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Procès Imam Ndao et co-accusés : Les avocats d’Amy Sall dénonce une « détention arbitraire » de leur cliente

23 Mai 2018
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Me Ndoumbé Wone, comme son confrère Me Bamba Cissé, a dénoncé une « détention arbitraire » d’Amy Sall. Dans leurs plaidoiries, hier, devant la barre, ils ont demandé au juge l’acquittement de leur cliente qui « n’a absolument rien fait ».

Les avocats d’Amy Sall considèrent l’arrestation de leur cliente, poursuivie pour financement du terrorisme et blanchiment de capitaux, comme une « détention illégale et arbitraire ». Pour Mes Ndoumbé Wone et Bamba Cissé, « on ne peut pas poursuivre les épouses de Matar Diokhané parce que simplement leur mari a été arrêté ». Dans sa plaidoirie, Me Ndoumbé Wone s’est attelée à démonter les délits pour lesquels Amy Sall, première épouse de Matar Diokhané, est poursuivie. Selon l’avocate, Amy Sall n’est interrogée, pendant toute la procédure, que sur sa relation avec Matar Diokhané qui n’est personne d’autre que son mari. Pourtant, renchérit-elle, l’accusée a indiqué devant les gendarmes enquêteurs que son mari lui a toujours déclaré qu’il est un maître coranique. Ce qui a fait dire à Me Wone qu’Amy Sall ne méritait pas la prison, mais tout au plus un contrôle judiciaire.

Par ailleurs, Amy Sall est poursuivie pour financement du terrorisme en relation avec une entreprise terroriste et blanchiment de capitaux pour avoir reçu des mains de Coumba Niang, la deuxième épouse de Matar Diokhané, la somme de 500 euros, environ 325.000 FCfa, et d’avoir remis à Ibrahima Diallo une enveloppe de 200.000 FCfa pour l’achat de deux téléphones portables. Pour ces délits, le représentant du ministère public a requis 5 ans de prison ferme pour la dame Amy Sall. Me Bamba Cissé a précisé que le blanchiment de capitaux ne se résume pas seulement à la détention de l’argent. Ce délit, a-t-il dit, suppose un placement, un transfert. «Est-ce qu’Amy Sall, au moment de recevoir les 500 euros, savait que cet argent avait une origine illicite ? En quoi le fait d’accepter de recevoir d’un Smartphone est un financement du terrorisme », s’est-il interrogé.

Au-delà de sa cliente, Me Bamba Cissé a soutenu qu’aucun des accusés, dans cette affaire, ne peut être poursuivi pour blanchiment de capitaux. Il a rappelé au juge que sa cliente a été traumatisée par les circonstances de son arrestation. Cette dame, bien que première épouse de Matar Diokhané, a été un « laissé-pour-compte à qui l’on ne confiait rien ». Par ailleurs, Me Ndoumbé Wone a souligné que sa cliente Amy Sall n’a jamais remis la somme de 200.000 FCfa à Ibrahima Diallo pour l’achat de deux téléphones portables. Cet argent, a-t-elle précisé, a été remis par Coumba Niang la deuxième épouse de Matar Diokhané. Si Amy Sall a une fois touché de l’argent dans cette affaire, ce sont les 500 euros qu’elle a reçus de Coumba Niang pour pouvoir se rendre au baptême de la sœur de son mari.

Excepté cela, a-t-elle ajouté, l’accusée n’a jamais touché à cet argent, elle qui vivait chez ses parents en l’absence de Matar Diokhané. Les deux avocats ont demandé l’acquittement de leur cliente. D’après Me Bamba Cissé, « Amy Sall n’a absolument rien fait ». Me Ndoumbé Wone a invité le juge à appliquer le droit à travers des éléments objectifs. « En appliquant le droit, vous allez acquitter Amy Sall de toutes les infractions », a-t-elle dit, avec un brin d’espoir.

Aliou Ngamby NDIAYE

LES CONSEILS D’ALIOUNE BADARA SALL DEMANDENT SON ACQUITTEMENT
Le représentant du ministère public a requis 5 ans de prison contre Alioune Badara Sall pour le délit de blanchiment de capitaux. Ses avocats ont demandé, hier, au juge Samba Kane « d’acquitter purement et simplement » leur client. « Alioune Badara Sall, selon son conseil Me Ameth Sall, n’est intéressé que par son travail et sa religion ». C’est pourquoi il a été pendant longtemps le leader des jeunes sunnites de la ville de Rufisque. Toutefois, l’avocat a indiqué que diriger les jeunes sunnites dans une localité ne peut pas faire de son client un terroriste.

L’accusé, poursuivi pour blanchiment de capitaux, avait reçu de Matar Diokhané, un de ses co-accusés, la somme de 12 millions FCfa pour lui construire une maison à usage d’habitation à Keur Ndiaye Lô. Devant la barre, Matar Diokhané avait informé que ces 12 millions de FCfa provenaient des 65.000 euros qu’il avait reçus de Moustapha Diop, un étudiant sénégalais basé en Arabie Saoudite. Mais, selon le procureur, l’argent découlait de l’enveloppe que les djihadistes sénégalais avaient reçue d’Aboubakr Shekau, le chef de Boko Haram, à leur retour au Sénégal.

Quoi qu’il en soit, Me Ameth Sall a souligné que son client avait reçu de Matar Diokhané de l’argent pour lui construire une maison sur la base d’un contrat établi. « Tout ce qu’on avait escompté comme degré d’implication d’Alioune Badara Sall est faux. Alioune Badara Sall est un homme plein d’idées. Il est le gérant de la société Actif. Il n’y a jamais eu de dissimulations dans ses rapports avec Matar Diokhané », a précisé l’avocat. Son confrère Me Ababacar Cissé de renchérir en disant que son client ne peut être poursuivi pour blanchiment de capitaux car il n’y a aucune preuve qui peut l’établir.

«L’auteur d’un blanchiment doit savoir que l’argent qu’on lui propose vient d’un crime ou d’un délit ou d’une participation à ce délit. Est-ce que l’argent remis à Alioune Badara Sall par Matar Diokhané vient d’un crime ? De quelle infraction s’agit-il en amont ? » s’est demandé Me Cissé. En « l’absence de crime prouvé en amont », Me Ababacar Cissé a demandé au juge d’acquitter son client de tous les chefs d’inculpation, y compris le délit de blanchiment de capitaux.

A. Ng. NDIAYE

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