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Régions (1665)

Le ministre en charge du Plan Sénégal émergent (Pse), Cheikh Kanté, s’est rendu, samedi, à Kolda où il a promis d’aider les femmes à obtenir des financements.

Cheikh Kanté, ministre en charge du Plan Sénégal émergeant (Pse) a effectué, samedi, une visite à Kolda pour s’enquérir de l’état d’exécution des projets et programmes de l’Etat dans la région. Il a présidé un Comité régional de développement spécial auquel ont pris part les autorités administratives, les élus locaux et les chefs des services déconcentrés de l’Etat. M. Kanté a eu droit à une présentation introduite par Maurice Dionne, adjoint au gouverneur de la région de Kolda chargé du développement, de la situation dans les secteurs de l’agriculture, de l’élevage, de la santé, de la Bourse de sécurité familiale, de la Couverture maladie universelle, de l’hydraulique rurale, de l’urbanisme, de la petite enfance et du désenclavement, etc. Les chefs de services régionaux et les maires ont pris la parole pour compléter la présentation de l’adjoint au gouverneur de la région et louer les efforts de l’Etat, ces cinq dernières années, pour assurer le développement socioéconomique des populations avant de poser leurs doléances au ministre en charge du Pse.

Auparavant, Cheikh Kanté avait visité le périmètre rizicole du Gie Maoba, situé au quartier Hilèle, dans la périphérie de la commune de Kolda, et le Centre hospitalier régional. « Je suis heureux de constater que le rêve du président de la République, à travers le Plan Sénégal émergent, est en train de se réaliser ici », a-t-il déclaré devant les membres dudit Gie. Il a demandé aux femmes de se mobiliser pour assurer la réélection du président Macky Sall en 2019 et promis de les aider à obtenir des financements pour leur permettre de s’adonner à des activités génératrices de revenus. Le ministre en charge du Pse a, en outre, invité les populations à profiter des efforts consentis par le gouvernement en matière d’équipements et intrants agricoles, depuis 2012, pour atteindre l’autosuffisance alimentaire afin de réduire la facture des importations, notamment du riz qui s’élève à plusieurs milliards de FCfa par an. A son avis, cela permettra à l’Etat de réinjecter les fonds économisés dans d’autres secteurs clés de l’économie nationale et faire du Sénégal un pays émergent. Le choix du Gie Maoba, qui est constitué en majorité de femmes, pour recevoir Cheikh Kanté, n’est pas fortuit, parce qu’il a réussi, en l’espace de quelques années seulement, à porter la superficie emblavée de 2 ha à plus de 300 ha avec des rendements satisfaisants.                                                                                                       

Mamadou Aliou DIALLO

Lourdement déficitaire il y a quelques années, la ville de Rufisque a fait des efforts d’investissement de l’ordre de 12 % en 2016. C’est ce qui ressort de l’examen du compte administratif soumis aux conseillers ce week-end. Pour le Trésor, Rufisque est redevenu bon élève.

La perception municipale a tiré un bilan globalement positif sur la gestion des finances de la ville de Rufisque. C’était à l’occasion de l’examen du compte administratif de l’exercice 2016 par les conseillers qui a eu lieu ce week-end. Une occasion saisie par l’adjoint au payeur, El Hadj Gorgui Touré, pour saluer la franche collaboration qu’il y a entre la ville de Rufisque et le Trésor. « Le maire Daouda Niang consulte le payeur pour avis sur l’ensemble des grandes décisions qu’il prend. Et généralement, il y a une parfaite cohésion et une parfaite harmonie. En tant que conseillers de la collectivité, nous pouvons dire que Rufisque est un bon élève », a dit l’adjoint au payeur qui est revenu sur les 12 % d’investissement réalisés par le maire Daouda Niang et son équipe.

Un résultat non négligeable, d’autant plus qu’en 2015 la ville a bénéficié d’une subvention d’un milliard de FCfa de l’Etat pour la prise en charge de la masse salariale. « Nous avons constaté qu’il y a eu beaucoup de restitutions qui ont permis à la ville de faire face à ses dépenses et de terminer l’année en beauté. Aujourd’hui, nous pouvons dire sans risque de nous tromper que les finances de la ville sont en train d’être assainies et se portent globalement bien », a fait savoir M. Touré qui a salué la volonté de la municipalité « d’asseoir un développement basé sur ses propres ressources ». Sur ce, il a invité les autorités municipales à perpétuer leurs efforts tout en s’orientant vers l’investissement. Car, a-t-il insisté, « l’investissement reste et marque l’empreinte d’un maire par rapport à son époque et son passage à la municipalité. « Je lui suggère de mieux s’investir et de s’orienter vers cela, pour l’intérêt de la collectivité et de la ville de Rufisque », a renchéri l’adjoint au payeur.

Une école des Beaux-arts
Le maire Daouda Niang a affirmé que des efforts seront orientés vers les services sociaux de base, tels que l’assainissement, l’environnement, le cadre de vie, les travaux de voirie, l’énergie, mais aussi l’éducation, la santé, les affaires sociales, etc. Au cours de cette séance, les conseillers ont procédé à une délibération portant sur le déclassement d’un tronçon de la rue de Gorée prolongée située derrière les hangars des Ptt ainsi que du terrain d’une superficie de 1124 m2 pour la réalisation d’une résidence de médiation et d’animation artistique de Rufisque.

Un projet inscrit dans la convention de partenariat (2017-2019) entre la ville de Nantes et celle de Rufisque. « L’infrastructure dont les travaux vont démarrer en 2018 servira de camp universitaire international  pour l’école supérieure des Beaux-arts et pour la ville de Rufisque. Ce sera un cadre d’exposition et d’expression culturelle pour les artistes de la ville. Des cours d’éducations artistiques y seront dispensés au profit des élèves », peut-on lire dans le rapport de présentation  et de délibération soumis par le maire Daouda Niang au conseil.

Le compte administratif de 2016 de la ville de Rufisque fait état d’un recouvrement des recettes de fonctionnement à la date du 31 décembre de l’ordre de 3 milliards 416 millions de FCfa sur une prévision se chiffrant à 5 milliards 610 millions de FCfa, soit un taux de 60,89 %. Tandis que 166 millions de FCfa des recettes d’investissement ont été réalisés sur un budget prévisionnel d’un milliards 348 millions.

Maguette NDONG


Le ministère de l’Elevage et des Productions animales vient de mettre gratuitement à la disposition des éleveurs des régions de Ziguinchor et Sédhiou 149 géniteurs porcins. L’objectif est d’améliorer les performances des races locales de porcs et  booster la production.

Les géniteurs ont été remis aux bénéficiaires par le chef du Service régional de l’élevage, Dr Evariste Bassène, vendredi dernier à Ziguinchor. La région de Sédhiou a bénéficié de 60 géniteurs et celle de Ziguinchor 89. Ils vont permettre d’améliorer les performances des races locales de porcs en termes de gabarit. Donc, le poids actuel de 17 kilogrammes en général que pèse un porc d’ici pourrait être porté à 120 kg ou plus.

Le patron de l’élevage a affirmé que cela permettra aux éleveurs d’augmenter leurs chiffres d’affaires. « Egalement, les populations pourront accéder à une viande de qualité », a souligné Dr Bassène.  Pour toutes ces raisons, il a invité les éleveurs à ne pas laisser les géniteurs divaguer, mais à les mettre en stabulation fixe et à les alimenter régulièrement.

Il n’a pas occulté le suivi vétérinaire. Selon la présidente régionale de l’Association des éleveurs de porcs, Olga Senghor Kayounga, le croisement entre les géniteurs qui viennent d’être mis à leur disposition et les porcs locaux vont permettre d’avoir des porcs métis plus costauds, grands par la taille et le poids, avec plus de chair, et qui grandissent plus vite. « Ce qui va contribuer au développement de la filière et nous permettre de vendre un peu plus tôt. Car avec nos porcs locaux, il faut attendre trois ans pour qu’ils grandissent et puissent être vendables », a indiqué Mme Kayounga.

Elle a remercié le président de la République et le ministre Aminata Mbengue Ndiaye pour leur soutien. Son collègue éleveur de porcs Jean-Jacques Rodriguez s’est également réjoui de cette donation de géniteurs, indiquant que cela va aider la Casamance à sortir progressivement de l’élevage traditionnel de porcs et à aller vers un élevage intensif. M. Rodriguez a évoqué aussi les opportunités qui leur sont ainsi offertes pour booster la race et la production porcines. Ce qui va contribuer à une forte réduction de la pauvreté et participer au développement de la région méridionale du Sénégal. Il a rappelé que l’élevage de porc est un secteur porteur en termes de création de richesses, d’emplois, etc.    

El Hadj Moussa SADIO

La commune de Sandiara va faire un pas de plus dans l’accès à l’eau potable. Le maire Serigne Guèye Diop a reçu, dimanche, un chèque d’un montant de 185 millions de FCfa de l’association française « Vivre en brousse » pour la réalisation du projet « Course contre la soif ».

Doter tous les villages et hameaux de la commune d’eau potable. C’est l’objectif du maire Serigne Guèye Diop, et de son équipe qui ont déjà fait beaucoup d’efforts dans ce sens. Et dimanche, ils ont reçu un soutien de taille. L’association française « Vivre en brousse » a offert une enveloppe de 185 millions  de FCfa à la commune de Sandiara pour aider l’équipe municipale à réussir son projet  « Course contre la soif ».

Ce soutien, a indiqué M. Diop, permettra d’offrir à l’ensemble des populations des villages de la commune de l’eau potable. « Ce projet est d’autant plus important que cela va enlever une épine des pieds à nos braves dames qui parcouraient des kilomètres pour avoir de l’eau non potable », a-t-il souligné,  remerciant l’association « Vivre en brousse » qui a également donné à sa commune un camion-benne d’un coût de 100 millions de FCfa pour le ramassage des ordures ménagères. Des équipements sportifs ont aussi été offerts par le partenaire pour contribuer au développement du sport dans les établissements scolaires.

Pour Martine Moy, le projet va consister à raccorder un branchement sur la conduite Notto-Ndiosmone-Palmarin pour alimenter 12 villages en eau potable. Selon elle, leur association a eu des sollicitations de plusieurs communes, mais a préféré travailler avec celle de Sandiara. « Nous souhaitons que l’inauguration se fasse rapidement, pour que d’autres partenaires puissent se joindre à nous pour poursuivre ce projet pour l’adduction d’eau dans chaque concession », a indiqué Mme Moy. Elle a  rappelé l’importance de l’accès à l’eau pour les populations. « L’eau est vitale et engendre un développement considérable. Avec l’eau, on peut faire des choses considérables dont avoir des activités génératrices de revenus, libérer les femmes de cette lourde tâche d’aller chercher la ressource et les filles qui sont souvent pénalisées et ne peuvent pas aller à l’école à cause des corvées d’eau », a laissé entendre Martine Moy. Son association, a-t-elle promis, va continuer à apporter sa petite goutte d’eau à la commune de Sandiara.

S. O. F.

 

Le maire de la commune de Thiès-Ouest,  Alioune Sow, a déploré la baisse des impôts locaux. Il a invité les populations à payer les impôts pour permettre à la municipalité de faire face à ses obligations.  

Le débat d’orientation budgétaire, une exigence stipulée dans l’article 258 du Code général des collectivités locales, doit être tenu un mois avant l’examen du budget d’une commune. Pour être en conformité avec la loi, la commune de Thiès-Ouest a tenu, ce week-end, sa réunion d’orientation budgétaire. Elle s’est déroulée en présence des conseillers municipaux, des chefs de services, des notables, d’associations de la société civile, des citoyens et du  maire Alioune Sow. L’autorité municipale a, dans son rapport introductif, fait le bilan détaillé des réalisations de la municipalité conformément aux orientations budgétaires de l’année précédente. Du point de vue des recettes, le maire a noté que le taux de recouvrement baisse d’année en année et le citoyen qui doit payer refuse de s’exécuter.  « Ainsi, il refuse de participer à l’effort de développement de sa commune. Pourtant ce dernier attend tout de la mairie, or l’institution doit d’abord compter sur les impôts et taxes payés par ses administrés », a-t-il déploré.

Face à ce qu’il considère comme un incivisme fiscal, Alioune Sow a fait un plaidoyer poignant à l’endroit des populations. Il a supplié ces dernières à avoir l’habitude de payer les impôts. Sur ce point, le représentant du Service  régional de Thiès a soutenu que même s’ils ne sont pas évalués sur le recouvrement des impôts locaux, la mise en place d’un bureau y affairant dans leur service est un signe d’engagement pour accompagner les collectivités locales. Revenant sur le bilan des engagements pris lors du débat budgétaire de 2016, le maire a cité, entre autres, la guérite de Thiès-None qui est fonctionnelle, les travaux des toilettes du marché Mbour2 achevées et dont l’ouverture est imminente. Il a ajouté que les travaux de la  gare routière sont très avancés et qu’elle pourrait être fonctionnelle en décembre prochain. « Cependant, pour ce qui concerne les travaux des toilettes du marché Grand-Thiès, nous avons retiré le marché de l’entreprise pour non-respect des délais et la commune est en train de chercher un autre prestataire pour assurer la finition », a-t-il indiqué. Qu’il s’agisse du secteur de l’éducation, de la santé, du sport, de l’assistance sociale et de l’éclairage public, tous les actes posés ont été exposés devant l’assemblée. A propos de la gestion des ordures, dévolue à la mairie de ville qui peine, faute de moyens conséquents, à faire face à l’ampleur de la tâche, le maire de la commune de Thiès-Ouest a invité ses mandants à consentir des efforts pour gérer la situation.  «  Il faut que chacun veille à la propreté de sa demeure et les alentours. Outre le paiement de la taxe annuelle sur les ordures ménagères à la ville, si chaque ménage s’abonne auprès d’un charretier pour l’évacuation des ordures sur des sites relais, nul doute que notre commune aura un cadre de vie meilleure », a souligné Alioune Sow. Pour le prochain budget, des efforts seront consentis sur le plan des investissements et des dépenses.

Mbaye BA

 

Le président Amadou Diaw est formel lorsqu’il affirme que c’est un défi d’avoir choisi Saint-Louis pour abriter le forum « L’Afrique pour un monde repensé ». Cette rencontre, dit-il, est la concrétisation de l’injonction qu’avait adressée Mongo Betti qui, au comble du désespoir, criait : « Africains, si vous parliez ! » Le Forum a débuté le 25 novembre et prend fin aujourd’hui.

Pour M. Diaw, l’initiateur du forum, c’est déjà un défi d’avoir choisi Saint-Louis, « la belle endormie », pour abriter cette rencontre intellectuelle, en lieu et place de la capitale que l’on devrait désormais appeler « Dakar-Diamniadio ».

Pourtant lorsqu’on s’imprègne de la philosophie qui le porte, l’on réalise que nul autre endroit n’était mieux indiqué pour affirmer, selon le mot de Césaire, que « le temps de nous-mêmes » est arrivé et pour jeter les bases d’un monde qui n’est pas celui qu’on impose, mais celui qui est conforme aux choix des hommes.  De l’avis du président Diaw, ce forum est un Ovni et que Saint-Louis ou plutôt Ndar relève, par sa légende, de l’ordre du dépassement, du mystique et du transrationnel. Son génie protecteur, Mame Coumba Bang, n’a-t-il pas donné à ses descendants le privilège de réussir là où échouent les génies modernes que sont les sapeurs pompiers : sortir le noyé du fond des eaux qui l’ont englouti ? Parce que ce forum est une incroyable convergence de talents et que Saint-Louis a toujours été un lieu de rencontres.

Elle a été la porte par laquelle les peuples venus du Nord sont entrés, brutalement, en contact avec les populations sub-sahariennes, le terrain où Africains, Blancs et Noirs ont appris à gouverner ensemble.  Elle a été surtout le lieu de brassage, le laboratoire où s’est forgée la nation sénégalaise. A deux ans d’intervalle à peine (septembre 1895-janvier 1899), faillirent s’y croiser deux éminentes figures de la résistance contre l’oppression coloniale.

Imaginons ce qu’aurait pu être le dialogue entre Samory Touré et Cheikh Ahmadou Bamba (le politique qui terminait un long et poignant engagement, et le mystique, à l’aube de sa légende) qui, tous deux, combattaient le même adversaire avec des armes différentes. Peut-être nous auraient-ils appris comment vaincre sans être le plus fort. Parce que ce forum est un challenge et que Saint-Louis et surtout les Saint-Louisiens ont, à de multiples reprises, surpris leur monde et déjoué tous les pronostics. Ils ont survécu aux colères de l’océan et imposé au colonisateur leur langue et leurs traditions.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Saint-Louis accueille, du 25 au 28 décembre 2017, des universitaires, des économistes, des financiers et des acteurs culturels venus d’horizons divers. Ce, dans le cadre du « Forum de Saint-Louis » sur la thématique « l’Afrique pour un monde repensé ».

Samedi dernier, une belle frénésie a régné dans la ville de Saint-Louis avec des animations le long du Quai Henry Jay, jusqu’au bout de la partie sud de l’île où des espaces ont été aménagés pour les artistes. Cette fièvre qui a précédé l’ouverture du Forum de Saint-Louis rappelle le « takussanu Ndar » où, de tradition à Saint-Louis, les populations, joliment habillées, se pavanaient en ville. C’est pourquoi le maire Mansour Faye a dit toute sa joie d’accueillir le gratin des intellectuels venus du continent et d’ailleurs. Pour lui, « Saint-Louis est la ville des premières en étant la  première capitale de l'Aof (Afrique occidentale française) et aussi la localité à accueillir le premier forum de cette nature au Sénégal ». Et toute la soirée, il a régné une belle ambiance dans les rues de la ville, avec des défilés de mode, des vernissages et expositions.

Hier, lors de la cérémonie d’ouverture, au Quai des Arts, dans un tableau accompagné d’enfants et d’une conteuse, le  koriste Ablaye Cissokho s’est interrogé sur les notions de partage, de devenir, d’ouverture et de tolérance. Après cette prestation teintée de questionnement,  Romuald Hazoumé, plasticien béninois, s’est proposé de répondre aux enfants si interrogateurs sur leur avenir. L’artiste Hazoumé a ainsi déclamé : « Hier, je ne savais pas où j'allais, mais je savais d'où je venais. Et aujourd'hui, je sais où je vais : je vais en Afrique ».

Vivre ensemble
Les travaux du forum ont été ouverts avec un premier panel sous la direction du journaliste Zyad Limam,  de Mansour Kama, président de la Confédération nationale des employeurs du Sénégal (Cnes), et des anciens ministres Amadou Kane du Sénégal et Jean Louis Billon de la Côte d'Ivoire. Ces derniers se sont interrogés  sur  « Société de demain : repenser le vivre-ensemble ».

Si, pour Amadou Kane le vivre ensemble, c’est d'abord de ne pas avoir peur de l'autre, ensuite de ne pas se croire dépositaire des valeurs universelles, Jean Louis Billo pense, lui, que cette notion englobe aussi une dimension de partage des richesses dans le monde. Vivre ensemble, c'est bien, mais  « ce qu’il faut, c'est vivre décemment et de manière équitable », a affirmé ce dernier.

La position de Mansour Kama quant à la définition de ce concept a semblé à la fois ambigüe et claire. Il a utilisé  le concept d’utopie en le plaçant sous un prisme de désirable et de complètement accessible. A partir de là, a-t-il soutenu, le vivre ensemble devient une utopie désirable et parfaitement réalisable. Durant cette matinée,  Felwine Sarr, universitaire, compositeur, économiste et écrivain sénégalais, et Fleur Pellerin, magistrate à la Cour des comptes et ancien ministre de la Culture et de la Communication de la France, ont ébloui l’assistance en échangeant autour de la notion « Repenser le vivre ensemble ».

Repenser la cohabitation avec l’autre
Sous la houlette du Franco-sénégalais  Pap'Amadou Ngom (Pdg des systèmes et des Hommes,  une entreprise de services informatiques qui emploie près de 200 consultants et ingénieurs en France, en Suisse et en Inde), les deux protagonistes ont proposé un débat de haute facture.

Pour Felwine Sarr, on évoque, avec désolation, les actes de l’Homme qui ont participé actuellement à « détériorer la qualité de la relationnelle ». Tandis que Fleur Pellerin a rappelé qu’il est important de se demander quand est-ce que la relation des hommes a été meilleure. A son avis, « les exigences sont maintenant comparées au passé et plus croissantes ». « Ce qui pose, selon elle, un problème d’équité et d’égalité ». «  Et je ne pense pas que nos relations soient moins bonnes au 17ème ou 18ème  siècle qu’actuellement », a assuré Mme Pellerin. S’agissant de la gouvernance, le Pr Sarr a souligné qu’il faut « repenser la forme de notre désir de démocratie pour en respecter l’essence, avec la participation du plus grand nombre. Car c’est l’intelligence collective qui crée le contrat social inclusif ».

De son côté, Fleur Pellerin est revenue sur l’accroissement des crises que connaissent les institutions. Aujourd’hui, a-t-elle expliqué, « ces crises sont à un niveau jamais égalé avec des populations qui défient les institutions ; ce qui donne naturellement naissance au populisme et à la démagogie qui permettent à ceux qui ont des discours radicaux de prospérer ».

A. M. NDAW

Les participants ont réfléchi sur le financement de la santé    
L’Initiative  de la Responsabilité sociétale d’entreprise (Rse) Sénégal a aussi organisé, samedi, au Quai des Arts, la 9ème édition du «Forum sur la Rse au Sénégal» sur le thème :
« Les enjeux de la Rse dans la prise en charge de la Couverture maladie universelle de la région de Saint-Louis », sous le co-parrainage du ministère de la Santé et de l’Action sociale et de l’Alliance du secteur privé pour la santé (Asps). Cette activité, bien coordonnée par le président de l’Initiative Rse Sénégal, Philippe Barry, s’est déroulée en prélude à l’organisation du « Forum de Saint Louis ».  A l’initiative d’un groupement d’acteurs du secteur privé de la santé, constitués du Laboratoire Bio 24, Sos médecin Sénégal et l’entreprise sociale « Nest For All, » deux panels ont permis de réfléchir sur les voies et moyens à mettre en œuvre pour enrichir le document de Stratégie nationale du financement de la santé. Un large débat, enrichissant et fructueux, a porté essentiellement sur « des soins de qualité pour tous, les responsabilités et opportunités du partenariat public-privé des acteurs de la santé ». L’importance de l’engagement communautaire des acteurs de la santé et des entreprises dans le domaine de la santé a été aussi évoquée.  Une remise de trophée à des entreprises engagées dans la Rse à travers la publication de rapports Rse conformes à la norme internationale sur la Rse a marqué ce forum sur la Rse.
 
Des partenariats signés
Un acte de partenariat a été conclu et signé par le président du « Forum de Saint-Louis », Amadou Diaw, et le président de l’Initiative Rse Sénégal, Philippe Barry. Ce qui a permis d’organiser ces deux événements qui ont enregistré un succès éclatant dans la vielle ville. Selon M. Ndiaw, cette rencontre est le rendez-vous  de la créativité et de l’engagement social en Afrique. Il a justifié cela par le fait que le « Forum de Saint-Louis » est un évènement unique qui place le continent africain et ses villes secondaires au cœur d’une dynamique nouvelle.

La responsabilité sociale d’entreprise jouant de plus en plus un rôle important dans le développement durable des villes secondaires, il était important pour les initiateurs de ces deux évènements d’associer l’Afrique, le  Sénégal en particulier, les ressources et expertises scientifiques dans cette rencontre.

Mbagnik Kharachi DIAGNE

Les jeunes qui sont dans des universités sénégalais veulent une paix durable en Casamance. Ils ont organisé une série d’activités pour consolider le processus de paix.

Les jeunes nés en 1983 s’engagent dans la consolidation du processus de paix en Casamance. Ils se rendent dans des universités pour sensibiliser leurs camarades à s’impliquer. « 35 ans après le début de la crise casamançaise, les jeunes qui ne se sont jamais prononcés sur la question faute d’espace d’expression montent au créneau  pour partager avec toute la jeunesse et particulièrement les universitaires », a lancé, Saliou Konté, Dp à la fondation Friedrich Ebert. Après les universités Assane Seck de Ziguinchor, Gaston Berger de Saint-Louis, celle de Thiès a pris le relai en début de semaine.

Selon Henri Ndecky, coordonnateur de la dynamique de paix en Casamance et la sous-région (Banjul, Bissau, Conakry), toute la jeunesse sénégalaise est concernée par la fin de la crise casamançaise et particulièrement les jeunes des universités. « En venant partager avec eux, toutes les potentialités de développement économique dont regorgent les régions sud du Sénégal, nous cherchons à ce que la jeunesse sénégalaise comprenne que nous sommes tous interpellés, en tant que jeunes Sénégalais sur un conflit qui n’a que trop duré », a-t-il confié. Dans un discours aux relents de plaidoyer, Henry Ndecky affirme que les attentes de cette couche de la population, c’est la fin définitive du conflit. « Nous tendons la main à l’Etat du Sénégal, au Mouvement des forces démocratiques de la Casamance (Mfdc) et à toutes les forces sociales pour qu’ensemble, nous  puissions  réussir à faire bouger les lignes vers la paix », a-t-il martelé.

Considérant le Plan Sénégal émergent comme une opportunité de développement pour la Casamance, le professeur Nouha Cissé a fait une communication sur les potentialités socioéconomiques de la Casamance naturelle. Devant les étudiants de l’Université de Thiès, il est revenu sur les potentialités agricoles de la région sud qui, selon lui, confèrent à la Casamance le rôle de « grenier » du pays.

Le professeur Nouha Cissé a aussi fait cas de l’exploitation du zircon. Il a rappelé que l’origine de la crise était une insatisfaction de la prise en charge de la demande, économique et sociale des populations et aussi l’enclavement géographique. Pour le conférencier, pour engager dans la direction de pouvoir  régler efficacement ces problèmes, Nouha Cissé indique que le Plan Sénégal émergent est un cadre adéquat si toute la jeunesse du Sénégal se mobilise.

Mbaye BA

Le ministre auprès du président de la république chargé du suivi du Plan Sénégal émergent (Pse), Dr. Cheikh Kanté, a visité, jeudi, à Ziguinchor, un certain nombre de grands chantiers du président de la République. Il a affirmé que les constructions sont en train d’être réalisées au grand bonheur des populations de la Casamance naturelle.

Le ministre chargé du suivi du Plan Sénégal émergent (Pse), Dr. Cheikh Kanté, tire un bilan satisfaisant des chantiers du président de la République dans la région de Ziguinchor. Selon le ministre, le développement du Sénégal peut se lire à travers les indicateurs dans plusieurs domaines.  Selon le ministre, l’option du président de la République est orientée vers une croissance inclusive. Il a expliqué que c’est la raison de sa visite de certains chantiers « qui étaient au demeurant des promesses du président de la République », a rappelé Dr. Cheikh Kanté.

Le ministre a commencé par l’Université Assane Seck qu’il a qualifiée d’établissement. A lui en croire, à l’image des autres projets du Pse, l’Université de Ziguinchor est dans une phase de montée en puissance. Ensuite, le ministre a fait le tour au chantier des Hlm, concernant le Programme Habitat social du président de la République. Sur ce site, il a constaté que les travaux avancent. Il en est de même pour les opérations de reconstruction du tronçon  « Rond-point Jean Paul 2 – Rond-point Aline SitoëDiatta » de la Rn6 (communément appelée route du Sud : Ziguinchor-Tanaff-Kolda). Concernant cet axe, en effet, le ministre s’est déclaré satisfait de l’état d’avancement des travaux, précisant qu’il n’y a pas de facteurs de blocage particulier. Il a assuré que le gouverneur, qui est le représentant du président de la République dans la région, mène un suivi assez rigoureux du chantier.                         

El Hadj Moussa SADIO

 

Dans le cadre d’un partenariat, l’Agence nationale de conseil agricole et rural (Ancar) et AfricaRice ont initié la mise en place de parcelles de démonstration et l’organisation de journées aux champs en vue d’une large diffusion de ces technologies.

Les tests ont produit des résultats escomptés à Koulor Sinthiou Malème et Gouloumbou. Le Nérica 4 et 6, des variétés de riz cultivées sur les plateaux, ont produit des rendements à la hauteur des attentes. Ces bons résultats ont poussé le sous-préfet de Koussanar, Ndary Dême, à inviter la cinquantaine d’agricultrices et d’agriculteurs de Sinthiou Maléme à une large diffusion, de faire de la vision du chef de l’Etat leurs combats quotidiens. Plusieurs variétés de riz ont été mises au point et inscrites au catalogue variétal du Sénégal et de la sous-région. Jusqu’ici, il existe des variétés qui sont méconnues or elles présentent des opportunités pour relancer la riziculture dans des zones rurales. « Plusieurs de ces variétés restent encore peu connues et donc faiblement utilisées par les producteurs de riz, alors qu’elles offrent de réelles opportunités d’amélioration de la productivité et des revenus des acteurs de la chaine de valeur riz », souligne Lucien Ndecky, le coordinateur de l’Ancar de la zone Tambacounda-Kédougou et Haute Casamance. L’Ancar et AfricaRice ont initié la mise en œuvre de parcelles de démonstration et l’organisation des journées aux champs en vue d’une large diffusion de ces technologies. Ces visites de champs favorisent des échangent de connaissances sur les performances de ces variétés évaluées,  leur acquisition et leur utilisation à grande échelle. « La stratégie de mise en œuvre du programme de démonstration repose sur le principe des activités et charges partagées qui ont permis d’identifier les producteurs et les sites, et d’assurer la fourniture des intrants », a souligné Monsieur Ndecky.

Pour sa part, Africarice met à disposition les semences des variétés à évaluer dans les démonstrations et assure leur transport jusqu’à la  Direction générale de l’Ancar à Dakar. Les producteurs qui cèdent une superficie suffisante de leurs domaines pour abriter la démonstration, assurent à la fois, la gestion de la parcelle (labours, semis, entretiens des parcelles) et les opérations de surveillance, de récolte et battage. En contre partie, ils bénéficient des récoltes. Le conseiller agricole rural, Doudou Sonko, a affirmé que pour les rendements, les meilleurs tournent autour de 3 à 4 tonnes à l’hectare.

Pape Demba SIDIBE

 

Le Programme d’appui au développement économique de la Casamance (Padec) est un projet de l’Etat qui vise à lutter contre la pauvreté. Sur ce plan, d’importants résultats ont été enregistrés à travers des activités de valorisation de l’anacarde, du miel, de la mangue, de la banane et des fruits forestiers.

Le but du Programme d’appui au développement économique de la Casamance est de contribuer à l’atteinte de l’objectif du gouvernement de réduire de moitié l’incidence de la pauvreté des ménages. La finalité est de concourir au développement et à la mise en œuvre du potentiel agricole et agro-alimentaire de la région méridionale du Sénégal par les petits producteurs. Cela, grâce à un appui à des filières porteuses comme l’anacarde, le miel, la mangue, la banane et les fruits forestiers. Hier, lors d’un atelier de capitalisation du Padec, à Ziguinchor, le colonel Daouda Diallo, coordonnateur du Programme, a affirmé que beaucoup de résultats ont été atteints.  

Bilan encourageant
En termes de bilan, le colonel Diallo a cité, entre autres, le financement de 258 sous-projets productifs par le Padec au profit des petits producteurs. Il a indiqué que ces projets sont en train de contribuer à l’amélioration significative des revenus et conditions de vie des bénéficiaires. De même, ils ont favorisé la création de plus de 2500 emplois permanents et temporaires dans les régions de Ziguinchor, Sédhiou et Kolda. Il y a eu également 12 % d’accroissement des revenus annuels des opérateurs ciblés dans les secteurs de la transformation du miel, de l’anacarde et des fruits. Au total, 9142 bénéficiaires directs ont été touchés par les sous-projets productifs, dont 60 % de femmes, à travers le financement d’activités de renforcement des capacités et des sous-projets productifs.

Ces sous-projets productifs ont porté sur 103 ruchers, 37 unités de transformation et de conditionnement, 113 plantations (anacarde, mangue et banane) d’une superficie de 654 ha et 5 magasins de stockage de noix brutes d’anacarde d’une capacité 220 tonnes. Selon les statistiques, 2682 bénéficiaires touchés, dont 1252 femmes (47%), ont connu des changements majeurs comme l’amélioration de leurs conditions de vie socio-économique. Notamment, sur les plans de la santé, de l’éducation, de l’habitat, de l’alimentation des jeunes enfants, de l’accès à l’eau potable et au téléphone. Par ailleurs, le Padec a financé beaucoup d’outils de gestion au profit des acteurs institutionnels, services de l’Etat, collectivités locales et de la recherche-développement pour les filières anacarde et mangue, les plans d’aménagement forestier, etc.   

El Hadj Moussa SADIO

Une frange de la population de Dindéfélo s’est attaquée à la gestion du maire qu’elle accuse de semer la division et de mener une gestion partisane. Ce dernier considère ces attaques comme de « fausses accusations de dissidents politiques » qu’il aurait battus lors des dernières échéances électorales.

Le maire de la commune de  Dindéfélo est accusé par une frange de la population de mauvaise gestion. Des accusations qui ne dérangent pas le maire Kikala Diallo. Selon lui, ce sont ses adversaires politiques qui essaient de semer le doute chez les populations parce qu’ils veulent le pouvoir. « C’est juste une question politique », a-t-il souligné, balayant ainsi « les fausses accusations de dissidents politiques qu’ il a battus aux municipales de 2009 et 2014 et qui ne sont animés que par les questions électoralistes, mais pas de développement ». Les populations ont aussi dénoncé la gestion financière du maire, faisant savoir que ce dernier encaisse 5000 FCfa par cantine auprès des commerçants du marché hebdomadaire de Dindéfélo, somme dont elles ignorent la destination.

De même, elles ont fait état de l’immixtion de personnes étrangères au conseil municipal dans la gestion foncière de la commune. Sur ces points, M. Diallo a fait comprendre que la gestion des domaines est une compétence transférée. « Lorsqu’on vous affecte un terrain, une place ou lorsque vous exercez une activité commerciale au sein du territoire communal, c’est à la mairie de récupérer les recettes liées à cette gestion économique. Et c’est pour permettre à la collectivité d’avoir des recettes », a expliqué l’autorité municipale. Concernant les 2.000.000 de FCfa encaissés pour l'électrification des villages, les populations ont estimé n’avoir jamais vu de réalisations. Ce que réfute le maire. « Treize écoles de la commune, sept mosquées, deux cases de santé et une partie de la mairie qui en était dépourvue ont été électrifiées. L’argent est géré à partir de Dakar ; mon rôle est seulement de choisir les sites », a-t-il argumenté.

Toujours sur le registre des remontrances, les populations n’ont pas manqué de s’attaquer à sa gestion des Bourses de sécurité familiale qu’elles jugent de nébuleuse. Sur ce point, l’édile de Dindéfélo a rappelé que chaque village a mis en place un comité de sélection composé du chef de village, de l’imam, du président des jeunes, des femmes et de quelques personnes ressources.  

Amadou DIOP



Les réalisations du Padec dans le village de Kamobeul (Nyassia) et au niveau de la commune de Ziguinchor ont été visitées, mardi dernier, par les bailleurs de fonds et les autorités administratives, en compagnie des responsables de ce Programme d’appui au développement économique de la Casamance. Les bénéficiaires ont saisi l’occasion pour réclamer une deuxième phase du projet, afin qu’ils puissent consolider les acquis et promouvoir leurs activités au grand bonheur de leurs familles.

Depuis avril 2010, le Programme d’appui au développement économique de la Casamance (Padec) soutient, entre autres, beaucoup de groupements d’intérêt économiques (Gie) qui se sont spécialisés dans la transformation et le conditionnement de l’anacarde, du miel, de la mangue, de la banane ainsi que des fruits forestiers. Après une phase initiale de 5 ans, il y a eu une prolongation de 3 ans qui doit s’achever en mars 2018. Les bénéficiaires ont apprécié « l’appui important » du Padec « qui a amélioré considérablement, ont-ils dit, leurs conditions de travail et de vie ». Ces derniers exerçaient manuellement avec un matériel archaïque. Actuellement, ils sont bien équipés par le projet en unités de transformation et de conditionnement acquises à un prix abordable. Le projet a également beaucoup participé au renforcement de leurs capacités professionnelles. Il les a, en effet, aidés à prendre part à des voyages d’études et à des formations aussi bien au Sénégal, avec l’Institut de technologie alimentaire (Ita), qu’à l’extérieur. Ce qui leur permet maintenant de travailler dans des conditions meilleures, de développer leurs activités et d’augmenter leurs revenus au grand bonheur de leurs progénitures.

« Nous, à notre niveau, nous dormons actuellement sur nos deux oreilles, parce que nous n’avons plus de souci pour assurer les trois repas dans nos familles et subvenir aux autres besoins de nos enfants. Ce, grâce au Padec », a témoigné la dame Siré Coly. Elle est membre du Gie « Ahoumoula » de Kamobeul, un village de la commune d’Enanmpor situé dans l’arrondissement de Nyassi et que le Padec a doté d’une unité de transformation et de conditionnement du miel. Ici, les produits (miel et savon fabriqué à base du miel) se vendent bien au bénéfice de Mme Coly et des siens.

Donc, Siré Coly et sa collègue Solange Diédhiou ont bien raison de se faire un peu de souci à propos de la fin de la prolongation du Padec. Elles ont réclamé sa 2ème phase. « Nous demandons une deuxième phase pour que nous puissions consolider, renforcer et développer nos activités, nous approprier le programme et le pérenniser au profit de tous ses bénéficiaires », ont-elles expliqué. Même son de cloche auprès de Noëlle Niouky, présidente du Gie « Demiir », sis à Kénia, dans la commune de Ziguinchor, et qui s’active, entre autres, dans la transformation et le conditionnement de la pomme de cajou. Nous avons recueilli les mêmes souhaits au niveau du Gie « Kand Jibu » de Tilène-Ziguinchor qui est doté, par le Padec, d’une unité de transformation et de conditionnement de mangue et fruits forestiers.

El Hadj Moussa SADIO

 

L’Initiative des maires pour l’autosuffisance en moutons (Imam), un projet du ministère de l’Elevage et des productions animales, en collaboration avec les collectivités locales, a été officiellement lancé ce mardi à Latmingué, dans le département de Kaolack. Il concerne 150 communes du pays pour une enveloppe financière de 574 millions de FCfa.  

Les collectivités territoriales du Sénégal se sont engagées à relever le défi de l’autosuffisance en moutons. A cet effet, des maires de 150 communes travaillent de concert avec le département de l’Elevage et des productions animales dans le cadre de l’Initiative des maires pour l’autosuffisance en moutons (Imam). L’objectif recherché est de diminuer l’importation de moutons en stimulant la productivité et la production nationale tout en générant des revenus pour les familles vulnérables. Une dimension du projet rappelé lors de l’ouverture par Mme Aminata Mbengue Ndiaye. « Il s’agit particulièrement, pour l’Association des maires du Sénégal, d’impulser une participation des communes pour accompagner les populations, notamment les plus vulnérables, en vue d’améliorer les revenus des ménages à travers la promotion de l’élevage ovin qui joue un rôle économique  et social important dans notre pays  », a-t- elle déclaré devant la déléguée générale à la Protection sociale et à la Solidarité nationale, un parterre d’élus locaux et d’éleveurs de la région de Kaolack. Le projet dont le démarrage a été acté, ce mardi, à Latmingué, dans le département de Kaolack, va, dans sa première phase, bénéficier à plus de 1000 familles vulnérables réparties dans 21 communes des régions de Fatick, Kaolack, Kaffrine, Thiès et Dakar. A termes, se sont 150 communes à travers l’étendue du territoire national qui seront concernées. L’élargissement se fera grâce à une démarche novatrice. Chaque commune partenaire a contribué à cette initiative à hauteur de 3 millions de FCfa. Autres stratégies du projet, la dotation de géniteurs en semences fourragères et la prise en charge sanitaires des bergeries par les services départementaux de l’élevage. Sans compter le renforcement des capacités des bénéficiaires par l’équipe du projet. Une contribution du ministère de tutelle détaillée par Aminata Mbengue Ndiaye. « Mon département met à la disposition des 21 communes 67 géniteurs ladoum, 2 tonnes de semences niébé fourrager, 65 bergeries modèles en cours de construction et 150 kits de mangeoires /abreuvoirs  », a-t-elle égrené.  Ce projet qui va mobiliser dans sa phase active 150 collectivités territoriales nécessitera une enveloppe budgétaire de 574 millions de FCfa répartis entre l’Etat, les communes bénéficiaires et l’appui de l’Ong Heifer International. Le représentant de cette organisation a pris part au lancement du projet.

Elimane FALL

 

 

Les jeunes de huit régions vont bénéficier d’une enveloppe de 26 milliards de FCfa de la part l’Union européenne. Ce montant permettra de créer des emplois et lutter contre l’immigration clandestine dans ces zones où des jeunes n’hésitent pas à prendre des pirogues pour aller dans des pays européens.    

Le conseiller économique à la Délégation de l’Union européenne à Dakar, Clemens Schroeter, a annoncé, hier, à Ziguinchor, un programme de 26 milliards de FCfa pour promouvoir l’emploi des jeunes et lutter contre l’immigration clandestine dans les régions de Sédhiou, Kolda, Louga, Saint-Louis, Tambacounda, Kédougou, Matam et Ziguinchor.

Selon le diplomate, ce programme, intitulé « Développer l’emploi au Sénégal - Tekki fii », s’étendra sur 4 ans. Il va favoriser la création d’emplois, notamment des jeunes, grâce à l'amélioration de l'offre, à la formation et à l’insertion professionnelle, ainsi qu’à la mise à niveau des entreprises dans des secteurs à fort potentiel. Clemens Schroeter qui s’exprimait lors d’une rencontre avec les journalistes a renseigné que ledit programme est financé par le Fonds fiduciaire d’urgence de l'Union européenne pour lutter contre les causes profondes de la migration irrégulière et le phénomène des personnes déplacées en Afrique. Le conseiller économique a indiqué que ce programme a pour but de renforcer le tissu des entreprises locales, d’élargir l'accès équitable des jeunes à la formation professionnelle et faciliter à ces  jeunes entrepreneurs et entreprises bénéficiaires l'accès au financement.

A cet effet, une caravane d’information de dix jours appelé « Développer l’emploi au Sénégal - Tekki fii », a sillonné Tambacounda, Vélingara, Kolda, Sédhiou et Ziguinchor du 12 au 21 novembre 2017.

L’objectif de la caravane était d'informer sur les différentes opportunités économiques existant au niveau des régions visitées, notamment dans les domaines de la formation professionnelle, de l’entrepreneuriat et de l’appui au développement des entreprises.

La caravane a renseigné également sur un certain nombre de possibilités pour promouvoir et valoriser les opportunités économiques locales et les réussites individuelles. Les initiateurs de la caravane ont proposé à la jeunesse des alternatives à la migration irrégulière. 

El Hadj Moussa SADIO

La Commission de l’Uemoa apporte un important appui à la région de Kolda dans le cadre du renforcement de la sécurité alimentaire et nutritionnel. En plus de ce soutien, elle a construit des infrastructures sociales de base pour aider les populations à améliorer leur cadre de vie.  

L’Union économique et monétaire ouest-africaine a construit quatre magasins de stockage de céréales dans la région de Kolda dans le cadre de l’application de la politique agricole communautaire initiée par la Commission de l’Uemoa. Une quinzaine de communes, réparties dans les trois départements que compte la région de Kolda, ont bénéficié de ces réalisations.

Ce programme connait cependant des lenteurs dans sa mise en œuvre, mais la situation pourrait être décantée prochainement. Kolda a également bénéficié de 4 forages multi-villages financés par l’Uemoa dans le cadre de la mise en œuvre du programme hydraulique villageois pour faciliter l’approvisionnement des populations rurales en eau potable. « Les réalisations que nous avons eu à faire dans la région de Kolda s’inscrivent généralement dans la politique de la sécurité alimentaire et nutritionnelle qui nous tient vraiment à cœur. Nous avons eu à construire des magasins de stockage, car, comme vous le savez, l’un des fléaux déplorés ici, c’est que dans les zones de productions agricoles, les récoltes sont souvent perdues, faute de lieux appropriés de stockage. Donc, dans le cadre de la politique agricole de l’Union, nous avions initié cet important programme de construction de magasins de stockages », a déclaré Dossolo Diarra, représentant-résident de la Commission de l’Uemoa au Sénégal.

Il s’exprimait lors de la journée d’information et de sensibilisation sur les chantiers de l’Uemoa au Sénégal tenue mardi à Kolda. M. Diarra a profité de cette rencontre pour rappeler les différentes interventions de l’Uemoa en faveur des populations de la région de Kolda, à savoir les périmètres irrigués, les cultures maraîchères de contre-saison, le programme maïs, l’appui à la filière riz pour booster la production locale la lutte contre les ravageurs des fruits, etc.
La région de Kolda va, par ailleurs, bénéficier de 19 édicules publics et de 750 latrines. Dans son appui à la riziculture, l’Uemoa prévoit également l’aménagement de 800 hectares de bas fonds dans les régions de Kolda et de Tambacounda. La Commission de l’Uemoa n’intervient pas directement dans la construction des routes, mais elle prend en charge les études de faisabilité des projets soumis par les Etats membres pour la réalisation des grands axes routiers.

Mamadou Aliou DIALLO

 

Dans le cadre de l’élaboration du Plan national d’aménagement et de développement territorial (Pnadt), un atelier territorial a été organisé à Tambacounda. Il a été beaucoup question, lors de cette rencontre, d’équilibre, d’équité, de développement du territoire, de dynamique spatiale et démographique. La région de Tambacounda, 21 % du territoire national et  carrefour ouvert sur 5 pays, réclame sa fonction de zone agro-sylvo-pastorale pourvoyeuse de banane et de coton.      

Organisé sous forme de Comité régional de développement (Crd), l’atelier territorial de partage et de consultation sur le rapport de synthèse du bilan-diagnostic, dans le cadre de l’élaboration du Plan national d’aménagement et de développement territorial (Pnadt) de l’Agence nationale de l’aménagement du territoire, a été riche en débats.  Présidée par le gouverneur El hadji Bouya Amar, cette rencontre a permis de mesurer l’importance de cette planification pour lever les contraintes qui plombent le développement de Tambacounda. Région la plus étendue du pays avec 21 % du territoire national et une faible densité (16 hbts au km²) qui reste une potentialité sur le plan agricole, Tambacounda a un grand rôle à jouer dans le développement des terroirs.

Selon M. Amar, c’est une région qui a une vocation d’avenir et où les potentialités existent surtout dans le domaine du  secteur primaire et doit jouer pleinement sa responsabilité   importante dans la vie et le développement durable de la nation.

Il est question que les actions de l’Etat cadrent avec les besoins de la région en matière d’agriculture, d’élevage, de foresterie, des mines… C’est pourquoi le gouverneur a mis l’accent sur les filières porteuses qui font de la région une zone minière avec le fer, l’or, le calcaire, le gré, le cuivre, le nickel et le chrome. Il y a aussi le développement de l’agro business avec la banane et le coton à redynamiser. « Le défi d’aménager est crucial, car vierge et porteur de développement dans le cadre d’equité de l’équilibre et du développement territoriale », a dit Bouya Amar.

Au nom des maires, Mame Balla Lô a mis l’accent sur la vision économique du président Macky Sall exprimée dans le cadre du Plan Sénégal Emergent et dont l’un des grand axes met l’accent sur la territorialisation des  politiques publiques communément appelée Acte III de la décentralisation. L’objectif principal de cette réforme territoriale est de permettre aux communes d’être porteuses de développement durable. Pour le député maire Mame Balla Lô, Tambacounda, à l’instar des autres communes de la région, est confrontée à d’énormes difficultés de l’aménagement de son espace. L’assiette foncière ne permet plus de recevoir de grands projets de l’Etat, car elle est étouffée. « Elle est aussi bloquée par les anciennes communes et communautés rurales qui la ceinturent et ne facilitent pas son extension », a expliqué le maire de Tamba.

C’est pourquoi Mamadou Djigo, directeur de l‘Agence nationale de l’aménagement du territoire (Anat), a souligné qu’aujourd’hui pour promouvoir un développement harmonieux du territoire national, la politique de l’aménagement du territoire devra inéluctablement évoluer de ses principes de base fondateurs à forte connotation distributive et vers une approche de développement  territorial retenant la perspective de recomposition des territoires en relation avec des dotations factorielles et les dynamiques socioéconomiques urgentes. Il est retenu de livrer le travail au courant de juin 2018.

Pape Demba SIDIBE

Les habitants de Aïnoumady, sis à Diamaguène Sicap Mbao, dans la banlieue dakaroise, ont déclenché, mardi, une chasse aux chiens errants qui sèment la terreur dans le quartier. Cette opération s’est soldée par la mort de quatre chiens qui avaient transformé les maisons abandonnées de cette localité en refuge.

Munis de coupe-coupe, de bâtons, de pierres, entre autres armes, les habitants de Aïnoumady ont pris d’assaut les maisons abandonnées que les chiens errants squattent de jour comme de nuit, avec l’objectif de les massacrer. Dans ce quartier, ces animaux agressifs hantaient le sommeil des populations après qu’ils se sont attaqués à certaines d’entre elles et en ont mordu six. D’ailleurs, une personne a perdu la vie suite à une morsure de ces chiens errants. Depuis lors, la population s’est décidée de bouter hors du quartier ces chiens qui continuent à dicter leur loi dans le quartier. Au cours de cette opération, la population a investi, l’une après l’autre, les maisons encore prisonnières des eaux de pluie et devenues inhabitables depuis 2005. Elles ont ainsi tué quatre chiens sous les cris d’hystérie des enfants du quartier.

Ramatoulaye Fall, une habitante de Aïnoumady, a profité de cette opération de chasse aux chiens pour laisser éclater sa colère. « Beaucoup d’habitants du quartier ont été mordus par les chiens errants, lesquels ont déjà blessé six personnes. D’ailleurs, l’une entre elles n’a pas survécu à la morsure du chien », déclare-t-elle. Quant aux « parents d’élèves, ils sont obligés d’accompagner leurs enfants  à l’école pour éviter qu’ils ne soient attaqués en cours de route », explique Amy Ndiaye dont l’enfant, selon elle, a été victime de morsure de chien dans le quartier. Aussi, elle dit ne pas comprendre le silence des autorités municipales face à cette terreur imposée dans le quartier par ces animaux.  Abondant dans le même sens, Yakhya Fall va plus loin en révélant que les effets des inondations des années précédentes n'ont pas épargné l'école Thiaroye Gare. « Dans cet établissement scolaire, quatre salles de classe ne sont plus fonctionnelles et personne ne pipe mot pour trouver une solution », se désole-t-il. M. Fall dénonce aussi le silence des deux parlementaires qui vivent dans le quartier. « Ils sont  amorphes alors que pendant la campagne électorale, ils ont promis monts et merveilles à la population », balance-t-il.

Abdou DIOP

 

 

« S’implanter sur un territoire d’avenir ». C’est autour de ce thème que Rufisque va organiser son premier forum économique et social international.  

Le département de Rufisque prend son destin en main. Avec l’implication de tous les fils de cette collectivité située à une trentaine de kilomètres de la capitale, les autorités entendent poser les jalons de son développement en organisant le premier forum économique et social international, prévu du 12 au 14 mars 2018.  Ce sera une occasion de passer en revue les potentialités du département et d’inciter les populations à jouer un rôle actif pour profiter des nombreux projets et programmes développés par l’Etat dans ce territoire. « Ce forum sera l’occasion d’identifier les stratégies propres à développer le département et à lui donner une certaine attractivité », a déclaré Gorgui Ciss, maire de Yène et président du comité d’organisation dudit forum, lors d’une conférence de presse organisée ce week-end, rehaussée par la présence des ministres Ismaïla Madior Fall (Justice), Oumar Guèye (Pêche et Economie maritime), Samba Sy (Travail et Dialogue social) ainsi que de tous les maires du département.

Pour Gorgui Ciss, même si les potentialités du département restent immenses, les défis sont nombreux. Selon le maire de Yène et vice-président du Conseil départemental de Rufisque, ces défis ont pour noms : accroissement fulgurant des populations, taux de chômage élevé des jeunes, manque de qualification, concentration des activités économiques dans la ville de Rufisque, exploitation forestière inexistante à cause de la pression foncière, etc. Un ensemble d’obstacles qui expliquent, à son avis, les dysfonctionnements notés dans le département. « Nous avons, toutefois, l’exigence de satisfaire les attentes des populations », estime  le maire de Yène.

Pour Oumar Guèye, Rufisque reste un « département particulier », car étant le seul département de Dakar à être érigé en collectivité locale. Il explique qu’on y trouve toutes les formes d’activités allant de l’agriculture au tourisme en passant par la pêche et l’industrie.

Il s’y ajoute, de l’avis du ministre de la Pêche, que les importants projets de l’Etat dans le département, avec le pôle urbain de Diamniadio, le port minéralier de Sendou, la centrale de Bargny, Rufisque reste un département d’avenir. « Mais tout cela dépend de l’engagement de ses filles et de ses fils », a souligné Oumar Guèye.

Pour son collègue de la Justice, Ismaïla Madior Fall, Rufisque a très tôt compris l’esprit de l’Acte 3 de la décentralisation, rappelant que la meilleure manière d’impulser le développement, c’est à partir des territoires  et des communes. Le ministre du Travail et du Dialogue social, Samba Sy, a salué « cette envie de bâtir l’avenir » qu’il a notée avec l’organisation de ce forum en mars 2018. Souleymane Ndoye, le président du Conseil départemental, indique que ces trois journées seront des moments de rencontres et d’échanges intenses « pour découvrir, aimer et s’implanter sur notre territoire ». L’Etat, par la voix du ministre Oumar Guèye, a promis d’accompagner ce forum. Même engagement de la région Ile de France et des Sénégalais de la diaspora.

Maguette NDONG

 

Pour piloter le processus de la mise en place de 32 sociétés coopératives, la plateforme des acteurs non étatiques (Ane) de Tambacounda a organisé un atelier de renforcement de capacités à l’intention d’une quinzaine de relais et Ong des régions de Kédougou et de Tambacounda.  

La rencontre entre dans le cadre d’un partenariat entre Caritas Kaolack et la plateforme des acteurs non étatiques (Ane) qui travaillent pour aider les communautés à bénéficier des infrastructures réalisées par l’Etat à travers le Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc). Ces deux structures  soutiennent le travail des comités villageois et inter-villageois pour qu’ils bénéficient du travail du Pudc.

L’objectif  est d’appuyer la mise en place et le fonctionnement de comités villageois ou inter-villageois des deux régions. En présidant ces travaux, l’adjointe au gouverneur de la région de Tambacounda en charge du développement, Mme Awa Ndiaye Diop, a rappelé que l’objectif du Pudc est d’améliorer l’accès durable aux infrastructures et services socio-économiques de base et contribuer à la réduction des inégalités sociales en corrigeant, entre autres, les disparités locales surtout en matière d’accès aux services sociaux de base. Elle a ajouté que la finalité du programme est d’améliorer significativement les conditions de vie des populations et favoriser l’implication des acteurs locaux dans le développement économique et social de leur localité.

La plateforme des acteurs non étatiques apporte, dans ce cadre, son soutien à la mise en place et au fonctionnement des comités villageois ou inter-villageois. Lesquels sont composés des représentants des différentes catégories d’acteurs locaux pour le pilotage du processus de mise en place des sociétés de coopératives. La mise en œuvre des composantes du programme devrait avoir des effets immédiats sur la réduction de la pauvreté. C’est ainsi que d’après Bangaly Diallo, président de la plateforme, 32 périmètres maraîchers sont aménagés dans la région de Tambacounda. Ces infrastructures de lutte contre la pauvreté doivent être exploitées de façon durable.

M. Diallo a  également souligné que  les communautés ne sont pas suffisamment préparées, car c’est un programme destiné aux jeunes et aux femmes. La Caritas est chargée de l’ingénierie sociale.

Pape Demba SIDIBE

Dans le cadre de la mise en œuvre de son concept « Ndar set wethie, lér nagn », initié en 2014, le maire de Saint-Louis, Mansour Faye, a lancé, samedi, une vaste opération de nettoiement à Ndiolofène, son quartier natal.  A cette occasion, il a mobilisé les moyens dont dispose la municipalité. Il s’agit des bennes-tasseuses, des camions et autres matériels de nettoyage.

Des jeunes et des agents de la municipalité ont ramassé, au cours de la journée, des tas d’ordures ménagères et autres déchets solides et plastiques qui jonchent le sol sur cette berge du fleuve. Le maire de Saint-Louis, Mansour Faye, a profité de l’occasion pour déplorer le fait que des populations riveraines ne déversent pas les ordures ménagères dans les poubelles installées par la municipalité. Ces dernières, a-t-il précisé, ont tendance à remettre aux talibés leurs ordures pour qu’ils les reversent dans ces poubelles. Malheureusement, ces enfants jettent les ordures ménagères par terre, à quelques encablures de ces poubelles.

M. Faye qui veut faire de Saint-Louis l’une des villes les plus propres du pays et la plus éclairée a avoué que  la question de l’éclairage public est réglée. « C’est plutôt le comportement exécrable des populations qui nous empêche de mener cette grande croisade contre l’insalubrité et qui continue d’annihiler les efforts que nous déployons quotidiennement pour enlever ces ordures ménagères », a-t-il regretté.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Le directeur général l’Agence nationale pour la relance des activités économiques en Casamance (Anrac), Ansou Sané, a annoncé, samedi, à Ziguinchor, le démarrage du Programme d’actions stratégiques de l’Etat en Casamance (Pasec). Ce projet va piloter le développement économique, social et culturel de la région méridionale du Sénégal.

Le processus d’élaboration du document relatif au Programme d’action stratégique de l’Etat en Casamance (Pasec) a démarré. L’information est donnée par le directeur général l’Agence nationale pour la relance des activités économiques en Casamance (Anrac). Selon lui, l’Agence y travaille avec l’ensemble des acteurs locaux de développement. Des bailleurs de fonds sont également disposés y à apporter leur soutien. Ansou Sané, qui s’exprimait lors d’une conférence de presse, a assuré que la mise en œuvre de ce Programme d’actions stratégiques de l’Etat en Casamance va permettre d’y poursuivre les efforts de relance de l’économie et de consolidation de l’accalmie, gages d’une paix définitive et durable. Dans cette perspective, il a sollicité, la semaine dernière, lors d’une tournée dans les régions de Sédhiou, Kolda et Ziguinchor, une collaboration avec les autorités administratives, coutumières et religieuses, les services techniques de l’Etat, les partenaires et Ong. Ainsi donc, l’Anrac va dorénavant siéger dans les  réunions du Comité régional développement (Crd) de Sédhiou et de Kolda.  Les autorités administratives ont satisfait la demande du Dg dans ce sens. Ce dernier a expliqué sa démarche par sa volonté de « résorber le déficit de présence et d’interventions de son Agence » dans ces deux régions.

Par ailleurs, M. Sané a annoncé l’ouverture d’antennes régionales de l’Anrac à Sédhiou et Kolda. En attendant, des points focaux vont y jouer le rôle de relais de l’Agence. L’objectif visé est d’offrir des perspectives de réinsertion économique et sociale aux populations victimes du conflit armé qui sévissait dans la région méridionale du Sénégal. « Nous nous engageons à travailler avec ces populations pour identifier des créneaux pouvant leur permettre de s’adonner à des activités génératrices de revenus », a assuré le directeur général de l’Agence nationale de relance des activités économiques en Casamance. Ansou Sané a révélé qu’il va favoriser la stratégie du faire-faire avec un certain nombre de programmes et projets de l’Etat en Casamance pour mettre à la disposition des populations des offres de services qui puissent répondre à leurs préoccupations et les accompagner dans des activités de réinsertion économique et sociale.        

 L’Anrac offre des kits scolaires
L’Agence nationale pour la relance des activités économiques et sociales en Casamance (Anrac) a offert, samedi dernier, des kits scolaires d’une valeur de 5.500.000 FCfa à des élèves issus de familles déplacées et victimes de mine ainsi qu’à des filles leaders de deux collèges d’enseignement moyen (Cem) de la région de Ziguinchor.
La cérémonie de remise a été présidée, à Ziguinchor, par le gouverneur de la région, Guedj Diouf, en présence du directeur général de l’Agence nationale pour la relance des activités économiques et sociales en Casamance, Ansou Sané, et de plusieurs autres personnalités. Au total, 200 élèves issus de familles déplacées, 100 élèves dont les parents sont des victimes de mines et 40 filles leaders dans les Cem de Kénia et Kandialang ont reçu d’importants lots de fournitures scolaires de la part de l’Anrac. Ce don s’inscrit dans le cadre de la politique de réinsertion sociale de ladite agence envers cette couche impactée par le conflit armé qui sévissait en Casamance.
M. Sané a annoncé qu’au-delà de cet appui, il va inscrire les actions de son Agence dans une dynamique d’accompagnement des populations susmentionnées pour favoriser le retour de ces dernières dans leurs localités d’origine et leur permettre de s’adonner à des activités génératrices de revenus. Il a assuré que ce don de kits scolaires est une première d’une série de mesures que l’Anrac va apporter aux populations impactées par le conflit armé en Casamance.                

El Hadj Moussa SADIO

Notto Diobass, dans la région de Thiès, a reçu une ambulance médicalisée. Les populations des villages de la commune ont remercié le maire Alioune Sarr pour ce geste qualifié d’humanitaire.

Le hangar implanté sur la place du village de Sanghé et qui sert de marché pour les femmes a été utilisé comme tribune pour accueillir le maire Alioune Sarr, les autorités sanitaires, religieuses et les notables des villages, le temps de la réception d’une ambulance médicalisée. C’est la deuxième fois que la  commune de Notto reçoit une ambulance.  Au nom des femmes, Mme Adja Rose Ciss a remercié le maire de la commune de Notto qui a usé de ses relations pour leur doter d’une ambulance médicalisée. « Cette ambulance est venue à son heure parce que les malades étaient obligées de marcher jusqu’au poste de santé de Kissane pour être prises en charge », a-t-elle rappelé. « Avec cette ambulance, c’est une grosse épine que notre maire vient d’enlever du pied des populations, en particulier des  femmes du village de Sanghé et environs situé sur l’axe menant vers Mbour », s’est réjoui Mme Ciss. Sur la même lancée, l’infirmier chef de poste de Kissane, Mamadou Alioune Ndao, a soutenu qu’avec cette ambulance médicalisée l’amélioration de l’offre de services sur les évacuations sera assurée.

« Sur le volet santé de la mère et de l’enfant, avoir une ambulance médicalisée pour évacuer le malade dans de bonnes conditions est un motif de soulagement », a-t-il relevé. Ayant en charge de veiller sur la santé d’une population de 12 212 habitants, l’infirmier chef de poste  a apprécié positivement les efforts consentis par la municipalité de Notto visant à les accompagner dans l’accomplissement de leur mission. Après avoir remercié  le ministre de la Santé, le maire de Notto a affirmé que les femmes en général, particulièrement celles de Notto Diobass, méritent tous les sacrifices. En remettant les clefs de l’ambulance entre les mains du comité de gestion, Alioune Sarr souhaite celle-ci soit bien entretenue.

Mbaye BA

 

Le Fonds fiduciaire d’urgence de l'Union européenne pour la stabilité et la lutte contre les causes profondes de la migration irrégulière et le phénomène des personnes déplacées en Afrique a dégagé une enveloppe de 26 milliards de FCfa pour soutenir 12.000 jeunes et 250 entreprises dans plusieurs régions du Sénégal.

L’Agence pour le développement et l’encadrement des petites et moyennes entreprises (Adepme) et le Bureau de mise à niveau des entreprises (Bmn) vont soutenir des projets portés par 12.000 jeunes. Les bénéficiaires sont issus des régions de Ziguinchor, Sédhiou, Kolda, Saint-Louis, Podor, Tambacounda et Kédougou. Aussi, les 250 entreprises seront accompagnées dans les localités précitées. Cet appui est possible grâce à une enveloppe de 26 milliards de FCfa du Fonds fiduciaire d’urgence de l’Union européenne pour la stabilité et la lutte contre les causes de la migration irrégulières.

Une caravane d’information a été organisée à cet effet. L’objectif, c’est de persuader les jeunes à rester chez-eux au Sénégal et de dérouler des activités génératrices de revenus. La caravane dont le thème est « Développer l’emploi au Sénégal (Tekki fii), a démarré dans la commune de Tambacounda. Elle a été lancée par l’adjointe au gouverneur chargée du développement, Awa Ndiaye. « L’initiative vise à promouvoir et à valoriser les opportunités économiques locales et les réussites individuelles et à proposer à la jeunesse de la région des alternatives à la migration irrégulière », a-t-elle indiqué. Un accent particulier sera mis sur la formation avec le concours de l’Agence luxembourgeoise pour la coopération au développement (LuxDev) et le ministère de la Formation professionnelle, de l’Apprentissage et de l’Artisanat. En outre, l’accès au financement pour les entreprises sera facilité.

« Tambacounda a été choisi pour lancer la caravane qui va aller à la rencontre des jeunes et des entreprises des régions. Nous voulons, à travers cette opération, faire connaître les solutions proposées pour la formation et l’insertion professionnelle. Il y a des communications sur la création d’entreprises », a fait remarquer Charisse Liautaud, attachée de fonds fiduciaire d’urgence de l’Union européenne.  A l’en croire, des activités seront déroulées jusqu’en 2020.Le programme « Développer l’emploi au Sénégal » interviendra dans les régions du nord, du sud-est et dans les régions sud. Il contribuera à renforcer le tissu d’entreprises locales.    

Pape Demba SIDIBE

 

Pour aller vers l’élimination du paludisme qui recule de plus en plus au Sénégal, le Programme national de lutte contre le paludisme (Pnlp) veut une mobilisation des ressources domestiques. Dans ce sens, ce programme a procédé, hier, avec l’Association des maires du Sénégal, à la signature d’un pacte d’engagement pour l’élimination de cette maladie au Sénégal.  

90 % des décès liés au paludisme sont enregistrés en Afrique. Le Sénégal fait partie aussi des 43 pays de l’Afrique subsaharienne où le paludisme est endémique et constitue un problème de santé publique. Mais, depuis 2015, on observe une baisse de plus de 65 % des cas et de plus de 70 % des décès dus au paludisme par rapport à 2000. Nonobstant, il faut poursuivre la mobilisation pour ne pas régresser. C’est ainsi que le Programme national de lutte contre le paludisme (Pnlp) a signé, hier, avec l’Association des maires du Sénégal (Ams), un pacte d’engagement pour l’élimination de cette maladie.

Le coordonateur adjoint du Pnlp, Dr Moustapha Cissé, a indiqué qu’ils sont à « un tournant décisif » dans la lutte contre le paludisme qui a été pendant longtemps la première pathologie dans nos structures de santé. Compte tenu du fait qu’elle a beaucoup reculé grâce à l’engagement des partenaires et de l’Etat, le coordonateur adjoint du Pnlp a demandé de ne pas baisser les bras, car à cette étape, l’Oms pense que l’Etat concerné doit se mobiliser et utiliser plus de ressources domestiques vu que les partenaires internationaux se tournent vers des pays plus touchés. « A l’étape de pré élimination, il faut continuer la mobilisation, il faut des outils plus soutenus qui coûtent plus chers pour faire diminuer davantage la maladie. C’est pour cela que la mobilisation politique comme celle des maires est très importante », a laissé entendre le coordonnateur adjoint du Pnlp.

Pour lui, l’objectif étant d’aller vers l’élimination du paludisme en 2030, le pacte d’engagement avec l’Association des maires du Sénégal est très important, parce que les élus locaux sont plus proches de la population et prennent chaque jour des décisions qui impactent directement sur le vécu des citoyens. Dr Cissé a ainsi invité les maires, dans le cadre de la mobilisation des ressources domestiques, de mener des politiques qui vont permettre aux districts sanitaires d’avoir la gratuité de certains soins du paludisme. « Les collectivités locales doivent jouer leur rôle. Avec ce pacte, on va sentir la volonté politique des maires du Sénégal d’éliminer le paludisme. Il faut une mobilisation politique, citoyenne et domestique, car on est sûr que les partenaires étrangers ne vont plus dépasser leur niveau actuel d’engagement », a plaidé le responsable du Pnlp. Le vice-président de l’Association des maires du Sénégal, Oumar Bâ, a salué ce pacte venu renforcer les compétences des collectivités locales qui prenaient déjà en charge la santé, laquelle est une des compétences transférées. Pour lui, le premier indicateur de l’engagement des maires, c’est la mobilisation  des Fonds de dotation pour appuyer les structures sanitaires à faire face aux maladies dont le paludisme. « Le Pnlp travaille pour nous, car nous représentons les populations. Et toute structure qui s’engage pour la santé des populations le fait à nos côtés », a laissé entendre le vice-président de l’Ams.

Impact de la prévention : La zone nord du pays en pré élimination du paludisme  
Les efforts engagés par le Sénégal dans la lutte contre le paludisme depuis le début des années 2000 sont en train de produire des résultats. Sur la période 2014-2016, la morbidité proportionnelle palustre est passée de 3,59 % à 3,29 % et la mortalité proportionnelle palustre de 3,29 à 2,11 %. Même la zone nord du Sénégal est en pré élimination du paludisme. Il s’agit des régions de Matam, Louga et Saint-Louis. Dans cette zone, sur une moyenne de 1000 habitants, il n’y a que 5 cas de paludisme. Cependant, pour aller vers l’élimination de la maladie, qui est caractérisée par l’interruption de la transmission locale d’un parasite du paludisme dans une zone géographique bien déterminée, il y a d’autres défis à relever.
Dans le pays, il existe toujours des zones de contrôle où le fardeau de la maladie est toujours lourd et les décès qui lui sont attribuables persistent.  C’est ainsi que le Pnlp a indiqué que le Sénégal est sur la voie de l’élimination, mais les enjeux sont énormes en termes de mobilisation de ressources domestiques et de mobilisation citoyenne. De ce fait, l’implication des élus locaux est préconisée.
 

Oumar KANDE

 


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