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Tribune du Ramadan : Les quatre grands compagnons du Prophète de l'humanité

I - ABOU BAKR
8- Le combat contre l’apostasie
Dès la diffusion de la nouvelle du décès du Prophète Mouhammad (Paix et Salut sur lui), de nombreuses tribus arabes musulmanes renoncèrent à leur nouvelle religion et d’autres rejetèrent l’autorité mise en place. En dehors des fidèles qui fréquentaient la Mosquée de Médine, seuls les Qourayches de La Mecque, les Thaquif de Taif et quelques autres clans restèrent au sein de l'Islam.

Le mouvement d'apostasie et de révolte toucha particulièrement des tribus du centre, du nord-est et du sud de l'Arabie, notamment les Ghatafan dirigés par Toulayhah ibn Khouwaylid Al-Assadi, les Banou Hanifah dirigés par Moussaylima Al-Khadhab, surnommé « le menteur », et des Yéménites ayant à leur tête Al-Aswad al-Ansi. Au coeur des zones agitées, une minorité de gens, restée fidèle à l’Islam, parvint à convaincre un grand nombre d’apostasiés à changer d'avis. L’attitude de cette minorité s’expliquait notamment par le poids des valeurs traditionnelles locales, à savoir notamment le sens de l'honneur et le respect de la parole donnée qui continuaient de peser sur les consciences.

Quant à Moussaylima Al-Khadhab, l'un des dirigeants rebelles de la contrée d’Al-Yamâma, il s'était rendu, un jour, auprès du Prophète, pour lui proposer sa conversion à l’Islam, sous réserve d’être effectivement associé à l'exercice du pouvoir. Le rejet sans appel de la proposition de cet imposteur qui prétendait être un prophète, n’est pas étranger au rôle qu’il joua ensuite au sein de la rébellion. La résurgence des rivalités tribales et le mouvement d'apostasie s’accentuèrent. Des personnages qui aspiraient au pouvoir et certaines gens qui devaient leur prédominance à leur conversion à l'Islam, virent leurs anciens adversaires profiter de la confusion qui régnait, pour régler leurs comptes.

Certains gouverneurs se convertirent pour conserver leurs postes. Des chefs, dont Moussaylima, Toulayhah et Sadjâh Bint Al-Hârîth At-Tamîmîyah, une voyante puis poétesse du clan des Banou Taghlib, proclamèrent même leur mission prophétique, dans l'espoir de parvenir au même succès que celui enregistré par le Messager de Dieu. D’autres retournèrent à l’adoration des idoles, considérant que « s’il était vraiment prophète, il ne serait pas mort ! ». En outre, certains musulmans, tout en confirmant leur appartenance à l’Islam, refusèrent de s’acquitter de la Zakât (Aumône canonique). Cette situation suscita une divergence d’opinions entre les deux premières personnalités de l'Etat, Abou Bakr et Omar ibn Al-Khattab. En effet, le Calife avait décidé de combattre les renégats sans distinction alors qu'Omar considérait que seuls ceux qui venaient de renoncer totalement à l'Islam, méritaient d'être combattus. Omar demanda ainsi au Calife comment pouvait-il se battre contre lesdites gens alors que le Prophète a déclaré : « J'ai reçu l'ordre de combattre gens jusqu'à ce qu'ils témoignent qu’il n'y a pas de divinité en dehors d’Allah, L’Unique et que Mouhammad est son Messager. Celui qui en atteste, il jouira de ma part, la protection de sa personne et de ses biens, à moins qu’il ne transgresse les prescriptions de l’Islam. Il appartient à Dieu de le juger. »

Dans sa réponse, Abou Bakr considéra qu'une remise en cause de l’un des principes fondamentaux de l'Islam est assimilable à son reniement, étant donné le lien indissociable qui existe entre ses cinq piliers, notamment entre la Zakât et la Prière (Salat) : « Au nom d'Allah, je combattrai quiconque fait la différence entre la Prière de la Zakat, celle-ci étant un droit prescrit sur leurs biens. Par Dieu, s'ils refusent de me remettre ne serait-ce qu'une jeune chamelle qu'ils avaient l'habitude de donner au Messager d'Allah, je leur livrerais un combat pour qu’il me la remette ».

Omar reconnut alors le bien-fondé de la décision d’Abou Bakr qui reflétait « la vérité même ». Devant la détermination du Calife, les musulmans se rallièrent à sa position.

Par Docteur Khadim MBACKÉ de l’Ifan

 

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