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Rapport de l’Oit sur le travail dangereux des enfants : L’Afrique subsaharienne et le secteur agricole plus exposés

18 Jui 2018
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Sur 152 millions d’enfants astreints au travail, 73 millions le font à leurs risques et périls. L’Afrique subsaharienne et le secteur agricole enregistrent le plus grand nombre de mineurs exerçant dans des travaux dangereux, même si d’autres activités sont citées. Publié lors de la Journée internationale de lutte contre le travail dangereux des enfants, le rapport de l’Organisation internationale du travail, (Oit), réalisé en 2017, alerte sur un phénomène mondial négligé.

Le rapport, partagé le 12 juin 2018, signale que les enfants sont aujourd’hui 73 millions à travailler dur dans les mines ou aux champs, dans des usines ou des maisons. Ils sont exposés aux pesticides et autres substances toxiques, au transport de lourdes charges ou à travailler de longues heures, avec des conséquences physiques et psychologiques.

L'amélioration des équipements de mesure permet de confirmer qu'un grand nombre des types de travail effectués par les mineurs exposent ceux-ci à des poussières contenant de la silice. Du rapport, il ressort aussi que les enfants sont astreints à des travaux dangereux car étant en contact avec la poussière dans les travaux agricoles, la fabrication de briques et le travail de la pierre, la poterie, la construction, l'exploitation minière et le balayage des maisons et des ateliers.

Cette poussière contient souvent de la silice, qui a un effet particulièrement nocif sur les enfants parce que les alvéoles de leurs poumons sont encore en développement et des facteurs associés à la pauvreté (nourriture insuffisante, logement inadéquat, surpeuplement) aggravent le risque de tuberculose.

Même si la répartition par région s’est modifiée et varie sensiblement d’un pays à l’autre, d’année en année, ledit document signale que c’est l’Afrique subsaharienne qui compte le plus grand nombre d’enfants engagés dans des travaux dangereux (31,5 millions, soit 8,6 % des enfants en Afrique), suivie par l’Asie et le Pacifique (28,5 millions, soit 3,4 %), les Amériques (6,6 millions, soit 3,2 %)…

Selon la nature de la production, les enfants et les adultes sont confrontés à des dangers similaires, mais les risques associés à ceux-ci sont plus importants pour les premiers nommés.

L’autre fait est que les exploitations familiales dépendent, dans une très large mesure, du travail non rémunéré des enfants, ce qui pose de grands défis en matière de prévention et de mesures de correction. En outre, bien que de nombreux enfants tentent de combiner travail et éducation formelle, on constate une baisse non négligeable de la fréquentation et des résultats scolaires chez les garçons et les filles de 10 ans.

Fara Michel DIEYE

LES DANGERS D’UN SECTEUR
Le Bit confirme, dans un rapport réalisé en 2017, que l'agriculture est le secteur dans lequel la proportion des enfants plus jeunes (5-11 ans) est la plus élevée par rapport à l'ensemble des activités astreintes au travail des enfants. De même que l’Afrique a le pourcentage le plus élevé (80,7 %) d'enfants travaillant dans l'agriculture. Mais, il n'est pas surprenant de constater qu'au niveau mondial, l'agriculture emploie également la majorité, soit environ 62%, des enfants effectuant des travaux dangereux.

Plus de 25 risques ont été identifiés, en nombre plus ou moins équivalent, dans l’agriculture, l’élevage de bétail et la pisciculture. Ces risques ont entraîné des accidents, des coupures ou des hématomes à cause des outils, des blessures ou des morsures provoquées par des reptiles ou des animaux domestiques, des accidents de la route et des chutes, des tensions dorsales et autres troubles musculo-squelettiques, ainsi que des maladies, les plus fréquentes étant : le paludisme, la bilharziose (schistosomes), des infections d’ordre digestif, des affections saisonnières (refroidissements et grippes dus à l’exposition).

Plus choquant, l’étude a révélé l’utilisation de plus de 50 différents types de produits chimiques, dont certains font partie des pesticides les plus dangereux alors qu’ils sont interdits ailleurs.

Si certains des enfants qui travaillaient étaient au‑dessus de l’âge minimum légal d’admission à l’emploi ou au travail, nombre d’entre eux ne l’avaient pas atteint. Tous avaient quitté l’école, que ce soit temporairement ou définitivement. Et pire, leur travail était épuisant car ils s’activaient souvent 7 jours sur 7, et faisaient parfois plus de 8 heures par jour. A cela s’ajoutent les trajets pour aller travailler, en moyenne de 2,6 km, plus les tâches ménagères après la journée de travail (1 à 2 heures en moyenne).

F. M. DIEYE

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