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Régions (1962)

Dans le cadre d’un protocole de partenariat paraphé en 2015 entre l’Association des maires du Sénégal (Ams) et le groupe Eiffage, la Maison des élus locaux a été complètement réhabilitée en 2016. Deux ans après la fin des travaux, le nouveau bâtiment a été réceptionné hier, en présence du président de l’Ams, Aliou Sall, et le Pdg d’Eiffage Sénégal, Gérard Sénac.

Considérée comme l’une des bâtisses historiques de la capitale sénégalaise, la Maison des élus locaux, plongée dans un état de délabrement il y a quelques années, retrouve un nouveau visage aujourd’hui. Grâce à un accord de partenariat entre l’Association des maires du Sénégal (Ams) et le groupe Eiffage Sénégal, la réhabilitation de l’édifice a été faite depuis 2016. Deux ans après la fin des travaux, le nouveau bâtiment réhabilité vient d’être réceptionné. Pour Eiffage Sénégal qui assuré les travaux consistant, entre autres, au réaménagement des pièces, à la démolition partielle et à la reconstruction du mur mitoyen, à la reprise du faux plafond, à la reprise de la peinture et à la réparation des fissures, il s’agit d’une manière de contribuer à la préservation du patrimoine historique des villes du Sénégal. Il est également question de s’inscrire dans une démarche de responsabilité sociétale d’entreprise. Ce travail de réhabilitation a été cofinancé par l’Ams et Eiffage Sénégal.

D’après le président de l’Ams, il s’agit de la célébration d’un partenariat entre le groupe Eiffage et l’Association des maires du Sénégal. La Maison des élus locaux, a fait savoir Aliou Sall, est un témoignage de l’histoire de l’urbanisation de « cette belle ville de Dakar ». C’est l’une des bâtisses, a-t-il ajouté, qui font l’identité de la Place de l’indépendance. A l’en croire, l’édifice est un pont qui « nous » relie avec « notre » historique tout en « nous » projetant vers l’avenir. « Elle (la Maison des élus locaux) avait beaucoup perdu de sa beauté du fait de l’absence d’entretien et de maintenance. Gérard Sénac, connu comme un militant de la restauration des bâtiments historiques, a bien voulu répondre à notre sollicitation en 2016, en apportant l’expertise et une bonne partie des ressources financières nécessaires pour réhabiliter ce bâtiment », a dit M. Sall, saluant l’intervention qualitative d’Eiffage Sénégal. Aux yeux du président de l’Ams, en portant son choix sur la maison des élus, cela montre l’ancrage de l’entreprise et ses interrelations avec les terroirs.

Depuis quelques années, Eiffage Sénégal participe à la rénovation de plusieurs bâtiments historiques comme le Monument aux morts à Saint-Louis, la rénovation de l’ancienne Maison du président Léopold Sédar Senghor et la réhabilitation de la Radiodiffusion Télévision sénégalaise (Rts) de Saint-Louis. Avec la réhabilitation de la Maison des élus locaux, le président directeur général d’Eiffage Sénégal pense que le message du partenariat 50-50 est bien passé. « Le lien continue entre différents maires des communes des départements du Sénégal… Ce partenariat est clair.

Chacun participe à la hauteur de ses moyens. Je pense que la plus belle réalisation, c’est le partage  », a dit Gérard Sénac. Ce dernier n’a manqué de faire part de sa volonté d’œuvrer à la préservation du patrimoine bâti au Sénégal. «Aujourd’hui,  ce que l’on souhaite, c’est de pouvoir continuer à protéger ce patrimoine », a-t-il indiqué.

Ibrahima BA

Avec l’appui de la Koica, les conseillers municipaux de Fanaye, Ndiayène Pendao et Guédé Village, en étroite collaboration avec les populations de ces collectivités locales du département de Podor, sont résolument engagés à relever les défis de l’Acte 3 de la Décentralisation du Pse et du Pnar. Depuis 2016, les partenaires sud-coréens mettent en œuvre dans ces trois communes de Podor, situées dans les arrondissements de Thillé Boubacar et de Gamadji Saré, un projet de développement agricole qui permettra de fixer définitivement les bras valides de ces trois collectivités locales dans leur terroir en les aidant à lutter contre la pauvreté, l’émigration clandestine et l’exode rural.

M. Rak Myeong Jung de la Koika et l’ingénieur délégué de la Saed de Podor, Amadou Tidiane Mbaye, lors de la dernière réunion des bénéficiaires à Nianga, ont rappelé que ce projet inclusif et durable de la chaîne de valeur riz est mis en œuvre par la Koika (Agence sud-coréenne pour la coopération internationale) et financé par le gouvernement sud-coréen pour un coût global de 4 milliards, 250 millions de FCfa et pour une durée de 7 ans.

M. Mbaye a précisé que toutes les études d’avant-projet détaillées sont terminées, « les appels d’offres seront lancés incessamment, les premiers contrats avec les entreprises seront signés en septembre 2018 et les travaux pourraient démarrer avant la fin d’octobre prochain ».

Des sessions de formation pendant deux ans
Amadou Tidiane Mbaye a laissé entendre que les formations des populations bénéficiaires sont en cours, au moment où le processus de mise en place du comité local de gestion intégrée du centre de l’union de ce projet (qui sera construit à Pendao, aménagé et entièrement équipé par ce projet), est en train d’être finalisé. Il s’est réjoui de la farouche volonté des partenaires sud coréens d’accroître les revenus des GIE et des familles de 20% et surtout de contribuer de manière significative à l’augmentation de la production rizicole. Egalement, ce projet permettra de renforcer les capacités techniques des producteurs de riz à travers différentes sessions de formation pendant deux ans, de former aussi des formateurs appelés à démultiplier leurs connaissances au profit d’autres producteurs de riz.

 Dans le même sens, le coordonnateur du projet, M. Rak Myeong Jung, a parlé du rôle de ce comité, de l’état d’avancement du projet et de l’importance du centre de l’Union. Ainsi, il s’est appesanti sur le système d’irrigation (canalisation, pompe, etc.), la mise en place des machines agricoles (trois tracteurs, des transplanteurs de riz), du matériel de transport (camions gros porteurs et véhicules pick-up), la nécessité de générer des revenus à travers l’exploitation de ce centre de l’union (location de la salle polyvalente pour des réunions, des machines, des chambres, etc.), la promotion du « Riz-Podor/Koica », de favoriser l’intégration et la fédération des trois unions agricoles.

 Une quinzaine d’intervenants ont ensuite parlé au nom des populations bénéficiaires de ces trois communes rendant un vibrant hommage à l’équipe de Rak Myeong Jung qui s’active pour mettre en valeur dans ces trois communes, 602 ha de terres cultivables en vue de permettre aux producteurs de démarrer les premières opérations de récoltes de riz vers juin 2019.

« Avec les futurs aménagements de la Koica, et les renforcements de capacités dont nous bénéficions et la mise en place de systèmes d’irrigation très performants, nous serons bientôt autonomes », ont-ils souligné. Ils ont enfin été unanimes en rappelant que ce programme est mis en œuvre conformément à la volonté du président Macky Sall qui, lors d’une de ses visites en Corée du Sud, avait sollicité auprès du gouvernement sud coréen un appui pour booster le développement agricole dans notre pays.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Face aux Tivaouanois dimanche dernier, le maire, Mamadou Sy Mbengue, a répondu aux différentes interpellations sur sa gestion. L’insalubrité au marché centrale est revenue à plusieurs reprises dans les débats. Le maire minimise les manifestations de colère et promet des solutions à partir de ce mardi.

Des commerçants du marché central de Tivaouane, « fatigués de cohabiter avec les ordures mais aussi de vivre dans l’insécurité » avaient déversé, ces derniers temps, le détritus sur la route pour manifester leur colère contre l’équipe municipale. Dimanche, à l’occasion d’une audience publique, le maire Mamadou Sy Mbengue, interpellé sur le sujet, a donné sa part de vérité sur cette affaire et promis de bouter la saleté hors du lieu de commerce. « Le marché de Keur Matar est d’abord une préoccupation de la municipalité. Nous étions en pourparlers dans le cadre d’une commission mixte avec, à sa tête, le premier adjoint au maire et le président de l’association du marché. Un travail technique a été fait. Nous avons identifié l’ensemble des cantines qui doivent disparaître parce qu’elles sont irrégulièrement construites sur le site, mais aussi parce qu’elles sont le terreau des ordures », a expliqué le directeur général de l’Ipres.

Poursuivant, l’édile de Tivaouane a souligné qu’ils s’étaient entendus pour démarrer le travail dès ce mardi 24 juillet. « Entretemps, des personnes malintentionnées ont mis les ordures sur la route, mais nous n’allons pas leur donner l’importance qu’elles n’ont pas. C’est du menu fretin pour nous. Nous allons poursuivre dès ce mardi le travail pour rendre salubre le marché de Keur Matar. Mieux encore, Tivaouane a 871 millions de FCfa dans le Pacasen. C’est pourquoi, nous allons avoir un programme pour que le marché et les autres infrastructures puissent être gérés comme il se doit », a fait savoir le maire de la ville sainte. A l’en croire, une fois ce travail fait, les problèmes sécuritaires vont également disparaître parce qu’ils comptent mettre sur place des agents de sécurité de proximité qui vont réguler la circulation mais aussi l’occupation de l’espace.

Dans une salle à moitié pleine, Mamadou Sy Mbengue a étalé les réalisations de l’équipe municipale qu’il dirige depuis 2014. Entre autres, il cite le foirail de Tivaouane bâti sur 16 hectares pour 1,6 milliard de FCfa, « avec tous les équipements qu’on retrouve dans un foiral moderne ». « Notre objectif est de faire en sorte que Tivaouane soit un hub en matière d’élevage », a laissé entendre le premier magistrat de la ville. Selon lui, le centre socio-éducatif des jeunes, construit sur le site de l’ancien hôtel de ville avec quatre salles polyvalentes, deux salles de conférence, une salle de cérémonie et un restaurant, va permettre aux jeunes de s’épanouir. « Notre fierté est aujourd’hui grande avec la réalisation de la place Seydi Elhadji Malick Sy et Khalifa Ababacar Sy à l’entrée et à la sortie de Tivaouane. Mais le projet phare que nous avons visité ce matin est le centre intégré de valorisation des déchets installé sur 20 hectares. Il y aura des garages mécaniques, un bloc administratif, un centre de tri, un centre d’enfouissement technique, et des points de regroupement normalisé etc. Ce centre va employer plus de 200 Tivaouanois », s’est vanté le maire.

Pour lui, depuis 2012, Tivaouane a bénéficié de plus de 20 Km de route avec l’appui du président Macky Sall. « Mais aujourd’hui encore, a-t-il mentionné, un Tivaouanois qui aime son terroir nous a gratifié de plus de 30 Km de route. Nous avons commencé les chantiers ». Mamadou Sy Mbengue affirme avoir constaté avec beaucoup de satisfaction que Tivaouane est en train de progresser avec l’équipe municipale qui a été installée le 22 juillet 2014.

Ndiol Maka SECK

Un bel exemple de coopération et de solidarité Nord-Sud. La ville normande de Val-de-Reuil et celle allemande de Ritterhude ont célébré, avant-hier, 20 ans de coopération avec le village de Danthiady, dans le département de Matam.

Le village de Danthiady, dans le département de Matam, la ville normande de Val-de-Reuil en France et celle allemande de Ritterhude ont célébré avant-hier, en France, à l’occasion de la célébration de la fête nationale, 20 ans de jumelage. La cérémonie a eu lieu à Val-de-Reuil en présence d’une délégation sénégalaise conduite par l’avocat Malick Sall au nom du chef de village de Danthiady.

Selon un document reçu, Me Malick Sall a salué un bel exemple de solidarité et de coopération Nord-Sud. « Cette coopération est la fraternité en mouvement », a dit le représentant du village de Danthiady. Malick Sall a souligné qu’entre 1995 et 2015, Val-de-Reuil a financé 33 projets dans les domaines aussi divers que la santé, l’hydraulique, l’assainissement, les actions culturelles, les manifestations dans les secteurs des loisirs, des sports et de l’humanitaire ». Selon Me Sall, à cela s’ajoute le financement de nombreuses missions dans les deux sens conduites par des représentants des deux partenaires.

Malick Sall a indiqué que la dynamique de cette coopération repose en grande partie sur l’engagement et le patriotisme de l’Association des ressortissants de Danthiady de France (Ardf) portée sur les fonts baptismaux en 1971. Me Sall a rendu un vibrant hommage aux personnalités qui ont été à la tête de cette association qui regroupe les ressortissants de ce village du Fouta dans l’Hexagone. « Après s’être essentiellement concentrée aux questions sociales et culturelles, l’Ardf s’est orientée au fil du temps vers la problématique du développement », s’est-il réjoui. D’où les partenariats noués qui ont permis de poser les conditions d’un développement social total. Il a exprimé l’engagement du village de Danthiady à cheminer avec ses partenaires à travers le raffermissement de la coopération marquée du sceau d’une vision généreuse et pragmatique.

Le maire de Val-de-Reuil, Marc Antoine Jamet, et sa collègue allemande de Ritterhude, Mme Suzanne Geils, ont tour à tour salué leur coopération avec le village de Danthiady.

Ils ont magnifié le dynamisme de l’Ardf qui a permis la réalisation de plusieurs projets. Ils ont aussi réaffirmé son engagement à accompagner Danthiady pour son développement.

Babacar DIONE

(Mbour). Du 9 au 13 juillet dernier, les secrétaires municipaux d’une trentaine de collectivités territoriales ont participé à une session de formation à Saly sur le thème : « gestion administrative et financière des collectivités territoriales ».

En clôturant la session de formation, Mamadou Thiaw, secrétaire exécutif du Programme national de développement local (Pndl), a indiqué que l’atteinte des objectifs des différentes communes nécessite la mise en place d’outils techniques performants et efficaces.

De l’avis de M. Thiaw, « nos collectivités territoriales sont confrontées à plusieurs problèmes. Tout le monde se focalise sur l’insuffisance des ressources financières. Mais, aujourd’hui, nos regards s’orientent vers l’activité majeure dans la vie de nos institutions municipales qui constitue, dans bien des cas, une problématique majeure. Je veux parler de la gestion correcte de nos dossiers, de nos ressources et de notre patrimoine matériel et immatériel’’.

De son point de vue, cet atelier de formation constitue un input à l’avènement d’une gestion performante. « Avec une gestion orientée sur la performance dans la gestion administrative et financière, le Ppc.Pndl, conformément à ses missions, va contribuer, de façon significative, à l’alimentation des indicateurs de référence des documents stratégiques, des infrastructures routières de notre pays.Il a, par ailleurs, signalé que les résultats de la première édition de la mesure de performance des collectivités territoriales ont montré plusieurs insuffisances dans le domaine de la gouvernance, avant d’exhorter les participants à réfléchir sur les conditions d’émergence et de pérennisation d’une gestion performante.

Auparavant, Racine Camara, chargé de communication du Centre de formation et de perfectionnement des travaux publics (Cfptp), a déclaré que l’autonomie financière des collectivités territoriales est un ressort essentiel de la démocratie locale.

Avec l’application du système de mesure des performances des collectivités territoriales, M. Camara ajoute que la question relative à la gouvernance des collectivités territoriales est fortement retenue comme préoccupation majeure. Or, le Projet pistes communautaires en appui au Programme national de développement local (Ppc/Pndl), mis en œuvre par les collectivités territoriales, mobilise plusieurs acteurs et cristallise des enjeux de gestion administrative et financière.

Amath Sigui NDIAYE

Le collectif des victimes de Gadaye est monté au créneau le week-end dernier pour fustiger le retard noté dans le règlement du litige qui l’oppose au promoteur immobilier Babacar Fall. Le tribunal avait condamné en première instance ce dernier qui, à son tour, avait interjeté appel. Le report de l’audience au 28 août prochain a fait sortir les membres du collectif de leurs gonds.

Le collectif des victimes de Gadaye a le sentiment que le dossier doit être traité avec une plus grande diligence afin qu’elles puissent être rétablies dans leurs droits. Ses membres piaffent d’impatience de construire sur le site afin de se libérer du joug du loyer. En effet, le jugement en appel a été finalement renvoyé au 28 août prochain. Les deux parties sont ainsi tenues de patienter jusqu’à ce jour pour entendre le verdict rendu par la cour d’appel. Une décision qui est loin d’agréer les victimes qui ont menacé, avant-hier, de reprendre le site et de le mettre à la disposition des 253 victimes que compte le collectif. Vice-président dudit collectif, Bara Sow s’est demandé pourquoi le promoteur immobilier, condamné en première instance avec une contrainte par corps, continue à humer l’air de la liberté. « C’est comme s’il était au dessus de la loi. Non seulement, il a été condamné à une peine ferme, mais aussi la peine est assortie d’une amende à payer aux victimes », a-t-il expliqué. « Mieux, un mandat d’arrêt a été lancé contre lui. Malgré tout cela, la personne concernée est aussi libre que le vent. Pire, elle se permet de menacer le collectif en lui envoyant des huissiers à tout bout de champ », affirme-t-il. Bara Sow ajoute que dans tous les cas, le collectif est dans les dispositions de reprendre le bornage des parcelles identifiées sur le site dans l’optique de restituer chaque parcelle à son propriétaire afin qu’il puisse reconstruire sa maison. Bara Sow a aussi déploré les obstacles auxquels le collectif fait face auprès de certaines institutions  dans leur tentative de faire évacuer ce dossier au plus vite. «Le Président Macky Sall a manifesté une ferme volonté de faire en sorte que ce contentieux soit vidé mais les instructions qu’il avait données dans ce sens n’ont pas été respectées », a-t-il soutenu. Dans le même ordre, les victimes de Gadaye ont invité le chef de l’Etat à les recevoir comme il l’avait fait avec celles qui avaient été signalées à la cité Tobago. « Cette année est décrétée année sociale. Nous prions le chef le l’Etat de faire en sorte que les victimes de Gadaye s’y retrouvent », conclut Bara Sow. Secrétaire administratif du collectif des victimes de Gadaye, Mbaye Tine a alerté les autorités de ce pays en les invitant à intervenir pendant qu’il est encore temps pour éviter que ce problème ne débouche sur une catastrophe.

Abdou DIOP

De nombreux élèves des établissements scolaires des communes de Gandon, Ndiébéne Gandiole, Saint-Louis, Fass-Ngom et Mpal et autres enfants issus des écoles coraniques et des familles vulnérables ont pris une part active à la célébration de la journée de l’enfant africain organisée, vendredi dernier, sur la place Abdoulaye Wade par le Comité départemental de la protection des enfants (Cdpe).

A cette occasion et en présence de Mme Mbow, chef du service départemental du développement communautaire et point focal institutionnel du Cdpe, le préfet du département de Saint-Louis, Mme Mariama Traoré, est revenue largement sur la nécessité de poursuivre l’opération de retrait des enfants de la rue.

A cet effet, elle s’est adressée à la presse pour exhorter tous les services et acteurs impliqués dans cette opération à travailler en étroite collaboration en vue de permettre à l’Etat d’atteindre, dans de très bonnes conditions, les objectifs de cette mesure salutaire prise par le chef de l’Etat depuis l’année dernière.

Elle s’est ensuite réjouie du fait que cette célébration coïncide avec la semaine nationale de l’enfant, rappelant que le thème de cette année est intitulé « Aucun enfant laissé pour compte pour le développement de l’Afrique », Mme Mariama Traoré, par ailleurs présidente de la Commission départementale de protection des enfants (Cdpe), a longuement insisté sur l’urgence et la nécessité pour ces différents acteurs chargés d’appliquer cette mesure de  "mettre leurs actions en synergie, afin que les programmes que l’Etat  a mis en place pour le retrait des enfants de la rue soient largement mis en œuvre dans tous les départements et villes du Sénégal ».

Selon le préfet de Saint-Louis, l’Etat a "pris d’importantes mesures" pour la protection des enfants, citant la loi sur le statut des "daaras" déjà adopté en Conseil des ministres, le code des enfants en cours d’élaboration, sans compter le volet de la Couverture médicale universelle (CMU) intéressant les enfants de 0 à 5 ans.

Plus explicite, elle a laissé entendre que "l’Etat veille sur la sécurité et la protection des enfants pour le respect de leur droit à l’éducation, à la santé et leur plein épanouissement". Le chef de l’exécutif départemental de Saint-Louis n’a pas manqué de s’adresser aux parents d’élèves, en les invitant à déclarer leurs enfants pour éviter que ces derniers soient confrontés à la dernière minute à d’énormes difficultés pour se présenter aux examens et concours organisés chaque année par le Ministère de l’Education nationale. A ce propos, elle a précisé que les pièces d’état civil permettent aux enfants, non seulement, de faire valoir l’ensemble de leurs droits sur tous les plans et à tous les niveaux, mais surtout d’assurer leur avenir.

Le point focal civil de la Cdpe, Madiop Guèye, et la représentante des enfants de Saint-Louis, Fatou Diop, ont rendu un vibrant hommage au préfet Mme Mariama Traoré pour l’intérêt particulier qu’elle accorde à tout ce qui touche aux enfants. Ils ont enfin  plaidé pour que le respect de leurs droits devienne "une réalité et non des slogans".

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Pikine-Est est une commune qui a un budget tournant autour de 500 millions de FCfa. Selon le maire Issakha Diop, ce budget était de 80 millions de FCfa avant la réforme de l’Acte 3 de la décentralisation.

« Les niches fiscales se trouvent dans les marchés ‘’Sindika’’, Wakhinane et un autre dit hebdomadaire qui se tient sur l’avenue El hadji Malick-Tally Icotaf chaque dimanche. Nous avons les patentes et la taxe d’occupation sur les domaines publics », a dit Issakha Diop, qui nous a accordé, avant-hier, tard dans la soirée, un entretien.

Interrogé sur les réalisations de la mairie depuis 2014, il s’explique : l’achèvement d’un complexe (qui sera inauguré sous peu) comprenant une bibliothèque municipale avec plus de 5000 livres, le cyber communal et la bibliothèque de l’Ecole 3, entre autres… « Nous sommes en train d’aménager la devanture de l’école Kabirou Mbodji 1 pour en faire un jardin public où il y aura une connexion wifi, de réhabiliter les deux postes de santé, la maternité, le logement du chef de poste. L’envoi de ce dernier en Italie pour des renforcements de capacité, avec la mise à disposition d’une ambulance médicalisée et autres matériels médicaux d’une valeur de 50 millions de FCfa, sont des projets en cours de réalisation. Chaque année, la mairie envoie un personnel de santé en Italie dans le cadre de la coopération », a révélé Issakha Diop. En plus de cela, le maire procède présentement aux travaux de réhabilitation de la commune dont les locaux n’ont jamais été réhabilités depuis sa création en 2001.

Si certains maires voient à travers l’Acte 3 de la décentralisation des problèmes transférés et non des solutions préconisées, M. Diop, lui, tempère : « la mairie a tiré énormément de choses de l’Acte 3 de la décentralisation. Notre budget a connu un grand bond même si on nous a transféré des charges comme les salaires. Mais aujourd’hui, nous avons la possibilité d’agir de manière autonome. Le transfert de compétences n’a jamais été suivi par des moyens, mais l’équation qu’a résolue l’Acte 3, c’est le transfert de nouvelles ressources.»

Bénéficiant par ailleurs du Programme d'appui aux communes et aux agglomérations du Sénégal (Pacasen), M. Diop salue cette initiative de financement qui va permettre d’accompagner les communes dans leurs investissements et prendre en charge les préoccupations des populations.

« Pour le moment, nous n’avons pas encore reçu la notification du montant de financement. Toutes les communes n’ont pas les mêmes potentialités. Si certaines ont plus de 2 milliards de budget comme Dakar-Plateau (4 milliards F Cfa), d’autres sont moins chanceuses », a-t-il laissé entendre. Pikine-Est est la commune centre de l’arrondissement de Dagoudane qui est la capitale du département de Pikine. La commune est ceinturée par les communes de Pikine-Ouest, Pikine-Nord, Djiddah Thiaorye Kao et les deux Guinao-Rail Nord et Sud. Pour une superficie de 0,7km2, Pikine-Est compte plus de 40.000 habitants.

Serigne Mansour Sy CISSE

La mairie de la commune de Yoff, en collaboration avec l’école Dakar Business School, a organisé, hier, une opération de nettoiement de la plage Ngaparou sise à Yoff.

Selon le 3ème adjoint au maire, Ibrahima Fall, cette initiative vise à lutter contre la nette dégradation constatée sur le littoral. Cela est dû à un comportement de certains citoyens qui jettent des ordures sur la plage.

D’après lui, cet effort est à saluer. En termes de contribution, la commune a bénéficié de l’aide de bonnes volontés, d’un lot de matériels tels que des brouettes, des râteaux et autres pelles. A en croire M. Fall, la mairie a pris la responsabilité de ne pas mettre des bacs à ordures sur la plage pour qu’ils ne deviennent pas des dépotoirs. Prenant la parole, Médoune Sylla, directeur de l’école Dakar Business School, en compagnie du club environnement dudit établissement, a loué cette initiative et de préciser que des mesures drastiques doivent être prises. Selon lui, cette démarche sera maintenue. « Nous voulons maintenir notre littoral propre. L’émergence commence par un cadre de vie sain. Nous sensibilisons les citoyens à avoir le bon réflexe», a-t-il fait comprendre.

S. M. Sy CISSE

Après plusieurs projets réalisés, la Chine et le Sénégal ont décidé de passer à un niveau supérieur dans leurs relations diplomatiques, à travers deux villes symboliques : Weinan et Fatick. Cette volonté commune de passer à une coopération globale dans le domaine agro-industriel est née d’un entretien entre Matar Bâ, le maire de Fatick et Madame Liu Li, directrice du bureau de la coopération économique, technique et extérieur de Weinan.

Weinan (ville de naissance du président chinois XI-Jinping) et Fatick (celle du président sénégalais Macky Sall) sont devenues deux localités amies et partenaires stratégiques qui caressent le rêve d’une coopération dynamique. Cette initiative fait suite à l’audience que l’édile de la commune de Fatick, Matar Bâ, par ailleurs ministre des Sports, a accordée à Madame Liu Li, directrice du bureau de la coopération économique, technique, extérieur de Weinan, mais aussi directrice  du Bureau des Affaires étrangères de Weinan.

Un communiqué parvenu à notre rédaction indique qu’au cours de l’audience accordée le vendredi 6 juillet 2018, Madame Liu Li a déclaré que Fatick  est « un partenaire important de Weinan et qu’elle va encourager les entreprises chinoises à investir massivement dans la ville située au centre du pays afin de participer à son développement agricole et industriel ».

« La Chine et le Sénégal continueront à approfondir leur confiance mutuelle et leur partenariat pour qu'ils deviennent un modèle de coopération Sud-Sud », a assuré la directrice  générale du bureau  des Affaires Etrangères de Weinan. En outre, Madame Liu Li a invité le maire M. Matar Bâ, par ailleurs ministre des sports, à venir séjourner en République populaire de Chine plus précisément à Weina, ville de la province de Shaanxi, afin de rencontrer les autorités pour approfondir la réflexion. Une invitation acceptée par le maire qui a beaucoup apprécié la perspicacité de madame la directrice générale du bureau des Affaires Etrangères.
Matar Bâ a surtout salué la conception et les principes de sincérité de pragmatisme, d’amitié et de la franchise de la Chine qui est un grand partenaire important du Sénégal. 

« La Chine est un partenaire important pour notre pays. L’autoroute Thiès Ila-Touba, le grand Théâtre national, le Musée des civilisations noires, la réhabilitation des stades régionaux, la construction de l’arène nationale, l’accès à la télévision par satellite dans les villages, l’extension de l’hôpital pour enfants de Diamniadio et la réfection du barrage d’Affignam, sont autant de projets réalisés ou en cours de réalisations effectués par la Chine, sans compter les nombreuses missions chinoises médicales et agricoles effectuées au Sénégal », a-t-il rappelé.

Pour le maire de Fatick, cette nouvelle coopération « est une manière  de s’ouvrir au monde et d’en comprendre les enjeux économiques et sociaux afin de développer toute la région du Sine ».

Les deux autorités ont unanimement salué les saines relations et la coopération franche qui existent  entre le Sénégal et la République populaire de Chine, soulignant la ferme volonté du président Macky Sall et de son homologue chinois Xi-Jinping, qui ont toujours œuvré pour la consolidation des liens d’amitié et de fraternité entre les deux pays. Cette volonté se traduit aujourd’hui par leur détermination à participer ensemble à la promotion des échanges pour une coopération globale.

Fara Michel DIEYE

Durant toute une journée, les membres du bureau du Conseil de quartier de Balacoss, les notables et autres  personnes ressources de cette partie du faubourg de Sor ont réfléchi sur les voies et moyens à mettre en œuvre pour élaborer et exécuter d’urgence un  plan d’action qui permettrait de résoudre les problèmes majeurs de ce quartier et d’améliorer de manière significative les conditions de vie des habitants de Balacoss.

Le deuxième adjoint au maire de Saint-Louis, Alioune Badara Diop, par ailleurs directeur général de l’Office national des lacs et des cours d’eaux (Olac), a eu l’occasion de participer activement à cette réflexion. Et, en tant qu’illustre et digne fils de Balacoss, il a réaffirmé sa farouche volonté de contribuer efficacement au développement de son quartier. M. Diop a également réitéré l’engagement indéfectible de l’équipe municipale dirigée par le maire Mansour Faye, par ailleurs ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement,   à prendre régulièrement en compte les préoccupations des populations de Balacoss dans les projets de développement de la ville de Saint-Louis.

Après avoir recensé tous les problèmes de Balacoss, les conseillers de quartier, sous la conduite des techniciens de l’Adc (Agence de développement communal) et avec l’accompagnement de certains partenaires stratégiques tels que l’Agence régionale de développement (Ard) et le Cfp (Centre de formation professionnelle), ont posé un jalon très important dans le futur de ce quartier. Il s’agit notamment du plaidoyer (une vieille doléance de ce quartier) pour la réhabilitation de l’école primaire Soukeyna Konaré, qui a formé de nombreux cadres supérieurs de notre pays. L’adjoint au maire, Alioune Badara Diop, au cours de la cérémonie officielle d’ouverture de cet atelier bien organisé par le délégué de quartier Habib Moustapha Ndiaye, a laissé entendre que les solutions les plus adéquates seront apportées au problème de rénovation de cet établissement scolaire, « qui sera entièrement remis à neuf ». Il s’est dit résolument engagé à assister ce quartier dans le cadre de la grande croisade contre l’insalubrité, en mettant en place, dans un premier temps, des poubelles et autres bacs à ordures à Balacoss.

Ce geste viendra alors s’ajouter à celui du Centre de formation professionnelle qui a déjà permis de mettre à la disposition du conseil de quartier des poubelles dans le cadre de la mise en œuvre d’un de ses programmes. Le président du conseil de quartier, Moustapha Diop, a rappelé que « ce plan d’action est un levier  important  pour booster le développement socioéconomique de Balacoss ».

Mbagnick Kharachi DIAGNE

A l’origine de leur colère, ces commerçants dénoncent le manque de concertation qu’il y a autour du projet « Carré d’or ». Mais la mairie réfute cette accusation et signale qu’ils ont toujours été appelés depuis le démarrage du projet.

Les commerçants du marché central de Rufisque sont descendus, hier, dans la rue pour protester contre le projet du « Carré d’or ». Ils ont, en effet, envahi pendant quelques minutes le boulevard Maurice Guèye en arborant des brassards rouges.

« Nous sommes prêts même à perdre nos vies car, quand on n’a pas de travail, on n’a plus de dignité et si on perd sa dignité on est mort », a asséné Cheikh Bamba Ndiaye, porte-parole des travailleurs du marché central. Ces commerçants du marché central dénoncent le manque de concertation qui entoure un projet si gigantesque, d’où la décision prise de fermer les cantines hier et de manifester leur colère. Pape Bâ, un autre responsable des vendeurs signalent qu’ils ne reculeront pas dans ce combat qui est mené contre ce projet d’érection de trois tours et divers services de la mairie de Rufisque Est. Albé Ndoye, le maire de ladite commune, est principalement indexé. « Le maire Albé Ndoye va vers les populations pour leur dire que les commerçants sont contre ce projet, ce qui n'est pas vrai ; nous aimons Rufisque plus que le maire et nous ne pouvons pas être contre un projet de développement mais quand même nous défendons nos intérêts », a encore décliné Bamba Ndiaye. Après le blocage de la route nationale pour quelque temps, ces commerçants se sont dirigés vers la préfecture où ils ont été reçus par le préfet Serigne Babacar Kane qui a promis de renouer le dialogue entre les commerçants et le maire de Rufisque Est.

Pour Mbaye Fall, le conseiller en communication du maire de Rufisque Est, les commerçants ont été associés à tout le processus depuis que le projet a été annoncé.

Sur les allégations des commerçants accusant la mairie de vouloir les recaser à la gare routière, il nie tout. « Depuis lors, nous sommes en train de chercher un site pour les recaser et jusqu’à présent on n’a pas encore trouvé de lieu », a renseigné le chargé de communication, affirmant qu’une large concertation va avoir lieu après avoir trouvé le site de recasement. Le Carré d’or est un projet porté par la mairie ville et celle de Rufisque Est. Il s’articule autour de trois tours (R+20) de 255 appartements, un centre commercial de 10.150 places, quatre lots de résidence de 44 appartements à construire au cœur du marché central. Le coût du projet est de 42 milliards de FCfa.

Maguette NDONG

(Médina Chérif). Les habitants de Kossanké, une zone enclavée située dans la commune de Médina Chérif, poussent un ouf de soulagement. Ils viennent de bénéficier d’un poste de santé flambant neuf qui leur permet de se soigner sur place.

Les éprouvantes évacuations sanitaires des femmes enceintes et des enfants de Kossanké, une contrée située dans la commune de Médina Chérif Est du département de Kolda, appartiennent désormais au passé. Ils viennent de bénéficier d’un poste de santé flambant neuf grâce à un partenariat entre la mairie et l’Ong World vision. Ce poste de santé qui polarise une vingtaine de villages, pour une population de 7 000 habitants, a été inauguré le week-end dernier par les autorités sanitaires et locales. Le maire de Médina Chérif, Mamadou Gano, se réjouit de ce partenariat exemplaire qui permet aux habitants de Kossanké, une zone enclavée et dépourvue d’infrastructures sanitaires, d’avoir un poste de santé digne de ce nom. « Aujourd’hui, le sentiment qui nous anime est un sentiment de fierté parce que depuis les indépendances, la zone de Kossanké aussi peuplée et importante en termes de potentialités, n’a jamais bénéficié ni de collège, ni de poste de santé encore moins d’un centre d’examen. Nous sommes aujourd’hui la seule commune, dans le monde rural, à disposer de trois postes de santé qui ont tous été construits par nos partenaires », déclare Mamadou Gano. Il demande l’appui du Ministère de Santé et de l’Action sociale pour la construction d’une maternité, d’un logement pour le personnel de santé et d’une ambulance médicalisée afin de faciliter les évacuations sanitaires des malades vers les principales structures sanitaires de Kolda.

Pour le Docteur Souleymane Mangane, médecin-chef du District sanitaire de Kolda, la construction de ce poste de santé va abréger la souffrance des populations de Kossanké. « Kossanké est une zone qui est assez enclavée par rapport aux autres structures sanitaires.

Je rappelle que Kossanké est situé à 15 Km du poste de santé le plus proche et vous imaginez le problème d’accessibilité aux routes qui est très difficile pendant l’hivernage. Donc, avoir une structure sanitaire qui est davantage proche des populations, va permettre à celles-ci d’avoir un service de qualité et de pouvoir bénéficier des soins le plutôt possible », dit-il. Il demande au personnel de santé d’être disponible pour assurer la continuité du service tout en exhortant le maire et ses partenaires à penser au volet équipement.

Mamadou Aliou DIALLO

Les producteurs d’oignon du delta et de la vallée du fleuve Sénégal sont actuellement confrontés à d’énormes difficultés pour conserver et commercialiser leurs produits. A Diagambal, une localité de l’arrondissement de Ndiayes, située à quelques encablures de la commune de Ross-Béthio,  à une trentaine de km de la capitale du Nord, ils ont été très nombreux à tenir une assemblée générale pour attirer l’attention des pouvoirs publics sur les menaces qui pèsent sur leurs frêles épaules.

La surproduction d’oignon risque d’être détruite par les premières pluies de l’hivernage en cours dans cette partie du département de Dagana. « Depuis deux mois, nous n’arrivons pas à commercialiser dans de bonnes conditions cette quantité importante d’oignon  pour la bonne et simple raison que les commerçants grossistes et autres « bana-bana » (revendeurs) ne se bousculent pas actuellement dans les champs de la vallée pour enlever cette belle production de « rouge d’Amposta », de « violet de Galmi », et autres variétés d’oignon », renseignent-ils.

Hier, ils ont été nombreux à se succéder au micro pour demander à l’Etat de les aider à avoir des magasins de conservation de produits agricoles. Après avoir enregistré des rendements records dans nos champs, « cette production d’oignon risque de devenir impropre à la consommation, avant le démarrage de l’hivernage. C’est pourquoi, on doit nous permettre de disposer d’entrepôts adaptés à nos conditions climatiques », ont-ils poursuivi.

Cependant, Mme Bâ, adjointe du Directeur régional du développement rural (Drdr) de Saint-Louis, a tenu à rappeler que les producteurs d’oignon local ne doivent pas avoir de problèmes pour commercialiser leurs produits, « pour la bonne et simple raison que l’Etat a pris au moment opportun toutes les dispositions nécessaires pour aider les paysans sénégalais à écouler la production locale dans de bonnes conditions ». Selon elle toujours, si certains d’entre eux s’amusent à encourager une éventuelle flambée des prix d’oignon pour en tirer le maximum de profits, cette filière oignon risque d’être grippée.

Mb. Kh. DIAGNE

 

En présence des représentants de la Direction régionale du développement rural (Drdr), de la Saed, des organisations paysannes, les chefs de services régionaux de l’administration déconcentrée se sont réunis autour du gouverneur Alioune Aïdara Niang, en vue de plancher sur le suivi de la mise en œuvre du Programme national d’autosuffisance en riz (Pnar).

Cette dernière réunion du comité régional de développement (Crd) s’est déroulée dans les locaux de la préfecture. Elle a permis aux chefs de services de réfléchir sur les activités de la commission régionale de sélection, de supervision, de contrôle, de distribution et de suivi des matériels agricoles subventionnés par l’Etat.

A l’issue de cette séance de travail, le chef de l’exécutif régional a annoncé des mesures draconiennes qui permettront d’interdire formellement toute sortie du territoire national du matériel agricole subventionné par l’Etat et du riz paddy produit dans le delta et la vallée du fleuve Sénégal. Il a été formel, au point d’aller jusqu’à préciser qu’un arrêté verra le jour pour barrer la route à certaines personnes mal intentionnées qui tenteraient de braver cette interdiction.

Le gouverneur de la région de Saint-Louis a laissé entendre que les forces de sécurité et de défense « seront mises à contribution pour mettre définitivement un terme aux activités délictueuses des fautifs qui s’amuseraient à sortir de notre territoire ce matériel agricole et le riz produit au Sénégal ». Certains acteurs de la filière riz local sénégalais, notamment des riziers, des producteurs, des commerçants et autres membres du Comité national interprofessionnel de cette filière (Ciriz), ont mis à profit cette grande rencontre pour remettre sur le tapis des problèmes d’aménagement de pistes de production, de drainage des eaux, de lutte anti-aviaire (il s’agira évidemment de réduire les populations aviaires à un seuil économiquement acceptable), d’accès à l’information, de mise en place de magasins de stockage et de conservation des produits agricoles. Il sera également question, pour les membres du Crd, d’assouplir davantage les conditions d’accès aux financements qui devraient permettre aux différents acteurs de cette filière (riz local) de mener leurs activités dans de très bonnes conditions.

Lutte contre les oiseaux granivores
M. Niang s’est réjoui, cependant, des efforts déployés par la Cncas (Caisse nationale de crédit agricole) qui a mis à la disposition des producteurs de la vallée, un financement global de 8,8 milliards de FCfa. Il a vivement félicité ces derniers, pour le réflexe qu’ils ont eu lorsqu’il s’est agi de rembourser ce crédit à hauteur de 7,3 milliards de FCfa, soit un taux de remboursement de 89%. Parlant de la question relative à l’acquisition de l’engrais, il a indiqué que sa mise en place a été réalisée à 95%.

Pour ce qui est de la lutte phytosanitaire, il a annoncé que, pour faire face à cette forte pression aviaire notée dans les champs de riz du delta et de la vallée du fleuve Sénégal, des traitements par voie aérienne permettront de neutraliser ces oiseaux granivores, qui agissent avec une rapidité déconcertante pour détruire les cultures de riz au stade d’épiaison et de la maturité.

Il s’agira d’atténuer les dégâts et de soulager la souffrance des producteurs de riz, longtemps terrorisés par la présence de ces oiseaux granivores, qui ont tendance à se sédentariser dans la vallée.

De l’avis du gouverneur Alioune Aïdara Niang, il sera donc nécessaire d’affréter des avions pour survoler les zones de la vallée où on aperçoit régulièrement des nuées d’oiseaux granivores « Quéléa-Quéléa », «Passer-Luteus» et autres espèces de mange-mil et de moineaux dorés (espèces d’oiseaux numériquement importantes et déprédatrices des cultures céréalières qui vivent ensemble dans les mêmes savanes tropicales de l’ouest africain).

M. Niang n’a pas manqué de plaider pour le renforcement des moissonneuses-batteuses qui seront mobilisées dans le cadre des opérations de récolte du paddy de la saison sèche chaude 2018. Il a enfin rappelé aux membres du Crd que «  la distribution du matériel agricole aux producteurs se fera selon les critères définis et sur la base du niveau de production de chaque agriculteur ».

Mbagnick Kharachi DIAGNE

 

L’Agence nationale pour la relance des activités économiques et sociales de la Casamance (Anrac) a pris la décision d’étendre ses activités aux régions de Sédhiou et de Kolda qui n’ont pas été épargnées par la crise casamançaise. Pour encourager ce retour, l’Anrac a initié un projet de 50 millions de francs destinés aux financements d’activités génératrices de revenus (Agr) afin de permettre à ces populations de reprendre une vie normale.

Pour faire connaître le projet aux populations bénéficiaires, des Cld (Comités locaux de développement) ont été organisés. Celui de Djibanar, une commune rurale du département de Goudomp, a vu la participation d’une foule nombreuse composée essentiellement de populations de retour d’exil. Que la commune de Djibanar soit bénéficiaire de ce projet de 50 millions de FCfa pour la réinsertion de ces déplacés n’est que justice selon certains, puisque la collectivité territoriale a été très affectée par la crise casamançaise. De nombreuses populations fuyant la crise se sont retrouvées en Guinée-Bissau ou dans d’autres zones.

Aujourd’hui, à la faveur de l’accalmie vécue depuis plusieurs années, le retour devient effectif et il faut l’accompagner. Ibou Diallo Sadio, maire de la commune, de préciser que la plupart des déplacés se trouvaient dans un cercle qui a pour centre Bafata et six villages sont venus s’installer à Djibanar. Celui-ci voit non seulement sa population augmenter, mais aussi il devient un village d’accueil. C’est pourquoi, « pour les mettre à l’aise, tout un quartier leur a été affecté », poursuit toujours le maire. Tous les villages mankagnes qui étaient à Bindaba se sont retrouvés à Bakonding et le reste à Goudomp. Les populations concernées et mêmes les autres ont salué cette politique de l’Anrac. En effet, ce n’était pas une bonne vision que de choisir la région de Ziguinchor comme seule zone d’action de l’Anrac. Heureusement que son directeur a eu l’idée géniale d’étendre les activités jusqu’aux régions les plus proches.

Au cours du Cld de partage de Djibanar, le directeur de l’Anrac, Ansou Sané, a expliqué les raisons qui ont conduit à cette nouvelle approche de l’agence qui s’occupe des questions relatives au développement. Les  Agr qui seront financées vont  améliorer les conditions de vie des bénéficiaires, mais aussi leurs proches vont en tirer profit. Tous les projets et programmes déroulés dans la zone Sud ont pour finalité l’amélioration des conditions d’existence des populations, d’où la nouvelle politique de l’Anrac.

Malamine KAMARA

Le projet pour le développement inclusif et durable de l’agrobusiness au Sénégal (Pdidas) a organisé, dans la commune de Gnith (département de Dagana, arrondissement de Ndiayes), une visite de terrain sur «l’Opération Pilote de Gnith», pour la Mission de la Banque Mondiale et les membres du comité de pilotage de ce projet. Ceci pour voir le déroulé de ce projet pilote.

La délégation du Pdidas, conduite par la coordonnatrice nationale de ce projet, Mme Ndèye Coura Mbaye Diop, était composée  du représentant de la Banque Mondiale, Adama Touré et d’autres responsables. Ces derniers ont pu s’entretenir à Gnith, avec les bénéficiaires de cette opération pilote, et constaté de visu l’évolution des cultures (l’état de développement végétatif des cultures) et des récoltes. Cette délégation à profiter de cette tournée pour aller visiter les bureaux fonciers en construction dans la commune de Diama.

Cette opération pilote entre dans le cadre d’une nouvelle dynamique partenariale entre investisseurs étrangers et populations rurales. Elle vise aussi à faciliter une meilleure gestion et le partage des terres. Grâce à l’appui de West AFrica Farms (WAF), cette collaboration a, notamment, permis aux agricultures de Gnith de réaliser des aménagements agricoles structurants.  En effet, à travers cette activité pilote, le Pdidas cherche à optimiser et à mettre en valeur le taux de productivité des exploitations locales. Les populations des villages concernés sont regroupées en Gie, dont deux Groupements de promotion féminine (Gpf). Chaque groupement décliné en sous-projet bénéficiera des financements du Pdidas et profitera des investissements communs.

Selon la coordonnatrice du Pdidas, une meilleure sécurisation des terres est préconisée par ce projet, qui assure l’aménagement  et la mise en valeur de 200 ha pour les communautés. Le programme stipule également le renforcement des capacités des acteurs locaux  et l’application des mesures de sauvegarde environnementale et sociale.  La coordonnatrice a également rappelé que l’opération pilote est un champ d’apprentissage pour le Pdidas, car 19364 ha sont négociés pour les populations et les futurs investisseurs.

Abondant dans le même sens, le représentant de la Banque Mondiale, Adama Touré, a laissé entendre que les investisseurs et les populations  n’ont pas lâché le fil du dialogue grâce à  l’intervention du Pdidas. « Ce que nous avons vu est très encourageant.  Nous saluons cette approche novatrice et prometteuse du Pdidas et invitons les deux parties à maintenir une relation de transparence ». Aussi M. Touré est-il revenu sur l’importance de la maîtrise de l’information qui est le début de la sécurisation foncière. Par ailleurs , il est prévu un appui complet à la  sécurisation des droits fonciers dans les neufs communes cibles du projet en appuyant un bureau local de gestion foncière en outils et formation en matière de cartographie et d’enregistrement des terres, ainsi que des titres d’affectation des terres conformément au cadre juridique actuel sur le domaine national.

Mbagnick DIAGNE

Les exportations de noix d’anacarde de la Casamance battent leur plein au port de commerce de Ziguinchor. Au total, 17 731T147 ont été  expédiées à l’étranger depuis le démarrage des opérations, le 19 mai dernier.

Pour l’instant, deux bateaux, « Diogué », un navire de fret du consortium sénégalais d’activités maritimes (Cosama) et TEOS assurent l’acheminement des noix de cajou. Les expéditions de leurs cargaisons se font à un rythme satisfaisant au grand bonheur des nombreux opérateurs économiques nationaux et étrangers qui s’activent dans la filière anacarde en Casamance. A la date du 10 juillet 2018, le navire « Diogué » a expédié 8.136T930, et TEOS 9.594T217.

Selon le chef du service d’exploitation du port de commerce de Ziguinchor, Hassimou Diallo, les exportations vont se poursuivre jusqu’en septembre. Egalement, à cause des difficultés liées à l’abondance des pluies en cette période d’hivernage, Il n’exclut pas que les opérateurs de la Guinée-Bissau emmènent leurs noix d’anacarde au port de Ziguinchor pour les exporter chez-eux.

« Cela pourrait prolonger les exportations jusqu’au-delà du mois d’octobre », a indiqué Hassimou Diallo. L’administration territoriale et les différents responsables ont tout mis en œuvre pour que les exportations de noix de cajou de la Casamance se poursuivent sans problème à partir du port de Ziguinchor.

Hier, à notre passage sur les lieux, de nombreux conteneurs étaient bien disposés dans des endroits idoines, d’où ils pourront être utilisés sans difficultés particulières. De plus, des espaces appropriés sont également aménagés pour le stockage et la mise à l’abri de la pluie des noix de cajou, en attendant leur chargement dans les navires devant assurer leur exportation. Quant aux dockers et autres manœuvres, ils ne chôment pas, car ils sont sollicités à tout moment pour décharger les camions qui transportent les noix d’anacardes dans les zones de collecte du port et pour charger les navires. Autre fait marquant : un petit commerce en tous genres est en train de se développer autour du port, au grand bonheur des débrouillardes et des débrouillards.

Moussa SADIO

(Makacoulibantang) - Les Ong Oxfam et La « Lumière » viennent de démarrer une assistance via les transferts monétaires de près de 175 millions FCfa destinés aux 1.466 ménages à risque d’insécurité alimentaire, soit 11. 731 personnes, en période de soudure, dans les villages frontaliers à la Gambie de l’arrondissement de Makacoulibantang.

Mboulemou, adossé à la Gambie, est le point de rencontre des populations. Ici où la première opération de juin dernier a eu lieu, une trentaine de villages sur 124 se sont retrouvés pour recevoir une aide de 5.000 FCfa par membre de ménage jusqu’à concurrence de huit personnes par foyer. C’est un montant de près de 175 millions de FCfa qui est programmé pour faire face à la crise. Il s’agit de soulager les populations qui sont en situation de crise dans cette période de juin à août. Les bénéficiaires s’en réjouissent. Le vieux Mbémba Dibassy a difficilement trouvé les mots pour remercier Oxfam et « La Lumière ». « La situation est véritablement critique en cette période. Je peine à donner régulièrement à manger à ma famille, car les greniers se sont vidés très tôt à cause d’une mauvaise pluviométrie », souligne notre interlocuteur, qui assure que la somme reçue sera utilisée à bon escient. « Les autorités sont venues à notre chevet à travers les organismes qui se sont présentés dans notre localité », ajoute-t-il. La dame Aïssata Camara est plus prolixe. « On vient de nous ôter une épine du pied au moment où nous entamons l’hivernage. Il n’y a plus rien dans les greniers. Moi, je suis chef de famille et ma progéniture est à ma charge. L’année dernière, nos efforts ont été annihilés par une pluviométrie déficitaire, mal répartie dans le temps et l’espace. Depuis, peu de gens assurent plus d’un repas par jour et quel repas ! Il faut saluer cette assistance qui est venue à son heure ainsi que le geste des autorités et organismes qui se sont déplacés », indique-t-elle.

342.000 personnes exposées
Mbaye Kane Dieng d’Oxfam rappelle qu’au Sénégal, la campagne agricole 2017-2018 a connu un arrêt précoce des pluies, occasionnant ainsi une baisse de plus de 10 % des rendements des principales cultures céréalières (mil, sorgho et riz) et des légumineuses (arachide) (Pnr 2018). Selon la troisième enquête sur les sites sentinelles conduite en février 2018 sous la coordination du Conseil national de sécurité alimentaire (Se-Cnsa), des personnes ont présenté une consommation alimentaire déficitaire et ont eu recours à des stratégies de survie pour faire face à des difficultés d’accès à la nourriture.

Kadiatou Camara, chargée de programmes à l’Ong « La Lumière », signale qu’en mars 2018, au cours de l’atelier national du Cadre harmonisé, six départements risquaient de se retrouver dans une situation de crise, notamment Podor, Ranérou, Matam, Kanel, Goudiry et Tambacounda. Selon les estimations, poursuit-elle, 342.000 personnes (soit 43.000 ménages) seraient exposées au risque d’insécurité alimentaire et nutritionnelle durant la période de soudure. Face à cette situation, dit M. Dieng, le gouvernement du Sénégal a élaboré un Plan d’urgence pour la sécurité alimentaire (Pusa), sous la coordination technique du Se-Cnsa.

Pape Demba SIDIBE

L’école 18 de la commune de Ndiarème Limamou Laye, dans le département de Guediawaye, porte désormais le nom de Cheikh Wade. Il s’agit du chef du quartier éponyme qui a été choisi pour le service inestimable qu’il a rendu à la communauté dans laquelle il vivait.

En rebaptisant les écoles de la commune de Ndiarème Limamou Laye, le conseil municipal entérine le choix des quartiers au sein desquels se trouvent celles-ci. En effet, dans le cadre de cette dynamique de parrainage des établissements scolaires de la commune, chaque quartier choisit soit par consensus, soit par vote, le nom que portera son école. C’est ainsi que l'école 18, sise à Ndiarème Limamou Laye, a été consensuellement rebaptisée Cheikh Wade, du nom du défunt délégué de quartier, avant que ce choix ne soit validé par le conseil municipal. Au cours de la cérémonie organisée dans l’enceinte de cette école, Abdoulaye Sow, principal à la retraite, a revisité l’œuvre du parrain. Il a mis en exergue les actions qu’il a menées au profit de la commune.

Cheikh Wade a été délégué du quartier, qui porte son nom, de 1963 à 1979. Période au cours de laquelle, il s’est illustré pour le combat qu’il a mené pour le développement de cette localité.

« L'Acte 3 de la décentralisation nous impose une gestion participative. Par conséquent, l'implication des comités de quartier est à saluer », a indiqué le maire de Ndiarème Limamou Laye, Beïdy Sèye. Il a expliqué que c'est grâce aux valeurs humaines et morales que le défunt parrain a toujours incarnées ainsi que le travail remarquable qu'il a abattu au profit du quartier et de ses habitants que le choix a été unanimement porté sur lui.

L’occasion a été saisie par le maire pour faire un plaidoyer auprès de l’Etat et des partenaires pour la réhabilitation de ladite école, la première de cette commune dont la construction remonte à 1972. M. Sèye a estimé que le parrainage des établissements scolaires de la commune est un moyen de donner en référence aux jeunes des habitants de la commune connus pour les vertus qu’ils ont toujours incarnées.

Abdou DIOP

Le Programme Kaolack émergent (Pke), initié par l’homme d’affaires El Hadj Ibrahima Ciss dit Baye Ciss, prend forme. Un complexe agro-industriel d’un coût de 19,5 milliards de FCfa, implanté à Kabatoky, dans la banlieue ouest de la ville de Kaolack, sera bientôt inauguré par le président de la République.

La dynamique de ré-industrialisation de la région de Kaolack se précise. La preuve par le complexe agro-industriel de Kabatoky qui ouvrira bientôt ses portes et offrira une opportunité d’accès à des revenus pour plus de 3 000 femmes de cette circonscription administrative. Ce premier segment du Plan Kaolack émergent (Pke), initié par l’homme d’affaires El Hadj Ibrahima Ciss dit Baye Ciss, se dresse fièrement sur la Nationale I, à hauteur de Kabatoky, dans la proche banlieue de la capitale du bassin arachidier. Spécialisée dans la transformation des produits agricoles, cette usine a reçu, jeudi dernier, des délégations du Fonds des Nations Unies pour les activités de populations (Fnuap) et du Programme d’appui au développement économique et social du Sénégal (Padess) pour une visite du site. Une occasion pour le patron de Ciss corp holding international d’annoncer le partenariat noué autour de ce complexe avec l’organisme multilatéral et celui de la coopération bilatérale sénégalo-italienne. « Je veux redonner au Saloum sa position de 2ème capitale économique du pays. Et pour cela, en plus de cette usine, du stade multifonctionnel et de l’hôtel qui sera construit, je vous annonce la création prochaine d’une huilerie pour absorber la production arachidière et une usine d’eau de table. Ceci permettra de lutter contre le sous-emploi des jeunes et des femmes  » a indiqué l’opérateur économique à l’issue de la visite du complexe en compagnie de ses hôtes. Une infrastructure industrielle qui, à terme, nécessitera des investissements de l’ordre de 19,5 milliards de FCfa dont une partie sera supportée par les partenaires stratégiques sus-évoqués. C’est le cas du Bureau pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre du Fnuap. « Si nous avons fait le déplacement de Dakar jusqu’ici, c’est tout simplement parce que nous voulons qu’il y ait une initiative de relèvement économique des femmes. Nous voulons aussi tisser un partenariat avec Cissagro dans une perspective d’étendre cette initiative dans d’autres régions pour favoriser la capture du dividende démographique au Sénégal et partout dans le Sahel  », a informé le représentant résident du Fnuap. « L’autonomisation des femmes est la voie la plus sûre pour l’éradication de la pauvreté et une croissance forte et durable », a-t-il poursuivi. Pour sa part, la coordonnatrice du Padess, Mme Ayo Bâ Dop, a salué une initiative à forte valeur ajoutée susceptible de générer des revenus substantiels à des milliers de femmes dans le centre où cet instrument de la coopération bilatérale entre le Sénégal et l’Italie intervient.

A signaler que le cortège présidentiel, en partance pour le département de Koungheul, a fait une halte à hauteur de l’usine. Selon le promoteur, le chef de l’Etat a promis de venir prochainement inaugurer ce premier jalon du Pke.

Elimane FALL

L’Agence française de développement (Afd) et l’Etat du Sénégal signeront, lundi prochain, deux conventions de financement d’un montant total de 80 millions d’euros, soit plus de 52,5 milliards de FCfa. Entrant dans le cadre de l’appui aux communes et agglomérations du Sénégal, ce prêt vise à renforcer la viabilité financière des collectivités territoriales et à améliorer leurs performances en matière de gestion et de maîtrise d’ouvrage.

Le lundi 9 juillet 2018, Amadou Bâ, ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, et Mme Laurence Hart, directrice de l’Agence française de développement (Afd) au Sénégal, signeront  deux conventions de financement d’un montant total de 80 millions d’euros, soit plus de 52, 5 milliards de FCfa, pour appuyer les communes et agglomérations du Sénégal.

Selon le communiqué parvenu à notre rédaction, ce sera en présence du président de la République, Macky  Sall, de Christophe Bigot, ambassadeur de France au Sénégal, de Yaya Abdoul Kane, ministre de la Gouvernance territoriale, du Développement et de l’Aménagement du territoire, et de Mme Louise Cord, directrice des Opérations pour la Banque mondiale au Sénégal.

D’un montant total de plus de 52,5 milliards de FCfa, comprenant deux prêts de l’Afd, respectivement plus de 48 milliards de FCfa et plus de 4,6 milliards de FCfa, ces financements visent à appuyer le Programme d’opérationnalisation de l’Acte 3 de la décentralisation (Proactsen).

D’après les perspectives, à terme, le Programme d’appui aux communes et agglomérations du Sénégal (Pacasen) devrait contribuer à renforcer la viabilité financière des collectivités territoriales.

C’est un programme d’un montant global de plus de 146,8 milliards de FCfa, qui sera majoritairement cofinancé par la Banque mondiale (61,2 milliards de FCfa) et l’Etat du Sénégal (près de 33 milliards de FCfa).

Une telle vision comprend, d’une part, la réforme des transferts financiers de l’Etat, l’amélioration du recouvrement de la fiscalité locale et la modernisation des outils de gestion comptable des communes. D’autre part, il devrait accroître la performance des collectivités locales en matière de gestion et de maîtrise d’ouvrage, avec la mise en place de dispositifs de formations ciblées et de renforcement de capacités pour la fonction publique locale. A cela s’ajoute un système d’incitation à la performance permettant aux communes d’accéder à des ressources complémentaires pour financer leurs investissements et augmenter de manière substantielle l’accès à des services publics locaux de meilleure qualité.

Fara Michel DIEYE 

Dans le département de Koungheul et la capitale du Bambouck, on assiste à des coupures récurrentes d’électricité qui durent 24 heures, voire 48 heures. Et pourtant, lorsque le passage du groupe de la haute tension a été effectif, l’espoir d’avoir un courant de qualité et à suffisance était permis.

« Les factures restent chères. Malgré tout, la Senelec est prompte à couper le courant lorsque les délais de paiement sont dépassés », s’est plaint un usager. Ce qui rend la situation invivable. C’est que ces délestages entraînent également l’interruption de la distribution de l’eau, ajoute-t-il.

« Nous sommes des continentaux et vivons dans une chaleur continue. Si à cela s’ajoutent des pénuries d’eau, imaginez dans quelle situation on se trouverait », renchérit Aliou  Seck. Ce qui est incompréhensif, déclare un autre usager qui a préféré garder l’anonymat, « c’est que l’autorité administrative, censée représenter le ministre de l’Energie, est invisible, inaudible ». « Dos au mur, nous serons obligés de réagir à la hauteur de nos souffrances », avertit-il. Car, les Koungheulois savent se battre si leurs intérêts sont menacés. Etant une denrée rare dans la capitale du Bambouck, le poisson est en train de pourrir dans les réfrigérateurs, faute d’électricité. Et pourtant, des efforts incommensurables sont consentis pour accéder à ce produit indispensable dans l’alimentation des Sénégalais et ce n’est pas pour rien le plat national est appelé « thiébou dieune » (riz au poisson). En outre, lors du match de la Coupe du monde mettant aux prises le Sénégal à la Colombie, les populations de cette zone étaient encore privées de courant.

Aussi, ces dernières interpellent-elles le ministre de l’Energie et le directeur général de la Senelec afin qu’une solution durable soit trouvée.

Amath Sigui NDIAYE

A « Jaxaay », 348 maisons, dont la construction est inachevée, sont occupées illégalement par des familles. C’est après avoir été mis au parfum que les ayant-droits ont pris la décision de déloger celles-ci. Craignant le pire, les membres de la commission ad hoc, chargée de la gestion des logements restants, sont montés au créneau pour alerter les autorités centrales.

Après l’attribution de milliers de logements construits sous le magistère de Me Abdoulaye Wade, il restait des lots inachevés dont il fallait s’occuper de la gestion. C’est ainsi qu’une commission ad hoc a été mise sur pied pour poursuivre la distribution de ces maisons. Cependant, Pape Amadou Diop, secrétaire administratif de ladite commission, a révélé qu’à chaque fois qu’une attestation est remise à un ayant-droit, lui permettant ainsi de disposer formellement de sa maison dont la construction est inachevée, l’attributaire constate sur place que celle-ci est occupée illégalement par quelqu’un. Ces squats se sont constitués en un mouvement dénommé « Ubi deuk » (Aménager et occuper ensuite). Avec la complicité supposée de politiques tapis dans l’ombre, les membres dudit mouvement ciblent une maison inachevée, y font des aménagements de fortune et viennent l’occuper. Informés de cet état de fait, les véritables propriétaires piquent une colère noire, se ruent vers les occupants illégaux avec l’intention ferme de les déloger. Face à une telle situation lourde de danger, les membres de cette commission ont tenu une conférence de presse au cours de laquelle ils ont exprimé leurs craintes liées à une éventuelle confrontation entre les deux parties. « C’est tout le sens de notre appel destiné aux autorités centrales qui doivent intervenir au plus vite pour éviter que l’irréparable ne se produise », a-t-il déclaré. M. Diop a révélé que 348 logements inachevés ont été recensés à « Jaxaay ».

Toutefois, l’équation à résoudre est que les occupants illégaux ont refusé d’obtempérer sous prétexte qu’ils y ont été installés par des politiciens du parti au pouvoir. Au même moment, les attributaires ont décidé d’entrer en possession de leurs biens au plus vite. D’où la nécessité, pour les autorités, de réagir dans le sens de désamorcer la crise.

Abdou DIOP

(ZIGUINCHOR) - Une réunion du comité local de développement a été consacrée, hier, à Sindian (Bignona), à un programme test de réinsertion socio-économique d’un montant de 23 millions de FCfa de l’Agence nationale pour la relance des activités économiques et sociales en Casamance (Anrac). L’objectif visé est de faire connaître celui-ci aux populations locales, afin qu’elles se l’approprient et contribuent à sa réussite.    

Selon le directeur général de l’Agence nationale pour la relance des activités économiques et sociales en Casamance (Anrac), Ansou Sané, ledit programme est destiné aux populations qui ont été rendues vulnérables par la crise casamançaise, dans les arrondissements de Sindian et de Djibanar, ainsi qu’à Ziguinchor. Il vise à consolider les acquis pour le retour d’une paix définitive et durable dans la partie méridionale du Sénégal. Son extension dans d’autres zones dépendra du succès de sa phase test.

Dans le cadre de ce programme, les arrondissements de Sindian et de Djibanar (Goudomp) disposeront chacun d’une enveloppe financière de 10 millions de FCfa. Ziguinchor aura 1. 500. 000 FCfa pour les victimes des mines, et le même montant pour les femmes des villages déplacés. Les bénéficiaires recevront les appuis financiers après la signature d’une convention de partenariat avec l’Anrac. Auparavant, ils devraient s’organiser en Gie et présenter des projets d’intégration socio-économique d’intérêt communautaire.

Le programme susmentionné a ciblé les activités génératrices de revenus, licites et légales, notamment l’agriculture, la pêche, l’élevage, l’artisanat, l’exploitation de produits forestiers non ligneux, le petit commerce... Organisations communautaires de base, services techniques de l’Etat, Ong et autres acteurs locaux de développement seront des partenaires privilégiés de l’Anrac dans la mise en œuvre de ce programme. Un mécanisme de suivi-évaluation est également prévu, sous la houlette des autorités administratives.Les populations de Sindian ont bien accueilli ce programme. Elles  n’ont pas manqué d’exprimer leur reconnaissance au président de la République, Macky Sall, pour ses « efforts soutenus » à l’endroit des habitants de la région naturelle de Casamance (Ziguinchor, Sédhiou et Kolda) pour le bien être des ces dernières.

El Hadj Moussa SADIO


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