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Société et Faits divers (3254)

Le ministre du Travail, du Dialogue social, des Organisations professionnelles et des Relations avec les institutions, Samba Sy a présidé, hier, l’ouverture du séminaire de renforcement des capacités des attachés parlementaires sur le thème « La ratification des instruments juridiques internationaux ».

Une soixantaine d’attachés parlementaires, issus de différents ministères, prennent part à cette session de formation de deux jours. L’objectif est d’amener les bénéficiaires à mieux comprendre comment fonctionne la diplomatie, mais également les procédures de négociation et d’adhésion aux conventions, aux traités et aux accords internationaux. De façon spécifique, il s’agit pour la Direction des relations avec les Institutions (Dri), organisatrice de ce séminaire, d’outiller les attachés parlementaires afin de les amener à mieux connaître les procédures de ratification des instruments juridiques internationaux.

« Le thème tient sa pertinence tout à la fois de son contenu que de son caractère actuel. Car il nous rappelle le rôle éminemment glorieux que les diplomates sénégalais ont joué dans l’histoire des relations diplomatiques et de bon voisinage de notre pays avec les Etats du monde en général et de l’Afrique en particulier en s’adossant toujours sur le respect de nos engagements internationaux », a dit Samba Sy, qui a ajouté que l’actualité du thème se rapporte « comme nul ne saurait l’ignorer au pétrole et au gaz » découverts au large de nos côtes, donc nécessairement à nos rapports avec les autres pays voisins comme la Mauritanie avec qui, souligne-t-il, le Sénégal vient de signer « un excellent accord » de partage des ressources ».

Selon Samba Sy, le tournant décisif que notre pays est en train d’opérer dans sa marche économique a nécessité la mobilisation des instruments politiques et juridiques de ratification, mais aussi des hommes et femmes soucieux du devenir de notre nation. «Ce qui s’est traduit, dans les faits, par des prises de position objectives de nature à s’entourer de toutes les garanties pour adopter ou non des accords», a soutenu le ministre, saluant vivement le travail de la Dri qui a inscrit, dans ses projets et programmes, le renforcement des capacités des ressources humaines de l’Etat.

L’assistant parlementaire exerce un métier de l'ombre. Ses missions sont purement administratives, ou au contraire font appel à des compétences très spécifiques. Dans un passé récent, la Dri avait initié des séminaires, toujours en faveur des attachés parlementaires, sur « Les droits et obligations de l’agent du service public» et «Le processus budgétaire ». Des thèmes riches et variés, mais avec les mêmes objectifs : aider l’attaché parlementaire à mieux aider les parlementaires.

Abdoulaye DIALLO

A compter de ce 6 août, le Congad sera en tournée nationale d’information et de sensibilisation en vue des assises nationales de la société civile, informe un communiqué.

Le Conseil des organisations non gouvernementales d’appui au développement (Congad) entame des tournées nationales à compter du 6 août 2018. D’après un communiqué parvenu à notre rédaction, ces campagnes d’information et de sensibilisation entrent dans le cadre du «processus d’organisation des assises nationales de la société civile ». En effet, le président du Congad, Amacodou Diouf renseigne, dans ce communiqué, que la région de Thiès sera la première étape de ces tournées.

Après Thiès, Amacodou Diouf et ses camarades vont se rendre successivement à Louga (7 août 2018), à Saint-Louis (8 août 2018) et à Matam (10 août 2018). « Dans chacune des régions du Sénégal, une session d’information et de sensibilisation sera organisée avec les Ong, les mouvements émergents, les associations communautaires de base, les organisations de jeunes et de femmes », informe le communiqué.

Par ailleurs, le Congad rappelle à travers son communiqué que « l’organisation des assises nationales de la société civile vise à renforcer la place et le rôle des organisations de la société civile pour une meilleure contribution aux processus d’élaboration, de mise en œuvre, de suivi et d’évaluation des politiques publiques tant au niveau national que local ».

Aliou Ngamby NDIAYE

Le procureur Lansana Diabé Siby s’oppose à une annulation de toute la procédure dans l’affaire Khalifa Ababacar Sall et co-accusés pour motif de non-respect du règlement numéro 5 de l’Uemoa. Toutefois, il reste favorable à une annulation du procès-verbal comportant les auditions.

Le procureur général s’est prononcé, hier, sur l’exception de nullité soulevée par les avocats de la défense. Lansana Diabé Siby n’est pas favorable à une annulation de toute la procédure en raison de la non-assistance d’un conseil pendant l’audition. Dans son réquisitoire, le procureur reconnaît que le débat sur la circulaire du ministre de la Justice sur l’application du règlement numéro 5 de l’Uemoa est aujourd’hui dépassé du moment où la Cour de justice de la Cedeao s’est prononcée sur cette violation dans son arrêt rendu le 29 juin dernier. Cependant, au lieu d’une annulation de toute la procédure, Lansana Diabé Siby demande au juge «d’écarter purement et simplement le procès-verbal qui comporte les auditions», mais aussi toute autre « audition et confrontation qui n’a pas fait l’objet de la présence de l’avocat ».

D’après le procureur, la loi autorise, si la nullité est réelle, « d’annuler tout ou une partie de la procédure». Pour ce cas d’espèce, il demande au juge, Demba Kandji, de «sanctionner le procès-verbal qui a fait l’objet de violation» et de maintenir les «autres actes qui n’exigent pas la présence de l’avocat et tous les documents annexes ». « Je ne suis pas d’accord lorsqu’on nous demande d’annuler la procédure », renchérit-il. Le procureur de préciser que cette annulation ne doit pas aussi concerner le réquisitoire introductif qui a été fait, dit-il, « sur la base d’autres documents ». Par ailleurs, il informe que le maire de Dakar, Khalifa Ababacar Sall, ne doit pas bénéficier de l’annulation du procès-verbal qui comporte les violations. Celui-ci, explique le magistrat parquetier, avait saisi la Chambre d’accusation qui avait rejeté sa demande. Ensuite, le prévenu a intenté un pourvoi en cassation qui a été déclaré irrecevable par la Cour suprême. «Khalifa Sall ayant fait un pourvoi en cassation, la Cour suprême s’étant prononcée, l’autorité de la chose jugée revêt tout son caractère», explique le maître des poursuites.

Pour les autres prévenus, le procureur renseigne « qu’on ne peut pas leur opposer l’autorité de la chose jugée ». Lansana Diabé Siby rappelle à la Cour d’appel qu’elle ne peut pas « faire abstraction » des décisions de la Cour de justice de la Cedeao lorsqu’elle condamne l’Etat du Sénégal pour violation des droits de l’homme dans les affaires nationales. « Vous ne pouvez pas ne pas statuer sur les nullités soumises à votre autorité. Il n’existe pas et il ne pourrait exister une relation organique entre les décisions de la Cour et les décisions des juridictions nationales. La Cour étant communautaire, il nous appartient, à travers les décisions qui sont rendues, de les porter au rang de jurisprudence», précise Lansana Diabé Siby.

Aliou Ngamby NDIAYE

Grâce au soutien financier du gouvernement américain d’un montant d’un million de dollars, 22 000 personnes vont être assistées dans la région de Matam durant la période de soudure. Cet appui des Etats-Unis au Programme alimentaire mondial des Nations Unies (Pam) entre dans le cadre des opérations d’urgence de sécurité alimentaire menées par le gouvernement du Sénégal dans le Nord du pays.

Avec cette enveloppe du gouvernement américain, c’est un soutien de taille qui arrive pour le Programme alimentaire mondial (Pam) qui a déjà abattu un travail colossal sur le terrain. En effet, grâce aux ressources financières qu’elle a déjà mobilisées, plus de 66 000 personnes, affectées par les effets négatifs des changements climatiques dans les régions de Saint-Louis et Matam, ont commencé à recevoir l’assistance alimentaire du Pam. Il s’agit d’une assistance ciblée pour couvrir les besoins alimentaires et nutritionnels des personnes les plus vulnérables durant la période de soudure. Suite aux résultats du cadre harmonisé de mars 2018, les départements de Podor et de Matam ont été déclarés très vulnérables à l’insécurité alimentaire et nutritionnelle.

« En vue d’appuyer le gouvernement du Sénégal dans la mise en œuvre de son Plan d’urgence pour la sécurité alimentaire (Pusa) en faveur des populations les plus vulnérables dans les régions au nord du Sénégal, le Pam a défini un plan d’appui basé sur les transferts monétaires, l’appui nutritionnel et la création d’actifs communautaires durables. Ces activités vont permettre de mieux lutter contre l’insécurité alimentaire, la malnutrition et de bâtir la résilience des communautés affectées dans ces deux départements », indique un communiqué du Pam dont copie nous est parvenue. Selon Mme Lena Savelli, directrice et représentante du Pam au Sénégal, grâce à la générosité des Etats-Unis et d’autres donateurs comme le Danemark, la France et le Canada, l’assistance du Pam arrive au bon moment pour soulager les populations vivant dans cette partie du Sahel.

« Ensemble avec le gouvernement du Sénégal, nous comptons travailler en synergie pour plus d’efficacité afin de fournir aux populations affectées les moyens de faire face aux chocs climatiques », a-t-elle souligné. Pour atteindre 130 000 personnes dont 50 899 à Podor dans la région de Saint-Louis et 79 701 dans le département de Matam à la fin des opérations, le Pam compte sur la disponibilité de ressources financières additionnelles. Le plan de réponse du Pam repose sur la distribution des coupons alimentaires et des produits nutritionnels aux ménages les plus vulnérables dans les départements de Matam et de Podor. Ainsi, le Pam poursuit ses efforts de mobilisation de ressources pour couvrir le gap de 64 000 bénéficiaires. Il s’agit de distribuer des bons d’achats alimentaires aux ménages affectés en leur fournissant des coupons alimentaires d’une valeur de 5 000 FCfa à 40 000 FCfa en fonction de la taille du ménage.

Par ailleurs, le document explique que «l’assistance alimentaire sera combinée avec une distribution ciblée de produits nutritionnels pour le traitement de la malnutrition chez 7 000 enfants de 6 à 59 mois et 2500 femmes enceintes et mères d’enfants de moins de 6 mois. Dans ces mêmes communautés, une alimentation de couverture sera également distribuée au profit de 23 000 enfants de 6 à 23 mois et de 25.000 femmes enceintes et allaitantes pour éviter une détérioration de leur statut nutritionnel ». Afin d’aider les populations à faire face aux chocs climatiques, le Pam a également prévu la distribution de coupons alimentaires dans la région de Matam au profit des participants aux travaux d’intérêt communautaires afin de contribuer à renforcer leur résilience.

« Cette approche a pour objectif d’assister les mêmes communautés avec un paquet intégré de protection sociale, de nutrition et de résilience », indique le document.

Oumar FEDIOR

L’association des jeunes avocats du Sénégal (Ajas) a tenu, hier, un point de presse à la Maison de l’avocat. L’occasion a été saisie pour évoquer les tortures et bavures notées dans les lieux de détentions comme les brigades de gendarmerie, les commissariats de police, entre autres.

Hier, face à la presse, l’association des jeunes avocats du Sénégal (Ajas) a exprimé son amertume et son désarroi face aux traitements anormaux dans les lieux de détention. Pour rappel, les hommes de tenue ont fait parler d'eux, non en bien mais plutôt en mal. Ils sont très souvent cités dans des cas de bavures entraînant une mort d'homme, comme c'est le cas récent du décès du jeune habitant de Thiaroye, Saliou Sarr, qui aurait perdu la vie suite à des tortures. Ce que l’association des jeunes avocats n’a pas manqué de déplorer. « Nous avons convoqué ce point de presse parce que nous avons constaté avec tristesse que Saliou Sarr a été maltraité. En tant qu’avocats, nous ne devons pas être des spectateurs face à un tel acte», a dit Me Ousmane Thiam, président de l’association des jeunes avocats. Aussi a-t-il rappelé l’obligation de mettre un avocat à la disposition d’une personne interpellée par les forces de l’ordre. Selon lui, toute personne interpellée a droit à un avocat durant toute la procédure judiciaire comme l’exige le texte n°5 de l’Uemoa. « Une personne interpellée ne doit subir aucune pression comme le veut le texte déjà cité et qui exige la présence d’un avocat durant les enquêtes préliminaires pour garantir les droits de l’homme », a ajouté Me Thiam. L’association des jeunes avocats du Sénégal a, par la voix de son président, interpellé le président de la République et demandé au procureur de la République de prendre toutes les dispositions pour que les auteurs de tortures et bavures dans les lieux de détention soient traduits en justice. Pour contribuer à mettre fin à ces pratiques dégradantes, l’Ajas fait fonctionner un numéro vert qui permettra aux victimes d’exposer leurs problèmes sans crainte. Aussi a-t-elle mis à la disposition de la famille Sarr de Thiaroye deux avocats pour les assister durant toute la démarche judiciaire afin que justice soit rendue.

Baye Ndongo FALL (stagiaire)

Il y a de cela 12 ans, l’Etat du Sénégal décidait de démolir 171 maisons situées à Ouest-Foire, sur la bande verte. Les autorités d’alors avaient expliqué la mesure par la proximité des habitations avec l’aéroport Léopold Sédar Senghor aujourd’hui fermé. Les propriétaires des maisons démolies estiment devoir être rétablis dans leurs droits comme le recommande l’Inspection générale d’Etat (Ige).

«L’argument qui avait motivé les démolitions n’existe plus. Aujourd’hui, avec l’aéroport qui est délocalisé à 50 kilomètres, la servitude aéroportuaire devient caduque», indique le communiqué du collectif des sinistrés d’Ouest-Foire. Réunis en assemblée générale samedi dernier, ils ont tiré la sonnette d’alarme. Selon eux, au moment où ils sont en train de mener le combat, le site, qui abritait leurs maisons démolies, est en train d’être viabilisé avec des niches déjà installées. Le collectif des sinistrés fait savoir, dans un mémorandum qu’un « promoteur immobilier a déjà viabilisé des terrains et a commencé à vendre les parcelles. Nous détenons des preuves sur l’existence d’un plan d’aménagement de la zone qui comporte 1090 parcelles, alors que nous n’en réclamons que 171 ».

Loin de verser dans la querelle, le collectif des sinistrés d’Ouest-Foire ne réclame qu’une seule chose : « Que l’on nous rétablisse dans nos droits, comme le stipule le rapport de l’Inspection générale d’Etat (Ige). Selon le mémorandum, en 2004, le président Abdoulaye Wade avait instruit l’Ige d’enquêter sur l’affaire et donner des recommandations.

Manque d’infrastructures de base
Les conclusions sont consignées dans le rapport N°10/2006 remis au président Wade qui avait instruit son Premier ministre d’alors, Macky Sall, de rétablir les victimes dans leurs droits. Mais, 12 ans après le dépôt du rapport, rien n’a été fait malgré les nombreuses démarches que nous avons menées », lit-on dans le mémorandum.

Tout en se réjouissant du rétablissement des résidents de la Cité Tobago dans leurs droits, Tidiane Diop, président du collectif des résidents d’Ouest-Foire, réclame le même traitement pour son groupe dont les membres réclament, eux aussi, leurs parcelles suite au morcellement en cours sur le site. Avec plus de 54 cités, construites sur plus de 176 hectares, Ouest-Foire est une zone qui manque de certaines structures de base comme un marché, un hôpital, des écoles, etc. «Aucune des maisons n’a des papiers dignes de ce nom. Parce que c’était une zone de cultures appartenant à la communauté « léboue » et régie par la loi coutumière. C’est sur cette base que les gens vendaient les terrains », fait savoir Tidiane Diop.

Selon lui, c’est le gouverneur de Dakar qui, au début des années 2000, délivrait des permis d’occuper sur la base de certificats administratifs que les « Lébous », dépositaires du droit coutumier, émettaient pour faire valoir les transactions. C’est comme ça qu’on a acheté nos terrains. On nous avait promis un plan d’aménagement, mais depuis plus d’un an nous l’attendons. Nous avons eu des informations selon lesquelles d’autres maisons seront démolies à Ouest-Foire.  Nous souhaitons que ceux dont les maisons seront détruites ne soient relogés sur la bande verte. Parce que celà va augmenter le nombre de sinistrés », alerte-t-il.

Oumar FEDIOR

Une mission du ministère de la Justice s’est rendue à Ziguinchor la semaine dernière, pour partager la Lettre de politique sectorielle de développement de la justice avec les autorités compétentes locales.

Dans un entretien avec la presse, le représentant de la délégation, Assane Seck, a annoncé que les problèmes particuliers de la région, notamment le déficit en centres d’accueil et de prise en charge des enfants en conflit avec la loi ou en danger, seront résolus en fonction des moyens qui seront prévus dans le budget quinquennal. Le conseiller technique au ministère de la Justice n’a pas occulté les déficits d’infrastructures, de moyens et de personnel. A ces niveaux, il a assuré que les « gaps » vont être résorbés par le plan d’action quinquennal qui sera retenu dans le cadre de la mise en œuvre de la Lettre de politique sectorielle de développement de la justice.

« Nous allons le faire avec les moyens dont nous disposerons, mais avec rationalité », a-t-il souligné. Selon Assane Seck, cette Lettre de politique sectorielle de son ministère est un outil de pilotage « qui leur permettra de gérer les ressources avec beaucoup plus de rationalité et d’efficacité ». Dans le document susmentionné, des orientations ont été déclinées avec des programmes portant sur la réforme judiciaire, l’administration pénitentiaire, l’éducation surveillée, le pilotage, etc. « Le chiffrage de tous ces programmes est en train d’être fait, il faudrait attendre au moins 1 à 2 mois pour avoir le budget global », a révélé notre interlocuteur.

Moussa SADIO

LA MECQUE (Arabie Saoudite) - Montrer le vrai visage de l’Islam, c’est à cela que l’éminent imam de la Sainte mosquée de Makkah al-Mukarramah, Sheikh Abdul Rahman Ibn Abdul Aziz as-Sudais, engage la presse. C’était au cours d’une rencontre, mercredi dernier, dans sa mosquée, avec une délégation de journalistes venus d’Afrique, d’Asie et du monde islamique. Ils sont invités par le ministre saoudien en charge des médias, Dr Awad El Awad.

« La presse doit faire sien, le combat contre le terrorisme et l’islamophobie », souligne le Dr as-Sudais, qui affirme également que «l’Islam n’a rien à voir avec le terrorisme». «L’Islam, c’est la tolérance et non la confrontation », insiste-t-il. Aussi appelle-t-il les musulmans à «unir leurs efforts» parce que les lobbies contre l’Islam ne manquent pas et deviennent de plus en plus puissants.

L’imam est convaincu que la presse, notamment celle des pays musulmans, a un rôle important à jouer dans cette bataille afin que la «crédibilité de l’Islam reste intacte». «C’est un devoir devant Dieu et devant les hommes», souligne-t-il.

Sheikh Abdul Rahman Ibn Abdul Aziz as-Sudais invite à la persévérance puisque les «ennemis de l’Islam ne lâchent rien». Toutefois, il ne doute point que tout ce branle-bas est «voué à l’échec» puisque cette religion est «protégée par Dieu lui-même». A son avis, l’éducation reste le meilleur rempart contre l’obscurantisme qui est à la base du terrorisme. C’est pourquoi, la direction des affaires de la mosquée qu’il dirige a un programme de formation des enfants. Ce travail est confié à la direction du livre coranique. Outre les enfants, cette direction facilite la maîtrise, «dans un délai court» du Coran par les fidèles particulièrement les pèlerins. Le projet soutenu par le Roi Salman est piloté par l’imam as-Sudais. Le Coran y est traduit dans 65 langues. 

Selon le Dr as-Sudais, son pays, l’Arabie Saoudite, qui abrite les deux Saintes mosquées, ne saurait rester insensible au sort des musulmans ; d’où ses interventions dans les crises au Yémen, en Syrie, en Palestine. Sans se mêler des problèmes internes des autres pays, l’Arabie Saoudite est également toujours prête à défendre les Lieux saints, notamment les deux Saintes mosquées de La Mecque et de Médine. Concernant le pèlerinage ou Hajj, Sheikh Abdul Rahman Ibn Abdul Aziz as-Sudais affirme que la préparation de chaque édition débute à la fin de la précédente. De nombreux efforts sont fournis par l’Etat pour améliorer les conditions de pèlerinage, dit-il, citant les différentes extensions de la grande mosquée de La Mecque.

«Nous sommes actuellement à la 3ème extension qui a permis de porter la capacité à 1,8 million de places», confie-t-il. Mieux, dès le jour d’Arafat, le sermon sera fait dans 60 langues dont le français. L’éminent imam précise que le pèlerinage, un des cinq piliers de l’Islam recommandé par le prophète Mohamed (Psl), «ne saurait faire l’objet de politisation et de sectarisme», encore moins de «déstabilisation». Il est de la «responsabilité de l’Arabie Saoudite, que Dieu a choisie pour abriter les deux Saintes Mosquées et autre sites où convergent des millions de croyants chaque année, de veiller à cela», martèle Sheikh as-Sudais.

Daouda MANE (envoyé spécial)

Après Thiès et Ziguinchor, les entrepreneurs de Saint-Louis ont accueilli les responsables du Centre de gestion agréé (Cga), structure issue de la Chambre de commerce et d’industrie de Dakar.

Cette session, tenue avec l’appui de l’Organisation internationale de la francophonie (Oif) et étalée sur trois jours, a permis de former une quarantaine de chefs de Pme dans les domaines de la fiscalité, du droit du travail, de la comptabilité, entre autres.

La maîtrise de la comptabilité, du droit du travail et de diverses autres législations en vigueur est capitale pour les entrepreneurs. C’est donc là tout le sens de ce séminaire de formation tenue grâce au soutien de l’Oif. Ainsi, M. Abdou Aziz Dieng, directeur général du Centre de gestion agréé, est revenu sur cette structure qui aide et encadre le secteur informel dans son projet de formalisation. De plus, M. Dieng a rappelé que « le Cga a déjà outillé plus d’une centaine d’entrepreneurs, entre Thiès, Ziguinchor et aujourd’hui Saint-Louis ». Il a, en outre, rappelé les modules de formation qui ont tourné autour du renforcement de capacité en comptabilité, fiscalité et droit du travail, avec un focus sur la pratique du contrat de travail.

Parmi la quarantaine d’entrepreneurs, on retrouve des pharmaciens, des femmes transformatrices, des couturiers, des artisans et ceux qui s’activent dans le domaine de la pêche, entre autres. A priori, a fait savoir M. Dieng, ces personnes ne sont pas bien outillées dans certains domaines. Egalement, au-delà de la formation, l’opérationnalité des Cga des régions sera un plus pour les entrepreneurs formés, a souligné M. Dieng. Pour assurer le suivi, les inspecteurs locaux du travail, du trésor, de l’Ipres ont été mis à profit pour animer les différents ateliers. En effet, « ces différents professionnels qui sont dans la région vont aider ces entrepreneurs pour la mise en pratique des nouvelles compétences acquises », a avoué le Dg de la Cga.

C’est dans ce même ordre d’idées que Boubacar Mbodji, inspecteur régional du travail et de la sécurité sociale de Saint-Louis, est revenu sur le bien-fondé de la relation entre employeurs et travailleurs tributaire de la création d’emplois. L’importance de cette rencontre réside dans le fait, selon l’inspecteur Mbodji, qu’elle va permettre plus de compétitivité, surtout avec les compétences glanées par les entrepreneurs. C’est pourquoi, le Dr Abdou Ndiaye, pharmacien et bénéficiaire, tout en remerciant la Chambre de commerce par le biais de la Cga et Oif, a salué les modules importants animés par des spécialistes.

Amadou Maquette NDAW

Faire converger tous les ruisseaux de solidarité vers un grand fleuve de soutien au profit des personnes vulnérables et particulièrement des enfants, telle est la raison d’exister du Mouvement Thiès avance (Mta) que dirige Masseck Birane Seck. Ledit mouvement a offert un important lot de produits divers à la pouponnière « Sourire bébé » se trouvant au quartier Fahu au Sud de la ville de Thiès.

« En venant appuyer la dame Binta Fatim Dieng, responsable de la pouponnière « Sourire bébé » qui accueille des enfants de mères déficientes mentales ou des bébés abandonnés, nous voulons inciter toutes les bonnes volontés demeurant à Thiès à regarder du côté de cette noble initiative, d’une dame de cœur sans grands moyens et qui se bat pour l’avenir de sa communauté », a souligné Masseck Birane Seck, président du Mouvement Thiès avance (Mta). Selon lui, il s’agit de réveiller cette fibre de la solidarité sénégalaise envers son prochain qui sommeille en tous.

« Il ne s’agit pas de voir trop grand. Il suffit juste que chacun, en fonction de ses moyens, sache qu’il a le devoir de participer au sourire de ces bébés vulnérables pris en charge dans  ce centre d’action et d’intégration des déficients intellectuels », a-t-il affirmé. Alors, pour faciliter ce soutien, le Mta se propose d’être aussi  un point de centralisation des appuis et une courroie de transmission de toutes les bonnes volontés soucieuses du devenir de ces chérubins vulnérables. « Car, nous savons tous que ce travail demande beaucoup de temps et de moyens », a-t-il ajouté.

Après avoir chaleureusement remercié les membres du Mouvement Thiès avance pour leur altruisme, Binta Fatim Dieng, responsable de la pouponnière « Sourie bébé », a indiqué que depuis 2011, son association s’attèle à aider les déficients mentaux, tout comme leurs enfants qui sont en situation de vulnérabilité. « C’est pourquoi, nous lançons un appel aux autorités locales pour qu’elles pensent à ces enfants qui sont là et dont la prise en charge pèse encore sur les frêles épaules d’une association sans grands moyens. Or, tout le monde sait que gérer des bébés n’est pas une chose simple, surtout quand les charges locatives et le personnel s’y greffent », a-t-elle soutenu.

Pour elle, le leitmotiv demeure tout juste : « procurer de la fierté à ces enfants pour qu’à l’avenir, ils puissent devenir des personnes  aptes à participer au développement de leur communauté ».

Mbaye BA


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