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Régions (1456)

Le maire de Kathiotte dans le département de Kaffrine, Eladji Cheikh Guèye, réclame trois ambulances aux autorités sanitaires pour améliorer les évacuations sanitaires dans sa commune. La commune de Kathiotte ne dispose pas d’ambulance. « Nous n’avons plus d’ambulance qui pourrait assurer nos évacuations dans les hôpitaux de Kaffrine ou de Kaolack. Nous demandons au ministère de la Santé et de l’Action sociale de nous aider à avoir au moins trois ambulances pour le bien-être des populations », a déclaré M. Guèye. L’autorité municipale souligne que la commune de Kathiotte compte trois postes de santé, à Kathiotte, Mbelbouk et Santhie Ngalngoné, mais aucun de ces postes de santé ne dispose d’ambulance. Selon lui, ces ambulances permettraient de soulager les populations, surtout les femmes qui accouchent souvent en route. « Nous appelons solennellement l’Etat du Sénégal et les bonnes volontés à penser à nous offrir des ambulances », a insisté El Hadji Cheikh Guèye qui a offert des fournitures scolaires d’une valeur de 4 millions 750 mille francs Cfa aux élèves de sa commune. « Trois millions de FCfa ont été offerts aux établissements primaires, 1 million de francs aux daraas et 750 mille frs Cfa aux cases des tout-petits », a-t-il détaillé. Située dans le département de Kaffrine, la commune de Kathiotte regroupe 46 villages et compte 35 489 habitants. 

APS

Résolument engagée à mener une croisade contre l’insalubrité, la municipalité de Saint-Louis a encore mobilisé un important lot de matériels pour le ramassage des ordures ménagères et déchets solides. Ces tas d’immondices qui jonchent le sol sont visibles dans de nombreux quartiers du faubourg de Sor, de l’île de Ndar et de la Langue de Barbarie.

Sensible aux complaintes des populations relatives aux défaillances notées dans la chaîne de ramassage des ordures à Saint- Louis, l’équipe municipale dirigée par le maire Mansour Faye s’active à tout bout de champ pour enlever ces ordures ménagères. Ces tas d’immondices sont aperçus sur les berges du grand bras du fleuve Sénégal, dans certaines rues, ruelles et des artères des zones inondables de Sor. De gros engins et autres matériels lourds sont manipulés avec une dextérité remarquable par des agents municipaux rompus à la tâche. Ces derniers sont déterminés à ramasser toutes ces ordures pour aller les déposer au centre d’enfouissement technique de Gandon. Certains habitants de Médina Marmyal tels que Bassirou Ndiaye, 34 ans, ouvrier boulanger, Abdou Faty, 37 ans, aviculteur, Awa Mbacké, ménagère, ont laissé entendre que le maire de la ville de Saint-Louis déploie des efforts constants pour la mise en œuvre de son projet de lutte contre l’insalubrité. Cependant, ont-ils précisé, « cette opération de nettoiement de la ville est un travail quotidien et de longue haleine qui ne doit pas connaître la moindre pause ». De son côté, le chef du service municipal chargé du nettoiement de la commune, Arona Ndiaye, a encore invité les populations à changer de comportement « car il ne sert à rien de ramasser les ordures chaque jour et de se retrouver le lendemain avec ces mêmes tas d’immondices au même endroit ». « Nos agents travaillent nuit et jour pour ramasser ces ordures », a-t-il assuré

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Le collectif des villages impactés par le projet Afri-partners a désapprouvé le protocole affectant 10 000 ha de terres aux investisseurs marocains. En conférence de presse il a invité l’Etat à revenir sur cet accord entre les communes de Dodel et de Démette et le groupe marocain pour éviter que le sang ne coule.

Les villages impactés par le projet Afri-Partners regroupés dans un collectif ont rejeté en bloc le protocole d’accord signé le 24 mars dernier entre les communes de Dodel et de Démette et les investisseurs marocains, approuvé par le sous-préfet de Gamdji Saré. Le coordonnateur du collectif, Amadou Mamadou Sakho, et ses camarades ont introduit un recours devant la Cour suprême pour l’annulation de cette délibération qui affecte 10 000 ha de terres d’un seul tenant à Afri-Partners pour 40 ans renouvelables. Les Marocains se serviront de cette assiette pour cultiver du riz haut de gamme. En contrepartie, ils investiront 2 milliards de FCfa pour le financement des projets des communes de Dodel et de Démette, la construction d’une usine de décorticage du riz, l’aménagement de 2000 ha au profit des populations, avec garantie de prise en charge des frais d’irrigation. Le projet marocain s’est aussi engagé à créer 2000 emplois. Toutefois, selon le collectif, la délimitation de l’assiette du projet réalisée par les services techniques de la Saed fait apparaître, dans toute son ampleur, son « caractère catastrophique » pour les populations. « De Balérou à l’Est à Marda et Paté Galo, à l’Ouest, du Douyé au Sud à Paté Galo, Dara Halaibé et Ndormboss, au Nord, il ne reste aucune terre qui n’ait été happée par le projet marocain. Certaines bornes de délimitation sont juste derrière les villages, parfois même à quelques mètres des cimetières ou carrément dans des parcs à bestiaux comme à Sokkou », déplore le collectif des villages impactés.

Le refus du projet
Pour Djibril Moussa Lam, membre, 2000 ha irrigués ne représentent rien par rapport aux populations qui peuplent ces villages. En plus les marocains n’ont proposé que 2 milliards de FCfa seulement là ou leurs terres valent 100 milliards de FCfa. « Le 10 août dernier, le président de la République a déclaré d’utilité publique ce projet. Tous ceux qui s’y opposent sont aujourd’hui intimidés. Nous voulons faire savoir à l’opinion nationale et internationale que notre refus de ce projet est définitif. Et nous défendrons nos terres aux prix de nos vies. Avant que le sang ne coule, nous demandons au président Macky Sall d’arrêter ce projet », avertit M. Lam. Pour Me Assane Diomma Ndiaye, président de la Ligue sénégalaise des droits de l’homme, ce projet n’est pas d’utilité publique car les Marocains sont là pour chercher de l’argent et non pour faire de la philanthropie. « Les bénéfices seront mis dans des banques marocaines et non sénégalaises », fait-il savoir. Pour l’avocat, un Conseil municipal n’est même pas compétent pour faire ce genre d’affection de terres qui est du ressort de l’Etat. Mais malheureusement, regrette-t-il, ce dernier a approuvé la transaction, violant ainsi le droit. Il espère que la Cour suprême tranchera en faveur des populations comme elle l’a fait déjà dans l’affaire qui a opposé dans paysans de Diokoul, dans la région de Louga, à la Société indienne Senegindia.

Ce collectif constitué par 23 villages s’est réuni le dimanche 7 mai 2017 à Sinthiou Dangdé pour examiner le protocole d’accord. A la suite d’un examen approfondi de tous les documents relatifs à ce protocole et à l’issue des discussions, il a décidé le rejet total et irrévocable du protocole signé, l’opposition par tous les moyens légaux à la réalisation d’un tel projet, la recherche de voies et moyens pour l’aménagement des terres de ces communes à partir des investissements, etc.

Ndiol Maka SECK

El Hadj Mbackiyou Faye, responsable du chantier, a annoncé le bouclage des travaux dans 4 mois et la livraison de la grande mosquée « Massalikul Djinaan » de Dakar à Serigne Sidy Moukhtar Mbacké, Khalife général des mourides. C’était hier, lors de la visite effectuée par Serigne Bass Abdou Khadre Mbacké, porte-parole du Khalife général des mourides.

La construction de la grande mosquée « Massalikul Jinan » de Dakar sera pratiquement bouclée dans 4 mois. L’assurance est d’El Hadj Mbackiyou Faye, responsable du chantier. Selon M. Faye, les travaux avancent avec beaucoup de satisfaction. Considérant cet ouvrage comme étant « le plus grand édifice construit sur le territoire sénégalais », il s’est réjoui que les ses travaux « n'aient duré que 5 ans ». « Je pense que dans au maximum 3 mois ou quatre, nous allons procéder à son ouverture officielle par le Khalife général des mourides », a-t-il informé. D’où le satisfecit qui lui a été décerné par le porte-parole du Khalife. Ce dernier a exprimé sa « satisfaction totale par rapport à l'état d'avancement et la qualité des travaux de décoration de la mosquée ».

Serigne Bass Abdoul Khadr Mbacké n’a de cesse de venir, depuis la pose de la première pierre, constater de visu l’état d’exécution de ce gigantesque chantier. Ces visites successives à « Massalikul Djinaan » où il était il y a de cela seulement 20 jours, « montre toute l'importance que le Khalife général accorde aux travaux de finition et d'embellissement de la mosquée ». Une fois les travaux de la Grande mosquée terminés, « ceux du projet de construction de l'institut islamique Cheikh Ahmadou Bamba seront lancés », a annoncé M. Faye.

M. L. DIEYE

Les propriétaires de maisons sises à la Cité Port, objet d’« expropriation pour cause d’utilité publique », ne seront finalement pas déguerpis. L’annonce a été faite hier par le gouverneur de Dakar, Mouhamed Fall, selon qui le décret faisant état de la cession de leurs propriétés a été tout bonnement annulé par le président de la République.

Le déguerpissement envisagé par le gouvernement pour les besoins de l’implantation d’un parking sur le site devant abriter l’Institut islamique de « Massalikoul Jinan » n’aura plus lieu. Le gouverneur de la région de Dakar, porteur d’un message du président de la République, a déclaré que « dès qu’il a été bien informé du projet d’embellissement et de l’agrandissement la rue Cheikh Ahmadou Bamba, a donné comme instruction, de ne toucher à aucune maison ». Ainsi, « le recul qui était programmé sur cet axe de 5 mètres, est abandonné et définitivement abandonné. Aucun centimètre même de clôture ne sera touché. Au contraire, le président de la République, soucieux de la tranquillité sociale, du bien-être des populations, s’est fortement ému de cette question et a demandé à ses services techniques d’arrêter et de revoir le réaménagement des trottoirs », a-t-il ajouté.

El Hadji Malick Ndaw, président du Collectif des riverains de l’avenue Cheikh Ahmadou Bamba de la cité Port, a exprimé la reconnaissance des populations. «Le gouverneur, accompagné du préfet, nous a amenés une très bonne nouvelle. Juste pour signaler que le combat que l’on menait n’était pas contre l’Etat mais celui de la légalité. Qui dit légalité, dit la loi, la Constitution. Une République est fondée sur la loi », a-t-il soutenu. Considérant que c’étaient des titres de propriété de populations, M. Ndaw s’est dit « très soulagé du retour du respect de la loi, sur les titres de propriété des populations en ne touchant à aucun centimètre de nos habitations ».

Pour lui, « le chef de l’Etat a pris une très bonne décision, une décision opportune ». L’aménagement des alentours de la Grande mosquée « Mazalikoul Djinan » et la construction d’un parking pour l’Institut islamique, a amené l’État à décider de l’expropriation de 20 familles de leurs maisons. Les concernés ont, 17 mois durant, réclamé justice et engagé une bataille. Cette décision du président de la République rend de facto caduque la saisine de la Cour suprême par les concernés.

M. L. DIEYE

Les populations de Nioro qui viennent de bénéficier d’importantes infrastructures routières sous le régime du président Macky Sall, n’en expriment pas moins d’autres attentes. C’est le cas du bitumage du tronçon Firgui-Kaymor-Nganda. Des populations ont saisi la tribune de la finale du championnat national populaire afin de solliciter la facilitation du directeur général de l’Agence d’aménagement et de promotion des sites industriels (Aprosi), Djim Momath Ba, pour relayer cette demande populaire.

Au cœur du projet de construction du Parc industriel de Diamniadio visité vendredi dernier par la Secrétaire générale de l’Organisation internationale de la francophonie (Oif), Michaëlle Jean, le directeur de l’Agence d’aménagement et de promotion de sites industriels (Aprosi) est aussi attendu chez lui dans le département de Nioro dont il est originaire. Ses relations avec le président de la République pour la province historique du Rip sont mises en exergue par des populations de cette circonscription administrative. Ce dimanche à Thissé Kaymor, localité frontalière avec le département de Kaffrine, Djim Momath Ba a été sollicité pour relayer certaines doléances dans la dynamique de certaines réalisations enregistrées dans la localité. « Le directeur d’Aprosi est une référence pour les élus locaux de Nioro pour son engagement aux cotés du chef d’Etat dont il constitue le relais avec les populations du département, mais surtout par son implication dans la prise en charge des préoccupations des populations comme ce fut le cas pour la reconstruction du tronçon Dinguiraye-Nioro-Keur-Ayib et le dispositif mis en place pour lutter contre le phénomène des ravins dans la commune de Nioro », a souligné Mamadou Diaw, le maire de la commune de Keur Mandongo venu représenter le parrain lors d’une finale du championnat national populaire appelé « Navétane » à Thissé Kaymor. Un sentiment conforté par Mme Fatou Ba, responsable politique et membre de la délégation qui a remis le trophée et les récompenses offerts par le parrain de cette finale de la zone 3D de Nioro.

Le technicien est aussi attendu sur la question du désenclavement du département de Nioro. A l’instar de la commune de Kaymor dont les potentialités hydro-agricoles et touristiques sont plombées par l’inaccessibilité, la réalisation du tronçon Firgui-Kaymor-Nganda long de 42 km qui va permettre un accès plus rapide à la commune de Kaymor. C’est une vielle doléance des populations des 25 villages de ladite localité. « Nous comptons sur le directeur général de l’Aprosi pour l’investissement de l’Etat afin d’accélérer le développement économique et social du département de Nioro », a soutenu Mamour Cissé au nom des jeunes de Kaymor. Cette partie du département de Nioro frontalière avec la Gambie et la région de Kaffrine recèle de fortes potentialités hydro-agricoles et touristiques dont l’exploitation est limitée par le désenclavement, notamment par les crues du Baobalon qui rend les routes impraticables durant une bonne partie de l’hivernage.

Elimane FALL

Le Conseil municipal de Kédougou a investi près de 46 millions de FCfa pour la construction de salles de classe, l’achat des fournitures scolaires, le désherbage et la désinfection des écoles de la commune. En plus de ces investissements, la mairie promet d’accompagner le projet de la Couverture maladie universelle dont bénéficient trois mille élèves.

En deux années, le Conseil municipal de Kédougou a construit et équipé quatre salles de classe dans les écoles élémentaires de Ndiormi ex-Gada Dinguessou et de Trypano 2. Ces salles de classe ont permis aux écoles bénéficiaires de se débarrasser des abris provisoires et de permettre aux élèves d’être dans les mêmes conditions que leurs camarades des autres écoles.

A Trypano 2, deux salles de classe sont en construction et seront livrées d’ici la fin de l’année. Dans cette même école, la mairie va construire très prochainement un bureau pour le directeur. La communauté éducative a vivement salué l’appui de l’équipe municipale qui a aussi désherbé et désinfecté les 12 écoles de la commune avant la rentrée officielle des classes. Cette vaste campagne, appuyée par la service d’hygiène de Kédougou, a permis de faire du concept « Ubi tey, jang tey » une réalité à Kédougou. Selon le maire de la commune de Kédougou, Mamadou Adji Cissé, l’objectif était de réussir le concept comme les autres écoles du Sénégal. « C’est pour cette raison que nous avons mis à la disposition des écoles des équipements scolaires à temps. Ceci pour permettre aux parents d’élèves qui n’ont pas de moyens de souffler un peu », a expliqué le maire.

Les enseignants ont reçu des autorités municipales un lot de matériels scolaires estimé à 10 millions de FCfa. L’Agence de la couverture maladie universelle qui a lancé le programme dénommé Cmu/Elève dont l’objectif est de prendre en charge au plan sanitaire 3.000.000 d’élèves, sera aussi soutenue par la mairie.

Pape Demba SIDIBE

Pour une meilleure prise en charge de la santé des populations de Nguérigne et de ses environs, la municipalité de Sindia, en accord avec les autorités médicales, a érigé la case de santé de cette localité en poste de santé. Les autorités médicales et l’équipe municipale de Sindia ont élevé la structure sanitaire de Nguérigne en poste de santé. Près de 10.000 personnes viennent se soigner dans cette structure, dans laquelle évoluent des femmes. Ces dernières du point de vue néonatal ont réussi à prendre en charge des patients qui la fréquentent depuis 15 ans. Modou Diarra, président du comité de santé, a magnifié l’engagement de ces dames qui, a-t-il souligné, sont restées bénévoles jusqu’au jour de l’inauguration du poste de santé. Il a plaidé le recrutement de ces trois femmes ou, à défaut, une amélioration de leur statut qui est encore précaire. Oumar Seck, l’adjoint au maire chargé des questions de la santé et de l’action sociale, a pour sa part salué les efforts consentis par la commune qui a procédé au recrutement d’un infirmier-chef de poste et d’une sage femme, mais aussi la construction de leurs logements de fonction.

De l’avis de M. Seck, la case de santé avait reçu de la municipalité une dotation en médicaments de 925.000 FCfa. Au total, le poste aura coûté 30 millions de francs Cfa à la commune qui s’attèle à renforcer davantage les capacités des bénévoles pour que ce poste stratégique réponde à l’attente des populations. Le maire de Sindia, Thierno Diagne, s’est engagé à accompagner le poste et, de manière générale, tout ce qui touche à la santé de ses administrés qui, a-t-il précisé, « ne sauraient être productifs s’ils ne sont pas en bonne santé ».

Amath Sigui NDIAYE

Une production d’environ 150 tonnes d’arachide est attendue dans le domaine agricole communautaire de Notto Jobass. L’information a été donnée au terme d’une tournée du ministre du Commerce, Alioune Sarr, par ailleurs maire de la commune de Notto Jobass.

L’équipe du domaine agricole du Jobass conduite par son chef Abdou Karim Goudiaby et le maire Alioune Sarr, par ailleurs ministre du Commerce, a procédé à une visite technique des champs d’arachide.  « Au vu de l’engagement des populations dans la mise en œuvre du domaine communautaire agricole, nous avons ciblé 96 producteurs répartis dans 16 villages à qui nous avons remis des semences de qualité de la variété cycle végétatif court. Ainsi, 102 hectares ont pu être emblavés pendant l’hivernage », a indiqué Abdou Karim Goudiaby. Il a soutenu qu’une production compris entre 100 à 150 tonnes d’arachide est attendue. « Nous avons profité de cette expérience pour utiliser de l’engrais chimique dans des champs », a-t-il ajouté. Selon lui, au vu des rendements obtenus à l’hectare, les intrants chimiques ou organiques utilisés pour renforcer le sol ont produit la même quantité à l’hectare, soit 1 à 1,5 tonne à l’hectare. « Pour cette opération, nous pouvons dire que  le test a réussi », s’est réjoui M. Goudiaby. Baye Samba Hanne, un producteur demeurant au village de Hanène dont le champ a été visité, a réclamé plus d’intrants et du matériel agricole pour pouvoir emblaver le maximum de superficies. Cheikh Mbodj, président des jeunes de la zone, a, pour sa part, insisté sur l’accès aux financements pour propulser les productions car le Domaine agricole communautaire (Dac) est une approche efficace pour mettre fin à l’exode et l’émigration des jeunes ruraux. « Dans notre Dac, toutes les études techniques sont bouclées, donc nous demandons au président de la République de mettre à notre disposition des équipements agricoles », a réclamé notre interlocuteur. Pour rester sur le champ de l’entreprenariat rural qui est en train de devenir une réalité avec le Dac de la commune de Notto Jobass où le conseil municipal a eu à délibérer 2500 hectares pour le projet, le maire Alioune Sarr donne des assurances aux populations. « Avec une production d’arachide de 100 tonnes, vous pouvez, en vendant sur le marché local, avoir des revenus de 325 millions de francs Cfa et pour la même quantité  échangée à l’exportation gagner 525 millions de francs Cfa. Vous avez un bon chiffre d’affaires qui peut vous permettre de travailler en attendant un partenariat privé ou un soutien de l’Etat », a-t-il relevé.

Le ministre du Commerce a exhorté l’équipe du Dac et les populations à fixer pour l’année prochaine une superficie comprise entre 500 à 1000 hectares à emblaver à temps.

Mbaye BA

Le secrétaire général du Ministère des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement, Aubin Sagna, a effectué une visite de terrain aux ponts de Baïla et de Diouloulou dans le département de Bignona. Il a annoncé la reconstruction de ces deux ouvrages ainsi que de la Route nationale (Rn5) Bignona-Diouloulou et Sélety.

Aubin Sagna a révélé que les entreprises vont s’installer à partir de janvier prochain pour démarrer les travaux de reconstruction des ponts de Baïla et de Diouloulou. « On aura des ponts neufs avec un tablier métallique et un génie civil à la base », a-t-il fait savoir. La reconstruction de ces deux ponts est une volonté du chef de l’Etat qui veut doper le quai de pêche et le potentiel touristique de Kafountine. « Mais pour cela, il faut des conditions de transport efficaces et efficientes. Et c’est cela que nous allons faire pour permettre un trafic plus important sur cette route Bignona-Diouloulou-Sélety et au-delà », a-t-il souligné.

El. M. SADIO

Le ministre du Tourisme a effectué une visite de prise de contact aux acteurs du secteur touristique du Cap-Skirring dans le département d’Oussouye, région de Ziguinchor. Mame Mbaye Niang a annoncé à cette occasion la réouverture des hôtels pour régler la question de sous-emploi des jeunes.

Le ministre du Tourisme, Mame Mbaye Niang, était au Cap-Skirring dans le département d’Oussouye lundi. La visite entre dans le cadre de prise en contact avec des acteurs touristiques locaux. Il a profité de l’occasion pour donner des assurances aux gens qui s’activent dans ce domaine qui traverse des difficultés. Selon le ministre, tout sera mis en œuvre pour la réouverture rapide des hôtels qui sont actuellement fermés au Cap-Skirring, conformément aux orientations du président de la République. « Votre préoccupation majeure en la matière sera traitée en urgence», a-t-il déclaré en direction des acteurs touristiques du Cap-Skirring qui sont plongés dans un grand désarroi à cause de la fermeture de bon nombre d’hôtels dans la zone. Ici et ailleurs dans le reste des départements d’Oussouye et de Ziguinchor, c’est le tourisme qui fait vivre les villageois. Tous les secteurs d’activités (agriculture, pêche, artisanat, culture, etc.) sont dépendants de ce secteur vital de l’économie régionale. Et selon l’adage, « quand le tourisme marche au Cap-Skiring, tout marche ». Cela est aussi vrai pour les populations des zones touristiques de Kafountine, d’Abéné, de Kabadio et autres localités de la Casamance. Mais, le ministre a exhorté les opérateurs économiques de la région de Ziguinchor à développer le tourisme écologique. A son avis, la Casamance a des atouts énormes avec sa diversité de la faune et culturelle, ses 90 kilomètres de plages, ses nombreux cours d’eau et quelque 130.000 hectares de mangrove.

Mame Mbaye Niang a estimé que c’est le meilleur moyen pour relever et diversifier l’offre touristique nationale par rapport aux concurrents du Sénégal dans ce domaine.  Ces concurrents, d’après le ministre du Tourisme, sont en train de prendre des parts du marché sénégalais puisque « nous sommes confrontés au coût élevé du transport qui, malheureusement, à un niveau, ne dépend plus de l’Etat », a estimé le ministre du Tourisme. Il a rappelé que l’Etat a réduit de moitié toutes les taxes aéroportuaires. La promotion du Cap-Skirring et les autres zones touristiques du pays sera assurée par l’agence qui en a la charge.

El Hadj Moussa SADIO

Grâce à son projet dénommé « Autonomisation des femmes dans la région de Dakar », le Wildaf accompagne 70 femmes dans l’aviculture dans les communes de Niacoulrab, de Tivaouane Peulh et de Niague.

Dans les communes de Niacoulrab, de Tivaouane Peulh et de Niague, dans la région de Dakar, 70 femmes s’activent dans les fermes agricoles grâce au projet « Autonomisation économique de la femme rurale dans la région de Dakar ». Un projet financé par Wildaf Sénégal qui est une association d’appui à la promotion des femmes en partenariat avec le Centre arabe pour la formation et la recherche (Cawtar). Au cours d’un atelier tenu à la mairie de Mermoz Sacré-Cœur samedi dernier, le Wildaf a voulu sensibiliser les associations locales, nationales et internationales et les médias sur l’importance de l’éducation des populations sur les droits fondamentaux, l’autonomisation des femmes et l’égalité des sexes.

Dans ces localités d’intervention, la coordinatrice du projet, Mariam Traoré Sarr, rappelle que les femmes étaient dans le besoin.

Dans cette zone, souligne-t-elle, l’aviculture qui était la principale activité était menée par d’autres promoteurs au détriment des femmes. Ainsi, le Wildaf a choisi d’organiser ces femmes pour les appuyer dans l’aviculture.

Au-delà des fermes avicoles, ces femmes ont bénéficié de formations en développement organisationnel, en développement à l’éducation financière, en marketing et en technique de gestion et de commercialisation de la volaille.

Par ailleurs, l’ouverture de l’atelier a été présidée par la directrice du Centre national d’assistance et de formation pour la femme, Mme Touré Fatoumata Bintou Diallo. Mme Touré qui a représenté le ministre de la Femme, de la Famille et du Genre, Mme Salimata Diop Dieng, a rappelé aux femmes venues nombreuses assister à cette rencontre que le gouvernement du Sénégal a placé l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes au cœur de ses préoccupations. « Dans le cadre du Plan Sénégal émergent, le président de la République a pris l’option de réduire les inégalités sociales, surtout celles liées au genre. Dans ce cadre, la stratégie nationale de l’équité et de l’égalité des genres œuvre pour la prise en compte de la dimension genre dans toutes les politiques publiques. Le ministère a mis en place des mécanismes pour accompagner les femmes dans le processus d’autonomisation », informe Mme Touré. Parmi ces mécanismes, dit-elle, il y a les Centres départementaux d’assistance et de formation de la femme (Cdaf) qui encadrent les femmes, les accompagnent par le renforcement de capacités et la mise à disposition d’équipements.

Aliou Ngamby NDIAYE

De nombreux quartiers de la périphérie de la commune de Sédhiou attendaient depuis très longtemps à être électrifiés. La demande se faisait entendre à chaque fois que l’occasion se présentait.

Enfin la lumière va bientôt jaillir dans plusieurs quartiers périphériques qui ont la particularité d’être populeux mais dont une partie seulement est éclairée. Il s’agit des quartiers Julescounda, Moricounda et Goudiabya. « Ce que nous avons toujours considéré comme une utopie est aujourd’hui une réalité », a indiqué le premier  adjoint au maire de Sédhiou, Abdoulaye Coly. Il a fait savoir que l’entreprise en charge de cette extension de l’électricité est déjà sur place comme du reste tout le matériel nécessaire à la réalisation de l’ouvrage. Un montant de 100 millions de francs Cfa est dégagé pour la réalisation du projet qui met les populations dans une certaine sécurité. Pendant l’hivernage, quelques cas de vol ont été signalés dans la ville. Les élèves sont ceux qui ont le plus réclamé l’électrification de ces quartiers. Il n’est plus besoin en effet de parler de l’importance de l’électricité pour les potaches dont la plupart d’ailleurs ont des ordinateurs. Mais des zones d’ombre attendent encore à être éclairées. Les populations qui y vivent souhaitent ne pas attendre longtemps pour pouvoir mieux se sentir dans la capitale régionale qui continue de changer de visage sur le plan de la voirie avec des chantiers visibles partout. Cependant, le manque d’eau potable reste un véritable problème. Dans certains quartiers de la ville de Sédhiou, les populations continuent de consommer de l’eau de puits ou de pluie, en attendant la réalisation de 750 branchements sociaux.

Malamine KAMARA  

Le Fonds des Nations unies pour l’enfance et le Programme alimentaire mondial (Pam) ont inauguré, vendredi, leurs nouveaux bureaux régionaux à Kolda en présence du maire de la ville, Abdoulaye Bibi Baldé, et des représentants des deux agences du Système des Nations unies au Sénégal.

Le Programme alimentaire mondial (Pam) et le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef) renforcent leur présence dans l’axe sud-est du pays. Ils ont inauguré vendredi, à Kolda, le sous bureau du Pam et le bureau de zone de l’Unicef qui couvrent l’ensemble du territoire de la Casamance naturelle ainsi que les régions de Tambacounda et de Kédougou. Les deux agences du Système des Nations unies cherchent, à travers cette relocalisation de leurs bureaux à Kolda, à s’approcher davantage des populations bénéficiaires et de réduire les distances à parcourir et qui occasionnent souvent une perte de temps et de ressources financières, en vue d’une plus grande efficacité dans leurs interventions. Le maire de Kolda, Abdoulaye Bibi Baldé, salue cette initiative du Pam et de l’Unicef pour le choix porté sur la commune de Kolda pour abriter leur bureau respectif. Il a ensuite magnifié l’excellent travail effectué par le Programme alimentaire mondial en faveur des couches défavorisées à travers la lutte contre la précarité, la malnutrition et autres fléaux affectant la qualité de vie des populations. Abdoulaye Bibi Baldé a rendu hommage au Fonds des Nations unies pour l’enfance pour le soutien inlassable qu’il apporte aux populations vulnérables en améliorant notamment la disponibilité et l’utilisation des services de soins essentiels dans les zones à forte mortalité infanto-juvénile et maternelles des régions de Kolda, de Kédougou et de Sédhiou. « Le choix porté sur la région de Kolda pour l’ouverture de ces deux bureaux est une occasion de remercier les responsables de Pam et de l’Unicef.

Etant des partenaires réels, la relocalisation de vos bureaux de zone sera un atout indéniable pour les populations qui profiteront pleinement des différents services que vous vous ne cessez de promulguer », déclare-t-il. Pour la représentante de l’Unicef au Sénégal, Laylee Moshiri, le lancement conjoint des bureaux de l’Unicef et du Pam à Kolda marque une nouvelle dynamique de leurs interventions dans cette partie sud et sud-est du pays. « Cette initiative conjointe s’inscrit aussi dans le cadre de l’effort de l’ensemble du Système des Nations unies, qui vise plus de cohérences entre les différentes agences de l’Onu, des meilleurs résultats dans les Objectifs du développement durables (Odd)», souligne-t-elle. La cérémonie d’inauguration était précédée, dans la matinée, par un atelier d’information sur les programmes du Pam et de l’Unicef.

Mamadou Aliou DIALLO

Les jeunes de la zone du Narrang, dans l’arrondissement de Kataba 1, département de Bignona, ont rassemblé, la semaine dernière, au village de Mahmouda-Diola, des chefs de villages, des femmes et des anciens combattants du Mouvement des forces démocratiques de la Casamance pour parler de paix et de développement. C’était au cours d’un forum organisé par des jeunes de la localité.

Les participants au forum ont saisi l’occasion pour égrener un chapelet de doléances qui touchent à la fois les domaines de l’agriculture, de la pêche, de la santé, de l’éducation, etc. Les revendications ont aussi porté sur les infrastructures, l’eau, l’électricité, une bonne couverture téléphonique et télévisuelle. Ces exigences paraissent légitimes compte tenu de la position géographique de la zone du Narang qui est située à quelques encablures de la frontière entre le Sénégal et la Gambien. Une zone qui se caractérise aussi par son enclavement. Le ministre d’Etat, Robert Sagna, président du Groupe de réflexion pour la paix en Casamance qui a été invité à la réunion, s’est engagé à transmettre ces doléances au président de la République. Il espère que les problèmes posés seront réglés de manière progressive par les autorités. Le forum a permis aux participants d’évoquer les questions de la paix tant souhaitée par des populations de la Casamance.

D’ailleurs, le président du groupe de réflexion pour la paix en Casamance a apprécié l’initiative des jeunes de Narrang qui ont organisé ce forum sur la paix et le développement. Quand on sait que les populations de cette zone de Narrang ont beaucoup souffert de la rébellion qui sévissait en Casamance. Il y a eu un grand nombre de populations déplacées, beaucoup d’affrontements entre les combattants du Mfdc et l’armée sénégalaise mais aussi entre les rebelles eux-mêmes. « Aujourd’hui les choses ont l’air d’avoir évolué dans le bon sens », s’est félicité Robert Sagna, ancien maire de Ziguinchor.

El Hadj Moussa SADIO

A la demande des populations de Narrang, Robert Sagna a promis de discuter avec les populations sur le projet d’exploitation du zircon qui est actuellement source polémique dans beaucoup de villages de la Casamance. Cette exploitation du Zircon menace l’accalmie observée depuis 2012 dans le conflit armé en Casamance. Pour l’ancien maire de la ville de Ziguinchor, le forum de Mahmouda-Diola qui traitait de la paix et du développement n’était pas organisé sur cette question de l’exploitation du Zircon. « J’aurai l’occasion d’échanger avec les populations sur cette question. Je leur dirai ce que j’en sais », a indiqué Robert Sagna. Cependant, il a estimé qu’un gouvernement responsable n’amènera pas un projet pour créer des problèmes à sa population. « Le Sénégal n’est pas aussi le premier pays à exploiter le Zircon », a-t-il fait remarquer, tout en regrettant un manque de communication dans cette affaire.

E. M. SADIO

Plus de 500 élèves de la ville de Saint-Louis et ses environs issus de familles démunies ont reçu des mains du président de l’Association de jeunesse engagée et responsable (Jeres), Adama Kâne Diallo, des kits scolaires samedi. C’était au cours de la sixième édition de la cérémonie de remise de fournitures scolaires aux enfants nécessiteux organisée par la Jeres au centre Espace-Jeunes de la commune de Saint-Louis. Adama Kane Diallo a saisi cette occasion pour rappeler que depuis six ans, cette association contribue sur fonds propres à l’éducation des enfants. Cette année, a-t-il précisé, la Jeres a bénéficié du soutien sans faille des partenaires tels que le Cms, le ministre de l’Enseignement supérieur et le directeur de l’Olac, l’école Sidi Ndiaye entre autres.


Après avoir invité les autorités municipales à soutenir les actions de cette association, Adama Kane Diallo, par ailleurs président du conseil communal de la jeunesse de Saint-Louis, a laissé entendre que l’émergence passe par l’éducation. « Nous pensons que les fils et ressortissants de Saint-Louis doivent aider leur ville natale à prendre en charge son propre développement », a-t-il indiqué. Pour cette année, la Jeres a contribué au renforcement des activités pédagogiques destinées aux élèves issus des familles démunies. A cet effet, la jeunesse étudiante catholique a encadré ces élèves dans le travail technique et manuel.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

La commune de Dioffior a entamé la phase test de modernisation de son état civil, en droite ligne du projet d’appui à la modernisation de l’état civil lancé par le gouvernement du Sénégal sur financement de l’Union européenne. Selon le responsable de l’état civil à la mairie,  Adama Faye, Dioffior figure parmi les communes de la région de Fatick qui ont été choisies pour abriter le lancement de la phase test du projet de modernisation de l’état civil. Son maire Youssou Diome qui veut réussir le pari de cette modernisation s’est appuyé sur les partenaires.

Ces derniers, dans le cadre de la coopération décentralisée, ont doté la commune d’ordinateurs. Ce matériel informatique a permis de démarrer l’informatisation des fichiers d’état civil qui demeure à la fois un élément fondamental dans la vie des citoyens mais surtout une source des données démographiques essentielles. D’après Adama Faye, les opérations de reconstitution sont en cours. La mairie va s’appuyer sur les registres de 2000 qui prennent en compte l’érection de Dioffior en commune pour faire le travail. Pour ce qui concerne les anciens registres logés au centre d’état civil de Fimela, chef-lieu d’arrondissement, la mairie envisage d’organiser une opération de récupération des actes de naissances pour éviter aux populations de se déplacer à Fimela. Le centre d’état civil de Dioffior est équipé de trois ordinateurs, d’un serveur et d’une imprimante avec ses agents qui ont été formés pour répondre aux exigences du projet.

Mohamadou SAGNE



Les autorités municipales de la commune de Ngaparou, dans le département de Mbour, ont investi 31.688.192 FCfa dans l’enseignement dont 15 millions de FCfa pour l’achat de fournitures scolaires. La municipalité a, en plus de ce don, construit trois salles de classe au collège d’enseignement moyen (Cem) et deux à l’école 4, pour un coût de 18,8 millions de FCfa.  Elle a mis à la disposition des écoles 649 tables-bancs. La fondation Blachière a offert pour sa part 160 tables bancs aux écoles de la commune. Le maire Mamadou Mbengue a remercié les acteurs de l’école, particulièrement les enseignants, qui ont permis à sa commune d’avoir de bon taux de réussite dans les différents examens.Pour le représentant de la Coordination des directeurs d’écoles (Codec) de la commune, Mamour Faye, les résultats obtenus par les établissements scolaires de la commune sont possibles grâce à l’implication des autorités municipales.  

Amath Sigui Ndiaye

 

La rentrée des classes pour les élèves de la commune de Tanaff dans le département de Goudomp s'est effectuée à deux vitesses. Le concept « Ubbi tey, jang tey » est bien effectif à l'élémentaire mais peine à l’être au lycée. A l’élémentaire, les classes sont remplies d'élèves joyeux de retrouver leurs camarades et enseignants. Déception totale au lycée où aucun des 24 abris provisoires que compte l'établissement n'a été confectionné par l’association des parents d'élèves. Ces manquements ont été fustigés par certaines personnes qui demandent la dissolution de l’association des parents d’élèves. Le Lycée bat le triste record dans le domaine des abris provisoires parce que comptant seulement quatre classes construites. Le maire fait des efforts pour le lycée qui dépend pourtant du Conseil départemental dont le président  est aujourd’hui député. Il compte rencontrer Malamine Gomis pour discuter avec lui de cette question des abris provisoires. Il va insister auprès de ce dernier pour la construction de nouvelles salles de classe afin de réduire progressivement le nombre d’abris provisoires. Il faut noter que la majorité des enseignants était présente et prête à entamer l’année scolaire.

Malamine KAMARA

 

La commune de Kolda peut compter sur l’expertise de l’Institut mondial pour la croissance verte (Gggi) qui s’est engagé à soutenir le projet « Kolda ville verte » en participant à la recherche de financement. Le maire de Kolda, Abdoulaye Bibi, Baldé a salué ce partenariat.

La commune de Kolda dispose d’énormes potentialités à croissance verte pour doper son développement. C’est du moins l’avis d’Allé Badara Sy, spécialiste en développement des villes vertes à l’Institut mondial pour la croissance verte (Gggi), qui s’exprimait lors d’une rencontre axée sur le projet « Kolda, ville secondaire verte » qui vient de se tenir dans la capitale du Fouladou. Il promet l’accompagnement de son Institution à la commune de Kolda pour la réalisation de ce projet initié par l’Etat du Sénégal avec l’appui de Gggi. « Les opérations urbaines d’envergure pour la rénovation de la ville de Kolda doivent être engagées parce qu’elle a besoin de changer de visage, d’avoir un nouveau souffle, notamment une économie dynamique. Ville carrefour, Kolda doit s’appuyer sur son identité culturelle mais aussi sur les potentielles de croissance verte dont elle dispose », déclare Allé Badara Sy. Sa position géographique constitue, selon lui, un atout majeur pour la réalisation de ses projets.

En effet, la commune de Kolda est l’une des rares villes au Sénégal à être traversée par un fleuve. Elle est entre trois pays de la sous-région et un important point de transite pour les populations sénégalaises et les ressortissants des pays limitrophes. Pour réussir ce pari, Gggi va vendre la destination Kolda pour attirer les investisseurs nationaux et internationaux. Un forum sera organisé prochainement sur la question de financement du développement de Kolda en ville secondaire verte. « Nous allons vendre la destination Kolda à l’ensemble des partenaires techniques et financiers, aux acteurs privés nationaux et internationaux en organisant un forum sur l’investissement. C’est la dernière activité que nous allons mener dans le cadre de ce processus, organiser un forum sur l’investissement pour vanter des opportunités qu’offre la stratégie de développement de Kolda en ville verte », dit-il. Le maire de Kolda salue cette démarche de l’Etat qui permettra à sa commune de  changer complètement de visage. « L’Institut mondial pour la croissance verte est en train de nous aider à structurer la vision et à identifier avec nous des projets prioritaires bancables. Il va ensuite nous nous aider dans la mobilisation des ressources », déclare Abdoulaye Bibi Baldé, par ailleurs ministre de la Communication.  

Mamadou Aliou DIALLO

 

Le coordonnateur national du Programme de modernisation des axes et territoires frontaliers (Puma), Moussa Sow, a annoncé la construction de 14 postes de santé dans 10 régions frontalières du pays à l’issue d’une tournée dans le département de Nioro jeudi. Dans ce cadre, il a procédé à la pose de la première pierre de ceux de Darou Mbapp, communes de Ngayène Sabakh, de Keur Ali Samba et de Porokhane.

Le Programme d'urgence de modernisation des axes et territoires frontaliers (Puma), après son lancement officiel, est en train de dérouler ses activités sur le terrain. La preuve a été donnée avec la visite d’une délégation nationale de cette initiative gouvernementale dans le département de Nioro, région de Kaolack, ce jeudi. En effet, l'équipe de Moussa Sow, le coordonnateur national du projet, a procédé à la pose de la première pierre des postes de santé de Darou Mbapp (commune de Ngayene Sabakh) et de Keur Ali Samba (commune de Prokhane) avant-hier. Une occasion pour Moussa Sow de dévoiler les actions prévues en matière de santé pour les localités frontalières. « La construction de ces structures sanitaires va faciliter l’accès aux soins de santé de qualité garantie à toute la population et de promouvoir la couverture de l’assurance maladie », a indiqué le responsable du projet en marge de la pose de la première pierre de l’infrastructure de la deuxième localité située à quelques centaines de mètres de la Gambie. La plateforme sanitaire se compose d’un poste de santé, d’une maternité, d’un logement pour l’Infirmier chef de poste (Icp). 

Outre cet acte posé, la délégation a procédé à la visite des travaux du tronçon liant la commune de Prokhane à Keur Moussa Poste. Des réalisations qui constituent, selon le coordonnateur du projet, des acquis à part entière du Puma. Elles  vont permettre aux populations des villages polarisés d'avoir un accès facile aux infrastructures socio-sanitaires de base et au réseau routier contribuant ainsi au désenclavement du pays.

Moussa Sow est revenu sur l’approche développé par le Puma. « Dans un premier temps, notre équipe est allée à la rencontre de ces populations, a échangé avec elles, recueilli leurs préoccupations et en faire une priorité dans les actions prévues au niveau régional du programme, afin de procéder aux choix des actions et cibles qui nous ont permis le démarrage effectif sur le terrain et de pouvoir réaliser certains projets dans ces zones frontalières », a indiqué M. Sow, qui ajoute que dans peu de temps, son équipe reviendra pour procéder à l'inauguration de ces infrastructures de base dans le département de Nioro. Les localités bénéficiaires de nouveaux postes de santé sont Darou Mbapp, Keur Ali Samba et Keur Mousseu Poste. Elles sont toutes situées à quelques encablures de la Gambie. Les maires des deux communes bénéficiaires ont salué les acquis immenses dans l’accès aux soins des populations et le désenclavement de leur localité.  

Elimane FALL

 

Une délégation du comité de pilotage du Programme Aicha 2 (Appui aux initiatives des collectivités locales pour l’eau et l’assainissement) a rendu visite aux populations du village d’Iba Balla, une localité de la commune de Gandon. Ce village bénéficie du projet d’adduction d’eau de ce terroir financé dans le cadre du programme Aicha 2.  

Les membres du comité de pilotage on visité les chantiers du projet d’adduction d’eau du village d’Iba Balla, une localité de la commune de Gandon, région de Saint-Louis. Abdourahmane Gueye, expert de l’Ard, a rappelé aux populations que le projet d'Iba Balla a été financé par Plan/Sénégal à hauteur de 65 millions de francs Cfa et le Programme Aicha 2 à 55 millions de FCfa. La commune de  Gandon a octroyé 6 millions de FCfa au village.

L’Ong « Le Partenariat », dans le cadre de son programme d'adduction d'eau potable en milieu scolaire (Paems), a déboursé 24 millions de FCfa pour le raccordement, la dotation en latrines et la construction des murs de clôture de deux écoles primaires. Selon le directeur régional de Plan/Sénégal, Cheikhou Ndiaye, son Ong s’est engagée à soutenir la commune de Gandon à trouver une solution aux problèmes de l’accès à l’eau. Ce qui, de l’avis de Cheikhou Ndiaye, permettrait d’améliorer la qualité de vie des familles défavorisées dans le village d’Iba Balla et les localités environnantes.

Ce projet, à en croire Ousmane Sow de l’Ard, a permis la réalisation d’adduction d’eau potable, la résolution des problèmes de santé publique à Iba Balla qui polarisant les villages d’Iba Peulh, Barare Sow, Ndiouss Dièye, etc. Auparavant, la délégation s’est rendue dans la zone de Diagambal pour visiter les travaux d’extension du réseau d’eau potable de la  localité et de raccordement du village de Polo et ses environs. Par la voix du maire de Diama, Oumar Mboullé Sow, les populations de ce terroir ont remercié les membres du comité de pilotage du projet Aicha 2. Aujourd’hui, elles disposent de 7,2 km d’extension vers quatre localités, ainsi que quatre bornes fontaines et de branchements particuliers. Ousmane Sow et ses partenaires ont fait un tour à Ndiouss Dièye pour visiter la borne fontaine du village, le mur de clôture de l’école, un bloc d’hygiène réhabilité et un point d’eau potable.

Dans le Gandiolais, la délégation a visité des latrines hygiéniques à faible coût réalisées avec du matériel de récupération dans le cadre de la mise en œuvre du programme Aicha 2. Ces modèles de latrines permettent d’améliorer de manière significative les conditions de vie des populations. Ce même projet est réalisé dans le département de Podor, plus précisément à Guédé-village.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

 

La région de Kaffrine compte 237 abris provisoires et reste confrontée à un déficit de 276 enseignants, a révélé, mercredi, son Inspecteur d’académie (Ia), Maba Bâ. Il a dénombré 169 abris provisoires dans l’élémentaire et 68 dans le moyen-secondaire.  « Donc, nous en avons 237 abris provisoires dans la région.

Dans l’élémentaire, nous avons un déficit de 276 enseignants, y compris dans les "daraa" (écoles coraniques) », a-t-il déclaré. Il s’exprimait ainsi en marge d’un comité régional de développement (Crd) axé sur la rentrée scolaire 2017-2018. Cette rencontre présidée par l’adjoint au gouverneur de Kaffrine chargé des affaires administratives, Ousseynou Mbaye, a enregistré la présence des chefs d’établissement, des élus locaux, des autorités administratives, entre autres personnalités. « Dans deux ans, nous pensons que les abris provisoires seront derrière nous. Mais, ils sont là », a-t-il fait remarquer. Il a expliqué le nombre élevé d’abris provisoires par le fait que cette année, il a été procédé au recrutement d’élèves dans des villages qui n’ont aucune infrastructure. « Nous avons certes un déficit d’enseignants, mais nous allons le gérer.

Nous ne pouvons pas avoir ce nombre cette année, mais si nous avons un nombre raisonnable, nous allons fonctionner avec cela. Nous n’allons pas attendre. Nous allons trouver des solutions en attendant les portes de sortie », a-t-il rassuré. Selon lui, l’Ia de Kaffrine a déjà un projet de construction de salles de classe.
« Le collège de Kaffrine est dans le projet. Il sera construit cette année clé en main. Nous avons déjà réceptionné le collège de Coumbia Socé. Et avec les écoles élémentaires, nous en avons beaucoup avec le projet italien qui va résorber les abris provisoires », a-t-il insisté. Avant de demander aux populations d’être patientes.

APS

 

La fondation Konrad Adenauer et l’Association sénégalaise d’appui à la décentralisation et aux initiatives citoyennes (Asadic-Taataan) ont organisé une table ronde sur l’Acte 3 de la décentralisation hier. Le panel composé d’acteurs de collectivités locales et d’experts a porté la réflexion sur les modalités de relance ou de réussite de cette réforme. Il ressort de leurs propos que la vision est bonne mais elle navigue entre divers écueils.

L’Etat du Sénégal s’emploie à approfondir la politique de décentralisation à travers l’Acte 3 dont l’objectif est d’organiser le Sénégal en territoires viables pour soutenir le développement. Il s’agit principalement de construire une cohérence territoriale, d’améliorer les mécanismes de financement du développement territorial, de la gouvernance budgétaire et d’assurer la lisibilité des échelles de gouvernance territoriale. Les principes sont bien définis. L’Acte 3 a promu la participation citoyenne. La communalisation, à en croire Fatoumata Guèye Ndiaye, présidente de l’Association des juristes du Sénégal et spécialiste des questions liées à l’administration des collectivités locales, est un acquis car ayant permis à certaines communes d’élargir leur assiette fiscale. Cette vision stratégique impulsée en 2013 vient renforcer une tradition de gestion locale. Toutefois, estime celle qui est également membre du Haut conseil des collectivités territoriales, la réforme dans sa première phase n’a pas été audacieuse car l’Etat central n’a pas donné assez de moyens aux collectivités locales.

Les contraintes sont liées, selon elle, au faible taux de transfert de ressources pour la prise en charge des compétences transférées. Il y a aussi la longueur des procédures de décaissement sans omettre les relations quelquefois heurtées entre autorités locales et administratives. Il est même permis, à ses yeux, de se demander si la libre administration n’est pas entravée. Le fait que les communes n’aient aucune mainmise sur l’assiette fiscale en est un révélateur. Par ailleurs, elle a déploré les charges écrasantes de fonctionnement des collectivités territoriales à cause, entre autres raisons, du déploiement. Elle préconise, dans ce sens, de répertorier les profils et d’être attentif à la situation des agents territoriaux. Il est question aussi, c’est pour s’en désoler, de la politisation de la gestion de ces entités ainsi que de la nécessité de former les ressources humaines.

Fatoumata Guèye Ndiaye a souligné les limites dans la mise en œuvre du contrôle a posteriori très souvent imputables aux autorités administratives. Il en est de même de la frilosité des élus locaux dans la mise en œuvre de l’Acte 3 de la décentralisation. Il était question, en une décennie, selon Biram Owens Ndiaye, expert et conseiller technique au ministère de la Gouvernance territoriale, du Développement et de l’Aménagement du territoire, de construire des espaces plus démocratiques, d’améliorer les conditions d’accès au service social, de relancer les économies locales. Mais, « en 2017, le bilan est en deçà des ambitions de développement humain et territorial », regrette-t-il tout en listant des acquis appréciables.

La réforme de la fiscalité locale souhaitée
Les écueils contre lesquels échoue cette réforme ont trait, entre autres, aux charges des salaires, à la faible capacité des collectivités locales et au décalage très important entre la première et la deuxième phase. Il prône la réforme de la fiscalité locale, le pilotage de la conduite des propositions, la révision du Code général des collectivités locales et des impôts et d’y insérer des textes particuliers. Cependant, a-t-il tenu à relativiser, il se pose en Afrique en général le problème de la volonté politique dans la mise en œuvre la décentralisation du fait d’un héritage d’un Etat centralisé.
 
Pape Madiop Sarr, secrétaire municipal de la commune de Dieuppeul Derklé, a, quant à lui, mis en exergue l’absence de concertation, de cohérence et de clarification des compétences de l’Etat central et des collectivités locales. Il lui semble impérieux de faire évoluer la nomenclature budgétaire et de penser à la réorganisation interne de ces collectivités pour définir clairement les rôles.

Alassane Aliou MBAYE



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