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Société & Faits divers (3260)

Mmes Patricia Diagne et Oumy Seck, respectivement présidente de la Fondation Sococim et responsable du Centre d’écoute et d’encadrement pour un développement durable (Ceedd), ont procédé, hier, à la signature d’une convention  financière de 9.400.000 FCfa. Cette enveloppe vient s’ajouter à une première paraphée en 2014,  portant sur un montant de 4.600.000 FCfa remboursable en 20 mois et sans taux d’intérêt.

Selon Mme Patricia Diagne, les responsables du Ceedd, qui ont travaillé sur l’achat, la vente de tissus  et le réaménagement de leur boutique sise à la gare routière de Thiès, ont pu augmenter leurs capacités de production et ont même développé la confection du linge de maison. « Outre le financement, nous avons aussi accompagné le Ceedd  dans l’organisation, les procédures pour identifier les risques afin d’optimiser la rentabilité dans les  activités », a-t-elle noté. D’ailleurs, dans cette quête permanente d’efficacité dans la conduite des activités, Mme Oumy Seck du Ceedd a indiqué qu’au-delà de la recherche pour l’autonomisation des femmes par le renforcement des capacités, elles sont présentes dans l’agriculture urbaine, le soutien scolaire, la transformation des fruits et légumes, le volet artisanat  à travers la teinture, le batik, la vente de tissus et la confection.

« Pour rendre plus fluide le travail qui nécessite souvent beaucoup de temps et de bras, nous comptons sur des stagiaires venus de l’Ecole nationale  d’économie appliquée (Enea), des volontaires étrangers et aussi du service civique national », a-t-elle fait savoir. Au Ceedd, sis au quartier Mbour I de Thiès et à quelques encablures de l’école élémentaire  2/3 Adaoua, dès que le visiteur franchit  le seuil de la porte d’accès, il est frappé par le nombre important de récipients sur lesquels on a planté différentes variétés de basilique  dont les senteurs vous parviennent forcément. Le tout ponctué par une fraîcheur, un micro-climat doux en ce début d’hivernage  durant lequel la chaleur étreint  les habitants de la ville de Thiès. A l’entrée du bâtiment abritant les bureaux, les salles de cours, la cuisine, entre autres, une boutique où sont exposés des produits artisanaux (coussins en batik peints avec des produits locaux  naturels) capte l’attention du visiteur.

Sachant que l’autonomisation reste la clef de voûte du développement durable, la Fondation Sococim et le Ceedd, très connu dans la formation des acteurs à la base, entendent renforcer leur  partenariat qui a permis, selon Mme Oumy Seck, de faire passer leur structure de la forme d’une association au groupement d’intérêt économique et, aujourd’hui, à une petite entreprise solidaire dénommée « Assamane ». « Cette évolution montre à quel point nous avons pu évoluer dans l’organisation et la gestion de nos activités en tant que femmes », a-t-elle dit. Pour ce financement de 9.400.000 FCfa, le Ceedd bénéficie d’une large période de différé avant le démarrage du remboursement qui doit durer 20 mois, sans taux d’intérêt. Une approche bien saluée par les femmes du Ceedd.

Mbaye BA

Située dans le département de Nioro, la localité de Djilékhar, à 35 km de Kaolack sur la route menant à Keur Madiabel, abritera, demain, la « ziarra » de la famille de Cheikh Mamoune Ibrahim Niass. Un événement qui réunira nombre de disciples et amis du défunt chef religieux qui fut un serviteur de l’Islam et un propagateur des enseignements de la Fayda tidjaniya de son vénéré père, Cheikh Al Islam Ibrahim Niass.

Djilékhar se souviendra, demain, d’un homme multidimensionnel qui, durant sa vie, a parcouru plusieurs pays pour asseoir les bases de l’Islam et de la tidjaniya, à travers la « Fayda » de son père Cheikh Al Islam Ibrahim Niass. Ses séjours dans des pays d’Afrique, comme Le Mali, la Gambie, la Mauritanie, le Niger, le Nigéria et le Soudan (Darfour), témoignent de la volonté de Cheikh Mamoune de consolider la foi des disciples tidjanes et les nombreux « moukhadams » (dignitaires) de Cheikh Ibrahim Niass. De son vivant, il n’a jamais reculé dans l’exécution de sa mission d’éducateur, notamment lors de ses longs séjours au Nigéria et au Soudan, pour prêcher la bonne parole et jouer les bons offices dans le conflit du Darfour. Malgré son handicap visuel, Cheikh Mamoune Ibrahim Niass s’est illustré dans beaucoup de domaines de la vie. Il a, à bas-âge, mémorisé le Coran, sous la direction du mauritanien Rabani. C’est ensuite qu’il est parti poursuivre ses études en Mauritanie. Les portes de l’université Al Hazar du Caire vont s’ouvrir à lui, mais aussi à ses frères Mouhamadou Lamine Ibrahim Niass plus connu sous le nom de « Baba lamine » et Mouhamadou Mahi Ibrahim Niass ainsi qu’à son cousin Imam Hassane Cissé. Ses études universitaires seront sanctionnées par l’obtention d’une licence en Droit islamique. Cheikh Mamoune Ibrahim Niass fut un grand homme d’affaires, puisqu’il s’illustra dans plusieurs projets économiques. Mais, c’est sur le terrain politique qu’il se révéla le plus aux Sénégalais et à la région de Kaolack. Ses activités politiques l’ont conduit à l’hémicycle de l’Assemblée nationale et au Sénat.

A Médina Baye, son fief à Kaolack, il aura été de tous les combats pour le développement de la cité religieuse. Parrain, bienfaiteur, mécène, serviteur de la Fayda tidjaniya, il n’hésitait pas à mettre la main à la poche pour servir les disciples de Médina Baye. L’édition 2018 de la ziarra de Djilékhar, dont le parrain est Elhadj Abdoulaye Niass, 2ème khalife de Cheikh Ibrahim Niass, est placée sous le patronage du Président Macky Sall, avec les bénédictions de l’actuel khalife de Cheikh Ibrahim Niass, Cheikh Tidiane Ibrahim Niass, et de toutes les familles religieuses du Sénégal.

L’événement sera dirigé par Baye Mamoune ibrahim Niass, khalife de son père Cheikh Mamoune Ibrahim Niass, de ses frères et sœurs et autres « moukhadams » de la « Fayda ».

Babacar Bachir SANE

La 58ème édition du gamou annuel de la famille Djité sera célébrée, demain, à Thiès, au quartier Cité Senghor. Des milliers de fidèles y sont attendus.

Ce gamou, organisé par l’actuel khalife, Cheikh Ahmet Tidiane Djité, a pris de l’ampleur ces dernières années. Cela résulte des bénédictions et prières qu’avait formulées son vénéré père, Elhadj Ousseynou Djité, avant son rappel à Dieu le 26 avril 2014. L’importance de ce grand rassemblement n’a pas échappé au gouverneur de la région de Thiès qui a initié un Comité régional de développement (Crd) dirigé par son adjoint en charge des affaires administratives, Ahmed Mbengue. Selon lui, le Président Macky Sall et le Premier ministre portent un grand intérêt à la réussite de ce grand rassemblement. C’est pourquoi des correspondances ont été très tôt adressées aux ministres, chefs de services nationaux et régionaux pour qu’aucune faille ne soit décelée.

Après avoir souhaité la bienvenue au nouveau gouverneur adjoint et formulé des prières pour la réussite de sa mission à Thiès, les organisateurs ont rappelé l’importance de cette cérémonie religieuse. Les débats ont été ouverts à la suite des exposés en donnant la parole aux chefs de services directement impliqués. L’affluence attendue a amené le commissaire de la police du premier arrondissement à augmenter le nombre d’agents devant sécuriser les lieux. La reconstruction de la route bitumée dégradée et son élargissement préoccupent le directeur de l’Ageroute qui était sur les lieux pour s’enquérir de la situation.

En ce qui le concerne, le médecin-chef de région a proposé de renforcer les moyens en médicaments et en personnel pour une bonne couverture médicale. L’Onas a déjà déployé des camions de vidange sur place. Pour ce qui est de l’électrification du site et du quartier Cité Senghor, la Senelec a procédé au remplacement des poteaux et ampoules défectueux. Une séance de récital du Coran est prévue dans la matinée d’aujourd’hui. Elle sera suivie, dans la soirée, d’un « khadratoul juma » et du « wazifa ». Quant à La cérémonie officielle, elle est prévue demain, en début d’après-midi. Elle sera suivie de la veillée religieuse.

Ben Cheikh

Il ne se passe plus un jour sans que l’on enregistre, sur les routes du pays, un ou des accidents avec des pertes en vies humaines. Populations et conducteurs se renvoient la balle sur les causes de ces multiples chocs.

18 h, au rond-point de Liberté 6. C’est une heure de pointe. Tout le monde se précipite pour rentrer à la maison, après une journée de travail. C’est le moment de la fatigue. Mais ici, c’est un parcours du combattant qui attend les automobilistes. La circulation est dense, très dense. Des chauffeurs se permettent de dangereuses manœuvres, dans les files de véhicules, pour se frayer un chemin. Un concert de klaxons anime la partie. Ici, on fait fi des règles de bonne conduite. Le sens de la priorité est foulé au pied. Tous les moyens sont bons pour sortir de ce bouchon.

Chaque automobiliste se bat pour se trouver un petit passage, avec tous les risques qu’un tel comportement porte. Bref, un bouchon indescriptible sur l'axe menant aux deux voies de Liberté 6.

Certains conducteurs n’hésitent pas à faire demi-tour pour rallier d'autres axes où ils espèrent trouver une circulation plus fluide. Sur la route qui mène au Cices, c’est le même constat qui est fait.

Ailleurs, deux chauffeurs, se disputant le passage, se cognent. Des insultes. Des menaces. Des accrochages. Tout cela est ainsi caractérisé : l’indiscipline sur les routes au Sénégal. Daba Sy, gérante d’une gargote non loin du pont de la Foire, dénonce ces nombreux embouteillages nés du non-respect du code de la route. La jeune dame s’active dans la préparation du repas avant l’arrivée des clients. Interrogée sur les embouteillages et les accidents de la route qui se multiplient de jour en jour, elle s’empresse de donner son point de vue. « Il ne faut pas aller chercher loin pour déterminer les causes de ces nombreux accidents. Ils sont essentiellement le fait de conducteurs indisciplinés », tranche-t-elle.

Utilisation des passerelles
Non loin de la gargote de Daba Sy, se trouve Demba Diallo, vendeur de fruits. « Si les accidents sont aussi nombreux, c'est parce que les conducteurs ne respectent plus le code de la route », explique-t-il. En tout cas, sur les principaux axes, que ce soit à Dakar ou dans les régions, c’est le même constat. Chaque jour, plusieurs accidents sont dénombrés, avec leur lot de morts ou de blessés graves. D’après Fatou Sall,  la principale cause des accidents est le mauvais comportement des chauffeurs sur la route. « En oscillant entre l’excès de vitesse et l’utilisation du téléphone au volant, les conducteurs sont les racines du mal », soutient notre interlocutrice. Cependant, conducteurs et apprentis réfutent ces accusations portées à leur endroit et indexent, à leur tour, les passagers et les piétons comme étant « ceux par qui le malheur arrive toujours ».

Modou Mané est chauffeur d'un car rapide. Il est devant son véhicule, prêt à faire le trajet Sandaga-Ecole Dior. Il pointe un doigt accusateur sur « les piétons qui ne respectent pas les codes de passage sur la route ». Selon lui, malgré la sensibilisation sur l’utilisation des passerelles et des passages-piétons, les gens continuent de traverser les routes et autoroutes à leur risque et péril.

Ce que confirme Issa Ndiaye Ndiaye, un apprenti de car rapide. « Cette campagne de sensibilisation autour de l’utilisation des passerelles est même un échec car on n’a pas vu de changement de comportement chez les piétons », déplore-t-il. La nature ayant horreur du vide, ces passerelles non empruntées sont transformées en lieux de petits commerces occupés par des vendeurs. Les transporteurs invitent les gendarmes et policiers à sanctionner tout piéton pris en train de traverser les routes à grande circulation, alors qu’il y a une passerelle pour ce faire.

Awa Kane FALL (stagiaire)

L’Ong Tostan a entamé, hier mercredi, une campagne de sensibilisation contre les mariages précoces et l’excision dans 12 villages du département de Tambacounda (est), où ces phénomènes existent à une échelle jugée encore préoccupante.

« Les pourcentages de filles-enfants excisées ou mariées restent encore élevés dans la région de Tambacounda. Beaucoup de communautés ont déjà fait part de leur volonté d’abandonner l’excision, mais le mal est encore là », a constaté Harouna Sy, le coordonnateur de Tostan dans les régions de Kédougou (sud-est) et Tambacounda. Il prenait part à « un atelier de présentation de la situation des mariages d’enfants et de l’excision » dans ces deux régions. L’atelier a eu lieu à l’occasion d’une campagne contre ces pratiques par l’Unicef, le gouvernement du Sénégal et le Fonds des Nations Unies pour la population.

A Tambacounda et Kédougou, environ 42 % des filles, dont l’âge est compris entre neuf et 15 ans, ont été excisées ou données en mariage, a affirmé M. Sy. Cependant, il a reconnu que les mariages précoces et l’excision sont moins pratiquées qu’auparavant. « Nous étions à 85 % il y a quelques années. Aujourd’hui, 48 % des filles sont excisées. Et une fille sur trois est mariée avant l’âge de 16 ans », a-t-il précisé. « Les chiffres restent alarmants, ce qui signifie que nous devons persévérer dans la sensibilisation », a-t-il ajouté « Beaucoup de communautés ont arrêté ces pratiques néfastes pour la santé de l’enfant. Toutefois, nous devons continuer la sensibilisation jusqu’à leur éradication », a poursuivi Harouna Sy. C’est une nécessité de former et de sensibiliser les jeunes sur « les méfaits » de la pratique de l’excision et de leur faire connaître les lois en vigueur interdisant cette pratique, a-t-il dit. L’Assemblée nationale a adopté une loi interdisant la pratique de l’excision depuis la fin des années 90, mais celle-ci est encore persistante au Sénégal.

(APS)

 

Œuvrer pour un apaisement du climat social, susciter auprès des jeunes de vraies valeurs citoyennes et patriotiques par la tolérance, l’acceptation de nos différences et le dialogue interculturel, entre autres. Tels sont les buts visés par Timbuktu institute qui, avec l’appui de l’ambassade de France au Sénégal, a initié le projet « Les jeunes des Asc et des Osc mobilisent leurs cités pour des valeurs citoyennes et contre la violence ».

Pour Dr Bakary Sambe, directeur de Timbuktu institute, il s’agit, à travers cette trouvaille, d’impliquer les jeunes dans la recherche de la paix et de favoriser un climat social apaisé, avec l’appui de l’ambassade de France aux Projets innovants de sociétés civiles (Piscca) dont « l’objectif général est d’accompagner le développement des principes de recevabilité et de transparence dans l’action publique, de promotion des droits humains et de plaidoyer pour le climat ».  Il s’agit, dès à présent, d’opérationnaliser cette volonté, dans sa phase pilote, dans les villes de Mbour, Thiès, Dakar, Saint-Louis et Kaolack.

« Il est vrai que Timbuktu institute était déjà sur ce terrain de la promotion des valeurs citoyennes. Mais, cet appui de l’ambassade de France vient en son heure afin d’élargir son rayon d’action et atteindre plus de jeunes à travers le pays », a dit Dr Bakary Sambe. Celui-ci a surtout incité les jeunes à œuvrer pour la cohésion, l’entente et l’acceptation de l’autre pour vivre en communion et prévenir les conflits. Cette initiative est bien appréciée par les autorités administratives, politiques et sécuritaires qui comptent bien accompagner Dr Bakary Sambe et son institut dans cette volonté de cultiver la paix sociale.

Ayant présidé la cérémonie, le préfet du département de Mbour, Saër Ndao, a salué le projet qui privilégie les démarches participatives, les échanges et l’encouragement des jeunes à être eux-mêmes producteurs de messages de paix et acteurs du vivre ensemble. Il a souligné que « les cibles ont été bien choisies avec les Asc et Osc qui sont des milieux toujours bouillants où l’adversité est de mise avec des intérêts divergents ». Il n’a pas manqué de les inviter à avoir des comportements citoyens. Ce qu’a partagé le commandant du corps urbain de la police de Mbour, Aly Diagne.

Il a ensuite rappelé la nécessité, pour les jeunes, de s’impliquer dans la recherche de la paix et estimé que l’accent doit être mis sur la sensibilisation autour des valeurs citoyennes. Selon lui, Timbuktu institute a bien fait d’intégrer, dans sa démarche, le sport qui est « un facteur d’intégration et un puissant ciment » pour les populations. « Outre le fait qu’il est un facteur fédérateur, le sport a des fonctions sociales. Et sa pratique implique, au-delà des centres sportifs, un comportement citoyen et éthique. Il est donc utile de promouvoir et de consolider la vision du sport vertueux et éducatif dans la mesure où il permet de créer des liens sociaux solides », a-t-il dit.

O. POUYE

Le préfet du département de Mbour a présidé, mardi dernier, une cérémonie d’incinération d’une importante quantité de drogue, constituée principalement de chanvre indien. En tout, plus de six tonnes d’herbes ont été détruites, fruit du travail des forces de défense et de sécurité. D’où l’appel du préfet du département de Mbour, Saër Ndao, pour combattre ce fléau.

Une importante quantité de drogue saisie dans le département de Mbour, précisément 6 540 kg, a été incinérée mardi dernier. Une cérémonie initialement prévue une semaine plus tôt en marge de la semaine nationale de lutte contre la drogue, mais qui a été reportée à cause de la pluie. Et c’est l’ancienne carrière de latérite de Sindia, située non loin de l’autoroute à péage, qui a accueilli, pour l’occasion, le ballet de personnalités administratives et judiciaires, ainsi que les responsables des forces de défense et de sécurité, auteurs des saisies. De la gendarmerie aux sapeurs-pompiers en passant par la police, les douanes sénégalaises et les Eaux et Forêts, ils ont tous joué leur partition dans la lutte contre les stupéfiants.

Cette opération d’incinération intervient six ans après la dernière du genre. C’est ce qui explique l’importante quantité de drogue consumée par le feu. Une grosse performance de la part des forces de l’ordre à qui le préfet du département de Mbour a rendu un vibrant hommage. Selon Saër Ndao, c’est « le dynamisme de nos forces de défense et de sécurité » qui a permis de réaliser cette importante saisie de drogue. La quantité concernée par cette opération découle de la position stratégique de Mbour qui est un carrefour par lequel transitent les voyageurs en partance et en provenance de plusieurs localités du pays et de la sous-région.

C’est pourquoi le préfet a interpellé les uns et les autres pour qu’ils s’impliquent tous dans la lutte contre ce phénomène. « Il y a lieu de réfléchir sur la stratégie de lutte qui est un impératif de taille », a dit M. Ndao. Il a sollicité l’engagement des autorités, des populations, en plus des forces de sécurité, pour y parvenir. D’ailleurs, un Comité départemental de lutte contre la drogue a été mis en place à Mbour par un arrêté préfectoral même si ses actions restent limitées. D’où l’appel de l’autorité administrative à le redynamiser. Ce qui, à ses yeux, sera bientôt fait. « Avec l’appui du Procureur ». « Et ensemble, nous allons mener la lutte. Les populations seront concernées et tout le monde sera au cœur du combat que nous allons mener », a-t-elle fait savoir.

Le préfet a souligné qu’il y a lieu de se poser des questions sur l’importante quantité de drogue saisie, qui montre l’ampleur de ce fléau dans la localité. Avec l’appui des autorités judiciaires, en particulier du Tribunal de grande instance, le préfet a annoncé la tenue régulière de cette opération pour quantifier annuellement les saisies et « avoir un baromètre afin de savoir si le trafic baisse ou augmente ».

Ousseynou POUYE

 

Le Haut conseil du dialogue social (Hcds) a réuni, hier, la direction générale de l’Union des remorqueurs de Dakar (Urd) et les travailleurs de ladite entreprise pour faire baisser la tension entre les deux parties.

Selon le secrétaire général du Syndicat national des travailleurs de la marine marchande/Cnts, Mouhamed Diagne, le différend entre les travailleurs et le directeur général porte sur les droits de congé et les conditions de travail. Les deux parties avaient entamé une négociation qui a abouti, en janvier 2014, à la mise en place d’un nouveau système de travail, rappelle-t-il. Ainsi, les marins, qui travaillaient 24h/24, sont passés à 24h/48. Ce qui leur a permis d’aller de 183 à 122 jours de travail par an. Cependant, M. Diagne accuse la direction générale de l’Urd d’avoir remis en cause cet acquis des employés appliqué depuis près de trois ans. « Dès l’instant qu’ils sont revenus sur cela, les problèmes ont commencé. Nous sommes toujours ouverts et peut-être qu’on trouvera une solution », estime le secrétaire général du Syndicat national des travailleurs de la marine marchande/Cnts.

La direction générale de l’Union des remorqueurs de Dakar reste ouverte au dialogue pour régler définitivement cette contradiction. D’après son directeur général, Hervé Lefevre, la convention collective, fixant les conditions d’emploi des officiers et marins de la Marine marchande sénégalaise, a beaucoup apporté aux gens de mer depuis sa mise en application. Grâce à cette convention, informe-t-il, ces travailleurs passent « 60 jours de plus auprès de leur famille, tout en bénéficiant, dans le même temps, d’une revalorisation de 30 % de leur salaire de base ». Mieux, la « quasi-totalité de leurs primes a connu une augmentation ». « Cet effort significatif des dirigeants de l’Urd a été rendu possible après plus de quatre années de négociation entre les partenaires sociaux », renchérit M. Lefevre.

Le personnel, fait savoir leur porte-parole Mouhamed Diagne, veut une application, à la lettre, de la convention qui a été discutée pendant deux ans et appliquée trois ans durant. « S’ils ont un amendement à faire, qu’ils le fassent et qu’on en discute. Mais, qu’ils ne tripatouillent pas les bulletins de payement ou fassent des choses suspectes. Cela, nous ne l’accepterons pas », met en garde M. Diagne.

Au cours de cet atelier de trois jours (4 au 6 juillet 2018), la présidente du Haut conseil du dialogue social, Mme Innocence Ntap Ndiaye, en accord avec les deux parties, essaiera de trouver une solution définitive à ce différend qui détériore le climat social de l’entreprise. Elle a été saisie par la direction générale de l’Urd pour jouer la médiation. L’objectif de cette rencontre, souligne Mme Ndiaye, est d’œuvrer à « asseoir les bases d’un dialogue social constructif et permanent au sein de l’Urd ».

Aliou Ngamby NDIAYE

 

Pour la première fois de son histoire, l’Armée de l’air sénégalaise s’est engagée dans les missions de l’Onu en déployant des unités aériennes. Une première réussie qui confirme la place de choix occupée par les soldats sénégalais à l’échelle internationale.  

Septième contributeur de troupes aux missions de paix de l’Organisation des Nations Unies (Onu), l’Armée sénégalaise jouit d’une très bonne réputation sur le plan international. Celle-ci est désormais renforcée par la présence de l’Armée de l’air sur certains théâtres d’opérations militaires. Selon le général de brigade aérienne Joseph Mamadou Diop, chef d’Etat-major général de l’Armée de l’air, « pour la première fois de son histoire, l’Armée de l’air s’est engagée dans les missions de l’Onu de façon efficace, en déployant des unités aériennes.  Ça a commencé en Côte d’Ivoire et maintenant en Centrafrique ».

Et ces déploiements ont été couronnés de succès. « Nous avons été félicités par l’Onu qui a été très satisfaite du travail abattu et est prête à nous solliciter pour d’autres missions de ce genre. C’est cet engagement de l’Armée de l’air que nous avons voulu magnifier pour montrer le rôle important que nous pouvons jouer dans ce type d’opération », a expliqué le général Joseph Mamadou Diop, hier, à l’occasion de la 9ème édition de la journée patronale de l’Armée de l’air. Cette édition, dont le thème est « L’Aviation militaire, facteur de paix et de stabilité internationale », a permis à l’Armée de l’air de montrer une facette de sa force de frappe. Ses six aéronefs ont offert un défilé aérien de haute facture qui donne une idée rassurante sur l’arsenal mis à disposition.

Aussi, l’occasion était-elle pour l’Armée d’ouvrir enfin un espace de transit. Un bâtiment flambant neuf qui constitue « un grand bond en avant », d’après le général Mamadou Mansour Seck, ancien chef d'Etat-major général des Armées (Cemga) et ex-ambassadeur du Sénégal aux Etats-Unis. « C’est une innovation salutaire. Quand vous avez des troupes, il y a le contrôle des bagages, les formalités, etc., avant de descendre sur le terrain. C’est donc important de disposer d’un cadre aussi adapté pour les accueillir », s’est-il réjoui. Dans le cadre du maintien de la paix, le Sénégal est sur différents théâtres d’opérations.

« Cet espace de transit nous permet de mettre les éléments dans d’excellentes conditions de déploiement. Il y a des espaces pour l’hébergement et d’autres où ils peuvent faire toutes les formalités avant l’embarquement pour le théâtre d’opérations. Ça leur permet de faire le maximum d’énergie avant de descendre sur le terrain. Nous pouvons y accueillir au moins 200 éléments. C’est une grosse avancée », a salué le chef d’Etat-major général de l’Armée de l’air, le général de brigade aérienne Joseph Mamadou Diop.

Oumar FEDIOR

 

Le gouvernement va entamer le processus de dématérialisation des titres de transport à partir du 26 juillet prochain. L’instauration du permis à points interviendra plus tard, en accord avec toutes les parties prenantes, selon le ministre des Infrastructures, des Transports et du Désenclavement, Abdoulaye Daouda Diallo.

Le processus de numérisation des titres de transport au Sénégal sera lancé à partir du 26 juillet prochain. L’annonce a été  faite par le ministre des Infrastructures, des Transports et du Désenclavement. Abdoulaye Daouda Diallo s’exprimait, hier, à l’issue de la visite de la deuxième section de la Voie de dégagement nord (Vdn) qui part de Diamalaye au Golf club de Guédiawaye. « Nous lancerons le processus de remplacement des titres de transport actuels avant la fin de ce mois, précisément vers le 26 juillet », a-t-il déclaré.
Toutefois, le ministre a précisé que le permis à points constitue une autre phase dans la lutte contre l’insécurité routière et les accidents de la circulation, conformément aux engagements pris, lors du lancement du projet avec le

Premier ministre. « Pour le moment, ce ne sont pas les permis à points », ajoute-t-il. « Il s’agit de commencer la confection de nouveaux permis de conduire. Le délai est maintenu, c’est vers la fin du mois de juillet. Nous lancerons également le démarrage de tous les titres de transport de manière générale (carte grise, certificats d’immatriculation, etc.) à la même date », souligne Abdoulaye Daouda Diallo.
« Ce n’est qu’après que les discussions avec tous les usagers de la route seront entamées pour voir dans quelle mesure nous mettrons en application les permis à point », indique-t-il. Pour le moment, a-t-il relevé, « il s’agira de confectionner des permis de conduire hautement sécurisé qui auront un avantage particulièrement important ». « En cas d’accident, dit-il, on n’a plus besoin de faire des prélèvements sanguins pour savoir la nature du groupe sanguin de la victime parce que figurant sur le permis. Cela permettra une prise en charge rapide en cas d’accident ».

Le gouvernement a lancé, depuis avril dernier, un système de dématérialisation des titres de transport dénommé « Capp Kaarangé ». L’objectif, selon le ministre des Infrastructures, est de « réduire durablement les accidents de la circulation qui se chiffrent à deux morts par jour ». Ce système permettra d’aboutir à « une meilleure gestion de l’identité des possesseurs de permis de conduire et un enregistrement rigoureux des véhicules en circulation ». Il constitue une solution aux fraudes liées à la non-sécurisation des supports utilisés et le défaut d’interconnexion des différents acteurs, à l’absence d’un dispositif de centralisation et de vérification de l’intégrité des données.
 

Souleymane Diam SY

Un réseau des femmes intervenant dans les actions sociales va bientôt voir le jour au Sénégal. L’annonce a été faite, avant-hier, par la présidente de l’association « Femmes Al Amal », en marge d’une campagne de consultations médicales gratuites tenue à Bargny.

« Nous avons beaucoup de femmes qui interviennent dans les actions sociales. Si ces actions sont éparpillées, il sera difficile d’atteindre les résultats escomptés. C’est pourquoi, nous mettrons en place un réseau pour plus d’efficacité », a déclaré Yaye Fatou Coulibaly, présidente de l’association. « Le réseau nous permettra de faire des actions sociales un peu partout dans le pays. Chaque organisation va apporter quelque chose suivant ses moyens et son expertise. Cela nous permettra de mieux assister les couches vulnérables », a dit la présidente qui a ajouté que plusieurs associations seront parties prenantes de ce réseau. « Il faut qu’on bouge. Dans l’unité, les actions vont plus servir les populations », a-t-elle insisté.

Des centaines de personnes ont bénéficié de soins. L’opération a mobilisé des diabétologues, des ophtalmologues et d’autres médecins spécialisés. Mme Coulibaly a exhorté les associations à plus insister sur la prise en charge des personnes du troisième âge. « Ces personnes ont besoin d’être soutenues. Elles n’ont pas les moyens pour se déplacer. Nous devons aller vers elles pour leur apporter soins et réconfort », a-t-elle affirmé. Dans la même lancée, la présidente a demandé aux Collectivités locales de collaborer avec les associations qui assistent les populations. «  Ce sont les Collectivités locales qui connaissent les populations. Elles sont plus aptes à sensibiliser, pour avoir une forte mobilisation des cibles lors des activités d’assistance », a-t-elle indiqué. « Il faut que les Collectivités locales aillent vers ces populations, parce que celles-ci n’ont pas les moyens d’aller vers les structures sanitaires pour se faire consulter par des spécialistes », a dit la présidente.

Babacar DIONE

Un atelier régional de vulgarisation de la Stratégie nationale pour l’équité et l’égalité de genre (2016-2026) s’est tenu, hier, à Dakar. La volonté de réviser ladite stratégie a aussi été exprimée afin qu’elle soit en cohérence avec les orientations du Plan Sénégal émergent (Pse).

A l’ouverture de la rencontre, la Directrice de l’équité et de l’égalité de genre (Deeg), Mme Absa Wade Ngom, a insisté sur la révision de la Stratégie nationale pour l’équité et l’égalité (Sneeg) afin qu’elle soit en phase avec le Plan Sénégal émergent (Pse). Selon elle, la Sneeg révisée met en conformité les orientations stratégiques et les priorités d’action visant à garantir l’autonomisation et la promotion de l’égalité des hommes et des femmes. « L’ancienne Sneeg n’était pas articulée à notre référentiel. Aujourd’hui, le genre est devenu un critère d’éligibilité d’un projet. Nous allons mener des actions qui vont corriger les disparités entre homme et femme », a dit Mme Ngom, qui a ajouté que « l’accès à l’éducation, qui fait appel au capital humain, prend en compte la parité ».  

D’après la Deeg, le processus d’élaboration de la Sneeg 2016-2026 a été participatif et interactif. D’ailleurs, le rapport de la Stratégie nationale pour l’équité et l’égalité du genre, riche de 203 pages, précise que cela permettra de recueillir et compléter les données nécessaires et de valider, chaque fois que de besoin, les constats de base. Pour sa part, l’adjoint au gouverneur de Dakar chargé du développement, Modou Ndiaye, a précisé que des avancées significatives ont été obtenues pour une intégration effective du genre au terme de la Sneeg 2005-2015. Aussi, a-t-il évoqué le décret n°2017-313 du 15 février 2017 institutionnalisant au Sénégal l’équité et l’égalité de genre.      

Serigne Mansour Sy CISSE

 

Le Sénégal va passer, pour la troisième fois, devant le Groupe de travail du Conseil des droits de l’Homme pour rendre compte de la mise en œuvre des 152 recommandations qui lui ont été faites en 2013. Le projet de rapport du Sénégal, qui sera bientôt envoyé à Genève (Suisse), a été partagé puis validé, hier, au cours d’un atelier.

Le Sénégal prépare son troisième passage à l’Examen périodique universel (Epu) après 2009 et 2013.   Celui-ci examine, pour chaque Etat, le respect de ses « obligations et engagements en matière de droits de l’Homme, de façon à garantir l’universalité de son action ». Avant ce 15 juillet 2018, il veut envoyer son rapport final à Genève (Suisse). Et en novembre prochain, ce dernier sera examiné par le Groupe de travail du Conseil des droits de l’Homme qui donnera son appréciation sur la mise en œuvre des recommandations en matière de respect des droits de l’Homme. Lors de son deuxième passage à l’Epu en 2013, le Sénégal avait accepté de mettre en œuvre 152 recommandations sur les 185 qui lui avaient été faites par le Groupe de travail du Conseil des droits de l’Homme.

Pour le prochain passage, il sera question d’examiner le niveau de mise en œuvre de l’ensemble de ces recommandations. Cependant, la secrétaire générale du ministère de la Justice, Aissé Gassama Tall, dit être confiante car le Sénégal a accompli beaucoup de progrès en matière de droit de l’Homme. « Je suis sûre que nous serons bien notés cette fois-ci », déclare-t-elle, optimiste. « Le Sénégal a fait beaucoup d’efforts. Des commissions ont été mises en place et comprennent les membres des différents ministères, de la société civile, des partenaires techniques, pour essayer de faire un rapport exhaustif qui met en valeur tous les progrès qui ont été accomplis par le pays en matière de droits de l’Homme », ajoute-t-elle.

Devant le Groupe de travail du Conseil des droits de l’Homme, le Sénégal s’était engagé à « rendre le Comité sénégalais des droits de l’Homme conforme aux principes de Paris et à renforcer les moyens, notamment en ressources humaines », à « adopter le code de l’enfant », à « garantir le droit des « talibés » à l’éducation » ou à « donner des instructions aux forces de défense et de sécurité quant à leur obligation de respecter l’interdiction absolue de la torture ». Aujourd’hui, le Sénégal a déjà établi un projet de rapport qui est le fruit d’un long travail de l’ensemble des parties prenantes. Il a été partagé et validé, hier, au cours d’un atelier qui a réuni les institutions nationales de droits de l’Homme, des organisations de la société civile, le corps diplomatique, les partenaires techniques et financiers...

Selon le directeur adjoint des Droits humains, Birane Ndour, le Sénégal s’attend, à l’issue de ce troisième passage à l’Epu, à une assistance technique plus renforcée en matière de capacitation des acteurs judiciaires, de formation des acteurs politiques, des agents publics et de la société civile, mais aussi de sensibilisation des populations. Les priorités du gouvernement pour améliorer la situation des droits humains, poursuit M. Ndour, est de renforcer les organes nationaux des droits de l’Homme et d’harmoniser la législation nationale avec les instruments internationaux. Il plaide pour une formation des acteurs étatiques et de la société civile. Car sans des acteurs bien formés, toutes les lois peuvent être votées sans être appliquées.

Aliou Ngamby NDIAYE

 

Nos sources de l’administration pénitentiaire sont formelles : « Aucun détenu n’a essayé de s’immoler par le feu à la Maison d’arrêt et de correction (Mac) de Thiès ». Elles reconnaissent, toutefois, que « les disciples de Cheikh Béthio Thioune poursuivent leur grève de la fin pour dénoncer leur longue détention ».  

Une partie de la presse a fait état, hier, d’une tentative d’immolation par le feu et de suicide via des produits chimiques à la Maison d’arrêt et de correction (Mac) de Thiès, suite à la grève de la faim déclenchée par des détenus, notamment les 16 disciples de Cheikh Béthio Thioune, pour protester contre leur longue détention. Ces informations sont infirmées par des sources de l’infirmerie de la Mac et des agents de l’administration pénitentiaire sous couvert d’anonymat parce que n’ayant pas reçu l’ordre du directeur de la Mac, absent des lieux.  Selon une source de l’infirmerie de cette Mac, « il n’en est rien ».

Aucun « Thiantacoune » (Ndlr : nom donné aux disciples de Cheikh Béthio Thioune) n’a tenté de s’immoler par le feu. « Cette information est fausse. Si c’était vrai, il y aurait évacuation. Et dans ce cas, j’allais être mis au courant parce que c’est moi-même qui assurais la garde. Il n’est pas possible qu’un détenu sorte d’ici sans que je ne sois au courant. C’est pour vous dire que tout est faux », a contesté la source. Une autre source a confirmé la poursuite de la grève des 16 « Thiantacounes » pour dénoncer leur longue détention, mais a balayé d’un revers de main la tentative d’immolation par le feu d’un des prisonniers incarcérés suite au double meurtre de Médinatoul Salam en 2012.

Il en a profité pour inviter les journalistes à procéder à la vérification des informations avant publication sur la place publique. « Je confirme qu’il y a un mouvement de contestation de la part des « Thiantacounes », mais nous n’avons noté aucune tentative d’immolation par le feu à la Mac de Thiès. Je prie les journalistes qui, certes, abattent un travail colossal, de bien vérifier les informations. Ils doivent se livrer au quotidien à cet exercice, suivant la sensibilité des différents sujets », a rappelé notre interlocuteur avant de renseigner que le père du détenu El D. Diallo, qui, dit-on, a tenté de s’immoler, S. Diallo, a fait le déplacement jusqu’à la Mac, hier, pour en avoir le cœur net.

Se disant scandalisé par cette information, ce gradé de l’administration pénitentiaire en service à la Mac de Thiès conseille aux professionnels des médias « de faire preuve de bonne foi » dans ce genre de situation en procédant à la vérification. Du côté du service des urgences de l’hôpital régional El Hadj Ahmadou Sakhir Ndiéguène de Thiès, il nous a aussi été signifié « qu’aucun détenu, qui s’est immolé ou tenté de se suicider, n’a été admis » dans la structure.  Selon notre source, c’est un seul « Thiantacoune » qui y a séjourné et c’était dans la nuit de jeudi à vendredi. Mais, à l’heure actuelle, il est retourné à la Mac. Incarcérés à Thiès depuis six ans après l’éclatement de l’affaire du double meurtre de Bara Sow et d’Ababacar Diagne survenu à Médinatoul Salam, dans le département de Mbour, le 22 avril 2012, les co-accusés et disciples de Cheikh Béthio Thioune, au nombre de 16, sont à la Mac de Thiès. Ils ont entamé, depuis quelques jours, une grève de la faim pour dénoncer leur longue détention.

Ndiol Maka SECK

Manque de moyens, d’outils adaptés, d’encadreurs spécialisés, etc. Les handicaps sont nombreux au Centre Aminata Mbaye où la prise en charge des enfants déficients intellectuels est un sérieux problème dont la solution nécessite l’intervention de l’Etat.

La Journée Aminata Mbaye, organisée par le centre éponyme en charge des enfants déficients intellectuels, a rompu, cette année, avec les activités festives. Les responsables de l’établissement, réunis dans le cadre de l’Association sénégalaises de protection des enfants déficients mentaux (Asedeme) à l’origine de la création du centre, ont profité, cette fois-ci, de l’événement pour se pencher sur les difficultés qu’il rencontre dans la prise en charge des pensionnaires. Selon M. Moustapha Bâ, président de l’Asedeme, l’idée de son association est née du constat que les enfants déficients intellectuels étaient exclus du système scolaire sénégalais, alors que la Constitution leur garantit le droit à l’éducation.

C’est ainsi qu’ils ont créé l’Asedeme en 1998 et ouvert le Centre Aminata Mbaye en 2003. Aujourd’hui, même si 130 enfants déficients viennent y suivre des enseignements adaptés, l’établissement rencontre tout de même des difficultés réelles. « Nous ne recevons pas de subvention de l’Etat. Il a seulement mis deux instituteurs à notre disposition. C’est faible comme soutien. Rien que les charges salariales nous coûtent six millions de FCfa par mois. C’est pourquoi nous sommes obligés de faire payer les enfants qui le peuvent. Ceux qui n’ont pas les moyens, leurs cas sont étudiés par un comité social et ils ne paient rien », informe Moustapha Bâ. Ce manque de moyens fait que le Centre Aminata Mbaye ne peut pas satisfaire tous les demandeurs.  « La preuve est que nous avons, l’année dernière, refusé 40 enfants. Aujourd’hui, ces enfants ont besoin d’orthophonistes parce qu’ils ont un trouble du langage. Présentement, nous avons un seul orthophoniste pour 130 enfants. Nous avons besoin d’un psychomotricien, mais nous n’en avons pas. Nous faisons avec les moyens du bord pour améliorer leur mobilité », renseigne-t-il. Même si l’Asedeme organise régulièrement un tournoi de golf qui lui permet de couvrir le tiers de ses charges, le soutien de l’Etat est de plus en plus demandé. Selon Aziz Dia, responsable pédagogique du Centre Aminata Mbaye, un autre problème porte sur le manque de documents adaptés aux enfants déficients. « Nous sommes obligés de créer les supports. Le marché ne tient pas compte de la situation de ces enfants. Nous demandons aux autorités compétentes de nous venir en aide », dit-il.

Premier directeur du Centre Aminata Mbaye, Claude Sarr estime qu’il ne faut pas occulter le problème des formateurs. « Les éducateurs qui sont ici ne sont pas formés pour la prise en charge de ce type d’enfants. Il faut aussi vulgariser ce que la loi a prévu pour ces enfants en mettant à la disposition du centre un personnel qualifié et des moyens adéquats. Sans le soutien de l’Etat, c’est compliqué », fait-il savoir. En attendant, le Centre Aminata Mbaye fonctionne avec les moyens du bord. Actuellement, ils sont près de 15 pensionnaires à avoir un contrat à durée déterminée (Cdd) ou un contrat à durée indéterminée (Cdi) dans des entreprises qui les forment et les recrutent dans le cadre de la Responsabilité sociale d’entreprise (Rse).

Oumar FEDIOR

DROIT DE REPONSE
L'Asedeme, par la voix de son président et du bureau, tient à faire usage de son droit de réponse suite à l'article du Soleil d'Oumar Fedior paru lors de la Journée Aminata Mbaye du 30 Juin 2018 organisée au Centre Aminata Mbaye de Dakar.

Le Président et le Bureau de l'Association Sénégalaise pour la protection des Enfants Déficients Mentaux (ASEDEME) ont pris connaissance avec une vive surprise du reportage d'Oumar Fédior, paru récemment à la suite de la Journée Aminata Mbaye et de la conférence du Dr Seck, le 30 juin dernier, sur les troubles du langage dont il ne parle d'ailleurs même pas. Ils s'insurgent contre l'incompréhension du journaliste et regrettent que son article ne leur ait pas été soumis auparavant. Le journaliste a notamment cru bon interviewer l'ancien directeur du Centre Aminata Mbaye, parti à la retraite en 2014, et bien évidemment plus au fait de la gestion du Centre et des avancées significatives obtenues depuis. Il aurait pu interroger la coordinatrice adjointe du Centre, présente à cette conférence.

L'Asedeme tient à souligner qu'elle se réjouit évidemment de l'intérêt que le Président de la République et son gouvernement ont manifesté d'une manière significative à son égard. Faut-il rappeler le décret du 20 décembre 2017 reconnaissant l'association d'utilité publique? Est-il nécessaire d'évoquer les discussions actuelles au ministère de la Fonction publique ? Faut-il encore rappeler les déclarations du Président de la République à propos du versement des droits d'auteur de son dernier livre à l'Asedeme, évènement que Le Soleil a pourtant bien fait écho dans son édition du 26 mai.

Mamadou Moustapha BA
Président Association
Sénégalaise pour la protection
des Enfants Déficients Mentaux (ASEDEME)

25 juillet 2018


PRECISIONS
Notre rédaction juge nécessaire de vous faire un certain nombre de précisions. Présent sur place bien avant le démarrage du programme, notre reporter a pris la peine de rencontrer le président de l’association (M. Moustapha Bâ) avant même le début de la conférence parce qu’il devait s’absenter pour aller à la levée du corps d’un de ses amis décédé le même jour. L’entretien a permis à notre reporter de se faire une idée des quelques difficultés que rencontrait le centre et que le président de l’association a bien pu lui lister. Le choix de l’angle de traitement étant laissé à l’appréciation du reporter, il a jugé pertinent d’orienter son article sur les problèmes que rencontrait le centre, notamment dans la prise en charge de ses pensionnaires.

C’est ainsi qu’il a souhaité rencontrer le responsable pédagogique (Aziz Dia) que le président lui-même a bien voulu lui présenter. S’en est suivi un entretien dans le bureau de M. Dia. Et pour remonter l’histoire du centre, le reporter a jugé intéressant d’interroger son premier directeur et non moins membre fondateur pour avoir son avis sur l’évolution de l’établissement. Par ailleurs, vous avez déploré le fait que l’article ne vous ait pas été soumis avant publication. La rédaction tient à vous préciser que jamais un article n’a été envoyé avant publication, à moins qu’il s’agisse d’un publi-reportage. Aussi, nous tenons à vous préciser que, marqué par les efforts des responsables du centre et de la noblesse de la cause, notre reporter avait même émis l’idée d’y retourner pour un reportage plus large sur le centre et les difficultés de prise en charge des enfants déficients intellectuels. Une initiative que vous aviez d’ailleurs bien saluée. La rédaction vous dit toute sa désolation de lire une telle réponse.

La rédaction

Le lancement officiel des activités du projet de sensibilisation sur l’état-civil a eu lieu, hier, à la maison de la justice de Keur Massar, en présence de Moustapha Mbengue, maire de cette commune. Ce projet est initié par le ministère de la Justice, en partenariat avec la fondation Osiwa. Un partenariat que ledit ministère s’est engagé à consolider.

La cérémonie a porté sur la problématique de l’état-civil inscrite au cœur des politiques publiques. En effet, caravanes de sensibilisation, conférences publiques, causeries de quartier, émissions radios, concerts, audiences foraines ciblées, appui en équipements de dix-huit centres d’état-civil sont les principales activités inscrites à l’agenda de ce projet. Au cours de la cérémonie de lancement de ce projet, les vertus de l’état-civil ont été mises en exergue par la secrétaire générale du ministère de la Justice, Aïcha Gassama Tall. Au nom du ministre Ismaila Madior Fall, elle a rappelé que l’état-civil permet, sur la base des informations qu’il fournit, de disposer de statistiques fiables pour formuler des prévisions raisonnables.

Un moyen d'évaluation également des besoins des populations en matière notamment d’éducation, de santé et de sécurité. « Ainsi, c’est aussi un moyen d'information pour la mise à jour de fichiers tels que le fichier électoral, le fichier des contribuables et le fichier de la sécurité sociale», a-t-elle estimé. Toutes choses qui, selon elle, font comprendre que l’acte d’état-civil permet au citoyen de jouir pleinement de ses droits civiques, politiques et économiques.  Dès lors, elle considère que l’absence de déclaration à l’état-civil prive le citoyen de son droit de fréquenter l’école, de bénéficier de la confiance des institutions de crédit ou de disposer  de précieux actes administratifs.

Un partenariat magnifié
Aicha Gassama Tall a dit, au nom du ministre de la Justice, que c’est la raison pour laquelle la déclaration à l’état-civil de certains faits, en particulier la naissance des enfants, constitue une réelle préoccupation pour notre pays et pour nos concitoyens. « En appuyant ce projet, votre institution a montré qu’elle a compris la centralité de l’état-civil dans l’accès à la citoyenneté», a-t-elle indiqué. Elle est d’avis que cet appui est, sans doute, une contribution non négligeable dans la prise en charge du phénomène des milliers d’enfants sans identité reconnue par les services d’état-civil. La représentante du ministre de la Justice a adressé des remerciements à la fondation Osiwa en soulignant que cette structure a pris la juste mesure des défis qui interpellent le Sénégal dans ce domaine.

Elle a magnifié le partenariat fructueux entre la fondation Osiwa et le ministère de la Justice, particulièrement à travers la justice de proximité. Aussi, a-t-elle rappelé que la fondation Osiwa a déjà appuyé le ministère de la Justice dans la construction et l’équipement de deux maisons de justice (Fatick et Gossas), équipé celles de Keur Massar et Dahra et assuré la formation des acteurs du dispositif. « Aujourd’hui, la fondation réitère cet appui à travers ce projet de sensibilisation sur l’état-civil. J’espère que les différentes activités prévues dans ce projet seront des moments de mobilisation sociale afin de susciter une prise de conscience individuelle et collective de ce problème auquel est confronté notre pays », a-t-elle souhaité.

Pour cela, Aicha Gassama Tall a précisé que le ministère de la Justice compte sur la synergie des parties prenantes que sont les collectivités territoriales et tous les acteurs qui accompagnent l’Etat pour l’atteinte des objectifs fixés dans le cadre de ce projet. Représentante d’Osiwa, Awa Ba a rappelé l’appui dont le ministère de la Justice a bénéficié au titre de ce partenariat. Elle a évoqué les performances réalisées par le Burkina Faso en matière d’état-civil. Elle a fait part de la disponibilité d’Osiwa d’agir dans le sens de faire profiter à notre pays de l’expérience du « Pays des hommes intègres » en la matière.

Abdou DIOP

 

 

Le ministre de l’Education nationale, Serigne Mbaye Thiam, a révélé que les autorités gouvernementales appuieront le Petit séminaire de Ngasobil en ordinateurs, tables bancs et autres équipements. « L’Etat va aussi participer à la réfection des bâtiments et des installations. D’ailleurs, les premiers équipements seront livrés avant l’ouverture des classes au mois d’octobre », a assuré M. Thiam, qui a pris part à la randonnée pédestre organisée par des anciens pensionnaires du Petit séminaire dans les rues de Dakar.

Selon lui,  le  Petit séminaire de Ngasobil est un lieu de formation spirituelle, scolaire, citoyenne et humaine. « Le ministère de l’Education nationale n’est pas seulement un département de l’institution publique. Il prend en charge tous les types d’enseignements », a indiqué  Serigne Mbaye Thiam qui, avec ses collaborateurs et sur instruction du chef de l’Etat, Macky Sall, était au mois  d’avril dernier à  Ngasobil pour faire l’état des lieux. « Sur place, nous nous sommes rendu compte que le projet pédagogique prend en compte un homme accompli aussi bien sur le plan spirituel et intellectuel », a-t-il renseigné.

Il  a reconnu que  Ngasobil a formé d’éminentes personnalités de ce pays dont le premier président de la République, le défunt Léopold Sédar Senghor, le cardinal Théodore Adrien Sarr, l’actuel archevêque de Dakar, Mgr Benjamin Ndiaye, le ministre des Forces armées sénégalaises, Augustin Tine. « C’est la raison pour laquelle l’Etat a pris la décision de soutenir cette école », a expliqué le chef du département de l’Education.

E. KALY

Le Petit séminaire de Ngasobil, dans le département de Mbour, a besoin de fonds pour la réfection de ses bâtiments et la construction d’un mur de clôture, pour mieux protéger la faune. A l’initiative de l’archevêque de Dakar, Mgr Benjamin Ndiaye, une randonnée pédestre a été organisée dans la capitale sénégalaise pour la collecte de cet argent devant aller à la réalisation de ces chantiers.  

Les anciens pensionnaires  du Petit séminaire de Ngasobil, avec à leur tête le cardinal Théodore Adrien Sarr et l’archevêque de Dakar, Mgr Benjamin Ndiaye, ont bravé les rues de la capitale, samedi dernier, pour une randonnée pédestre. Ils étaient soutenus par trois ministres de la République : Serigne Mbaye Thiam (Education nationale), Augustin Tine (Forces armées)  et Mme Aïssatou Sophie Gladima (Mines et Géologie). Le but de la marche est de collecter des fonds pour la construction du mur de clôture du Petit séminaire de Ngasobil et la réfection des bâtiments de ce sanctuaire de formation de futurs prêtres. A la fin de la randonnée pédestre, Mgr Benjamin Ndiaye a invité les chrétiens et les bonnes volontés à aider  Ngasobil à préserver  son poumon vert et ses infrastructures. Selon lui, cette marche doit aussi marquer une nouvelle manière des anciens de vivre leur histoire. « En effet, au rythme de la succession des générations, nous nous considérons comme des héritiers de Ngasobil. Et en voulant mieux prendre conscience de notre mission d’aujourd’hui, il faut faire fructifier l’héritage de Ngasobil et maintenir le flambeau, comme le stipule le thème de cette première édition de la randonnée pédestre », a indiqué l’archevêque de Dakar, un ancien séminariste qui est passé à Ngasobil. « Comme héritiers de Ngasobil, nous devons contribuer à maintenir et à protéger son patrimoine matériel, intellectuel et spirituel que nous ont légué nos anciens », a souligné l’autorité diocésaine qui a ajouté que « les anciens ont le devoir de faire fructifier ce patrimoine pour que les générations à venir puissent en bénéficier puisque  Ngasobil est une école de la vie ». Mgr Benjamin Ndiaye a rappelé que de nombreux  cadres chrétiens, laïcs, prêtres et personnes consacrées ont été formatés dans cette école. Ceux-ci contribuent, aujourd’hui, au développement de l’église locale et de l’Etat. Toutes ces personnalités sont invitées par Dominique Mendy, porte-parole du jour, à mettre la main à poche pour soutenir cette institution de formation.  

Le ministre des Forces armées, Augustin Tine, ancien pensionnaire de Ngasobil, a promis de s’investir personnellement pour satisfaire les responsables actuels de cet établissement. Il n’a pas oublié les moments passés dans l’établissement. « J’aurais souhaité, pour sa postérité, que le Petit séminaire de Ngasobil soit maintenu. En tant qu’ancien séminariste, je vais m’investir pour que cela soit réalisé », a-t-il promis. La ministre des Mines et de la Géologie, Mme Aïssatou Sophie Gladima, a rendu hommage à l’archevêque de Dakar qui a initié la marche.  Elle a rappelé que le Petit séminaire de Ngasobil est un grenier de formation de futurs prêtres et d’éminents cadres sénégalais.

Eugène KALY

 

Le dernier arrêt rendu par la Cour de Justice de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest, la Cedeao, fait polémique, surtout parce qu’il est lu et entendu sous un angle politique. Mais, sur le plan purement juridique, que dit-il ? Pour tenter d’éclairer cette forte interrogation qui charrie plusieurs questions, nous nous sommes entretenus avec l’un des meilleurs juristes de ce pays, le Professeur Ismaïla Madior Fall, non moins ministre de la Justice. Des échanges au cours desquels, nous nous sommes efforcés à extirper l’interviewé des postures politiques partisanes comprises, justifiées et acceptables, pour l’amener sur le seul terrain qui importe, celui de la vérité scientifique. Un exercice fort peu aisé, mais qui s’est finalement révélé, à notre sens, révélateur et bénéfique.

On vous a entendu dire que l’arrêt de la Cour de justice de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao), ne remet pas en cause la décision du Tribunal de grande instance de Dakar ?
Ma première réaction sur la question était une réaction officielle du gouvernement du Sénégal. Je voudrais, avec votre autorisation, réagir ici en ma seule qualité de professeur des universités pour aborder les questions soulevées dans une perspective scientifique, celle du droit communautaire.

Comment vous accueillez cet arrêt en tant que professeur, alors ?
Il s’agit d’un arrêt intéressant qui comporte quelques insuffisances techniques mais ouvre des perspectives dans les rapports entre droit communautaire et droit national, juge national et juge communautaire.

Mais, c’est une décision pour laquelle il ne faut pas se méprendre sur le sens et la portée. Il ne faut pas faire dire à l’arrêt ce qu’il ne dit pas. D’autant plus que la jurisprudence de la Cour n’a pas vocation à se substituer aux autorités nationales compétentes, car elle est consciente du caractère subsidiaire du mécanisme communautaire de protection des droits de l’homme.

Il faut donc évoquer tout ce que dit l’arrêt, mais rien que ce qu’il dit et seulement ce qu’il dit, en ayant à l’esprit que le droit communautaire est, au-delà des prises de position politiques, subtil et flexible. Il nécessite du recul, de la hauteur et le sens de la nuance pour en décrypter la quintessence.

Que dit l’arrêt ?
Si l’on se contente du dispositif qui, seul, est disponible pour l’instant, il convient de distinguer les questions contenues dans l’arrêt. Les avocats de Khalifa Sall et autres avaient globalement formulé deux types demandes à l’endroit de la Cour : d’une part, des questions de procédure consistant à faire constater par la Cour la violation d’un certain nombre de droits (détention arbitraire, assistance d’un avocat dès l’interpellation, procès équitable) ; d’autre part, faire dire à la Cour qu’elle répare le préjudice subi, ordonne d’autres mesures dont l’arrêt des poursuites et la libération de Khalifa Sall et autres.

Quelles sont les réponses de la Cour ?
Sur le premier aspect, la Cour s’est prononcée sur des questions de procédure et demande à l’Etat de verser une indemnisation de trente cinq millions de francs Cfa aux requérants. On attend de lire l’intégralité de la décision pour comprendre la motivation réelle et la démarche de la Cour sur ces questions de procédure.

Sur le second aspect, la Cour les a déboutés en refusant d’ordonner la fin des poursuites et la libération des prévenus. La Cour les a déboutés parce qu’elle a évité le piège que les avocats lui tendaient en voulant la faire intervenir dans le fond pour annuler le jugement du Tribunal de grande instance hors classe de Dakar. Ce qui ferait d’elle une Cour suprême fédérale. Ce qu’elle n’est pas. En droit communautaire, il est devenu une sorte de «ponts aux ânes» que le juge communautaire ne peut pas annuler un acte de droit national. Dans l’affaire du 1er décembre 2015, M.M. Kakali contre Niger, la Cour dit qu’elle «n’est pas une juridiction de réformation des décisions des juridictions nationales».

La Cour a donc coupé la poire en deux en donnant raison à Khalifa Sall sur les questions de procédure et en donnant raison à l’Etat sur le fond ?
Ismaila Madior Fall MinCette caractérisation ne reflète pas tout à fait la réalité, car même sur la procédure, la décision comporte quelques curiosités. Ceux qui connaissent bien sa jurisprudence sont surpris, voire perplexes. Dans la droite ligne de sa jurisprudence, la Cour s’est toujours refusé à se prononcer sur les procédures judiciaires internes ou sur l’interprétation d’une décision de juridictions nationales. Elle affirme, selon une jurisprudence constante, qu’elle «n’est pas investie d’une compétence de contrôler les lois nationales», dans l’affaire Karim Wade contre Sénégal, ECW/CCJ/JUG/ du 19 juillet 2013 ; qu’elle «n’est pas compétente pour apprécier les lois internes des Etats membres ni les décisions rendues par les juridictions des Etats membres», dans l’affaire Abdoulaye Baldé contre Sénégal, ECW/CCJ/JUD/04 du 22 février 2013), et que le juge communautaire ne «peut apprécier la bonne application des textes de droit interne par les juges nationaux» : Arrêt Alazay Pawimondou contre Togo, ECW/CCJ/JUD/06/18 du 19 février 2018.

La Cour de Justice de la Cedeao a même rappelé, dans une affaire de poursuites judiciaires en cours - Ibrahima Sorry contre Guinée du 16 février 2016, point 78 -, qu’il «n’appartient pas au juge communautaire d’apprécier les motifs de l’ordonnance de prolongation de la détention du juge d’instruction vu qu’il n’est pas une chambre d’instruction de second degré». Elle est constante pour rappeler qu’elle «n’est pas une instance chargée de trancher des procès dont l’enjeu est l’interprétation de la loi ou de la Constitution des Etats de la Cedeao» : Cdp contre Burkina Faso du 13 juillet 2015, point 25. Il est donc étonnant de voir cette décision du 29 juin 2018 aller à contresens de cette tradition jurisprudentielle bien établie. Mais le Sénégal a du respect pour la Cour qu’il a contribué à installer et à renforcer.

Dans l’arrêt rendu, la Cour souligne que la «détention intervenue entre la proclamation des résultats des élections législatives  par le Conseil constitutionnel et celle de la levée de l’immunité parlementaire» est arbitraire.
Je vais faire trois observations. D’abord, la Cour considère que la détention actuelle n’est donc pas arbitraire ; celle qui est arbitraire - entre la proclamation des résultats et la levée de l’immunité parlementaire - serait déjà dépassée. La Cour insinue que l’Etat aurait dû le libérer après la proclamation des résultats, procéder à la levée de l’immunité parlementaire et l’arrêter de nouveau. On respecte cette position qui ne remet pas en cause la détention en cours.

Ensuite, cette conclusion sur la détention antérieure est tout de même surprenante, car la Cour a, à de nombreuses occasions, considéré qu’une détention est arbitraire lorsqu’elle n’a pas de base légale : Mamadou Tandja c. Niger du 8 novembre 2010), ou s’il est «manifestement impossible d’invoquer un motif juridique quelconque qui justifie la privation de liberté» (Ibrahim Sorry Touré contre Guinée ECW/JUG/03/13 du 16 février 2016, point 70).

Sur ce point, la Cour a même systématisé sa jurisprudence dans l’arrêt Konsou Kokou Parounam contre Togo, CW/CCJ/AP/01/2016 du 16 février 2016, point 42) en indiquant les principes guidant son raisonnement : «La démarche de la Cour, en présence d’une allégation de détention arbitraire, consiste, entre autres, à rechercher si ladite arrestation ou détention a une base légale.

Elle l’a indiqué dans l’arrêt Badini Salfo contre République du Faso» du 31 octobre 2012 : «La Cour estime qu’est arbitraire, conformément à la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples toute arrestation intervenue sans motifs légitimes ou raisonnables et en violation des conditions préalablement établies par la loi». Dans son arrêt «Kpatcha Gnassingbé et autres contre Togo du 3 juillet 2013», elle a précisé : «Il lui appartient d’apprécier seulement si la détention et partant l’arrestation des requérants a une base légale». C’est précisément parce que le requérant Mamadou Tandja avait été détenu «en dehors de toute base légale» que la Cour a jugé «arbitraire» sa privation de liberté : arrêt Mamadou Tandja contre Etat du Niger, 08 novembre 2010.

Au Sénégal, la détention des personnes concernées par cette affaire résulte d’une enquête judiciaire et d’une instruction ponctuée de nombreux recours avant l’intervention d’un procès public où toutes les parties ont pu s’exprimer librement conclu par une décision revêtue de l’autorité de la chose jugée. Pendant l’instruction, les demandes d’arrêt des poursuites et de liberté provisoire ont été refusées par le juge d’instruction, la Chambre d’accusation et la Cour suprême sur la base de la législation pénale sénégalaise.

D’où est-ce que la Cour tire le prétendu caractère arbitraire et les manquements au procès équitable ? Si l’on s’en tient à la définition qu’elle donne de la détention arbitraire, la qualification formulée dans cette affaire parait curieuse et ne reflète pas la doctrine prônée par la Cour d’Abuja.

Pourquoi la Cour n’est pas allée jusqu’au bout et, de la même manière qu’elle a constaté le non-respect des droits de Khalifa Sall et autres et leur a alloué des dommages et intérêts, n’a pas ordonné la libération immédiate de Khalifa Sall et l’arrêt de toute poursuite en son encontre ?
Par le passé, il lui est arrivé, dans des cas exceptionnels, d’ordonner la libération immédiate. Ainsi, on peut signaler deux arrêts dans lesquels la Cour a ordonné, au surplus pour des raisons médicales, la libération immédiate des requérants : Mamadou Tandjan contre Niger, en 2010 ; Alimu contre Nigeria ; et deux autres où elle a considéré que la détention du demandeur  était justifiée par une base légale établie  et a, par conséquent, rejeté les demandes tendant à ce qu'il soit ordonné à l’État défendeur de procéder à sa mise en liberté : Kpatcha  Gnassimbé contre Togo.

Dans cette affaire Khalifa Sall et autres contre Sénégal, la Cour a donc délibérément fait le choix de n’ordonner ni l’arrêt des poursuites, ni la libération des détenus. Elle a compris qu’elle n’est pas une juridiction d’appel ou de cassation dotée du pouvoir général d’annuler les décisions rendues par les juridictions sénégalaises, en l’occurrence le jugement du Tribunal de grande instance qui garde toute sa vigueur.

De façon expressive, la Cour a précisé sa ligne de conduite lorsqu’elle est appelée à indiquer des mesures à prendre dans l’affaire Badini Salfo contre Burkina du 31 octobre 2012. Selon la Cour, «lorsqu’elle constate la violation des droits de l’homme, elle prescrit des mesures qui ont principalement pour finalité la cessation desdites violations et la réparation. Elle tient compte pour cela les circonstances propres à chaque affaire pour indiquer les mesures adéquates. La légitimité de ces mesures et leur chance de réalisation sont des principes qui guident la Cour. Lorsqu’elle examine une affaire qui se rapporte à une procédure judiciaire en cours dans un Etat membre, ses décisions n’ont pas vocation à interférer avec les décisions que les juridictions nationales seraient amenées à prendre. La Cour ne peut ordonner des mesures dont l’exécution viendrait à fragiliser ou à anéantir l’autorité et l’indépendance du juge national dans la conduite des affaires dont elle est saisie».

Donc, le procès en appel continue ?
Ismaela M Fall 2La juridiction d’appel appréciera. Mais, oui en principe ! Ce sont les intéressés eux-mêmes qui ont introduit l’appel. Dans d’autres systèmes de protection des droits de l’homme, l’arrêt de la Cour communautaire peut avoir plus d’impact parce que celle-ci ne peut être saisie et ne peut se prononcer qu’après épuisement des voies de recours internes. Ce qui n’est pas le cas dans le système de la Cedeao où la Cour peut intervenir avant même l’épuisement des voies de recours internes. Ce qui fait que son intervention ne suspend, ni ne stoppe ou n’éteint les procédures nationales en cours. C’est l’un des grands paradoxes du système qui accroît la complexité contentieuse du système et compromet aussi son efficacité optimale. Au surplus, si la Cour avait la compétence de remettre en cause, à tout moment, les décisions rendues par les juridictions nationales, ce serait la fin des systèmes judicaires des pays ou alors l’apparition d’une Cour suprême régionale capable d’annuler toutes les décisions de l’Afrique de l’Ouest dans tous les domaines, y compris pénal.

Quid de la portée de l’arrêt rendu dans l’ordre juridique national ?
Précisons que l’arrêt rendu par la Cour a, au-delà du caractère exécutoire principiel, un caractère en réalité déclaratoire. C’est-à-dire que la Cour constate la violation et laisse le soin à l’Etat condamné d’en tirer toutes les conséquences en droit interne. Car la Cour ne veut pas s’ériger en Cour suprême comme nous l’avons rappelé. Il appartient à l’Etat concerné de mettre en œuvre l’arrêt avec une marge de liberté d’appréciation respectueuse de sa souveraineté.

La Cour de la Cedeao a appliqué cette démarche précautionneuse lorsqu’elle considère que «dans l’affaire Bladé et autres contre Etat du Sénégal, ECW/CCJ/JUG/04/13 du 22 février 2013» qu’elle «n’est pas compétente pour ordonner des injonctions de faire à l’Etat du Sénégal relativement à ses lois et procédures internes».

C’est pour cette raison que je souris quand j’entends parler de possibles sanctions contre le Sénégal.

Quels enseignements vous tirez de cette affaire au regard du droit communautaire ?
La philosophie de la relation entre la Cour de justice de la Cedeao et les juridictions nationales doit être rappelée : il ne s’agit pas d’une relation hiérarchique, mais bien d’une relation de collaboration nécessaire à la pénétration du droit communautaire dans les ordres juridiques des Etats membres.

A cet égard, une évidence qui échappe à l’attention doit aussi être rappelée : le juge national est le juge de droit commun du droit de la Cedeao, il est le juge naturel de protection des droits de l’homme.

La Cour de justice de la Cedeao, en tant que juge communautaire et d’attribution des droits de l’homme, doit privilégier l’approche dialogique avec les juridictions nationales chargées d’assurer l’application du droit communautaire interne. Elle est conçue pour compléter le dispositif de protection des droits de l’homme. La Cour, elle-même, a considéré, dans sa jurisprudence antérieure que ce n’est que «dans la relation entre la Cour et les juridictions nationales que le droit communautaire prospérera, et que la Communauté dans son ensemble s’en appropriera» (Kemi Pinhero versus Ghana, ECW/CCJ/JUD/11/12 du 6 juillet 2012, point 52).
    
Le gouvernement va-t-il appliquer la décision de condamnation pécuniaire de la Cour ?
Encore une fois, le principe général est que l’Etat du Sénégal respecte les décisions de la Cour. Au demeurant, sur cette question, une précision de taille doit être faite : retenons que la finalité de la réparation de la violation n’est pas punitive ou répressive.

C’est la Cour qui l’a précisé dans sa jurisprudence (Musa Sadykhan versus Gambie, N°ECW/CCJ/JUD/08/10 du 16 décembre 2010, point 43). Selon elle, la réparation est accordée afin de permettre «la satisfaction équitable» et rien d’autre. La Cour est consciente qu’elle n’est pas juge pénal. Elle a souligné que les mesures ordonnées n’ont pas vocation à sanctionner l’Etat responsable, mais de permettre à une réparation «juste et équitable» : Bayi and 14 others versus Nigeria, N°ECW/CCJ/APP/10/06 du 28 janvier 2009, point 45.

Par ailleurs, dans la rigueur scientifique, il va sans dire que l’approche de la Cour dans l’octroi des indemnités est discutable pour au moins deux raisons : premièrement, la Cour n’a pas de texte précis qui lui permet de formuler des réparations. Le fondement est d’origine jurisprudentielle contrairement à la Cour interaméricaine des droits de l’homme où c’est le texte de la Convention qui prévoit la réparation (article 63, alinéa 1) ; deuxièmement, la Cour gagnerait à revoir les modalités de base de la condamnation pécuniaire qu’elle octroie même si elle s’inspire de la pratique jurisprudentielle internationale. L’approche au cas par cas est intéressante, mais, la Cour doit dire les critères de base du montant qu’elle fixe.

Entretien réalisé par Yakham Codou Ndendé Mbaye

Escalquens est une commune française située dans le département de la Haute-Garonne, en région Occitanie, qui fait partie de la communauté d'agglomération du Sicoval. Ces partenaires, dans le cadre de la coopération décentralisée avec la commune de Gandon, s’évertuent à développer les relations excellentes longtemps entretenues entre leur municipalité et le village de Maka Toubé. Ce qui leur a permis de signer, depuis le 18 mai 2016, un protocole d’amitié avec les responsables de l’Asc de cette localité.

Aujourd’hui, d’après le président de cette Asc, Djibril Diop, grâce à un financement de 18 millions de FCfa assuré par leurs partenaires escalquinois, un grand poulailler, un jardin potager, des latrines, des bornes-fontaines, sont en train d’être aménagés, au grand bonheur des élèves de l’école primaire de Maka Toubé. Ces travaux sont en phase de finition et permettront aux élèves de pousser bientôt un « ouf » de soulagement et de bénéficier plus tard d’un projet de mise en place d’une cantine au niveau de leur établissement scolaire.

Abondant dans le même sens, le coordonnateur des projets de ladite Asc, Daouda Niang, a précisé que ce financement a également contribué à former et à sensibiliser 330 élèves et 35 adultes sur l’éducation environnementale, le développement durable et les énergies renouvelables.  Ainsi, a-t-il poursuivi, en étroite collaboration avec Sen/Ead ( Sen Education au développement) et l’inspection de l’éducation et de la formation (Ief/Saint-Louis/département), « avec l’appui de Marie Malatrait, volontaire chargée de la coopération entre la commune d'Escalquens et le village de Maka Toubé, nous avons pu sensibiliser ces élèves, les membres de l’équipe pédagogique et autres adultes sur les bonnes pratiques en matière d’eau, d’hygiène et d’assainissement ».
Ces élèves ont été initiés aux techniques de tri, de valorisation, de recyclage des déchets, de reboisement, et ont la possibilité, à travers des correspondances scolaires, d’échanger, de communiquer avec d’autres apprenants de cette ville française.

A l’issue de ces séances d’encadrement qui se sont déroulées à Maka Toubé, en présence du premier adjoint au maire de Gandon, Kalidou Bâ, des brigades d’hygiène et d’environnement ont été mises en place. Toujours, dans le cadre de cette coopération décentralisée, Marie Malatrait a annoncé le séjour à Maka Toubé de 18 jeunes volontaires français d’Escalquens, prévu du 23 février au 11 mars 2019. Ceux-ci envisagent d’entreprendre, en collaboration avec les jeunes de Maka Toubé, des actions de développement dans ce village de Gandon. Mor Diop et Latif Diaw de Sen/Ead, qui ont animé, avec brio, les sessions de formation et de sensibilisation, se sont réjouis de ce partenariat enrichissant et fécond entre Escalquens et Maka Toubé. Ils ont rappelé que la notion d’éducation environnementale  et de développement durable figure en bonne place dans les textes fondamentaux de l’enseignement élémentaire et du moyen secondaire au Sénégal.

A ce titre, ont-ils souligné, la lettre de politique générale de l’éducation  évoque le but  de l’éducation environnementale et insiste sur la nécessité de développer chez l’élève une prise de conscience et un sens des responsabilités à l’égard des nombreux défis auxquels il est confronté.

A leur avis, il s’agira  de faire acquérir des connaissances,  de développer  des attitudes et aptitudes ainsi que de motiver l’apprenant  à participer à la recherche de solutions aux problèmes.
Depuis plus d’une décennie, l’Association Sen/Ead (ex-Collectif des enseignants de Saint-Louis), avec l’appui technique et financier de partenaires nationaux et internationaux, initie  les élèves de la région de Saint-Louis à l’éducation environnementale et au développement durable à travers des séances d’animation.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

 

L’atelier « Future of Value of Data », qui vient de se tenir à Dakar, se propose de susciter une conversation significative en matière de données ainsi que leur rôle et valeur en Afrique.

Facebook et Futur Agenda, qui ont co-organisé l’atelier « Future of Value of Data », en collaboration avec le Consortium pour la recherche économique et sociale (Cres) ont un objectif clair : susciter une conversation significative en matière de données ainsi que sur leur rôle et valeur en Afrique, plus particulièrement au Sénégal. « En rassemblant différents acteurs locaux, y compris les décideurs, législateurs, académiciens et représentants du secteur privé, l’atelier visait à créer un dialogue ouvert et avisé, avec un focus particulier sur la façon dont les données évoluent et pourquoi et comment leur valeur peuvent changer des vies », indique un communiqué reçu, hier, à notre rédaction. Le document informe que les participants ont également exploré, au cours de l’événement, les questions relatives à la collecte, à l’utilisation, à l’importance et au rôle des données en matière de développement. « Il est impératif que des économies telles que celles du Sénégal participent à la réflexion sur l’importance des données et à l’impact qu’elles peuvent avoir sur la société, en favorisant une rentabilité sociale et économique », déclare le représentant de Facebook. Les échanges autour de l’utilisation des données, leurs potentialités et les risques de violation ont permis aux participants de se familiariser avec un discours et un environnement communs pour comprendre les données, spécifiquement en Afrique, tout en conduisant à une connaissance plus approfondie des diverses possibilités et réalités que celles-ci représentent et de leur utilité pour la société.

Cette occasion a également été saisie par le directeur exécutif du Cres, Pr. Abdoulaye Diagne, pour souligner «  l’urgence qu’il y a à repenser la question des données  en sortant du persistant paradigme conflictuel, mais en privilégiant des approches consensuelles qui garantissent les droits et libertés de tout un chacun ». Dans ledit document, Pr. Diagne est formel : «  les données, à travers l’information qui en constitue la particule élémentaire, sont la semence des progrès de demain ».

A. Diallo

L’arrêt de la Cour de justice de la Cedeao n’est en rien synonyme de libération du maire de Dakar, Khalifa Ababacar Sall. Telle est la position de Me Samba Bitèye, un des avocats de l’Etat. Il apporte d’importantes précisions sur cette affaire.

Depuis la sortie de l’arrêt de la Cour de justice de la Cedeao, le 29 juin 2018, condamnant l’Etat du Sénégal à payer la somme unique de 35 millions de FCfa à Khalifa Sall et ses codétenus, les soutiens du maire de Dakar crient victoire et ne cessent de réclamer la libération et l’arrêt immédiat de toutes les poursuites contre leur leader. Mais, selon Me Samba Bitèye, avocat de l’Etat, il y a beaucoup d’amalgames qui nécessitent des précisions. «Pour le moment, personne n’a vu l’arrêt de la Cour de justice de la Cedeao. On ne connaît pas la motivation des juges. Nous avons choisi d’être prudents sur les motivations, mais le dispositif de la décision est disponible », recadre-t-il d’emblée. Pour l’agent judiciaire de l’Etat, sur le droit à la présomption d’innocence, sur l’assistance d’un conseil et sur un procès équitable, «la décision de la Cour est favorable à tous les requérants, pas seulement à Khalifa Sall ». « Pour ce qui est de Khalifa Sall lui-même, poursuit-il, la Cour de justice a considéré que durant sa détention, la période entre le 14 août 2017 et le 24 novembre 2017 est une détention arbitraire.  En conséquence, condamne l’Etat du Sénégal à payer la somme unique de 35 millions de FCfa aux six requérants en réparation de ces violations ».

Par ailleurs, Me Bitèye indique que la décision de la Cour de justice de la Cedeao dit «qu’elle déboute les requérants de toutes leurs autres demandes ». « Ils avaient demandé la libération immédiate de Khalifa Sall et ils ont été déboutés sur ce point. Ils avaient aussi demandé la cessation immédiate de toutes les poursuites, ils ont été également déboutés », révèle-t-il. Et selon la robe noire, «en informant les Sénégalais que la Cour a rendu une décision permettant la libération de Khalifa Sall ou l’arrêt des poursuites, non seulement ils font dire à cette décision ce qu’elle n’a pas dit, mais surtout on lui fait dire le contraire de ce qu’elle dit, d’où l’amalgame », souligne-t-il.

Selon Me Bitèye, lorsque la Cour de justice de la Cedeao veut imposer à un  Etat la libération d’un détenu, «elle le dit expressément ». « Et une jurisprudence pareille existe déjà », fait-il remarquer. Toutefois, Me Bitèye estime que ces amalgames sont loin de perturber la suite de la procédure. «Pour nous, c’est la procédure des avocats de Khalifa Sall contre l’Etat du Sénégal, ça ne change rien. La Cour de justice de la Cedeao n’est pas un deuxième degré de juridiction de nos juridictions nationales. Elle juge le respect de certaines normes et standards », explique-t-il

Pour rappel, le maire de Dakar a été condamné à cinq ans de prison ferme dans l'affaire de la caisse d'avance de la mairie de Dakar, après avoir été déclaré coupable « d’escroquerie aux deniers publics, faux et usage de faux dans des documents administratifs » et de complicité en faux en écriture de commerce ».

Oumar FEDIOR

 

La commission régionale, en présence d’Ahmeth Tidiane Thiaw, l’adjoint administratif du gouverneur, a procédé à l’incinération de 890 kg de chanvre indien saisis en diverses circonstances par les services de la justice, les actions combinées des forces de défense et de sécurité, pour lutter contre le fléau. Cette cérémonie, a–t-il expliqué, s’inscrit dans le cadre de la Semaine de mobilisation et de sensibilisation contre la drogue qui menace la santé publique. Le sous-lieutenant Pape Mamadou Sougou, chef de la brigade mobile des douanes de Diourbel, a indiqué que la direction générale de la douane a déployé un plan stratégique pour lutter contre la drogue dans la zone centre du Sénégal. « A Touba, deuxième ville du Sénégal sur le plan démographique, nous avons constaté qu’il y a une forte consommation de drogue », a-t-il souligné. Une révélation que conforte le Mdl chef Tamsir Omar Diouf de la gendarmerie nationale, qui a insisté sur la forte présence de la drogue dans la zone de Touba, assurant que suffisamment de moyens sont consentis pour juguler le phénomène. « Nous constatons la saisie d’une importante quantité de drogue à Touba », a déclaré Moussa Guèye, le substitut du procureur au tribunal de grande instance de Diourbel. «  Le Sénégal, a-t-il dit, est un pays où la drogue est produite, où elle est consommée et par où transite la drogue ». Et de poursuivre : « la dépendance à la drogue et la consommation de la drogue touchent une bonne partie des populations, un phénomène présent dans le milieu scolaire aussi ». M. Guèye a invité les populations à collaborer avec les autorités administratives et les forces de sécurité dans leur croisade contre les trafiquants de drogue. Auparavant, le sous-lieutenant Sougou a précisé que les services de douane ont saisi, au cours de la période 2016-2017, 368 kg de chanvre indien sur l’axe Kaffrine- Touba et Diourbel- Dakar.

Mamadou DIEYE

…près de deux tonnes à Tambacounda

Le colonel El hadj Mamour Kandji, chef de la subdivision régionale des douanes de Tambacounda, et ses hommes ont procédé, hier, à l’incinération de près de deux tonnes de chanvre  indien.  « Nous avons saisi 1.936 kg de drogue dans la région de Tambacounda. Le produit, essentiellement composé de chanvre indien, est estimé à plus de 116 millions de FCfa », a-t-il dit au cours de la cérémonie d’incinération  organisée dans le cadre de la Semaine nationale de sensibilisation et de mobilisation contre la drogue. Présent sur les lieux, l’adjoint au gouverneur chargé des affaires administratives, Amadou Coumba Ndiaye, a salué l’engagement des forces de défense et de sécurité, avant d’appeler à la mobilisation de tous pour lutter contre la forte présence de la drogue dans la région et dans le pays. Devant les autorités judicaires et les forces de défense et de sécurité, il s’est félicité du remarquable travail accompli pour lutter contre le trafic de drogue.  Au courant du mois de juin, 177 kg de drogue ont été saisis sur l’axe Tambacounda-Koumpentoum et 90 kg au niveau du barrage de Dialocoro.  

Pape demba SIDIBE

 

La Confédération nationale des travailleurs du Sénégal (Cnts) demande au gouvernement de reporter sa décision de transférer certains services ministériels dans le pôle urbain de Diamniadio. Elle veut une prise en charge correcte des préoccupations des travailleurs avant le déménagement.

C’est à partir de ce lundi que certains services ministériels seront transférés dans le nouveau pôle urbain de Diamniadio. Cependant, des travailleurs ne semblent pas être prêts à rejoindre ces nouvelles sphères administratives. Le secrétaire général de la Confédération nationale des travailleurs du Sénégal (Cnts), Mody Guiro, face à la presse samedi dernier, a dénoncé la « précipitation » notée dans le transfert de certains ministères à Diamniadio. Selon lui, il n’y avait pas, au préalable, des concertations et des consultations avec les travailleurs avant d’entériner cette décision majeure.

Diamniadio, dit-il, « ne garantit point le minimum acceptable ». La preuve, renchérit le secrétaire général du Syndicat des travailleurs de l’Elevage, Amadou Lamine Karé, il n’y a qu’un seul restaurant dans cet endroit où le petit déjeuner est vendu à 800 FCfa et le déjeuner à 2.200 FCfa. « Les travailleurs n’ont pas les moyens pour rejoindre Diamniadio dès ce lundi. Il faut des mesures d’accompagnement de ce déménagement des ministères au pôle urbain », invite M. Karé.
Parmi ces mesures d’accompagnement, la Cnts liste la subvention du carburant pour l’ensemble des travailleurs qui disposent de véhicules et ne résident pas à Diamniadio. Mieux, elle plaide pour une « réduction du tarif du péage » pour l’ensemble des travailleurs devant se rendre à Diamniadio et une « subvention conséquente des tickets de restauration ». Sur le long terme, Mody Guiro invite le gouvernement à mettre en œuvre une « politique d’habitat social destinée aux travailleurs pour leur faciliter l’accès au logement ». « Nous tenons à attirer l’attention du gouvernement sur la nécessité d’une gestion cohérente du service public qui pourrait être désarticulé avec l’éparpillement de certains services ministériels dans un contexte d’inachèvement du processus de dématérialisation de la gestion des dossiers des agents de l’Etat », avertit-il. « Le déménagement ne devrait en aucun cas entraîner des lourdeurs administratives dans le traitement des dossiers des usagers des services publics », poursuit-il.

Le secrétaire général de la Cnts « exige » du gouvernement le « report de sa décision » et l’ouverture de « concertations franches » avec l’ensemble des acteurs sociaux concernés par le transfert au pôle urbain de Diamniadio.
Sur un autre registre, M. Guiro a analysé la situation sociale du pays marquée, à son avis, par une « dégradation des relations professionnelles entre l’Etat, le patronat et les travailleurs ». Cela s’explique, d’après lui, par « l’inexistence » d’un cadre de dialogue tripartite et « l’absence de volonté des employeurs de bâtir avec les travailleurs des consensus durables ». Aussi, la Cnts appelle-t-elle le gouvernement et le patronat à renforcer la qualité du dialogue pour préserver la paix sociale dans les lieux de travail. La Cnts « exige », par la même occasion, le partage des résultats de l’étude sur le système de rémunération des agents de l’Etat et une ouverture des négociations sur cette question avec l’ensemble des acteurs concernés ».

Aliou Ngamby NDIAYE

 

Le 29 juin 2018, la Cour de Justice de la Cedeao, dans l’affaire Khalifa Ababacar Sall et cinq autres c/Etat du Sénégal, a condamné l’Etat du Sénégal à payer aux requérants la somme de trente cinq millions de francs Cfa à titre de dommages-intérêts, pour détention arbitraire, violation des droits de la défense et violation de la présomption d’innocence.

Sur le fondement de cette décision, les avocats du député Khalifa Ababacar Sall exigent la libération immédiate et sans condition de leur client, alors que les avocats de l’Etat du Sénégal rétorquent que cette décision n’implique nullement cette exigence. Le débat est donc de déterminer avec précision le sens et la portée exacte de la décision de la Cour de Justice de la Cedeao.

A cet effet, il importe de rappeler que Monsieur Khalifa Ababacar Sall, Maire de Dakar, poursuivi et détenu en matière correctionnelle pour faux, usage de faux et détournement de deniers publics, est élu par la suite, député à l’Assemblée nationale, et donc couvert désormais par l’immunité parlementaire. Cette immunité parlementaire est consacrée à la fois par la Constitution en son article 61 et par le Règlement intérieur de l’Assemblée nationale en son article 51. Elle vise, d’une part, l’irresponsabilité du député du fait des opinions ou votes émis par lui dans l’exercice de ses fonctions, et d’autre part, son inviolabilité en ce qu’il ne peut être poursuivi ou arrêté, en matière criminelle ou correctionnelle, qu’avec l’autorisation de l’Assemblée nationale. L’article 51 alinéa 1 in fine du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale précise que «Le député est couvert par l’immunité à compter du début de son mandat qui prend effet dès la proclamation des résultats de l’élection législative par le Conseil Constitutionnel».

Il en résulte que Monsieur Khalifa Ababacar Sall est couvert par l’immunité parlementaire depuis la date de proclamation des résultats de l’élection législative du 30 juillet 2017, mais alors seulement à compter de cette date.

En conséquence, les actes de procédure accomplis antérieurement à cette date restent parfaitement réguliers et la détention qui s’en est suivie ne peut nullement être qualifiée d’arbitraire.

Toutefois, il est important de relever que les articles 61 de la Constitution et 51 du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale ne limitent pas l’immunité parlementaire aux seuls faits commis pendant la durée du mandat. Or, conformément à une maxime d’interprétation ayant valeur de principe général de droit, «il est interdit de distinguer là où la loi ne distingue pas». L’on doit donc considérer que l’immunité couvre même les faits antérieurs à l’acquisition du mandat parlementaire. Dès lors, la continuation des poursuites nécessitait désormais, la levée de l’immunité. Ce qui fût fait à bon droit. Et Monsieur Khalifa Ababacar Sall jugé régulièrement, et condamné en première instance à une peine ferme de cinq ans d’emprisonnement.

La Cour de Justice de la Cedeao ne s’y trompe d’ailleurs pas car elle ne qualifie d’arbitraire que la seule période de détention comprise entre la date de la proclamation des résultats de l’élection législative et la date de la levée de l’immunité parlementaire. Elle admet ainsi implicitement, mais nécessairement, que la période de détention antérieure à la proclamation des résultats de l’élection législative ainsi que celle qui est postérieure à la levée de l’immunité parlementaire, ne peuvent pas être qualifiées d’arbitraires.

Pourtant, même ainsi comprise comme il se doit, la décision de la Cour de Justice est juridiquement critiquable. En effet, dès lors que l’acte qui a conduit à la détention a été régulier au moment où il a été pris - avant la proclamation des résultats de l’élection législative - cette détention ne pouvait plus être suspendue que pour une cause prévue par la loi. Il suffit pour s’en convaincre, de se référer à l’article 61 alinéa 4 de la Constitution qui dispose : «La poursuite d’un membre de l’Assemblée nationale ou sa détention du fait de cette poursuite est suspendue si l’Assemblée le requiert». Si donc la détention d’un député peut être suspendue, c’est bien d’abord, que ladite détention est légalement possible. Et seul un refus d’obtempérer de l’administration à une requête de l’Assemblée nationale aurait pu rendre cette détention-là arbitraire.

Quoiqu’il en soit, il ne s’agit nullement de contester l’autorité de la décision de la juridiction communautaire dans l’ordre interne. La décision est bien exécutoire et s’impose à l’Etat du Sénégal, mais elle ne peut en aucune façon être entendue comme obligeant à libérer les requérants. La seule obligation résultant pour l’Etat du Sénégal de la décision de la Cour de Justice, est le paiement du montant des dommages-intérêts alloués aux requérants pour la réparation - par équivalent, la réparation en nature n’étant matériellement pas possible - du préjudice né la détention qu’ils ont subie, en sa partie considérée même à tort, comme arbitraire.

Par Mody GADIAGA
Ucad

DÉCISION DE LA COUR DE JUSTICE DE LA CEDEAO SUR L’AFFAIRE KHALIFA ABABACAR SALL : LES AVOCATS DE L’ETAT DÉNONCENT DES AMALGAMES
L’arrêt de la Cour de justice de la Cedeao n’est en rien synonyme de libération du maire de Dakar, Khalifa Ababacar Sall. Telle est la position de Me Samba Bitèye, un des avocats de l’Etat. Il apporte d’importantes précisions sur cette affaire.

Depuis la sortie de l’arrêt de la Cour de justice de la Cedeao, le 29 juin 2018, condamnant l’Etat du Sénégal à payer la somme unique de 35 millions de FCfa à Khalifa Sall et ses codétenus, les soutiens du maire de Dakar crient victoire et ne cessent de réclamer la libération et l’arrêt immédiat de toutes les poursuites contre leur leader. Mais, selon Me Samba Bitèye, avocat de l’Etat, il y a beaucoup d’amalgames qui nécessitent des précisions. «Pour le moment, personne n’a vu l’arrêt de la Cour de justice de la Cedeao. On ne connaît pas la motivation des juges. Nous avons choisi d’être prudents sur les motivations, mais le dispositif de la décision est disponible », recadre-t-il d’emblée. Pour l’agent judiciaire de l’Etat, sur le droit à la présomption d’innocence, sur l’assistance d’un conseil et sur un procès équitable, «la décision de la Cour est favorable à tous les requérants, pas seulement à Khalifa Sall ». « Pour ce qui est de Khalifa Sall lui-même, poursuit-il, la Cour de justice a considéré que durant sa détention, la période entre le 14 août 2017 et le 24 novembre 2017 est une détention arbitraire. En conséquence, condamne l’Etat du Sénégal à payer la somme unique de 35 millions de FCfa aux six requérants en réparation de ces violations ».

Par ailleurs, Me Bitèye indique que la décision de la Cour de justice de la Cedeao dit «qu’elle déboute les requérants de toutes leurs autres demandes ». « Ils avaient demandé la libération immédiate de Khalifa Sall et ils ont été déboutés sur ce point. Ils avaient aussi demandé la cessation immédiate de toutes les poursuites, ils ont été également déboutés », révèle-t-il. Et selon la robe noire, «en informant les Sénégalais que la Cour a rendu une décision permettant la libération de Khalifa Sall ou l’arrêt des poursuites, non seulement ils font dire à cette décision ce qu’elle n’a pas dit, mais surtout on lui fait dire le contraire de ce qu’elle dit, d’où l’amalgame », souligne-t-il.

Selon Me Bitèye, lorsque la Cour de justice de la Cedeao veut imposer à un Etat la libération d’un détenu, «elle le dit expressément ». « Et une jurisprudence pareille existe déjà », fait-il remarquer. Toutefois, Me Bitèye estime que ces amalgames sont loin de perturber la suite de la procédure. «Pour nous, c’est la procédure des avocats de Khalifa Sall contre l’Etat du Sénégal, ça ne change rien. La Cour de justice de la Cedeao n’est pas un deuxième degré de juridiction de nos juridictions nationales. Elle juge le respect de certaines normes et standards », explique-t-il.

Pour rappel, le maire de Dakar a été condamné à cinq ans de prison ferme dans l'affaire de la caisse d'avance de la mairie de Dakar, après avoir été déclaré coupable « d’escroquerie aux deniers publics, faux et usage de faux dans des documents administratifs » et de complicité en faux en écriture de commerce ».

Oumar FEDIOR


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