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Procès des présumes terroristes : Verdict attendu le 19 juillet

01 Jui 2018
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Le collectif des avocats de l’imam Aliou Ndao va remettre à la chambre criminelle les 9 millions de FCfa que son co-accusé Ibrahima Diallo lui avait remis, a informé, hier, Me Mounir Balal, lors de sa plaidoirie. Le verdict de ce procès est attendu le 19 juillet.

Me Mounir Balal est formel : « L’imam Aliou Ndao n’avait aucun doute sur le caractère licite ou illicite des 9 millions » de FCfa que lui avait remis Ibrahima Diallo à son retour du Nigéria. Il avait confié huit millions de FCfa à l’imam Ndao et un million de FCfa en guise de prêt. C’est à cause de cet argent que l’accusé doit répondre des délits de financement du terrorisme et de blanchiment de capitaux. Devant la barre, l’imam Aliou Ndao avait soutenu qu’il n’avait même pas utilisé le million de FCfa que lui avait prêté son co-accusé.

En fait, quelques heures après, Coumba Niang, la seconde épouse de Matar Diokhané, a débarqué au domicile de l’mam Ndao et révélé au maître des céans qu’elle a remis à Ibrahima Diallo la somme de 15 millions de FCfa. Cet argent, avait-elle révélé à l’imam Aliou Ndao, appartenait à son époux Matar Diokhané. « Lorsque Coumba Niang est venue lui raconter cela, c’est en ce moment qu’il a eu des doutes sur le propriétaire de l’argent », précise l’avocat. Suite au départ de Coumba Niang, l’imam Aliou Ndao, selon les dires de son avocat, avait mis tout l’argent dans une enveloppe et attendait le retour d’Ibrahima Diallo pour le lui restituer. Mieux, l’imam Aliou Ndao, dit-il, avait l’intention de persuader Ibrahima Diallo pour qu’il retourne l’argent à Coumba Niang.
Malheureusement, ajoute Me Balal, il n’est pas arrivé au bout de sa logique car il fut arrêté par la gendarmerie avant le retour d’Ibrahima Diallo. Cependant, par ce geste, souligne Me Balal, l’imam Aliou Ndao « prouve sa bonne foi ».

L’enveloppe qui était soigneusement gardée chez lui a été remise à ses avocats après son arrestation. Lors de sa plaidoirie, Me Mounir Balal a indiqué que le collectif des avocats de l’imam a décidé de déposer la somme sur la table du juge « pour conforter la bonne foi de l’imam ». Le conseil de la défense des intérêts de l’accusé estime que l’imam Aliou Ndao ne peut pas être poursuivi pour apologie du terrorisme.

« Je défie l’accusation de relever en quoi certains propos de l’imam Ndao correspondent à des propos apologiques ayant suscité la provocation ou l’apologie », indique l’avocat. Selon lui, le simple fait de détenir des ouvrages qui traitent du djihad ou de la charia n’est pas un crime. « Tous ces ouvrages sur le terrorisme, le fascisme ou la nazisme sont accessibles en librairie. La liberté d’expression est un droit sacrosaint consacré par notre Constitution. Ce droit comprend la liberté d’opinion et la liberté de communiquer et de recevoir des informations », informe le conseil de l’accusé.

L’imam Aliou Ndao et ses co-accusés seront fixés sur leur sort le 19 juillet 2018. C’est à cette date que le juge Samba Kane va annoncer le verdict du procès des présumés terroristes.

Aliou Ngamby NDIAYE

 

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