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Publication du rapport mondial sur les drogues : L’absence de données spécifiques pour l’Afrique déplorée

27 Jui 2018
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L’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (Onudc) a publié, hier, son rapport mondial 2018 sur les drogues. Il ressort de celui-ci que la tendance globale de la consommation de drogues dans le monde a connu une augmentation au cours de l’année 2016 dans les régions Afrique de l’Ouest et Amérique du Nord.

Le représentant régional de l’Onudc qui a partagé les résultats de ce rapport, déplore, toutefois, l’absence de données spécifiques pour les pays africains. D’après Pierre Laparque, ceux-ci ont tendance à ne pas transmettre leurs données en matière de trafic, de transit et de consommation de drogues. Ou, s’ils communiquent ces données, elles ne sont pas souvent « fiables ». Cela explique, selon lui, que l’Onudc ne dispose pas de toutes les informations spécifiques sur l’Afrique. Pourtant, il est important de savoir dans chaque pays quels sont les consommateurs de la drogue et quelle est la quantité de drogues consommée par an. « Il faut en parler, il ne faut rien cacher. C’est une thématique sur laquelle il faut être transparent », invite M. Laparque. Malgré l’absence de données spécifiques pour le continent, il informe que l’Afrique est aujourd’hui « une zone de trafic et de consommation de toutes les drogues ». D’après le rapport 2018 sur les drogues, les principales saisies d’opioïdes en 2016 ont été opérées en Afrique de l’Ouest, du Centre et du Nord. La preuve, 87% du total mondial des saisies d’opioïdes en 2016 ont eu lieu dans ces trois régions. Pour la cocaïne, le nombre de saisies a augmenté en Afrique en 2016, surtout en Afrique du Nord. D’après Pierre Laparque, l’Afrique reste le centre de trafic et de transit de cocaïne dans le monde. « Le véritable marché actuel et futur des drogues n’est plus en Europe ni en Amérique Latine mais en Afrique. L’Afrique est la zone de transit et de consommation de toutes les drogues », informe-t-il.

Si cette problématique n’est pas réglée par les pouvoirs publics, elle risque de porter préjudice à la jeunesse africaine. La chance de l’Afrique, dit M. Laparque, est sa jeunesse. Mais à condition que cette dernière soit saine et capable de travailler. A force de consommer la drogue, renseigne-t-il, ces millions de jeunes devindront des toxicomanes. D’après ledit document, les dommages liés à la consommation de la drogue sont les plus élevés chez les jeunes que chez les personnes âgées.

Aliou Ngamby NDIAYE

1 031 PERSONNES TRAITÉES AU SÉNÉGAL
Le Centre de prise en charge intégrée des addictions de Dakar (Cepiad) a accueilli, depuis son ouverture, 1.031 personnes, a informé, hier, le représentant régional de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (Onudc), Pierre Laparque. Le Cpiad est le premier centre de traitement de la toxicomanie au Sénégal. Selon M. Laparque, parmi les personnes qui ont fréquenté le centre, 70 sont des femmes. Cette forte affluence est la preuve que le nombre de consommateurs de drogues injectables a été sous-évalué au Sénégal. Majoritairement, ces drogués sont des Sénégalais. Par contre, il y a d’autres nationalités qui fréquentent le centre, notamment des Maliens, Guinées et Français.

Sur un autre registre, Pierre Laparque informe qu’il y a une augmentation des drogués au Sénégal. Selon lui, la drogue la plus consommée reste de loin le « yamba », suivi d’autres types comme la cocaïne et l’héroïne. Une nouvelle drogue comme le haschich est de plus en plus consommée au Sénégal, révèle M. Laparque. « Le Sénégal, comme tous les autres pays de l’Afrique, est en train d’être touché par toutes les drogues », souligne le représentant régional de l’Onudc. Toutefois, il salue l’engagement des services de sécurité (police et gendarmerie) à lutter contre le trafic de ces produits stupéfiants.

A. Ng. NDIAYE

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