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Régions (1592)

Les populations de Tendjiguène, dans le faubourg de Sor, notamment celles de Diawling, de Bayal-Ba, de Corniche et de Balakoss, ont réitéré, samedi dernier, leur engagement indéfectible à lutter efficacement contre la mendicité forcée et la traite des enfants.

Au cours d’un forum organisé dans le cadre du projet « Aar Sunu Xaleyi » mis en œuvre par Enda Jeunesse Action avec l’appui de l’Ong Free Slaves, les populations de Diawling, mobilisées derrière le président de la Coalition des acteurs pour la protection des enfants, Amadou Sèye, ont pris la ferme décision de dénoncer toute personne qui s’amuserait à bafouer les droits des enfants dans tous les quartiers de Sor.

En présence d’Abdoulaye Niang, Professeur de sociologie à l’Université Gaston Berger, de Baye Modou Diop, chef du service régional de l’Aemo (Action éducative en milieu ouvert), des conseillers de quartier, des notables et autres autorités religieuses et coutumières, Madiop Guèye, chargé de projet à Enda Jeunesse Action, a rappelé que la traite des enfants est de loin l’une des violations des droits des enfants les plus manifestes au Sénégal. Malgré la volonté affirmée de l’Etat et soutenue par ses partenaires, le phénomène de l’exploitation des enfants, de la traite et des maltraitances faites aux enfants est loin d’être éradiqué, comme en témoignent les rapports périodiques de la société civile et de l’Etat à l’endroit du comité des droits de l’enfant. Madiop Guèye a précisé que le projet « Aar Sunu Xaleyi » d’Enda Jeunesse Action, qui signifie « Protéger nos enfants », vient appuyer les efforts du gouvernement sénégalais dans la lutte contre la traite des enfants.

Il a laissé entendre que ce programme vise, de manière pratique, à réduire de manière durable le nombre d’enfants victimes de maltraitance à Saint-Louis, considérée comme une zone réceptrice principale d’enfants talibés victimes de ces maltraitances. C’est un projet qui veut également contribuer à freiner cet exode massif et forcé d’enfants talibés en provenance de la région de Kolda (zone pourvoyeuse d’enfants victimes de cette traite) vers les régions de l’axe nord de notre pays.

Madiop Guèye a longuement insisté sur l’urgence et la nécessité d’amener les communautés à adhérer massivement à ce projet ambitieux d’Enda Jeunesse Action.

Dans le même sens, le responsable régional de l’Aemo, Baye Modou Diop, est largement revenu sur l’urgence de mobiliser toutes les énergies en vue de permettre aux enfants de faire valoir l’ensemble de leurs droits, sur tous les plans et à tous les niveaux.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

La 28ème édition sur la problématique de l’emploi aura lieu à Sélibaby, en République islamique de Mauritanie, du 23 au 30 décembre , sous le parrainage de du président Mohamed Ould Abdel Aziz. Les villes de Kayes (Mali), Sélibaby (Mauritanie), Tambacounda (Sénégal), Bassé (Gambie), Gabou (Guinée-Bissau) et Boké (Guinée Conakry) sont concernées par l’évènement. Cela, dans une approche de coopération transfrontalière et d’intégration sous-régionale.

La Semaine de l’amitié et de la fraternité (Safra) est une initiative de coopération transfrontalière lancée, il y a 37 ans, par des leaders de la jeunesse de Kayes et Tambacounda. Aujourd’hui, la Safra, qui draine plus de 1.000 jeunes dans les activités sportives, socio-culturelles et de développement, est portée par plusieurs acteurs des villes de Kayes (Mali), Sélibaby (Mauritanie), Tambacounda (Sénégal), Bassé (Gambie), Gabou (Guinée-Bissau) et Boké (Guinée Conakry). Pour Thierno Tounkara, président du comité local, cette rencontre juvénile consiste à organiser, annuellement, de façon tournante, dans l’une des villes membres, une édition à travers diverses manifestations sportives, culturelles, socioéconomiques et éducatives en vue de renforcer les liens d’amitié et de fraternité entre les populations dans l’espace transfrontalier. La foire de l’Association des femmes de la Safra (Af/Sfra) se déroulera du 24 au 29 décembre 2017. Pour M. Tounkara, la Safra a inscrit, dans son agenda, le volet politique et développement avec notamment l’organisation d’un symposium portant sur un thème fédérateur et facteur d’intégration.

Pour Alassane Guissé, du comité scientifique, ce thème d’actualité a été traité comme sous-thème lors de la 27ème édition organisée à Gabou, en décembre 2016, et a fait l’objet d’une demande de retraitement lors de la réunion d’évaluation et de programmation tenue en septembre 2017 à Kayes. L’enjeu de ce thème, selon M. Guissé, se situe dans le contexte en cours dans la sous-région encore marquée par un sérieux problème de sous-emploi des jeunes qui sont plus que jamais exposés à de graves dangers, tels que l’émigration illégale, le grand banditisme transfrontalier et le radicalisme sous diverses formes. Au niveau de la Safra, les échanges et réflexions menées lors des éditions précédentes ont montré que les « territoires frontières » regorgent d’énormes potentialités agro-sylvo-pastorales, minières et halieutiques dont la valorisation au profit de nos populations contribuerait grandement à la création d’emplois décents et durables pour les jeunes et à la création de richesse pour un développement intégré et durable.

Pape Demba SIDIBE

Les audiences spéciales en faveur des élèves des classes de Cm1 et Cm2 ont été organisées à Tambacounda car les autorités municipales ne veulent plus avoir un seul élève en classe d’examen qui ne dispose point d’extrait de naissance. Une initiative qui entre dans le cadre d’un projet global de développement et de modernisation de l’état civil que l’institution déroule avec ses partenaires belges.

La commune compte réceptionner en avril un nouveau bâtiment de l’état civil d’un coût de 35 millions de FCfa.

Il y avait du beau monde le week-end dernier à l’hôtel de ville qui a été transformée pour la circonstance en tribunal pour enrôler les élèves des classes de CM1 et CM2 dans la catégorie des tranches d’âge de 11 à 13 ans. Des audiences élargies au « Daaras ». Les candidats potentiels au Cfee (Certificat de fin d’études élémentaires) sont visés. Selon le maire Mame balla Lô, il faut mettre fin au spectre de voir un seul élève en classe d’examen ne disposant point d’extrait de naissance. Ce sont les 18 écoles primaires qui vont défiler devant le président du tribunal départemental avec leur certificat de non-inscription. Sur place, un officier d’état civil est branché pour que, dans les 48 heures, toutes les pièces d’état civil soient entre les mains des autorités scolaires.

L’année dernière, ce même procède a permis à plus de 500 élèves de se mettre à jour et d’entrer dans la vie active. Ce sont 18 écoles qui se sont présentées. L’objectif étant de pousser les parents à amener leurs enfants à l’école ou au « Daara », comme le stipule le programme de partenariat avec Sint Niklass.

En plus de la modernisation, il est question de sécuriser la base de données de certaines pratiques et de pouvoir enrôler l’ensemble des enfants qui sont nés dans la commune. Avec la statistique, le « Link » est établi avec la Direction nationale de l’état civil qui a fait de Tambacounda une ville test. L’Etat civil sera une base de travail de ce recensement, comme ce fut le cas pour Medina Gounass. Pour ce faire, il aura fallu la création d’un fichier fiable, d’une base de données avec le logiciel Era qui synchronise les donnés qui ne seront plus malléables et seront dans le réseau.

Synchronisation des données
Grâce à un logiciel mis à sa disposition, les données sont sécurisées dans une base de données nationale, les mettant à l’abri de toute destruction en cas d’incendie ou autre. La mairie de Tambacounda compte ainsi réceptionner en avril un nouveau bâtiment de l’état civil, d’un coût de 35 millions de FCfa, construit avec l’appui de son partenaire belge de la commune de Sint-Niklaas, souligne son secrétaire général Mamadou Diallo. Un fleuron qui aura du matériel de dernière génération. La mairie de Tambacounda a entamé depuis 2012 un programme de modernisation de l’état civil avec le soutien de son partenaire belge. Une initiative qui coïncide avec le démarrage de l’informatisation de la Direction de la statistique et cette demande de la municipalité auprès de la direction nationale de l’état civil pour l’ouverture de deux centres d’état civil secondaires à l’hôpital régional et au centre de santé de Tambacounda.

Pape Demba SIDIBE

Le Collectif pour la défense des intérêts de Thiaroye (Codit) a organisé une marche hier pour dénoncer le projet de construction d'un second centre commercial sur le site déclassifié du camp militaire de Thiaroye. Des manifestants ont été arrêtés et conduits à la police.

Dans le premier centre commercial construit dans le camp militaire seront relogés les commerçants et marchands ambulants affectés par la construction du Train express régional (Ter). En effet, déclassifié par décret N° 2017-94 du 19 janvier 2017 et placé sous le pouvoir des autorités de Pikine, le camp militaire de Thiaroye est au centre de toutes les attentions à Thiaroye Gare.

S'étendant sur une superficie de sept hectares, le camp militaire est choisi par les autorités du pays pour abriter un autre centre commercial, après celui qui est en cours de construction et où vont être relogés les commerçants ainsi que d'autres marchands qui étaient installés au marché de Thiaroye et qui ont été déguerpis dans le cadre du projet Train express régional (Ter). Un hectare va abriter les logements à construire au profit d'une coopérative d'habitat militaire. Aujourd'hui, la préservation des trois hectares restants préoccupe des habitants de la commune. Regroupés au sein d'un collectif, ils ont mis en garde contre la boulimie de certains opérateurs fonciers. Les manifestants ont arboré des brassards rouges et laissé entendre qu'ils ne laisseront pas accaparer la seule réserve foncière de la commune au moment où ils sont dans le besoin de disposer d'un grand complexe sportif, d'un centre des métiers et d'autres structures d'utilité publique.

Coordonnateur du Codit, Ousmane Ndiaye a déclaré que la population ne voit pas la pertinence de l'idée d'ériger un second centre commercial dans le camp militaire, arguant que déjà, un grand centre commercial y est construit et que l'espace restant doit pouvoir servir pour abriter des infrastructures d'utilité publique. Au cours de la manifestation, des jeunes ont barré l'autoroute à péage et des éléments de la police ont débarqué et dispersé les manifestants à coups de grenades lacrymogènes et autres fumigènes. Au moins, cinq manifestants ont été arrêtés par la police.

Abdou DIOP

La Sonatel vient de se signaler dans son engagement citoyen d’accompagner les communes dans leurs opérations de propreté. Ainsi a-t-elle étendu son concept « And Defar sunu gox » à Pire, à travers un programme de nettoiement qui a mobilisé autorités locales et organisations de base.

Une vaste opération déployée pour la première fois dans la localité de Pire dans le cadre du programme « And defar sunu gox » initié par la Sonatel a permis, pendant une semaine, le nettoiement des différentes artères et coins de la ville.

Le tout sanctionné par une grande opération coup de balai samedi dernier au « Daral » (marché au bétail) de Pire en présence des autorités locales et religieuses.

Et, à cet effet, selon le communiqué qui nous est parvenu de la cellule de communication de la Sonatel, « l’opération a bénéficié d’un appui important de l’Unité de coordination de la gestion des déchets (Ucg) qui a mis à disposition des centaines d’outils de nettoiement destinés à la grande toilette de la ville ». Des actions accompagnées d’une grande campagne de  sensibilisation et de communication sur la santé, facteur de proximité sociale déterminant pour le bien-être des populations.

Par ailleurs, il faut noter la centaine de poubelles positionnées à travers les artères de la ville dans le cadre des opérations de « Set Setal » du programme « And Defar Sunu Gox Pire 2017 ».

Pour les visites de proximité, activités sportives, actions sociales et animations diverses, la Sonatel, le Ministère de la Gouvernance locale, le Pngd, les mouvements associatifs, les autorités de la commune et les résidents s’unissent pour lutter ensemble contre l’insalubrité et participer à l’amélioration du cadre de vie de la collectivité de Pire.

El Hadj Mouhamadou SAGNE

La mairie de Touba a abrité un débat d’orientation budgétaire qui a duré plusieurs heures hier. Plusieurs suggestions ont été faites, tous les secteurs dits prioritaires revisités, mais aucune date n’a été retenue pour le vote du budget de la commune.

Pour Abdoulahad Kâ, le maire de la ville, l’objet de la rencontre était l’orientation du budget 2018 de l’institution municipale. « Nous avons des priorités dans le secteur de l’éducation, qui constitue un véritable problème du fait qu’il y a beaucoup de jeunes aspirants et pas assez d’infrastructures publiques pour leur instruction en dehors des établissements franco-arabes ». Pour ce dernier, plusieurs d’entre eux se rendent à Mbacké pour faire leur classe dans le système éducatif. Tandis que plus de 3000 autres du primaire rencontrent beaucoup de difficultés et sont éparpillés dans les écoles franco-arabes entre Touba Belel, Tindody, Kairé Mbaye etc. Près de 11.000 élèves étudient aujourd’hui à Mbacké. Et l’édile de Touba d’en déduire qu’à cause de tous ces constats, l’éducation constitue une priorité dans cette réunion d’orientation budgétaire. « Le conseil a décidé de renforcer en salle de classe les établissements déjà en place et, au besoin, d’en créer d’autres », explique-t-il. Il a, par ailleurs, évoqué le volet sécuritaire de Touba parmi les priorités. Des progrès importants ont permis la réduction des agressions et des cas de vols qui faisaient fureur il y a deux ans. En 2016, il y avait dans les statistiques 60 millions de FCfa perdus par les pasteurs suite à des agressions et plus de 100  bœufs perdus. Cette année, pour la même période, il n’y a pas eu de perte d’argent et seulement 03 bœufs ont été déclarés perdus, et ils ont été retrouvés. « Nous remercions la police et la gendarmerie qui, à travers les rondes menées de 23h à 06h du matin, ont permis de sécuriser les personnes et leurs biens », se félicite-t-il.

La  santé a vu la réalisation de postes dans les localités ciblés. Pour l’éclairage public, il faut noter que 35% des populations vivent dans des zones non encore électrifiées. « Ceci constitue une préoccupation importante. Nous sommes en discussion avec l’Etat, et il y a une forte promesse notamment dans la politique d’électrification des communes pour acquérir 10.000 lampadaires avec une subvention de 50% de l’Etat », note-t-il, avant de dire : « Nous œuvrons dans cette dynamique, puisque nous sommes en négociation pour la venue d’une délégation de la Senelec à Touba ».

L’assainissement, un casse-tête pour la ville
La commune est cependant impuissante face à la gestion des inondations. « La seule chose qu’on peut faire est d’identifier les difficultés, de nous en ouvrir aux autorités religieuses et d’essayer de trouver une solution avec l’Etat du Sénégal », précise-t-il. Pour le maire de Touba, la solution est à chercher avec l’implantation d’un programme généralisé pour l’assainissement. Le problème d’évacuation des eaux usées a été évoqué avec l’état défectueux du bassin de Darou Rahmane qui se remplit rapidement, entraînant l’arrêt des deux stations de pompage et l’inondation de la ville. « Il faut construire d’autres bassins pour réceptionner les eaux », a proposé le maire comme solution.

Concernant les données sur la population, « elles ne sont pas fiables comme l’a souligné la porte-parole du Khalife général lors de la dernière réunion d’évaluation. Ce qui constitue une erreur qui fausse tous les programmes si l’on se fie aux recommandations de l’Organisation mondiale de la santé (Oms) », souligne l’édile de Touba. Nos évaluations, note-t-il, donnent près de deux millions d’habitants à la commune, or le dernier recensement a enregistré 800.000 âmes. Il est prévu de régler les problèmes liés au transport, révèle Abdoulahad Kâ, notamment les véhicules irréguliers sans plaque, et réguler le secteur. « Touba est une localité ou il y a beaucoup de cas sociaux ; et, compte tenu des événements, nous ne pouvons que prendre en considération la situation de la cité religieuse et agir en conséquence », commente-t-il. Nous en appelons à l’appui des populations pour l’acquittement de leur taxes respectives, a laissé entendre Mamadou Moustapha Gadiaga, cinquième adjoint au maire et président de la commission des finances. Pour ce dernier, le recouvrement permettra même de dépasser le budget.

Mamadou DIEYE

Dans le cadre de la lutte contre l’occupation anarchique de la voie publique, une opération de désencombrement a eu lieu vendredi à Bountou Pikine à hauteur de Parc Lambaye. L’opération a, en réalité, démarré il y a trois jours. Dalifort, Bountou Pikine, Parc Lambaye ont été les premiers coins nettoyés par les bulldozers sous les yeux du préfet de Pikine, Pape Demba Diallo. Vendredi, c’est au tour du rond-point de Poste Thiaroye de recevoir la visite des engins qui ont rasé pas mal d’installations anarchiques.

De nombreux marchands ont été ainsi obligés de quitter la voie publique conformément à l'ordre venant du gouverneur de Dakar, Mohamed Fall. L’objectif de cette opération est de lutter contre l’occupation anarchique des artères de la banlieue souvent envahies par des vendeurs à la sauvette voire de tenants de cantines irrégulièrement installées. La finalité est de permettre une meilleure circulation des véhicules et des personnes. Cependant, des vendeurs ont décrié le retard noté dans la délivrance des sommations, même si une source administrative a soutenu tout à fait le contraire. Mieux, la même source nous a révélé que ceux qui ont été invités à quitter la voie publique ne seront ni relogés ni dédommagés. Il faut cependant noter que l’opération a été menée en étroite collaboration avec les collectivités locales.

Elle se poursuivra jusqu’à ce que la voie publique soit libérée de toutes ses installations anarchiques.

Abdou DIOP

La commune de Kolda a abrité, du 7 au 9 décembre derniers, la troisième édition de la journée de la mutuelle de santé des agents de l’Etat.

La Mutuelle de santé des agents de l’Etat (Msae) va construire un centre médico-social à Ziguinchor qui va polariser les trois régions de la Casamance naturelle. Elle a déjà trouvé des partenaires et les négociations sont déjà bien avancées pour la réalisation de l’ouvrage.

L’annonce a été faite jeudi par Babacar Ngom, président de la Mutuelle de santé des agents de l’Etat (Msae), lors de la cérémonie d’ouverture de la troisième édition de la journée de ladite mutuelle qui s’est tenue du 7 au 9 décembre derniers à Kolda.

Cette édition a été marquée par une série d’activités socio-éducatives en faveur des populations. Les agents de l’Etat ont mis à profit cette rencontre pour faire un don de sang au Centre hospitalier régional de Kolda qui en a réellement besoin pour sauver la vie de ses patients, en majorité des femmes enceintes et des victimes des accidents de la circulation. Ils ont également participé à une randonnée pédestre à travers les principales artères de la commune et pris part, mercredi, à une animation culturelle assurée par des troupes folkloriques locales qui ont fait étalage de leurs talents innés d’artistes au rythme du « riti » et du tam-tam.

Les différentes délégations se sont ensuite rendues au bassin de l’Anambé pour visiter les périmètres rizicoles de la Sodagri. Cette troisième édition de la journée de la Msae a été clôturée par une soirée de gala.

« L’objectif de la Msae qui a été mise en place en 2003, c’était d’accompagner les agents de l’Etat pour leur permettre d’amoindrir le coût de leurs dépenses en matière de santé qui sont pris en charge globalement par l’Etat à 80 % pour les frais d’hospitalisation et de consultations.Il y a là un cinquième, 20%, qui n’est pas pris en charge. Si l’agent de l’Etat est adhérant, la mutuelle lui assure le remboursement de ce cinquième. S’il a besoin de médicaments, l’Etat ne prend pas en charge du tout les médicaments, la mutuelle peut rembourser à 50% si c’est des génériques et à 60% s’il s’agit des médicaments de spécialité », déclare-t-il. Il demande à l’Etat et aux collectivités locales d’accompagner la mutuelle pour la réalisation de ce projet. 

Mamadou Aliou DIALLO

La coopération belge va participer au financement de 17 projets et programmes de développement à hauteur de 12 milliards de FCfa couvrant la période 2017-2021.

Une mission de la coopération belge séjourne au Sénégal. Elle vient à la rencontre des structures qui bénéficient de son appui. C’est l’occasion aussi d’échanger avec les bénéficiaires et de mesurer l’impact des financements accordés sur le terrain.

Le royaume de Belgique appuie des acteurs sénégalais intervenant dans plusieurs secteurs : agriculture, formation professionnelle, entreprenariat féminin, développement économique local, environnement et gestion des déchets, culture, entre autres. Durant les trois dernières années, il a accompagné une vingtaine d’acteurs non gouvernementaux dans la réalisation de projets et programmes au Sénégal. Et cette dynamique va se poursuivre. « Nous comptons financer, pour la période 2017-2021, 17 programmes à hauteur de 12 milliards de FCfa », a annoncé, mercredi, Pierre Lebrun, attaché de coopération à l’ambassade du royaume de Belgique au Sénégal. Il a fait cette annonce à Kelle (village du département de Louga) en marge d’une rencontre avec la Fédération des associations paysannes de Louga (Fapal).

Sur place, plusieurs activités sont menées grâce au soutien et à l’accompagnement de la Belgique. L’atelier de fabrication et de réparation de matériel agricole, fierté de la Fapal et de toute la région de Louga, est le fruit de ce partenariat dynamique. Les Belges ont eu le plaisir de visiter l’installation. Semoirs, houes et charrettes y sont fabriqués. Batteuses de mil, décortiqueuses d’arachide et unités de transformation de céréales sont également confectionnées sur place ; à la grande satisfaction des usagers. « Nous avons réussi à rendre accessible le matériel agricole. Aujourd’hui, tout producteur peut venir chez nous pour commander ses houes et semoirs à des prix supportables », a fait remarquer le président de la Fapal, Malick Sow. Il a vivement remercié la coopération belge. De riches échanges ont ponctué la visite.

Les belges ont salué le travail qui est fait tout en recommandant à revoir le modèle économique. « Nous soutenons ce qui se fait ici mais nous vous encourageons à accentuer la diversification pour plus d’autonomie », a indiqué Pierre Lebrun qui s’est félicité des relations qui existent entre le Sénégal et le royaume de Belgique. « Nous travaillons à renforcer cette coopération entre nos deux pays », a-t-il dit, qualifiant de « très positifs » les échanges avec les « amis sénégalais » de la Fapal.

Abdoulaye DIALLO

Le nouveau schéma de distribution « Yeksi Naa » mis en place par la Pharmacie nationale d’approvisionnement (Pna) a fait l’objet, hier, de riches échanges à la gouvernance de Louga.

Techniciens de la santé, élus locaux, autorités administratives, mutualistes et membres de la société civile de Louga ont pris part, hier, à un Crd spécial consacré à la nouvelle initiative de distribution de médicaments et de produits essentiels dénommée « Yeksi Naa », mise en place par la Pharmacie nationale d’approvisionnement (Pna). La rencontre s’est déroulée en présence d’une forte délégation de la Pna, conduite par sa directrice, Dr Annette Seck Ndiaye. Ce nouveau schéma de distribution, selon Dr Seck, permettra d’assurer la disponibilité de tous les produits de santé aux Points de prestations de services (Pps), particulièrement dans les centres et postes de santé du pays.

Selon elle, la stratégie « Yeksi Naa » va renforcer l’offre de soins de qualité, élément fondamental dans la mise en œuvre de la politique de la Couverture maladie universelle (Cmu). « Compte tenu de son importance, ce nouveau schéma de distribution nécessite donc une vulgarisation auprès des populations ainsi que l’accompagnement de tous les acteurs du système de santé », a dit Dr Annette Seck Ndiaye, rappelant que l’objectif visé à travers ce Crd est justement de partager ce nouveau schéma pour son appropriation et sa pérennisation. Il faut dire que « Yeksi Naa » connaît déjà de réels succès à Louga. Certains districts et postes de santé de la région ont doublé leurs prestations et favorisé la disponibilité des médicaments. Mais le schéma connaît aussi des contraintes dans sa mise en œuvre : rupture de certains produits traceurs, tension de stock à la chaîne d’approvisionnement, retard dans le recouvrement et absence de pharmaciens dans les districts. « J’ai pris note. Et des correctifs vont être apportés », a promis le directeur de la Pna. Dr Seck a toutefois rappelé que « Yeksi Naa » est un processus en maturation. « Nous avons identifié les problèmes et nous allons faire le maximum possible pour obtenir les résultats escomptés », a insisté la directrice de la Pna qui peut compter sur le soutien et l’accompagnement des autorités médicales et administratives de la région de Louga. « La santé est une affaire de tous. Nous allons jouer notre partition pour que le médicament soit accessible partout dans la région », a assuré le gouverneur de Louga Alioune Badara Mbengue qui a vivement salué l’idée de mettre en place cette nouvelle stratégie « Yeksi Naa ».

Abdoulaye DIALLO

Le responsable régional du Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), Dr Abdoul Kader Diop, a déploré avec la dernière énergie le fait qu’une bonne partie de la population de notre pays ne soit pas inscrite à l’état civil. M. Diop s’exprimait à l’occasion de la cérémonie d’ouverture officielle d’un colloque international sur « Droit à la nationalité et apatridie en Afrique de l’Ouest ». Cette grande rencontre a été organisée par le HCR, l’Agence universitaire francophone (AUF) et l’Université Gaston Berger de Saint-Louis.

En présence des sommités du monde académique, de nombreux étudiants et autres invités venus d’horizons divers, le directeur de l’Ufr des Sciences juridiques et politiques de l’Ugb, Pr Mbissane Ngom, a plaidé pour la nécessité de mobiliser toutes les énergies en vue d’arriver à « une citoyenneté universelle pour tous ». Le Pr Ngom a souhaité que tout soit mis en œuvre afin de permettre à tout le monde de faire valoir son droit à la nationalité car « la nationalité est une reconnaissance juridique de la personne ».

Quant au Dr Abdoul Kader Diop, il a été formel lorsqu’il affirmait que 30 % des populations du Sénégal « ne sont pas inscrits dans les registres de l’état civil ».
S’adressant à la presse, il a laissé entendre que « du fait de cette situation pénible et désagréable, ces citoyens sénégalais qui n’ont pas eu la chance d’être enregistrés à l’état civil dès la naissance, sont souvent confrontés (plus-tard) à prouver leur nationalité, ceci, pour la bonne et simple raison qu’ils ne disposeront pas du moindre document qui puisse donner une idée de leur état civil ».

Dans son argumentaire, Dr Abdoul Kader Diop a révélé que 10 millions de personnes sont des apatrides dans le monde, alors que l’Afrique en compte 1 million, insistant longuement sur l’urgence et la nécessité de mener une grande croisade contre l’apatridie en Afrique et dans le monde. Ce qui permettra, a-t-il ajouté, à ces braves et honnêtes citoyens, considérés partout comme des étrangers, de faire valoir l’ensemble de leurs droits sur tous les plans et à tous les niveaux. A en croire le Dr Diop, l’espoir est permis et le défi sera, à coup sûr, relevé à travers la campagne décennale (2014/2024) de sensibilisation et d’éradication de l’apatridie dans le monde. En effet, un travail remarquable effectué dans ce sens, dans 12 Etats membres de la communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao), a permis de mettre en place un plan d’action et d’enregistrer la déclaration de Banjul en 2017 pour un droit à la nationalité.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Baba Ndiaye, le président du Conseil départemental de Kaolack, au centre du pays, a vigoureusement plaidé, ce mercredi, en marge d’une session d’orientation budgétaire, pour davantage de moyens aux collectivités décentralisées. Il a notamment sollicité de la part des pouvoirs publics l’adéquation entre transfert de compétences et celui des moyens pour mieux aborder la phase II de l’Acte 3.

L’équation des moyens continuent de préoccuper les élus locaux qui en font la clé de voute de la réussite des la réforme des collectivités territoriales. Un pré-requis rappelé mercredi dernier à Kaolack, en marge de la session d’orientation budgétaire du Conseil départemental de ladite localité par le président de l’institution. Baba Ndiaye, qui procédait à l’évaluation avec ses collègues élus de l’exercice budgétaire antérieur, a déploré l’insuffisance des fonds alloués à l’entité départementale. « Nous n’avons pas encore les moyens de nos ambitions ; c’est la vérité. Sur un budget d’un coût de plus d’un milliard de FCfa, ce que nous avons reçu en fonds cette année fait environ 250 millions de FCfa pour un département qui a une masse salariale de 120 millions de FCfa. Et, en plus, il faut faire quatre sessions pendant l’année qui nous coûtent environ 4 millions de FCfa. A cela s’ajoutent plus de 60 collèges et lycées à prendre en charge, ainsi que l’hôpital régional de Kaolack, le stade en plus des 9 domaines de compétences. Donc ce qu’on nous donne en fonds de dotation et de concours est insuffisant », a regretté le président du Conseil départemental de Kaolack, à l’issue de l’ouverture de la session d’orientation budgétaire de l’institution d’hier. Des élus locaux qui sont déterminés à changer la donne en perspective de la mise en œuvre de la phase II de l’Acte 3. « Je lance un appel au chef de l’Etat pour que des dispositions soient prises afin qu’au-delà des compétences qui ont été transférées aux collectivités locales, les moyens puissent suivre. J’ai toujours dit qu’on ne peut pas transférer les compétences et ne pas transférer les moyens. Mais je reste confiant quand à la volonté du président Macky Sall de poursuivre le processus de réformes pour le plus grand bénéfice des populations à la base », a renchéri le patron de l’institution départementale qui a été confirmé à la présidence du conseil d’administration du Centre Hospitalier Régional El Hadj Ibrahima Niasse (Chein) de Kaolack. Un exercice budgétaire qui s’inscrit dans la dynamique de l’année sociale décrétée par le président de la République. Dans la circonscription, cela va se traduire par des enrôlements pour la Couverture Maladie Universelle (Cmu), l’appui aux personnes vulnérables et la construction de blocs sanitaires, la construction de murs de clôture et la réhabilitation de salles de classe pour l’enseignement moyen-secondaire.

A noter qu’en marge de l’ouverture de la session budgétaire, la salle de délibération du Conseil départemental a abrité une cérémonie de distinction de chefs d’établissements scolaires à la retraite.

Elimane FALL

Dans le cadre du Programme d’accès à l’eau et à l’assainissement en milieu scolaire (Pams), une réunion présidée par l’inspecteur d’académie de Saint-Louis s’est tenue avec l’appui de l’Ong Le Partenariat. Cette rencontre avait pour objectif d’assurer la coordination des actions et de capitaliser le modèle pour en assurer la démultiplication par les collectivités locales et autres partenaires. 

Le désir de doter les écoles en système d’assainissement et d’accès à l’eau potable trouve son importance dans le fait que les autorités et autres partenaires essaient, à travers ce geste, d’aider les apprenants à suivre convenablement les enseignements. Ce qui justifie la rencontre du comité de pilotage du Pams, qui a enregistré la présence des responsables de collectivités locales, des autorités scolaires et divers partenaires du projet.

Dans les objectifs, le comité de pilotage a pour charge d’assurer la coordination et l’articulation de l’ensemble des interventions en matière d’eau, d’hygiène et d’assainissement. Aussi, dans leur travail, les responsables doivent élaborer une stratégie commune et régionale par la mobilisation de l’ensemble des acteurs et partenaires du secteur de la santé. C’est pourquoi, de l’avis de Babacar Sow, inspecteur d’académie de Saint-Louis, « il est important de travailler à installer dans les écoles un système d’assainissement car ce service peut impacter sur les résultats ». En outre, M. Sow a dit son optimisme quant à la dotation en eau, dans un délai raisonnable, de tous les établissements inclus dans le Pams. Car, renseigne-t-il, « 59% écoles ont été pourvues en eau et système d’assainissement et il reste du chemin à faire ». Néanmoins, pour lui, il est important de réorganiser « nos actions, mais également de sensibiliser les populations pour une utilisation efficiente de ces édifices ».

De son côté, M. Ousmane Sow, Dg de l’Agence régional de développement (Ard) de Saint-Louis, est revenu sur la question des compétences transférées aux collectivités locales dans le domaine de l’éducation et l’importance, pour des résultats efficaces, « de la conjugaison des efforts des divers acteurs qui interviennent à l’école ». Le Dg de l’Ard est aussi revenu sur l’importance d’un atlas réalisé par les autorités éducatives et qui va répertorier toutes les informations concernant l’accès à l’eau et à l’assainissement dans la région. Cet atlas est en effet « un important outil d’aide à la prise de décisions », a-t-il fait savoir.

Pour rappel, l’Ong le Partenariat, depuis 2012, met en œuvre ce type de programme qui offre un pack intégré composé d’un volet construction et d’un autre concernant l’accompagnement. Le Pams a permis de toucher plus de 100 écoles dont 10 000 élèves.

A. M. NDAW

La commune de Mboro dispose maintenant d’un marché moderne et fonctionnel grâce à la société Grande côte opérations (GCO) qui a financé le projet d’un coût de 56 millions de FCfa.

La cérémonie d’inauguration a eu lieu mercredi et a été présidée par le sous-préfet de Méouane, Richard Birame Faye, en présence des responsables de la société et des autorités locales dont le maire de Mboro, Moussa Ndiaye.

Les populations, particulièrement les femmes commerçantes, sont venues en masse assister à la cérémonie qui marque un bon début de collaboration entre la commune et la société Grande côte opérations. Cette importante infrastructure marchande réalisée sur le site même du hangar de l’actuel marché qui avait été construit durant la période coloniale et complètement délabrée sans aucune norme de sécurité, devrait ouvrir d’heureuses perspectives comme l’a indiqué le maire de la ville, Moussa Ndiaye.

Selon lui, « ce marché va ainsi constituer un important centre de gravité des activités de production dans la zone des Niayes ». Un marché composé, selon le directeur de la société Grande côte, « d’une cinquantaine de cantines construites en hauteur, d’un grand hall, d’un marché au poisson de près d’une quinzaine d’étables ». Il a réaffirmé l’engagement de la société à toujours accompagner les populations impactées dans le cadre de son programme social minier qui, souligne-t-il d’ailleurs, prend en compte les besoins exprimés par les populations à travers leurs responsables locaux.

Le sous-préfet Richard Birame Faye a remercié les généreux bienfaiteurs de la société Grande côte opérations tout en saluant le partenariat public-privé qui a permis la réalisation de ce marché et tant d’autres projets dans le cadre de la responsabilité sociétale d’entreprise aux plans social, éducatif et sanitaire.

El Hadj Mouhamadou SAGNE

Tivaouane : Une conférence des bailleurs a été annoncée hier par la présidente du Conseil départemental, Mme Seynabou Gaye, en marge d’une rencontre consacrée au débat d’orientation du budget 2017 à venir.

« Cette conférence devrait nous permettre d’orienter nos partenaires vers notre Plan stratégique de développement départemental (Psdd) qui a été adopté au mois d’avril 2017 pour la mise en œuvre en 2018 des grands projets qui y ont été retenus dans le cadre d’un plan d’actions prioritaires », affirme d’emblée Mme Seynabou Gaye. Ceci, souligne la présidente du Conseil départemental de Tivaouane, « à travers les axes que sont la valorisation optimale du potentiel économique local, l’amélioration de l’accès durable aux équipements, infrastructures et services sociaux de base, la gouvernance inclusive, le renforcement du partenariat et de la protection ».

Et dans cette dynamique, indique Mme Seynabou Gaye, « nous voulons faire de l’année 2018 celle de la mise en œuvre des grands projets de ce plan stratégique. C’est pourquoi, nous envisageons d’organiser une conférence des bailleurs dès le début de l’année prochaine, en mars certainement, dans la stratégie de mobilisation des ressources techniques et financières ».
La présidente du Conseil départemental est revenue sur l’importance du débat d’orientation budgétaire qui est l’occasion pour le conseil et l’ensemble de ses partenaires techniques de continuer ensemble la réflexion sur les axes stratégiques à décliner chaque année pour la prise en charge effective de la mission commune de promouvoir le développement économique, éducatif, social, culturel et scientifique mais aussi de réaliser les plans départementaux de développement et organiser l’aménagement du territoire ».

Mais malgré l’existence du plan stratégique d’actons prioritaires, les autres secteurs n’ont pas été occultés par l’assemblée qui a mis l’accent sur la santé et particulièrement à l’Etablissement public de santé (Eps) Abdou Aziz Sy Dabakh de Tivaouane dont la présidence du conseil d’administration est dévolue au Conseil départemental depuis le 3 novembre 2017. Il y a également la jeunesse, les sports et loisirs, la culture, l’éducation, l’alphabétisation et la promotion des langues nationales, la planification, l’aménagement du territoire, l’hydraulique, la pêche, l’agriculture et l’élevage, les mines, industries et carrières que le Conseil départemental de Tivaouane compte également prendre en charge dans son prochain budget.

Mohamadou SAGNE

Le maire de Saint-Louis, Mansour Faye, a présidé, samedi, à l’hôtel de ville, la cérémonie officielle de remise de 200 bourses scolaires de la Fondation Henry Jay aux élèves issus de 46 établissements scolaires de la commune. Il a saisi cette occasion pour féliciter la fondation et préciser que cette remise de don est en phase avec les actions de développement de l’entreprise par son équipe municipale. Mansour Faye a énuméré les actions de cette fondation, parmi lesquelles la réalisation d’une classe braille pour les élèves non voyants à Saint-Louis. Si l’Inspection de l’éducation et de la formation (Ief) de Saint-Louis commune y a affecté un enseignant,  la municipalité s’engage, de son côté, à  équiper la salle de tables-bancs et autres accessoires. Pour le transport de ces élèves non voyants, le maire a promis de voir, avec ses partenaires et autres acteurs, comment faciliter leur déplacement.

L’Ief de Saint-Louis commune, Siaka Goudiaby, s’est réjoui de cette cérémonie « qui a permis de se souvenir, de commémorer l’œuvre d’un homme altruiste, soucieux du sort des vulnérables, en l’occurrence Henry Jay ». Cette remise de don, a-t-il ajouté, permet de perpétuer la mémoire d’un homme pour satisfaire une de ses dernières volontés et aussi aider des jeunes, des personnes vulnérables à améliorer leurs conditions de vie.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

La section du Forum civil de Kolda a organisé, du 27 au 28 novembre derniers, une journée d’échange et de partage sur les techniques de collecte de données.

Cet atelier a permis aux représentants des partis et coalitions des partis politiques, des organisations de la société civile, des services techniques de l’Etat et des mouvements de jeunesse de comprendre leur rôle et leur mission dans l’approfondissement de notre jeune démocratie. Il fait suite à un voyage que le coordonnateur régional du Forum civile, Moudjibourahmane Baldé, a effectué récemment en Allemagne dans le cadre d’un partenariat entre le Forum civil et la Fondation Frederick Neumann. Le séminaire avait porté sur la formation citoyenne, les coalitions des partis politiques, les partenariats stratégiques et la communication politique.

Dès son retour au bercail, Moudjibourahmane Baldé décida de faire profiter cette riche expérience aux jeunes leaders des partis et coalitions de partis politiques, aux membres de la société civile et aux mouvements de jeunesse. « C’est un atelier de renforcement des capacités dans le cadre de la formation des coalitions et des partenariats stratégiques.

Le Forum civil est en partenariat avec la Fondation Frederick Neumann qui est notre partenaire technique et qui nous a permis d’effectuer ce voyage en Allemagne dans le cadre d’un atelier de formation et nous avons alors voulu partager ce que nous avons appris durant ce séminaire », déclare-t-il tout en insistant sur le rôle important des jeunes et de la nécessité de faire un choix éclairé des partis et coalitions des partis politiques quand on veut s’engager sur le terrain politique. « Comment les jeunes, en tant que leaders de leur partis, peuvent s’engager dans le cadre de création des coalitions des partis politiques. Nous avons dit qu’aujourd’hui, aucun parti politique ne peut gagner seul les élections. Il est donc important d’avoir des coalitions, mais aussi de faire la différence entre les coalitions, que les coalitions puissent surtout s’orienter vers des intérêts externes et non des intérêts internes », souligne-t-il. Il insiste sur la nécessité pour les membres de coalitions de s’entendre sur l’essentiel afin que ces conglomérats de partis puissent prendre en charge les intérêts supérieurs des populations.

Des formations similaires seront organisées prochainement pour permettre aux représentants des partis et coalitions des partis politiques et aux autres membres de la société de comprendre la pertinence de cette démarche.

Mamadou Aliou DIALLO

La prise en charge des personnes vivant avec un handicap a fait l’objet d’un atelier d’information des élus locaux du département de Goudomp. Il s’est déroulé au siège du Conseil départemental.

Le thème « personnes handicapées et insertion professionnelle » a été introduit par Calbert Coly de Handicap Ziguinchor. La forte participation des élus locaux est la preuve de l’importance qu’ils accordent à l’atelier qui visait surtout à sensibiliser les élus sur la situation des handicapés qui doivent vivre dans une société où ils sentiront moins leur handicap. Pour Calbert Coly, la société moderne crée un handicap pour les personnes à mobilité réduite. Il prendra pour exemple les bâtiments à usage d’habitation et mêmes les bureaux, où rarement, l’on prévoit des rampes pour les handicapés.

Un certain genre de carreaux au sol, parce que glissants, ne convient pas le plus souvent à certaines personnes handicapées. Dans les familles, on doit prendre en compte les possibilités de mobilité physique du handicapé et l’environnement est aussi important pour lui. L’autre objectif de l’atelier était de sensibiliser la communauté à prendre conscience de la situation des handicapés pour ne pas en rajouter à leur handicap. Des recommandations sont faites aux nombreux élus locaux présents. Ils ont été également chargés de porter l’information à la connaissance de toutes les populations. Le secrétaire général du Conseil départemental de Goudomp s’est félicité de la tenue de cet atelier qui a permis au facilitateur de faire lever la confusion qu’on fait souvent entre les mots : déficience, personne handicapée, personne en situation de handicap. Des recommandations et suggestions relatives à une meilleure prise en charge des handicapés ont été faites à l’endroit des médecins chefs de district, des infirmiers chefs de poste, des directeurs de case de santé, des directeurs d’écoles, des principaux de collège et proviseurs, pour les amener à prendre à bras le corps la situation des handicapés. Ils devront veiller pour l’avenir à ce que les bâtiments à construire répondent aux normes pour les handicapés.

Malamine KAMARA

La région de Kolda occupe la première place dans la production laitière et le second rang pour le cheptel au niveau national.

La région de Kolda dispose d’énormes potentialités en matière d’élevage. Elle a une pluviométrie abondante et un pâturage disponible presque toute l’année avec un tapis herbacée bien fourni. Les graines de coton de la Sodefitex constituent également une source inestimable d’aliments fourrageurs pour nourrir le bétail. La filière porcine constitue également un poids économique important pour la région de Kolda. « Comme vous le savez, la région de Kolda occupe une place importante dans le secteur de l’élevage au Sénégal. C’est la deuxième région d’élevage et la première en matière de production laitière. C’est une région où la production laitière est extrêmement importante. Elle a été estimée l’année dernière à plus de 650 000 litres de lait. Le cheptel bovin est, à peu près, estimé à 400 000 têtes et le cheptel des petits ruminants à plus de 600 000 », déclare le Docteur Sarr Mouhamed Moustapha, chef du Service régional de l’élevage de Kolda. La région compte une vingtaine d’unités de transformation de lait qui offrent des produits d’une excellente qualité.

En dépit de ces multiples atouts, la région de Kolda fait face à de nombreuses contraintes qui freinent le développement optimal de l’élevage. La faible intensification du système d’élevage et les feux de brousse constituent un véritable goulot d’étranglement pour ce secteur. Le ministère de l’Elevage et des Productions animales donne, chaque année, des semences fourragères aux éleveurs pour les inciter à faire des réserves alimentaires pour leur bétail.

La région a également bénéficié de trois broyeurs de fourrages dans le cadre de la politique d’intensification de l’élevage et de l’augmentation de la production laitière initiée par ledit ministère. Le vol de bétail est perçu par les éleveurs comme un des fléaux qui empêchent le développement du secteur de l’élevage dans la région de Kolda. Il faut dire que ce phénomène a nettement régressé grâce à la collaboration entre les comités de lutte contre le vol de bétail qui ont été mis en place dans la région de Kolda mais aussi en Guinée-Bissau et en Gambie pour traquer les voleurs. Il faut, par ailleurs, souligner que la divagation des animaux constitue une véritable pomme de discorde entre éleveurs et agriculteurs au Fouladou. Le Docteur Mouhamed Moustapha Sarr demande aux maires de s’impliquer dans la recherche d’une solution pérenne par la délimitation des parcours de bétail pour éviter ce genre de conflits à l’avenir.

Mamadou Aliou DIALLO

Dindéfélo, qui veut dire au pied de la montagne, est une localité célèbre aux quatre coins du monde grâce à sa cascade pittoresque. A travers sa réserve naturelle, la commune accueille annuellement des milliers de touristes et chercheurs qui s’intéressent aux chimpanzés, l’animal le plus proche de l’homme. Des atouts qui poussent les populations de cette partie de la région de Kédougou à soutenir leur édile Kikala Diallo dans son combat pour le développement durable.

La cascade de Dindéfélo sort de la nature du mont Dandé. A 318 mètres d’altitude, un torrent s’extrorse et l’eau dévale les pentes de la montagne à grande vitesse.

Un vacarme au contact du ressac. L’eau est attendue dans une piscine naturelle bordée par une colonie de roches. Dindéfélo, qui signifie en peul « au pied de la montagne », a fini de faire valoir et vanter ses caractéristiques attirant des milliers de touristes. Ce paradis perdu au cœur de la forêt galerie de Kédougou s’extirpe des retombées des montagnes du Fouta-Djalon de la République de Guinée. Ce site attire et fascine beaucoup de Sénégalais mais aussi des touristes qui viennent à la découverte des merveilles qu’offre le pays.

C’est un des charmes de la région de Kédougou. Avec ses collines, ses nombreux cours d’eau, sa végétation luxuriante et sa richesse faunique, elle est indubitablement une destination touristique. Selon une croyance populaire locale, au-delà de la beauté visuelle et la douceur de la température ambiante, l’eau de la cascade de Dindéfélo a des vertus thérapeutiques. Elle permet de conjurer le mauvais sort et de laver la personne de toute souillure. « Cette eau est bénite. Celui qui plonge dans cette piscine y sortira propre comme au jour de sa naissance.

Kikala Diallo, le maire de Dindéfélo, croise des doigts. Le tout premier président des conseils rural et municipal de Dindéfélo entre dans l’histoire. Quand Dindéfélo est érigée en communauté rurale, en 2009, Kikala Diallo avait bénéficié de la confiance des populations pour présider aux destinées du conseil rural. Dindéfélo devient commune et Kikala rempile comme premier maire de la dite collectivité locale. Entre 2009 et 2017, Kikala a réussi la prouesse de réaliser pas mal de choses au profit de ses administrés. Lui et ses administrées sont entrés dans les bonnes grâces de la nature ; lui, qui, au-delà des cascades qui font courir le monde, entretient une réserve communautaire devenue très prisée par les chercheurs européens.

Sauvegarde de l’environnement
« La réserve, créée en 2010 dans le cadre de la coopération décentralisée avec le Conseil général du département de l’Isère, a pour but essentiel de réduire la déforestation, générer des ressources et renforcer les capacités », explique-t-il. La réserve est, aujourd’hui, dotée d’une station de recherches biologiques très fréquentée par des Européens surtout des chercheurs espagnols qui travaillent à l’habitation des chimpanzés.

« Nous y trouvons notre compte, car un ticket de visiteur pour les chimpanzés nous rapporte 30 000 FCfa », révélera l’édile de Dindéfélo selon qui des emplois sont aussi générés. C’est pourquoi Kikala Diallo ne veut point entendre parler d’opérations minières. « Les impacts négatifs de l’exploitation minière, à quelque échelle que ce soit, sont inestimables et c’est une activité qui n’est pas durable. La recherche de l’or vient avec le recul de l’agriculture, la délinquance, la prostitution, les grands malfrats transfrontaliers, la pollution de l’eau par le mercure, le Sida et la dépravation des mœurs. C’est toute notre jeunesse qui sera dépravée ». En plus, ajoute-t-il, l’abandon scolaire au profit de la recherche de l’or reste un mal qui gangrène la région de Kédougou. « Non », renchérit-il, « ici, on opte pour le développement durable. Nous préférons opérer dans les activités durables que sont l’agriculture et la conservation de la nature, nos principales richesses », soulignera le maire, insistant sur le développement de partenariats féconds avec des institutions, projets ou programmes qui s’intéressent à cette cause.

A l’entrée des fameuses cascades, une guérite est implantée par les autorités municipales pour encaisser des taxes de visiteurs et, tout près, est érigé un campement villageois. « Les retombées financières de ces opportunités touristiques sont gérées par un comité pour aider les communautés dans leurs principaux domaines d’activités. Le seul hic pour davantage développer le tourisme dans cette contrée est son accessibilité, le tronçon Siling-Dindéfélo, long de 24 km, est dans un état valétudinaire. Le maire Kikala Diallo espère que sa réhabilitation, programmée avec la réalisation de la grande route qui va désenclaver Salémata, dans le département, ne saurait tarder.

Pape Demba SIDIBE

Essor communal
La commune de Dindéfélo voit se réveiller quelque 10 000 âmes regroupées dans 14 villages qui entendent jouer pleinement leur rôle pour l’épanouissement de leur communauté.

Dans cette collectivité locale, où les principales activités humaines tournent au tour du tourisme et de l’agriculture, le maire compte déployer des efforts dans tous les domaines pour améliorer, de façon sensible, les conditions de vie de ses administrés. « Quand j’arrivais à la tête de cette collectivité, il n’y avait que six classes construites. Aujourd’hui, nous en avons réalisé 18. Nous avons clôturé et électrifié les écoles et construit des blocs sanitaires à l’intérieur. Dans la même mouvance, nous avons érigé deux cases des tout-petits. Même au lycée de Dindéfélo et au collège de Sougou qui ne sont pas dans nos domaines de compétence, nous avons construit des salles de classe », ajoute-t-il. S’agissant de l’amélioration de la couverture sanitaire des populations, Kikala Diallo soutient en faire une priorité.

« Nous avons construits quatre cases de santé ; nous avons aussi équipé et électrifié 12 d’entre elles, construit le mur de clôture du poste de santé au sein duquel nous envisageons la construction et l’équipement d’une maternité », poursuit le natif de Thianghé, non sans lister les réalisations faites dans le domaine de l’accès à l’eau potable avec les huit forages mis en service, dont celui du Pudc. A en croire le maire de Dindéfélo, les jeunes ne sont pas laissés en rade. Car outre le projet de construction d’un centre socioculturel, un terrain municipal est en cours de réalisation. Auparavant, lance-t-il, les jeunes avaient bénéficié de matériel de sonorisation et de chaises pour leurs activités.

P. D. SIDIBE

Pour le maire de Rufisque Est, il est urgent pour Rufisque de faire vite au risque d’être dépassée par les localités environnantes, telles que Diamniadio. C’est pourquoi il compte défendre le projet de « Rufisque Villeneuve » contre les spéculateurs fonciers qui tentent de le saboter.

Avec le développement croissant de Diamniadio, où sera érigée une nouvelle ville ultra-moderne, Rufisque craint d’être marginalisée. Elle pourrait même être le dortoir de la nouvelle cité, si rien n’est fait. C’est dans ce sens que les autorités municipales de la « vieille ville » et surtout celles de Rufisque Est ont défendu l’érection de nouvelles infrastructures comme le projet Rufisque Villeneuve qui s’étend sur 15 hectares. « Ce projet peut contribuer à corriger le déséquilibre qu’il y a entre le Pôle urbain de Diamniadio et la ville de Rufisque. A cela s’ajoutent les naissances prochaines des Pôles de Daga Kholpa et du Lac Rose », a expliqué le maire de Rufisque Est, Boubacar Albé Ndoye.

En réunissant, samedi dernier, l’ensemble des notabilités, les chefs coutumiers ainsi que les membres du conseil municipal, l’édile de Rufisque Est a fait part de ses craintes. « Si on n’y prend garde, dans deux ans, Rufisque va être divisée en deux parties avec une partie bien moderne et une autre constituée de bidonvilles », a-t-il martelé. Cela est d’autant plus vrai que, dernièrement, un collectif des maraîchers de Lendeng a rué dans les brancards pour accuser la mairie de s’accaparer de leurs terres.

Boubacar Albé Ndoye a balayé d’un revers de main ces accusations. Pour lui, les lotissements qu’il a entamés ne concernent guère la zone de maraichage. « Le site concerné pour ce projet ne se situe pas à Lendeng, mais à l’extension de la série G », a-t-il souligné, précisant que Rufisque ne dispose plus d’espaces pour y reloger ses populations.

Pour lui, le problème, ce sont les maraichers eux-mêmes qui sont en train de morceler et de vendre des terrains auxquels ils n’avaient guère le droit. « Vous verrez, dans ce site, qu’un petit quartier est créé à cause de ces gens qui vendent occasionnellement à de tierces personnes. La partie Ouest du site faisait huit hectares. Mais, aujourd’hui, cette zone ne fait plus trois hectares. Ce sont eux qui les ont vendus. Vous pouvez trouver des maisons là-bas », a dit le maire de Rufisque Est. Il a toutefois averti que le conseil municipal ne reculera pas face aux maraichers de Lendeng.

D’ailleurs, M. Ndoye a signalé qu’aucun de ces maraichers ne dispose de document administratif attestant une quelconque appartenance de la parcelle où il cultive. « La loi est de notre côté et nous n’entendons guère laisser prospérer certains actes », a-t-il souligné.

Maguette NDONG

Mbomboye est un village « sérère » de la commune de Notto Diobass situé à quelques  kilomètres de la ville de Thiès. Dans ce village centre se trouve l’école élémentaire Samba Sène qui accueille aussi les enfants des villages environnants.

Grâce au soutien des partenaires français de l’ « Association partage amitié solidarité Sénégal » avec qui la communauté scolaire de Mbomboye travaille depuis 2009, l’école élémentaire dispose de l’électricité. Les lampes sont allumées, les ordinateurs, la photocopieuse et l’imprimante  fonctionnent au grand bonheur des élèves et surtout de leurs enseignants.

Selon Djiby Ndione, directeur de l’école Samba Sène, l’approche pédagogique est telle qu’il est très difficile pour une école élémentaire  de fonctionner correctement sans électricité. «  Présentement, toutes les évaluations sont imprimées, puis photocopiées », a-t-il déclaré.

En son statut de chef d’établissement d’une école  rurale qui compte neuf classes pour un effectif de 357 élèves, il a vivement remercié les partenaires français de l’ « Association partage amitié solidarité Sénégal » pour le soutien constant durant huit ans. « Ils nous ont accompagnés dans l’amélioration de la commodité des classes par leur carrelage. Aujourd’hui, ces partenaires nous ont permis d’accéder à l’énergie solaire en nous  offrant l’installation de puissantes batteries reliées à des panneaux solaires », s’est-il réjoui.

Un plaisir partagé par Lionel Guille et Véronique Coorevits, représentant l’ « Association partage amitié solidarité Sénégal ». Affectueusement appelée Tata Véro dans le village de Mbomboye, elle note un impact réel de leurs actions dans l’amélioration des conditions de travail des élèves dont les effectifs sont montés en flèche. «  L’impact est réel chez les enfants et nous voyons aussi que les parents sont très engagés pour la réussite de leurs enfants. Cela nous fait énormément plaisir », a-t-elle ajouté. Pour cette originaire de la région de Normandie, en France, cette amitié est plus importante que les investissements consentis.

Mbaye  BA

Dans le cadre des activités commémoratives de la Journée internationale des droits de l'enfant, l'Ong éducation et développement de l'enfant (Eden) a organisé, samedi, à Guédiawaye, la 16ème édition de la rentrée des clubs Eden. Une tribune saisie pour appeler les collectivités locales à hausser le budget dédié à la protection des droits de l’enfant.

La protection de l’enfant étant un domaine particulièrement important, toutes les collectivités locales doivent consentir plus d’efforts pour maximiser leur attention à l’égard des couches vulnérables de la société. C’est le sentiment exprimé par les clubs Eden lors de la 16ème édition de leur rentrée. Le thème retenu cette année est « La place des enfants dans les politiques de développement local ». En effet, le président de l’Ong Eden, Mame Gor Diouf, a rappelé que le Plan Sénégal émergent (Pse), dans son axe 2, « Développement du capital humain, la protection sociale et le développement durable », intègre déjà un grand nombre de cibles des Objectifs de développement durable (Odd) contribuant au développement et au bien-être de l'enfant. C'est pourquoi, a-t-il dit, l'action publique doit veiller à ce que tous les enfants, en particulier ceux les plus vulnérables ou marginalisés, bénéficient des investissements publics surtout au niveau local. Eden est d’avis qu’aucun enfant ne doit être privé de protection contre les maladies, la maltraitance, les abus. Il ne doit également pas être privé de soins, de non déclaration à l'état civil, d'une éducation de qualité, d'un environnement sain…, et surtout de pouvoir réaliser son potentiel. Autrement dit, l’enfant doit être mieux pris en compte dans les politiques locales en allant nettement au-delà de la part qui lui est réservée dans la confection des budgets des collectivités locales. D’ailleurs, l’appel lancé par Mame Gor Diouf est allé dans ce sens. C'est dans ce cadre aussi que l'Ong Eden et la commune de Wakhinane Nimzatt comptent renforcer leur partenariat afin de prendre en compte les droits de l'enfant dans la politique de développement. Les activités lancées la semaine dernière vont se poursuivre jusqu'au 16 juin 2018 à l'occasion de la célébration de la Journée de l'enfant africain coïncidant avec le Festival des Clubs Eden. Démarrée en 2002, la rentrée des Clubs Eden marque le démarrage officiel de leurs activités de formation, d'information, de sensibilisation, de mobilisation et de plaidoyer pour la promotion et la protection des droits de l'enfant.

Abdou DIOP

Les jeunes de Kolda peuvent désormais compter sur l’appui du directeur général de l’Office national de formation professionnelle (Onfp) pour acquérir des compétences nécessaires leur permettant de prétendre à un emploi décent. 

Le directeur général de l’Office national de formation professionnelle (Onfp), le Pr Sanoussi Diakité, veut aider les femmes et les jeunes du département de Kolda à capter les opportunités d’emploi et de développer des initiatives entrepreneuriales pour sortir des affres de la misère. Il promet de leur faire bénéficier de son expertise pour le montage des dossiers et de les accompagner dans le démarrage ou le renforcement d’initiatives entrepreneuriales, de collecter et de mettre à leur disposition les informations sur les opportunités d’emploi et de les accompagner en matière de formation et de placement. Il s’engage également à leur donner les résultats obtenus et à rechercher des partenaires et des soutiens pour les aider dans leurs initiatives. M. Diakité a lancé, le weekend dernier, à Kolda, l’ « Initiative pour l’encadrement et l’accompagnement à l’insertion professionnelle des femmes et des jeunes de [cette localité] ». Cette démarche s’inscrit, selon lui, dans le cadre de la mise en œuvre du Plan Sénégal émergent pour l’intensification de la politique de création d’emplois et d’insertion professionnelle des jeunes et des femmes. « Compte tenu de l’expérience que j’en ai eue, de la formation que j’ai pu avoir sur la question et des réalisations à mon actif avec mes compagnons, j’ai jugé nécessaire de promouvoir la mise en place d’un dispositif au niveau départemental pour accompagner les jeunes à avoir de l’emploi et accompagner les femmes à avoir des activités génératrices de revenus », promet-il. Les témoignages des bénéficiaires qui sont se sont succédés sur la tribune pour montrer leur profonde reconnaissance au Dg de l’Onfp, car leur ayant permis de voler de leurs propres ailes, traduisent la pertinence de cette démarche qu’il souhaite faire profiter aux Koldois. Le Dg de l’Onfp s’engage ainsi à aider les jeunes de Kolda à surmonter les obstacles qui les empêchent d’obtenir des emplois rémunérateurs, faute de compétence professionnelle. « On s’est rendu compte que, généralement, lorsqu’un emploi est disponible dans une entreprise, les jeunes ne sont pas au courant ou ne disposent pas des compétences nécessaires pour l’obtenir », indique-t-il. Dès lors, Sanoussi Diakité compte mettre son énergie et son savoir-faire pour rechercher, à travers le département, des opportunités d’emploi pour que, massivement, les jeunes de Kolda puissent travailler et gagner dignement leur vie.

Mamadou Aliou DIALLO

Les habitants de Aïnoumady, sis à Diamaguène Sicap Mbao, dans la banlieue dakaroise, ont déclenché, mardi, une chasse aux chiens errants qui sèment la terreur dans le quartier. Une opération qui s’est soldée par la mort de quatre chiens qui avaient transformé les maisons abandonnées de cette localité en refuge.

Munis de coupe-coupe, de bâtons, de pierres, entre autres armes, les habitants de Aïnoumady ont pris d’assaut les maisons abandonnées que les chiens errants squattent de jour comme de nuit, avec l’objectif de les massacrer. Dans ce quartier, ces animaux agressifs hantaient le sommeil des populations après qu’ils se sont attaqués à certaines d’entre elles et en ont mordu six. D’ailleurs, une personne a perdu la vie suite à une morsure de ces chiens errants. Depuis lors, la population s’est décidée de booter hors du quartier ces chiens qui continuent à dicter leur loi dans le quartier. Au cours de cette opération, la population a investi, l’une après l’autre, les maisons encore prisonnières des eaux de pluie et devenues inhabitables depuis 2005. Elles ont ainsi tué quatre chiens sous les cris d’hystérie des enfants du quartier. Ramatoulaye Fall, une habitante de Aïnoumady, profite de cette opération de chasse aux chiens pour laisser éclater sa colère. « Beaucoup d’habitants du quartier ont été mordus par les chiens errants, lesquels ont déjà blessé six personnes. D’ailleurs, l’une entre elles n’a pas survécu à la morsure du chien », déclare-t-elle. Quant aux « parents d’élèves, ils sont obligés d’accompagner leurs enfants à l’école pour éviter qu’ils ne soient attaqués en cours de route », explique Amy Ndiaye dont l’enfant, selon elle, a été victime de morsure de chien dans le quartier. Aussi, elle dit ne pas comprendre le silence des autorités municipales face à cette terreur imposée dans le quartier par ces animaux. « Les élus viennent à chaque campagne électorale pour pêcher des voix. Mais, une fois élus, ils oublient complètement les promesses qu’ils avaient faites à la population », souligne Mme Ndiaye. Abondant dans le même sens, Yakhya Fall va plus loin en révélant que les effets des inondations des années précédentes n'ont pas épargné l'école Thiaroye Gare. « Dans cet établissement scolaire, quatre salles de classe ne sont plus fonctionnelles et personne ne pipe mot pour trouver une solution », se désole-t-il. M. Fall dénonce aussi le silence des deux parlementaires qui vivent dans le quartier. « Ils sont amorphes alors que pendant la campagne électorale, ils ont promis monts et merveilles à la population », balance-t-il. 

Abdou DIOP

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La SSPP « Le Soleil » met en garde et interdit formellement aux responsables et gestionnaires de sites d’informations, établis au Sénégal ou ailleurs, de poster les articles publiés sur le portail Internet du « Soleil », à l’adresse www.lesoleil.sn. La SSPP « Le Soleil » ne tolérera aucune entorse à cette interdiction. Seule est permise la publication de liens directs pour rediriger l’internaute vers l’adresse www.lesoleil.sn

PARTENARIATS

Les gestionnaires de sites qui le souhaitent peuvent adresser une demande de partenariat avec la SSPP « Le Soleil » qui en définira les modalités et fixera les conditions d’utilisation des articles, photos, logos de son portail Internet. En cas de manquements, la SSPP « Le Soleil » se réserve le droit d’engager immédiatement des poursuites judiciaires envers les contrevenants, pour violation du respect des droits d’auteurs.