banner home page1

Pour vos insertions, contactez la Régie publicitaire de la SSPP Le Soleil

Régions (1734)

Avec un financement d’environ 130 milliards de FCfa pour une durée de cinq ans (2018-2023), le Programme d’appui aux communes et aux agglomérations du Sénégal (Pacasen) devra impacter 123 communes dans la phase pilote. Hier, l’Agence de développement municipal (Adm) en charge de l’exécution et de la coordination dudit programme a initié un Crd à la Chambre de commerce, d'industrie et d'agriculture de Dakar (Cciad).

En perspective au démarrage effectif du Programme d’appui aux communes et aux agglomérations du Sénégal (Pacasen) au plus tard en fin mai, l’Agence de développement municipal (Adm) a organisé, hier, un Comité régional de développement (Crd) élargi aux maires et autres acteurs territoriaux, conformément aux termes de référence et à la note synoptique.

L’objectif ainsi fixé est de mieux informer l’ensemble des acteurs territoriaux sur les orientations, le champ d’intervention, le dispositif et les modalités de mise en œuvre dudit programme.

En effet, le gouvernement du Sénégal a initié, avec l’appui technique et financier de la Banque mondiale (Bm) et de l’Agence française de développement (Afd), le Programme d’appui aux communes et aux agglomérations du Sénégal (Pacasen) d’un montant de 260 millions de dollars Us. Les différentes contreparties sont : 60 millions de dollars du Sénégal, 110 millions de la Bm et 90 millions de l’Afd, soit environ 130 milliards de francs Cfa pour une durée de cinq ans (2018-2023). Seules les communes ayant une population de plus de 30.000 habitants seront concernées.

Le secrétaire général de l’Adm, Mamadou Wade, procédant à la présentation synoptique du Pacasen résumée en 13 points, a déclaré que ce programme va concerner, pour la phase pilote, 123 communes que sont Dakar (Biscuiterie, Parcelles Assainies, Plateau…), Fatick (Gossas, Birkilane, Kaffrine…), Thiès (Mbour, Cayar, Khombole…) qui totalisent plus de 50% de la population du Sénégal. « Son but est d’inciter à la performance des collectivités locales. Nous verrons qu’in fine, toutes les villes seront impactées », a indiqué M. Wade.

A l’en croire, le Pacasen est une déclinaison du Programme d’opérationnalisation de l’Acte 3 de la décentralisation du Sénégal (Proactsen) qui comporte quatre sous-programmes qui visent principalement le renforcement des capacités de gouvernance des collectivités territoriales, l’accroissement des capacités de financement et leur amélioration.

Le secrétaire général de l’Adm a aussi soulevé l’insuffisance des ressources dédiées aux communes. Il a précisé qu’entre 2011-2015, seul 1,4 % du Pib représente les dotations de l’Etat et 5,1% des dépenses totales de l’Etat malgré les efforts considérables.   

De son côté, Cheikh Issa Sall, directeur général de l’Adm, a souligné que le Pacasen est une innovation car les collectivités territoriales seront désormais considérées comme des entités matures et cela leur permettra de mieux s’organiser. « Le coaching territorial va continuer », a-t-il affirmé.

Pour sa part, Birame Owens Ndiaye, le conseiller technique au ministère de la Gouvernance territoriale, du Développement et de l’Aménagement territorial, a fait comprendre que le Pacasen permettra de fournir ses services aux populations. « L’objectif est de donner des moyens d’investissement pour améliorer les services rendus ; nous progressons dans ce sens », a-t-il fait remarquer, non sans préciser ceci : « L’idéal pour les communes, c’est de voter leurs budgets le 31 décembre de chaque année ».

Ce programme, approuvé par le Conseil d’administration de la Banque mondiale, vise à soutenir la consolidation et l’approfondissement du processus de décentralisation en améliorant le financement des collectivités territoriales et leurs performances dans leur fonctionnement et la gestion des investissements locaux.

Serigne Mansour Sy CISSE

 

Le projet de budget de l’exercice en cours de la commune de Saint-Louis, qui s’équilibre en recettes et en dépenses à la somme de 2 milliards 130 millions de FCfa, a été adopté samedi dernier, à l’unanimité des conseillers municipaux de la capitale du Nord, à l’issue d’une session budgétaire de 10 heures d’horloge présidée par le maire Amadou Mansour Faye, par ailleurs ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement.

Au terme d’un débat large, enrichissant et fructueux, le premier magistrat de la ville a précisé qu’une légère baisse a été observée par rapport au budget de 2017. Le taux de recouvrement des recettes de 2017 est de 53 %. L’objectif majeur du projet de budget de l’exercice 2018 est d’améliorer les recettes et le recouvrement des taxes municipales.

Plus explicite, le maire Mansour Faye a laissé entendre que cette réduction obéit à une volonté du Conseil municipal d’améliorer les recettes et de s’orienter vers d’autres niches financières pour densifier le recouvrement des taxes.

Selon le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, le budget de 2018 est ambitieux. « C’est le fonctionnement qui prend en charge une bonne partie de ce budget, 20 à 25% des recettes seront destinés aux investissements », dit-il.

S’agissant des investissements, a-t-il ajouté, la commune de Saint-Louis compte sur les interventions structurantes de l’État à travers les différents programmes lancés au profit de la ville. C’est ainsi qu’il s’est réjoui de l’encadrement de la municipalité par Promovilles qui a déjà permis de réaliser 16 km de route bitumée. Parlant toujours des interventions de l'Etat dans la commune, il a cité les travaux d’urgence de protection de la Langue de Barbarie contre l’avancée de la mer et d’autres projets importants et de grande envergure qui seront mis en œuvre dans le domaine de l’assainissement.

Le maire Mansour Faye a réaffirmé la farouche volonté du Conseil municipal de poursuivre le travail remarquable effectué dans le cadre du nettoiement de la ville, de l’amélioration de l’éclairage public, de l’entretien des cimetières, de l’accès à l’eau potable et à l’assainissement en milieu scolaire, etc.

L’édile de la vieille cité a annoncé que les travaux de réhabilitation de la route de l’Hydrobase effectués dans le cadre de la mise en œuvre du Projet de développement touristique (Pdt) sont presque terminés. Dans la composante « Espaces publics » de ce Pdt, il est prévu des travaux de réhabilitation de la place Faidherbe et de l’Avenue Jean Mermoz qui pourraient démarrer dans quelques semaines.

Réhabilitation du patrimoine architecturale
Il a également fait allusion aux travaux de réhabilitation de la cathédrale du Sud de l’île qui ont déjà démarré, à la composante « Patrimoine » du Pdt, rappelant l’engagement de la France (réitéré récemment par le président Emmanuel Macron lors de sa visite à Saint-Louis) à injecter une enveloppe financière de 25 millions d’euros dans la réhabilitation du patrimoine architecturale, historique et culturelle de l’île de Saint-Louis.

Le maire Mansour Faye n’a pas manqué de rappeler que l’occupation du Rognât sud par le Groupement mobile d’Intervention (Gmi), contingent de la police nationale, est provisoire, « ces éléments du Gmi doivent rejoindre un autre bâtiment qui n’est pas encore disponible ». Il a aussi annoncé que la rénovation du stade Me Babacar Sèye va bientôt démarrer, révélant que l’entreprise en charge de cette réhabilitation va recevoir des garanties nécessaires de la part du ministère des Sports, avant de s’engager à effectuer les travaux.

A en croire le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, le projet de réhabilitation du stadium de basket Joseph Gaye de Ndar-Toute sera réalisé par Eiffage/Sénégal dans le cadre de son volet Rse.

Les conseillers municipaux se sont enfin prononcés sur la vente des ferrailles du pont Faidherbe et le projet de délocalisation de la Seras de Khor vers la commune de Fass-Ngom.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Ce sont plus de 5 milliards de FCfa qui ont permis de mettre en œuvre la dorsale Koumpentoum-Maléme-Niani-Koussanar et celle Dar Salam - à la lisière du parc national de Niokolo Kaba - Dialacoto-Missirah-Gouloumbou. Cela a permis de toucher 140 localités par une ligne moyenne tension de 425 km. Les populations de ces localités sorties des ténèbres qui ont reçu du directeur général de l’Agence régionale de l’électrification rurale (Aser), Baba Diallo, ont exprimé toute leur gratitude au Président Macky Sall.

Malème Niani, à 70 km de Tambacounda, a été la première étape de la visite marathon du directeur général de l’Agence régionale de l’électrification rurale (Aser), Baba Diallo. Le manque d’électricité sur cet axe si fréquenté, a toujours été un danger pour les habitants, a indiqué le maire de Malème Niani, Siriman Sall, qui n’a pas caché sa satisfaction. « C’est une épine qu’on vient d’ôter de nos pieds. Les populations ont, tout le temps, manifesté contre le manque d’électrification de leur commune. Pourtant les fils de moyenne tension les ont toujours traversées pour toucher les autres localités. C’est une promesse tenue du Président Macky Sall », a-t-il soutenu. Il a ajouté que du fait de l’insécurité, les agressions étaient légion. « De plus, les enfants ne pouvaient pas utiliser les ordinateurs que le lycée de la ville a acquis et qui, faute d’être utilisés, sont détériorés », a-t-il déploré. Il se rappelle qu’au cours d’une des manifestations, les élèves avaient incendié la maison du principal du collège et du maire, non sans plaider pour une tarification à moindre coût.
Dans cette commune, 10 km d’extension ont été faits et une centaine de points lumineux posés dans le cadre de l’électrification rurale.

Nous sommes à présent des Sénégalais
De l’autre côté, à Halte Fass, dans la commune de Paoscoto, Hamady Barry ne tarit pas d’éloges sur le Président Macky Sall et son gouvernement. « L’équité dont parle souvent le Président Sall est en train de se concrétiser. Après l’eau, on a à présent l’électricité. Maintenant, nous sommes sénégalais comme tout autre. Auparavant, seules trois localités sur 45 étaient touchées sur une population de 10.000 habitants. Le dispensaire est également sorti de terre », se réjouit-il.
Lors de la visite, le Dg de l’Aser a constaté de visu que les travaux d’électrification sont réceptionnés et l’offre de service a commencé. Ce dont s’est réjoui Amadou Barro Watt, chef de village de Gouloumbou. Pour lui, ce projet réduit les inégalités sociales. Comme lui, les populations ont dansé sous les lampadaires lorsque l’électricité est arrivée il y a trois jours.

En s’enfonçant dans les périmètres bananiers, après une halte à Nguène 3, on découvre dans les périmètres bananiers un champ d’un quart d’hectare qui abrite un projet pilote de pompage solaire. Selon Amadou Diakhaté, directeur technique de l’Agence pour l’énergie rurale africaine (Era), le projet couvre un périmètre de 33 ha mais le système de pompage prévoit, dans un premier temps, d’irriguer 15 ha. Une centrale solaire de 50,4 Kwc est reliée à une pompe monocellulaire centrifuge pour un débit contractuel de 250 m3/heure. Le montant de la subvention est de 50.373.000 FCfa.

Pompage solaire dans les périmètres bananiers
Le porteur du projet a pris en charge la réhabilitation de la tuyauterie. Ce projet, à terme, indique M. Diakhaté, permettra une augmentation de la production de banane et une amélioration des conditions de travail. En effet, l’achat de carburant pour le pompage engloutit 60 % des investissements.

A Dialacoto, les populations n’ont pas fait la fine bouche. Mamadou Diakhaby, l’adjoint au maire, de rappeler que c’est une doléance de 50 ans qui vient d’être réglée par le Président Macky Sall. Les poteaux sont là et les fils électriques sont visibles, il ne reste que le raccordement. Toutefois, les techniciens ont insisté sur l’alignement et le lotissement pour prendre en charge la sécurité des équipements. Sounkarou Diamba, le chef du village, de révéler que Dialacoto est le seul chef-lieu de canton à ne pas bénéficier de commodités. « Il a fallu l’avènement de Macky Sall pour mettre en œuvre le Sénégal de tous et le Sénégal par tous », souligne-t-il.

Le directeur général de l’Aser, Baba Diallo, a expliqué la politique énergétique menée par sa structure qui consiste à offrir aux populations une source d’énergie fiable leur permettant d’avoir de l’eau en permanence mais également de développer l’agriculture irriguée. « Nous avons en charge le développement de l’électrification rurale. Et l’objectif, dans le cadre du Plan Sénégal émergent (Pse), est d’arriver à l’accès universel à l’horizon 2025 », fait-il savoir.

 

PAPE DEMBA SIBIDE

BABA DIALLO,  DG ASER SUR LE COUT DE L’ÉLÈCTRICITÉ, BIENTÔT UNE HARMONISATION DES TARIFS
 
A l’issue de cette tournée qui l’a mené dans les régions de Tambacounda, de Kaffrine et de Kédougou pour faire le point sur les réalisations de l’électrification rurale, Baba Diallo n’a pas manqué d’exprimer sa satisfaction de voir de nombreuses populations sortir des ténèbres. « De Koungueul à la porte de la région de Tambacounda en passant par Koussanar, d’importantes infrastructures d’électrification rurale ont permis de toucher plus de 140 localités avec une ligne moyenne tension (Lmt) de 425 km.
 
Le gouvernement mis en place par le Président Macky Sall et que dirige Mohammed Boun Abdallah Dionne a mobilisé d’importantes ressources pour y parvenir. Dans cette partie du Sénégal, nous avons eu à investir plus de 5 milliards de FCfa », note-t-il. 

Le Dg de l’Aser qui a relevé que dans les localités visitées les populations ont insisté sur la cherté de l’électricité, a informé que « le gouvernement a décidé de mettre un terme à la tarification au forfait et d’aller vers une tarification au compteur ». « L’énergie coûte cher dans le monde rural. Le mode de tarification au forfait est décrié par les populations. Pour remédier à cette situation, le gouvernement a donné des instructions pour qu’on passe à l’harmonisation tarifaire. Les forfaits vont disparaître. Nous allons vers une tarification au compteur, que ça soit en pré-paiement ou en post-paiement, c’est-à-dire des clients qui sont facturés après une consommation », explique-t-il. L’harmonisation tarifaire consiste à appliquer une seule et unique grille tarifaire sur l’ensemble du territoire national, quel que soit l’opérateur qui délivre le service public de l’électricité. Il s’agit de mettre fin à la disparité qui a été notée entre la ville et la campagne. « Près de 3,2 milliards de FCfa qui sont prévus pour compenser le manque à gagner. Nous espérons, d’ici les prochains mois, y parvenir », fait-il remarquer.

DÉPARTEMENTS DE MATAM, DE KANEL, DE RANEROU ET DE BAKEL, 76 LOCALITÉS SERONT ÉLÉCTRIFIÉES AU SOLAIRE
Dans le cadre de l’électrification rurale, un marché vient d’être lancé pour toucher 76 localités en énergie solaire par de mini-réseaux dans les départements de Matam, de Kanel, de Ranérou et de Bakel. Avec l’aide de l’Union européenne et une forte contribution de l’Etat, plus de 10 milliards de FCfa sont mobilisés pour ce vaste programme d’électrification rurale avec de mini-réseaux et des extensions de réseaux. Un autre projet concernant les régions de Kédougou et de Kolda sera lancé demain à Kédougou. Il concerne Kédougou-Salémata-Saraya-Missirah Sirimana-Daloto-Saiansoutou.

Concernant l’éclairage public, le Dg de l’Aser, Baba Diallo, de noter que c’est du ressort des communes. « Nous avons invité les maires aux formalités d’abonnement. Nous travaillons aussi avec le gouvernement pour enrayer les disparités qui existent entre les grandes localités dont les factures d’électricité sont prises en charge par l’Etat et celles du monde rural dont les factures d’électricité ne sont pas encore prises en charge par le trésor public », fait savoir Baba Diallo.                     

P. D. SIDIBE

 

Tambacounda : Le conseil municipal de Tambacounda s’est penché sur le rapport d’orientation budgétaire relatif à l’exercice 2018 jeudi dernier. L’occasion a été aussi saisie pour examiner et d’adopter le compte administratif de la gestion 2016. Si le plan de développement communal va être l’objet d’une délibération dans les jours à venir, le lotissement de nouveaux quartiers a été une préoccupation du conseil.  

Pour réaliser toutes ces ambitions, le conseil se propose de réaliser « des recettes réelles » de l’ordre d’un milliard de francs Cfa en élargissant son assiette fiscale par une identification de toutes les niches, mais aussi par une hausse de certaines taxes au même niveau que d’autres villes du pays, souligne Mame Balla Lô, le maire de Tambacounda. Pour lui, l’outil de planification pour l’horizon temporel de cinq ans, autrement dit le plan de développement de la commune, est en train d’être conçu. Selon le maire de la ville, il va prendre en charge tous les projets et programmes dans la cadre de la politique de développement de la commune de Tambacounda. Une manière de décliner les ambitions et la vision qui permettront de mieux vendre Tambacounda, souligne-t-il.

Plusieurs conseillers municipaux de la mairie de Tambacounda ont remis au goût du jour la lancinante question de l’achèvement du lotissement du quartier Saré Guilèle, à un an de la fin du mandat de l’actuelle équipe. Les quartiers Saré Guilèle, Abattoirs complémentaire, Kothiarinding et Tamba Socé sont toujours dans l’attente d’un lotissement. A en croire plusieurs conseillers, « l’actuelle municipalité doit s’efforcer, ne serait ce que pour le plan directeur de la ville, d’inscrire son action dans l’organisation de l’espace, et ce dans la continuité, en vue de permettre aux équipes municipales de disposer d’un outil de gestion du foncier ».

Les conseillers ont souligné l’impatience des populations, affirmant que dans l’histoire de la commune de Tamba, la réalisation d’un lotissement n’a jamais pris autant de temps. La situation de l’ensemble des quartiers à lotir dans la ville a été faite par le maire de Tambacounda. Outre la question des lotissements, cette session d’orientation budgétaire a également discuté d’autre sujets dont celui concernant la construction d’un poste de santé à Médina Coura, une initiative annoncée pour 2017 et qui a été reconduite pour 2018, « si les recettes le permettent », a souligné l’édile de Tambacounda, tout comme l’achat de médicaments pour les autres structures sanitaires du même ordre de la commune. D’autres projets portent sur l’éclairage de 7 km sur l’axe Tambacounda-Goudiry et la restructuration du sous-secteur des mototaxis par exemple. Dans le cadre de la mobilité urbaine, la commune est en train de mailler les villes et d’établir des ponts en faisant la jonction entre les quartiers qui étaient coupés les uns des autres pendant l’hivernage. Avec l’avènement de Promovilles, dira le maire Mame Balla Lô, la réalisation de 8 km est dans la première phase de l’exécution de ce programme auxquels vont s’ajouter d’autres voies pénétrantes.   A ce sujet, le conseiller Abdou Karim Marico a évoqué la nécessité d’élaborer « une politique locale de mobilité urbaine » pour maîtriser les effectifs, surtout ceux des mototaxis. Le remboursement des dettes de la commune est aussi un souci du conseil municipal afin que Tambacounda puisse être éligible à d’autres projets du Programme national de développement local (Pndl).

Pape Demba SIDIBE

 

 Après neuf années d’attente, les travaux de rénovation de la Grande mosquée de Mbour devraient enfin prendre un nouveau départ avec la décision du chef de l’Etat de reprendre en main le chantier. C’est dans ce sens que son envoyé a effectué le déplacement à Mbour où le président du Conseil départemental a annoncé la reprise des travaux dans un mois.

Le chantier de la grande mosquée de Mbour va pouvoir enfin redémarrer. Avec la décision du chef de l’Etat Macky Sall qui s’est engagé à prendre en charge les travaux, ou du moins ce qu’il en reste. Cet engagement a été matérialisé mercredi dernier par la visite du chantier par un technicien envoyé par l’architecte du Palais. Abdou Ciré Gakou a ainsi visité l’édifice en construction et s’est entretenu avec les techniciens qui avaient la charge des travaux de même que les différentes parties prenantes. Une visite qui lui a permis de « faire l’état des lieux avec les techniciens sur place afin de connaître les besoins et de répertorier les manquements pour redémarrer les travaux ». Parmi ses hôtes, il y avait les responsables de la collectivité mandingue de Mbour, les membres de l’Association Solidarité mbouroise ou encore le président du Conseil départemental, Saliou Samb. Ce dernier a d’ailleurs annoncé la reprise des travaux de rénovation pour le mois de mars.

Cette reprise est, selon lui, le résultat d’un plaidoyer fait auprès du chef de l’Etat afin d’aider la communauté musulmane de Mbour à reconstruire ce lieu de culte dont les travaux de rénovation ont été entamés il y a neuf ans. Même si, ajoute-t-il, Macky Sall avait pris l’engagement, « avant son élection, de le reconstruire ». Une promesse réaffirmée lors de l’inauguration de la mosquée de Thierno Mansour Barro. Et Saliou Samb de renseigner que Mbour ne faisait pas partie du Programme de construction des cités religieuses, mais le chef de l’Etat a été convaincu de la nécessité de faire un geste pour la communauté musulmane de Mbour. « Nous avons, à plusieurs reprises, porté cette doléance au chef de l’Etat. Nous lui avons signifié, avec Me Oumar Youm, que notre principale préoccupation était la rénovation de cette mosquée », a-t-il affirmé. Depuis lors, plusieurs actions ont été entreprises aussi bien par les pouvoirs publics que par les responsables de l’édifice ; et on s’achemine vers la finalisation avec le début des travaux d’ici un mois. Les responsables de la mosquée qui se sont félicités de l’évolution de la situation, n’ont pas manqué de rappeler les difficultés rencontrées dans la recherche de moyens avec, dans un premier temps, la vente de tickets, puis un recours à des mécènes qui ont contribué pour atteindre le budget d’un milliard initialement arrêté. Mais cette estimation a évolué, compte tenu de beaucoup d’autres aspects qui ont été intégrés dans le projet. Du coup, le devis fait en 2008 a été réactualisé après l’état des lieux. Aussi ont-ils invité les pouvoirs publics à prendre les devants et à sensibiliser afin qu’il n’y ait pas de soucis avec les artisans qui occupent les abords de la structure.

Ousseynou POUYE

«Eriger Latmingué en commune verte, résiliente et moderne à travers un processus de développement durable endogène, inclusif et respectueux des droits des personnes vulnérables», telle est la volonté du maire Dr Macoumba Diouf qui revient sur les priorités de sa municipalité.

Selon le maire Dr Macoumba Diouf, dans le vote du budget de la mairie prévu la semaine prochaine, un montant de 267.044.623 FCfa sera arrêté. Ceci s’établit comme suit : 92.269.039 FCfa pour les besoins du fonctionnement et 175.775.583 FCfa pour les investissements.

D’après lui, la municipalité trouve ses fiches fiscales grâce aux niches fiscales. « La vision de Latmingué se décline en une commune verte, résiliente et moderne à travers un processus de développement durable, endogène, inclusif et respectueux des droits des personnes vulnérables», a-t-il avancé. «En référence aux mêmes textes, nous avons fait de la promotion des activités économiques une priorité et notamment pour les jeunes et les femmes dans les principaux secteurs productifs (agriculture, élevage, pêche et foresterie) pour lutter contre la pauvreté, l’exode rural et l’émigration, et créer les conditions de l’émergence de la commune de Latmingué», a fait savoir le maire.

Pour la période d’août 2014 à décembre 2017, les efforts de la mairie se résument à la construction et à l’équipement de la case de santé du village de campement, à une piste de production Latmingué-Thicath Keur Mamour Seck qui s’étend sur 15,7 km, à la réhabilitation de la route Latmingué-Thiawando sur 12 km (route goudronnée en bicouche). D’après toujours le premier magistrat de la commune, la municipalité a élaboré un document de planification dénommé Plan de développement communal (Pdc) de Latmingué avec l’appui et l’accompagnement du Programme national de développement local (Pndl) et de l’Agence régional de développement (Ard) de Kaolack pour la période de six ans, de 2018 à 2023.

Au plan des investissements, plusieurs projets ont vu le jour. On peut citer le Centre intégré de valorisation des déchets (Civd), le stade municipal, la case des tout-petits, le centre d’éveil, le nouveau poste de santé, etc.

La politique sociale permet au maire d’accorder des secours aux indigents. Dr Diouf compte faire un lotissement et un alignement dans les villages, une dotation en fournitures scolaires pour les établissements scolaires, une réduction des abris provisoires par la construction de salles de classe et de leurs équipements, la réalisation de clôtures pour des écoles, entre autres. Dans l’électrification rurale, il s’agira non pas de mobiliser le budget de la commune, mais d’assurer un suivi rapproché en relation avec les agences d’exécution, de la mise en œuvre des prévisions du Programme national d’urgence pour l’électrification rurale-phase 2 (Pnuer 2) exécuté par l’entreprise Mina distribution, etc.

Généralisation du Pacasen
Interpellé sur le Programme d'appui aux communes et agglomérations du Sénégal (Pacasen) considéré par certains comme un remède au sous-financement des communes, Dr Macoumba Diouf déclare : «S’il devait s’en tenir à son montage actuel avec les 123 communes de plus de 30.000 habitants, je pense que non. Car cela reviendrait à créer les conditions pour que les communes les "plus riches" (communes urbaines d’alors) continuent à s’enrichir au détriment des communes de l’Acte 3 (notamment celles situées en zone rurale)».

Le vice-président et porte-parole du Réseau des villes et communes écologistes vertes du Sénégal (Reves) confie également que nombre de communes ont posé le problème des statistiques qui ont été fournies. «On devrait, dès 2018, généraliser le Pacasen version "Plein pot" et procéder ensuite à des évaluations rigoureuses de la gouvernance locale et des performances des communes», a précisé le directeur de l’Horticulture. Le maire a laissé entendre qu’une dotation beaucoup plus conséquente est nécessaire à partir des transferts de l’Etat pour permettre le développement des infrastructures et créer les conditions d’une génération de recettes.

Pour un vrai développement à la base, l’édile Macoumba Diouf affirme que l’Acte 3, qui est une réforme extraordinaire, devra doter davantage les collectivités locales à travers des transferts financiers beaucoup plus importants (cas du Pacasen, de la Tva, paiement des taxes et autres droits par les sociétés nationales implantées sur le territoire des collectivités locales, etc.) pour permettre à ces collectivités locales de jeter les bases de leur émergence.

En outre, Dr Macoumba Diouf confie qu’on devra compléter le dispositif institutionnel prévu par l’Acte 3 avec la mise en place des pôles territoires, notamment celui du Sine-Saloum pour lequel une réflexion proactive a été engagée, avec la bénédiction du chef de l’Etat et l’accompagnement du ministère de tutelle par les 114 maires des trois régions administratives concernées (Kaolack, Fatick et Kaffrine).

Serigne Mansour Sy CISSE

L’année 2018, décrétée année sociale, a un écho favorable dans la région orientale où Sidiki Kaba, le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l'extérieur, a visité les chantiers du poste de santé de Dépôt d’un coût de 49 millions de FCfa, la maternité de Gouye de 26 millions de FCfa et la mosquée de Kothiarinding d’une valeur de 22 millions de FCfa. Des réalisations qui émanent de la demande sociale et qui vont polariser près de 60.000 âmes.

Ce qui devait être une visite de chantiers s’est transformée en de véritables explication de la politique sociale entamée par le président Macky Sall pour les plus démunies. Pour Sidiki Kaba, le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l'extérieur, il s’agit de traduire et de matérialiser ce concept qui reste une priorité par des visites de terrain pour mieux recueillir les doléances des populations, leurs préoccupations et chercher à y apporter des réponses.

A Gouye, ce sont plus de 25.000 âmes qui ont des problèmes de prise en charge sanitaire qui ont été ciblées. Les femmes accouchaient dans des conditions difficiles. Le centre de santé avait une seule salle que se partageaient tous les malades. Et du coup, la mortalité maternelle et infanto-juvénile était très élevée. Donc la priorité pour les populations dans cette localité était la construction d’une maternité. Une doléance qui est en train de se matérialiser puisque l’infrastructure est en construction et sera opérationnelle au mois de mars au plus tard.

A Kothiarinding, le pont qui permet d’enjamber le Mamacounda, rivière qui divise la capitale régionale en cinq, attend de prendre forme depuis cinq ans. Ce qui enclave ce quartier rattaché à la ville de Tambacounda pendant les fortes pluies. Dans cette localité, c’est un lieu de culte qui est sorti de terre pour accompagner les populations dans leurs dévotions et faire corps avec le programme du chef de l’Etat sur le programme des villes et cités religieuses, souligne le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l'extérieur. « Nous nous sommes investis pour leur donner cette mosquée en chantier plus vaste et plus moderne que l’ancien ».

Le quartier Dépôt, l’un des premiers de la ville de Tambacounda tirant son nom des garages du chemin de fer, abrite aussi l’un des dispensaires les plus vieux de la ville (plus de 40 ans) qui polarise plus de quatre quartiers et près  de 32.000 habitants.

Modernisation de l’hôpital régional
Il fallait entièrement refaire ses locaux pour mettre les patients et praticiens à l’aise. Des travaux de reconstruction et de rénovation sont faits avec la Fondation Sonatel pour mieux accueillir les populations. C’est le lieu pour le ministre Sidiki Kaba de saluer le rôle primordial des acteurs de la santé qu’il a reçus dès son arrivée dans la ville. Ces acteurs avaient profité de la visite du ministre Sidiki Kaba pour surseoir à leur journée d’actions qui devait être marquée par une marche populaire à travers les artères de la ville pour exprimer leur ras-le- bol sur leurs difficultés, en mettant en exergue l’absence de spécialités à l’hôpital régional (urologue, gynécologue, pédiatre, cardiologue, chirurgien, anesthésiste, ophtalmologue, etc.).

Les acteurs de la santé, selon Alassane Touré, secrétaire général de l’union locale du syndicat Sustas, ont cité l’octroi de parcelles pour la coopérative d’habitat et surtout les 253 millions de FCfa, le montant du remboursement des factures de la couverture médicale universelle. Il faut, affirme M. Kaba, mettre l’accent sur le caractère sous-régional de l’hôpital en relevant son plateau technique et en le renforçant en spécialités le permettant d’être attractif. Et ce dernier de citer l’ambulance médicalisée d’un coup de 40 millions de FCfa aquise il y a deux ans.
Ces actions ont été saluées par Ibrahima Gaye, responsable régional du Sustas et les autres acteurs de la santé qui ont pris la parole.

Pape Demba SIDIBE

La problématique de la répartition des fonds d’appui et de péréquation destinés aux collectivités locales et le contenu local étaient au centre d’un forum communautaire  organisé par « Publiez ce que vous payez » et le comité national Itie en marge de l’atelier de dissémination des rapports Itie 2015 et 2016 tenu à Kédougou la veille.

Les communautés de la commune de Tomboronkoto qui abrite Petowal Mining Company (Pmc), et qui va entrer en production en fin 2018 ou début 2019, ont répondu à l’appel de l’antenne régionale de « Publiez ce que vous payez », une manière de plancher sur les fonds de péréquation et d’appui des collectivités territoriales et le contenu local et la substance des rapports Itie 2015 et 2016, sous la présidence effective du sous-préfet de Bandafassy.

Le chargé de communication de « Publiez ce que vous payez » Boubacar Tamba qui a introduit le débat, a mis l’accent sur les deux thématiques que sont la proposition de politique de promotion du contenu local et les fonds d’appui et de péréquation aux collectivités locales ; avant que le secrétaire permanent adjoint du comité national Itie ne revienne sur la substance des rapports 2015 et 2016. M. Tamba a développé une proposition de projet de lettre de politique de promotion du contenu local, gage d’un environnement stable propice au développement des projets miniers. Cette politique, selon Boubacar Tamba, devra s’articuler autour d’une vision, celle consistant à créer un partenariat « gagnant-gagnant » où tous les acteurs impliqués collaborent et joignent leurs efforts afin d’assurer le succès de tout projet minier.

Promotion du contenu local
Cette vision repose sur le partage des gains pour une meilleure intégration des projets dans l’environnement social du pays afin de sauvegarder et de rendre durables leurs activités. Il ajoutera qu’il faut des principes directeurs dont le développement d’une offre intérieure et d’un réseau d’approvisionnement durable en biens et services pour le secteur minier, le développement des aptitudes et croissances d’un nombre considérable de travailleurs sénégalais afin qu’ils puissent avoir les qualifications nécessaires pour occuper un large éventail de postes responsabilité dans le secteur minier. Il y a, selon lui, la prise de décisions sur la base de principes fondés sur l’économie de marché assurant le bon fonctionnement des entreprises minières, dans le respect des normes de compétitivité et de compétence en lien avec l’embauche d’employés et l’achat de biens et services. En outre, il y aura l’utilisation de mesures claires, non discriminatoires, transparentes et réalistes, en conformité avec les obligations internationales du Sénégal, tout comme l’identification et la mise en œuvre des réformes visant à améliorer l’environnement dans lequel évoluent les entreprises minières et leurs fournisseurs, la facilitation du dialogue entre les représentants des parties, de même que l’assurance d’une large diffusion de l’information concernant la politique de promotion du contenu local et sa mise en œuvre.

Les acteurs de « Publiez ce que vous payez » laissent entendre que les mécanismes de promotion du contenu local doivent reposer sur le développement des entreprises locales ainsi que la formation et la création d’emplois locaux. Maintenant, pour que le tout soit opérationnel, ils indiqueront qu’il faut une structure de gouvernance comme un comité de pilotage au sein duquel siègeront les représentants des ministères concernés, de la chambre des mines, du secteur privé non minier, de la société civile, des partenaires techniques et financiers, de l’Apix et des personnes ressources retenues sur la base de leur expertise dans la promotion du contenu local.

Manque d’infrastructures de désenclavement
Ce déficit d’information, Abdoul Malick Bousso, le vice-président chargé de l’Itie au sein de « Publiez ce que vous payer », dit le mettre à profit au sein de cette organisation d’acteurs de la société civile sur la gouvernance des ressources minérales pour réfléchir sur un projet d’information, de communication et d’accompagnement des communautés afin qu’elles puissent pleinement profiter de la présence d’entreprises minières dans leurs terroirs. Les grandes lignes des rapports 2015 et 2016 seront présentées par le secrétaire permanent adjoint du comité national Itie, avec un accent particulier sur les données de la région de Kédougou. Alioune Badara Paye a passé en revue quelques données inhérentes à la région de Kédougou.

A en croire Alioune Badara Paye, en plus de l’or, la région de Kédougou recèle d’importantes réserves d’un fer de qualité dont la mise en valeur est plombée par la non-réalisation d’infrastructures de désenclavement comme « le transport ferroviaire et l’évacuation portuaire qui représentent 80 % des investissements ».

La plus part des interventions des communautés ont tourné autour de la problématique de l’accès à l’emploi des jeunes de la contrée, de la formation ou encore de la politique de responsabilité sociétale de l’entreprise Petowal Mining Company qui va entrer en production courant 2018 ou début 2019. Daouda Sène, l’adjoint au sous-préfet de Bandafassy qui présidait le forum, leur posera la question de savoir s’ils étaient organisés en GIE ou petites et moyennes entreprises aptes à capter les opportunités économiques offertes par cette seconde mine industrielle d’or du pays. Ils ont répondu par la négative. M. Sène les a incités à aller dans cette dynamique dans la mesure où tous ont acté qu’il n’est guère possible que tout le monde puisse trouver un emploi dans la mine. Il a montré du doigt certaines opportunités d’ordre agropastoral tout comme dans le domaine des biens et services.

Pape Demba SIDIBE

Les artisans de la région ont été formés en éducation financière à Ziguinchor la semaine dernière. C’était à l’initiative de l’Agence pour la promotion et le développement de l’artisanat. L’ambition de cette dernière est d’accompagner les artisans à quitter l’artisanat de survie pour aller vers l’entreprise et de pouvoir ainsi soumissionner aux marchés publics.

Cette session de formation a été organisée en collaboration avec l’observatoire de la qualité des services financiers. Son objectif était d’outiller les artisans d’ici pour qu’ils puissent intégrer le système financier, accéder facilement aux crédits et développer leurs activités. A cet effet, les artisans ont été sensibilisés sur la nécessité de se formaliser, d’ouverture des comptes et de mettre en place une comptabilité. Ces préalables devraient leur permettre d’élaborer leurs états financiers et plans d’affaires (Business-plan), puis les soumettre aux banques afin que ces dernières puissent leur faire confiance et leur octroyer des crédits.  Le directeur général de l’Agence pour la promotion et le développement de l’artisanat (Apda), Papa Hamady Ndao, s’est félicité de l’organisation de cette formation, soulignant que son programme de formalisation des entreprises artisanales passe nécessairement par cette étape. Il a expliqué que l’entreprise artisanale aura besoin de pouvoir tenir une comptabilité, de faire des états financiers, de gérer les crédits reçus des banques, de planifier et de comprendre le monde des finances. Quant à l’observatoire de la qualité des services financiers, son secrétaire exécutif Habib Ndao a assuré l’Apda de son accompagnement pour promouvoir l’artisanat au Sénégal.

El Hadj Moussa SADIO

La  Semaine de l’amitié et de la fraternité (Safra), une initiative de coopération transfrontalière pour l’intégration sous-régionale, face aux événements douloureux survenus le 8 février dernier au poste frontalier de Nianao, renouvelle, dans un communiqué, son appel aux autorités et aux forces de sécurité transfrontalières du Sénégal et de la Guinée-Bissau pour le respect des droits de la personne humaine et des accords de libre circulation des personnes et des biens de la Cedeao.

La Safra  souligne le communiqué a été informée des événements douloureux survenus le jeudi 8 février 2018 au poste de la douane sénégalaise situé à Nianao, frontalier avec le pays frère de la Guinée Bissau. Selon le communiqué, un convoi de plusieurs dizaines de pèlerins bissau-guinéens qui se rendait à Madina Gounass pour une ziaara annuelle, a été confronté à l’exigence de paiement de passavants par la douane sénégalaise. Face à cette exigence, les pèlerins auraient expliqué aux douaniers que les autorités bissau-guinéennes, comme de coutume, avaient saisi les autorités administratives et les forces de sécurité transfrontalières des deux pays pour la facilitation de leur passage. Ce que la police des frontières a fait sans problème. Les douaniers, malgré ces explications et la référence à la jurisprudence en pareille situation, auraient maintenu leur exigence. Les échanges de propos qui s’en sont suivis ont abouti à l’interpellation d’un chauffeur bissau-guinéen par un douanier qui l’aurait menotté et attaché dans son bureau, avant de le rouer de coups de crosse de fusil. Le communiqué soulignera que les hurlements de la victime auraient amené des membres du convoi à intervenir pour tenter d’arrêter la violence que subissait leur compatriote.

Le douanier qui violentait le chauffeur, s’est mis à tirer sur les intervenants, entraînant ainsi la mort d’un pèlerin et sept blessés graves. A l’arrivée des autorités administratives de Gabou (Guinée-Bissau) et de Vélingara (Sénégal) sur les lieux, la victime a été évacuée à l’Hôpital régional de Tambacounda pour les besoins de l’autopsie et les blessés ont été acheminés à Gabou et Bissau. La victime Amath Tidiane Baldé, commerçant de profession, est mariée à deux épouses et père de cinq enfants. Sa prière mortuaire a eu lieu vendredi 9 février dernier à Madina Gounass sur demande du Khalife général et son enterrement à Gabou.

Face à cette situation, la Safra, cette initiative de coopération transfrontalière et d’intégration sous-régionale à la base, exprime, dans le communiqué, sa profonde indignation et condamne sans réserve de tels comportements irresponsables qui menacent la paix, la sécurité et le bon voisinage des populations des deux pays. La Safra a renouvelé son appel aux autorités et aux forces de sécurité transfrontalières des deux pays pour le respect des droits de la personne humaine et des accords de libre circulation des personnes et des biens de la Cedeao, pour le maintien de la paix, de la sécurité, de la fraternité et du bon voisinage entre les peuples de l’espace Safra. A la famille de la victime, aux autorités et populations de Gabou et de la Guinée-Bissau en général, la Safra a présenté ses sincères condoléances.

Pape Demba SIDIBE

Dans le cadre d’un projet intitulé 2JF, une catégorie de populations des communes de Sindian, d’Oulampane, de Kartiack, de Tenghory et de Djignaki (Bignona) est liée, depuis 2016, par un cahier de charges à deux entreprises privées de transformation de produits forestiers pour l’approvisionnement de ces dernières en matière première. L’activité, qui s’est révélée lucrative, est en train de participer de manière significative à la lutte contre la pauvreté et à l’amélioration des conditions de vie des villageois. L’exode rural des femmes ainsi que des jeunes (garçons et filles) diminue également de plus en plus.

Les populations en question s’activent dans la collecte et le commerce de produits forestiers tels que le « madd » (Saba Senegalensis), le « ditakh » (Detarium senegalensis), le « bouye » (pain de singe). Actuellement, 2.200 personnes sont organisées et constituées en 44 GIE (Groupement d’intérêt économique). Elles ont aussi bénéficié d’une formation en techniques de bonnes pratiques forestières, agricoles et en agroforesterie grâce à l’accompagnement des services des Eaux et Forêts.

Deux centres de collecte seront construits à leur profit. Le premier, prévu à Djignaki, est en cours de réalisation. Le second sera implanté à Bignona en 2019.

L’objectif visé par le projet 2JF est l’organisation de la chaîne de valeur des produits forestiers, notamment le « madd », le « ditakh » et le « bouye », dans les communes de Sindian, d’Oulampane, de Kartiack, de Tenghory et de Djignaki où il intervient. Il entend également améliorer la qualité des produits forestiers susmentionnés. De cette manière, le projet ambitionne de valoriser les produits forestiers de la Casamance. Son chef Meïssa Aw a estimé qu’il y a beaucoup d’intermédiaires dans la chaîne de valeur et qu’il faut les diminuer dans les négociations entre acheteurs et producteurs. Et, à terme, le projet aspire à lutter efficacement contre la pauvreté, à améliorer la sécurité alimentaire et la résilience des populations.

Impacts positifs
Ce projet, d’une durée de cinq ans (2016-2020) et dont le bilan à mi-parcours a été fait dernièrement à Djignaki, est bien apprécié par les populations.

D’après ce bénéficiaire Samba Sané, par ailleurs chef du village de Diango, le commerce de produits forestiers nourrit son homme dans les cinq communes du Sud. « Nos revenus ont augmenté considérablement et nos conditions de vie se sont beaucoup améliorées », a-t-il témoigné.

Notre interlocuteur n’a pas oublié de mentionner que l’exode rural des femmes et des jeunes est en train de diminuer dans leurs terroirs.

Quant à l’adjoint au maire de la commune de Djignaki, Bécaye Diédhiou, et le sous-préfet de Kataba 1, Youssoupha Faye, ils ont révélé que l’initiative, qui a consisté en cette parfaite organisation de la collecte et du commerce de « madd », de « ditakh » et de « bouye » est en train pacifier davantage ce terroir bénéficiaire, jadis affecté par le conflit armé qui sévissait en Casamance. Outre la construction d’un magasin de stockage qui est annoncée par le projet 2JF, M. Faye a plaidé pour l’installation d’une unité de semi-transformation des fruits en vue de créer des emplois et de fixer davantage les populations dans leur terroir.

El Hadj Moussa SADIO 

Le Conseil départemental de Kaolack a inauguré un centre de coaching territorial ce dimanche. L’infrastructure, fruit de la coopération décentralisée avec la région de l’Oriental du Maroc et de la coopération technique belge, va servir d’outil de promotion et de valorisation des principales filières économiques de la région de Kaolack.

Invitée d’honneur de la troisième édition de la Foire Internationale de Kaolack (Fika), la région de l’Oriental du Maroc, jumelée au Conseil départemental éponyme, est en train de marquer de son empreinte cette édition avec l’inauguration du Centre de coaching territorial installé dans les locaux du Conseil départemental de ladite localité en présence du directeur de cabinet du ministre de la Gouvernance locale Alassane Sow. Une implication de la collectivité territoriale du royaume chérifien magnifiée par le président de l’institution départementale Baba Ndiaye. « Ce centre voit le jour grâce au soutien de la région de l’Oriental. Il est évidemment inspiré par le Centre d’excellence de coaching territorial qu’on a découvert chez vous. Il aura pour vocation de dispenser conjointement activités, formation et événement. A cet égard et profitant de votre présence, j’aurai l’honneur, après notre inauguration, de vous inviter à une courte séance d’échanges, créant ainsi la première activité du centre, pour proposer des activités concrètes qui vont servir d’exemples et que nous présenterons ensemble lors du prochain sommet d’Africités à Marrakech en décembre 2018 », a-t-il dit à ses hôtes marocains présents massivement à la cérémonie d’inauguration dudit centre. Conduisant la délégation, le président de la région de l’Oriental du Maroc Abdennabi Bioui s’est réjoui de l’excellence des relations plus que séculaires entre nos deux pays, à l’image de la proximité liant le président Macky Sall au Roi Mohammed VI. Le président de l’institution de la région de l’Oriental de vanter cet outil de management et de promotion économique des terroirs implanté depuis le 30 mai 2016 dans sa circonscription. Il a qualifié le président Baba Ndiaye de dirigeant charismatique et dévoué à la cause du développement de son département. Monsieur Bioui a pris des engagements à l’ouverture de cette première expérience de coopération à l’échelle des conseils territoriaux des deux pays à d’autres secteurs d’activités. Pour sa part, le directeur de cabinet du ministre de la Gouvernance territoriale, du Développement et de l’Aménagement du territoire a décerné le titre de champion de la mise en œuvre du Plan Sénégal Emergent au plan local à son hôte. Soulignant au passage l’axe stratégique de la valorisation du capital humain pour préparer des citoyens entièrement dévoués à la cause du développement économique et social du Sénégal. L’officiel a émis le souhait que cet outil puisse bénéficier aux autres collectivités locales du pôle territoire du Sine Saloum.

Pour rappel, le Centre d’excellence de coaching territorial de Kaolack est le fruit d’un partenariat entre le Conseil départemental éponyme, la région de l’Oriental du Maroc, du Cglu Afrique et du soutien financier de la coopération belge mobilisé par l’Ong Echos Communication.

Elimane FALL et Mouhamadou SAGNE

Le compte à rebours a donc commencé à Karang Poste en perspective de la première édition des journées de la libre circulation des personnes et des biens entre le Sénégal et la Gambie. Les populations sont déjà mobilisées pour la réussite de cet événement prévu le 1er mars 2018.

L’occasion de la réunion du Comité régional de développement (Crd) présidée à Karang avant-hier par le gouverneur de Fatick, Souleymane Cissé, au nom du ministre de l’Intégration africaine, du Nepad et de la Promotion de la bonne gouvernance, Mbagnick Ndiaye, représenté par son directeur de cabinet El Hadji Tanor Dieng, a été saisie pour sensibiliser les populations à la pertinence de cette importante rencontre. Le sujet campé aussitôt après l’ouverture de la réunion par Jean Antoine Diouf, directeur de l’intégration régionale au Ministère de l’Intégration africaine, a permis aux uns et autres de mieux comprendre la motivation d’une telle journée consacrée à la libre circulation des personnes et des biens en Sénégambie.

M. Diouf est revenu sur l’importance que la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) accorde à la libre circulation des personnes, au droit de résidence et d’établissement contenu dans un texte de 1979 et les textes qui le complètent, qui ont permis à cette institution de se positionner comme pionnière en Afrique dans le domaine de la mobilité des populations. « Ce rôle avant-gardiste a été renforcé par la suppression, dès 1983, de l’exigence de visa pour les citoyens communautaires qui se déplacent dans les autres Etats membres de la Cedeao, l’adoption du passeport communautaire en 2000 et, plus récemment, l’institution de la carte d’identité biométrique de la Cedeao », a-t-il indiqué. Aussi, ajoute le directeur de l’intégration régionale, « parmi les principaux objectifs de l’organisation communautaire figure la création d’un marché commun. Pour réaliser cet objectif, la Cedeao a identifié quatre axes principaux que sont la libre circulation des biens et des personnes, la levée des barrières non tarifaires, la constitution d’une union douanière à travers un schéma de libéralisation des échanges et un tarif extérieur commun ainsi que la mise en place de politiques commerciales communes ».

Lever les entraves
Autant de recommandations formulées dans cette dynamique de libre circulation des personnes et des biens dans l’espace Cedeao mais dont l’effectivité de son application rencontre beaucoup d’entraves que la plupart des intervenants n’ont pas manqué d’évoquer dans les débats. Ce sont les représentants des organisations communautaires de base, les transporteurs, les jeunes, les délégués de quartier, venus en masse, qui ont posé ces préoccupations quotidiennes des populations de Karang et d’Hamdallah. Même si, selon le maire de Karang, Diokine Gomis, « l’intégration et la libre circulation ne font l’objet d’aucun doute puisqu’elles sont vécues intensément entre les différentes populations le long de la frontière ». Il a rappelé le récent tournoi de football qui a opposé les hommes de tenues des deux pays et qui a été bien apprécié par les populations. Donc cette journée vient à son heure comme l’ont soutenu certains orateurs comme le représentant du syndicat des chauffeurs et transporteurs de Karang.

Toutefois, certains participants ont évoqué le marché de libre échange avec les tracasseries douanières de part et d’autre des deux pays, mais aussi l’éternel goulot d’étranglement qu’est la traversée du bac (ferry) gambien sur la route de la région sud ou l’inverse vers l’intérieur du Sénégal. Il est également question de sécurité et d’éclairage public, de difficultés d’approvisionnement en eau potable dont fait face la commune.

Autorités et élus invités à s’impliquer
Pour cela, il convient, selon le directeur de cabinet du ministre de l’Intégration africaine et du Nepad, « de rendre effectif le Protocole sur la libre circulation des personnes, le droit de résidence et d’établissement de 1979 et les textes qui le complètent dans le domaine de la mobilité des populations au sein de l’espace régional. Et surtout la libre circulation des biens, l’institution du schéma de libéralisation des échanges pour mieux matérialiser la zone de libre échange de la Cedeao, offrant ainsi un levier puissant pour l’accroissement du commerce intracommunautaire et la stimulation de l’activité économique ».

La journée d’intégration du 1er mars devrait servir de cadre de discussion et de recherche de solutions autour de toutes ces questions. Les autorités régionales et les élus du département, particulièrement le long de la frontière, ont été invités par le gouverneur de Fatick à se mobiliser pour la circonstance afin de réussir cette importante rencontre qui vise, selon le directeur de cabinet du Ministère de l’Intégration africaine, El Hadji Tanor Dieng, « à réaffirmer l’engagement politique des autorités sénégalaises pour l’effectivité de la libre circulation des personnes et des biens au sein de la Cedeao, en particulier en Sénégambie ».

Les acteurs des deux pays seront ainsi sensibilisés aux enjeux d’une telle opportunité de prendre des mesures plus hardies en vue de lever les entraves à la libre circulation des personnes et des biens dans l’espace régional. Un comité préparatoire et de suivi a été proposé par le gouverneur Souleymane Cissé sous la supervision du sous-préfet de Toubacouta avec comme membres les maires, les élus et toutes les autres personnes.

Mohamadou SAGNE

Un projet intitulé « Renforcement du leadership féminin rural en Casamance », d’une durée de 12 mois, a été lancé à Ziguinchor la semaine dernière. Financé par Foundation for a Just Society pour un coût total de 55.288.000 FCfa, il sera mis en œuvre par le Comité régional de solidarité des femmes pour la paix en Casamance (Usoforal) dans les communes de Djignaki, de Boutoupa-Camaracounda et de Diacounda.

La coordonnatrice d’Usoforal Seynabou Male Cissé, a expliqué le choix de ces trois collectivités locales par le fait qu’elles ont été les zones les plus touchées par le conflit armé qui sévissait en Casamance. Mme Cissé a fait remarquer que ce sont des zones où la situation a été difficile, où les femmes n’ont pas non plus vu beaucoup d’intervenants. Et en cette période d’accalmie, qui présage le retour d’une paix définitive et durable dans la région méridionale du Sénégal, la patronne d’Usoforal a affirmé que la volonté de son organisation est de continuer à s’investir pleinement pourredonner espoir, se développer et vivre en paix. « C’est cela notre rôle, et c’est ce que nous essayons de faire en intervenant justement dans les zones les plus touchées par ce conflit dont, entre autres, Djignaki, Boutoupa-Camaracounda et Diacounda », a assuré Mme Cissé.

On se rappelle que la Casamance avait vécu, ces trois dernières décennies, un conflit armé aux conséquences dramatiques sur les personnes, les communautés, le développement social et économique.

La situation d’insécurité et d’incertitude avait particulièrement affecté les femmes rurales. Certaines ont dû se déplacer chaque fois que la violence connaissait un pic, et ensuite rentrer dès que le calme, même précaire, revenait. Mais depuis 2012, une certaine accalmie s’est installée, même si ce n’est pas encore la paix. Et les femmes essaient de remettre en place leurs organisations et de s’impliquer dans la vie de leurs communautés respectives.

Le projet, qui vient d’être lancé à Ziguinchor, entend donc accompagner ce mouvement pour contribuer au renforcement du leadership féminin rural en Casamance. Il touchera 600 femmes membres des structures fédérales. De façon indirecte, 3.000 personnes bénéficieront de ce projet.

El Hadj Moussa SADIO

Les femmes de Diana confinées dans le Boundou, à l’instar des 80 localités du tiers sud de la zone de production du fonio, viennent de recevoir une machine à décortiquer. C’est grâce au programme financé à hauteur de 300 millions de FCfa par le projet sous-régional Waapp, par l’intermédiaire du Fnraa qui soutient cette initiative du Réseau des acteurs de la filière Fonio (Raff).

C’est à un retour à cette spéculation aux vertus nutritives et thérapeutiques, dont la pénibilité du dépiautage a été un frein à sa production à grande échelle, qui est prôné. Pour l’inventeur de la machine Sanoussi Diakité, il faut diversifier les cultures, multiplier les richesses et atteindre l’autosuffisance. Diana, aux confins du Boundou, est séduite par la démonstration de décorticage de cette céréale bien connue par les populations. Ici, selon Fanta Souaré, présidente régionale du Réseau des acteurs de la filière fonio (Raff), tout comme la présidente locale Coumba Gagigo, on connaît bien ses vertus nutritives et thérapeutiques pour les enfants et les femmes enceintes. Les hommes âgés y trouvent également leur salut. Elles ont exulté et étalé la spéculation sous toutes ses facettes. La menace positive avec la forte demande des Américains a été prise comme un défi pour la présidente régionale du Réseau des acteurs de la filière fonio (Raff) et elle réclame un programme spécial comme pour le riz, le maïs et le mil afin de faire reculer les barrières de la pauvreté et créer de l’emploi. Toutes les contraintes qui confinaient la production de fonio à la place de culture cultuelle et culturelle sont en train d’être levées avec la recherche, affirme Lucien Ndecky, coordinateur de la zone Est de Tambacounda et la Haute Casamance. Il est aussi question de l’utilisation de machines de dernière génération et des machines à décortiquer le fonio pour améliorer le processus de culture et de transformation. Des techniciens ont été formés pour mieux gérer l’outil. Le projet de diffusion à grande échelle d’une durée de trois ans a été financé à hauteur de 300 millions de FCfa par le projet sous-régional Waapp, par l’intermédiaire du Fnraa, ajoute Lucien Ndecky. C’est dans ce cadre que la machine à décortiquer le fonio qui permet de réduire la pénibilité de la transformation sera diffusée dans 80 collectivités locales des régions de Tambacounda, de Kédougou, de Kolda et de Sédhiou, qui demeurent des zones traditionnelles de production de cette céréale. La pénibilité du travail manuel de transformation est un des principaux obstacles à la promotion du fonio. L’identification des 80 localités bénéficiaires a été faite par l’Ancar en fonction de leur niveau de production de fonio, de la présence d’une organisation ou d’un groupement, d’infrastructures socio-économiques, de la taille de la population et de la capacité à polariser d’autres localités. La région de Tambacounda s’est vue affecter 18 machines.

Alternative pour le développement agricole
« Nous voulons que la machine soit le début d’une entreprise rurale », a dit l’inventeur de cette machine, Sanoussi Diakité, coordonnateur principal du Projet à grande diffusion de la machine, par ailleurs directeur de l’Office national de formation professionnelle (Onfp) devant une assistance enthousiaste. Le coordonnateur du Raff, M. Diakhité croit dur comme fer qu’en termes de sécurité alimentaire, de nutrition, d’amélioration des revenus des ruraux et d’échanges humains culturels à l’échelle nationale et internationale, le fonio va jouer un rôle déterminant. La production au Sénégal est en dent de scie avec près de 1.500 tonnes par an qui sont mises sur le marché et cultivées dans le bassin oriental du pays dans les régions de Tambacounda, de Sédhiou, de Kolda et de Kédougou. Pour répondre à l’exigence du fonio qui est la céréale du futur, la première étape consiste à renter dans le marché mondial. C’est pourquoi il est question de doper aujourd’hui la production, affirme M. Diakhité. « Il suffit d’améliorer le dispositif car les acteurs sont là, les terres sont disponibles et le marché monte crescendo. Le semis à la volée, le fauchage collectif, le battage et le lavage sont très exigeants. Maintenant toute la technologie déjà expérimentée existe et elle est de dernière génération. La production peut aller jusqu’à 10.000 tonnes. Le Mali est à 21.000 tonnes ; le double pour le Burkina Faso. Les acteurs pensent que le fonio peut être une culture d’alternative pour le développement agricole avec le prix au kilogramme qui peut atteindre 1.500 FCfa à Dakar et Tambacounda et à 1.200 FCfa voire même 1.000 FCfa en gros à Kédougou », soutient l’inventeur de la machine.

Alkaly Sao de Makacoulibantang, au nom des acteurs, a souligné que les Américains commencent à s’intéresser au fonio qui est cultivé dans 16 pays africains. L’année dernière, 80 tonnes ont pris le chemin du pays de l’Oncle Sam. Le riz a été introduit et imposé au Sénégal. Il est tant, selon ce dernier, que l’Etat du Sénégal mette en place un programme spécial pour le fonio comme pour le riz et le maïs.

Pape Demba SIDIBE

Le ministre de la Formation professionnelle, de l’Apprentissage et de l’Artisanat a ouvert, hier, à Kaolack, un centre de référence en froid, climatisation et plomberie au sein du Lycée technique et commercial El Hadj Abdoulaye Niass. Fruit de la coopération bilatérale avec le Canada, le bâtiment entièrement équipé a nécessité des investissements de 500 millions de FCfa.

L’offre de formation technique et professionnelle sera considérablement élargie dans la région de Kaolack et dans le centre du pays. Une conséquence de l’ouverture, dans la capitale du bassin arachidier, d’un centre de référence en froid, climatisation et plomberie. Le nouveau bâtiment qui trône majestueusement au sein du lycée technique et commercial El Hadji Abdoulaye Niass a été inauguré mardi par le ministre de la Formation professionnelle, de l’Apprentissage et de l’Artisanat, Mamadou Talla. Ce dernier qui a fait le déplacement en personne pour l’nauguration de ce joyau qui a nécessité des investissements de l’ordre de 500 millions de FCfa, n’a pas caché les enjeux de cette nouvelle infrastructure scolaire. « Ce nouvel édifice dispose de matériels de dernière génération dans le cadre d’un partenariat avec la coopération canadienne pour un coût total de 500 millions de FCfa. Ce qui traduit l’engagement du Sénégal en faveur d’une formation technique et professionnelle répondant aux besoins du marché de l’emploi », a indiqué le ministre. Selon lui, l’inauguration de ce bâtiment dédié à une nouvelle section au sein de ce lycée technique s’inscrit en droite ligne du forum 2018: « Essor du secteur privé pour l’éducation ». Il s’est agi, durant ces assises, de capitaliser sur les résultats obtenus dans le cadre de ce partenariat public–privé autour de la formation technique et professionnelle. « Nous devons engager la réflexion sur les enjeux du secteur en vue d’une capitalisation des bonnes pratiques en la matière» a-t-il-dit.

Il s’est, par ailleurs, félicité de l’exemplarité de la coopération canadienne, notamment avec des collèges et établissements d’enseignement technique et professionnel de ce pays autour de ce centre de référence, le premier du genre au Sénégal. Le ministre avait, dans la matinée, visité la chambre des métiers de Kaolack et s’est rendu à la Foire internationale de Kaolack (Fika) initiée conjointement par les deux chambres consulaires de la région. Mamadou Talla a rappelé l’objectif stratégique du gouvernement d’orienter 30 % des sortants du cycle fondamental vers la formation technique professionnelle à l’horizon 2025. Une option qui va mobiliser des investissements de l’ordre de 10 milliards de FCfa dont la moitié est financée sur le budget de l’Etat du Sénégal.

Pour rappel, le premier établissement technique implanté à Kaolack au début des années 80, le lycée El Hadji Abdoulaye Niass de Kaolack spécialisé dans les techniques commerciales ouvre, avec ce centre de référence, une nouvelle section dans les métiers du froid industriel et de la plomberie, selon le souhait exprimé par le ministre de tutelle.

Elimane FALL

La cérémonie de remise d’une ambulance médicalisée s’est tenue en présence des autorités coutumières, religieuses et sanitaires de la commune de Diawar dans le département de Dagana.

Durant cette cérémonie, les populations ont dit leur satisfaction à Faly Seck, le donateur et fils de la localité.

Dans l’enceinte du dispensaire de la localité, les populations sont sorties en masse pour se réjouir de l’arrivée de cette ambulance qui doit permettre l’évacuation sanitaire des malades, surtout les femmes enceintes. En effet, dans un passé récent, les malades de Diawar étaient obligés d’attendre l’ambulance de la localité de Mboundome pour d’éventuelles évacuations. Maintenant, avec cet outil offert par Faly Seck, Directeur de l’administration générale et de l’équipement (Dage) du Ministère de la Gouvernance territoriale, du Développement et de l’Aménagement du territoire, les choses vont se simplifier. Les autorités présentes ont apprécié ce geste qui vient atténuer la souffrance des populations. Même si certains ont demandé au donateur des mesures d’accompagnement pour le carburant et la clôture du dispensaire.

Dans ce même ordre d’idée, Birane Ndiaye Dièye, notable à Diawar, a exprimé sa fierté d’accompagner un responsable qui a pris conscience de la nécessité d’appuyer les populations. M. Dièye a aussi appelé à une synergie autour de « Faly Seck qui, avec dévouement, impacte positivement le vécu des populations de Diawar, surtout dans le cadre d’initiatives sociales ». Avec beaucoup d’altruisme, Oumar Mbodj, président des chefs de villages de Diawar, est revenu sur l’appui que les autres localités, pourvues en ambulance, apportaient à Diawar. C’est pourquoi, a-t-il-dit, « ce moyen d’évacuation des malades mis à la disposition du poste de santé de Diawar soulagera toutes les contrées voisines du Walo, comme Kheune, Wassoul, Gaya, Fourarate ».

Le bienfaiteur Faly Seck, président de l’Alliance démocratique pour l'émergence de la vallée (Adev) et responsable politique de l’Apr, a souligné que leur engagement politique trouve son sens dans la prise en charge des préoccupations des populations ». Depuis 2012, plusieurs actes ont été posés pour nos localités, souligne Faly Seck, « tout en invitant les habitants à maintenir la flamme de l’espoir en accompagnant le président Macky Sall dans la réalisation de ses chantiers de l’émergence par une réélection en février 2019 ».

Au demeurant, il a dit avoir entendu les doléances des populations. C’est pourquoi « cette action n’est que le début » car, note-t-il, « nos ambitions dépassent largement les actes que nous posons actuellement pour notre terroir ». En fait, pense le Dage du Ministère de la Gouvernance locale, « soutenir le chef de l’Etat Macky Sall, c’est intervenir de façon concrète dans des domaines comme l’éducation, la formation et la santé ».

Amadou Maguette NDAW

Le village de Thiébé, situé dans la commune de Warkhokh, veut sa part de développement. Ses habitants réclament une piste de production qui les sortirait du désenclavement et aussi l’installation d’un poste santé dans la localité. Des jeunes dudit village relevant de la commune de Warkhokh, dans le département de Linguère, sont montés au créneau pour réclamer de meilleures conditions de vie.

Pour Coly Djibril Ba, le responsable des jeunes, le tronçon Thiébé-Warkhokh, long de quatre kilomètres seulement, constitue un frein à l’émergence de la localité qui polarise une population d’environ 3.000 habitants. Selon M. Bâ, la réalisation de cette route qui est une vieille doléance permettra de désenclaver les localités environnantes et de faciliter la circulation  des personnes. « Les populations éprouvent toutes les peines du monde pour se rendre à Warkhokh pendant l’hivernage car la piste tracée par les charrettes est coupée par les eaux du marigot "MBaaye" », a-t-il affirmé.

Le chef de village qui se dit marginalisé, a également réclamé une ambulance qui va soulager les populations des peines qu’elles endurent quotidiennement. « Nos femmes qui sont évacuées à bord de charrettes, accouchent dès fois en route », a-t-il ajouté. « Le manque d'électricité fait qu'aujourd'hui, le vol de bétail et autres formes de délinquance demeurent endémiques dans le village de Thiébé », a-t-il conclu.

Masse NDIAYE

Le ministre de la Gouvernance territoriale, du Développement et de l’Aménagement du territoire a salué la pertinence des réformes de financement des collectivités locales. Yaya présidait un atelier de partage sur l’état d’avancement desdites réformes hier.

La commission restreinte du Conseil national de développement des collectivités locales (Cndlc) a organisé une rencontre pour échanger sur l’état d’avancement des réformes de financement des collectivités territoriales hier.

Présidant la réunion, le ministre de la Gouvernance territoriale, du Développement et de l’Aménagement du territoire a axé son intervention sur la pertinence des réformes. Selon Yaya Abdoul Kane, celles-ci visent à mettre en place un système intégré de financement touchant à la fois les impôts locaux, les transferts financiers de l’Etat incluant les recettes issues des opérations minières revenant aux collectivités territoriales et les financements innovants. Il a ajouté que le Gouvernement compte finaliser, en 2018, la réforme de la patente, du Fonds d’équipement des collectivités locales (Fecl) et du Cndlc et rendre effectif les transferts attendus du fonds de péréquation des exploitations minières.

« Ces projets de texte sur le Fecl et le Cndl changeront positivement, s’ils sont adoptés, le système de financement des équipements des collectivités territoriales », a-t-il ajouté, en indiquant que leur signature constitue un élément de mise en vigueur et, partant, des décaissements du Programme d’appui aux communes et aux agglomérations du Sénégal (Pacasen).


Lors de cette réunion, l’Agence de développement local et la Direction des collectivités locales ont présenté deux rapports relatifs à l’utilisation par les collectivités territoriales et les autres bénéficiaires du Fonds de dotation (Fdd) et du Fecl. Les projets de répartition en grande masse du Fonds de dotation à la décentralisation et du Fonds d’Equipement des collectivités locales au titre de l’année 2018 ont été examinés puis adoptés.

Diégane SARR

Le préfet de Goudomp, à la tête de la commission sous-régionale de gestion des frontières, s’est récemment rendu à Tiguy, village de Guinée-Bissau, pour jeter les bases d’une entente entre les populations de cette localité et celles du village de Koussy au Sénégal qui se disputent un lopin de terre depuis cinq ans.

Ces temps-ci, le conflit a pris une certaine dimension puisque nous sommes en période de récolte et de commercialisation de la noix d’acajou, une activité florissante dans cette zone et qui rapporte gros. Et le lopin de terre objet de ce conflit compte plusieurs anacardiers dont l’exploitation attise les convoitises. La mission a rencontré en terre guinéenne les sages, les notables, surtout les jeunes qui, débordants d’activités, peuvent exacerber le conflit.

Les populations sénégalaises se sont fait remarquer par leur sagesse au cours des discussions. Rien de surprenant puisque c’est le même peuple qui vit dans deux territoires différents. Cette rencontre tenue avec les autorités administratives précède celle de la commission nationale qui fera également le déplacement. Pour préparer cette rencontre et avoir une structure interlocutrice, un comité de gestion du conflit a été mis en place entre les deux villages. Il est chargé d’organiser des rencontres périodiques pour maintenir un climat d’entente entre les populations. Il s’agit donc de dépasser ce problème qui intervient souvent pendant la période de récolte de l’anacarde.

Les services de l’Ong Afrique Enjeux ont été sollicités pour diriger un cadre de concertation pour la recherche de la paix d’autant que le conflit est dû à un manque de dialogue dont la restauration pourrait précipiter la fin du conflit.

Malamine KAMARA

La Banque mondiale a approuvé un crédit de 110 millions de dollars de l’Association internationale de développement (Ida) en faveur du Sénégal, qui permettra d’améliorer radicalement la gouvernance et l’efficacité des services publics au niveau local. L’information a été livrée par un communiqué des services de la Banque mondiale hier.

Le premier objectif du Programme d’appui aux communes et aux agglomérations est d’améliorer les finances locales en augmentant les dotations de l’État aux collectivités locales, en introduisant des critères d’allocation objectifs et équitables, et en renforçant les capacités des municipalités afin qu’elles soient en mesure de développer leurs recettes propres. Le programme vise, en second lieu, à rationaliser la gestion des investissements publics dans un certain nombre de collectivités urbaines afin d’améliorer les services à la population. Selon le communiqué, la Banque mondiale va accompagner les efforts déployés par les autorités en vue d’engager une transformation qui placera les municipalités aux manettes du développement, explique Louise Cord, directrice des opérations de la Banque mondiale pour le Sénégal. Le nouveau programme devrait aboutir, en cinq ans, à une hausse remarquable des infrastructures de services publics municipales et redynamiser le processus de décentralisation budgétaire et administratif au niveau national, conformément aux objectifs de l’Acte 3 de la décentralisation ».

« Le programme s’attachera à améliorer considérablement les ressources financières dont disposent les collectivités locales et à mettre en place les mécanismes d’incitation et de soutien nécessaires pour accroître leur performance. Il permettra ainsi de renforcer le rôle de premier rang que sont appelées à jouer les municipalités pour mener à bien le développement local et répondre aux besoins de leurs administrés », soulignent Salim Rouhana et Bronwyn Grieve, chefs d’équipe du programme à la Banque mondiale.

Le communiqué indique que l’opération bénéficiera d’un cofinancement de 80 millions d’euros de l’Agence française de développement (Afd). Le nouveau crédit a été approuvé à la veille de l’arrivée à Dakar du président du Groupe de la Banque mondiale Jim Yong Kim. Cette visite de trois jours, entreprise conjointement avec celle du président de la République française Emmanuel Macron, s’inscrit dans la continuité du One Planet Summit coorganisé par la France et le Groupe de la Banque mondiale à Paris au mois de décembre 2017. Durant son séjour au Sénégal, Jim Yong Kim s’est entretenu avec le président de la République du Sénégal Macky Sall.

B. B. SANE

Les populations des îles ont été sensibilisées avant-hier sur les mesures de sécurité à prendre pour éviter les risques de catastrophes au large de nos côtes maritimes. C’était à l’occasion de la journée internationale des zones humides organisée par « Wetlands International » dans le village de Dassilamé Sérère, commune de Toubacouta.

En 2017, 92 accidents ont été enregistrés le long des côtes maritimes sénégalaises occasionnant la mort de 141 personnes. Dans ce lot, plusieurs victimes ont été dénombrées dans les îles du Saloum, nous a indiqué, avant-hier, le sous-lieutenant des sapeurs-pompiers Jeannot Sagna, le chef du centre des secours de Foundiougne. Il a saisi l’occasion de cette journée mondiale des zones humides pour informer et sensibiliser les populations sur les meures de sécurité à faire respecter. Le sous-officier a fait ce rappel aux populations en général, particulièrement celles des îles du Saloum à partir de Dassilamé Sérère. « Il est important de respecter ces mesures de sécurité dans les embarcations, notamment le port du gilet de sauvetage, les informations météorologiques à respecter, et éviter la surcharge dans les embarcations, surtout les plus petites qui ont du mal à résister à la furie des vagues en cas de marée haute », leur a-t-il fait entendre.

D’ailleurs, les populations ont encore en mémoire le chavirement d’une pirogue au large de Bétenti qui avait fait du coup 21 victimes parmi les femmes qui s’adonnaient à leur travail favori de cueillette d’huîtres. Quatre mois après, un autre drame survient à Faoye avec le chavirement d’une autre pirogue qui transportait une dépouille mortelle occasionnant six morts dont des membres d’une même famille. Pour éviter ce genre de catastrophe, l’adjoint au préfet de Foundiougne, Moussa Aly Ba, qui a présidé la cérémonie, a exhorté les populations de ces zones reliées les unes aux autres par les bolongs à respecter les textes en vigueur contenus dans l’arrêté du Ministère de l’Economie maritime et qui rendent obligatoire l’embarquement et le port du gilet de sauvetage à bord des embarcations non pontées utilisées dans la pêche artisanale et dans le transport de passagers et de marchandises.

Utilisation d’embarcations requises aux normes
Par ailleurs, il convient pour les usagers d’utiliser des embarcations requises aux normes de navigabilité et pouvant résister aux vagues sans prendre de l’eau comme c’est souvent le cas. Wetlands International a saisi l’occasion de cette journée pour offrir aux populations de Dassilamé Sérère une barque avec son moteur hors bord ainsi que de nombreux lots de matériels et d’équipements d’usage. Le tout, selon Ibrahima Thiam, directeur régional de « Wetlands International » zone Afrique, « pour un montant de 30 millions de FCfa. Ainsi, ce matériel va surtout aider à la surveillance, à la cueillette d’huîtres et au transport de la production. Nous avons aussi doté ces populations d’un autre type de matériel tel que les ruches et les accessoires pour faire des guirlandes  et la contribution au grossissement des huîtres ».

A travers cet important don, l’Ong Wetlands international manifeste ainsi sa volonté de renouveler aux populations de la zone de Dassilamé Sérère sa confiance et son engagement à les appuyer davantage dans leurs initiatives de développement endogène. Le directeur régional zone Afrique de « Wetlands International » a également profité de cette journée pour annoncer que son organisation va dérouler un important programme cette année, qui viendra s’ajouter aux acquis déjà enregistrés ces deux dernières années dans la restauration et la conservation de l’écosystème de la mangrove. Selon Ibrahima Thiam, cet organisme appuiera en plus des activités de formation, de lutte contre la pauvreté et de création de richesses pour les populations locales. « Notre organisation va étendre ses activités au Delta du Saloum et augmenter ainsi notre zone de couverture pour la porter à 13 villages, surtout en zone insulaire, qui vont composer l’Association inter-villageoise (Aiv). Ce qui va contribuer à augmenter la production d’huîtres et celle de miel et ouvrir de nouvelles pistes aux populations locales dans la commercialisation de leurs produits de cueillette », a conclu M. Thiam.

Mouhamadou SAGNE

C’est autour du thème « l’agro-écologie et la sécurisation foncière pour la souveraineté des peuples » que le Réseau Enda Tiers-Monde fête ses 45 ans. Pour les acteurs, cette culture permet un rendement quantitatif de qualité.

« Dans le Sahel, où la menace de la faim s’alourdit de plus en plus, les conditions agro-climatiques particulières de cette région imposent de recourir à des options agricoles et environnementales innovantes pour mettre les populations et les communautés rurales à l’abri de ce fléau. Il a été prouvé, à travers le monde, que les systèmes de production agro-écologique à la base sont capables d’assurer et de maintenir la sécurité alimentaire locale », a dit, hier, Tidiane Sidibé, directeur de cabinet du ministre délégué auprès du ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural.

Selon lui, cette production (agro-écologie) maintient aussi les services éco-systémiques pour le bien-être rural et la conservation de la biodiversité à travers le recours accru aux innovations portées par les agriculteurs locaux.

« L’agro-écologie apparaît de plus en plus comme une réponse pertinente à la problématique d’adaptation agricole des régions sèches que ce soit en matière de gestion de l’eau, de préservation du sol contre l’érosion et de la gestion de la fertilité des sols », a fait savoir M. Sidibé. Il a expliqué que depuis quelques années, de nombreuses initiatives sont mises en œuvre par les associations de producteurs et Ong pour le développement de l’agro-écologie en Afrique de l’Ouest.

Tidiane Sidibé a témoigné sa satisfaction car, depuis la première édition des journées de l’agro-écologie organisées en 2016, des universités, des institutions de recherche et même des élus locaux rejoignent la dynamique avec la mise en place de formations liées à cette pratique agricole. Le directeur de cabinet a souligné que l’agro-écologie intègre les bénéfices des technologies modernes aux dimensions écologiques et sociales des systèmes de production traditionnels pour mieux toucher les exploitations familiales démunies.

Prenant la parole, Doudou Diop, président de la Fédération nationale d’agriculture biologique (Fnab), a indiqué que dans l’exploitation des terres dans le monde, seuls 12% respectent l’environnement. Moussa Koïta, membre du Conseil d’administration d’Enda Pronat, a fait savoir que nos gouvernants doivent changer leurs politiques agricoles si nous voulons atteindre la sécurité alimentaire.
En outre, il a indiqué que nos agriculteurs ne peuvent pas concurrencer les produits de l’étranger si l’emballage coûte plus cher. Pour lui, on ne peut pas parler de souveraineté alimentaire s’il y a une discontinuité entre la production et la consommation.

Le Réseau Enda Tiers-Monde fête ses 45 ans, près d’un demi-siècle au service de l’autonomie des communautés et de l’émancipation des peuples du Sud. Du 5 au 9 février, un public multi-acteur composé d’autorités étatiques, d’institutions partenaires, de chercheurs, d’universitaires, de la société civile et autres communautés bénéficiaires, va se relayer pendant la semaine de lancement dans différentes séries d’activités. Le Réseau Enda a l’ambition de revisiter le chemin parcouru depuis 1972 et d’exploiter les chantiers futurs tels que la promotion du développement durable, etc.

Plus qu’une organisation, le Réseau Enda Tiers-Monde concentre, depuis 45 ans, 24 bureaux et intervient dans une quarantaine de pays en Amérique latine, en Asie et en Afrique pour bâtir des alternatives, réinventer le présent et ouvrir des voies aux peuples vulnérables.

Serigne Mansour Sy CISSE

Le directeur de l’Usaid pour l’Afrique vient d’effectuer une visite dans la commune de Médina Chérif pour voir le niveau de mise en œuvre des programmes financés par son agence.

Une mission de l’Agence américaine pour le développement internationale conduite par Christophe Penders, directeur Afrique de l’Usaid basé à Washington, a effectué, jeudi, une visite dans la commune de Médina Chérif, Est du département de Kolda, pour vérifier l’état de mise en œuvre des programmes appuyés par son agence. La délégation a assisté à un séminaire de renforcement des capacités des membres des comités de santé et des conseillers municipaux avant de visiter la case de santé du village de Diattafa qui a été réfectionnée et équipée grâce à l’appui de l’Usaid. « C’est un honneur et un plaisir pour moi de venir ici voir votre travail en collaboration avec l’Usaid. Nous avons bien apprécié vos efforts et votre travail dont les fruits sont très visibles. Au nom du peuple américain, nous vous réaffirmons notre solidarité et notre collaboration ici à Médina Chérif et un peu partout au Sénégal », déclare Christophe Penders.

La directrice adjointe du bureau santé de l’Usaid/Dakar Madame Guissé Ramatoulaye Dioum salue les efforts des autorités locales et les populations pour la mise en œuvre des programmes appuyés par l’Usaid. « Nous sommes très impressionnés par le niveau des réalisations des activités, mais aussi les résultats que nous avons vus, en particulier le niveau d’engagement des populations dans le secteur de la santé », souligne-t-elle. La délégation s’est ensuite rendue au village de Bandiagara Coly qui a bénéficié d’une infrastructure multifonctionnelle financée par le peuple américain dans le cadre de la réhabilitation de la route nationale numéro 6 (Rn6) à travers le Millénium challenge account (Mca). Cette infrastructure est composée d’un château d’eau, d’un foirail et d’un marché pour les femmes pour un coût global de plus de 200 millions de FCfa. En 2017, l’Usaid/ Yaadjeende avait également lancé un programme de lutte contre la pauvreté qui avait permis à 100 femmes de 24 villages de la commune de Médina Chérif de recevoir deux moutons par bénéficiaire, selon le maire Ibrahima Gano. « Médina Chérif a été choisie comme commune pilote dans le cadre de la mise en œuvre d’un programme intégré qui regroupe l’ensemble des programmes de l’Usaid. Dans ce programme, la santé est une composante essentielle. C’est ce qui justifie d’ailleurs que depuis trois jours, nous sommes en train de faire des formations qui vont déboucher sur l’élaboration d’un plan d’action sur la santé de 12 mois », dit-il.

Mamadou Aliou DIALLO

La région de Kolda est bien lotie en matière d’information. Elle compte 13 radios communautaires, deux radios commerciales et une radio publique.

Le paysage médiatique de la région de Kolda s’enrichit avec l’arrivée de deux nouvelles radios communautaires. Il s’agit de Duῆa Fm et de Jinku Fm qui émettent respectivement sur les 91.9 et 103.9 Fm. La première est installée à Mampatim, chef-lieu de la commune du même nom, alors que la seconde se trouve dans la commune de Kolda. Ce qui porte ainsi à 13 le nombre radios communautaires existant dans la région de Kolda qui compte deux radios commerciales, une radio publique (Kolda Fm) et une télévision (Kolda Tv), soit un total de 16 radios. Le département de Kolda occupe la première place avec cinq radios communautaires et trois radios généralistes dont une publique et deux privées et une télévision. Le département de Vélingara arrive en seconde position avec cinq radios communautaires alors que le département de Médina Yoro a seulement trois radios communautaires.

La plupart des radios communautaires sont créées par des correspondants régionaux de la presse nationale alors que d’autres appartiennent à des associations. C’est le cas notamment de Jinku Fm qui est créée par l’Association Jinku Fouladou qui regroupe des ressortissants de la région de Kolda vivant à Dakar et dans la diaspora. Les principales langues utilisées sont le Pulaar, le Manding et le Français. La radio Jinku Fm veut contribuer à la formation citoyenne, à l’approfondissement de la démocratie et à la promotion de l’Etat de droit au Fouladou. La lutte contre la déforestation, la destruction de l’environnement, l’exploitation abusive du bois, les feux de brousse, l’ensablement des vallées et le tarissement des mares, sont les principaux thèmes développés dans les différentes émissions. « Nous voulons participer à la construction citoyenne, à l’approfondissement de la démocratie et soutenir l’Etat dans ses efforts de développement et de tous les acteurs qui interviennent dans la région. Notre ambition est de faire de la radio Jinku Fm un espace de dialogue et d’échange pour toutes les communautés vivant dans la région de Kolda afin de promouvoir le développement local », déclare Abdou Diao, directeur de la radio Jinku Fm. Il lance un appel aux Koldois vivant à Dakar et ailleurs dans le monde ainsi qu’aux Ong et projets intervenant dans la région pour soutenir Jinku Fm pour lui permettre de réussir cette noble mission.

M. A. DIALLO


AVERTISSEMENT

La SSPP « Le Soleil » met en garde et interdit formellement aux responsables et gestionnaires de sites d’informations, établis au Sénégal ou ailleurs, de poster les articles publiés sur le portail Internet du « Soleil », à l’adresse www.lesoleil.sn. La SSPP « Le Soleil » ne tolérera aucune entorse à cette interdiction. Seule est permise la publication de liens directs pour rediriger l’internaute vers l’adresse www.lesoleil.sn

PARTENARIATS

Les gestionnaires de sites qui le souhaitent peuvent adresser une demande de partenariat avec la SSPP « Le Soleil » qui en définira les modalités et fixera les conditions d’utilisation des articles, photos, logos de son portail Internet. En cas de manquements, la SSPP « Le Soleil » se réserve le droit d’engager immédiatement des poursuites judiciaires envers les contrevenants, pour violation du respect des droits d’auteurs.