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Régions (1877)

Dans le cadre de la mise en œuvre de son programme « Aar Sunu Xaleyi », Enda-Jeunesse/Action, en étroite collaboration avec « Free slaves », les conseillers de quartier de Diamaguene, des chefs religieux, notables et responsables de mouvements associatifs du faubourg de Sor, a organisé une grande séance de mobilisation sociale axée sur la sensibilisation des populations sur les droits des enfants.

A cette occasion, Madiop Guèye et Mansour Dia d’Enda- Jeunesse/Action ont rappelé que la traite des enfants est de loin l’une des violations des droits de ceux-ci les plus manifestes au Sénégal.

Malgré la volonté affirmée de l’Etat et soutenue par ses partenaires, le phénomène de l’exploitation, de la traite et des maltraitances faites aux enfants est loin d’être éradiqué. En témoignent les rapports périodiques de la société civile et de l’Etat à l’endroit du comité des droits de l’enfant. Ils ont précisé que le projet « Aar Sunu Xaleyi », qui signifie « Protéger nos enfants », vient appuyer les efforts du gouvernement sénégalais dans la lutte contre la traite des enfants. Ils ont souligné que ce programme vise à réduire de manière durable le nombre d’enfants victimes de maltraitance à Saint-Louis, considérée comme une zone réceptrice principale de jeunes « talibés » victimes de ces sévices. Ce sont des actions qui veulent également contribuer à freiner l’exode massif et forcé d’enfants « talibés » en provenance de la région de Kolda vers les localités du nord de notre pays. Madiop Guèye et Mansour Dia ont insisté longuement sur l’urgence et la nécessité d’amener les communautés à adhérer massivement à ce projet ambitieux d’Enda- Jeunesse/Action.

Ensuite, le jeune Adama Coundoul, spécialiste des questions relatives à la protection des « talibés » et autres enfants en difficulté, a animé une grande conférence publique sur « les droits de l’enfant, la traite, la mendicité forcée et les maltraitances faites aux enfants ».

Il a dénoncé, avec véhémence, les abus sexuels constatés dans les foyers, dont de nombreuses jeunes filles sont régulièrement victimes, l’irresponsabilité de certains parents qui ont tendance à négliger l’éducation de base des enfants, au point de les exposer à toutes sortes de danger. Alors que ces derniers doivent non seulement s’assurer de la présence régulière des enfants à l’école mais également ils doivent surtout se battre quotidiennement pour entretenir ces « petits êtres vivants, frêles, innocents et inoffensifs, qui ont le droit d’être désirés avant d’être conçus ».

L’imam Cheikh Bâ a condamné les pratiques malsaines, perpétrées par ces mêmes pères de familles irresponsables, incultes et naïfs, qui ont tendance à aller, sans arrière-pensée, confier leurs enfants au maître coranique du coin, à certains marabouts établis dans une zone très éloignée.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Pour mieux permettre aux populations de participer au développement local, les mairies doivent renforcer leur accès aux soins et aux financements.

Yaye Fatou Coulibaly, présidente de l’Association «  Femmes Al Amal », a appelé, avant-hier, les collectivités locales à renforcer le soutien sanitaire aux populations pour permettre à celles-ci de mieux jouer leur rôle dans le développement de leurs terroirs. Cette assistance doit passer par l’octroi de subventions pour que les administrés bénéficient de soins, notamment lors des campagnes de consultations médicales gratuites. Mme Coulibaly s’exprimait lors de la journée de consultation en ophtalmologie organisée par son association à Pikine. « Nous recevons des centaines de personnes qui veulent accéder aux soins. Cela prouve que les besoins sont là. Les mairies doivent accompagner les populations pour leur permettre de bénéficier des soins », a expliqué la présidente. « Il y a beaucoup de personnes qui répondent. Les maladies des yeux sont un problème social au Sénégal. Nous sommes souvent débordés », a-t-elle poursuivi, en ajoutant que l’appui doit aussi viser l’accès au financement pour la promotion d’activités génératrices de revenus.

«  Notre association aide les populations à avoir gratuitement des lunettes. Les consultations sont supportées par les populations. Nous avons souvent des patients démunis. C’est la raison pour laquelle nous pensons que le soutien de la mairie peut être une aubaine », a souligné la présidente. « Que les maires renforcent l’accompagnement des populations dans le domaine sanitaire. C’est un besoin que la population demande tout le temps. Les élus locaux doivent répondre », a-t-elle insisté. Ces soutiens doivent aussi viser les jeunes. « Nous vivons dans un monde numérique. Les yeux sont agressés. Les élèves ne peuvent pas se passer des téléphones portables. Il faut les assister pour leur permettre d’avoir des lunettes », a renchéri la présidente.

Ndiaye Kane, notable à Pikine, a adressé le même plaidoyer à l’endroit des édiles. «  Sans la santé, les populations ne peuvent pas participer au développement local. Elles ne peuvent pas développer des activités génératrices de revenus. Les mairies doivent donc les aider à accéder aux soins pour le grand bénéfice de la communauté », a-t-elle dit.

B. DIONE

Le Centre intégré de développement économique et social (Cides)  de Pikine a validé son plan stratégique quinquennal. C’est un document qui sert de cadre de référence et d’orientation pour les cinq prochaines années.

Le plan stratégique que le Cides a validé permet de propulser le développement économique et social à travers les services demandés par les populations de Pikine : l’animation économique, le renforcement de capacités, la planification et l’accès aux services financiers. C’est au cours d’un atelier de planification tenu, hier, à la ville de Pikine, que le document élaboré a été partagé et validé par l’ensemble des acteurs venus d’horizons divers. Y compris des partenaires actuels ou potentiels. Ceci, sous réserve de la prise en charge d’éventuels amendements.

L’atelier a regroupé beaucoup de participants dont des représentants d'associations membres du Cides, de collectivités locales, de structures d’offre, de partenaires techniques et financiers, de la coopération italienne, etc. Il a été animé par le consultant chargé de l’élaboration du plan stratégique, le point focal de celui-ci au niveau du Cides Pikine et l’équipe technique de ce dernier. Il est présidé par l’autorité administrative. Directrice technique du Cides, Mme Rokhayatou Talla Bâ levé le voile sur les axes prioritaires de ce plan stratégique que sont le développement institutionnel, celui des services et le partenariat. Elle a également lancé un appel aux acteurs du Cides dans le sens d’un meilleur engagement à porter cette organisation faîtière mise en place pour accompagner le développement économique et social de la population de Pikine. D’après lui, le Cides  de Pikine est une  structure innovante de développement territorial et représente le résultat d'un travail de recherche-action réalisé de janvier 2014 à mars 2015 par la Cellule de suivi opérationnel des programmes de lutte contre la pauvreté (Cso-Plcp) du ministère de la Femme, de la Famille et de l’Enfance, dans le cadre du Programme intégré de développement économique et social (Pides), financé par la coopération italienne.

«Le Cides intègre l’Initiative nationale pour la protection sociale (Inps) des groupes vulnérables, lancée par le ministère de la Femme, de la Famille et de l’Enfance», a-t-elle affirmé.

Abdou DIOP

Le gouvernement, à travers le Programme d’urgence de modernisation des axes et territoires frontaliers (Puma), a offert 2 ambulances médicalisées dernier cri, hier, au village de Youtou, situé dans commune de Santhiaba-Manjacque (Oussouye), et à la localité de Djibidione, chef-lieu de la commune éponyme, sise dans le département de Bignona.

Les ambulances ont été remises aux autorités locales par le général Abou Thiam, président du comité de pilotage du Programme d’urgence de modernisation des axes et territoires frontaliers. Le gouverneur et le médecin-chef de région ont estimé que ces ambulances contribueront à améliorer la prise en charge des malades et à réduire la durée des évacuations dans des zones, pour l’essentiel, enclavées. Les maires des communes de Santhiaba-Manjacque et de Djibidione ont fait savoir que ces ambulances médicalisées vont résoudre un problème de taille dans leurs collectivités locales respectives : celui relatif à l’évacuation des malades. L’édile de Santhiaba-Manjacque, Ousmane Djikoumène Diatta, a révélé que dans sa commune, qui est très enclavée et située à la frontière avec la Guinée-Bissau, les évacuations se font par pirogue. « Cette ambulance, s’est-il réjoui, va contribuer à réduire les cas de décès lors des évacuations ».

El Hadj Moussa SADIO

La production de mangues est, aujourd’hui, menacée par la mouche des fruits et la fusariose du manguier. Cependant, le manque d’organisation des producteurs rend difficile la riposte.

La filière mangue est, aujourd’hui, menacée de disparition par la bactrocera dorsalis communément appelée mouche des fruits. Cet insecte vorace s’attaque à toutes les variétés de mangues, notamment celles dites tardives comme la kent qui murissent pendant l’hivernage. Présentement, celui-ci est répandu dans tout le Fouladou ainsi que dans les autres régions de la Casamance naturelle. Il est responsable de la perte d’au moins 40 à 50% de la production locale de mangues.

Si dans le passé elle s’attaquait principalement aux variétés dites améliorées, la mouche des fruits sévit maintenant, durant toute l’année, dans la région de Kolda, au grand dam des producteurs. Le président de la Plateforme de la filière mangue de la région de Kolda, Moussa Sabaly, ex-agent de la Drdr de Kolda reconverti dans l’arboriculture, déplore le manque d’entretien des vergers et l’absence de coordination dans le traitement des plantations de mangues. Ce qui favorise, selon lui, la propagation rapide de la mouche vers d’autres champs. Sa plantation fait partie des cinq vergers pilotes sélectionnés pour la surveillance de la mouche des fruits dans la région de Kolda. Elle est également choisie pour la formation des autres planteurs. La Direction de la protection des végétaux (Dpv) y a installé 16 pièges qui permettent de vérifier l’évolution de la bactrocera dorsalis. Elle encourage les producteurs de mangues à introduire des variétés destinées à l’exportation. Mais, pour M. Sabaly, il y a des préalables.

«Le constat, c’est qu’à Kolda, nous avons des vergers villageois, mais pas de vraies entreprises comme dans la région de Ziguinchor. Les gens non seulement sèment n’importe comment, mais ils n’ont pas non plus cette culture d’entretenir leurs vergers. Ils sont tout juste braqués sur la production  et tant que le verger produit, le reste ne les intéresse pas », dit-il. Et de remercier la Dpv qui est en train, depuis trois ans, d’appuyer les producteurs en matériels de greffage et d’entretien mais aussi en produits de lutte contre la mouche et en termes de formation et de sensibilisation pour leur permettre de rentabiliser leurs vergers. Ce qui a permis de limiter un peu les dégâts même si la mouche des fruits est encore loin d’être vaincue.

Et comme un malheur ne vient jamais seul, on signale aussi la présence de la fusariose du manguier qui est une terrible maladie qui s’attaque également à la mangue. « Les dégâts causés par cette maladie peuvent aller jusqu’à plus de 80% », déclare Yaya Dieng du Service départemental de développement rural de Kolda.

Mamadou Aliou DIALLO

Thiaroye sur mer va bientôt disposer d’un Collège d’enseignement moyen (Cem). La première pierre a été posée par le maire de la ville de Pikine, Abdoulaye Thimbo, en présence de l’inspecteur de l’académie de Pikine-Guédiawaye et du directeur de cabinet du ministre de la Gouvernance territoriale, du Développement et de l’Aménagement du territoire.

Le maire de Thiaroye sur mer, Ndiaga Niang, a fait savoir que la première école élémentaire à être érigée dans la commune remonte à 1927. Depuis, pas un seul collège n’y est encore construit.

D’où le sens de la joie qu’il a ressentie durant la cérémonie de pose de la première pierre. En effet, c’est  la mairie de ville de Pikine qui a pris sur elle de réaliser le tout premier collège dans cette commune de plus de 55. 000 habitants. Ce qui a fait dire au maire de la ville de Pikine, Abdoulaye Thimbo, que la construction du Cem de Thiaroye sur mer revêt un autre symbole. « Elle confère à l’intercommunalité tout son sens et sa dimension », a-t-il déclaré. D’après lui, la réalisation de l’ouvrage découle d’une initiative partagée entre la ville de Pikine, la commune de Thiaroye sur mer et les autorités académiques de l’éducation, notamment l’inspection d’académie (Ia) de Pikine-Guédiawaye et l’inspection de l’éducation et de la formation (Ief) de Thiaroye. Non sans préciser que l’initiative a été partagée par les conseillers municipaux de la ville de Pikine. « Il était, en effet, difficile de rester insensible aux difficultés rencontrées par les élèves de la commune de Thiaroye sur mer admis au collège après l’entrée en sixième », a-t-il ajouté. « Ils étaient obligés de traverser la route nationale 1, avec tous les risques d’accident de la circulation encourus par les enfants, ou de faire un trajet d’au moins 2 kilomètres, ce qui entravait, bien entendu, leurs résultats scolaires », a-t-il indiqué.  
Le nouveau collège sera un joyau de dernière génération, entièrement financé par la ville de Pikine, pour un montant de 340 millions de FCfa. L’équipement du collège sera pris en charge par celle-ci pour un coût de 150 millions.

L’Ia de Pikine-Guédiawaye, Seyni Wade, a  profité de cette cérémonie pour louer les efforts remarquables que le Chef de l’Etat est en train de consentir pour le développement de l’éducation. A son avis, la construction de ce nouveau Collège vient à son heure quand on considère la population scolaire de ces deux départements.

Abdou DIOP

Le ministre des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement a visité, le week-end dernier, les différents chantiers dans la commune de Sédhiou. Il a dit sa satisfaction sur l’état d’exécution des travaux de voirie sur les axes choisis par le maire.

A chaque fin d’étape, il a eu droit à des explications de la part des techniciens ayant en charge les travaux, et partout la conclusion est la même : « on est en avance sur les délais de livraison des chantiers ». Cependant, le ministre a un peu haussé le ton à propos de l’assainissement car les travaux qui doivent aller de pair sont arrêtés par manque de moyens financiers. Aussi, a-t-il averti qu’il ne sert à rien d’avoir une belle voirie et en même temps des inondations. Et d’annoncer que « les services du ministère prendront contact avec l’entreprise  pour que reprennent rapidement les travaux d’assainissement ».

Le regroupement des transporteurs de Sédhiou, quant à lui, s’est frotté les mains car son président, Modou Fall Samb, a reçu, dans la cour de la chambre des métiers, les clefs de cinq minibus, dans le cadre de Promovilles. C’est la mobilité des populations qui est ainsi améliorée, puisque le ministre a surtout pensé aux élèves qui parcourent quotidiennement de longues distances. En faveur de ceux-ci, il a souhaité que le prix du transport ne dépasse guère 100 FCfa. Un conducteur de taxi moto-jakarta, présent à la cérémonie, de souligner que « le bonheur des uns fait le malheur des autres » car ce sont les membres de sa corporation qui risquent de ne pas avoir le versement journalier. Les populations des villages situés le long de la boucle du Boudhié, longue de 85 km, qui ont récemment manifesté pour demander le bitumage -comme promis lors du conseil des ministres délocalisé- de cette piste très importante pour l’évacuation des produits² de la zone, n’auront pas satisfaction puisque le ministre est clair là-dessus : « pour le moment, seule une réhabilitation est prévue ».  « Mais, poursuit-il, il existe aujourd’hui une technologie qui permet d’avoir une très bonne piste qui n’a rien à envier à une route goudronnée. Pour la route Sédhiou–Marsassoum, longue de 50 km, que le ministre a empruntée pour aller à Ziguinchor, les travaux se poursuivent, à la grande satisfaction de tous. Déjà, l’asphalte est sur une vingtaine de kilomètres. Dans la capitale du Djassing, les habitants, qui attendaient la bonne nouvelle sur le démarrage des travaux de construction du pont sur le fleuve Soungroungou, devront prendre leur mal en patience. Le financement étant trouvé,  toutes les études et levées topo faites, mais le ministre n’a fait aucune déclaration à ce sujet à Marsassoum.

Malamine KAMARA

Le Mouvement populaire «Tawfeex», dirigé par Omar Kamby, a accordé un financement de 20 millions de FCfa à 15 Gie de Diamniadio. Cette plateforme va également dérouler un vaste programme social à travers le pays.

Le président du Mouvement populaire «Tawfeex», Omar Kamby, a accordé un financement de 15 millions de FCfa à 15 Gie de Diamniadio. Chaque groupement ayant reçu un million de FCfa remboursera cette dette sans garantie et sans intérêt sur 10 mois. En plus de ce financement, il a remis cinq moulins à mil à cinq Gie ainsi que 10 machines à coudre aux tailleurs de la même ville pour un montant global de 5 millions de FCfa. La cérémonie de remise du financement et des équipements s’est déroulée, samedi dernier, à la gare routière de cette cité, en présence du président dudit mouvement et des autorités du pays, dans une ambiance festive. Le délégué de quartier, Mbaye Sylla, a magnifié les nombreuses actions du bienfaiteur au profit des populations de Diamniadio. Celles-ci vont des logements pour les étudiants à la construction d’une maternité d’un coût de 70 millions de FCfa, en passant  par un daara moderne, les journées de consultations médicales gratuites, etc. Il s’agit, à travers cette offre de financement pour les femmes, a expliqué M. Sylla, de « matérialiser la vision du Chef de l’Etat relative à la création d’emplois directs ». La présidente des Gie, Djeynaba Dianté, s’est réjouie de la tenue de cette « manifestation symbolique » dont l’objectif est de contribuer à l’autonomisation des femmes de Diamniadio. Selon elle, ces actes sont révélateurs de l’ambition qu’il nourrit pour sa commune.

La consultante de «Tawfeex», Aminata Bâ Mbaye, a fait un diagnostic sans complaisance des besoins de financement des femmes de la commune de Diamniadio portant sur le petit commerce, la transformation laitière, l’élevage, la restauration, l’agriculture… Face à cette « incapacité financière », Omar Kamby a décidé d’organiser les femmes de la commune en 15 Gie pour leur permettre d’être autonomes à travers la micro-finance. Pour sa part, le président dudit mouvement a salué les réalisations des autorités à Diamniadio qui sera, selon lui, une « ville innovante et très belle avec des infrastructures de dernière génération ». « Nous avons décidé d’accompagner les autorités en investissant dans l’éducation, l’agriculture et l’élevage pour permettre à nos concitoyens de bénéficier des fruits de la croissance et de s’embarquer dans le train de l’histoire» a-t-il dit.

Souleymane Diam SY

(Tambacounda) - L’engagement des producteurs de banane de la région de Tambacounda d’atteindre l’autosuffisance à l’horizon 2019 pourrait ne pas être respecté. Selon le secrétaire général  du Collectif régional des producteurs  de banane de Tambacounda (Corprobat),  Adama Ndao, les lenteurs notées dans l’aménagement des nouveaux périmètres risquent d’avoir  un impact négatif sur la réalisation d’un tel objectif.

Sur  les 500 hectares, d’un coût de plus de 2 milliards de FCfa promis aux producteurs par le président de la République lors de sa tournée économique dans les champs de banane de Laboya, seuls  146,5 ha ont été aménagés, fait savoir M. Ndao. « Les  travaux de défrichement ont été réalisés  grâce au génie militaire. Mais, les plans d’arbres  commencent à régénérer suite à l’arrêt  des travaux. Une situation inquiétante car l’hivernage approche », souligne-t-il.
A son avis, de véritables menaces pèsent sur  l’atteinte de l’objectif d’autosuffisance en banane l’année prochaine. « Il faut une réaction rapide des autorités, notamment le ministère de l’Agriculture, pour accélérer le processus d’installation des équipements. Sans  quoi,   la promesse que les producteurs ont  faite au chef de l’Etat, Macky Sall, ne sera pas respectée », dit-il avec regret.

Mais,  l’espoir est permis, avance-t-il. Au lendemain de la  visite du ministre en charge du suivi du Plan Sénégal émergent (Pse), Dr Cheikh Kanté, dans les périmètres du village de « Nguéne», les producteurs de banane  ont été rassurés  à propos de la relance imminente des travaux. « C’est une véritable course contre la montre », indique M. Ndao, qui  lance un appel pressant au Président Macky Sall afin que la situation soit décantée dans les plus brefs délais.

L’autosuffisance en banane au Sénégal est à portée de main, selon les acteurs de la filière. Ils ont profité de la création de leur collège national pour réitérer leur engagement à réaliser cet objectif. « Avec les mesures prises par le chef de l’Etat, Macky Sall, à savoir l’aménagement de 500 hectares de terre dans la zone de Tambacounda et l’octroi d’un fonds d’appui de 2,5 milliards de FCfa, nous pouvons bien atteindre l’autosuffisance en banane d’ici à 2019 », déclare Mamadou Oumar Sall, président du collège national des producteurs de banane. Il s’agit de porter le niveau actuel de production de 30. 000 tonnes à 60. 000 tonnes. M. Sall partage cette ambition avec le directeur de cabinet du ministère délégué chargé des organisation paysannes, Tidiane Sidibé, pour qui « l’ambition est de mettre sur le marché 60 000 tonnes de banane fraîches dont 25 % et 15 % destinées, respectivement, au segment haut de gamme et à l’exportation ». Il s’agit d’optimiser les performances de la filière banane à travers la prise en charge d’un certain nombre de paramètres : la productivité, la qualité, les opérations de récolte et post-récolte, mais surtout l’organisation de la chaîne de valeurs en interprofession.

Pape Demba SIDIBE

 

Les responsables du Puma ont mis à profit la journée de réflexion sur l’autonomisation des femmes et l’accès à la terre, qui s’est déroulée dans la commune de Fanaye, pour remettre aux membres de 57 Groupements de promotion féminine (Gpf) du Ngalenka deux groupes motopompes de 2 cylindres, d’une valeur de 20 millions de FCfa.

Venu représenter Moussa Sow Walaldé, coordonnateur national du Puma, Moussa Yaya Dieng, responsable de la cellule Economie locale et Développement durable de ce programme national, est largement  revenu sur l’importance de ce don avant d’annoncer que les villages environnants de Fanaye recevront des lots importants de matériel d’allègement de travaux des femmes.

Il a indiqué que cette remise de motopompes entre dans le cadre de la mise en œuvre de la politique sociale du Chef de l’Etat, consistant à alléger les travaux agricoles de la femme en milieu rural. « Il n’est plus question que nos braves femmes utilisent leur force musculaire pour transformer la graine », a-t-il indiqué.

Mieux, il a précisé que le Puma, dans le cadre de l’accompagnement de la politique de l’Etat en matière d’autosuffisance en riz, porte un projet d’aménagement de 20. 000 hectares de terres cultivables dans l’île à Morphil. « Des études et concertations sont en cours, et en étroite collaboration avec les propriétaires terriens, le Puma compte sécuriser davantage le foncier et les investissements de l’agrobusiness », a-t-il soutenu. Mme Aminata Anne, responsable volet Economie, chargée du genre, a rappelé que la femme occupe une place centrale dans les projets mis en œuvre par le Puma. A cet effet, des projets de pisciculture, de mise en place d’équipements d’allègement des travaux des femmes seront réalisés. « Nous allons aussi plaider pour que les femmes accèdent à l’outil principal de développement agricole qu’est la terre, en vue de contribuer efficacement à la mise en œuvre du programme national d’autosuffisance en riz et des stratégies seront développées par le Puma », a-t-elle affirmé. Mme Anne a enfin précisé que le Puma a signé des contrats avec l’Onfp et le 3Fpt pour des sessions de formation qui seront organisées au profit des jeunes et des femmes.

Mbagnick Kharachi DIAGNE


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