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Régions (1962)

Dans le cadre d’un protocole de partenariat paraphé en 2015 entre l’Association des maires du Sénégal (Ams) et le groupe Eiffage, la Maison des élus locaux a été complètement réhabilitée en 2016. Deux ans après la fin des travaux, le nouveau bâtiment a été réceptionné hier, en présence du président de l’Ams, Aliou Sall, et le Pdg d’Eiffage Sénégal, Gérard Sénac.

Considérée comme l’une des bâtisses historiques de la capitale sénégalaise, la Maison des élus locaux, plongée dans un état de délabrement il y a quelques années, retrouve un nouveau visage aujourd’hui. Grâce à un accord de partenariat entre l’Association des maires du Sénégal (Ams) et le groupe Eiffage Sénégal, la réhabilitation de l’édifice a été faite depuis 2016. Deux ans après la fin des travaux, le nouveau bâtiment réhabilité vient d’être réceptionné. Pour Eiffage Sénégal qui assuré les travaux consistant, entre autres, au réaménagement des pièces, à la démolition partielle et à la reconstruction du mur mitoyen, à la reprise du faux plafond, à la reprise de la peinture et à la réparation des fissures, il s’agit d’une manière de contribuer à la préservation du patrimoine historique des villes du Sénégal. Il est également question de s’inscrire dans une démarche de responsabilité sociétale d’entreprise. Ce travail de réhabilitation a été cofinancé par l’Ams et Eiffage Sénégal.

D’après le président de l’Ams, il s’agit de la célébration d’un partenariat entre le groupe Eiffage et l’Association des maires du Sénégal. La Maison des élus locaux, a fait savoir Aliou Sall, est un témoignage de l’histoire de l’urbanisation de « cette belle ville de Dakar ». C’est l’une des bâtisses, a-t-il ajouté, qui font l’identité de la Place de l’indépendance. A l’en croire, l’édifice est un pont qui « nous » relie avec « notre » historique tout en « nous » projetant vers l’avenir. « Elle (la Maison des élus locaux) avait beaucoup perdu de sa beauté du fait de l’absence d’entretien et de maintenance. Gérard Sénac, connu comme un militant de la restauration des bâtiments historiques, a bien voulu répondre à notre sollicitation en 2016, en apportant l’expertise et une bonne partie des ressources financières nécessaires pour réhabiliter ce bâtiment », a dit M. Sall, saluant l’intervention qualitative d’Eiffage Sénégal. Aux yeux du président de l’Ams, en portant son choix sur la maison des élus, cela montre l’ancrage de l’entreprise et ses interrelations avec les terroirs.

Depuis quelques années, Eiffage Sénégal participe à la rénovation de plusieurs bâtiments historiques comme le Monument aux morts à Saint-Louis, la rénovation de l’ancienne Maison du président Léopold Sédar Senghor et la réhabilitation de la Radiodiffusion Télévision sénégalaise (Rts) de Saint-Louis. Avec la réhabilitation de la Maison des élus locaux, le président directeur général d’Eiffage Sénégal pense que le message du partenariat 50-50 est bien passé. « Le lien continue entre différents maires des communes des départements du Sénégal… Ce partenariat est clair.

Chacun participe à la hauteur de ses moyens. Je pense que la plus belle réalisation, c’est le partage  », a dit Gérard Sénac. Ce dernier n’a manqué de faire part de sa volonté d’œuvrer à la préservation du patrimoine bâti au Sénégal. «Aujourd’hui,  ce que l’on souhaite, c’est de pouvoir continuer à protéger ce patrimoine », a-t-il indiqué.

Ibrahima BA

Avec l’appui de la Koica, les conseillers municipaux de Fanaye, Ndiayène Pendao et Guédé Village, en étroite collaboration avec les populations de ces collectivités locales du département de Podor, sont résolument engagés à relever les défis de l’Acte 3 de la Décentralisation du Pse et du Pnar. Depuis 2016, les partenaires sud-coréens mettent en œuvre dans ces trois communes de Podor, situées dans les arrondissements de Thillé Boubacar et de Gamadji Saré, un projet de développement agricole qui permettra de fixer définitivement les bras valides de ces trois collectivités locales dans leur terroir en les aidant à lutter contre la pauvreté, l’émigration clandestine et l’exode rural.

M. Rak Myeong Jung de la Koika et l’ingénieur délégué de la Saed de Podor, Amadou Tidiane Mbaye, lors de la dernière réunion des bénéficiaires à Nianga, ont rappelé que ce projet inclusif et durable de la chaîne de valeur riz est mis en œuvre par la Koika (Agence sud-coréenne pour la coopération internationale) et financé par le gouvernement sud-coréen pour un coût global de 4 milliards, 250 millions de FCfa et pour une durée de 7 ans.

M. Mbaye a précisé que toutes les études d’avant-projet détaillées sont terminées, « les appels d’offres seront lancés incessamment, les premiers contrats avec les entreprises seront signés en septembre 2018 et les travaux pourraient démarrer avant la fin d’octobre prochain ».

Des sessions de formation pendant deux ans
Amadou Tidiane Mbaye a laissé entendre que les formations des populations bénéficiaires sont en cours, au moment où le processus de mise en place du comité local de gestion intégrée du centre de l’union de ce projet (qui sera construit à Pendao, aménagé et entièrement équipé par ce projet), est en train d’être finalisé. Il s’est réjoui de la farouche volonté des partenaires sud coréens d’accroître les revenus des GIE et des familles de 20% et surtout de contribuer de manière significative à l’augmentation de la production rizicole. Egalement, ce projet permettra de renforcer les capacités techniques des producteurs de riz à travers différentes sessions de formation pendant deux ans, de former aussi des formateurs appelés à démultiplier leurs connaissances au profit d’autres producteurs de riz.

 Dans le même sens, le coordonnateur du projet, M. Rak Myeong Jung, a parlé du rôle de ce comité, de l’état d’avancement du projet et de l’importance du centre de l’Union. Ainsi, il s’est appesanti sur le système d’irrigation (canalisation, pompe, etc.), la mise en place des machines agricoles (trois tracteurs, des transplanteurs de riz), du matériel de transport (camions gros porteurs et véhicules pick-up), la nécessité de générer des revenus à travers l’exploitation de ce centre de l’union (location de la salle polyvalente pour des réunions, des machines, des chambres, etc.), la promotion du « Riz-Podor/Koica », de favoriser l’intégration et la fédération des trois unions agricoles.

 Une quinzaine d’intervenants ont ensuite parlé au nom des populations bénéficiaires de ces trois communes rendant un vibrant hommage à l’équipe de Rak Myeong Jung qui s’active pour mettre en valeur dans ces trois communes, 602 ha de terres cultivables en vue de permettre aux producteurs de démarrer les premières opérations de récoltes de riz vers juin 2019.

« Avec les futurs aménagements de la Koica, et les renforcements de capacités dont nous bénéficions et la mise en place de systèmes d’irrigation très performants, nous serons bientôt autonomes », ont-ils souligné. Ils ont enfin été unanimes en rappelant que ce programme est mis en œuvre conformément à la volonté du président Macky Sall qui, lors d’une de ses visites en Corée du Sud, avait sollicité auprès du gouvernement sud coréen un appui pour booster le développement agricole dans notre pays.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Face aux Tivaouanois dimanche dernier, le maire, Mamadou Sy Mbengue, a répondu aux différentes interpellations sur sa gestion. L’insalubrité au marché centrale est revenue à plusieurs reprises dans les débats. Le maire minimise les manifestations de colère et promet des solutions à partir de ce mardi.

Des commerçants du marché central de Tivaouane, « fatigués de cohabiter avec les ordures mais aussi de vivre dans l’insécurité » avaient déversé, ces derniers temps, le détritus sur la route pour manifester leur colère contre l’équipe municipale. Dimanche, à l’occasion d’une audience publique, le maire Mamadou Sy Mbengue, interpellé sur le sujet, a donné sa part de vérité sur cette affaire et promis de bouter la saleté hors du lieu de commerce. « Le marché de Keur Matar est d’abord une préoccupation de la municipalité. Nous étions en pourparlers dans le cadre d’une commission mixte avec, à sa tête, le premier adjoint au maire et le président de l’association du marché. Un travail technique a été fait. Nous avons identifié l’ensemble des cantines qui doivent disparaître parce qu’elles sont irrégulièrement construites sur le site, mais aussi parce qu’elles sont le terreau des ordures », a expliqué le directeur général de l’Ipres.

Poursuivant, l’édile de Tivaouane a souligné qu’ils s’étaient entendus pour démarrer le travail dès ce mardi 24 juillet. « Entretemps, des personnes malintentionnées ont mis les ordures sur la route, mais nous n’allons pas leur donner l’importance qu’elles n’ont pas. C’est du menu fretin pour nous. Nous allons poursuivre dès ce mardi le travail pour rendre salubre le marché de Keur Matar. Mieux encore, Tivaouane a 871 millions de FCfa dans le Pacasen. C’est pourquoi, nous allons avoir un programme pour que le marché et les autres infrastructures puissent être gérés comme il se doit », a fait savoir le maire de la ville sainte. A l’en croire, une fois ce travail fait, les problèmes sécuritaires vont également disparaître parce qu’ils comptent mettre sur place des agents de sécurité de proximité qui vont réguler la circulation mais aussi l’occupation de l’espace.

Dans une salle à moitié pleine, Mamadou Sy Mbengue a étalé les réalisations de l’équipe municipale qu’il dirige depuis 2014. Entre autres, il cite le foirail de Tivaouane bâti sur 16 hectares pour 1,6 milliard de FCfa, « avec tous les équipements qu’on retrouve dans un foiral moderne ». « Notre objectif est de faire en sorte que Tivaouane soit un hub en matière d’élevage », a laissé entendre le premier magistrat de la ville. Selon lui, le centre socio-éducatif des jeunes, construit sur le site de l’ancien hôtel de ville avec quatre salles polyvalentes, deux salles de conférence, une salle de cérémonie et un restaurant, va permettre aux jeunes de s’épanouir. « Notre fierté est aujourd’hui grande avec la réalisation de la place Seydi Elhadji Malick Sy et Khalifa Ababacar Sy à l’entrée et à la sortie de Tivaouane. Mais le projet phare que nous avons visité ce matin est le centre intégré de valorisation des déchets installé sur 20 hectares. Il y aura des garages mécaniques, un bloc administratif, un centre de tri, un centre d’enfouissement technique, et des points de regroupement normalisé etc. Ce centre va employer plus de 200 Tivaouanois », s’est vanté le maire.

Pour lui, depuis 2012, Tivaouane a bénéficié de plus de 20 Km de route avec l’appui du président Macky Sall. « Mais aujourd’hui encore, a-t-il mentionné, un Tivaouanois qui aime son terroir nous a gratifié de plus de 30 Km de route. Nous avons commencé les chantiers ». Mamadou Sy Mbengue affirme avoir constaté avec beaucoup de satisfaction que Tivaouane est en train de progresser avec l’équipe municipale qui a été installée le 22 juillet 2014.

Ndiol Maka SECK

Un bel exemple de coopération et de solidarité Nord-Sud. La ville normande de Val-de-Reuil et celle allemande de Ritterhude ont célébré, avant-hier, 20 ans de coopération avec le village de Danthiady, dans le département de Matam.

Le village de Danthiady, dans le département de Matam, la ville normande de Val-de-Reuil en France et celle allemande de Ritterhude ont célébré avant-hier, en France, à l’occasion de la célébration de la fête nationale, 20 ans de jumelage. La cérémonie a eu lieu à Val-de-Reuil en présence d’une délégation sénégalaise conduite par l’avocat Malick Sall au nom du chef de village de Danthiady.

Selon un document reçu, Me Malick Sall a salué un bel exemple de solidarité et de coopération Nord-Sud. « Cette coopération est la fraternité en mouvement », a dit le représentant du village de Danthiady. Malick Sall a souligné qu’entre 1995 et 2015, Val-de-Reuil a financé 33 projets dans les domaines aussi divers que la santé, l’hydraulique, l’assainissement, les actions culturelles, les manifestations dans les secteurs des loisirs, des sports et de l’humanitaire ». Selon Me Sall, à cela s’ajoute le financement de nombreuses missions dans les deux sens conduites par des représentants des deux partenaires.

Malick Sall a indiqué que la dynamique de cette coopération repose en grande partie sur l’engagement et le patriotisme de l’Association des ressortissants de Danthiady de France (Ardf) portée sur les fonts baptismaux en 1971. Me Sall a rendu un vibrant hommage aux personnalités qui ont été à la tête de cette association qui regroupe les ressortissants de ce village du Fouta dans l’Hexagone. « Après s’être essentiellement concentrée aux questions sociales et culturelles, l’Ardf s’est orientée au fil du temps vers la problématique du développement », s’est-il réjoui. D’où les partenariats noués qui ont permis de poser les conditions d’un développement social total. Il a exprimé l’engagement du village de Danthiady à cheminer avec ses partenaires à travers le raffermissement de la coopération marquée du sceau d’une vision généreuse et pragmatique.

Le maire de Val-de-Reuil, Marc Antoine Jamet, et sa collègue allemande de Ritterhude, Mme Suzanne Geils, ont tour à tour salué leur coopération avec le village de Danthiady.

Ils ont magnifié le dynamisme de l’Ardf qui a permis la réalisation de plusieurs projets. Ils ont aussi réaffirmé son engagement à accompagner Danthiady pour son développement.

Babacar DIONE

(Mbour). Du 9 au 13 juillet dernier, les secrétaires municipaux d’une trentaine de collectivités territoriales ont participé à une session de formation à Saly sur le thème : « gestion administrative et financière des collectivités territoriales ».

En clôturant la session de formation, Mamadou Thiaw, secrétaire exécutif du Programme national de développement local (Pndl), a indiqué que l’atteinte des objectifs des différentes communes nécessite la mise en place d’outils techniques performants et efficaces.

De l’avis de M. Thiaw, « nos collectivités territoriales sont confrontées à plusieurs problèmes. Tout le monde se focalise sur l’insuffisance des ressources financières. Mais, aujourd’hui, nos regards s’orientent vers l’activité majeure dans la vie de nos institutions municipales qui constitue, dans bien des cas, une problématique majeure. Je veux parler de la gestion correcte de nos dossiers, de nos ressources et de notre patrimoine matériel et immatériel’’.

De son point de vue, cet atelier de formation constitue un input à l’avènement d’une gestion performante. « Avec une gestion orientée sur la performance dans la gestion administrative et financière, le Ppc.Pndl, conformément à ses missions, va contribuer, de façon significative, à l’alimentation des indicateurs de référence des documents stratégiques, des infrastructures routières de notre pays.Il a, par ailleurs, signalé que les résultats de la première édition de la mesure de performance des collectivités territoriales ont montré plusieurs insuffisances dans le domaine de la gouvernance, avant d’exhorter les participants à réfléchir sur les conditions d’émergence et de pérennisation d’une gestion performante.

Auparavant, Racine Camara, chargé de communication du Centre de formation et de perfectionnement des travaux publics (Cfptp), a déclaré que l’autonomie financière des collectivités territoriales est un ressort essentiel de la démocratie locale.

Avec l’application du système de mesure des performances des collectivités territoriales, M. Camara ajoute que la question relative à la gouvernance des collectivités territoriales est fortement retenue comme préoccupation majeure. Or, le Projet pistes communautaires en appui au Programme national de développement local (Ppc/Pndl), mis en œuvre par les collectivités territoriales, mobilise plusieurs acteurs et cristallise des enjeux de gestion administrative et financière.

Amath Sigui NDIAYE

Le collectif des victimes de Gadaye est monté au créneau le week-end dernier pour fustiger le retard noté dans le règlement du litige qui l’oppose au promoteur immobilier Babacar Fall. Le tribunal avait condamné en première instance ce dernier qui, à son tour, avait interjeté appel. Le report de l’audience au 28 août prochain a fait sortir les membres du collectif de leurs gonds.

Le collectif des victimes de Gadaye a le sentiment que le dossier doit être traité avec une plus grande diligence afin qu’elles puissent être rétablies dans leurs droits. Ses membres piaffent d’impatience de construire sur le site afin de se libérer du joug du loyer. En effet, le jugement en appel a été finalement renvoyé au 28 août prochain. Les deux parties sont ainsi tenues de patienter jusqu’à ce jour pour entendre le verdict rendu par la cour d’appel. Une décision qui est loin d’agréer les victimes qui ont menacé, avant-hier, de reprendre le site et de le mettre à la disposition des 253 victimes que compte le collectif. Vice-président dudit collectif, Bara Sow s’est demandé pourquoi le promoteur immobilier, condamné en première instance avec une contrainte par corps, continue à humer l’air de la liberté. « C’est comme s’il était au dessus de la loi. Non seulement, il a été condamné à une peine ferme, mais aussi la peine est assortie d’une amende à payer aux victimes », a-t-il expliqué. « Mieux, un mandat d’arrêt a été lancé contre lui. Malgré tout cela, la personne concernée est aussi libre que le vent. Pire, elle se permet de menacer le collectif en lui envoyant des huissiers à tout bout de champ », affirme-t-il. Bara Sow ajoute que dans tous les cas, le collectif est dans les dispositions de reprendre le bornage des parcelles identifiées sur le site dans l’optique de restituer chaque parcelle à son propriétaire afin qu’il puisse reconstruire sa maison. Bara Sow a aussi déploré les obstacles auxquels le collectif fait face auprès de certaines institutions  dans leur tentative de faire évacuer ce dossier au plus vite. «Le Président Macky Sall a manifesté une ferme volonté de faire en sorte que ce contentieux soit vidé mais les instructions qu’il avait données dans ce sens n’ont pas été respectées », a-t-il soutenu. Dans le même ordre, les victimes de Gadaye ont invité le chef de l’Etat à les recevoir comme il l’avait fait avec celles qui avaient été signalées à la cité Tobago. « Cette année est décrétée année sociale. Nous prions le chef le l’Etat de faire en sorte que les victimes de Gadaye s’y retrouvent », conclut Bara Sow. Secrétaire administratif du collectif des victimes de Gadaye, Mbaye Tine a alerté les autorités de ce pays en les invitant à intervenir pendant qu’il est encore temps pour éviter que ce problème ne débouche sur une catastrophe.

Abdou DIOP

De nombreux élèves des établissements scolaires des communes de Gandon, Ndiébéne Gandiole, Saint-Louis, Fass-Ngom et Mpal et autres enfants issus des écoles coraniques et des familles vulnérables ont pris une part active à la célébration de la journée de l’enfant africain organisée, vendredi dernier, sur la place Abdoulaye Wade par le Comité départemental de la protection des enfants (Cdpe).

A cette occasion et en présence de Mme Mbow, chef du service départemental du développement communautaire et point focal institutionnel du Cdpe, le préfet du département de Saint-Louis, Mme Mariama Traoré, est revenue largement sur la nécessité de poursuivre l’opération de retrait des enfants de la rue.

A cet effet, elle s’est adressée à la presse pour exhorter tous les services et acteurs impliqués dans cette opération à travailler en étroite collaboration en vue de permettre à l’Etat d’atteindre, dans de très bonnes conditions, les objectifs de cette mesure salutaire prise par le chef de l’Etat depuis l’année dernière.

Elle s’est ensuite réjouie du fait que cette célébration coïncide avec la semaine nationale de l’enfant, rappelant que le thème de cette année est intitulé « Aucun enfant laissé pour compte pour le développement de l’Afrique », Mme Mariama Traoré, par ailleurs présidente de la Commission départementale de protection des enfants (Cdpe), a longuement insisté sur l’urgence et la nécessité pour ces différents acteurs chargés d’appliquer cette mesure de  "mettre leurs actions en synergie, afin que les programmes que l’Etat  a mis en place pour le retrait des enfants de la rue soient largement mis en œuvre dans tous les départements et villes du Sénégal ».

Selon le préfet de Saint-Louis, l’Etat a "pris d’importantes mesures" pour la protection des enfants, citant la loi sur le statut des "daaras" déjà adopté en Conseil des ministres, le code des enfants en cours d’élaboration, sans compter le volet de la Couverture médicale universelle (CMU) intéressant les enfants de 0 à 5 ans.

Plus explicite, elle a laissé entendre que "l’Etat veille sur la sécurité et la protection des enfants pour le respect de leur droit à l’éducation, à la santé et leur plein épanouissement". Le chef de l’exécutif départemental de Saint-Louis n’a pas manqué de s’adresser aux parents d’élèves, en les invitant à déclarer leurs enfants pour éviter que ces derniers soient confrontés à la dernière minute à d’énormes difficultés pour se présenter aux examens et concours organisés chaque année par le Ministère de l’Education nationale. A ce propos, elle a précisé que les pièces d’état civil permettent aux enfants, non seulement, de faire valoir l’ensemble de leurs droits sur tous les plans et à tous les niveaux, mais surtout d’assurer leur avenir.

Le point focal civil de la Cdpe, Madiop Guèye, et la représentante des enfants de Saint-Louis, Fatou Diop, ont rendu un vibrant hommage au préfet Mme Mariama Traoré pour l’intérêt particulier qu’elle accorde à tout ce qui touche aux enfants. Ils ont enfin  plaidé pour que le respect de leurs droits devienne "une réalité et non des slogans".

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Pikine-Est est une commune qui a un budget tournant autour de 500 millions de FCfa. Selon le maire Issakha Diop, ce budget était de 80 millions de FCfa avant la réforme de l’Acte 3 de la décentralisation.

« Les niches fiscales se trouvent dans les marchés ‘’Sindika’’, Wakhinane et un autre dit hebdomadaire qui se tient sur l’avenue El hadji Malick-Tally Icotaf chaque dimanche. Nous avons les patentes et la taxe d’occupation sur les domaines publics », a dit Issakha Diop, qui nous a accordé, avant-hier, tard dans la soirée, un entretien.

Interrogé sur les réalisations de la mairie depuis 2014, il s’explique : l’achèvement d’un complexe (qui sera inauguré sous peu) comprenant une bibliothèque municipale avec plus de 5000 livres, le cyber communal et la bibliothèque de l’Ecole 3, entre autres… « Nous sommes en train d’aménager la devanture de l’école Kabirou Mbodji 1 pour en faire un jardin public où il y aura une connexion wifi, de réhabiliter les deux postes de santé, la maternité, le logement du chef de poste. L’envoi de ce dernier en Italie pour des renforcements de capacité, avec la mise à disposition d’une ambulance médicalisée et autres matériels médicaux d’une valeur de 50 millions de FCfa, sont des projets en cours de réalisation. Chaque année, la mairie envoie un personnel de santé en Italie dans le cadre de la coopération », a révélé Issakha Diop. En plus de cela, le maire procède présentement aux travaux de réhabilitation de la commune dont les locaux n’ont jamais été réhabilités depuis sa création en 2001.

Si certains maires voient à travers l’Acte 3 de la décentralisation des problèmes transférés et non des solutions préconisées, M. Diop, lui, tempère : « la mairie a tiré énormément de choses de l’Acte 3 de la décentralisation. Notre budget a connu un grand bond même si on nous a transféré des charges comme les salaires. Mais aujourd’hui, nous avons la possibilité d’agir de manière autonome. Le transfert de compétences n’a jamais été suivi par des moyens, mais l’équation qu’a résolue l’Acte 3, c’est le transfert de nouvelles ressources.»

Bénéficiant par ailleurs du Programme d'appui aux communes et aux agglomérations du Sénégal (Pacasen), M. Diop salue cette initiative de financement qui va permettre d’accompagner les communes dans leurs investissements et prendre en charge les préoccupations des populations.

« Pour le moment, nous n’avons pas encore reçu la notification du montant de financement. Toutes les communes n’ont pas les mêmes potentialités. Si certaines ont plus de 2 milliards de budget comme Dakar-Plateau (4 milliards F Cfa), d’autres sont moins chanceuses », a-t-il laissé entendre. Pikine-Est est la commune centre de l’arrondissement de Dagoudane qui est la capitale du département de Pikine. La commune est ceinturée par les communes de Pikine-Ouest, Pikine-Nord, Djiddah Thiaorye Kao et les deux Guinao-Rail Nord et Sud. Pour une superficie de 0,7km2, Pikine-Est compte plus de 40.000 habitants.

Serigne Mansour Sy CISSE

La mairie de la commune de Yoff, en collaboration avec l’école Dakar Business School, a organisé, hier, une opération de nettoiement de la plage Ngaparou sise à Yoff.

Selon le 3ème adjoint au maire, Ibrahima Fall, cette initiative vise à lutter contre la nette dégradation constatée sur le littoral. Cela est dû à un comportement de certains citoyens qui jettent des ordures sur la plage.

D’après lui, cet effort est à saluer. En termes de contribution, la commune a bénéficié de l’aide de bonnes volontés, d’un lot de matériels tels que des brouettes, des râteaux et autres pelles. A en croire M. Fall, la mairie a pris la responsabilité de ne pas mettre des bacs à ordures sur la plage pour qu’ils ne deviennent pas des dépotoirs. Prenant la parole, Médoune Sylla, directeur de l’école Dakar Business School, en compagnie du club environnement dudit établissement, a loué cette initiative et de préciser que des mesures drastiques doivent être prises. Selon lui, cette démarche sera maintenue. « Nous voulons maintenir notre littoral propre. L’émergence commence par un cadre de vie sain. Nous sensibilisons les citoyens à avoir le bon réflexe», a-t-il fait comprendre.

S. M. Sy CISSE

Après plusieurs projets réalisés, la Chine et le Sénégal ont décidé de passer à un niveau supérieur dans leurs relations diplomatiques, à travers deux villes symboliques : Weinan et Fatick. Cette volonté commune de passer à une coopération globale dans le domaine agro-industriel est née d’un entretien entre Matar Bâ, le maire de Fatick et Madame Liu Li, directrice du bureau de la coopération économique, technique et extérieur de Weinan.

Weinan (ville de naissance du président chinois XI-Jinping) et Fatick (celle du président sénégalais Macky Sall) sont devenues deux localités amies et partenaires stratégiques qui caressent le rêve d’une coopération dynamique. Cette initiative fait suite à l’audience que l’édile de la commune de Fatick, Matar Bâ, par ailleurs ministre des Sports, a accordée à Madame Liu Li, directrice du bureau de la coopération économique, technique, extérieur de Weinan, mais aussi directrice  du Bureau des Affaires étrangères de Weinan.

Un communiqué parvenu à notre rédaction indique qu’au cours de l’audience accordée le vendredi 6 juillet 2018, Madame Liu Li a déclaré que Fatick  est « un partenaire important de Weinan et qu’elle va encourager les entreprises chinoises à investir massivement dans la ville située au centre du pays afin de participer à son développement agricole et industriel ».

« La Chine et le Sénégal continueront à approfondir leur confiance mutuelle et leur partenariat pour qu'ils deviennent un modèle de coopération Sud-Sud », a assuré la directrice  générale du bureau  des Affaires Etrangères de Weinan. En outre, Madame Liu Li a invité le maire M. Matar Bâ, par ailleurs ministre des sports, à venir séjourner en République populaire de Chine plus précisément à Weina, ville de la province de Shaanxi, afin de rencontrer les autorités pour approfondir la réflexion. Une invitation acceptée par le maire qui a beaucoup apprécié la perspicacité de madame la directrice générale du bureau des Affaires Etrangères.
Matar Bâ a surtout salué la conception et les principes de sincérité de pragmatisme, d’amitié et de la franchise de la Chine qui est un grand partenaire important du Sénégal. 

« La Chine est un partenaire important pour notre pays. L’autoroute Thiès Ila-Touba, le grand Théâtre national, le Musée des civilisations noires, la réhabilitation des stades régionaux, la construction de l’arène nationale, l’accès à la télévision par satellite dans les villages, l’extension de l’hôpital pour enfants de Diamniadio et la réfection du barrage d’Affignam, sont autant de projets réalisés ou en cours de réalisations effectués par la Chine, sans compter les nombreuses missions chinoises médicales et agricoles effectuées au Sénégal », a-t-il rappelé.

Pour le maire de Fatick, cette nouvelle coopération « est une manière  de s’ouvrir au monde et d’en comprendre les enjeux économiques et sociaux afin de développer toute la région du Sine ».

Les deux autorités ont unanimement salué les saines relations et la coopération franche qui existent  entre le Sénégal et la République populaire de Chine, soulignant la ferme volonté du président Macky Sall et de son homologue chinois Xi-Jinping, qui ont toujours œuvré pour la consolidation des liens d’amitié et de fraternité entre les deux pays. Cette volonté se traduit aujourd’hui par leur détermination à participer ensemble à la promotion des échanges pour une coopération globale.

Fara Michel DIEYE


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