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Violences criminelles urbaines : Des réflexions menées pour améliorer les programmes de prévention et de contrôle

27 Oct 2017
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Un colloque s’est ouvert, hier, à Dakar sur la problématique des violences criminelles urbaines en Afrique de l’Ouest. L’objectif de cette rencontre est d’amener les acteurs de la sécurité en Afrique de l’Ouest à s’appuyer sur les connaissances et informations accumulées dans le livre « milles homicides en Afrique de l’Ouest » pour améliorer les programmes de prévention et de contrôle des crimes violents.

Le colloque tient à résoudre quatre problèmes récurrents au Sénégal et dans les autres pays cibles relatifs à la violence familiale et les homicides, les coupeurs de route et les violences graves dans les universités et les écoles africaines. Il est organisé par l’Agence d’assistance à la sécurité de proximité (Asp), l’Ecole supérieure d’économie appliquée (Esea) et le Centre international de criminologie comparée (Cicc). Le document coproduit par trois professeurs criminologues des universités de Montréal et Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan a servi de cadre de référence pour la réflexion. Cette coproduction décrit et analyse toutes les manifestations de la violence criminelle au Sénégal, au Burkina Faso, en Cote d’Ivoire et au Niger.

Selon le Dr Pape Khaly Niang, directeur général de l’Asp, un des intervenants, les phénomènes de violences urbaines sont liés aux questions de développement. Il a insisté sur le fait que « les prétextes ont pour origine la pauvreté, la jeunesse, l’aspect psychologique ou la frustration ». Pape Khaly Niang a fait noter que le taux de criminalité au Sénégal est parmi les plus bas en Afrique. Le directeur général de l’Asp a annoncé qu’une enquête de victimisation est en cours et d’ici peu des conclusions seront tirées et une cartographie de la délinquance sera dessinée. Il a ajouté que cette cartographie permettra de mieux cerner certains phénomènes, de comprendre à qu’elles heures ils se développent et qui sont les acteurs. Les statistiques recueillies dans un document révèlent qu’au Sénégal, 70 % des victimes d’homicide conjugaux sont des hommes.

Les conférenciers comme le directeur de l’Esea, le Professeur Koumakh Ndour, le représentant du Cicc, le Professeur Maurice Cusson et le représentant de Resaud, le docteur Alioune Badiane, sont unanimes que « notre pays dispose de compétences pour réduire d’avantage ce fléau ». « Sociologues, psychologues, policiers et gendarmes doivent d’avantage opérer à côté des populations dans ce combat, un peu mal géré par nous tous qui sommes les premiers acteurs », ont-ils déclaré. Les solutions à apporter concernent aussi les infanticides, les coupeurs de route et les meurtres associés aux vols. Pour ces derniers, la période de leur forfait est souvent connue. Il ne reste plus qu’à améliorer les dispositions sécuritaires pour éradiquer ce mal.

Boubacar DIALLO (stagiaire)

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