thiès-Tivaouane et Guiguinéo-Tivaouane pour plus d’une dizaine de rotation à l’aller comme au retour. Il a souligné également que la direction du Ptb a décidé de rendre moins cher les tarifs : 2 250 FCfa en première classe climatisée et 1 500 FCfa en deuxième classe entre Dakar et Tivaouane et 300 FCfa en première classe climatisée et 250 FCfa en deuxième classe à partir de Thiès.

Toutefois, le Dg du Ptb a indiqué que depuis quelques semaines déjà, la desserte entre Dakar et Tivaouane a été ouverte et est assurée tous les lundis, mercredis et vendredis pour une phase test de trois mois. « Ce, en attendant la généralisation et l’ouverture d’autres dessertes vers Touba, Ngaye Mékhé », a indiqué M Sylla. Selon lui, « ces navettes ferroviaires devraient permettre aux voyageurs et surtout aux pèlerins, en cette période, de voyager en toute sécurité, loin des embouteillages et à des tarifs abordables ».

Le Dg du Ptb a fait part au khalife de tous ces projets en plus du Train express régional (Ter) dont la ligne est en cours de construction et va relier la capitale à l’aéroport international Blaise Diagne de Diass. Un projet cher au président Macky Sall qui veut redorer le blason du chemin de fer et le positionner comme maillon important dans la chaine du développement économique et social du Sénégal. Surtout, fait-t-il noter, « avec la découverte de gisements de pétrole et de gaz pour lesquels le transport ferroviaire occupera une place importante ».

Le khalife, Serigne Mbaye Sy Mansour, les a encouragés tout en leur souhaitant un plein succès dans l’aboutissement de tous ces projets afin que le Petit train de banlieue devienne le Grand train régional (Gtr). Il a également prié pour la délégation et a exhorté ses hôtes à redoubler d’effort dans les projets enclenchés dans le secteur ferroviaire, mais surtout dans le renouvellement de la voie ferrée qui relie Dakar à Bamako jusqu’à Niamey.

Mohamadou SAGNE

Tivaouane : Le ministère de la Santé et de l’Action sociale, Abdoulaye Diouf Sarr, était hier à Tivaouane pour rendre compte du dispositif mis en place pour une bonne prise en charge sanitaire durant la période du Maouloud et pour lequel 1 200 agents seront mobilisés. Il a saisi l’occasion pour réceptionner du matériel médical destiné à l’hopital Serigne Abdou Aziz Sy Dabakh d’une valeur de 350 millions de FCfa.

Le dispositif mis en place devrait ainsi permettre, selon lui, « de prendre en charge gratuitement la santé des pèlerins durant toute la période couvrant cet important événement religieux ». Dans cette dynamique, 1 200 agents de santé seront mis à contribution pour la prise en charge des fidèles au niveau de 14 points fixes de prestation qui ont été identifiés et où les pèlerins pourraient bénéficier de soins de façon gratuite.

55 postes médicaux avancés
Ces agents sont composés de médecins généralistes et spécialisés, d’infirmiers, des agents d’hygiène, de la croix rouge, des préventionnistes et ambulanciers issus du ministère de la Santé, et fournis par le comité d’organisation du Gamou, de la Croix rouge, de la brigade nationale des sapeurs pompiers et de l’armée nationale.

L’hôpital de Tivaouane dont le plateau sera relevé avec un bloc opératoire, des spécialistes, une radiologie, un laboratoire et un site d’isolement, le centre de santé de même que la salle de réception des hôtes gérée par l’équipe médicale du Coskas, entre autres, figurent parmi ces points de prestation. Par ailleurs, il est prévu dans ce dispositif 55 postes médicaux avancés (Pma) pour des prestations de service disposant des médecins, des infirmiers et des secouristes, ce qui permettra d’y recevoir des soins appropriés avec des équipes de garde. D’autres dispositifs de soutien sont aussi prévus à côté des structures de référence que sont l’hôpital régional de Thiès, Saint-Jean de Dieu, l’Eps de Mbour ainsi que la couverture des axes routiers : Diamniadio-Pout-Thiès, Mbour-Sindia-Thiès, Thiès-Khombole-Kaba, Thiès-Tivaouane-Mékhé-Kébémer, pour ne citer que ces axes.

Pour ce qui est de la logistique, les responsables de la santé ont prévu de mettre en branle 45 ambulances dont 16 médicalisées et 13 nouvelles ambulances offertes par le président de la République en plus des médicaments d’une valeur de 50 millions de FCfa dont 45 millions en générique et 5 millions de spécialités (chirurgie orthopédique et dentaire).

Dans un autre registre, le ministre Abdoulaye Diouf Sarr a réceptionné un important lot de matériel médical d’une valeur de 350 millions de FCfa, don de l’Ong Assistance Internationale représentée à la cérémonie par Mme Rose Faye. En présence également des marabouts Serigne Habib Sy Ibn Serigne Mansour et Serigne Mansour Ibn Serigne Mbaye Sy (khalife) ainsi que le facilitateur, Youssouf Diop. Le matériel est composé de lits, de tables pour bloc opératoire et d’accouchement, de chaises roulantes, de lits, entre autres, auquel viendront s’ajouter d’autres matériels dont une ambulance médicalisée en cours d’acheminement vers le Sénégal.

Mohamadou SAGNE

L’Archevêque de Dakar, Mgr Benjamin Ndiaye, a procédé, samedi, à la paroisse Saint-André de Mbour, à l’ordination de 5 prêtres diocésains et de 5 diacres appartenant à la Congrégation des oblats de Marie Immaculée, au cours d’une messe sacerdotale qui a réuni toute la communauté chrétienne.

L’Église a enregistré 10 nouveaux serviteurs. Il s’agit de cinq nouveaux prêtres et cinq diacres. Une célébration émouvante a accompagné cette cérémonie qui restera dans les annales de la paroisse Saint-André qui a abrité, pour la première fois, l’ordination d’autant de ministres du Christ. Cette cérémonie religieuse un peu exceptionnelle présidée par Benjamin Ndiaye s’est déroulée dans la pure foi catholique en présence de différentes personnalités, des familles et proches des ordinants et de la communauté chrétienne.
Cette ordination intervient après plusieurs années de formation pendant lesquelles ils ont mûri leur décision de consacrer leur vie à Dieu et au service des hommes.

Pour Mgr Benjamin Ndiaye, les ordinations se font habituellement à la Cathédrale, à Dakar. Mais le choix de venir à Mbour répond, selon lui, à une volonté de décentralisation pour permettre à différents segments de la communauté chrétienne de vivre cet évènement aussi important. « C’est un moyen d’encourager la communauté qui a été témoin de deux types d’ordination, celle des diacres et celle des prêtres », a dit l’Archevêque de Dakar, précisant que le sacerdoce a trois degrés. « Le degré le plus élevé reste l’évêque. On a ensuite le prêtre, puis le diacre. Pour devenir prêtre, on est d’abord diacre. C’est une fois qu’on est devenu prêtre qu’on est choisi par le Pape pour devenir évêque », a expliqué Mgr Benjamin Ndiaye.

Engagement des ordinants qui ont juré d’être au service de l’Église tout au long de leur vie, supplication litanique, vêture, onction des mains et remise du pain et du vin ont ponctué cette cérémonie rythmée par les chants, lectures bibliques et prières. Les diacres constitués de Jean Noel Guèye, Jean Pierre Faye, Pierre Sène, Louis Barthélémy Sambou et Hyacinthe Dieng appartiennent tous à la Congrégation des oblats de Marie Immaculée. « Bien qu’ils soient des Sénégalais, une fois qu’ils sont ordonnés, il sont disponibles pour aller en mission partout dans le monde selon les décisions de leur supérieur religieux », a fait savoir Mgr Benjamin Ndiaye. Pour ce qui est des prêtres diocésains, notamment Jean Benoit Aloyse Diouf, Charles Lopy, Marcel Mané, Jacques Mendy, Augustin Simon Ndour, l’Archevêque a indiqué qu’ils appartiennent tous au diocèse de Dakar et exerceront leur ministère à l’archidiocèse de Dakar. Après les différentes étapes d’ordination sacerdotale, Mgr Benjamin Ndiaye a invité les nouveaux prêtres et diacres à rester loyal à l’Église et à imiter le Christ, rédempteur et serviteur venu pour servir comme esclave. Le devoir d’exemplarité, de collaboration et de confraternité leur a été aussi rappelé.

S. O. FALL

 

La vente de migrants en Libye préoccupe l’Église catholique. L’Archevêque de Dakar, Mgr Benjamin Ndiaye, qui a plaidé pour l’éradication des filières d’immigration, a invité les jeunes à ne plus risquer leur vie en allant à l’aventure.

 « Nous n’avons pas le droit de laisser des filières d’immigration continuer alors que l’on connaît comment elles sont mises en œuvre. Il faut vraiment arrêter cela ». C’est le cri de cœur lancé par l’Archevêque de Dakar. Pour Mgr Benjamin Ndiaye, « c’est parce que l’immigration clandestine est favorisée qu’on arrive à des déviations comme la vente de migrants en Libye ». En dehors de cette vente qui est l’aspect le plus visible, a indiqué le chef de l’Église sénégalaise, la dignité humaine est mise à rude à épreuve. Pour Mgr Benjamin Ndiaye, on ne peut pas parler de dignité humaine quand des gens sont emprisonnés, bastonnés et qu’ils ne mangent pas à leur faim.

« C’est à nous de le crier haut et fort. C’est l’appel que je lance aux jeunes de mon pays, car c’est à eux de bâtir notre pays et le développer. Ce n’est pas quelqu’un d’autre qui va le faire à leur place », a-t-il indiqué. « Nous sommes un pays pauvre, mais il vaut mieux rester pauvre dans notre pays que d’aller subir les foudres de je ne sais qui en allant à l’aventure », a laissé entendre Mgr Benjamin Ndiaye, qui a déploré la situation de « certaines gens devenus des épaves en Europe et qui n’ont pas les moyens de revenir dans leurs propres pays, où qui auraient honte de revenir chez eux ». L’Archevêque de Dakar a invité les uns et les autres à travailler la main dans la main. « Il faut aussi que les autorités prennent leurs responsabilités, que les chefs religieux donnent des directives pour agir ensemble et que les jeunes se mobilisent et transforment notre pays », a prôné Mgr Benjamin Ndiaye.

S. O. FALL

 

Un lot composé de brouettes, de râteaux, de pelles et fourches, de paires de gants, entre autres qui viennent s’ajouter au matériel déjà déployé dans les opérations de nettoiement lancées depuis quelques semaines. Les populations ayant répondu à l’appel du khalife, Serigne Mbaye Sy Mansour, pour rendre propre et accueillante la ville, se sont organisées en groupe dans les différents quartiers.

L’Etat est venu appuyer ces actions par l’entremise du ministère de l’Environnement et du Développent durable. Une occasion saisie par le ministre, Mame Thierno Dieng, de souligner l’importance de cette contribution qui a la particularité, cette année, d’avoir été doublée voire même triplée par rapport aux années précédentes. D’ailleurs, le ministre Mame Thierno Dieng a indiqué que cette contribution est loin de refléter la volonté de son département à satisfaire de manière exhaustive les sollicitations des familles religieuses comme le recommande, à chaque occasion, le président Macky Sall. Il a souligné l’importance de la propreté dans la pratique religieuse, particulièrement dans nos cités religieuses qu’il convient de préserver de manière régulière.

Pour le maire de la ville, Mamadou Diagne Sy Mbengue, « ce matériel sera utilisé à bon escient et de la manière la plus transparente possible, en la distribuant après le Maouloud aux groupements de salubrité au niveau des quartiers ». Le ministre n’a pas manqué également de féliciter les techniciens de son département dont il a magnifié le professionnalisme et plus particulièrement le directeur des Eaux et Forêts, le colonel Baidy Ba dont les services facilitent aux organisateurs d’événements religieux, la coupe et le transport du bois mort destiné à la cuisson. Le ministre et sa forte délégation ont ensuite été reçus par le khalife général de la famille d’El hadji Malick Sy, Serigne Mbaye Sy Mansour auprès de qui des prières ont été sollicitées après le traditionnel « Ziar ». Le khalife les a remercié pour ce geste de haute portée qui vient encore prouver la volonté manifestée de l’Etat à accompagner les cités religieuses. Il a ensuite formulé des prières à l’endroit de ses hôtes.

Mohamadou SAGNE

Durant toute la matinée de jeudi, les différentes autorités ont organisé une simulation d’attaques terroristes au niveau de la ville de Saint-Louis. Ce fut d’abord une explosion au niveau du Pont Faidherbe vers 8h 30, suivie d’une attaque, avec prise d’otages, au niveau de l’Institut français.  Après les opérations, le gouverneur et  les différents responsables des forces armées ont rappelé l’importance de cette simulation qui doit permettre de mesurer les capacités des forces de défense et de sécurité à faire face à de pareilles situations.  

Le colonel Abdoulaye Diagne, commandant de la Légion et responsable des opérations, a révélé qu’une vingtaine de véhicules, une dizaine d’embarcations et quelques 200 personnes issues des éléments de l’armée, la police, la gendarmerie et  les sapeurs-pompiers, le procureur pour les constations judiciaires et les urgentistes de l’hôpital régional de la capitale du Nord ont été mobilisés. Selon le colonel Diagne, cet exercice a été satisfaisant, eu égard au temps de réaction mis pour intervenir et également les opérations tactiques sur place.

De son côté, le gouverneur Alioune Aïdara Niang est revenu sur tous les efforts fournis par l’Etat afin de protéger les populations dans un environnement où la menace terroriste n’a pas de frontière. A son tour, il a salué le professionnalisme de nos forces armées qui ont rendu, à son avis, une copie satisfaisante durant cet exercice.

A. M. NDAW

Les infrastructures pénitentiaires constituent une véritable problématique au niveau des pays en développement. Ainsi, pour faire face à cette situation, le ministère de la Justice organise, depuis hier, avec le Comité international de la Croix-Rouge, le premier atelier de trois jours réunissant 17 pays de l’Afrique francophone.

Le Sénégal est dans une dynamique d’améliorer les conditions de détention au niveau des lieux de privation. Le secrétaire général du ministère de la Justice l’a révélé hier, à l’occasion de l’atelier international sur les infrastructures qui se tient actuellement à Dakar et qui réunit 17 pays francophones. L’objectif de l’atelier de Dakar consiste à mettre en place une plateforme afin de faciliter les échanges sur les meilleures pratiques. Il convient de constater que la majorité des pays africains sont confrontés à ces mêmes difficultés. De nombreux établissements pénitentiaires ne sont pas adaptés aux risques réels que présentent les détenus et des mesures disproportionnées entraînent à la fois une augmentation des coûts et une réduction de la qualité de vie. « Le dénominateur commun de la plupart des systèmes pénitentiaires africains s’articule essentiellement autour des problématiques liés au sureffectif carcéral, à la vétusté des infrastructures, à une chaine alimentaire parfois déficiente, à la carence des normes nationales, des modèles d’infrastructures inappropriées, souvent importés », admet le représentant du ministre de la Justice. Selon lui, ces modèles ne correspondent pas aux compétences et aux ressources, ou à des installations pas initialement conçues dans le but de l’incarcération. D’où l’on s’accorde à concevoir des installations qui garantissent une séparation totale des hommes et des femmes lors de la planification de la construction d’un édifice devant accueillir des prisonniers.

Toutefois, de nouveaux enjeux sécuritaires surgissent avec notamment le développement, ces dernières années, du phénomène des conflits asymétriques et de la criminalité transfrontalières. « Les établissements pénitentiaires reçoivent de nouveaux types de pensionnaires dont les situations ne sont pas prévues par le dispositif institutionnel et normatif », fait remarquer Alioune Ndiaye. Ces phénomènes imposent de nouvelles normes de sécurité dans la réponse pénitentiaire, partie intégrante de la politique pénale.

Cheikh Malick COLY

Une forte délégation du gouvernement a été, hier, à Touba pour présenter au khalife général Serigne Cheikh Sidy Mokhtar Mbacké et à la famille de Serigne Bassirou Mbacké Bara les condoléances du président Macky Sall et de l’ensemble du peuple sénégalais.

La délégation, conduite par le ministre de l’Intérieur, Aly Ngouille Ndiaye, a effectué la prière hebdomadaire du vendredi à la grande mosquée de Touba avant de se rendre à la résidence de Gouye Mbind où se trouve le khalife général Serigne Cheikh Sidy Mokhtar Mbacké.  Une audience de plus d’un quart d’heure a été accordée au ministre de l’Intérieur et sa délégation où l’on pouvait reconnaitre, entre autres, le ministre de l’Environnement, Dr Mame Thierno Dieng, Cheikh Mbacké Sakho et Isma Dioum, le gouverneur de Diourbel et l’administration territoriale, le maire de Touba, l’honorable député Omar Diakhaté et le conseiller Makhtar Diop. A sa sortie d’audience à huis-clôt, avec le khalife général, la délégation s’est rendue au domicile du défunt.

Les populations de Guédiawaye ont massivement rappliqué à Touba à l’annonce de la disparition de Serigne Bassirou Mbacké Bara. Certains ont nuitamment rejoint Touba tandis que d’autres ressortissants de Guédiawaye sont arrivés dans la ville sainte très tôt dans la matinée. Le choc a été brutal pour tous ces disciples voisins et sympathisants du chef religieux. Le maire de la ville, Aliou Sall, a été l’une des premières personnalités à présenter ses condoléances à la famille hier à Touba. A sa suite, d’autres habitants de la localité dont le célèbre champion de lutte Balla Gaye n°2, un ressortissant de Guédiawaye.     Un  défilé incessant de chefs religieux de Touba et du pays a précédé l’arrivée de la délégation officielle du gouvernement, conduite par le ministre Aly Ngouille Ndiaye. Sur place, le ministre de l’Intérieur et sa délégation ont présenté les condoléances du chef de l’Etat et de la nation à Serigne Abdoul Aziz Mbacké « Majalis », fils ainé du défunt, en présence de plusieurs chefs religieux dont Serigne Cheikh Bara Maty Lèye, Serigne Bassirou Khadim Awa Bâ...

A la famille du défunt, Aly Ngouille Ndiaye a déclaré :  « Nous sommes venus à Touba au nom du président de la République, son excellence Macky Sall, présenter les condoléances à Serigne Sidy Mokhtar Mbacké, khalife général des Mourides,  et  Serigne Abdoul Aziz Mbacké, le fils aîné de Serigne Bassirou Mbacké Bara ». Le président, a-t-il fait savoir, dès l’annonce de la nouvelle, a dépêché une mission et nous a instruits de nous précipiter a votre chevet, en passant d’abord par le khalife général, ensuite venir à vous pour partager ces moments difficiles. Et c’est ce qui justifie notre présence à vos côtés ».
 
Générosité et simplicité
Et le ministre de témoigner : « De l’homme, nous retiendrons sa générosité, sa simplicité. Un homme facile d’approche. Et rien qu’à voir l’environnement, avec la forte présence des populations de Guédiawaye, cela montre combien il était accessible. Je l’ai connu personnellement il y a plus d’une décennie ».  Aly Ngouille a, par ailleurs, révéler, dans sa déclaration, que le président de la République viendra présenter ses condoléances dès que son calendrier le lui permettra.

Au nom de Serigne Abdoul Aziz Mbacké et de toute la famille du défunt, Serigne Modou Bara Abdou Khadim a tenu les propos suivants:  « Nous vous saluons et vous souhaitons la bienvenue, et nous nous réjouissions de votre présence au nom du président de la République qui a accompli, à travers votre présence, un  beau geste. Ce, en vous envoyant manifester son soutien et, en tant que père de la Nation, compatir aux événements qui frappent ses concitoyens. Cet acte l’honore ». Serigne Abdou Aziz aussi bien entouré est rassuré par toute cette présence à ses côtés.
Pour rappel, le défunt Serigne Bassirou Bara, jeune frère de Cheikh Sidy Mokhtar Mbacké, est décédé, jeudi, à l’âge de 86 ans et inhumé, tard dans la soirée, au cimetière de Bakhya, sa dernière demeure à Touba.

Mamadou DIEYE

 

Le Sénégalais Assane Diouf, récemment expulsé des Etats-Unis, a été arrêté, hier, à 19h, chez lui, à Guédiawaye, par la Division des investigations criminelles (Dic), à la suite d’une ordonnance du procureur de la République. Une source proche du commissariat de police centrale de Guédiawaye n’a pu nous confirmer les motifs de cette arrestation. Mais, plusieurs médias évoquaient « le trouble à l’ordre public ». Jeudi, la maison de Assane Diouf était assaillie par des fidèles, à la suite de la publication d’une vidéo où il s’en prenait à un guide religieux.

L’absence ou la rareté des données statistiques et la faiblesse dans la coordination entre les différents services étaient au cœur des échanges lors de l’atelier de consultation nationale sur le Pacte mondial pour les migrants.

La gouvernance des migrations reste une préoccupation majeure. Le Sénégal et la sous-région ouest-africaine n’échappent pas à cette donnée nouvelle de la dynamique internationale. D’où l’intérêt de réfléchir sur le Pacte mondial sur les migrations qui offre une tribune exceptionnelle pour formuler des idées qui affineront, au niveau global et sectoriel, l’approche migratoire de notre pays. Ces propos du Pr Ndioro Ndiaye, présidente de l’Alliance pour la migration, le leadership et le développement (Amld), mettent en valeur l’importance de la mise en place d’un tel accord. C’est pourquoi elle soutient que ce pacte est un accompagnement des migrants dans leur parcours. Ce document, renseigne-t-il, met en place des politiques, des projets et programmes permettant de faire respecter les droits des migrants et les encadre durant tout leur cursus migratoire (du départ jusqu’au retour-réinsertion), afin de maximiser leurs contributions à l’émergence économique de notre pays. Toutefois, Pr Ndioro Ndiaye estime qu’une approche plus alerte, proactive et surtout plus conforme aux valeurs et principes qui façonnent, structurent et renforcent la dignité de l’homme est plus que nécessaire. « En dépit de toutes les difficultés de gestion et la complexité du phénomène, l’actualité au quotidien nous sert les raisons de ne pas désespérer. Nous devons redoubler d’efforts, d’innovations et d’ingéniosité pour une gouvernance des migrations plus intégrative et axée sur les résultats », recommande Mme Ndiaye.

Parmi les préoccupations des Etats parties figurent la faiblesse de la coordination entre les différents services, l’absence ou la rareté des données statistiques, le manque de cohérence des actions mises en œuvre dans la gestion de la migration, entre autres. Toutes ces raisons appellent à une réponse globale, harmonisée et coordonnée. L’atelier de consultation nationale sur le Pacte mondial pour les migrants qui a réuni, hier, à Dakar, différents acteurs entre dans cette perspective. Selon Ndioro Ndiaye, celui-ci s’inscrit en droite ligne de la dynamique et la volonté réaffirmée du chef de l’Etat, de placer les migrations au cœur du dispositif intégral de gouvernance politique et économique, en érigeant la diaspora comme 15ème région du Sénégal. Le directeur régional de l’Organisation internationale pour les migrations, Richard Dangizer, s’est réjoui de la qualité des échanges. Néanmoins, il a précisé que même si la migration est un droit humain reconnu par les institutions onusiennes, il n’en demeure pas moins qu’elle doit se faire dans la légalité.

Tata SANE

 

Serigne Bassirou Bara Mbacké, jeune frère du Khalife général des Mourides, s’est éteint hier, à 17h, à Touba, à l’âge de 86 ans. Il était connu sous le surnom de Serigne Bass Building à cause des activités qu’il menait au Building administratif où il était chargé de la gestion des ascenseurs.

Selon Cheikh Thioro Mbacké, porte-parole du Khalife général des Mourides, le défunt était un disciple dévoué et déterminé. Il avait l’estime et la confiance de son grand-frère. A deux reprises au cours de sa retraite spirituelle, lors de la période du dernier Magal, il l’a propulsé au-devant de la scène avec l’accueil du président Macky Sall à Touba et à l’occasion de la cérémonie officielle. Il entretenait de très bons rapports avec tous les membres de la famille et de l’entourage du Khalife. Hier seulement, a indiqué Serigne Cheikh Thioro Mbacké, Serigne Bassirou Bara organisait une cérémonie de prières pour le repos de l’âme de sa mère Sokhna Maguette Lô. Ensuite, il est allé recueillir auprès de Cheikh Sidy Makhtar Mbacké le Ndigueul pour célébrer la nuit du Gamou à Dakar. Il a été inhumé hier nuit au cimetière Bakhiya à Touba. Les obsèques sont prévues pour ce dimanche.

Mamadou DIEYE



La cité est en train de faire sa toilette, depuis quelques jours que le nouveau Khalife général des tidianes, Serigne Mbaye Sy Mansour, a recommandé le nettoiement des différents artères et autres points de convergence des fidèles à l’occasion du Gamou de Tivaouane.

Une vaste mobilisation des populations a été faite dans la matinée d’hier. Des groupes de jeunes et de femmes s’activent à rendre propre les coins et recoins ainsi qu’au niveau des artères et sites religieux et même l’intérieur des concessions. L’honorable député Demba Diop Sy et sa société de nettoiement ainsi que Mame Thierno Dieng de l’Unité de gestion des déchets sont attendus, ce matin, à Tivaouane où il devrait remettre au comité d’organisation du Gamou un lot de matériel de nettoiement destiné à rendre propre et accueillante la cité religieuse à l’occasion de ce grand événement religieux qui commémore l’anniversaire de la naissance du prophète Mohamed (Psl).

Au terrain Champs des courses, le site a aussi fini de faire sa toilette avec la journée du nettoiement qui y a été organisée avant-hier. Ce site qui, depuis 1998, abrite l’événement initié par feu Serigne Cheikh Ahmed Tidiane Sy Al Makhtoum, reçoit les disciples de Serigne Mouhamadou Moustapha Sy, responsable moral du Dahiratoul Moustarchidine Wal moustarchidate (Dmwm) dont un nombre important s’est mobilisé pour la circonstance. L’un des responsables du mouvement à Tivaouane, Khalifa Mbaye qui a donné le premier coup de balaie au cours de cette opération de nettoiement, a indiqué que « l’objectif visé est de faire en sorte que le site soit dans des conditions d’accueillir les fidèles. C’est pourquoi nous avons mobilisé tout ce beau monde venu d’horizons divers et des moyens matériels et logistiques dans le cadre de cette opération en prélude à la 116e édition du Gamou de Tivaouane prévue dans la nuit du 30 au 1er décembre 2017. Et, sans nul doute, une continuité va s’opérer et nous souhaitons que ce soit la même chose les années à venir. D’autant que pour nous, cette 116e édition du Gamou de Tivaouane sera un Maouloud exceptionnel et spécial car il se tient quelques mois seulement après la disparition, cette même année 2017, non seulement de son initiateur aux Champs des courses, l’illustre Serigne Cheikh Ahmed Tidiane Sy Al Makhtoum, mais également de son frère Serigne Abdou Aziz Sy Al Amine ».

Mohamadou SAGNE

 

Les infrastructures pénitentiaires constituent une véritable problématique au niveau des pays en développement. Ainsi, pour faire face à cette situation, le ministère de la Justice organise, depuis hier, avec le Comité international de la Croix-Rouge, le premier atelier de trois jours réunissant 17 pays de l’Afrique francophone.

Le Sénégal est dans une dynamique d’améliorer les conditions de détention au niveau des lieux de privation de liberté. Le secrétaire général du ministère de la Justice Alioune Ndiaye l’a révélé hier, à l’occasion de l’atelier international sur les infrastructures qui se tient actuellement à Dakar et qui réunit 17 pays francophones. L’objectif de l’atelier de Dakar consiste à mettre en place une plateforme afin de faciliter les échanges sur les meilleures pratiques. Il convient de constater que la majorité des pays africains sont confrontés à ces mêmes difficultés. De nombreux établissements pénitentiaires ne sont pas adaptés aux risques réels que présentent les détenus et des mesures disproportionnées entraînent à la fois une augmentation des coûts et une réduction de la qualité de vie. « Le dénominateur commun de la plupart des systèmes pénitentiaires africains s’articule essentiellement autour des problématiques liées au sureffectif carcéral, à la vétusté des infrastructures, à une chaine alimentaire parfois déficiente, à la carence des normes nationales, des modèles d’infrastructures inappropriées, souvent importés et qui ne correspondent pas aux compétences et aux ressources, ou à des installations pas initialement conçues dans le but de l’incarcération », admet le Sg. D’où l’on s’accorde à concevoir des installations qui garantissent une séparation totale des hommes et des femmes lors de la planification de la construction d’un édifice devant accueillir des prisonniers.

Toutefois, de nouveaux enjeux sécuritaires surgissent avec notamment le développement, ces dernières années, du phénomène des conflits asymétriques et de la criminalité transfrontalière. « Les établissements pénitentiaires reçoivent de nouveaux types de pensionnaires dont les situations ne sont pas prévues par le dispositif institutionnel et normatif », fait remarquer Alioune Ndiaye. Ces phénomènes imposent de nouvelles normes de sécurité dans la réponse pénitentiaire, partie intégrante de la politique pénale.

Cheikh Malick COLY

La société civile africaine ne compte pas rester inactive face au sort dramatique que les migrants africains sont en train de subir. Elle compte peser de tout son poids pour que les droits de ceux-ci soient mieux pris en compte dans le Pacte mondial sur la migration en processus d’élaboration.

La société civile africaine se réunit, depuis hier, à Dakar, pour élaborer un document de position commune et un plan de plaidoyer qu’elle partagera avec les autres sociétés civiles du monde à Puerta Vallarta au Mexique, les 2 et 3 décembre, lors d’une rencontre sur : « Etats des lieux et Stratégie de la société civile ». C’est dans le cadre du processus d’élaboration du Pacte mondial sur la migration, une initiative des Nations unies. « Il s’agit d’engagements que les Etats vont prendre pour pouvoir protéger les droits des migrants mais aussi les différents aspects liés à la migration », a précisé Dr Mamadou Goita, directeur exécutif de l’Institut de recherche et de promotion des alternatives en développement au Mali. Pour le coordonnateur du Réseau panafricain sur la défense des droits des migrants, la période d’avril à novembre a été dédiée aux consultations. Six thèmes ont ainsi été identifiés pour être traités dans le pacte. « Puisqu’il y a eu toute une série de consultations en Afrique, notamment une consultation panafricaine à Bamako au mois d’Août, une consultation ouest-africaine à Dakar au mois de septembre avec les Etats, une rencontre récemment à Addis-Abeba entre les Etats et la société civile. Nous mettons toutes ces conclusions ensemble pour que la position de la société civile africaine qui va être partagée avec toutes les autres sociétés civiles au Mexique puisse être une position légitime », a soutenu Dr Goita.

Trois éléments non négociables
Selon lui, il y a beaucoup de documents, de réunions et de rencontres, et si toutes ces recommandations ne sont pas intégrées, ils risquent d’avoir seulement le point de vue d’une partie de la société civile. « C’est donc une rencontre de convergence pour avoir une position commune afin de négocier avec les autres pour que nos préoccupations soient prises en compte en tant qu’Africains dans le pacte », a-t-il insisté.

A l’en croire, la rencontre de Bamako a dégagé 13 recommandations majeures. Mais il y a trois éléments fondamentaux qui ne sont pas négociables. D’abord, c’est de considérer que la migration est un droit humain reconnu par l’ensemble des instruments internationaux. « Nous disons que le pacte doit inscrire que le mouvement des peuples, c’est-à-dire quitter son pays pour aller dans un autre pays, est un droit », a dit le coordonnateur du Réseau panafricain sur la défense des droits des migrants.

Ensuite, a-t-il ajouté, il faut que le pacte reconnaisse qu’il y a une contribution énorme de la diaspora. Pas seulement avec l’argent mais aussi avec des apports intellectuels. Enfin, a-t-il noté, il faut une révision du titre du pacte qui est intitulé « Pacte mondial sur la migration sûre, légale et ordonnée ». « Ces qualificatifs ont déjà créé une discrimination. Parler de migration légale voudrait dire que tous ces sans papiers qui sont dans d’autres continents sont considérés comme illégaux. Nous nous disons qu’il n’y a pas une personne illégale, il y a des personnes sans papiers. Parce que ces personnes ont une nationalité, ils viennent d’un pays et ont le droit, selon les normes internationales, de pouvoir se déplacer », a expliqué Dr Goita.

Ndiol Maka SECK

Vieille de 137 ans, la commémoration de la nuit de nativité du prophète Mouhamed (Psl) ou « Gamou » au quartier Keur Mame El hadji Amadou Barro Ndiéguène est prévue dans la nuit du 30 novembre au 1er décembre prochain à Thiès.

Le quartier Keur Mame El Hadji qui fait partie des plus vieux de la ville de Thiès avec ses ruelles souvent serpentées souffre surtout d’un manque d’assainissement. C’est pourquoi, au cours de la réunion, le comité d’organisation a beaucoup insisté sur la nécessité de disposer d’un nombre suffisant de camions de vidange de fosses septiques dans un délai d’une dizaine de jours. Sur ce point, le comité d’organisation a eu à déplorer les trois camions reçus l’édition précédente qui ont fait que les organisateurs ont eu d’énormes difficultés à satisfaire la demande. Pour cette édition, ils demandent plus de 5 camions de vidange, à défaut du nombre, faire en sorte que le nombre de rotation et de jours de travail puisse être augmentés. Du côté de l’Office national de l’assainissement du Sénégal (Onas), on plaide pour la seconde solution, en attendant que le travail entamé pour pouvoir connecter le quartier Keur Mame El hadji arrive à terme. Car, pour le technicien de l’Onas, seule la connexion du quartier au réseau d’assainissement pourrait régler définitivement cette lancinante question. Sur le volet santé, de vives félicitations ont été exprimées par le comité d’organisation à l’endroit du médecin chef de la région, Dr Malick Ndiaye, dont les hommes ont eu, selon eux, à exécuter toutes les tâches l’édition précédente. C’est pour cela que Serigne Ousseynou Ndiéguène dit avoir une confiance totale sur la reconduction du même dispositif annoncé. « Notre seul souhait et de voir la dotation en médicaments revue à la hausse car nous allons vers deux jours de consultations gratuites », a-t-il confié.

Dans sa réponse, le médecin chef de région a confirmé que le même dispositif sera reconduit et qu’en ce qui concerne le poste de santé de Keur Mame El hadji en chantier, Dr Ndiaye indique qu’il sera équipé par la tutelle. Pour ce qui est de l’approvisionnement en eau, de l’électricité, du nettoiement du quartier, de la sécurité, entre autres, le gouverneur a reçu des engagements fermes de la part des services respectifs. Keur Mame El Hadji étant situé au cœur de la ville de Thiès, l’essentiel des commodités existent déjà.

Mbaye BA

C’est dans le recueillement et la ferveur la plus religieuse que les fidèles musulmans de la capitale du Nord, issus de toutes les Tarikhas, se sont retrouvés à la grande mosquée Ihsan du sud de l’île de Saint-Louis et au domicile de Feu Serigne El Hadj Madior Cissé, pour chanter les panégyriques à la gloire du prophète Mohamed (Psl).

Cette rencontre religieuse organisée par l’imam Serigne Mouhammedou Abdoulaye Cissé, Ibn Serigne Madior Cissé, entre dans le cadre de l’ouverture du «Bourde» à Saint-Louis. Le Khalife d’El Hadj Madior Cissé a saisi cette occasion pour rappeler aux nombreux fidèles musulmans massés aux alentours de la mosquée Ihsan que « la célébration du Maouloud doit être un moment très important, une opportunité pour tous les musulmans du monde, de retourner à Dieu, de se remettre sur le droit chemin, de se ranger définitivement dans l’adoration d’Allah ». Un moment fort qui permet également de rendre grâce au prophète Mohamed (Psl) qui « symbolise la créature divine ». S’inspirant des enseignements de Serigne Babacar Sy, de Serigne El Hadj Madior Cissé et citant Seydi Hadj Malick Sy, l’imam Abdoulaye Cissé a rappelé qu’Allah ne cesse de répandre Sa miséricorde sur le prophète Mohamed (Psl): « Vous qui croyez, vous devez œuvrer dans le droit chemin tout en priant sur le prophète Mohamed (Psl) en vue de mériter son intercession le jour de la résurrection ». Selon l’imam Cissé, «de toutes les belles et bonnes choses, Seydi Hadj Malick Sy a apporté le meilleur. L’institution du «Bourde» en constitue une parfaite illustration». Ce témoignage de son héritier et plus grand disciple, le vénéré Khalifa Ababacar Sy (Qu’Allah les agrée) résume toute la philosophie de l’action du sage. Seydi Hadj Malick Sy est, en effet, un ascète de l’excellence au plan spirituel, intellectuel, moral et social ; un champion de la foi et de la vertu.

Théologien mystique, jurisconsulte, moraliste, historien, El Hadj Malick Sy est un esprit universel qui a dominé son époque à tout point de vue et a été salué par toute sa génération comme l’exemple vivant de la Sunna, en raison de sa connaissance des sciences religieuses et son respect scrupuleux des prescriptions islamiques, de son ascétisme allié à une ouverture sur son milieu.

Ces nombreux fidèles musulmans ont écouté le sermon de l’imam Abdoulaye Cissé, axé sur la signification du «Bourde», qui est un acte de foi et d’adoration, une réponse à l’appel d’Allah, précédant le Maouloud (anniversaire de la naissance du prophète Mohamed (Psl). Cette période, de l’avis de l’imam, donne une opportunité aux fidèles musulmans de retrouver leurs repères islamiques, «le «Bourde» et la célébration du Gamou sont une chance, pour les fidèles, de rendre grâce à Dieu, de rendre hommage au prophète Mohamed (Psl) qui a toujours été un apôtre de la non violence, de revisiter les pages du Saint Coran, de la Charia, de raviver leur foi islamique et de se rappeler qu’ils doivent toujours œuvrer pour la paix, l’unité et la cohésion».

Mbagnick Kharachi DIAGNE

La célébration de la Journée mondiale de l’enfant a été marquée par une séance de mobilisation sociale organisée à Pikine Sor Daga. Une occasion de revisiter la mise en œuvre du Projet « Sunuxale » pour la protection et la réinsertion sociale et communautaire des enfants en mobilité dans les villes de Saint-Louis et de Louga.

Le représentant de « Sunuxale » à travers cette manifestation, Boubacar Ndiaye, a saisi cette occasion pour rappeler que ce projet est cofinancé par la Fondation Charlemagne et l’Ong italienne Cisv. Il a précisé que les bénéficiaires de ce projet sont les enfants de Saint-Louis et de Louga en mobilité (qui se déplacent régulièrement, qui vivent dans la rue). Ce programme met tout en œuvre pour les suivre dans le chemin de la réinsertion sociale et familiale, à travers un accompagnement constant, avec des parcours de formation scolaire, et à l’apprentissage.

Selon Boubacar Ndiaye, la méthodologie est basée sur des stratégies intégrées de protection, qui impliquent les associations de base et autres associations des enfants et jeunes travailleurs dans la gestion du phénomène et dans la protection des victimes d’abus. Ce programme est une phase pilote qui permet de modéliser les méthodes d’intervention des partenaires sénégalais de la Cisv.

Le président du comité de quartier pour la protection des enfants (Cqrp) de Sor Daga, Sadibou Sow, et autres notables de cette partie de Pikine, se sont réjouis de la mise en place de ce projet. Le chef du service régional de l’Aemo (Action éducative en milieu ouvert), Baye Modou Diop, a rappelé que « l’enfant est le bien le plus précieux, qu’il faut nécessairement entretenir, en vue d’en faire un adulte responsable, capable de subvenir aux besoins de ses parents, d’accéder aux postes de décision et de contribuer efficacement au développement économique, politique, social et culturel de la Nation ».

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Départ a été donné, à Dakar, à la Caravane de la Paix. Organisée dans un esprit d’amitié et de partage, en partenariat avec Peace and Sport, l’organisation pour la paix par le sport sous le haut patronage du Prince Albert II de Monaco, de la Fondation Didier Drogba et de Golden Blocks, cette initiative cherche à faire régner la paix et la solidarité à travers le sport.

La première édition de la Caravane de la paix a été lancée, à Dakar. Pendant 3 jours, les champions de la Paix iront à la rencontre d’enfants, de familles et d’associations afin de véhiculer les valeurs de solidarité à travers le sport, d’inspirer la jeunesse et d’apporter un soutien matériel aux populations des zones touchées par la précarité. Présidée par la médaillée olympique franco-canadienne, Marlène Harnois, la championne de la Paix sera accompagnée par de grands champions du monde et olympiens dont Balla Dièye, triple champion d’Afrique de taekwondo, Ladji Doucouré, champion du monde d’athlétisme, Daba Modibo Keita, double champion du monde de taekwondo et soutenue par les anciens internationaux Salif Diao et Khalilou Fatiga et l’Ivoirien Didier Drogba. « J’ai la chance de réaliser tous mes rêves. Et lorsque j’ai découvert le continent africain il y a quelques années, j’ai été frappée par ce magnifique continent. J’ai alors eu envie de m’engager afin de partager les valeurs de l’olympisme, d’inspirer les jeunes pour la réalisation de leurs rêves mais aussi de leur donner les outils pour arriver à cette fin », a estimé Marlène Harnois.

En tant que championne de la Paix pour l’organisme Peace and sport qui œuvre pour la promotion du sport au service du développement et de la paix, elle s’est fait entourer d’un collectif de champions. « Ils incarnent tous les valeurs de l’olympisme que sont l’amitié, le partage, la solidarité et ont envie de les transmettre aux générations futures. Notre objectif est de promouvoir le sport au service du développement et de la paix, lutter contre le Vih Sida, promouvoir le développement durable et faciliter l’accès à l’eau potable et enfin promouvoir l’éducation et la culture », a soutenu la double championne d’Europe. Et le capitaine de l’équipe nationale du Sénégal de taekwondo, Balla Dièye, d’ajouter : « Nous sommes des champions de la paix qui œuvrent dans le social. Nous essayons d’aider les populations diminues dans les domaines de la santé, de l’accès à l’eau potable et de l’alimentation ». Pour le représentant des athlètes au Comité olympique, cette caravane se tient chaque année dans un pays. Mais cette année, il s’est battu pour qu’elle se tienne au Sénégal. « Parce que je me suis dit que le sport peut être développé dans des zones les plus reculées. La caravane va aider tous les sports du point de vue matériel. Mais nous ne nous limitons pas seulement au sport, nous touchons aussi la santé avec des consultations médicales gratuites et un don de médicaments aux populations des zones les plus éloignées. Même des mosquées seront réfectionnées », a dit Balla Dièye.

Visites, ateliers de « sport simple » et consultations gratuites
Après la cérémonie de lancement sur le thème : « Le sport au service du développement et de la paix », la Caravane a visité le Conseil national de lutte contre le Sida, des orphelinats à Mbour et Thiès. Elle complètera sa tournée par des ateliers « sport simple » encadrés par les champions en adaptant la pratique, l’équipement et les règles d’un sport aux ressources et à l’environnement local afin de promouvoir le développement par le sport. Ainsi, des ateliers d’athlétisme et une compétition de sprint seront animés par le double champion du monde franco-sénégalais, Ladji Doucouré.
 
Des combats de lutte ainsi qu’une démonstration d’arts martiaux avec la participation de l’équipe nationale de taekwondo, du double champion du monde malien Daba Modibo Keita, du double médaillé mondial sénégalais, Balla Dièye, et de la double championne d’Europe et franco-canadienne, Marlène Harnois, seront offerts aux populations. Pour clôturer cette première épopée de la Caravane, tous seront invités à se rassembler au monument de la Renaissance africaine pour participer à la réalisation d’une photo WhiteCard géante, symbole de la paix par le sport. La dernière étape de la Caravane aura lieu sur l’île de Gorée, hautement symbolique.

Une fontaine de 24 000 litres implantée à Walo Keur Massamba
Dans le cadre de la Caravane de la Paix lancée hier, à Dakar, une fontaine d’eau potable, filtrant jusqu’à 24 000 litres d’eau par jour sera implantée dans le village de Walo Keur Massamba, dans la région de Diourbel, afin de faciliter l’accès à l’eau potable aux populations locales. Des consultations médicales seront offertes gratuitement et d’importantes dotations de matériel sportif seront distribuées tout au long du parcours.

Ndiol Maka SECK

Hulo Guillabert est depuis longtemps engagée dans la défense des droits des enfants mendiants, victimes de la traite des personnes et de l’exploitation économique des adultes au Sénégal. Elle a fondé le Collectif « Doyna Stop à la mendicité des enfants au Sénégal » en 2014 qui a, depuis, fait de grandes manifestations, chaque année, dans les rues. Dans cet entretien réalisé dans le cadre de la célébration de la Journée internationale des droits de l’enfance, elle revient sur le calvaire que vivent les enfants mendiants au Sénégal. Non sans lancer un appel au gouvernement d’encourager les «daaras» de proximité à appliquer les lois existantes mais aussi d’accélérer la mise en œuvre du projet des «daaras» modernes. Selon elle, dans ce contexte de menace terroriste, laisser les enfants dans les rues peut s’avérer dangereux pour tout le monde.

Ce lundi 20 novembre a été célébrée la Journée internationale des droits de l’enfance. Vous êtes dans ce combat depuis des années. Pouvez-vous nous faire l’état des lieux de la situation des enfants mendiants au Sénégal ?
Aujourd’hui, on parle de plus de 50.000 enfants mendiants rien que pour la région de Dakar où il y aurait près de 1.600 écoles coraniques. Ils sont également très nombreux à Saint-Louis. Il y aurait plus de 100.000 talibés au Sénégal. Les statistiques ne sont pas toujours fiables et certainement en deçà de la réalité. Les talibés sont dans un état sanitaire désastreux, ils mendient chaque jour, matin, midi, soir, sales, en guenilles, malades. Ils sont envoyés par des gens cupides, la plupart ne leur apprennent même plus rien. C’est juste devenu une opportunité lucrative pour eux. Ils logent ces enfants loin de leurs propres maisons décentes, dans des taudis insalubres, souvent inhabitables dans les périphéries des villes et les envoient dans la rue au petit matin grelotant et affamés, dans une place très fréquentée comme une gare routière ou un centre-ville, et ils n’en repartent que le soir très tard ! Certains enfants trainent parfois dans les rues à 23h. Car ils ont peur de rentrer, ils seront tabassés et torturés s’ils ne réunissent pas la somme exigée aux alentours de 500 FCfa par jour.

La place des enfants n’est pas dans la rue, car ils y sont victimes de sévices, de détraqués sexuels, de bandits, et avec la menace terroriste, cela peut même s’avérer dangereux pour tout le monde. Je tiens à dire que de nombreux maîtres coraniques sincères se battent aussi pour que ce fléau cesse, en créant des «daaras» de proximité, pour que les enfants puissent dormir et manger dans leur famille. Mais le problème est que des gens s’improvisent maîtres coraniques et viennent des régions reculées du Sénégal ou de la sous-région dans le seul but d’exploiter des enfants. Les parents souvent ignorants et habitant des zones rurales leur confient leurs enfants sans prendre la peine de vérifier dans quelles conditions ils sont ensuite !

Malgré l’existence d’une législation, le phénomène des enfants de la rue persiste toujours. Quel est réellement le problème selon vous ?
C’est vrai que dans l’arsenal judiciaire, il y a tout ce qu’il faut pour punir les criminels coupables de traite des mineurs, une forme d’esclavage. L’Etat a la force, les moyens de coercition, les moyens financiers, mais il manque de volonté politique. Les enfants ont besoin de la protection de l’État. Un maltraitreur, exploiteur ou violeur d’enfant devrait être sévèrement sanctionné, car la loi existe bel et bien.

Le vrai problème est que nous sommes dans un Etat qui n’applique pas ses propres lois et qui n’exerce aucun suivi sur les dispositifs ou mesures qu’il passe pourtant son temps à mettre en place sur le papier. Mais rien n’est appliqué, rien n’est suivi, rien n’est évalué ! Les criminels le savent et en profitent largement. Quand il arrive qu’un maître coranique soit arrêté, comme celui de Diourbel qui avait enchainé avec des fers 20 gamins comme des esclaves du temps de nos aïeuls, il a été relâché au bout de 2 jours. Des crimes sexuels et de sang sur ces enfants défraient souvent la chronique sans punition spectaculaire, très souvent des peines minimes ou du sursis. Donc nous pouvons dire que l’État est coupable de non-assistance à enfants en danger.

Où en est-on avec le fameux programme de retrait des enfants de la rue ?
En juin 2016, le président de la République avait décrété le retrait total des enfants des rues. La société civile, la presse et le collectif avaient tous crié victoire. Mais finalement, après quelques semaines, ce projet de retrait est devenu mort-né après son annonce fracassante. Pendant ce laps de temps, nous avions soutenu l’action du gouvernement alors qu’il y avait pourtant énormément de choses à critiquer sur son déroulement chaotique et inorganisé. Force est de constater, aujourd’hui, que nous devons ravaler nos illusions. C’est comme s’il ne s’était rien passé. Ils sont encore plus nombreux dans la rue, dans l’indifférence générale. L’année dernière, nous avons écrit une lettre ouverte au président de la République pour dire notre honte, que notre pays soit incapable de faire appliquer les lois votées et promulguées, ou encore les mesures prises solennellement par le président de la République devant le peuple sénégalais.

Quelle est, selon vous, la solution pour mettre un terme à ce fléau ?
Il y a une première solution assez simple, c’est d’encourager les «daaras» de proximité dans les quartiers, les villes ou villages où habitent ces enfants, le plus proche possible de leur famille. Avant c’était comme cela, et les gens leur donnaient à manger, les « Ndeyou-daaras » s’en occupaient. Comme cela, ceux qui ont besoin de donner de l’aumône peuvent aller les trouver directement dans les «daaras» pour le faire.

Une autre solution plus structurelle est le projet de modernisation des «daaras», elle est prête à être appliquée depuis au moins 2 ans. Car, à ma connaissance, tout est bouclé, les maîtres coraniques s’étaient réunis au niveau national pour rendre leur avis. Donc on se demande bien ce que le gouvernement attend pour mettre cela en œuvre. Bien sûr, il faut mettre des contrôles en place, allouer un budget pour aider ceux qui remplissent et respectent les critères définis et être impitoyables avec les autres. Là, je pense qu’il y a un manque de volonté. Et le statu quo arrange beaucoup de gens qui vivent sur le dos de ces enfants depuis trop longtemps.

Beaucoup d’acteurs interviennent sur l’enfance. Existe-t-il une coordination de vos différentes actions ?
J’avoue que nous avions essayé de nous joindre à une coordination nationale pendant quelques mois, mais malheureusement, il y avait des dissensions sur les méthodes de combat. Il est vrai que le Collectif « Doyna Stop à la mendicité des enfants » prône des méthodes moins feutrées que beaucoup d’organisations qui sont là depuis plus de 20 ans mais avec de maigres résultats et une visibilité moins grande que le Collectif qui a contribué à faire avancer les mentalités en peu de temps, à faire sauter le tabou religieux, tout en s’alliant avec des maîtres coraniques sincères, avec qui nous avons organisé des conférences et qui ont dit publiquement que ce n’était pas un précept de l’Islam que de faire mendier des enfants.

Quelle sera la suite de votre combat ?
Je dois dire que même si je suis parfois découragée, je pense tout le temps à ces enfants, si jeunes. J’ai beaucoup de mal à supporter leur malheur qui m’empêche de dormir. Je leur parle beaucoup quand je les croise, les pauvres…

Ce lundi 20 novembre, nous avons initié une marche virtuelle qui consiste à protester dans les réseaux sociaux toute la journée en partageant des articles, des photos et des vidéos concernant les talibés afin de sensibiliser sur leur sort au Sénégal et à l’international. Nous allons encourager de toutes nos forces l’État pour qu’il mette en place le projet des «daaras» modernes le plus rapidement possible. Ensuite, les grandes organisations qui ont les moyens d’investir dans une grande campagne de sensibilisation de masse avec les radios et la télévision afin que cela puisse être entendu partout dans les lieux les plus reculés et délivrer deux messages en langues nationales (Message N° 1 : ne plus donner de l’argent afin de casser l’exploitation éhontée des enfants ; Message N°2 : dire aux parents de ne plus confier leurs enfants à n’importe qui, et qu’ils sont responsables de ce qui leur arrive). Le Collectif n’a pas les moyens, car nous avons décidé, dès le départ, d’être intègres, de ne pas accepter de financements extérieurs pour ne pas être comme tant de gens qui en profitent…

Récemment, un ami, intellectuel connu et respecté, a eu la bonté de donner mon nom (je l’en remercie ici) pour la 15e édition du prix international Navarre de la solidarité, décerné par une entité de diplomatie publique espagnole. J’ai été nominée, puis parmi les cinq finalistes. C’est une Zimbabwéenne qui a gagné, elle l’a bien mérité, mais cela aurait pu nous permettre de financer cette campagne de sensibilisation qui pourrait réduire de beaucoup ce phénomène. Mais on ne désespère pas, on garde le cap et la motivation pour sortir définitivement ces enfants de la rue.

Propos recueillis par Ndiol Maka SECK

CanGabon90x700ok


AVERTISSEMENT

La SSPP « Le Soleil » met en garde et interdit formellement aux responsables et gestionnaires de sites d’informations, établis au Sénégal ou ailleurs, de poster les articles publiés sur le portail Internet du « Soleil », à l’adresse www.lesoleil.sn. La SSPP « Le Soleil » ne tolérera aucune entorse à cette interdiction. Seule est permise la publication de liens directs pour rediriger l’internaute vers l’adresse www.lesoleil.sn

PARTENARIATS

Les gestionnaires de sites qui le souhaitent peuvent adresser une demande de partenariat avec la SSPP « Le Soleil » qui en définira les modalités et fixera les conditions d’utilisation des articles, photos, logos de son portail Internet. En cas de manquements, la SSPP « Le Soleil » se réserve le droit d’engager immédiatement des poursuites judiciaires envers les contrevenants, pour violation du respect des droits d’auteurs.