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Régions (1827)

La problématique de la répartition des fonds d’appui et de péréquation destinés aux collectivités locales et le contenu local étaient au centre d’un forum communautaire  organisé par « Publiez ce que vous payez » et le comité national Itie en marge de l’atelier de dissémination des rapports Itie 2015 et 2016 tenu à Kédougou la veille.

Les communautés de la commune de Tomboronkoto qui abrite Petowal Mining Company (Pmc), et qui va entrer en production en fin 2018 ou début 2019, ont répondu à l’appel de l’antenne régionale de « Publiez ce que vous payez », une manière de plancher sur les fonds de péréquation et d’appui des collectivités territoriales et le contenu local et la substance des rapports Itie 2015 et 2016, sous la présidence effective du sous-préfet de Bandafassy.

Le chargé de communication de « Publiez ce que vous payez » Boubacar Tamba qui a introduit le débat, a mis l’accent sur les deux thématiques que sont la proposition de politique de promotion du contenu local et les fonds d’appui et de péréquation aux collectivités locales ; avant que le secrétaire permanent adjoint du comité national Itie ne revienne sur la substance des rapports 2015 et 2016. M. Tamba a développé une proposition de projet de lettre de politique de promotion du contenu local, gage d’un environnement stable propice au développement des projets miniers. Cette politique, selon Boubacar Tamba, devra s’articuler autour d’une vision, celle consistant à créer un partenariat « gagnant-gagnant » où tous les acteurs impliqués collaborent et joignent leurs efforts afin d’assurer le succès de tout projet minier.

Promotion du contenu local
Cette vision repose sur le partage des gains pour une meilleure intégration des projets dans l’environnement social du pays afin de sauvegarder et de rendre durables leurs activités. Il ajoutera qu’il faut des principes directeurs dont le développement d’une offre intérieure et d’un réseau d’approvisionnement durable en biens et services pour le secteur minier, le développement des aptitudes et croissances d’un nombre considérable de travailleurs sénégalais afin qu’ils puissent avoir les qualifications nécessaires pour occuper un large éventail de postes responsabilité dans le secteur minier. Il y a, selon lui, la prise de décisions sur la base de principes fondés sur l’économie de marché assurant le bon fonctionnement des entreprises minières, dans le respect des normes de compétitivité et de compétence en lien avec l’embauche d’employés et l’achat de biens et services. En outre, il y aura l’utilisation de mesures claires, non discriminatoires, transparentes et réalistes, en conformité avec les obligations internationales du Sénégal, tout comme l’identification et la mise en œuvre des réformes visant à améliorer l’environnement dans lequel évoluent les entreprises minières et leurs fournisseurs, la facilitation du dialogue entre les représentants des parties, de même que l’assurance d’une large diffusion de l’information concernant la politique de promotion du contenu local et sa mise en œuvre.

Les acteurs de « Publiez ce que vous payez » laissent entendre que les mécanismes de promotion du contenu local doivent reposer sur le développement des entreprises locales ainsi que la formation et la création d’emplois locaux. Maintenant, pour que le tout soit opérationnel, ils indiqueront qu’il faut une structure de gouvernance comme un comité de pilotage au sein duquel siègeront les représentants des ministères concernés, de la chambre des mines, du secteur privé non minier, de la société civile, des partenaires techniques et financiers, de l’Apix et des personnes ressources retenues sur la base de leur expertise dans la promotion du contenu local.

Manque d’infrastructures de désenclavement
Ce déficit d’information, Abdoul Malick Bousso, le vice-président chargé de l’Itie au sein de « Publiez ce que vous payer », dit le mettre à profit au sein de cette organisation d’acteurs de la société civile sur la gouvernance des ressources minérales pour réfléchir sur un projet d’information, de communication et d’accompagnement des communautés afin qu’elles puissent pleinement profiter de la présence d’entreprises minières dans leurs terroirs. Les grandes lignes des rapports 2015 et 2016 seront présentées par le secrétaire permanent adjoint du comité national Itie, avec un accent particulier sur les données de la région de Kédougou. Alioune Badara Paye a passé en revue quelques données inhérentes à la région de Kédougou.

A en croire Alioune Badara Paye, en plus de l’or, la région de Kédougou recèle d’importantes réserves d’un fer de qualité dont la mise en valeur est plombée par la non-réalisation d’infrastructures de désenclavement comme « le transport ferroviaire et l’évacuation portuaire qui représentent 80 % des investissements ».

La plus part des interventions des communautés ont tourné autour de la problématique de l’accès à l’emploi des jeunes de la contrée, de la formation ou encore de la politique de responsabilité sociétale de l’entreprise Petowal Mining Company qui va entrer en production courant 2018 ou début 2019. Daouda Sène, l’adjoint au sous-préfet de Bandafassy qui présidait le forum, leur posera la question de savoir s’ils étaient organisés en GIE ou petites et moyennes entreprises aptes à capter les opportunités économiques offertes par cette seconde mine industrielle d’or du pays. Ils ont répondu par la négative. M. Sène les a incités à aller dans cette dynamique dans la mesure où tous ont acté qu’il n’est guère possible que tout le monde puisse trouver un emploi dans la mine. Il a montré du doigt certaines opportunités d’ordre agropastoral tout comme dans le domaine des biens et services.

Pape Demba SIDIBE

Les artisans de la région ont été formés en éducation financière à Ziguinchor la semaine dernière. C’était à l’initiative de l’Agence pour la promotion et le développement de l’artisanat. L’ambition de cette dernière est d’accompagner les artisans à quitter l’artisanat de survie pour aller vers l’entreprise et de pouvoir ainsi soumissionner aux marchés publics.

Cette session de formation a été organisée en collaboration avec l’observatoire de la qualité des services financiers. Son objectif était d’outiller les artisans d’ici pour qu’ils puissent intégrer le système financier, accéder facilement aux crédits et développer leurs activités. A cet effet, les artisans ont été sensibilisés sur la nécessité de se formaliser, d’ouverture des comptes et de mettre en place une comptabilité. Ces préalables devraient leur permettre d’élaborer leurs états financiers et plans d’affaires (Business-plan), puis les soumettre aux banques afin que ces dernières puissent leur faire confiance et leur octroyer des crédits.  Le directeur général de l’Agence pour la promotion et le développement de l’artisanat (Apda), Papa Hamady Ndao, s’est félicité de l’organisation de cette formation, soulignant que son programme de formalisation des entreprises artisanales passe nécessairement par cette étape. Il a expliqué que l’entreprise artisanale aura besoin de pouvoir tenir une comptabilité, de faire des états financiers, de gérer les crédits reçus des banques, de planifier et de comprendre le monde des finances. Quant à l’observatoire de la qualité des services financiers, son secrétaire exécutif Habib Ndao a assuré l’Apda de son accompagnement pour promouvoir l’artisanat au Sénégal.

El Hadj Moussa SADIO

La  Semaine de l’amitié et de la fraternité (Safra), une initiative de coopération transfrontalière pour l’intégration sous-régionale, face aux événements douloureux survenus le 8 février dernier au poste frontalier de Nianao, renouvelle, dans un communiqué, son appel aux autorités et aux forces de sécurité transfrontalières du Sénégal et de la Guinée-Bissau pour le respect des droits de la personne humaine et des accords de libre circulation des personnes et des biens de la Cedeao.

La Safra  souligne le communiqué a été informée des événements douloureux survenus le jeudi 8 février 2018 au poste de la douane sénégalaise situé à Nianao, frontalier avec le pays frère de la Guinée Bissau. Selon le communiqué, un convoi de plusieurs dizaines de pèlerins bissau-guinéens qui se rendait à Madina Gounass pour une ziaara annuelle, a été confronté à l’exigence de paiement de passavants par la douane sénégalaise. Face à cette exigence, les pèlerins auraient expliqué aux douaniers que les autorités bissau-guinéennes, comme de coutume, avaient saisi les autorités administratives et les forces de sécurité transfrontalières des deux pays pour la facilitation de leur passage. Ce que la police des frontières a fait sans problème. Les douaniers, malgré ces explications et la référence à la jurisprudence en pareille situation, auraient maintenu leur exigence. Les échanges de propos qui s’en sont suivis ont abouti à l’interpellation d’un chauffeur bissau-guinéen par un douanier qui l’aurait menotté et attaché dans son bureau, avant de le rouer de coups de crosse de fusil. Le communiqué soulignera que les hurlements de la victime auraient amené des membres du convoi à intervenir pour tenter d’arrêter la violence que subissait leur compatriote.

Le douanier qui violentait le chauffeur, s’est mis à tirer sur les intervenants, entraînant ainsi la mort d’un pèlerin et sept blessés graves. A l’arrivée des autorités administratives de Gabou (Guinée-Bissau) et de Vélingara (Sénégal) sur les lieux, la victime a été évacuée à l’Hôpital régional de Tambacounda pour les besoins de l’autopsie et les blessés ont été acheminés à Gabou et Bissau. La victime Amath Tidiane Baldé, commerçant de profession, est mariée à deux épouses et père de cinq enfants. Sa prière mortuaire a eu lieu vendredi 9 février dernier à Madina Gounass sur demande du Khalife général et son enterrement à Gabou.

Face à cette situation, la Safra, cette initiative de coopération transfrontalière et d’intégration sous-régionale à la base, exprime, dans le communiqué, sa profonde indignation et condamne sans réserve de tels comportements irresponsables qui menacent la paix, la sécurité et le bon voisinage des populations des deux pays. La Safra a renouvelé son appel aux autorités et aux forces de sécurité transfrontalières des deux pays pour le respect des droits de la personne humaine et des accords de libre circulation des personnes et des biens de la Cedeao, pour le maintien de la paix, de la sécurité, de la fraternité et du bon voisinage entre les peuples de l’espace Safra. A la famille de la victime, aux autorités et populations de Gabou et de la Guinée-Bissau en général, la Safra a présenté ses sincères condoléances.

Pape Demba SIDIBE

Dans le cadre d’un projet intitulé 2JF, une catégorie de populations des communes de Sindian, d’Oulampane, de Kartiack, de Tenghory et de Djignaki (Bignona) est liée, depuis 2016, par un cahier de charges à deux entreprises privées de transformation de produits forestiers pour l’approvisionnement de ces dernières en matière première. L’activité, qui s’est révélée lucrative, est en train de participer de manière significative à la lutte contre la pauvreté et à l’amélioration des conditions de vie des villageois. L’exode rural des femmes ainsi que des jeunes (garçons et filles) diminue également de plus en plus.

Les populations en question s’activent dans la collecte et le commerce de produits forestiers tels que le « madd » (Saba Senegalensis), le « ditakh » (Detarium senegalensis), le « bouye » (pain de singe). Actuellement, 2.200 personnes sont organisées et constituées en 44 GIE (Groupement d’intérêt économique). Elles ont aussi bénéficié d’une formation en techniques de bonnes pratiques forestières, agricoles et en agroforesterie grâce à l’accompagnement des services des Eaux et Forêts.

Deux centres de collecte seront construits à leur profit. Le premier, prévu à Djignaki, est en cours de réalisation. Le second sera implanté à Bignona en 2019.

L’objectif visé par le projet 2JF est l’organisation de la chaîne de valeur des produits forestiers, notamment le « madd », le « ditakh » et le « bouye », dans les communes de Sindian, d’Oulampane, de Kartiack, de Tenghory et de Djignaki où il intervient. Il entend également améliorer la qualité des produits forestiers susmentionnés. De cette manière, le projet ambitionne de valoriser les produits forestiers de la Casamance. Son chef Meïssa Aw a estimé qu’il y a beaucoup d’intermédiaires dans la chaîne de valeur et qu’il faut les diminuer dans les négociations entre acheteurs et producteurs. Et, à terme, le projet aspire à lutter efficacement contre la pauvreté, à améliorer la sécurité alimentaire et la résilience des populations.

Impacts positifs
Ce projet, d’une durée de cinq ans (2016-2020) et dont le bilan à mi-parcours a été fait dernièrement à Djignaki, est bien apprécié par les populations.

D’après ce bénéficiaire Samba Sané, par ailleurs chef du village de Diango, le commerce de produits forestiers nourrit son homme dans les cinq communes du Sud. « Nos revenus ont augmenté considérablement et nos conditions de vie se sont beaucoup améliorées », a-t-il témoigné.

Notre interlocuteur n’a pas oublié de mentionner que l’exode rural des femmes et des jeunes est en train de diminuer dans leurs terroirs.

Quant à l’adjoint au maire de la commune de Djignaki, Bécaye Diédhiou, et le sous-préfet de Kataba 1, Youssoupha Faye, ils ont révélé que l’initiative, qui a consisté en cette parfaite organisation de la collecte et du commerce de « madd », de « ditakh » et de « bouye » est en train pacifier davantage ce terroir bénéficiaire, jadis affecté par le conflit armé qui sévissait en Casamance. Outre la construction d’un magasin de stockage qui est annoncée par le projet 2JF, M. Faye a plaidé pour l’installation d’une unité de semi-transformation des fruits en vue de créer des emplois et de fixer davantage les populations dans leur terroir.

El Hadj Moussa SADIO 

Le Conseil départemental de Kaolack a inauguré un centre de coaching territorial ce dimanche. L’infrastructure, fruit de la coopération décentralisée avec la région de l’Oriental du Maroc et de la coopération technique belge, va servir d’outil de promotion et de valorisation des principales filières économiques de la région de Kaolack.

Invitée d’honneur de la troisième édition de la Foire Internationale de Kaolack (Fika), la région de l’Oriental du Maroc, jumelée au Conseil départemental éponyme, est en train de marquer de son empreinte cette édition avec l’inauguration du Centre de coaching territorial installé dans les locaux du Conseil départemental de ladite localité en présence du directeur de cabinet du ministre de la Gouvernance locale Alassane Sow. Une implication de la collectivité territoriale du royaume chérifien magnifiée par le président de l’institution départementale Baba Ndiaye. « Ce centre voit le jour grâce au soutien de la région de l’Oriental. Il est évidemment inspiré par le Centre d’excellence de coaching territorial qu’on a découvert chez vous. Il aura pour vocation de dispenser conjointement activités, formation et événement. A cet égard et profitant de votre présence, j’aurai l’honneur, après notre inauguration, de vous inviter à une courte séance d’échanges, créant ainsi la première activité du centre, pour proposer des activités concrètes qui vont servir d’exemples et que nous présenterons ensemble lors du prochain sommet d’Africités à Marrakech en décembre 2018 », a-t-il dit à ses hôtes marocains présents massivement à la cérémonie d’inauguration dudit centre. Conduisant la délégation, le président de la région de l’Oriental du Maroc Abdennabi Bioui s’est réjoui de l’excellence des relations plus que séculaires entre nos deux pays, à l’image de la proximité liant le président Macky Sall au Roi Mohammed VI. Le président de l’institution de la région de l’Oriental de vanter cet outil de management et de promotion économique des terroirs implanté depuis le 30 mai 2016 dans sa circonscription. Il a qualifié le président Baba Ndiaye de dirigeant charismatique et dévoué à la cause du développement de son département. Monsieur Bioui a pris des engagements à l’ouverture de cette première expérience de coopération à l’échelle des conseils territoriaux des deux pays à d’autres secteurs d’activités. Pour sa part, le directeur de cabinet du ministre de la Gouvernance territoriale, du Développement et de l’Aménagement du territoire a décerné le titre de champion de la mise en œuvre du Plan Sénégal Emergent au plan local à son hôte. Soulignant au passage l’axe stratégique de la valorisation du capital humain pour préparer des citoyens entièrement dévoués à la cause du développement économique et social du Sénégal. L’officiel a émis le souhait que cet outil puisse bénéficier aux autres collectivités locales du pôle territoire du Sine Saloum.

Pour rappel, le Centre d’excellence de coaching territorial de Kaolack est le fruit d’un partenariat entre le Conseil départemental éponyme, la région de l’Oriental du Maroc, du Cglu Afrique et du soutien financier de la coopération belge mobilisé par l’Ong Echos Communication.

Elimane FALL et Mouhamadou SAGNE

Le compte à rebours a donc commencé à Karang Poste en perspective de la première édition des journées de la libre circulation des personnes et des biens entre le Sénégal et la Gambie. Les populations sont déjà mobilisées pour la réussite de cet événement prévu le 1er mars 2018.

L’occasion de la réunion du Comité régional de développement (Crd) présidée à Karang avant-hier par le gouverneur de Fatick, Souleymane Cissé, au nom du ministre de l’Intégration africaine, du Nepad et de la Promotion de la bonne gouvernance, Mbagnick Ndiaye, représenté par son directeur de cabinet El Hadji Tanor Dieng, a été saisie pour sensibiliser les populations à la pertinence de cette importante rencontre. Le sujet campé aussitôt après l’ouverture de la réunion par Jean Antoine Diouf, directeur de l’intégration régionale au Ministère de l’Intégration africaine, a permis aux uns et autres de mieux comprendre la motivation d’une telle journée consacrée à la libre circulation des personnes et des biens en Sénégambie.

M. Diouf est revenu sur l’importance que la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) accorde à la libre circulation des personnes, au droit de résidence et d’établissement contenu dans un texte de 1979 et les textes qui le complètent, qui ont permis à cette institution de se positionner comme pionnière en Afrique dans le domaine de la mobilité des populations. « Ce rôle avant-gardiste a été renforcé par la suppression, dès 1983, de l’exigence de visa pour les citoyens communautaires qui se déplacent dans les autres Etats membres de la Cedeao, l’adoption du passeport communautaire en 2000 et, plus récemment, l’institution de la carte d’identité biométrique de la Cedeao », a-t-il indiqué. Aussi, ajoute le directeur de l’intégration régionale, « parmi les principaux objectifs de l’organisation communautaire figure la création d’un marché commun. Pour réaliser cet objectif, la Cedeao a identifié quatre axes principaux que sont la libre circulation des biens et des personnes, la levée des barrières non tarifaires, la constitution d’une union douanière à travers un schéma de libéralisation des échanges et un tarif extérieur commun ainsi que la mise en place de politiques commerciales communes ».

Lever les entraves
Autant de recommandations formulées dans cette dynamique de libre circulation des personnes et des biens dans l’espace Cedeao mais dont l’effectivité de son application rencontre beaucoup d’entraves que la plupart des intervenants n’ont pas manqué d’évoquer dans les débats. Ce sont les représentants des organisations communautaires de base, les transporteurs, les jeunes, les délégués de quartier, venus en masse, qui ont posé ces préoccupations quotidiennes des populations de Karang et d’Hamdallah. Même si, selon le maire de Karang, Diokine Gomis, « l’intégration et la libre circulation ne font l’objet d’aucun doute puisqu’elles sont vécues intensément entre les différentes populations le long de la frontière ». Il a rappelé le récent tournoi de football qui a opposé les hommes de tenues des deux pays et qui a été bien apprécié par les populations. Donc cette journée vient à son heure comme l’ont soutenu certains orateurs comme le représentant du syndicat des chauffeurs et transporteurs de Karang.

Toutefois, certains participants ont évoqué le marché de libre échange avec les tracasseries douanières de part et d’autre des deux pays, mais aussi l’éternel goulot d’étranglement qu’est la traversée du bac (ferry) gambien sur la route de la région sud ou l’inverse vers l’intérieur du Sénégal. Il est également question de sécurité et d’éclairage public, de difficultés d’approvisionnement en eau potable dont fait face la commune.

Autorités et élus invités à s’impliquer
Pour cela, il convient, selon le directeur de cabinet du ministre de l’Intégration africaine et du Nepad, « de rendre effectif le Protocole sur la libre circulation des personnes, le droit de résidence et d’établissement de 1979 et les textes qui le complètent dans le domaine de la mobilité des populations au sein de l’espace régional. Et surtout la libre circulation des biens, l’institution du schéma de libéralisation des échanges pour mieux matérialiser la zone de libre échange de la Cedeao, offrant ainsi un levier puissant pour l’accroissement du commerce intracommunautaire et la stimulation de l’activité économique ».

La journée d’intégration du 1er mars devrait servir de cadre de discussion et de recherche de solutions autour de toutes ces questions. Les autorités régionales et les élus du département, particulièrement le long de la frontière, ont été invités par le gouverneur de Fatick à se mobiliser pour la circonstance afin de réussir cette importante rencontre qui vise, selon le directeur de cabinet du Ministère de l’Intégration africaine, El Hadji Tanor Dieng, « à réaffirmer l’engagement politique des autorités sénégalaises pour l’effectivité de la libre circulation des personnes et des biens au sein de la Cedeao, en particulier en Sénégambie ».

Les acteurs des deux pays seront ainsi sensibilisés aux enjeux d’une telle opportunité de prendre des mesures plus hardies en vue de lever les entraves à la libre circulation des personnes et des biens dans l’espace régional. Un comité préparatoire et de suivi a été proposé par le gouverneur Souleymane Cissé sous la supervision du sous-préfet de Toubacouta avec comme membres les maires, les élus et toutes les autres personnes.

Mohamadou SAGNE

Un projet intitulé « Renforcement du leadership féminin rural en Casamance », d’une durée de 12 mois, a été lancé à Ziguinchor la semaine dernière. Financé par Foundation for a Just Society pour un coût total de 55.288.000 FCfa, il sera mis en œuvre par le Comité régional de solidarité des femmes pour la paix en Casamance (Usoforal) dans les communes de Djignaki, de Boutoupa-Camaracounda et de Diacounda.

La coordonnatrice d’Usoforal Seynabou Male Cissé, a expliqué le choix de ces trois collectivités locales par le fait qu’elles ont été les zones les plus touchées par le conflit armé qui sévissait en Casamance. Mme Cissé a fait remarquer que ce sont des zones où la situation a été difficile, où les femmes n’ont pas non plus vu beaucoup d’intervenants. Et en cette période d’accalmie, qui présage le retour d’une paix définitive et durable dans la région méridionale du Sénégal, la patronne d’Usoforal a affirmé que la volonté de son organisation est de continuer à s’investir pleinement pourredonner espoir, se développer et vivre en paix. « C’est cela notre rôle, et c’est ce que nous essayons de faire en intervenant justement dans les zones les plus touchées par ce conflit dont, entre autres, Djignaki, Boutoupa-Camaracounda et Diacounda », a assuré Mme Cissé.

On se rappelle que la Casamance avait vécu, ces trois dernières décennies, un conflit armé aux conséquences dramatiques sur les personnes, les communautés, le développement social et économique.

La situation d’insécurité et d’incertitude avait particulièrement affecté les femmes rurales. Certaines ont dû se déplacer chaque fois que la violence connaissait un pic, et ensuite rentrer dès que le calme, même précaire, revenait. Mais depuis 2012, une certaine accalmie s’est installée, même si ce n’est pas encore la paix. Et les femmes essaient de remettre en place leurs organisations et de s’impliquer dans la vie de leurs communautés respectives.

Le projet, qui vient d’être lancé à Ziguinchor, entend donc accompagner ce mouvement pour contribuer au renforcement du leadership féminin rural en Casamance. Il touchera 600 femmes membres des structures fédérales. De façon indirecte, 3.000 personnes bénéficieront de ce projet.

El Hadj Moussa SADIO

Les femmes de Diana confinées dans le Boundou, à l’instar des 80 localités du tiers sud de la zone de production du fonio, viennent de recevoir une machine à décortiquer. C’est grâce au programme financé à hauteur de 300 millions de FCfa par le projet sous-régional Waapp, par l’intermédiaire du Fnraa qui soutient cette initiative du Réseau des acteurs de la filière Fonio (Raff).

C’est à un retour à cette spéculation aux vertus nutritives et thérapeutiques, dont la pénibilité du dépiautage a été un frein à sa production à grande échelle, qui est prôné. Pour l’inventeur de la machine Sanoussi Diakité, il faut diversifier les cultures, multiplier les richesses et atteindre l’autosuffisance. Diana, aux confins du Boundou, est séduite par la démonstration de décorticage de cette céréale bien connue par les populations. Ici, selon Fanta Souaré, présidente régionale du Réseau des acteurs de la filière fonio (Raff), tout comme la présidente locale Coumba Gagigo, on connaît bien ses vertus nutritives et thérapeutiques pour les enfants et les femmes enceintes. Les hommes âgés y trouvent également leur salut. Elles ont exulté et étalé la spéculation sous toutes ses facettes. La menace positive avec la forte demande des Américains a été prise comme un défi pour la présidente régionale du Réseau des acteurs de la filière fonio (Raff) et elle réclame un programme spécial comme pour le riz, le maïs et le mil afin de faire reculer les barrières de la pauvreté et créer de l’emploi. Toutes les contraintes qui confinaient la production de fonio à la place de culture cultuelle et culturelle sont en train d’être levées avec la recherche, affirme Lucien Ndecky, coordinateur de la zone Est de Tambacounda et la Haute Casamance. Il est aussi question de l’utilisation de machines de dernière génération et des machines à décortiquer le fonio pour améliorer le processus de culture et de transformation. Des techniciens ont été formés pour mieux gérer l’outil. Le projet de diffusion à grande échelle d’une durée de trois ans a été financé à hauteur de 300 millions de FCfa par le projet sous-régional Waapp, par l’intermédiaire du Fnraa, ajoute Lucien Ndecky. C’est dans ce cadre que la machine à décortiquer le fonio qui permet de réduire la pénibilité de la transformation sera diffusée dans 80 collectivités locales des régions de Tambacounda, de Kédougou, de Kolda et de Sédhiou, qui demeurent des zones traditionnelles de production de cette céréale. La pénibilité du travail manuel de transformation est un des principaux obstacles à la promotion du fonio. L’identification des 80 localités bénéficiaires a été faite par l’Ancar en fonction de leur niveau de production de fonio, de la présence d’une organisation ou d’un groupement, d’infrastructures socio-économiques, de la taille de la population et de la capacité à polariser d’autres localités. La région de Tambacounda s’est vue affecter 18 machines.

Alternative pour le développement agricole
« Nous voulons que la machine soit le début d’une entreprise rurale », a dit l’inventeur de cette machine, Sanoussi Diakité, coordonnateur principal du Projet à grande diffusion de la machine, par ailleurs directeur de l’Office national de formation professionnelle (Onfp) devant une assistance enthousiaste. Le coordonnateur du Raff, M. Diakhité croit dur comme fer qu’en termes de sécurité alimentaire, de nutrition, d’amélioration des revenus des ruraux et d’échanges humains culturels à l’échelle nationale et internationale, le fonio va jouer un rôle déterminant. La production au Sénégal est en dent de scie avec près de 1.500 tonnes par an qui sont mises sur le marché et cultivées dans le bassin oriental du pays dans les régions de Tambacounda, de Sédhiou, de Kolda et de Kédougou. Pour répondre à l’exigence du fonio qui est la céréale du futur, la première étape consiste à renter dans le marché mondial. C’est pourquoi il est question de doper aujourd’hui la production, affirme M. Diakhité. « Il suffit d’améliorer le dispositif car les acteurs sont là, les terres sont disponibles et le marché monte crescendo. Le semis à la volée, le fauchage collectif, le battage et le lavage sont très exigeants. Maintenant toute la technologie déjà expérimentée existe et elle est de dernière génération. La production peut aller jusqu’à 10.000 tonnes. Le Mali est à 21.000 tonnes ; le double pour le Burkina Faso. Les acteurs pensent que le fonio peut être une culture d’alternative pour le développement agricole avec le prix au kilogramme qui peut atteindre 1.500 FCfa à Dakar et Tambacounda et à 1.200 FCfa voire même 1.000 FCfa en gros à Kédougou », soutient l’inventeur de la machine.

Alkaly Sao de Makacoulibantang, au nom des acteurs, a souligné que les Américains commencent à s’intéresser au fonio qui est cultivé dans 16 pays africains. L’année dernière, 80 tonnes ont pris le chemin du pays de l’Oncle Sam. Le riz a été introduit et imposé au Sénégal. Il est tant, selon ce dernier, que l’Etat du Sénégal mette en place un programme spécial pour le fonio comme pour le riz et le maïs.

Pape Demba SIDIBE

Le ministre de la Formation professionnelle, de l’Apprentissage et de l’Artisanat a ouvert, hier, à Kaolack, un centre de référence en froid, climatisation et plomberie au sein du Lycée technique et commercial El Hadj Abdoulaye Niass. Fruit de la coopération bilatérale avec le Canada, le bâtiment entièrement équipé a nécessité des investissements de 500 millions de FCfa.

L’offre de formation technique et professionnelle sera considérablement élargie dans la région de Kaolack et dans le centre du pays. Une conséquence de l’ouverture, dans la capitale du bassin arachidier, d’un centre de référence en froid, climatisation et plomberie. Le nouveau bâtiment qui trône majestueusement au sein du lycée technique et commercial El Hadji Abdoulaye Niass a été inauguré mardi par le ministre de la Formation professionnelle, de l’Apprentissage et de l’Artisanat, Mamadou Talla. Ce dernier qui a fait le déplacement en personne pour l’nauguration de ce joyau qui a nécessité des investissements de l’ordre de 500 millions de FCfa, n’a pas caché les enjeux de cette nouvelle infrastructure scolaire. « Ce nouvel édifice dispose de matériels de dernière génération dans le cadre d’un partenariat avec la coopération canadienne pour un coût total de 500 millions de FCfa. Ce qui traduit l’engagement du Sénégal en faveur d’une formation technique et professionnelle répondant aux besoins du marché de l’emploi », a indiqué le ministre. Selon lui, l’inauguration de ce bâtiment dédié à une nouvelle section au sein de ce lycée technique s’inscrit en droite ligne du forum 2018: « Essor du secteur privé pour l’éducation ». Il s’est agi, durant ces assises, de capitaliser sur les résultats obtenus dans le cadre de ce partenariat public–privé autour de la formation technique et professionnelle. « Nous devons engager la réflexion sur les enjeux du secteur en vue d’une capitalisation des bonnes pratiques en la matière» a-t-il-dit.

Il s’est, par ailleurs, félicité de l’exemplarité de la coopération canadienne, notamment avec des collèges et établissements d’enseignement technique et professionnel de ce pays autour de ce centre de référence, le premier du genre au Sénégal. Le ministre avait, dans la matinée, visité la chambre des métiers de Kaolack et s’est rendu à la Foire internationale de Kaolack (Fika) initiée conjointement par les deux chambres consulaires de la région. Mamadou Talla a rappelé l’objectif stratégique du gouvernement d’orienter 30 % des sortants du cycle fondamental vers la formation technique professionnelle à l’horizon 2025. Une option qui va mobiliser des investissements de l’ordre de 10 milliards de FCfa dont la moitié est financée sur le budget de l’Etat du Sénégal.

Pour rappel, le premier établissement technique implanté à Kaolack au début des années 80, le lycée El Hadji Abdoulaye Niass de Kaolack spécialisé dans les techniques commerciales ouvre, avec ce centre de référence, une nouvelle section dans les métiers du froid industriel et de la plomberie, selon le souhait exprimé par le ministre de tutelle.

Elimane FALL

La cérémonie de remise d’une ambulance médicalisée s’est tenue en présence des autorités coutumières, religieuses et sanitaires de la commune de Diawar dans le département de Dagana.

Durant cette cérémonie, les populations ont dit leur satisfaction à Faly Seck, le donateur et fils de la localité.

Dans l’enceinte du dispensaire de la localité, les populations sont sorties en masse pour se réjouir de l’arrivée de cette ambulance qui doit permettre l’évacuation sanitaire des malades, surtout les femmes enceintes. En effet, dans un passé récent, les malades de Diawar étaient obligés d’attendre l’ambulance de la localité de Mboundome pour d’éventuelles évacuations. Maintenant, avec cet outil offert par Faly Seck, Directeur de l’administration générale et de l’équipement (Dage) du Ministère de la Gouvernance territoriale, du Développement et de l’Aménagement du territoire, les choses vont se simplifier. Les autorités présentes ont apprécié ce geste qui vient atténuer la souffrance des populations. Même si certains ont demandé au donateur des mesures d’accompagnement pour le carburant et la clôture du dispensaire.

Dans ce même ordre d’idée, Birane Ndiaye Dièye, notable à Diawar, a exprimé sa fierté d’accompagner un responsable qui a pris conscience de la nécessité d’appuyer les populations. M. Dièye a aussi appelé à une synergie autour de « Faly Seck qui, avec dévouement, impacte positivement le vécu des populations de Diawar, surtout dans le cadre d’initiatives sociales ». Avec beaucoup d’altruisme, Oumar Mbodj, président des chefs de villages de Diawar, est revenu sur l’appui que les autres localités, pourvues en ambulance, apportaient à Diawar. C’est pourquoi, a-t-il-dit, « ce moyen d’évacuation des malades mis à la disposition du poste de santé de Diawar soulagera toutes les contrées voisines du Walo, comme Kheune, Wassoul, Gaya, Fourarate ».

Le bienfaiteur Faly Seck, président de l’Alliance démocratique pour l'émergence de la vallée (Adev) et responsable politique de l’Apr, a souligné que leur engagement politique trouve son sens dans la prise en charge des préoccupations des populations ». Depuis 2012, plusieurs actes ont été posés pour nos localités, souligne Faly Seck, « tout en invitant les habitants à maintenir la flamme de l’espoir en accompagnant le président Macky Sall dans la réalisation de ses chantiers de l’émergence par une réélection en février 2019 ».

Au demeurant, il a dit avoir entendu les doléances des populations. C’est pourquoi « cette action n’est que le début » car, note-t-il, « nos ambitions dépassent largement les actes que nous posons actuellement pour notre terroir ». En fait, pense le Dage du Ministère de la Gouvernance locale, « soutenir le chef de l’Etat Macky Sall, c’est intervenir de façon concrète dans des domaines comme l’éducation, la formation et la santé ».

Amadou Maguette NDAW

Le village de Thiébé, situé dans la commune de Warkhokh, veut sa part de développement. Ses habitants réclament une piste de production qui les sortirait du désenclavement et aussi l’installation d’un poste santé dans la localité. Des jeunes dudit village relevant de la commune de Warkhokh, dans le département de Linguère, sont montés au créneau pour réclamer de meilleures conditions de vie.

Pour Coly Djibril Ba, le responsable des jeunes, le tronçon Thiébé-Warkhokh, long de quatre kilomètres seulement, constitue un frein à l’émergence de la localité qui polarise une population d’environ 3.000 habitants. Selon M. Bâ, la réalisation de cette route qui est une vieille doléance permettra de désenclaver les localités environnantes et de faciliter la circulation  des personnes. « Les populations éprouvent toutes les peines du monde pour se rendre à Warkhokh pendant l’hivernage car la piste tracée par les charrettes est coupée par les eaux du marigot "MBaaye" », a-t-il affirmé.

Le chef de village qui se dit marginalisé, a également réclamé une ambulance qui va soulager les populations des peines qu’elles endurent quotidiennement. « Nos femmes qui sont évacuées à bord de charrettes, accouchent dès fois en route », a-t-il ajouté. « Le manque d'électricité fait qu'aujourd'hui, le vol de bétail et autres formes de délinquance demeurent endémiques dans le village de Thiébé », a-t-il conclu.

Masse NDIAYE

Le ministre de la Gouvernance territoriale, du Développement et de l’Aménagement du territoire a salué la pertinence des réformes de financement des collectivités locales. Yaya présidait un atelier de partage sur l’état d’avancement desdites réformes hier.

La commission restreinte du Conseil national de développement des collectivités locales (Cndlc) a organisé une rencontre pour échanger sur l’état d’avancement des réformes de financement des collectivités territoriales hier.

Présidant la réunion, le ministre de la Gouvernance territoriale, du Développement et de l’Aménagement du territoire a axé son intervention sur la pertinence des réformes. Selon Yaya Abdoul Kane, celles-ci visent à mettre en place un système intégré de financement touchant à la fois les impôts locaux, les transferts financiers de l’Etat incluant les recettes issues des opérations minières revenant aux collectivités territoriales et les financements innovants. Il a ajouté que le Gouvernement compte finaliser, en 2018, la réforme de la patente, du Fonds d’équipement des collectivités locales (Fecl) et du Cndlc et rendre effectif les transferts attendus du fonds de péréquation des exploitations minières.

« Ces projets de texte sur le Fecl et le Cndl changeront positivement, s’ils sont adoptés, le système de financement des équipements des collectivités territoriales », a-t-il ajouté, en indiquant que leur signature constitue un élément de mise en vigueur et, partant, des décaissements du Programme d’appui aux communes et aux agglomérations du Sénégal (Pacasen).


Lors de cette réunion, l’Agence de développement local et la Direction des collectivités locales ont présenté deux rapports relatifs à l’utilisation par les collectivités territoriales et les autres bénéficiaires du Fonds de dotation (Fdd) et du Fecl. Les projets de répartition en grande masse du Fonds de dotation à la décentralisation et du Fonds d’Equipement des collectivités locales au titre de l’année 2018 ont été examinés puis adoptés.

Diégane SARR

Le préfet de Goudomp, à la tête de la commission sous-régionale de gestion des frontières, s’est récemment rendu à Tiguy, village de Guinée-Bissau, pour jeter les bases d’une entente entre les populations de cette localité et celles du village de Koussy au Sénégal qui se disputent un lopin de terre depuis cinq ans.

Ces temps-ci, le conflit a pris une certaine dimension puisque nous sommes en période de récolte et de commercialisation de la noix d’acajou, une activité florissante dans cette zone et qui rapporte gros. Et le lopin de terre objet de ce conflit compte plusieurs anacardiers dont l’exploitation attise les convoitises. La mission a rencontré en terre guinéenne les sages, les notables, surtout les jeunes qui, débordants d’activités, peuvent exacerber le conflit.

Les populations sénégalaises se sont fait remarquer par leur sagesse au cours des discussions. Rien de surprenant puisque c’est le même peuple qui vit dans deux territoires différents. Cette rencontre tenue avec les autorités administratives précède celle de la commission nationale qui fera également le déplacement. Pour préparer cette rencontre et avoir une structure interlocutrice, un comité de gestion du conflit a été mis en place entre les deux villages. Il est chargé d’organiser des rencontres périodiques pour maintenir un climat d’entente entre les populations. Il s’agit donc de dépasser ce problème qui intervient souvent pendant la période de récolte de l’anacarde.

Les services de l’Ong Afrique Enjeux ont été sollicités pour diriger un cadre de concertation pour la recherche de la paix d’autant que le conflit est dû à un manque de dialogue dont la restauration pourrait précipiter la fin du conflit.

Malamine KAMARA

La Banque mondiale a approuvé un crédit de 110 millions de dollars de l’Association internationale de développement (Ida) en faveur du Sénégal, qui permettra d’améliorer radicalement la gouvernance et l’efficacité des services publics au niveau local. L’information a été livrée par un communiqué des services de la Banque mondiale hier.

Le premier objectif du Programme d’appui aux communes et aux agglomérations est d’améliorer les finances locales en augmentant les dotations de l’État aux collectivités locales, en introduisant des critères d’allocation objectifs et équitables, et en renforçant les capacités des municipalités afin qu’elles soient en mesure de développer leurs recettes propres. Le programme vise, en second lieu, à rationaliser la gestion des investissements publics dans un certain nombre de collectivités urbaines afin d’améliorer les services à la population. Selon le communiqué, la Banque mondiale va accompagner les efforts déployés par les autorités en vue d’engager une transformation qui placera les municipalités aux manettes du développement, explique Louise Cord, directrice des opérations de la Banque mondiale pour le Sénégal. Le nouveau programme devrait aboutir, en cinq ans, à une hausse remarquable des infrastructures de services publics municipales et redynamiser le processus de décentralisation budgétaire et administratif au niveau national, conformément aux objectifs de l’Acte 3 de la décentralisation ».

« Le programme s’attachera à améliorer considérablement les ressources financières dont disposent les collectivités locales et à mettre en place les mécanismes d’incitation et de soutien nécessaires pour accroître leur performance. Il permettra ainsi de renforcer le rôle de premier rang que sont appelées à jouer les municipalités pour mener à bien le développement local et répondre aux besoins de leurs administrés », soulignent Salim Rouhana et Bronwyn Grieve, chefs d’équipe du programme à la Banque mondiale.

Le communiqué indique que l’opération bénéficiera d’un cofinancement de 80 millions d’euros de l’Agence française de développement (Afd). Le nouveau crédit a été approuvé à la veille de l’arrivée à Dakar du président du Groupe de la Banque mondiale Jim Yong Kim. Cette visite de trois jours, entreprise conjointement avec celle du président de la République française Emmanuel Macron, s’inscrit dans la continuité du One Planet Summit coorganisé par la France et le Groupe de la Banque mondiale à Paris au mois de décembre 2017. Durant son séjour au Sénégal, Jim Yong Kim s’est entretenu avec le président de la République du Sénégal Macky Sall.

B. B. SANE

Les populations des îles ont été sensibilisées avant-hier sur les mesures de sécurité à prendre pour éviter les risques de catastrophes au large de nos côtes maritimes. C’était à l’occasion de la journée internationale des zones humides organisée par « Wetlands International » dans le village de Dassilamé Sérère, commune de Toubacouta.

En 2017, 92 accidents ont été enregistrés le long des côtes maritimes sénégalaises occasionnant la mort de 141 personnes. Dans ce lot, plusieurs victimes ont été dénombrées dans les îles du Saloum, nous a indiqué, avant-hier, le sous-lieutenant des sapeurs-pompiers Jeannot Sagna, le chef du centre des secours de Foundiougne. Il a saisi l’occasion de cette journée mondiale des zones humides pour informer et sensibiliser les populations sur les meures de sécurité à faire respecter. Le sous-officier a fait ce rappel aux populations en général, particulièrement celles des îles du Saloum à partir de Dassilamé Sérère. « Il est important de respecter ces mesures de sécurité dans les embarcations, notamment le port du gilet de sauvetage, les informations météorologiques à respecter, et éviter la surcharge dans les embarcations, surtout les plus petites qui ont du mal à résister à la furie des vagues en cas de marée haute », leur a-t-il fait entendre.

D’ailleurs, les populations ont encore en mémoire le chavirement d’une pirogue au large de Bétenti qui avait fait du coup 21 victimes parmi les femmes qui s’adonnaient à leur travail favori de cueillette d’huîtres. Quatre mois après, un autre drame survient à Faoye avec le chavirement d’une autre pirogue qui transportait une dépouille mortelle occasionnant six morts dont des membres d’une même famille. Pour éviter ce genre de catastrophe, l’adjoint au préfet de Foundiougne, Moussa Aly Ba, qui a présidé la cérémonie, a exhorté les populations de ces zones reliées les unes aux autres par les bolongs à respecter les textes en vigueur contenus dans l’arrêté du Ministère de l’Economie maritime et qui rendent obligatoire l’embarquement et le port du gilet de sauvetage à bord des embarcations non pontées utilisées dans la pêche artisanale et dans le transport de passagers et de marchandises.

Utilisation d’embarcations requises aux normes
Par ailleurs, il convient pour les usagers d’utiliser des embarcations requises aux normes de navigabilité et pouvant résister aux vagues sans prendre de l’eau comme c’est souvent le cas. Wetlands International a saisi l’occasion de cette journée pour offrir aux populations de Dassilamé Sérère une barque avec son moteur hors bord ainsi que de nombreux lots de matériels et d’équipements d’usage. Le tout, selon Ibrahima Thiam, directeur régional de « Wetlands International » zone Afrique, « pour un montant de 30 millions de FCfa. Ainsi, ce matériel va surtout aider à la surveillance, à la cueillette d’huîtres et au transport de la production. Nous avons aussi doté ces populations d’un autre type de matériel tel que les ruches et les accessoires pour faire des guirlandes  et la contribution au grossissement des huîtres ».

A travers cet important don, l’Ong Wetlands international manifeste ainsi sa volonté de renouveler aux populations de la zone de Dassilamé Sérère sa confiance et son engagement à les appuyer davantage dans leurs initiatives de développement endogène. Le directeur régional zone Afrique de « Wetlands International » a également profité de cette journée pour annoncer que son organisation va dérouler un important programme cette année, qui viendra s’ajouter aux acquis déjà enregistrés ces deux dernières années dans la restauration et la conservation de l’écosystème de la mangrove. Selon Ibrahima Thiam, cet organisme appuiera en plus des activités de formation, de lutte contre la pauvreté et de création de richesses pour les populations locales. « Notre organisation va étendre ses activités au Delta du Saloum et augmenter ainsi notre zone de couverture pour la porter à 13 villages, surtout en zone insulaire, qui vont composer l’Association inter-villageoise (Aiv). Ce qui va contribuer à augmenter la production d’huîtres et celle de miel et ouvrir de nouvelles pistes aux populations locales dans la commercialisation de leurs produits de cueillette », a conclu M. Thiam.

Mouhamadou SAGNE

C’est autour du thème « l’agro-écologie et la sécurisation foncière pour la souveraineté des peuples » que le Réseau Enda Tiers-Monde fête ses 45 ans. Pour les acteurs, cette culture permet un rendement quantitatif de qualité.

« Dans le Sahel, où la menace de la faim s’alourdit de plus en plus, les conditions agro-climatiques particulières de cette région imposent de recourir à des options agricoles et environnementales innovantes pour mettre les populations et les communautés rurales à l’abri de ce fléau. Il a été prouvé, à travers le monde, que les systèmes de production agro-écologique à la base sont capables d’assurer et de maintenir la sécurité alimentaire locale », a dit, hier, Tidiane Sidibé, directeur de cabinet du ministre délégué auprès du ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural.

Selon lui, cette production (agro-écologie) maintient aussi les services éco-systémiques pour le bien-être rural et la conservation de la biodiversité à travers le recours accru aux innovations portées par les agriculteurs locaux.

« L’agro-écologie apparaît de plus en plus comme une réponse pertinente à la problématique d’adaptation agricole des régions sèches que ce soit en matière de gestion de l’eau, de préservation du sol contre l’érosion et de la gestion de la fertilité des sols », a fait savoir M. Sidibé. Il a expliqué que depuis quelques années, de nombreuses initiatives sont mises en œuvre par les associations de producteurs et Ong pour le développement de l’agro-écologie en Afrique de l’Ouest.

Tidiane Sidibé a témoigné sa satisfaction car, depuis la première édition des journées de l’agro-écologie organisées en 2016, des universités, des institutions de recherche et même des élus locaux rejoignent la dynamique avec la mise en place de formations liées à cette pratique agricole. Le directeur de cabinet a souligné que l’agro-écologie intègre les bénéfices des technologies modernes aux dimensions écologiques et sociales des systèmes de production traditionnels pour mieux toucher les exploitations familiales démunies.

Prenant la parole, Doudou Diop, président de la Fédération nationale d’agriculture biologique (Fnab), a indiqué que dans l’exploitation des terres dans le monde, seuls 12% respectent l’environnement. Moussa Koïta, membre du Conseil d’administration d’Enda Pronat, a fait savoir que nos gouvernants doivent changer leurs politiques agricoles si nous voulons atteindre la sécurité alimentaire.
En outre, il a indiqué que nos agriculteurs ne peuvent pas concurrencer les produits de l’étranger si l’emballage coûte plus cher. Pour lui, on ne peut pas parler de souveraineté alimentaire s’il y a une discontinuité entre la production et la consommation.

Le Réseau Enda Tiers-Monde fête ses 45 ans, près d’un demi-siècle au service de l’autonomie des communautés et de l’émancipation des peuples du Sud. Du 5 au 9 février, un public multi-acteur composé d’autorités étatiques, d’institutions partenaires, de chercheurs, d’universitaires, de la société civile et autres communautés bénéficiaires, va se relayer pendant la semaine de lancement dans différentes séries d’activités. Le Réseau Enda a l’ambition de revisiter le chemin parcouru depuis 1972 et d’exploiter les chantiers futurs tels que la promotion du développement durable, etc.

Plus qu’une organisation, le Réseau Enda Tiers-Monde concentre, depuis 45 ans, 24 bureaux et intervient dans une quarantaine de pays en Amérique latine, en Asie et en Afrique pour bâtir des alternatives, réinventer le présent et ouvrir des voies aux peuples vulnérables.

Serigne Mansour Sy CISSE

Le directeur de l’Usaid pour l’Afrique vient d’effectuer une visite dans la commune de Médina Chérif pour voir le niveau de mise en œuvre des programmes financés par son agence.

Une mission de l’Agence américaine pour le développement internationale conduite par Christophe Penders, directeur Afrique de l’Usaid basé à Washington, a effectué, jeudi, une visite dans la commune de Médina Chérif, Est du département de Kolda, pour vérifier l’état de mise en œuvre des programmes appuyés par son agence. La délégation a assisté à un séminaire de renforcement des capacités des membres des comités de santé et des conseillers municipaux avant de visiter la case de santé du village de Diattafa qui a été réfectionnée et équipée grâce à l’appui de l’Usaid. « C’est un honneur et un plaisir pour moi de venir ici voir votre travail en collaboration avec l’Usaid. Nous avons bien apprécié vos efforts et votre travail dont les fruits sont très visibles. Au nom du peuple américain, nous vous réaffirmons notre solidarité et notre collaboration ici à Médina Chérif et un peu partout au Sénégal », déclare Christophe Penders.

La directrice adjointe du bureau santé de l’Usaid/Dakar Madame Guissé Ramatoulaye Dioum salue les efforts des autorités locales et les populations pour la mise en œuvre des programmes appuyés par l’Usaid. « Nous sommes très impressionnés par le niveau des réalisations des activités, mais aussi les résultats que nous avons vus, en particulier le niveau d’engagement des populations dans le secteur de la santé », souligne-t-elle. La délégation s’est ensuite rendue au village de Bandiagara Coly qui a bénéficié d’une infrastructure multifonctionnelle financée par le peuple américain dans le cadre de la réhabilitation de la route nationale numéro 6 (Rn6) à travers le Millénium challenge account (Mca). Cette infrastructure est composée d’un château d’eau, d’un foirail et d’un marché pour les femmes pour un coût global de plus de 200 millions de FCfa. En 2017, l’Usaid/ Yaadjeende avait également lancé un programme de lutte contre la pauvreté qui avait permis à 100 femmes de 24 villages de la commune de Médina Chérif de recevoir deux moutons par bénéficiaire, selon le maire Ibrahima Gano. « Médina Chérif a été choisie comme commune pilote dans le cadre de la mise en œuvre d’un programme intégré qui regroupe l’ensemble des programmes de l’Usaid. Dans ce programme, la santé est une composante essentielle. C’est ce qui justifie d’ailleurs que depuis trois jours, nous sommes en train de faire des formations qui vont déboucher sur l’élaboration d’un plan d’action sur la santé de 12 mois », dit-il.

Mamadou Aliou DIALLO

La région de Kolda est bien lotie en matière d’information. Elle compte 13 radios communautaires, deux radios commerciales et une radio publique.

Le paysage médiatique de la région de Kolda s’enrichit avec l’arrivée de deux nouvelles radios communautaires. Il s’agit de Duῆa Fm et de Jinku Fm qui émettent respectivement sur les 91.9 et 103.9 Fm. La première est installée à Mampatim, chef-lieu de la commune du même nom, alors que la seconde se trouve dans la commune de Kolda. Ce qui porte ainsi à 13 le nombre radios communautaires existant dans la région de Kolda qui compte deux radios commerciales, une radio publique (Kolda Fm) et une télévision (Kolda Tv), soit un total de 16 radios. Le département de Kolda occupe la première place avec cinq radios communautaires et trois radios généralistes dont une publique et deux privées et une télévision. Le département de Vélingara arrive en seconde position avec cinq radios communautaires alors que le département de Médina Yoro a seulement trois radios communautaires.

La plupart des radios communautaires sont créées par des correspondants régionaux de la presse nationale alors que d’autres appartiennent à des associations. C’est le cas notamment de Jinku Fm qui est créée par l’Association Jinku Fouladou qui regroupe des ressortissants de la région de Kolda vivant à Dakar et dans la diaspora. Les principales langues utilisées sont le Pulaar, le Manding et le Français. La radio Jinku Fm veut contribuer à la formation citoyenne, à l’approfondissement de la démocratie et à la promotion de l’Etat de droit au Fouladou. La lutte contre la déforestation, la destruction de l’environnement, l’exploitation abusive du bois, les feux de brousse, l’ensablement des vallées et le tarissement des mares, sont les principaux thèmes développés dans les différentes émissions. « Nous voulons participer à la construction citoyenne, à l’approfondissement de la démocratie et soutenir l’Etat dans ses efforts de développement et de tous les acteurs qui interviennent dans la région. Notre ambition est de faire de la radio Jinku Fm un espace de dialogue et d’échange pour toutes les communautés vivant dans la région de Kolda afin de promouvoir le développement local », déclare Abdou Diao, directeur de la radio Jinku Fm. Il lance un appel aux Koldois vivant à Dakar et ailleurs dans le monde ainsi qu’aux Ong et projets intervenant dans la région pour soutenir Jinku Fm pour lui permettre de réussir cette noble mission.

M. A. DIALLO

Je viendrai…

« Demain dès l’aube, je partirai. Je sais que tu m’attends ».

Je viendrai mon cher ami.

A l’heure habituelle où nous repensions le monde et l’univers autour d’une tasse de café.

Je viendrai.

Je parquerai à Joal la senghorienne et ferai les 1035 pas qui me séparent de ton île blanche.

Je flânerai en ville pour me rendre à tous les endroits que nous avions l’habitude de visiter ensemble.

J’irai demander pour les tiens la protection du génie Mamandeigne.

J’irai aussi allumer un cierge à la paroisse et demander au Saint François Xavier d’intercéder pour toi auprès du Christ et de lui parler de tes biens faits ici-bas.

Et je marcherai tout droit à notre rendez-vous.

Je marcherai fermement afin de faire mieux entendre au loin le chant des coquillages qui craquent sous mes pieds.

Je marcherai.

En me remémorant chemin faisant, chaque heure, chaque minute de nos vingt ans d’amitié et de compagnonnage, faits de souffrance, de sacrifice, de privation et d’efforts surhumains.

Mais n’est-ce pas cela que nous ne cessions de demander au Maître des cieux ? Souviens-toi de la prière des paras.

Ces paras que nous avons été un jour, que nous sommes toujours, et dont l’idéal nous tient aux tripes et nous différencie des autres.

Cette race d’hommes supérieure à laquelle tu appartiens pour l’éternité et qui, sans tambour ni trompette, continue d’assurer la survie de notre Nation et sa renommée au-delà des mers.

Je me remémore chaque instant de ton attitude altruiste dans ta façon de conduire tes troupes au combat ainsi que ton flegme imperturbable face au danger.

Derrière toi, nous étions tous des lions, car tu étais l’Artiste de la guerre.

La Nation te doit une reconnaissance qu’elle ne te rendra jamais. Mais cela, tu n’en as cure.

Car voilà ce que tu nous disais un soir d’août pluvieux, alors que nous finissions de faire couler le sang de ceux qui voulaient du mal à notre Patrie.

« Si vous n’acceptez pas de donner votre vie pour sauvegarder celle des autres, y compris ceux qui ne vous connaissent pas et que vous ne connaissez pas, y compris ceux qui ne vous aiment pas ou que vous n’aimez pas ; si vous refusez de crever comme un chien dans un trou perdu et votre corps livré aux vautours, et sans aucune récompense autre que la défense de votre idéal, alors, vous n’avez pas votre place dans le meilleur régiment de la meilleure armée d’Afrique. Préférer l’Honneur aux honneurs, c’est cela l’élégance de notre métier de parachutiste ».

Quelle classe !!!

Je marcherai droit devant moi.

Je marcherai au rendez-vous vers ce cimetière de Fadiouth où la croix côtoie le croissant où Lamine et Louis Charles dorment côte à côte de leur sommeil éternel

Et accroupi sur ta tombe fraichement refleurie par Anas et Jean Paul, je te ferai, comme d’habitude, le compte rendu des évènements du monde.

Je te parlerai de la dernière fête de la Saint Michel.

Et avant de te dire adieu, comme d’habitude, je te réciterai Fousti, le poème que mon Maître Xaadim a dédié à la sainte Vierge.

« Fousti bi sarsil hassanaat, seydatan li moukhlinaat. Mariama soukhti moukhlinaat andalazi lam youdraki ».

Ton ami de toujours

Par Lt-colonel Serigne NDAO
Doctorant en Sciences politiques.
Expert en Ingénierie des systèmes d’information

Faisant corps avec l’option fondamentale du chef de l’Etat Macky Sall de faire de l’année 2018 une année sociale, le Conseil municipal de Kahène dans le département de Koumpentoum s’est réuni pour se pencher sur le projet de budget 2018 et a pris l’option de faire du social une priorité.

La commune de Kahène a mis en avant les secteurs de la santé et de l’éducation comme des  sur-priorités qui préoccupent le premier magistrat de Kahène. Les conseillers, après quelques recommandations faites, ont voté 123.200.000 FCfa pour la section investissements. Le budget de fonctionnement, quant à lui, est passé à 86.121.962 FCfa. Pour le maire Mamady Thiam, il s’agit de répondre aux aspirations des populations mais aussi et surtout d’aller dans le sens de respecter la direction tracée par le chef de l’Etat, à savoir dresser un budget qui prend en compte le volet social. Il est prévu, entre autres, la construction du logement de la sage-femme du poste de santé de Kahène tout en appuyant les trois postes de la commune en équipement. En outre, la dotation en fournitures scolaires est revue à la hausse pour une prévision de 7 millions de FCfa. Mieux, le maire Thiam annonce une cérémonie pour primer des maîtres de classes de Cm2 qui se seront distingués à travers leurs résultats au Cfee.

Egalement, 8 puits seront creusés dans les villages, ceci après les intempéries du mois d’août dernier qui obligent présentement les populations à aller chercher de l’eau dans d’autres villages ou en Gambie. Aussi, le maire a-t-il réitéré son engagement de clôturer le terrain municipal de football de Kahène pour permettre aux jeunes de s’épanouir convenablement. La revalorisation de la culture et les autres secteurs de développement ne sont pas en reste. Auparavant, le compte administratif de la gestion 2016 a été présenté et voté par le conseil.

Pape Demba SIDIBE

Le Sénégal récolte beaucoup de produits alimentaires dont la valorisation apporterait une plus grande plus-value à notre économie et renforcerait la résilience économique des jeunes et des femmes. Forte de cette conviction, Wa Yabi Distribution a décidé d’aider les femmes transformatrices du Sénégal à rendre visibles leurs produits afin de faciliter leur commercialisation.

Certes, les femmes transformatrices du Sénégal sont réputées braves, beaucoup d’entre elles sont confrontées à un problème de commercialisation des produits qu’elles transforment au quotidien. C’est pour relever le défi de mieux valoriser ces produits agricoles que Wa Yabi Distribution compte s'investir pour le développement et la promotion de nos produits locaux. Pour y arriver, cette structure est en train de mailler la région de Dakar en installant un peu partout des plateformes qui feront office de vitrines où on pourra retrouver toutes sortes de produits alimentaires transformés à l’intérieur du Sénégal. Elle en dispose déjà en Europe, au Burkina, au Mali, etc. Dans la plateforme installée avant-hier en face de l’Institut de technologie alimentaire (Ita), on retrouve des conserves de la Casamance, des produits de Kédougou, de Kaolack et d’autres régions du Sénégal. Promotrice de la plateforme installée en face de l’Ita, Yama Ndiaye a indiqué que l'objectif est d'aider les femmes transformatrices à réaliser des profits dans le cadre de leurs activités génératrices de revenus en exposant leurs produits sur cette plateforme. Ceci, afin de leur permettre d'avoir une stabilité financière dans leurs familles respectives. « Mais surtout faire en sorte qu'elles ne voient plus l'Europe comme cet Eldorado perçu par certaines d'entre elles ainsi que des jeunes à la recherche d’un avenir meilleur comme étant la seule voie de salut », a-t-elle affirmé. Wa Yabi Distribution est convaincue que le Sénégal (voire l'Afrique) est assis sur un trésor que constituent ses ressources et a appelé à penser à optimiser la valorisation de ces ressources. Directeur général de l'Institut de technologie alimentaire (Ita), Mamadou Amadou Seck considère que cette initiative est en phase avec l'œuvre de valorisation des produits locaux.

A ce sujet, il a présenté le groupe comme une référence. « Cette valorisation est un atout majeur pour la rentrée de devises, l'employabilité des jeunes pour l'initiative conforme à l'esprit d'initiative que le gouvernement prône conformément à l'axe 1 du Plan Sénégal émergent (Pse) », a-t-il indiqué.

Abdou DIOP

Une forte délégation de la ville de Toulouse conduite par Mme Nicole Beleaud séjourne actuellement dans la capitale du Nord en vue d’assister à la réception des travaux d’assainissement des quartiers de Ndiolofène sud, Diamaguène, Léona et Eaux Claires. Ce projet, d’un coût global de 282.061.510 FCfa, soit 430.000 euros, a pour objet la réalisation d’un réseau d’assainissement d’eaux usées à Ndiolofène sud et des branchements domiciliaires dans les quartiers de Ndiolofène sud, Diamaguène et Leona et Eaux Claires.

Fruit de la coopération décentralisée initiée par la commune de Saint-Louis et la ville de Toulouse, le projet bénéficie également de l’appui de l’Agence de l’eau Adour-Garonne et de Toulouse Métropole. Il a été mis en œuvre par l’Agence de développement communal (Adc) de Saint-Louis.

Selon le directeur général de l’Adc, Boun Daouda Soumaré, ce projet permet à la municipalité de Saint-Louis de contribuer à restaurer un environnement adéquat dans ces quartiers et d’éliminer les nuisances provenant du déversement des eaux usées dans les rues. Les principaux intervenants sont la commune de Saint-Louis (maître d’ouvrage), l’Agence de développement communal (Adc) de Saint-Louis (maître d’ouvrage délégué), l’Office national de l’assainissement du Sénégal (Onas) (assistance technique) et les conseils et délégués de quartier des zones d’intervention.

Parlant des réalisations de ce projet, M. Soumaré a mis en exergue la mise en place d’un réseau gravitaire d’assainissement collectif et des branchements domiciliaires. Il a, à ce propos, précisé que 293 concessions ont été raccordées à Ndiolofène sud-ouest, Diamaguene, Léona et Eaux Claires. Il s’est également appesanti sur la construction et la réhabilitation des blocs sanitaires dans les écoles primaires de Boly Diaw (cet établissement scolaire a ainsi bénéficié de la construction de 15 boxes dont deux réservés aux enseignants et un aménagé pour les personnes en situation d’handicap), la réhabilitation entière de 8 boxes à l’école Rawane Ngom et de 8 autres à l’école Saër Sèye.

M. Soumaré a fait allusion aux aménagements intérieurs et à l’adaptation des toilettes pour 48 concessions démunies. Il s’agit, entre autres, de travaux de connexion du réseau d’évacuation intérieure aux décanteurs, d’adaptation de toilettes, d’élimination de fosses septiques et de construction de bacs lave vaisselles.

Le Dg de l’Adc a aussi donné une idée de l’Ingénierie sociale urbaine mise en œuvre par son agence, soulignant que, conformément à une tradition bien ancrée à l’Adc, les projets mis en œuvre sont toujours accompagnés avant, pendant et après, par un programme d’ingénierie sociale pour une bonne appropriation par les populations.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Le Conseil départemental de Diourbel, réuni à son siège, a voté son budget de fonctionnement à l’unanimité de la majorité des conseillers présents et devant l’adjoint au préfet, Ibrahima Ndour, qui a présidé la cérémonie. Un accent particulier a été mis sur le volet sanitaire avec le projet d’érection à l’hôpital Heinrich Lübke d’un Service d’accueil d’urgence (Sau) estimé à 80 millions de FCfa entièrement financé par le Conseil départemental.

La santé est une compétence transférée et un besoin vital pour les populations, a fait savoir Abdou Khadim Guèye, président du Conseil départemental de Diourbel. « Diourbel est une ville carrefour traversée de part en part par la Rn3, entourée des axes routiers menant vers Kaolack, Fatick, Touba et Dakar. Tous les accidentés de la circulation à 40 km à la ronde de ses différents axes routiers sont transférés à l’hôpital Lübke, en plus des accidentés des motos Jakarta qui sont nombreux », assure-t-il. Cette situation, déclare le président du Conseil départemental, nécessite l’érection d’un important Service d’accueil d’urgence (Sau) et c’est ce qui motive ce projet qui s’inscrit dans le cadre d’une démarche visant à enrichir le plateau technique de cet hôpital qui reçoit beaucoup d’accidentés de la route, mais aussi à la bonne santé des populations. Poursuivant sa plaidoirie pour l’hôpital, le président de l’institution Abdou Khadim Guèye perçoit aussi l’implantation d’une faculté de médecine à l’Université Alioune Diop de Bambey comme une aubaine pour les populations de la région. Pour ce dernier, l’arrivée d’éminents professeurs en chirurgie général, en pédiatrie et en traitement relatif à la maladie du cancer à l’Uadb est une valeur ajoutée pour l’hôpital car, révèle-t-il, ces spécialistes feront également des prestations à l’hôpital Lübke, une situation qui va contribuer à désencombrer les hôpitaux de Dakar et hausser le niveau de l’hôpital de Diourbel. Et ce dernier de poursuivre qu’avec l’ouverture de nouvelles cliniques, cet hôpital peut devenir un Centre hospitalier universitaire (Chu). Le volet sécuritaire a suscité beaucoup d’intérêt chez les conseillers. L’adjoint au préfet a souligné le calme et la sérénité dont les conseillers ont fait montre tout au long de la cérémonie. Le budget qui s’élève à 436.400.000 FCfa comprend respectivement le budget d’investissement de 197.250.000 FCfa et celui du fonctionnement avec  239.150.000 FCfa. Pour rappel, le président Khadim Guèye a évoqué dans le rapport introductif que le Conseil départemental de Diourbel avait privilégié l’éducation dans le budget 2017 et a exécuté des projets (construction de classes, distribution de matériel de reprographie, etc.) à hauteur de 57.672.774 FCfa, puis a lancé des marchés de travaux et d’équipements pour un montant de 79.000.000 FCfa.

Mamadou DIEYE

Le Conseil départemental de Tambacounda a tenu, samedi dernier, la session de vote du projet de budget 2018. La prévision annuelle de l’institution est estimée à 475 millions de francs Cfa. Il s’agit de 385 millions de FCfa pour le fonctionnement et de 90 millions de FCfa pour l’investissement. Ce projet soumis à l’appréciation des conseillers présents à la session a été voté à l’unanimité et sans abstention.

Parmi les réalisations déjà faites par son institution ainsi que sur celles en cours, le président Alassane Sina Cissokho a mis en exergue la construction du marché sous-régional des femmes, la mise à disposition d’un corbillard, du parcours sportif, l’électrification des lycées et collèges d’enseignement public, la construction d’un abattoir, l’acquisition d’un financement pour la réhabilitation du centre de formation professionnel de Missirah. En présence du préfet du département, du représentant de la trésorerie régionale, le compte administratif de la gestion 2016 a également été voté dans les mêmes conditions.

Le président Alassane Sina Cissokho se fixe comme objectif principal de répondre aux préoccupations des populations dans les domaines de la santé, de l’éducation et du social pour donner une réponse à l’appel du chef de l’Etat, celui de répondre aux préoccupations des populations souligne le président du Conseil départemental. A l’en croire, rien ne sera négligé pour aller dans le sens de poser des actes forts en répondant favorablement aux demandes et aux aspirations des populations du département afin de réélire le président Macky Sall en 2019.

Le président Sina est revenu sur les réalisations déjà faites par son institution ainsi que sur celles en cours. M. Cissokho dira que l’édition 2018 du festival des lettres et cultures se tiendra, car c’est un acte de développement à consolider.

Pape Demba SIDIBE

Le Projet d’appui à la réduction de la migration à travers la création d’emplois ruraux au Sénégal (Parcesen) compte construire dix grandes fermes agricoles dans la région de Kaffrine, au Centre du pays. Le coût de ces infrastructures destinées à réduire l’exode rurale, l’émigration irrégulière et à lutter contre la pauvreté est évalué à 1,2 milliard de francs Cfa.

Principale zone pourvoyeuse de migrants, la région de Kaffrine au centre du Sénégal sera un des grands bénéficiaires d’une ambitieuse initiative publique visant à fixer les populations rurales : le Projet d’appui à la réduction de la migration à travers la création d’emplois ruraux au Sénégal (Parcesen). Ainsi dix grandes fermes agricoles seront-elles construites dans la circonscription administrative en vue d’offrir une alternative aux jeunes tentés par les sirènes de l’exode. « C’est un projet qui vise à réaliser des infrastructures hydro-agricoles modernes dans huit régions du Sénégal ; une stratégie pour fixer les populations tentées par l’exode rurale ou l’immigration clandestine. Dans la région de Kaffrine, il est prévu au total 10 fermes réparties entre celles dites "Nataagué" et celles appelées "Waar Wi" pour un coût global de 1,2 milliards de FCfa », a indiqué El Hadj Malick Sarr, le directeur général de l’Agence nationale d’insertion et de développement agricole (Anida) dont la structure assure la mise en œuvre de ce projet financé à hauteur de 20 millions d’euros par l’Union Européenne (Ue). Le patron de cette agence nationale intervenait dans le cadre d’un Comité régional de développement consacré au dit projet mardi dernier. L’objectif est d’implanter dans la région une ferme au sein de chaque commune, permettant ainsi d’assurer des cultures de contre-saison. Le choix de ce vaste territoire serait justifié par le potentiel hydro-agricole et sa situation de zone pourvoyeuse de migrants. Une attention particulière pour cette région dont s’est réjoui le gouverneur qui évoque une opportunité immense pour les populations juvéniles des quatre départements composant la circonscription administrative. Des assises qui ont permis des échanges constructifs entre l’unité de gestion du Parcesen, les autorités administratives et politiques et les organisations de la société civile locale.

Le Comité régional de développement (Crd) est le premier du genre au sein des huit régions d’intervention du projet ; les sept autres sont Kédougou, Kolda, Sédhiou dans la zone sud-est ; Louga, Fatick et Tambacounda qui partagent avec Kaffrine la zone centre. Des localités toutes pourvoyeuses d’exode rural et d’immigration clandestine selon les concepteurs du Parcesen.

Elimane FALL


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