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Lutte contre la corruption en Afrique : Les efforts soutenus du Sénégal magnifiés

25 Mai 2018
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Mme Karima Bounemra Ben Soltane, directrice de l’Idep. Mme Karima Bounemra Ben Soltane, directrice de l’Idep.

« Remporter la lutte contre la corruption en Afrique ». C’est autour d’un tel thème que l’Institut africain de développement et de la planification (Idep), en partenariat avec le groupe des ambassadeurs accrédités au Sénégal, a axé la réflexion dans le dessein de disposer d’une feuille de route dont le déroulé permettra de vaincre ce fléau des temps modernes.

Malgré les avancées enregistrées en termes de bonne gouvernance dans bon nombres de pays africains, la lutte contre la corruption demeure un défi important à relever pour le continent. Le sondage afro baromètre, publié en juillet 2017 dans 36 pays d’Afrique, rapporte que 55% des Africains le confirment. C’est dans ce contexte que l’Institut africain de développement économique et de la planification (Idep) a organisé, hier, à Dakar, un séminaire de réflexion autour du thème : «Remporter la lutte contre la corruption en Afrique», en collaboration avec le groupe des ambassadeurs africains accrédités au Sénégal.

Selon la directrice de l’Idep, Mme Karima Bounemra Ben Soltane, cette rencontre vise à approfondir la réflexion sur les efforts de lutte anti-corruption en Afrique, les progrès réalisés et les meilleures pratiques en matière de politiques nationales de développement du continent. Aussi, a-t-elle rappelé la déclaration des dirigeants africains lors de la 30ème session ordinaire du Sommet des chefs d’Etats de l’Ua où l’on a soutenu que « la corruption est un phénomène qui freine les efforts de développement à l’échelle du continent et annihile fortement l’économie des Etats africains qui, malgré les mesures prises, n’arrivent pas à endiguer le fléau ». D’où le choix du thème de ce conclave qui offre à l’Afrique une bonne occasion de dresser le bilan de ses efforts, mais surtout une feuille de route en vue de gagner la lutte contre ce fléau des temps modernes.

Réunissant le groupe des ambassadeurs accrédités au Sénégal, les hauts fonctionnaires et les représentants d’organisations internationales travaillant sur des questions relatives au développement économique du continent, la session a été l’occasion pour le secrétaire général du ministère de la Bonne gouvernance et de la Protection de l’enfance, Oumar El Foutiyou Bâ, de se réjouir de cette initiative. Il a ensuite souligné que « la corruption est reconnue au plan mondial comme une menace pour la stabilité sociale, le fonctionnement des institutions et l'efficacité de la mise en œuvre des stratégies de développement ». D’après lui, à l'image de beaucoup de pays africains, le Sénégal n'échappe pas à ce phénomène qui s’incruste, se généralise dans les pratiques quotidiennes et se manifeste dans plusieurs secteurs de l'économie.

Mise en place d’instruments de contrôle
Oumar El Foutiyou Bâ a affirmé que la lutte contre la corruption constitue une dimension majeure de la politique pour le renforcement de la bonne gouvernance au Sénégal, en droite ligne des perspectives tracées par le chef de l’Etat. La mise en place d’un ensemble d'instruments de contrôle, de mécanismes et des stratégies de prévention au niveau de l'administration, de la société civile et du secteur privé, entre dans cette vision. Au plan institutionnel, la Cellule nationale d'enquête et de traitement de l'information financière (Centif), la Cour de répression de l’enrichissement illicite (Crei), l'Inspection générale d'Etat (Ige), mais surtout la création de l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (Ofnac) par la loi 2012-30 du 28 décembre 2012 traduisent une évolution notable du dispositif juridique dédié à la lutte contre ce fléau.

Ainsi, les réformes initiées depuis 2012 dans ce domaine ont amplement contribué à repositionner le Sénégal en Afrique et dans le monde. «Entre 2012 et 2017, l'indice de perception de la corruption, publié depuis 1995 par l’Ong Transparency International, s'est amélioré de 9 points, passant de 36 à 45 sur 100. Au plan africain, le Sénégal est parmi les 10 premiers depuis 2014, alors qu'en 2012, deux années auparavant, il occupait la quinzième place », a laissé entendre Oumar El Foutiyou Bâ qui a réaffirmé l’engagement du gouvernement à maintenir cette dynamique.

Tata SANE

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