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Insécurité routière au Sénégal : Voyage au cœur de l’indiscipline

06 Juil 2018
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Il ne se passe plus un jour sans que l’on enregistre, sur les routes du pays, un ou des accidents avec des pertes en vies humaines. Populations et conducteurs se renvoient la balle sur les causes de ces multiples chocs.

18 h, au rond-point de Liberté 6. C’est une heure de pointe. Tout le monde se précipite pour rentrer à la maison, après une journée de travail. C’est le moment de la fatigue. Mais ici, c’est un parcours du combattant qui attend les automobilistes. La circulation est dense, très dense. Des chauffeurs se permettent de dangereuses manœuvres, dans les files de véhicules, pour se frayer un chemin. Un concert de klaxons anime la partie. Ici, on fait fi des règles de bonne conduite. Le sens de la priorité est foulé au pied. Tous les moyens sont bons pour sortir de ce bouchon.

Chaque automobiliste se bat pour se trouver un petit passage, avec tous les risques qu’un tel comportement porte. Bref, un bouchon indescriptible sur l'axe menant aux deux voies de Liberté 6.

Certains conducteurs n’hésitent pas à faire demi-tour pour rallier d'autres axes où ils espèrent trouver une circulation plus fluide. Sur la route qui mène au Cices, c’est le même constat qui est fait.

Ailleurs, deux chauffeurs, se disputant le passage, se cognent. Des insultes. Des menaces. Des accrochages. Tout cela est ainsi caractérisé : l’indiscipline sur les routes au Sénégal. Daba Sy, gérante d’une gargote non loin du pont de la Foire, dénonce ces nombreux embouteillages nés du non-respect du code de la route. La jeune dame s’active dans la préparation du repas avant l’arrivée des clients. Interrogée sur les embouteillages et les accidents de la route qui se multiplient de jour en jour, elle s’empresse de donner son point de vue. « Il ne faut pas aller chercher loin pour déterminer les causes de ces nombreux accidents. Ils sont essentiellement le fait de conducteurs indisciplinés », tranche-t-elle.

Utilisation des passerelles
Non loin de la gargote de Daba Sy, se trouve Demba Diallo, vendeur de fruits. « Si les accidents sont aussi nombreux, c'est parce que les conducteurs ne respectent plus le code de la route », explique-t-il. En tout cas, sur les principaux axes, que ce soit à Dakar ou dans les régions, c’est le même constat. Chaque jour, plusieurs accidents sont dénombrés, avec leur lot de morts ou de blessés graves. D’après Fatou Sall,  la principale cause des accidents est le mauvais comportement des chauffeurs sur la route. « En oscillant entre l’excès de vitesse et l’utilisation du téléphone au volant, les conducteurs sont les racines du mal », soutient notre interlocutrice. Cependant, conducteurs et apprentis réfutent ces accusations portées à leur endroit et indexent, à leur tour, les passagers et les piétons comme étant « ceux par qui le malheur arrive toujours ».

Modou Mané est chauffeur d'un car rapide. Il est devant son véhicule, prêt à faire le trajet Sandaga-Ecole Dior. Il pointe un doigt accusateur sur « les piétons qui ne respectent pas les codes de passage sur la route ». Selon lui, malgré la sensibilisation sur l’utilisation des passerelles et des passages-piétons, les gens continuent de traverser les routes et autoroutes à leur risque et péril.

Ce que confirme Issa Ndiaye Ndiaye, un apprenti de car rapide. « Cette campagne de sensibilisation autour de l’utilisation des passerelles est même un échec car on n’a pas vu de changement de comportement chez les piétons », déplore-t-il. La nature ayant horreur du vide, ces passerelles non empruntées sont transformées en lieux de petits commerces occupés par des vendeurs. Les transporteurs invitent les gendarmes et policiers à sanctionner tout piéton pris en train de traverser les routes à grande circulation, alors qu’il y a une passerelle pour ce faire.

Awa Kane FALL (stagiaire)

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