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Régions (1734)

Avec un financement d’environ 130 milliards de FCfa pour une durée de cinq ans (2018-2023), le Programme d’appui aux communes et aux agglomérations du Sénégal (Pacasen) devra impacter 123 communes dans la phase pilote. Hier, l’Agence de développement municipal (Adm) en charge de l’exécution et de la coordination dudit programme a initié un Crd à la Chambre de commerce, d'industrie et d'agriculture de Dakar (Cciad).

En perspective au démarrage effectif du Programme d’appui aux communes et aux agglomérations du Sénégal (Pacasen) au plus tard en fin mai, l’Agence de développement municipal (Adm) a organisé, hier, un Comité régional de développement (Crd) élargi aux maires et autres acteurs territoriaux, conformément aux termes de référence et à la note synoptique.

L’objectif ainsi fixé est de mieux informer l’ensemble des acteurs territoriaux sur les orientations, le champ d’intervention, le dispositif et les modalités de mise en œuvre dudit programme.

En effet, le gouvernement du Sénégal a initié, avec l’appui technique et financier de la Banque mondiale (Bm) et de l’Agence française de développement (Afd), le Programme d’appui aux communes et aux agglomérations du Sénégal (Pacasen) d’un montant de 260 millions de dollars Us. Les différentes contreparties sont : 60 millions de dollars du Sénégal, 110 millions de la Bm et 90 millions de l’Afd, soit environ 130 milliards de francs Cfa pour une durée de cinq ans (2018-2023). Seules les communes ayant une population de plus de 30.000 habitants seront concernées.

Le secrétaire général de l’Adm, Mamadou Wade, procédant à la présentation synoptique du Pacasen résumée en 13 points, a déclaré que ce programme va concerner, pour la phase pilote, 123 communes que sont Dakar (Biscuiterie, Parcelles Assainies, Plateau…), Fatick (Gossas, Birkilane, Kaffrine…), Thiès (Mbour, Cayar, Khombole…) qui totalisent plus de 50% de la population du Sénégal. « Son but est d’inciter à la performance des collectivités locales. Nous verrons qu’in fine, toutes les villes seront impactées », a indiqué M. Wade.

A l’en croire, le Pacasen est une déclinaison du Programme d’opérationnalisation de l’Acte 3 de la décentralisation du Sénégal (Proactsen) qui comporte quatre sous-programmes qui visent principalement le renforcement des capacités de gouvernance des collectivités territoriales, l’accroissement des capacités de financement et leur amélioration.

Le secrétaire général de l’Adm a aussi soulevé l’insuffisance des ressources dédiées aux communes. Il a précisé qu’entre 2011-2015, seul 1,4 % du Pib représente les dotations de l’Etat et 5,1% des dépenses totales de l’Etat malgré les efforts considérables.   

De son côté, Cheikh Issa Sall, directeur général de l’Adm, a souligné que le Pacasen est une innovation car les collectivités territoriales seront désormais considérées comme des entités matures et cela leur permettra de mieux s’organiser. « Le coaching territorial va continuer », a-t-il affirmé.

Pour sa part, Birame Owens Ndiaye, le conseiller technique au ministère de la Gouvernance territoriale, du Développement et de l’Aménagement territorial, a fait comprendre que le Pacasen permettra de fournir ses services aux populations. « L’objectif est de donner des moyens d’investissement pour améliorer les services rendus ; nous progressons dans ce sens », a-t-il fait remarquer, non sans préciser ceci : « L’idéal pour les communes, c’est de voter leurs budgets le 31 décembre de chaque année ».

Ce programme, approuvé par le Conseil d’administration de la Banque mondiale, vise à soutenir la consolidation et l’approfondissement du processus de décentralisation en améliorant le financement des collectivités territoriales et leurs performances dans leur fonctionnement et la gestion des investissements locaux.

Serigne Mansour Sy CISSE

 

Le projet de budget de l’exercice en cours de la commune de Saint-Louis, qui s’équilibre en recettes et en dépenses à la somme de 2 milliards 130 millions de FCfa, a été adopté samedi dernier, à l’unanimité des conseillers municipaux de la capitale du Nord, à l’issue d’une session budgétaire de 10 heures d’horloge présidée par le maire Amadou Mansour Faye, par ailleurs ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement.

Au terme d’un débat large, enrichissant et fructueux, le premier magistrat de la ville a précisé qu’une légère baisse a été observée par rapport au budget de 2017. Le taux de recouvrement des recettes de 2017 est de 53 %. L’objectif majeur du projet de budget de l’exercice 2018 est d’améliorer les recettes et le recouvrement des taxes municipales.

Plus explicite, le maire Mansour Faye a laissé entendre que cette réduction obéit à une volonté du Conseil municipal d’améliorer les recettes et de s’orienter vers d’autres niches financières pour densifier le recouvrement des taxes.

Selon le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, le budget de 2018 est ambitieux. « C’est le fonctionnement qui prend en charge une bonne partie de ce budget, 20 à 25% des recettes seront destinés aux investissements », dit-il.

S’agissant des investissements, a-t-il ajouté, la commune de Saint-Louis compte sur les interventions structurantes de l’État à travers les différents programmes lancés au profit de la ville. C’est ainsi qu’il s’est réjoui de l’encadrement de la municipalité par Promovilles qui a déjà permis de réaliser 16 km de route bitumée. Parlant toujours des interventions de l'Etat dans la commune, il a cité les travaux d’urgence de protection de la Langue de Barbarie contre l’avancée de la mer et d’autres projets importants et de grande envergure qui seront mis en œuvre dans le domaine de l’assainissement.

Le maire Mansour Faye a réaffirmé la farouche volonté du Conseil municipal de poursuivre le travail remarquable effectué dans le cadre du nettoiement de la ville, de l’amélioration de l’éclairage public, de l’entretien des cimetières, de l’accès à l’eau potable et à l’assainissement en milieu scolaire, etc.

L’édile de la vieille cité a annoncé que les travaux de réhabilitation de la route de l’Hydrobase effectués dans le cadre de la mise en œuvre du Projet de développement touristique (Pdt) sont presque terminés. Dans la composante « Espaces publics » de ce Pdt, il est prévu des travaux de réhabilitation de la place Faidherbe et de l’Avenue Jean Mermoz qui pourraient démarrer dans quelques semaines.

Réhabilitation du patrimoine architecturale
Il a également fait allusion aux travaux de réhabilitation de la cathédrale du Sud de l’île qui ont déjà démarré, à la composante « Patrimoine » du Pdt, rappelant l’engagement de la France (réitéré récemment par le président Emmanuel Macron lors de sa visite à Saint-Louis) à injecter une enveloppe financière de 25 millions d’euros dans la réhabilitation du patrimoine architecturale, historique et culturelle de l’île de Saint-Louis.

Le maire Mansour Faye n’a pas manqué de rappeler que l’occupation du Rognât sud par le Groupement mobile d’Intervention (Gmi), contingent de la police nationale, est provisoire, « ces éléments du Gmi doivent rejoindre un autre bâtiment qui n’est pas encore disponible ». Il a aussi annoncé que la rénovation du stade Me Babacar Sèye va bientôt démarrer, révélant que l’entreprise en charge de cette réhabilitation va recevoir des garanties nécessaires de la part du ministère des Sports, avant de s’engager à effectuer les travaux.

A en croire le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, le projet de réhabilitation du stadium de basket Joseph Gaye de Ndar-Toute sera réalisé par Eiffage/Sénégal dans le cadre de son volet Rse.

Les conseillers municipaux se sont enfin prononcés sur la vente des ferrailles du pont Faidherbe et le projet de délocalisation de la Seras de Khor vers la commune de Fass-Ngom.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Ce sont plus de 5 milliards de FCfa qui ont permis de mettre en œuvre la dorsale Koumpentoum-Maléme-Niani-Koussanar et celle Dar Salam - à la lisière du parc national de Niokolo Kaba - Dialacoto-Missirah-Gouloumbou. Cela a permis de toucher 140 localités par une ligne moyenne tension de 425 km. Les populations de ces localités sorties des ténèbres qui ont reçu du directeur général de l’Agence régionale de l’électrification rurale (Aser), Baba Diallo, ont exprimé toute leur gratitude au Président Macky Sall.

Malème Niani, à 70 km de Tambacounda, a été la première étape de la visite marathon du directeur général de l’Agence régionale de l’électrification rurale (Aser), Baba Diallo. Le manque d’électricité sur cet axe si fréquenté, a toujours été un danger pour les habitants, a indiqué le maire de Malème Niani, Siriman Sall, qui n’a pas caché sa satisfaction. « C’est une épine qu’on vient d’ôter de nos pieds. Les populations ont, tout le temps, manifesté contre le manque d’électrification de leur commune. Pourtant les fils de moyenne tension les ont toujours traversées pour toucher les autres localités. C’est une promesse tenue du Président Macky Sall », a-t-il soutenu. Il a ajouté que du fait de l’insécurité, les agressions étaient légion. « De plus, les enfants ne pouvaient pas utiliser les ordinateurs que le lycée de la ville a acquis et qui, faute d’être utilisés, sont détériorés », a-t-il déploré. Il se rappelle qu’au cours d’une des manifestations, les élèves avaient incendié la maison du principal du collège et du maire, non sans plaider pour une tarification à moindre coût.
Dans cette commune, 10 km d’extension ont été faits et une centaine de points lumineux posés dans le cadre de l’électrification rurale.

Nous sommes à présent des Sénégalais
De l’autre côté, à Halte Fass, dans la commune de Paoscoto, Hamady Barry ne tarit pas d’éloges sur le Président Macky Sall et son gouvernement. « L’équité dont parle souvent le Président Sall est en train de se concrétiser. Après l’eau, on a à présent l’électricité. Maintenant, nous sommes sénégalais comme tout autre. Auparavant, seules trois localités sur 45 étaient touchées sur une population de 10.000 habitants. Le dispensaire est également sorti de terre », se réjouit-il.
Lors de la visite, le Dg de l’Aser a constaté de visu que les travaux d’électrification sont réceptionnés et l’offre de service a commencé. Ce dont s’est réjoui Amadou Barro Watt, chef de village de Gouloumbou. Pour lui, ce projet réduit les inégalités sociales. Comme lui, les populations ont dansé sous les lampadaires lorsque l’électricité est arrivée il y a trois jours.

En s’enfonçant dans les périmètres bananiers, après une halte à Nguène 3, on découvre dans les périmètres bananiers un champ d’un quart d’hectare qui abrite un projet pilote de pompage solaire. Selon Amadou Diakhaté, directeur technique de l’Agence pour l’énergie rurale africaine (Era), le projet couvre un périmètre de 33 ha mais le système de pompage prévoit, dans un premier temps, d’irriguer 15 ha. Une centrale solaire de 50,4 Kwc est reliée à une pompe monocellulaire centrifuge pour un débit contractuel de 250 m3/heure. Le montant de la subvention est de 50.373.000 FCfa.

Pompage solaire dans les périmètres bananiers
Le porteur du projet a pris en charge la réhabilitation de la tuyauterie. Ce projet, à terme, indique M. Diakhaté, permettra une augmentation de la production de banane et une amélioration des conditions de travail. En effet, l’achat de carburant pour le pompage engloutit 60 % des investissements.

A Dialacoto, les populations n’ont pas fait la fine bouche. Mamadou Diakhaby, l’adjoint au maire, de rappeler que c’est une doléance de 50 ans qui vient d’être réglée par le Président Macky Sall. Les poteaux sont là et les fils électriques sont visibles, il ne reste que le raccordement. Toutefois, les techniciens ont insisté sur l’alignement et le lotissement pour prendre en charge la sécurité des équipements. Sounkarou Diamba, le chef du village, de révéler que Dialacoto est le seul chef-lieu de canton à ne pas bénéficier de commodités. « Il a fallu l’avènement de Macky Sall pour mettre en œuvre le Sénégal de tous et le Sénégal par tous », souligne-t-il.

Le directeur général de l’Aser, Baba Diallo, a expliqué la politique énergétique menée par sa structure qui consiste à offrir aux populations une source d’énergie fiable leur permettant d’avoir de l’eau en permanence mais également de développer l’agriculture irriguée. « Nous avons en charge le développement de l’électrification rurale. Et l’objectif, dans le cadre du Plan Sénégal émergent (Pse), est d’arriver à l’accès universel à l’horizon 2025 », fait-il savoir.

 

PAPE DEMBA SIBIDE

BABA DIALLO,  DG ASER SUR LE COUT DE L’ÉLÈCTRICITÉ, BIENTÔT UNE HARMONISATION DES TARIFS
 
A l’issue de cette tournée qui l’a mené dans les régions de Tambacounda, de Kaffrine et de Kédougou pour faire le point sur les réalisations de l’électrification rurale, Baba Diallo n’a pas manqué d’exprimer sa satisfaction de voir de nombreuses populations sortir des ténèbres. « De Koungueul à la porte de la région de Tambacounda en passant par Koussanar, d’importantes infrastructures d’électrification rurale ont permis de toucher plus de 140 localités avec une ligne moyenne tension (Lmt) de 425 km.
 
Le gouvernement mis en place par le Président Macky Sall et que dirige Mohammed Boun Abdallah Dionne a mobilisé d’importantes ressources pour y parvenir. Dans cette partie du Sénégal, nous avons eu à investir plus de 5 milliards de FCfa », note-t-il. 

Le Dg de l’Aser qui a relevé que dans les localités visitées les populations ont insisté sur la cherté de l’électricité, a informé que « le gouvernement a décidé de mettre un terme à la tarification au forfait et d’aller vers une tarification au compteur ». « L’énergie coûte cher dans le monde rural. Le mode de tarification au forfait est décrié par les populations. Pour remédier à cette situation, le gouvernement a donné des instructions pour qu’on passe à l’harmonisation tarifaire. Les forfaits vont disparaître. Nous allons vers une tarification au compteur, que ça soit en pré-paiement ou en post-paiement, c’est-à-dire des clients qui sont facturés après une consommation », explique-t-il. L’harmonisation tarifaire consiste à appliquer une seule et unique grille tarifaire sur l’ensemble du territoire national, quel que soit l’opérateur qui délivre le service public de l’électricité. Il s’agit de mettre fin à la disparité qui a été notée entre la ville et la campagne. « Près de 3,2 milliards de FCfa qui sont prévus pour compenser le manque à gagner. Nous espérons, d’ici les prochains mois, y parvenir », fait-il remarquer.

DÉPARTEMENTS DE MATAM, DE KANEL, DE RANEROU ET DE BAKEL, 76 LOCALITÉS SERONT ÉLÉCTRIFIÉES AU SOLAIRE
Dans le cadre de l’électrification rurale, un marché vient d’être lancé pour toucher 76 localités en énergie solaire par de mini-réseaux dans les départements de Matam, de Kanel, de Ranérou et de Bakel. Avec l’aide de l’Union européenne et une forte contribution de l’Etat, plus de 10 milliards de FCfa sont mobilisés pour ce vaste programme d’électrification rurale avec de mini-réseaux et des extensions de réseaux. Un autre projet concernant les régions de Kédougou et de Kolda sera lancé demain à Kédougou. Il concerne Kédougou-Salémata-Saraya-Missirah Sirimana-Daloto-Saiansoutou.

Concernant l’éclairage public, le Dg de l’Aser, Baba Diallo, de noter que c’est du ressort des communes. « Nous avons invité les maires aux formalités d’abonnement. Nous travaillons aussi avec le gouvernement pour enrayer les disparités qui existent entre les grandes localités dont les factures d’électricité sont prises en charge par l’Etat et celles du monde rural dont les factures d’électricité ne sont pas encore prises en charge par le trésor public », fait savoir Baba Diallo.                     

P. D. SIDIBE

 

Tambacounda : Le conseil municipal de Tambacounda s’est penché sur le rapport d’orientation budgétaire relatif à l’exercice 2018 jeudi dernier. L’occasion a été aussi saisie pour examiner et d’adopter le compte administratif de la gestion 2016. Si le plan de développement communal va être l’objet d’une délibération dans les jours à venir, le lotissement de nouveaux quartiers a été une préoccupation du conseil.  

Pour réaliser toutes ces ambitions, le conseil se propose de réaliser « des recettes réelles » de l’ordre d’un milliard de francs Cfa en élargissant son assiette fiscale par une identification de toutes les niches, mais aussi par une hausse de certaines taxes au même niveau que d’autres villes du pays, souligne Mame Balla Lô, le maire de Tambacounda. Pour lui, l’outil de planification pour l’horizon temporel de cinq ans, autrement dit le plan de développement de la commune, est en train d’être conçu. Selon le maire de la ville, il va prendre en charge tous les projets et programmes dans la cadre de la politique de développement de la commune de Tambacounda. Une manière de décliner les ambitions et la vision qui permettront de mieux vendre Tambacounda, souligne-t-il.

Plusieurs conseillers municipaux de la mairie de Tambacounda ont remis au goût du jour la lancinante question de l’achèvement du lotissement du quartier Saré Guilèle, à un an de la fin du mandat de l’actuelle équipe. Les quartiers Saré Guilèle, Abattoirs complémentaire, Kothiarinding et Tamba Socé sont toujours dans l’attente d’un lotissement. A en croire plusieurs conseillers, « l’actuelle municipalité doit s’efforcer, ne serait ce que pour le plan directeur de la ville, d’inscrire son action dans l’organisation de l’espace, et ce dans la continuité, en vue de permettre aux équipes municipales de disposer d’un outil de gestion du foncier ».

Les conseillers ont souligné l’impatience des populations, affirmant que dans l’histoire de la commune de Tamba, la réalisation d’un lotissement n’a jamais pris autant de temps. La situation de l’ensemble des quartiers à lotir dans la ville a été faite par le maire de Tambacounda. Outre la question des lotissements, cette session d’orientation budgétaire a également discuté d’autre sujets dont celui concernant la construction d’un poste de santé à Médina Coura, une initiative annoncée pour 2017 et qui a été reconduite pour 2018, « si les recettes le permettent », a souligné l’édile de Tambacounda, tout comme l’achat de médicaments pour les autres structures sanitaires du même ordre de la commune. D’autres projets portent sur l’éclairage de 7 km sur l’axe Tambacounda-Goudiry et la restructuration du sous-secteur des mototaxis par exemple. Dans le cadre de la mobilité urbaine, la commune est en train de mailler les villes et d’établir des ponts en faisant la jonction entre les quartiers qui étaient coupés les uns des autres pendant l’hivernage. Avec l’avènement de Promovilles, dira le maire Mame Balla Lô, la réalisation de 8 km est dans la première phase de l’exécution de ce programme auxquels vont s’ajouter d’autres voies pénétrantes.   A ce sujet, le conseiller Abdou Karim Marico a évoqué la nécessité d’élaborer « une politique locale de mobilité urbaine » pour maîtriser les effectifs, surtout ceux des mototaxis. Le remboursement des dettes de la commune est aussi un souci du conseil municipal afin que Tambacounda puisse être éligible à d’autres projets du Programme national de développement local (Pndl).

Pape Demba SIDIBE

 

 Après neuf années d’attente, les travaux de rénovation de la Grande mosquée de Mbour devraient enfin prendre un nouveau départ avec la décision du chef de l’Etat de reprendre en main le chantier. C’est dans ce sens que son envoyé a effectué le déplacement à Mbour où le président du Conseil départemental a annoncé la reprise des travaux dans un mois.

Le chantier de la grande mosquée de Mbour va pouvoir enfin redémarrer. Avec la décision du chef de l’Etat Macky Sall qui s’est engagé à prendre en charge les travaux, ou du moins ce qu’il en reste. Cet engagement a été matérialisé mercredi dernier par la visite du chantier par un technicien envoyé par l’architecte du Palais. Abdou Ciré Gakou a ainsi visité l’édifice en construction et s’est entretenu avec les techniciens qui avaient la charge des travaux de même que les différentes parties prenantes. Une visite qui lui a permis de « faire l’état des lieux avec les techniciens sur place afin de connaître les besoins et de répertorier les manquements pour redémarrer les travaux ». Parmi ses hôtes, il y avait les responsables de la collectivité mandingue de Mbour, les membres de l’Association Solidarité mbouroise ou encore le président du Conseil départemental, Saliou Samb. Ce dernier a d’ailleurs annoncé la reprise des travaux de rénovation pour le mois de mars.

Cette reprise est, selon lui, le résultat d’un plaidoyer fait auprès du chef de l’Etat afin d’aider la communauté musulmane de Mbour à reconstruire ce lieu de culte dont les travaux de rénovation ont été entamés il y a neuf ans. Même si, ajoute-t-il, Macky Sall avait pris l’engagement, « avant son élection, de le reconstruire ». Une promesse réaffirmée lors de l’inauguration de la mosquée de Thierno Mansour Barro. Et Saliou Samb de renseigner que Mbour ne faisait pas partie du Programme de construction des cités religieuses, mais le chef de l’Etat a été convaincu de la nécessité de faire un geste pour la communauté musulmane de Mbour. « Nous avons, à plusieurs reprises, porté cette doléance au chef de l’Etat. Nous lui avons signifié, avec Me Oumar Youm, que notre principale préoccupation était la rénovation de cette mosquée », a-t-il affirmé. Depuis lors, plusieurs actions ont été entreprises aussi bien par les pouvoirs publics que par les responsables de l’édifice ; et on s’achemine vers la finalisation avec le début des travaux d’ici un mois. Les responsables de la mosquée qui se sont félicités de l’évolution de la situation, n’ont pas manqué de rappeler les difficultés rencontrées dans la recherche de moyens avec, dans un premier temps, la vente de tickets, puis un recours à des mécènes qui ont contribué pour atteindre le budget d’un milliard initialement arrêté. Mais cette estimation a évolué, compte tenu de beaucoup d’autres aspects qui ont été intégrés dans le projet. Du coup, le devis fait en 2008 a été réactualisé après l’état des lieux. Aussi ont-ils invité les pouvoirs publics à prendre les devants et à sensibiliser afin qu’il n’y ait pas de soucis avec les artisans qui occupent les abords de la structure.

Ousseynou POUYE

«Eriger Latmingué en commune verte, résiliente et moderne à travers un processus de développement durable endogène, inclusif et respectueux des droits des personnes vulnérables», telle est la volonté du maire Dr Macoumba Diouf qui revient sur les priorités de sa municipalité.

Selon le maire Dr Macoumba Diouf, dans le vote du budget de la mairie prévu la semaine prochaine, un montant de 267.044.623 FCfa sera arrêté. Ceci s’établit comme suit : 92.269.039 FCfa pour les besoins du fonctionnement et 175.775.583 FCfa pour les investissements.

D’après lui, la municipalité trouve ses fiches fiscales grâce aux niches fiscales. « La vision de Latmingué se décline en une commune verte, résiliente et moderne à travers un processus de développement durable, endogène, inclusif et respectueux des droits des personnes vulnérables», a-t-il avancé. «En référence aux mêmes textes, nous avons fait de la promotion des activités économiques une priorité et notamment pour les jeunes et les femmes dans les principaux secteurs productifs (agriculture, élevage, pêche et foresterie) pour lutter contre la pauvreté, l’exode rural et l’émigration, et créer les conditions de l’émergence de la commune de Latmingué», a fait savoir le maire.

Pour la période d’août 2014 à décembre 2017, les efforts de la mairie se résument à la construction et à l’équipement de la case de santé du village de campement, à une piste de production Latmingué-Thicath Keur Mamour Seck qui s’étend sur 15,7 km, à la réhabilitation de la route Latmingué-Thiawando sur 12 km (route goudronnée en bicouche). D’après toujours le premier magistrat de la commune, la municipalité a élaboré un document de planification dénommé Plan de développement communal (Pdc) de Latmingué avec l’appui et l’accompagnement du Programme national de développement local (Pndl) et de l’Agence régional de développement (Ard) de Kaolack pour la période de six ans, de 2018 à 2023.

Au plan des investissements, plusieurs projets ont vu le jour. On peut citer le Centre intégré de valorisation des déchets (Civd), le stade municipal, la case des tout-petits, le centre d’éveil, le nouveau poste de santé, etc.

La politique sociale permet au maire d’accorder des secours aux indigents. Dr Diouf compte faire un lotissement et un alignement dans les villages, une dotation en fournitures scolaires pour les établissements scolaires, une réduction des abris provisoires par la construction de salles de classe et de leurs équipements, la réalisation de clôtures pour des écoles, entre autres. Dans l’électrification rurale, il s’agira non pas de mobiliser le budget de la commune, mais d’assurer un suivi rapproché en relation avec les agences d’exécution, de la mise en œuvre des prévisions du Programme national d’urgence pour l’électrification rurale-phase 2 (Pnuer 2) exécuté par l’entreprise Mina distribution, etc.

Généralisation du Pacasen
Interpellé sur le Programme d'appui aux communes et agglomérations du Sénégal (Pacasen) considéré par certains comme un remède au sous-financement des communes, Dr Macoumba Diouf déclare : «S’il devait s’en tenir à son montage actuel avec les 123 communes de plus de 30.000 habitants, je pense que non. Car cela reviendrait à créer les conditions pour que les communes les "plus riches" (communes urbaines d’alors) continuent à s’enrichir au détriment des communes de l’Acte 3 (notamment celles situées en zone rurale)».

Le vice-président et porte-parole du Réseau des villes et communes écologistes vertes du Sénégal (Reves) confie également que nombre de communes ont posé le problème des statistiques qui ont été fournies. «On devrait, dès 2018, généraliser le Pacasen version "Plein pot" et procéder ensuite à des évaluations rigoureuses de la gouvernance locale et des performances des communes», a précisé le directeur de l’Horticulture. Le maire a laissé entendre qu’une dotation beaucoup plus conséquente est nécessaire à partir des transferts de l’Etat pour permettre le développement des infrastructures et créer les conditions d’une génération de recettes.

Pour un vrai développement à la base, l’édile Macoumba Diouf affirme que l’Acte 3, qui est une réforme extraordinaire, devra doter davantage les collectivités locales à travers des transferts financiers beaucoup plus importants (cas du Pacasen, de la Tva, paiement des taxes et autres droits par les sociétés nationales implantées sur le territoire des collectivités locales, etc.) pour permettre à ces collectivités locales de jeter les bases de leur émergence.

En outre, Dr Macoumba Diouf confie qu’on devra compléter le dispositif institutionnel prévu par l’Acte 3 avec la mise en place des pôles territoires, notamment celui du Sine-Saloum pour lequel une réflexion proactive a été engagée, avec la bénédiction du chef de l’Etat et l’accompagnement du ministère de tutelle par les 114 maires des trois régions administratives concernées (Kaolack, Fatick et Kaffrine).

Serigne Mansour Sy CISSE

L’année 2018, décrétée année sociale, a un écho favorable dans la région orientale où Sidiki Kaba, le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l'extérieur, a visité les chantiers du poste de santé de Dépôt d’un coût de 49 millions de FCfa, la maternité de Gouye de 26 millions de FCfa et la mosquée de Kothiarinding d’une valeur de 22 millions de FCfa. Des réalisations qui émanent de la demande sociale et qui vont polariser près de 60.000 âmes.

Ce qui devait être une visite de chantiers s’est transformée en de véritables explication de la politique sociale entamée par le président Macky Sall pour les plus démunies. Pour Sidiki Kaba, le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l'extérieur, il s’agit de traduire et de matérialiser ce concept qui reste une priorité par des visites de terrain pour mieux recueillir les doléances des populations, leurs préoccupations et chercher à y apporter des réponses.

A Gouye, ce sont plus de 25.000 âmes qui ont des problèmes de prise en charge sanitaire qui ont été ciblées. Les femmes accouchaient dans des conditions difficiles. Le centre de santé avait une seule salle que se partageaient tous les malades. Et du coup, la mortalité maternelle et infanto-juvénile était très élevée. Donc la priorité pour les populations dans cette localité était la construction d’une maternité. Une doléance qui est en train de se matérialiser puisque l’infrastructure est en construction et sera opérationnelle au mois de mars au plus tard.

A Kothiarinding, le pont qui permet d’enjamber le Mamacounda, rivière qui divise la capitale régionale en cinq, attend de prendre forme depuis cinq ans. Ce qui enclave ce quartier rattaché à la ville de Tambacounda pendant les fortes pluies. Dans cette localité, c’est un lieu de culte qui est sorti de terre pour accompagner les populations dans leurs dévotions et faire corps avec le programme du chef de l’Etat sur le programme des villes et cités religieuses, souligne le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l'extérieur. « Nous nous sommes investis pour leur donner cette mosquée en chantier plus vaste et plus moderne que l’ancien ».

Le quartier Dépôt, l’un des premiers de la ville de Tambacounda tirant son nom des garages du chemin de fer, abrite aussi l’un des dispensaires les plus vieux de la ville (plus de 40 ans) qui polarise plus de quatre quartiers et près  de 32.000 habitants.

Modernisation de l’hôpital régional
Il fallait entièrement refaire ses locaux pour mettre les patients et praticiens à l’aise. Des travaux de reconstruction et de rénovation sont faits avec la Fondation Sonatel pour mieux accueillir les populations. C’est le lieu pour le ministre Sidiki Kaba de saluer le rôle primordial des acteurs de la santé qu’il a reçus dès son arrivée dans la ville. Ces acteurs avaient profité de la visite du ministre Sidiki Kaba pour surseoir à leur journée d’actions qui devait être marquée par une marche populaire à travers les artères de la ville pour exprimer leur ras-le- bol sur leurs difficultés, en mettant en exergue l’absence de spécialités à l’hôpital régional (urologue, gynécologue, pédiatre, cardiologue, chirurgien, anesthésiste, ophtalmologue, etc.).

Les acteurs de la santé, selon Alassane Touré, secrétaire général de l’union locale du syndicat Sustas, ont cité l’octroi de parcelles pour la coopérative d’habitat et surtout les 253 millions de FCfa, le montant du remboursement des factures de la couverture médicale universelle. Il faut, affirme M. Kaba, mettre l’accent sur le caractère sous-régional de l’hôpital en relevant son plateau technique et en le renforçant en spécialités le permettant d’être attractif. Et ce dernier de citer l’ambulance médicalisée d’un coup de 40 millions de FCfa aquise il y a deux ans.
Ces actions ont été saluées par Ibrahima Gaye, responsable régional du Sustas et les autres acteurs de la santé qui ont pris la parole.

Pape Demba SIDIBE

La problématique de la répartition des fonds d’appui et de péréquation destinés aux collectivités locales et le contenu local étaient au centre d’un forum communautaire  organisé par « Publiez ce que vous payez » et le comité national Itie en marge de l’atelier de dissémination des rapports Itie 2015 et 2016 tenu à Kédougou la veille.

Les communautés de la commune de Tomboronkoto qui abrite Petowal Mining Company (Pmc), et qui va entrer en production en fin 2018 ou début 2019, ont répondu à l’appel de l’antenne régionale de « Publiez ce que vous payez », une manière de plancher sur les fonds de péréquation et d’appui des collectivités territoriales et le contenu local et la substance des rapports Itie 2015 et 2016, sous la présidence effective du sous-préfet de Bandafassy.

Le chargé de communication de « Publiez ce que vous payez » Boubacar Tamba qui a introduit le débat, a mis l’accent sur les deux thématiques que sont la proposition de politique de promotion du contenu local et les fonds d’appui et de péréquation aux collectivités locales ; avant que le secrétaire permanent adjoint du comité national Itie ne revienne sur la substance des rapports 2015 et 2016. M. Tamba a développé une proposition de projet de lettre de politique de promotion du contenu local, gage d’un environnement stable propice au développement des projets miniers. Cette politique, selon Boubacar Tamba, devra s’articuler autour d’une vision, celle consistant à créer un partenariat « gagnant-gagnant » où tous les acteurs impliqués collaborent et joignent leurs efforts afin d’assurer le succès de tout projet minier.

Promotion du contenu local
Cette vision repose sur le partage des gains pour une meilleure intégration des projets dans l’environnement social du pays afin de sauvegarder et de rendre durables leurs activités. Il ajoutera qu’il faut des principes directeurs dont le développement d’une offre intérieure et d’un réseau d’approvisionnement durable en biens et services pour le secteur minier, le développement des aptitudes et croissances d’un nombre considérable de travailleurs sénégalais afin qu’ils puissent avoir les qualifications nécessaires pour occuper un large éventail de postes responsabilité dans le secteur minier. Il y a, selon lui, la prise de décisions sur la base de principes fondés sur l’économie de marché assurant le bon fonctionnement des entreprises minières, dans le respect des normes de compétitivité et de compétence en lien avec l’embauche d’employés et l’achat de biens et services. En outre, il y aura l’utilisation de mesures claires, non discriminatoires, transparentes et réalistes, en conformité avec les obligations internationales du Sénégal, tout comme l’identification et la mise en œuvre des réformes visant à améliorer l’environnement dans lequel évoluent les entreprises minières et leurs fournisseurs, la facilitation du dialogue entre les représentants des parties, de même que l’assurance d’une large diffusion de l’information concernant la politique de promotion du contenu local et sa mise en œuvre.

Les acteurs de « Publiez ce que vous payez » laissent entendre que les mécanismes de promotion du contenu local doivent reposer sur le développement des entreprises locales ainsi que la formation et la création d’emplois locaux. Maintenant, pour que le tout soit opérationnel, ils indiqueront qu’il faut une structure de gouvernance comme un comité de pilotage au sein duquel siègeront les représentants des ministères concernés, de la chambre des mines, du secteur privé non minier, de la société civile, des partenaires techniques et financiers, de l’Apix et des personnes ressources retenues sur la base de leur expertise dans la promotion du contenu local.

Manque d’infrastructures de désenclavement
Ce déficit d’information, Abdoul Malick Bousso, le vice-président chargé de l’Itie au sein de « Publiez ce que vous payer », dit le mettre à profit au sein de cette organisation d’acteurs de la société civile sur la gouvernance des ressources minérales pour réfléchir sur un projet d’information, de communication et d’accompagnement des communautés afin qu’elles puissent pleinement profiter de la présence d’entreprises minières dans leurs terroirs. Les grandes lignes des rapports 2015 et 2016 seront présentées par le secrétaire permanent adjoint du comité national Itie, avec un accent particulier sur les données de la région de Kédougou. Alioune Badara Paye a passé en revue quelques données inhérentes à la région de Kédougou.

A en croire Alioune Badara Paye, en plus de l’or, la région de Kédougou recèle d’importantes réserves d’un fer de qualité dont la mise en valeur est plombée par la non-réalisation d’infrastructures de désenclavement comme « le transport ferroviaire et l’évacuation portuaire qui représentent 80 % des investissements ».

La plus part des interventions des communautés ont tourné autour de la problématique de l’accès à l’emploi des jeunes de la contrée, de la formation ou encore de la politique de responsabilité sociétale de l’entreprise Petowal Mining Company qui va entrer en production courant 2018 ou début 2019. Daouda Sène, l’adjoint au sous-préfet de Bandafassy qui présidait le forum, leur posera la question de savoir s’ils étaient organisés en GIE ou petites et moyennes entreprises aptes à capter les opportunités économiques offertes par cette seconde mine industrielle d’or du pays. Ils ont répondu par la négative. M. Sène les a incités à aller dans cette dynamique dans la mesure où tous ont acté qu’il n’est guère possible que tout le monde puisse trouver un emploi dans la mine. Il a montré du doigt certaines opportunités d’ordre agropastoral tout comme dans le domaine des biens et services.

Pape Demba SIDIBE

Les artisans de la région ont été formés en éducation financière à Ziguinchor la semaine dernière. C’était à l’initiative de l’Agence pour la promotion et le développement de l’artisanat. L’ambition de cette dernière est d’accompagner les artisans à quitter l’artisanat de survie pour aller vers l’entreprise et de pouvoir ainsi soumissionner aux marchés publics.

Cette session de formation a été organisée en collaboration avec l’observatoire de la qualité des services financiers. Son objectif était d’outiller les artisans d’ici pour qu’ils puissent intégrer le système financier, accéder facilement aux crédits et développer leurs activités. A cet effet, les artisans ont été sensibilisés sur la nécessité de se formaliser, d’ouverture des comptes et de mettre en place une comptabilité. Ces préalables devraient leur permettre d’élaborer leurs états financiers et plans d’affaires (Business-plan), puis les soumettre aux banques afin que ces dernières puissent leur faire confiance et leur octroyer des crédits.  Le directeur général de l’Agence pour la promotion et le développement de l’artisanat (Apda), Papa Hamady Ndao, s’est félicité de l’organisation de cette formation, soulignant que son programme de formalisation des entreprises artisanales passe nécessairement par cette étape. Il a expliqué que l’entreprise artisanale aura besoin de pouvoir tenir une comptabilité, de faire des états financiers, de gérer les crédits reçus des banques, de planifier et de comprendre le monde des finances. Quant à l’observatoire de la qualité des services financiers, son secrétaire exécutif Habib Ndao a assuré l’Apda de son accompagnement pour promouvoir l’artisanat au Sénégal.

El Hadj Moussa SADIO

La  Semaine de l’amitié et de la fraternité (Safra), une initiative de coopération transfrontalière pour l’intégration sous-régionale, face aux événements douloureux survenus le 8 février dernier au poste frontalier de Nianao, renouvelle, dans un communiqué, son appel aux autorités et aux forces de sécurité transfrontalières du Sénégal et de la Guinée-Bissau pour le respect des droits de la personne humaine et des accords de libre circulation des personnes et des biens de la Cedeao.

La Safra  souligne le communiqué a été informée des événements douloureux survenus le jeudi 8 février 2018 au poste de la douane sénégalaise situé à Nianao, frontalier avec le pays frère de la Guinée Bissau. Selon le communiqué, un convoi de plusieurs dizaines de pèlerins bissau-guinéens qui se rendait à Madina Gounass pour une ziaara annuelle, a été confronté à l’exigence de paiement de passavants par la douane sénégalaise. Face à cette exigence, les pèlerins auraient expliqué aux douaniers que les autorités bissau-guinéennes, comme de coutume, avaient saisi les autorités administratives et les forces de sécurité transfrontalières des deux pays pour la facilitation de leur passage. Ce que la police des frontières a fait sans problème. Les douaniers, malgré ces explications et la référence à la jurisprudence en pareille situation, auraient maintenu leur exigence. Les échanges de propos qui s’en sont suivis ont abouti à l’interpellation d’un chauffeur bissau-guinéen par un douanier qui l’aurait menotté et attaché dans son bureau, avant de le rouer de coups de crosse de fusil. Le communiqué soulignera que les hurlements de la victime auraient amené des membres du convoi à intervenir pour tenter d’arrêter la violence que subissait leur compatriote.

Le douanier qui violentait le chauffeur, s’est mis à tirer sur les intervenants, entraînant ainsi la mort d’un pèlerin et sept blessés graves. A l’arrivée des autorités administratives de Gabou (Guinée-Bissau) et de Vélingara (Sénégal) sur les lieux, la victime a été évacuée à l’Hôpital régional de Tambacounda pour les besoins de l’autopsie et les blessés ont été acheminés à Gabou et Bissau. La victime Amath Tidiane Baldé, commerçant de profession, est mariée à deux épouses et père de cinq enfants. Sa prière mortuaire a eu lieu vendredi 9 février dernier à Madina Gounass sur demande du Khalife général et son enterrement à Gabou.

Face à cette situation, la Safra, cette initiative de coopération transfrontalière et d’intégration sous-régionale à la base, exprime, dans le communiqué, sa profonde indignation et condamne sans réserve de tels comportements irresponsables qui menacent la paix, la sécurité et le bon voisinage des populations des deux pays. La Safra a renouvelé son appel aux autorités et aux forces de sécurité transfrontalières des deux pays pour le respect des droits de la personne humaine et des accords de libre circulation des personnes et des biens de la Cedeao, pour le maintien de la paix, de la sécurité, de la fraternité et du bon voisinage entre les peuples de l’espace Safra. A la famille de la victime, aux autorités et populations de Gabou et de la Guinée-Bissau en général, la Safra a présenté ses sincères condoléances.

Pape Demba SIDIBE


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