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Société & Faits divers (854)

C’est en présence de parents et amis, autorités administratives et judiciaires, etc., que la toute nouvelle présidente de l’Ofnac, Mme Seynabou Ndiaye Diakhaté, a prêté serment hier devant la Cour d’appel. Elle est invitée « à porter en bandoulière les valeurs cardinales d’indépendance, d’impartialité, de transparence et de confidence ».

C’est à l’issue d’une audience solennelle présidée hier par le président de la Cour d’appel de Dakar que la nouvelle présidente de l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (Ofnac), Seynabou Ndiaye Diakhaté, successeur de Nafi Ngom Keita, a prêté serment. Elle a juré de remplir fidèlement la mission qui lui est assignée par le président de la République. « Pour mener à bien vos enquêtes, vous devez porter en bandoulière les valeurs cardinales d’indépendance, d’impartialité, de transparence et de confidence », a conseillé le premier président de la Cour d’appel.

Le juge Demba Kandji est, auparavant, revenu sur le processus qui a abouti à la création de l’Ofnac avant d’indiquer quelques pistes. A son avis, la démocratie est désormais directe et participative. Et l’exigence démocratique se traduit par un droit de veille exercé par le gouverné sur le gouvernant. C’est ce droit de regard citoyen, dit le magistrat, qui soumet au gouvernant un exercice régulier et permanant de reddition des comptes. « Plus qu’une exigence démocratique, on peut même considérer que la reddition des comptes est devenue un impératif économique, tant les richesses nationales sont fragilisées par les phénomènes de corruption et de fraude. C’est pourquoi la communauté internationale a décidé de prendre le phénomène à bras le corps à travers la Convention de Mérida en 2003. Cet instrument constitue, avec la Convention de l’Union africaine sur la prévention et la lutte contre la corruption adoptée à Maputo le 11 juillet 2003 et ratifiée en février 2007 par nos pays, le cadre juridique sous-régional et international de référence », a exposé Demba Kandji. Ce dispositif supranational, ajoute-t-il, est complété par la Convention de l’Organisation de coopération et de développement économique (Ocde) qui vise la corruption des agents publics étrangers, des fonctionnaires d’organisations internationales, etc.

« Dans un contexte sous-régional sub-saharien de plus en plus marqué une criminalité transnationale organisée, une violation des droits économiques et sociaux des citoyens, notre pays s’est doté, dès 1965, d’une législation pertinente destinée à la lutte contre la corruption. Elle s’est traduite par l’incrimination de la corruption active et passive », a rappelé le président de la Cour d’appel de Dakar. Il poursuit que suite à la ratification de la Convention de Mérida contre la corruption, le législateur sénégalais a fait application des dispositions de l’article 6 en instituant la loi 2003-35 du 24 novembre 2003 portant création d’une Commission nationale du lutte contre la non-transparence, la corruption et la concussion (Cnlcc). Après dix ans de fonctionnement, cette commission a été dissoute et remplacée par l’Ofnac « qui a désormais la lourde mission de lutter contre la monté de l’indice de perception de la corruption ».

Combattre la corruption sous toutes ses formes
De l’avis du juge Kandji, le renforcement des pouvoirs d’investigation de l’Ofnac, autorité administrative indépendante, la souplesse de ses modes de saisine, son pouvoir exceptionnel d’auto-saisine, l’exercice d’attribution de police judiciaire sectorielle traduisent la volonté des autorités politiques de combattre la corruption sous toutes ses formes. Et à cela, souligne-t-il, s’ajoute la loi sur la déclaration de patrimoine qui est venue renforcer les pouvoirs de l’Ofnac. « Votre mission, pour être efficace, devra reposer sur une politique clairement définie et partagée par tous les acteurs, une large coopération avec les services de détection en conformité avec les instruments intégrés ou les recommandations du Groupe d’action financière internationale (Gafi). Elle devra aussi être soutenue par votre formation permanente dans les techniques d’investigation en matière de crimes organisés », a exhorté le président Kandji. A l’en croire, les performances seront évaluées, non pas en fonction de la quantité des cas de fraude et de corruption révélés mais plutôt par la valeur et la pertinence des enquêtes qui devront être exhaustives.

De son côté, le bâtonnier de l’ordre des avocats, Me Mbaye Guèye, estime que Seynabou Ndiaye Diakhaté « est, de l’avis de tous, une grande magistrate qui a blanchi sous le harnais ».

« Le choix porté sur Seynabou Ndiaye Diakhaté traduit bien la règle selon laquelle il faut mettre la personne qu’il faut à la place qu’il faut », a-t-il laissé entendre. Toutefois, il prévient que la tâche ne sera pas aisée. « Vous êtes appelé à vous battre avec un phénomène difficile à combattre parce qu’étant le plus invisible des faits criminels. La corruption, c’est la totale dissimilation et vous aurez affaire à des gens qui n’hésiteront pas à tout faire pour vous empêcher de faire votre travail. L’autre difficulté réside dans le fait que vous aurez affaire à des gens très puissants. Les acteurs de la corruption occupent très souvent des places privilégiées sur le plan social, économique et politique », a averti le bâtonnier de l’Ordre des avocats.

Ndiol Maka SECK

Seynabou Ndiaye Diakhaté : « Je tâcherai de travailler avec fermeté, courtoisie et pondération »
Après sa prise officielle de fonction, Mme Seynabou Ndiaye Diakhaté a indiqué la direction qu’elle compte suivre. « Je tâcherai de travailler avec fermeté, courtoisie et pondération. Je vais opter pour une démarche participative et inclusive en m’appuyant sur les autres membres de l’Ofnac et sur les collaborateurs que j’ai trouvés sur place. Je pense qu’en travaillant de concert et en coopération avec ceux-là et avec les partenaires, on arrivera à réussir la mission qui nous est confiée », a soutenu la magistrate. Selon elle, son vœu le plus cher, c’est de voir l’Ofnac inscrit au palmarès des meilleurs organes qui œuvrent pour la bonne gouvernance au Sénégal. Seynabou Ndiaye Diakhaté a fait siens les mots du Pr Ken Follett selon lesquels «  prêter serment c’est mettre son âme en péril ». Elle a rendu grâce à Dieu et remercié le président de la République pour cette marque de confiance qui m’honore et qui honore toute la famille judiciaire.  « Je veux 80% de travail et 20% de communication », a-t-il mentionné.

Nd. M.SECK

Le ministre de la Justice, garde des Sceaux, a procédé, hier, sous une pluie battante, à l’installation tant attendue par les populations du Niani Kalankadougou du tribunal d’instance de Koumpentoum. A l’occasion, il a annoncé l’ouverture, dans deux ans, de la Cour d’appel de Tambacounda. Ce qui constitue, à ses yeux, un jalon important dans la politique de rapprochement de la justice des justiciables au nom de l’équité territoriale et surtout de l’équité entre tous les citoyens.

Les populations de Koumpentoum ne feront plus près de 400 km (pour celles de Loumby Forage) et 360 km (pour les habitants de Payar) afin de disposer d’une pièce délivrée par la justice. « Fini le calvaire », souligne le garde des Sceaux, Me Sidiki Kaba. Il rappelle que celle démarche de son département s’inscrit dans la politique de rapprocher les justiciables de la justice et faciliter l’accès la justice à tous les citoyens au nom de l’équité territoriale et surtout de l’équité qui doit prévaloir entre tous les citoyens sénégalais comme l’a voulu le président Macky Sall dans le cadre de son programme de modernisation de la justice. « Tous les Sénégalais, où qu’ils soient, doivent avoir les services de l’Etat. Ici, les usagers de la justice n’ont plus à faire des dizaines de kilomètres pour se rendre à Tambacounda chercher un casier judicaire et les actes administratifs par exemple. C’est aussi le cas pour les localités les plus excentrées de ce département comme Méréto, entre autres, où il faut parcourir plus de 400 km. Le tribunal d’instance de Koumpentoum comble ce vide », note le ministre qui parle de « jour historique » pour les habitants de cette zone.

Me Sidiki Kaba se félicite d’avoir installé le premier président d’instance de Koumpentoum, Mbacké Kane, en présence du gouverneur de Tambacounda, du premier président de la Cour d’appel de Kaolack, du procureur général de Kaolack et des autorités judicaires de Tambacounda et toute la compagnie judicaire en audience solennelle. Selon le ministre, la pluie battante qui a accueilli et accompagné toute la cérémonie est « le signe que ce tribunal est béni par Dieu ».

Cette zone frontalière avec 5 pays limitrophes connaît une criminalité transfrontalière symbolisée par les grosses saisies de drogue par la douane. Le ministre a félicité les forces de sécurité et de défense qui, de par leur efficacité, sont en train de « réduire à sa simple expression le grand banditisme transfrontalière que les tribunaux vont aider à assainir ». Il s’agit aussi de veiller à la sécurité des personnes et de leurs biens.

Le ministre a révélé que le président Macky Sall a créé, en 2014, la cour d’appel de Tambacounda. En attendant que cette cour soit installée, le tribunal dépend de Kaolack. A l’en croire, dans le cadre du 9 Fed, l’Etat du Sénégal a négocié avec l’Union européenne (Ue) la construction de la Cour d’appel de Tambacounda dont la première pierre a été posée. « Les fonds sont sur place. C’est un bijou architecturale qui va recevoir les appels des tribunaux d’instance du tribunal régional des justiciables des régions de Tambacounda et de Kédougou », indique-t-il.

Pape Demba SIDIBE

Le bâtonnier de l’Ordre des avocats n’a pas raté l’occasion pour donner son avis sur le débat concernant la déclaration de patrimoine qui défraie la chronique ces temps-ci. « Nous devons préciser à haute et intelligible voix que les textes que nous avons ne soumettent pas le premier président de la Cour suprême à l’obligation de déclaration de patrimoine. S’il y a d’autres textes qui infirment cette thèse qui semble être unanimement partagée dans la famille judiciaire, nous sommes disposés à en prendre connaissance », a déclaré Me Mbaye Guèye qui ne tarit pas d’éloges la nouvelle patronne de l’Ofnac. « La grandeur de Seynabou Ndiaye Diakhaté réside dans sa grande discrétion, son calme et sa sérénité légendaire, dans sa piété, son humanisme, sa compétence reconnue par ses pairs et les avocats que nous sommes », a-t-il témoigné.

Nd. M.SECK

Les éléments de la brigade de gendarmerie de Dakar-ville ont arrêté, mercredi dernier, B. Ndiaye, chauffeur de taxi domicilié à Niarry Tally, informe un communiqué de la direction de la communication de la gendarmerie. Selon le document, c’est suite à des investigations concernant un réseau de faussaires que l’Adjudant-chef Adama Faye, commandant la brigade de gendarmerie de Dakar-ville, a mis en place un plan qui a permis de mettre la main sur le nommé B. Ndiaye. Une perquisition à son domicile a permis de découvrir un important lot de matériels dont l’inventaire s’établit comme suit : 251 talons de permis de conduire, 141 talons de carte grise, 07 passeports diplomatiques, 01 passeport gambien, 01 passeport italien, 03 permis de conduire internationaux, 06 permis de conduire sénégalais déjà établis. Mais également 03 permis de conduire internationaux, 02 autorisations de transport de marchandises, 03 agréments, 01 imprimante, 01 écran ainsi que divers documents dans son domicile, sis à Niarry Tally. Selon la gendarmerie, « l’enquête est en cours pour découvrir les éventuels coupables et complices ».

D. MANE

Un drame a été signalé hier, à la gare ferroviaire de Thiaroye, vers les coups de 20 heures. Une jeune femme s'est suicidée à hauteur du passage à niveau de Thiaroye Gare à proximité du marché de légumes en se jetant en pleine voie ferroviaire au moment du passage du train. Un suicide affreux qui ne meuble que de façon rarissime le quotidien des Thiaroyois. A Thiaroye Gare, c’était l’émoi et la consternation à la suite de ce suicide. La scène s'est passée tellement vite que personne n'a pu intervenir pour sauver la jeune femme. En effet, même si certains créditent la thèse d'un accident, d'autres pensent que le geste a été prémédité car la femme a attendu l'arrivée du train pour plonger en pleine voie ferrée avant d'être réduite en morceaux par le train.

Le suicide de cette jeune est d'autant plus énigmatique que personne ne connaît jusqu'ici quelles ont été les motivations de la femme au moment de commettre son acte. Il fallait voir comment les sapeurs-pompiers se sont mis à ramasser les restes du corps de la femme en présence d'éléments du commissariat de Thiaroye Gare. Une enquête est ouverte pour élucider les circonstances du drame.

Abdou DIOP

Le gouvernement du Sénégal a jusqu’au 29 août pour prendre en charge les préoccupations des travailleurs de la justice. Si tel n’est pas le cas, le Sytjust déroulera, avec plus d’intensité, son troisième plan d’actions. El hadj Ayé Boun Malick Diop et ses camarades faisaient le point sur leur rencontre du lundi dernier avec le gouvernement.

« Au delà du 29 août, si nos doléances ne sont pas satisfaites, nous déroulerons notre troisième plan d’actions avec plus d’intensité ». Cet avertissement est du Syndicat des travailleurs de la justice (Sytjust) qui a tenu une conférence de presse hier pour communiquer sur sa rencontre avec le gouvernement le lundi dernier. Ont pris part à ce dialogue, le ministre de la Fonction publique, le ministre du Travail, le ministre du Budget et le garde des Sceaux, ministre de la Justice. Les discussions ont porté sur trois points contenus dans leur plateforme revendicative. Le premier est la « satisfaction totale » de leurs revendications, le second est relatif à la réparation d’un préjudice que l’Etat aurait causé aux travailleurs de la justice du fait du changement du barème des frais de nantissement. « Un décret pris par le président de la République, Macky Sall, il y a trois ans, nous a porté préjudice avec une réduction drastiques des frais de nantissement », a expliqué El hadj Ayé Boun Malick Diop. Le troisième point porte sur la finalisation des réformes statutaires que le Sytjust a proposées et que le gouvernement devait porter.

Comités techniques
Sur les frais de nantissement, le secrétaire général du Sytjust indique que le décret leur a valu un mois de grève à l’époque. Mais, au final, un protocole d’accord qui devait être testé sur deux ans a été signé. Les deux années étant écoulées, il demande au gouvernement soit de revenir sur l’ancien barème soit de compenser les travailleurs de la justice. A en croire Boun Malick Diop, ce barème a été obtenu du temps du président Abdou Diouf. Lorsque le président Wade est arrivé, il l’a renforcé.

Cependant, note-t-il, « quand le président Sall est venu, il a modifié ce barème dans le sens de nous faire subir des préjudices ». Selon le patron du Sytjust, lors de la rencontre du lundi avec les membres du gouvernement, ils leur ont fait savoir « qu’on ne peut pas spolier une personne de son droit sans des réparations ». « C’est dans ce sens que nous avons demandé qu’on nous remette dans nos droits ou bien qu’on nous compense », a précisé le syndicaliste.

Sur ce point, a-t-il relevé, le gouvernement a demandé au Sytjust de mettre sur pied un Comité technique pour mener des réflexions. Et pour ne pas être extrémiste, il a accepté de mettre en place ce comité, mais a donné un délai de 21 jours au maximum pour finir les travaux. Pour l’adoption des textes, un Comité technique présidé par un représentant du ministre de la Fonction va aussi se tenir pour mener les réflexions le jeudi 18 août. « Il y a deux comités techniques. Le premier, c’est pour réfléchir sur les frais de nantissement et les fonds communs et le second pour réfléchir sur les textes. Mais, l’un dans l’autre, le gouvernement bénéficie d’un délai de 21 jours pour nous édifier sur les textes statutaires et sur la réparation du préjudice du fait du changement du barème sur les fonds communs », a soutenu le secrétaire général du Sytjust.

De son côté, le chargé de la communication dudit syndicat, Ahmed Touré, a déploré le fait que lors des grèves, certaines autorités essaient de donner l’impression que le service public marche par la tenue d’audiences avec des greffiers ad hoc comme les gendarmes, soulignant que cela crée une « insécurité judiciaire ».

Ndiol Maka SECK

Un atelier régional africain de partage et de restitution de la dernière édition du Forum social mondial de Tunis 2015 s’est ouvert, hier, à Dakar sous l’égide du Forum social sénégalais.

Après la dernière édition du Forum social mondial, tenue à Tunis du 24 au 30 mars 2015, les militants de la cause africaine ont remis au goût du jour la question de la réorganisation et de la redynamisation. C’était hier au cours d’un atelier régional d’échanges de deux jours organisé par le Secrétariat du Forum social sénégalais (Fss) dans une perspective de relancer les mouvements sociaux. « Après le Forum de Tunis en mars 2015, une évaluation doit être faite pour tirer les leçons et dégager des perspectives », a indiqué le coordonnateur du Forum social sénégalais.

Mamadou Mignane Diouf a rappelé que le Forum de Tunis s’est tenu dans un contexte géopolitique très tendu, sous fond d’insécurité, de crises et de conflits dans certaines zones du continent africain. C’est tout le sens de cet atelier de Dakar, qui porte sur la restitution du Forum social mondial 2015 et relance de la dynamique africaine des mouvements sociaux autour du Fss. Cet atelier selon M. Diouf s’inscrit en droite ligne de la préparation du prochain Forum social mondial. Celui-ci se tiendra au Canada. Il y aura la participation des pays comme le Cameroun, le Bénin, la Côte d’Ivoire, entre autres. « Le continent a besoin de mouvements sociaux dynamiques, engagés et solidaires pour impulser les batailles et les mobilisations citoyennes qui devraient être au devant des mutations attendues », a fait savoir le coordonnateur.

La crise migratoire en Afrique subsaharienne, l’accaparement des terres et des ressources naturelles, les élections à haut risque de troubles post et/ou pré-électoraux avec des dirigeants qui veulent se maintenir au pouvoir, les crises scolaires et universitaires à répétition, la mal gouvernance et la corruption sont les sources de conflits en Afrique.

Réorganisation du mouvement
Face à ces multiples défis et interpellations, la dynamique des mouvements sociaux semble s’estomper, perd son ampleur et sa vitalité. Membre du Conseil africain du Forum social africain, Hélène Rama Niang Diagne justifie cet essoufflement par un manque de coordination. «Il faut reconnaître que les facteurs dus à cet essoufflement sont multiples. C’est peut-être la raison pour laquelle le Forum social qui est un des mouvements sociaux connaît cet essoufflement », a fait remarquer Mme Diagne.

A cet effet, elle a préconisé de nouvelles formes d’organisation et d’animation pour donner un nouveau souffle au Forum social. Au nom du maire de Dakar, Cheikh Guèye a rappelé l’objectif stratégique de cet atelier. Il consiste à faire une analyse plus large du contexte actuel du continent, de procéder à une restitution participative et inclusive de la participation africaine au dernier Forum social mondial de Tunis.

M. Guèye a indiqué qu’avec une bonne évaluation, ce mouvement aura plus de vitalité et d’enthousiasme. A l’en croire, les militants de la cause africaine se doivent de se retrouver pour relever les défis qui gangrènent le continent. « C’est en conjuguant nos efforts que nous donnerons à ce mouvement ses lettres de noblesse », a déclaré le représentant du maire de Dakar.

Tata SANE

La grande mosquée de Pikine a abrité une séance de récital du Coran hier à l'initiative de l'association des imams du département. L'objectif est de renvoyer l'ascenseur au chef de l’État après les engagements qu'il a pris relativement à la reconstruction de ce lieu de culte.

Au cours de l'audience qu'il leur avait accordée, le chef de l’État avait promis aux imams de reconstruire la mosquée de Pikine Icotaf pour un coût de 700 millions de FCfa. Une nouvelle qui a si enchanté les imams qui, pour lui manifester leur reconnaissance, ont organisé une séance de récital de Coran à l’intérieur de ladite mosquée. De nombreux imams se sont ainsi retrouvés dans ce lieu culte sous la direction de l’imam El Hadj Malick Niang, président de l'association des imams du département de Pikine. Très concentrés sur le Livre Saint, les imams y sont allés à cœur joie sous le regard des forces de l'ordre mobilisées pour assurer la sécurité des lieux. A la fin de la séance, l’imam El Hadj Malick Niang a expliqué aux journalistes la raison de cette initiative. « C'est un acte de reconnaissance à l'endroit du chef de l’État qui s'est engagé  à reconstruire la mosquée pour un montant de 700 millions de FCfa », a déclaré le président des imams de Pikine. Il a précisé qu’ils ont prié Dieu afin qu’il fasse que le chef de l'Etat réussisse dans ses différents projets. Des prières sont également formulées pour que le Tout-Puissant préserve à notre pays d'éventuelles catastrophes naturelles ou menaces terroristes. Les prières ont été formulées pour les futurs pèlerins aux lieux saints l'Islam, mais également pour une bonne pluviométrie dans notre pays.

Toutefois, El Hadj Malick Niang a formulé quelques doléances. Au nom de ses collègues, il a sollicité de nouveaux cimetières dans le département, mais aussi une assistance financière en faveur des imams du département de Pikine. Venu représenter le maire de la ville de Pikine, Matar Diop, son troisième adjoint, a salué l'engagement du président de la République.

Abdou DIOP

En alerte depuis l’annonce sur le marché de viande d’âne, les éléments du service d’hygiène de Touba ont pris dans leurs filets un camion remplie de 35 tonnes de pommes de terre pourries.

Moussa Ndiaye, l’adjoint au chef de service d’hygiène revenant sur les détails a expliqué que c’est un coup fil anonyme qui leur a signalé la présence, dans le marché Ocass, d’un camion d’où se dégageait une mauvaise odeur. « Une fois sur place, nous avons inspecté le camion et mis la main sur le véhicule et sa cargaison dont l’état n’était pas respirable a fortiori consommable. Son propriétaire ainsi que les convoyeurs de la marchandise sont entre les mains de la justice. Immatriculé DK 1997 X, le camion contenait 35 tonnes de pommes de terre pourries. Le produit a été détruit conformément aux instructions de nos supérieurs », a-t-il indiqué. Les soldats de l’hygiène ont remercié les populations de la collaboration et les invitent à redoubler de vigilance. Touba constitue un marché très prisé des commerçants pour écouler des produits périmés à  l’approche des grands événements religieux comme le Magal.

Mamadou DIEYE

La police de Diamaguène Sicap Mbao a arrêté un photographe accusé par une jeune fille de 15 ans de lui avoir imposé des relations sexuelles ayant provoqué sa grossesse.

M.D. est un vendeur de téléphones portables. Au premier étage de la maison où il loge dans la commune de Diamaguène Sicap Mbao, vit la jeune fille de 15 ans A.Y.S. avec ses parents. Ce qui a beaucoup facilité les relations amoureuses entre lui et la jeune fille à l'insu des parents de la gamine. En effet, les choses sont allées très vite. Un jour, le jeune homme a profité de l'absence de la mère de la gamine pour l'inviter dans sa chambre où, pourtant, il était en train de converser avec un de ses amis. C'est ainsi qu'ayant compris les raisons de la présence de la petite dans la chambre de son copain, le visiteur vide les lieux les laissant ensemble.

Seulement, à un certain moment, le jeune homme s'est rendu compte de la présence de sang et a vite réalisé qu'il vient de déflorer la gamine qui, après avoir fait de son mieux pour supporter la douleur, finit par craquer. La voilà en train de pousser des cris sous l’effet du supplice sexuel.

Le photographe lui suggère alors de tout faire pour ne pas mettre la puce à l'oreille de ses parents après lui avoir expliqué clairement les risques qu'il encourt au cas où l'affaire s'ébruiterait. Heureusement pour la fillette, sa mère était absente de la maison à ces instants précieux si bien qu'elle avait la possibilité de dissimuler son mal jusqu'à ce que les douleurs se calment. Les jours passent et sa maman décèle de jour en jour une métamorphose physiologique chez la gamine. Mais à chaque fois qu'elle l'interpelle, la gamine minimise et l'explique par un retard de ses règles.

Finalement, la mère s'est résolue à conduire la gamine chez la gynécologue qui lui confirme une grossesse de quatre mois. A.Y.S. raconte tout à sa maman qui déposa une plainte au poste de police de Diamaguène Sicap Mbao. Face à l'enquêteur, M.D. nie sa responsabilité sur ce qui est arrivé à sa petite amie. Cependant, il a reconnu avoir eu des relations sexuelles avec elle en précisant qu'il avait pris le soin de se protéger. En outre, il a tenté de faire croire au policier que c'est la petite qui cherchait, à chaque fois, d’entretenir avec lui des relations sexuelles. Malheureusement, ces explications sont apparues trop légères aux yeux des limiers qui l’ont placé en garde à vue avant de le déférer au parquet.

A. DIOP

La célébration du centenaire de Cheikhna Cheikh Saad Bouh en juillet 2017 se présente sous de bons auspices avec l’inauguration, la semaine dernière, à Nimzatt, en Mauritanie, de la première centrale solaire dernière génération dotée d’une connexion Wifi intégrée. L’un des soucis majeurs des autorités de la cité religieuse vient d’être résolu. Une grande cérémonie a été organisée à cet effet pour lancer la première phase d’un projet qui, à terme, dotera la ville sainte de Nimzatt de trois systèmes solaires d’une capacité totale de 80 kwh. Cette inauguration a été doublée par celle du nouveau réseau de distribution d’eau.

La ville sainte de Nimzatt, en Mauritanie, a étrenné, la semaine dernière, sa centrale solaire dernière génération. Installée dans un conteneur de 20 pouces et conçue sous le modèle d’un système d’installation rapide (Rpu) pour une alimentation à distance, la centrale solaire propose une solution pour trois services publics (électricité, eau et connectivité Wifi par satellite). La stratégie consiste à fournir de l'électricité aux clients résidentiels, commerciaux, écoles, cliniques et pour l'éclairage public. Le même Rpu fournit également de l’électricité pour le pompage de l'eau et le stockage et la connectivité par satellite offrant une connexion Wifi à des prix abordables.

Fils de Cheikh Bouneuneu, khalife général des Khadres, Cheikh Sid El Khaïr est revenu sur la genèse du projet que la ville de Nimzatt doit exclusivement au président mauritanien. Cheikh Sid El Khair a précisé qu’il n’y a eu ni intervention, ni demande, encore moins un dossier pour le choix de Nimzatt d’abriter la première centrale solaire sur un programme de 100 villages en Mauritanie. « Nous remercions le président Mouhamed Ould Abdel Aziz qui a pris contact avec la société Winch Energie pour l'installation, à Nimzatt, de la première centrale solaire avec Wifi en Afrique au Sud du Sahara », a-t-il déclaré.

Accès à l'eau potable
Pour montrer l’importance du projet, le porte-parole du khalife des Khadres rappelle que d'habitude l'installation d'une centrale électrique en Mauritanie pouvait prendre deux ans. « Quand le président a entendu parler de cette technologie qui peut fournir de l'électricité, de la connexion Wifi et du pompage d'eau, en moins d'une semaine, il s’est battu pour que le programme d’électrification de 100 villages soit réalisé, la condition étant qu'on commence d'abord par Nimzatt », a-t-il ajouté.

Le gouvernement mauritanien ne s’est pas arrêté à l’électricité. Il en a également profité pour lancer le programme des 150 villages pour l'accès à l'eau potable, à travers un château d'eau et un réseau d'adduction. De plus, le président Abdel Aziz a aussi décidé de faire installer à Nimzatt un autre forage de 8 pouces à travers la Fondation Rahma de son fils Ahmed qui est décédé dans un accident de la circulation. Assez pour faire dire à Cheikh Sid El Khaïr que la prédiction de Cheikhna Cheikh Saad Bouh à propos de son centenaire que beaucoup de choses merveilleuses se réaliseront est réelle.

Cheikh Sid El Khaïr a lancé, à nouveau, un appel aux deux chefs d'Etat mauritanien et sénégalais afin de faire de la célébration du centenaire de Cheikhna Cheikh Saad Bouh leur affaire personnelle. Il a d’abord salué « la clairvoyance et le travail des deux présidents qui sont des hommes d'action, épris de paix », avant de formuler des prières pour qu'ils réussissent dans leur mission respective, pour le bonheur de leurs populations. Cheikh Sid El Khaïr a réitéré sa gratitude à l’endroit du gouvernement mauritanien pour les facilitations accordées aux fidèles sénégalais venus assister à la cérémonie d'inauguration de la centrale solaire de Nimzatt, comme il l'a toujours fait à l'occasion de la fête de Korité. Cheikh Al Khaïr a décerné une mention spéciale au gouverneur de Traza, Seydou Sall, au préfet de Rosso et au maire de Tiguint pour leur sollicitude constante et leur diligence.

Raffermissement des relations entre les deux peuples
Les disciples venus de tous le Sénégal n'ont pas été en reste. Leur présence à la cérémonie, malgré les agendas chargés, a été saluée par Cheikh Sid El Khaïr qui a listé les efforts fournis par le président de la Fédération des Khadres du Sénégal, Cheikh Alassane Sène. Il conclut son propos en rappelant qu’ils sont des ambassadeurs de chaque côté, mais aussi des administrateurs auxiliaires pour chaque gouvernement. « Notre rôle est d'œuvrer au raffermissement des relations entre les deux peuples pour des rapports de bon voisinage comme le recommande l'Islam », a-t-il souligné. De son côté, le  maire de Tiguint s'est dit très satisfait de l'électrification de Nimzatt, non sans rappeler que ces populations avaient fortement besoin d'eau et d'électricité. Il est revenu sur la demande de bitumage de la route Tiguint-Nimzatt qui reste encore une des priorités du gouvernement mauritanien. Il a dit son espoir de voir cette doléance satisfaite. Alors que le directeur général de l'Agence nationale de promotion de l'accès au service universel, maître d’ouvrage du projet, a indiqué que son agence a été créée par le gouvernement mauritanien pour répondre aux besoins des zones de non marché pour les services comme l'eau, l'électricité et l'Internet.

Il a ajouté que l'agence travaille à rendre disponible ces services en milieu rural. C'est dans ce cadre que le chef de l'Etat lui a donné l’instruction de superviser l'installation de la première centrale solaire d'un programme de 5 villages qui, à terme, va concerner 1.000 localités rurales. Actuellement, ce sont plus 500 localités rurales qui ont pu bénéficier des actions de l'accès au service d'eau et cela va se poursuivre, a-t-il indiqué.

De notre envoyé spécial Mbaye Sarr DIAKHATE


Nicholas Wrigley, chef de projet : « Rapprocher le système de génération d'électricité des populations rurales »
nicola wrigleyLa cité de Nimzatt vient de bénéficier d’une centrale solaire dernière génération fournissant en même temps de l’électricité, du pompage d’eau et de la connexion Wifi. L’opérateur de cette technologie est la société britannique Winch Energy. La philosophie du système est expliquée par son chef de projet, Nicholas Wrigley. Il considère que la nouvelle façon de faire est de rapprocher le système de génération d'électricité des populations rurales.

Vos installations d’électricité sont très sommaires, le tout tient dans un seul conteneur. Comment cela est-il possible ?
Nous avons un système qui peut être transporté n’importe où avec un package en conteneur de petite, moyenne et grande taille.

Le système de Nimzatt est de grande taille de 40 pieds, qui contient tout ce dont nous avons besoin pour installer la centrale solaire. En un seul voyage, nous avons tout le matériel et cela nous prend 36 heures pour donner de l'électricité à n'importe quel village d'Afrique, aussi reculé qu'il soit. Arrivé sur place, nous n’avons qu'à déployer le canapé, étaler les panneaux, avant de brancher sur le réseau préalablement installé. En une journée et demie, nous avons fourni de l'électricité à 20 foyers, une école, une mosquée, un dispensaire et un éclairage public avec 20 lampadaires. Il faut préciser que le réseau avait été déjà installé par les techniciens locaux en moins d'une semaine.

Nous avons aussi des installations sommaires qui respectent l'environnement local, qui ne le dégradent pas. Le système est fait pour être remplacé, substitué ou agrandi. Actuellement, nous avons démarré avec 17 kwh de capacité. Dans la seconde phase, nous allons installer deux fois 30 kwh pour fournir de l'énergie en permanence à toutes les familles qui le désirent à Nimzatt et au pompage d'eau. Pour la Korité, nous prévoyons de satisfaire d'abord l'éclairage public de tout le village et le système d'approvisionnement en eau avec le pompage. Pour l'approvisionnement en eau, le village était confronté à un problème de logistique, avec le fuel qui coûte cher et qu'il faut aller chercher jusqu'à Tiguint. Parfois, il y a rupture du stock de carburant sans compter les pannes récurrentes des machines. Face à cela, nous proposons le solaire qui est propre, moins cher, sans dépense supplémentaire, pour une durée de vie de 35 ans.
 
Et combien coûte votre système ?
Les coûts sont variables selon la formule adoptée dans le contrat avec le gouvernement. A Nimzatt, nous avons adopté la formule de vente du système au gouvernement mauritanien. Cela revient au même prix qu'un grand système diésel, à la différence qu'ici nous n’allons plus acheter du fuel. Dans le contrat, il est prévu d'installer 100 premiers systèmes qui sont vendus à l'Etat mauritanien, ensuite nous commençons à vendre nous-mêmes l'électricité directement, selon le modèle du prépayé avec carte de recharge. Il faut préciser que nous ne sommes pas en concurrence avec les sociétés nationales d'électricité, car nous nous limitons à la zone rurale. Nous sommes leader mondial pour le système d'énergie pour l'agriculture à travers le dessalement et le pompage. Nous travaillons sur un projet au Sud du Maroc, à Dahla, qui prévoit le dessalement de l'eau de mer pour une nouvelle ferme de 5.000 ha pour 100.000 emplois créés par le Roi Mohamed VI. Nous y travaillons avec des fonds privés, en plus de notre participation.

Avez-vous des projets au Sénégal ?
Nous comptons visiter le Sénégal dans les prochains jours, au mois de septembre. Nous voulons discuter avec les autorités sénégalaises, leur présenter notre système et leur proposer un partenariat qui commence par la mise à disposition d'un financement accompagné de l'installation de notre système. Nous savons qu'en Afrique, les gouvernements se préoccupent beaucoup de la question de l'accès à l'énergie, surtout en milieu rural. Au Sénégal, nous comptons, avec l'accord des autorités, y implanter des systèmes pour l'électrification de 2 à 5.000 villages, en plus de l'approvisionnement en eau et une connectivité au Wifi. Nous allons rentrer dans des marchés sans intérêt pour la société nationale d'électricité.
 
Pourquoi le choix de l’Afrique ?
Il y a environ quatre ans, nous étions en Zambie et nous nous sommes rendu compte que personne ne s'intéressait aux gros soucis de l'Afrique subsaharienne, à savoir l'approvisionnement des villages en énergie. Il faut savoir que 750 millions de personnes n'ont pas accès à l'électricité dans les zones rurales de l’Afrique au sud du Sahara. En plus, nous avons remarqué qu’il n’y avait pas de technologie appropriée pour résoudre le problème de l'accès à l'électricité dans les zones rurales. C’est ainsi que nous avons conçu et proposé des systèmes modulaires en Afrique, parce que nous n’arrivons pas avec des pylônes à poser sur des milliers de kilomètres. La nouvelle façon de faire, c'est d'amener et d'implanter le système de génération d'électricité aussi proche que possible des populations rurales. L'Afrique est un continent particulier et intéressant dans la mesure où les localités sont dispersées et éloignées les unes des autres avec de grandes distances.

Dans ce contexte, cela n'a aucun sens de maintenir le vieux système qui demande beaucoup de câbles sur des centaines de kilomètres. Nous proposons un système solaire très sophistiqué avec batteries. Dans la gestion, nous avons un système de communication intégrale. Ce qui permet de communiquer avec le réseau à distance dans les deux sens en recueillant des informations et à gérer tout le système. En cas de panne ou de dysfonctionnement, d'incendie ou d’intrusion d'une personne étrangère, nous sommes immédiatement informés et nous pouvons agir rapidement à distance. L'autre problème du vieux système, c'est aussi la question du transport de matériel devant l'enclavement des localités, l'état des routes, etc.

De notre envoyé spécial Mbaye Sarr DIAKHATE

La commune de Kolda vient d’abriter une rencontre d’échanges entre acteurs transfrontaliers de la Guinée-Bissau, de la Gambie et du Sénégal. L’Ong Enda Diapol a préconisé la mise en place d’un cadre concerté.

Aucun Etat ne peut faire face, à lui seul, aux périls sécuritaires qui sévissent dans la sous-région. C’est du moins la conviction du coordonnateur de projets-programmes à Enda Diapol, Boubacar Kanté, qui s’exprimait lors de la session de formation et d’échanges des acteurs transfrontaliers de la Gambie, du Sénégal et de la Guinée-Bissau sur prévention des conflits et construction de la paix qui vient de s’achever mardi, à Kolda. La rencontre organisée par Enda Diapol vise à renforcer les capacités de participation des acteurs non étatiques et le partenariat avec les autorités locales sur les processus d’élaboration, de mise en œuvre et de suivi-évaluation des politiques et stratégies de prévention des conflits et construction de la paix dans les zones frontalières entre les trois pays. Les échanges ont porté sur des questions ayant trait à la sécurité, à la criminalité transfrontalière, au vol de bétail, au trafic d’enfants et à la libre circulation des biens et des personnes, entre autres.

Ce projet intitulé « Appui à la promotion d’une approche transfrontalière et multi-acteurs de prévention des conflits et construction durable de la paix en Sénégambie méridionale » qui regroupe la Casamance naturelle et les régions frontalières de la Gambie et de la Guinée-Bissau, est financé par l’Agence autrichienne de développement pour une durée de deux ans. « L’objet de cet atelier est d’échanger avec les autorités administratives et locales et les acteurs non étatiques locaux pour définir, ensemble, les voies et moyens pour faire face aux défis sécuritaires et de développement qui assaillent les communautés dans les espaces transfrontaliers. Nous sommes dans un espace d’intégration et de brassage entre les communautés, mais nous sommes aussi conscients que malgré le partage des valeurs culturelles et socio-économiques, il y a certaines difficultés qui interviennent dans les relations entre les communautés de part et d’autre des frontières », déclare Boubacar Kanté. Il préconise ainsi la mise en place d’un cadre concerté regroupant les autorités administratives et locales, et des acteurs non étatiques des trois pays pour faire face défis sécuritaires qui transcendent les frontières.

Pour Saliou Pouye et Abdou Sambou, respectivement gouverneurs de Mansakonko et de Bafata, les peuples de la Sénégambie méridionale appartiennent à « une seule et même famille ».

Mamadou Aliou DIALLO

La 2ème session de la chambre criminelle  du tribunal de grande instance de Fatick a été ouverte ce mardi. Neuf affaires sont inscrites au rôle. La première journée d’hier a été marquée par des libérations et une condamnation.

Pour la première affaire, Mouhamed Sow, Aliou Bop, Alioune Mbengue sont poursuivis pour les délits de détention et trafic de chanvre indien.  La chambre a finalement acquitté Mouhamed Sow  et Alioune Mbengue pour insuffisance d’éléments. Quant à Aliou Bop, la chambre a disqualifié les faits qui lui sont reprochés en  détention en vue de l’offre ou de la cession. Selon le président de la chambre, Saliou Ndiaye, il y a une différence entre le trafic et l’offre ou la cession.

Pour lui, le trafic est un crime alors que la cession est un délit. Aliou Bop a été condamné à une peine d’emprisonnement ferme de 3 ans. Pour la 2ème affaire jugée, la cour a condamné Papa Samba Pène, poursuivi pour détention et trafic de chanvre indien, à une peine d’emprisonnement  de 5 ans ferme. Saliou Ndiaye, président du tribunal de grande instance de Fatick, a expliqué que le cri de cœur des magistrats du tribunal de grande instance de Fatick qui travaillent dans des conditions difficiles compte tenu de l’étroitesse des locaux a été entendu. Selon lui, un palais de justice sera bientôt construit à Fatick car le site est déjà identifié. Comme lors de la 1ère session, les affaires de détention et trafic de chanvre indien dominent. Pour le président Saliou Ndiaye, cela est dû à la position géographique de Fatick qui fait frontière avec la Gambie. Selon lui,  les trafiquants viennent de la Gambie et passent par les îles du Saloum. La région constitue ainsi une zone de transition pour les trafiquants.

Oumar  Ngatty  BA

Un faux galant, c'est véritablement le qualificatif qui sied au sieur P.D.B., un homme qui n'a trouvé un autre moyen de se payer les faveurs sexuelles de la fille dont il vient de faire la connaissance que d'exercer un chantage sur elle. Excédée par le comportement du jeune homme, elle finit par se rapprocher du commissaire de police de Pikine grâce à qui le calvaire de la petite a fini par prendre fin.

C'est la triste histoire d'une jeune fille réceptionniste dans un magasin de vente de vêtements à Pikine. Un cadre où elle a fait la connaissance d'un certain P.D.B. qui, lui aussi, y offre ses services en tant que gérant d’un matériel de sonorisation. Très vite, la connaissance est établie et le jeune homme s'emploie à l’approfondir le plus promptement possible. Sous le prétexte qu'on est au mois de ramadan, la jeune fille demande à l'homme de faire preuve de patience, le temps que le mois d’abstinence prenne fin pour aller plus loin. Mais, bien avant la fin de ce mois béni, beaucoup d'eau a coulé sous les ponts. Car, un jour, P.D.B. l’a invitée à dîner dans un restaurent et après avoir mangé, il l’a conduite dans une auberge où la fille a affirmé que son compagnon lui avait imposé des relations sexuelles.

Une autre fois, alors qu'elle était occupée à faire son boulot, la fille confia son téléphone portable à P.D.B. qui reçoit un coup de fil sur le téléphone portable de la fille. Il s'agit en réalité du fiancé de celle-ci pour l'aviser qu'il sera sur les lieux quelques instants plus tard pour que les deux se rendent quelque part. Pris de jalousie, le jeune homme raccroche au nez le fiancé de la fille et se résout à en découdre avec lui à son arrivée sur les lieux. Comme prévu, ce dernier arrive quelques instants plus tard et les deux s'engouffrent à bord d'un taxi vers une agence de banque de la place où le monsieur devrait effectuer une opération financière. Loin de démordre, P.D.B. affrète un taxi à son tour et demande au chauffeur de prendre en filature le véhicule qui transporte le couple.

Intervention de la Police
Le fiancé s’étant rendu dans l'agence bancaire, P.D.B. en profite pour se rapprocher de la fille et lui intime l'ordre de descendre, faute de quoi il va simplement lui faire la fête. Pourtant, la fille s'est rebiffée dans un premier temps, mais voyant que le monsieur est prêt à créer un scandale, elle descend du taxi et s’embarque avec lui à bord du taxi qu’il a affrété et prend la direction d'une auberge de la place.

Là, la fille est contrainte à une partie de plaisir au terme duquel le gars s'est mis à la filmer nue. La fille n'y comprend que dalle, car elle croit que le gars est en train de passer un coup de fil comme il en donnait l'impression. Il a fallu quelques jours pour qu'elle comprenne que le monsieur l'avait filmée nue.

L'objectif était simplement de pouvoir exercer un chantage sur la fille et coucher avec elle à chaque fois qu'il en a envie. Pourtant, toutes les fois que la petite refusait de donner une suite favorable à ses sollicitations, P.D.B. lui envoie des images et autres vidéos obscènes en menaçant de les balancer sur le Net. Et les choses marchaient toujours comme sur des roulettes pour le présumé maître chanteur.

C'est parce que la fille n'en pouvait plus qu'elle a pris son courage à deux mains et s'est rapprochée du commissaire de police de Pikine, Adramé Sarr, qui lâche ses éléments aux trousses du mis en cause. Il profite d'une nouvelle tentative de chantage de P.D.B. à Pikine pour le cueillir.

Abdou DIOP

L’Amicale des femmes de la Sonatel (Afson) et la Fondation Sonatel continuent d’œuvrer dans les actions sociales. Elles ont remis, samedi dernier, dans les jardins de la mairie de Rufisque, du matériel orthopédique comprenant des fauteuils roulants, des cannes anglaises, des béquilles et autres accessoires à l’Association des handicapés moteurs et déficients mentaux de Rufisque.

Un communiqué parvenu à la rédaction indique que ce don a pour objet d’améliorer les conditions de vie des populations à mobilité réduite. « Fidèle à sa politique sociale et à sa mission de toujours œuvrer pour le mieux-être des populations vulnérables, l’Afson s’investit aujourd’hui pour accompagner les personnes à mobilité réduite ou souffrant de déficience mentale de Rufisque », soutiennent-elles.

Ainsi, une équipe de médecins effectue sur place des séances de consultation au profit des enfants qui sont en situation de handicap. Ces mêmes actions de solidarité se sont déroulées, à l’occasion de la journée du 08 mars 2016, à travers des dons de vivres, du lait et des médicaments offerts à un orphelinat de 25 enfants, l’organisation d’une consultation pédiatrique au profit des orphelins et du matériel médical et bureautique aux centres de santé de l’Unité 8 et 22 des Parcelles Assainies. A en croire les organisateurs, ces actions renforcent l’engagement citoyen du groupe Sonatel dont le bien-être communautaire est un des quatre axes de sa politique de Responsabilité sociétale en entreprise (Rse).

Tata SANE

Un Libanais du nom de Aly Jaber, la soixantaine, est tombé, hier, vers 8 heures, du 4ème étage de l’immeuble Hussein Bourgi, sur la rue Paull Holl, angle rue du Liban, en plein cœur du Plateau, près de l’ex-marché Sandaga. C’est vers 8 heures que les habitants d’une maison contigüe à l’immeuble ont entendu un bruit sur leur terrasse au moment où la capitale commençait à s’animer. Aussitôt, les voisins sont accourus pour constater le corps sans vie du commerçant qui avait ouvert une boutique sur la rue Abdou Karim Bourgi, ex-Grammont. Les sapeurs-pompiers avertis se sont rendus sur les lieux avec leur matériel et une ambulance.

C’est vers 10 heures, après constat de la police, que les soldats du feu ont transféré le corps à l’hôpital. Agé d’une soixantaine d’années, ce commerçant libanais aurait connu des troubles ces temps-ci, après le départ de son épouse, et prenait des médicaments.

Il serait sous surveillance et, indique une source, à l’heure du drame, il serait seul dans son appartement où il vivait. La police qui avait quadrillé le quartier envahi par des badauds a ouvert une enquête.

La brigade de gendarmerie de Louga a mis la main sur 19 tonnes de vinaigre impropre à la consommation à bord d’un camion de transport de marchandises en provenance de Linguère et à destination du Fouta, a appris l’Aps hier.

Les faits ont eu lieu dans la nuit du jeudi 4 au vendredi 5 août au croisement de Nguène Sarr, sur la route nationale 2 (RN2), précise le commandant Alexandre Dionne, un responsable de ladite brigade, au cours d’une conférence de presse. Le vinaigre saisi est fabriqué à base de l’acide acétique, un produit nocif pour la consommation, a-t-il expliqué à la presse. Il a indiqué que la propriétaire de la marchandise serait une dame demeurant à Ngaye Mekhé. Elle s’adonnerait à cette activité depuis deux ans. L’acide acétique, qui lui sert de matière première, lui aurait été fournie par un commerçant demeurant à Touba. 

Les perquisitions faites à la fabrique de la dame et de son fournisseur ont permis la découverte d’une tonne de vinaigre en plus des 19 tonnes saisies et d’une quantité importante d’acide acétique à Touba. 

La principale mise en cause, placée en garde à vue à la gendarmerie et poursuivie pour fraude commerciale, sera présentée au procureur. L’enquête suit cours. Le commandant Alexandre Dione a saisi l’occasion pour exhorter les populations, surtout les consommateurs, à être vigilantes pour éviter les produits impropres à la consommation humaine, surtout en cette période de veille de Tabaski.

(APS) 

La grâce accordée à Karim Wade n’entrave nullement la poursuite du recouvrement des biens mal acquis. En conférence de presse hier, le ministre de la Justice, Me Sidiki Kaba, a noté avec insistance que ces biens seront partout « traqués et ramenés au Sénégal ».

«  L’Etat du Sénégal entend continuer à tout mettre en œuvre pour recouvrer les avoirs dissipés au préjudice du peuple sénégalais et dissimulés un peu partout à travers le monde avec la création de société de droit panaméen (Mmea Holding Sa) ou même de droit Hongkongais (Mmea Group Ltd) ». La déclaration a été faite hier par Me Sidiki Kaba à l’occasion du lancement du rapport d’activités annuel du ministère de la Justice. Selon le garde des Sceaux, les actions de l’Etat ont porté leurs fruits. En atteste, relève-t-il, la condamnation, le 05 août dernier, de la société Menzies Middle East And Africa Sa immatriculée au Luxembourg et la société Aviation Handling Services International Limited immatriculée aux Iles Vierges Britannique par le Centre international de règlement des différents sur l’investissement (Cirdi), entité du groupe de la Banque mondiale.

Ainsi, note Me Sidiki Kaba, ces deux sociétés doivent supporter, solidairement, l’intégralité des frais de l’arbitrage et à rembourser à l’Etat du Sénégal ses frais de conseil, soit environ 414 millions de FCfa. « C’est une importante victoire. Karim Wade et ses complices voulaient obtenir du tribunal arbitral, entre autres, la condamnation de l’Etat du Sénégal à leur payer plus de 27 milliards de FCfa, notamment au titre de préjudice économique et de la perte de chances d’obtenir de nouvelles licences d’exploitation surtout en Côte d’ivoire, en Tanzanie et en Arabie Saoudite », a expliqué le ministre de la justice.

Cette décision du Cirdi, ajoute-t-il, vient conforter une autre sentence rendue, le jeudi 14 juillet 2016, par la Cour commune de justice et d’arbitrage (Ccja) de l’Organisation pour l’harmonisation du droit des affaires en Afrique (Ohada), qui a rejeté toutes les demandes d’Ibrahim Abou Khalil dit Bibo Bourgi. « En effet, saisi pour Ibrahim Abou Khalil, la Cour commune de justice et d’arbitrage de l’Ohada s’est déclarée incompétente parce qu’Ibrahim Abou Khalil a été condamné pénalement par arrêt du 23 mars 2015 rendu par la Cour de répression de l’enrichissement illicite (Crei) », fait savoir le garde des Sceaux.

Demande d’entraide judiciaire initiée en France
Pour la confiscation des avoirs bancaires en France, Me Sidiki Kaba informe que son département a initié une demande d’entraide judiciaire pénale internationale adressée aux autorités judiciaires françaises. Ainsi, mentionne Me Kaba, plusieurs comptes bancaires ont fait l’objet de saisie aux fins de confiscation. Il y a également, dit-il, des biens immobiliers et des contrats assurances-vie qui se chiffrent à plusieurs centaines de millions d’euros. « Le parquet financier du tribunal de Grande instance de Paris assure les intérêts de l’Etat, conformément aux termes de la Convention de coopération en matière judiciaire signée le 29 mars 1974 entre le Sénégal et la France », soutient le ministre de la Justice.

Dans la même dynamique, relève Sidiki Kaba, pour recouvrer les avoirs bancaires trouvés dans la principauté de Monaco, à la Banque Julius Baer, l’Etat a également saisi les autorités judiciaires monégasques d’une demande d’entraide pénale internationale.

Le garde des Sceaux souligne en outre que l’Etat a été saisi d’une plainte de Karim Wade devant le Comité des droits de l’homme des Nations unies. Ce dernier, explique-t-il, a soutenu devant l’organe des traités des Nations unies que l’Etat du Sénégal a réactivé une juridiction d’exception (la Crei) pour le juger par la mise en œuvre d’une loi de procédure ne prévoyant pas le droit d’appel au sens de l’article 14.5 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques. « Le ministère de la Justice, avec tous les acteurs concernés, notamment l’Agent judiciaire de l’Etat, est en train de tout mettre en œuvre pour lui apporter la réplique appropriée, et encore une fois, faire échec à son initiative », souligne le garde des Sceaux.

Les autres dossiers sont en cours
Interpellé sur l’avenir de la traque, le ministre de la Justice a répondu que le temps de la justice n’est pas le temps médiatique. La justice, dit-il, c’est le recul, la sérénité, la recherche de preuves parce qu’un tribunal ne peut condamner que sur la base de preuves. « Rien que le procès de Karim Wade a pris de trois ans et six mois. Les autres dossiers sont en cours.

Mais cela demande énormément d’investigations qui dépassent le cadre national et même régional », soutient le garde des Sceaux, pour qui le plus important aujourd’hui est l’exécution de la décision rendue par la Cour de répression de l’enrichissement illicite (Crei).

Affaire des jeunes de Colobane : Le parquet se pourvoit en cassation
Le parquet a introduit un pourvoi en cassation devant la Cour suprême qui dira ce qu’il pense de la décision qui a été rendue par la Cour d’Appel du point de vue de la légalité. La révélation a été faite hier par le garde des Sceaux lors de son face-à-face avec la presse. La Cour suprême va donc examiner le fond. Selon Sidiki Kaba, il n’existe pas d’erreurs judicaires dans ce dossier. « Le juge a estimé, au vu des éléments dont il disposait, qu’il pouvait entrer en condamnation. Les jeunes ont fait appel et l’affaire a été examinée devant la Cour d’appel qui a estimé que ce ne sont pas eux qui ont donné la mort. Ils étaient peut-être au mauvais endroit au mauvais moment », relève le ministre de la Justice.

Sur les tortures soulevées par les jeunes de Colobane et des organisations de défense des droits de l’homme, le ministre estime que la loi garantie à toute personne victime de cette pratique de porter plainte. Et des poursuites ont toujours été engagées. « Je vous cite le cas d’Ibrahima Samb à Mbacké. Les policiers ont été condamnés à dix ans. On ne peut pas faire ce rapproche à l’Etat du Sénégal », note Me Sidiki Kaba.

Déclaration de patrimoine : « Le premier président de la cour suprême n’est pas concerné »
A la question de savoir si le premier président de la Cour suprême est vraiment assujetti à la déclaration de patrimoine, le garde des Sceaux persiste et signe. « Le premier président de la Cour suprême n’est pas dans les conditions prévues par la loi pour faire une déclaration de patrimoine », dit-il. Rappelant que c’est lui qui a défendu la loi sur la déclaration de patrimoine, il souligne : « Ce que je peux vous dire d’une façon précise et que vous pouvez vérifier, c’est que le budget de la Cour suprême ne dépasse pas 800 millions de FCfa. J’oppose des chiffres à toute polémique et ces chiffres sont incontestables », tranche le ministre de la Justice.

Nd. M. SECK

Interpellé sur l’avenir de la traque, le ministre de la Justice a répondu que le temps de la justice n’est pas le temps médiatique. La justice, dit-il, c’est le recul, la sérénité, la recherche de preuves parce qu’un tribunal ne peut condamner que sur la base de preuves.

« Rien que le procès de Karim Wade a pris de trois ans et six mois. Les autres dossiers sont en cours. Mais cela demande énormément d’investigations qui dépassent le cadre national et même régional », soutient le garde des Sceaux, pour qui le plus important aujourd’hui est l’exécution de la décision rendue par la Cour de répression de l’enrichissement illicite (Crei).

Nd. M. SECK

Le parquet a introduit un pourvoi en cassation devant la Cour suprême qui dira ce qu’il pense de la décision qui a été rendue par la Cour d’Appel du point de vue de la légalité. La révélation a été faite hier par le garde des Sceaux lors de son face-à-face avec la presse. La Cour suprême va donc examiner le fond. Selon Sidiki Kaba, il n’existe pas d’erreurs judicaires dans ce dossier. « Le juge a estimé, au vu des éléments dont il disposait, qu’il pouvait entrer en condamnation. Les jeunes ont fait appel et l’affaire a été examinée devant la Cour d’appel qui a estimé que ce ne sont pas eux qui ont donné la mort. Ils étaient peut-être au mauvais endroit au mauvais moment », relève le ministre de la Justice.

Sur les tortures soulevées par les jeunes de Colobane et des organisations de défense des droits de l’homme, le ministre estime que la loi garantie à toute personne victime de cette pratique de porter plainte. Et des poursuites ont toujours été engagées. « Je vous cite le cas d’Ibrahima Samb à Mbacké. Les policiers ont été condamnés à dix ans. On ne peut pas faire ce rapproche à l’Etat du Sénégal », note Me Sidiki Kaba.

Nd. M. SECK

A la question de savoir si le premier président de la Cour suprême est vraiment assujetti à la déclaration de patrimoine, le garde des Sceaux persiste et signe. « Le premier président de la Cour suprême n’est pas dans les conditions prévues par la loi pour faire une déclaration de patrimoine », dit-il. Rappelant que c’est lui qui a défendu la loi sur la déclaration de patrimoine, il souligne : « Ce que je peux vous dire d’une façon précise et que vous pouvez vérifier, c’est que le budget de la Cour suprême ne dépasse pas 800 millions de FCfa. J’oppose des chiffres à toute polémique et ces chiffres sont incontestables », tranche le ministre de la Justice.

Nd. M. SECK

Le rapport aux sources pose problème lorsqu’il s’agit d’interviewer ou de donner la parole à des migrants de retour au bercail. Dans les rédactions, les journalistes ne sont pas préparés pour aller à la rencontre de ces migrants. Les exigences d’une collecte rigoureuse, d’un traitement objectif et d’une diffusion à grande échelle doivent être au cœur de la nouvelle approche informationnelle… pour ne pas dire de la nouvelle offre informationnelle lorsqu’il s’agit de parler du fait migratoire dans sa globalité : qu’il s’agisse de la migration régulière, clandestine, circulaire, ou de transit. A l’issue du séminaire de Niamey, les journalistes ont compris qu’il faut éviter de tomber dans la confusion sémantique. Car, « l’agenda médiatique de la migration porté par les Ong obéit à des exigences que les médias ne comprennent pas ».

Même s’il est généralement admis que les médias ont un effet puissant, « leur capacité à changer les comportements est quasi-résiduelle lorsqu’il s’agit d’engager la lutte contre la migration clandestine ». Car, il est ressorti à l’issue des débat que « le traitement médiatique du fait migratoire ne glisse pas sur le terrain des motivations qui permettent de dresser le profil du migrant de retour et d’anticiper ses comportements futurs ».

Par Doudou Sarr NIANG, envoyé spécial à Niamey

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Les médias peuvent-ils être des sentinelles de la lutte contre la migration clandestine ? Certes,  il est de la responsabilité du journaliste d’avoir une attitude dénonciatrice, mais est-ce véritablement le rôle du journaliste à qui on a appris … juste à donner l’information sans aucun parti pris ?

Face à ces contraintes objectives, l’émergence d’un journaliste compréhensif et analytique pourrait aider à renforcer les postures médiatiques pour plus d’efficacité éditoriale. Il ne s’agit pas de réinventer le journalisme, mais d’inventorier les bonnes pratiques professionnelles qui révèlent un journalisme innovant.

Innovant dans la démarche parce qu’orientée vers une perspective critique. Il s’agit plus de faire abstraction du classicisme médiatique (le sempiternel travail de compte-rendu) mais d’explorer de nouvelles postures médiatiques qui permettent d’expliciter les faits, de les rendre intelligibles afin de mettre en débat la migration dans sa globalité.

Il faut repenser le journalisme dans le rapport des médias aux phénomènes de société pour aider à un changement de paradigme dans le modèle représenté du migrant.

Il est attendu chez les médias sénégalais une efficacité combative pour devenir de vrais acteurs dans le dispositif de lutte. Il ne s’agit pas de faire preuve d’indignation sélective lorsqu’il faut dénoncer ces jeunes qui ont choisi de suivre les pistes du désert pour rejoindre l’Occident. Mais d’ingéniosité pour comprendre le goût du risque ou encore cette folle envie de partir qui frise une certaine pathologie individuelle et collective.

Alors, faut-il transformer les migrants en «journalistes» pour partager avec eux plus du vécu ? La parole du migrant, lorsqu’elle est dépouillée de tout subjectivisme, vaut son pesant d’or. Et lorsque l’occasion lui est donnée de la mettre en texte, elle peut révéler des indices palpables d’une tragédie humaine qui appelle une offensive médiatique d’envergure pour dire  «non».

A coup sûr, ces «nouvelles figures du journalisme» pourraient user de leurs positions acquises dans la sphère médiatique pour changer les perceptions publiques. Et les médias, fortement renseignés sur le fait migratoire, délaisseront le récit au profit d’un véritable travail d’investigation. En d’autres termes, comme l’a si bien dit, un étudiant en journalisme de Rabat : « Il faut faire parler les migrants et ne pas se contenter de parler d’eux». C’est la meilleure manière d’éviter de tomber dans « l’immigrationisme » (Immigration+sensation).

Par Doudou Sarr NIANG, envoyé spécial à Niamey

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L’assemblée générale de l’Union des magistrats sénégalais (Ums) s’est tenue ce week-end à Saly. A l’occasion, Me Sidiki Kaba, ministre de la Justice et garde des Sceaux, a indiqué que la justice sénégalaise est une justice de qualité. Il a noté que son département est en train de tout mettre en œuvre pour renforcer davantage la crédibilité du système judiciaire. 

« Si le secteur de la justice est géré avec efficacité, transparence et éthique, l’État pourrait garantir une paix sociale et un climat des affaires favorable à l’investissement ». Telle est la conviction du ministre de la Justice. Il qui présidait, samedi, la cérémonie d’ouverture de l’Assemblée générale (Ag) de l’Ums. Me Sidiki Kaba a transmis aux magistrats tous les encouragements du président Macky Sall, ainsi que sa « volonté inébranlable » d’en faire une rayonnante institution de développement économique, de paix sociale et de sécurité pour le Sénégal et l’Afrique. Pour Sidiki Kaba, « la justice sénégalaise est une justice de qualité » et ce, en dépit « des attaques souvent virulentes ». Mais, a-t-il assuré, son département est en train de tout mettre en œuvre pour « renforcer encore plus la crédibilité de notre système judiciaire ».

Selon le ministre, l’Etat s’efforce d’améliorer le fonctionnement de la justice en initiant d’importants projets et programmes qui visent, entre autres, à promouvoir la qualité du service public de la justice, à rapprocher la justice des justiciables, à améliorer la gouvernance du service public de la justice. « La mise en œuvre de ces programmes a permis d’enregistrer des résultats significatifs tant dans la gestion du patrimoine immobilier, le parc automobile et informatique que le recrutement, la formation initiale et continue des magistrats, greffiers et autre personnel judiciaire », a indiqué Me Sidiki Kaba. Il a magnifié l’engagement du Premier ministre à faire adopter, par le gouvernement, les projets de lois portant statut des Magistrats, du Conseil supérieur de la magistrature et le projet de décret relatif à l’échelonnement judiciaire.

Politique infrastructurelle
Le ministre a insisté sur la politique infrastructurelle très ambitieuse du gouvernement avec la construction et la réhabilitation de plusieurs juridictions. Cette dynamique, selon lui, sera maintenue avec la construction de la cour d’appel de Tambacounda, la construction de 8 tribunaux de grande instance et 17 tribunaux d’instance, mais aussi de l’immeuble devant abriter le Centre de formation judiciaire (Cfj). De plus, a-t-il ajouté, toutes les juridictions n’offrant plus la sécurité et la fonctionnalité nécessaires à une bonne administration de la justice seront rénovées et celles qui sont dans des maisons conventionnées seront transférées dans des bâtiments à construire. « La traduction en actes de ces projets contenus dans le document de programme du ministère de la Justice sera déclinée dans un plan pluriannuel d’actions qui intègrera l’appropriation de cette politique par tous les acteurs concernés au premier rang desquels figurent les magistrats », a-t-il soutenu.

Par El H Amath Sigui NDIAYE et Ndiol Maka SECK

Amélioration de l’univers carcéral
La surpopulation carcérale, la promiscuité dans les cellules constituent une réalité au Sénégal. Face à une telle situation, il est devenu impératif, selon le ministre, d’accroître le parc immobilier-pénitentiaire.

A en croire Me Kaba, la vétusté de la majorité des bâtiments logeant les prisons et le manque de moyens limitent la capacité de l’État à garantir les conditions minimales de détention prévues par les normes internationales. « Un important programme immobilier sera mis en œuvre pour améliorer l’univers carcéral », a-t-il souligné, poursuivant que « la réhabilitation et l’expansion progressive des infrastructures pénitentiaires est l’une des stratégies retenues par le gouvernement pour améliorer les conditions de détention et réduire la surpopulation carcérale ».

De l’avis du ministre, ces travaux coûtent cher et son département compte développer, à partir de janvier 2017, un plan d’investissement sur cinq ans dans l’optique de couvrir l’ensemble des lieux de détention. Plusieurs projets ont été retenus dans ce cadre. Il s’agit, selon Me Kaba, de la construction de l’Ecole nationale de l’administration pénitentiaire (Enap), de la maison d’arrêt et de correction de Sébikotane de 1.500 places, la réhabilitation et l’équipement des établissements pénitentiaires de 500 places sur l’étendue du territoire national. Parmi les acquis, le ministre a noté sur la dotation des juridictions et des services centraux du ministère en véhicules et en matériel informatique.

Recrutement de personnel
D’après le ministre, pour une justice fiable, il faut des magistrats, des greffiers et du personnel en nombre suffisant et bénéficiant d’une formation initiale et continue de qualité dans des domaines pointus. « Pour pallier nos manques criants d’effectifs et anticiper sur les nombreux départs à la retraite chez les magistrats et les greffiers, le Premier ministre, sur instruction du président de la République, nous a autorisés à recruter en 2016, par voie de concours, 35 auditeurs de justice, 45 élèves greffiers et 40 élèves éducateurs spéciaux », a relevé le ministre.

Ainsi, pour l’année 2015, a indiqué Sidiki Kaba, 30 auditeurs de justice et 50 élèves greffiers ont été admis et sont présentement en formation au Cfj, tandis que 47 interprètes ont été formés en 2015 et 2016. Il s’y ajoute, selon le ministre, que 21 personnes sont déjà réaffectées dans les juridictions et les 26 autres ont récemment bouclé leur examen de sortie et attendent d’être redéployées. Au titre de la formation continue et du renforcement des capacités, 45 magistrats ont déjà bénéficié, cette année, de sessions de formation au Sénégal et à l’étranger sur le terrorisme, la criminalité transnationale, la justice criminelle, entre autres, avec l’appui des partenaires au développement.

Construction d’une école de la magistrature à Diamniadio : 2 milliards de FCfa et 3 ha octroyés par le chef de l’Etat
Le Sénégal sera bientôt doté d’une école de la magistrature. Le chef de l’Etat a octroyé à l’Ums 2 milliards de FCfa et un terrain de 3 ha à Diamniadio pour sa construction. Mais, en attendant, une enveloppe de 300 millions de FCfa est dégagée pour les travaux de réhabilitation de l’immeuble devant abriter provisoirement le centre de formation judiciaire.

Le président de la République, Macky Sall, a octroyé 2 milliards de FCfa et un terrain de 3 ha à Diamniadio à l’Ums pour la construction d’une école de la magistrature. Il a réitéré cette promesse lors de la réception, au Palais, du bureau exécutif de l’Ums.

« Je rappelle que le chef de l’Etat vient récemment d’annoncer, à l’occasion du Conseil des ministres de Dakar, l’octroi d’un terrain de 3 ha et d’une somme de 2 milliards de FCfa pour la construction d’une école de la magistrature », a déclaré le garde des Sceaux. Ce qui a été confirmé par le président de l’Ums. « Nous attendons que cet engagement soit matérialisé », a-t-il toutefois ajouté.

Haro sur les attaques infondées
La justice fait parfois l’objet « d’attaques gratuites et infondées », a relevé le président de l’Ums. Toutefois, Maguette Diop a promis que l’Ums veillera au respect scrupuleux de la loi et de son statut. « Face à de telles calomnies, l’Ums usera, au besoin, des voies et moyens prévus par la loi pour défendre l’honorabilité de ses membres et l’image de la justice », a-t-il soutenu avec force. Dans la même veine, il a réitéré la détermination du bureau exécutif de l’Ums à lutter contre « les comportements contraires à l’éthique et à la déontologie et s’érigera en rempart contre toutes tentatives malsaines de diabolisation de la justice ». Par rapport à la mobilité des magistrats, l’Ums attend du ministère la livraison de nouveaux véhicules.

Magatte Diop a jugé le nombre de magistrats exerçant au Sénégal très insuffisant malgré le fait qu’ils soient plus nombreux que les avocats et les greffiers. « Il est heureux que le gouvernement se soit inscrit dans la perspective de recrutement pour résorber progressivement le gap surtout dans la capitale », s’est-il réjoui, tout en promettant de veiller davantage sur une bonne gestion de la carrière des magistrats en tenant compte de la durée de l’intérim, de l’ancienneté et de la compétence. La situation des magistrats à la retraite préoccupe aussi l’Ums. Car, après des années de bons et loyaux services, ces derniers perçoivent, à la retraite, « une pension dérisoire qui ne peut leur garantir un repos mérité », a soutenu M. Diop, qui a remercié le président de la République qui a alloué à l’Ums 2 milliards de FCfa pour la construction d’une école de la magistrature sur un site de 3 ha à Diamniadio.

Maguette Diop, président de l’Ums : « Nous ne céderons à aucune pression ni injonction ou menace »
L’Union des magistrats sénégalais (Ums), au cours de cette rencontre, a décidé de défendre l’indépendance de la justice et surtout à ne point céder à aucune menace ni injonction ou menace.

Selon le président Magatte Diop, le renforcement de l’indépendance de la justice qui est un pouvoir constitutionnellement consacré demeure une préoccupation constante de son organisation. « Le pouvoir judiciaire n’est pas un troisième pouvoir, mais l’un des trois pouvoirs dont la mission, de son point de vue, est capitale pour l’approfondissement de la démocratie, la sauvegarde des droits et libertés individuels et la promotion de l’état de droit », a-t-il dit. « La justice doit toujours être indépendante et impartiale et le juge toujours fidèle à la loi et à sa conscience. C’est est un principe sacro-saint auquel nous tenons tous et veillerons scrupuleusement à ce qu’il soit observé par tous les magistrats. Nous ne céderons à aucune pression, ni injonction ou menace », a laissé entendre le patron de l’Ums. Avant d’ajouter : « Nous restons fidèles à notre serment et ferons tout pour nous acquitter de cette mission que nous accomplissons au nom du peuple sénégalais ».

Cependant, pour le juge, l’indépendance est d’abord une affaire personnelle. C’est pourquoi il a demandé à chaque magistrat d’assumer cette indépendance et de la manière la plus absolue. Pour ailleurs, il a estimé que la justice, c’est d’abord les symboles, la solennité. Donc, a-t-il mentionné, il faut que les bâtiments répondent aux normes d’une institution judiciaire digne de ce nom. A l’en croire, l’indépendance de la magistrature passe également par l’augmentation des budgets des juridictions et par conséquent du ministère de la Justice qui, a-t-il regretté, n’atteint pas 1% du budget de l’Etat.


« Sur la déclaration de patrimoine, c’est la loi qui définit ceux qui sont assujettis »
En marge de la cérémonie d’ouverture, le président de l’Ums s’est prononcé sur l’actualité marquée par la sortie de l’ex-présidente de l’Ofnac, Nafi Ngom Keïta. Pour Maguette Diop, « ce n’est pas une personne qui décrète qu’un tel est assujetti à la déclaration de patrimoine, mais la loi. La loi a un esprit et une lettre et c’est le juge qui est chargé de l’interpréter et de dire la teneur. On ne peut pas comprendre qu’une personne se lève un bon jour pour s’adresser avec une manière aussi discourtoise à l’institution qu’est le premier président de la Cour suprême. Il faut savoir raison garder. Nous sommes tous des responsables, investis d’une mission de servir l’Etat et le peuple sénégalais. On se doit respect et courtoisie. J’invite tout le monde à s’inscrire dans cette dynamique qui est adossée aux règles de bienséance », a-t-il martelé.

Par El H Amath Sigui NDIAYE et Ndiol Maka SECK

La ministre de la Femme et de la Famille, Mme Mariama Sarr, a fait le point sur le retrait des enfants de la rue et a distribué, avant-hier, l’appui mensuel que l’Etat donne aux maîtres coraniques et autres couches vulnérables dans le cadre du programme de retrait des enfants de la rue lancé officiellement depuis le jeudi 30 juin dernier.  

Faisant le bilan de l’opération de retrait, Mariama Sarr a relevé une importante baisse des enfants dans la rue au cours des dernières opérations ayant comme résultat le changement de décor perceptible dans les grandes artères de la capitale. Le ministère a procédé à 19 sorties qui se sont soldées par le retrait de 519 enfants de la rue dont 207 accompagnés de leurs mamans (115 garçons et 82 filles). L’évaluation a été faite vendredi dernier par la commission chargée du retrait des enfants de la rue.

Selon Mariama Sarr, depuis le démarrage des opérations soutenues par la Brigade spéciale des mineurs, des acteurs de tous bords se sont joints à la décision du gouvernement sénégalais pour se féliciter de sa démarche salvatrice qui restaure les droits et la dignité de l’enfant. « Ces statistiques ont enregistré 166 Sénégalais, 26 Maliens et 15 Guinéens. Les services du ministère ont aussi retiré 104 mères de famille de la rue, 312 enfants non accompagnés (307 garçons et 5 filles) dont 186 Sénégalais, 102 Bissau-guinéens, 7 Maliens,  7 Guinéens (Conakry) et 6 Gambiens. Sur les 519 enfants retirés de la rue, 460 sont retournés à leur famille et 59 restent en attente au centre « Guindi », sis au Front de terre de Dakar », relève-t-elle.

Le ministère de la Femme, de la Famille et de l’Enfance a pris des mesures d’accompagnement dont la première opération s’est soldée par l’octroi d’un appui d’environ de 7 millions de FCfa en ressources financières et en denrées alimentaires aux familles et « daaras » des enfants concernés. A en croire le ministre Mariama Sarr, le montant est passé à 17 millions de FCfa, si l’on y ajoute le soutien apporté aux maîtres coraniques. Lors de la cérémonie de remise, samedi dernier, de dons mensuels que le gouvernement a décidé d’apporter à ces couches vulnérables, chacun des 15 « Serigne daara » identifiés a reçu 75.000 FCfa, 3 sacs de riz, 10 litres d’huile, 10 kg de sucre, 1 paquet de 24 savons. De même, les 26 familles présentes au centre « Guindi » ont obtenu chacune 50.000 FCfa, 1 sac de riz, 5 litres d’huile, 5 kg de sucre, 1 paquet de 24 savons et 5 sachets de lait.

La ministre de la Femme, de la Famille et de l’Enfance a assuré que les familles concernées par la mesure seront enrôlées dans le programme de Bourse de sécurité familiale et en même temps prises en charge par le projet « Réinsertion des enfants de la rue » du village Sos d’enfants financé par l’Union européenne (Ue). Mme Sarr a ajouté que son département, appuyé par ses partenaires, a procédé à une enquête de terrain pour recenser tous les « daaras » du département de Dakar dans une première phase. « Ce travail, a-t-elle indiqué, a été déjà fait dans le département de Pikine et va se poursuivre dans les départements de Guédiawaye et Rufisque ».

En attendant, Mariama Sarr a invité les acteurs de la société civile et les leaders religieux à accompagner le gouvernement dans cette décision qui, dans ses principes, garantit l’intérêt supérieur de l’enfant, l’accès aux offres de services d’éducation, de santé et de protection pour tous les enfants. Mamadou Wane, coordonnateur de la Plateforme pour la promotion et la protection des droits de l'homme (Ppdh), a salué l’initiative. «Nous combattons l’exclusion, car tous les enfants sont d’égale dignité ». De son côté, Abdoulaye Sarr du village Sos d’enfants, a indiqué que « pour aider un enfant, il faut qu’il soit à la maison ».

Serigne Mansour Sy CISSE

...L’Etat invité à ne pas reculer
La décision du gouvernement de retirer les enfants de la rue agrée nombre d’organisations de la société civile qui demandent au président de la République de ne point reculer. 

Peu avant 17 heures, samedi dernier, à la place de l’Obélisque, le retrait des enfants de la rue a nécessité un rassemblement citoyen. L’initiative a été prise par plusieurs organisations de la société civile et organismes internationaux. Il y avait l’Unicef, l’association « Les Oliviers », la Plateforme pour la promotion et la protection des droits de l'homme (Ppdh), l’Empire des enfants de Mme Anta Mbow, l’association « Pen Attitude », Bamba Fall, maire de la Médina, Alioune Tine, directeur du bureau régional d'Amnesty international pour l'Afrique de l'Ouest, des autorités administratives, etc. La manifestation a été marquée par des prestations culturelles et sportives, des (sketchs, la lecture de poèmes, l’intermède musical, la démonstration en art martial comme le taekwondo, etc.  

Dans un manifeste dénommé « De l’engagement citoyen » établi sur trois pages et remis à la presse, des associations ont unanimement demandé au président de la République de ne point reculer. « Nous avons décidé d’assumer notre part dans l’édification d’une société capable de mettre fin à la mendicité des enfants qui les expose à toutes formes de maltraitance, d’exploitation et de violence, d’injustice sociale. La mendicité enfantine va à l’encontre d’une bonne éducation de base», lit-on. 

Le document rappelle que le Conseil des ministres du 22 juin 2016, au cours duquel le président a engagé le gouvernement à retirer dans Dakar et dans toutes les régions du Sénégal les enfants de la rue, marque un tournant décisif dans la lutte contre l’exploitation de dizaines, voire de centaines de milliers d’enfants. « Les enfants, à travers leur déclaration, exigent le respect et l’application effective de la mesure présidentielle qui répond à des attentes profondes au sein de la population », relève-t-il. 

Pour sa part, le chargé de la protection de l’enfant à l’Unicef, Yves Olivier Kassoka, a soutenu que malgré le nombre d’enfants retirés de la rue, nombreux sont ceux qui y circulent encore dans les artères des villes. « La décision de retirer les enfants de la rue est une mesure positive et teintée d’espoir », affirme-t-il. 

D’après lui, ces enfants doivent être protégés et bénéficier du même traitement que tous les autres enfants qui sont dans leur famille. « La rue n’est pas la meilleure place pour eux. Ce n’est pas possible. Elle déconstruit tout le processus de socialisation que les familles inculquent aux enfants. Il faut travailler à accompagner l’Etat dans cette décision », a affirmé M. Kassoka. 

Le chargé de la protection de l’enfant à l’Unicef demande aux parents d’assumer leur responsabilité. « Certains parents sont complices car ils reçoivent des commissions sur le dos des enfants. Nous ne devons pas être indifférents à leur sort», poursuit-il.

Yves Olivier Kassoka se dit convaincu que la décision du gouvernement de retirer les enfants de la rue peut faire tache d’huile sur toute l’étendue du territoire avec un plan d’actions global qui va durer le temps nécessaire à leur retrait afin qu’ils ne puissent pas y revenir. Quant à Cheikh Mbow de la Cosydep, il estime que le retrait des enfants de la rue leur garantit une bonne éducation. 

S. M. Sy CISSE


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