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Société et Faits divers (3254)

Une attaque à main armée a été perpétrée à Samick, un village de la commune de Boutoupa-camaracounda (Ziguinchor), par des individus non identifiés, dans la nuit de mercredi à jeudi. Un garçon âgé de 6 ans a été tué et une dame a été blessée par balle à la jambe.

Selon les témoignages, l’attaque aurait lieu entre 23 heures et minuit. Les assaillants seraient venus du côté Est du village où se trouvent les magasins de stockage de noix de cajou appartenant à des maures. Ces derniers auraient été dépouillés de tout leur argent et autres biens. Les hommes armés auraient fait irruption dans la concession de la famille Mané dont ils auraient défoncé la fenêtre d’une chambre et tiré à l’intérieur, tuant un garçon âgé de 6 ans qui a été atteint à la tête, et blessant une dame à la jambe. Après, le groupe d’hommes lourdement armé se serait attaqué au reste des habitants du village, s’emparant de tous leurs biens (argent, bijoux, téléphones portables, radios). A la suite de leur forfait, les assaillants se seraient repliés vers la forêt située à quelques encablures de Samick.

Alertée, l’armée s’est déployée dans la zone pour sécuriser le village et ses environs et retrouver les auteurs de l’attaque. La dame blessée à la jambe par balle aurait été évacuée par l’armée, vers 4 heures, à Ziguinchor. Quant au corps sans vie du garçon âgé de 6 ans, il aurait été acheminé à Ziguinchor par les sapeurs-pompiers, après le constat de la gendarmerie. Il faut savoir que le village de Samick s’était vidé de ses habitants pendant plus de 30 ans, à cause de l’insécurité liée au conflit armé, qui sévissait en Casamance.

Les populations locales s’étaient alors réfugiées à Ziguinchor, en Guinée-Bissau, en Gambie et un peu partout ailleurs. Elles ont commencé à rentrer à la faveur de l’accalmie que l’on observe depuis 2012. Mais, cette agression a plongé plus d’un dans la consternation, à Ziguinchor. Toutefois, de nombreuses personnes ont estimé que cette attaque à main armée ne peut nuire en rien le processus de paix, qui se consolide en Casamance.

El Hadj Moussa SADIO

I - ABOU BAKR

3- Ses missions et responsabilités spécifiques
En l'an IX de l’Hégire, Abou Bakr reçut du Prophète, l'ordre de conduire la caravane officielle des premiers pèlerins à La Mecque afin, d’une part, de les initier aux modalités d’accomplissement du cinquième et dernier pilier de l’Islam et, d’autre part, de préparer le grand et ultime voyage du Chef suprême de la Communauté musulmane en ce lieu saint de l’Islam, l’année suivante. Un jour, le Messager de Dieu tomba malade. Il désigna alors Abou Bakr pour diriger la prière à la Mosquée, à sa place. D'aucuns perçurent cette désignation comme le signe précurseur du rôle qu'il allait jouer à la suite de la disparition de l'Envoyé d'Allah qui avait dit, par ailleurs : « Celui qui guide les autres dans la prière, doit être le plus savant d’entre eux ». S'y ajoutèrent deux autres signaux forts, verbal et factuel :

- Lorsque l’état de santé du Prophète commença à se dégrader, il dit : « Abou Bakr fait partie de ceux à qui je fais confiance, eu égard aussi bien à la manière dont il m'a accompagné qu’à la mise de son argent au service du Messager d’Allah. Si j'avais à trouver un ami intime autre que mon Maître, c'est Abou Bakr que j’aurais pris comme tel. Cependant, la fraternité et l'affection fondées sur l'Islam suffisent. Fermez-moi toutes les portes des demeures qui donnent à l’intérieur de la Mosquée, hormis celle d’Abou Bakr ».

- Une femme vint trouver le Prophète malade pour lui soumettre un problème personnel. Il l’invita à revenir une autre fois. En des termes allusifs, elle lui exprima sa crainte de ne plus le retrouver. Ayant bien saisi le sens de son propos, il lui demanda de s’adresser, le cas échéant, à Abou Bakr. Le Messager avait une profonde estime pour son fidèle et sincère compagnon. Il lui témoignait une grande confiance, en le consultant en toute chose.

4- Son accession au califat
Peu après le décès du Prophète, les deux groupes de fidèles que furent, d’une part, les Mouhâjirounes (les immigrés de la Mecque) et, d’autre part, les Ansârs (les autochtones, à savoir les Médinois), tinrent une assemblée générale au hangar des Banou Sâ’ida, en vue de l'élection d'un premier Calife de l’Islam. Les Ansârs considéraient que la direction de la Communauté ne pouvait pas être l'apanage des Qourayches et que le califat devait leur revenir en raison du soutien décisif qu'ils apportèrent au Messager, citant notamment le refuge qu'ils lui accordèrent et les moyens humains, matériels et financiers qu’ils mirent à sa disposition. Aussi Abou Bakr leur rappela-t-il la parole du Noble Prophète : « Les Imams sont issus des Qourayches ». En d’autres termes, le pouvoir suprême est réservé aux membres de la coalition tribale qui dirige La Mecque depuis des temps immémoriaux. Les participants à l'assemblée, comprenant les plus éminents Compagnons de l’Envoyé de Dieu, connus pour leur piété et leur loyauté à son égard, n'hésitèrent pas à adhérer à l’argument d'Abou Bakr, eu égard au respect et à la considération qu'ils vouaient à ce plus proche collaborateur du Prophète ainsi qu’à leur souci de maintenir l'unité et la cohésion de la Communauté. En conséquence, les musulmans s’empressèrent de lui faire allégeance.

A cet égard, il convient de souligner la déception qui régna au sein du clan des Banou Haschim qui nourrissait l'espoir de voir Ali ibn Abi Talib assurer le califat, du fait notamment de sa proche parenté avec le Prophète. Par ailleurs, Fatima, la fille du Messager, épouse d'Ali, eut un différend avec Abou Bakr, au sujet de l'héritage de son père. En effet, elle requit de lui, sa part de l’oasis de Fadak et le reliquat du cinquième du butin de l’expédition de Khaybar. Abou Bakr lui répondit, en citant ce dire de son illustre père : « Nous (les Prophètes), nous ne laissons aucun bien en héritage. Tout ce que nous laissons est aumône ». Il ajouta : « La famille de Mouhammad ne consomme que des biens qui lui reviennent (de droit). Au Nom d'Allah. Je ne délaisserai jamais une pratique admise par le Prophète. Je m’y conformerai par crainte de m’égarer si je m’en éloigne ! ».

Cette réponse fut mal accueillie par Fatima qui évita tout contact avec lui durant les six mois qui lui restèrent à vivre. A la suite de son décès, son mari l'enterra nuitamment sans aviser le Calife. Sa disparition créa un vide autour d'Ali qui éprouva le désir de retrouver Abou Bakr qui jouissait de la confiance de la quasi-totalité des Compagnons. Il l'invita alors chez lui, sous réserve qu'il s’y rendît seul. Abou Bakr accepta en dépit de l'opinion défavorable d'Omar ibn al-Khattab. Dès son arrivée, Ali lui tînt un discours certes court mais franc dans lequel : - il reconnaît le mérite de son interlocuteur, digne de la confiance de tous, - il lui reproche de ne pas l'avoir préalablement consulté, - il explique qu’il estimait à tort ou à raison que sa proche parenté avec le Messager lui conférait un droit de préséance. Abou Bakr pleura avant de lui dire : « Je donne la priorité aux proches parents du Messager d'Allah sur mes propres parents. Toutefois, s'agissant du malentendu qui m'a opposé à vous, à propos des biens laissés par le Prophète, je ne les gère que comme il le faisait ». Sur la base de ces considérations, Ali lui donna rendez-vous à la Mosquée, à l'occasion de la première prière de l'après-midi. Après avoir dirigé celle-ci, le Calife monta sur la chaire pour lui rendre hommage et faire part de ses explications concernant le délai enregistré dans son ralliement. Ali élucida ensuite les raisons de son attitude et prêta serment d'allégeance à Abou Bakr. Cet acte suscita une joie immense au sein des musulmans et accrut fortement la popularité d'Ali. A cet égard, il convient de noter qu’il ne s’est jamais ouvertement opposé au nouveau Calife et assistait régulièrement à la prière en commun sous sa direction.

Par Docteur Khadim MBACKÉ de l’Ifan

Les avocats des accusés Boubacar Decoll Ndiaye et Oumar Keïta ont invité, hier, le procureur à présenter ses excuses publiques à leurs clients qui ont séjourné plus de deux ans trois mois en prison sans qu’aucune culpabilité ne soit retenue contre eux.

Le maître des poursuites, dans son réquisitoire, avait requis l’acquittement pour les accusés Oumar Keita et Boubacar Decoll Ndiaye. Le premier était professeur de Sciences de la vie et de la terre (Svt) en Mauritanie avant son arrestation. Le second, après avoir décroché son Brevet de technicien supérieur (Bts) en bâtiment, est parti à Nouakchott pour enseigner les mathématiques. En début 2016, ils ont été arrêtés en territoire mauritanien pour « acte de terrorisme par menace, acte de terrorisme par association de malfaiteurs, financement du terrorisme et apologie au terrorisme ». Finalement, le parquet avait reconnu qu’il n’y avait aucune charge contre eux.

Les avocats de la défense qui ont plaidé, hier, demandent au procureur d’aller plus loin que l’acquittement. Selon Me Samba Ametti qui défend Boubacar Decoll Ndiaye, la place de son client n’est pas en prison mais plutôt en Mauritanie où il gagnait convenablement sa vie. « Techniquement, juridiquement, l’application de la loi ne devait pas permettre à ce que mon client soit là », dénonce le conseil lors de sa plaidoirie. Me Amadou Diallo, à la fois avocat de Boubacar Decoll Ndiaye et d’Oumar Keïta, estime, pour sa part, que ses clients sont des victimes dans ce dossier.

D’après lui, aucune infraction ne peut être retenue contre ces deux accusés qui «ont énormément souffert dans leur âme » à cause des « conditions carcérales extrêmement difficiles ». Au-delà de l’acquittement des prévenus, l’avocat invite le procureur à animer un point de presse pour présenter ses excuses publiques à Oumar Keïta et à Boubacar Decoll Ndiaye ». Me Diallo souligne que ses clients ont déjà perdu plus de deux ans en prison. La question qu’il faut désormais se poser, indique-t-il, est : « qu’est-ce que ces gens vont devenir ? » « Leur réputation a déjà pris un sacré coup. On ne doit pas jouer avec la liberté des gens. Dans cette affaire, le maître des poursuites a fait preuve d’une légèreté en ce qui concerne Boubacar Decoll Ndiaye et Oumar Keïta», déplore le conseil de la défense.

Violation des droits des accusés
Par ailleurs, Me Samba Ametti rappelle au juge que son client ne connaît toujours pas le motif de son arrestation. Son seul indice de culpabilité est d’avoir eu une discussion avec Matar Diokhané et l’imam Aliou Ndao. Hormis cela, informe-t-il, « aucun autre élément en charge » n’a été retenu contre Boubabar Decoll Ndiaye. L’avocat fait remarquer que Decoll Ndiaye n’est pas un terroriste et n’a jamais commis un acte ou attentat terroriste. Au contraire, renseigne-t-il, « un attentat a été commis contre les droits et libertés de l’accusé ». Me Assane Dioma Ndiaye, avocat d’Oumar Keïta, n’a pas trop insisté sur le sort de son client. Dans sa plaidoirie, il a plutôt mis l’accent sur les vices de procédure.

A son avis, son client Oumar Keïta a été déjà défendu par le maître des poursuites qui, dans son réquisitoire, a indiqué qu’aucune charge n’a été retenue contre lui. Toutefois, Me Ndiaye s’apitoie sur le sort des accusés. Selon lui, « quelle que soit la décision du juge, ces personnes ne pourront plus se réintégrer dans la société ». Me Hilal a soutenu que son client Oumar Keïta est innocent. Selon elle, ni le délit d’apologie du terrorisme encore moins celui de financement ne peuvent être retenus contre son client qui, dit-elle, n’a participé à aucune réunion, « n’a jamais reçu de l’argent de personne » et « n’a subi aucune formation ou entrainement militaire ». Elle demande au juge de confirmer la demande d’acquittement formulée par le procureur à l’encontre des accusés Oumar Keïta et Boubacar Decoll Ndiaye.

Aliou Ngamby NDIAYE

LA DÉFENSE NIE LA CULPABILITÉ DE MOUHAMED LAMINE MBALLO
Selon les avocats de Mouhamed Lamine Mballo, leur client a effectué un voyage au Nigéria mais aucune infraction ne peut être retenue contre lui. Dans leurs plaidoiries, hier, ils ont insisté sur la responsabilité de sa famille et de l’Etat du Sénégal qui ont laissé sortir ce garçon du pays alors qu’il était mineur.

Mouhamed Lamine Mballo, âgé de 23 ans et habitant à Fass Delorme, avait rejoint les rangs de Boko Haram au Nigéria. Son avocat Me Baba Diop n’a pas contesté ce voyage de son client dans le fief de Boko Haram. Cependant, il a plus insisté sur les raisons de ce déplacement. Selon lui, Mouhamed Lamine Mballo alias Abu « Zirkifli » a quitté Dakar alors qu’il n’avait que 16 ans pour rejoindre la Mauritanie. L’accusé, dit-il, a été convaincu par le nommé Moussa Mbaye à rejoindre Nouakchott pour apprendre le Coran. Après quelques années passées en terre mauritanienne, « Zirkifli » est parti, par la suite, au Nigéria.

Pour son avocat, Mouhamed Lamine Mballo a été amené au Nigéria. Même dans la zone de Boko Haram, ajoute le conseil de la défense, « Mouhamed Lamine Mballo n’a pas agi, il a subi ». « On lui a fait subir des entrainements. Il a tout subi dans cette affaire jusqu’à tomber malade. Finalement, il a imploré Moussa Mbaye de le faire revenir au Sénégal. C’est comme ça qu’on a organisé sa fuite de Sambissa », explique Me Diop. En outre, Me Baba Diop indique que séjourner dans un pays voisin ne veut pas dire que son client est coupable d’actes de terrorisme. D’après l’avocat, son client a même fui le Nigéria pour ne pas combattre auprès des djihadistes. « Il a juste voyagé. Jusque-là, il n’y a aucune infraction retenue contre lui », insiste-t-il. Me Abou Gningue vient d’appuyer la thèse de son confrère en demandant au tribunal de bien vouloir rectifier l’ordonnance de renvoi en décollant le pseudonyme de Abu Zirkifli » donné à son client. Pour l’avocat, « c’est une erreur sur la personne car ce garçon n’est pas le Abu Zirkifli dont on parle dans cette affaire ». D’ailleurs, ses co-accusés Oumar Yaffa et Cheikh Ibrahima Bâ ont souligné devant la barre que le Mohamed Mballo alias Abu « Zirkifli » qu’ils ont rencontré au Nigéria n’est pas celui qui est avec eux devant la barre. Me Gningue d’ajouter que son client ne peut être poursuivi pour aucune des infractions visées dans l’ordonnance de renvoi et dans le réquisitoire du procureur.

Au contraire, il considère que son client « est un garçon qu’on a torturé, transporté de la Mauritanie vers le Nigéria ». « Ce garçon est victime de ses parents, de son Etat dont il a franchi le territoire en étant mineur pour rejoindre un pays étranger », déplore Me Abou Gningue. Me Baba Diop ajoute, pour sa part, qu’il y a des indices pour son client, mais il n’y a aucune preuve qui peut étayer sa culpabilité. Ainsi, demande-t-il au président de la chambre criminelle « d’acquitter purement et simplement » Mouhamed Lamine Mballo.

Awa Kane FALL (stagiaire)

La Croix rouge sénégalaise et l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés (Unchr) ont lancé le projet de sensibilisation et d’assistance des personnes impliquées dans les flux migratoires mixtes au Sénégal. Le projet pilote concerne les régions de Dakar, Saint-Louis et Tambacounda, pour une période de six mois.

Selon les chiffres de l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés (Unchr), entre 2 et 3% de la population de l'Afrique de l'Ouest, soit 8,66 millions d'individus, sont concernés, chaque année, par la mobilité. Et le Sénégal n'y échappe pas. Pour y apporter des réponses adéquates, la Croix Rouge sénégalaise et l'Unchr ont lancé un projet pilote de sensibilisation et d'assistance des personnes impliquées dans les flux migratoires mixtes au Sénégal. D’après Ibrahima Dramé, coordonnateur national du projet, il s'agit de « soutenir le plaidoyer pour une meilleure prise en compte des besoins des migrants dans les politiques nationales et locales de développement ». Donc sensibiliser. Pour ce faire, toutes les composantes de la société ont le devoir d’apporter leur contribution.

Expliquant le projet, M. Dramé confie que « quand on parle de migrations mixtes, ce sont les personnes immigrées, les retournées, les migrants en transit, les potentiels migrants, les réfugiés, etc. ». La sensibilisation, par des activités d’information, d’éducation et de communication pour le changement de comportement, est portée par des volontaires à travers des visites à domicile et des émissions à la radio.

« Aussi, allons-nous organiser, à l’intention des autorités administratives et coutumières, des ateliers dans le dessein de porter le plaidoyer dans les communautés. C’est dans ce cadre que s’inscrivent les ateliers régionaux de plaidoyer qui permettront de visiter les actions développées jusque-là par les partenaires, mais aussi les perspectives d’intervention au profit des migrants », fait-il savoir. Aujourd’hui, le Sénégal n’est pas épargné par ce fléau. En effet, ils sont encore des milliers à braver les frontières terrestres et la mer, au péril de leur vie. Pour Elhadji Abdou Karim Cissé, de la délégation des Sénégalais de l'extérieur, « rien qu’en 2017, près de 3.000 migrants sénégalais venant de Libye ont été accueillis ».

C’est pourquoi, dit-il, la prise en charge psychosociale est importante. Mais, il faut être conscient que le nœud du problème reste le manque d'emploi. Devons-nous essayer de mettre en place des projets qui les retiennent chez eux, avec des programmes comme le Prodac, l'Anida, etc. « Il faut leur faire comprendre que l’immigration n’est pas forcément la solution », soutient M. Cisssé. Ce que partage le coordonnateur du projet avant de mettre l’accent sur la prise en charge psychosociale. « Celui qui part nourrit des rêves. S’il ne les réalise pas, il est, psychologiquement, abattu. Et même celui qui est revenu avec de l’argent peut être en manque de repères sociaux. C’est pourquoi ce volet est assez important », estime-t-il.

Oumar FEDIOR

La salle de délibération de l’hôtel de ville de Sédhiou s’est avérée exigüe pour accueillir toutes les femmes venues participer à l’élection de la présidente de leur Réseau pour l’entrepreneuriat, le développement économique et social (Rfedes). C’est le député Nadianko Sané qui, par consensus, a été porté à la tête dudit réseau.

Choisie pour présider aux destinées du Réseau des femmes pour l’entrepreneuriat, le développement économique et social (Rfedes) de Sédhiou, Mme Nadianko Sané a exprimé toute sa satisfaction face à cette marque de confiance que lui ont manifestée ses sœurs. Dans la foulée, elle a présenté sa feuille de route riche de mesures concrètes qui vont toutes dans le sens de l’amélioration de la condition de vie des femmes frappées par une pauvreté.

Pour lutter contre celle-ci, elle a demandé aux femmes d’initier des projets bancables qui seront soumis aux sources de financement existant dans la région. Si certaines femmes ont des difficultés pour élaborer leur projet, le Rfedes commettra des experts pour les aider. A côté des possibilités de financement déjà existantes, une autre belle opportunité vient d’être récemment offerte aux populations de Sédhiou. Il s’agit des 500 millions de FCfa que la Délégation à l’entrepreneuriat rapide (Der) vient de mettre en place dans la capitale du Pakao. Ce financement est destiné aux femmes, sans aucune limite d’âge, alors que pour les hommes, il faut être âgé au plus de 40 ans. Déjà prévenues, les femmes de Sédhiou savent que si toute la somme allouée n’est pas utilisée, le reste sera affecté à une autre région. Mais, pour le maire de Sédhiou, Abdoulaye Diop, par ailleurs ministre de l’Emploi, on n’en arrivera pas à cette situation. « Au contraire, on va demander 500 autres millions de FCfa grâce au dynamisme dont les femmes de Séhiou vont faire montre, d’autant plus qu’elles ne sont pas frappées par la limite d’âge ». Cela prouve, selon Abdoulaye Diop, la haute considération que le Chef de l’Etat a pour les femmes.

Malamine KAMARA

La Direction régionale des douanes du Nord a procédé, hier au centre d’enfouissement technique de Gandon, à l’incinération d’une importante quantité de produits frauduleux ou périmés : drogue, cigarettes, médicaments, etc. La valeur de ces marchandises prohibées, saisies dans les subdivisions des douanes de Matam, Saint-Louis et Louga, est estimée à près de 2 milliards FCfa.

L’incinération s’est déroulée en présence de l’adjoint au gouverneur chargé du développement, Hadim Hane, et de plusieurs autres autorités administratives et chefs de services de services régionaux. L’occasion a été saisie par le lieutenant-colonel, Abdoulaye Diallo, chef de la subdivision régionale des douanes de Saint-Louis, pour se réjouir de cette opération coup de poing dénommée « Aar Sunu kom-Kom ». Le lieutenant-colonel Diallo a rappelé que l’opération est menée pour protéger notre économie contre les fléaux qui touchent surtout le secteur industriel. C’est la raison pour laquelle, l’accent a été mis particulièrement sur des produits comme les cigarettes, le sucre, l’huile, la farine, les médicaments, etc. A ce titre, a poursuivi le lieutenant-colonel Diallo, il faut saluer le travail remarquable effectué par l’ensemble des unités de la subdivision des douanes de Louga qui ont saisi une quantité très importante de drogue, notamment du chanvre indien et de la métaphétamine. Les douaniers, seuls, ne pouvaient pas faire ce travail, vu les effectifs et moyens limités. « C’est ainsi que d’autres forces (police, gendarmerie, sapeurs-pompiers), ainsi que des agents municipaux et du service régional du commerce nous ont appuyés », a-t-il tenu à souligner.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Le Capitaine Mamadou Dièye du 25è Bataillon de Reconnaissance et d’Appui vient d’être radié des Armées, indique un communiqué de la direction de l’information et des relations publiques des Armées (Dirpa). En outre, il est susceptible d’être traduit, comme tout déserteur, devant les juridictions ordinaires à formation spéciale pour désertion.Traduit devant un Conseil d’enquête, hier,

pour motif «Fautes contre la discipline», le Capitaine Mamadou Dièye qui avait fait les choux gras de la presse, après sa sortie dans les médias, a été finalement «radié des cadres d’active des Armées à compter du 23 mai 2018 (Ndlr : hier)», informe la Dirpa. A compter de cette date, poursuit la Dirpa, « l’intéressé est versé dans les réserves comme soldat ». Toujours selon le service des relations publiques des Armées, M. Dièye, « ayant formulé une demande de disponibilité le 9 février 2017, s’est absenté de son unité sans attendre la réponse de l’autorité investie du pouvoir de décision, en l’occurrence le président de la République, Chef suprême des Armées». Signalé manquant aux appels le 10 avril 2017, il a été porté «déserteur le 17 avril, conformément à la réglementation en vigueur dans les Armées».

D’après la Dirpa, cette désertion constitue «une faute sévèrement réprimée par le règlement de discipline générale et code de justice militaire». A cet effet, le Capitaine Mamadou Dièye a été «puni de 60 jours d’arrêt de rigueur assortis de sa traduction devant un conseil d’enquête en vue de sa radiation des cadres d’active, suivant la décision n°0857/MFA/CAB MILI/CPO du 16 avril 2017. Suivant l’ordre d’envoi n°059/PR/EMP/CPO du 26 mars 2018, le conseil s’est réuni le 23 avril 2018 (hier) et a émis un avis favorable, à la majorité des voix, pour la radiation des cadres de l’intéressé qui sera versé dans les réserves comme soldat», explique la Dirpa.

Par ailleurs, cumulativement à sa radiation des cadres d’active des Armées et en application de la loi 94-44 du 27 mai 1994 portant code de justice militaire et des textes réglementaires subséquents, «le capitaine Dièye est susceptible d’être traduit, comme tout déserteur, devant les juridictions ordinaires à formation spéciale pour désertion à l’intérieur en temps de paix, selon l’article 17 de la loi suscitée», fait savoir la Dirpa.

Daouda MANE

I - ABOU BAKR

1. Ses origines et sa famille
Abou Bakr naquit vers 572 AC à la Mecque, soit deux années après la naissance de Mouhammad ibn Abd-Allah, le Sceau des Prophètes (Que la Bénédiction et le Salut de Dieu soient sur lui). A l’époque préislamique, il était surnommé Abd Al-Ka’ba (Serviteur de la Ka’ba). C’est après l’avènement de l’Islam que le Prophète lui donna le nom de Abd Allah (Serviteur d’Allah) et le surnomma Al- Atîq (Epargné [du feu]) puis As-Siddiq (Véridique). Il est le fils d'Abou Qouhafah Outhmane, fils d'Amr, fils de Kaab, fils de Saad, fils de Taym, fils de Mourrah, fils de Kaab. Sa mère, Salma, surnommée Oum Al-Khayr (la mère du bien), est la fille de Sakhr, fils d'Amr, fils de Kaab, fils du Saad, précité. Ses parents sont des descendants Mourrah ibn Kaab, ancêtre du Messager d’Allah. Ils faisaient partie des Banou Taym, réputés pour leur bonne éducation, et appartenaient ainsi à la Tribu Qourayche. La Tradition rapporte qu’avant l’avènement de l’Islam, il ne partageait pas les croyances et le culte de sa tribu, et ne se prosterna guère devant une idole. As-Siddiq fit preuve de belles vertus dès sa prime jeunesse. Appartenant à une famille relativement aisée, il s’adonnait au commerce et faisait montre de bonté à l’égard des plus démunis. Il entretenait déjà de solides liens d'amitié avec le jeune Mouhammad Al-Amine (Digne de confiance), le futur Prophète de l’Islam. Il jouissait aussi du respect et de l’estime des gens. Au plan physique, il se distinguait par un nez fin et pointu, des yeux enfoncés, un front bombé et le dos légèrement courbé. Abou Bakr épousa respectivement Qatila bint Saad, Oumm Roumân, la mère de Aïcha, Habiba bint Kharidja et Asmâ bint Oumays. Ils eurent pour enfants : Abdoullah, blessé à Taïf et mort au début du califat de son père, Asmaa, l’épouse de Zoubayr ibn al-Awwam, Abdourrahman, Aïcha, l'épouse du Prophète, Mouhammad nommé Gouverneur d'Egypte sous le califat d'Ali ibn Abi Talib, et Oum Kalthoum, née après le décès de son père. Il habita à La Mecque et plus tard, à Sateh, un quartier situé en banlieue médinoise. Il déménagea, six mois après son accession au califat, pour s'installer au centre de la cité de Médine.

2. Son engagement dans l'Islam
Quand Mouhammad (Bénédiction et Salut de Dieu sur lui) fut investi de la mission prophétique, Abou Bakr fut le premier homme libre à répondre à son appel et à le rejoindre. L’Envoyé de Dieu dira : « Je n'ai jamais appelé quelqu'un à l'Islam sans rencontrer quelques hésitations de sa part, à l’exception d'Abou Bakr ». Il se mit immédiatement au service de sa nouvelle foi, la prêcha auprès de ses frères et amis et parvînt à convertir notamment Outhmane Ibn Affan, Zou- bayr Ibn al Awwam et Talhah Ibn Oubaydoullah. Lorsque la première vague de conversion atteignit la population servile qui s’exposa ainsi à une cruelle oppression, Abou Bakr procéda au rachat des esclaves convertis, parmi lesquels figuraient Bilal Ibn Rabah et Amr Ibn Fouhayrah. Sa défense de la cause des opprimés lui valut des difficultés qui s'aggravèrent au point qu'il envisageât d'émigrer en Abyssinie. Arrivé à Qârah avec d'autres coreligionnaires se trouvant dans la même situation, il fit la rencontre d’Ibn Doughounna, un puissant chef local, qui le persuada de retourner à la Mecque, sous sa protection. Quand plus tard ce dernier lui demanda, sous la pression de ses Qourayches, de ne plus prêcher en public, il décida de se passer de sa protection, se suffisant à la Protection divine qu’il jugea encore plus efficace. La consolidation de ses liens avec le Prophète fut tellement marquée à cette époque qu’il allât jusqu’à lui donner en mariage, sa propre fille, Aïcha, alors relativement jeune. Dénommée la mère des croyants, elle fut une inégalable enseignante qui transmit une bonne partie des Hadiths et partant, permit aux musulmans de mieux comprendre leur religion. Quand Allah Très-Haut autorisa son Messager à quitter La Mecque pour se rendre à Yathrib (Médine) en 622 AC, en liaison avec les persécutions violentes dont faisaient l’objet les premiers musulmans, Abou Bakr eut l'insigne honneur d’avoir été le seul à l'accompagner. Ce privilège exclusif est immortalisé dans le Coran, en ces termes : « Si vous ne lui portez pas assistance, Allah lui a déjà apporté la Sienne lorsque ceux qui avaient mécru, l’avaient chassé et qu’il se trouvait dans la grotte avec son seul compagnon, il disait à celui-ci : Ne t’afflige pas car Allah est avec nous » (At-Tawba, Le Repentir, 9:40). Répondant à son surnom, As-Siddiq, il s’avéra le plus fidèle des Compagnons du Messager. Il assista à toutes les opérations armées qu’il conduisit et fut même son porte-étendard lors de ses dernières campagnes militaires, notamment l’expédition de Tabouk contre les Romains.

Par Docteur Khadim MBACKÉ de l’Ifan

L’application du décret n°2015-145 du 4 février 2015 fixant les modalités d’intervention des Organisations non gouvernementales (Ong) au Sénégal, connaît quelques difficultés. C’est le constat fait par des acteurs de la société civile et de l’administration territoriale à l’occasion d’un atelier d’évaluation organisé par le Conseil des Ong d’appui au développement (Congad).

Afin de permettre aux Ong de se mouvoir tranquillement, et à l’Etat de mesurer la participation de ses partenaires dans le cadre des actions économiques et sociales par le biais des programmes d’investissement, le décret n°2015-145 du 04 février 2015 avait été signé. Trois ans après sa mise en œuvre, le Conseil des Ong d’appui au développement (Congad) a organisé un atelier national d’évaluation de l’impact de l’application. Une rencontre qui entre dans le cadre du Programme d’accompagnement des initiatives citoyennes de la société civile (Paisc), initié par le gouvernement du Sénégal et financé par l’Union européenne.

Pour Ibrahima Sakho, directeur des affaires générales et de l’administration territoriale (Dagat), ce décret a pour vocation de normer les rapports qu’il y a entre l’Etat et les Ong. Mais, selon lui, il y a souvent des problèmes de compréhension, relativement aux démarches pour obtenir un agrément et à la présentation des programmes d’investissement. Avant d’intervenir au Sénégal, l’Ong doit avoir un programme d’investissement approuvé concomitamment par le ministre de l’Intérieur et celui en charge des Finances. Et là, il y a des difficultés de compréhension. Il y a également des lenteurs qui sont imputables à l’administration qui, pour des raisons qu’on ne maitrise pas souvent, peut trainer les pieds.

Ces récriminations sont souvent portées à la connaissance de l’autorité. Et, parmi les Ong, il y en a qui sont marquées par des préoccupations de célérité», a-t-il expliqué. Revenant sur l’objectif de cet atelier qui fait suite à une série de rencontres tenues dans les régions, sous la supervision du Congad, le coordinateur du Paisc, Cheikh Tidiane Ly, a précisé que ce décret obéissait à des circonstances. « Mais, celles-ci peuvent évoluer. Et lorsqu’elles évoluent, l’Etat est obligé de s’adapter. Avant d’intervenir au Sénégal, l’Ong doit avoir un programme d’investissement approuvé concomitamment par le ministre de l’Intérieur et celui des Finances », a-t-il fait savoir.

D’après lui, cet atelier permet d’observer toutes ces contraintes, de chercher à les lever et de faire de nouvelles propositions réglementaires pour permettre d’avoir un texte qui s’adapte. « A ce titre, le Paisc a accordé une subvention au Conseil des Ong d’appui au développement (Congad) pour permettre de revisiter ce décret qui fixe le cadre d’intervention des Ong », a dit M. Ly qui a ajouté que « l’objectif final, c’est de faciliter l’obtention de cet agrément, de permettre aux Ong de se mouvoir tranquillement, et à l’Etat de mesurer la participation de ses partenaires dans le cadre des actions économiques et sociales par le biais des programmes d’investissement ». A son avis, il faut que l’Etat regarde, apprécie et approuve avant que les Ong ne se mettent sur le terrain.

Oumar FEDIOR

Me Ndoumbé Wone, comme son confrère Me Bamba Cissé, a dénoncé une « détention arbitraire » d’Amy Sall. Dans leurs plaidoiries, hier, devant la barre, ils ont demandé au juge l’acquittement de leur cliente qui « n’a absolument rien fait ».

Les avocats d’Amy Sall considèrent l’arrestation de leur cliente, poursuivie pour financement du terrorisme et blanchiment de capitaux, comme une « détention illégale et arbitraire ». Pour Mes Ndoumbé Wone et Bamba Cissé, « on ne peut pas poursuivre les épouses de Matar Diokhané parce que simplement leur mari a été arrêté ». Dans sa plaidoirie, Me Ndoumbé Wone s’est attelée à démonter les délits pour lesquels Amy Sall, première épouse de Matar Diokhané, est poursuivie. Selon l’avocate, Amy Sall n’est interrogée, pendant toute la procédure, que sur sa relation avec Matar Diokhané qui n’est personne d’autre que son mari. Pourtant, renchérit-elle, l’accusée a indiqué devant les gendarmes enquêteurs que son mari lui a toujours déclaré qu’il est un maître coranique. Ce qui a fait dire à Me Wone qu’Amy Sall ne méritait pas la prison, mais tout au plus un contrôle judiciaire.

Par ailleurs, Amy Sall est poursuivie pour financement du terrorisme en relation avec une entreprise terroriste et blanchiment de capitaux pour avoir reçu des mains de Coumba Niang, la deuxième épouse de Matar Diokhané, la somme de 500 euros, environ 325.000 FCfa, et d’avoir remis à Ibrahima Diallo une enveloppe de 200.000 FCfa pour l’achat de deux téléphones portables. Pour ces délits, le représentant du ministère public a requis 5 ans de prison ferme pour la dame Amy Sall. Me Bamba Cissé a précisé que le blanchiment de capitaux ne se résume pas seulement à la détention de l’argent. Ce délit, a-t-il dit, suppose un placement, un transfert. «Est-ce qu’Amy Sall, au moment de recevoir les 500 euros, savait que cet argent avait une origine illicite ? En quoi le fait d’accepter de recevoir d’un Smartphone est un financement du terrorisme », s’est-il interrogé.

Au-delà de sa cliente, Me Bamba Cissé a soutenu qu’aucun des accusés, dans cette affaire, ne peut être poursuivi pour blanchiment de capitaux. Il a rappelé au juge que sa cliente a été traumatisée par les circonstances de son arrestation. Cette dame, bien que première épouse de Matar Diokhané, a été un « laissé-pour-compte à qui l’on ne confiait rien ». Par ailleurs, Me Ndoumbé Wone a souligné que sa cliente Amy Sall n’a jamais remis la somme de 200.000 FCfa à Ibrahima Diallo pour l’achat de deux téléphones portables. Cet argent, a-t-elle précisé, a été remis par Coumba Niang la deuxième épouse de Matar Diokhané. Si Amy Sall a une fois touché de l’argent dans cette affaire, ce sont les 500 euros qu’elle a reçus de Coumba Niang pour pouvoir se rendre au baptême de la sœur de son mari.

Excepté cela, a-t-elle ajouté, l’accusée n’a jamais touché à cet argent, elle qui vivait chez ses parents en l’absence de Matar Diokhané. Les deux avocats ont demandé l’acquittement de leur cliente. D’après Me Bamba Cissé, « Amy Sall n’a absolument rien fait ». Me Ndoumbé Wone a invité le juge à appliquer le droit à travers des éléments objectifs. « En appliquant le droit, vous allez acquitter Amy Sall de toutes les infractions », a-t-elle dit, avec un brin d’espoir.

Aliou Ngamby NDIAYE

LES CONSEILS D’ALIOUNE BADARA SALL DEMANDENT SON ACQUITTEMENT
Le représentant du ministère public a requis 5 ans de prison contre Alioune Badara Sall pour le délit de blanchiment de capitaux. Ses avocats ont demandé, hier, au juge Samba Kane « d’acquitter purement et simplement » leur client. « Alioune Badara Sall, selon son conseil Me Ameth Sall, n’est intéressé que par son travail et sa religion ». C’est pourquoi il a été pendant longtemps le leader des jeunes sunnites de la ville de Rufisque. Toutefois, l’avocat a indiqué que diriger les jeunes sunnites dans une localité ne peut pas faire de son client un terroriste.

L’accusé, poursuivi pour blanchiment de capitaux, avait reçu de Matar Diokhané, un de ses co-accusés, la somme de 12 millions FCfa pour lui construire une maison à usage d’habitation à Keur Ndiaye Lô. Devant la barre, Matar Diokhané avait informé que ces 12 millions de FCfa provenaient des 65.000 euros qu’il avait reçus de Moustapha Diop, un étudiant sénégalais basé en Arabie Saoudite. Mais, selon le procureur, l’argent découlait de l’enveloppe que les djihadistes sénégalais avaient reçue d’Aboubakr Shekau, le chef de Boko Haram, à leur retour au Sénégal.

Quoi qu’il en soit, Me Ameth Sall a souligné que son client avait reçu de Matar Diokhané de l’argent pour lui construire une maison sur la base d’un contrat établi. « Tout ce qu’on avait escompté comme degré d’implication d’Alioune Badara Sall est faux. Alioune Badara Sall est un homme plein d’idées. Il est le gérant de la société Actif. Il n’y a jamais eu de dissimulations dans ses rapports avec Matar Diokhané », a précisé l’avocat. Son confrère Me Ababacar Cissé de renchérir en disant que son client ne peut être poursuivi pour blanchiment de capitaux car il n’y a aucune preuve qui peut l’établir.

«L’auteur d’un blanchiment doit savoir que l’argent qu’on lui propose vient d’un crime ou d’un délit ou d’une participation à ce délit. Est-ce que l’argent remis à Alioune Badara Sall par Matar Diokhané vient d’un crime ? De quelle infraction s’agit-il en amont ? » s’est demandé Me Cissé. En « l’absence de crime prouvé en amont », Me Ababacar Cissé a demandé au juge d’acquitter son client de tous les chefs d’inculpation, y compris le délit de blanchiment de capitaux.

A. Ng. NDIAYE

La Fondation Kéba Mbaye a remis un important lot de denrées alimentaires et de produits d’entretien au « daara Elhadji Massamba Mbengue » sis au quartier Takhikao à Thiès. Cette belle action est allée à une école coranique modèle qui lutte contre la mendicité des enfants talibés.

Au « daara Elhadji Massamba Mbengue », la propreté des lieux et des enfants, leur bonne mine tout comme leur allure joviale, prouvent au visiteur qu’ils vivent dans un environnement convivial et décent. « Ici, nous mangeons, au déjeuner et au dîner, le même mets. Par contre, les enfants, pour ce qui est du petit-déjeuner, raffolent de bouillie de mil alors que je préfère, moi, prendre du pain », renseigne Tafsir Abdourahmane Gaye, le maître du « daara ». Les habits des enfants sont lavés par une femme rémunérée et l’entretien du « daara » est assuré par un élément de l’équipe d’encadrement. « Les pensionnaires dorment au premier étage, le rez-de-chaussée étant réservé aux apprentissages », ajoute-t-il.

Sur l’historique du « daara », l’enseignant explique que le terrain et certains bâtiments qui y sont édifiés sont à l’actif du bienfaiteur Elhadji Massamba Mbengue à qui ils ont donné le nom de l’école pour lui exprimer leur gratitude. Dans ce « daara », il y a de l’électricité et de l’eau. Du fait des factures d’eau très élevées, un puits a été foré. Son eau est exclusivement réservée pour le linge, la vaisselle et le lavage des carreaux. Le « daara Elhadji Massamba Mbengue » compte un effectif de 99 enfants, répartis par cohorte de 30 dont chacune est suivie par un maître pour les apprentissages. Ici, aucun enfant ne mendie.

C’est pourquoi Tafsir Abdourahmane Gaye dit mesurer à sa juste valeur le lot de denrées alimentaires et de produits d’entretien offerts au « daara Elhadji Massamba Mbengue » par la Fondation Kéba Mbaye. Séduits par ce qu’ils ont vu et entendu, Moustapha Sarr et Mme Bintou Samatey, membres de ladite fondation, disent être « rassurés par l’approche développée au « daara Elhadji Massamba Mbengue ». Selon eux, leur fondation est contente pour ce qu’elle a découvert comme modèle de gestion d’un « daara » moderne.

Mbaye BA

La Ligue islamique mondiale, à travers l’Organisation internationale pour le secours, l’assistance et le développement, a procédé, hier, à la distribution de denrées alimentaires à des familles et à une remise d’allocations à des orphelins, pour une enveloppe totale de 100 millions de FCfa.

L’Organisation internationale pour le secours, l’assistance et le développement a profité du contexte particulier du Ramadan pour témoigner sa solidarité aux populations défavorisées. Elle a distribué des denrées alimentaires d’une valeur de 13 millions de FCfa à 550 familles sénégalaises dont chacune a eu droit à un sac de riz de 50 kg, un paquet de 5 kg de sucre et un bidon d’huile de 5 litres. Aussi, l’occasion a-t-elle été saisie pour remettre des allocations d’une valeur de 85 862.000 FCfa à 470 orphelins parrainés par l’organisation islamique qui s’est maintenue dans cette dynamique depuis sa création en 1962.

Pour le directeur régional de la Ligue islamique mondiale, Mahmoud Omar Fallatah, cet acte de solidarité est une façon de partager avec les bénéficiaires le sourire et la joie dans la fraternité, sans distinction de religion, d’ethnie ou de région. La structure apporte un appui financier et matériel à des couches vulnérables en vue de les sortir de la pauvreté. Les différents intervenants ont mis en exergue le sens des valeurs islamiques comme la solidarité, la paix et le partage qui visent à corriger des déséquilibres sociaux et à favoriser une dynamique de croissance.

Ces différentes initiatives en faveur du développement ont été magnifiées par le représentant du ministre de la Femme, de la Famille et du Genre qui estime qu’elles entrent en droite ligne des politiques nationales. « C’est par le partage, la solidarité, que nous allons franchir le cap de l’émergence. Cette démarche de haute portée sociale vient en appui aux efforts du gouvernement dans sa politique de protection des groupes vulnérables », a-t-il souligné.

Matel BOCOUM

Dimanche dernier, des milliers de Sénégalais ont renouvelé la tradition, vieille de 38 ans, de se rendre à pied à Popenguine, lieu de pèlerinage marial. Ils étaient très nombreux ceux qui, venant des sept diocèses du pays, les uns plus éloignés que les autres, à sacrifier à cette démarche de foi lancée pour la première fois en 1980. La foi en bandoulière, ces jeunes se sont laissé gagner par la ferveur et l’enthousiasme qui se dégageaient de cette action qui représente une forme de dévotion populaire. Selon le Comité inter décanal de coordination de la marche pèlerinage (Cicomap), le diocèse de Dakar a mobilisé 11.500 marcheurs qui ont, une nouvelle fois, parcouru le circuit de plus de 52 km. Au total, ils étaient un peu plus de 20.000 jeunes, filles comme garçons, à braver la chaleur, la fatigue, la soif, pour témoigner la foi qu’ils portent en leur Seigneur. Comme lors des précédentes éditions, la paroisse Marie Immaculée des Parcelles Assainies (Mipa) s’est  fortement mobilisée, tout comme Saint-Paul de Grand-Yoff. Gabriel Preira, secrétaire général du ministère de la Jeunesse, a encouragé et félicité les marcheurs pour cette démarche de foi qui les guidera aux pieds de Notre Dame de la Délivrande où ils vont obtenir grâces et abondances, mais aussi de dire Oui, un oui qui leur permet d’aller vers le Seigneur, un oui d’engagement d’un Sénégal de paix et de prospérité. Eric Manga du Cicomap a remercié les populations de Toubab Dialaw qui accueillent chaque année les marcheurs dans leurs maisons et les a invitées à perpétuer ce geste noble.

Après la halte de Toubab Dialaw, les marcheurs ont rallié la basilique où ils ont été accueillis par des applaudissements et des prières. Dans la nuit du dimanche, ils ont participé à la messe qui leur était dédiée ; l’occasion pour eux d’adresser leurs intentions à la Vierge Marie.

De nos envoyés spéciaux Eugène KALY et Samba Oumar FALL

A Popenguine, les pèlerins interrogés n’ont pas le même avis sur le projet de délocalisation du sanctuaire marial devenu, aujourd’hui, très étroit pour accueillir de nombreux fidèles chrétiens. Certains sont favorables à la délocalisation qui permet d’avoir plus de places assises, d’autres pensent tout simplement qu’il faut agrandir l’existant.

« Le nouveau sanctuaire marial de Popenguine sera construit au sommet d’une colline. Il permettra aux pèlerins d’avoir une magnifique vue sur la mer, un beau cadre avec une bonne aération.

Cette nouvelle infrastructure aura plus d’espace, sera accessible et conforme à un sanctuaire moderne qui vise l’avenir », avait affirmé l’archevêque de Dakar, Mgr Benjamin Ndiaye, dans une interview accordée au Soleil. Lors de cette 130eme édition du pèlerinage marial, des pèlerins interrogés sont divisés sur ce projet qui fait même l’objet d’un débat dans la cité religieuse. Assise au centre du sanctuaire, Bernadette Faye, de la paroisse Saint François d’Assise de Keur Massar, salue le projet. Elle applaudit même des deux mains l’initiative de délocaliser le sanctuaire dans un endroit beaucoup plus spacieux. « Nous devons avoir un sanctuaire moderne avec plus de places assises parce qu’il y a de plus en plus de pèlerins à Popenguine. Un sanctuaire beaucoup plus grand permettra à tout le monde d’être à l’aise et participer à la messe officielle du lundi », a soutenu Bernadette. Agée de plus 60 ans, cette fervente catholique a effectué plusieurs pèlerinages dans ces lieux dédiés à Marie. Elle reste, cependant, attirée par l’entrée triomphale des jeunes marcheurs au sanctuaire. « C’est magnifique », n’a cessé de répéter Mme Faye. Les yeux rivés sur ses enfants, Benoît Faye, de la paroisse Marie Madeleine de Mbao, a aussi approuvé le nouveau projet du sanctuaire. « L’existant a rendu d’énormes services à plusieurs générations chrétiennes qui viennent ici, depuis 1887, prier et se confier à Marie. Avec l’augmentation du nombre de pèlerins, il est devenu étroit. Il ne peut plus contenir les 100.000 pèlerins qui viennent des différentes localités du Sénégal et de la sous-région. Oui, nous voulons un nouveau sanctuaire beaucoup plus moderne, avec plus d’espaces », a lancé ce père de famille au milieu des enfants et sœurs. Mathias Diène, de la paroisse Sainte Angèle de Kounoune, a également salué l’idée d’un nouveau sanctuaire.

« C’est une bonne chose de délocaliser le sanctuaire parce que celui-là est dépassé. Il nous faut, aujourd’hui, un sanctuaire moderne avec plus de places assises », a souligné le jeune marcheur. Il est stoppé net par son ami, Nicolas Ngomaca Ndiane. « Je ne suis pas d’accord pour la délocalisation. Il faut agrandir le sanctuaire parce qu’il y a de l’espace derrière. Ici, c’est sacré parce que nos arrières parents ont prié ici. On ne doit pas le délocaliser. Ce lieu est symbolique ». « Il n’y a rien de symbolique parce que nous restons à Popenguine », a rétorqué Mathias. Plus loin, mais dans le même endroit, deux religieuses apprécient l’arrivée des marcheurs. Interpelée, Sœur Marie Sarr, de la Congrégation des sœurs franciscaines, estime que le sanctuaire actuel est bien placé.

« Au lieu de délocaliser et d’investir plus d’argent, il faut juste le moderniser et le rendre agréable. Ici, c’est beau. Je ne vois pas pourquoi il faut le déplacer en occasionnant de nouvelles dépenses», a-t-elle relevé. Sa position est largement partagée par ce pèlerin sous couvert de l’anonymat qui est favorable à l’agrandissement du sanctuaire actuel. Le coût du nouveau sanctuaire, après validation des plans par les architectes de l’Eglise et de la présidence de la République, est évalué à 1,7 milliard de FCfa.

De nos envoyés spéciaux Eugène KALY et Samba Oumar FALL

Mgr Benjamin Ndiaye a remercié Macky Sall pour son soutien. La présence du ministre de l’Intérieur est, à son avis, signe de sa proximité appréciée et de son attention louable à l’égard de la communauté chrétienne du Sénégal. Mgr Ndiaye a ainsi formulé de ferventes prières pour le chef de l’Etat, sa famille, et pour l’ensemble du peuple sénégalais. Par ailleurs, Mgr Benjamin Ndiaye a réitéré l’engagement de la communauté catholique, sous l’impulsion du Président Sall et en collaboration avec les différents acteurs sociaux, « à œuvrer sans répit pour un développement durable qui pousse dans le terreau de l’éducation aux valeurs, de la bonne gouvernance et du respect du bien commun ». Et pour l’Archevêque de Dakar, « il s’agit d’un noble et impérieux combat qui requiert, fidélité, détermination et prières ». En communion avec les responsables de la communauté musulmane, il a invité tous les croyants « à élever leurs prières vers le ciel pour implorer grâces et bénédictions de la part de Dieu sur notre pays et sur ceux qui le gouvernent ». Mgr Benjamin Ndiaye a également prié pour un bon hivernage porteur de récoltes abondantes.

De nos envoyés spéciaux Eugène KALY et Samba Oumar FALL

I - Abou Bakr
 
6- Les consignes militaires du Calife
Peu avant sa mort, le Prophète Mouhammad (Paix et Salut sur lui), avait pris la décision d’envoyer des troupes, placées sous le commandement du jeune Oussama ibn Zayd, âgé de dix-huit ans, à Abnaa, aux confins de la Syrie. Abou Bakr maintint cette expédition, dans un contexte marqué par des troubles qui secouèrent l'Arabie, à la suite de la propagation de la nouvelle de la mort du Prophète.

Oussama était le fils Zayd Ibn Hâritha, un captif affranchi de la tribu de Kalb (précédemment au service de Khadidja bint Khuwaylid, la première mère des croyants), fils adoptif et compagnon du Messager, et mort en martyr. Sa mère Oum Ayman, de son vrai nom Baraka bint Thaalaba, était la nourrice éthiopienne du futur Prophète. Le jeune homme, outre son fort engagement pour l'Islam et son courage exceptionnel, était pétri de qualités morales et spirituelles certaines.

Des chefs, parmi les Ansars, chargèrent Omar ibn Al-Khattab, de transmettre au Calife, leur souhait de voir le commandement de l'Armée confié à un homme plus âgé que le jeune commandant. Cette objection implicite à sa décision suscita une forte colère de la part d’Abou Bakr qui fut encore plus déterminé. En effet, il était connu pour son souci d’exécuter, à la lettre et sans hésitation, les ordres du Prophète, conformément au verset du Coran : « Il n'appartient pas à un croyant ou à une croyante, une fois qu'Allah et Son Messager ont décidé d'une chose, d'avoir encore le choix dans leur façon d'agir. Et quiconque désobéit à Allah et à Son Messager, s'est égaré certes, d'un égarement évident » (Al-Ahzab, 33:36).

Se remémorant cette disposition coranique, il s’exclama : « Omar, me demandes-tu de destituer un homme désigné par le Messager d’Allah ? ». Sans attendre la réaction de son interlocuteur, il quitta les lieux et donna l'ordre à l'Armée, de prendre la route. Au demeurant, il l’accompagna à pied jusqu’à la sortie de Médine, tenant les rênes du cheval du jeune chef militaire :

O Calife du Messager d'Allah, dit Oussama !  Monte sur un cheval, ou alors autorise-moi à descendre de ma monture !

Par Allah, répondit Abou Bakr, tu ne descendras pas et je ne monterai pas. En quoi cela peut-il me nuire que je foule la poussière de la terre pendant un certain moment, recherchant la seule Satisfaction d’Allah : sur le sentier pour la cause de Dieu, le combattant se voit accorder, à chaque pas franchi, sept cents bienfaits, en plus de sept cents grades accordés et de sept cents péchés absouts.

Le Calife lui prodigua ensuite des conseils, en considération du manquement grave qu’il commit lors de la bataille d’Ouhoud et qui lui valut une sévère mise en garde du Prophète. En effet, la conduite des opérations de guerre fut dès fois entachée d’erreurs dont certaines furent lourdes de conséquences, comme ce fut en cette circonstance où l’indiscipline coûta la vie à nombre des plus vaillants combattants.

Les principales directives du Calife au chef de l’Armée et à ses soldats, constituèrent l’ébauche des premiers articles d’une réelle charte de guerre : éviter tout acte de traîtrise ou de trahison, éviter tout acte de mutilation des ennemis, épargner les femmes, les enfants et les vieillards, laisser à leurs occupations les gens qui se seront retirés du monde pour se consacrer exclusivement au service de leur culte, épargnez les arbres fruitiers et les palmeraies, ne pas tuer les animaux, sauf pour satisfaire les besoins de consommation des troupes, ne pas se servir du butin de guerre, avant sa répartition.

Puis il les confia à Dieu : « Partez au Nom d’Allah »
Ces instructions militaires furent d’autant plus nécessaires que les soldats étaient, pour la plupart, relativement jeunes et par conséquent, pouvaient ne pas maîtriser les consignes de guerre en Islam. Abou Bakr insista particulièrement sur la nécessité d’épargner les civils, faisant de lui, l’un des précurseurs du Droit humanitaire international que les armées contemporaines ont du mal à respecter de nos jours.

Oussama ibn Zayd et ses troupes retournèrent victorieux, par la Volonté de Dieu, à Médine et furent traités avec des égards particuliers.

Dr Khadim Mbacké

La cité Sotiba de Pikine a été, hier, le théâtre d'un drame qui a plongé tout le quartier dans la consternation. Un gendarme qui n'était plus en activité s'est suicidé en se donnant une balle dans la bouche. Des proches ont révélé que le défunt, qui répondait au nom de Maguette Mbaye, était parfois confronté à des troubles psychiques. 

Horreur à la cité Sotiba où un gendarme à la retraite s'est donné la mort en se tirant une balle dans la bouche. Notre source nous a confié qu’aussi incroyable que cela puisse paraître, le pandore en inactivité a eu le temps de tirer deux balles dans sa bouche avant de s’effondrer. Les faits ont lieu, hier, aux vers 17 heures.

Alors qu'il était à bord de son véhicule 205 Peugeot de couleur verte qui circulait à la cité Sotiba à destination de la zone industrielle (cité Icotaf) où habite le défunt avec sa famille, on ne sait pour quel motif il s'est subitement rangé sur le bas-côté, a ouvert tranquillement la portière de la voiture, est sorti de la voiture et, tout en restant debout juste à côté du véhicule, introduit le bout de l'arme dans sa bouche puis appuya sur la gâchette avant de s’effondrer, gisant dans un bain de sang. Selon notre source, la balle a même transpercé l’intérieur de la bouche pour ressortir du côté du cou.

Des passants accourent vers les lieux du drame où, après avoir vu la scène macabre, ont ensuite alerté la police de Pikine. Les hommes en kaki débarquent systématiquement sur les lieux où ils procèdent au constat d'usage. On pouvait également noter la présence de la gendarmerie prévôtale de même que la police scientifique venue procéder à des prélèvements destinés à faciliter l’enquête.

Cependant, les opérations de constat sont coordonnées par le commissaire Adramé Sarr de la police de Pikine. Après quoi, des éléments de la brigade nationale des sapeurs-pompiers sont venus avant d’acheminer le corps du gendarme à la retraite à l'hôpital. En effet, une source proche de la famille du défunt a laissé entendre que Maguette Mbaye, âgé de 63 ans, polygame avec deux épouses, serait parfois sujet à des troubles psychologiques.

« C'est la raison pour laquelle ses proches lui avaient interdit le port de son arme. Mais, ils n'ont pas réussi à lui faire entendre raison », a témoigné la source. La police de Pikine a ouvert une enquête pour élucider les circonstances exactes de ce drame.

Abdou DIOP

Un acharnement barbare et aveugle sur des populations désarmées. Voilà la qualification du Conseil supérieur islamique (Csi) du Sénégal à propos des violences contre les populations palestiniennes.

Les violences qui ont secoué la Palestine continuent de susciter des vagues d’indignation. Selon le Conseil supérieur islamique du Sénégal (Csi), qui a examiné avec une attention particulière la situation qui prévaut actuellement en terre palestinienne sous l’égide de son président Mourchid Ahmed Iyane Thiam, «cette attaque viole l’ensemble des résolutions de l’Onu qui est chargée de la protection de la paix». Cette décision des Etats-Unis via son président qui, depuis son accession au pouvoir, multiplie des actions dénoncées de partout dans le monde, y compris dans son propre pays, a suscité des manifestations des populations palestiniennes. A cet égard, les forces israéliennes ont effectué une répression si meurtrière que plus de 60 Palestiniens, dont beaucoup d’enfants et de femmes, ont été tuées, et plus de 2 000 autres blessées. Ces faits relèvent d’une cruauté sans pareille et surtout, d’un mépris insolent des résolutions de la communauté internationale », indique le communiqué dont nous avons reçu copie. Ainsi, «le Conseil supérieur islamique dénonce avec la plus forte vigueur, l’acharnement aveugle et barbare de l’armée israélienne sur les populations palestiniennes désarmées ».

Par ailleurs, le Csi dit se réjouir «de la position adoptée par le président de la République, Macky Sall, qui a très tôt exprimé la désapprobation du gouvernement du Sénégal, face à ce massacre et qui a appelé les Nations-Unies à faire cesser la tuerie que perpétuent les autorités israéliennes». Aussi, le Csi «appelle l’Onu à contraindre l’Etat sioniste à respecter les résolutions qu’elle adopte depuis des décennies dans le sens de la paix dans cette partie du monde».

Pour rappel, ces év »nements sont survenus quand des dizaines de milliers de personnes ont manifesté le long de la frontière entre la bande de Gaza et Israël, le jour de l'inauguration de l'ambassade des États-Unis à Jérusalem.

Oumar FEDIOR

Les festivités religieuses de la 130ème édition du pèlerinage marial de Popenguine ont été clôturées par la messe solennelle présidée par l’archevêque de Dakar. Dans son homélie, Mgr Benjamin Ndiaye a invité les pèlerins à dire Oui au projet de Dieu pour éviter certaines dérives telles que les violences, les assassinats, dont les enfants sont victimes ces derniers mois. Le père évêque a aussi demandé aux femmes de dire Non aux avortements parce que la vie humaine est sacrée.

Le sanctuaire marial de Popenguine a affiché son plein ce week-end de Pentecôte. Les fidèles catholiques sont venus de tous les diocèses du Sénégal et des pays de la sous-région pour participer à la 130eme édition du pèlerinage marial de Popenguine sous le thème «Ô Marie, aide-nous à dire Oui au Seigneur ». Celui-ci a été décortiqué par le cardinal Théodore Adrien Sarr, Mgr Paul Abel Mamba, évêque de Ziguinchor, et Mgr Benjamin Ndiaye, archevêque de Dakar, qui ont célébré les messes du pèlerinage 2018. Mgr Ndiaye a présidé, cette année, la messe officielle devant de nombreux fidèles, des représentants du gouvernement et des dignitaires musulmans. L’archevêque de Dakar, après les deux lectures tirées du prophète Isaïe et de Saint Paul ainsi que l’Evangile de Saint Luc, s’est appuyé sur le dialogue missionnaire entre l’ange Gabriel et Marie, notamment les différentes réactions de la Vierge Marie qui doit mettre au monde un enfant alors qu’elle était vierge. Bouleversée, Marie s’interroge sur les propos de l’ange Gabriel. « Elle veut saisir le sens de l’événement et comprendre. L’ange la rassure et lui annonce la grâce de la maternité », a expliqué Mgr Ndiaye. Elle dit Oui. Pour l’archevêque de Dakar, c’est le Oui d’une jeune fille de Nazareth, la fiancée de Joseph, à la volonté de Dieu sur elle. « C’est le Oui de Marie, notre Mère, celle que Jésus nous a donné, quand elle était au pied de la Croix de son Fils ! Ce Oui traduit son acceptation libre », a souligné le père évêque. Selon lui,  c’est un Oui qui va déterminer toute sa mission et son parcours, depuis l’annonciation jusqu’à la Pentecôte. « Le Oui de maman Marie est un Oui à la maternité, un Oui à la vie, tout à l’opposé de nos avortements, de nos assassinats d’enfants, de nos meurtres rituels, de nos violences assassines… », a indiqué Mgr Benjamin Ndiaye qui a rappelé aux fidèles le cinquième commandement de Dieu : « Tu ne tueras pas », car tout homme est une histoire sacrée. « L’Homme est à l’image de Dieu », a dit l’autorité religieuse avant de demander : « Ô Marie, aide nous à dire Oui au Seigneur ! ».

Accueillir la parole de Dieu
L’archevêque de Dakar a dit aux nombreux pèlerins qu’ils sont venus à Popenguine pour s’inscrire à l’école de Marie, pour apprendre d’elle comment porter ce Oui chaque jour de notre vie.

« Acceptons Marie comme la maîtresse qui nous initie à l’écoute du Seigneur, pour accueillir la Parole de Dieu dans le silence et le recueillement, afin que cette parole éclaire notre chemin et inspire nos comportements. Allons à Marie comme à notre éducatrice, pour apprendre à prier avec elle et en communion avec les autres, comme ses enfants, mais aussi des frères et sœurs de Jésus-Christ… », a soutenu Mgr Ndiaye. Il a présenté Jésus comme un grand-frère qui a tant fait pour les hommes. Mgr Benjamin Ndiaye a invité les pèlerins à s’inscrire dans l’héritage spirituel des générations qui ont effectué plusieurs pèlerinages à Popenguine. Ils ont entrepris leur pèlerinage, depuis 1888 à l’initiative de Mgr Mathurin Picarda. Ce dernier disait de son vivant que « l’objet de ce pèlerinage qui ouvrira, nous l’espérons, la série des manifestations de la foi et de la piété envers Notre Dame de Délivrande, c’est d’introniser solennellement la Vierge dans le nouveau domaine que nous lui avons choisi et dont elle voudra bien, nous en avons l’assurance, accepter le patronage (R de Benoît, p 218 s) ». Les centaines de pèlerins qui ont rallié Popenguine, ce week-end de Pentecôte, ont déposé, d’après l’archevêque de Dakar, leurs problèmes, leurs fragilités, soucis de familles, de santé et de travail auprès de la Vierge Marie. « Nous venons aussi auprès de Marie, qui a chanté les merveilles de Dieu dans le magnificat, avec nos joies et nos satisfactions, nos avancées et nos progrès, sans oublier nos efforts d’engagements dans l’Eglise et dans la cité et notre bonheur de célébrer notre foi, dans la communion de l’amour fraternel et la fierté de notre identité chrétienne », a reconnu Mgr Ndiaye.

De nos envoyés spéciaux Eugène KALY et Samba Oumar FALL

MGR NDIAYE INSISTE SUR LE RESPECT DES ENGAGEMENTS
L’archevêque de Dakar a demandé aux Sénégalais, en particulier aux chrétiens, de respecter leurs engagements, c’est-à-dire la parole donnée. En commentant le thème du pèlerinage «ô Marie, aide-nous à dire Oui au Seigneur », l’archevêque demande aux pèlerins, à la suite de Jésus et de Marie, de dire Oui, « mais que notre Oui soit un Oui dans le concret de nos existences. » « Un Oui qui s’incarne chaque jour davantage dans notre vie spirituelle et notre vie profane, à travers nos engagements et nos obligations. Vivons le Oui de notre baptême », a recommandé Mgr Ndiaye. Il a invité les chrétiens à ne pas renier Jésus. « Nous avons été confirmés dans la foi. Demeurons fermes. Et quand nous allons communier, disions Oui à Jésus, avec foi, en répondant amen pour recevoir son corps.

« A la suite du Grand prêtre par excellence, vivons pleinement le Oui de notre sacerdoce, ce Oui que nous avons prononcé devant le peuple de Dieu, pour accepter la charge pastorale d’évêques, de prêtres ou de diacres, au jour de notre ordination, pour sacrifier, enseigner et servir le peuple de Dieu », a indiqué Mgr Ndiaye. Et d’ajouter : « A l’école du Christ, Maître et Seigneur, doux et humble de cœur, qui s’est fait chaste, pauvre et obéissant, que notre Oui pour le suivre dans la vie consacrée demeure libre et joyeux, généreux et confiant ». Le père évêque a rappelé aux fidèles que Jésus a aimé l’Eglise et s’est livré pour elle dans un Oui total. « Que notre amour d’époux chrétiens, scellé dans le sacrement du mariage, s’alimente toujours dans la fidélité du Christ, qu’il consolide et nourrisse le Oui de nos consentements mutuels échangés au jour de notre mariage, pour devenir une seule chair, nous attacher à notre conjoint et lui demeurer fidèle parce que Dieu lui-même, qui a scellé son alliance avec nous, est à jamais fidèles »,a relaté le guide religieux.

De nos envoyés spéciaux Eugène KALY et Samba Oumar FALL

20.000 JEUNES ONT PARTICIPÉ À LA MARCHE
Dimanche dernier, des milliers de Sénégalais ont renouvelé la tradition, vieille de 38 ans, de se rendre à pied à Popenguine, lieu de pèlerinage marial. Ils étaient très nombreux ceux qui, venant des sept diocèses du pays, les uns plus éloignés que les autres, à sacrifier à cette démarche de foi lancée pour la première fois en 1980. La foi en bandoulière, ces jeunes se sont laissé gagner par la ferveur et l’enthousiasme qui se dégageaient de cette action qui représente une forme de dévotion populaire. Selon le Comité inter décanal de coordination de la marche pèlerinage (Cicomap), le diocèse de Dakar a mobilisé 11.500 marcheurs qui ont, une nouvelle fois, parcouru le circuit de plus de 52 km. Au total, ils étaient un peu plus de 20.000 jeunes, filles comme garçons, à braver la chaleur, la fatigue, la soif, pour témoigner la foi qu’ils portent en leur Seigneur. Comme lors des précédentes éditions, la paroisse Marie Immaculée des Parcelles Assainies (Mipa) s’est  fortement mobilisée, tout comme Saint-Paul de Grand-Yoff. Gabriel Preira, secrétaire général du ministère de la Jeunesse, a encouragé et félicité les marcheurs pour cette démarche de foi qui les guidera aux pieds de Notre Dame de la Délivrande où ils vont obtenir grâces et abondances, mais aussi de dire Oui, un oui qui leur permet d’aller vers le Seigneur, un oui d’engagement d’un Sénégal de paix et de prospérité. Eric Manga du Cicomap a remercié les populations de Toubab Dialaw qui accueillent chaque année les marcheurs dans leurs maisons et les a invitées à perpétuer ce geste noble.

Après la halte de Toubab Dialaw, les marcheurs ont rallié la basilique où ils ont été accueillis par des applaudissements et des prières. Dans la nuit du dimanche, ils ont participé à la messe qui leur était dédiée ; l’occasion pour eux d’adresser leurs intentions à la Vierge Marie.

De nos envoyés spéciaux Eugène KALY et Samba Oumar FALL

MGR BENJAMIN NDIAYE, ARCHEVEQUE DE DAKAR : « ASSUMER PLEINEMENT NOTRE MISSION EN METTANT EN VALEUR LES TALENTS REÇUS DE DIEU »
L’archevêque de Dakar, se veut catégorique : «  nous ne sommes pas dans un monde qui s’oppose à Dieu, mais nous sommes bien dans le monde des hommes ». Selon Mgr Benjamin Ndiaye, chaque fidèle du Christ doit assumer pleinement sa mission en mettant en valeur les talents reçus de Dieu. « Nous devons rompre avec notre timidité, pour mieux nous engager dans les différents segments de la vie sociale. D’une manière ou d’une autre, nous avons dit Oui à la société, et nous avons pris des engagements vis-à-vis de nos pays, pour intégrer un corps de métier », a soutenu Mgr Benjamin Ndiaye. «  Alors que notre Oui soit un Oui ! Un Oui sans contournement ! Un Oui qui inspire notre vécu quotidien et honore nos engagements, dans le respect des lois et règlements », a insisté le prélat. Il invité les pèlerins à prier pour leurs pays et leurs dirigeants. « Confions aussi nos intentions à nos familles, nos communautés et pour le prochain hivernage », a prié le père évêque.

De nos envoyés spéciaux Eugène KALY et Samba Oumar FALL

CEREMONIE OFFICIELLE : L’ETAT DÉTERMINÉ À PRÉSERVER LA JEUNESSE DES IDÉOLOGIES AUX ANTIPODES DE NOS VALEURS
Le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, qui conduisait la délégation gouvernementale, a magnifié, hier, lors de la cérémonie officielle du pèlerinage marial de Popenguine, le rôle stabilisateur et fédérateur des communautés religieuses du pays. Aly Ngouille Ndiaye a réitéré l’engagement du gouvernement à toujours cheminer aux côtés de l’Eglise pour préserver la jeunesse sénégalaise de la propagation d’idéologies aux antipodes de nos valeurs de paix et de cohésion sociale.

A la tête d’une forte délégation composée des ministres Augustin Tine, Serigne Mbaye Thiam, Sophie Gladima, Samba Sy, Benoit Sambou, mais aussi de députés, de l’administration territoriale, de maires et autres membres du Hcct, Aly Ngouille Ndiaye a rendu hommage aux milliers de fidèles venus de tous les horizons et aux marcheurs à la quête de bénédictions aux pieds de la Dame de la Délivrande. Pour le ministre de l’Intérieur, moment ne pouvait être mieux choisi que la Pentecôte pour honorer Notre Dame de Popenguine en mettant à profit sa sainteté pour implorer d’elle, dans la ferveur et la communion, des prières et autres actions de grâces. De l’avis d’Aly Ngouille Ndiaye, l’édition de cette année revêt un cachet particulier dans la mesure où elle coïncide avec le Ramadan, également vécu dans la ferveur par la communauté musulmane. Il a profité de l’occasion pour magnifier la cohabitation pacifique entre chrétiens et musulmans, dans la tolérance et le respect.

Face à l’intolérance, l’extrémisme, au racisme et à la haine qui connaissent, aujourd’hui, un niveau jamais égalé, le ministre de l’Intérieur s’est dit convaincu que les messages de prudence et de discernement seront bien assimilés pour préserver encore le Sénégal des dérives du terrorisme et des guerres fratricides. « Le gouvernement est rassuré par l’image que nous renvoie l’attitude de des jeunes catholiques qui constitue une jeunesse disciplinée, consciente et à l’écoute de ses pasteurs », a laissé entendre Aly Ngouille Ndiaye qui a invité les différentes communautés religieuses à poursuivre la sensiblisation des masses pour une meilleure appropriation des valeurs de paix, de tolérance et d’humanisme qui sont le socle de ces religions révélées. Le gouvernement, a-t-il dit, demeure conscient du rôle stabilisateur et fédérateur de nos communautés religieuses. De même, le ministre de l’Intérieur a réitéré l’engagement du gouvernement à toujours cheminer aux côtés de l’Eglise pour préserver la jeunesse de la propagation d’idéologies aux antipodes de nos valeurs de paix et de cohésion sociale.

S’inspirer de la Vierge Marie
Pour Aly Ngouille Ndiaye, le thème de cette édition « Ô Marie, aide-nous à dire Oui au Seigneur » est en parfaite harmonie avec notre vécu spirituel dans ce monde actuel en perpétuelle mutation. Et de rappeler que « la Vierge Marie est restée fidèle et obéissante à Dieu par son Oui à douze fois réitéré à son Seigneur ». La Sainte Vierge a été et reste, selon le ministre, un modèle pour tous les fidèles, quelle que soit leur appartenance religieuse. « L’Eglise ne s’y trompe pas. Depuis quelques années, elle nous propose cette femme exceptionnelle comme modèle de vie », a-t-il souligné. « La profondeur de ce thème transcende l’Eglise catholique pour interpeler tout honnête homme », a fait savoir Aly Ngouille Ndiaye qui a exhorté les uns et les autres à imiter le comportement de Marie.

En outre, il a insisté sur les dangers qui guettent la famille, aujourd’hui en proie à des difficultés multiples, mais aussi à nos sociétés et communautés en perte de valeurs et de repères. « On note de plus en plus dans les familles une déliquescence de l’autorité, de la stabilité, de la responsabilité, fondement de la liberté, de la sécurité, de la fraternité au sein de la société. En exaltant le rôle de mère, et d’éducatrice inspiré par la Vierge Marie, vous exprimez votre souci de la bonne éducation à inculquer à nos enfants, mais aussi votre ardent désir d’une société plus juste, équitable, harmonieuse et paisible », a relevé le ministre.

De nos envoyés spéciaux Eugène KALY et Samba Oumar FALL

POUR UN ENGAGEMENT CITOYEN DE TOUS
Sur un autre registre, le ministre de l’Intérieur a rappelé que la marche vers l’émergence et le développement du Sénégal ne saurait se faire que par un engagement citoyen de tous les fils et filles du pays. Avec les événements malheureux survenus récemment, il a invité la jeunesse à faire preuve de responsabilité, davantage de tolérance vis-à-vis du devenir socio-économique de notre nation en construction et dont les fruits sont déjà perceptibles et le seront davantage à moyen terme. En perspective des prochaines échéances électorales, Aly Ngouille Ndiaye a également exhorté les uns et les autres à faire preuve d’une implication citoyenne constructive à l’horizon. « Au-delà des passions, je voudrais vous réitérer le message de Macky Sall qui en appelle à la retenue et à la mesure dans les propos et les actes », a dit le ministre. Il a réaffirmé auprès de Mgr Benjamin Ndiaye la ferme volonté du Président Macky Sall de poursuivre le travail de modernisation du sanctuaire de Popenguine, un programme qui, selon lui, s’impose au regard de la dimension spirituelle de plus en plus grandissante de la cité religieuse. Il a sollicité auprès de l’Eglise des prières pour un Sénégal de paix et prospérité.

De nos envoyés spéciaux Eugène KALY et Samba Oumar FALL

DELOCALISATION DU SANCTUAIRE MARIAL : UN PROJET DIVERSEMENT APPRÉCIÉ PAR DES PÈLERINS
A Popenguine, les pèlerins interrogés n’ont pas le même avis sur le projet de délocalisation du sanctuaire marial devenu, aujourd’hui, très étroit pour accueillir de nombreux fidèles chrétiens. Certains sont favorables à la délocalisation qui permet d’avoir plus de places assises, d’autres pensent tout simplement qu’il faut agrandir l’existant.

« Le nouveau sanctuaire marial de Popenguine sera construit au sommet d’une colline. Il permettra aux pèlerins d’avoir une magnifique vue sur la mer, un beau cadre avec une bonne aération. Cette nouvelle infrastructure aura plus d’espace, sera accessible et conforme à un sanctuaire moderne qui vise l’avenir », avait affirmé l’archevêque de Dakar, Mgr Benjamin Ndiaye, dans une interview accordée au Soleil. Lors de cette 130eme édition du pèlerinage marial, des pèlerins interrogés sont divisés sur ce projet qui fait même l’objet d’un débat dans la cité religieuse. Assise au centre du sanctuaire, Bernadette Faye, de la paroisse Saint François d’Assise de Keur Massar, salue le projet. Elle applaudit même des deux mains l’initiative de délocaliser le sanctuaire dans un endroit beaucoup plus spacieux. « Nous devons avoir un sanctuaire moderne avec plus de places assises parce qu’il y a de plus en plus de pèlerins à Popenguine. Un sanctuaire beaucoup plus grand permettra à tout le monde d’être à l’aise et participer à la messe officielle du lundi », a soutenu Bernadette. Agée de plus 60 ans, cette fervente catholique a effectué plusieurs pèlerinages dans ces lieux dédiés à Marie. Elle reste, cependant, attirée par l’entrée triomphale des jeunes marcheurs au sanctuaire. « C’est magnifique », n’a cessé de répéter Mme Faye. Les yeux rivés sur ses enfants, Benoît Faye, de la paroisse Marie Madeleine de Mbao, a aussi approuvé le nouveau projet du sanctuaire. « L’existant a rendu d’énormes services à plusieurs générations chrétiennes qui viennent ici, depuis 1887, prier et se confier à Marie. Avec l’augmentation du nombre de pèlerins, il est devenu étroit. Il ne peut plus contenir les 100.000 pèlerins qui viennent des différentes localités du Sénégal et de la sous-région. Oui, nous voulons un nouveau sanctuaire beaucoup plus moderne, avec plus d’espaces », a lancé ce père de famille au milieu des enfants et sœurs. Mathias Diène, de la paroisse Sainte Angèle de Kounoune, a également salué l’idée d’un nouveau sanctuaire.

« C’est une bonne chose de délocaliser le sanctuaire parce que celui-là est dépassé. Il nous faut, aujourd’hui, un sanctuaire moderne avec plus de places assises », a souligné le jeune marcheur.

Il est stoppé net par son ami, Nicolas Ngomaca Ndiane. « Je ne suis pas d’accord pour la délocalisation. Il faut agrandir le sanctuaire parce qu’il y a de l’espace derrière. Ici, c’est sacré parce que nos arrières parents ont prié ici. On ne doit pas le délocaliser. Ce lieu est symbolique ». « Il n’y a rien de symbolique parce que nous restons à Popenguine », a rétorqué Mathias. Plus loin, mais dans le même endroit, deux religieuses apprécient l’arrivée des marcheurs. Interpelée, Sœur Marie Sarr, de la Congrégation des sœurs franciscaines, estime que le sanctuaire actuel est bien placé.

« Au lieu de délocaliser et d’investir plus d’argent, il faut juste le moderniser et le rendre agréable. Ici, c’est beau. Je ne vois pas pourquoi il faut le déplacer en occasionnant de nouvelles dépenses», a-t-elle relevé. Sa position est largement partagée par ce pèlerin sous couvert de l’anonymat qui est favorable à l’agrandissement du sanctuaire actuel. Le coût du nouveau sanctuaire, après validation des plans par les architectes de l’Eglise et de la présidence de la République, est évalué à 1,7 milliard de FCfa.

De nos envoyés spéciaux Eugène KALY et Samba Oumar FALL

L’EGLISE ŒUVRE, SANS RÉPIT, POUR UN DÉVELOPPEMENT DURABLE DU SÉNÉGAL
Mgr Benjamin Ndiaye a remercié Macky Sall pour son soutien. La présence du ministre de l’Intérieur est, à son avis, signe de sa proximité appréciée et de son attention louable à l’égard de la communauté chrétienne du Sénégal. Mgr Ndiaye a ainsi formulé de ferventes prières pour le chef de l’Etat, sa famille, et pour l’ensemble du peuple sénégalais. Par ailleurs, Mgr Benjamin Ndiaye a réitéré l’engagement de la communauté catholique, sous l’impulsion du Président Sall et en collaboration avec les différents acteurs sociaux, « à œuvrer sans répit pour un développement durable qui pousse dans le terreau de l’éducation aux valeurs, de la bonne gouvernance et du respect du bien commun ». Et pour l’Archevêque de Dakar, « il s’agit d’un noble et impérieux combat qui requiert, fidélité, détermination et prières ». En communion avec les responsables de la communauté musulmane, il a invité tous les croyants « à élever leurs prières vers le ciel pour implorer grâces et bénédictions de la part de Dieu sur notre pays et sur ceux qui le gouvernent ». Mgr Benjamin Ndiaye a également prié pour un bon hivernage porteur de récoltes abondantes.

De nos envoyés spéciaux Eugène KALY et Samba Oumar FALL

Notre Dame de Popenguine. Vers elle, des milliers de fidèles vont converger à partir du 19 mai prochain pour les besoins de la 130e édition du pèlerinage marial placée sous le thème « Ô Marie, aide-nous à dire oui au Seigneur». Comme par le passé, ils se prosterneront au pied de la statue de Marie pour l’honorer en tant que mère du Sauveur du monde, mais aussi pour implorer des grâces particulières. Le pèlerinage marial est donc ce grand évènement pour lequel des milliers de fidèles vont faire de Popenguine leur point de convergence pour magnifier le Christ. Une occasion pour exalter Dieu le père, dans la sublimation de l’amour qu’on lui porte, et se souvenir de l’apôtre de la paix, Jésus Christ. Ensuite, honorer la mémoire de Marie et rappeler, suivant les enseignements de l’Eglise, la pertinence de l’évangélisation. Combien seront-ils de pèlerins sénégalais, gambiens, maliens, cap-verdiens et bissau-guinéens, ivoiriens, togolais, béninois, mauritaniens à se rendre à Popenguine ? Difficile d’avancer un chiffre !

Disons simplement qu’ils seront des milliers de fidèles catholiques répondant à l’appel de l’Eglise sénégalaise à se retrouver au sanctuaire marial, pour raviver leur foi en glorifiant Marie, leur mère, leur espoir. La ville habituellement tranquille de Popenguine va connaître, pendant trois jours, une fièvre religieuse avec comme point d'orgue la messe de la Pentecôte. L'atmosphère sera si colorée que l’on pourra dire que Popenguine vit un second Noël. Bref, le pèlerinage marial sera un jour très spécial pour ces milliers de fidèles bénis d'être en ces lieux et de prendre part à une démarche de la foi. Pôle d’attraction des fidèles chrétiens du Sénégal et des pays voisins, Popenguine recevra plus de croyants que le lui permet ses capacités d’accueil. L’on peut se poser la question de savoir où recevoir encore du monde à Popenguine, pendant cette période de quête de grâces divines. Pendant trois jours, au moins, les rues de la ville seront investies à toute heure. Déjà, l’arrivée des premiers pèlerins entretient pendant un bon moment la ferveur religieuse qui atteindra son paroxysme le jour « J » de la Pentecôte. Mais, faut-il le rappeler, il y a foule et foule. Malgré la ferveur religieuse extériorisée à Popenguine, aucun débordement n’y est perceptible. L’enseignement catholique, qui a fait de Popenguine le sanctuaire religieux qu’il est devenu, y est pour beaucoup. Serviteurs déclarés du Christ, les différents directeurs des offices et les fidèles consacrent leur vie à la vivification de la foi. Leur pratique religieuse, leur enseignement, leur comportement social et leurs nombreux écrits en témoignent incontestablement. Cependant, dans le plus strict respect du message divin, ils se maintiennent sur le chemin qui mène vers le Seigneur. Et en guides spirituels et fidèles avertis et éclairés, les disciples du Christ vivent leur foi dans la paix de leur cœur, acceptant de se laisser mener sur le chemin de la foi. Rassemblement de foi, pour la communauté chrétienne unie dans la glorification de Dieu, le pèlerinage marial est l’occasion d’une communauté fraternelle. Et Popenguine sera comme le centre de gravité d’une immense toile d’araignée tissée sur tout le pays. Tous les chrétiens sénégalais et ceux des pays voisins vont, encore une fois, célébrer Marie, la mère de Jésus, le Sauveur dans un même élan impulsé par une foi commune. Que la participation de tous à ce pèlerinage soit, pour nous tous, nos familles et nos collaborateurs, source d’abondantes de bénédictions divines, de nombreuses grâces, de joie et de réussite.

Par Cheikh Aliou AMATH

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Lors du gamou annuel de Souima,  dans le département de Podor, les différentes autorités ayant fait le déplacement ont salué les efforts consentis par l’Etat au niveau de cette localité. En effet, pour la mobilité et le désenclavement, près de 300 milliards de FCfa ont été investis dans ce département pour des routes, des ponts et d’autres infrastructures.

C’est d’abord le président du conseil départemental de Podor, Mamadou Dia, qui, au cours de cette rencontre initiée par le Pca de l’Ipres, Racine Sy, a listé tous les efforts faits par le Chef de l’Etat pour soulager les populations de Podor. « Plus de 300 milliards de FCfa ont été injectés dans le département, et cela montre la considération du Président Macky Sall à l’endroit des Podorois », a-t-il souligné avant de saluer le travail du Pca de l’Ipres « qui œuvre sans relâche pour faire de Podor une ville prospère ».

Dans la même logique, Seydina Oumar Sy, ancien ministre des Affaires étrangères sous le régime d’Abdou Diouf et en même temps porte-parole de la famille Sy de Souima, a rappelé aux hommes politiques la nécessité de savoir que « le pouvoir vient de Dieu et (qu’)il ne faut jamais l’oublier ». Il a demandé au ministre d’Etat Mbaye Ndiaye de remercier le Chef de l’Etat pour tous les actes qu’il pose pour le développement du département. Avant de renchérir : « Podor a également des doléances qui ont pour noms : accompagnement des populations dans l’agriculture et l’élevage où elles éprouvent encore des difficultés pour s’en sortir ».

Mbaye Ndiaye a sollicité des prières pour la réussite de la mission du Président Macky Sall. Il a en outre dit sa volonté de transmettre les doléances des populations de Podor et a déclaré être sûr «  que le Président va leur trouver des solutions car il est attaché à ce terroir ». Le ministre d’Etat a également énuméré le bilan positif du régime, avec les performances notées dans le secteur agricole. Pour lui, de 2004 à nos jours, on est passé de 260. 000 tonnes d'arachide à 1. 400 000 tonnes. Quant à Mamadou Racine Sy, tout en transmettant les salutations du Président Macky Sall aux populations, il a évoqué les réalisations de l’Etat avec la mobilisation de ressources conséquentes pour des infrastructures routières et le désenclavement du département de Podor.

Ce gamou de Souima a enregistré la présence des anciens médiateurs de la République, Seydou Madani Sy et Serigne Dop ainsi que d’autres autorités.
Pour rappel, Souima, localité sainte de Podor, a abrité la première université islamique du pays dès le 11ème siècle, selon Mamadou Racine Sy, petit-fils d'Élimane Racine Sy, le fondateur de l'événement. Il faut également noter qu’en prélude à cette activité religieuse, plus de 1. 000 personnes ont bénéficié de consultations médicales gratuites.  

Amadou Maguette NDAW

Les élus de la commune de Koungheul ont réclamé, à l’issue du vote du budget de la circonscription, la mise en place d’un service de perception municipale dans la localité pour mieux résoudre l’équation de la collecte des recettes. Premier adjoint au maire de la capitale du Bambouck, Souleymane Mboup en fait le chaînon manquant de l’émergence de cette cité.

Distant de la capitale régionale Kaffrine de 89 km, Koungheul, chef-lieu du département éponyme, ne dispose pas encore de certains services administratifs, plus d’une décennie après son érection à ce statut. Pas encore de commissariat de police fonctionnel même si le local existe ni de service de cadastre ou d’urbanisme départemental. Mais, le service déconcentré qui manque le plus pour les élus reste la perception municipale, qui plus est pour une collectivité locale érigée en commune depuis 1996.  En dépit  des multiples réclamations des conseillers municipaux, le statu quo demeure. En marge du vote du budget de l’institution, Souleymane Mboup, premier adjoint au maire de la localité, est revenu sur cette vielle doléance des populations obligées de parcourir près de 90 km pour le règlement des impôts locaux. « Un budget est sous-tendu par des efforts de recouvrement de recettes. C’est pourquoi nous avons insisté auprès du ministère de l’Economie et des Finances pour doter la commune d’un Trésor, d’un service de perception municipale car Koungheul n’en dispose pas alors qu’elle est distante de 89 Km. Vous vous imaginez les difficultés auxquelles les populations sont confrontées pour avoir accès à certains services relevant de cette administration publique », a regretté l’élu communal. Outre l’équation d’un service autonome des recettes municipales, les coupures intempestives d’électricité couplées à celles de la distribution de l’eau potable indisposent les populations de la capitale du Bambouck. « Nous avons alerté le directeur général de Senelec sur cette situation contraignante à plus d’un titre pour nos administrés, d’autant que le service de la distribution de l’eau qui en dépend se trouve ainsi à l’arrêt sans pour autant qu’on puisse mettre en marche le groupe électrogène. Les autorités de la Sones l’interdissent formellement aux agents de la Sde », a expliqué M. Mboup. L’absence de certains services déconcentrés et des dysfonctionnements pour ceux qui sont en place pénalisent doublement la circonscription administrative. Mais, il en faudrait plus pour doucher l’enthousiasme de cet acteur de la société civile de Koungheul pour la dernière réforme de la décentralisation au Sénégal. « Incontestablement, l’Acte 3 constitue une avancée majeure dans le processus de responsabilisation des populations dans la gestion des affaires locales. Avec en prime des programmes et projets structurants comme Promovilles, Pudc ou Puma.
Aujourd’hui, nous assistons à un nouvel élan de la politique de décentralisation, notamment avec de nouveaux acteurs issus des meilleures écoles et universités engagés à s’impliquer dans le développement de leurs localités », a fait remarquer l’un des animateurs de la liste « Pencoo » lors des locales de 2009 à Koungheul.

Toutefois, il réclame des correctifs pour mieux réussir ladite réforme. « Les élus locaux doivent être associés à la réalisation de certains projets comme le Pudc en termes de suivi et de contrôle des travaux pour éviter certains errements liés au respect des cahiers de charges de la part des entreprises adjudicataires du marché », a pointé du doigt le premier collaborateur de l’édile de Koungheul, Mayacine Camara.

Elimane FALL

 

Aucun conflit au monde ne se règle sans dialogue. Le serviteur de la communauté omarienne, Thierno Madani Tall, y a invité les parties prenantes pour résoudre les soubresauts qui secouent le monde universitaire suite à la mort de l’étudiant de l’Ugb, Mouhamadou Fallou Sène.

Le serviteur de la communauté omarienne, Thierno Madani Tall, a appelé, hier, les populations au dialogue et à l’apaisement, suite à la mort de l’étudiant Mouhamadou Fallou Sène suivi de grèves dans les universités sénégalaises. « Le monde a toujours connu de soubresauts de ce genre. Mais Dieu nous a dit dans le Coran qu’il faut toujours éviter de réveiller les conflits, les tensions et autres querelles puériles, car ils peuvent se retourner contre nous », a-t-il déclaré. Le guide religieux a fait, hier, une déclaration à l’issue de la grande prière de vendredi. A cette occasion, il a précisé que personne ne saurait savoir les ramifications que peuvent avoir des tensions d’une telle ampleur. « Chaque fois qu’il y a des conflits, ce sont des personnes étrangères qui en pâtissent », a-t-il indiqué, tout en relevant qu’un problème peut provenir de partout de l’Etat tout comme des populations. Au sujet de la grève des étudiants suivie de la mort de l’étudiant Fallou Sène, le guide religieux a fait savoir que revendiquer son dû est tout à fait logique. « C’est avec cet argent qu’ils parviennent à survivre », a-t-il souligné. Sur cette affaire, le serviteur de la communauté omarienne a appelé l’Etat à prendre ses responsabilités en payant tôt les bourses avant que des heurts ne surviennent.

Au cas où la bourse accuserait du retard, Thierno Madani Tall invite les étudiants à privilégier le dialogue, la concertation. Il les a appelés à la retenue, seule voie vers le salut. « Car s’il y a affrontements, les acteurs peuvent détruire des infrastructures ou d’autres édifices publics et privés », a insisté le guide religieux. De l’avis de ce dernier, même dans les pays développés d’Europe, d’Amérique et d’Asie, il y a des manifestations des populations ou des travailleurs, mais celles-ci ne sont jamais suivies de casse des biens publics. « Les gens observent des mouvements de grève et des manifestations dans le calme sans casser ou s’en prendre à qui que soit. Souvent, même s’ils ne sont pas encadrés, ils savent comment marcher et par où passer. Il faut toujours se mettre dans la tête que le pays appartient à tout le monde, le matériel qu’on détruit souvent aussi appartient à d’autres qui n’ont rien à voir avec la grève par exemple », a plaidé Thierno Madani Tall qui s’exprimait en pulaar. Pour lui, tout un chacun a le droit de manifester son mécontentement mais il faut le faire d’une « manière calme et pacifique ». De leur côté, a-t-il ajouté, les autorités doivent encadrer les manifestations en toute quiétude et sans débordement.

Il reste convaincu que la mort de l’étudiant Fallou Sène pour une affaire de bourse constitue une perte immense pour la République.
« Le monde a toujours connu de soubresauts de ce genre. Mais on peut l’éviter en privilégiant le dialogue dans les rapports et le tout dans le respect mutuel », a-t-il exhorté. « Il est temps de travailler à faire avancer notre pays et éviter les querelles inutiles parce que nous avons accusé beaucoup de retard », a fait remarquer le guide religieux.
Auparavant, Thierno Madani Tall est revenu sur le sens et la signification du mois béni. « C’est un mois d’actions, de grâces et de purification », a-t-il souligné, tout en soulignant que les musulmans doivent en profiter pour se perfectionner et implorer le pardon divin. Il a profité de l’occasion pour présenter ses vœux à toute la communauté sénégalaise. Des prières ont été formulées pour un Sénégal apaisé et prospère.

Souleymane Diam SY

 

Pour la bonne organisation et la réussite de l’événement-phare qui marque le vécu de l’Eglise sénégalaise, le président de la République et la Première dame se sont manifestés, une fois de plus, par un soutien financier et matériel massif au Comité d’organisation.

C’est un euphémisme de dire que le vécu des communautés religieuses du Sénégal est au cœur des politiques et préoccupations du président de la République. En effet, au-delà des mesures hardies tendant à doter les cités religieuses, musulmanes et chrétiennes, d’infrastructures ultra-modernes pour optimiser le confort de l’accueil des fidèles, Macky Sall répond toujours présent et de manière significative lors de tous les événements religieux. Un élan dans lequel il est toujours rejoint, discrètement, par la Première dame, Marième Faye Sall, à travers sa Fondation Servir le Sénégal.
Pour preuve, «Le Soleil» a appris que le couple présidentiel a massivement appuyé (financièrement et matériellement) l’organisation de la 130ème édition du Pèlerinage Marial de Popenguine, qui aura lieu du samedi au lundi 21 mai 2018.
Pour ledit pèlerinage, le chef de l’Etat a appuyé financièrement le Comité d’organisation à hauteur de soixante millions (60 000 000) de FCfa. Au niveau logistique, Macky Sall a mis à disposition, pour la liaison des Marcheurs et des Foyers, respectivement cinq et deux voitures tout-terrain de type Pick Up. Pour la restauration des pèlerins, il a offert des centaines de kits de cuisine et divers soutiens matériels.
La Première dame n’a pas été en reste. Pour appuyer les marcheurs, elle a mis à leur disposition une enveloppe financière de vingt millions (20 000 000) de FCfa, et trois millions cinq cent mille (3 500 000) FCfa pour le transport des femmes des sept diocèses.

Singulièrement, pour l’hébergement des femmes de l’Archidiocèse de Dakar, Marième Faye Sall a donné un appui de trois millions (3 000 000) de FCfa. Enfin, la première dame a mis à la disposition du Comité d’organisation quelque trois mille (3 000) chaises et vingt mille (20 000) t-shirts.

Yakham C.N. MBAYE

 

Popenguine, comme chaque fête de Pentecôte, sera le point de convergence de plus de 100 000 fidèles chrétiens des différents diocèses du Sénégal et de la sous-région. Le pèlerinage marial, placé cette année sous le thème « Ô Marie, aide-nous à dire oui au Seigneur » sera rythmé de célébrations eucharistiques. Au total, 11 messes sont programmées dans la cité religieuse. La messe officielle de la 130ème édition sera présidée par l’archevêque Mgr Benjamin Ndiaye en présence des évêques du Sénégal, des dignitaires religieux musulmans et des représentants du gouvernement.

La 130ème édition du pèlerinage marial sera célébrée ce week-end. Popenguine a fini de faire sa toilette et commence à accueillir ses hôtes. Le sanctuaire, la basilique et les grottes, lieux de prières et de dévotions, ont fait leur mue et sont prêts pour l’événement. Les artères de la ville sont balayées par les populations, en particulier des femmes des différents quartiers sans distinction de religion. En dehors du sanctuaire, la basilique mineure et les grottes sont des endroits d’attraction des fidèles chrétiens qui viennent en masse y adorer Notre Dame de Popenguine. Membre du comité d’organisation et recteur du sanctuaire, Frère Jean a fini de faire le tour des sites. Le guide religieux de la congrégation Saint Jean a assuré que tout est au point.

« Popenguine est prêt à accueillir plus de 100 000 fidèles qui prendront part à une dizaine de messes. Elles seront célébrées en trois jours entre la basilique, le sanctuaire et la tente de rencontres », a expliqué le guide religieux qui a révélé que plus de 60 000 communions seront distribuées aux pèlerins. En faisant des points avec quelques éléments de la gendarmerie, un agent de la gendarmerie dont les troupes ont pris quartier à Popenguine pour les besoins sécuritaires a donné des assurances. La gendarmerie a déjà déployé ses unités sur le terrain. Elles se chargeront, comme chaque année, d’assurer la sécurité des pèlerins et leurs biens. « Pour réussir notre mission, le nombre de gendarmes a été augmenté cette année », a informé notre interlocuteur. Cette augmentation est palpable sur le terrain parce que l’on constate ces hommes de tenus dans tous les coins et recoins de la ville et ses environs. Une quinzaine d’agents de sécurité proximité sont pré-positionnés au niveau du sanctuaire, de la basilique et des principaux lieux de prière. Ce qui fait dire au Frère Marie Jean Cummond que la question de la sécurité est bouclée. Cette année, c’est l’archidiocèse de Dakar qui est à l’honneur. D’ailleurs, la messe solennelle du pèlerinage sera présidée par Mgr Benjamin Ndiaye qui va décortiquer le thème de 130ème édition du pèlerinage Marial de Popenguie où 25. 000 jeunes marcheurs sont attendus le dimanche. Ils viendront de Dakar pour le plus grand nombre, environ 11. 000 marcheurs, de Mbour d’où partent les jeunes, le diocèse de Kaolack avec 1. 500 marcheurs. Ceux des diocèses de Tambacounda, Kolda, Sine et de la Petite Côte marcheront ensemble. Les 2. 000 jeunes des diocèses de Thiès et Saint-Louis prendront le départ ensemble en direction de Popenguine. Du samedi au lundi, il y aura une dizaine de célébrations eucharistiques. Celles-ci seront couplées d’actes de prières appelés le parcours du pèlerin qui renferme la confession, l’adoration du saint sacrement, le chapelet et les rencontres fraternelles.


De nos envoyés spéciaux, Eugene KALY Samba Oumar FALL (textes)
et Mbacké BA (photo)


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