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Livre sur Cheikh Ibrahima Niass : Une vie au service de l’unité africaine

05 Jui 2018
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« Cheikh Ibrahima Niass, une diplomatie au service de l’islam ». Tel est le titre de l’ouvrage récemment publié par le journaliste Babacar Niang, mettant en relief la dimension panafricaine du guide spirituel qui compte des millions de disciples dans différents pays d’Afrique. L’auteur rappelle comment le chef religieux « niassène » a montré la voie de l’intégration africaine.

Si l’intégration sous régionale demeure du domaine de l’illusion pour des esprits sceptiques, en raison du fait que des Etats africains tiennent, entre autres, à exercer leur souveraineté, pour le journaliste Babacar Niang, les enseignements du vénéré Cheikh Ibrahima Niass permettront aux dirigeants de se mettre sur la bonne trajectoire. Dans son ouvrage, de 50 pages, il met en exergue les actions posées par le chef religieux le plus influent du 20ème siècle, Cheikh Ibrahima Niass, par ailleurs détenteur de la «Faydou Tidjane», qui  s’est évertué toute sa vie durant à propager les valeurs islamiques à l’échelle planétaire.

« Il avait pour mission principale de parfaire l’homme à travers une méthode initiatique qui tire sa substance des stations de l’islam comme l’ont enseigné le Coran et la tradition du prophétique », fait savoir l’auteur. Il ne s’est pas arrêté là. Le saint homme qui incarne le leadership a su poser les jalons d’une intégration africaine bien réussie, utilisant la religion comme ressort pour rapprocher des peuples et des cœurs. Une mission bien remplie dans la mesure où il est parvenu à cultiver cet esprit de fraternité entre des millions d’Africains qui convergent vers Kaolack pour la célébration du Gamou.  

Le Cheikh avait fortement nourri l’ambition d’une « unification de l’Afrique en un seul pays de sorte que chaque Africain se sente chez lui », rappelle Babacar Niang. Pour celui-ci, ce n’est pas fortuit si le Britannique Merven Hiskett lui attribue la paternité de la plus grande organisation musulmane en Afrique de l’Ouest à la fin de la période coloniale. Déjà en 1962, il comptait plus de deux millions de fidèles à Khartoum, selon l’auteur. Il cite également Jean Claude Froelich qui révèle qu’un journal anglais avait, en 1956, estimé à environ quinze millions ses disciples dans toute la Fédération du Nigéria.

Plus célèbre ailleurs que dans son propre pays, Cheikh Ibrahima Niass disposait d’une aura incomparable dans le monde et a su s’imposer dans la cour des Grands.  Ses nombreux périples dans plusieurs pays d’Afrique n’ont pas toujours été du goût de l’administration coloniale, celle-ci n’a jamais eu le courage de s’opposer à ces déplacements de peur de créer une radicalisation.  Le Cheikh s’est évertué, depuis l’accession du Sénégal à l’indépendance, à poursuivre son combat pour la réalisation de l’unité africaine. Très respecté  à travers le monde, il exerçait aussi une grande influence sur l’élite intellectuelle, maraboutique et politique dans différents pays du monde.

C’était le cas en Mauritanie, au Ghana, au Nigéria, au Maroc, pour ne citer que ces pays. L’ouvrage fait, d’ailleurs, le focus sur ses échanges avec des autorités saoudiennes, marocaines, ghanéennes, égyptiennes et ses relations étroites avec les rois et chefs d’Etat d’Afrique, du Moyen Orient et d’Asie orientale. Des témoignages d’autorités françaises, contenus dans l’ouvrage, attestent aussi de la grandeur du Cheikh. « Contrairement aux grands marabouts voyageurs et quêteurs, il est bon de noter que Cheikh Ibrahima Niass n’a demandé aucune recommandation ni aucune facilité aux autorités administratives en échange de loyalisme ».

Pour l’auteur de l’ouvrage, qui compte à son actif plusieurs publications en arabe et français, le marabout niassène doit servir de modèle aux dirigeants africains mus par la volonté de bâtir une intégration africaine. Il prouve également qu’il peut exister une symbiose entre la politique et la religion si les motivations visent l’intérêt général.

Matel BOCOUM

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