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Régions (1868)

Les responsables du Puma ont mis à profit la journée de réflexion sur l’autonomisation des femmes et l’accès à la terre, qui s’est déroulée dans la commune de Fanaye, pour remettre aux membres de 57 Groupements de promotion féminine (Gpf) du Ngalenka deux groupes motopompes de 2 cylindres, d’une valeur de 20 millions de FCfa.

Venu représenter Moussa Sow Walaldé, coordonnateur national du Puma, Moussa Yaya Dieng, responsable de la cellule Economie locale et Développement durable de ce programme national, est largement  revenu sur l’importance de ce don avant d’annoncer que les villages environnants de Fanaye recevront des lots importants de matériel d’allègement de travaux des femmes.

Il a indiqué que cette remise de motopompes entre dans le cadre de la mise en œuvre de la politique sociale du Chef de l’Etat, consistant à alléger les travaux agricoles de la femme en milieu rural. « Il n’est plus question que nos braves femmes utilisent leur force musculaire pour transformer la graine », a-t-il indiqué.

Mieux, il a précisé que le Puma, dans le cadre de l’accompagnement de la politique de l’Etat en matière d’autosuffisance en riz, porte un projet d’aménagement de 20. 000 hectares de terres cultivables dans l’île à Morphil. « Des études et concertations sont en cours, et en étroite collaboration avec les propriétaires terriens, le Puma compte sécuriser davantage le foncier et les investissements de l’agrobusiness », a-t-il soutenu. Mme Aminata Anne, responsable volet Economie, chargée du genre, a rappelé que la femme occupe une place centrale dans les projets mis en œuvre par le Puma. A cet effet, des projets de pisciculture, de mise en place d’équipements d’allègement des travaux des femmes seront réalisés. « Nous allons aussi plaider pour que les femmes accèdent à l’outil principal de développement agricole qu’est la terre, en vue de contribuer efficacement à la mise en œuvre du programme national d’autosuffisance en riz et des stratégies seront développées par le Puma », a-t-elle affirmé. Mme Anne a enfin précisé que le Puma a signé des contrats avec l’Onfp et le 3Fpt pour des sessions de formation qui seront organisées au profit des jeunes et des femmes.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Les populations des villages situés sur l’axe Kolda-Salikégné ont organisé, le wee-kend dernier, une manifestation pacifique pour réclamer la réhabilitation de cette route.  

Les populations des communes de Dioulacolon, Guiro Yoro Bocar et Salikégné, dans l’arrondissement de Dioulacolon, au sud du département de Kolda, réclament la réhabilitation de la route Kolda-Salikégné, longue d’une trentaine de km. Elles ont organisé une manifestation pacifique, dans la nuit du vendredi à samedi derniers, en érigeant des barrages à Dioulacolon, Saré Oumar, Guiro Yoro Bocar, Massara et Salikégné, pour dénoncer le mauvais état de ce tronçon.
Ayant commencé vendredi, à minuit, la manifestation s’est poursuivie jusqu’au lendemain samedi, aux environs de 9 h, empêchant ainsi la circulation des véhicules de transport en commun et des motos sur cet axe stratégique qui relie le Sénégal à la Guinée-Bissau. Une douzaine de voitures, dont des camions transportant de la marchandise et des commerçants sénégalais en partance pour le  marché hebdomadaire de Cambaju, en Guinée-Bissau, des mini cars, des taxis brousse communément appelés 7 places et des motos, à destination du village frontalier de Salikégné, ont été bloqués par les manifestants, pendant quelques heures, à Dioulacolon. La circulation a repris aux environs de 10 h après des négociations entre les représentants des villageois et les gendarmes envoyés sur place pour rétablir l’ordre. Ce qui a permis aux automobiles de se rendre sans encombre à Salikégné, sous l’escorte des gendarmes et des membres du comité d’organisation. Ces derniers ayant décidé de lever  les différents barrages érigés la veille sur cet axe. Le sous-préfet de l’arrondissement de Dioulacolon, Ibrahima Gano, s’est également rendu à Salikégné pour rencontrer les manifestants qui lui ont fait part de leurs doléances. « Nous voulons protester contre le mauvais état de la route Kolda-Salikégné.

Les populations réclament depuis l’indépendance le bitumage de cette route, mais, jusqu’à présent, rien n’a été fait. Et pourtant, le ministre de la Communication, Abdoulaye Baldé, a sa famille dans un village situé sur cette route. Le président du conseil départemental de Kolda, Moussa Baldé, est originaire de cette zone, tout comme le député Sana Kandé et les maires des communes de  Dioulacolon, Guiro Yoro Bocar et Salikégné. Malgré tout, on ne parvient pas à réfectionner cet axe », déclare Ibrahima Baldé, membre du comité d’organisation.

Mamadou Aliou DIALLO

 

Le ministre des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement a effectué une tournée à Ziguinchor, samedi dernier, pour s’enquérir de l’avancement des chantiers de l’Etat dans la région. Abdoulaye Daouda Diallo, ayant bien apprécié le niveau d’exécution des travaux, a annoncé le bitumage de la boucle des Kalounayes, Niamone-Tobor-Ndiéba-RN4 (transgambienne).  

Le ministre a d’abord constaté, « avec beaucoup de satisfaction », que les travaux de la RN6, Ziguinchor-Tanaff-Kolda, communément appelée « route du sud », sont presque terminés. « On attend, a-t-il dit, l’arrivée du président de la République, Macky Sall, pour procéder à son inauguration ». Pour ce qui concerne la boucle des Kalounayes, le ministre a annoncé le bitumage imminent de l’axe Tobor-Ndiéba-RN4 (transgambienne), le prolongement de la route de Ndiéba à Affiniam et la réalisation du pont d’Affiniam, « pour connecter les deux boucles du Boudié et des Kalounayes ». M. Diallo a fait savoir que tous les financements sont réalisés, les appels d’offres déjà faits, et le Chef de l’Etat procèdera au lancement des travaux. Par ailleurs, le ministre a indiqué la nécessité de continuer la route de Tobor jusqu’au niveau de Niamone « pour nous connecter directement avec la boucle du Blouf ». A son avis, le programme de développement de la Casamance sera définitivement scellé avec ces trois axes que constituent les boucles du Blouf, du Boudié et des Kalounayes. « Du coup, on aura fini de réaliser le désenclavement de cette région de la Casamance », a-t-il souligné.

A propos de la construction du pont de Marsassoum, le ministre a assuré que les études sont en cours, et l’Etat est en train de rechercher le financement. En outre, il a noté le bon niveau d’exécution des travaux du Projet de modernisation des villes du Sénégal (Promovilles), à Ziguinchor. En plus, il a annoncé la réhabilitation du pont de Niambalang (Oussouye) dont une partie a été endommagée à l’explosif par des hommes armés. Abdoulaye Daouda Dialllo n’a pas manqué de rappeler le « grand intérêt » que représente la région méridionale du Sénégal pour le président de la République, Macky Sall. Il a affirmé que celui-ci est plus que jamais disposé à faire davantage d’efforts pour développer les régions de Ziguinchor, Sédhiou et Kolda.

El Hadj Moussa SADIO

 

Conformément aux instructions et directives de leur ministère de tutelle, les agents du service régional du contrôle économique de Saint-Louis sont en train de sillonner les différents marchés de la région nord, pour s’assurer de la disponibilité des denrées de première nécessité dont les fidèles musulmans ont besoin au moment du « ndogou », durant ce mois béni du Ramadan.

A cet effet, le chef du service régional du commerce, Serigne Diaw, s’est adressé, hier, à la presse pour dire « qu’il y a une disponibilité de stocks en denrées de première nécessité dans la région nord permettant de couvrir les besoins des consommateurs pendant le Ramadan ».

Il a déclaré que ses agents sont résolument engagés à poursuivre cette étroite collaboration avec les commerçants grossistes et détaillants ainsi que les producteurs, en vue de faire fonctionner le système de régulation des produits comme l’oignon, le riz local et les autres céréales. Ce qui permet de pratiquer les mêmes prix dans les différents marchés de la capitale du nord, du delta et de la vallée du fleuve Sénégal.

Plus explicite, M. Diaw a souligné que pour le gaz butane, le marché dispose d’un stock de 4. 326 bonbonnes de 2,7 kg, 9. 628 de 6 kg, 1.231 de 9 kg et 1.025 de 12,5 kg. D’après lui, toutes les conditions sont réunies pour « éviter des pénuries de denrées alimentaires ». « Nos agents sont régulièrement sur le terrain, sillonnent constamment les marchés et autres grands centres commerciaux, pour veiller sur la moindre hausse spéculative des prix », a-t-il indiqué.

Au niveau de la Compagnie sucrière sénégalaise (Css), « on a noté une disponibilité d’un stock de 84. 000 tonnes de sucre sur une production globale de 143. 000 tonnes ». Une situation favorable qui, à son avis, « permet de dire que le sucre est à la portée des consommateurs sénégalais et qu’une bonne partie de cette quantité produite dans la capitale industrielle du fleuve est déjà acheminée vers les entrepôts de Diamniadio et sera ventilée vers les autres localités de notre pays ».

M. Diaw n’a pas manqué de souligner que, « dans la région de Saint-Louis, le stock du riz brisé non parfumé est actuellement estimé à 178 tonnes, le riz parfumé ordinaire à 105 tonnes et le riz local affiche un stock de 478 tonnes ». Il a aussi affirmé que l’huile est disponible dans la région nord, précisant que le marché dispose de 948 bidons de 20 litres et 1.002 de 5 litres ainsi que 1.305 sachets d’huile en carton et en sceau. Quant au sucre en morceaux, a-t-il fait remarquer, le stock disponible est de 35 tonnes contre 42 tonnes pour le sucre cristallisé, « sans compter les stocks importants d’oignon local estimés à 337 tonnes, de pomme de terre locale à environ 50 tonnes ».

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Le conseil régional de la jeunesse de Saint-Louis s’indigne et condamne fermement les événements survenus, mardi dernier, à l’Université Gaston Berger et ayant occasionné la mort de Mouhamadou Fallou Sène, étudiant en Licence 2 de Lettres modernes, marié et père d’un enfant, âgé de 26 ans et originaire du département de Diourbel, plus précisément de Patar.

Le conseil régional de la jeunesse de Saint-Louis, par la voix de son président, Fara Ndiaye, dénonce l’usage systématique et excessif de la force par les forces de sécurité dans leurs opérations de maintien de l’ordre.

Par conséquent, il demande « l’ouverture immédiate d’une enquête indépendante pour identifier l’auteur de cet acte odieux afin de le traduire en justice et situer toutes les responsabilités ».

En cette douloureuse circonstance, précise M. Ndiaye, dans le communiqué qui nous est parvenu hier, « le conseil régional de la jeunesse de Saint-Louis, au nom de toute la jeunesse de Saint-Louis, présente ses condoléances les plus attristées aux parents, aux proches du disparu et particulièrement à la communauté estudiantine et à la jeunesse sénégalaise ». Par la même occasion, il appelle à l’apaisement et à la sérénité malgré la douleur qui affecte toute la jeunesse sénégalaise, plus particulièrement estudiantine, et invite l’État du Sénégal à revoir le statut de l‘étudiant, à faire respecter les franchises universitaires et à satisfaire dans les meilleurs délais, les revendications des étudiants.

Mb. Kh. DIAGNE

La commune de Ngayene Sabakh, dans le département de Nioro, déplore l’arrêt du chantier de raccordement au réseau électrique de ladite localité. Une situation qui a poussé son maire à interpeller les pouvoirs publics sur ce dysfonctionnement préjudiciable au bien-être des populations riveraines.

Les populations de la commune de Ngayene Sabakh, dans le département de Nioro, au sud de la région de Kaolack, devront prendre leur mal en patience si elles veulent accéder à l’électricité. Le projet, initié par l’Etat par le biais du Pudc, est depuis plus de six mois à l’arrêt pour des raisons financières. Conséquences : toutes les activités économiques, souvent liées à la disponibilité du courant électrique, sont bloquées au grand dam du maire Goumbo Gaye qui regrette une telle situation. ‘’ Depuis 2016, le chantier d’extension du réseau électrique est bloqué et à ce jour aucune activité génératrice de revenus ne peut être menée. Aujourd’hui, les 31. 200 habitants de la commune, regroupés au sein de 25 villages et 2 hameaux, n’ont pas accès à l’électricité, ce qui est préjudiciable à l’émergence à laquelle nous convie le Président Macky Sall ‘’, a indiqué l’édile de Ngayene au cours d’un point de presse dans la capitale régionale. Celui-ci, évoquant une rupture du contrat avec le premier entrepreneur pour défaillance financière, réclame de la part de l’Etat une reprise en main du programme avec toutes les parties concernées, notamment le Pudc qui assure la maîtrise d’ouvrage. ‘’Nous en appelons à la bienveillance du président de la République pour qu’il vole aux secours des populations qui sont toujours au premier plan quand il s’agit de répondre à son appel à l’élire ou à lui donner une majorité. Comme en attestent les dernières législatives ‘’, a renchéri l’élu local. Selon lui, le règlement de cette affaire nécessite une reprise en main du projet par le Pudc et une implication plus grande de la collectivité territoriale dans le suivi du chantier. En attendant l’irruption de la fée lumière, c’est le solaire qui fait la loi à la mairie ou au poste de santé avec des plaques photovoltaïques bien en vue. Bon joueur, le maire reste persuadé que l’Etat réagira à cette impasse qui perdure et qui plombe la mise en œuvre du plan local de développement de ladite commune qui abrite les sites mégalithiques de Sine Ngayene.

Elimane FALL

Ce sont 129 projets qui sont financés par l’Agence nationale pour la promotion de l’emploi des jeunes (Anpej), à hauteur de 233,5 millions de FCfa, pour les régions de Tambacounda et Kédougou. Cela, dans le cadre de la promotion de l’emploi des jeunes.

La formation en apiculture, ayant suivi celle de l’installation de l’énergie photovoltaïque et solaire, a permis de réunir à Kédougou et Tambacounda plus de 60 jeunes techniciens en développement rural et électriciens professionnels. Ceux-ci seront également financés à la fin de la session. Des business plans seront élaborés pour leur permettre d’exercer dans les métiers de production de miel, souligne Ndèye Mbeugou Kâ, chef d’antenne de l’Anpej des régions de Tambacounda et Kédougou. Tout cela rentre dans le cadre des missions de l’Anpej qui peuvent être résumées sous trois thématiques. Il s’agit de favoriser l’accès à l’information sur le marché du travail, de renforcer l’employabilité des jeunes qui souffrent d’un manque de formation, mais également de promouvoir l’auto-emploi. « La vocation de l’agence, c’est de promouvoir l’emploi des jeunes en mettant en place des stratégies, des projets, des programmes, pour faciliter l’accès au crédit », déclare Mme Kâ. « Nous sommes entrain de faire le suivi de tous ces projets. Nous sommes allés partout pour rencontrer ces jeunes que l’Etat du Sénégal a financés pour la promotion de l’emploi des jeunes », fait-elle savoir, accompagnée de son ’équipe qui est descendue sur le terrain.

A son avis, « c’est un suivi technique qui est en train d’être fait pour que les bénéficiaires puissent utiliser ces financements à bon escient ». D’après elle, ce sont des activités créatrices d’emplois.

Pape Demba SIDIBE

Accompagner les éleveurs de Saint- Louis en termes de conseils sur le déparasitage, l’alimentation et la santé animale. Tel est l’objectif des consultations gratuites des animaux, organisées, samedi, par l’Amicale des étudiants vétérinaires de l’école d’élevage de la capitale du nord, dans le cadre  de la « journée du technicien ».

Selon le président de l’Amicale des élèves vétérinaires, Mamadou Lamine Diémé,  il a été constaté que les éleveurs n’ont pas le réflexe d’entretenir régulièrement le cheptel. Ainsi, ces consultations vétérinaires gratuites ont-elles permis de déceler  et résoudre de nombreux cas de parasitage des animaux domestiques.

Le plaidoyer des élèves vétérinaires a tourné essentiellement autour de l’urgence et de la nécessité de maîtriser le parasitisme chez les ovins, caprins et bovins. Ceux-ci ont rappelé que les strongles gastro-intestinaux (vers parasites du tube digestif présents chez tous les ruminants ayant accès au pâturage) sont responsables chez les bovins, ovins et caprins d’infestations souvent insidieuses et chroniques qui affectent la production et le bien-être animal.
Faute d’outils d’aide à la décision, les strongyloses digestives impliquent très souvent l’utilisation systématique d’anthelminthiques, sans analyse a priori de la situation. Cet usage non raisonné a des conséquences négatives en termes de développement de l’immunité, de résistances aux anthelminthiques, d’impact environnemental, de coût et d’image.

Ils ont précisé que la viande de mouton est particulièrement appréciée dans la plupart des pays car considérée comme noble, comparée à celle de bovin. De plus, dans certaines religions, le mouton joue un rôle très important. En effet, l'élevage des ovins est pratiqué dans plusieurs pays du monde non seulement pour la production de la laine mais surtout pour la qualité de sa viande qui est consommée lors des fêtes religieuses telles que la « Tabaski ».
Au Sénégal, ont-ils souligné, malgré l'importance du cheptel ovin, la population à majorité musulmane reste tributaire des importations de moutons des pays voisins comme le Mali, la Mauritanie, le Burkina Faso, voire le Niger. Une telle incapacité à couvrir les besoins nationaux est liée à des problèmes inhérents à l'élevage de cette espèce dont le parasitisme helminthique constitue l'une des contraintes majeures. Le parasitisme est considéré comme un élément essentiel de la gestion d'un troupeau de ruminants. Les helminthoses ont souvent un impact zootechnique difficile à évaluer car les mortalités sont rares et le diagnostic précis n'est pas souvent réalisé.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

 

Les acteurs de la décentralisation se sont réunis, lundi dernier, à Kolda, pour réfléchir sur la problématique de la mobilisation  des ressources des collectivités territoriales.

Près de cinq ans après l’entrée en vigueur de l’Acte 3 de la décentralisation, les collectivités territoriales peinent encore à mobiliser les ressources indispensables à leur fonctionnement. Tel est le constat fait par les participants à la 4ème édition de l’Université de la décentralisation tenue, lundi dernier, à Kolda.

La rencontre, dont le thème porte sur « les mécanismes innovants de mobilisation des ressources propres des collectivités territoriales », est organisée par le Cercle des communicants en décentralisation (2Cd). Elle s’est déroulée en présence du chef de cabinet du ministre de la Gouvernance territoriale, du Développement et de l’Aménagement du territoire, Alhassane Sow, des experts, des partenaires techniques et financiers, des représentants de la société civile et des maires des certaines communes des régions de Kolda, Sédhiou et Kédougou. « Aujourd’hui, vous n’êtes pas sans savoir que dans ce contexte  de mise en œuvre de l’Acte 3 de la décentralisation, les principales contraintes auxquelles sont confrontées les collectivités territoriales, restent le problème du financement dans sa globalité, et particulièrement la question de la mobilisation des ressources propres des collectivités territoriales. C’est pourquoi nous avons choisi cette thématique pour échanger parce que c’est une question qui est encore d’actualité même si ça faisait partie des problématiques qui avaient été évoquées en 2013 par le Président Macky Sall en lançant l’Acte 3 de la décentralisation », déclare Ibrahima Ethia, président du 2Cd.

D’après lui, après cinq ans de mise en œuvre de l’Acte 3 de la décentralisation, le constat reste le même : les collectivités territoriales ne parviennent  toujours pas à mobiliser leurs propres ressources pour pouvoir assurer leur fonctionnement. Il pense que si cela continue, on risque d’assister à la disparition de certaines communes parce qu’elles ne disposent d’aucune ressource pour pouvoir fonctionner sans l’appui de l’Etat. Il se dit pourtant convaincu qu’il n’y a pas de communes pauvres. Le problème se situe plutôt au niveau de la capacité de mobilisation des ressources qui sont généralement très mal exploitées. Le 2Cd élaborera un livret qui fera la synthèse des recommandations pertinentes formulées lors de ce conclave.

Mamadou Aliou DIALLO

 

La ministre de l’Élevage et des Productions animales, Aminata Mbengue Ndiaye, a exhorté, lundi dernier, ses services à mettre en place un parc de vaccination pour accompagner Kidira qui a étrenné son  marché à bétail.

Le marché à bétail de Kidira constitue un important outil de développement et de sécurisation des transactions commerciales. Aminata Mbengue Ndiaye a visité le marché à bétail de Kidira -une localité située à 193 km de Tambacounda-, en marge de la cérémonie de  lancement d’un exercice de simulation sur le terrain pour le contrôle de foyers d’influenza aviaire hautement pathogène à la frontière entre le Sénégal et le Mali. Un  marché exécuté dans le cadre des programmes de résilience et de lutte contre le vol de bétail. Il dispose de toutes les commodités modernes pour les usagers, à savoir : un lazaret pour l’isolement des animaux malades, des abris pour vendeurs et acheteurs, des abreuvoirs, un hangar de stockage d’aliments de bétail, un bloc d’hygiène et des rampes d’embarquement et de débarquement.

« Le marché de Kidira, à l’image de ceux de Séwékhaye ou de Thillé Boubacar (Saint-Louis), doit être un vecteur de développement économique pour les populations », a indiqué la ministre, qui a proposé la mise sur pied d’un comité de gestion qui réunira tous les partenaires et acteurs de l’élevage. « Il nous faut gérer avec inclusion pour que l’ensemble des acteurs concernés puissent sentir la nécessité de ce marché à bétail », a-t-elle dit, soutenant qu’une « telle gestion peut éviter des remous au sein des organisations d’éleveurs ».

Le maire de Kidira a mis l’accent sur le travail abattu par Aminata Mbengue Ndiaye à la tête du département de l’Elevage. Lors de  la visite de celle-ci au marché à bétail construit par l’État du Sénégal, Demba Thiam dit Niox lui a décerné un satisfecit total. Il a cité le cas du marché à bétail qui vient d’être construit à Kidira et qui a été longtemps la doléance des éleveurs. « Ce marché, poursuit l’édile, va grandement contribuer au développement du secteur. Il aidera à lutter contre le vol de bétail et facilitera la tâche aux éleveurs qui auront dorénavant un point de chute dans la commune frontalière avec le Mali ». Cependant, il a exhorté la ministre à venir en aide aux éleveurs en leur fournissant de l’aliment pour le bétail.

Mme Ndiaye a félicité le maire avant de lui promettre que 100 tonnes d’aliments seront remis aux éleveurs dans l’optique de les accompagner. Non sans les exhorter à entretenir régulièrement cette infrastructure. « Vous pourrez d’ailleurs la modifier en y construisant des chambres de passage qui permettront de loger des éleveurs de passage dans la commune », a-t-elle recommandé.
A l’entreprise chargée des travaux, elle lui a suggéré de penser à construire un parc pour la vaccination des animaux. Ce qui ne fera qu’aider les éleveurs et le personnel chargé de la protection et de la surveillance épidémiologique du cheptel.

Pape Demba SIDIBE

 


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