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Régions (1671)

Inscrivant sa démarche dans la prise en charge correcte des préoccupations, la commune des Hlm va tenir ses assises sur la réforme de l’Acte 3 de la décentralisation les 20 et 21 janvier. L’annonce a été faite hier lors d’une conférence de presse.

« Acte 3 de la décentralisation : contraintes et opportunités pour le développement de notre commune » est le thème central qui va réunir les populations des Hlm à l’école Aynina Fall de ladite commune. Prévues les 20 et 21 janvier à 9 heures, ces assises citoyennes seront introduites par Mamadou Diouf, expert en décentralisation et ancien directeur des collectivités locales.

Hier, en conférence de presse, le président du comité de pilotage Ousmane Touré a précisé que ce rendez-vous sera une occasion de proposer des solutions au chômage des jeunes, aux problèmes de la santé, de l’éducation des enfants et des jeunes, du cadre de vie, de l’économie, de la formation professionnelle, des sports mais aussi de la culture. Ces thématiques seront débattues lors des 6 ateliers prévus à cet effet.

« A l’issue des travaux, seront élaborés les actes des assises devant constituer le référentiel pour toute action institutionnelle ou citoyenne aux Hlm. Nous avons la chance d’avoir un tissu économique et industriel adossé à la commune », a dit M. Touré, précisant que la municipalité, dans un contexte fondamental de communalisation intégrale et de territorialisation des politiques publiques, n’est intéressée que par la prise en charge correcte des populations « Hlmoises ». « Notre fierté est de mettre la commune des Hlm sur l’orbite du développement », a révélé le président du comité de pilotage, rappelant que l’année 2018 est placée sous le signe du social. La commune des Hlm compte 70.000 habitants.

Serigne Mansour Sy CISSE

De nombreux projets touchant l’éducation, la santé, la jeunesse, les femmes, entre autres secteurs, seront finalisés au cours de l’année qui vient de débuter dans la commune de Ndiarème Limamou Laye (Guédiawaye). C’est Beïdy Sèye, maire de ladite commune, qui en a fait l’annonce avant-hier au cours de la cérémonie de présentation de vœux de nouvel an.

L'année 2018 sera consacrée à la finalisation de certains projets que la commune de Ndiarème Limamou Laye a initiés sur son territoire. Parmi ces projets, figurent la construction de deux stades multi-sports (basket et handball) en partenariat avec le Programme national de développement local (Pndl) pour un montant de vingt millions. Dans le domaine de l'éducation, six autres classes vont être ajoutées aux six déjà construites à l’école Amadou Ndiaye Diéguène. Ce qui va porter à douze le nombre de classes existantes dans cet établissement scolaire qui a vu le jour grâce à la volonté du maire de cette commune. A cela vont s'ajouter un bureau de direction, des toilettes pour les enseignants et un mur de clôture. Dans le même ordre, le mur de clôture de l'école 18 sera reconstruit et la même école sera rebaptisée école Cheikh Wade tandis que l'école Ndiarème portera le nom d’Aliou Gadiaga. Le maire de Ndiarème Limamou Laye a fait part de la volonté du Conseil municipal de continuer à accompagner l'école. Il s'est dit d'autant plus engagé dans ce sens que les efforts que la mairie est en train de déployer au service de l'éducation sont en train de porter leurs fruits à travers les bons résultats obtenus par la commune aux examens. Concernant le projet de réhabilitation des installations marchandes, l’édile de Ndiarème Limamou Laye a révélé que deux mois sont ajoutés au délai de six mois que l'entrepreneur en charge des travaux du marché de Ndiarème avait sollicités pour terminer le travail. D'ailleurs, Beïdy Sèye a expliqué que le marché Mame Diarra tout comme les autres marchés de Ndiarème Limamou Laye feront l'objet d'une attention particulière auprès du Conseil municipal, histoire de voir comment faire en sorte qu'ils puissent être réhabilités. Sur le plan de la santé, après la construction du logement de la sage-femme, c'est la construction de la maison de l'infirmier chef de poste (Icp) que le Conseil municipal a en ligne de mire. En outre, le cadre citoyen déjà mis en place continuera à conscientiser davantage les jeunes en vue de les responsabiliser et de les pousser à prendre en charge leur propre destin en main. En ce qui concerne les femmes, le Conseil municipal s'est attelé à chercher les équipements qui vont servir pour la maison de la femme de Ndiarème Limamou Laye construite par la commune. L’édile de Ndiarème Limamou Laye a manifesté sa satisfaction liée à la mise en œuvre de deux projets phares qui, à terme, auront un impact réel sur le vécu des habitants de cette localité.

A. DIOP

Les éleveurs du parc des petits ruminants de la Seras sont montés au créneau hier pour marquer leur opposition face à la décision annoncée de les reloger dans un site à Diamniadio, après le déguerpissement entamé par le préfet dans le site et les alentours mais finalement suspendu. En conférence de presse hier, ils ont aussi invité l’Etat à poursuivre les opérations de nettoyage du site afin de mettre fin à l’anarchie qui y règne.

Les éleveurs du parc des petits ruminants sis à la Sogas ont dénoncé ce qu'ils considèrent comme du deux poids deux mesures concernant les opérations de déguerpissement mises en œuvre la semaine dernière. Ils considèrent que cette opération est salutaire tout en prévenant contre toute forme de protection en faveur d'un groupe de personnes au détriment d'un autre. « L'opération de déguerpissement est une bonne chose car elle nous a permis, en quelque sorte, d'assainir le milieu », a indiqué Mamadou Tall, président des éleveurs du parc des petits ruminants de la Sogas. Il a reconnu l’existence de maisons closes, de maisons de passe ainsi que des bars et abattoirs clandestins aux alentours du parc des petits ruminants, que l'opération de déguerpissement a aidé à nettoyer. Cependant, il a tenu à préciser que le relogement des éleveurs déguerpis dans un site sis à Diamniadio peut être perçu comme étant une mesure qui va à l’encontre de leurs intérêts si la Sogas reste sur le même site. « Nous avons les mêmes clients que la Sogas car ce sont les mêmes clients qui recourent aux services de la Sogas qui viennent acheter nos bétails. Par conséquent, Mamadou Tall a invité les autorités du pays à ne pas déménager le parc. En lieu et place, il a proposé à l'Etat de se mettre aux côtés des occupants du site afin de les aider, une fois les emprises du Train express régional (Ter) libérées, à se réorganiser afin de continuer à vaquer à leurs occupations dans le même endroit. « Nous savons que le parc sera "impacté" par le Ter. Nous demandons ainsi aux autorités de ne pas nous amener à Diamniadio où nous courrons le risque de nous retrouver dans un désert où personne ne viendra nous trouver pour acheter nos produits », a-t-il lancé. « Diamniadio est une nouvelle ville où il n'y a pas encore une population conséquente et cela peut entraîner les éleveurs dans une situation de précarité financière et sociale », a-t-il ajouté.

Au nom de ses collègues, Mamadou Tall a sollicité la construction d'une centrale qui sera destinée à la vente de la viande comme il en existe une au marché central au poisson de Pikine. Dans le même ordre, les éleveurs du parc des petits ruminants de la Seras ont demandé aux autorités de leur construire des salles où ils pourront continuer à exercer tranquillement leur métier.

Abdou DIOP

D’une ville de la banlieue dakaroise, la commune de Diamniadio est sur le point de devenir l’une des principales cités du Sénégal avec des infrastructures modernes. Selon Mamadou Moulaye Guèye, maire de la commune, ce nouveau statut a suscité beaucoup d’espoir chez les populations locales qui espèrent trouver des emplois. Le maire souhaite aussi que la partie de la commune qui n’est pas ciblée par le pôle soit dotée d’infrastructures modernes.

D’une ville de la banlieue dakaroise, Diamniadio est sur le point de devenir l’une des cités les plus modernes du Sénégal. Comment vivez-vous ce nouveau statut ?
« Nous devons être fiers, en notre qualité de maire de Diamniadio, de voir notre commune devenir une commune où le président de la République place beaucoup d’espoir. Cela est d’autant plus vrai que Diamniadio est devenue une commune non seulement connue par l’ensemble des Sénégalais, mais par le monde entier. Le président de la République veut faire de Diamniadio un pôle économique. Une ville moderne qui pourrait être démultipliée à travers le pays. Nous avons noté, depuis quatre ans, la création du pôle urbain de Diamniadio. Ce pôle a pris forme avec les grands projets du président de la République. Compte tenu de cette situation, nous ne pouvons que dire et reconnaître que le pôle déteint un peu sur le visage de la commune de Diamniadio et celui de l’ancien tissu de Diamniadio. Il est vrai que le pôle a un statut particulier. Le délégué général a une mission spécifique. Néanmoins, la délégation spéciale entretient de bonnes relations avec l’équipe municipale. A chaque fois que de besoin, le délégué nous interpelle ou nous invite à certaines rencontres où nous apportons souvent notre point de vue sur les orientations que le président de la République a données au pôle. Compte tenu de la spécificité du pôle, nous ne donnons que des recommandations.

Quelles sont les attentes ?
Les attentes sont nombreuses. Nous ne voudrions pas qu’il yait deux visages différents entre le pôle et l’ancien tissu de Diamniadio. Nous avons décliné ce souci auprès du chef de l’Etat pour qu’il prenne en compte la nécessité de doter Diamniadio d’infrastructures qui seraient un peu à la hauteur de ce qui est réalisé dans le pôle. C’est vrai que le pôle est dans Diamniadio, mais la commune est restée une cité qui manque d’infrastructures. Nous manquons de voies de communication acceptables. La voirie pose problème. Nous manquons d’infrastructures sportives et culturelles. Nous avons aussi le chômage des jeunes qui se pose avec acuité. Nous avons une commune semi-rurale. L’essentiel des activités porte sur l’agriculture et l’élevage. Nous avons aussi d’autres petits métiers. Nous avons l’urbanisation et l’arrivée sur le marché de jeunes diplômés ayant une formation. Nous avons entrepris de créer avec le pôle une synergie qui permet d’être dans un avenir proche avec les projets qui seront en place de résoudre le problème d’emplois. Nous sommes en pourparlers avec les responsables du pôle. Nous avons récemment organisé un panel où le délégué général avait convié l’ensemble des responsables des différentes structures qui seront implantées dans le pôle. Nous avions aussi des développeurs qui pilotent les projets. Des échanges fructueux ont eu lieu au cours de ce panel.

Les jeunes et les étudiants étaient conviés à ce panel. Ils n’ont pas manqué de poser tous les problèmes relatifs à l’emploi. Il a été constaté une bonne réaction des développeurs et des chefs d’entreprise. Ces acteurs ont reconnu l’objectivité de la demande des jeunes. Ils ont été sensibles aux problèmes d’emplois que les jeunes ont posés. Ils ont promis de satisfaire ces demandes dans la mesure de leur possibilité. Au cours de la rencontre, des bourses d’études ont été octroyées à des jeunes. Ils ont aussi posé des conditions qui permettraient aux jeunes d’être insérés dans le circuit. La première condition est la formation. Quelle que soit la volonté de vouloir satisfaire la demande, si les jeunes n’ont pas la formation qualifiante, il leur sera difficile d’être recrutés. Le message a été bien perçu par les jeunes.

Est-ce que la mairie a une réponse ?
En tant qu’autorité locale, nous avons pris en compte la question de la formation des jeunes. Nous avons immédiatement fait des recommandations pour que, dans les meilleurs délais, on puisse avoir un dispositif qui permettrait aux jeunes de se former pour une intégration future dans le pôle. Le pôle va aussi accompagner les jeunes à se former. Dans un avenir proche, les jeunes de Diamniadio et ceux du département de Rufisque pourront trouver du travail dans le pôle. Les entreprises ont dit qu’il y aura des milliers d’emplois dans le pôle urbain, mais la seule condition qu’elles exigent est la qualification. Les jeunes espèrent bénéficier de ces milliers d’emplois.

Ces promesses d’emplois n’augmentent-elles pas la pression des populations sur le Conseil municipal ?
Elles augmentent la pression. Nous avons sollicité la rencontre avec les entreprises. La délégation a aussi toujours voulu rencontrer les jeunes qui attendaient cela parce qu’ils portent beaucoup d’espoir sur le pôle. A chaque fois, ils expriment à la mairie le souhait d’avoir du travail. La pression demeure. Le pôle constitue un secteur d’activités pour les Sénégalais. Les jeunes de Diamniadio doivent, en priorité, bénéficier de ses retombés. Personnellement, je me déplace souvent pour rencontrer les entreprises qui travaillent sur le site afin de poser les problèmes des jeunes. Nous sommes conscients de la nécessité de tout faire pour que les jeunes de Diamniadio puissent trouver du travail.

Les demandes pour l’habitat ont-elles augmenté ?
Par rapport à l’habitat, des efforts ont été faits. Quand nous sommes arrivés en 2009, il n’y avait pas d’attribution à Diamniadio qui concernait les populations locales. Il y avait des lotissements, mais ils n’étaient pas destinés aux populations. Quand nous avons fait l’état des lieux, nous avons vite compris qu’il fallait immédiatement un effort pour que les populations puissent accéder à l’habitat. C’est ainsi que nous avons entrepris des lotissements au Sud, au Nord vers Sébi Ponty et à l’Est vers Dougar. Nous avons réussi à attribuer des logements à la majorité des populations locales, particulièrement aux jeunes. Nous avons attribué plus de 8 000 parcelles au Sud, 6000 à Sébi Ponty, 4000 à Déni Babacar. Vers Dougar, nous avons eu 3000. Sur le total des parcelles, une part est attribuée aux populations. L’autre partie aux propriétaires terriens et aux promoteurs. Dans la commune, nous n’avons pas résolu les problèmes liés à l’habitat, mais beaucoup d’efforts ont été faits. Nous avons quelques soucis. Au pôle, compte tenu de l’importance que revêt aujourd’hui le foncier, l’Etat a mis sous sa tutelle une grande partie de la réserve foncière notamment dans le pôle urbain. Au Sud, une assiette est maintenant immatriculée au nom de l’Etat. Ce qui réduit les perspectives que nous avons d’avoir des lotissements pour les populations. La seule alternative que nous avons est de solliciter l’Etat pour qu’il nous rétrocède la forêt classée qui n’est une forêt que de nom parce qu’il y a pas d’arbres. Cela permettra de compenser ce que l’Etat nous a pris.

Quel impact la présence du pôle a sur les finances de la commune ?
Présentement, les activités du pôle n’ont pas impacté les finances de la mairie. Le pôle a un statut particulier. La délégation est directement rattachée à la Présidence. Ce que nous attendons du pôle, c’est l’accompagnement que le président de la République a consenti pour doter notre localité d’infrastructures, notamment matière de voirie. Une enveloppe de 500 millions de FCfa est prévue annuellement pendant cinq ans pour permettre à Diamniadio de régler sa voirie.

Nous espérons que l’accompagnement va continuer après les cinq ans, parce que nous espérons accueillir des milliers de personnes dans les lotissements. Nous souhaitons aussi que Diamniadio puisse bénéficier du projet Promovilles. Dans quelques années, notre localité va être une très grande ville.

Propos recueillis par Babacar DIONE

Conformément à la volonté du président Macky Sall qui, lors d’une de ses visites en Corée du Sud, avait sollicité auprès du gouvernement sud-coréen un appui pour doper le développement agricole dans notre pays, le projet de développement inclusif et durable de la chaîne de valeur riz a démarré ses activités depuis l'année dernière et se déroule dans de bonnes conditions dans le département de Podor.

C’est ce qu’a déclaré hier, en substance, le maire de Fanaye, Aliou Gaye, au cours d’une réunion présidée par le sous-préfet de l’arrondissement de Thillé Boubacar, Thierno Ndiapaly Ndiaye, dans les locaux de la Saed à Nianga. M. Gaye s’est réjoui du processus enclenché par le directeur général du projet Rak Myeong Jung et son staff pour amener les populations bénéficiaires de ce projet de la Koika à mettre en place, avant la fin du mois d’avril 2018, le comité de pilotage de la gestion intégrée et plurielle du centre polyvalent de formation des producteurs appelé « centre-union » de Pendao.

Dans sa présentation, M. Jung de la Koika (Agence sud-coréenne pour la coopération internationale) a rappelé que ce projet intervient dans certaines localités du département de Podor, notamment dans les communes de Fanaye, de Ndiayène Pendao et de Guédé village. Il contribue à l’augmentation de la sécurité alimentaire et à l’établissement d’un modèle de projet d’union rurale en renforçant la chaîne de valeur riz au Sénégal. Il a laissé entendre que les premières récoltes de riz sont attendues en juin 2019 dans la zone d’intervention de ce programme de développement agricole financé par le gouvernement sud-coréen pour un coût global de 8 millions 500.000 dollars Us, soit 4 milliards 250 millions de FCfa, et pour une durée de 7 ans.

M. Jung a annoncé une grande cérémonie officielle de mise en place de ce comité de pilotage qui aura lieu au mois de mai prochain, en présence des représentants du gouvernement sud-coréen et du bureau de la Koika de Dakar. Il a précisé que les commandes pour la mise en place du matériel agricole entre juin et septembre 2018 seront bientôt faites.

Ce projet, a-t-il poursuivi, a un rapport avec les projets Cipa (Centre d’initiation et de perfectionnement des métiers de l’agriculture) et Isra. Les producteurs des trois sites cibles du projet peuvent cultiver des semences certifiées et des variétés coréennes. Les jeunes de ces localités peuvent obtenir une formation agricole au Cipa. Le centre de l’union de Pendao disposera de salles de conférence et de formation. Ainsi, les producteurs de Podor auront la possibilité d'améliorer leurs connaissances en agriculture.

Dr Sang Gon Jeon, expert sud-coréen en agroéconomie, a ensuite expliqué à l’assistance les voies et moyens à mettre en œuvre pour doper de manière significative la production rizicole dans la zone d’intervention de ce projet. Il a, surtout, mis en exergue l’urgence et la nécessité pour les producteurs de travailler dans l’unité et la cohésion, de savoir que les partenaires sud-coréens peuvent les aider à réaliser ce projet et qu’ils sont tenus d’apporter la main-d’œuvre.

Dans le même sens, le Pr Pil Joo Kim, expert sud-coréen en pédologie, a également présenté avec brio des techniques de fertilisation du sol, d’utilisation des engrais, etc.

Auparavant, l’adjoint de l’ingénieur délégué de la Saed de Podor, Assane Diarra et les représentants des populations bénéficiaires se sont engagés à poursuivre ce processus de mise en place du comité de pilotage du « centre-union » de Pendao qui sera chargé de gérer démocratiquement cette infrastructure et le matériel agricole qui sera mis à la disposition des producteurs.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Le geste salué par les populations de Yéba est venu de la société Eiffage. Avec ces nouvelles salles de classe, les élèves disposent d’un environnement plus attrayant.

Les élèves de Yéba, un village périphérique de la commune de Sébikotane, ont retrouvé le sourire grâce à la réhabilitation de leurs salles de classe par la société Eiffage Sénégal. Un geste qui a été fort apprécié par l’ensemble des populations de cette localité du département de Rufisque impactées par l’autoroute à péage. Abdoulaye Pouye, le président du comité de gestion de cette école élémentaire, a salué cette réalisation sous l’impulsion de Gérard Senac, Pdg d’Eiffage. « Nous disposons désormais de quatre nouvelles salles de classe, les travaux des deux salles étaient arrêtés depuis 2011 et vous en avez construit deux autres au grand bonheur des élèves », a dit M. Pouye. Outre la réhabilitation de salles de classe, l’entreprise a aussi équipé l’école en tables-bancs et d’ordinateurs. Selon le directeur de l’école, Abdoulaye Faye, ce geste vient mettre un terme à la surcharge à laquelle les élèves étaient confrontés par manque d’espace et de tables-bancs. « Avec le décongestionnement créé par ces nouvelles classes, la performance des élèves va forcément augmenter », signale M. Faye. Au nom de ses camarades, l’élève Siré Dramé renseigne qu’ils évoluent maintenant dans un cadre plus propre et plus attrayant, entouré d’arbres. « Il n’est plus question de s’asseoir à trois voire à quatre sur une même table-banc », se réjouit le porte-parole des élèves de Yéba, rappelant toutefois que le mur de clôture reste une équation pour eux à cause de la divagation des animaux qui les perturbent souvent.

Pour Didier Payerne, le directeur opérationnel d’Eiffage, ce geste entre en droite ligne des actions maintes fois effectuées par sa société dans le cadre de sa responsabilité sociétale d’entreprise.

Une telle action sera pérennisée dans d’autres domaines prioritaires.

M. NDONG

La mairie de Ziguinchor (Sud), qui vient de se doter d’un Conseil communal des enfants, se targue d’être une commune pionnière en matière d’implication des plus jeunes dans la vie des collectivités locales.

« Nous avons décidé d’installer le Conseil communal des enfants. C’est une première dans la région et même dans le pays. Nous nous félicitons d’être les pionniers en matière d’implication des enfants dans un conseil communal », a déclaré l’édile de Ziguinchor, Abdoulaye Baldé.

M. Baldé présidait, l’autre dimanche, la cérémonie officielle d’installation du Conseil communal des enfants de la commune de Ziguinchor, une instance composée de 70 garçons et filles issus de tous les quartiers de la capitale sud du Sénégal.

Plusieurs chefs de quartiers, des partenaires techniques et financiers, des responsables de structures de protection de l’enfance et plusieurs parents ont assisté à cette cérémonie organisée en partenariat avec la fédération Dymbaya Kagnaleen, une structure spécialisée dans la protection de l’enfance. « Ces 70 enfants ont été élus par les 35 quartiers de la ville à raison de deux jeunes par quartier, selon une démarche paritaire (35 garçons et 35 filles). Ils vont représenter et défendre les intérêts des enfants dans le conseil communal de Ziguinchor », a expliqué l’édile.

Abdoulaye Baldé s’est félicité de l’aboutissement d’un « processus qui a duré plusieurs mois et qui a suscité beaucoup d’énergie et de mobilisation dans les quartiers ». « Ces jeunes conseillers ne feront pas de la figuration. Ils auront bientôt un siège. Et dès la semaine prochaine, ils vont subir une formation de deux jours avant d’installer leur bureau municipal et d’élire le maire des enfants », a ajouté M. Baldé.

Il a promis d’associer les enfants à toutes les sessions municipales pour « une meilleure prise en charge des préoccupations liées à la protection de l’enfance dans les 35 quartiers de la ville de Ziguinchor ».

APS

Foundiougne : « D’ici les deux voire trois prochaines années, la presqu’île de Foundiougne va devenir une zone très importante, une véritable plaque tournante au Sénégal. Une ville promise à un bel avenir », nous a indiqué Georges Console, ex-propriétaire du bateau Bou El Mogdad, un navigateur qui a pris le pari de vivre définitivement au Sénégal depuis qu’il a foulé le sol de cette localité de la région de Fatick.

« A cette époque, il faut savoir que Foundiougne ne disposait même pas d’électricité », nous raconte M. Console que l’épouse, Mme Angélique Console, a convaincu de s’installer définitivement à Foundiougne. Et ce, après avoir « exploré ensemble le Maroc où je suis né à Casablanca et vécu pendant une trentaine d’années. On a aussi visité la Petite-Côte, surtout Somone au Sénégal. Mais, la proximité avec les eaux de l’océan que mon épouse avait du mal à supporter à cause du froid nous a obligés à venir nous installer à Foundiougne, surtout pour être proches des îles. Car, pendant les années que j’ai vécues en croisière sur le bateau Bou El Mogdad, j’ai pu me rendre compte de la gentillesse et de la chaleur accueillante des habitants de cette zone. Donc, nous avions convenu qu’on pourrait se plaire ici à Foundiougne où on a fini par nous installer », nous indique Georges Console.

Une ville qui va devenir une plaque tournante
Mais, aujourd’hui et après plusieurs années, il faut reconnaître qu’au rythme où vont les choses, la ville de Foundiougne est promise à un bel avenir. A coup sûr, elle va devenir une zone très importante du Sénégal en devenant une plaque tournante. Et cela, grâce aux efforts de tous les élus qui aiment leur terroir et aussi et surtout pour l’amour que le Président Macky Sall a pour cette ville qui l’a vue grandir ». Car, il suffit de constater, selon l’armateur et ex-propriétaire du bateau Bou El Mogdad, « l’existence de la gare maritime qui a été inaugurée il y a plus de deux ans et la construction entamée du pont qui va relier le pays à cette presqu’île, où le trafic ne manquera pas d’être très dense puisqu’il conduira en peu de temps les véhicules du Sénégal aux divers pays de la sous-région qui sont tributaires, pour s’en convaincre ».

Georges Console évoque également le dépôt d’hydrocarbures en cours de réalisation au port de Ndakhonga, que le maire de la ville Babacar Diamé a confirmé dans ses propos, qui permettra à Foundiougne de connaître un bouillonnement avec les camions citernes, surtout maliens, qui viendront se ravitailler à partir de ce dépôt d’hydrocarbures, en perspective du décongestionnement du port de Dakar.

Par ailleurs, selon toujours Georges Console, « le secteur touristique sénégalais devrait pouvoir également profiter à la ville de Foundiougne ». Car, fait-t-il noter, « aujourd’hui, le tourisme sénégalais en général commence à s’apercevoir de sa richesse et de la beauté de ses paysages. Et, que les populations savent maintenant qu’elles sont dans un beau pays que des étrangers veulent bien visiter.

Le tourisme va aussi jouer un rôle important
Par conséquent, Foundiougne ne devrait pas être en reste dans cette mouvance d’autant que le Sénégal, bien qu’il soit un pays de « téranga » (hospitalité) », les Foundiougnois sont aussi particulièrement accueillants et gentils ; et la chaleur humaine est le bien le plus précieux au monde. C’est pourquoi, mon épouse et moi nous nous sentons ici dans un environnement qui nous plait le plus au monde comme également tous ceux qui choisissent de visiter cette ville ».

Les autorités locales sont éprises de leur terroir
L’autre particularité de la ville de Foundiougne est, de l’avis de Georges Console, « cette chance d’avoir, depuis mon arrivée dans ce lieu, des autorités très compétentes, toutes éprises de Foundiougne et qui ont fait tout ce qui était en leur pouvoir pour faire émerger leur terroir. C’est à l’image d’un homme de plus de 80 ans, Seydou Sène, opérateur économique, qui a eu le premier à transformer cette ville qui n’était pas attractive en ville réelle pour avoir bâti les boutiques et les maisons sur la rue principale. Cet homme continue de mener des actions après avoir payé de ses efforts physiques et d’une partie de son argent la construction de la nouvelle mosquée et tant d’autres édifices, de même que les différents maires qui se sont succédé à la tête de la mairie ».

Georges Console n’a pas également manqué de manifester sa satisfaction sur la gestion de la municipalité dirigée par le maire actuel Babacar Diamé dont, selon lui, il compte parmi ceux qu’il apprécie et comprend qu’en tant que maire. Il ne peut pas être tout le temps assis sous un arbre à palabres et il doit souvent être absent de la ville pour aller chercher les moyens de financer la prospérité de sa ville.

El Hadj Mouhamadou SAGNE

Lors d’une visite dont le point d’orgue était le concert de l’artiste Elage Diouf, Mme Lise Filiatrault, ambassadeur du Canada au Sénégal, en a profité pour débattre des questions de genre à l’Ugb et aussi faire le point de l’intervention de son pays dans la région nord.

Il y a d’abord eu cette visite à l’Université Gaston Berger où la diplomate a pu, sur initiative du Groupe d'études et de recherches genre et sociétés (Gestes), échanger sur les questions liées à la femme. Mme Lise Filiatrault a expliqué la politique internationale du Canada, dans le cadre de la recherche de l’autonomisation des femmes et des filles. Elle a également salué cette volonté politique de son pays dans ce domaine qui a conduit à des avancées significatives. Au-delà, Mme Filiatrault a rappelé les différents partenariats qui existent avec l’Ugb, parmi lesquels des collaborations avec des universités canadiennes et aussi avec le Centre de recherche en développement international (Crdi).

Aussi, dans le cadre de l’accompagnement pour l’employabilité des jeunes de Saint-Louis, Mme Filiatrault a salué le travail des volontaires canadiens dans un incubateur à Ugb. Mais le plus important, renseigne-t-elle, « nous avons pris connaissance du plan stratégique de l’Ugb et allons voir comment approfondir et développer davantage notre partenariat à l’image de celui existant avec lycée André Peytavin, avec le Bts en machinisme agricole ».

Toujours, dans le domaine de l’éducation, elle a évoqué la tenue prochaine à Dakar du Forum Edu-Canada, une activité annuelle qui regroupe 17 universités, collèges techniques et institutions canadiennes. Et ce sera l’occasion, rappelle l’ambassadeur, « de nouer des partenariats entre ces structures, des écoles, universités et instituts sénégalais ».

Dans le domaine de l’économie, Mme Filiatrault a eu des rencontres avec des opérateurs de la Chambre de commerce de Saint-Louis et a échangé avec eux sur le potentiel agricole de la vallée du fleuve Sénégal. C’est ainsi que des discussions se sont tenues avec la fédération des périmètres agricoles, « car nous travaillons à contribuer à la sécurité alimentaire, avec l’augmentation de la production rizicole », précise-t-elle.

Dans le cadre de l’accès des femmes aux financements, de même que la mise en place d’entrepôts, le Canada a également soutenu les acteurs dans la vallée. L’ambassadeur s’est également rendu à Podor, à la laiterie La Bergère de Baghoré Bathily, un membre du réseau d’entrepreneurs de développement économique (Enablis), structure appuyée par le Canada. Pour Mme Lise Filiatrault, « ce sera une visite de contacts pour voir les opportunités et le potentiel touristique de Podor durant cette virée exploratoire ».

Amadou Maguette NDAW

Georges Console a découvert le Sénégal grâce à feu Bara Diouf, ancien directeur général du quotidien national le Soleil. Ce dernier, selon lui, l’avait connu par l’intermédiaire d’un certain Fernand Diédhiou et l’a convaincu, par la suite, de venir au Sénégal y mener ses activités de pêche à l’espadon.

« A l’époque, j’avais une vedette de 15 m que j’utilisais pour la pêche et c’est en 1975 que je rachète le bateau Bou El Mogdad auprès d’une société des messageries du Sénégal. Le bateau était amarré et abandonné pendant plus d’une dizaine d’années à Saint-Louis. Je l’ai fait réparer mais, par la suite, je suis resté coincé sur le fleuve Sénégal par le pont Faidherbe qui était bloqué et ne s’ouvrait pas ».

Quelques temps après, la chance lui sourit parce que, selon Georges Console, « certains bateaux ne pouvaient pas naviguer sur le fleuve Sénégal contrairement au Bou El Mogdad qui fut le seul bateau du côté de Saint-Louis à pouvoir aller jusqu’à Podor, Matam, Bakel et Kaedi (Mauritanie). D’ailleurs, les Mauritaniens vont me proposer une location pour la distribution de vivres de sécheresse au Sahel que j’ai acceptée. Et, plus tard, le pont a été rouvert et je suis allé à Dakar, à l’arsenal, pour les réparations du bateau Bou El Mogdad avec lequel j’ai commencé le tourisme de croisière en 1973 sur le fleuve Sénégal pendant une dizaine d’années ».

Bou El MogdadCette activité sera suspendue, fait-il noter, « à cause de la construction du barrage de Maka Diama ; ce qui m’obligea à changer d’itinéraire pour atterrir sur le fleuve Saloum. Mais, entre temps, j’ai été avec le Bou El Mogdad en Sierra Leone trois ans avant la révolution et je suis revenu au Sénégal après sur le fleuve Saloum ». Depuis lors, Georges Console est resté dans la presqu’ile de Foundiougne où il menait tranquillement avec son bateau des activités de croisière entre Kaolack et Djiffer avec une partie sur le Saloum et une autre à travers les îles des mangroves.

Mais, avec l’âge, il finit, selon lui, par arrêter les croisières à cause surtout de la fatigue qui le gagnait. « Je décide donc de chercher un acheteur sénégalais pour que le Bou El Mogdad ne quitte pas le Sénégal. Ce que j’ai réussi puisque maintenant, le bateau est exploité pour des croisières sur le fleuve Sénégal par une société sénégalaise dont le gérant est le Sénégalais Jean Jacques Bancal », a-t-il affirmé.

C’est un charme d’embarquer sur le bateau Bou El Mogdad le temps d’une croisière pour remonter le temps. Surtout à travers les bolongs des îles du Saloum où le touriste découvre le vrai visage touristique de la destination Sénégal. Le bateau construit dans un chantier naval hollandais en 1954 et pour le compte de la société les « Messageries du Sénégal » avait pour vocation première la desserte des villes et des ports fluviaux de l'intérieur du Sénégal et de la Mauritanie : Rosso, Dagana, Richard-Toll, Podor, Matam, Kaedi et jusqu'à Kayes au Mali, soit près de 1.000 km à l'intérieur des terres.

A l’époque, les routes étaient quasi-inexistantes, le rail également et le seul accès aux villes de l'intérieur était la voie fluviale. Le Bou El Mogdad avait donc pour vocation de transporter non seulement le courrier, les vivres, l’eau, les matières premières, les fruits et légumes et le bétail, mais aussi les populations riveraines à travers tous les comptoirs coloniaux qui jalonnaient le fleuve. Avec son rachat en 1975 par Georges Console, le bateau changea d’itinéraire pour se diriger vers le fleuve Saloum après quelques croisières sur le fleuve Sénégal en 1980. Des aventures, il y en a eu également en 1984 vers la Casamance et ensuite en Sierra Léone, sur le Fleuve Kono en 1992, avant de revenir dans le Delta du Sine Saloum en 1998 entre Djiffer et Kaolack via Foundiougne, nous raconte cet ancien parachutiste. Et, c’est en 2003 que le Sénégalais Jean-Jacques Bancal réalise ce rêve de racheter le bateau et lui assurer l’avenir que son ancien propriétaire Georges Console voulait gagner comme pari. Celui de faire en sorte que le bateau Bou El Mogdad reste et demeure à Saint-Louis, sa maison natale. Ce fut fait en 2005. Et Georges, nostalgique, édifie sa résidence actuelle au large de Foundiougne sous la forme du bateau Bou El Mogdad.

El Hadj Mouhamadou SAGNE


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