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Situation des droits de l’homme au Sénégal : Dakar à l’Examen périodique universel à Genève en novembre

04 Juil 2018
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Le Sénégal va passer, pour la troisième fois, devant le Groupe de travail du Conseil des droits de l’Homme pour rendre compte de la mise en œuvre des 152 recommandations qui lui ont été faites en 2013. Le projet de rapport du Sénégal, qui sera bientôt envoyé à Genève (Suisse), a été partagé puis validé, hier, au cours d’un atelier.

Le Sénégal prépare son troisième passage à l’Examen périodique universel (Epu) après 2009 et 2013.   Celui-ci examine, pour chaque Etat, le respect de ses « obligations et engagements en matière de droits de l’Homme, de façon à garantir l’universalité de son action ». Avant ce 15 juillet 2018, il veut envoyer son rapport final à Genève (Suisse). Et en novembre prochain, ce dernier sera examiné par le Groupe de travail du Conseil des droits de l’Homme qui donnera son appréciation sur la mise en œuvre des recommandations en matière de respect des droits de l’Homme. Lors de son deuxième passage à l’Epu en 2013, le Sénégal avait accepté de mettre en œuvre 152 recommandations sur les 185 qui lui avaient été faites par le Groupe de travail du Conseil des droits de l’Homme.

Pour le prochain passage, il sera question d’examiner le niveau de mise en œuvre de l’ensemble de ces recommandations. Cependant, la secrétaire générale du ministère de la Justice, Aissé Gassama Tall, dit être confiante car le Sénégal a accompli beaucoup de progrès en matière de droit de l’Homme. « Je suis sûre que nous serons bien notés cette fois-ci », déclare-t-elle, optimiste. « Le Sénégal a fait beaucoup d’efforts. Des commissions ont été mises en place et comprennent les membres des différents ministères, de la société civile, des partenaires techniques, pour essayer de faire un rapport exhaustif qui met en valeur tous les progrès qui ont été accomplis par le pays en matière de droits de l’Homme », ajoute-t-elle.

Devant le Groupe de travail du Conseil des droits de l’Homme, le Sénégal s’était engagé à « rendre le Comité sénégalais des droits de l’Homme conforme aux principes de Paris et à renforcer les moyens, notamment en ressources humaines », à « adopter le code de l’enfant », à « garantir le droit des « talibés » à l’éducation » ou à « donner des instructions aux forces de défense et de sécurité quant à leur obligation de respecter l’interdiction absolue de la torture ». Aujourd’hui, le Sénégal a déjà établi un projet de rapport qui est le fruit d’un long travail de l’ensemble des parties prenantes. Il a été partagé et validé, hier, au cours d’un atelier qui a réuni les institutions nationales de droits de l’Homme, des organisations de la société civile, le corps diplomatique, les partenaires techniques et financiers...

Selon le directeur adjoint des Droits humains, Birane Ndour, le Sénégal s’attend, à l’issue de ce troisième passage à l’Epu, à une assistance technique plus renforcée en matière de capacitation des acteurs judiciaires, de formation des acteurs politiques, des agents publics et de la société civile, mais aussi de sensibilisation des populations. Les priorités du gouvernement pour améliorer la situation des droits humains, poursuit M. Ndour, est de renforcer les organes nationaux des droits de l’Homme et d’harmoniser la législation nationale avec les instruments internationaux. Il plaide pour une formation des acteurs étatiques et de la société civile. Car sans des acteurs bien formés, toutes les lois peuvent être votées sans être appliquées.

Aliou Ngamby NDIAYE

 

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