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Journée nationale du talibé : 1 547 enfants retirés de la rue

21 Avr 2017
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La journée nationale du talibé a été célébrée hier au Warc grâce à l’initiative de l’Ong Gsi et le soutien du ministère de la Femme, de la Famille et de l’Enfance. Pour des participants, il faut alterner les approches de lutte contre la mendicité. Le directeur des droits, de la protection de l’enfance et des groupes vulnérables, Niokhobaye Diouf, a indiqué que depuis juin 2016, 1.547 enfants ont été retirés de la rue dont 1.456 enfants retournés à leur famille.

Pourquoi, malgré les bonnes initiatives de l’Etat et efforts consentis, on reste à parler de la problématique de la mendicité ? Cette question provocatrice d’Abdou Aziz Mbacké, directeur général de l’Ong Global solidarity initiative (Gsi), a soulevé plusieurs interventions lors du forum sur les stratégies alternatives de lutte contre la mendicité des enfants talibés au Sénégal.
Présentant les efforts de l’Etat, le directeur des droits, de la protection de l’enfance et des groupes vulnérables, Niokhobaye Diouf, a indiqué que depuis juin 2016, 1.547 enfants ont été retirés de la rue dont 1.456 enfants retournés à leur famille. Ce travail a nécessité 66 opérations en six mois de travail de terrain. « Le plan de retrait n’est pas encore terminé », a-t-il précisé.

Toutefois, de nombreux intervenants, rappelant que la traite d’enfants dévoie l’enseignement coranique, ont estimé que si la mendicité persiste, c’est parce que les acteurs des «daara» sont laissés à eux-mêmes. D’où l’importance d’avoir une approche projet ou communautaire. «Lorsqu’on a des enfants mal vêtus, pieds nus, soumis aux maladies, aux accidents de la route, à la délinquance sexuelle, comme s’ils n’ont pas de parents, on doit unir nos forces pour solutionner cette problématique. Avant d’interpeller les «daara» sur leurs devoirs, il faut les aider à satisfaire leurs droits », a dit Abdou Aziz Mbacké « Majalis », qui révèle avoir vu un «daara» arrêter la mendicité grâce à une prise en charge.

Pour Mamadou Wane « Mao », coordonnateur de la Plateforme pour la promotion et la protection des droits de l’homme (Ppdh), la mendicité rapporte de l’argent. « Les jours de vendredi, des enfants versent 1.000 FCfa », a-t-il dit, proposant une approche projet afin de permettre aux maîtres coraniques de se prendre en charge. M Wane a rappelé que le phénomène urbain de la mendicité a démarré dans les années 70, suite au premier cycle de trois années consécutives de sécheresse connu par le Sénégal. Il a affirmé que depuis 1977, le pays cherche les voies et moyens de juguler le fléau sans y parvenir.

Quant à El hadji Cheikh Ndiaye « Ndindy », maître coranique à Touba, il a insisté sur l’importance d’apprendre le Coran comme le dit un hadith du Prophète Mouhamed (Psl). « Si tout le monde refuse de le faire, on fera tous un péché », a-t-il avancé. Le maître coranique a rappelé que l’apprenant, jadis, était bien formé pour faire face aux difficultés de la vie. Il a invité l’Etat à prendre en charge la santé et l’éducation de tous les enfants, sans discrimination, non sans marteler que c’est aux parents de prendre en charge leur nourriture. Il a dénoncé le « manque de volonté de l’Etat qui devrait sortir ses propres moyens pour l’éradiquer ». « Un Etat ne doit pas faire marche arrière », a-t-il ajouté. A cet effet, il a proposé un plan d’actions de lutte contre la mendicité étalé (par exemple) sur 15 ans avec une évaluation tous les deux ans. Quant au Haut-conseiller sur les «daara», Mouhamadou Barro, il a plaidé pour l’implication des communautés et des familles religieuses dans le programme de lutte contre la mendicité.

Serigne Mansour Sy CISSE

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