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Régions (1914)

Près d’une centaine de participants, se sont retrouvés, trois jours durant, dans les locaux du conseil départemental de Saint-Louis, en vue de plancher sur les hydrocarbures et la règlementation minière.

Cet atelier s’est déroulé dans la salle de conférence du conseil départemental, en présence des autorités administratives et municipales et des représentants de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis.
Les travaux ont été dirigés et animés avec brio par la première adjointe au maire de Saint-Louis, Mme Aida Mbaye Dieng, et la présidente de l’Association pour la recherche, action, développement et environnement du sahel (Arades), Mme Abibatou Banda Fall, et autres sommités de la capitale du nord. Une formation entièrement financée par Oxfam, qui entre dans le cadre du projet Baromètre de l’engagement citoyen et de la redevabilité locale (Bec-Rl).

Dans le souci de permettre aux acteurs (jeunes et femmes, élus locaux, membres d’organisations communautaires de base et de la société civile, travailleurs des médias, etc.) de jouer pleinement leur rôle de défense des droits des populations des zones d’exploitation des ressources minérales, l’Arades, désignée point focal par Enda-Diapol, a organisé, dans la capitale du nord, cette session de formation de trois jours sur l’exploitation des hydrocarbures et la règlementation minière, qui constituent des instruments juridiques pertinents, liés aux industries extractives. Si l’on sait que l’exploitation  future du gaz à l’horizon 2021 a fini d’installer au niveau national un débat  sur la transparence dans les conditions d’attribution de la licence à Kosmos-Bp. Et au niveau de la commune de Saint-Louis, malgré l’espoir suscité par les gains économiques immédiats, les populations  font part de leurs inquiétudes quant aux impacts négatifs de l’activité extractive sur l’environnement marin et par voie de conséquence sur le secteur de la pêche qui constitue leur principale source  de revenus.

Selon Mme Fall,   malgré l’existence d’instruments juridiques (nouveau code minier, code pétrolier en instance de révision, code de l’environnement), les ristournes dans le cadre du Fonds de péréquation au profit des collectivités décentralisées, ne sont pas versées depuis 2011, malgré la publication  du décret  de 2015 fixant les nouvelles modalités de répartition. Sans compter, a-t-elle poursuivi, les dépenses fiscales effectuées par l’Etat dans le cadre des conventions minières, selon le rapport de l’Itie 2014, avec une perte de 401 milliards de FCfa entre 2005 et 2012 en termes d’exonérations fiscales et douanières, privant ainsi les collectivités territoriales  de ressources.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Le ministre des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement a procédé, mardi dernier, au lancement  des travaux de construction de deux ponts dans la commune de Porokhane, dans le département de Nioro. Des ouvrages qui vont contribuer au désenclavement de cette zone septentrionale de la région de Kaolack.

La commune  de Porokhane, au sud du département de Nioro, est connue pour son enclavement prononcé. La plupart des localités qui la composent sont frontalières avec la Gambie voisine. La construction d’infrastructures routières dans le cadre du Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc) et du Programmes des axes et territoires frontaliers (Puma) dans la zone a semblé atténuer cet isolement. Depuis mardi dernier, une nouvelle étape vient d’être franchie dans cette dynamique. En effet, le ministre Abdoulaye Daouda Diallo a procédé au lancement des travaux de deux ponts dans la cité religieuse de la mère du fondateur du mouridisme, Mame Diarra Bousso. D’un coût total d’un milliard de FCfa, ledit projet permettra de lutter efficacement contre l’inondation de cette commune située en bas-fonds, en plus d’un aménagement paysager. Cette agglomération, avec son caractère religieux, se développe à grande vitesse. Une pression démographique qui commence à se faire sentir. L’expansion spatiale qui l’accompagne est limitée par la nature du terrain, à l’instar de Nioro qui est bâti sur le versant prolongeant la rive gauche d’un affluent du Grand Baobalon.

Ces  deux ouvrages, visant à canaliser les eaux pluviales, vont assurer l’accès et le développement de nouvelles zones de lotissement de terrains par le franchissement de ce cours d’eau.
« Il s’agit d’une vielle doléance adressée au chef de l’Etat qui en avait fait un engagement lors de l’édition du dernier Magal de Porokhane. Il s’agit d’ouvrages extrêmement importants car durant l’hivernage, la ville est coupée en deux alors que la cité religieuse a besoin de grandir  pour la relier à la ville de Nioro. Le coût des deux ouvrages est estimé à un milliard de nos francs. Nous espérons réceptionner les deux ponts d’ici la fin d’année », a indiqué le ministre Abdoulaye Daouda Diallo  lors de la pose de la première pierre, en présence de Serigne Bassirou Moustapha Mbacké, le coordonnateur du Magal dédié à la mère de Khadimou Rassoul.

Elimane FALL  

 

Assainissement à Saint-Louis

L’Onas invite les populations
à entretenir les caniveaux

Le directeur général de l’Office national de l’assainissement du Sénégal (Onas) a exhorté, hier, les populations du faubourg de Sor à plus de vigilance dans l’entretien des réseaux d’évacuation des eaux usées et pluviales de Saint-Louis. Plus explicite, il a invité celles-ci à éviter de jeter dans les caniveaux des ordures ménagères, des déchets solides et autres impuretés, qui ne font que les obstruer.

Le directeur général de l’Onas, Lansana Gagny Sakho, est venu superviser le démarrage des travaux de curage et d’entretien des réseaux d’assainissement de la ville de Saint-Louis. Devant être effectués dans de très bonnes conditions en prélude à l’hivernage 2018, ceux-ci doivent permettre aux populations de faire face à d’éventuelles inondations qui pourraient être causées par des pluies diluviennes. M. Sakho s’est rendu dans plusieurs endroits du quartier populeux de Pikine, où il a pu constater de visu l’introduction de corps étrangers dans le réseau d’assainissement de cette partie du faubourg de Sor, et la connexion de certaines fosses septiques aux canaux d’évacuation des eaux usées et pluviales. En effet, certaines personnes mal intentionnées mettent à profit l’hivernage pour reverser le contenu de ces fosses septiques dans des caniveaux, causant ainsi un lourd préjudice aux populations. Du fait d’une telle pratique malsaine, ces égouts finissent par dégager une odeur pestilentielle.   « Ces canaux ne devraient pas avoir d’impuretés. C’est dommage qu’on en arrive à constater ces pratiques. Nous allons encore curer ces canaux d’évacuation et demander aux autorités administratives et municipales de nous aider à mieux sensibiliser les populations sur l’urgence et la nécessité d’entretenir ces réseaux d’assainissement », a-t-il déclaré.  D’après lui, ces opérations de curage et d’entretien coûtent à l’Etat entre 3 et 4 milliards de FCfa.  Il a aussi annoncé le lancement prochain du « projet des 10 villes », précisant que ce dernier apportera les solutions les plus adéquates à la problématique de l’assainissement à Pikine.
Abondant dans le même sens, Mbaye Ndiaye, membre du Conseil économique, social et environnemental (Cese), par ailleurs responsable de l’Apr à Pikine, a demandé aux habitants d’adopter « un comportement citoyen » et d’avoir le réflexe d’entretenir le « bien commun ».

Mbagnick Kharachi DIAGNE

 

Lancée à quelques jours de la fin du Ramadan, l’opération mixte de sécurisation des produits commercialisés sur le marché de la ville de Thiès qui a réuni les services de l’hygiène, de l’élevage, du commerce et de la consommation, en collaboration avec les forces de police, est en train de se poursuivre.

Ayant eu vent  de l’introduction dans le circuit commercial de produits d’origine animale tels que la volaille et le foie impropres à la consommation, Amdy Mbengue, adjoint au gouverneur de Thiès en charge des affaires administratives, a mis en place une brigade mixte pour combattre ces vendeurs véreux. « Cette mutualisation des moyens et des efforts a permis de prendre une trentaine de personnes pour les motifs de produits périmés impropres à la consommation, de viande en état de putréfaction, d’abattage clandestin et répugnance entre autres », indique-t-il.

Ainsi, la valeur des produits impropres saisis dans l’opération est estimée à 1.917.700 de FCfa. C’est pourquoi, le capitaine Mané de la brigade d’hygiène de Thiès invite les populations à la vigilance dans l’approvisionnement. «  Il ne sert à rien d’avoir l’œil uniquement rivé sur le prix modique à payer au détriment de sa santé et celle de toute la famille », déclare-t-il. Avec le courage en bandoulière, le capitaine Mané rappelle qu’aucun effort ne sera ménagé pour traquer ces  vendeurs  de poison qui, une fois appréhendés, vont être mis, conformément à la loi, à la disposition du procureur de la République.

A ce problème crucial de santé publique s’ajoute l’acheminement du pain des boulangeries vers les points de vente, qui se fait dans des taxis clandos et autres véhicules destinés au transport des personnes qui n’obéit pas aux normes d’hygiène et de salubrité.

Mbaye BA

Une centaine de jeunes, de responsables de mouvements associatifs et autres adolescents de la capitale du nord et des localités environnantes de Ndiébène Gandiole, Gandon, Fass-Ngom, Mpal et Rao ont assisté à une grande conférence publique sur le thème «  Religion et Emploi », organisée, dans les locaux du centre Espace-Jeunes, par l’institut Al Azhar de Saint-Louis, en étroite collaboration avec la coopération allemande, la Giz.

« Nos partenaires allemands déroulent, dans les quatorze régions de notre pays, le programme « Réussir au Sénégal », qui ambitionne, avec de nouvelles perspectives d’emploi pour les jeunes, d’aider ces derniers à se fixer définitivement dans leur terroir. Un programme ambitieux de développement économique et social, qui intervient au moment où des milliers de jeunes concitoyens sénégalais ont été bien sensibilisés sur les conséquences désastreuses engendrées par l’émigration clandestine, l’exode rural, etc. » Autant de raisons pour lesquelles Mme Mame Binta Diouf, chargée du volet communication et des perspectives de ce programme, est revenue largement sur l’importance d’un tel partenariat, scellé entre Al Azhar et Giz. D’après elle, il s’agit d’un projet de grande envergure, qui permet aux jeunes d’apprendre à s’adosser à nos valeurs culturelles, nos croyances et nos vertus, pour développer, de manière durable, la mystique du travail bien fait.

Ainsi, cette conférence publique a été une tribune pour sensibiliser les jeunes sur les possibilités de création d’emplois décents qu’ils pourraient bien exploiter dans notre pays. Une allusion a été faite aux énormes potentialités économiques du delta et de la vallée du fleuve Sénégal, où on a toujours la possibilité d’élaborer et de mettre en œuvre des micro projets dans les domaines de l’agriculture (riziculture irriguée, production d’oignon, de pomme de terre, de tomate industrielle et autres produits céréaliers et maraîchers), de l’élevage (embouche bovine et ovine, aviculture, production de lait), de l’aquaculture, de la pêche continentale et maritime, de la maintenance des machines agricoles, de la transformation et de la commercialisation des produits agricoles, etc.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

 

La production de la campagne 2016-2017 à Kédougou, pilotée par le Domaine agricole communautaire (Dac) d’Itato, a battu le record avec 152 tonnes de maïs contre 42 tonnes obtenues lors de la précédente. Un résultat qui est l’œuvre de vingt-six Groupements d’entrepreneurs agricoles (Gea), qui ont créé 390 emplois directs. Cette production inattendue a généré un revenu de 34. 245. 000 FCfa et permis la commercialisation de 68,178 tonnes de maïs et aux Gea d’encaisser la somme de 15.339. 600 FCfa.  

Le Programme national des domaines agricoles communautaires (Prodac) a démarré dans la commune de Bandafassi, dans le sud-est du pays, depuis 2014. Celle-ci a affecté 1.000 hectares de terres pour accueillir les composantes du programme, fait savoir  Bakary Biaye, coordinateur du Dac d’Itato (Itato veut dire en mandingue  « c’est parti »). Selon lui, « il s'agira de faire d'Itato un pôle agro-industriel, le premier du genre dans la région de Kédougou ». A côté de la pisciculture, il est prévu le développement du maraîchage et de l'aviculture. La culture sous serre, qui va être pratiquée, pourrait satisfaire la demande locale.

Le Dac abrite aussi des logements sociaux pour les membres des Unités autonomes d’exploitation (Uae) qui en seront les bénéficiaires. De mémoire d’agriculteur, la production de maïs n’avait jamais atteint cette proportion dans la région de Kédougou. Cela  suscite, par la même occasion, l’engagement, l’effervescence et l’adhésion des populations qui saluent  la vision du Président Macky Sall qui accorde à l’agriculture une place de choix dans le Plan Sénégal émergent. Une telle prouesse a été rendue possible grâce à l’encadrement du Prodac et son accompagnement externe en termes de semences, d’engrais  et d’assistance technique. A noter que cet appui a permis aux agriculteurs du Dac d’Itato de disposer de semences certifiées.

Vingt-six Groupements d’entrepreneurs agricoles (Gea), en raison de quinze par unité, et 390 emplois directs ont été créés à cet effet. Vendue à 225 FCfa  le kg, cette production inattendue a généré un revenu de 34.245.000 FCfa. Rien que la commercialisation de 68,178 tonnes a permis aux Gea d’encaisser la somme de 15.339.600 FCfa, dont 3.844.145 FCfa destinés aux remboursements des charges liées à l’exploitation.
 Les 11.195.455 FCfa restants les poussent à envisager l’avenir avec sérénité et espoir. Agnan Diallo, le président régional des maïsiculteurs, a formulé des remerciements et des prières à l’endroit des autorités et des responsables dudit programme. D’après lui, l’orientation de celui-ci a été largement saluée par les populations à travers la stratégie qui consiste à faire passer les entrepreneurs de l’assistanat au travail à l’autonomie financière pour l’épanouissement économique de la collectivité.

Pour M. Biaye  les entrepreneurs ont fini de s’approprier ce nouveau concept qui est une invite à la persévérance : «Itato », « c’est déjà parti», comme dirait l’autre. C’est bien parti pour une révolution de l’agriculture par le biais des fermes intégrées avec la pisciculture qui, à terme, doit desservir le marché local en poissons.
Sur place, plusieurs bassins ont été aménagés pour la pisciculture,  l’empoissonnement a démarré avec plus de 10.000 alevins.

Pape  Demba SIDIBE

 

Les populations des villages de Ndakhar 1 et 2 ainsi que de Taalbakhlé, mobilisées derrière le président du Gie Soxali Thianialdé, Djiby Sow, ont encore effectué une vaste opération de reboisement dans leur terroir. Ainsi, plus de 500 pieds d’acacia/Sénégal (gommier), d’acacia radiana (sung) et d’acacia melifera ont été plantés dans cette partie de la forêt classée de Mpal.

Des pieds de leucaena, de manguiers et de flamboyants ont également été plantés à l’école primaire et au poste de santé de Fass-Ngom. M. Sow a fait savoir que d’autres opérations ont permis de réaliser des mises en défens, des pare-feux, d’installer des bornes de délimitation de cette forêt classée de Mpal, de confectionner des tee-shirts, banderoles, pancartes et autres supports de communication utilisés dans le cadre des séances de mobilisation sociale. D’après lui, ces opérations de reboisement entrent dans le cadre de la deuxième phase du projet de réhabilitation de ladite forêt, financée par le Programme de micro-financement du Fem (Pmf/Fem), pour un montant de 13 350 000 FCfa, sur deux ans. Il a rendu un vibrant hommage à la délégation du Pmf/Fem conduite par son coordonnateur national, Khatary Mbaye, pour la grande tournée nationale qu’elle a effectuée l’année dernière en vue de remettre des financements à une dizaine d’Organisations communautaires de base sénégalaises (Ocb), bénéficiaires d’un crédit de près de 174 millions de FCfa.

Le Gie Suxali Thianialdé de la commune de Fass-Ngom, a précisé son président, fait partie de ces Ocb. Il a vivement remercié Malang Diatta, chef du service départemental des Eaux et Forêts de Saint-Louis, et Mamadou Niang, responsable de la brigade de l’arrondissement de Rao, qui ont contribué efficacement à ces actions de reboisement.

MM. Diatta et Niang se sont adressés à la presse pour rappeler que ces espèces forestières, qui viennent d’être plantées, sont adaptées à cette zone et résistent mieux à la sécheresse. Celles-ci enrichissent le sol et produisent des fruits bien prisés par le bétail.

Séance tenante, le capitaine Diatta a demandé aux populations d’arroser ces plantes. Un réflexe qui permettra d’avoir au moins un taux de 98% de reprise de la plante.

Autrement dit, cet arrosage donnera plus de chances de survie à la plante, surtout si on note une petite pause pluviométrique.

Djiby Sow de Thianialdé a enfin réitéré l’engagement indéfectible des populations bénéficiaires dudit projet, à mieux entretenir la forêt susmentionnée, en veillant scrupuleusement sur la coupe abusive des arbres, sur l’exploitation anarchique du bois de chauffe, sur l’entretien des pare-feux, des bornes et des pancartes, des lampes solaires qui seront bientôt installées dans leur terroir, etc. Il a invité les habitants à contribuer efficacement à la reconstitution du potentiel ligneux et à tout mettre en œuvre pour disposer des fourneaux Djambar qui seront mis en place dans le cadre du projet du Pmf/Fem.

Mbagnick Kharachi DIAGNE  

LE REBOISEMENT, UN ART
Selon les experts des Eaux et Forêts en poste à Saint-Louis, le monde est actuellement confronté à une grave et très rapide dégradation des terres. Déboisement et désertification, deux types de menaces étroitement liés, sont en train de prendre une ampleur sans précédent. Les images de télédétection nous montrent les sols nus qui gagnent du terrain dans les plus grandes forêts.

L’Amazonie, par exemple, cette immense réserve naturelle a perdu entre 300 000 et 400 000 km2  de ses forêts. Des statistiques prédisent même qu’elle pourrait se transformer en désert en peu de temps. Toutefois, si la désertification touche une centaine de pays, c’est en Afrique au Sud du Sahara (en particulier au Sahel), au Nord Ouest de l’Asie et au Moyen Orient, qu’elle est la plus sévère. Chaque année, 200 000 km2 soit une superficie plus grande que celle du Sénégal, deviennent totalement stériles sous l’effet de la désertification et le processus ne fait que s’accélérer. Aujourd’hui, il menace plus de 20% de la surface terrestre, soit 80 millions d’êtres humains. Les défrichements, les incendies, la surexploitation des terres, le surpâturage, le déboisement, les méfaits de la lutte biologique, les pluies acides, etc., sont à l’origine de la destruction du couvert végétal.

De l’avis de nos interlocuteurs, on a calculé que, pour faire face à leur besoin quotidien en énergie, 1, 3 milliard d’êtres humains doivent couper du bois de feu. Le principe de reboisement répond à trois phases distinctes et successives : nettoyage, réflexion et réfection.

Le sol jonché d’immondices est passé au broyeur dont le compost fournit un excellent engrais. La réflexion consiste à chercher les causes des destructions, les autres origines possibles et le moyen d’éviter de nouveaux sinistres. Dernier stade : la réfection. Le choix est délicat : sélectionner les espèces les mieux adaptées au sol et aux conditions climatiques, poussant rapidement et assurant une autoprotection, est un art.

Mb. K. DIAGNE

Selon les experts des Eaux et Forêts en poste à Saint-Louis, le monde est actuellement confronté à une grave et très rapide dégradation des terres. Déboisement et désertification, deux types de menaces étroitement liés, sont en train de prendre une ampleur sans précédent. Les images de télédétection nous montrent les sols nus qui gagnent du terrain dans les plus grandes forêts.

L’Amazonie, par exemple, cette immense réserve naturelle a perdu entre 300 000 et 400 000 km2  de ses forêts. Des statistiques prédisent même qu’elle pourrait se transformer en désert en peu de temps. Toutefois, si la désertification touche une centaine de pays, c’est en Afrique au Sud du Sahara (en particulier au Sahel), au Nord Ouest de l’Asie et au Moyen Orient, qu’elle est la plus sévère. Chaque année, 200 000 km2 soit une superficie plus grande que celle du Sénégal, deviennent totalement stériles sous l’effet de la désertification et le processus ne fait que s’accélérer.

Aujourd’hui, il menace plus de 20% de la surface terrestre, soit 80 millions d’êtres humains. Les défrichements, les incendies, la surexploitation des terres, le surpâturage, le déboisement, les méfaits de la lutte biologique, les pluies acides, etc., sont à l’origine de la destruction du couvert végétal.

De l’avis de nos interlocuteurs, on a calculé que, pour faire face à leur besoin quotidien en énergie, 1, 3 milliard d’êtres humains doivent couper du bois de feu. Le principe de reboisement répond à trois phases distinctes et successives : nettoyage, réflexion et réfection.

Le sol jonché d’immondices est passé au broyeur dont le compost fournit un excellent engrais. La réflexion consiste à chercher les causes des destructions, les autres origines possibles et le moyen d’éviter de nouveaux sinistres. Dernier stade : la réfection. Le choix est délicat : sélectionner les espèces les mieux adaptées au sol et aux conditions climatiques, poussant rapidement et assurant une autoprotection, est un art.

Mb. K. DIAGNE

Située dans l’arrondissement de Rao, à quelques encablures de l’embouchure du fleuve Sénégal et à une vingtaine de km de Saint-Louis, le Gandiolais fut fondé par un certain Ndiambé ou Ndieumbe Diop. A l’occasion de cette opération « ndogou » organisée par le maire Arouna Sow au village de Mboumbaye, certains conseillers municipaux et notables du Gandiolais ont été très détendus lorsqu’il s’est encore agi de faire un bref survol de la belle histoire de cette commune.

Selon de nombreux témoignages concordants recueillis sur place auprès de cinq sexagénaires du village de Tassinère, Ndieumbe Diop fut un chasseur provenant du Djolof, toujours accompagné de son fidèle griot Deuleuss Diouck. Plusieurs années durant, il mettait à profit la saison sèche pour chasser. La viande de ses proies était mise en boucanée « séél » et lui servait de nourriture une fois de retour au bercail. A un certain moment, les pluies, l’ayant surpris dans la région, ont fait pourrir toutes ses provisions. Après une longue méditation, il décida de rester dans ce terroir car il n’avait plus de nourriture en réserve. Il rejoignit le village de Gantour se trouvant être le plus proche, dont la fondation daterait de plus d’un siècle. Quelques années après son intégration, Ndiambé ou Ndieumbe épousa une fille du village et fut envoyé par les gens de Gantour auprès du Damel du Kayor pour lui décrire l’état du lieu où il vivait tout en revendiquant l’appartenance de cette localité du Gandiolais à celui-ci.

D’après nos interlocuteurs, Ndieumbe fut nommé « Diawdine » de la région du Gandiolais. Pour ne pas bouleverser la hiérarchie déjà établie à Gantour, ce dernier eut le réflexe de fonder un nouveau village plus à l’ouest de Gantour, sous le nom de Ndiébène. Ce fut une déformation du mot « Ndiobène » et toute la partie septentrionale de Gandiol lui fut confiée.  Ce village, ont précisé nos sources, fut l’un des trois villages-pères de la province de Gandiol. Après l’annexion de celle-ci par le Brack du Walo, Diack Aram Bacar, en 1749, des suites de la bataille de Ndob, le cadi (imam et juge musulman) et par ailleurs représentant du roi du Walo, s’installa pour la première fois à Ndiébène. À partir de ce moment, Ndiébène devenait la capitale de la province de Gandiol et cela jusqu’à la cession de celle-ci à la colonie du Sénégal en 1861. Avant cette date, toutes les décisions importantes étaient prises à Ndiébène : les batailles de Dign Sakh (opposant le Gandiol aux guerriers du Walo), de Ricote quand les « Gandiol-Gandiol » se battaient contre les ravisseurs d’esclaves (les maures du Trarza), de Safilème surnommée le conflit des épaves quand le Gandiol entrait en guerre contre la colonie du Sénégal le 04 septembre 1826 ou même la signature du traité entre celle-ci et celui-là le 15 décembre 1826. La bataille de Safilème fut la première défaite que la France a eu à enregistrer en Afrique.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Arona Sow MaireLE MAIRE VEUT ASSURER L’ACCÈS À L’EAU POTABLE
Les nombreux problèmes auxquels sont quotidiennement confrontées les populations de Ndiébène Gandiole pour avoir de l’eau potable, ne seront bientôt qu’un vieux souvenir, a déclaré Arouna Sow, député-maire de cette localité du département de Saint-Louis. Le premier magistrat de ladite commune du Gandiolais a mis à profit une rencontre organisée sous forme de « « ndogou » avec le conseil municipal » au village de Mboumbaye, pour s’adresser aux conseillers municipaux, aux chefs de village, aux notables et à une centaine d’administrés. Ceci,  pour leur donner une idée des efforts consentis par sa municipalité en vue d’assurer l’accès au liquide précieux dans ce terroir.

A ce propos, il a rendu un vibrant hommage au ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Mansour Faye, par ailleurs maire de Saint-louis et coordonnateur départemental de l’Apr, ainsi qu’au directeur général de la Sones, Charles Fall, qui ont récemment dépêché une mission dans cette commune, chargée d’étudier les voies et moyens à mettre en œuvre pour résoudre les problèmes d’accès à l’eau potable dans les villages de Ndiébène Gandiole. Il a longuement insisté sur l’urgence de remplacer les tuyaux qui partent de Ndiock Sall pour approvisionner les villages de Ndiébéne Gandiole.

Cependant, Arouna Sow a rappelé que son équipe municipale est parvenue à installer une dizaine de bornes fontaines dans la commune susmentionnée, « et cela a permis à certains villages de s’alimenter en eau potable ».

L’édile de Gandiole a aussi évoqué les relations excellentes que son conseil municipal entretient régulièrement avec le directeur de l’Agence régionale de développement, Ousmane Sow, son proche collaborateur Abdourahmane Gueye, et les autres experts de l’Ard, qui œuvrent inlassablement pour le développement économique, social et culturel des trente villages du Gandiolais.

Mb. Kh. DIAGNE

Les nombreux problèmes auxquels sont quotidiennement confrontées les populations de Ndiébène Gandiole pour avoir de l’eau potable, ne seront bientôt qu’un vieux souvenir, a déclaré Arouna Sow, député-maire de cette localité du département de Saint-Louis. Le premier magistrat de ladite commune du Gandiolais a mis à profit une rencontre organisée sous forme de « « ndogou » avec le conseil municipal » au village de Mboumbaye, pour s’adresser aux conseillers municipaux, aux chefs de village, aux notables et à une centaine d’administrés. Ceci,  pour leur donner une idée des efforts consentis par sa municipalité en vue d’assurer l’accès au liquide précieux dans ce terroir.

A ce propos, il a rendu un vibrant hommage au ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Mansour Faye, par ailleurs maire de Saint-louis et coordonnateur départemental de l’Apr, ainsi qu’au directeur général de la Sones, Charles Fall, qui ont récemment dépêché une mission dans cette commune, chargée d’étudier les voies et moyens à mettre en œuvre pour résoudre les problèmes d’accès à l’eau potable dans les villages de Ndiébène Gandiole. Il a longuement insisté sur l’urgence de remplacer les tuyaux qui partent de Ndiock Sall pour approvisionner les villages de Ndiébéne Gandiole.

Cependant, Arouna Sow a rappelé que son équipe municipale est parvenue à installer une dizaine de bornes fontaines dans la commune susmentionnée, « et cela a permis à certains villages de s’alimenter en eau potable ».

L’édile de Gandiole a aussi évoqué les relations excellentes que son conseil municipal entretient régulièrement avec le directeur de l’Agence régionale de développement, Ousmane Sow, son proche collaborateur Abdourahmane Gueye, et les autres experts de l’Ard, qui œuvrent inlassablement pour le développement économique, social et culturel des trente villages du Gandiolais.

Mb. Kh. DIAGNE


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