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Procès de l’Imam Ndao et co-accusés : Me Khoureychi Bâ dénonce un « procès injuste »

29 Mai 2018
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Me Khoureychi Bâ, conseil de l’accusé Moustapha Diatta, a dénoncé, hier, « un procès injustice dans son essence, dans son application ». Dans sa plaidoirie, il a décrit cette affaire comme celle de tous les paradoxes.

Le procureur, dans son réquisitoire, a requis 20 ans de travaux forcés contre l’accusé Moustapha Diatta pour les délits d’association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste et détention de munitions. Un de ses avocats, Me Khoureychi Bâ, pense que « les monstrueuses accusations portées contre Moustapha Diatta constituent un condensé d’incohérences ». M. Diatta est accusé d’avoir aidé la femme d’Abdallah Bâ (un présumé terroriste) à rejoindre son mari en Libye. Cependant, Me Bâ, qui a plaidé en faveur de l’accusé, estime qu’au-delà de son client, « le procès est injuste dans son essence, dans son application » et est « l’échec d’une enquête longue et bâclée avant terme ».

Me Bâ décrit aussi le procès de l’imam Aliou Ndao et co-accusés comme « le procès des paradoxes ». La preuve, dit-il, c’est dans ce procès que les peines les plus lourdes ont été requises par le maître des poursuites dans la petite histoire de la justice sénégalaise. L’avocat, qui s’est attelé à faire un exerce d’addition de toutes les peines requises par le procureur, révèle qu’Aly Ciré Ndiaye a demandé 135 ans de prison et 11 perpétuités. Il constate, dans le même sillage, que le tribunal a eu droit à « un réquisitoire méchant » du représentant du ministère public et à un « dossier volumineux alors qu’il n’y a absolument rien » Me Babacar Ndiaye, ayant plaidé pour Moustapha Diatta, de faire remarquer qu’il est trop léger de condamner son client sur la base de simples suppositions. Selon le conseil de la défense, depuis le début du procès, il n’y a aucun acte qui démontre que Moustapha Diatta a aidé la femme d’Abdallah Bâ à rejoindre son époux en Libye. Son confrère, Me Ousseynou Ngom, se demande si « aider son prochain, de surcroît l’épouse de son ami, à rejoindre son mari est un délit ». D’après Me Ngom, il y a, dans ce dossier, « une volonté manifeste de mettre Moustapha Diatta dans les liens de la détention et de continuer à l’enfoncer ».

« Absence de documents »
En outre, Me Babacar Ndiaye indique que son client ne peut pas être poursuivi pour le délit d’association de malfaiteurs car « il n’a aucune relation avec les co-accusés ». « Moustapha Diatta a répondu ici qu’il n’a aucune relation avec Matar Diokhané et jusqu’à présent, cette entreprise terroriste n’a pas été démontrée par le parquet », précise Me Ndiaye. Celui-ci souligne qu’il est inconcevable qu’on taxe les accusés de terroristes qui sont revenus du Nigéria avec un projet d’installation d’un camp djihadiste. Or, cela n’apparaît dans aucun document. « Il n’y a pas de documents à l’appui dont Matar Diokhané et sa bande sont les auteurs », reproche l’avocat. Ce qui lui fait dire que « l’infraction d’association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste n’est pas fondée dans cette affaire ». Me Babacar Ndiaye ajoute que le parquet n’a trouvé « aucun élément factuel » pour démontrer son accusation.

En outre, pour le délit de détention de munitions, Me Ndiaye souligne que son client a reconnu devant la barre qu’il avait une arme mais ne la détenait plus pour l’avoir vendue. Toutefois, il fait savoir que Moustapha Diatta est un passionné de chasse et passe toutes ses heures perdues à faire une telle activité grâce à cette arme. Mais, au moment de son arrestation, il ne lui restait que les munitions. Pour l’avocat, on ne peut pas utiliser des munitions sans une arme adéquate.

Aliou Ngamby NDIAYE

ME DEMBA CIRE BATHILY, AVOCAT DE MAME BA : « NE PAS OUVRIR LA PORTE À L’ARBITRAIRE »
Me Demba Ciré Bathily invite le président de la chambre criminelle à faire preuve de sagesse à l’heure du verdict dans le cadre du procès des présumés terroristes. « Il ne faut pas que, par les décisions que vous rendez, vous ouvrez la porte à l’arbitraire, vous portez atteinte à la liberté d’expression », a mis en garde l’avocat qui défendait, hier, l’accusé El Hadj Mamadou Bâ dit Mame Bâ. D’après Me Bathily, en France, nombre de présumés terroristes sont revenus de la Syrie sans être arrêtés. Ces derniers font juste l’objet de « fiche S » qui est juste une fiche signalétique de la direction générale de la sécurité intérieure pour permettre de pouvoir suivre ces personnes supposées dangereuses.

A. Ng. NDIAYE

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