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Célébration de l’Aid-el-Fitr ou Korité : Les Sénégalais ont prié pour une paix durable

16 Jui 2018
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A la Grande mosquée de Dakar : L’imam ratib appelle les musulmans à tirer les enseignements du Ramadan
L’imam ratib de la Grande mosquée de Dakar, Aliou Moussa Samb, a invité les fidèles à tirer les enseignements du mois béni de Ramadan. Il a dirigé, hier, la prière de l’Aïd-el-Fitr, en présence du Président Macky Sall et de nombreux fidèles.

La fête de l’Aïd-el-Fitr, communément appelée Korité, a été célébrée dans l’unité dans notre pays. A la Grande mosquée de Dakar, prise d’assaut dès les premières heures de la matinée par les fidèles, la prière a été dirigée par l’imam ratib El Hadji Aliou Moussa Samb. Plusieurs membres du gouvernement, le Grand Serigne de Dakar, Abdoulaye Makhtar Diop, le maire de Dakar-Plateau, Alioune Ndoye, entre autres autorités administratives, religieuses et coutumières, ont pris part à la prière. Dans son sermon, prononcé en wolof, l’imam est revenu sur les enseignements que le musulman doit tirer du mois béni de Ramadan. « Au-delà du jeûne, de l’abstinence et des prières, ce mois béni doit inspirer des valeurs, des attitudes et des comportements à tout fidèle musulman », a-t-il souligné. Au rang de ces enseignements, selon lui, figurent la solidarité, l’entraide, le don de soi, le sacrifice, l’amour du prochain, le pardon, le dépassement, la discipline, etc.

A son avis, « il n’y a pas de dichotomie entre la discipline et la religion (Islam) ». « L’islam, a-t-il poursuivi, ce sont des règles de conduite et de comportements. Celles-ci doivent guider les pas du musulman. » A travers une métaphore prise sur le football, le guide religieux a indiqué que toutes les disciplines sportives véhiculent des messages, des valeurs, des comportements et des enseignements. « Etre digne, c’est avoir des principes et une ligne de conduite », a insisté l’imam. C’est pour cette raison qu’il a mis en garde les hommes politiques, notamment dans leurs déclarations et sur certains propos qui peuvent prêter à confusion.

Pour sa part, le président de la République, Macky Sall, a aussi salué les autorités religieuses du pays, les khalifes généraux, les familles maraboutiques, les maîtres coraniques, tous les fidèles musulmans, tous les Sénégalais et au-delà, la Oumah. D’après lui, ces entités jouent « un rôle d’une importance capitale dans la construction de l’unité nationale ». « Je suis pour une meilleure pratique de l’islam qui est une religion du juste milieu, une religion de paix et de tolérance. Le Sénégal a la chance d’avoir connu un islam modéré, un islam de paix, de tolérance, de concorde.

Cela, nous le devons en partie à nos confréries », a-t-il affirmé.

Des prières ont été formulées pour un bon hivernage et pour la paix et la concorde dans un Sénégal prospère.

Souleymane Diam SY

LE GOUVERNEMENT INVITÉ À PRIVILÉGIER LE DIALOGUE ET LA CONCERTATION
Imam Ratib DakarL’imam ratib de la Grande mosquée de Dakar, El Hadji Aliou Moussa Samb, a appelé le gouvernement à privilégier le dialogue et la concertation avec toutes les forces vives de la Nation, surtout sur des questions d’intérêt national. S’adressant au président de la République, il l’a invité à privilégier le dialogue avec toutes les forces vives, « même si le dernier mot lui revient au moment de prendre une décision ». Aux forces de l’opposition, l’imam rappelle qu’« on ne s’oppose pas pour s’opposer ».

S. Diam SY

EDUCATION ET FORMATION : LA JEUNESSE APPELÉE À CULTIVER L’ENDURANCE ET LA PERSÉVÉRANCE
Le guide religieux El Hadji Aliou Moussa Samb a exhorté les élèves et étudiants, la jeunesse sénégalaise d’une manière générale, « à être plus endurants et persévérants dans leur quête du savoir ». « Le savoir rime parfois avec souffrance et beaucoup de difficultés. Celui qui aspire au succès doit accepter d’endurer, de traverser des difficultés. Il m’est arrivé quand j’étais à l’école coranique de passer la nuit sous un manguier alors qu’il pleuvait », a-t-il souligné. La conviction de l’imam est que « l’Etat ne peut pas tout régler ». Il a aussi appelé les parents et les familles à soutenir et accompagner les efforts de l’Etat dans l’éducation et la formation de la jeunesse, en jouant pleinement leur partition pour la réussite de cette couche de la population. L’imam de la Grande mosquée a aussi plaidé pour le renforcement de l’éducation civique et de la morale dans le système d’enseignement sénégalais.

S. Diam SY

MOSQUÉE MASSALIKOUL DJINANE : L’IMAM RECOMMANDE DE CULTIVER LE PARDON ET L’AMOUR DU PROCHAIN
La prière de Korité a été célébrée, hier, à la mosquée Massalikoul Djinane de Dakar. Dans son prêche, l’imam Cheikh Moukhamadou Moustapha Mbacké a, au nom du khalife général des mourides, conseillé aux fidèles de cultiver le pardon, l’amour du prochain, entre autres bienfaits, pour une société de paix et de prospérité.

Des milliers de fidèles mourides ont convergé, hier vendredi, à la grande mosquée Massalikoul Djinane de Dakar pour effectuer la prière de l’Aid El Fitr, communément appelée Korité. Vêtus de leurs plus beaux boubous, ils se sont installés sous les grandes tentes de couleurs vertes et blanches érigées sur l’esplanade de cette mosquée. Psalmodiant des versets de Coran et des poèmes (Khassaides) du fondateur du mouridisme jusqu’à l’arrivée de l’imam. Ils ont prié et écouté religieusement le sermon d’après prière. Dans son prêche, l’imam Cheikh Moukhamadou Moustapha Mbacké, qui a véhiculé un message du khalife général des mourides, Serigne Mouhamadou Mountakha Mbacké, a laissé entendre que ce dernier s’est réjoui de l’unité de la communauté musulmane sénégalaise. Rappelant les bienfaits du ramadan, l’imam a insisté sur la nécessité, pour les musulmans, de poursuivre la bonne dynamique religieuse entamée lors de ce mois béni.

Pour lui, ce moi est une lumière pour tout le monde et il permet aussi d’avoir une société de valeur avec des musulmans respectant les préceptes de l’Islam. Toujours par rapport à une société de paix et de prospérité, il a appelé les musulmans à cultiver l’amour du prochain, à s’aimer, à se respecter, conformément aux recommandations du prophète Mouhammad (Psl) et de Khadim Rassoul. L’imam a ajouté que le pardon et la tolérance sont des vertus pour le musulman. «Celui qui ne pardonne pas à ses semblables, ne sera point pardonné par le Tout puissant. Le musulman doit être aussi calme et serein en toute situation pour sortir des difficultés et éviter de causer un drame», a exhorté l’imam Cheikh Moukhamadou Moustapha Mbacké.


Auparavant, l’imam, Cheikh Awa Balla Guèye, avait évoqué la médisance qui, a-t-il dit, est condamnée et condamnable. Il a appelé tous les croyants à l’éviter «parce que la bonne parole doit prospérer sur la mauvaise parole qui ne fait que détruire». La prière a été effectuée en présence du Premier ministre, Mohammed Boun Abdalah Dionne, accompagné de plusieurs membres du gouvernement, notamment Mary Teuw Niane, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Papa Abdoulaye Seck, ministre de l’Agriculture, Birima Mangara, ministre du Budget, Mbagnick Ndiaye, ministre de l’Intégration africaine, du Nepad et de la Francophonie. Le médiateur de la République, Alioune Badara Cissé était aussi présent de même que des responsables de l’opposition comme Me Madické Niang, Pape Diop, Me El Hadji Diouf etc.

Oumar KANDE

LE PREMIER MINISTRE SOLLICITE DES PRIÈRES POUR UN HIVERNAGE DE RICHESSES
Massalikoul K18Après avoir effectué sa prière, le Premier ministre a, dans sa déclaration, indiqué au nom du chef de l’Etat qu’il est venu solliciter des prières pour que le Tout-Puissant augmente davantage les félicités qu’il a accordées au guide Cheikh Ahmadou Bamba Khadim Rassoul et pour la prospérité au Sénégal. Poursuivant, le Premier ministre a confié que le message du chef de l’Etat est également une demande de prière, parce que l’hivernage s’installe dans beaucoup de parties de notre pays. «Le Président voudrait demander au khalife général Serigne Moukhamadou Mountakha et à tous les guides religieux de ce pays qu’il leur plaise de prier pour que le Sénégal entre dans cet hivernage avec bonheur et que ce soit un hivernage porteur de grandes richesses et de grandes félicités pour notre pays». Le chef du gouvernement a fait passer aussi le message de reconnaissance du Président à l’endroit «du khalife général des mourides qui ne cesse de prier pour lui, de le conseiller et de l’assister». «Il y a encore deux jours, ils ont longuement échangé sur la situation nationale et internationale. Le Président voudrait, par ma voix, exprimer toute sa gratitude au khalife général des mourides, parce que le Président est son talibé et cela ne date pas d’aujourd’hui», a dit M. Dionne.

O. KANDE

UNE RÉUNION INTERMINISTÉRIELLE POUR L’INAUGURATION DE MASSALIKOUL DJINANE LE 21 SEPTEMBRE
Le chef du gouvernement a également rappelé les instructions données au gouvernement par le Président Macky Sall pour «que tous ensemble, nous nous mobilisons pour faire de la cérémonie d’inauguration de cette belle mosquée Massalikoul Djinane, qui a été une volonté du Khalife générale Serigne Sidy Moctar Mbacké, un grand succès». Le Premier ministre a révélé qu’il a commencé le travail avec le Diawrigne de Serigne Touba à Dakar, El Hadji Mbackiou Faye pour que, dans les jours à venir, «nous puissions, autour d’une réunion interministérielle, travailler à la satisfaction de la volonté du khalife général des mourides qui souhaite, avec le chef de l’Etat, avoir à Dakar, lors de ce grand évènement, l’ensemble des plus hauts responsables des différents pays que Khadim Rassoul a eu à traverser lors de son voyage de félicité».

Mbakiou Faye a confirmé que l’inauguration de la grande mosquée Massalikoul Djiane est fixée au 21 septembre prochain par le khalife général des mourides. Pour lui, ce dernier réitère ses remerciements au Président Macky Sall pour son engagement dans la construction de cette grande mosquée. Selon Mbackiou Faye, toutes les instructions du chef de l’Etat et du Premier ministre ont été respectées par le gouvernement dans ce projet.

Il annonce que cette inauguration sera une grande fête pour l’ensemble des musulmans sénégalais et même ceux des pays traversés par Serigne Touba lors de son exil. C’est ainsi qu’ils voudraient que les hauts responsables de ces pays soient présents lors de l’inauguration, le 21 septembre prochain.

O. KANDE

PRIÈRE DE LA COMMUNAUTÉ DES DISCIPLES DE CHEIKH IBRAHIM NIASSE À DAKAR : LA CÉLÉBRATION DE LA FÊTE À L’UNISSON MAGNIFIÉE
La célébration de la fête de la Korité à l’unisson a été amplement commentée par Mohammed Macky Ibrahim Niass qui a dirigé la prière, hier, de la communauté des disciples de Cheikh Ibrahim Niass de Dakar à l’institut Daroul Khuran de Zeyda Mariama Niass sis en face du rond point de l’autoroute Dakar-Patte d’Oie.

Comme à l’accoutumée, les disciples de Cheikh Ibrahim Niass de Dakar ont prié, hier, au complexe islamique franco-arabe de Zeyda Mariama Niasse, sous la direction de Mouhammed Macky Niass, à la place de Mohammed Lamine Ibrahim Niass qui effectue actuellement son « oumra » (petit pèlerinage aux lieux saints de l’Islam).

Dans son prêche, il a félicité toute l’assistance pour les privations et sacrifices du mois béni de Ramadan, tout en livrant les bienfaits de celui-ci qui ouvre sur l’ère du « hadj » dans les trois mois qui suivent. Une nouvelle invite pour la recherche des bénédictions d’Allah.

Outre les prières pour la paix et la stabilité du pays, l’imam a exhorté les fidèles à s’approprier la dimension ésotérique du mois de Ramadan qui est une porte qui mène vers le « hadj ».

Concernant la célébration de la fête qui a été faite cette année à l’unisson, le représentant du khalife de la famille de Cheikh Ibrahim Niass à Dakar a remercié le khalife général des mourides, Serigne Mountakha Mbacké, pour sa grandeur d’esprit en œuvrant pour l’unité des musulmans, ce qui constitue, pour lui, un acte qui raffermit les liens entre les « tarikha » (voies) qui appartiennent à la même religion.

Au cours de cette prière, Cheikh Mouhammed Macky Ibrahim Niass était entouré de ses frères Mouhammed Babacar Mbaye Ibrahim Niass et Mouhammed Abdourahmane Ibrahim Niass et tous les moukhadams et dignitaires de la « hadara » de Cheikh Ibrahim Niass.

Il a aussi informé les disciples, lors de son sermon, de la volonté du khalife et de ses proches de trouver un espace à Dakar pour les disciples de cette communauté religieuse à Dakar.

B. B. SANE

TIVAOUANE : LE KHALIFE GÉNÉRAL PRIE POUR UNE PAIX DURABLE AU SÉNÉGAL
Tivaouane K18La fête de l’Aïd El Fitr ou Korité qui marque la fin du mois de Ramadan durant lequel la communauté musulmane jeûne, se ressource aux textes coraniques et aux enseignements du prophète Mouhamed (Psl), a réuni, hier, à Tivaouane, des fidèles, l’administration territoriale et des membres du gouvernement.

Aux abords de Khalkhous, cimetière mythique, la prière de Korité a été dirigée par Serigne Aboubacar Sy Dabakh, plus connu sous le nom de Ndiol Fouta, en présence du khalife général des tidianes, Serigne Aboubacar Sy Mansour, de  Serigne Mawdo Malick Sy Dabakh, entre autres personnalités religieuses de la famille de Seydi El Hadji Malick Sy.

Dans son adresse aux fidèles, le khalife général des tidianes dit se conformer aux enseignements de Seydi El Hadji Malick Sy qui a indiqué la voie. «  Il a toujours prié pour les dirigeants du pays, c’est pourquoi nous saluons le président de la République Macky Sall et prions pour lui, son gouvernement et toute son administration. Nous ne pouvons pas déroger à cette règle », a-t-il lancé.

Il a ensuite invité les uns et les autres à se ressaisir pour éviter la médisance très présente dans les relations humaines au Sénégal. «  Or, seul Dieu est juge, en tant que guide, notre devoir est de rappeler la voie que nous indique Dieu dans le Coran, tout comme dans les enseignements du Prophète (Psl). Maintenant, l’engagement des uns et des autres dans cette voie du salut n’est plus de notre ressort, mais celui de Dieu, responsable de toute créature », a-t-il ajouté.

Selon lui, Dieu est le seul habilité à reconnaître les siens mais « malgré tout, nous devons avoir le sens de la mesure tant dans la joie que dans la peine, ce qui nous évitera des dérapages inutiles préjudiciables  à des rapports civilisés entre croyants », a-t-il martelé.

Dans le même sillage, Serigne Aboubacar Sy Mansour, Khalife général des tidianes, souligne que « l’ouverture, le sens de l’écoute doivent être la tasse de thé de tout  leader responsable ; cependant,  face  à des problèmes agités dans l’espace public, il n’a pas le droit de  se taire et dire que cela ne le concerne pas. En tant que responsable, il doit  apprécier, analyser la situation et s’exprimer chaque fois que de besoin, sans tenir compte des états d’âme des uns et des autres. Car, Dieu reconnaît les siens », a-t-il confié.

Pour le Khalife général des tidianes, en rappelant l’histoire du déluge du temps de Noé, Serigne Mawdo Malick Sy Dabakh a voulu montrer que la fin tragique du fils de  ce dernier qu’il a voulu sauver du tsunami, est due  à son manque de respect à l’autorité de son père. « C’est dire que toute liberté a besoin de balises pour éviter des dérives même souvent préjudiciables à son auteur », a réaffirmé Serigne Aboubacar  Sy Mansour. Avant de prier pour l’assistance, il a félicité, remercié et salué tous ses homologues du pays, sans exception car, « le genre humain est un trésor de Dieu ; donc il mérite respect, solidarité sans aucune discrimination de races, d’ethnies, de religion entre autres », a-t-il indiqué.

Mbaye BA

TOUBA : LE KHALIFE DES MOURIDES APPELLE À BANNIR LES RIVALITÉS CONFESSIONNELLES
Khalife Mourides K18Les fidèles de la communauté mouride ont prié hier à la grande mosquée affectée, sur l’esplanade dédiée, aux prières de Tabaski et de Korité. Serigne Mountakha Bassirou Mbacké, le khalife général des mourides, à travers une déclaration aux allures d’un cours magistral, a invité la communauté musulmane à s’adonner au culte de l’islam authentique. Il a invité la communauté musulmane à adopter une démarche conforme au legs au lieu de s’appesantir dans de puérils clivages entre les confessions.

Présidant, la première prière de korité de son magistère, Serigne Mountakha a déchargé l’Imam du sermon en wolof. Il  a transmis aux disciples ses recommandations, à la communauté musulmane en général et celle mouride en particulier. Le discours s’est voulu un appel rassembleur autour de l’islam, qui selon lui constitue le legs du prophète Mohammed (Psl), revivifié par ses compagnons, parmi lesquels son serviteur Cheikh Ahmadou Bamba Khadim Rassoul. Dans un discours engagé, le khalife général des mourides a dit avoir constaté depuis quelques années un retour à la case départ : « Sur ces terres mêmes qui ont vu naitre l’islam, des meurtres y sont perpétrés, sans raison valable : des assassinats et la réduction à l’esclavage de la descendance (masculine et féminine) du prophète Mohamed (Psl), il ne peut y avoir plus grave désagrément », selon lui. Dans un tel contexte, l’Islam « poursuit une progression dans un labyrinthe qui obscurcit sa face ». La solution serait alors de « davantage nous réaliser en islam, mais nous n’y accéderons qu’en retrouvant la volonté d’Allah (Swt) qui est celle du prophète, Mohamed (Psl), qui est aussi celle de son serviteur Khadim Rassoul ». Le khalife a invité les musulmans au respect des 5 prières canoniques, des préceptes de l’islam, d’effectuer la prière à l’heure en état de pureté, et tous les autres préceptes.

« Il nous revient à tous les musulmans de reconsidérer de toutes nos forces l’islam à sa juste valeur, de  vivre la religion dans sa forme la plus  authentique et de le revivifier.  Plus de 1400 ans et plus, nous ne devons avoir de préoccupation à notre époque, que de revivifier l’islam et l’élever davantage », a exhorté le khalife. Très en verve, il a poursuivi en indiquant que « c’est cela qui doit être notre devoir, notre préoccupation première, il nous faut privilégier l’islam avant de nous préoccuper des « tarikhas » ou confessions, car de la survie de l’islam, dépendent celle de nos différentes confessions. Il nous faut nous engager et nous impliquer davantage pour la sauvegarde de l’islam, dans sa dimension et sa démarche, du fait de la multiplicité des obstacles ».

Mamadou DIEYE

MOSQUEE OMARIENNE : L’IMAM PRIE POUR UNE PRÉSIDENTIELLE APAISÉE
Mosquee Omarienne K18L’imam Thierno Seydou Nourou Mountaga Tall a prié, hier, pour une prochaine présidentielle apaisée. Tout en invitant les politiques et candidats à préserver la paix, il a appelé les fidèles musulmans à s’ancrer dans la droiture et la perpétuation des bonnes œuvres.

L’imam Thierno Seydou Nourou Mountaga Tall a axé une bonne partie de son sermon d’hier sur la prochaine présidentielle. Il a d’emblée prié pour des « joutes apaisées » et un « climat serein pour le Sénégal ». Pour lui, ce moment de « hautes tensions politiques » ne devrait pas amener les politiques à « attiser un feu et à remettre en question la paix que tout le monde nous envie et que nous devons préserver à toute épreuve ». « Les politiques devront, le moment venu, se concentrer sur l’essentiel, à savoir, leurs programmes et projets de société, et surtout savoir raison garder par rapport à la conquête du pouvoir qui est une émanation divine. Quiconque s’en voit gratifié à l’issue de l’élection doit savoir qu’il lui sera demandé de rendre compte par rapport à sa gestion eu égard à la grande responsabilité qui pèse sur lui », a prévenu Thierno Seydou Nourou Mountaga devant une nombreuse assistance qui a pris d’assaut la mosquée omarienne très tôt le matin. Il a invité les électeurs à choisir en « toute vérité », en mettant l’accent sur la capacité du choisi à bien « conduire les destinées du peuple » et non pas sur la base d’« intérêts partisans ».

L’imam a insisté pour que les politiques dissertent de « questions qu’ils maîtrisent », comme pour coller à l’actualité récente. Mettre l’accent sur la politique et non pas sur Dieu ou son prophète. Le guide religieux a regretté les « insultes qui fusent sur les réseaux sociaux » et l’absence de « respect dû aux aînés ». L’éducation serait une belle alternative contre de telles dérives. Mais aussi pour « cultiver la paix », selon l’imam. Il a mis en garde tous ceux qui « veulent saper la paix, de se méfier du feu qu’ils allumeront et qui va les encercler ».

Le guide religieux est également longuement revenu sur le sens de la fête et la portée de ce jour qui voit le Seigneur élever et récompenser ses serviteurs pour avoir jeûné le mois. Il a, d’ailleurs, appris qu’en ce jour, les « anges sont heureux de voir les fidèles musulmans converger vers les lieux de prière ». La fête ne devrait nullement être comprise comme un « moment de distractions, mais une continuité dans l’adoration divine ». Il s’agit, pour l’imam, de continuer le combat contre « Satan et de parachever une victoire sur lui ». Il a exhorté les disciplines à multiplier les « bonnes actions » pour être dans les grâces divines. Ainsi, le gain de jours de jeûne complémentaires après le mois de Ramadan est une année de jeûne, a souligné l’imam. Aussi, les croyants doivent-ils s’attacher à aider les pauvres, perpétuer les bonnes actions, rendre visite aux malades.

Ibrahima Khaliloullah NDIAYE

YOFF-DIAMALAYE : MAME LIBASSE LAYE PRÊCHE UN RETOUR AUX PRÉCEPTES DE L’ISLAM
Layennes K18La communauté layène a célébré la fête de l’Aïd-el-fitr, hier, à Yoff, à l’esplanade du mausolée Seydina Limamou Laye, noire de fidèles vêtus en blanc.

L’esplanade du mausolée Seydina Limamou Laye est littéralement envahie. Les chants à l’honneur du Prophète Mohammed (Psl) sont repris en chœur par des fidèles assis sur le sable fin. Sur ce site, où l’écrasante majorité des fidèles est dans une tenue blanche, la ferveur religieuse est contagieuse. Les fidèles sont venus de Ouakam, Yeumbeul, Diamalaye, Cambérène, Ngor, Malika… pour célébrer la fête marquant la fin du mois de Ramadan.

Après 9 heures 30 mn, une foule de talibés accompagnent l’imam dans la prière des deux « rakkas ». Par la suite, Mame Libasse Laye a revisité une partie de la vie et de l’œuvre de Seydina Limamou Laye. Son séjour à l’île de Gorée a été évoqué pour montrer la dimension exceptionnelle du fondateur de la communauté des layènes. « Lorsque les Blancs ont interné Seydina Limamou Laye à Gorée, il eut un tel vacarme que les prêtres vinrent demander aux responsables de l’administration coloniale de le libérer. Le bateau qui devrait le transporter n’avait pas pu quitter Gorée », a rapporté Mame Libasse Laye. L’escale de Gorée sur la route des forêts tropicales est riche en enseignements. Le fondateur de la communauté layène a été interné le 14 septembre 1887 à Gorée. Il y passa 3 mois. L’échec de sa déportation est interprété comme la victoire de la puissance divine sur le pouvoir éphémère des hommes.

La dimension exceptionnelle de l’homme a été au centre de son sermon. Le guide spirituel, a-t-il rappelé, avait fait de la diffusion des enseignements de Dieu sa priorité. « Un musulman doit toujours souhaiter du bien à son prochain. Nous devons entretenir des relations de fraternité et d’amitié  », a insisté le religieux. L’amour du prochain, la solidarité, l’entraide, la crainte envers le Créateur sont, entre autres, les valeurs qu’un bon musulman doit incarner, a-t-il dit. « Les problèmes de la vie sur terre ne doivent pas nous détourner de l’essentiel. Nous devons faire plus d’efforts pour se conformer aux recommandations de Dieu et de son Envoyé Mohammed (Psl) », a exhorté Mame Libasse Laye.

L’autre point de son sermon est lié à l’interprétation des textes religieux. A son avis, cet exercice doit être fondé sur la connaissance avérée et solide des versets du Coran. Pour le guide, l’erreur à éviter, c’est le subjectivisme. « Nous devons avoir plus de temps à consacrer à la recherche de connaissances. De nos jours, les difficultés de la vie nous poussent souvent à nous détourner des choses essentielles », a constaté, pour le regretter, Mame Libasse Laye.

Idrissa SANE

IMAM CHEIKH DIALLO DU NORD DE SAINT-LOUIS : « L’ISLAM EST LA RELIGION DE L’ÉQUILIBRE »
Imam Diallo NdarL’imam Cheikh Diallo de la grande mosquée de l’île de Saint-Louis a axé, hier, son sermon de l’Aïd-el-fitr sur la pratique islamique, précisant que le Ramadan est un exercice pour tout musulman qui veut se purifier, se repentir, s’amender et se remettre définitivement sur le droit chemin. Pour lui, après un mois d’abstinence et de dévotions, il n’est plus question pour le musulman de renouer avec le mal, les péchés et autres pratiques malsaines qui l’éloignent de Dieu.

L’imam de la Pointe Nord de Saint-Louis a longuement insisté sur l’urgence et la nécessité de mener une grande croisade contre la recherche effrénée du plaisir. « Il faut éviter de mener un train de vie mondain tout en sachant que la vie sur terre est éphémère, qu’on doit s’abstenir d’accumuler des biens illicites, de dépenser de l’argent mal acquis, de minimiser et de sous-estimer son prochain, etc. », a-t-il invité. Car, a souligné le religieux, l’Islam est la religion de l’équilibre.

A ce propos, il a fustigé le comportement de certains musulmans qui commettent des péchés en douce pour ensuite être vénéré dans la rue. Mais aussi ceux « qui divisent des familles entières par des calomnies et autres paroles qui ne font que disloquer des couples et détruire des liens de parenté entre concitoyens ».

L’imam Cheikh Diallo a donc invité les fidèles à s’inspirer du comportement exemplaire des compagnons du Prophète Mohammed (Psl) qui entretenaient des relations sincères et loyales, basées sur l’honnêteté, la modestie, l’humilité, la piété, la tempérance, l’altruisme, la mystique du travail bien fait et la solidarité sans ostentation.

De l’avis du guide spirituel du Nord de l’île de Saint-Louis, le musulman doit apprendre à vivre dans la pauvreté et la dignité, tout en sachant que la maladie et la mort interviennent toujours au moment où l’on s’y attend le moins.

La nécessité absolue d’aider les voisins sur tous les plans et à tous les niveaux, d’être indulgent, tolérant, disponible et très généreux envers ses parents et tous ceux qui ont des liens de parenté avec la famille, etc., figure en bonne place dans son sermon.

L’imam a également invité les fidèles musulmans à éviter de faire la différence entre les riches et les pauvres et à se rappeler que rien n’est éternel. « Tout est éphémère et tout individu peut subir de profondes mutations à n’importe quel moment », a-t-il lancé.

S’adressant aux femmes, il leur a demandé de ne pas exiger des biens matériels à leurs époux pour rester dans le ménage. Pour lui, « elles doivent se soumettre à la volonté de leurs maris sans conditions ».

De même, il a laissé entendre que les hommes doivent s’évertuer à entretenir correctement leurs épouses. Les fidèles musulmans de Saint-Louis ont mis à profit cette grande fête de l’Islam pour aller se recueillir dans les cimetières, effectuer des ziarras et renouveler leur acte d’allégeance auprès des chefs religieux et autres guides spirituels.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

MBOUR : LA BONNE GOUVERNANCE ET LE RESPECT DES INSTITUTIONS AU CŒUR DU SERMON
L’Imam ratib de Mbour, Papa Ibrahima Faye, qui dirigeait la prière d’Aïd-el-fitr au quartier Santessou, a invité, vendredi, les autorités à promouvoir la bonne gouvernance dans la gestion des affaires publiques.

Rappelant le sens et l’importance de cette fête qui marque la fin du ramadan, mois de pénitence, de pardon et de concession auprès de Dieu, Papa Ibrahima Faye a invité les fidèles musulmans à rendre grâce à Dieu pour les bienfaits que procure le mois de ramadan. Il a, néanmoins, dénoncé l’insolence de certains Sénégalais, l’hypocrisie, l’escroquerie, le mensonge, le vol, les insultes et les propos injurieux, les balivernes, ainsi que les discours incendiaires de certains hommes politiques dans l’espace public.

Pour lui, un bon musulman, bref un citoyen modèle, doit éviter de dire du mal de son prochain et doit nécessairement cultiver la paix autour de lui. Il faut, selon Imam Faye, instaurer la solidarité, l’entraide et le respect mutuel. « Il faut que les plus nantis soutiennent les démunis qui, eux-aussi, doivent accepter le sort que Dieu leur a réservé’’, a-t-il indiqué.

Saluant l’effort des autorités administratives et locales, Papa Ibrahima Faye les a invitées à penser davantage aux populations, en s’occupant « convenablement et entièrement » de leurs besoins et autres préoccupations.

Il a également insisté sur le respect mutuel qui doit prévaloir dans les relations humaines et sur le comportement que doit avoir un bon citoyen, et que l’individu doit être un citoyen modèle, respectueux de l’ensemble des institutions et des autorités et même de toutes les populations, sans aucune distinction.

« Il faut toujours, en tout temps et en tous lieux, prôner la bonne parole, avoir du respect pour son prochain, tout en ayant du respect et de la considération pour les autorités qui, elles-aussi, doivent privilégier le dialogue, la concertation et le pardon, tout en impliquant les citoyens dans la prise de décisions les concernant », a insisté l’Imam ratib de Mbour.

Selon lui, le président de la République n’est pas n’importe quel individu et doit donc être respecté, soutenu, accompagné, vénéré. « Nous constatons, de plus en plus, une indiscipline notoire chez certains sénégalais, surtout à l’endroit des autorités et des institutions de la République. Il faut que cela cesse dans ce pays », a déclaré Papa Ibrahima Faye.

Le préfet du département de Mbour, Saër Ndao, après avoir rendu grâce à Dieu de lui avoir donné l’occasion de fêter l’Aïd-el-fitr, a remercié tous les musulmans et les citoyens qui l’accompagnent nuit et jour dans sa mission.

« L’imam nous a rappelé le respect que tout citoyen doit avoir à l’endroit des autorités, particulièrement pour le chef de l’Etat. Ce respect, c’est un principe sacro-saint pour la bonne marche d’une République, d’une Nation, mais aussi d’une éducation de la citoyenneté pour la culture citoyenne.

Nous devons tout faire pour que ce respect soit instauré chez les populations », a conclu le préfet de Mbour.

Amath Sigui NDIAYE

TAMBACOUNDA : LA CONCERTATION NATIONALE SUR LE PÉTROLE ET LE GAZ SALUÉE
Tamba K18C’est sous le signe de l’unité, de la concorde et de la communion que Tambacounda a célébré la fête de la Korité. En présence de Sidiki Kaba, ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l'extérieur, l’imam ratib Thierno Souleymane Agne a formulé d’ardentes prières pour la réussite des initiatives du président de la République, Macky Sall, pour l’épanouissement des Sénégalais comme la concertation nationale pour bâtir un Sénégal émergent qui prend en compte le devenir des générations futures.

C’est sous un soleil ardent qui précède la première pluie à Tambacounda que l’iman Thierno Souleymane Agne a dirigé la prière de l’Aïd-el-fitr à la place mythique de Salikégné, au cœur de la ville de Tambacounda. Il a été noté le même élan d’unité dans la trentaine de lieux de prières de la commune. L’imam Agne a saisi l’occasion pour louer le Miséricordieux qui a demandé aux fidèles d’observer ce mois de pénitence et de pardon que Lui-même a couvert de sa grâce. L’imam a fustigé les contre-valeurs comme le mensonge et la trahison et exhorté au respect de la parole. A ce titre, il loué les avancées significatives à l’actif des autorités sous la houlette du Président Macky Sall. Après avoir mis l’accent sur la zakat, la charité et l’entraide, le guide religieux a prié pour un bon hivernage.

Dans sa lecture du sermon, le ministre Sidiki Kaba a, lui, prôné la dignité et l’éthique, pour que règne la culture de confiance, et que les fidèles évitent le mensonge et la trahison. La trahison casse la confiance entre les individus et les familles, dit-il. C’est dans ce cadre que M. Kaba a prié pour un hivernage qui apporte le bonheur, mais aussi pour des élections apaisées. Le ministre a également prié le bon Dieu d’accepter les dévotions et d’agréer les vœux. Au cours de la visite traditionnelle des chefs religieux, il a demandé des prières pour un bon hivernage et des élections calmes, transparentes et sereines. Il a aussi demandé des prières pour le Sénégal et le Président Macky Sall qui, selon lui, a « ouvert les grands chantiers de l’émergence dans tout le pays » et qu’il puisse parvenir à son « ambition légitime de parachever son travail pour le pays dans la paix et la concorde nationale ». « Le Président est un homme ouvert, un homme de dialogue qui vient de réussir une concertation nationale où toutes la diversité religieuse, politique, sociale et sociologique a pris part », a souligné le ministre.

Pape Demba SIDIBE

KOLDA : PRIÈRES POUR LA PAIX ET LA CONCORDE NATIONALE
Kolda K18La fête de la Korité, communément appelée l’Aid-el-Fitr, a été célébrée hier, à Kolda, à l’instar des autres régions du pays.

Dès les premières heures de la matinée, les fidèles musulmans, revêtus de leurs plus beaux boubous, ont convergé par petits groupes vers les lieux de culte pour accomplir leur devoir religieux. A la Grande mosquée de Kolda, la prière a été dirigée par l’imam ratib Thierno Alhassane Tall qui a rappelé, dans son sermon, le sens de la fête qui marque la fin d’un mois d’abstinence et d’adoration pour les musulmans. Il est revenu sur l’importance de la zakat, le respect de l’autorité temporelle, la solidarité, l’entraide, l’amour du prochain et le pardon, comme le recommande le prophète Mouhamadou (Psl). Il a, par ailleurs, demandé aux musulmans de vouer un culte exclusif à Dieu, de s’aimer les uns les autres, de s’ordonner mutuellement de faire le bien et de bannir le blâmable et d’avoir l’amour du travail bien fait. Il les a mis en garde contre l’hypocrisie, le mensonge, le gaspillage et la diffusion de fausses nouvelles qui sont malheureusement, très répandues, selon lui, en ce moment, dans notre pays. Thierno Alhassane Tall a ensuite formulé des prières pour le président de la République et l’a remercié pour la réhabilitation de la Grande mosquée de Kolda qui est en cours. Il a cité un verset du Coran pour illustrer les immenses récompenses promises par le Tout-Puissant à tous ceux qui construisent des lieux de culte pour les musulmans. « Celui qui construit une mosquée pour Dieu, Dieu lui construira plusieurs palais dans son paradis. Nous prions également pour le succès du projet d’exploitation des ressources pétrolières et gazières initié par le président de la République. Nous souhaitons que ce projet nous apporte la paix, la prospérité, la concorde nationale, le bonheur et la richesse pour combattre la pauvreté », a déclaré l’imam ratib de Kolda.

Le président de la République était représenté à cette prière par le gouverneur de Kolda, Ousmane Kane, qui conduisait une forte délégation composée des autorités administratives et locales, des chefs de services réginaux, des commandants de la zone militaire numéro 6 et de la gendarmerie ainsi que du commissariat urbain. « Nous sommes très satisfaits du prêche de l’imam ratib qui a eu à rappeler tous les efforts consentis par le président de la République pour accompagner les familles religieuses », s’est réjoui le gouverneur.

Mamadou Aliou DIALLO


FATICK : L’IMAM RATIB PRIE POUR UNE PAIX DURABLE EN CASAMANCE
Fatick K18L’Aïd-el-Fitr ou Korité a été célébrée, hier, à Fatick, à l’unisson. De nombreux fidèles ont pris d’assaut les différents sites de culte. Particulièrement à la grande mosquée de Peulgha qui a abrité la prière de deux rakas dirigée par l’imam ratib Mouhamadou Mbengue, en présence du gouverneur de la région, Souleymane Ciss, à la tête d’une forte délégation.

L’imam Mouhamadou Mbengue a saisi l’occasion pour formuler des prières pour une paix définitive et durable en Casamance. « Je prie le bon Dieu pour que la paix définitive revienne en Casamance », a-t-il déclaré après son sermon qui a suivi la prière des deux rakas marquant la fin du mois béni de Ramadan. L’imam ratib de Fatick a également prié pour un Sénégal de paix, de stabilité et de sérénité.

Dans son sermon, l’imam Mouhamadou Mbengue a beaucoup insisté sur « le mensonge », devenu, selon lui, « de nos jours très courant au sein de la société sénégalaise ». « Il convient de le bannir car, ce que les gens ne savent pas, c’est que le mensonge est plus grave même que l’adultère. C’est pourquoi j’invite les musulmans à avoir le culte de la vérité et traduire celle-ci en actes afin de bénéficier des bienfaits de Dieu le Tout-Puissant et de son prophète Mohamad (Psl) », a-t-il recommandé.  L’imam Mouhamadou Mbengue est revenu sur le sens du Ramadan et surtout l’importance et les bienfaits de la zakat dont le musulman doit sacrifier à la tradition telle que prescrite par l’islam car elle permet d’effacer ses pêchés.

Pendant ce temps, à la mosquée de Daral, le nouvel imam, Serigne Moustapha Diouf, a dénoncé les pertes de repères chez les musulmans à qui il a invité à un retour vers Dieu le Tout-Puissant et à son prophète Mohamad (Psl).

L’imam Moustapha Diouf, qui faisait son baptême de feu en dirigeant la prière des deux rakas à la place de Alpha Bâ qui officie dans la nouvelle mosquée du quartier dit Emetteur, après être revenu sur l’importance du carême musulman, a invité les enseignants et les agents de santé à avoir foi en Dieu et respecter leurs engagements à servir le peuple sénégalais en cessant les grèves répétitives. Dans un autre registre, l’imam Diouf a insisté sur l’urgence de mener une lutte contre les vols de bétail devenus récurrents à Fatick. Aussi, a-t-il invité les forces de sécurité à renforcer leur dispositif afin de traquer les malfaiteurs et éviter que les populations se fassent justice elles-mêmes.

Mohamadou SAGNE

ZIGUINCHOR : CHÉRIF ISMAÏLA AÏDARA APPELLE AU RESPECT DES INSTITUTIONS DE LA RÉPUBLIQUE
La communauté musulmane de Ziguinchor a célébré la fête de l’Aid-el-Fitr, hier, dans l’unité. L’imam ratib Chérif Ismaïla Aïdara a saisi cette occasion pour appeler au respect des institutions de la République.

L'imam ratib  Chérif Ismaïla Aïdara, qui a dirigé la prière à la Grande mosquée de Boucotte, a d’abord rappelé à ses coreligionnaires les enseignements de l’islam, le bon comportement du musulman par rapport à sa religion et les valeurs qui doivent le caractériser, notamment la solidarité, le partage, l’entraide et le respect de l’autre. Ensuite, l’imam ratib a dénoncé le laisser-aller et l’insubordination qui existent un peu partout au Sénégal, estimant que chacun n’en fait qu’à sa tête et ne respecte personne. Il a invité les fidèles à une introspection et plaidé pour la restauration de l’Etat. Par ailleurs, le guide religieux a insisté sur le respect des institutions de la République par tous les citoyens, particulièrement les musulmans, les autorités étatiques et politiques. Il a exhorté tous à opérer un retour vers Dieu et à ne jamais oublier que tout privilège et autre prérogative que l’on a ici-bas relèvent de la volonté divine. Le guide religieux a enfin prié pour la paix au Sénégal, surtout en Casamance.

Quant au gouverneur de la région, Guédj Diouf, il a invité les uns et les autres à s’approprier ce sermon, soulignant que les institutions de la République sont sacrées et que leur respect par tous est une nécessité pour la stabilité de la Nation.

El Hadj Moussa SADIO

Last modified on samedi, 16 juin 2018 05:18
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