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Deuxième phase du plan de retrait : 219 enfants sortis de la rue en un mois

12 Mai 2018
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Le ministère de la Bonne gouvernance et de la Protection de l’enfance a fait, hier, un bilan d’étape de la deuxième phase du Plan de retrait des enfants de la rue.

Partenaires techniques, maîtres coraniques, directeurs et chefs de services du ministère en charge de la Protection de l’enfance se sont retrouvés, hier, au Centre de Gindi  pour faire un bilan d’étape de la deuxième phase du Plan de retrait des enfants de la rue. « La deuxième phase du plan d’urgence du retrait des enfants de la rue, qui a démarré le 28 mars 2018, se poursuit et a permis, à la date du 11 mai 2018, de retirer 219 enfants de la rue ainsi répartis : 135 Sénégalais, 69 Bissau-guinéens, 3 Guinéens de Conakry, 3 Maliens, 7 Gambiens et 2 Nigériens », a fait savoir le conseiller technique du ministre de la Bonne gouvernance et de la Protection de l’enfance, Abdoulaye Dieng, en conférence de presse. L’occasion a été saisie pour rappeler le dispositif transversal mis en place, intégrant plusieurs ministères : Bonne gouvernance et la Protection de l’enfance, Intérieur et Sécurité publique,  Santé et Action sociale et  Justice. « Il revient à la préfecture et à la brigade des mineurs d’aller retirer les enfants de la rue par le bais d’une logistique appropriée composée de véhicules banalisés que nous avons mis à sa disposition », a expliqué Abdoulaye Dieng, précisant que cette équipe du ministère de l’Intérieur est appuyée sur le terrain par des travailleurs sociaux. Il a soutenu que les enfants retirés sont placés au Centre Gindi. Sur place, ils sont accueillis par les travailleurs sociaux qui procèdent à l’identification par photo, l’enregistrement, la consultation médicale, l’écoute, l’accompagnement, les soins d’hygiène, l’hébergement et le suivi. « Les talibés sont référés à des daaras répertoriés et triés minutieusement selon un nombre de critères bien définis. Le ministère de la Bonne gouvernance et de la Protection de l’enfance prend en charge tous les frais afférents à leur séjour dans ces lieux d’apprentissage grâce à des conditions négociées. Les autres sont orientés vers des centres d’accueil dédiés », a confié Abdoulaye Dieng qui a vivement salué l’implication de la Fédération nationale des maîtres coraniques du Sénégal. Alioune Sarr, directeur de la Protection de l’enfance a souligné que prendre les enfants de la rue et les retourner dans les familles ne se fait pas en un claquement de doigts. C’est un processus long et compliqué qui nécessite tout un travail d’enquête et d’accompagnement. Parfois, le simple fait de trouver le nom de l’enfant pose problème. Retirer un enfant de la rue peut prendre jusqu’à six mois ou même plus », a dit M. Sarr. Il a lancé un appel aux parents en leur demandant d’être « plus responsables », rappelant que la place des enfants n’est pas dans la rue mais dans les familles, entourés et encadrés.

« L’enfant est un trésor à garder jalousement pour le préserver des fureurs de la rue », a insisté M. Sarr qui a rappelé l’ambition du gouvernement du Sénégal : retirer tous les enfants de la rue.

Abdoulaye DIALLO

 

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