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La brigade maritime de la douane de Joal a effectué, jeudi, vers les coups de 20 heures, une importante saisie de stupéfiants. Les hommes du lieutenant Jean Émile Diatta qui effectuaient une opération de ratissage à Ban Rouge, à côté de l’île aux oiseaux, ont appréhendé une pirogue qui avait à son bord 17 ballots de chanvre indien, soit 500 kg.

La prise est évaluée à un peu plus de 30 millions de FCfa. Les soldats de l’économie ont également mis le grappin sur un homme trouvé à bord de l‘embarcation et qu’ils ont mis à la disposition de la justice. Pour le lieutenant Diatta, c’est la plus grosse prise effectuée par la brigade maritime depuis le début de l’année 2017. De mars à aujourd’hui, a fait savoir le chef de la brigade, plus d’une tonne de chanvre à été saisie par la brigade des douanes.

S. O. FALL

La route a encore tué lors d’un accident survenu, hier, à hauteur du croisement de Barkédji, un village situé à 30 km de Linguère.

Une voiture 4x4 de marque Suzuki, immatriculé DK-6074 /AC, en partance de Dakar pour rallier Matam, a fait un dérapage suivi d’un reversement sur la route nationale N3.
Le chauffeur qui roulait à vive allure a perdu le contrôle du volant. Le bilan est lourd : un mort et trois blessés légers. La victime, Fatoumata Sow, 60 ans, est native de Galoya, dans le département de Podor, région de Matam. Le corps sans vie est à la morgue de l’hôpital Maguette Lô, où les blessés reçoivent des soins intensifs. Les gendarmes ont ouvert une enquête.

Masse NDIAYE

Guy Ryder, directeur général de l’Organisation internationale du travail (Oit), va effectuer une visite officielle au Sénégal du 10 au 12 décembre 2017.

Au cours de son séjour à Dakar, informe un communiqué du ministère du Travail, du Dialogue social, des Organisations professionnelles et des Relations avec les Institutions, M. Ryder s’entretiendra avec le Premier ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne, les ministres chargés du Travail, de l’Emploi et de la Formation professionnelle. L’hôte du Sénégal sera également reçu par les partenaires sociaux (Organisations d’employeurs et Organisations de travailleurs), de même que l’Equipe pays du Système des Nations Unies, ajoute le communiqué. Cette première visite au Sénégal du Dg de l’Oit sera l’occasion d’échanger avec l’ensemble des acteurs : Etat, patronat et syndicats sur les questions d’actualité du monde du travail, informe la source. Ces questions qui seront abordées sont, entre autres, l’emploi décent pour les jeunes et les femmes, la migration de travail et la protection des travailleurs migrants, l’extension de la protection sociale, la formalisation de l’économie informelle, les crises et le dialogue social, le respect des normes internationales du travail. Au cours de son séjour à Dakar, Guy Ryder va présenter ses 7 initiatives pour le centenaire de l’Oit qui sera célébré en 2019.

A. N. NDIAYE

Face aux multiples menaces qui secouent la planète, le Mouvement contre les armes légères en Afrique de l’Ouest (Malao) appelle au renforcement de la coopération entre les forces de défense et de sécurité et les civils pour mettre le Sénégal hors d’atteinte de ces crises déstabilisatrices.

Le Mouvement contre les armes légères en Afrique de l’Ouest (Malao), en partenariat avec la Fondation Konrad Adenauer, a organisé, hier, au Cercle mess des Officiers, une journée de réflexion sur « les relations entre les forces de défense et de sécurité et les civils : une réponse aux nouvelles menaces sécuritaires ». Face aux multiformes vagues d’instabilité qui secouent le monde : menaces terroristes, conflits interethniques, irrédentisme, intolérance, fanatisme, extrémisme violent, etc., les forces de défense et de sécurité ne doivent plus être les seules sur le terrain de la sécurité. Aussi, les populations ne doivent pas être en reste. Ainsi faut-il un échange entre les forces de défense et de sécurité et les civils.

Selon le Professeur Amsatou Sow Sidibé, qui a fait la présentation du premier panel sur « le concept de Nation : approche juridique : Etat/Nation », les relations entre les forces de défense et les personnes civiles doivent davantage être renforcées. « Depuis l’indépendance, l’armée sénégalaise a assuré la sécurité et l’intégrité du territoire national, les valeurs républicaines. Elle a, depuis plus de trente ans, été en Casamance pour le maintien de l’ordre et de la paix », rappelle Mme Sidibé. Cependant, précise le Professeur à la Faculté des Sciences juridiques et politiques de l’Ucad, dans le contexte actuel où « les crises sont multiples et déstabilisatrices » : violences atroces dans les quartiers, menaces terroristes, violences politiques, trafics humains, cybercriminalité, la « redéfinition des forces de défense et de sécurité s’impose ». Pour elle, les populations ont le devoir de collaborer avec les forces de défense et de sécurité pour faire face aux crises actuelles. « L’heure est à la sécurité inclusive. Seule l’union fera la force pour faire face aux multiples défis sécuritaires qui font face », conseille le Pr Amsatou Sow Sidibé. Même si les menaces existent et que des pays sont fortement touchés, le Sénégal reste encore un « îlot de paix ». C’est pourquoi le représentant-résident de la Fondation Konrad Adenauer, Thomas Volk, a salué la « bonne cohabitation » qui existe au Sénégal entre les différents groupes ethniques, religieux et culturels. Bien que le Sénégal soit un pays stable, il n’est pas exclu, d’après M. Volk, qu’il soit victime de ces multiples menaces.

Pour cela, il invite tous les acteurs à toujours échanger sur les questions sécuritaires pour prévenir la radicalisation au Sénégal.
Cette prévention, selon le président du Conseil d’administration du Malao, Cheikh Tidiane Diop, doit passer par « la formation, la conscientisation, l’éducation et la mobilisation ». « De telles initiatives pourraient promouvoir la culture de la non-violence sur les gens pour une culture de paix », insiste-t-il avant d’ajouter que « les multiples vagues d’instabilité dans le monde n’épargnent aucun pays ».

Aliou Ngamby NDIAYE

Le procès de Khalifa Sall et ses co-inculpés aura lieu jeudi 14 décembre devant le tribunal correctionnel de Dakar, selon France 24 et Seneweb. Selon ce site, « la nouvelle a été notifiée au maire de Dakar ce vendredi et que le même jour, le pourvoi du maire de Dakar sera évoqué devant la Cour suprême ». Il informe que c’est le Doyen des juges, Samba Sall, en charge du dossier, qui a pris une ordonnance de renvoi de Khalifa Sall devant le tribunal correctionnel. Suivant ainsi le réquisitoire définitif du procureur de la République. Le magistrat instructeur a pris cette décision après avoir rejeté la demande d'autorisation de cautionnement introduite la veille par la défense, indique le site.

Le Sénégal dispose désormais d’un comité chargé d’élaborer la stratégie nationale de lutte contre la corruption. Elle a été mise en place hier par la ministre de la Bonne gouvernance et de la Protection de l’Enfance, Ndèye Ramatoulaye Guèye Diop.

La ministre de la Bonne gouvernance et de la Protection de l’Enfance, Ndèye Ramatoulaye Guèye Diop, a procédé, hier, à l’installation officielle du comité de pilotage de la stratégie nationale de lutte contre la corruption. Selon la présidente de l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (Ofnac), Mme Seynabou Ndiaye Diakhaté, ce comité est chargé d’élaborer un document qui va permettre d’orienter le gouvernement du Sénégal « dans le choix de ses politiques publiques pour mieux lutter contre la fraude et la corruption ».

Cependant, la ministre Ndèye Ramatoulaye Guèye Diop a invité la présidente de l’Ofnac à mettre en œuvre cette stratégie à travers une « démarche participative » associant toutes les parties prenantes à la lutte contre la corruption qui, dit-elle, est un « phénomène universelle qui reste un écueil à l’efficacité des politiques publiques ». Toutefois, Mme Seynabou Ndiaye Diakhaté confirme que toutes les composantes (société civile, secteur privé, représentants de l’ensemble des départements ministériels, élus) seront associées à l’élaboration de la stratégie. « On a privilégié une approche inclusive et participative qui permet à toutes les parties prenantes de prendre part à ce comité en vue de l’élaboration d’un document qui se voudra ambitieux mais réaliste », informe Mme Diakhaté.

Par ailleurs, avec la mise en œuvre de cette stratégie nationale de lutte contre la corruption, le Sénégal fera encore « un pas important » dans la promotion de la bonne gouvernance, indique le ministre. D’après Ramatoulaye Guèye Diop, le gouvernement du Sénégal accorde une « place importante à la lutte contre la corruption ». Cela, dit-elle, se traduit par les différentes mesures qui ont été très vite prises par le président de la République, Macky Sall, sur la promotion de la bonne gouvernance.

Parmi ces mesures, le ministre cite la réforme du code minier, l’adhésion du Sénégal à l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (Itie), la mise en place de la Commission d’orientation stratégique du pétrole et du gaz (Cos/Pétro-gaz), l’institutionnalisation de la déclaration de patrimoine, la création d’un département ministériel chargé de la Promotion de la Bonne gouvernance…

Ces « choix forts » du président de la République, se réjouit la ministre de la Bonne gouvernance et de la Protection de l’Enfance, Ndèye Ramatoulaye Guèye Diop, ont valu au Sénégal une « bonne position » dans les classements internationaux tels que l’Indice Ibrahim sur la gouvernance, l’Indice de perception de la corruption (Ipc) d’Amnesty international ou l’Indice sur le budget ouvert. Néanmoins, elle appelle l’ensemble des acteurs engagés dans la lutte contre la corruption à poursuivre leurs efforts pour « maintenir les acquis et les consolider ».

Quinzaine nationale de lutte contre la corruption
C’est aujourd’hui 9 décembre 2017 que le Sénégal démarre la célébration de la quinzaine nationale de lutte contre la corruption. La journée mondiale de lutte contre la corruption est célébrée le 09 décembre partout à travers le monde. Cette année, le gouvernement a décidé d’apporter une innovation. D’après la présidente de l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (Ofnac), Seynabou Ndiaye Diakhaté, le Sénégal va faire une quinzaine de lutte contre la corruption au lieu de se contenter d’une seule journée. Ainsi, jusqu’au 20 décembre 2017, beaucoup d’activités de sensibilisation seront menées partout à travers le pays.

Aliou Ngamby NDIAYE

Les chefs de service, réunis hier autour du gouverneur Alioune Badara Mbengue, se sont engagés à tout mettre en œuvre pour la réussite de la 54e édition de la ziarra de Thierno Mountaga Daha Tall prévue à Louga les 12 et 13 janvier 2018.

Louga prépare activement la 54e édition de la ziarra annuelle dédiée à Thierno Mountaga Daha Tall père de Thierno Bachir Tall, actuel khalife de la famille omarienne. A cet effet, une réunion spéciale du comité régional de développement (Crd) de Louga a regroupé, autour du gouverneur Alioune Badara Mbengue, tous les chefs de service. Des engagements ont été pris, notamment en matière de fourniture d’électricité, d’eau, d’assainissement et de sécurité, pour un bon déroulement de l’événement prévu les 12 et 13 janvier 2018.

« L’objectif reste le même : faire plus et mieux que les éditions précédentes », a indiqué le gouverneur Mbengue, mettant en exergue la dimension internationale de la ziarra. « Tout le monde doit jouer sa partition pour la réussite de l’événement », a exhorté le gouverneur de Louga. Les besoins exprimés par le comité d’organisation ont fait l’objet de riches échanges. La Senelec promet de mettre hors délestage le domicile du khalife général et environs avant, pendant et après la ziarra. La Sde s’engage à approvisionner correctement en eau. La région médicale, le Service d’hygiène et la Croix-Rouge assureront le volet santé des pèlerins.

La mairie, l’Onas, la gendarmerie, les sapeurs-pompiers, le Commissariat à la sécurité alimentaire se sont tous engagés pour la réussite de l’événement. A la grande satisfaction de Thierno Seydou Tall, porte-parole du Khalife général de la famille omarienne. « L’engagement de l’Etat n’a jamais faibli. Je le constate pour m’en réjouir. Et c’est pourquoi nous ne cesserons jamais de remercier le président de la République Macky Sall », a dit Thierno Seydou Nourou Tall. Des prières ont été formulées pour le président Sall, son gouvernement et pour tout le peule sénégalais.

Abdoulaye DIALLO

La cérémonie officielle du Gamou de Ndiassane a été tenue, hier, à Ndiassane, en présence du ministre de l’Intérieur Aly Ngouille Ndiaye. Ce dernier était accompagné par ses collègues Dr Augustin Tine, ministre des Forces armées, et Oumar Guèye, ministre de la Pêche.

Cette rencontre a été mise à profit par le Khalife général Cheikh Mame Bou Mouhamed Kounta d’inviter les parents à s’occuper de l’éducation des enfants. En effet, selon le Khalife, « tout parent a, devant Dieu et les hommes, la responsabilité de donner une bonne éducation à ses enfants en échangeant avec eux et en veillant à ce qu’ils soient des musulmans accomplis ». Mais, aujourd’hui, a-t-il regretté, « avec le développement du numérique et des réseaux sociaux, nos progénitures peuvent converser avec des gens que nous ignorons. C’est pourquoi, il nous faut redoubler de vigilance en introduisant l’enseignement religieux tel que initié et expérimenté par nos anciens jusqu’au moyen-secondaire. Ceci va les aider à rester sur le droit chemin, celui de Dieu », a-t-il indiqué. Il en a profité pour remercier et féliciter le chef de l’Etat pour tout ce qu’il a fait pour les « daaras » modernes où les jeunes s’épanouissent. « Là aussi, je demande au chef de l’Etat d’y introduire l’apprentissage des métiers de l’Agriculture; et une fois sortis, que ces jeunes soient accompagnés dans le montage de leurs propres unités de production », a ajouté le Khalife de Ndiassane.

Aux talibés et à tous les musulmans, Cheikh Mame Bou Mouhamed Kounta a rappelé les recommandations de son grand-père, c’est-à-dire « rester dévoué sur le chemin que Dieu a tracé dans le Coran, vivre pleinement les valeurs de la tarikha Khadria et rester ouvert en cultivant la fraternité entre tous les hommes ». Car, pour le Khalife, toutes les familles religieuses musulmanes du Sénégal cultivent le même champ, celui de l’Islam et de son prophète Seydina Mouhamed (Psl). « Alors, le Sénégal est un peuple de croyants indivisibles », a-t-il insisté.

Le Khalife a salué et remercié les autorités gouvernementales présentes pour le déplacement afin de célébrer avec eux ce qu’ils ont de plus cher, la commémoration du baptême du prophète Mouhamed (Psl). « Toute la famille Kountiyou et leurs fidèles remercient vivement le chef de l’Etat, Macky Sall, pour l’énorme travail qu’il a accompli à Ndiassane. Que Dieu l’accompagne dans sa mission et lui facilite toutes les tâches en faveur des populations sénégalaises dans la paix et la concorde », a-t-il prié. Quant au ministre de l’Intérieur, Aly Ngouille Ndiaye, il a transmis les salutations et les félicitations du président de la République à toute la famille Kountiyou. « Ndiassane a toujours eu des chefs religieux exceptionnels, d’abord faciles d’accès et très cultivés », a-t-il noté. Il a fait remarquer que le cachet sous-régional de l’évènement atteste de cette large ouverture d’esprit des guides de Ndiassane. « C’est pour cela que le président de la République vous renouvelle son attachement, son engagement à de travailler à vos côtés pour le rayonnement de toutes les cités religieuses du pays mais aussi du Sénégal », a-t-il déclaré. Serigne Cheikh Bou Mouhamed Kounta a prié pour le chef de l’Etat et tout le peuple sénégalais.

Mbaye BA

« Les volontaires : premiers à agir. Ici. Partout » est le thème de la Journée internationale des volontaires » célébrée hier. Au Sénégal, cette célébration s’étale sur toute la semaine nationale du volontariat et a comme cadre le village de Yoff. Le sous-thème, « rôle des volontaires face au changement climatique », marque la volonté de ces promoteurs de la solidarité d’interpeller les populations et les décideurs sur la nécessité de mener des actions concertées pour sauver l’humanité de ce péril.

Une représentation théâtrale a bien égayé la nombreuse assistance venue célébrer les valeurs de partage et de solidarité que promeut le volontariat dans toute sa magnificence. Il a été question dans ce spectacle dramatique de mettre en lumière la citoyenneté et de condamner les comportements nuisibles au cadre de vie, à l’aventure collective. C’est cette communion nécessaire que la célébration de la Journée internationale des volontaires veut mettre en exergue. Le sous-thème de cette édition : « rôle des volontaires face au changement climatique » en témoigne largement car découlant d’une appréhension commune.

Les multiples effets du changement climatique impactent directement l’environnement naturel du Sénégal. Les zones littorales font partie des espaces naturels les plus touchés par ce phénomène. L’érosion des côtes littorales a été reconnue comme l’un des quatre risques naturels majeurs affectant le Sénégal et accentués par les effets du changement climatique. L’homme n’est pas exempt de tout reproche du fait de son action. Cette problématique a des conséquences socio-économiques considérables. C’est la raison pour laquelle le Comité de coordination et de promotion du volontariat (Cncpv) veut placer la Semaine nationale du volontariat sous le signe de la valorisation des actions des volontaires agissant en faveur de la protection du littoral. C’est un moment de sensibilisation des populations locales et de diverses sphères d’influence sur la mission louable des volontaires dans la définition et la mise en œuvre de solutions pour faire face aux crises causées par le changement climatique au Sénégal.

Cette noble ambition implique une fusion des intelligences. C’est pourquoi des actions concertées entre les services étatiques, la commune hôtesse de Yoff et les acteurs de la société civile locale à l’image de l’Association pour la promotion économique, culturelle et sociale (Apecsy) sont mises en œuvre afin de trouver des solutions durables. Le coordonnateur du Cncpv, Papa Birama Thiam, après avoir salué la vision des autorités étatiques sénégalaises, a mis en évidence les performances du volontariat au Sénégal où il y a le premier corps de volontaires dédié aux seniors à côté d’une diaspora très active ; ce qui fait de notre pays un « socle d’échanges et de partenariat ». La représentante de l’ambassadeur de France a, quant à elle, invité à consolider les acquis entre le Sénégal et son pays et de mettre en œuvre de nouveaux projets encadrés par un accord-cadre pour le volontariat prévu en 2018. La coordonnatrice résidente du système des Nations Unies, Mme Prya Gajraj, a exhorté les autorités à renforcer le dispositif juridique du volontariat.

La création par arrêté ministériel d’un cadre de coordination et d’échanges dénommé Cncpv en est une étape importante. Il rassemble l’ensemble de la communauté des volontaires autour d’une ambition forte et partagée de promouvoir et de faciliter non seulement le développement du volontariat au Sénégal mais aussi des complémentarités entre structures de volontaires autour d’objectifs et d’actions communs. En outre, les autorités et les décideurs politiques sont interpellés sur l’importance de la validation du projet de loi sur le volontariat au Sénégal. Les propos tenus par le secrétaire général adjoint de la présidence de la République, Oumar Samba Ba, devrait rassurer les promoteurs d’un volontariat au service de l’humain. Ce projet est soumis à l’Assemblée nationale.

Alassane Aliou MBAYE

Démarré il y a deux ans, le programme « Sustainable intensification innovation lab » (Siil) de l’université de Kansas, financé par l’Usaid et coordonné par le Centre de recherches agronomiques de Bambey (Cnra), se poursuit. C’est ainsi que 30 femmes issues des organisations féminines de Diourbel ont été formées à la fabrication de farines enrichies précuites.

L’activité entre dans le cadre d’un programme financé par l’Usaid découlant de l’initiative « Feed the future » en collaboration avec le laboratoire Innovation et Intensification durable de l’université du Kansas aux Etats-Unis. Un projet qui est mis en œuvre par le Cnra de Bambey à travers l’Isra en collaboration avec l’Agence nationale de conseil agricole et rural (Ancar). « Ce projet a, entre autres objectifs, l’amélioration de la sécurité alimentaire des ménages, l’autonomisation des femmes et l’amélioration de la nutrition des enfants », a fait savoir la directrice Ancar /zone des Niayes, Ndèye Binta Mbengue Dièye.

Cette formation, a-t-elle ajouté, entre aussi dans le cadre de l’autonomisation des femmes et de l’amélioration de la sécurité nutritionnelle des ménages. « Nous savons tous que le mil a beaucoup de vertus. Si on arrive à l’enrichir davantage, en y intégrant de l’arachide, du niébé du « bouye » et quelques fruits, cela permet d’avoir un aliment précuit », a laissé entendre Mme Dièye, avant de préciser que « ce sont les agents de l’Ancar, capacités par l’Institut de technologie alimentaire(Ita), qui sont chargé de démultiplier cette formation auprès des femmes ». « On attend des bénéficiaires qu’elles appliquent les connaissances acquises dans leur propre foyer. A cet effet, un guide est élaboré avec tous les ratios nécessaires pour les mélanges à effectuer en fonction des formules. Elles n’ont pas besoin de s’encombrer de beaucoup de matériels pour la fabrication de cette farine. Cette formation permettra aussi aux femmes des groupements de transformation de diversifier leur offre de produits », a expliqué la patronne de Ancar/Niayes. Elle assure qu’il y aura un suivi pour la démultiplication des connaissances acquises auprès d’autres femmes pour mieux lutter contre la malnutrition.

Une bénéficiaire de la formation, Ndèye Aby Sarr, a estimé que « la session est très importante pour les intéressées car elle leur permet d’avoir des connaissances et d’en faire profiter à leurs sœurs au grand bonheur de leurs enfants ». Selon elle, les produits, qui constituent la matière première de cette farine, sont issus de nos champs et nous poussent à développer leurs cultures. « C’est nous-mêmes qui procédons à la transformation des produits et à leur intégration dans notre alimentation. Ils nous garantissent une autosuffisance alimentaire et réduisent l’importation », s’est réjouie Ndèye Aby Sarr, aujourd’hui apte à former d’autres femmes. Les zones ciblées par le projet sont Diourbel, Kaolack, Koungheul, Kaffrine et Tamba.

Mamadou DIEYE

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