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Régions (557)

Le ministre de l’Energie et du Développement des Energies renouvelables, Thierno Alassane Sall et le garde des Sceaux, ministre de la Justice, Me Sidiki Kaba, ont été élevés au rang de citoyens d’honneur par le maire de Yoff, Abdoulaye Diouf Sarr. Tenue dans le cadre de la journée « Sargal », cette cérémonie a permis au ministre de la Gouvernance locale, du Développement et de l’Aménagement du territoire de décorer également diverses personnalités administratives, coutumières et religieuses. Celles-ci lui ont rendu, par la même occasion, un vibrant hommage.

C’est en parfaite communion avec les populations de Yoff que des autorités étatiques, coutumières et religieuses ont été célébrées.

La forte mobilisation, les performances des artistes, la chorégraphie des femmes de la communauté lébou et les exaltations des disciples du marabout Cheikh Mansour Diouf ont donné à la cérémonie, au-delà de la solennité requise dont elle est revêtue, toute la symbolique de l’unité dans la réalisation des objectifs de développement à laquelle le président de la République, Macky Sall, a si souvent fait référence.

La présence de diverses personnalités du pays en témoigne tout autant que les allocutions qui y ont été prononcées. Celle adressée à l’assistance par le nouveau citoyen d’honneur de Yoff, le ministre Thierno Alassane Sall, est un émouvant témoignage sur son compagnonnage dans l’opposition avec son hôte du jour. « Yoff a abrité la première sortie des cadres républicains alors que nous étions dans l’opposition avec tout ce que cela impliquait comme difficultés. C’est assez symbolique que nous nous retrouvions ici sept ans après. Cela montre que Yoff est une terre d’hospitalité, d’unité ancrée dans nos valeurs. J’en suis un citoyen de cœur et aujourd’hui un citoyen d’honneur », confie-t-il, non sans louer les qualités humaines d’Abdoulaye Diouf Sarr.

Le garde des Sceaux, ministre de la Justice, Me Sidiki Kaba, ne s’est pas moins répandu en éloges sur « ce grand homme, ce ministre rigoureux et compétent », dont il est sûr qu’« il assurera la victoire du président Macky Sall à Yoff en 2019 ». Il a dit, sous les envolées enchanteresses du chanteur Djiby Dramé, toute sa fierté d’être élevé au rang de citoyen d’honneur. Le ciel aura parlé à la place du maire Abdoulaye Diouf Sarr. Il a béni la rencontre en arrosant les lieux d’une fine pluie au moment où il s’apprêtait à toucher quelques mots à une assistance en effervescence.

Des autorités coutumières honorées
Les autorités coutumières, à travers les jaraaf, les saltigué, les sages et les prêtresses, ont été célébrées par le maire Abdoulaye Diouf Sarr devant les siens. Il en a été de même avec les personnalités religieuses de la localité. Le marabout Cheikh Mansour Diouf, escorté par ses disciples dans une touchante ferveur, s’est félicité de cette distinction et des actions menées par le magistrat municipal. Il l’exhorte toutefois à « ne pas rester les bras croisés dans la conquête de Dakar ».

Le guide religieux s’est dit également heureux de voir son camarade de lycée, Thierno Alassane Sall, et le défenseur acharné des droits humains et de la démocratie, Me Sidiki Kaba, être honorés par la commune de Yoff. Des décorations ont été également remises à Abdoulaye Ndour, ministre Dage de la présidence, aux maires honoraires de Yoff, à la conseillère spéciale du président de la République, Ndèye Binta Gassama, au directeur des Aéroports du Sénégal (Ads), Pape Maël Diop... Par ailleurs, le maire de Yoff Abdoualye Diouf Sarr et le promoteur Gaston Mbengue, en présence du lutteur Malick Niang, ont signé une convention de partenariat pour organiser un tournoi de lutte « Mbapat beach ».

Alassane Aliou MBAYE

Le quartier Mbour Toucouleur sera bientôt doté d’un ouvrage de pompage des eaux de pluie, selon le Dg de l’Onas, Alioune Badara Diop, en tournée dans cette ville.

L’ouvrage sera édifié dans sa partie dite « zone Sonatel ». Le préfet de Mbour, Saër Ndao, le maire de la ville, Fallou Sylla et le Dg de l’Onas, Alioune Badara Diop, ont assisté, au lancement des travaux qui doivent durer moins d’une vingtaine de jours seulement, selon le responsable de la société en charge de son exécution. Il s’agit d’installer une bâche de pompage dont quelques prototypes ont été déjà réalisés à Dakar, a indiqué le Dg de l’Onas, Alioune Badara Diop. « C’est une solution universelle qui sera réalisée sur le site avec toutes les normes de sécurité requises avec ses caractéristiques techniques de deux électropompes avec raccordement à la Senelec pour l’alimentation en énergie, mais aussi avec ses deux groupes électrogènes pour pallier les coupures d’électricité », a indiqué Alioune Badara Diop.

Il a aussi informé de la mise en place de batteries de grilles avaloirs pour le drainage d’autres points d’eaux pour faire face à la problématique du drainage des eaux de ruissellement à laquelle la ville de Mbour est confrontée à chaque hivernage.

Selon le délégué de quartier, Mademba Diop, les riverains qui occupent cet espace sont obligés, à l’approche de chaque hivernage, de quitter leurs domiciles pour rejoindre d’autres quartiers. C’est le cas de la dame Rama Sow, une ménagère trouvée sur les lieux. Sa famille a déménagé. « Nous payons entre 75.000 et 100.000 FCfa pour pouvoir nous loger et cela durant 3 voire 4 mois que dure l’hivernage. Ce qui est très dure pour nous avec nos maigres moyens », a indiqué

Point bas
Mme Rama Sow. « Aujourd’hui, nous avons recensé huit maisons qui ont été abandonnées par leurs occupants. Certains veulent vendre leurs maisons», souligne le délégué de quartier, Mademba Diop, non sans aujourd’hui exprimer sa joie. « On peut d’ores et déjà pousser un ouf de soulagement, manifester un sentiment de satisfaction et de réconfort avec l’espoir de voir enfin l’équation de ce bas-fond trouver une solution définitive », a-t-il affirmé.  

En fait, l’espace où sera édifié l’ouvrage de pompage des eaux de pluies constituent un point bas ou convergent toutes les eaux de ruissellement. Le maire de la ville, Fallou Sylla, se rappelle : « tout jeune, on venait attraper des crabes dans ces bas-fonds qui étaient visibles jusqu’à Mballing. C’est pour vous dire combien les inondations récurrentes constituent pour la mairie un véritable casse-tête. Avec cet ouvrage, l’Etat nous ôte une grosse épine du pied». Le Dg de l’Onas a rassuré l’autorité municipale sur l’intervention de l’Etat qui sera effective à travers son plan d’urgence de lutte contre les inondations. En effet, la ville de Mbour figure en bonne place dans ce programme même si le maire Fallou Sylla souhaite un plan spécial pour la ville de Mbour.

Le Dg de l’Onas, Alioune Badara Diop, était aussi à Thiès où il a visité la station de pompage de Sampathé, un quartier jamais épargné par les inondations pendant l’hivernage.

M. SAGNE

Dans le cadre de l’organisation du forum communautaire tenu mercredi dernier, à Sandiara, la déléguée générale à la protection sociale et à la solidarité nationale, Anta Sarr Diacko, a apporté des éclairages sur les critères d’attribution des bourses de sécurité familiale.

Le nombre de bénéficiaires des bourses de sécurité familiale a connu une évolution. Il est passé de 85 en 2013 à 189 en 2015. Le nombre de bénéficiaires va augmenter en 2016. « Cette année, nous allons atteindre les 359 bénéficiaires », a promis Anta Sarr Diacko. Des enquêtes sont en cours pour identifier les personnes qui sont réellement dans le besoin. Ce processus est accompagné d’une campagne de sensibilisation afin d’amener les populations à s’approprier les portées sociales d’une telle initiative du président de la République. « Les populations doivent être sensibilisées et cette sensibilisation sera menée par des relais communautaires », a dit Dr Anta Sarr Diacko.

Parmi les critères, il y a la scolarisation des enfants, l’inscription à l’état civil, entre autres. « Nous allons vers une nouvelle phase qui est celle de l’accompagnement des bénéficiaires de bourse de sécurité familiale », a déclaré la déléguée qui s’est félicité de l’appui de la Banque mondiale dans cette phase d’accompagnement à travers le Projet d’appui aux filets sociaux (Pafs). Dr Anta Sarr Diacko a lancé un appel pour que le partenariat entre collectivités locales et populations administrées soient effective. Aujourd’hui, toutes les 557 communes sont couvertes. Dans tous les quartiers et villages, il y a des bénéficiaires. Ce qui va porter, en 2016, le nombre de bénéficiaires à 300.000.

Amath Sigui NDIAYE

Le secrétaire général de l’Alliance pour la promotion du développement local (Aprodel) Moussa Fall, une formation politique, a offert, dimanche dernier, à l’issue de la visite de plusieurs sites de recasement des victimes d’inondations à Kaloack, des vivres et du matériel phytosanitaire à une trentaine de familles sinistrées.

Conseiller municipal, Moussa Fall, le secrétaire général de l’Alliance pour la promotion du développement local (Aprodel), a apporté, dimanche dernier, son soutien aux victimes des inondations de Kaolack. Il a offert une demi-tonne de riz, du sucre et du matériel phytosanitaire à une trentaine de familles. A la tête d’une forte délégation, il a, tour à tour, visité les écoles Abdoulaye Diongue, Mansour Bâ, Senghane Badiane et le Collège d’enseignement moyen (Cem) Serigne Bassirou Mbacké, situées aux alentours de l’épicentre des inondations, notamment le bassin de Xanxoum. Des établissements scolaires abritant une trentaine de familles ayant abandonné leurs maisons. Des familles dans le désarroi et hébergées dans des conditions précaires attendant des solutions durables de la part des autorités municipales. « Depuis le 24 juillet dernier, nous vivons dans un établissement scolaire qui n’est pas équipé pour accueillir des familles. C’est pourquoi nous attendons de la municipalité le remblaiement de nos maisons pour pouvoir rentrer chez nous », sollicite Mme Mbengué Ndiaye trouvée aux Cours privés Abdoulaye Diongue, à Gawane. Même requête de la part de Diarra Niang refugiée à l’école élémentaire Mansour Bâ, à Touba Ndorong. Des appels à l’intervention de la commune auxquels leur hôte a répondu en promettant d’être leur porte-voix même si les problèmes d’inondations ne relèvent pas des prérogatives de la commune. « C’est au président de la République, par l’entremise des ministères et agences concernés, de mobiliser les moyens financiers nécessaires pour la réalisation d’infrastructures d’assainissement afin de sortir les populations du cercle vicieux des inondations », a soutenu le conseiller municipal, précisant être venu à titre personnel apporter sa modeste contribution.

Moussa Fall a, par ailleurs, exhorté les personnalités politiques et cadres de Kaolack, à venir apporter soutien et réconfort aux victimes des pluies torrentielles du début de l’hivernage.

Elimina FALL

L’Office national de la formation professionnelle va bientôt entamer la formation des jeunes des localités traversées par l’Autoroute Ila Touba. Cette qualification est le premier acte qui facilitera l’insertion des futures formés. L’Onfp constituera une banque crédible de demandeurs d’emploi qui sera remise aux autorités administratives et locales.

L’emploi des jeunes résidents dans des localités traversées par l’autoroute Ila Touba a été une forte recommandation. Les services compétents comme l’Agéroute et l’Office national de la formation professionnelle travaillent à donner plus de chances d’employabilité à cette cible de la population. Le travail a commencé. « Le président de la République, Macky Sall, dans le montage de ce projet, a fait en sorte qu’il y ait une offre d’emplois importante au bénéfice des jeunes de toutes ces localités. On estime à plus de 7000 emplois qui seront créés », a rappelé le directeur de l’Onfp, Sanoussi Diakhaté. 

Les besoins d’emplois seront identifiés avec les entreprises qui auront en charge les travaux. Cette identification consensuelle des besoins faciliterait l’insertion de ces jeunes. L’objectif est de fournir aux autorités administratives et municipales une base crédible de demandeurs d’emploi ayant des pré-requis pour prétendre travailler dans des chantiers. « Nous devons donc identifier avec l’entreprise des métiers qui correspondent à ces besoins et caractériser les requis avec l’entreprise sous la supervision de Agéroute et sur la base de ces référentiels. Nous ouvrirons des inscriptions de demandeurs d’emploi auprès des autorités administratives de Touba dans un premier temps », a soutenu Sanoussi Diakhité. 

Un titre atteste les compétences des bénéficiaires dans un métier donné sera délivré aux bénéficiaires. Ces derniers peuvent faire valoir ce titre aussi bien dans le cadre de la construction de l’autoroute Ila Touba, mais aussi ailleurs. « Je précise que ces titres professionnels, c’est la reconnaissance d’une aptitude à l’individu d’exercer une activité professionnelle selon la norme. C’est pour cela que l’individu va obtenir une attestation à l’issue de la formation s’il le mérite qui va lui permettre de pouvoir assurer sa promotion et sa mobilité professionnelle », a affirmé le directeur général de l’Onfp. La qualification concerne aussi bien ceux qui n’ont pas de métier que les personnes qui ont déjà une qualification.

Il s’agira pour cette seconde catégorie de les amener à exercer leur métier en respectant les référentiels au niveau international. «Certains sont soit ferrailleurs, coffreurs, soit conducteurs d’engins, mais leur pratique professionnelle n’est pas conforme à la norme. Et, notre formation permet une remise à la conformité d’une pratique professionnelle existante mais non conforme à la norme », a brossé le directeur de l’Onfp. 

Pour ce dernier, le projet Ila Touba aura des retombées sur l’insertion des jeunes de la localité, y compris après la réception de l’ouvrage. Parce que ces jeunes auront des qualifications qui leur permettront de prétendre à un emploi sécurisé. Le premier acte de la lutte contre le chômage, rappelle-t-il, c’est la qualification. « Nous allons donner une nouvelle dimension à l’employabilité des jeunes avec l’autoroute Ila Touba. A l’Onfp créer l’emploi, c’est qualifier l’individu. Dès que la personne est qualifiée pour exercer une activité, pour occuper un emploi, il prend de la valeur sur le marché du travail », a souligné Sanoussi Diakhité.

Idrissa SANE

Priorité à ceux qui ont un métier
Aussi cette formation n’exclut pas les jeunes qui n’ont pas un niveau scolaire. Même si pour former le bassin potentiel de demandeurs d’emplois en temps court, l’Onfp va prioriser d’abord ceux qui ont une base, des pré-requis et puis ceux qui n’ont aucune qualification. L’approche est inclusive. « Tout le monde peut prétendre à la qualification.

Mais chaque formation requiert un acquis. Et en fonction du requis, on détermine un contenu de formation qui permet d’amener l’individu vers son acquis, vers le requis », explique Sanoussi Diakhité, qui ajoute : « Si l’on a déjà une formation dans le domaine, la distance qu’on va parcourir pour atteindre le requis sera moins importante que celle que va parcourir celui qui n’a pas de formation préalable ». Aujourd’hui le grand défi est de former 7000 demandeurs d’emplois dans une période si courte.

Dans le passé, l’office a formé pour les travaux de la Rn1 à Kolda avec le Mci et aussi à Matam. Mais l’effectif de potentiels demandeurs pour l’autoroute Ila Touba est plus important. « Est-ce que nous pourrons former ces milliers de demandeurs d’emplois en temps si court pour offrir à l’entreprise une main qualifiée ?

Nous avons une capacité faible financièrement parlant, mais l’Onfp étant un instrument du gouvernement, nous ne désespérons pas que les autorités vont accroître nos moyens d’intervention », a fait savoir Sanoussi Diakhaté.

I. SANE

Santé et éducation sont des piliers du développement. C’est la conviction des ressortissants de Dondou en France, un village situé à 45 kilomètres de Matam qui ont choisi Amadou Samba Kane, directeur général de la Lonase, comme parrain de leur première journée de développement et de solidarité.

« Nous allons vous aider dans l’acquisition d’un appareil d’échographie et de l’équipement d’une salle informatique ». L’annonce d’Amadou Samba Kane, directeur général de la Lonase, a fini par rendre encore plus électrique la salle Franklin à Elbeuf (près de Rouen) de plus de 500 personnes qui accueillait, samedi 13 août, la première journée de développement et de solidarité des ressortissants de Dondou en France. C’est au cœur de la Normandie que la diaspora « hal pulaaren » s’est retrouvée pour cette première édition. 

Le choix du lieu n’était pas le fruit du hasard. « Sur les 1 450 ressortissants de Dondou en France, on en enregistre 1039 qui habitent en Normandie », souligne Abdoul Guèye, le secrétaire général de l’association. Leur présence en Normandie est le résultat de plusieurs vagues d’immigration dont l’essentiel s’est produit pendant les trente glorieuses ; lorsque l’économie française avait besoin de main-d’œuvre dans ses usines d’automobiles. Aujourd’hui, il y a trois générations de Sénégalais et de franco-sénégalais qui s’y côtoient.

Certains sont devenus des cadres de la vie politique locale. C’est le cas d’Abdoulaye Sall, le maire adjoint d’Elbeuf. Un statut qui ne l’empêche pas de revendiquer son appartenance et son attachement à ses origines. « La jeunesse née en France est fortement et légitimement liée au Sénégal », a-t-il rappelé à la tribune devant une assistance conquise.

De la fierté de ses racines mais aussi de l’action envers sa terre d’origine. L’association des ressortissants de Dondou a participé à 30% (le reste provenant du Paisd) à la construction et à l’équipement du « poste de santé moderne du village ayant la capacité d’accueil d’un centre de santé comprenant une maternité, un dispensaire et deux logements de fonction ».

La diaspora issue de Dondou a également financé les 16 millions de FCfa nécessaires pour l’achat d’une ambulance. A son crédit, on peut toujours citer l’accès à l’eau potable. Il est assuré depuis 1987 avec le partenariat de Cléon, autre ville normande. Fréderic Marche, son actuel maire, était présent à la cérémonie officielle de lancement de la journée.

« Nous sommes dans un monde tourmenté et certaines communautés et minorités sont accusées, a rappelé Frédéric Marche faisant référence, sans les nommer, aux attentats en France.

Moussa DIOP
(correspondant à Paris)

Amadou Samba Kane,parrain de la journée : « La Lonase soutient les initiatives de développement »

Amadou Samba KaneLa Lonase, par la voie de son directeur général, a mis en exergue ses points de jonction avec les actions humanitaires de la diaspora sur l’éducation et la santé de plusieurs localités, notamment dans le monde rural. Dans la région de Matam plusieurs infrastructures sanitaires et éducatives ont été réalisées grâce aux immigrés.

Comment expliquez-vous le choix porté sur votre personne comme parrain de la première édition de la journée de développement des ressortissants de Dondou en France ?
 Les ressortissants de Dondou m’ont invité en tant que parrain à leur journée de développement sur la santé et l’éducation au service du développement. J’en suis très fier. Je ne suis pas de Dondou et je ne suis pas la personnalité la plus importante de cette localité et pourtant ils ont choisi de porter leur choix sur ma modeste personne.

C’est certainement un choix guidé par ce que nous faisons à la Lonase et dans notre commune Hamady Ounaré dans le cadre de la Responsabilité sociétale d’entreprise (Rse). Dans notre région, les principales réalisations sont l’œuvre des immigrés. C’est le cas dans ma commune à Hamady Ounaré où avec la coopération décentralisée, nous avons construit un lycée. Les ressortissants de Dondou sont encore plus dynamiques avec la construction d’une école, d’un lycée, d’un centre de santé, entre autres. Ce sont des citoyens sénégalais qui œuvrent beaucoup pour le développement de leur pays. Ils ont compris que ce n’est pas seulement l’affaire de l’Etat.

La santé et l’éducation sont des points de jonction des trajectoires de la Lonase et de différentes associations issues de la diaspora. Est-ce qu’on peut s’attendre à une collaboration plus accrue entre ces deux parties ? 

 Absolument. Je le souhaite. Maintenant il faut dire que tout est question de moyens. La santé et l’éducation sont deux domaines que nous privilégions. Ce sont les leviers sur lesquels nous intervenons le plus. Nous avons eu à construire des salles de classe, à équiper des écoles, à donner des bourses à des élèves méritants.

Conscient de cela, Dondou voudrait que la Lonase, dans le cadre de ses activités sociales, puisse intervenir dans son développement. Ils nous ont sollicités pour acquérir un appareil permettant d’effectuer des échographies médicales, pour équiper une salle informatique. Je peux vous assurer que si nous en avons les possibilités, nous allons les aider comme nous le faisons avec d’autres structures et localités du Sénégal.

Il y a quelques mois, vous nous déclariez que la Lonase allait commencer à être bénéficiaire à partir de 2015. Est-ce que ces projections se sont réalisées ?
Ce que j’avais prévu s’est parfaitement réalisé. Dieu merci. La Lonase a déposé un bilan qui fait ressortir un résultat positif de 630 millions de FCfa. Si ma mémoire est bonne, depuis 2007, la Lonase n’avait pas été bénéficiaire. Nous avons également réalisé un chiffre d’affaires jamais obtenu avec plus de 50 milliards de nos francs.

Propos recueillis par Moussa DIOP

 

 

 

La commune de Ndiob, département de Fatick, a bénéficié, samedi, d’un lot de 700 livres, du matériel informatique, une imprimante et un scanner. Les élèves les plus méritants ont reçu par la même occasion des fournitures et des sacs. Ce don est de l’association sénégalaise « Main Solidaire». Le matériel et les fournitures ont été réceptionnés par le maire de la commune,  Oumar Bâ, en présence des parents d’élèves, des conseillers municipaux et des jeunes.

En réceptionnant cet important don, le maire de la commune de Ndiob, Oumar Bâ, a remercié les responsables de l’association « Main solidaire». Il a indiqué que c’est un acte assez important  puisque s’inscrivant dans le cadre de la vision qu’ils sont  en train de construire pour décloisonner Ndiob, surtout dans les domaines numériques. Selon lui, cela va leur permettre de réduire la fracture numérique dans cette zone où les enfants ne s’initient pas très tôt à l’outil informatique.

C’est dans ce cadre qu’Oumar Ba a annoncé avoir initié le projet de cybercafé qui est un espace de formation à l’outil informatique avec l’appui de « Main solidaire ». Il a aussi fait savoir dans la même lancée que la bibliothèque de la commune va bientôt ouvrir ses portes aux élèves et jeunes d’une manière générale. Le maire a promis aux populations que plusieurs projets, surtout scolaires, seront bientôt finalisés. « Le niveau scolaire est faible à Ndiob. Il nous faut trouver des leviers à actionner pour le relever », a-t-il soutenu.

Lors de cette cérémonie, les 12 élèves les plus méritants du Ci au Cem2 ont reçu des récompenses, à savoir des sacs contenant des fournitures scolaires. Satisfait de leurs résultats scolaires, le maire a décidé de leur offrir un  séjour de trois jours à Dakar où ils vont visiter les institutions, les monuments historiques, entre autres, pour les motiver davantage. Cette année, un accent particulier sera mis sur le renforcement des capacités des maîtres.

Le maire de Ndiob a annoncé la construction de la maison des jeunes, la case des tout-petits et d’un centre de formation professionnelle. Selon lui, le stade municipal sera clôturé en 2017. Mieux, la commune  va démarrer les travaux de clôture des collèges enseignement moyen de Ndiob et de Darou-Salam pour un coût 22 millions de FCfa. Oumar Bâ a rappelé aux populations de sa commune les deux projets majeurs. Il s’agit du projet « Eau pour tous » qui consiste à doter chaque ménage d’un robinet et le deuxième concerne l’assainissement qui va permettre à chaque concession de disposer d’une latrine.

Oumar Ngatty BA

Après les récurrentes marches et autres mouvements d'humeur initiés par des associations de Malika dénonçant les conséquences désastreuses de la décharge de Mbeubeuss sur la santé de la population, c'est au tour du mouvement dénommé « les ambassadeurs de l'émergence » d'emboucher la même trompette. Ils demandent la fermeture de la décharge de Mbeubeuss.

Ils l’ont fait savoir, ce week-end, lors d’un  meeting tenu dans la commune de Malika. Au cours de cette rencontre, un cri du cœur a été lancé par la population par la voix de la présidente de ce mouvement, Ndèye Awa Ndiaye. Elle a déploré la dégradation de l’environnement provoquée par l’action nocive de la décharge de Mbeubeuss qu’elle considère comme étant à l’origine de tous les maux de cette commune. Par voie de conséquence, elle a exigé la fermeture pure et simple de cette décharge.

A défaut, Ndèye Awa Ndiaye suggère que le dépôt d’ordures ménagères soit délocalisé afin que la population puisse enfin s’en débarrasser. Notre interlocutrice estime que la décharge est la principale cause des maladies qui affectent la population. C’est la raison pour laquelle elle a invité les autorités étatiques à intervenir au plus vite pour prendre en charge cette doléance de la population de Malika. 

Abdou DIOP

Le directeur général de l’Office national de l’assainissement du Sénégal (Onas), Alioune Badara Diop, a annoncé la réception de nouveaux ouvrages avant le prochain Magal de Touba. L’autorité de l’Onas effectue depuis quelques jours une tournée à l’intérieur du pays.

Le directeur général de l’Office national de l’assainissement du Sénégal, Alioune Badara Diop, a visité hier, sous une pluie intermittente, les trois stations de pompage de la cité religieuse : Touba mosquée, Keur Niang, Marche Ocass. « Je suis à Touba afin de voir le dispositif mis en place par l’Onas pour le drainage correct des eaux de pluies et nous sommes heureux de constater, comme l’ont déjà confirmé les autorités administrative et municipales, que les trois (03) stations de Touba sont fonctionnelles », a fait remarquer M. Diop.

La capacité de pompage des ouvrages est impressionnante. Elle est supérieure à 10.000M3/heure. En plus cela, des groupes électrogènes de forte puissance sont installés et prendront le relais en cas d’interruption de la fourniture d’électricité. Ce n’est pas la seule bonne nouvelle. Puisque le directeur général a assuré que la station de Kadd Balodji sera livrée avant le Magal. Alioune Badara Diop a révélé que la station de traitement des boues de vidange de Kadd Balodji aura une capacité de 400M3/jour. Les travaux qui sont lancés depuis le mois de février prendront fin au mois d’août. Et l’objectif, avance-t-il,  est de la réceptionner au plus tard au mois de septembre et de la mettre en service avant le grand Magal de Touba. Cette station et celle de la ville de Mbacké constituent les plus importantes du pays. Elles ont été réalisées à partir du budget consolidé de l’Etat.

Évoquant l’étape de Diourbel, Alioune Diop a fait savoir qu’il y a un point constamment envahi par les eaux de pluie. Toutefois il a ajouté que ce n’était pas une zone inondée. Mais les travaux de drainage ont démarré dans cet endroit et l’entreprise choisie s’est engagée à respecter les délais de livraison. Il est prévu aussi la réalisation d’une bâche de pompage équipée de deux (2) électropompes de 200M3/heure, d’un groupe électrogène et d’un raccordement à la Senelec.

Pour ce qui concerne les travaux d’assainissement réalisés dans la cité religieuse de Touba, le directeur général de l’Onas a fait savoir « que l’assainissement demande des moyens relativement importants  et nous y travaillons avec notre ministère pour mobiliser les ressources et mettre en œuvre tout le plan directeur d’assainissement ». Rappelons que dans le cadre du programme décennal de lutte contre les inondations, un montant de plus 10 milliards de FCfa est déjà investi à Touba. Ce lourd investissement a permis la reconstruction d’ouvrages structurants.

Mamadou DIEYE

Ndangane est une zone de pêche où les femmes s’investissent dans la transformation des produits halieutiques, non sans difficultés. Soucieuse de parfaire leur travail, l’Ong Enda Graf Sahel a organisé, mardi, une session de formation sur les techniques de transformation.

La chargée de programme à Enda Graf Sahel, Mme Fatou Ndoye, a expliqué que l’initiative s’inscrit dans le cadre d’un programme dénommé « Diender » : Genre et développement durable en réseau. Il s’agit d’un programme d’Enda Tiers-monde qui contribue au développement de l’économie verte de la zone et centré sur l’aspect genre.

Aussi a-t-elle indiqué que ce programme est exécuté dans différents pays par Enda Graf Sahel et Enda Pronat au Sénégal. « Nous cherchons à améliorer les techniques et les connaissances pour que les femmes puissent mieux contribuer au développement durable, mais aussi de leur permettre de mieux participer à l’économie locale, à la gouvernance des ressources.

Cette session de formation organisée au profit des femmes de Ndangane-Sambou a pour objectif d’améliorer les techniques de transformation et ainsi permettre aux femmes d’accéder aux marchés », a-t-elle expliqué. A partir d’un diagnostic, l’Ong a pu déceler un certain nombre d’axes sur lesquels elle doit travailler. Ils portent sur l’environnement, l’économie, le social et le politique. A Simal où les ressources se font rares, les vasières permettent d’améliorer celles-ci comme les arches plus connues sous le nom de « pagnes ».

Mme Fatou Ndoye a soutenu que cette initiative est née de l’expérience des femmes transformatrices des produits halieutique de Dionewar qui ont démarré par des ensemencements d’arches. « Après la réussite de cette activité, nous les avons accompagnées à apporter ce savoir-faire dans d’autres localités comme Joal-Fadiouth et l’année dernière à Ndangane-Sambou », a-t-elle dit.

Selon Mme Fatou Ndoye, tout ceci montre l’importance du rôle que les femmes jouent dans le cadre de la préservation de l’écosystème et des ressources. Elle est d’avis que ces femmes doivent être davantage accompagnées, renforcées pour la durabilité des ressources. Non sans plaider pour une meilleure représentativité des femmes dans les instances de gouvernance. Ce programme d’une durée de 3 ans, qui intervient dans les communes de Niodior-Dionewar et de Fimela, prend fin en 2017.

Oumar Ngatty BA

La liste des dégâts matériels et des victimes commence à s’allonger dans la région de Kolda, où l’hivernage s’est pourtant installé de façon tardive cette année.

En fin juillet et au début du mois d’août, les précipitations ont accéléré la cadence, avec la chute de fortes quantités d’eau qui ont occasionné de lourdes pertes matérielles et en vies humaines. Le trop plein d’eau a provoqué l’inondation de maisons et de bureaux à Kolda, la capitale régionale, et environs.

Et, ce mercredi, c’est la foudre qui est venue s’en mêler, en tuant trois personnes, tous membres d’une même famille au village de Médina Thierno, dans la commune de Mampatin, à l’est de la commune de Kolda. Les trois victimes, qui revenaient des champs, ont été surprises par la pluie. Ils s’abritaient sous un arbre, lorsqu’elles ont été toutes foudroyées mortellement. Chaque année pendant l’hivernage, les populations paient un lourd tribut à la foudre qui provoque des dégâts matériels et des pertes en vies humaines. L’installation de la saison des pluies rime avec une psychose chez les habitants de la région de Kolda.

(APS)

Le dispositif de lutte contre les inondations a été substantiellement renforcé dans la commune de Kaolack où l’Office national de l’assainissement du Sénégal (Onas) vient de livrer un lot d’équipements destiné au pompage et à l’évacuation des eaux pluviales. Le directeur général de la structure étatique est venu sur place s’enquérir de la fonctionnalité du système mis en place.

A la suite du ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, il y a deux semaines, c’est autour du directeur général de l’Office national de l’assainissement du Sénégal (Onas) de descendre sur le terrain, sur le front des inondations à Kaolack.

M. Alioune Badara Diop, à la tête d’une forte délégation de sa structure, était venu dans la capitale du Saloum ce jeudi. « Le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement qui est venu personnellement s’enquérir de la situation des inondations à Kaolack, nous a donné l’instruction de mettre en place, dans un court délai de 15 à 21 jours, un dispositif opérationnel d’évacuation des eaux pluviales notamment dans la zone de Xanxum », a indiqué M. Diop. « Depuis cinq jours nous avons livré une électropompe d’une capacité de 1500 m3 avec un Hmt de 22 mètres et près de deux kilomètres de tuyaux pour le pompage et l’évacuation des eaux pluviales », a informé le Dg de l’Onas à l’issue d’une visite dans la zone précitée. Selon lui, toutes les conditions sont réunies pour libérer les habitations et la zone des eaux pluviales. «Les travaux de pompage se déroulent correctement et dans moins de 5 jours le dispositif sera totalement fonctionnel pour soulager les populations résident dans la zone concernée », a soutenu Alioune Diop.

Des assurances réitérées par le préfet du département, Fodé Fall. Ce dernier a loué la capacité de réaction de l’Onas qui, exécutant les directives du gouvernement, s’est déployé dans un temps record. « Nous avions une grosse préoccupation avec le bassin de Xanxum. Mais la promptitude avec laquelle le ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement, à travers l’Onas, a réagi ont fait bouger les choses dans le bons sens », a souligné l’autorité départementale.

Elimane FALL

La mairie de Dakar a remis des chèques de financement aux bénéficiaires du Projet d'appui aux familles en situation d'extrême pauvreté (Pafsep), hier, à l’hôtel de ville. Les 213 personnes et 14 groupements d’intérêt économique (GIE) ont reçu une enveloppe globale de 50 millions de FCfa, en présence du maire de la ville de Dakar, Khalifa Sall.

Mme Sy vient de recevoir son chèque de 200.000 FCfa comme les 226 autres bénéficiaires (dont 14 GIE) du Projet d'appui aux familles en situation d'extrême pauvreté (Pafsep). Avec ce nouveau financement (le troisième), la jeune femme au sourire communicatif compte bien élargir ses activités. Elle vend des pâtisseries dans sa maison à Arafat (un quartier de Grand Yoff). Elle reconnaît que ce projet lui a « permis de beaucoup évoluer dans son travail ». Au total la ville de Dakar a financé en majorité des femmes à hauteur de 50 millions de FCfa. Les projets financés portent sur le petit commerce, les cosmétiques, l’aviculture, le multiservice, la teinture et autres.

Dans une brève allocution, Khalifa Sall, maire de Dakar, a rappelé la genèse du projet avec l’ancien maire de Dakar. Une initiative du maire d’alors Mamadou Diop. « Nous l’avons élargi », souligne-t-il. Il a enfin mis l’accent sur l’autonomisation des couches pauvres de la population dakaroise. Mme Sonko Dieynaba Ly, chef de division développement social et des services aux personnes à la mairie de Dakar, a précisé l’objectif du projet qui « est d’aider ceux qui n’ont pas accès aux mécanismes de financement traditionnels ». Ainsi le prêt comporte un intérêt de 1% considéré comme une participation symbolique. Cette somme est destinée aux frais de dossier. « On donne aux bénéficiaires deux mois, le temps de démarrer leurs activités, avant de procéder au remboursement », précise Mme Sonko. Le montant des financements varie entre 50.000 et 200.000 FCfa pour les projets individuels. Après deux mois de différé, les bénéficiaires ont 12 mois pour rembourser.

Bamba Fall, adjoint au maire de Dakar chargé de la santé et de l’action sociale, explique que ces financements pourront à terme lutter contre la mendicité. « Nous voulons encourager les populations à entreprendre », souligne le maire de la commune de Médina. Une invite au travail et l’initiative personnelle. Pour lui, cette action entre dans le cadre de la mission sociale de la collectivité locale qui se veut proche des populations. Enfin il a insisté sur la transparence et l’absence de considérations politiques dans l’attribution de ces financements destinés aux Dakarois. Depuis 2011, 599 projets ont été financés pour une valeur d’un peu plus de 100 millions de FCfa. Le Pafsep vise à améliorer les revenus et les conditions de vie des populations.

Ibrahima NDIAYE (stagiaire)

A l’instar des autres pays membres de l’Union africaine (Ua), le Sénégal a commémoré hier la Journée africaine de la décentralisation et du développement local. Cette année, la promotion de la femme était au centre des débats.

La cinquième édition de la Journée africaine de la décentralisation et du développement local (Jaddl) a été célébrée ce 10 août. Le thème central proposé par l’Union africaine (Ua) cette année est : « l’équité, la promotion du genre et l’autonomisation des femmes pour une meilleure réalisation de l’Agenda 2063 et l’atteinte des objectifs de développement durable ». Il a été décliné, selon un communiqué parvenu à la rédaction, en deux sous-thèmes : « quelles stratégies pour améliorer la représentation des femmes dans les différents organes de leurs collectivités locales ? » et « autonomisation des femmes rurales, un atout pour éradiquer la pauvreté et la faim ». Le thème s’aligne sur les objectifs de l’Agenda 2063 et la proclamation par l’Union africaine de l’année 2016 « année des droits de l’homme, avec un accent particulier sur les droits des femmes ». Il se justifie, d'une part, par la nécessité d'impliquer les femmes dans les instances de prise de décision et, d'autre part, par la nécessité d'asseoir la promotion du développement local à travers une croissance économique locale inclusive.

Selon la note l’Union africaine, le but visé à travers la commémoration de cette journée est de promouvoir les valeurs et principes de décentralisation, de la gouvernance locale et du développement local en Afrique. Ce qui est, dit-elle, un préalable à l’amélioration des conditions de vies de l’ensemble des peuples du continent. Et ceci conformément aux objectifs poursuivis par la Charte africaine des valeurs et principes de la décentralisation, de la gouvernance locale et du développement local. Cette charte est adoptée en 2014 par les Etats membres de l’Union africaine pour assurer la promotion, la protection, le renforcement et la consolidation de la décentralisation, de la gouvernance locale et du développement local en Afrique. Le Mali et le Madagascar sont les deux pays ayant déjà ratifié cette charte. La Jaddl a été instituée par le 18e sommet de l'Union africaine qui s'est tenu du 29 au 30 janvier 2012 à Addis-Abeba (Ethiopie).

Ndiol Maka SECK

La commune de Kaolack va bénéficier, dans le cadre de la phase 1 du Programme de modernisation des villes (Promovil), de 5 kilomètres de voiries municipales. L’annonce a été faite hier au cours des audiences publiques de cet important projet piloté par le ministère de la Gouvernance locale, du Développement et de l’Aménagement du territoire (Mglat).

Kaolack, la capitale du pôle territorial du Sine Saloum, sera l’une des premières circonscriptions administratives à bénéficier des réalisations du Programme de modernisation des villes (Promovil), un projet majeur du ministère en charge des Collectivités locales.

Dans sa première phase, ce dispositif d’appui aux villes va réaliser 5 kilomètres de voirie prenantepour la commune dirigée par la ministre de la Femme, de la Famille et de l’Enfance, Mariama Sarr. Présidées par l’adjoint au gouverneur de la région de Kaolack, ces audiences publiques entrent dans le cadre de la politique de développement économique et social de l’Etat du Sénégal à travers le Plan Sénégal émergent (Pse) qui ambitionne de favoriser une croissance économique à fort impact sur le développement humain.

Dans la commune de Kaolack en plus de ces 5 kilomètres, des aménagements connexes sont prévus dans la phase 1 du programme.

Ces audiences visent à informer les populations bénéficiaires des infrastructures qui seront réalisées dans le projet pour une meilleure appropriation. Lesquelles portent sur la réalisation de voiries, l’assainissement des axes réalisés, la mise en place d’un système d’éclairage public et la réalisation d’aménagements paysagers. Le gouvernent du Sénégal a décidé d’élaborer et de mettre en œuvre le Programme de modernisation des villes (Promovil) pour soutenir les collectivités locales dans leurs efforts d’équipement et d’aménagement urbain. C’est la raison pour laquelle l’adjoint au maire Elimane Mandiaye Cissé a loué la concertation autour du plan développement communal qui, selon lui, a facilité la réalisation des 5 kilomètres de voirie, la reconstruction du marché central.

Pour ce dernier, le marché de Kaolack pose problème de par sa position géographique et sa vétusté. Sa réhabilitation est une urgence. Il a souligné aussi que le fait d’avoir un seul stade plombe les performances des sportifs kaolackois. Il plaide pour la réalisation d’un stade municipal afin de désengorger Lamine Guèye.

Elimane FALL

Lors d’un Comité régional de développement (Crd), Alioune Diop, Dg de l’Office national de l’assainissement (Onas), a fait part de la disponibilité d’une enveloppe de plus de 7 milliards de FCfa pour régler les questions d’assainissement dans la commune de Saint-Louis. Ce projet qui concerne également le drainage des eaux pluviales va se dérouler dans la fourchette 2015-2018.

Ces différents travaux, qui vont changer le cadre de vie des populations de Saint-Louis, font partie d’un ensemble de projets destinés à 10 villes de l’intérieur du pays pour un coût de 60 milliards, a rappelé le directeur général de l’Office national de l’assainissement (Onas), Alioune Diop. Il est prévu une extension du réseau de drainage des eaux usées et pluviales à Saint-Louis. De même, des travaux de réhabilitation de 7 stations de pompage, la construction de 11 nouvelles, la mise en place de plus de 60 km de réseau d’assainissement collectif, plus de 6000 branchements à l’égout son programmés pour Saint-Louis. A ces réalisations va s’ajouter une autre station de traitement des boues de vidange, de même la construction de 50 édicules publics pour les établissements scolaires.

Avec toutes ces infrastructures, les quartiers de Pikine, Ngalelle, Ndiolofène, Cité Niakh, Sanar, entre autres, seront assainies. Ce qui va permettre d’éloigner le spectre des flaques d’eaux puantes et autres désagrément courants dans ces localités où l’assainissement fait défaut. Ainsi, pour Alioune Diop, ce programme va essentiellement être composé pour une large part d’édification d’ouvrages.

elon lui, il faut remarquer que Saint-Louis est une ville vulnérable, avec des quartiers densément peuplés, une nappe affleurant et un sol argileux donc non poreux. C’est pourquoi, « plus de 60.000 personnes seront impactées directement par ces réalisations ». Cette œuvre fait partie d’un ensemble d’activités qui sera déroulé dans une dizaine de ville. Ceci va déboucher sur un investissement global de 60 milliards de FCfa pour 268 kilomètres de réseau à l’égout, 26 000 branchements, 30 stations à édifier ou à réhabiliter. La construction de 503 édicules publics de même que la mise sur pied de 5 stations de traitement de boues de vidange sont aussi envisagés.

Le gouverneur Alioune Aïdara Niang a rappelé qu’avec ces travaux, l’Etat montre, avec l’importance de la manne mobilisée pour les 10 régions, sa volonté de soulager les populations en ce qui concerne l’assainissement. L’autorité a aussi demandé la mise sur pied d’un comité d’accompagnement pour un suivi de toutes les activités à faire au niveau de la région.

A. M. NDAW

Plus de 74.000 personnes menacées par l’insécurité alimentaire ont été identifiées dans la région de Tambacounda, soit 15% de la population régionale. Koumpentoum et Goudiry restent les zones les plus touchées. Dans cette région, une vingtaine de projets et programmes sont mis en œuvre, sous la houlette de l’Etat, pour faire face à ce phénomène.

La région de Tambacounda compte 74.049 des 484.000 personnes vulnérables au niveau national en ce qui concerne la sécurité alimentaire. Ali Mohamed Camara, secrétaire exécutif du Conseil national de sécurité alimentaire (Cnsa), a relevé que le département de Koumpentoum est le plus touché avec plus de 18.000 personnes à risque, soit 21% de la population de la région de Tambacounda.

Le département de Goudiry occupe la deuxième place avec 6.464 personnes vulnérables, soit 20% de sa population régionale.

Arrivent ensuite Tambacounda avec 11.669 personnes, ce qui représente 11% et Bakel 4.664 personnes (3%). Ali Mohamed Camara souligne cependant que la situation des personnes vulnérables est bien maîtrisée même si Tambacounda fait partie des localités les plus vulnérables. Un atelier de restitution sous la présidence d’Awa Diop Ndiaye, l’adjointe au gouverneur chargé du développement de Tamba, a été tenu dans ce sens. Il a permis de faire la cartographie des projets et programmes intervenant dans le domaine de la sécurité alimentaire et de la nutrition (Ppsan). Il s’agit, selon Mme Ndiaye, d’une réunion de partage sur la sécurité alimentaire et la nutrition dans les régions. L’adjointe au gouverneur a expliqué que le Sénégal a adopté un nouveau modèle de développement dans un projet dénommé Plan Sénégal émergeant avec comme ambition de favoriser une croissance économique à fort impact sur le développement humain. D’où la vision « un Sénégal émergent en 2035 avec une société solidaire, dan un Etat de droit ».


Pape Demba SIDIBE

Le légendaire enclavement de la région de Sédhiou est connu de tous. Mais c’est dans le département de Goudomp, une zone de production fruitière, que le phénomène est plus ressenti par les populations. La conséquence de l’enclavement est que les fruits pourrissent sur place à cause d’une mobilité réduite. Pour mettre fin à ce gâchis, les populations de Goudomp sont montées au créneau pour demander à l’Etat la réalisation de pistes de production dans ce département qualifié souvent de poumon du développement de la région la région de Sédhiou. « L’Etat doit accélérer la cadence, il y a deux ans un budget a été voté pour la réalisation de pistes de production mais jusqu’à présent rien n’est fait. C’est comme si l’on a oublié la région de Sédhiou et particulièrement le département de Goudomp », a dénoncé la députée Mariama Mané. Toutes les pistes menant à Karantaba (cité religieuse) et chef-lieu d’arrondissement sont en très mauvais état. Pour se rendre dans la localité  pour la prière du vendredi ou se procurer d’une pièce administrative relève d’un véritable parcours du combattant. La capitale départementale Goudomp est séparée de celle régionale par la barrière naturelle qui est le fleuve Casamance. Pour rendre la région de Sédhiou accessible, la députée demande la réalisation d’un pont sur le fleuve Casamance à Témento comme prévu par les pouvoirs publics. Elle a reconnu qu’en matière de désenclavement de la région, l’Etat a fait des efforts. Cependant, il peut faire mieux en accélérant les choses surtout pour Goudomp.

Malamine KAMARA

Madame Nafissatou Diop Cissé, présidente du Conseil d’administration du Fonds national des investissements souverains (Fonsis), par ailleurs responsable du parti au pouvoir à Kaolack, s’est rendue le week-end dernier dans les principaux sites d’hébergement des sinistrés des inondations ayant marqué le démarrage de la saison hivernale. La notaire qui leur a exprimé la solidarité des autorités a tenu à leur apporter son soutien sous forme de lots de matériels phytosanitaires.

Le ballet des personnalités se poursuit autour des victimes des dernières pluies torrentielles qui se sont abattues sur la capitale régionale. Après le défilé des ministres du Renouveau urbain, de l’Habitat et du Cadre de vie, ceux de la Famille et de la déléguée générale à la protection sociale et à la solidarité nationale, ce fut le tour de Me Nafissatou Diop Cissé. La notaire est allée à la rencontre des victimes des inondations dans la commune. Accompagnée d’une forte délégation, Mme Cissé a visité des écoles élémentaires servant de sites de recasement aux sinistrés. C’est d’abord le collège Serigne Bassirou Mbacké qui a accueilli la présidente du conseil d’administration (Pca) du Fonsis. Sur place une dizaine de familles occupent les lieux. Obligés d’abandonner leurs maisons envahies par les eaux, ces sinistrés étalent leur quotidien de désarroi devant leurs hôtes, à l’exemple de la dame S.Nd.

« Je viens de Xanxum avec mes 5 enfants. Cela fait deux semaines que notre maison est noyée sous les eaux, nous avons tout laissé sur place. Depuis 2012 c’est la même situation que nous vivons. Nous demandons une solution durable à ce fléau », témoigne-t-elle.

Même scène poignante à l’école Singhane Badiane dans la périphérie nord est de la commune. Des sinistrés formés en majorité de femmes s’affairent à la préparation du repas du soir, alors que les enfants insouciants jouent dans la cour de l’établissement.

Interpellée sur la raison de sa visite, la responsable locale de l’Alliance pour la République (Aprs) réfute toute considération politique.

« Il est de mon devoir en tant que fille de Kaolack de venir exprimer ma solidarité à des concitoyennes se trouvant dans des difficultés, en dépit du fait que les autorités centrales et locales aient fait le déplacement pour leur apporter une solidarité agissante.

Nous sommes persuadés que des solutions pérennes seront apportées à leurs problèmes », a justifié Me Nafissatou Diop Cissé. Au total la délégation a visité huit sites de recasement dans la commune. A chaque étape, des vivres et un lot de matériels phytosanitaires ont été offerts aux victimes des inondations qui ont été affectées dans les journées du 24 au 26 la capitale du Saloum.

Elimane FALL

Après Ziguinchor et Kolda, l’équipe de l’Adepme chargée de sensibiliser des acteurs économiques des régions sur le concours business plan était à Sédhiou. Elle a fourni des informations aux jeunes qui ont l’intention de participer à ce concours en mi-août.

Une délégation de l’Agence de développement et d’encadrement des petites et moyennes entreprises Adepme a présenté, au cours d’un comité régional de développement (Crd), tous les aspects qui entourent le concours business plan. L’objectif du programme est de promouvoir l’emploi en finançant des projets porteurs de croissance générale et inclusive comme le veut le Plan Sénégal émergent (Pse). Pourront soumettre des projets nos compatriotes vivant dans le pays ou expatriés et âgés au plus de 50 ans.

C’est ainsi que des jeunes chercheurs d’emploi de la région de Sédhiou étaient venus nombreux au Crd qui a également enregistré la présence de groupements formels. La première phase de ce concours démarre en mi-août. C’est en prélude à cela qu’à démarrer une campagne de sensibilisation à travers le pays d’où la présence à Sédhiou de l’équipe qui a en charge la zone sud. Après la présentation du concours un débat enrichissant s’est instauré entre les participants et toutes les zones d’ombre ont été éclairées. Ibra Mbaye, responsable du suivi-évaluation et des études, de rassurer les jeunes qui ont posé le problème de la conception d’un projet.

Selon lui, les jeunes qui prendront part au concours bénéficieront de l’accompagnement de l’Adpme. « Si vous avez des difficultés à monter vos projets, il faut le signaler à nos structures », a souligné M. Mbaye. Il a rappelé qu’une fois l’entreprise montée et financée, d’autres mesures d’accompagnement dans le domaine de la formation seront déclenchées. Elles permettront de s’assurer que les entreprises sont florissantes et ont les capacités de pouvoir exporter.

A Sédhiou, l’agriculture, l’aquaculture, l’agroforesterie, entre autres, pourraient intéresser les promoteurs. Au cours des échanges, il est ressorti que 10 mille potentiels entrepreneurs sont prévus pour le pays, mille projets seront identifiés et 700 postulants formés. Près de 100 projets seront sélectionnés et promus. La confidentialité sera garantie dans la sélection définitive des projets. L’Adepme a remis un important lot de matériels informatiques à la Chambre de commerce, service chargé d’organiser le concours.

Malamine KAMARA   

Le maire de Linguère, Aly Ngouille Ndiaye, a réceptionné un lot de matériel médical et de mobilier. Le don, d’une valeur de 29 millions de FCfa, est offert par le Centre hospitalier de Tourcoing (France), par le biais de l’association Santé Sunugal représentée par le Dr Bakhao Ndiaye. Le matériel comprend des tables d’examen, des chariots, des lits, des négatoscopes, des fauteuils, des déambulateurs, des chaises, des armoires et divers autres équipements. Il est destiné aux structures sanitaires de la commune.

Toutefois, un conseiller municipal libéral, Dioubeyrou Bâ, a estimé qu’en raison de l’importance du don, d’autres postes de santé pourraient également en bénéficier. Selon lui, des fils émérites du Djolof doivent copier cet acte noble afin de doper l’économie de leur terroir. Le médecin-chef du district sanitaire de Linguère, le Dr Tidiane Thiam, a émis un avis technique favorable sur la qualité du matériel proposé et son utilité pour les patients qui fréquentent les structures sanitaires de la ville de Linguère.

Pour le Dr Bakhao Ndiaye, président de l’association Santé Sunugal, cette dernière se consacre exclusivement « à la santé des populations en Afrique ». C’est pourquoi il a trouvé normal que des gens qui sont en Europe essaient de faire quelque chose pour soutenir leurs parents qui sont dans le besoin. « C’est ce qui nous a motivé a donné ce lot de matériel médical aux structures sanitaires de Linguère », a-t-il expliqué.

Selon Aly Ngouille Ndiaye, « ce don est arrivé au moment où on est en train de finir le nouveau centre de santé et l’infirmerie du lycée Alboury Ndiaye ». Aussi, le maire de Linguère ne doute pas que les médecins en feront un bon usage.

Masse NDIAYE 

Les maires des communes de Bambilor et de Sangalkam ont inauguré le week-end dernier des infrastructures du village de Déni Biram Ndao. Il s’agit d’un marché abritant 10 cantines, de la morgue, d’une école arabe équipée en tables-bancs, entre autres.

Conformément aux promesses qu’il avait tenues lors du vote du budget municipal en cours, le maire de la commune de Bambilor a traduit, ce samedi 6 août, en actes concrets des doléances que les populations de Déni Biram Ndao avaient exprimées. En effet, Ndiagne Diop a équipé l’école arabe de la localité de 20 tables-bancs, non sans doter la morgue de la grande mosquée d’un climatiseur split pour mieux conserver les morts. Le maire de Bambilor a fait ces gestes en l’honneur du ministre Oumar Guèye, maire de Sangalkam, qui a été d’ailleurs désigné pour procéder à l’inauguration du marché de Déni Biram Ndao nord et sud ainsi que 10 cantines destinées à doper l’activité commerciale dans cette zone.

Selon Ndiagne Diop, « jusque-là, toutes les recettes municipales de la mairie de Bambilor provenaient des transactions foncières, c’est pourquoi la donne devrait changer dans l’optique de diversifier les origines de nos ressources ». Les maires Oumar Guèye et Ndiagne Diop ont évalué les travaux d’extension du réseau électrique, mais les populations ont toutefois soulevé un problème lié à l’enclavement du village de Déni Biram Ndao portant sur une route devant relier les villages environnants. À rappeler que depuis la mise en œuvre de l’Acte 3 de la décentralisation, Bambilor a été la dernière collectivité locale à recourir aux fonds de dotation et fonds de concours.

À en croire le maire, « c’est parce que nous avons les moyens de notre politique pour ne pas attendre l’Etat ». Les performances du maire lui ont même permis d’être à jour sur les charges salariales pour le personnel municipal. Il a annoncé un calendrier inaugural qui intègre le marché de Kounoune, le terrain de basket de la cité des enseignants, l’école de Kounoune Ngalam et le foyer des jeunes de Gorom 1 très prochainement. Pour sa part, le ministre Oumar Guèye a annoncé un important programme de développement pour les quatre (4) communes, dont la route qui représente aujourd’hui la principale préoccupation des administrés.

Il a félicité le maire pour ses belles initiatives. Indiquant que « l’Etat va dégager 6,5 milliards de FCfa pour ériger un domaine agricole communautaire qui s’étend sur 400 hectares afin d’accompagner les jeunes dans les métiers de l’agriculture, de l’aviculture et de la pisciculture ». Pour le secteur de l’éducation et de la santé, Oumar Guèye a également révélé que « des collèges et lycées modernes ainsi qu’un centre de santé doté d’un plateau technique assez relevé seront construits dans ces localités ».

(APS)

Depuis quelques années la capitale de la Petite-Côte fait face à des inondations.  Pour mettre fin à ce phénomène, le Mouvement agir avec Macky pour le développement de Mbour (Am Dem) sollicite du président la prise en compte de la commune dans le plan décennal de lutte contre les inondations.

Le bureau  exécutif du Mouvement agir avec Macky pour le développement de Mbour (Am Dem)  a tenu une réunion d’évaluation de ses activités ce week-end. A l’issue  de cette rencontre, les camarades du président Cheikh Issa Sall ont  évoqué la problématique des inondations. « Le mouvement Am Dem sollicite du Président Macky Sall la prise en compte de Mbour dans le plan décennal de lutte contre les inondations. Ce qui permettrait de soulager les populations qui se battent chaque année contre les eaux », déclare le premier vice-président du mouvement,

Mamadou Diop. Ainsi, une telle décision permettrait à Mbour d’avoir « de réseaux de canalisation supplémentaires, de pompes à eau, de bassins de rétention et de dispositifs de drainage ». Auparavant,  le mouvement « Am Dem » a félicité le chef de l’Etat Macky Sall pour la solidarité agissante qu’il a manifestée à l’endroit des populations touchées par les inondations. « Ce phénomène, positionné en priorité absolue par le chef de l’Etat, relève d’une œuvre titanesque et les autorités locales n’ont pas les moyens de faire face et d’apporter des réponses efficaces à ce fléau », confie M. Diop.

Dans la même lancée, le mouvement se réjouit des actes que ne cesse de poser le chef de l’Etat. De ce fait, le premier vice-président du mouvement « Am Dem » estime que « rarement un président n’aura montré autant de détermination à traduire dans les faits les engagements qu’il avait pris ». « Elu avec des attentes sur le plan économique et social, le chef de l’Etat a vite compris qu’il avait un devoir de mettre en œuvre les engagements pris devant le peuple sénégalais », font savoir les militants du mouvement.  En outre, le Mouvement « Am Dem » a magnifié l’inauguration de plusieurs chantiers de grande envergure dans la banlieue dakaroise.

Selon eux, cela traduit toute sa volonté et sa détermination à hisser le Sénégal au rang des pays qui sont parvenus à l’émergence. Lancé le 27 février dernier, le Mouvement « Am Dem » qui se veut un véritable laboratoire d’idées et d’actions pour l’émergence de Mbour, demande  au maire de se concentrer  sur les priorités de la ville.

Amath Sigui NDIAYE

Le centre départemental d’assistance à la femme(Cedaf) a organisé sa journée porte ouverte. A cette occasion, il a été procédé au lancement du projet d’autonomisation des femmes pour leur émergence économique (Afec). C’était en présence des autorités administratives, locales et politiques.

Les femmes sont venues des quatre coins du département de Fatick pour assister au lancement du projet d’autonomisation des femmes pour leur émergence économique. En s’adressant à ces dernières, la directrice du centre départemental d’assistance à la femme (Cedaf) de Fatick, Mme Aïssatou Ly Niang, a expliqué que ce projet fait partie du Plan Sénégal émergent (Pse).

Elle a rappelé que le chef de l’Etat a défini des politiques publiques économiques et sociales qui ont un ancrage dans le Pse, tout en affirmant que le ministère de la Femme, de la Famille et de l’Enfance joue un rôle extrêmement important dans la réussite du Pse. C’est dans ce cadre que  le Cedaf, étant un service technique de ce ministère, a donc un rôle à jouer dans l’émergence économique des femmes. C’est la raison pour laquelle depuis 18 mois le centre a  initié ce projet qui cible les femmes démunies suivant la ligne de mire des politiques sociales du pays.

Selon Mme Aïssatou Ly Niang, ces femmes  qui sont des chefs de famille  mènent des activités génératrices de revenus et ont en charge la scolarité, la santé de leurs enfants.
Le Cedaf va accompagner ces femmes dans les domaines de la formation, de la transformation des légumes, de la teinture, de la fabrication du savon et de la gestion technique et financière des activités génératrices de revenus. Le Cedaf a implanté au profit des femmes du département de Fatick un poulailler dans le centre pour leur donner des outils afin qu’elles puissent développer leurs activités.

Après la formation, le Cedaf leur accorde un appui financier qui leur permet de démarrer des activités individuelles. Pour Mme Niang, tout cela a été possible grâce à l’accompagnement d’une institution bancaire. Près de 43 femmes ont été formées et financées pour développer leurs activités génératrices de revenus. A l’occasion de cette journée porte ouverte, elle a remis aux femmes du département un financement de 2 millions de FCfa en crédit revolving.

Oumar Ngatty BA

Le populeux quartier « Dembayaa » de Sédhiou aura sa case des tout-petits avant la prochaine rentrée des classes. En effet, la directrice de l’Agence nationale de la petite enfance et de la case des tout-petits, Thérèse Faye Diouf, a procédé à la pose de la première pierre de l’édifice le week-end dernier. Elle a révélé que l’enfant qui entre dans cet établissement se développera de façon harmonieuse dans un environnement familial et communautaire. « Il sera suivi sur le plan sanitaire, nutritionnel, cognitif, psychomoteur et socio-affectif », a affirmé Mme Diouf. « La Case sera dotée de trois sections ou espaces pédagogiques, d’une direction, une cuisine pour les activités de nutrition, d’un logement pour le gardien.

Il y aura également une salle polyvalente où les mères du quartier et environs seront encadrées par des animateurs polyvalents », a expliqué Mme Thérèse Faye Diouf. Les conseillères familiales pourront s’y rencontrer pour échanger leurs expériences dans le cadre de la prise en charge de leur progéniture.

Thérèse Faye Diouf a demandé aux partenaires de tout mettre en œuvre pour développer la préscolarisation qui n’est que de 16% dans la région de Sédhiou. L’adjoint au préfet, Mandiaw Kandji, a exhorté les parents à se munir de l’extrait de naissance de l’enfant au moment de son inscription pour que cette cohorte échappe au spectre des élèves sans extrait. Il a rappelé que l’opération « un enfant un extrait sans frais » se poursuit encore à Sédhiou. Cette année c’est grâce à une dérogation que 135 enfants sans extrait ont pu passer leurs examens.

Malamine KAMARA


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