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Violences basées sur le genre : Les prédicateurs sensibilisés sur le danger du phénomène

16 Juil 2018
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Pour une éradication des Violences basées sur le genre (Vbg), il faut une approche multisectorielle. C’est le sens et la pertinence de l’atelier dédié aux prédicateurs religieux.Dans le cadre de la mise en œuvre de la stratégie de lutte contre les discriminations envers les femmes et la Violence basée sur le genre (Vbg), le Projet d’appui à la stratégie nationale pour l’équité et l’égalité de genre (Pasneeg) a organisé, hier, un atelier d’orientation des prédicateurs et prédicatrices des médias. Cette rencontre a pour objectif général de contribuer au renforcement et à l’implication des acteurs de médias religieux dans les thématiques suivantes : violences basées sur le genre et discriminations faites aux femmes et aux filles.

En effet, une enquête du Groupe d’étude et de recherche en genre et société (Gestes) de l’Ugb de Saint-Louis qui date de 2014 révèle que la situation des Vbg se présente comme suit : Diourbel (72%),  Fatick (67,55%), Matam (66,3%), Ziguinchor (66%), Tambacounda (60.8%), Sédhiou (60%), Kédougou (55%), Kolda et Kaolack (54%), Thiès (53,8%), Kaffrine (53%), Dakar (52,5%), Louga (48%) et Saint-Louis (41,1%).

D’après les statistiques tirées de l’étude menée par Onu Femmes en 2012, le nombre de cas de violence enregistré a doublé en l’espace de 5 ans et le viol vient en première ligne avec 50% des cas. D’ailleurs, les faits relayés par la presse au quotidien confortent également cette réalité. Selon Awa Nguèr Fall, coordonnatrice du Pasneeg, dans les boutiques de droit installées à Pikine, Cedaf de Thiès, Kaolack, Kolda et Sédhiou, près de 2000 cas de violence ont été enregistrés dont les 85% sont des femmes en 2017. « Tout cela montre que le phénomène est vraiment prégnant et il faut renforcer la lutte contre ces violences. Notre pays ne peut pas aller de l’avant si les femmes sont victimes de violences. Nous voulons que l’engagement des acteurs soit renouvelé », a-t-elle dit.

Oustaz Pape Hann est revenu sur le rôle majeur que les femmes telles que Khadija, Oumou Salamata, Aïcha ont joué depuis la République de Médine.

Cet atelier devra favoriser un changement et développer des comportements adéquats à l’équité et l’égalité de genre. 

Serigne Mansour Sy CISSE

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