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Tribune du Ramadan : Les quatre grands Compagnons du Prophète de l'Humanité

II - Omar Ibn A-Khattab
5- Les marques distinctives de sa politique
Autant Abou Bakr, le premier calife, resta inégalable dans la compréhension du texte fondamental de l’Islam, autant son successeur n’eut rien à envier à quiconque, pour son courage et sa détermination à faire triompher la cause de la religion. Respectueux de la collégialité, Omar ibn Al-Khattab ne prenait aucune décision importante, sans avoir consulté au préalable ses plus éminents compagnons. Cependant, il n’en imposait pas moins son autorité dans des situations d’urgence et, le cas échéant, n’hésitait pas à prendre seul, toute mesure de nature à préserver les intérêts de la Communauté.

Omar, le Commandant des croyants, accorda une haute priorité à l’achèvement des projets de son prédécesseur, relatifs notamment à la restauration de l'intégrité territoriale de la Daar al- Islam (Terre de la soumission à Dieu et de la Paix). Il proposa à ses résidents non-musulmans, leur conversion ou l’acquittement d’un impôt (Jizya), en contrepartie de la protection de leurs personnes et de leurs biens, de la garantie du libre exercice de leur culte, de la protection de leurs lieux de culte et de leur personnel religieux. Il privilégia les solutions pacifiques chaque fois que c’était possible, au recours à la force.

Eu égard à l’élargissement de l’espace territorial de l’Islam, dépassant les frontières de la Péninsule arabique, il sentit la nécessite de réaliser une réforme en profondeur de la gouvernance de l’Etat, en vue de veiller davantage aux intérêts de la Communauté et à la propagation du Message de Dieu. Il organisa l’Administration en services (Dîwân) et confia aux autorités des provinces, en l’occurrence aux gouverneurs (Wali), la gestion des affaires locales. Il procéda à l’urbanisation de certaines villes en Irak, en Syrie et en Egypte, sur la base de normes inspirées par l'Islam. Il veilla à la sécurisation des territoires conquis en y installant des postes-frontières, permit aux conquérants de s’y établir et exigea des représentants de l'Etat, l’exemplarité dans la conduite des affaires des administrés.

Pour s’en assurer, non seulement il envoyait régulièrement des missions d’inspection, mais organisait tous les ans, en marge du Pèlerinage à La Mecque, une conférence des Gouverneurs, ayant pour objet de faire le bilan de leur gestion, d’examiner des doléances des administrés et de réparer les abus de pouvoir commis à leur détriment.

En matière de Justice, le Commandeur des croyants veillait à l'égalité des citoyens devant la loi, se mettait en permanence à leur disposition, les encourageait à l'informer de leurs difficultés et s'enquérait personnellement des conditions de vie de ceux qui pouvaient pas accéder à lui. Il procédait à des patrouilles nocturnes à la recherche de l’information. A l’occasion d’un déplacement, il rencontra une femme qui avait été abandonnée à son sort avec ses enfants et qui était remontée contre le Calife qu'elle n’a pas eu l’occasion de connaître personnellement. Après avoir pris connaissance de ses problèmes, il promit de les résoudre sans lui révéler son identité. La dame le remercia en ces termes : « Tu mérites mieux qu'Omar, d’être calife ! ».

Omar était certes réputé pour sa rigueur dans l’application de la loi, mais il était aussi renommé pour sa politique sociale, basée l’équité, la probité et la solidarité. Pour ce faire, il institua une administration judiciaire et nomma des juges (Qâdi) indépendants pour arbitrer et trancher les litiges, fonction précédemment dévolue au seul calife, séparant ainsi les pouvoirs exécutif et judiciaire. La fonction de juge était considérée particulièrement risquée comme en atteste le dire prophétique : « sur trois juges, deux iront en Enfer et un seul entrera au Paradis ».

Omar avait également adopté une politique de libération des esclaves et même décrété l’abolition de toute forme d’esclavage en Arabie. Ne disait-il pas : « depuis quand vous octroyez-vous le droit d’asservir les gens, alors que leurs mères les avaient mis au monde, libres ».

Au titre des affaires étrangères, le Commandant des croyants prit l’initiative de sortir de la Péninsule arabique pour aller résoudre des questions consécutives aux conquêtes, telles que la conclusion de trêves, la signature de conventions et d’accords ainsi que le règlement d’affaires personnelles des conquérants et de questions d’ordre administratif. Par ailleurs, il fut le superviseur de la conquête de Jérusalem, et le bâtisseur de la fameuse Mosquée du Rocher qui sera appelée par la suite la Mosquée Al-Aqsa.
C’est à Omar que l’on doit aussi la création de la maison de la frappe de la monnaie et la confection du calendrier musulman.

Par Docteur Khadim MBACKÉ de l’Ifan

Last modified on jeudi, 07 juin 2018 11:14
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