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Régions (1959)

Un bel exemple de coopération et de solidarité Nord-Sud. La ville normande de Val-de-Reuil et celle allemande de Ritterhude ont célébré, avant-hier, 20 ans de coopération avec le village de Danthiady, dans le département de Matam.

Le village de Danthiady, dans le département de Matam, la ville normande de Val-de-Reuil en France et celle allemande de Ritterhude ont célébré avant-hier, en France, à l’occasion de la célébration de la fête nationale, 20 ans de jumelage. La cérémonie a eu lieu à Val-de-Reuil en présence d’une délégation sénégalaise conduite par l’avocat Malick Sall au nom du chef de village de Danthiady.

Selon un document reçu, Me Malick Sall a salué un bel exemple de solidarité et de coopération Nord-Sud. « Cette coopération est la fraternité en mouvement », a dit le représentant du village de Danthiady. Malick Sall a souligné qu’entre 1995 et 2015, Val-de-Reuil a financé 33 projets dans les domaines aussi divers que la santé, l’hydraulique, l’assainissement, les actions culturelles, les manifestations dans les secteurs des loisirs, des sports et de l’humanitaire ». Selon Me Sall, à cela s’ajoute le financement de nombreuses missions dans les deux sens conduites par des représentants des deux partenaires.

Malick Sall a indiqué que la dynamique de cette coopération repose en grande partie sur l’engagement et le patriotisme de l’Association des ressortissants de Danthiady de France (Ardf) portée sur les fonts baptismaux en 1971. Me Sall a rendu un vibrant hommage aux personnalités qui ont été à la tête de cette association qui regroupe les ressortissants de ce village du Fouta dans l’Hexagone. « Après s’être essentiellement concentrée aux questions sociales et culturelles, l’Ardf s’est orientée au fil du temps vers la problématique du développement », s’est-il réjoui. D’où les partenariats noués qui ont permis de poser les conditions d’un développement social total. Il a exprimé l’engagement du village de Danthiady à cheminer avec ses partenaires à travers le raffermissement de la coopération marquée du sceau d’une vision généreuse et pragmatique.

Le maire de Val-de-Reuil, Marc Antoine Jamet, et sa collègue allemande de Ritterhude, Mme Suzanne Geils, ont tour à tour salué leur coopération avec le village de Danthiady.

Ils ont magnifié le dynamisme de l’Ardf qui a permis la réalisation de plusieurs projets. Ils ont aussi réaffirmé son engagement à accompagner Danthiady pour son développement.

Babacar DIONE

(Mbour). Du 9 au 13 juillet dernier, les secrétaires municipaux d’une trentaine de collectivités territoriales ont participé à une session de formation à Saly sur le thème : « gestion administrative et financière des collectivités territoriales ».

En clôturant la session de formation, Mamadou Thiaw, secrétaire exécutif du Programme national de développement local (Pndl), a indiqué que l’atteinte des objectifs des différentes communes nécessite la mise en place d’outils techniques performants et efficaces.

De l’avis de M. Thiaw, « nos collectivités territoriales sont confrontées à plusieurs problèmes. Tout le monde se focalise sur l’insuffisance des ressources financières. Mais, aujourd’hui, nos regards s’orientent vers l’activité majeure dans la vie de nos institutions municipales qui constitue, dans bien des cas, une problématique majeure. Je veux parler de la gestion correcte de nos dossiers, de nos ressources et de notre patrimoine matériel et immatériel’’.

De son point de vue, cet atelier de formation constitue un input à l’avènement d’une gestion performante. « Avec une gestion orientée sur la performance dans la gestion administrative et financière, le Ppc.Pndl, conformément à ses missions, va contribuer, de façon significative, à l’alimentation des indicateurs de référence des documents stratégiques, des infrastructures routières de notre pays.Il a, par ailleurs, signalé que les résultats de la première édition de la mesure de performance des collectivités territoriales ont montré plusieurs insuffisances dans le domaine de la gouvernance, avant d’exhorter les participants à réfléchir sur les conditions d’émergence et de pérennisation d’une gestion performante.

Auparavant, Racine Camara, chargé de communication du Centre de formation et de perfectionnement des travaux publics (Cfptp), a déclaré que l’autonomie financière des collectivités territoriales est un ressort essentiel de la démocratie locale.

Avec l’application du système de mesure des performances des collectivités territoriales, M. Camara ajoute que la question relative à la gouvernance des collectivités territoriales est fortement retenue comme préoccupation majeure. Or, le Projet pistes communautaires en appui au Programme national de développement local (Ppc/Pndl), mis en œuvre par les collectivités territoriales, mobilise plusieurs acteurs et cristallise des enjeux de gestion administrative et financière.

Amath Sigui NDIAYE

Le collectif des victimes de Gadaye est monté au créneau le week-end dernier pour fustiger le retard noté dans le règlement du litige qui l’oppose au promoteur immobilier Babacar Fall. Le tribunal avait condamné en première instance ce dernier qui, à son tour, avait interjeté appel. Le report de l’audience au 28 août prochain a fait sortir les membres du collectif de leurs gonds.

Le collectif des victimes de Gadaye a le sentiment que le dossier doit être traité avec une plus grande diligence afin qu’elles puissent être rétablies dans leurs droits. Ses membres piaffent d’impatience de construire sur le site afin de se libérer du joug du loyer. En effet, le jugement en appel a été finalement renvoyé au 28 août prochain. Les deux parties sont ainsi tenues de patienter jusqu’à ce jour pour entendre le verdict rendu par la cour d’appel. Une décision qui est loin d’agréer les victimes qui ont menacé, avant-hier, de reprendre le site et de le mettre à la disposition des 253 victimes que compte le collectif. Vice-président dudit collectif, Bara Sow s’est demandé pourquoi le promoteur immobilier, condamné en première instance avec une contrainte par corps, continue à humer l’air de la liberté. « C’est comme s’il était au dessus de la loi. Non seulement, il a été condamné à une peine ferme, mais aussi la peine est assortie d’une amende à payer aux victimes », a-t-il expliqué. « Mieux, un mandat d’arrêt a été lancé contre lui. Malgré tout cela, la personne concernée est aussi libre que le vent. Pire, elle se permet de menacer le collectif en lui envoyant des huissiers à tout bout de champ », affirme-t-il. Bara Sow ajoute que dans tous les cas, le collectif est dans les dispositions de reprendre le bornage des parcelles identifiées sur le site dans l’optique de restituer chaque parcelle à son propriétaire afin qu’il puisse reconstruire sa maison. Bara Sow a aussi déploré les obstacles auxquels le collectif fait face auprès de certaines institutions  dans leur tentative de faire évacuer ce dossier au plus vite. «Le Président Macky Sall a manifesté une ferme volonté de faire en sorte que ce contentieux soit vidé mais les instructions qu’il avait données dans ce sens n’ont pas été respectées », a-t-il soutenu. Dans le même ordre, les victimes de Gadaye ont invité le chef de l’Etat à les recevoir comme il l’avait fait avec celles qui avaient été signalées à la cité Tobago. « Cette année est décrétée année sociale. Nous prions le chef le l’Etat de faire en sorte que les victimes de Gadaye s’y retrouvent », conclut Bara Sow. Secrétaire administratif du collectif des victimes de Gadaye, Mbaye Tine a alerté les autorités de ce pays en les invitant à intervenir pendant qu’il est encore temps pour éviter que ce problème ne débouche sur une catastrophe.

Abdou DIOP

De nombreux élèves des établissements scolaires des communes de Gandon, Ndiébéne Gandiole, Saint-Louis, Fass-Ngom et Mpal et autres enfants issus des écoles coraniques et des familles vulnérables ont pris une part active à la célébration de la journée de l’enfant africain organisée, vendredi dernier, sur la place Abdoulaye Wade par le Comité départemental de la protection des enfants (Cdpe).

A cette occasion et en présence de Mme Mbow, chef du service départemental du développement communautaire et point focal institutionnel du Cdpe, le préfet du département de Saint-Louis, Mme Mariama Traoré, est revenue largement sur la nécessité de poursuivre l’opération de retrait des enfants de la rue.

A cet effet, elle s’est adressée à la presse pour exhorter tous les services et acteurs impliqués dans cette opération à travailler en étroite collaboration en vue de permettre à l’Etat d’atteindre, dans de très bonnes conditions, les objectifs de cette mesure salutaire prise par le chef de l’Etat depuis l’année dernière.

Elle s’est ensuite réjouie du fait que cette célébration coïncide avec la semaine nationale de l’enfant, rappelant que le thème de cette année est intitulé « Aucun enfant laissé pour compte pour le développement de l’Afrique », Mme Mariama Traoré, par ailleurs présidente de la Commission départementale de protection des enfants (Cdpe), a longuement insisté sur l’urgence et la nécessité pour ces différents acteurs chargés d’appliquer cette mesure de  "mettre leurs actions en synergie, afin que les programmes que l’Etat  a mis en place pour le retrait des enfants de la rue soient largement mis en œuvre dans tous les départements et villes du Sénégal ».

Selon le préfet de Saint-Louis, l’Etat a "pris d’importantes mesures" pour la protection des enfants, citant la loi sur le statut des "daaras" déjà adopté en Conseil des ministres, le code des enfants en cours d’élaboration, sans compter le volet de la Couverture médicale universelle (CMU) intéressant les enfants de 0 à 5 ans.

Plus explicite, elle a laissé entendre que "l’Etat veille sur la sécurité et la protection des enfants pour le respect de leur droit à l’éducation, à la santé et leur plein épanouissement". Le chef de l’exécutif départemental de Saint-Louis n’a pas manqué de s’adresser aux parents d’élèves, en les invitant à déclarer leurs enfants pour éviter que ces derniers soient confrontés à la dernière minute à d’énormes difficultés pour se présenter aux examens et concours organisés chaque année par le Ministère de l’Education nationale. A ce propos, elle a précisé que les pièces d’état civil permettent aux enfants, non seulement, de faire valoir l’ensemble de leurs droits sur tous les plans et à tous les niveaux, mais surtout d’assurer leur avenir.

Le point focal civil de la Cdpe, Madiop Guèye, et la représentante des enfants de Saint-Louis, Fatou Diop, ont rendu un vibrant hommage au préfet Mme Mariama Traoré pour l’intérêt particulier qu’elle accorde à tout ce qui touche aux enfants. Ils ont enfin  plaidé pour que le respect de leurs droits devienne "une réalité et non des slogans".

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Pikine-Est est une commune qui a un budget tournant autour de 500 millions de FCfa. Selon le maire Issakha Diop, ce budget était de 80 millions de FCfa avant la réforme de l’Acte 3 de la décentralisation.

« Les niches fiscales se trouvent dans les marchés ‘’Sindika’’, Wakhinane et un autre dit hebdomadaire qui se tient sur l’avenue El hadji Malick-Tally Icotaf chaque dimanche. Nous avons les patentes et la taxe d’occupation sur les domaines publics », a dit Issakha Diop, qui nous a accordé, avant-hier, tard dans la soirée, un entretien.

Interrogé sur les réalisations de la mairie depuis 2014, il s’explique : l’achèvement d’un complexe (qui sera inauguré sous peu) comprenant une bibliothèque municipale avec plus de 5000 livres, le cyber communal et la bibliothèque de l’Ecole 3, entre autres… « Nous sommes en train d’aménager la devanture de l’école Kabirou Mbodji 1 pour en faire un jardin public où il y aura une connexion wifi, de réhabiliter les deux postes de santé, la maternité, le logement du chef de poste. L’envoi de ce dernier en Italie pour des renforcements de capacité, avec la mise à disposition d’une ambulance médicalisée et autres matériels médicaux d’une valeur de 50 millions de FCfa, sont des projets en cours de réalisation. Chaque année, la mairie envoie un personnel de santé en Italie dans le cadre de la coopération », a révélé Issakha Diop. En plus de cela, le maire procède présentement aux travaux de réhabilitation de la commune dont les locaux n’ont jamais été réhabilités depuis sa création en 2001.

Si certains maires voient à travers l’Acte 3 de la décentralisation des problèmes transférés et non des solutions préconisées, M. Diop, lui, tempère : « la mairie a tiré énormément de choses de l’Acte 3 de la décentralisation. Notre budget a connu un grand bond même si on nous a transféré des charges comme les salaires. Mais aujourd’hui, nous avons la possibilité d’agir de manière autonome. Le transfert de compétences n’a jamais été suivi par des moyens, mais l’équation qu’a résolue l’Acte 3, c’est le transfert de nouvelles ressources.»

Bénéficiant par ailleurs du Programme d'appui aux communes et aux agglomérations du Sénégal (Pacasen), M. Diop salue cette initiative de financement qui va permettre d’accompagner les communes dans leurs investissements et prendre en charge les préoccupations des populations.

« Pour le moment, nous n’avons pas encore reçu la notification du montant de financement. Toutes les communes n’ont pas les mêmes potentialités. Si certaines ont plus de 2 milliards de budget comme Dakar-Plateau (4 milliards F Cfa), d’autres sont moins chanceuses », a-t-il laissé entendre. Pikine-Est est la commune centre de l’arrondissement de Dagoudane qui est la capitale du département de Pikine. La commune est ceinturée par les communes de Pikine-Ouest, Pikine-Nord, Djiddah Thiaorye Kao et les deux Guinao-Rail Nord et Sud. Pour une superficie de 0,7km2, Pikine-Est compte plus de 40.000 habitants.

Serigne Mansour Sy CISSE

La mairie de la commune de Yoff, en collaboration avec l’école Dakar Business School, a organisé, hier, une opération de nettoiement de la plage Ngaparou sise à Yoff.

Selon le 3ème adjoint au maire, Ibrahima Fall, cette initiative vise à lutter contre la nette dégradation constatée sur le littoral. Cela est dû à un comportement de certains citoyens qui jettent des ordures sur la plage.

D’après lui, cet effort est à saluer. En termes de contribution, la commune a bénéficié de l’aide de bonnes volontés, d’un lot de matériels tels que des brouettes, des râteaux et autres pelles. A en croire M. Fall, la mairie a pris la responsabilité de ne pas mettre des bacs à ordures sur la plage pour qu’ils ne deviennent pas des dépotoirs. Prenant la parole, Médoune Sylla, directeur de l’école Dakar Business School, en compagnie du club environnement dudit établissement, a loué cette initiative et de préciser que des mesures drastiques doivent être prises. Selon lui, cette démarche sera maintenue. « Nous voulons maintenir notre littoral propre. L’émergence commence par un cadre de vie sain. Nous sensibilisons les citoyens à avoir le bon réflexe», a-t-il fait comprendre.

S. M. Sy CISSE

Après plusieurs projets réalisés, la Chine et le Sénégal ont décidé de passer à un niveau supérieur dans leurs relations diplomatiques, à travers deux villes symboliques : Weinan et Fatick. Cette volonté commune de passer à une coopération globale dans le domaine agro-industriel est née d’un entretien entre Matar Bâ, le maire de Fatick et Madame Liu Li, directrice du bureau de la coopération économique, technique et extérieur de Weinan.

Weinan (ville de naissance du président chinois XI-Jinping) et Fatick (celle du président sénégalais Macky Sall) sont devenues deux localités amies et partenaires stratégiques qui caressent le rêve d’une coopération dynamique. Cette initiative fait suite à l’audience que l’édile de la commune de Fatick, Matar Bâ, par ailleurs ministre des Sports, a accordée à Madame Liu Li, directrice du bureau de la coopération économique, technique, extérieur de Weinan, mais aussi directrice  du Bureau des Affaires étrangères de Weinan.

Un communiqué parvenu à notre rédaction indique qu’au cours de l’audience accordée le vendredi 6 juillet 2018, Madame Liu Li a déclaré que Fatick  est « un partenaire important de Weinan et qu’elle va encourager les entreprises chinoises à investir massivement dans la ville située au centre du pays afin de participer à son développement agricole et industriel ».

« La Chine et le Sénégal continueront à approfondir leur confiance mutuelle et leur partenariat pour qu'ils deviennent un modèle de coopération Sud-Sud », a assuré la directrice  générale du bureau  des Affaires Etrangères de Weinan. En outre, Madame Liu Li a invité le maire M. Matar Bâ, par ailleurs ministre des sports, à venir séjourner en République populaire de Chine plus précisément à Weina, ville de la province de Shaanxi, afin de rencontrer les autorités pour approfondir la réflexion. Une invitation acceptée par le maire qui a beaucoup apprécié la perspicacité de madame la directrice générale du bureau des Affaires Etrangères.
Matar Bâ a surtout salué la conception et les principes de sincérité de pragmatisme, d’amitié et de la franchise de la Chine qui est un grand partenaire important du Sénégal. 

« La Chine est un partenaire important pour notre pays. L’autoroute Thiès Ila-Touba, le grand Théâtre national, le Musée des civilisations noires, la réhabilitation des stades régionaux, la construction de l’arène nationale, l’accès à la télévision par satellite dans les villages, l’extension de l’hôpital pour enfants de Diamniadio et la réfection du barrage d’Affignam, sont autant de projets réalisés ou en cours de réalisations effectués par la Chine, sans compter les nombreuses missions chinoises médicales et agricoles effectuées au Sénégal », a-t-il rappelé.

Pour le maire de Fatick, cette nouvelle coopération « est une manière  de s’ouvrir au monde et d’en comprendre les enjeux économiques et sociaux afin de développer toute la région du Sine ».

Les deux autorités ont unanimement salué les saines relations et la coopération franche qui existent  entre le Sénégal et la République populaire de Chine, soulignant la ferme volonté du président Macky Sall et de son homologue chinois Xi-Jinping, qui ont toujours œuvré pour la consolidation des liens d’amitié et de fraternité entre les deux pays. Cette volonté se traduit aujourd’hui par leur détermination à participer ensemble à la promotion des échanges pour une coopération globale.

Fara Michel DIEYE

Durant toute une journée, les membres du bureau du Conseil de quartier de Balacoss, les notables et autres  personnes ressources de cette partie du faubourg de Sor ont réfléchi sur les voies et moyens à mettre en œuvre pour élaborer et exécuter d’urgence un  plan d’action qui permettrait de résoudre les problèmes majeurs de ce quartier et d’améliorer de manière significative les conditions de vie des habitants de Balacoss.

Le deuxième adjoint au maire de Saint-Louis, Alioune Badara Diop, par ailleurs directeur général de l’Office national des lacs et des cours d’eaux (Olac), a eu l’occasion de participer activement à cette réflexion. Et, en tant qu’illustre et digne fils de Balacoss, il a réaffirmé sa farouche volonté de contribuer efficacement au développement de son quartier. M. Diop a également réitéré l’engagement indéfectible de l’équipe municipale dirigée par le maire Mansour Faye, par ailleurs ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement,   à prendre régulièrement en compte les préoccupations des populations de Balacoss dans les projets de développement de la ville de Saint-Louis.

Après avoir recensé tous les problèmes de Balacoss, les conseillers de quartier, sous la conduite des techniciens de l’Adc (Agence de développement communal) et avec l’accompagnement de certains partenaires stratégiques tels que l’Agence régionale de développement (Ard) et le Cfp (Centre de formation professionnelle), ont posé un jalon très important dans le futur de ce quartier. Il s’agit notamment du plaidoyer (une vieille doléance de ce quartier) pour la réhabilitation de l’école primaire Soukeyna Konaré, qui a formé de nombreux cadres supérieurs de notre pays. L’adjoint au maire, Alioune Badara Diop, au cours de la cérémonie officielle d’ouverture de cet atelier bien organisé par le délégué de quartier Habib Moustapha Ndiaye, a laissé entendre que les solutions les plus adéquates seront apportées au problème de rénovation de cet établissement scolaire, « qui sera entièrement remis à neuf ». Il s’est dit résolument engagé à assister ce quartier dans le cadre de la grande croisade contre l’insalubrité, en mettant en place, dans un premier temps, des poubelles et autres bacs à ordures à Balacoss.

Ce geste viendra alors s’ajouter à celui du Centre de formation professionnelle qui a déjà permis de mettre à la disposition du conseil de quartier des poubelles dans le cadre de la mise en œuvre d’un de ses programmes. Le président du conseil de quartier, Moustapha Diop, a rappelé que « ce plan d’action est un levier  important  pour booster le développement socioéconomique de Balacoss ».

Mbagnick Kharachi DIAGNE

A l’origine de leur colère, ces commerçants dénoncent le manque de concertation qu’il y a autour du projet « Carré d’or ». Mais la mairie réfute cette accusation et signale qu’ils ont toujours été appelés depuis le démarrage du projet.

Les commerçants du marché central de Rufisque sont descendus, hier, dans la rue pour protester contre le projet du « Carré d’or ». Ils ont, en effet, envahi pendant quelques minutes le boulevard Maurice Guèye en arborant des brassards rouges.

« Nous sommes prêts même à perdre nos vies car, quand on n’a pas de travail, on n’a plus de dignité et si on perd sa dignité on est mort », a asséné Cheikh Bamba Ndiaye, porte-parole des travailleurs du marché central. Ces commerçants du marché central dénoncent le manque de concertation qui entoure un projet si gigantesque, d’où la décision prise de fermer les cantines hier et de manifester leur colère. Pape Bâ, un autre responsable des vendeurs signalent qu’ils ne reculeront pas dans ce combat qui est mené contre ce projet d’érection de trois tours et divers services de la mairie de Rufisque Est. Albé Ndoye, le maire de ladite commune, est principalement indexé. « Le maire Albé Ndoye va vers les populations pour leur dire que les commerçants sont contre ce projet, ce qui n'est pas vrai ; nous aimons Rufisque plus que le maire et nous ne pouvons pas être contre un projet de développement mais quand même nous défendons nos intérêts », a encore décliné Bamba Ndiaye. Après le blocage de la route nationale pour quelque temps, ces commerçants se sont dirigés vers la préfecture où ils ont été reçus par le préfet Serigne Babacar Kane qui a promis de renouer le dialogue entre les commerçants et le maire de Rufisque Est.

Pour Mbaye Fall, le conseiller en communication du maire de Rufisque Est, les commerçants ont été associés à tout le processus depuis que le projet a été annoncé.

Sur les allégations des commerçants accusant la mairie de vouloir les recaser à la gare routière, il nie tout. « Depuis lors, nous sommes en train de chercher un site pour les recaser et jusqu’à présent on n’a pas encore trouvé de lieu », a renseigné le chargé de communication, affirmant qu’une large concertation va avoir lieu après avoir trouvé le site de recasement. Le Carré d’or est un projet porté par la mairie ville et celle de Rufisque Est. Il s’articule autour de trois tours (R+20) de 255 appartements, un centre commercial de 10.150 places, quatre lots de résidence de 44 appartements à construire au cœur du marché central. Le coût du projet est de 42 milliards de FCfa.

Maguette NDONG

(Médina Chérif). Les habitants de Kossanké, une zone enclavée située dans la commune de Médina Chérif, poussent un ouf de soulagement. Ils viennent de bénéficier d’un poste de santé flambant neuf qui leur permet de se soigner sur place.

Les éprouvantes évacuations sanitaires des femmes enceintes et des enfants de Kossanké, une contrée située dans la commune de Médina Chérif Est du département de Kolda, appartiennent désormais au passé. Ils viennent de bénéficier d’un poste de santé flambant neuf grâce à un partenariat entre la mairie et l’Ong World vision. Ce poste de santé qui polarise une vingtaine de villages, pour une population de 7 000 habitants, a été inauguré le week-end dernier par les autorités sanitaires et locales. Le maire de Médina Chérif, Mamadou Gano, se réjouit de ce partenariat exemplaire qui permet aux habitants de Kossanké, une zone enclavée et dépourvue d’infrastructures sanitaires, d’avoir un poste de santé digne de ce nom. « Aujourd’hui, le sentiment qui nous anime est un sentiment de fierté parce que depuis les indépendances, la zone de Kossanké aussi peuplée et importante en termes de potentialités, n’a jamais bénéficié ni de collège, ni de poste de santé encore moins d’un centre d’examen. Nous sommes aujourd’hui la seule commune, dans le monde rural, à disposer de trois postes de santé qui ont tous été construits par nos partenaires », déclare Mamadou Gano. Il demande l’appui du Ministère de Santé et de l’Action sociale pour la construction d’une maternité, d’un logement pour le personnel de santé et d’une ambulance médicalisée afin de faciliter les évacuations sanitaires des malades vers les principales structures sanitaires de Kolda.

Pour le Docteur Souleymane Mangane, médecin-chef du District sanitaire de Kolda, la construction de ce poste de santé va abréger la souffrance des populations de Kossanké. « Kossanké est une zone qui est assez enclavée par rapport aux autres structures sanitaires.

Je rappelle que Kossanké est situé à 15 Km du poste de santé le plus proche et vous imaginez le problème d’accessibilité aux routes qui est très difficile pendant l’hivernage. Donc, avoir une structure sanitaire qui est davantage proche des populations, va permettre à celles-ci d’avoir un service de qualité et de pouvoir bénéficier des soins le plutôt possible », dit-il. Il demande au personnel de santé d’être disponible pour assurer la continuité du service tout en exhortant le maire et ses partenaires à penser au volet équipement.

Mamadou Aliou DIALLO


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