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Régions (1184)

La filière anacarde se développe dans la région de Sédhiou puisqu’elle donne les 40% de la production nationale. La filière connaît cependant un grand paradoxe car les unités de transformation de noix peinent à trouver de la matière première. Le ministre du commerce Alioune Sarr, lors d’un Crd spécial tenu à Sédhiou pour corriger le paradoxe, promouvoir et rendre la filière anacarde plus compétitive, a suggéré aux acteurs une meilleure réorganisation de la filière.

La tenue du Crd spécial a été une occasion saisie par les producteurs «pour étaler à la face du monde», selon leur expression, les énormes difficultés qu’ils rencontrent dans l’exploitation de l’anacarde. Rien n’a été laissé par les acteurs de la filière. De la présentation des douze variétés existantes aux techniques de plantation, en passant par la campagne de commercialisation pour laquelle il n’y pas de prix fixe au producteur (chaque opérateur y va avec son prix), à côté de l’intervention des opérateurs des pays limitrophes de la Guinée-Bissau et de la Mauritanie, l’entretien des arbres, la lutte contre les insectes, tout y est passé. La part belle a été réservée à la variété la plus productive (plus de 25 kg), la généralisation de son exploitation par tous les producteurs a été suggérée.

Pour promouvoir la filière et la rendre plus compétitive, des mesures concrètes ont été prises. C’est ainsi que pour permettre aux petites unités de disposer de la matière première, un comité régional supervisé par le gouverneur a été mis en place. Il va proposer un plan d’action qui tiendra compte d’abord de l’existant en matière d’infrastructures de séchage, de conservation et de commercialisation de l’anacarde. Toutes les mesures permettant aux producteurs de faire fructifier leurs activités pour devenir de vrais industriels seront envisagées dans ce comité. Ce sera l’occasion de mettre fin à un phénomène qui ne saurait durer, note-t-on. Il s’agit d’arrêter l’exportation d’énormes quantités de noix vers des pays comme l’Inde qui, après les avoir transformées, vient les vendre à un prix souvent inaccessible. Le secteur doit être règlementé pour permettre aux producteurs de gagner beaucoup d’argent, annonce-t-on. On a beaucoup insisté sur la transformation, parce qu’étant un défi majeur du PSE. Même si l’on salue les quelque 20 milliards de francs que la filière injecte dans la région, il est question aujourd’hui pour les acteurs de la filière de Sédhiou de faire plus. Un nouveau défi que se sont lancés les producteurs.

Le fonds fiduciaire en soutien
L’immigration clandestine est un phénomène assez développé dans la région, surtout dans le Balantacounda qui a payé un lourd tribut de ce phénomène. Pourtant, cette partie de la région de Sédhiou est la zone de production par excellence de la noix d’anacarde. « Il faut faire quelque chose pour arrêter l’hémorragie dont la conséquence est visible dans la zone vidée ainsi de ses bras valides », ont laissé entendre les acteurs de la filière anacarde. Dans la région, les acteurs se souviennent encore de la disparition d’un riche commerçant de la zone. C’est pourquoi, le président du Conseil de la jeunesse de Sédhiou a proposé la création de fermes anacardières comme on en trouve dans certaines filières du secteur de l’agriculture.

Pour le ministre du Commerce Alioune Sarr, « il n’y a pas de recherche de fonds à faire de la part de l’Etat pour financer ces fermes. Il y a le fonds fiduciaire de 26 milliards de francs destiné à financer des projets porteurs ». Pour ce dernier, la balle est dans le camp des jeunes. A ce sujet, l’attitude qui consiste souvent pour les jeunes à rester sous les arbres pour boire du thé à longueur de journée a été fustigée. D’aucuns de penser qu’il n’est pas exact de dire que les jeunes n’ont pas de travail dans notre pays. Pour ces derniers, les jeunes ont plusieurs possibilités de financement dont le fonds fiduciaire en est un.

« La balle est dans le camp des jeunes », dira en substance le ministre du Commerce. Alioune Sarr de suggérer l’organisation de deux événements pour la promotion de la filière. Il s’agira de primer chaque année les meilleurs producteurs et de commencer la campagne par une journée de lancement bien colorée. Des actions qui permettront de capter beaucoup de fonds pour la filière.

Malamine Kamara

Thiès : Un partenariat vient d’être noué entre les acteurs de la plateforme d’innovation des chaînes de valeurs de l’huile « Ségal » et la société de produits agroalimentaires locaux « Wayabi ».

L’engagement entre les deux parties a été manifesté à Thiès à l’atelier d’information sur la gouvernance de la Plateforme d’innovation huile d’arachide traitée. Aujourd’hui, comme l’a souligné Mme Dièye Aminata Mbengue, la directrice de l’Ancar zone des Niayes, « il convient d’imposer ce produit sur le marché local à travers la promotion de la chaîne de valeurs et la commercialisation ». Il faut noter que l’arachide est une spéculation connue de longue date au Sénégal et où, en dehors de son utilisation au niveau industriel, sa transformation artisanale occupe une bonne partie des activités de nos braves femmes. C’est un produit végétal extrêmement riche en protéines, matières grasses et minéraux comme il est indiqué dans le guide de bonnes pratiques pour la transformation artisanale de l’arachide.

Dans cette dynamique, l’Agence nationale de conseil agricole et rural (Ancar), dans le cadre du Programme de productivité agricole en Afrique de l’Ouest (Waap/Ppaao), soutient les producteurs et les transformatrices afin de développer cette filière locale. Mais, comme l’a souligné Mme Yama Ndiaye, manager de la société de produits agroalimentaires Wayabi, « le manque d’un environnement d’affaires constitue l’une des causes principales de l’absence du produit sur le marché à l’exception de l’huile « Niani » souvent en rupture de stock, favorisant du coup la présence d’huiles raffinées d’origine diverse ». Ainsi, pour faciliter la diffusion à grande échelle de cette huile d’arachide « Segal », il a été recommandé la mise en place d’une plateforme d’innovation axée sur le développement des chaînes de valeurs. Les différents participants de l’atelier dont la plus part des femmes ont été sensibilisés sur les grandes lignes de gouvernance de la plateforme multi acteurs de l’huile d’arachide traitée « Segal ».

Mme Lucia C. Albis Mendy, gérante de la centrale d’achat « Andandoo » pour les emballages agroalimentaires, a indiqué que « cette gouvernance repose sur quatre principes fondamentaux que sont la responsabilité, la transparence, l’Etat de droit, la participation, à travers lesquels il faudrait créer un cadre d’apprentissage pour une synergie d’actions et de diffusion des innovations, améliorer la coordination et les synergies dans la mise en œuvre des activités et accroître le degré de confiance et les relations d’affaires entre acteurs dans la mise en œuvre des échanges ». C’est ainsi que la société Wayabi a été sélectionnée dans la plateforme d’innovation pour assurer la promotion, la valorisation et la diffusion de l’huile d’arachide. « Nous allons prendre en compte la présentation de l’huile pour répondre à la demande et nous avons des arguments à faire valoir pour convaincre les consommateurs sachant que l’Institut de technologie alimentaire forme les femmes à des techniques pour améliorer la qualité. Elles sont également sensibilisées sur l’importance du tri des graines d’arachide et aux mesures d’hygiène à prendre et procèdent ensuite à l’élimination de l’aflatoxine », a affirmé son manager Mme Yama Ndiaye.

Le coordonnateur du projet, Amadou Moustapha Mbaye de l’Ancar, à travers les différentes réactions et contributions lors des discussions, a noté avec satisfaction le degré d’engagement et de motivation des producteurs, transformatrices et leurs partenaires à s’approprier le projet qui est dans sa phase de pérennisation.

El Hadj Mouhamadou SAGNE

La directrice générale de l’Agence nationale de la petite enfance et de la case des tout-petits (Anpectp) Thérèse Faye Diouf a rendu visite hier aux pensionnaires du centre «La Maison Rose Dar’ As’ Salam» sise à Guédiawaye. Elle a mis à profit les moments de partage et d’échanges qu’elle a eus avec les encadreurs de ces nombreux chérubins en rupture avec leur famille pour offrir à ces derniers un appui matériel et financier.

Sous la conduite des responsables de la Maison Rose, la directrice générale de l’Anpectp a visité les locaux de ladite structure et obtenu une idée de la tâche ô combien noble, mais pas du tout reposant pour le personnel. Elle a également eu un contact avec quelques pensionnaires avant le démarrage des allocutions. En effet, l’Anpectp étant chargée de la mise en œuvre de la politique nationale de développement intégré de la petite enfance, la volonté du gouvernement du Sénégal, à travers cette politique, est de prendre en charge les enfants de zéro à six ans, les couples mère-enfant et les parents de manière holistique et intégrée. Ce qui a fait dire à la directrice générale de l’Anpectp qu’on doit accorder une attention particulière aux adolescents victimes de maltraitance, de violence physique ou psychologique ainsi que les enfants issus de familles défavorisés. La visite que Thérèse Faye Diouf a rendue aux gamins de la «Maison Rose» entre dans ce cadre et la Dg de la l’Anpectp a jugé utile de remettre cet appui matériel et financier à ces enfants vulnérables afin de permettre aux responsables d’améliorer les interventions et les conditions d’accueil et de prise en charge de ces mômes. Cet appui est constitué de nourriture, de couches pour les bébés ainsi qu’une enveloppe de cinq cent mille FCfa.

Fondatrice de l’association Unies’vers’elles Sénégal, Mona Chasserio considère que l’appui de la Dg de l’Anpectp est utile. Compte tenu du nombre de bébés, d’enfants et de mamans que la structure prend en charge, elle demeure convaincue que ce genre d’aide est toujours bienvenu. Elle a proposé une collaboration entre l’Anpectp et la Maison Rose pour améliorer la prise en charge de ces enfants défavorisés. Le maire de la commune Médina Gounass, Beïdy Ba a salué le geste de l’Anpectp qui, selon lui, va contribuer a raviver la flamme de l’espoir. Il a aussi magnifié le travail remarquable que la maison Rose est en train d’abattre dans le cadre de la protection et de la prise en charge des enfants déshérités.

Abdou DIOP

Le garde des Sceaux, ministre de la Justice, Me Sidiki Kaba, a rendu visite, dans l’après-midi du dimanche 25 juin, à plusieurs familles sinistrées à l’occasion des fortes pluies du jeudi 22 juin dernier. Pour ce dernier, être au chevet des populations sinistrées est un acte de solidarité, surtout si c’est pour apporter la compassion du chef de l’Etat, le président Macky Sall.

Le ministre Sidiki Kaba a saisi cette occasion pour rendre visite à la famille Dramé qui a perdu un de ses enfants. Un garçon de 10 ans du nom de Diao Camara qui a été repêché dans une fosse sans vie. Il a annoncé la politique de restructuration de l’Etat qui a fait ses preuves dans les régions comme Dakar. Ainsi plusieurs familles ont été visitées et une dizaine d’entre elles ont reçu un appui en denrées (riz, sucre) pour faire face aux difficultés des premiers jours de ce sinistre. Le garde des Sceaux, à la tête d’une forte délégation, a dit souhaiter une bonne pluviométrie afin d’avoir de bonnes récoltes, mais de l’eau qui apporte le bonheur sans de tels dégâts. « J’ai tenu à marquer ma solidarité et ma compassion à ces familles, avec toute la délégation qui m’accompagne, pour partager leurs douleurs et leurs souffrances ». Il ajoutera que le président Macky Sall est toujours prompte à aller au secours des populations en difficulté. « Individuellement, c’est ce que nous faisons car chaque fois que je suis à Tambacounda, je me rends auprès des familles ou des personnes touchées par un deuil, un sinistre, etc., au nom du président Sall. « A mon avis, il faut travailler davantage. A l’époque, il y avait des dédommagements pour les familles riveraines du Mamacounda. Mais je pense qu’il faut davantage penser sur la manière d’exploiter cette vallée à des fins d’agriculture, de pisciculture ou d’autres activités qui vont faire de sorte que nous puissions régler un certain nombre de besoins en cultures vivrières pour la ville de Tambacounda. C’est un important projet en cours. Et, avec une étude beaucoup plus approfondie, on ira vers la réalisation d’un tel projet de valorisation de cette vallée morte au profit des populations ». Mais pour le ministre, ce qui est important aujourd’hui, c’est d’être aux côtés des populations.

Pape Demba SIDIBE

Pour le gouverneur de la région de Tambacounda, El hadji Bouya Amar, il n’y a pas d’inondation. L’eau est dans son état naturel et suit son passage. Il y a eu 94 mm et l’eau est remontée et les habitations en banco n’ont pas résisté.

« Les personnes ont construit dans le lit mineur de la rivière et ont reçu le trop-plein d’eau qui s’est retirée deux heures d’horloge après en s’écoulant tranquillement de manière naturelle », souligne le gouverneur de Tambacounda.

L’eau n’est pas venue barrer des routes ou entraver la bonne marche des activités des populations. La solution reste de mettre les habitations hors du lit mineur de cette vallée. Il est prématuré de parler d’inondation de façon exponentielle comme c’est le cas, souligne le gouverneur de Tambacounda. Car, pour lui, l’eau ne reste pas. Elle a rapidement disparu des maisons.

Le garde des Sceaux a magnifié les efforts de l’Etat pour structurer les quartiers touchés par les inondations comme à Dakar et dans les autres régions. Il y a 7 ans, beaucoup de zones ont été retirées de l’eau suite à des inondations. « Une situation très difficile, mais à présent des travaux d’aménagement ont été faits avec succès. Cela est à mettre à l’actif des politiques d’assainissement et de lutte contre les inondations menées avec succès. Nous souhaitons des pluies, mais qui ne fassent pas de dégâts matériels et leur lot de sinistres avec des pertes de vies. Notre souhait est d’avoir un hivernage avec des pluies qui vont aider à la production d’excellentes récoltes, note M. Kaba. Il consent à attirer l’attention des pouvoirs publics sur le cas du Mamacounda afin d’apporter des solutions idoines dans la restructuration des habitations autour de ce cours d’eau. Il faut faire face aux déménagements, car chaque fois qu’il y a un trop plein d’eau, des désagréments vont surgir pour ceux qui sont dans le lit de la rivière.

P. D. SIDIBE

La Coscpac invite l’Etat et le Mfdc à se retrouver autour de la table des négociations en vue de mettre fin à la crise casamançaise.

La Coordination sous-régionale des organisations de la société civile pour la paix en Casamance (Coscpac) se félicite de l’accalmie observée au cours de ces dernières années dans cette partie méridionale du pays. Elle vient d’organiser une rencontre de partage et d’information sur le processus de paix en Casamance et la mission de la Coscpac avec les organisations de la société civile, des projets et programmes de la région de Kolda. La rencontre vise à créer une synergie des acteurs en vue de mettre fin au conflit fratricide qui ensanglante la Casamance depuis plus de trois décennies. Les participants ont suivi avec beaucoup d’intérêts les deux communications qui leur ont été présentées par les responsables de la Coscpac. La première présentation qui porte sur l’état des lieux du processus de paix en Casamance de 1982 à nos jours a été introduite par Ibrahima Gassama, chargé de la stratégie à la Coscpac. La seconde communication qui a été présentée par Henry Ndécky, coordinateur de la Coscpac, est relative, quant à elle, à la vision, à la mission et à l’objectif de ladite coordination. Cette initiative témoigne de la volonté de la société civile des trois régions de la Casamance naturelle d’accompagner les belligérants dans la recherche d’une solution durable à la crise casamançaise. « Le but de cette rencontre est d’échanger avec les organisations afin que nous puissions travailler ensemble pour amener l’Etat du Sénégal et le Mfdc à s’asseoir autour d’une table de négociation pour que la paix puisse revenir en Casamance et au Sénégal », déclare Mariama Daba Diamanka, trésorière générale de la Coscpac et membre de la Plateforme des femmes pour la paix en Casamance (Pfpc). Le directeur de la radio Zig Fm de Ziguinchor, Ibrahima Gassama, abonde dans le même sens. « Nous vivons une situation assez particulière marquée par une forte accalmie que nous saluons et qui dure depuis plusieurs années. Une accalmie qui est née certes de la volonté des deux acteurs, qui sont les parties prenantes du conflit notamment l’Etat et le Mfdc, mais qui découle avant tout d’une forte aspiration des populations de la Casamance à la paix, surtout à une paix véritable et durable. Et dans cette bataille, je crois que la communication est essentielle parce qu’elle est au début et à la fin de tout le processus, autant dans l’information, dans la sensibilisation que dans la communication que mènent les média et les acteurs sur le terrain », déclare-t-il.

Mamadou Aliou DIALLO

Le service régional de l’élevage de Tambacounda soutenu par l’Ong SPD dirigée par les sœurs de l’immaculée conception de Mbour ont procédé à la formation des femmes sur la technique de transformation du lait en fromage, brochette et jus. Un renforcement des capacités qui va permettre aux femmes de maîtriser le procédé de fabrication du produit appelé à Tamba « Budi Kossam ».

« Budi Kossam » est un fromage à base de lait naturel de vache. C’est un produit adapté aux zones qui reçoivent difficilement du poisson ou de la viande. Il y a deux types de conservation du produit. Celle faite à l’aide d’un frigo et celle obtenue avec de l’eau et du sel. Il peut être conservé durant 6 mois. Selon Jean Didas, un des spécialistes, il faut 7 à 8 litres de lait pour un kilogramme de fromage « Budi Kossam ». La transformation se fait à base de lait et de citron. Le citron permet au lait de se former en pâtes molles qui vont à leur tour former le fromage. Il faut d’abord filtrer le lait, bouillir pendant 30 mn, mettre le citron par tasse de thé, un litre de lait pour une tasse de citron. Laisser bouillir pendant 5 à 10 mn pour en suite extraire les différentes pâtes qui se forment.  Ce sont ces pâtes qui vont former le fromage en une galette. A la fin de ce processus, c’est le fromage obtenu qui est dénommé « Budi Kossam ». L’utilité dudit fromage est de remplacer la viande et le poisson dans les plats quotidiens. C’est un aliment qui est constitué de 5 vitamines (A, D, E, K), qui sont tous utiles à la bonne santé humaine. Le citron ajouté pendant la transformation donne de la vitamine C qui joue un grand rôle contre la fatigue. Avec ce fromage, on peut faire des brochettes, du « yassa », des beignets, etc.

Après avoir fini d’extraire la galette, il reste un liquide au fond de la marmite qui est appelé « petit lait », parce qu’il se présente sous la forme de lait avec les mêmes ingrédients que le lait. En plus, il joue le même rôle que le fromage. Plusieurs sortes de jus peuvent être obtenues à partir de ce « petit lait ». Par rapport au goût souhaité, on peut y ajouter du citron, du lait en poudre, du gingembre, etc. Il contribue efficacement à la lutte contre le paludisme, le diabète, la ménopause, les soucis sexuels des hommes, etc. « Avec le petit lait, fini l’inefficacité sexuelle des hommes », dit-on. Seulement il n’existe pas encore de technique de conservation adaptée pour ce « petit lait ». On ne peut que le conserver pendant 24 heures s’il n’est pas dans un frigo.

Dr Rosalie Seck Gbéti, chef service régional de l’élevage, précise que parmi les femmes bénéficiaires de ladite formation, des relais vont descendre sur le terrain pour démultiplier la formation auprès d’autres femmes afin de toucher le maximum dans l’ensemble de la région de Tambacounda. Il s’agit de répondre favorablement au nombre important de demandes enregistrées partout dans la région.

Pape Demba SIDIBE

Près d’une quarantaine de membres de 36 organisations de producteurs de fonio de la région de Tambacounda, futurs bénéficiaires de machines à décortiquer le fonio, ont été formés pour mieux gérer leur outil. Le projet de diffusion à grande échelle d’une durée de trois ans a été financé à hauteur de 300 millions de FCfa par le projet sous-régional Waapp, par l’intermédiaire du Fnraa.  

Ce projet vise à contribuer au développement de la culture et de la consommation du fonio au Sénégal. Le projet de diffusion à grande échelle d’une durée de trois ans a été financé à hauteur de 300 millions de FCfa par le projet sous-régional Waapp, par l’intermédiaire du Fnraa. Il sera déroulé dans 80 collectivités locales des quatre régions que sont Tambacounda, Kédougou, Kolda et Sédhiou, des zones traditionnelles de production de cette céréale, a dit Mamadou Diouf, coordonnateur opérationnel du projet.

La pénibilité du travail manuel de transformation est un des principaux obstacles à la promotion du fonio, a-t-il relevé. Un premier lot de 40 machines a été présenté le 28 mai 2016 à Kolda sur les 80 prévues.
L’identification des 80 localités bénéficiaires a été faite par l’Ancar en fonction des niveaux de production de fonio, de la présence d’une organisation ou d’un groupement, d’infrastructures socio-économiques, de la taille de la population et de la capacité à polariser d’autres localités. Ces organisations doivent disposer d’un compte contenant 10% de la valeur d’une décortiqueuse de fonio qui coûte 1.350.000 de FCfa.

La région de Tambacounda s’est vue affecter 9 machines, dont la moitié a été déjà livrée. Cette formation regroupe aussi bien les producteurs qui ont reçu leur machine que les autres qui n’en disposent pas encore. « Nous voulons que la machine soit le début d’une entreprise rurale », a dit M. Diouf, relevant qu’une enquête a été menée dans les localités bénéficiaires pour établir la monographie de l’économie locale avant l’arrivée de la machine. Diakité Kaba Production (Dkp), société de l’inventeur, souhaite qu’à terme la machine soit produite à Kolda, en raison de sa proximité avec des zones traditionnelles de culture et des pays voisins comme la Guinée et la Gambie.

P. D. SIDIBE

Les femmes handicapées de Kolda et leurs camarades de Mlomp et d’Oussouye viennent de bénéficier d’un financement pour leur autonomisation.

Les femmes handicapées de la commune de Kolda, de Mlomp et d’Oussouye, dans la région de Ziguinchor, poussent un ouf de soulagement. Elles viennent de bénéficier d’un financement d’un montant de plus de 200 millions de FCfa pour leur permettre de se lancer dans des activités génératrices de revenus. Ce projet intitulé « Création d’emplois dignes et durables des femmes avec diversité fonctionnelle de la région naturelle de la Casamance » a été officiellement lancé jeudi à Kolda. Il est financé par deux Ong espagnoles, en l’occurrence «Aida» et «Dexde», pour une durée de 18 mois.

« C’est à travers la Fédération régionale des associations des personnes handicapées (Fraph) de Kolda que je dirige que ce projet a vu le jour. Mais, les bénéficiaires directes sont les femmes handicapées de la commune de Kolda de même que celles de Mlomp et d’Oussouye, dans la région de Ziguinchor. Le projet va prendre en charge la formation de 300 personnes pour les initier à la teinture, au batik, à la savonnerie, à la fabrication d’eau de javel et à la transformation des fruits et légumes, entre autres », déclare Boubacar Baldé, président de la Fraph. Le projet va, en outre, assurer le renforcement des techniques managériales des responsables de la Fédération et le renforcement des capacités des organisations bénéficiaires.

Il faut dire que ces dernières n’ont désormais plus de souci à se faire pour l’exportation de leur production à l’étranger. Elles pourront écouler tranquillement leurs produits sur le marché espagnol sans aucune difficulté majeure. Une initiative vivement saluée par la présidente des femmes handicapées de la commune de Kolda, Aïssatou Tounkara, pour qui ce projet est venu à son heure. Il permettra, selon elle, aux bénéficiaires d’atteindre leur autonomie financière. Elle demande toutefois à l’Etat du Sénégal de diminuer les taxes à l’exportation pour permettre aux produits qui seront fabriqués au niveau local d’être beaucoup plus compétitifs sur le marché espagnol. « L’objectif de ce projet est de créer des projets pour les femmes handicapées de la région de Kolda. Nous allons leur donner une formation pour leur permettre d’acquérir les compétences nécessaires à la fabrication des différents produits. Ce qui leur permettra de vendre leurs produits aux niveaux régional, national et international et générer ainsi des revenus conséquents pour pouvoir améliorer leur qualité de vie », déclare Jordi Albevolu Abois, coordinateur du projet.

Mamadou Aliou DIALLO

Tambacounda est une collectivité amie des enfants, c’est pourquoi cette année son budget sensible au genre prend en compte cette frange de la population juvénile dans les domaines de l’éducation, de la santé et des loisirs. La commune fait de l’éducation inclusive des filles un combat de tous les jours et compte ainsi mener un plaidoyer avec ses partenaires auprès des décideurs au niveau local pour le renforcement des mesures de prévention et de protection des droits et l’égalité des chances entre les enfants.

A Tambacounda les filles continuent d’abandonner les études à cause de plusieurs facteurs sociaux comme le mariage précoce, la violence sous toutes ses formes, la pauvreté, etc., malgré les efforts des autorités académiques et des mouvements pour la scolarisation des filles. Pour porter l’estocade, c’est une union sacrée qui a été scellée autour de la sensibilisation et de la reconversion des mentalités. Pour Bounama Kanté, l’adjoint au maire de Tambacounda, sa commune s’est affichée collectivité locale amie des enfants et prend en compte l’éducation inclusive pour une meilleure intégration des filles. Pour Haby Dieng, présidente du Conseil consultatif des jeunes, l’éducation inclusive profite à tous et reste la problématique du maintien des filles à l’école. Elle doit permettre, selon cette dernière, la prévention des violences, des maltraitances, entre autres discriminations positives sur lesquelles il faudra s’appuyer. Cette année, elle se félicite de la commémoration de la journée de l’enfant africain, du fait qu’en dehors du thème (L’agenda 2030 pour un développement durable en faveur des enfants en Afrique), l’accent est mis sur l’accélération de la protection, l’autonomisation et l’égalité des chances. A travers ce thème, la coordination de la Conafe a retenu le sous-thème : « L’éducation inclusive pour une meilleure intégration des filles à l’école ». Elle compte ainsi mener un plaidoyer auprès des décideurs au niveau local pour le renforcement des mesures de prévention et de protection des droits et l’égalité des chances entre les enfants pour l’atteinte des Odd, notamment de l’Odd 4 : « Assurer l’accès de tous à une éducation de qualité et promouvoir les possibilités d’apprentissage tout au long de la vie » ; mobiliser les leaders religieux et les porteurs de voix (chef religieux, communicateurs traditionnels, leaders d’opinion…) sur le maintien des filles à l’école à travers l’éducation inclusive.

Une situation encore préoccupante
Cette éducation inclusive, précise Bangaly Diallo, secrétaire de la Conafe, vise à fournir une éducation de qualité à tous les apprenants. Afin de parvenir à une école inclusive, il faut que la communauté entière, des décideurs aux utilisateurs finaux (les élèves et les familles), la soutienne. Selon Mamadou Sané, coordonnateur régional de la Conafe, la prise en charge incombe tout d’abord à l’Etat du Sénégal qui a ratifié les chartes et les conventions. Du coup, il a l’obligation de la réalisation effective des droits de l’enfant. Certes, aujourd’hui il y a la stratégie nationale de protection de l’enfant, mais des problèmes existent tout de même. Ceci étant, ajoute M. Sané, les organisations de la société civile, la communauté dans son ensemble, a sa partition à jouer pour le respect scrupuleux des droits dévolus à ces enfants. En ce qui concerne le sous-thème de l’éducation inclusive des filles, le coordonnateur de la Conafe reconnaît les efforts fournis par des organisations de protection des enfants, les autorités scolaires, la Scofi, les organisations de lutte contre les violences faites aux femmes et aux filles. Néanmoins, soutient-il, la situation reste préoccupante malgré tous les moyens déployés. A ce jour, les filles continuent à abandonner les études à cause de plusieurs facteurs sociaux comme le mariage précoce, la violence sous toutes ses formes, la pauvreté, etc., le combat du maintien des filles à l’école à partir du moyen-secondaire est toujours d’actualité. D’ailleurs, c’est pour cela que l’Aproden se déploie afin de renverser la tendance dans le cadre de la protection mais aussi de la qualité des enseignements-apprentissages. Pour des enfants en conflit avec la loi et ceux dans des zones de conflit comme en Casamance, Mamadou Sané précise que des efforts sont en train d’être faits pour qu’une fois ces enfants libres ou en période d’accalmie, leur insertion sociale soit facilitée.

Pape Demba SIDIBE

Le Conseil départemental de Nioro a procédé, mardi, à une distribution de denrées alimentaires composées de riz et de sucre à des «daaras» et personnes vulnérables de la circonscription administrative. Une démarche inscrite dans le cadre de la politique sociale de l’institution dirigée par Momath Sow «Malaw».

Les actions sociales occupent une place de choix dans les inscriptions budgétaires du Conseil départemental de Nioro. Une option forte de la collectivité territoriale rappelée par son président Momath Sow «Malaw» lors d’une cérémonie de distribution de produits alimentaires à des personnes vulnérables et aux pensionnaires des «daaras» de ce département situé au sud de la région de Kaolack. Au total, une quarantaine de tonnes de riz et une quantité importante de sucre ont été offertes aux bénéficiaires susmentionnés. Des actions sociales qui ont nécessité des efforts budgétaires de près de 14 millions de FCfa de la part de la collectivité locale. « Ce genre d’actions est devenu possible depuis l’avènement de l’Acte 3 de la décentralisation faisant du département une collectivité territoriale. « Avant, avec l’ancien conseil régional, il n’était pas courant de toucher autant de personnes à la base pour des actions sociales en faveur des couches défavorisées. C’est pourquoi j’ai demandé aux bénéficiaires de formuler des prières pour le président Macky Sall qui est à l’origine de cette réforme territoriale permettant de se rapprocher davantage des administrés », note-t-il. « C’est donc un mérite qui revient exclusivement au président de la République », a expliqué le président du département de Nioro du Rip s’adressant aux bénéficiaires venus en masse récupérer du riz et du sucre dans un contexte de ramadan. Lesdits produits sont répartis entre 177 «daaras» du département et 300 personnes en difficulté identifiées lors d’un recensement effectué par les techniciens du service départemental de l’Action sociale. Ces dernières au nombre de 300 sont réparties entre les 15 communes de Nioro selon des critères établis par le service déconcentré précité. « Nous sommes dans le cadre d’un budget participatif sous l’encadrement de l’Agence régionale de développement (Ard), donc nous nous inscrivons dans une logique de sincérité et de transparence budgétaire. Ce qui interdit toute démarche partisane dans la répartition des actions sociales de l’institution », s’est défendu le président Momath Sow. Ce dernier, outre ces dons de produits alimentaires, a payé de sa poche les frais de transport de ces denrées à l’intérieur du département. Il a, à cet effet, remercié le ministre de l’Agriculture Pape Abdoulaye Seck et l’honorable député Farba Ngom de leur soutien dans cette initiative à caractère social.

Elimane FALL

La commune de Sandiara veut rester dans sa dynamique de ville propre. Après un camion-benne réceptionné récemment, le maire Serigne Guèye Diop et son équipe ont mis 300 bacs à ordures d’une valeur de 20 millions de francs Cfa à la disposition des populations pour relever le défi de la salubrité.

Ces bacs à ordures qui constituent un don de la commune de Clermont-Ferrand ont été remis aux bénéficiaires lors d’une cérémonie qui a rassemblé mercredi l’ensemble des chefs de village de la commune, des représentants des groupements de femmes et de jeunes, de conseillers municipaux. Cette action, selon le maire Serigne Guèye Diop, entre dans la perspective d’une meilleure gestion du cadre de vie. « Nous voulons que notre commune soit un exemple unique d’une ville avec un système de ramassage des ordures qui marche. Et le premier maillon de ce projet est de mettre à la disposition de nos populations des poubelles pour les 608 foyers de notre commune », a laissé entendre le maire en précisant que chaque concession devra contribuer à hauteur de mille francs Cfa par mois. Cet argent, a dit Serigne Guèye Diop, servira à l’achat d’autres poubelles qui seront distribuées aux populations qui n’en ont pas, la réparation du camion-benne en cas de panne, mais aussi à la rétribution d’une partie du personnel de nettoiement.

L’objectif à moyen terme est, selon le maire Serigne Guèye Diop, d’installer dans la commune une usine de thermo-valorisation pour électrifier l’ensemble des villages de Sandiara. « Avec la thermo-valorisation, on peut produire de la chaleur qu’on peut transformer en énergie électrique qu’on peut vendre aussi bien à la zone industrielle de Sandiara qu’à la Senelec », a soutenu le maire de Sandiara. Selon lui, ces bacs à ordures constituent un complément du dispositif de l’usine de traitement et de thermo-valorisation des ordures de la commune.

De même, M. Diop a annoncé que sa commune va à terme produire de l’engrais organique. Le maire de Sandiara se dit convaincu que ce genre d’usine est la solution à long terme des problèmes de propreté au Sénégal, aussi bien pour Mbeubeuss, dans la banlieue dakaroise, que pour toutes les grandes villes du pays. Il a ainsi invité l’ensemble de la population à s’impliquer davantage et à soutenir la commune dans son option de faire de Sandiara une ville très propre

S. O. FALL

Les conseillers départementaux ont voté, samedi, une autorisation spéciale d’un montant de 4 millions de FCfa octroyé par le Fonds d’équipement local. Sur ce fonds, les 3 millions de FCfa vont permettre au Conseil départemental d’acheter une pirogue-ambulance pour l’évacuation des malades à partir des îles. La rencontre a été dirigée par le président de ladite institution, Moustapha Mbaye, en présence du représentant de l’Etat.

Le Conseil départemental de Foundiougne s’est réuni samedi pour la deuxième fois en session ordinaire de l’année 2017. Selon le deuxième secrétaire élu Lamine Sarr, les conseillers ont voté le compte administratif de 2016 après une longue discussion. Ils ont voté une autorisation spéciale à la suite d’une dotation de 4 millions de FCfa du Fonds d’équipement des collectivités locales. Le deuxième secrétaire élu a annoncé que pour cette enveloppe, le million de FCfa ira à l’Association des départements du Sénégal et les 3 millions de FCfa vont servir à l’achat d’une pirogue-ambulance pour l’évacuation des malades à partir des îles du Saloum.

Pour Lamine Sarr, tout est priorité dans le département de Foundiougne. « Même s’il y a des secteurs qui sont très névralgiques, nous intervenons dans la limite des compétences qui sont transférées au département », déclare-t-il. C’est pourquoi, ajoute-t-il, le conseil intervient beaucoup dans le domaine de l’éducation où des bourses sont octroyées aux collèges et lycées. Cette année, rappelle-t-il, le conseil a organisé une journée de remise de prix aux élèves les plus méritants pour promouvoir l’excellence scolaire. « Ces bourses qui sont octroyées par le Conseil départemental sont attendues de tout le monde dans le département et nous l’avons institué depuis 2014 », s’est-il plu à dire.

Projet de récif artificiel
Toujours sur le chapitre des réalisations, le conseil a déjà équipé beaucoup de collèges et lycées du département en les dotant de plus de 700 tables-bancs. Sur le plan de la santé, le conseil a acheté des matelas, des lits pour améliorer les conditions de séjour des patients et des malades.

C’est pourquoi, souligne-t-il, il a été positionné des ressources pour acheter la pirogue-ambulance. Dans le domaine de l’environnement, le conseil a initié avec la Gironde (France) un projet de récif artificiel. Selon Lamine Sarr, une délégation de la Gironde est sur place pour voir les résultats et la démultiplication de ces récifs dans d’autres zones du département. Sur le plan de l’environnement, le conseil est en train de discuter avec l’Uicn pour la préservation de l’environnement dans le département. Dans le domaine de la promotion de l’économie, Lamine Sarr note que l’institution veut promouvoir l’activité économique. C’est pourquoi, renseigne-t-il, le conseil a initié une sorte de foire délocalisée des produits de la mer. Et dans ce cadre-là, a-t-il dit, le Conseil départemental a déboursé 8 millions de FCfa pour organiser une caravane avec le maire de Djirnda avec l’achat de 10 tonnes de produits halieutiques qui sont acheminés vers Kédougou. Selon Lamine Sarr, les femmes vendent ces produits et achètent d’autres produits qui seront acheminés dans le département de Foundiougne.

Oumar Ngatty BA

L’Agence turque de coopération et de coordination (Tika) a offert mercredi deux décortiqueuses de riz à l’Association de développement de Mbolo-Birane dans le but de soulager les femmes de ce village du département de Podor.

«Nous remercions le président de la Tika et celui de l’association d’avoir fait le nécessaire pour qu’on puisse livrer ces deux machines qui vont aider et soulager les femmes», a réagi l’ambassadrice de Turquie au Sénégal, Nilgen Erdem Ari.
Selon la diplomate turque, ce don entre dans le cadre du renforcement des relations qui existent entre le Sénégal et la Turquie.  «Je souhaite que, dans les jours à venir, on mette en place beaucoup plus de projets tels que les projets d’orphelinat, de formation professionnelle qui dureront à long terme et qui compléteront le programme de développement au Sénégal», a ajouté Mme Nilgen Edem Ari.

Selon Omar Demba Bâ, ministre conseiller diplomatique du chef de l’Etat, ces deux décortiqueuses viennent en appui au village pour alléger considérablement les travaux des femmes en milieu rural.  «Nous ne souhaitons plus voir nos mères prendre le mortier et le pilon au 21ème siècle. Ces matériaux qui contribuent à soulager les femmes sont d’une importance capitale, en ce sens que le développement d’un pays passe également par des équipements utiles, modernes, susceptibles d’accroître la productivité», a-t-il souligné.

Ce don participe aussi, selon son lui, au programme d’autosuffisance alimentaire, qui permettra de sortir du mécanisme traditionnel afin d’aller vers le mécanisme moderne du traitement du riz.
«Ce n’est pas la première fois que Tika fasse ces genres de don pour notre village. Elle a déjà eu à refaire notre poste de santé, et maintenant elle nous offre ces matériaux pour soulager les femmes de notre village», a rappelé le président de l’Association de développement du village Mbolo-Birane, Aliou Kane.

Il a par ailleurs félicité la coopération turque qui, selon lui, ne reste pas seulement à Dakar mais étend ses activités aux régions pour apporter des solutions aux problèmes des villageois.

APS

Dans le cadre de son programme de soutien aux groupes vulnérables, la mairie de Thiès-Ouest a permis à 100 femmes issues de groupements féminins ou d’intérêt économique résidant dans son espace communal de bénéficier d’une formation pointue sur la transformation des fruits, légumes et céréales locales.

Selon Dr Valérie Ndiaye, nutritionniste, une bonne formation des femmes dans la transformation de fruits, légumes et céréales locales est une manière de donner de la plus-value aux femmes qui sont un pilier important dans la lutte contre la pauvreté des familles. « Car, une fois qu’elles ont acquis de telles compétences, en attendant de pouvoir disposer du matériel nécessaire pour monter une unité d’exploitation, elles peuvent utiliser ce savoir pour mieux gérer le budget familial », a-t-elle indiqué.

Après une dizaine de jours de formation pratique, Dr Valérie Ndiaye note que les bénéficiaires peuvent fabriquer une concentrée de tomate, des conserves de légumes en tranches, du jus de bissap, de tamarin, de gingembre, de mangue ou en tranches séchées, du sirop, de la confiture ; le tout en respectant les normes de fabrication et d’une bonne conservation pendant au moins un an.

C’est pourquoi, Dr Valérie Ndiaye a fait un fort plaidoyer auprès des autorités municipales de Thiès-Ouest avec à leur tête le maire Alioune Sow pour qu’elles puissent accompagner ces femmes formées à s’équiper en appareils de contrôle pour que la qualité des produits puisse être certifiée comme ce fut le cas lors de cette formation. « Ceci va permettre à ces femmes de pouvoir partager avec d’autres leur savoir-faire dans leur environnement immédiat en enrôlant d’autres dans l’activité qui, bien gérée, peut les aider à sortir de la pauvreté », a-t-elle ajouté.

Au nom des bénéficiaires de cette formation, Khady Fam a vivement remercié le maire et son conseil pour avoir choisi des femmes engagées sur le champ du développement à la base sans aucune discrimination politique ou autre. « En nous donnant cette formation gratuitement, vous venez de contribuer à la démultiplication de nos chances de pouvoir aspirer à une vie meilleure au plan économique et social. Nous en sommes très conscientes. S’il plaît à Dieu, nous allons poursuivre notre marche avec les femmes vers la production, la pérennisation des acquis car l’heure est au travail », a-t-elle lancé.

Aux femmes, le maire Alioune Sow a réitéré son choix d’être l’édile de tous les citoyens de la commune de Thiès-Ouest sans aucune discrimination car « c’est cela l’approche dans notre gouvernance », a-t-il souligné. Et le maire d’embrayer « l’autonomisation des femmes est une clef sûre du développement économique et social. Donc, nous allons cheminer ensemble pour frapper à toutes les portes susceptibles de vous faciliter l’acquisition de tout l’équipement dont vous avez besoin pour travailler ».

Mbaye BA

Les maires des communes impactées par le bitumage de la route Sédhiou-Marsassoum (55 km) et la réhabilitation de la boucle du Boudhié ont rencontré à Sédhiou le directeur général de Eiffage.

Au cours des discussions, de nombreuses questions ont été soulevées dont celles tout naturellement de l’emploi. Les jeunes doivent être prioritaires pour ce qui est de la main-d’œuvre et le principe «à compétence égale priorité aux locaux a été rappelé et retenu». Dans le cadre de la responsabilité sociétale de l’entreprise (Rse), Eiffage va construire des marchés hebdomadaires dans plusieurs localités que la route traversera. Là aussi, l’accord de principe est obtenu. Toujours, dans le cadre de la Rse, toutes les écoles se trouvant sur l’axe seront clôturées au grand bonheur des élèves et des maîtres que des passants ne pourront plus apercevoir de loin.

Certains n’hésitent même pas à les héler perturbant ainsi les cours se déroulant dans les classes. Dans le cadre de la Rse, toujours les maires ont tellement demandé que d’aucuns pensent que c’est trop. Par exemple, il est demandé que chaque village se trouvant à cinq km et moins de la route principale soit relié à celle-ci par une bonne piste «surtout le village religieux de Dioghère» selon Seyni Mandiang, le maire de Marsassoum. Ce dernier a profité de cette occasion pour dire également que les études de faisabilité pour la construction du pont de Marsassoum sont en cours, tout en soutenant qu’après « tous ces ouvrages terminés, le désenclavement de la Casamance naturelle sera effectif ». Concernant la boucle du Boudhié qui traverse une grande zone de production fruitière, les mêmes ouvrages sont prévus. Pour le respect des délais de réalisation, les optimistes pensent que Eiffage se conformera. La semaine dernière, c’est le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche qui, face au retard accusé dans la construction de l’Espace numérique ouvert (Eno), avait ouvertement exprimé son mécontentement, avant de dire que lors de la visite qu’il effectuera au mois d’août, il voudrait trouver une autre situation.

Malamine Kamara

La société Senegindia a choisi la commune de Diokoul pour investir 25 milliards dans le maraîchage. Seulement voilà : une partie des populations continue de dénoncer l’implantation de ce projet qui ambitionne de mettre 1000 ha en valeur.

Hier encore, jusque vers 16 heures, les forces de l’ordre étaient positionnées sur l’axe Kébémer et Diokoul, une présence amplement justifiée. Lundi, des jeunes hostiles au projet agricole que veut dérouler la société Senegindia dans la commune de Diokoul ont manifesté leur désaccord en détruisant une partie des installations et en caillassant trois véhicules dont celui du maire de Diokoul, Me Sadibou Diack.

A l’origine de ce mécontentement, l’octroi par le Conseil municipal de 1000 ha à cette société qui compte investir 25 milliards dans la production de pomme de terre. Les manifestants parlent d’une « spoliation de leurs terres » et disent leur détermination à « aller jusqu’au bout pour défendre leur bien ». En face, il y a bien sûr ceux qui sont favorables au projet. Visiblement, ce sont les plus nombreux.

« C’est un grand projet qui va créer des richesses et des emplois. Il est hors de question de le perdre », a indiqué Sidy Badara Diop, chef de village de Mérina Ndieug. Ses collèges Modou Guèye et Ibrahima Diagne, respectivement chefs des villages de Badr Guèye et de Gad Kébé militent tous en faveur de l’implantation du projet. En réalité ce sont ces trois villages et Diokoul, chef-lieu de la commune, qui partagent le projet. « Tout le monde est d’accord pour que le projet reste sauf quelques personnes qui habitent Diokoul », a fait savoir le maire de Gad Kébé, Ibrahima Diagne, qui déplore des « agissements politiciens » entretenus par des adversaires du maire pour faire échouer ses projets.

« C’est inadmissible. Nous ne l’accepterons pas et nous demandons l’arbitrage du chef de l’Etat Macky Sall qui travaille, jour et nuit, pour l’émergence du Sénégal », a soutenu Modou Guèye, chef de village de Badr Guèye. Senegindia envisage aussi de doter les populations impactées par le projet d’eau, d’électricité et d’un poste de santé. Éléments supplémentaires qui confortent la position des chefs de villages. Les 1000 ha affectés par le Conseil municipal de Diokoul Diawrigne à la société Senegindia, le 23 juin 2016, et qui sont aujourd’hui source de litige, se trouvent à la sortie du village de Diokoul en allant vers Kébémer.

Senegindia veut reproduire presque le même schéma utilisé à Mbane. Avec des aménagements et un important filet social. Des jeunes ont été arrêtés. Le dossier est actuellement entre les mains des juges de la Cour suprême. Que diront les sages ? Difficile à savoir. Toujours est-il que le projet a besoin d’un large consensus pour impacter le développement recherché à la base.

Abdoulaye DIALLO

Le Syndicat national des agents de la propreté du Sénégal (Snap/Rénovation) se démarque de la grève de la faim que leurs collègues sont en train d’observer. En conférence de presse à Pikine, ses responsables ont dénoncé ce qu’ils considèrent comme l’expression manifeste d’un chantage malsain destiné à servir des intérêts personnels.

« Le dossier de la Sias est en bonne voie et au cours d’un conseil interministériel tenu le 10 mars dernier le Premier ministre avait donné des instructions fermes au ministre du budget pour que nous rentrions dans nos fonds le plus rapidement possible », a rappelé Mody Diop, secrétaire administratif de la Snaps/Rénovation.

Compte tenu de cette avancée notoire, les membres de la Snap/Rénovation pensent qu’il n’y a pas encore de raisons pour que les ex-travailleurs de la Sias recourent à la grève de la faim pour se faire entendre. Mody Diop précise que c’est Ama Sénégal qui est en grève et non la Sias.

« C’est Ama Sénégal qui est en grève et personne ne peut nous embarquer dans un combat qui n’est pas le notre », a soutenu Mody Diop, qui croit savoir que la tête de file du groupuscule des grévistes de la faim est en train d’emprunter un mauvais chemin en versant dans un chantage qui, selon lui, n’a aucune chance de prospérer. Pour sa part, le secrétaire général du Snap/Rénovation, Ousseynou Diop, a souligné que selon les termes de l’accord, les 1248 agents de l’ex-Sias vont percevoir chacun 1.250.000 FCfa en deux tranches. Il pense que c’est le moment d’adresser au chef de l’Etat des remerciements sincères en lieu et place des protestations ou grèves. Il considère que les grévistes de la faim ne représentent pas plus de quatre personnes sur un nombre de 1248 agents.

Il précise que le Snap/Rénovation se démarque totalement de toute forme de grève encore moins d’une grève de la faim qui, selon son secrétaire général national, n’a pas sa raison d’être. « Le Président Macky Sall n’est pas du genre à céder au chantage. Faisons lui confiance et attendons en ayant l’espoir ferme qu’il va bientôt tenir sa promesse », a ajouté Ousseynou Diop. Pendant ce temps, les grévistes de la faim continuent d’observer le mouvement. A ce jour, quatre d’entre eux ont été déjà évacués vers les structures de santé après que leur état de santé a commencé à se détériorer.

Abdou DIOP

le maire de la commune de dianké souf, dans le département de malém hodar, seydou ndiaye, a offert, lundi, 5 moulins à milaux populations de cinq localités de sa commune. La cérémonie de distribution des équipements a enregistré la présence de nombreuses femmes originaires des villages de nguéwoul, ndioté biram, tivaoune delbi, banghadj et dianké souf. « nous remercions le président de la république qui a bien voulu mettre à notre disposition des fonds de dotation qui nous ont permis, aujourd’hui, d’acheter des moulins à mil et de les remettre à la population », a dit le maire.

« nous avons pris cette initiative pour être en phase avec le président de la république, afin de mettre en œuvre le programme d’urgence de développement communautaire (pudc) », a dit m. Ndiaye par ailleurs président de l’association des maires du département de malém hodar. La porte-parole des femmes de la commune de dianké souf, fatma sarr s’est pour sa part félicitée de l’acquisition de ces moulins à mil qui, selon elle, « constituent un soulagement important pour les femmes dans l’exécution de certaines tâches ménagères». Située dans le département de malém hodar, la commune de dianké souf compte 32 villages soit 23.700 habitants.

APS

Aujourd’hui, à Mpal, les enfants ont pris toute leur place dans la protection de leurs droits et dans le développement de leur commune, a déclaré Me Issa Diaw, maire de la sainte cité de Mame Rawane Ngom. Toutes les actions de développement que les enfants de Mpal et des localités environnantes ont menées, n’ont été possibles que grâce à l’accompagnement de Plan/Sénégal, partenaire privilégié de la municipalité de Mpal.                           

A ce propos, le maire Issa Diaw qui s’exprimait à l’occasion de la célébration de la journée de l’enfant africain,  a vivement remercié d’autres partenaires tels que le khalife de Mpal, le sous-préfet de l’arrondissement de Rao, le proviseur du lycée de Mpal, l’Agence régionale de développement, l’Aemo de Saint-Louis, le Service régional du développement communautaire, le Groupe de mise en œuvre de la commune de Mpal chargé de coordonner les activités de Plan/Sénégal, etc., pour leur collaboration avec l’équipe municipale dans le cadre de la protection des droits des enfants.

La commune de Mpal, a précisé Me Issa Diaw, a toujours œuvré pour la promotion des droits de l’enfant à travers deux structures. Il s’agit notamment du conseil municipal de protection de l’enfant présidé par le maire et les comités de quartier de protection de l’enfant dirigés par les 10 délégués de quartier. Le travail bénévole de ces structures a permis de référer 26 cas au centre de premier accueil de Saint-Louis grâce au concours de l’Aemo. Ces 26 enfants ont été tous retournés dans leurs familles dont un en Gambie et un au Mali. Pour Me Issa Diaw, ce dont souffre l’enfant africain n’est la reconnaissance de ses droits mais leur mise en œuvre.

40 enfants conseillers
Conscient de cette situation, le conseil municipal de Mpal, à l’issue d’une de ses délibérations, a mis en place un conseil municipal des enfants chargé de fédérer l’ensemble des structures d’enfants existantes dans la commune. Il compte 40 enfants conseillers, tous désignés par les cellules installées dans les 10 quartiers de Mpal. L’une des actions entreprises par ce conseil municipal des enfants a été de contribuer désormais et efficacement à l’inscription des enfants à l’état civil dès leur naissance.

C’est ainsi que le lancinant problème de la déclaration des enfants à la naissance fut pris à bras le corps par ce conseil des enfants. Cinq étapes sont retenues par les enfants pour la déclaration des naissances. Il s’agit de la visite du nouveau-né au lendemain de l’accouchement pour vérifier si le certificat d’accouchement a été retiré auprès du centre de santé. Le jour du baptême, les enfants reviennent pour le retrait du certificat de naissance ainsi que des cartes nationales d’identité des parents. La déclaration du nouveau-né chez le délégué de quartier puis auprès de l’Officier d’état civil de la commune font partie des démarches.

Selon Isseu Dièye, membre de ce conseil municipal des enfants, des résultats satisfaisants sont enregistrés dans le cadre de la lutte contre les abus sexuels et l’exploitation des enfants (y compris les talibés) vulnérables. Elle a cependant souligné que malgré ces efforts, des millions d’enfants dans le monde continuent de subir les conséquences désastreuses engendrées par les pires formes de travail et la traite des enfants sur les débarcadères de produits halieutiques, dans les marchés et autres grands centres urbains, les mutilations génitales féminines, les mariages précoces, les déperditions scolaires, les pratiques incestueuses, humiliantes et dégradantes qui contribuent à jeter l’opprobre sur de nombreuses familles nobles, etc.

Dans le même sens, la jeune Fama Dièye et Lamine Diaw, membre de ce conseil municipal, ont rappelé que tous les enfants naissent égaux et libres en droits et doivent être traités équitablement et sans la moindre discrimination. C’est la raison pour laquelle, ces derniers ont déploré avec véhémence les différences, les injustices sociales et autres discriminations notées entre les enfants obligés de suivre les cours dans les abris provisoires faits en général de paille et ceux qui étudient dans de très bonnes conditions, dans des salles de classe très modernes, bien aménagées et entièrement équipées.

Mbagnick Kharachi Diagne

Quatre tonnes et demie (4,5) de semences certifiées pré-base viennent d’être remises à des producteurs et groupements agréés de la commune rurale de Diendé pour reconstituer le capital semencier dans cette collectivité locale.

Le Projet d’appui au programme national d’investissement agricole (Papsen) est exécuté dans les régions de Sédhiou et de Kolda dans le cadre du programme de coopération entre l’Italie et notre pays pour doper l’agriculture, principale activité de nombreux producteurs. En ce début d’hivernage, le Papsen a remis des semences certifiées à des producteurs de la commune rurale de Diendé. Une occasion saisie par Amadou Baldé, directeur du Papsen pour les régions de Sédhiou et de Kolda, afin de définir la notion de semences certifiées pré-base. Pour ce dernier, il s’agirait de semences qui sont sorties directement de la recherche agricole. Selon Amadou Baldé, elles sont donc de qualité et les rendements sont nettement meilleurs que ceux issus des autres semences qui ne sont pas de même nature, note-t-il. Avec ces semences, les producteurs ne parlent pas de semences sans qualité comme on l’entend souvent pour justifier les mauvais rendements. La politique agricole de l’Etat consiste à multiplier les semences certifiées pré-base et à les mettre à la disposition des producteurs pour leur permettre d’avoir des rendements records. C’est la mission principale de certains projets comme le Papsen qui dispose en cette période de début d’hivernage d’un quota de quelque six tonnes de semences certifiées pré-base. Les 4,5 tonnes de ce quota viennent d’être remis à des producteurs et groupements agréés de la commune rurale de Diendé pour reconstituer le capital semencier dans cette collectivité locale. C’est au grand bonheur des producteurs de la coopérative agricole de Diendé dont le conseiller principal Abdou Karim Seck n’a pas hésité à laisser éclater sa joie. « C’est la troisième année que nous recevons des semences certifiées de pré-base du Papsen; ce qui nous permet d’avoir une bonne chaîne de productions ». « Après la production », signale-t-il, « ce qui est remboursé est remis dans le circuit ». Les semences reçues sont adaptées à toutes les écologies. Aussi a-t-on les semences de nappes, de bas-fonds, de mangroves et de plateaux. L’augmentation de la production demeure un objectif du Papsen qui vise aussi à réduire la pauvreté dans les deux régions d’intervention à travers le soutien apporté à l’agriculture irriguée, au développement de l’entreprenariat rural et à la promotion du développement économique local.

Malamine Kamara

Le Conseil départemental de Foundiougne a signé, samedi, une convention avec l’Agence de développement local et le Crédit mutuel du Sénégal. Cette convention porte sur un programme de financement des projets de jeunes et de femmes du département de Foundiougne.

Selon Lamine Sarr, deuxième secrétaire élu du Conseil départemental de Foundiougne, ce projet est une sorte de plateforme multi-acteurs, multi-niveaux destinée à faciliter aux porteurs de projets, qu’ils soient jeunes ou femmes, la réalisation de leurs activités économiques. Le deuxième secrétaire élu a rappelé que pour ce projet, le processus a démarré et aujourd’hui les besoins en financement pour les projets sont estimés à 167 millions de FCfa.

En marge d’une session ordinaire tenue samedi, le Conseil départemental de Foundiougne que préside Moustapha Mbaye a signé une convention avec l’Agence de développement local et le Crédit mutuel du Sénégal (Cms). Le porte-parole du jour Lamine Sarr, deuxième secrétaire élu, a déclaré que cette convention porte sur un projet de financement des projets des jeunes et des femmes du département de Foundiougne. Pour Lamine Sarr, ce projet a pour objectif de promouvoir l’auto-emploi des jeunes et des femmes, à lutter contre la pauvreté, l’exode rural et l’émigration clandestine. Il a rappelé que ce projet a été initié par l’Agence de développement local qui intervient dans les collectivités locales du pôle Sine-Saloum. Pour ce dernier, ce projet concerne les départements des régions de Kaolack, Fatick et Kaffrine. Lamine Sarr a indiqué que ce protocole a été paraphé pour la mise en œuvre de ce projet qu’on appelle « Bourses territoriales pour un Sénégal émergent ». Aussi a-t-il soutenu que ce projet qui cadre avec la vision du chef de l’Etat sera mis en œuvre avec le leadership du Conseil départemental de Foundiougne en rapport avec toutes les communes du département.

A ce jour, a-t-il déclaré, dans le cadre de ce projet, les besoins en financement sont estimés à 167 millions de FCfa, car le processus a déjà démarré. De plus, il a fait noter que l’Agence de développement local met à la disposition du Conseil départemental une subvention de bourses qui permettra de lever les fonds au Crédit mutuel du Sénégal.

Oumar Ngatty BA

Rokhaya Ciss Diouf, nouvellement nommée sous-préfet de l’arrondissement de Fissel-Mbaadaane, dans le département de Mbour et qui a été installée vendredi dans ses nouvelles fonctions par le préfet Saër Ndao, promet de s’attaquer au vol de bétail, qui constitue un réel fléau dans cette partie rurale de la Petite-Côte.

C’est au cours d’une cérémonie officielle que cette installation a eu lieu en présence de personnalités politiques, administratives, religieuses et coutumières mais aussi de parents et autres proches du désormais ex-adjointe au préfet du département de Mbour et de son prédécesseur Khadidiatou Sène Traoré qui hérite le poste de sous-préfet des Almadies à Dakar. Selon Mme Diouf, les priorités se résument, entre autres, à «une administration présente qui soit à l’écoute des populations et de répondre à leurs attentes et besoins».

Le nouveau sous-préfet de Fissel-Mbaadaane compte également faire de la lutte contre le phénomène du vol de bétail, qui constitue un fléau dans cette partie de la Petite-Côte, notamment dans les communes de Fissel-Mbaadaane et Ndiaganiao, son cheval de bataille. «Nous allons nous inscrire dans la démarche de notre prédécesseur qui a travaillé là-dessus. Nous allons, en collaboration avec l’ensemble des acteurs locaux, continuer sur cette même lancée pour trouver une solution définitive à cette question», a-t-elle promis. Pour sa part, Khadidiatou Sène Traoré a dit toute sa satisfaction par rapport au travail qu’il a abattu durant son séjour qui a débuté officiellement le vendredi 26 juin 2015, avec la résolution de beaucoup de problèmes tels que le renforcement de la sécurité, la divagation des animaux mais aussi l’instauration d’une bonne collaboration avec les populations, des acteurs locaux et autres Ong établies dans cet arrondissement.

Amath Sigui Ndiaye

Le département de Bignona (Ziguinchor, sud) vise une production de 102.000 tonnes de riz sur une superficie emblavée de 34.000 hectares pour la prochaine campagne agricole a déclaré son préfet Amadou Lamine Guissé en présence de plusieurs acteurs de l’agriculture.

«Pour la présence campagne, le département de Bignona veut atteindre les 102.000 tonnes en riz pour une superficie emblavée de 34.000 hectares. Nous allons tout faire pour atteindre cet objectif ou au moins le réussir à 75%», a notamment dit M. Guissé. Il présidait un Conseil départemental de développement spécial (Cdd), jeudi, à Bignona sur la prochaine campagne agricole en présence de plusieurs acteurs de la filière. Le bilan de la précédente campagne y a été faite et des mesures ont été prises pour réussir la saison agricole 2017-2018. «Pour la campagne écoulée, nous avons noté que le bilan n’était pas des meilleurs puis que sur un objectif de 82.000 tonnes nous n’avons pu récolter que 41.000 tonnes de riz, d’où la nécessité de prendre des mesures fortes pour atteindre au moins 75% de l’objectif», a expliqué Amadou Lamine Guissé.

Il a pointé le déficit pluviométrique avec l’installation tardive de l’hivernage et l’arrêt prématuré des pluies et la mobilisation des bras valides, les jeunes dans les évènements culturels comme le Boukout (initiation en pays Diola) comme les principales raisons de la non-atteinte des objectifs ciblés lors de la précédente campagne.
«Nous sommes en train de prendre toutes les mesures nécessaires (…). Les semences sont déjà disponibles.

APS

L’usage de la drogue continue de préoccuper les élèves de la commune de Ndiarème Limamou Laye. Sous la houlette du groupe de mise en œuvre (Gmo), ils ont mené un plaidoyer pour solliciter l’intégration de modules sur la drogue dans les curricula. C’était hier lors d’une mobilisation sociale organisée à la salle des fêtes sise à Hamo 4.

Si l’on se réfère à une étude faites par le centre Jacques Chirac ainsi qu’aux résultat d’une autre étude réalisée en 2007 par l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (Onudc) en partenariat avec le Comité interministériel de lutte contre la drogue (Cild) et la Division pour le contrôle médico-scolaire (Dcms) sur l’usage des drogues au premier cycle de l’enseignement général et technique dans cinq Iden de l’Ia de Dakar, sur un échantillon de 3107 élèves dont 51% de garçons et 48% de filles, 7% ont fumé du tabac, 1,4 ont fumé du cannabis, 5,9% ont bu de l’alcool, 1% à 2% ont consommé des inhalants, de l’héroïne ou de la cocaïne. Des chiffres jugés ahurissants ayant servi de prétexte au Gmo de la commune de Ndiarème Limamou Laye pour organiser cette mobilisation sociale dans le but de sensibiliser les autorités académiques, les professeurs et les élèves sur les méfaits et les conséquences de l’usage des drogues chez les enfants et les jeunes, et sur l’importance de l’intégration de modules d’enseignement sur les dogues dans le curriculum du système éducatif. A travers cette activité, l’initiateur entend contribuer à renforcer la capacité des élèves sur les méfaits de la drogue et promouvoir en même temps l’implication de tous les acteurs de l’éducation dans la lutte contre l’usage de la drogue en milieu scolaire. Président du Gmo de Ndiarème Limamou Laye, Ousmane Kane a appelé à une mobilisation effective afin de maximiser les chances d’éradication de ce fléau. Conseiller national en éducation à Plan International Sénégal, Alassane Diop considère que l’éducation constitue une porte qui permet d’installer tout un ensemble de compétences et de capacités chez les élèves en âge d’agir, d’écouter et de changer de comportements. Il trouve pertinent d’introduire ces genres de modules qui permettent de saisir le sens des menaces qui les guettent et de trouver des solutions. Les enfants ont porté leur propre plaidoyer à travers des sketchs ainsi qu’un mémorandum où ils ont formulé un certain nombre de recommandations. Le document a été remis à Mme Mbolo Thiam, adjoint au sous-préfet de Guédiawaye qui a présidé la cérémonie au nom du sous-préfet.

Abdou DIOP

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