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Société & Faits divers (854)

La 114e édition du gamou de Pire, qui commémore la naissance du prophète Mohammad (Psl), sera célébrée le 5 novembre prochain dans cette cité religieuse de la région de Thiès (ouest), indique un communiqué.

Cette manifestation est placée sous l’égide de la famille de Tafsir Abdou Cissé et du khalife de Pire, Serigne Moustapha Cissé, guide moral de l’Ong islamique Fraternité musulmane de Pire. Selon le communiqué, cette initiative vise à perpétuer, « tous les ans, l’œuvre de son vénéré grand père, un compagnon et moukhadam d’El Hadji Malick Sy », un des propagateurs du tijania au Sénégal. Tafsir Abdou Cissé est natif de Wanar, un village de Kaffrine (centre), dans la zone du Saloum. Il s’est établi à Pire en 1902 et reçut l’autorisation d’El Hadji Malick Sy d’y célébrer le gamou, une semaine après celui de son guide El Hadj Malick Sy. Le patriarche de Pire fut rappelé à Dieu en 1961, à l’âge de 99 ans. A sa disparition, son fils, El Hadji Amadou Cissé, père de l’actuel khalife de Pire, prit le relais pour continuer l’œuvre de son père. Il a été, à son tour, rappelé à Dieu en 1980.

(APS) 

Dans les locaux du tribunal départemental de Pikine où elle s'était rendue pour une audience avec le juge, une lycéenne a été simplement cueillie sur place par la police après que le juge s'est rendu compte du caractère faux du jugement supplétif dont elle est en possession.

Il s'agit d'une élève en classe de seconde dans un lycée de Pikine. M.D.N. qui peinait à décrocher le diplôme du Bfem. Après deux tentatives soldées par un échec, elle se résout finalement à s'inscrire en classe supérieure. Elle devient élève en classe de seconde au lycée, car ayant préalablement obtenu la moyenne requise pour passer en classe supérieure. En effet, c'est parce qu'elle craignait d'être rattrapée par la limite d'âge que M.D.N avait pris, sur elle, d'aller en classe supérieure tout en se préparant pour se présenter comme candidate libre à l'examen du Bfem, la même année. Heureusement, elle a eu la chance de décrocher son bfem, mais avec un faux jugement supplétif qui lui donne cinq ans de moins que son véritable âge. C'est à partir de ce moment qu'elle a décidé de régulariser le tout nouveau document auprès du juge en sollicitant une audience qui lui est finalement accordée. Cependant, lors de son face à face avec le juge, ce dernier s'est rendu compte que la pièce dont la fille est en possession relève du faux. Sans hésitation, il téléphone au commissaire de la police de Pikine qui dépêche des éléments au tribunal où ils ont arrêté la lycéenne qui s'est fondue en larmes au moment d'être conduite à la police. Lors de son audition au commissariat, elle a expliqué aux policiers quelle ignorait totalement le caractère faux du jugement supplétif, arguant que c'est son défunt oncle qui lui a procuré cette pièce administrative auprès d'un individu qu'elle ne connaît ni d'Adam ni d'Eve.

«De retour d'Espagne, mon oncle à qui j'avais fait part de mes difficultés liées à l'obtention d'un nouvel extrait de naissance pour me présenter au Bfem, m'avait demandé de lui remettre les photocopies de la carte d'identité nationale de mon père et de ma mère. C'est avec lesdites pièces qu'il avait réussi à me procurer le jugement supplétif » a révélé la lycéenne aux policiers. Au terme de son audition, elle a été placée en garde-à-vue, puis déférée au parquet pour faux et usage de faux.

Abdou Diop

L’Association internationale pour Médina-Mary (Aimm) exhorte le ministère de l’Intérieur à « tout mettre en œuvre pour faire face aux menaces intégristes » dans le département de Vélingara.

Dans un communiqué reçu à l’Aps, cette association signale que des membres d’une famille de la confrérie des Tidjanes, du village de Sinthiang-Saby ont été agressés mercredi par un groupe de musulmans qui s’opposent à toute construction de mosquée tidjane dans cette localité située sur la frontière avec la Gambie. « Trois membres des Tidjanes ont été blessés pendant l’agression à l’arme blanche : coupe-coupe, antivol de bicyclettes, jets de pierres, entre autres. L’un des fidèles tidjane a été gravement blessé à la nuque par coupe-coupe », rapporte la même source. Ils ont été surpris par leurs agresseurs lors de l’aménagement de leur lieu de prière, à la place publique du village, selon le communiqué, soulignant que le groupe s’oppose à « toute construction de mosquée tidjane dans le village ». Ces musulmans exigent en effet que leur mosquée, « construite à l’intérieur (d’une) maison soit le seul lieu de culte du village ». Le 16 mai dernier, ce même groupe avait violemment dispersé un rassemblement islamique que présidait l’Imam de la grande mosquée de Vélingara, pour la pose de la première pierre de la mosquée, rappelle l’Aimm. 

(APS)

Le directeur général de la Fonction publique dément l’information parue dans la presse en ligne faisant état d’une rencontre entre le ministère chargé de la Fonction publique et le Syndicat des travailleurs de la justice (Sytjust) qui n’aurait pas eu lieu en raison de l’absence des techniciens des départements ministériels concernés. Dans un communiqué parvenu à notre rédaction, il tient à préciser à l’opinion publique que la réunion en question, d’ordre technique, n’était pas élargie au Sytjust. 

Le directeur général de la Fonction publique précise que lors d’une plénière tenue le lundi 08 août 2016 au ministère de la Justice en présence des ministres concernés, il avait été retenu que le ministère de la Justice devait faire parvenir au ministère chargé de la Fonction publique deux avant-projets de textes. D’après le communiqué, c’est à la suite que mandat a été donné à un comité technique mis sur pied. Celui-ci avait pour mission d’étudier les projets de textes en question et de rencontrer le syndicat le 18 août 2016, indique-t-on dans le communiqué. Selon le directeur, lors de cette rencontre, il a été demandé au Sytjust de laisser le soin aux techniciens des départements ministériels intéressés d’étudier sereinement les avant-projets pour plus d’efficacité et de pragmatisme. « Le Sytjust n’a pas accepté cette proposition. Néanmoins, la réunion s’est poursuivie en sa présence », indique le directeur.

Il ajoute que la réunion qui a eu lieu le 08 septembre dernier ne concernait que les représentants des administrations impliquées dans la réflexion au sujet desdits avant-projets de texte à soumettre à l’appréciation des ministres.
Mamadou DIAGNE (stagiaire)

L’imam ratib de la grande mosquée de la cité 3 et de Darou sise à Pikine Icotaf, Ismaïla Dème qui est aussi le directeur de la ligue islamique mondiale a axé son sermon de la prière de l'Aïd El Kebir autour de la nécessité de retourner à Dieu. Ainsi, a-t-il exhorté les musulmans de tous bords à mettre l'accent sur les bonnes œuvres qui peuvent lui valoir la clémence de Dieu et espérer aller au paradis.

Contrairement à ce qui se fait habituellement, la prière de l'Aïd El Kebir dirigée par imam Ismaïla Dème à Pikine Icotaf a eu lieu dans la mosquée même et non au-dehors. Conséquence de la pluie battante qui a réveillé bon nombre de Pikinois dans la matinée d'hier. En présence de nombreuses personnalités dont le représentant du maire de la ville de Pikine, le responsable politique Ibrahima Koné, imam Ismaïla Dème a délivré aux fidèles un message qui, comme il l'a précisé, lui tenait à cœur. Motif : son attention a été particulièrement attirée par hasard par une sourate du Coran qui l’a inspiré à recadrer certains comportements qui ne sont pas de nature à s’attirer la magnanimité de Dieu. C’est la raison pour laquelle, il a eu à cœur de réorienter cette race de musulmans afin qu’ils puissent retrouver le salut. Il s'agit de la nécessité pour les musulmans de se départir de tout ce qui est futilité ici-bas et de se tourner résolument vers le bon Dieu, histoire de pouvoir, espérer la mansuétude du créateur, seul délivreur du visa pour le paradis.

En effet, en des termes on ne peut plus clairs, le directeur de la ligue islamique mondiale a rappelé qu'il y a des musulmans qui se gardent  de s'acquitter de leurs obligations religieuses liées aux cinq prières obligatoires quotidiennes et qui se permettent de se rendre à la Mecque voire plusieurs fois qui, au finish ne relèvera que du facultatif. En outre, il a souligné le penchant pour certains se réclamant musulmans à la luxure ou à la consommation de boisson alcoolisée formellement prohibée par l'islam. Entre autres, pratiques qui, poursuit-il, ne fait que leur ouvrir grandement les portes de l'enfer. Par conséquent, il a estimé que le seul effort qui vaille dans ce bas-monde, est de se conformer aux recommandations de Dieu nous étant transmis par le prophète Mohamed (Psl) et d'éviter ses interdits. L'imam a affirmé que c'est dans cette voie que le sceau des prophètes a toujours orienté les musulmans de son vivant précisant que même ses compagnons appelés "Sahaba" ont toujours été animés par cette philosophie des bonnes actions. Par ailleurs, imam Ismaïla Dème a loué le rôle important que jouent les femmes dans leurs foyers. Transition toute trouvée pour exhorter les hommes à faire preuve de tolérance envers les femmes. "Il faut que nous les hommes, fassions preuve de tolérance envers nos femmes" a-t-il ajouté. 

 Abdou DIOP

Le bout du tunnel pour les femmes atteintes de fistule obstétricale et regroupées dans les couloirs du bloc opératoire de l’hôpital de Sédhiou. Elles ont un destin commun. Elles sont réduites au silence depuis qu’elles ont contracté la maladie lors d’un accouchement. Le camp d’opération initié par l’Association pour la médecine et la recherche en Afrique (Amref), avec le soutien du Fonds des Nations unies pour la population (Unfpa), en collaboration avec le ministère de la Santé et de l’Action sociale, fait renaître l’espoir chez les porteuses de fistule, victimes de discrimination et de stigmatisation.

A l’intersection des couloirs du bloc opératoire et des salles d’hospitalisation de l’hôpital de niveau 1 de Sédhiou, des jeunes et des femmes âgées occupent les bancs en bois. Le silence est le maître mot dans cet espace où il est inscrit sur les 4 murs : « Silence, pensez aux malades hospitalisés ». Ce n’est pas aux femmes affectées par la fistule qu’on apprendra à respecter ces consignes. Certaines, depuis 10 ans, d’autres, 15 ans, sont réduites au silence par leurs communautés et une partie de leur belle-famille. Elles sont au banc de la société.

Mouskéba Mandiang, la tête couverte d’un pagne tissé aux motifs carrés de couleur rouge et noir, laisse transparaître sa jeunesse aussi bien dans sa démarche que dans ses actes. Elle se promène et essaie de détendre l’ambiance chargée. Elle n’a que 25 ans.

C’est dans un village de la Guinée-Bissau qu’elle s’est mariée. L’union a volé en éclats suite à la contraction de la fistule lors de sa première grossesse. « Je suis venue pour l’opération sans aucun accompagnant. Je suis laissée à moi-même. J’ai quitté mon foyer conjugal en Guinée-Bissau pour m’établir à Dassilamé Pakao, au Sénégal », raconte la jeune Mouskéba Mandiang dont un sourire vient, de temps en temps, illuminer son mince visage. Elle sent la fin d’une vie.

Comme elle, ces autres femmes qui sont dans ce couloir entrevoient le bout du tunnel. Khady Mané, mariée au village de Boudouck, dans le département de Bounkiling, ne semble pas revenir du traumatisme. Elle s’éloigne du groupe. Elle est à la dernière place. Elle se lève et s’écarte du groupe. C’est à peine qu’elle accepte de lâcher un mot.

Depuis 15 ans, elle ne mène pas une vie. « Elle a été interdite de s’occuper de toutes les tâches ménagères au sein de son ménage. Elle ne participe pas aux activités des femmes du village. Nous avons fait toute sorte de traitement, autant dans les structures de santé que chez les guérisseurs. Elle ne pouvait exercer aucune activité qui pouvait lui procurer des revenus », a témoigné sa tante Mariama Sané. A l’intersection des couloirs, les femmes dénouent leur souffrance pour se libérer. C’est une autre forme de délivrance. D’ailleurs, certaines d’entre elles ne manquent pas de relever l’ingratitude des hommes, leur époux en particulier.

La délivrance
« Comment on peut demander la main d’une jeune et belle fille en mariage et l’abandonner au bout de deux ans de mariage, parce que tout simplement, elle est atteinte de fistule ? », déplore Mariama Sané. Ces femmes ont un destin commun. Elles sont toutes rongées par la souffrance. Diouka Sall, âgée de 30 ans, renvoie la physionomie d’une septuagénaire. Sa voix est à peine audible. Elle est frêle. Ses pommettes sont creuses. Elle a fait le tour des guérisseurs établis à la frontière entre le Sénégal et la Guinée-Bissau, du côté de la région de Sédhiou. « Je continue de vivre, parce que je crois en Dieu. Si je tenais compte de tout ce que j’ai entendu, je me serais suicidée. Mais toute personne doit croire à son destin », philosophe Diouka. A l’intérieur du bloc, l’équipe du Pr Maguèye Guèye entre en action. Une fois la mission terminée, les opérées sont extraites du bloc. Les brancardiers les acheminent vers les salles d’hospitalisation. Celles qui sont sur la file d’attente n’en reviennent pas. Les larmes perlent leur visage. Pas parce qu’elles ont peur d’entrer au bloc opératoire.

Mais elles ont conscience que leur vie va, à nouveau, basculer. Elles vont retrouver leur place au sein de la société où elles étaient traitées de tous les noms d’oiseau. Kanny Diockou, vêtue d’une robe bleue ciel, est inconsolable. Elle pleure. Elle transmet l’émotion au sein du groupe. Ce n’est pas elle qui est malade. Elle accompagne sa mère. Depuis plus de 25 ans, elle a enduré les souffrances les plus imaginables. « Un jour, une femme est venue me dire que votre maman va bientôt mourir, alors que celle-ci était évacuée à Ziguinchor pour les soins. Personne, y compris nos parents, ne nous rend visite. Nous sommes une famille isolée au sein du village », confesse-t-elle. Sa maman, Khady Ndiaye, née en 1957 à Simbandy Brassou et vivant dans un village de Ndiaya, est déprimée. Depuis 25 ans, elle n’a que des souvenirs douloureux. « Lors des funérailles d’un de nos parents, j’ai emprunté le pagne d’une de mes proches. Cette dernière est venue l’arracher publiquement au milieu de la foule », rapporte-t-elle. La conversation s’interrompt. La dame sanglote. Elle entraine les autres à essuyer leurs larmes. La vie sur terre de ces dames est un enfer. Aujourd’hui, elles s’empressent de commencer une nouvelle vie.

Idrissa SANE

Voilà 19 ans que disparaissait Serigne Abdou Aziz Sy Dabakh à Tivaouane. Un guide incontesté qui a accédé à la station la plus élevée de la gnose grâce au renoncement.

La communauté musulmane se souvient, aujourd’hui, de Serigne Abdou Aziz Sy Dabakh, 2ème  du khalife général des tidjane. L’homme a marqué d’une pierre immaculée son époque eu égard à ses enseignements, son détachement du monde d’ici bas, son verbe, le tout enveloppé dans un manteau qui couvre les hommes de Dieu. Il est rapporté qu’un jour, son père Seydi El Hadji Malick Sy, toujours préoccupé par la propagation de l’Islam, a affirmé qu’à l’âge adulte, Serigne Abdou allait remplir cette mission, à travers le monde. Ce qui fut fait, alors qu’à l’époque, Dabakh avait une santé chancelante.

Le khalife de Tivaouane d’alors (1904-14 septembre 1997) était connu pour son attachement aux daraas et aux travaux champêtres. Il a même reçu, dans le domaine agricole, en 1965, une médaille. C'était aussi un grand commerçant. Dans sa jeunesse, il fit de longues études islamiques en apprenant notamment le Coran et son exégèse, le droit islamique du rite Malikite, la langue arabe, la théologie (Charia), le soufisme et les relations humaines.

Il accéda au titre de khalife de la Tidjaniya au Sénégal le 13 mai 1957, après la mort de ses frères aînés Seydi Ababacar Sy et El Hadj Mouhamadou Mansour Sy, tous deux décédés quasi simultanément.

Durant son khalifat, il fit de nombreux voyages, notamment au Maroc, en Arabie saoudite, aux Etats-Unis, en France, en Mauritanie, suite aux nombreuses sollicitations qu'il reçut, en rapport avec la haute maîtrise qu'il avait du savoir islamique. Son discours à la Mecque en 1965, au congrès islamique, où il fut remarqué, non seulement pour sa maîtrise de la langue arabe mais aussi, pour la pertinence et la haute portée de son discours, reste encore dans la mémoire des tidjanes en Afrique.

Chantre du dialogue islamo-chrétien
Franc dans le discours, sobre dans l’habillement et presque abstinent dans l’alimentation, il arrivait qu’on lui sert un plat copieux, sans que Serigne Abdou n’y goûte ; il  préférait le donner aux hôtes et autres mendiants qui l’assaillaient. Il ne distinguait pas le cadeau (hadiya) des hommes riches ou influents à celui du bienfaiteur modeste.

Le fils de Maodo avait un discours constant, franc en intimité comme en public. Personne ne pouvait le surprendre en train de médire. Chantre du dialogue islamo-chrétien, le guide de Tivaouane, véritablement émérite, incarnait le symbole de la stabilité sociale. Le défunt syndicaliste Madia Diop en savait quelque chose et Mademba Sock peut toujours en témoigner.

Autant il a dirigé la tidjaniya avec brio grâce au renoncement, autant Dabakh a préparé son successeur Serigne Mansour Sy, fils de Serigne Babacar Sy, au savoir immense. La composition du poème « Sois heureux Mansour » faite une semaine avant sa disparition a permis d’investir, sans problèmes, ni contestation « Borom Daradji », parti le dimanche 9 décembre 2012.

Serigne Mansour Sy CISSE

Entre 2015 et 2016, les bonnes nouvelles se sont succédé pour le Sénégal en matière de découvertes de pétrole et de gaz.
C’est le « produit d’un travail méthodique et efficace », selon le chef de l’Etat dans son discours après la prière à la Grande mosquée. Toutefois, Macky Sall appelle à accueillir « ces bons résultats » avec « beaucoup d’humilité » car les défis pour un Sénégal émergent restent encore importants, même s’il estime qu’il faut se réjouir de ce qui a été déjà fait dans tous les domaines. « Cette humilité doit être la marque de notre gouvernance car nous devons toujours nous concentrer sur les performances.

Puisque tant que notre ambition d’émergence n’est pas atteinte, nous devons redoubler d’efforts. Mais nous nous réjouissons de ce qui a été déjà fait sur tous les plans. Le Sénégal est en bonne voie mais nous devons poursuivre nos efforts », a-t-il soutenu.

Elh. I. THIAM

Eviter les amalgames dans la lutte contre le terrorisme
Sur la question de la lutte contre le terrorisme, un phénomène qui n’épargne presque aucun pays, Macky Sall plaide la « conscience universelle » qui devrait déboucher sur une riposte appropriée qui éviterait la stigmatisation de telle ou telle autre communauté. « Cela devrait nous permettre de comprendre que les premières victimes du terrorisme sont d’abord des musulmans. Il faut qu’on évite les amalgames dans la recherche de solutions. Les actes auxquels nous assistons au nom de l’Islam sont loin de l’Islam. La philosophie de ces terroristes qui ont décidé d’empêcher le monde de vivre tranquillement, doit être combattue avec lucidité et sérénité », a-t-il indiqué.

Elh. I. THIAM

La grande mosquée de Médina Baye a été l’un des lieux de convergence des fidèles pour célébrer la Tabaski. A l’occasion, le khalife général, Cheikh Tidiane Ibrahima Niass a prié pour un bon hivernage.

A la grande mosquée de Médina Baye, l’imam ratib, Cheikh Tidiane Aly Cissé, est revenu sur le sens de la fête, rappelant le geste du prophète Ibrahima voulant sacrifier son fils Ismaïl. Il a invité les jeunes à s’inspirer de ce dernier dans l’accomplissement de leur vie sur terre. A sa suite, le Khalife général, Cheikh Tidiane Ibrahima Niass, a remercié le gouvernement pour sa sollicitude à l’endroit de la famille du vénéré cheikh al islam, avant de prier un bon hivernage pour le Sénégal. A la grande mosquée de Léona, l’imam ratib, Pape Tahit Kane a, dans son sermon, sollicité la clémence du chef de l’Etat pour l’inspecteur des impôts et domaines, Ousmane Sonko, par ailleurs chef de file de la formation politique « Pasteef ».

Faisant référence au culte du pardon attaché à cette importante fête musulmane, il a imploré la clémence du chef de l’Etat. « Nous implorons le pardon du président de la République, Macky Sall. Car, au-delà de sa personne, c’est toute une famille qui est ainsi privée de revenus dans un contexte difficile où l’obtention d’un travail relève d’un parcours du combattant. En voulant sanctionner un individu, c’est toute une famille qui est sévèrement punie », a plaidé le guide religieux. L’imam ratib de la mosquée de Leona a réclamé l’éligibilité de la grande mosquée de Leona au programme de modernisation des cités religieuses, révélant que la bâtisse menace de s’écrouler sous le poids de l’âge.

Elimane FALL

C’est dans la grande mosquée rénovée que s’est tenue, cette année, la prière de l’Aïd el Kabîr, dans l’unité, la concorde et la communion. En présence de Sidiki Kaba, garde des Sceaux, ministre de la Justice, l’imam Ratib Thierno Souleymane Agne, a formulé des prières pour un bon hivernage.

L’iman Thierno Souleymane Agne est largement revenu sur le sens de cette fête qui consacre le sens élevé de la dévotion du prophète Ibrahima et de son fils, Ismaël, ainsi que de son épouse. Il s’est félicité que l’hivernage se présente sous de bons auspices. Et l’imam Agne a loué le Miséricordieux. Il a loué les « avancées significatives » dans le développement, sous la houlette du président Macky Sall.

Il a magnifié l’unité des musulmans. Comme lui, le ministre de la Justice a abondé dans le même sens, priant pour que cette unité perdure. Le garde des Sceaux a souhaité qu’Allah accepter les prières. En présence du gouverneur, El hadji Bouyé Amar, du maire Mame Balla Lô et du président du Conseil départemental, Alassane Sina Cissokho, il a prié pour nos pèlerins aux lieux saints de l’Islam.

Au cours de sa traditionnelle visite aux chefs religieux, il a sollicité des prières pour un bon hivernage et de bonnes récoltes pour l’atteinte de l’autosuffisance alimentaire, mais également des prières pour le Sénégal, le président Macky Sall « qui a ouvert les grands chantiers de l’émergence dans tout le pays ».

Pape Demba SIDIBE

A l’occasion, l’imam ratib, El Hadji Boubacar Dramé, a demandé aux jeunes de combattre l’oisiveté et la paresse. « Il ne faut pas faire de choix pour le métier à exercer, le seul choix qui vaille, c’est celui qui  vous permet de gagner honnêtement votre vie. Il faut aimer le travail qui ennoblit l’homme », leur a-t-il lancé.
L’imam a également fait l’historique de cette fête religieuse, une des plus importantes de l’Islam.

Il a abordé un thème déjà développé à la prière de Korité : l’impossibilité de faire une quelconque extension de la commune de Sédhiou. Les conséquences sont connues. Les citoyens qui veulent avoir une parcelle à usage d’habitat n’en trouvent plus, impossibilité de construire une infrastructure, si importante soit-elle. C’est ce qui est à l’origine du retard accusé pour l’aménagement du site où seront installés les deux groupes électrogènes devant alimenter la capitale du Pakao en énergie.

Il a fallu une longue attente pour que la commune rurale de Diendé acceptât de délibérer pour l’octroi de la parcelle. Si on pouvait construire dans la commune rurale de Bambaly, c’est la même procédure qu’il aurait fallu utiliser. Ces deux collectivités rurales enserrent celle de la capitale du Pakao. L’imam Ratib de demander au chef de l’Etat de signer le décret permettant l’extension de la commune de Sédhiou asphyxiée dans ses propres limites, les seules qu’elle a connues depuis qu’elle existe.   

Malamine KAMARA

Dans son sermon après la prière de l’Aid El Kébir, l’imam de la Grande mosquée de Dakar, Pape Alioune Moussa Samb, rappelant les enseignements de cette fête, a insisté sur la nécessité, pour chaque Sénégalais, de faire don de soi pour le développement du pays.

Comme lors de la fête de l’Aid El Fitr, c’est à l’unisson que les fidèles musulmans du Sénégal ont célébré la fête de l’Aid El Kébir commémorant le sacrifice d’Abraham. Et comme depuis quelques années à la Grand mosquée de Dakar, c’est l’imam Pape Alioune Moussa Samb qui a dirigé la prière devant le chef de l’Etat, Macky Sall. Dans son prêche d’après prière, l’Imam est revenu, de manière pédagogique, sur le sens de cette fête et sur les enseignements que chaque musulman doit en tirer. Ces enseignements peuvent se résumer en deux mots : soumission et dévotion.

A l’image de d’Ibrahima à l’égard de Dieu et d’Ismaël à l’égard de son père, Pape Alioune Moussa Samb a indiqué qu’il est du devoir de chaque musulman de s’appliquer, au quotidien, ces vertus dans ses relations avec son Créateur. « Malgré qu’il était très âgé et aimait beaucoup son fils qu’il a eu un peu tard, Ibrahima s’est soumis à la volonté de Dieu de sacrifier son fils ; et Ismaël bien qu’étant dans la force de l’âge, a accepté que son père le sacrifie. Tous les deux ont reçu des ordres et ont accepté de les exécuter. C’est comme cela que doit se comporter un bon musulman », a martelé l’imam.

Sermon instructif
Par conséquent, l’imam Samb a invité les Sénégalais à cultiver le sens du sacrifice et le don de soi pour le développement du pays. Rappelant que la mission d’installer le Sénégal dans le lot des pays émergents n’est pas du ressort de l’Etat uniquement. Chacun, a-t-il dit, à quelque niveau qu’il se situe, doit faire preuve d’engagement et de persévérance pour atteindre cet objectif. Cependant, a-t-il ajouté, cela doit s’accomplir avec un état d’esprit qui bannit l’intolérance, la vengeance, la rancune et la volonté de nuire son prochain. « L’Islam nous enseigne qu’il fat éviter de dire du mal d’autrui. Quand on ne peut pas dire du positif sur une personne, il faut savoir se taire. Et si on ne maîtrise pas un sujet, il vaut mieux ne pas s’y prononcer. La méchanceté, la médisance doivent disparaître de nos cœurs », a-t-il ajouté.

Quelques minutes plus tard, le chef de l’Etat, Macky Sall, à la sortie de la grande salle de prière, entouré du ministre de l’Intérieur, Abdoulaye Daouda Diallo, du Grand Serigne de Dakar, Abdoulaye Makhtar Diop et du maire de Dakar-Plateau, Alioune Ndoye, a salué les messages forts véhiculés par le discours de l’imam. « Le sermon de l’imam Samb est fort instructif. Cette fête doit nous rappeler nos obligations envers Dieu. Cette journée ne doit donc pas être seulement considérée comme festive. Ce qui importe avant tout, ce sont les leçons qu’on doit en apprendre », a déclaré le président Macky Sall. Poursuivant, il s’est félicité de l’unité qui a prévalu dans la célébration, le même jour, de la Tabaski. Pour le chef de l’Etat, ce « fait rare mérite d’être souligné ».

Elhadji Ibrahima THIAM


Macky Sall : « Nous sommes sur la bonne voie »
Entre 2015 et 2016, les bonnes nouvelles se sont succédé pour le Sénégal en matière de découvertes de pétrole et de gaz.
C’est le « produit d’un travail méthodique et efficace », selon le chef de l’Etat dans son discours après la prière à la Grande mosquée. Toutefois, Macky Sall appelle à accueillir « ces bons résultats » avec « beaucoup d’humilité » car les défis pour un Sénégal émergent restent encore importants, même s’il estime qu’il faut se réjouir de ce qui a été déjà fait dans tous les domaines. « Cette humilité doit être la marque de notre gouvernance car nous devons toujours nous concentrer sur les performances. Puisque tant que notre ambition d’émergence n’est pas atteinte, nous devons redoubler d’efforts. Mais nous nous réjouissons de ce qui a été déjà fait sur tous les plans. Le Sénégal est en bonne voie mais nous devons poursuivre nos efforts », a-t-il soutenu.

Elh. I. THIAM

Eviter les amalgames dans la lutte contre le terrorisme
Sur la question de la lutte contre le terrorisme, un phénomène qui n’épargne presque aucun pays, Macky Sall plaide la « conscience universelle » qui devrait déboucher sur une riposte appropriée qui éviterait la stigmatisation de telle ou telle autre communauté. « Cela devrait nous permettre de comprendre que les premières victimes du terrorisme sont d’abord des musulmans. Il faut qu’on évite les amalgames dans la recherche de solutions. Les actes auxquels nous assistons au nom de l’Islam sont loin de l’Islam. La philosophie de ces terroristes qui ont décidé d’empêcher le monde de vivre tranquillement, doit être combattue avec lucidité et sérénité », a-t-il indiqué.

Elh. I. THIAM

Les musulmans de Dakar, en particulier ceux de la communauté mouride, ont fait le déplacement à la mosquée « Massalikoul Djinane » pour célébrer l’Aïd el-Kébir. Dirigée par Serigne Moustapha Mbacké ibn Serigne cheikh Abdou Khadr Mbacké, la prière s’est tenue en présence du Premier ministre, Mahammad Boun Abdallah Dionne.

Des flaques d’eaux éparpillées un peu partout, du sable empilé ça là, un gigantesque bâtiment ériger au milieu. « Massalikoul Djinane » est toujours en chantier. En ce jour de célébration du sacrifice d’Abraham, de nombreux musulmans sont venus prier à la mosquée mouride. Vêtus de leurs plus beaux boubous, ils sont ministres, directeurs généraux, hommes politiques, élus locaux, religieux, etc. A l’intérieur, l’édifice religieux dégage une forme splendide malgré qu’il reste des finitions. Aux alentours de 9h 30, à l’arrivée de Serigne Moustapha Mbacké fils de cheikh Abdou Khadr Mbacké, la prière a débuté dans une ferveur totale en présence du Premier ministre Mahammad Boun Abdallah Dionne. Après la prière, l’imam a articulé son prêche autour de l’unité au sein de la Oummah islamique et du devoir de tout bon musulman. Il a fait usage des hadiths du prophète Mohamed (Psl) prônant l’amour du prochain et la paix pour inviter les Sénégalais à plus de solidarité.

Se prononçant, le Premier ministre, Mahammad Boun Abdallah Dionne, a pris fait et cause pour une unité au sein de la communauté musulmane au service du développement. Selon le chef du gouvernement, venu transmettre les vœux du président au représentant du khalife des mourides, ce n’est pas une coïncidence si toute la commuté musulmane a célébré la fête aujourd’hui. « Il s’agit d’un message divin adressé aux croyants pour l’unité des peuples », a-t-il déclaré. Apres avoir accompagné l’imam pour qu’il effectue son sacrifice, les fidèles sont repartis le visage rayonnant.

Mamadou DIAGNE (stagiaire)


Madicke Niang, membre du pds : « Consolider la démocratie »
L’ancien ministre de la Justice, Me Madicke Niang, s’exprimant après la prière, a saisi l’occasion pour appeler à un climat de paix au sein de la société sénégalaise mais aussi de la classe politique. « Il faut que la paix qui a permis à ce pays d’atteindre un certain niveau soit consolidée pour que le Sénégal puisse devenir un pays développé », a-t-il déclaré. Il considère qu’une paix intérieure et un amour pour son prochain sont le seul moyen pour créer les conditions d’une grande unité dans ce pays.

Me El Hadj Diouf, député : « Plus de solidarité pour vaincre la pauvreté »
Député à l’Assemblée nationale, Me El Hadj Diouf était aussi présent à la mosquée « Massalikoul Djinane ». S’appuyant sur le discours de l’imam, le député a lancé un appel pour éradiquer la pauvreté dans notre pays. « J’invoque la conscience des Sénégalais, à leur patriotisme et leur sens républicain pour qu’à partir d’un sursaut national, nous construisions un grand pays autour de l’unité », a dit Me El hadj Diouf.

Mbakiyou Faye, représentant du khalife général des mourides à Dakar : « Les travaux de Massalikoul Djinane seront terminés d’ici à un an »
Après avoir demandé aux fidèles de prendre acte du sermon de Serigne Moustapha Mbacké, Mbakiyou Faye, représentant du khalife à Dakar et chargé des travaux de la mosquée s’est prononcé sur l’état d’avancement de la mosquée « Massalikoul Djinane ». « Il ne reste que les finitions. Nous espérons finir d’ici à la prochaine fête de l’Aid el-kébir », a-t-il déclaré.

M. DIAGNE (stagiaire)

L’imam Libasse Laye a invité les musulmans à interroger leurs comportements. Le guide religieux a regretté la tendance à la banalisation des interdits en Islam. Il s’adressait à une foule de fidèles hier, au Mausolée Seydina Limamou Lahi de Yoff.

Il y a eu du monde à la prière marquant la fête de la Tabaski au Mausolée de Seydima Limamou Lahi de Yoff. Les fidèles, enveloppés dans leur grand boubou blanc, la plupart, ont attendu le sermon de l’imam qui a dirigé la prière. Le guide religieux a regretté la propension des musulmans à banaliser les interdits en Islam. « De nos jours, c’est comme si tout le monde fermait les yeux sur tout ce que l’Islam a proscrit. Partout, il y a des boutiques de vente d’alcool. Les musulmans boivent plus que les non musulmans », a dénoncé l’imam Libasse Laye.

Le religieux a constaté que les musulmans consacrent de moins en moins de temps à l’adoration de Dieu. A l’inverse, affirme-t-il, beaucoup de fidèles sont enfermés dans une course pour la recherche de la richesse. « On chante de moins en moins des louanges d’Allah. Dès que vous n’accordiez pas de temps à la connaissance de l’Islam, de son Prophète Mohammed (Psl), de Dieu, vous vous éloignez du droit chemin », a déduit l’imam.

En se fondant sur les versets du saint Coran, le guide religieux a invité les musulmans à aller au-delà du rituel du sacrifice du monde. « Quel enseignement devrons-nous tirer du fait que Ibrahima a accepté de sacrifier son fils Ismaël ? Nous ne devons pas nous refuser à se limiter à l’aspect festif de la Tabaski », a prêché le guide religieux. L’imam Libasse Laye y voit un acte d’adoration à l’égard du Tout-Puissant. C’est pourquoi, il a plaidé pour l’incarnation du dévouement envers notre Créateur et son Messager. « Ibrahim en acceptant de sacrifier son fils unique, Ismaël, a accompli un acte de dévolution. C’est un degré de sa croyance. Aujourd’hui, des musulmans devraient suivre l’exemple d’Ibrahim. Le monde se trouve à un tournant. Nous devons faire une introspection », a laissé entendre l’imam qui s’est fondé sur les versets du Coran et sur les enseignements du fondateur de la communauté Layène.

Idrissa SANE

Le porte-parole des Tidianes, Serigne Abdou Aziz Al Amine, après avoir dénoncé les tares de la société, a invité les musulmans à l’unité.

«La religion musulmane est au-dessus des contingences partisanes, donc toute personnalité qui l’incarne, est et doit rester au-dessus de la mêlée. D’ailleurs, Dieu nous enseigne dans le Coran que tous les membres de la communauté se doivent d’être unis, solidaires dans la vérité et le respect mutuel source de l’élégance dans les relations humaines », a dit le porte-parole des Tidianes, hier, après la prière de l’Aïd El Kébir ou Tabaski, dirigée par l’Imam El hadji Moussa Diop. Selon Al Amine, les Sénégalais sont devenus, pour la plupart, des adeptes du « dénigrement, de la calomnie, du mensonge. Tout cela dans le but  de chercher du plaisir à faire à autrui pour des intérêts personnels ou partisans », a-t-il indiqué. Or, le porte-parole du khalife général des Tidianes a rappelé que le prophète Mohamed (Psl) a enseigné que quiconque s’adonne au dénigrement de son prochain, à l’humilier, doit s’attendre à un retour d’ascenseur émanant de la justice divine. «Alors, il est important que nous fassions tous attention en cultivant la fraternité, le respect mutuel entre voisins, autorités et subalternes, hommes et femmes, jeunes et adultes », a-t-il ajouté.

Dans ce sillage, Serigne Abdou a invité les médias au Sénégal  « à plus de rigueur et de responsabilité dans le traitement de l’information » qui est devenue une denrée utile dans le monde où nous vivons. « Seulement, la puissance des médias est telle qu’ils sont à mesure de faire basculer un pays dans des violences voire la guerre civile. C’est pourquoi, en tant que musulmans, nous leur demandons davantage de rigueur dans le travail afin de contenir tous les extrémistes ou pyromanes qui existent dans toute communauté dans les limités du raisonnable », a-t-il souligné.

Il a félicité toute la classe politique sénégalaise. « L’unité n’exclut pas la diversité. Toutefois, le nombre pléthorique de partis politiques ne milite pas en faveur de blocs soudés capables d’apporter au pays le progrès dans la stabilité. Sur ce point précis, notre pays devrait revoir sa copie à partir d’une large concertation », a-t-il  confié. A travers le ministre Abdou Ndéné Sall, venu apporter les remerciements du chef de l’Etat à la famille religieuse  Sy de Tivaouane, Serigne Abdou Aziz Al Amine a, au nom du Khalife général, Serigne Cheikh Ahmed Tidiane Sy Al Makhtoum, magnifié leurs relations avec les autorités du pays. Il a ensuite prié pour le président de la République, Macky Sall, le gouvernement et l’ensemble du peuple sénégalais à travers toutes les familles religieuses du pays.

Mbaye BA

L’unité des cœurs et des esprits pour une réussite des chantiers de l’Etat, la paix, le sens de la célébration de la fête de l’Aid El Kébir, ont été les grands axes du sermon de Cheikh Mouhamadou Lamine Ibrahim Niass, khalife de la communauté tidjane de Médina Baye à Dakar, lors de la prière de la Tabaski. Malgré la forte pluie qui s’est abattue très tôt le matin dans la ville de Dakar, les fidèles se sont déplacés en masse pour assister à la prière de l’Aid El Kébir.

L’institut franco-arabe « Daroul Al Kuraan » de Zeyda Mariama Niass, sis à la Patte d’Oie, a abrité, comme à l’accoutumée, la prière. Dans son sermon qui a suivi la prière des deux « raakas », cheikh Mouhamadou Lamine Ibrahim Niass a longuement expliqué le sens de la commémoration de l’Aid El Kébir. Une fête, a-t-il noté, en hommage au sacrifice d’Abraham qui, sur la demande d’Allah, a accepté de sacrifier son fils Ismael, en témoignage de sa foi pour son Créateur.

Un acte qui a été récompensé par le Très Haut qui a offert le bélier du sacrifice en substitution d’Ismael. Il a saisi l’occasion pour prôner l’unité des cœurs et des esprits au sein des fidèles musulmans, des croyants au sens large. C’est cette unité, a-t-il noté, qui permettra de réussir les grands chantiers de l’Etat et d’installer notre pays dans la voie de l’émergence. Cheikh Mouhamadou Lamine Ibrahim Niass a salué la présence du ministre de l’Education Nationale, Serigne Mbaye Thiam, qui a représenté, à la prière, le chef de l’Etat, Macky Sall. Des prières ont été faites pour les fidèles musulmans, les croyants en général et pour un Sénégal de paix.

B. B. SANE

Je rapportais dans mon livre consacré à Senghor, le repas auquel  le président de la République de l’époque, avait convié le mythique ministre Jean Collin et Bara Diouf, tous deux devenus membres de sa famille pour avoir pris femmes dans sa tribu. Le Président cherchait un Premier ministre et consultait. A la réponse gourmande de son mythique ministre, Sédar s’était tourné vers Bara qui dirigeait alors le quotidien « Le Soleil », pour recueillir aussi ses conseils. Ce dernier avait simplement dit : « Monsieur le Président, votre choix sera le mien ». On connaît la suite.

Rappelons également la visite que Bara Diouf est allé rendre sans tarder à Senghor pour lui dire que le grand Cheikh Anta Diop devait se rendre en Egypte, mais non sans peine, car il voulait être accompagné par la presse. Bara Diouf nous raconte cette anecdote le 29 décembre 2006, à l’hôtel Novotel. Le Président lui avait alors remis une somme d’argent, fort modeste à l’époque mais opérationnelle, afin que le voyage du savant se passât sans encombre. Et il avait ajouté ceci : « Vous couvrirez donc son voyage en le faisant accompagner. Je ne veux aucune trace de mon intervention, donc que l’on en parle pas à notre ambassadeur. Que tout soit discret. Vois-tu, je ne laisserais jamais seul Cheikh Anta Diop sur les bords du Nil »
On aime ou on n’aime pas Senghor, pour l’homme politique au pouvoir qu’il a été face à des oppositions, des haines et des ambitions de toutes sortes, homme d’État intransigeant, rigoureux, intraitable quand il s’agit de la République. Cheikh Anta Diop, on l’aime tout court. L’invincible savant a masqué l’homme politique aux ambitions légitimes. Il ne peut être que plus lisse. Les deux hommes s’appréciaient fortement et c’est cela l’essentiel.

La mort de Bara Diouf me bouleverse. Ce fut un esprit brillant, d’une élégance et d’une finesse caractéristiques de cette génération d’hommes et de femmes des années 70. Il a balisé les voies dorées du journalisme, de la presse écrite précisément. Bara Diouf était de l’or. Rares sont les journalistes d’aujourd’hui qui taquinent à peine ce métal. L’étain prédomine et il faut encore aller le chercher. Sa disparition devrait être un moment fort d’introspection pour les gens du métier. Dieu sait combien nous eûmes voulu être respectueux et admiratifs devant ceux qui exercent ce métier qui sait être noble, jusqu’au sacrifice de soi. Des journalistes sont morts pour leur plume. Ne l’oublions jamais. Mais la réalité du terrain, les enjeux, les preuves, sont accablants. Certes une presse enfermée dans la famine pourrait avoir des circonstances atténuantes11. Mais le débat n’est ni dans la famine encore moins dans les circonstances atténuantes, il est sur la qualité et la dignité de ceux qui ont choisi d’exercer ce beau métier. Quel que soit le repas : orteils de chien errant sans moutarde ou rats grillés sans sel, jusqu’au bout et quelle que soit les conditions de travail, par respect et par dignité, il devrait être possible de bâtir une presse même dans la pauvreté et le manque. On peut crever de faim et vivre dans l’inconfort -ce que nous ne considérons pas comme juste- mais on ne peut pas faire de sa plume une quincaillerie. Il reste que nous en sommes arrivés, au regard du désastre, à la douloureuse vérité de Balzac : « Si la presse n’existait pas, il faudrait ne pas l’inventer ». Nombre de Sénégalais en seraient arrivés à ce jugement extrême, même si, pour ma part, elle nous reste indispensable comme bras armé contre les dictatures, la défense de la démocratie et des droits citoyens. Si la presse nous pourrit et la vie et l’esprit, c’est de la faute de ceux qui l’exercent non en servant l’éthique et l’excellence, mais en servant la politique politicienne au gré de leur intérêts. Une plume au service du plus offrant est une posture meurtrière. Des journalistes thermiques, Dieu nous en garde. Il est temps de fuir la fosse commune. La presse est un regard sur soi. Un acte de foi pour ceux qui en sont les ouvriers. Elle reste un métier qui doit être vécu et non porté comme un fardeau. On engage son honneur. On engage même sa vie. Le journalisme est une identité, une culture, un engagement, un sacerdoce, un choix de vie. Quand on sert la presse, son métier, avec dignité, c’est avec soi-même que l’on fait la paix. Accepter, choisir d’être journaliste c’est l’entêtement de servir la vérité et non celle des autres. On représente quelque chose de plus grand que soi-même.

La disparition d’un grand monument comme Bara Diouf nous offre l’occasion de ce cri du cœur que nombre de Sénégalais ont poussé avant moi.          
Bara Diouf avait un toucher de mots unique. Il avait du cœur. Il avait un style. Il avait du talent. Il servait un quotidien et une ligne éditoriale bien définie et sans conteste. Mais il servait magistralement « sa » vérité et même si on ne la partageait pas une seule fois, on restait admiratif et respectueux d’une haute plume. D’un mot, il était devenu une icône. Nous demandons aux jeunes générations de journalistes qui ne l’ont pas connu encore moins lu, de faire un détour aux archives du quotidien « Le Soleil » pour découvrir les merveilles d’un trésor devenu patrimoine. Puisse d’ailleurs, « Le Soleil » commencer un jour prochain à publier ses éditoriaux, afin de nous faire revivre les grandes pages d’histoire de notre si cher pays.
Aujourd’hui que l’on dit que les médias ne sont pas le reflet de ceux qui les font, mais de ceux qui les regardent ou les lisent, on mesure combien notre société marche vers l’impasse dans des crispations douloureuses où le triomphe de l’esprit est loin, bien loin, alors que là est le salut, là est le refus du suicide.

Avec la disparition de Bara Diouf, nous affirmons notre fierté de faire partie d’un pays qui a vu naître de telles figures et le respect que nous portons à une presse possible, applaudie, sans« obscures espérances », une presse aux missions élevées, riche de millions de mètres cubes d’or et de fleurs. Bâtir une presse avec des femmes et des hommes qui la conduisent et la servent, ne dépend ni de Dieu ni de l’argent, mais du savoir-faire et du savoir-être, de la grâce, de la foi et du sacrifice  qu’impose la mission. Nous rêvons d’une presse d’idées et non d’une presse marchande à deux sous de ragots, de fables, de faits divers, d’effets d’annonces politiques ronflants, spectaculaires et creux. Certes faut vendre pour vivre, mais pas à tous prix. La presse s’est démythifiée  parce qu’elle a abandonné la qualité, la profondeur de l’analyse et du traitement de l’information. Elle a ainsi perdu le lien avec l’esprit, c’est à dire la force de la pensée et la rigueur de l’analyse. Il y faut un réajustement des valeurs  et de l’excellence du travail servi. Il est une paresse et une médiocrité durables et radioactives qui semblent avoir irradié jusqu’aux meilleurs. La presse est une femme trop belle et trop précieuse pour être couverte de boue et de suie.
Puisse l’exemple de Bara Diouf guider notre presse au meilleur. Nous avons besoin d’elle. Nous mesurons l’apport immense et irremplaçable d’une presse au service de la démocratie, de la justice. Si nous devons vaincre la pauvreté et l’injustice, nous les vaincrons avec la presse, sinon nous échouerons.

Il est midi et un bel homme, une belle plume, un savoureux esprit, nous quitte pour aller vivre avec Dieu la meilleure des vies. C’est notre prière pour Bara. Je l’aimais parce qu’il était difficile de ne pas aimer Bara Diouf, c’est à dire aimer ce que l’intelligence, le talent, le courage et l’engagement pouvaient offrir de meilleur au service d’une mission et d’un pays.
Comme la mort sait nous punir en nous privant d’un visage, d’une parole.                                                                    

Amadou Lamine Sall
Poète

Voici venu l’heure redoutée des témoignages émouvants et des souvenirs ultimes. De Bara, comme nous l’appelions familièrement, j’ai gardé le souvenir inaltérable d’un homme de bien. D’un homme généreux aux convictions fortes, d’un « Maître de la plume » doublé d’une élégance à la fois vestimentaire et verbale jamais prise à défaut. Avec lui, j’ai partagé des moments inoubliables voir  uniques, en un lieu unique et sur un sol béni et unique : La Mecque.

Son unique pèlerinage aux lieux saints de l’Islam Bara l’a effectué en ma compagnie avec sa fille Nafi. Nous étions du lot des « invités du Roi ». C’était en 1986. Il me revient à l’esprit qu’au cours d’un « Koulou Ziar » (Etendez Ziar collectif) j’ai été obligé, après une longue attente, de le tirer de ses prières qui s’éternisaient. Les mains tendues vers le ciel, il n’en finissait pas d’implorer le Seigneur et son Illustre Prophète. Hélas, comme d’autres lieux nous attendaient et ma présence en dehors de la Mosquée me pesait, je me résolus à perturber sa prière. Agenouillé, drapé dans son « Armal » d’une blancheur immaculée, Bara priait, priait sans arrêt. Pour un homme tiré de l’univers « Ceedo », cette ferveur inattendue en surprenait plus d’un. Lui l’intellectuel féru de culture occidentale revenait comme qui dirait sur terre avec une ferveur religieuse retrouvée.

Autre temps fort de ce pèlerinage unique, notre déplacement de Djeddah vers la Mecque où se trouve la sainte Kaaba était ponctué par le « labaikka allahouma labaika » décliné sous tous les tons. Bara stupéfait et fasciné par cette litanie sortant de la bouche de son « guide » que j’étais m’apostropha en cours de route : « Mais mon cher Gaye où est-ce que tu as appris car tu le dis mieux que les arabes ? » J’en riais. Notre 4x4 climatisé avalait les kilomètres bercé par cette litanie de ceux qui répondent à l’appel du Seigneur. Je me rappelle aussi nos soirées sous les tentes de Mina et Mouzdalifa et, peu avant, l’étape cruciale d’Arafat. A la seule évocation de ces moments et de ces lieux, mes larmes coulent et brouillent ma mémoire.

Des anecdotes de ce voyage de la sainteté, je pourrais en narrer à satiété pour cet homme à qui, je l’avoue, je dois beaucoup. Il a pesé sur mon destin. Bara le « maître de la plume » aux éditos succulents me témoignait une réelle affection fraternelle. Cause pour laquelle, le sachant malade, je n’ai jamais voulu le revoir dans une attitude autre que celle, belle, reluisante, toute d’élégance dans laquelle nous nous sommes quittés. Un homme élégant dans le verbe, à la plume alerte et aux gestes nobles s’en est allé, emportant dans sa tombe la reconnaissance de tant de confrères qu’il a su aider, épauler, pardonner.

Bara m’a, le premier, fait confiance dans mon métier de journaliste en me nommant trois ans après ma sortie du Cesti chef de bureau  régional à Thiès. Il m’invitait, par la même occasion, moi le jeune journaliste dont Senghor disait : « il a une belle plume mais est contre nous », à relever le défi lancé aux « Cestiens ». Il m’avouera,  plus tard à mon retour six ans après sur Dakar, que la mission a été bien accomplie.

Bara m’a, le premier, offert le cadeau le plus précieux, un voyage aux lieux saints de l’Islam. C’était avant notre pèlerinage commun évoqué plus haut. La Fondation Fayçal fêtait son anniversaire. Dans l’intimité de son bureau, il me dit, à peine le seuil franchi, sur un ton  humoristique : « Voilà pour toi si intéressé par les questions de religion un billet pour la Oumrah offert par la fondation Fayçal. Ainsi, à trente-six ans, j’eus un plaisir immense, celui d’effectuer l’année même de la naissance de mes jumelles chéries deux voyages à la Mecque. La Oumrah (petit pèlerinage) et, trois mois plus tard, le pèlerinage annuel comme membre de la Commission. C’était sous l’ère d’El Hadji Ravane Mbaye, ce commissaire à l’érudition connue dont la simplicité et l’altruisme ont marqué beaucoup de générations.

Ces faits et gestes ont marqué mon existence et beaucoup joué sur ma trajectoire professionnelle. En effet, si les autorités ont porté leur choix sur ma modeste personne pour devenir conseiller d’Ambassade (à Washington) puis conseiller à la présidence de la République avec rang de Pca du Soleil de 1994 à 2000, je le dois, en partie, à cet homme qui savait détecter des talents, éveiller des consciences et pousser des jeunes à atteindre des cimes. Bara fascinait par sa faculté à guider, à doper et à enthousiasmer même les moins talentueux.

Chaque soir, quand il arrivait vers les coups de 17 heures à la Rédaction du Soleil, « mon journal comme il l’appelait », c’était un nouveau jour qui se levait. Il visitait sans désemparer tous les desks (sport, international, national), discutait les « menus », critiquait et emballait son monde, avant de rejoindre son bureau à l’étage qu’il quittait tard les jours d’Edito. Il se faisait relire par les plus humbles de ses agents, preuve d’humilité rarissime (j’étais de ceux là et j’en étais plus que fier. Autant de qualités qui ont fait de Bara Diouf une icône de la presse. Bon pèlerinage Bara. 

Par Amadou Gaye ancien du « Soleil »

Le directeur général de Sococim Industries, Youga Sow, a remis aux imams de Rufisque Bragny 35 moutons en guise d’aide à la fête de l’Aïd El Kebir. Cette cérémonie traditionnelle a aussi permis à la cimenterie de Rufisque de remettre des appuis financiers aux autorités coutumières du département. Selon le directeur général de Sococim, cette cérémonie entre dans le cadre de la responsabilité sociétale de son entreprise. Car, selon lui, la cimenterie a été très vite adoptée par les populations de Rufisque Bargny depuis sa création en 1948. « Hier, nous avons récompensé une centaine d’élèves de Rufisque et Bargny dans le cadre de la fête de l’excellence, aujourd’hui nous vous remettons ces moutons pour faire face à la Tabaski, c’est dire que Sococim est comme un fils adoptif du département et elle se doit de vous appuyer sans cesse », a indiqué le directeur général de Sococim. Youga Sow a profité de cette cérémonie pour rappeler que Sococim produit un ciment de qualité.  « C’est un ciment garanti et de qualité, cela je peux vous l’assurer », a ajouté M. Sow. Au nom des imams, El Hadj Ibrahima Wade a magnifié ce geste de haute portée de la cimenterie. Pour lui, Sococim vient, une fois de plus, perpétuer un acte qu’elle a toujours mis au profit des imams du département de Rufisque.       

Maguette NDONG

Le 21 septembre 1895, le fondateur du Mouridisme, Cheikh Ahmadou Bamba Mbacké, avait effectué la prière en mer, en route vers le Gabon. Cette année, le comité d’organisation ou « kureel » a été confié à Cheikh Makhtar Diouf Pédro, fils aîné du président Abdou Diouf.

En souvenir de l’événement, en 1993,  un groupe de talibés dont Mouhamadou Nazir Touré, administrateur civil, Balla Fall, capitaine de gendarmerie, Cheikh Ibra Mbacké,  guide religieux,  Baba Guèye, inspecteur de l’enseignement élémentaire, émirent l’idée de célébrer l’événement. Cette année, le Khalife général a confié l’organisation à Cheikh Makhtar Diouf Pédro, le nouveau président du « Kureel » qui s’active déjà pour la réussite de l’événement religieux qui se tiendra dans la capitale dans une dizaine de jours.
Cette année de 1993, les talibés se rendirent chez Serigne Mountakha Bachir Mbacké pour obtenir ses avis et recommandations.
Le marabout se confia d’abord à Serigne Saliou Mbacké alors Khalife général des mourides pour obtenir un « ndigueul ». Serigne Saliou Mbacké marqua son accord et lui dit : « l’heure est donc venue de célébrer le plus miraculeux des actes posés par le Cheikh  face au colonisateur ».
Ainsi, le 21 Septembre 1995 le centenaire fut célébré à la plage de Diamalaye, pour la première fois. Après la manifestation, les organisateurs se rendirent à Touba pour rendre compte au Khalife général des Mourides. Très satisfait, il ordonna la pérennisation de cette célébration et  décréta  que la date du 21 septembre soit la journée de la mouridiya à Dakar.

 Fédération de 45 dahiras
Présente à la rencontre, Sokhna Maïmouna Mbacké Ibn Serigne Touba décida d’être la présidente d’honneur des femmes du « kureel ».  Ainsi la communauté mouride de Dakar, sous la direction de feu Serigne Ngom Diwane, représentant du Khalife général des Mourides à Dakar, et d’El Hadji Ndiaga Guèye Touba Sandaga, se mobilisèrent pour célébrer l’événement  le 21 septembre de chaque année. Depuis l’année 2000, la manifestation se déroule sur deux jours les 20  et 21 septembre. La journée du 20 septembre, dans l’après-midi, sera organisée une exposition sur la vie et l’œuvre du Cheikh et la soirée est dédiée à Mame Cheikh Ibrahima Fall. Le lendemain, 21 septembre est célébrée la prière de 17h suivie de la cérémonie officielle en présence des autorités.

Cette prière de 17 h, qui est le point d’orgue de l’évènement, a été, durant plusieurs années, dirigée par Serigne Mourtada Mbacké fils cadet de Serigne Touba. Depuis 2005, l’honneur est revenu à l’actuel Iman ratib de Touba, Serigne Fallou Abdou Khadre Mbacké. Composé d’une fédération de 45 dahiras, répartis à travers la région de Dakar, le « Kuurel Fatali julig guedj-gui » est piloté par deux bureaux. L’un pour les hommes et l’autre pour les femmes. L’actuel « diawerigne » du « kureel » est Cheikh Makhtar Diouf  dit Pedro, fils aîné du président Abou Diouf  qui vient de succéder à Alioune Badara  Cissé,  ancien directeur  commercial de la Sn. Hlm.
Dans l’organisation annuelle, on note une forte implication du gouvernement dans l’organisation de cette manifestation. Ainsi, un Comité régional de développement spécial (Crd) est organisé par le gouverneur de Dakar, avec l’implication de tous les services régionaux concernés. Quant au chef de l’Etat, le président Macky Sall, il sera représenté par une forte délégation gouvernementale.
La mairie de Dakar, les communes  des Parcelles Assainies et de Yoff sont des partenaires de premier plan du  Kureel.

El. H. A. THIAM

« Je retiens du doyen Bara Diouf l’image d’un grand professionnel doté d’une grande générosité intellectuelle, d’un esprit très vif et très dense dans l’analyse. Lorsque j’ai été nommé directeur général de l’Agence de presse sénégalaise (Aps), sa réaction a été de dire qu’il peut maintenant dormir tranquille parce que son neveu, le fils d’une de ses petites sœurs (il appelait ma mère sa sœur) est nommé à la tête de l’Aps qu’il a dirigé avant. Il me conseillait beaucoup. Il me disait dans son salon « autant la valeur du scoop est incommensurable dans l’immédiat, autant 24 heures après il est relégué au second plan ». Ce qu’il nous enseignait par cette phrase, c’est la vérification de l’information. De ne pas courir derrière le scoop parce que sa valeur est éphémère. Son approche de l’information était très professionnelle et très responsable. En tant que médias du service public, on peut s’inspirer de son modèle. Il faut que la nouvelle génération revisite ses éditoriaux qui sont dans les archives du Soleil. Il a été le premier sénégalais à diriger l’Aps et l’aura marqué de son empreinte. Nous avons trouvé un héritage extrêmement important. Le doyen Bara Diouf a jeté les bases du journalisme d’agence au Sénégal et même en Afrique parce que le modèle de l’Aps a inspiré d’autres agences au Soudan, au Mali, etc. Il était un grand monsieur tout court. Sa mort a laissé un grand vide. Comme disait Amadou Hampâté Bâ, « quand un vieillard meurt, c’est une bibliothèque qui brûle ». Sa culture et sa culture générale étaient immenses. Nous prions pour le repos de son âme !

Nd. M. SECK

Les gendarmes de l’Unité scanner mobile de Diamniadio, à la sortie de Dakar, ont saisi de 6 kg de chanvre indien et de l’argent non déclaré d’une valeur de 65 millions de francs CFA sur un adulte et un mineur respectivement, entre mardi et jeudi, annonce la Division communication de la gendarmerie nationale.

La première saisie, intervenue mardi, concerne 6 kg de chanvre indien soigneusement emballés dans des sachets en plastique et dont le convoyeur était à bord d’un véhicule de type 7 places », en provenance de Ziguinchor (sud), rapporte un communiqué transmis à l’Aps.
 Il « a été trahi par les traces de chanvre décelées sur ses mains grâce au détecteur de trace multi-mode », ce qui a amené les gendarmes à fouiller dans ses bagages où se trouvaient « six emballages d’un kg chacun ». 

VIngt-quatre heures plus tard, dans la nuit de mercredi à jeudi, renseigne le communiqué, « une somme d’environ 65 millions de FCFA a été saisie sur un mineur de 15 ans (...) », lui aussi lui aussi à bord d’un « 7 places », en provenance de Karang, une localité sénégalaise située à la frontière gambienne.
 Le mis en cause « a été trouvé avec 90.000 euros et 11.400 dollars en espèce », de l’argent non déclaré « à l’entrée conformément à la réglementation » de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) et qui « était dissimulé dans un sac à dos », précise la même source.
« Les deux individus ont été mis à la disposition de la brigade mixte de Diamniadio pour les besoins de l’enquête », a-t-on appris de même source.

(APS)

Mecque – Des millions de pèlerins musulmans provenant de tous les pays du monde, dont le Sénégal, se sont donné rendez-vous à nouveau cette année en Arabie Saoudite pour accomplir le Hajj, qui est le cinquième pilier de l’islam. Actuellement, ils sont en train d’effectuer le Tawaaf, le Safaa et le Marwah, qui constituent des rites très importants dans le pèlerinage. Ces cérémonies ont lieu tous les jours à la Mosquée sacrée « Al-Masdjid Al-Haram » qui se trouve à la Mecque et à la Kaaba.

 En cette période de Hajj à la Mecque, les pèlerins aux lieux saints de l’islam font partie du décor de la ville. On les reconnaît à travers leurs habits rituels. La tenue de l’homme est composée de deux grandes serviettes blanches, l’une est utilisée sous forme de pagne et l’autre sert à couvrir le reste du corps, du cou jusqu’en bas. « On raconte que l’homme ne doit pas porter une tenue cousue ni de chaussures fermées durant tout le Hajj. Quant aux femmes, elles portent (dans leur écrasante majorité) une tenue blanche qui couvre tout son corps, excepté le visage et les mains. Drapés donc de leurs habits rituels, ces « El Hadj » et « Adjaratou » (on en rencontre plusieurs centaines de milliers d’hommes et de femmes venant d’horizons divers) prennent d’assaut tous les jours la mosquée sacrée et la Kaaba pour les besoins de leurs célébrations religieuses (le Tawaaf, le Safaa et le Marwa).

Jusque-là, ils les font avec discipline et suivant les règles établies en la matière par les autorités saoudiennes compétentes. Mais, l’accomplissement de ces rites avait commandé certains préalables. En effet, chacun des candidats à ce voyage de dévotion était tenu de définir le type de pèlerinage de son choix (Tamattou, Kirane ou Ifrad) et ensuite de formuler l’intention de le faire. C’est après qu’il a été autorisé à chaque pèlerin de mettre son « Armal » (la tenue de sacralisation que porte le pèlerin lors du Hajj).

C’est le cas des derniers pèlerins sénégalais qui avaient effectué un bref séjour dans la ville sainte de Médine, avant de rallier la Mecque, mardi dernier.

Le Tawaaf, qui fait partie des rites du Hajj et de la Oumra, consiste pour le pèlerin à tourner sept fois autour de la Kaaba. Comme tout acte de dévotion ce rite comporte des actes obligatoires, des actes recommandés (Sounna) et une ligne de conduite à respecter. Par exemple, lors de la procession et à la fin de chaque tour les pèlerins invoquent Allah en ces termes, entre autres formules : « Seigneur! Accorde-nous bonheur et prospérité sur terre et dans l'au-delà et préserve-nous du supplice de l'enfer ».

En ce qui concerne le rite de Safaa et Marwah, le pèlerin le fait après le Tawaaf (la circumambulation). Il consiste à parcourir sept fois le trajet entre ces deux points, Safaa et Marwah. On débute toujours le parcours à Safaa et on le termine à Marwah. De nos jours, le parcours s'effectue à l'intérieur d'un couloir de 450 m de long, divisé en deux allées séparées par une colonnade, et attenant à la Mosquée sacrée. À chaque extrémité se trouve un des deux rochers, surmonté d'une coupole. Ainsi, le pèlerin effectue en tout 3,15 km de marche. Après avoir effectué ce rite, il doit aller boire aux « Puits de Zamzam ».

De notre envoyé spécial Moussa SADIO

Le Secours Islamique France (SIF) vient d’appuyer des familles vulnérables à quelques jours de la Tabaski. En effet, la chef de mission de SIF à Dakar, Stéphanie Prat, a procédé, hier, à la distribution de moutons pour permettre à des personnes vulnérables de bien fêter l’Aïd-el-kébir dans la plus grande dignité.

Le Secours Islamique France (SIF), à travers sa cellule du Sénégal, va soutenir environ 22.000 personnes cette année. Ces dernières sont issues des ménages vulnérables, des structures d’accueil, des prisons, des hôpitaux, entre autres. Au total, ce sont 85 bœufs qui seront sacrifiés et 413 moutons vivants distribués au Sénégal au nom des donateurs, selon le rite musulman et dans le respect des normes sanitaires.

Ainsi, 313 moutons seront distribués à 313 ménages vulnérables de la région de Dakar et 100 moutons dans la région de Tambacounda, précisément dans la commune de Makacoulibantang. «Cette action en faveur de ces familles démunies leur permettra de passer la fête de la Tabaski dans la dignité », indique la chef de mission, Stéphanie Prat. Non sans préciser que la distribution se fait dans les deux régions d’intervention. Présente au Sénégal depuis 2009, le SIF intervient dans le soutien à l’enfance défavorisée, l’appui à la sécurité alimentaire et l’organisation de distributions alimentaires aux populations vulnérables à l’occasion des fêtes religieuses. A cet effet, l’ONG propose à des donateurs en France de faire le sacrifice par procuration pour permettre à des personnes démunies au Sénégal de pouvoir célébrer leur fête. La chef de mission rappelle que c’est la première fois que le SIF distribue des moutons vivants à des bénéficiaires vulnérables de Dakar afin de leur permettre de participer à un social majeur en famille tout en bénéficiant d’un apport nutritionnel additionnel.

Aussi soutient-elle que les 85 bœufs seront découpés en colis et carcasses et distribués à Dakar et à Tambacounda le lendemain de la fête de l’Aïd. Les 09 hôpitaux ciblés, les 06 prisons, les centres d’accueil pour orphelins et enfants de la rue et les trois associations d’handicapés, mais aussi les neuf cent ménages vulnérables (veuves, personnes âgées, etc.) des régions de Dakar et de Tambacounda sont les principaux bénéficiaires de ces dons.

Tata SANE

L’Observateur national des lieux de privation de liberté (Onlpl) a rendu public, hier, son plan stratégique 2016-2018 qui va lui permettre d’atteindre ses objectifs fixés d’ici à un court terme.    

L’Observateur national des lieux de privation de liberté (Onlpl) est un mécanisme de prévention de la torture institué par la loi 2009-13 du 3 mars 2009 suite à la ratification par le Sénégal, le 18 octobre 2006, du protocole facultatif se rapportant à la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels inhumains ou dégradants. Hier, dans les locaux du Bureau régional pour l’Afrique de l’Ouest du Haut commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (Hcdh-Brao), l’institution a organisé la présentation de son plan stratégique triennal 2016-2018.

En effet, la mission de ce mécanisme novateur, selon le secrétaire général de l’Onlpl, Thieyacine Fall, consiste à effectuer des visites régulières et préventives (parfois inopinées) de tous les lieux de privation de liberté, afin de proposer des recommandations et des mesures concrètes pour améliorer le système de privation de liberté et les conditions de détention. Il est aussi revenu sur les 37 lieux de privation de liberté que compte le Sénégal, pour une population carcérale de 9544 détenus et 1038 agents pénitentiaires. Cela correspond à un ratio d’un garde pénitentiaire pour  8 détenus.

Si le budget alloué aux détenus était de 1,9 milliard de francs Cfa en 2012, l’enveloppe a été revue à la hausse en 2015 et portée à plus de 3 milliards de francs Cfa. Ce qui fait que chaque détenu a une ration journalière de 1000 francs Cfa.

Serigne Mansour Sy CISSE


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