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Les quatre grands compagnons du Prophète de l'humanité (Psl)

I - Abou Bakr
 
6- Les consignes militaires du Calife
Peu avant sa mort, le Prophète Mouhammad (Paix et Salut sur lui), avait pris la décision d’envoyer des troupes, placées sous le commandement du jeune Oussama ibn Zayd, âgé de dix-huit ans, à Abnaa, aux confins de la Syrie. Abou Bakr maintint cette expédition, dans un contexte marqué par des troubles qui secouèrent l'Arabie, à la suite de la propagation de la nouvelle de la mort du Prophète.

Oussama était le fils Zayd Ibn Hâritha, un captif affranchi de la tribu de Kalb (précédemment au service de Khadidja bint Khuwaylid, la première mère des croyants), fils adoptif et compagnon du Messager, et mort en martyr. Sa mère Oum Ayman, de son vrai nom Baraka bint Thaalaba, était la nourrice éthiopienne du futur Prophète. Le jeune homme, outre son fort engagement pour l'Islam et son courage exceptionnel, était pétri de qualités morales et spirituelles certaines.

Des chefs, parmi les Ansars, chargèrent Omar ibn Al-Khattab, de transmettre au Calife, leur souhait de voir le commandement de l'Armée confié à un homme plus âgé que le jeune commandant. Cette objection implicite à sa décision suscita une forte colère de la part d’Abou Bakr qui fut encore plus déterminé. En effet, il était connu pour son souci d’exécuter, à la lettre et sans hésitation, les ordres du Prophète, conformément au verset du Coran : « Il n'appartient pas à un croyant ou à une croyante, une fois qu'Allah et Son Messager ont décidé d'une chose, d'avoir encore le choix dans leur façon d'agir. Et quiconque désobéit à Allah et à Son Messager, s'est égaré certes, d'un égarement évident » (Al-Ahzab, 33:36).

Se remémorant cette disposition coranique, il s’exclama : « Omar, me demandes-tu de destituer un homme désigné par le Messager d’Allah ? ». Sans attendre la réaction de son interlocuteur, il quitta les lieux et donna l'ordre à l'Armée, de prendre la route. Au demeurant, il l’accompagna à pied jusqu’à la sortie de Médine, tenant les rênes du cheval du jeune chef militaire :

O Calife du Messager d'Allah, dit Oussama !  Monte sur un cheval, ou alors autorise-moi à descendre de ma monture !

Par Allah, répondit Abou Bakr, tu ne descendras pas et je ne monterai pas. En quoi cela peut-il me nuire que je foule la poussière de la terre pendant un certain moment, recherchant la seule Satisfaction d’Allah : sur le sentier pour la cause de Dieu, le combattant se voit accorder, à chaque pas franchi, sept cents bienfaits, en plus de sept cents grades accordés et de sept cents péchés absouts.

Le Calife lui prodigua ensuite des conseils, en considération du manquement grave qu’il commit lors de la bataille d’Ouhoud et qui lui valut une sévère mise en garde du Prophète. En effet, la conduite des opérations de guerre fut dès fois entachée d’erreurs dont certaines furent lourdes de conséquences, comme ce fut en cette circonstance où l’indiscipline coûta la vie à nombre des plus vaillants combattants.

Les principales directives du Calife au chef de l’Armée et à ses soldats, constituèrent l’ébauche des premiers articles d’une réelle charte de guerre : éviter tout acte de traîtrise ou de trahison, éviter tout acte de mutilation des ennemis, épargner les femmes, les enfants et les vieillards, laisser à leurs occupations les gens qui se seront retirés du monde pour se consacrer exclusivement au service de leur culte, épargnez les arbres fruitiers et les palmeraies, ne pas tuer les animaux, sauf pour satisfaire les besoins de consommation des troupes, ne pas se servir du butin de guerre, avant sa répartition.

Puis il les confia à Dieu : « Partez au Nom d’Allah »
Ces instructions militaires furent d’autant plus nécessaires que les soldats étaient, pour la plupart, relativement jeunes et par conséquent, pouvaient ne pas maîtriser les consignes de guerre en Islam. Abou Bakr insista particulièrement sur la nécessité d’épargner les civils, faisant de lui, l’un des précurseurs du Droit humanitaire international que les armées contemporaines ont du mal à respecter de nos jours.

Oussama ibn Zayd et ses troupes retournèrent victorieux, par la Volonté de Dieu, à Médine et furent traités avec des égards particuliers.

Dr Khadim Mbacké

Last modified on jeudi, 24 mai 2018 04:21
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