banner home page1

Pour vos insertions, contactez la Régie publicitaire de la SSPP Le Soleil

Régions (1959)

La ministre de l’Élevage et des Productions animales, Aminata Mbengue Ndiaye, a exhorté, lundi dernier, ses services à mettre en place un parc de vaccination pour accompagner Kidira qui a étrenné son  marché à bétail.

Le marché à bétail de Kidira constitue un important outil de développement et de sécurisation des transactions commerciales. Aminata Mbengue Ndiaye a visité le marché à bétail de Kidira -une localité située à 193 km de Tambacounda-, en marge de la cérémonie de  lancement d’un exercice de simulation sur le terrain pour le contrôle de foyers d’influenza aviaire hautement pathogène à la frontière entre le Sénégal et le Mali. Un  marché exécuté dans le cadre des programmes de résilience et de lutte contre le vol de bétail. Il dispose de toutes les commodités modernes pour les usagers, à savoir : un lazaret pour l’isolement des animaux malades, des abris pour vendeurs et acheteurs, des abreuvoirs, un hangar de stockage d’aliments de bétail, un bloc d’hygiène et des rampes d’embarquement et de débarquement.

« Le marché de Kidira, à l’image de ceux de Séwékhaye ou de Thillé Boubacar (Saint-Louis), doit être un vecteur de développement économique pour les populations », a indiqué la ministre, qui a proposé la mise sur pied d’un comité de gestion qui réunira tous les partenaires et acteurs de l’élevage. « Il nous faut gérer avec inclusion pour que l’ensemble des acteurs concernés puissent sentir la nécessité de ce marché à bétail », a-t-elle dit, soutenant qu’une « telle gestion peut éviter des remous au sein des organisations d’éleveurs ».

Le maire de Kidira a mis l’accent sur le travail abattu par Aminata Mbengue Ndiaye à la tête du département de l’Elevage. Lors de  la visite de celle-ci au marché à bétail construit par l’État du Sénégal, Demba Thiam dit Niox lui a décerné un satisfecit total. Il a cité le cas du marché à bétail qui vient d’être construit à Kidira et qui a été longtemps la doléance des éleveurs. « Ce marché, poursuit l’édile, va grandement contribuer au développement du secteur. Il aidera à lutter contre le vol de bétail et facilitera la tâche aux éleveurs qui auront dorénavant un point de chute dans la commune frontalière avec le Mali ». Cependant, il a exhorté la ministre à venir en aide aux éleveurs en leur fournissant de l’aliment pour le bétail.

Mme Ndiaye a félicité le maire avant de lui promettre que 100 tonnes d’aliments seront remis aux éleveurs dans l’optique de les accompagner. Non sans les exhorter à entretenir régulièrement cette infrastructure. « Vous pourrez d’ailleurs la modifier en y construisant des chambres de passage qui permettront de loger des éleveurs de passage dans la commune », a-t-elle recommandé.
A l’entreprise chargée des travaux, elle lui a suggéré de penser à construire un parc pour la vaccination des animaux. Ce qui ne fera qu’aider les éleveurs et le personnel chargé de la protection et de la surveillance épidémiologique du cheptel.

Pape Demba SIDIBE

 

33 jeunes formés en installation solaire et photovoltaïque, initiée par l’antenne Tamba-Kédougou de l’Agence nationale pour la promotion de l’emploi des jeunes (Anpej) , ont reçu chacun une attestation de fin de formation des mains de l’adjointe du gouverneur de la région en charge du développement, Awa Ndiaye Diop Marigo.

Ces jeunes électriciens diplômés des quatre départements de la région de Tambacounda ont été formés pour installer et assurer la maintenance d’un système solaire pour un site isolé. Ces derniers ont des compétences nécessaires pour être immédiatement opérationnels en tant que salariés ou professionnels à leur propre compte. Avec la multitude d’entreprises créées dans le cadre de l’électrification rurale et la tendance à l’option du solaire dans la région de Tambacounda, l’Agence nationale pour la promotion de l’emploi des jeunes (Anpej) ne pouvait pas avoir meilleur choix, selon l’adjointe du gouverneur de la région en charge du développement, Awa Ndiaye Diop Marigo. Elle a réitéré la volonté de l’Etat du Sénégal, à travers les agences dont l’Anpej, d’encadrer les jeunes dans la recherche du travail ou de l’employabilité. « Nous sommes sensibles à vos demandes d’emploi et l’Etat met tout en œuvre pour accompagner les jeunes dans leur business plan. Toutefois, il faut mettre à profit vos connaissances au service de l’entreprise, mieux, mettre en œuvre votre propre entreprise’’, souligne-t-elle.

Au cours de la formation, les jeunes ont appris les principes généraux sur le solaire, les équipements nécessaires à cette énergie, les avantages et limites des systèmes solaires photovoltaïques avec à la clé les rudiments de l’élaboration des besoins d’un client et l’étude des différents composants, notamment le régulateur de charge, la batterie, les récepteurs et onduleurs,  entre autres, déclare Mamadou Diallo, professeur au lycée technique. Aussi, pour fortifier cette formation, un réseau  des apprenants pour faciliter la démultiplication a été mis en place, fait savoir M. Diallo, pour les bénéficiaires venus des départements de Tambacounda, Bakel, Goudiry et Koumpentoum. Ndèye Mbeugou Kâ, chef d’antenne de l’Agence nationale de l’emploi des jeunes dans les régions de Tamba et de Kédougou, précise qu’il s’agit de renforcer l’employabilité des jeunes en énergie solaire pour leur permettre de postuler aux offres de services. Des entreprises, qui ont besoin de tels  services, se rapprochaient de Dakar pour être servies. Ces jeunes, poursuit-elle, ont au minimum le Bfem. Ils  sont tous inscrits dans la base de données de l’Anpej. Et ce sont des jeunes régulièrement enregistrés comme demandeurs d’emploi et qui ont déjà une base en électricité. Mme Kâ signale qu’après cette session, ceux de Kédougou bénéficieront d’une autre formation en apiculture. Les bénéficiares seront également financés à la fin de la formation. Il leur sera élaboré des business plans pour leur permettre d’exercer dans les métiers de production de miel. D’après elle, la formation sur les installations solaires et photovoltaïques entre dans le cadre du partenariat Etat-employeurs.  Et d’informer que cette formation est ouverte à tous les jeunes âgés de 18 à 35 ans.

« Nous avions, avant la formation, quelques notions sur les métiers tels que l’électricité et autres. Mais, cette session de formation nous a permis de renforcer nos capacités et d’acquérir d’autres connaissances », témoigne Awa Sy, une des récipiendaires.

Pape Demba SIDIBE

 

33 jeunes formés en installation solaire et photovoltaïque, initiée par l’antenne Tamba-Kédougou de l’Agence nationale pour la promotion de l’emploi des jeunes (Anpej) , ont reçu chacun une attestation de fin de formation des mains de l’adjointe du gouverneur de la région en charge du développement, Awa Ndiaye Diop Marigo.

Ces jeunes électriciens diplômés des quatre départements de la région de Tambacounda ont été formés pour installer et assurer la maintenance d’un système solaire pour un site isolé. Ces derniers ont des compétences nécessaires pour être immédiatement opérationnels en tant que salariés ou professionnels à leur propre compte. Avec la multitude d’entreprises créées dans le cadre de l’électrification rurale et la tendance à l’option du solaire dans la région de Tambacounda, l’Agence nationale pour la promotion de l’emploi des jeunes (Anpej) ne pouvait pas avoir meilleur choix, selon l’adjointe du gouverneur de la région en charge du développement, Awa Ndiaye Diop Marigo. Elle a réitéré la volonté de l’Etat du Sénégal, à travers les agences dont l’Anpej, d’encadrer les jeunes dans la recherche du travail ou de l’employabilité. « Nous sommes sensibles à vos demandes d’emploi et l’Etat met tout en œuvre pour accompagner les jeunes dans leur business plan. Toutefois, il faut mettre à profit vos connaissances au service de l’entreprise, mieux, mettre en œuvre votre propre entreprise’’, souligne-t-elle.

Au cours de la formation, les jeunes ont appris les principes généraux sur le solaire, les équipements nécessaires à cette énergie, les avantages et limites des systèmes solaires photovoltaïques avec à la clé les rudiments de l’élaboration des besoins d’un client et l’étude des différents composants, notamment le régulateur de charge, la batterie, les récepteurs et onduleurs,  entre autres, déclare Mamadou Diallo, professeur au lycée technique. Aussi, pour fortifier cette formation, un réseau  des apprenants pour faciliter la démultiplication a été mis en place, fait savoir M. Diallo, pour les bénéficiaires venus des départements de Tambacounda, Bakel, Goudiry et Koumpentoum. Ndèye Mbeugou Kâ, chef d’antenne de l’Agence nationale de l’emploi des jeunes dans les régions de Tamba et de Kédougou, précise qu’il s’agit de renforcer l’employabilité des jeunes en énergie solaire pour leur permettre de postuler aux offres de services. Des entreprises, qui ont besoin de tels  services, se rapprochaient de Dakar pour être servies. Ces jeunes, poursuit-elle, ont au minimum le Bfem. Ils  sont tous inscrits dans la base de données de l’Anpej. Et ce sont des jeunes régulièrement enregistrés comme demandeurs d’emploi et qui ont déjà une base en électricité. Mme Kâ signale qu’après cette session, ceux de Kédougou bénéficieront d’une autre formation en apiculture. Les bénéficiares seront également financés à la fin de la formation. Il leur sera élaboré des business plans pour leur permettre d’exercer dans les métiers de production de miel. D’après elle, la formation sur les installations solaires et photovoltaïques entre dans le cadre du partenariat Etat-employeurs.  Et d’informer que cette formation est ouverte à tous les jeunes âgés de 18 à 35 ans.

« Nous avions, avant la formation, quelques notions sur les métiers tels que l’électricité et autres. Mais, cette session de formation nous a permis de renforcer nos capacités et d’acquérir d’autres connaissances », témoigne Awa Sy, une des récipiendaires.

Pape Demba SIDIBE

 

 

Ouverte le 7 mai dernier à Saint-Louis et Fass-Ngom, plus précisément à l’école Sor Diagne, dans le faubourg de Sor, et dans un établissement scolaire de Fass, la 22ème édition de la semaine nationale de l’école de base a été clôturée, hier, à l’école de Diougob, un village de la commune de Gandon, située à une dizaine de kms de la capitale du nord.

Ce fut en présence des autorités administratives, municipales et académiques du département de Saint-Louis, des représentants de la zone militaire nord et de plusieurs autres autorités coutumières et religieuses du Walo et du Toubé.
L’édition de cette année a été marquée par des manifestations artistiques et culturelles d’assez bonne facture, qui se sont déroulées dans les établissements scolaires de Gandon, Ndiébéne Gandiole, Saint-Louis, Fass-Ngom et Mpal. Elles ont permis aux populations et aux enseignants de s’épanouir et de communier dans la joie et l’allégresse.

L’Inspectrice de l’éducation et de la formation (Ief/Département), Mme Ndeye Selbé Badiane, a saisi cette occasion pour se réjouir de la volonté des parents d’élèves de participer à cette grande fête scolaire, en collaborant étroitement avec les enseignants dans le cadre de l’organisation des différentes activités qui figurent au programme de cette semaine.

Elle a laissé entendre que cette collaboration prouve que les deux entités ont un commun vouloir de développer et de promouvoir l’école sénégalaise. Elle a rappelé que cette année, le thème porte sur « la consolidation des valeurs civiques : l’école, les forces de défense et de sécurité au service de la nation ». A Diougob, dans la commune de Gandon, le premier adjoint au maire, Kalidou Bâ, a réitéré l’engagement indéfectible de la maire Khoudia Mbaye à promouvoir l’éducation dans cette partie du Toubé, sur tous les plans et à tous les niveaux.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Enda-jeunesse-action continue à s’investir dans tout le département pour sortir les enfants de la vulnérabilité et les mettre dans de bonnes conditions d’épanouissement.

La dernière action en date remonte à la semaine dernière où Enda-jeunesse-action de Ziguinchor a organisé, grâce au soutien financier de son partenaire Save The Children, une formation sur les techniques d’animation socio-éducative au profit de 34 jeunes de la ville et de la commune d’Adéane. L’objectif visé est de permettre à ces derniers de pouvoir déceler, à travers des activités de jeux et manuelles, des cas d’enfants survivants de violence et/ou de négligence, et de les signaler aux comités de protection de ceux-ci contre toutes les formes de violence, qui ont été mis en place dans les villages et quartiers du département.

La formation a duré une semaine. Les bénéficiaires sont âgés de 18 à 35 ans. Ils étaient 25 hommes et 9 dames, provenant de 8 villages de la commune d’Adéane et des quartiers Tilène, Djifaye, Boucotte-ouest, Boucotte-centre et Kandialang-ouest situés dans la ville de Ziguinchor. Ils sont appelés des « aînés protecteurs » et jouent le rôle de relais entre les enfants et les comités de protection de ceux-ci dont ils sont membres. Leur formation s’inscrit dans le cadre du projet « Renforcement de la bonne gouvernance pour une meilleure protection de l’enfance, avec un accent sur l’éradication de toutes les formes de violences contre l’enfance au Sénégal », financé par l’Agence espagnole de coopération internationale pour le développement. La coordonnatrice d’Enda-jeunesse-action de Ziguinchor, Mme Aminata Diop, les a engagés à accompagner les enfants, qui sont en situation de vulnérabilité dans leurs localités, jusqu’aux structures de prise en charge.

« En tant que moniteurs de collectivité éducative, leur a-t-elle fait savoir, vous devez sauver les enfants de vos localités qui sont dans le désarroi et qui ont besoin de se confier à des adultes pour les sortir de leurs situations ». A cet effet, Mme Diop a exhorté les « aînés protecteurs », qui viennent d’être formés, à établir une confiance entre eux et les enfants, afin que ces derniers puissent avoir le courage de leur dire tout ce qu’ils vivent dans les maisons et les familles. Elle a insisté sur le respect de la confidentialité des informations que les enfants survivants de violence et/ou de négligence leur fourniront.

Quant à son collègue du projet « Renforcement de la bonne gouvernance pour une meilleure protection de l’enfance, avec un accent sur l’éradication de toutes les formes de violences contre l’enfance au Sénégal », Peterson Paul, par ailleurs responsable à Save The Children, il a invité les « aînés protecteurs » à continuer le travail qu’ils sont en train de faire avec Enda-jeunesse-action » de Ziguinchor, pour assurer les droits et la protection de tous les enfants du département.                        

El Hadj Moussa SADIO

 

La commune de Fatick fera partie des premières à bénéficier des financements du Projet d‘appui aux communes et agglomérations du Sénégal (Pacasen).

Le maire de la ville et par ailleurs ministre des Sports, Matar Bâ, en a fait part, vendredi dernier, à ses collègues conseillers municipaux présents lors de l’examen de la première autorisation spéciale de recettes et de dépenses des fonds de concours et de dotation alloués par l’Etat pour l’exercice 2018.  Il a laissé entendre que sa commune va bénéficier des premiers financements de ce programme en tenant compte d’un document de planification en phase avec le Plan Sénégal émergent. A l’image du plan triennal d’investissement qui devrait être élaboré et approuvé en urgence ainsi que d’autres critères administratifs synonymes d’éligibilité d’une collectivité locale au Pacasen.
Le premier magistrat de Fatick souligne qu’ils vont se référer au plan quinquennal d’investissements de sa commune pour élaborer le Plan triennal d’investissement (Pti).

Selon lui, « ce plan quinquennal doit prendre fin en 2018 et certains projets qui n’ont pas été réalisés pourraient être reportés dans le Pti qui sera pris en compte dans le cadre du Pacasen ». Séance tenante, les conseillers ont partagé le document qui définit les différentes missions et les objectifs visés ainsi que les critères à respecter pour être bénéficiaire de ce nouveau programme mis en place par l’Etat pour appuyer les collectivités locales.

Une dotation de 113 millions de FCfa pour les compétences transférées

Sur un autre registre, les conseillers municipaux ont approuvé à l’unanimité les fonds de dotation et de concours qui s’élèvent à 113 millions de FCfa dans lesquels les indemnités du maire ne seront pas prises en compte car déjà prévues dans le budget primitif et plus de 15,8 millions de FCfa pour l’exercice 2018. L’édile de Fatick a expliqué que pour les fonds de dotation dont les affectations globales par service ont été effectuées au niveau central, il leur appartient en tant que conseillers municipaux de procéder à la répartition des chapitres sur le fonctionnement ainsi que celle de crédits faite en  collaboration avec l’administration municipale et les services techniques bénéficiaires de ces fonds. Notamment, la santé et l’action sociale, l’éducation, la jeunesse, le sport, la culture, l’environnement et la gestion des ressources naturelles. Pour l’action sociale, il faudra noter, a indiqué Matar Bâ, « une nette amélioration de l’enveloppe allouée au secours qui s’élève à 20. 500. 000 FCfa et destinée à l’achat de vivres de soudure (riz et sucre) pour venir en aide aux plus démunis pour un montant de 14. 500. 000 FCfa et l’appui des populations surtout pour les fêtes religieuses come la Tabaski et Pâques pour un montant de 6. 000. 000 FCfa ». Pour l’éducation aussi, les besoins en fournitures scolaires ont été renforcés. ce qui permettra la dotation en cahiers et tout le matériel didactique dont aura besoin l’élève pendant l’année scolaire 2018-2019.

S’agissant du fonds de concours qui s’élève à 15. 899. 297 FCfa, le conseil municipal de Fatick a décidé du remboursement pour un montant de 5 millions de FCfa du contrat de ville qui est un Indice de performance dans le cadre du Pacasen, de dégager une somme de 8 millions de FCfa pour la réhabilitation des dalots de l’ancien réseau d’assainissement ainsi que la construction d’édicules publics à l’école élémentaire de Poukham pour une enveloppe de 2. 899. 297 FCfa.

Le maire s’est aussi prononcé sur l’évacuation des ordures ménagères de la ville pour laquelle, d’après lui, « la commune fait des efforts dans ce sens en dépit de moyens logistiques et financiers très limités, le manque de camions de ramassage et des bacs à ordures ». « Mais, avec l’arrivée du Pacasen, nous allons travailler à intégrer ce volet dans nos projets futurs ».
» Egalement, Matar Bâ a annoncé le démarrage imminent, en collaboration avec une société de la place, d’un projet de désensablement des rues de la commune. « Une centaine de jeunes vont ainsi travailler dans ce projet moyennant une rémunération d’au moins 50 à 75.000 FCfa par mois » a-t-il déclaré.

El Hadj Mouhamadou SAGNE

L’aire de jeu, située en face de la préfecture de Tivaouane, a été prise d’assaut, hier, par les femmes venues de l’ensemble des 16 communes du département de Tivaouane. Une vaste mobilisation riche en couleurs et en rythmes pour recevoir la ministre de la Femme, de la Famille et du Genre, Mme Ndèye Saly Diop Dieng, par ailleurs native du département.

Venue dans le cadre du lancement de la phase expérimentale des unités économiques pour l’entrepreneuriat féminin et face à  l’enjeu de la problématique de l’autonomisation des femmes, si chère au président de la République, Macky Sall, la ministre de la Femme, de la Famille et du Genre a décidé d’accélérer la cadence.

Dans son adresse, Mme Ndèye Saly Diop Dieng a dit apporter une enveloppe de 200 millions de FCfa destinés à 355 unités économiques pour l’entrepreneuriat féminin réparties dans les 16 communes du département de Tivaouane. « 24. 258 femmes sont concernées », a-t-elle indiqué.

Selon elle, cette phase expérimentale des unités économiques pour l’entrepreneuriat féminin vise à mettre en condition ces dernières en vue d’une généralisation dans le cadre d’un partenariat avec la Délégation générale de l’entrepreneuriat rapide des femmes et des jeunes (Der). D’ailleurs, à ce niveau, une ligne de crédit de plus de 123 millions de FCfa a déjà été positionnée par celle-ci en faveur de Tivaouane pour l’année en cours.

Vu l’importance de la question de l’autonomisation des femmes, un levier sûr du développement économique dans le pays, les députés Aymérou Gningue, Alé Lô, Fatou Sène et Yaya Diallo, l’ensemble des maires dans le département, le préfet et tous les sous-préfets ont marqué de leur présence la cérémonie.

Le département  de Tivaouane ayant bouclé sa tournée, la ministre de la Femme, de la Famille et du Genre a fait savoir que 770 projets ont été financés avec une enveloppe de 465. 800. 000 FCfa dans la région de Thiès.

Mbaye BA

 

L’Usaid/Era (Education et recherches en agriculture), dans le cadre du projet « Feed the future », et en étroite collaboration avec le Congad, la chambre des métiers de Saint-Louis, le Cadre des acteurs de l’agroalimentaire au Sénégal (Caas) et l’Université Gaston Berger, a organisé, dans les locaux du conseil départemental, un atelier sur la transformation des produits alimentaires au profit de 18 Groupements de promotion féminine (Gpf) de Saint-Louis.

Les travaux se sont déroulés en présence de Mmes Fatou Seck de l’Usaid/Era, Gnagna Guèye Mar, présidente de la plateforme des femmes transformatrices des produits alimentaires de Saint-Louis, et du docteur Aly Kane de l’Université Gaston Berger. Les femmes membres de ces groupements ont ainsi été formées sur les normes de qualité. Cette session de formation doit leur permettre de renforcer leurs capacités, en vue de mieux faire face à la surproduction de tomate industrielle et autres fruits et légumes qui, à défaut d’un système performant de conservation, deviennent souvent impropres à la consommation. A l’issue de l’atelier de Saint-Louis, les femmes membres de ces 18 Gpf et des plateformes de transformation du Sénégal ont exposé leurs réalisations sur la place Faidherbe.

Résoudre les problèmes de la transformation

La présidente de la plateforme des femmes transformatrices de Saint-Louis a rendu un vibrant hommage à l’Usaid/Era et à l’Ugb, pour l’intérêt particulier qu’elles accordent au renforcement de capacités des femmes qui s’activent dans le domaine de la transformation des produits alimentaires.

Mme Gnagna Guèye Mar a laissé entendre qu’avec l’appui de l’Usaid/Era, « on tend vers une meilleure autonomisation et une prise en compte des acteurs de l’agrobusiness et des métiers dans le système agricole sénégalais ».
A son avis, « il n’est plus question de voir cette quantité importante de tomate industrielle pourrir dans le delta et la vallée du fleuve Sénégal, d’enregistrer des pertes importantes de fruits et légumes produits dans les régions de la Casamance ». Selon elle, « en maîtrisant ces techniques de transformation de produits alimentaires, les femmes ont la possibilité de contribuer efficacement à la résolution de ces problèmes de conservation ».

Il convient de rappeler que le gouvernement des Etats Unis, à travers l’Université de Virginia Tech, a lancé le projet Education et recherche en agriculture (Usaid/Era). L’objectif de celui-ci vise à renforcer les capacités des institutions de formation agricole sénégalaise à travers une mission tripartite de formation, de recherche et de vulgarisation pour mieux promouvoir un système agricole durable. Ce projet, d’un montant de 28 millions de dollars US, est financé dans le cadre de l’Initiative du président Barack Obama pour la sécurité alimentaire (Feed the Future). Il œuvre pour le renforcement des capacités institutionnelles et humaines dans les domaines de l’éducation et de la recherche agricole au Sénégal, et entend, en relation avec le secteur privé, mettre en place un système agricole durable, adapté aux systèmes de connaissance et d’information agricole, qui favorise la productivité, la rentabilité, la croissance économique et la sécurité alimentaire au Sénégal. D’une durée de cinq ans, Usaid/Era sera conduit en parfaite synergie avec les différentes politiques agricoles du Sénégal, avec comme approche innovante la mise en place d’un vaste programme d’échanges entre un consortium de cinq universités américaines et des centres de formation et instituts de recherches agricoles sénégalais.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

 

Les châtiments corporels ne doivent plus être utilisés pour l’éducation de l’enfant. C’est du moins l’avis de Coumba Ndofène Sabaly, Point focal de la discipline positive à Ofad Nafoore.

L’Organisation de formation d’appui au développement (Ofad Nafoore), une Ong basée à Bagadadji, une commune située à une trentaine de km à l’est de Kolda, vole au secours des enfants. Elle expérimente depuis trois ans une nouvelle forme d’éducation appelée « discipline positive » qui cherche à procurer de l’affection à l’enfant au lieu d’utiliser les châtiments corporels. Elle met notamment l’accent sur l’information et l’orientation de l’enfant pour lui permettre de mieux préparer son avenir avec beaucoup plus de sérénité et de confiance. Cette méthode, qui a été mise au point à l’université de Manitoba au Canada, vise à permettre à l’enfant d’éprouver de l’amour et du respect à ses parents et de penser chaque fois à eux. Elle repose sur quatre principes de base que sont la chaleur, la structure et la résolution de problème avec l’enfant, entre autres. Le premier principe consiste à se fixer des objectifs à long terme pour l’éducation de l’enfant, c’est-à-dire avoir une vision sur le type d’enfant que l’on souhaite avoir quand il atteindra l’âge de 20 ans. Pour réussir ce pari, le parent doit tenir compte des différentes étapes de développement de l’enfant. « La discipline positive, c’est une autre forme d’éducation des enfants sans utiliser les châtiments corporels. Si on te dit de ne pas utiliser les châtiments corporels maintenant, comment vas-tu éduquer les enfants ? L’enfant a besoin de la chaleur et de la structure qui sont deux leviers indispensables à son éducation.  De zéro à six mois, on ne peut pas l’informer ni l’orienter, mais on peut lui donner beaucoup de chaleur. Et dès qu’il commence à parler et à jouer, il a besoin de structure », déclare Coumba Ndofène Sabaly, animatrice à Ofad Nafoore et point focal de la discipline positive.

Ce programme intervient dans les communes de Bignarabé, Fafacourou, Kéréwané, Pata, Niaming, Dinguiraye et Badion dans la région de Kolda ainsi qu’à Dialakoto, Missira et Saraya dans celles de Tambacounda et de Kédougou. Il est mis en œuvre grâce à l’appui des partenaires techniques et financiers d’Ofad Nafoore, dont l’Agence espagnole de coopération internationale et de développement (Aecid), Save the Children, l’Union européenne et l’Agence suédoise de développement international (Sida) qui interviennent chacun dans une ou plusieurs collectivités territoriales.  

Mamadou Aliou DIALLO

Le grand baobab mystique et mythique de la commune de Saint-Louis, communément appelé « Gouye-Sédelé », occupe une place très importante dans l’histoire de l’ancienne capitale de l’Afrique occidentale française (Aof). On raconte qu’à l’époque, les jeunes circoncis, âgés de 18 à 20 ans, étaient obligés de se présenter devant cet arbre avec un certain rituel, en vue de conjurer le mauvais sort. Malheureusement, cet arbre géant et sacré s’est effondré en 1986, laissant derrière lui toute une communauté qui accordait un intérêt culturel particulier à sa préservation. C’était un pan important de la vie culturelle de la vieille cité qui venait de s’affaisser.

Ainsi, pour combler ce vide culturel, l’Ong « Guy Sédelé » qui porte le nom de ce baobab totem, eut le réflexe de raviver la « flamme » de l’histoire de la ville amphibie de Mame Coumba Bang (génie tutélaire des eaux). Avec un pragmatisme légendaire et en étroite collaboration avec les autorités administratives et municipales, les services régionaux de l’Environnement, des Eaux et Forêts et autres partenaires, ladite Ong a pu replanter cet arbre. Une opération de reboisement qui s’est déroulée, hier, dans le faubourg de Sor, en présence de nombreux fils et ressortissants de Saint-Louis et autres nostalgiques qui ont eu à sacrifier à cette tradition dès leur tendre enfance. L’émotion était indescriptible. Plusieurs intervenants se sont succédé au micro pour réitérer leur engagement indéfectible à protéger et sauvegarder ce « patrimoine culturel ». Une belle cérémonie, riche en sons et couleurs et animée avec brio par le célèbre chanteur de Saint-Louis, Abdou Guité Seck, et des troupes folkloriques qui nous ont fait revivre le beau temps des « kassak » et autres belles chansons qui étaient savamment conçues pour sublimer les jeunes circoncis.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

 

La Fondation Servir le Sénégal a réceptionné, hier, deux machines à décortiquer le fonio destinées aux femmes de Kédougou. Ce matériel est un don de Sanoussi Diakité  qui, à travers ce geste, veut « accompagner les efforts de la Première dame dans la promotion du fonio ».

 « La machine à fonio que la Première dame a décidé d’offrir aux populations de Kédougou montre qu’elle a de l’attention pour le fonio et pour le développement des activités des femmes », a déclaré Sanoussi Diakité après avoir donné les machines à la secrétaire exécutive de la Fondation Servir le Sénégal, Mme Fatou Danielle Diagne. « La Première dame accompagne les femmes. Elle est aux côtés de tout le monde. Ses efforts méritent d’être soutenus. En tant que citoyen, je contribue à ses efforts d’accompagnement  des populations », a ajouté M. Diakité qui a inventé la machine à décortiquer le fonio.

Il a souligné que « le fonio  est la seule céréale africaine qui existe ». «  Ce produit comporte énormément de  vertus et de valeurs nutritives qui méritent d’être vulgarisées aussi bien pour la santé que pour la diversification de l’alimentation », a dit Sanoussi Diakité. «  Le geste de la Première dame permettra d’encourager davantage les acteurs », a-t-il poursuivi.

La secrétaire exécutive de la Fondation a loué le choix du directeur de l’Office national de la formation professionnelle et a réitéré l’engagement de la Première dame à accompagner les femmes. «  La Première dame porte le combat de promouvoir le fonio en tant qu’aliment. Le fonio a beaucoup de propriétés. Elle a aussi beaucoup de vertu », a fait savoir Fatou Danielle Diagne. « Le  fonio n’est pas bien connu au Sénégal. On devrait faire connaître cette céréale. Elle peut être un produit complémentaire au riz. L’engagement de la Première dame est une manière de valoriser ce produit et les femmes qui le travaillent », a-t-elle indiqué. « Du brut au produit fini, c’est un travail énorme. Ces machines viennent alléger les tâches. Ça les réconforte », a-t-elle estimé.

Fatou Danielle  Diagne a affirmé que la Première dame continuera d’appuyer les femmes. « Son souci majeur est que chaque famille sénégalaise  puisse être accompagnée. La Première dame n’a pas de coloration politique, ethnique ou régionale. Elle est là pour toutes les femmes », a-t-elle fait remarquer.

Babacar DIONE

 

Soucieux du devenir de ses concitoyens, le mouvement Perspectives 2024 de Saint-Louis a entamé la mise en œuvre d’un programme de formation des femmes en transformation des céréales.

Dans l’enceinte de la case-foyer des femmes, située dans le faubourg de Sor, plus précisément à quelques encablures de la corniche et du village artisanal, des femmes ont bénéficié d’une session de formation aux différentes techniques de transformation des céréales. Des modules leur ont été présentés. Ceux-ci serviront de supports et leur permettront de mener dans de très bonnes conditions des activités génératrices de revenus et d’améliorer leurs chiffres d’affaires. Le coordonnateur du mouvement Perspectives 2024 de Saint-Louis, Samba Ndiaye, initiateur d’un tel programme, a rendu un vibrant hommage à ces braves femmes de Saint-Louis, pour leur promptitude à adhérer massivement à ce projet de formation salvateur, qui permet aux membres des Groupements de promotion féminine d’être plus performants et compétitifs. Certains chercheurs en poste à la Saed, à Africa Rice et à l’Isra ont requis l’anonymat, pour se réjouir également de cette session d’encadrement.

Ils ont rappelé qu’en Afrique, la femme en milieu rural consacre beaucoup de temps et d'efforts à la transformation des céréales locales, telles que le mil et le sorgho. Dans les pays où ces céréales étaient traditionnellement la nourriture de base des populations, on note en zone urbaine une tendance de plus en plus forte vers l'utilisation de produits de substitution, comme le blé et le riz, qui sont déjà transformés et prêts à être utilisés. La pénibilité de la tâche et la faiblesse des services de décorticage des grains locaux en milieu urbain, liées au faible coût des céréales de substitution, expliquent ce phénomène qui voit marginaliser, sinon disparaître, les céréales traditionnelles telles que le mil et le sorgho.

Selon ces experts, le procédé du floconnage améliore les caractéristiques organoleptiques, chimiques et physiques des céréales et des légumes présents dans les rations alimentaires de différents types d’animaux, en facilitant la digestibilité et en améliorant fortement les capacités de production de l’élevage. La transformation des grains de céréales en flocons offre de remarquables avantages nutritifs et sanitaires.

Depuis la dévaluation du FCfa, ont-ils poursuivi, la consommation des céréales locales augmente en zone urbaine. L'amélioration de la qualité de cet approvisionnement doit être encouragée.

Les trois critères de qualité qu'il convient de respecter au stade de la transformation et de la mouture sont : le choix des variétés, la propreté des grains et la granulométrie des produits de mouture. Les différents Instituts ou laboratoires de technologie alimentaire, directement concernés par la valorisation des céréales, ont un rôle à jouer dans la promotion de la qualité au niveau de la formation, de l'incitation par les prix et du choix de matériel de transformation.

Au stade de la commercialisation et de la distribution, ont-ils souligné, d'autres critères de qualité interviennent, en particulier l'emballage et la durée de conservation des produits, non abordés ici. Sur les marchés et dans certains magasins, on trouve des produits céréaliers traditionnels, emballés dans des sachets plastiques, avec parfois des conseils d'utilisation. Cet important développement mérite d'être accompagné.

Mb. Kh. DIAGNE

Halwar est une localité du département de Podor, située dans l’arrondissement de Gamadji-Saré, plus précisément dans la commune de Ndioum, à quelques encablures du fleuve Sénégal, de Guédé Chantier, des villages de Korkadie, Leboudi, Moundai Orgo, Lahel, Ando Reo, Diara, Belane, etc. Dans le village natal de Cheikh Oumar Foutiyou Tall, la mémoire de celui-ci engendre une certaine forme de tourisme culturel et religieux dans la région nord.

En cette belle matinée du 9 mai 2018, Halwar est en effervescence. Les braves populations de ce village s’activent de toutes parts pour accueillir chaleureusement des milliers de pèlerins, des hôtes de marque venus d’horizons divers pour renouveler leur acte d’allégeance auprès du khalife de la famille omarienne, Thierno Bachir Tall, digne descendant de Cheikh Oumar Foutiyou Tall. On remarque, dans ce groupe de fidèles, des disciples originaires du Soudan, du Mali, des pays du Maghreb, d’Arabie Saoudite, d’Europe, des continents américain et asiatique, etc. Ce beau monde a été bien pris en main par le khalife Thierno Bachir et le président du comité d’organisation de la ziarra, docteur Cheikh Oumar Hanne, par ailleurs maire de la commune de Ndioum et directeur général du Centre des œuvres universitaires de Dakar (Coud).

La dixième édition de la ziarra annuelle a été l’occasion pour le patron du Coud de faire un plaidoyer pour la modernisation de la cité religieuse qui abrite cet événement culturel sénégalais de grande envergure. Il s’est réjoui de l’importance de ce terroir et de la place qu’occupe celui-ci dans la belle histoire religieuse et culturelle de notre pays.

Après avoir rappelé que cette manifestation religieuse est bénie par Thierno Bachir Tall et ses ascendants, Dr Cheikh Oumar Hanne a demandé avec déférence au président Macky Sall d’intercéder encore auprès du gouvernement et en faveur de la famille omarienne, en vue de doter Halwar d’un plan de développement. Ceci, pour la bonne et simple raison que cette localité accueille de plus en plus de personnes, qui viennent de partout pour honorer et rendre hommage à Cheikh Oumar Foutiyou Tall, qui fut un grand panafricaniste.

Le Dg du Coud n’a pas manqué de remercier vivement le chef de l’Etat pour les efforts consistants qu’il a déjà consentis en vue de connecter ce village au réseau électrique, de le désenclaver (la piste qui permet de rallier cette localité à partir de Ndioum est en train d'être bitumée), et d’y construire une maison d’hôtes.

Cependant, a-t-il précisé, cette cité religieuse éprouve d’énormes difficultés pour recevoir un nombre impressionnant de pèlerins obligés de jouer des coudes chaque année pour vaquer à leurs occupations.
Selon le maire de Ndioum, le gouvernement doit mobiliser toutes les énergies pour trouver des solutions aux problèmes de ce village du Fouta, qui tournent essentiellement autour de l’aménagement du territoire, du lotissement, de l’assainissement, de l’adduction à l’eau potable, de l’urgence et de la nécessité de mettre en place des infrastructures socioéducatives de base.

Dr Hanne a enfin plaidé pour la construction dans ce village d’une université islamique et d’une grande mosquée. Des projets auxquels le khalife Thierno Bachir Tall accorde un intérêt particulier.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

 

(Saint-Louis) - Enda Diapol a lancé, à Saint-Louis, un atelier qui concerne, outre la région nord, dans les zones minières de Kédougou,  Matam et Thiès, pour une durée de 21 mois. Ces rencontres doivent permettre, à travers le lancement d’un baromètre, de former les élus dans la promotion des droits des communautés.

L’Etat du Sénégal, dans le cadre de la gouvernance des ressources minières, a mis en place divers mécanismes, comme l’adhésion à l’Itie (Initiative pour la transparence dans les industries extractives), avec pour finalité,  travailler à ce que les populations à la base puissent être impactées positivement par ces diverses ressources. Mais, malgré tout, dans ces localités, des problèmes de santé publique, de non-respect des normes environnementales, de sécurité au travail, d’expropriations de terre et de chômage des jeunes subsistent toujours. C’est pourquoi, d’après Mamadou Abdoulaye Mbengue, secrétaire exécutif d’Enda Diapol, «  la mise en place de ce baromètre de mesure de l’action des élus locaux, dans la promotion des droits des communautés, doit permettre de les outiller afin d’anticiper et d’alerter sur d’éventuels problèmes». Pour lui, il est important, à Saint-Louis, d’attirer l’attention des élus sur les changements à venir, avec l’exploitation des ressources gazières, qui va impacter sur le travail des pêcheurs, en général.  Aussi, ces rencontres doivent-elles permettre aux  citoyens de connaître leurs droits, avec la participation des différentes autorités. Ce projet, financé par Oxfam à hauteur de près de 100 millions de FCfa (190 547 US $), vise Tomboroncoto/Mako   (Kédougou), Ndendory (Matam), Darou Khoudoss (Thiès) et Saint-Louis commune. Il cible principalement les femmes, jeunes, élus locaux des communautés des zones minières.

Il s’agira de contribuer à l’amélioration de la transparence et la promotion de l’équité de genre dans la gestion de ces ressources  au niveau des localités susmentionnées à travers le renforcement de capacités, la communication et le plaidoyer, le monitoring de l’action publique locale, etc.

Ce projet, développé par Enda Diapol et ses partenaires, est intégré dans le programme 2018-2020 d’Oxfam intitulé « Pour un engagement citoyen en faveur de la transparence et de la redevabilité des ressources extractives et financières ».

L’objectif ultime dudit programme est que « davantage de ressources publiques, provenant des industries extractives, soient consacrées à des investissements favorables aux pauvres et améliorent les moyens d’existence, le bien-être social (santé, éducation, protection sociale) et la justice de genre ».

Entre autres attributaires du projet, les communautés de base, bénéficiaires des effets induits de la gouvernance légitime des ressources extractives dans lesquelles 176 jeunes et femmes (élus locaux ou membres d’organisations) verront  leurs capacités être renforcées, tandis que 200 conseillers municipaux des collectivités locales partenaires se soumettront aux évaluations périodiques.

Amadou Maguette NDAW

 

Le plan de développement de la commune de Dioffior est évalué à 3 milliards de FCfa qu’il faudra chercher avant 2022.

« C’est un document de planification stratégique pour une période de cinq ans (2017-2022) qui a fait l’objet d’une étude minutieuse à travers une approche participative ayant réuni l’ensemble du conseil municipal et ses partenaires autour des acteurs du développement à la base (Gpf, Ocb) et les populations locales », indique le maire de Dioffior, Youssou Diome.

Ce plan, note-t-il, « est articulé autour des différents axes stratégiques au cœur des préoccupations des populations qui tournent, pour la plupart, autour de la création de richesses et la croissance économique, l’accès aux services sociaux de base, l’entrepreneuriat et le développement du transport et des télécommunications ». « C’est toute une programmation que nous avons essayé d’imaginer pour le développement de notre commune les cinq années à venir et lui permettre de se positionner dans les rangs des métropoles en devenir », explique M. Diome.  Il dit être convaincu que ce pari est à la portée des populations, avec le soutien de l’Etat et les partenaires de la commune à qui il lance un appel pressant pour la mise en œuvre de ce plan quinquennal de développent communal. D’ailleurs, dans un souci d’efficacité, le conseil municipal de Dioffior a récemment conçu un autre document dit  plan triennal d’investissements prioritaires pour la période 2018-2019 adopté le 23 mars dernier.  

Plan triennal d’investissement
« Ce plan triennal d’investissement, s’inscrivant dans la logique du plan de développement communal de 3 milliards de FCfa qui s’inspire du Plan Sénégal émergent (Pse), est évalué à près de 720 millions de FCfa pour toutes les actions qui y sont prévues et programmées dans le cadre des programmes comme le Parerba, le Panazol et le Pacaen. Ce qui devrait nous permettre d’augmenter la productivité agricole à travers l’aménagement de digues et périmètres maraîchers, promouvoir le développement de l’élevage, favoriser davantage la pêche par la pisciculture, développer les secteurs du tourisme et de l’artisanat, entre autres », souligne-t-il. Le maire de Dioffior annonce le projet de construction d’un campement municipal pour le tourisme, mais aussi le renforcement du secteur tertiaire à travers la mise en place d’infrastructures marchandes et d’un entrepôt frigorifique au marché central. L’amélioration de l’accès des populations aux services sociaux de base, l’éducation et la formation, une bonne couverture sanitaire avec la création d’un nouveau dispensaire au quartier Hlm, l’extension du réseau d’éclairage public sur une quinzaine de kilomètres ainsi que l’épanouissement des jeunes et des personnes handicapées figurent également en bonne place dans le plan triennal d’investis

Un nouveau virage
sement prioritaire. Youssou Diome laisse entendre que le projet connaît déjà un bon niveau d’exécution en ce qui concerne le volet coopération décentralisée dans le cadre du partenariat entre la commune de Panazol et l’association Objectif Diofior Développement qui a été créée à Panazol en septembre 2012. Ce partenariat est basé sur le soutien aux actions de l’association et l’accompagnement de certains programmes d’aide au développement conjointement définis et surtout dans le domaine de la préservation de l’environnement et des questions éducatives, sanitaires et sportives.

A travers ces documents de planification de son développement futur, la commune de Dioffior aborde ainsi un nouveau virage de son existence.  Une ville qui, avant l'indépendance du Sénégal, faisait partie du canton de Ndangane. Son nom est parti de Njoofor, première appellation du village qui a été créé au 19e siècle, à la suite des migrations de l'ethnie sérère de la vallée du fleuve Sénégal vers les régions centre-ouest du Sénégal. « Njoofor » signifie étymologiquement « Entente » et son développement fut rapide, surtout avec son érection en commune rurale en octobre 1992 à la suite de la réforme territoriale de 1972.

Depuis lors, on constate  une transformation constante de l’un des plus gros villages de l’époque, devenu une commune de plein exercice mais qui, il faut le reconnaître, garde toujours cet aspect de bourgade. Une donnée que l’équipe municipale actuelle veut changer, dans des délais raisonnables, pour les générations futures.

El Hadj Mouhamadou SAGNE

Les populations de Yamane Fall, un village situé dans le département de Dagana, plus précisément à Gnith, dans l’arrondissement de Ndiayes- et des localités environnantes sont résolument engagées à poursuivre leur collaboration avec West Africa Farms, une entreprise agro-industrielle britannique de production de radis, de salade et d’oignon vert, établie dans cette localité.

A l’occasion de la célébration de la Journée internationale du travail, et en présence du directeur général de Waf, Robin Mann, le directeur des Ressources humaines et de la Responsabilité sociétale, Mounirou Samb, s’est adressé à la presse pour révéler que cette société enregistre chaque année un chiffre d’affaires de 4,500 milliards de FCfa, fait travailler 2.500 personnes dont la masse salariale annuelle est de plus de 800 millions de FCfa.

Il a rappelé que cette société britannique de production agricole intervient à Yamane Fall depuis 2011 et est parvenue à mettre en valeur 240 ha de terres cultivables, dont 30 ha sont destinés actuellement à la production bio. Selon M. Samb, cette société a pu faire en sorte que les employés et la Direction générale ont dépassé l’ère où les rapports entre les deux entités tournaient autour des revendications, se résumaient à des bras de fer, des remises de cahier de doléances, etc.

De l’avis de M. Samb, s’il y a un climat social apaisé et une plateforme qui permettent aux travailleurs de discuter de leurs préoccupations au quotidien, et à la Direction générale de trouver les solutions les plus adéquates à ces problèmes, la célébration de la Journée internationale du travail ne peut être que l’occasion de fêter, de communier dans la joie et l’allégresse. C’est ainsi qu’il s’est réjoui du geste de la Direction générale consistant à remettre un cadeau à chaque travailleur.

Il a enfin rappelé que Waf a réalisé à Yamane Fall un poste de santé, d’un coût global de 60 millions de FCfa, qui polarise 70 villages pour 35.000 habitants, un abreuvoir pour le bétail et des salles de classe.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Les communes de Nioro (Kaolack) et de Djilor (Fatick) sont engagées dans un Projet de renforcement de la résilience des populations vulnérables à l’insécurité alimentaire au Sénégal (Previas). Une initiative dont l’Union internationale pour la conservation de  la nature (Uicn) est chargée de la mise en œuvre, avec le soutien de la République du  canton de Genève.

Les changements climatiques observés à travers la planète continuent avec leur cortège d’effets néfastes dans la vie quotidienne des populations. Au Sénégal, des zones comme le sud des régions de Kaolack et de Fatick subissent de plein fouet ces agressions de leur écosystème. Le phénomène des ravinements à Nioro  et la salinisation prononcée des sols à Djilor ont des impacts négatifs dans les productions agricoles et constituent de sérieuses contraintes pour la couverture de la sécurité alimentaire. Une situation de précarité à laquelle il fallait trouver des solutions durables. Telle est la justification du Projet de renforcement de la résilience des populations vulnérables à l’insécurité alimentaire au Sénégal dans lequel les deux communes précitées sont impliquées. «  L’Uicn (Union internationale pour la conservation de  la nature, ndlr), en partenariat avec les communes de Nioro et de Djilor, a mis en place ce projet pour des raisons liées aux changements climatiques, avec l’appui financier de la République du canton de Genève. Il s’agit pour Nioro de faire face aux pertes des terres de culture du fait du phénomène de ravinement  et pour Djilor de la forte concentration du sel dans les aires agricoles qui est fortement exacerbée par les changements climatiques. Nous avons pensé qu’il fallait, dans un premier temps, se concentrer sur ces deux communes et en tirer des enseignements pour d’autres localités subissant les mêmes agressions», a indiqué Racine Kane, chef de mission de l’Uicn au Sénégal. A propos des stratégies, l’équipe de pilotage du projet, travaillant en étroite collaboration avec les chercheurs de l’Institut sénégalais de recherches agricoles (Isra), du Centre de suivi écologique (Cse) et de l’Institut des sciences de la terre (Ist),  opte pour des solutions naturelles. Présent à cet atelier, le maire de Nioro, Abdoulaye Bâ, s’étant réjoui de l’avènement d’un tel projet, a par ailleurs rappelé les efforts réalisés par le gouvernement dans le cadre de la reconstruction de la route Dinguiraye-Nioro–Keur Ayib à travers un système d’assainissement des eaux pluviales dans la capitale du Rip. Selon lui, au-delà de la construction d’infrastructures, l’accent devrait être mis sur l’éducation environnementale, notamment à l’école. « Il nous faut des citoyens résilients pour faire face au défi du changement climatique», a fait remarquer l’édile de la commune de Nioro en marge de l’ouverture de l’atelier de Kaolack. Une rencontre qui a pour objectif la validation du guide des maîtres sur l’éducation aux risques de catastrophes naturelles.

Elimane FALL

 

Le Programme national de lutte contre le tabac, en collaboration avec le Comité départemental de lutte contre le tabac du département de Mbour et les forces de défense et de sécurité, ont effectué une supervision conjointe portant sur l’interdiction de fumer dans les lieux publics tels que les hôtels, restaurants, bars et maisons d’hôtes. Une visite qui sera suivie d’autres à travers la localité.

En application de la loi anti-tabac n°2014-14 du 28 mars 2014, le Programme national de Lutte contre le tabac, en collaboration avec le Comité départemental de lutte contre le tabac de Mbour dirigé par le préfet, a effectué, dans la nuit de mercredi à jeudi, une visite inopinée dans la station balnéaire de Saly Portudal pour en vérifier l’effectivité de la loi. Un tour à l’improviste, chez cinq sites choisis au hasard, a permis aux visiteurs de s’enquérir de la situation et vérifier si les responsables se conforment à la loi. Sous la conduite de l’adjoint au préfet, Alsény Bangoura, accompagné des forces de défense et de sécurité, les membres du Programme national, ont visité un à un ces endroits.
La première étape les a conduits dans un réceptif hôtelier dont le bar, le restaurant et le casino ont été observés. Ici, ils ont pu constater  que tout était visiblement en règle. Le deuxième endroit, ayant accueilli l’autorité administrative et sa suite, est un restaurant où beaucoup de manquements ont été notés. Ici, les visiteurs ont constaté des cendriers, des chischas à l’entrée mais et à la terrasse. Ce, malgré la présence d’une affiche signalétique qui indique une ‘‘interdiction de fumer’’. Après des échanges et une sensibilisation du personnel sur l’application de la loi, le matériel a été confisqué et les fautifs verbalisés. Dans d’autres endroits, les clients comme les responsables des lieux ont été visités avec toujours la même sanction pour les fautifs. « Nous avons pu vérifier l’état de mise en œuvre de la législation dans les lieux ouverts au public. Ce qui nous a amenés à contrôler des bars, des restaurants ainsi que des hôtels », a souligné l’autorité administrative.

Avec pour effet, la saisie d’un matériel, le paiement de contraventions pour les fautifs, mais également des messages à l’endroit des personnes rencontrées. Tout cela entre dans le cadre « d’un plan d’actions qui est prévu concernant le contrôle », a déclaré M. Bangoura. « Aujourd’hui, nous étions à Saly. Mais nous avons prévu de visiter l’ensemble des sites qui abritent des installations semblables pour vérifier l’état de mise en œuvre de la législation et la règlementation anti-tabac », a-t-il ajouté, précisant que cette opération est tout à fait symbolique et que la loi n’a pas été appliquée dans toute sa rigueur. « Car pour les gérants, a-t-il poursuivi, on devait normalement leur appliquer une amende allant de 150.000 à 300.000 FCfa.

Makhtar Bâ, chef du bureau de la Législation au ministère de la Santé et de l’Action sociale et chargé de la Législation au Programme national de lutte contre le tabac a, pour sa part, indiqué qu’il est important de protéger les citoyens contre l’exposition à la fumée du tabac. En particulier dans ces endroits. Il n’a pas manqué de renseigner que ceux qui violent l’interdiction de fumer en public s’exposent à une amende de 50.000 à 100.000 FCfa alors que l’exploitant du lieu qui reçoit le public engage sa responsabilité au cas où il ne se conforme pas à la loi et s’expose à des sanctions.

Ousseynou Pouye

 

Le village de Wakhal Diam, à cheval sur Bambey et Fatick, a abrité une rencontre d’échanges de haute facture sur le développement local. Celle-ci a réuni les autorités de la commune de Patar et du conseil départemental de Fatick ainsi que le secrétaire général de l’Agence de développement local (Adl), Alassane Ndour. Cette initiative a permis un dialogue fécond entre les populations et le maire Mamadou Aliou Diallo, qui a réagi à toutes les interpellations portant sur l’éclairage public, la problématique du foncier, etc.

L’Association de développement de Wakhal Diam, créée depuis un an, a organisé, la semaine dernière, sa première journée de réflexion. S’étant déroulé au milieu du village, à côté de l’école élémentaire, l’événement a vu la participation de plusieurs autorités locales parmi lesquelles le maire de Patar, Mamadou Aliou Diallo, le secrétaire général du conseil départemental de Fatick, Oumar Diouf, ainsi que le secrétaire général de l’Agence de développement local (Adl) et parrain de cette journée de réflexion, Alassane Ndour. Pour cette première édition, le thème a porté sur « les compétences de la commune, les difficultés des collectivités locales pour recouvrer les impôts et les obligations auxquelles sont soumis les citoyens en matière de paiement de taxe ».

En sa qualité de conférencier du jour, le secrétaire général du conseil départemental de Fatick, Oumar Diouf, a d’abord fait l’historique de la décentralisation, depuis 1972 jusqu'à l'Acte 3 de la décentralisation avec la communalisation intégrale, en passant par la régionalisation en 1996. Homme du sérail, il a bien maîtrisé son sujet, au grand bonheur du public. Il est revenu, de long en large, sur les compétences de la commune, les difficultés financières auxquelles celle-ci est confrontée et également les droits et devoirs des citoyens. Selon lui, les populations, au-delà de leurs droits légitimes, ont aussi des obligations parmi lesquelles le devoir de s’acquitter de l’impôt.
Par ailleurs, M. Diouf a abordé les projets que le conseil départemental de Fatick finance, en partenariat avec les mutuelles d’épargne et l’Agence de développement local. « Tout projet bien élaboré et soumis au conseil départemental peut être financé », a-t-il répondu aux populations qui l’ont interpellé sur les critères à remplir pour bénéficier d’un financement. Toutefois, il a indiqué que la première sélection a été bouclée avec le financement de quelques projets.
Cette première journée a permis un dialogue fécond inédit entre les populations et le maire de Patar, Mamadou Aliou Diallo. Celui-ci, accompagné de son staff, a réagi à toutes les interrogations de l’assistance portant sur la gestion de la municipalité, l’éclairage du village, le foncier et la collecte des taxes. A souligner que le premier magistrat de cette commune a appuyé l’association sur le plan financier, de même que l'inspecteur Adama Diouf, qui s'est lui aussi illustré par une brillante intervention.

Parrain de l'événement, Alassane Ndour a mis à la disposition de ladite association une grosse enveloppe financière qui a beaucoup contribué à couvrir les frais d’organisation de cette première édition. En outre, par un discours fort pertinent,  le secrétaire général de l’Adl a exhorté les jeunes à s'engager au service de leur terroir. « Personne, à part vous, ne viendra développer votre village », a-t-il martelé.
Au nom de toutes les populations, le président de l’association, Lamine Diouf, a exprimé sa gratitude aux hôtes de marque qui n’ont ménagé aucun effort pour faire de cette première édition une belle réussite. L’organisation de développement a saisi cette opportunité pour primer les meilleurs élèves de cette zone.

Diégane SARR

 

La salle des délibérations de la mairie de Sindia a abrité une rencontre sur la restitution communautaire qui regroupe les acteurs de la santé du district sanitaire de Popenguine. L’occasion a ainsi été donnée aux postes de santé de Sindia et de Guéréo de décliner leurs difficultés, leurs problèmes de santé, en collaboration avec la mairie, pour que cette collectivité locale puisse s’approprier les problèmes de santé.

Dans ce processus, la commune de Sindia est appuyée par un partenaire du district sanitaire de Popenguine, Abt Rss+Usaid, notamment dans le cadre du renforcement du système de santé et de la bonne gouvernance, a expliqué le médecin-chef adjoint dudit district sanitaire, Dr Latyr Diouf. Selon lui, ce cadre communautaire qui se tient tous les trois mois, vise particulièrement à inciter les communes de Sindia, de Diass et de Popenguine à s’approprier les problèmes de santé de leurs populations respectives. Cette rencontre périodique a permis à ces acteurs de faire la présentation de la situation sanitaire au niveau local, de faire des propositions et de formuler des recommandations.

Ainsi, dans trois mois, ils vont se retrouver pour voir l’état d’avancement de ces recommandations.

« Dans six mois, nous allons nous retrouver autour du sous-préfet de l’arrondissement de Sindia au cours d’une rencontre au cours de laquelle les différentes collectivités locales que polarise le district sanitaire de Popenguine feront une présentation de leur cadre communautaire », a souligné Dr Diouf. D’après lui, des engagements forts ont été pris par rapport au fonctionnement des structures de santé, aux équipements des différents postes de santé, aux évacuations, au recrutement du personnel, en soutien en carburant, en électricité, etc.

« Guéréo étant une zone un peu enclavée, elle mérite d’avoir une ambulance qui pourra faciliter les évacuations sanitaires vers le centre de santé de Popenguine. Des engagements forts ont été pris par la commune de Sindia », a fait remarquer le médecin-chef adjoint du district sanitaire de Popenguine. A en croire Dr Latyr Diouf, les comités de santé qui sont les intermédiaires entre les populations et les services de santé souffrent de la lourdeur des charges financières qui sont notamment liées à la prise en charge du personnel parce que, très souvent, ils ne sont pas appuyés par les collectivités locales.

Amath Sigui NDIAYE

Pape Songde Diop, le maire de la commune de Gandiaye dans le département de Kaolack, a réclamé, ce samedi, la reprise des travaux du centre de santé de ladite localité. L’édile qui réceptionnait du matériel médical, don de ses partenaires de Médisol et Jamm Rek, a saisi l’occasion pour regretter les actes de vandalisme dont l’hôtel municipal a été victime la veille.

La commune de Gandiaye espère une reprise, dans les meilleurs délais, des travaux de construction du centre de santé de la localité, arrêté depuis peu par l’entrepreneur adjudicataire du marché. C’est le cri du cœur lancé samedi dernier par l’édile de la capitale de la province historique de Diokoul-Gandiaye, en marge de la cérémonie de réception de matériel médical offert par des partenaires de la collectivité territoriale. « Nous lançons un appel solennel au ministre de la Santé et de l’Action sociale pour la reprise des travaux du centre de santé de Gandiaye. Une structure sanitaire qui polarise plus de 23 000 personnes. En outre, le poste de santé de la localité a réussi la performance d’enregistrer cette année zéro cas de paludisme, une prouesse réalisée avec l’apport des 54 relais communautaires de santé de la localité. « Cela mérite une attention particulière des autorités sanitaires du pays  », a rappelé le maire de la commune. L’édile de la capitale historique de Diokoul-Gandiaye a fait cet appel en marge de la réception de matériel médical remis par l’Ong Médisol International du docteur Rose Wardini et de la structure Jamm Rek. Il est composé, entre autres, de lits électriques et de médicaments gracieusement mis à la disposition par lesdits partenaires qui se sont engagés à d’autres dotations de ce type pour renforcer le plateau médical de la structure qui affiche déjà de bons états de services, en à croire l’Infirmier chef de poste (Icp). Une cérémonie organisée au lendemain d’une marche des élèves de l’arrondissement qui a occasionné des dégâts importants à l’hôtel de ville de Gandiaye.

Des actes dénoncés par le maire. « Nous regrettons profondément ces dérives, mais j’ose espérer que c’est juste un incident. Je suis très bien placé pour parler de crise scolaire car ma commune en a été victime avec des actes de vandalisme contre l’hôtel de ville », a-t-il fait remarquer en réponse à une question sur la marche violente des élèves l’avant-veille. « Nous avons beaucoup investi ces temps-ci pour rendre la municipalité très belle et attractive. Je crois que les parents ont été profondément touchés par cet acte regrettable. Nous allons discuter avec les élèves parce que ce sont nos neveux, nos petits frères, nos enfants.

Elimane FALL

 

Dans le cadre de la coopération décentralisée entre la commune sénégalaise de Ronkh et celles françaises de Rézé et de Commercy, un important projet d’adduction d’eau potable a été réalisé au village de Thiagar, une localité de Ronkh qui abrite pas moins de 2500 âmes et qui est située dans le Walo des profondeurs, à quelques encablures de la commune de Rosso Sénégal.

La cérémonie officielle de réception des travaux s’est déroulée en présence  du maire de Ronkh, Tidiane Ndiaye, et de la délégation des communes de Rézé et de Commercy conduite par Mme Marie Isabelle Yapo, adjointe au maire de Rézé.

En présence de Mme Laurence Gourvil de Rézé, le représentant de la commune de Commercy, Jean Bombardieri, a rappelé que ce projet de grande envergure a été financé par les communes de Rézé et de Commercy, l’Agence de l’eau Loire/Bretagne et la communauté urbaine de Nantes Métropole, et permet non seulement d’installer des robinets dans 188 foyers de Thiagar, mais surtout d’alimenter en eau potable près de 9000 habitants des villages de Thiagar, de Ndiatène, de Khor, de Kher et autres localités environnantes.

Jean Bombardieri a précisé que la station de Thiagar a été réalisée en 2005 mais, « entre temps, on a constaté une demande exponentielle en eau potable exprimée par les populations de ces villages ».
Ainsi, a-t-il ajouté, il fallait impérativement faire d’une pierre deux coups en satisfaisant la demande en eau potable des populations de Khor, de Kher et de Ndiatène et doubler la production à Thiagar, qui est finalement passée de 100 mètres cubes/jour à 200 mètres cubes/jour. Jean Bombardieri a laissé entendre que le nouveau système d’alimentation est assez original et moderne. « C’est un système très performant de filtration lente qui permet de traiter de manière biologique l’eau du fleuve, de la rendre potable avant de la mettre à la disposition des consommateurs », a-t-il affirmé.

Il s’est réjoui de la mise en œuvre de cet important projet d’adduction d’eau potable, qui a permis d’aménager dans le village de Thiagar un réseau interne de 5 km de conduite sur lequel sont branchés 188 foyers.
Le maire de Ronkh, Dr Amadou Tidiane Ndiaye, a rendu un vibrant hommage à ses partenaires de Rézé et de Commercy résolument engagés à poursuivre cette collaboration avec Ronkh, en envisageant de réaliser un projet d’assainissement à Diawar, un programme d’approvisionnement en eau potable pour les villages de Guiladou 2, de Wouro Islam, de Gad Toumani.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

 

L’élevage n’est plus l’apanage des seuls peuls et autres bergers. A Saint-Louis, cette activité est partout présente. Nombreux sont aujourd’hui des particuliers qui s’adonnent à celle-ci pour diverses raisons. L’amélioration génétique, pratiquée ces dernières années, a permis le développement de races comme le « ladoum » très prisé. Signe de prestige, ou d’opulence, l’élevage de moutons de race, devenu également un business très lucratif, a de beaux jours dans la vieille cité.  

Saint-Louis n’est pas seulement une ville de pêche. A Guet Ndar, Santhiaba et Gokhou Mbacc, qui abritent la plus grande communauté de pêcheurs de la ville, voire même du Sénégal, le visiteur sera surpris de voir une flopée de moutons replets, à force d’être très bien entretenus, trainasser aux devantures des maisons, ou sur ce qui reste encore de plage après le désastre causé par l’avancée de la mer. Dans ces quartiers, la nécessité  recommandait la pratique de l’élevage. A Léona, Médina Courses, Ndiolofène, Bango et un peu partout dans la ville, on retrouve des centaines d’éleveurs très actifs. Nombre d’entre eux sont reconnus pour la qualité de leurs bêtes.
Dans le paysage de l’élevage de moutons de race, la Bergerie des 2 Khadim (B2K), implantée à Bango, figure en bonne place. Créée le 1er janvier 2016 grâce à une même vision prospective portée par deux amis passionnés par l’élevage, celle-ci constitue une véritable attraction. Khadim Diop, directeur commercial de Nma (Nouvelle minoterie africaine) et Khadim Thiam, directeur de la logistique de la Société générale de construction (Sogec), qui ont eu l’ingénieuse idée de fusionner leurs bergeries pour créer la B2K, ne regrettent pas leur choix.

Le visiteur qui vient à la B2K est émerveillé par les sujets de grande taille, robustes, au corps bien charpenté et au garrot saillant qui peuplent les enclos très bien entretenus. Ils ont pour noms « Galactik », « First Choice », « Foreman », « Naomi », « Graine d’Or », « All Black », « Everest », « Challenger », « Millésime », « Deuxième Dame »… Le travail effectué par la B2K pour améliorer les qualités de leurs sujets a bien porté ses fruits.

Pour Ibrahima Samba, l’organisation régulière de foires démontre que l’élevage se porte de mieux en mieux à Saint-Louis. Et selon cet éleveur, la dernière foire de Dakar l’illustre à merveille avec la percée historique et fulgurante de la B2K. « Pour avoir remporté une dizaine de Prix et pas des moindres, cette bergerie a fini par conquérir le cœur des Sénégalais », fait-il savoir. D’ailleurs, indique-t-il, « rien qu’à entendre des noms d’athlètes comme « Galactik », « First Choice », « Naomi », « Graine d’Or », « All Black », « Everest »…, on s’imagine assez aisément combien Saint-Louis a été performante à travers la B2K ». Ces performances démontrent, à son avis, le travail titanesque réalisé en amont pour en arriver à ce niveau exceptionnel. « La particularité de cette bergerie, réserve de champions ou de cette école, c’est la mutualisation des compétences, expériences et passions des partenaires qui la composent. Ces deux jeunes qui ont installé la génétique dans les sommets jusque-là inconnus prouvent aujourd’hui que l’union fait la force », informe-t-il.

L’amélioration génétique en priorité
Aujourd’hui, à Saint-Louis, plusieurs éleveurs se sont organisés en associations pour partager leurs expériences et préserver leurs intérêts. L’Association des éleveurs de Saint-Louis (Adesl) fait partie de celles-là. Cette structure, qui a vu le jour en 2016, regroupe plus de 150 membres qui sont des médecins, pharmaciens, enseignants, magistrats, banquiers, journalistes, ingénieurs…, tous des passionnés qui gèrent leur cheptel avec sérieux et dévouement. Et cette passion les a amenés à maîtriser des aspects importants de l’élevage ovin. Selon le président de l’Adesl, le « ladoum » est la race la plus prisée parce que symbolisant l’élégance et l’harmonie dans la forme. « Avec les « ladoum » on trouve des mensurations extraordinaires. Chez cette race, on a des longueurs assez impressionnantes allant jusqu’à 115 cm et des hauteurs pouvant atteindre 158 cm », explique Ousmane Bao. Pour ce pharmacien, il existe deux sortes d’éleveurs. « Il y a d’abord ceux qui le font pour rechercher de l’argent parce que « ladoum » est une race très prisée aujourd’hui. Les prix de vente incitent beaucoup de gens à se lancer dans cette activité. Il y a aussi une autre catégorie qui le fait par passion », souligne M. Bao qui dit faire partie du lot de ceux qui font l’élevage par passion. La preuve, des millions de FCfa lui ont été proposés pour certains de ces sujets, mais il n’a pas jugé opportun de les vendre. « Chez moi, c’est la passion qui prime. Je ne me suis pas lancé dans cette activité pour réaliser des profits, mais parce que j’aime l’élevage », note-t-il.

D’après M. Bao, l’élevage de moutons de race demande beaucoup d’investissements. Et à son avis, il faut injecter de gros moyens pour espérer avoir de bons sujets. Il a cité l’exemple de la Bergerie 2 Khadim qui a dignement représenté Saint-Louis lors de la 10ème édition du salon de l’Alliance pour le développement et l’amélioration de la race (Adam), en remportant avec « Galactik » et « Foreman » les 1er et 3ème Prix de la catégorie « Espoir Mâle » et une dizaine d’autres. « C’est leur travail et leur passion pour l’élevage qui ont été récompensés. Mais, il faut faut redoubler d’efforts », conseille le président de l’Adesl.

A la B2K comme chez les grands éleveurs de la ville, on véhicule une approche professionnelle de l’élevage de la race de mouton « ladoum » avec plusieurs volets. Et Khadim Diop est à l’aise lorsqu’il parle du volet technique (en termes de conduite d’élevage), vétérinaire (en termes de santé animale et de la reproduction). « Il faut nécessairement maîtriser les techniques de croisement, de santé, de la nutrition animale, de sélection des ressources humaines chargées de surveiller les sujets, de développement en transfert de compétences, de gestion de l’entreprise et des finances, de gestion de la bergerie, de management, de développement de projet et de marketing, etc. », fait-il remarquer. Selon Khadim Diop, la spécificité de B2K est de continuer à apporter une valeur ajoutée génétique à l’amélioration des performances du « ladoum », en vue de permettre à l’élevage de cette race d’entrer dans une dimension d’excellence et de prestige à travers un marketing en phase avec le caractère exceptionnel des bêtes que cette bergerie élève à Bango. Pour lui, même si les produits de B2K sont destinés à la vente, ils permettent de contribuer efficacement à l’amélioration génétique des cheptels.

Parcours atypique
Ibrahima Samba fait partie des nombreux particuliers à s’être reconvertis en éleveur de mouton de race. Cette activité est devenue sa passion. Depuis toujours, il parvient à en vivre, car ayant su jouer la carte de la complémentarité. Comme tout bon éleveur, il effectue un travail de sélection assez sérieux ; l’objectif étant de conserver les principales caractéristiques de la race : prolificité, rusticité, mue, robe, etc. « J’ai investi des sommes colossales pour me constituer un cheptel de qualité », déclare ce professeur de Lettres au Prytanée militaire de Saint-Louis (Pms). Ibrahima Samba a fourbi ses armes dans l’élevage de moutons avec son père, un fonctionnaire de la santé qui, en dehors de sa passion pour les bêtes, considérait ses moutons comme des êtres humains. Il a par la suite perpétué sa passion pour les beaux moutons à sa sortie de l’université. A l’époque, précise-t-il, les meilleurs sujets étaient des « toubabers », une race qui, parmi les locales, était la plus performante en termes de courbe, de croissance, de mensurations, de beauté et de douceur. « J’ai dû me contenter de ces sujets tout en essayant timidement les « bali-bali » qui venaient du Mali », renseigne-t-il.

Affecté au Prytanée, cet apprenti éleveur était resté dans sa passion prenante, ponctuée de trouvailles géniales et d’échecs cuisants quant aux croisements. L’année 2009 fut pour Ibrahima Samba celle de la grande ouverture. « J’ai reçu,  cette année-là, la visite d’Ismaël Grandet, précurseur à Saint-Louis, et plus tard celle du docteur Malick Sarr, dont la bergerie était partout reconnue à Mbour. Ils m'introduisirent plus sereinement dans ce monde de fous heureux. Ce qui m’a permis de redynamiser ma bergerie avec de nouvelles recrues et des techniques plus décisives en termes de production de viande », raconte-t-il. Ce n’est qu’en 2015 que M. Samba a atteint le niveau correct. Et ce succès, il le doit au docteur Malick Sarr et à Khadim Diop de B2K. « Grâce à eux, j’ai été formé dans des compétences salutaires à l’élevage moderne. Ces acquis tournent autour de la structure, du confort, de la nutrition, de la génétique, de la santé de l’animal et surtout de la performance. Et plus tard, j’ai pu expérimenter à la fois la stabilisation des performances des moutons « ladoum » et l’élevage de ce qu’on pourrait appeler des moutons de chair ».
Pour Ousmane Bao, l’avenir de l’élevage de moutons de race a de beaux jours devant lui à Saint-Louis parce qu’autour des moutons de race se développe un business très lucratif. « Le « ladoum » est très prisé et les prix de vente incitent beaucoup de gens à se jeter dans l’élevage qui est une  activité d’une extrême complexité », estime-t-il en annonçant la tenue  en décembre prochain d’une foire des moutons de race pour mettre en lumière le savoir-faire des éleveurs saint-louisiens dans le domaine de l’élevage.

Quant à Ibrahima Samba,  il pense que l’élevage saint-louisien est plus que performant. Et à son avis, les éleveurs du dimanche pourraient mieux aider l’Etat dans l’atteinte de ses objectifs, à savoir l’autosuffisance et la maîtrise du cheptel. « Je crois que nous arriverons à cela si nous mettons la passion au service de l’utile. L’expérience et la formidable aventure des moutons « ladoum » au Sénégal peut et doit être transférées dans plusieurs secteurs de développement », soutient Ibrahima Samba.

Par Samba Oumar FALL, Souleymane Diam SY (textes)
et Assane SOW (photos)

 

Sur la route de Matam, les responsables de la Délégation de l’entreprenariat rapide des femmes et des jeunes (Der/Fj) ont fait escale à Saint-Louis pour sensibiliser les acteurs sur ce fonds. Au final, 990 millions exactement ont été mis à la disposition des femmes et jeunes de la capitale du Nord pour les accompagner dans leurs différents projets.

Depuis des années, le Sénégal a connu une croissance continue ; et l’Etat, dans le souci de faire bénéficier aux populations des fruits de cette belle embellie, a décidé de mettre sur pied des mécanismes pouvant permettre d’accompagner les couches les plus vulnérables (femmes et jeunes). C’est donc tout le sens de cette cérémonie organisée à Saint-Louis.

D’emblée, le gouverneur Alioune Aidara Niang a rappelé tous les efforts de l’Etat pour appuyer les populations dans le cadre de l’entreprenariat. Pour lui, cette catégorie visée par l’exécutif est un vecteur essentiel de développement. C’est pourquoi, Alioune Aïdara Niang s’est réjoui de la présence «remarquée des différentes associations de jeunes et femmes, qui œuvrent dans le développement, au niveau de la région ». Pour sa part, Papa Amadou Sarr, délégué général de la Der/Fj, a informé que près d’un milliard a été mobilisé pour la région de Saint-Louis. Dans ce même volet, il a rappelé que cette enveloppe « est susceptible de connaître une évolution, mais il faudra que la région puisse absorber cette somme avant un deadline bien défini ». Aussi, le délégué général a souligné qu’à cette première tranche de 15 milliards distribuée au 14 régions va s’ajouter d’autres financements sectoriels dans les domaines du commerce, de l’artisanat, de l’agriculture, entre autres. Ainsi, annonce-t-il, « la dotation initiale de la région de Saint-Louis peut évoluer et même flirter avec deux milliards ».

Le ministre Papa Amadou Sarr a aussi rappelé qu’il n’existe aucune discrimination dans l’octroi des financements mais, « si une région peine à absorber son financement, un redéploiement sera fait au profit d’une autre région. Car nous sommes dans la rapidité et la recherche de résultats ».   
Ces craintes, l’adjoint au maire Aïda Mbaye Diop n’en a pas. En effet, elle rappelle que « Saint-Louis est une zone de pêche et d’agriculture avec les potentialités de la vallée. « C’est pourquoi je n’ai aucun doute de la capacité des femmes et des jeunes de la région très dynamiques à résorber rapidement ce milliard », affirme-t-elle.

Amadou Maguette NDAW

Niague Peulh est un village sis dans la commune de Sangalkam, un des trois départements que compte la région de Dakar, capitale du Sénégal. Cependant, malgré la position géographique de cette localité dans la capitale du Sénégal, ses habitants font face à des problèmes liés à l'insuffisance de ressources et services de base. D'où leur cri du cœur lancé à l'occasion d'une cérémonie de remise de matériel médical offert par Rotary Club Dakar Horizon à la case de santé du village.

Les difficultés auxquelles fait face le village de Niague Peulh sont nombreuses et diverses. D'abord l'accès au village rendu difficile par l'absence de route goudronnée qui relie directement le village à la route nationale distante de 3 km. Selon les habitants que nous avons interrogés, pour évacuer un malade vers une structure de santé située hors de Niagues Peul, le patient est transporté sur une charrette jusqu'à la route où s'arrêtent les véhicules. Une solution qui n'est pas sans risques de complication pour le malade. De la même manière, une femme enceinte sur le point d'accoucher est transportée dans les mêmes conditions avec tous les risques que cela peut engendrer. « Il arrive même que des femmes enceintes accouchent à mi-chemin sur le trajet sablonneux après avoir été obligée de marcher pour se rendre à la structure de santé », témoigne Idy Sow, délégué du quartier Mamadou Sow de Niague Peulh. « Par conséquent, nous prions les autorités centrales de faire en sorte, en relation avec les autorités municipales, de prolonger la route goudronnée jusque dans le village de Niague Peulh », a-t-il ajouté. De la même manière, Idy Sow souligne que des élèves sont obligés de marcher pour se rendre au collège implanté hors du village pour la simple raison que les bus de transport en commun ont pour terminus la route nationale. Une chose qu'il trouve d'autant plus risquée que l'actualité est rythmée par des rapts et enlèvements d'enfants parfois suivis de meurtres. En outre, l’annonce de l’implantation du pôle urbain de Niague Peulh a quelque peu donné des soucis à certains habitants qui, aujourd’hui, veulent en avoir le cœur net sur l’espace qui sera consacré à ce projet afin de pouvoir connaître les dispositions à prendre dans un sens ou dans un autre. « L’autorité doit communiquer sur cet aspect afin d’éclairer la lanterne des habitants. Ici, tout le monde s’interroge sur cette question qui taraude nos esprits », ajoute-t-il.  
 
Difficultés scolaires,
manque d'eau...

L’école élémentaire publique est également au centre des préoccupations des habitants. Idy Sow a dénoncé les effectifs pléthoriques notés dans les salles de classe. A ce sujet, Boubacar Barry, directeur de l’école élémentaire de Niague Peulh, a révélé que 327 élèves fréquentent l’établissement scolaire composé de six salles de classe. Ce qui est insuffisant, selon lui, pour recevoir les élèves du village. C'est la raison pour laquelle, il a appelé les autorités académiques à augmenter le nombre de classes en construisant d’autres dans l’école. De la même manière, Boubacar Barry souhaite que l’école dispose d’une salle informatique afin que les potaches soient au diapason des innovations technologiques. En outre, il a lancé un appel pour la dotation en fournitures scolaires et en quantité suffisante à l’école qu’il administre. Toujours, au chapitre des réclamations du directeur, des tables-bancs, une boite à pharmacie, une cantine scolaire pour le repas des élèves. Une femme répondant au nom de Oumou Seydi a, quant à elle, pointé du doigt les difficultés que toutes les femmes du village rencontrent au quotidien. Certes le village est connecté au réseau hydraulique de la Sones, mais l’eau y est devenue une denrée rare depuis un an. « Depuis un an, c’est toujours la croix et la bannière pour les femmes dans la recherche d’eau potable », a-t-elle révélé. Une citerne d’eau arrive tous les jours pour approvisionner le village. Mais, la quantité qu’elle distribue est largement en deçà des besoins quotidiens des habitants. Abondant dans le même sens, Demba Sow, président de l'Asc de Niagues Peulh, emboîte le pas à Idy Sow en expliquant que les difficultés liées à l’accès au village justifient en fait l’impossibilité pour les minibus de venir jusqu'à Niague Peulh. De la même manière, Demba Sow de révéler qu’à partir de 20 heures, les femmes qui veulent rallier le village à partir de la route nationale ont toujours la peur au ventre du fait de l’absence d’électricité. « A partir de cette heure, il fait sombre. D’où, un problème d’insécurité auquel il faut trouver une solution », a-t-il avancé.
 
Rotary Club Dakar Horizon fait décoller la case de santé
 Niague Peulh dispose d'une case de santé qui, depuis sa construction, est confrontée à des difficultés qui plombent son fonctionnement. Absence d'équipements, de médicaments, voire de ressources financières destinées, entre autres, à rémunérer les deux agents qui sont chargés du service médical. Heureusement, Rotary Club Dakar Horizon a mis à profit la célébration de son vingt-cinquième anniversaire pour voler au secours de cette case de santé en lui offrant un lot de médicaments et de matériel médical d'une valeur d'un million. Il est composé de comprimés, de perfuseurs, de sérums, d’alcool, de coton, de thermomètres, de tensiomètres, de stéthoscopes et de glucomètres. La cérémonie de remise a été un grand moment de mobilisation de tout le village qui s'est donné rendez-vous à la case de santé. Même les enfants sont venus en grand nombre pour manifester leur reconnaissance aux membres de Rotary Club Dakar Horizon. La présidente de ce Rotary Club, Ndèye Fatou Camara, a ainsi invité le comité de gestion de la case de santé à faire bon usage de ce don de manière pour qu'il soit profitable à toute la population du village. Représentant du maire de Tivaouane Peul, Ibrahima Ndoye a salué ce geste de Rotary Club Dakar Horizon qui, a-t-il estimé, va permettre à la case de santé de décoller. Parmi les obstacles qui retardaient le décollage de la case de santé, le manque d'eau et d'électricité faisant qu'il est impossible de pratiquer certains services même le jour à plus forte raison la nuit. « Dès lundi, je vais prendre contact avec la Senelec et la Sde afin que la case de santé puisse être branchée au réseau d'eau et d'électricité », a-t-il assuré. Cerise sur le gâteau, le maire de cette localité qui s'est présenté après la fin de la cérémonie ne s'est pas privé de rencontrer les membres de la délégation de Rotary Club Dakar. L'autre bonne nouvelle qu'il a livrée, est sa décision de régulariser le statut du personnel soignant afin de stabiliser le service de cette structure de santé.

Abdou DIOP



 


AVERTISSEMENT

La SSPP « Le Soleil » met en garde et interdit formellement aux responsables et gestionnaires de sites d’informations, établis au Sénégal ou ailleurs, de poster les articles publiés sur le portail Internet du « Soleil », à l’adresse www.lesoleil.sn. La SSPP « Le Soleil » ne tolérera aucune entorse à cette interdiction. Seule est permise la publication de liens directs pour rediriger l’internaute vers l’adresse www.lesoleil.sn

PARTENARIATS

Les gestionnaires de sites qui le souhaitent peuvent adresser une demande de partenariat avec la SSPP « Le Soleil » qui en définira les modalités et fixera les conditions d’utilisation des articles, photos, logos de son portail Internet. En cas de manquements, la SSPP « Le Soleil » se réserve le droit d’engager immédiatement des poursuites judiciaires envers les contrevenants, pour violation du respect des droits d’auteurs.