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Régions (1665)

La commune de Kaolack a depuis hier 100 ans. Un centenaire qui devait être célébré en grande pompe par le conseil municipal. Mais, à la suite de disparition de figures religieuses de la ville, l’événement a été commémoré sous le signe de la sobriété et du recueillement.

Le centenaire de la commune de Kaolack a été célébré, hier, par une cérémonie officielle de lancement des festivités à la salle de délibération de l’hôtel de ville, en présence du ministre de la Fonction publique et des Organisations de travailleurs et des autorités administratives de la région. Une commémoration tout en sobriété dictée par un contexte de deuil qui frappe la ville avec la disparition de figures religieuses locales. « Nous avons voulu placer cette cérémonie de lancement du centenaire sous le signe de la sobriété et du recueillement. Toutes les manifestations culturelles qui étaient prévues cette semaine ont été reportées à une date ultérieure parce que nous n’avons pas, aujourd’hui, le cœur à la fête. En 15 jours, trois illustres guides religieux ont été rappelés à Dieu.

Il s’agit du khalife général de Léona Niassène, de Serigne Dame Mahmoud Niasse et de Mame Thierno Aliou Dème », a justifié le premier magistrat de la ville à l’ouverture de la cérémonie. Des événements douloureux qui ont amené le comité d’organisation à différer certaines manifestations inscrites dans l’agenda de ladite manifestation.

Ce qui n’enlève en rien à la volonté du maire de donner un éclat particulier à cet anniversaire. « Un siècle jalonné de faits historiques qui ont façonné le Sénégal et marqué, de manière indélébile, son histoire. Date ne saurait être, par conséquent, plus symbolique dans la vie d’une institution. N’ayant pas été ni acteurs ni témoins oculaires de cet événement, ayons l’humilité d’affirmer que nous ne fêterons pas le centenaire de la commune de Kaolack, mais c’est la commune qui fête son centenaire », a nuancé  Mme Mariama Sarr. Toutefois, elle a informé que le programme, certes allégé, comportera des inaugurations d’infrastructures municipales, la tenue de colloques et tables rondes regroupant les forces vives de la cité. « Ce sentiment d’appartenance surtout chez les jeunes doit être développé » a-t- elle soutenu dans son adresse inaugurale devant le gouverneur, les élus municipaux et de nombreux invités.

La commune de Kaolack a été créée le 17 novembre 1917 par le gouverneur du Sénégal en tant que commune mixte. C’est en 1954 qu’il accédera au titre de commune de plein exercice avec comme premier maire Ibrahima Seydou Ndao, par ailleurs président du Conseil colonial. Plus d’une dizaine de maires élus se sont succédé à la tête du conseil municipal dirigé présentement par Mme Mariama Sarr.

Elimane FALL

Grosse frayeur à l’école élémentaire de Safena, une petite localité située dans la commune de Dabo, à environ 50 kilomètres de Kolda. Un serpent a été aperçu sur la poutre d’une salle de classe en abri provisoire en plein cours par les élèves, alors que l’instituteur dispensait les enseignements. Ce fut le sauve-qui-peut. Heureusement, il y a eu beaucoup plus de peur que de mal. Toutefois, par mesure de sécurité,  les cours ont été suspendus durant toute la journée du lundi, l’enseignant ayant décidé de se débarrasser de son hôte encombrant avant la reprise des apprentissages. Les élèves ont finalement regagné leur salle de classe le lendemain avec la peur au ventre. «  On n’a pas pu faire les cours parce qu’il y a un serpent qui s’est infiltré dans la salle de classe. Je n’ai pas voulu prendre ce risque.  J’ai préféré faire sortir les élèves de la salle de classe d’abord et essayer de trouver le serpent », a déclaré Fadel Kandé, le directeur de l’école élémentaire de Safena. Selon lui, ce sont les élèves eux-mêmes qui ont vu le serpent sur la paille de la toiture. « Ils sont tous sortis pour appeler au secours », a-t-il expliqué.

Profitant de l’occasion, M. Kandé a lancé un appel à l’Etat pour la construction d’un bâtiment en remplacement des huttes. Il faut dire que ce n’est pas la première fois que des reptiles perturbent le fonctionnement des enseignements et apprentissages dans cette école qui est sous abris provisoires depuis huit ans. « Chaque année, à pareil moment, on voit ici trois à quatre serpents rentrer dans l’école. Nous demandons aux autorités administratives, scolaires, locales et aux  bonnes volontés de nous aider à construire cette école », a ajouté le directeur de l’établissement.  

Mamadou A. DIALLO

Les 53 collectivités territoriales de la région de Thiès sont invitées à saisir les opportunités de la deuxième phase du Plan Sénégal émergent. Les acteurs régionaux ont partagé, au cours d’un Crd, les orientations de cette deuxième phase.

L’adjoint au gouverneur chargé des affaires administratives de la région de Thiès, Mbassa Sène, a présidé, hier, un comité régional de développement (Crd) sur l’élaboration de la deuxième phase du Plan Sénégal émergent qui concerne  la période 2018-2023. La rencontre s’est déroulée en  présence des acteurs économiques,  des représentants des collectivités territoriales et des chefs de services régionaux. Ce Crd a  permis à Mme Oumou Mbaye Sy, chef du service régional de la planification de Thiès, de partager, avec les participants, les orientations qui mettent l’accent sur les modalités du processus d’élaboration de la phase II du Pse. Lesquelles prennent toute leur quintessence dans la territorialisation des politiques publiques. « C’est pourquoi notre région doit en profiter pour disposer d’une bonne situation de référence économique et sociale dans chacune des 53 collectivités territoriales », a-t-elle souligné. Mme Sy a précisé que les acteurs ont huit mois pour exécuter ce travail parce que le document de la région de Thiès doit être remonté au niveau central.  « Au sortir du diagnostic, nous devons élaborer des objectifs stratégiques, puis un plan d’action prioritaire assorti d’une évaluation sommaire » a-t-elle ajouté. Selon le chef du service régional de la planification de Thiès, l’élaboration de la phase II du Pse est une occasion que doivent saisir les collectivités territoriales pour rectifier des impairs constatés dans la première phase. Ces derniers sont liés à des contraintes de temps qui ont fait que des acteurs importants aient été laissés en rade dans le processus de la démarche participative.  Alors que celle-ci devait être respectée.  Outre cette contrainte, elle a noté que, jusqu’ici, la région avait beaucoup de difficultés d’inscrire des projets initiés à la base dans le dispositif de programmation et de financement du développement économique et social.  « Donc, le seul fait de pouvoir lever cette contrainte qui nous freine depuis 2002 mérite une forte mobilisation de tous les acteurs mais surtout des collectivités territoriales dans le lancement du processus d’élaboration du Pse dans sa seconde phase », a plaidé Mme Sy.

Sachant qu’aujourd’hui la balle est dans leur camp, les acteurs ont montré tout leur engagement et disponibilité à participer activement à l’élaboration de la phase II du Pse.

Mbaye BA

 

L’Onfp vole au secours des artisans de Kolda. Quatre-vingt-dix d’entre eux ont bénéficié d’une  session de formation sanctionnée par une remise d’attestations.  

Lueur d’espoir pour les artisans de la région de Kolda. Quatre vingt-dix d’entre ont bénéficié d’une formation professionnelle dans les domaines de la mécanique automobile, de la fabrication de matériels agricoles et de la menuiserie ébéniste, grâce à un partenariat entre la Chambre des métiers de Kolda et l’Office national de formation professionnelle (Onfp), pour un coût global d’environ 19 millions de FCfa. « L’Onfp entreprend, à travers le pays, l’accompagnement des grands chantiers de l’Etat en formant la main d’œuvre qualifiée, en particulier celle locale pour la qualifier afin de lui permettre de s’insérer dans ces grands chantiers », a déclaré le Pr Sanoussi Diakité, directeur général de l’Onfp. Ce dernier s’est longuement appesanti sur la mission de l’Office national de formation professionnelle qui est d’accompagner les institutions de la République pour les doter de ressources humaines qualifiées et les aider au renforcement des capacités des demandeurs d’emplois.

Cette session va aider les bénéficiaires à acquérir des compétences nécessaires pour pouvoir entrer dans le marché de l’emploi. La cérémonie de remise d’attestations, qui a eu lieu mercredi dernier, intervient après celle organisée, la veille, par l’Onfp. Une trentaine de personnes ayant bénéficié de la formation dans les domaines du gardiennage et de la sécurité et en musique ont reçu leur parchemin. Le Dg de l’Onfp a procédé, lundi, au lancement d’une formation pour l’obtention du titre d’attaché en passation des marchés publics. Une cinquantaine de personnes vont bénéficier de cette formation. « Nous venons de procéder au lancement de la formation à l’obtention du titre d’attaché en passation de marchés à Kolda. L’Onfp a fait une recommandation pour que les pays de l’Uemoa puissent se doter d’un attaché en passation de marchés », a précisé Sanoussi Diakité. L’Office national de formation professionnel, établissement public à caractère industriel et commercial, a été créé en 1986 pour mettre en œuvre les formations qualifiantes au bénéfice des demandeurs d’emplois et des travailleurs. Ceci, en vue de leur donner des capacités à assurer des fonctions de travail conformes aux normes.

Mamadou Aliou DIALLO

 

Le maire de la commune de Notto Diobass, Alioune Sarr, a procédé, hier, à Mbomboye, à la signature d’un protocole d’accord avec le ministère des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement et la société chinoise Crbc (China Road and Bridge Corporation) pour l’exploitation des carrières de Pout Diak et de Ngollar pour une durée de deux ans.

Le protocole d’accord a pour objet de préciser les relations de partenariat entre la commune de Notto Diobass, la société Crbc et le ministère des Infrastructures, des Transports terrestres, du Désenclavement pour l’exploitation des carrières des villages de Pout Diak et de Ngollar.

Selon le document, les parties s’engagent à nouer un partenariat en vue d’une exploitation responsable des carrières, avec notamment la réalisation de projets sociaux et économiques au profit des populations, en marge de l’exploitation des carrières situées sur les terres cultivées par ces dernières.

« Les parties prenantes s’engagent à appliquer les principes de la transparence, d’équité et de concertation dans le cadre des domaines couverts par le protocole d’accord », ajoute le protocole d’accord. De l’avis du directeur Zhang Jianguo, Crbc Sénégal va prendre toutes les dispositions nécessaires pour remplir sa part du contrat avec la réalisation des projets qui sont sous sa responsabilité. Et ce, pour le bien-être des populations. « Nous voulons faciliter le déplacement de la population le long du projet Ila Touba. Nous nous engageons à exécuter au minimum 25 km de piste. Ces travaux seront terminés dans 4 mois », promet-il. Le directeur général de l’Agéroute, Ibrahima Ndiaye, explique, pour sa part, que le protocole d’accord, signé avec les autorités locales et l’entreprise chinoise, devrait permettre de faire profiter les populations de Notto Diobass de ce projet.

« C’est un projet important qui ne concerne pas simplement Thiès et Touba. C’est pour toutes les personnes qui empruntent cette route pour se rendre dans d’autres localités », dit-il. M. Ndiaye réaffirme ainsi l’engagement du ministère des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement de réaliser toutes les infrastructures (écoles, collèges) contenues dans le protocole d’accord parce qu’il est de la responsabilité des autorités.

Il annonce également le redémarrage, dans les prochains jours, de la piste rurale dont la réalisation avait été suspendue à cause de l’hivernage.
« Nous allons, dans les prochains jours, redémarrer la construction de pistes. Au-delà de ces réalisations contenues dans le protocole, les besoins en pistes sont nombreux dans la zone de Notto Diobass. C’est pour cela que Agéroute va voir la possibilité de faire d’autres pistes en 2018 », assure son Dg.

Il est également prévu de recruter des jeunes de la localité pour travailler dans le projet « Ila Touba » et pour les autres chantiers connexes.
« Ce protocole est issu des concertations que nous avons eues avec les populations de Pout Diak et Ngollar qui souhaiteraient être impliquées dans l’exploitation de ces carrières », précise Alioune Sarr, maire de la commune de Notto Diobass.

Selon lui, la commune n’a pas demandé de l’argent mais plutôt des infrastructures qui pourront bénéficier aux générations futures. L’investissement fait dans le cadre de ce protocole peut avoisiner les 30 millions de FCfa.

Il relève que le document signé par les différentes parties concerne, entre autres,  la sécurité des populations, les infrastructures scolaires, notamment la clôture du Cem de Pout Diak, la construction de salles de classe et des foyers des jeunes, mais aussi la réhabilitation des postes de santé de Pout Diak et Ngollar.

APS

 

La commune de Missirah, située à 30 km de la ville de Tambacounda, sur la route de Kédougou a, une fois de plus respecté la tradition en distribuant des fournitures scolaires aux écoles. L’enveloppe globale s’élève à 6,7 millions de FCfa. « L’école est, aujourd’hui, ce que nous avons de plus important.

A ce titre,  j’invite les différents partenaires à conjuguer leurs efforts pour relever les défis qui nous interpellent. Il s’agira de maintenir le cap et de multiplier les initiatives afin d’accélérer  la scolarisation  dans cette commune »,  a avancé le maire Seyni Sylla. Le corps enseignant a salué cette action de la municipalité. Une initiative qui, en plus de soulager les parents, participe à la bonification du système éducatif. « Depuis qu’il est porté à la tête de la municipalité, il s’est toujours battu pour relever la qualité des enseignements et des apprentissages dans cette commune de Missirah.  

C’est l’une des communes du département qui investit un tel montant uniquement pour des fournitures scolaires. Il veut, par là, mettre les enseignants dans des conditions favorables de travail », a témoigné Aliou Niakhasso qui parlait au nom du Collectif des directeurs d’écoles (Codec) de Gouloumbou. L’un des défis du système éducatif dans cette zone, c’est de relever le taux de réussite à 50 % aussi bien au Cfee qu’à l’entrée en 6e.

L’adjoint au sous-préfet de Missirah, Boubacar Diallo, Il a invité les enseignants à procéder à la distribution des fournitures dans les meilleurs délais avec une dose de discrimination positive en faveur des enfants issus de familles à faible revenu.                                                 

Pape Demba SIDIBE

La salle multimédia « Boubou Sall » de l’école Hamath Bâ de Podor a été inaugurée au grand bonheur des élèves. Elle est l’œuvre de l’association Solidarité africaine francophone (Saf), une structure mise en place par des expatriés de divers pays africains qui, à travers ce geste, participent à la réduction de la fracture numérique dans la localité.

Devant son ordinateur, Fatma est toute joyeuse. L’élève qui n’avait pas l’habitude de s’initier à la magie de l’informatique remercie l’association Solidarité africaine francophone (Saf) qui lui a permis de se mettre au diapason à travers cette salle multimédia.

Les autorités administratives et communales ainsi que les responsables du système éducatif du département de Podor ont aussi rappelé l’importance de cette salle informatique « Boubou Sall » de l’école Hamath Bâ.  Elles ont salué le don d’ordinateurs et des fournitures scolaires diverses mis à la disposition des différents établissements de la localité.  

Pour Adama Dabo, de l’Ief de Podor, la Saf, par ce geste, montre son attachement à rendre les apprentissages des élèves beaucoup moins difficiles. Il a indiqué que « l’association épaule l’Etat dans sa politique consistant à équiper les écoles  en outils informatiques », soulignant néanmoins les efforts du gouvernement dans le cadre du projet « Sankoré » consistant à doter les classes de tableaux numériques.

Dans son propos, le président de la Saf, Soma Niane, originaire de Podor, a remercié toutes les structures qui les accompagnent dans cette association née en France et composée de diverses nationalités africaines qui travaillent pour aider les populations de leur pays d’origine. Il a expliqué que cette salle multimédia, composée de plus d’une quarantaine d’ordinateurs, est destinée à toutes les écoles du département de Podor. « La gestion  et la  maintenance du matériel informatique est sous la responsabilité des bénévoles de la Saf.

Ces derniers vont accompagner et encadrer l’équipe pédagogique » a assuré M. Niane qui a promis d’équiper  deux collèges et de faire des dons de médicaments aux structures de santé du département de Podor. La Saf intervient également dans le Sine-Saloum, à Pikine, région de Saint-Louis, et dans plusieurs  localités du pays.

A. M. NDAW

 

La commune de Pambal sera dotée, dans les prochains mois, d’infrastructures sanitaires, éducatives et environnementales. Evaluées à une centaine de millions de FCfa, elles permettront de soulager les populations.  

La commune de Pambal, dans la région de Thiès, va accueillir de nouvelles infrastructures éducatives, sanitaires et environnementales. Il s’agit des services sanitaires, des salles de classe, d’un parc de stationnement et des espaces verts. Ces infrastructures porteront le nom du feu Yakhya Diop, un urgentiste de Sos Médecin, disparu au cours d’un accident d’avion entre Ouagadougou et Dakar.

Le projet est évalué à plus de 100 millions de FCfa et les 60 millions serviront à la construction du centre de santé. Selon le maire de la commune de Pambal, Serigne Cheikh Mbacké Dione, la pose de la première pierre est prévue le 26 novembre 2017. Il  s’exprimait lors d’une conférence  de presse en prélude à la semaine de l’amitié Espagne-Sénégal (22 au 26 novembre). La manifestation est organisée dans le cadre du partenariat entre la commune de Pambal et le Rotary club « valeurs d’Afrique » avec la participation de groupes folkloriques des Iles Canaries et du Sénégal. Elle devrait servir de cadre pour la collecte de fonds complémentaires qui participeront au financement de la structure sanitaire qui sera édifiée à côté de l’actuel poste de santé. Selon Eduardo Suarez, président du Rotary Club « valeurs d’Afrique », la structure qu’il dirige a bénéficié, grâce à des actions de solidarité des partenaires locaux, d’un important lot de matériels de construction (ciment, fer, carreaux…). Il a aussi reçu une contribution financière d’environ 40.000 euros de collectivités des Iles Canaries. Ce qui permettra d’entamer les travaux dans après la pose de la première pierre.  

L’initiative relève du fait que la commune de Pambal, avec ses 80.000 habitants, dont 15.000 enfants, peine à trouver une structure de santé respectant les normes de l’Organisation mondiale de la santé. La localité a un seul poste de santé qui ne peut plus satisfaire la demande.

Zone difficile d’accès
« C’est une localité dépourvue d’infrastructures sanitaires. Pis, les routes sont cahoteuses. Donc, difficilement praticables. Ce qui pose des difficultés d’accéder aux grandes villes de la région de Thiès surtout en période hivernale », a regretté le maire de Pambal, Serigne Cheikh Mbacké Dione.  Pour se rendre à Tivaouane et Thiès, les populations prennent des charrettes. Les populations transportent leurs malades dans ces engins de fortune, notamment des femmes enceintes dont certains peuvent décéder à cause de l’état de la route. La nouvelle structure médicale devrait permettre de régler ce problème. C’est pour cette raison que les populations ont salué le partenariat  entre la commune de Pambal et le Rotary club « valeurs d’Afrique ». Elles souhaitent aussi le bitumage de la route Darou Alfa-Tivaouane qui longe leur commune.
 
Mohamadou SAGNE

 

L’île de Gorée abrite, du 14 au 17 novembre, la première rencontre annuelle du programme « Smilo » qui réunira des territoires insulaires du monde entier autour du développement durable et des bonnes pratiques de gestion. Selon un communiqué reçu par l’Agence de presse sénégalaise cet événement, va regrouper une cinquantaine de participants. Il  est organisé en partenariat avec la municipalité de Gorée et le Conservatoire du littoral. Le communiqué souligne que cette rencontre permettra aux  participants, représentants de territoires multiples, d’exposer une grande diversité de pratiques et de situations insulaires. Au sujet du programme proprement parlé, le texte explique qu’il a pour objectif d’accompagner les territoires insulaires de moins de 150 km2 qui souhaitent structurer et fédérer leurs actions en faveur d’une meilleure gestion des ressources et de la biodiversité. « Cette démarche se concrétise via un processus de labellisation, reconnaissance internationale des territoires qui s’engagent pour un développement humain résilient compatible avec l’environnement », poursuit le communiqué. Quant à la phase de développement (2017-2021) dudit programme, elle vise à accompagner 18 petites îles localisées en Afrique de l’Ouest, dans l’Océan Indien, en Europe et en Méditerranée.

APS

Une session de formation portant sur « Gestion urbaine : réglementation, normes et standards » s’est ouverte hier à Saly. Il est organisé en faveur des acteurs du Projet de gestion des eaux pluviales et d’adaptation au changement climatique (Progep).

La session de formation en gestion urbaine en faveur des acteurs du Projet de gestion des eaux pluviales et d’adaptation au changement climatique (Progep) a démarré hier à Saly. L’objectif est de doter ces acteurs d’une approche globale et intégrée fondée sur un diagnostic exhaustif des différents problèmes rencontrés. Cet atelier de 4 jours participe à l’opérationnalisation du plan de formation du personnel technique des villes et communes bénéficiaires des ouvrages du Progep. Le représentant du ministre de la Gouvernance territoriale, du Développement et de l’Aménagement du territoire est revenu sur l’importance stratégique de cette session de formation qui, a-t-il affirmé, contribuera à la consolidation des importantes mutations déjà induites par le Progep.

Au Sénégal, a indiqué Mbagnick Diouf, les risques liés au changement climatique et aux catastrophes naturelles, telles que les inondations, constituent une préoccupation croissante des autorités publiques et des populations. C’est pour cette raison, a-t-il rappelé, que l’Etat du Sénégal, en partenariat avec la Banque mondiale, le Fonds nordique de développement (Fnd) et le Fonds pour l’environnement mondial (Fem), a décidé de poursuivre, à travers la mise en œuvre du Progep, ses efforts en termes de réalisation d’ouvrages de drainage et d’équipements, mais aussi d’éducation et de sensibilisation sur les différentes règles et normes de construction et d’aménagement. Le but est de faire de nos villes des territoires prospères et résilients conformément à l’ambition du président Macky Sall à travers le Pse et l’Acte 3 de la décentralisation. « L’ensemble de ces préoccupations justifie la pluralité des acteurs qui doivent faire le pari de développer ensemble leurs capacités en matière de gouvernance urbaine intégrant les risques liés aux inondations et, au-delà, aux enjeux de résilience au changement climatique », a fait savoir M. Diouf.

Cette formation, a-t-il relevé, devra amener l’ensemble des acteurs territoriaux en charge de la gouvernance urbaine à se doter d’une « approche globale et intégrée » qui devra être fondée sur un diagnostic exhaustif des problèmes, réelle appropriation par les acteurs locaux et les populations des enjeux de ces problématiques. Le directeur de l’Appui au développement local a, au nom du ministre Yaya Abdoul Kane, félicité le cabinet Msa et ses collaborateurs pour la parfaite organisation de l’atelier. Il a décerné une mention spéciale au directeur général de l’Agence de développement municipal pour avoir créé cette opportunité d’échanges et d’apprentissages mutuels entre différents acteurs. Il a, par ailleurs, invité l’Adm, chargé d’exécuter ce programme, à  poursuivre le travail mené pour le renforcement des capacités des acteurs des collectivités territoriales sénégalaises et l’amélioration du cadre de vie des populations.

De son côté, le directeur général de l’Adm a indiqué que l’édification d’ouvrages ne suffit pas pour lutter contre les inondations. De l’avis de Cheikh Issa Sall, il fallait de la planification mais surtout former des acteurs territoriaux en gestion urbaine et des risques et catastrophes. A son avis, cette 4ème session de formation, consacrée à la réglementation aux normes standards de gestion des risques et catastrophes, permettra d’outiller les acteurs territoriaux, la société civile et les directions techniques concernées par la gestion publique locale en matière de prévention, de gestion des risques et catastrophes. Pour M. Sall, les trois précédentes sessions ont permis aux acteurs de faire un bond qualitatif extrêmement important pour soulager les populations aussi bien dans la gestion des inondations que dans d’autres domaines comme l’entretien des ouvrages, la mobilisation des ressources et la recherche de financements.

S. O. F.

 

La radio communautaire Cayar Fm vient d’élaborer un document de business plan en vue de mieux jouer son rôle dans la gouvernance politique de gestion des ressources marines et la réduction de la pauvreté dans l’écorégion Wamer. Ce projet, financé par l’Union européenne, regroupe plusieurs pays de la sous-région dont la Mauritanie, le Sénégal, la Gambie, la Guinée, le Cap-Vert et la Guinée-Bissau.

Un important projet fera l’objet d’un atelier de validation organisé par le Go-Wamer et la commune de Kayar dans ladite localité. Le lancement et le démarrage des programmes, en décembre 2013, de la radio Cayar Fm avaient été motivés par le souci de conscientiser non seulement les populations sur la préservation de l’environnement et une meilleure gestion des ressources halieutiques, mais également d’aider à créer un cadre de concertation et de réflexion avec toutes les couches sociales. La gestion concertée des ressources était les objectifs visés. « Cela, grâce à l’appui technique du projet Go-Wamer via son partenaire de mise en œuvre, Www-Wampo, qui s’implique  dans la lutte contre la surexploitation et l’appauvrissement de la diversité biologique à travers un  système qui court tout droit à l’effondrement », a indiqué Babacar Mbaye Baldé, le directeur de la radio qui couvre un rayon d’action de 52 km avec une puissance de 500 Watt. Le rôle de cet organe a été salué par les différents acteurs. M. Baldé a estimé que « plusieurs émissions sur la pêche, la santé, l’agriculture, l’éducation, l’élevage, la culture et le sport sont animées à la radio en wolof, pulaar, français, sérère et mandingue ».

Pour autant, tout n’est pas rose. Car, a-t-il souligné, « depuis le mois de décembre 2014, la radio a vécu une situation difficile du fait du retrait de son principal partenaire financier, à savoir le Wwf-Wampo. Cependant, il faut noter que pour l’exercice 2017, elle bénéficie d’un appui financier du projet Go-Wamer pour la réalisation d’émissions portant sur la pêche et l’environnement ; la production du journal Tallar Infos ; la mise en place d’un site web et l’achat d’outils de travail. Etant entendu que ce projet prend fin en décembre 2017, la radio Cayar Fm se doit de trouver des partenaires pour pérenniser ses activités. C’est pourquoi les acteurs ont décidé d’élaborer un business plan qui sera validé lors de l’atelier. Il s’agira de dégager de nouvelles orientations et de trouver de nouveaux partenaires. Plusieurs participants et représentants des partenaires sont attendus à Kayar pour cette rencontre.

Mouhamadou SAGNE

Le Conseil départemental de Goudiry a procédé au lancement de l’élaboration de son Plan de développement. Au cours de cette rencontre, son président, Djimo Souaré, a brossé les enjeux de la conception d’une matrice d’actions prioritaires. Ce plan s’arrime sur les axes du Plan Sénégal émergent (Pse).

Le Plan de développement en cours d’élaboration visera la valorisation des potentialités économiques de Goudiry. Il sera arrimé sur le Plan Sénégal émergent (Pse). D’ores et déjà, le président du Conseil départemental s’engage à relever les défis liés à la gouvernance territoriale, aux politiques d’adaptation aux changements climatiques, etc.

La conception de ce plan est basée sur une approche participative avec l’implication des services techniques de l’administration et des partenaires au développement. Il sera un cadre d’interventions pour les cinq prochaines années. « Les axes prioritaires de ce plan sont, entre autres, l’éducation, la santé, l’agriculture, l’élevage et la culture maraîchère », a présenté M. Souaré. Conscient des enjeux et de l’importance de ce document de planification, le Conseil départemental de Goudiry a sollicité l’appui technique de l’Agence régionale de développement (Ard) de Tambacounda. Ce service était représenté par M. Fadé qui compte accompagner ce processus de planification locale.

« C’est une nouvelle démarche, une nouvelle approche avec des innovations compte tenu des outils qui seront utilisés comme le Smartphone, lequel contient des applications. Ceci va nous permettre d’aller très rapidement vers l’inventaire des besoins, des priorités et l’évaluation des coûts. Ce sera un document d’investissement et non un plan de développement avec beaucoup de littérature ; un document très simple qui identifiera les investissements prioritaires », a ajouté M. Fadé.

Pape Demba SIDIBE

 

La commune de Mbour étrennera un Complexe culturel et communal. La société Auchan a apporté une contribution de 100 millions de FCfa à la réalisation de cette infrastructure qui coûtera 169 millions de FCfa.  

La commune de Mbour disposera bientôt d’un Complexe culturel communal (Ccc). C’est un projet structurant, fruit de la coopération entre la commune de Mbour et la société Auchan. Ce complexe sera composé d’une salle de spectacle, d’une salle de conférence, d’un musée d’art, d’un espace d’exposition et d’un théâtre de verdure. Il coûtera 169 millions de FCfa. La société Auchan a apporté une contribution de 100 millions de FCfa ; le reste du montant sera supporté par la commune.

Ce partenariat a déjà permis la création de 140 emplois directs. Auchan a recruté plusieurs Mbourois qui sont en formation dans différents magasins à Dakar. « Nous avons entièrement pris en charge la formation de ces jeunes recrutés qui sont déployés dans les différents magasins de Dakar », a informé Dominique Dupont, directeur du magasin Auchan de Mbour en cours de construction.

Pour le directeur du projet de construction du Complexe culturel communal, Mandiaye Fall, la pertinence du projet qui a pour objectif de créer un cadre d’expression et de valorisation de la culture dans le département est à chercher dans les opportunités liées au contexte socio-économique de la Petite Côte. « Le projet vise à sauvegarder et à valoriser le patrimoine culturel immatériel local dans une approche tripartite impliquant les populations locales, les autorités des structures décentralisées et les professionnels du secteur culturel », a indiqué M. Fall.

Les responsables du projet et les partenaires attendent du complexe la promotion de la diversité culturelle et l’augmentation du nombre de touristes qui fréquentent la Petite Côte. En somme, la valorisation des potentialités économiques de ce département. « Cette infrastructure est un cadeau que le Conseil municipal offre aux populations de Mbour. Du fait de son interconnexion avec les secteurs d’activités économiques, le secteur culturel pourrait jouer un rôle de locomotive dans le grand projet de développement de Mbour », a estimé le maire de Mbour, El Hadji Fallou Sylla. Selon lui, ce complexe s’inscrit dans cette vision globale de développement homogène et endogène et sera un pont entre les professionnels de la culture, du secteur du tourisme et des populations.

Pour le président du Conseil départemental de Mbour, Saliou Samb, grâce à qui ce projet a vu le jour, l’architecture du programme alliera la tradition et la modernité. En plus des emplois, a-t-il ajouté, les artistes auront un espace d’expression. Il a invité à l’appropriation du complexe et d’en faire un outil de développement économique, social et culturel.

Le préfet de la ville a abondé dans le même sens. A son avis, la construction de cette infrastructure cadre avec les nouvelles orientations et missions des collectivités locales. « Le Code général des collectivités locales dit que le développement doit être amorcé à la base par des entités qui sont élues et qui ont une obligation de trouver des moyens. On ne doit plus compter sur la dotation de l’Etat », a rappelé Saër Ndao.

Amath Sigui NDIAYE

 

La section communale du Syndicat des travailleurs des collectivités locales de Ziguinchor a procédé, samedi dernier, au renouvellement de son bureau lors d’une assemblée générale. Le secrétaire général sortant, Mamadou Lamine Cissé, a été réélu pour un 2ème mandat de 5 ans. Il s’est engagé à s’investir pleinement pour que chaque agent municipal ait une parcelle à usage d’habitation et soit intégré dans la fonction publique locale.

La section communale du Syndicat des travailleurs des collectivités locales de Ziguinchor a tenu l’assemblée générale de renouvellement de son bureau samedi dernier. C’était sous la supervision du patron de l’Union régionale de la Cnts, Amadou Camara. Réélu secrétaire général à l’issue des travaux, Mamadou Lamine Cissé s’est fixé deux priorités. « Je ferai  en sorte que chaque agent municipal puisse avoir une parcelle à usage d’habitation et soit intégré dans la fonction publique locale », s’est-il engagé.

Le souhait de M. Cissé est que les agents municipaux de Ziguinchor aient tous un toit et un emploi pérenne. Dans la foulée, le secrétaire général réélu a demandé l’accompagnement de l’Union régionale de la Cnts, notamment de son secrétaire général, ainsi que le soutien de tous les agents municipaux. Aussi, il a exhorté ses collègues à plus d’unité, de cohésion et de solidarité.  Par ailleurs, Mamadou Lamine Cissé a assuré que tous les mécanismes de mobilisation des ressources financières seront exploités, afin que leur section syndicale, qui n’a jamais eu d’aide financière, puisse disposer de fonds nécessaires pour son fonctionnement. De même, il a annoncé des activités lucratives, la vente de cartes de membre et des cotisations. Pour sa part, Amadou Camara de l’Union régionale de la Cnts a réaffirmé l’engagement de sa centrale syndicale à soutenir la section communale du Syndicat des travailleurs des collectivités locales de Ziguinchor dans sa lutte pour la défense des intérêts de ses membres. Il a appelé les militants à resserrer les rangs et à rester soudés.                           

El Hadj Moussa SADIO

Les motos Jakarta sont le principal moyen de transport à Kolda et la principale cause d’accidents de circulation dans la commune.

Les motos Jakarta sont responsables en moyenne de 25 accidents par mois à Kolda. Elles constituent également le principal moyen de transport des trafiquants et autres dealers pour l’introduction de la marchandise frauduleuse et du chanvre indien dans la commune. Les autorités administratives et municipales, en concertation avec les forces de sécurité, les organisations de la société civile et les représentants des conducteurs des motos Jakarta, ont pris une série de mesures pour réglementer ce sous-secteur du transport. La finalité, c’est de mettre fin au désordre et à l’indiscipline.

Désormais, la circulation des motos Jakarta sera bientôt interdite au-delà de 23 heures à Kolda et les mineurs ne seront plus autorisés à les conduire dans la commune. « Parmi les mesures immédiates, il y a l’identification du nombre d’arrêts des motos Jakarta dans la commune, leur immatriculation, la tenue d’une assemblée générale des conducteurs d’ici la fin du mois de décembre prochain et l’élaboration d’un plan de formation pour les accompagner », a énuméré Maktar Diop, préfet de Kolda. Il a ainsi demandé aux propriétaires de s’approcher des services compétents pour procéder à l’immatriculation de leurs motos. M. Diop a insisté sur la nécessité de mener un plan de communication sur les radios locales pour permettre aux conducteurs de comprendre les procédures d’immatriculation et la réglementation en matière de transport urbain.  

Les messages porteront sur le Code de la route, l’importance du port de casque pour la sécurité du conducteur et la sensibilisation des populations sur leur responsabilité en ce qui concerne leur propre sécurité.

Selon les données officielles, la commune de Kolda compte environ 900 motos Jakarta. Mais, ce chiffre serait largement en deçà de la réalité puisque certains propriétaires de motos refusent de se faire identifier pour des raisons liées à leur fonction, car certains d’entre eux sont des fonctionnaires, notamment des enseignants. Mais, le gros du contingent vient des zones rurales, d’autres régions du Sénégal et des pays limitrophes. La plupart de leurs motos ne dispose pas d’acte de vente pour pouvoir se conformer à la législation en vigueur.                                                 

Mamadou Aliou DIALLO

 

La mairie des Hlm, en collaboration avec l’Institut africain de gestion urbaine (Iagu), a organisé, le 04 novembre,  un forum sur la lutte contre la violence.

La mairie des Hlm et l’Institut de gestion urbaine ont examiné les causes de la violence dans cette commune.
Au cours de cette rencontre, le directeur de l’Iagu, Dr Oumar Cissé, a évoqué les facteurs, la notion de résilience avant de proposer des réponses à la violence. Il a fait savoir que ce forum s’inscrit dans le cadre de la recherche-action de la lutte contre ce phénomène. « Depuis 25 ans, nous faisons de la recherche participation. L’équipe de chercheurs travaille aussi depuis 6 mois pour voir les voies et moyens à utiliser afin de juguler la violence notée chez les jeunes. Nous voulons arriver à des mesures plus efficaces », a dit Dr Cissé, révélant que deux communes pilotes (Hlm et Médina Gounass) sont concernées par le travail des chercheurs.

Il a aussi fait savoir que les facteurs de violence peuvent être liés à la pauvreté, la promiscuité, les nouvelles technologies. Selon M. Cissé, les politiques d’intervention, développées jusqu’ici, ne semblent pas être adaptées. Ce travail de recherche durera trois ans et coûtera 175 millions de FCfa. Il s’agira d’organiser des ateliers, des séances de sensibilisation sur le territoire national et à l’échelle internationale. « Nous allons produire un ouvrage disponible en dehors de nos frontières », a-t-il avancé.

De son côté, le 1er adjoint au maire Ibrahima Seydi a signifié  que depuis l’installation de cette nouvelle équipe municipale, des efforts ont été faits dans le domaine de la sécurité. Toutefois, il dit reconnaître  qu’il y a  des défis à  relever. « Les Hlm6 étaient restés une dizaine d’années sans électricité. Aujourd’hui, l’éclairage a été rétabli. Nous avons aussi des agents de sécurité qui surveillent  le marché des Hlm », a-t-il dit.

Serigne Mansour Sy CISSE

La gestion des ordures ménagères constitue un véritable casse-tête à Kolda qui peine à se débarrasser de ses immondices. Les autorités municipales souhaitent l’implication des populations pour gagner le pari du ramassage des ordures ménagères.  

La mairie de Kolda a interdit, depuis l’année dernière, le dépôt des ordures ménagères devant le pont Abdoul Diallo. Elle est obligée, aujourd’hui, d’envoyer les Agents de la sécurité de proximité (Asp) pour faire appliquer cette mesure. Ce qui témoigne, à l’évidence, des difficultés que rencontre l’équipe municipale dans la gestion des ordures ménagères.

 Certes, de nombreuses initiatives ont été prises par le maire Abdoulaye Bibi Baldé et son staff pour débarrasser Kolda de ses immondices, mais il reste encore beaucoup à faire. La municipalité dispose, aujourd’hui, d’un tracteur, de 6 tricycles et de quelques manœuvres pour assainir les 16 quartiers que compte la commune pour une population estimée à environ 100.000 habitants.  « Dans le cadre du partenariat avec le Programme national de gestion des déchets, nous avions une équipe dédiée à la collecte et à la gestion des ordures ménagères. Le système marchait bien et cette équipe-là faisait non seulement le tour du marché central mais aussi des quartiers de la commune. Avec le temps, le programme bat un peu de l’aile ; on connait des petites difficultés. Mais, la commune a pris sur elle d’acquérir un tracteur qui s’occupe des questions de salubrité au niveau du marché central », a déclaré Daouda Sidibé, premier adjoint au maire de Kolda.

L’équipe municipale avait élaboré un schéma global de collecte des déchets domestiques en concertation avec les conseils de quartier. Elle a, en outre, acquis 6 tricycles grâce à un partenariat avec le ministère de l’Environnement et du Développement durable. Ces tricycles font le tour des quartiers pour collecter les déchets et les déposer au niveau des sites de dépôts de transit où ils seront ensuite ramassés par le tracteur qui les achemine à la décharge principale. Abdoulaye Bibi Baldé et son équipe comptent sur le programme « Kolda ville verte » pour en finir avec ce casse-tête. « Nous avons un important volet par rapport à la gestion et à la valorisation des ordures ménagères. Ce projet a été retenu comme prioritaire sur 12 sélectionnés au niveau de la commune. Il s’agira de gérer toute la chaîne allant de la pré-collecte à la transformation avec la mise en place d’un centre d’enfouissement technique qui répondrait aux normes », a expliqué M. Sidibé. Nonobstant, il a déploré l’incivisme des populations qui déversent des ordures à des endroits inappropriés comme les caniveaux et les berges du fleuve Casamance et appelle ses concitoyens à un changement de comportement.   

Mamadou Aliou DIALLO

 

Les populations de Loure Wolof et des villages des alentours ont poussé un ouf de soulagement. L’eau potable coule à nouveau. Le ministre du Transport et de l’Aménagement du territoire, Abdoulaye Daouda Diallo, qui a supporté le coût de la réhabilitation, a pris part à ce jour du retour à un approvisionnement normal après 6 mois de dysfonctionnement.

Le village de Loure Wolof, situé dans la commune de M’Bolo Birane et des localités environnantes sont restés 6 mois sans eau à cause de la panne du forage. Mais, depuis quelques jours, les populations ont tourné la page de la corvée d’eau. Le ministre du Transport et de l’Aménagement du territoire, Abdoulaye Daouda Diallo, a pris part à la cérémonie de remise en service des ouvrages hydrauliques.  Les habitants de Loure  Wolof, Kadia Diawbé, Hoguéré… étaient obligés de boire l’eau des puits. Pour l’abreuvage du bétail, les éleveurs parcouraient des kilomètres. En somme, la situation était difficile pour les différentes couches de la population. Conscient de cette situation, le maire de la commune de Bocké Dialloubé, Abdoulaye Daouda Diallo, par ailleurs ministre du Transport et de l ’Aménagement du territoire, a financé sur fonds propres la réparation de ce forage. Le coût de la réhabilitation s’élève à 8 millions de FCfa. Cerise sur le gâteau, le ministre a acheté un groupe électrogène et a dégagé une enveloppe de 3 millions de FCfa pour l’acquisition d’une pompe d’injection.  

Pour permettre aux responsables du comité de gestion du forage de fonctionner pendant des mois, le maire de Bocké Dialloubé a aussi remis à ces derniers un million de FCfa pour l’achat du carburant.  Au nom des populations de cette partie du Fouta, le président du Conseil départemental de Podor, Mamadou Dia, le maire de Mbolo Birane, Doro Mbaye, et le chef du village de Loure Wolof, Moussa Guèye, ont rendu un vibrant hommage à Abdoulaye Daouda Diallo, un digne fils du terroir qui a refusé catégoriquement de voir ses parents et concitoyens souffrir.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

 

La phase 1 du Projet d’appui au développement et à l’intégration de l’apprentissage (Padia) a octroyé des kits d’insertion à 52 jeunes qui ont reçu une formation. C’est le fruit d’une coopération entre les gouvernements du Canada et du Sénégal à travers la Fondation Paul Guérin Lajoie et la compagnie minière Teranga gold corporation.

La phase 1 du Projet d’appui au développement et à l’intégration de l’apprentissage (Padia) donne un coup de pouce à l’insertion des jeunes. Au total, 52 jeunes formés ont reçu chacun un kit d’insertion grâce aux partenaires comme la Fondation Paul Guérin Lajoie et la compagnie minière Teranga gold corporation. Au cours de la remise de certificat d’aptitude professionnelle, l’adjointe au gouverneur de Tambacounda, chargée du développement, Awa Ndiaye Diop, a  remercié les partenaires la Fondation Paul Gerin la joie et la société minière Teranga Gold.

Elle s’est félicitée de la dotation aux 52 jeunes garçons et filles bénéficiaires de la formation dans la cadre de la phase 1 du Padia. La remise des kits aidera les bénéficiaires à monter leur projet et à mettre en pratique les compétences acquises au cours de la formation. Ces jeunes seront accompagnés afin d’assurer un bon suivi de leur projet. Pour  le président de l’institution consulaire, Abdoulaye Sarr, ceci est le signe de la vitalité de son organe qui décerne un satisfecit au ministre Mamadou Talla. « Si nous avons réussi ce que nous sommes en train de faire à la tête de la Chambre des métiers de Tambacounda, c’est en grande partie grâce au ministre Mamadou Talla.  Ce dernier a eu le coup de génie de jumeler la formation professionnelle et l’artisanat. Et cela s’est traduit par la mise en place d’un Comité régional d’apprentissage présidé par le gouverneur. La Chambre des métiers et l’inspection d’académie sont membres de ce comité », évoque M. Sarr. Il verse aussi sur le compte du ministre l’organisation des foires, la réhabilitation de la Chambre des métiers, la construction en cours d’une salle polyvalente, etc.

Aujourd’hui, ces acquis font croire aux artisans que le village artisanal sera reconstruit dans les meilleurs délais tout comme le financement de 150 projets. «Pour tout cela, nous voudrons renouveler au ministre Mamadou Talla notre engagement et notre détermination sans faille à l’accompagner dans l’accomplissement de la mission que lui a  confiée le chef de l’Etat », promet Abdoulaye Sarr. Selon le coordonnateur de Padia, Pape Momar Fatime Aw, les bénéficiaires ont reçu une formation en métier de transformation de produit locaux et en métier de maraîchage. Une enveloppe d’environ 11 millions de FCfa  a été dégagée pour l’achat des équipements d’insertion professionnelle. Les jeunes bénéficiaires ont été sélectionnés sur la base de leur âge compris entre 15 et 20 ans et formés dans des unités de production.    

Pape Demba SIDIBE

La structure Cités et gouvernement locaux unis d’Afrique (Cglu/Afrique) a décidé de mettre en place un Fonds de développement des villes africaines (Fodeva). Lequel va permettre un meilleur accès au financement des collectivités locales africaines.

Réunis à Rabat, au Maroc, en début de ce mois de novembre, les responsables de la structure regroupant les collectivités locales du continent, Cités et gouvernement locaux unis d’Afrique (Cglu/Afrique) ont mis en place le Fonds de développement des villes africaines (Fodeva). Ce dernier a pour but de permettre aux villes d’émettre des obligations sur les marchés nationaux ou internationaux de capitaux. Cette décision de la Cglu/Afrique fait suite aux travaux menés à la suite de la conférence tenue, en novembre 2014, à Marrakech, sur le thème « Financement des villes africaines : agenda, alliances et solutions ». Selon un communiqué de la structure, au cours de cette conférence, les membres de Cglu/Afrique ont pris l’option de créer un « véhicule » financier dédié au financement des villes africaines et appelé Fonds de développement des villes africaines (Fodeva). La mise en place de cette structure a réuni une vingtaine d’experts de haut niveau parmi lesquels des spécialistes de la levée des fonds sur les marchés financiers, des responsables de banques de développement, de fonds ou banques de développement dédiés aux collectivités territoriales ; des gestionnaires d’actifs dans des banques privées internationales et des responsables d’agences de notation ; ainsi que des représentants d’administrations nationales et territoriales.

Le Fonds de développement des villes africaines doit répondre au double besoin de vendre la destination collectivités territoriales d’Afrique aux investisseurs et de préparer la capacité d’absorption et de gestion de la dette par lesdites collectivités. Le Fodeva doit aussi permettre aux collectivités ou aux institutions nationales spécialisées dans les prêts aux collectivités d’emprunter pour  une durée de 7 à 15 ans.  

Mobiliser 1,3 milliard de FCfa pour le démarrage en 2019
Pour la phase de préparation du démarrage du Fonds de développement des villes africaines, il est prévu que le Cglu/Afrique mobilise 2 millions d’euros, soit 1,3 milliard de FCfa, dont 1,5 million apporté par les collectivités territoriales et 0,5 million mobilisé par les Etats. Ce fonds de démarrage doit être mobilisé avant la fin de l’année 2019.
Selon le document, l’entrée en opération « du véhicule » financier  visera une première levée de fonds s’élevant autour de 2 ou 3 milliards de dollars. Cette première levée de fonds devrait intervenir assez rapidement (échéance 2020).  

A cet effet, une feuille de route a été établie  pour définir la structure du capital ; le portefeuille de risques et la coopération  avec les outils nationaux existants. Il est prévu aussi d’impliquer les Etats pour obtenir leur avis de non objection.  

Le groupe d’experts ambitionne de finaliser cette feuille de route en vue de présenter le Fodeva comme « véhicule » de financement crédible lors du Sommet « Africités » de 2018.

Oumar KANDE

 

 

Le Programme projet de développement de la Casamance  (Ppdc) va injecter une enveloppe de 100 millions de FCfa dans la commune de Diaroumé située dans le département de Bounkiling.

 La commune de Diaroumé a été sélectionnée parmi les 45 communes de la région de Sédhiou pour bénéficier d’un appui du Ppdc de 100 millions de FCfa. La collectivité de Diaroumé a été retenue sur la base de 6 critères. L’information  a été rendue publique au cours d’un Crd consacré au suivi de l’exécution des actions en cours  et de présentation des perspectives du Ppdc. Le président du comité de sélection et le chef du service régional d’appui au développement sont revenus sur les raisons du choix de Diaroumé. En effet le projet pilote d’engagement citoyen qui sera mis en œuvre dans cette localité présente des aspects novateurs. En termes clairs, des projets des jeunes, des femmes et des groupements paysans qui sont bancables seront éligibles aux financements. Le fonds disponible au Programme projet de développement de la Casamance  permettra également aux collectivités locales choisies dans les trois régions de procéder à une planification des plans de développements communaux  (Pdc).

Dans chaque région, les actes de financement des projets concerneront les trois villages ou trois zones d’intervention dans une collectivité locale. C’est au cours de la planification que les projets retenus seront communiqués. En contre partie, les bénéficiaires doivent s’engager à respecter toutes les conditions d’octroi de financement. Le montant maximal pour chaque projet est laissé à l’appréciation du comité de sélection. Du reste, le maire de Diaroumé, Karfa Samaté  s’est félicité du choix porté sur sa commune. « Les 100 millions de FCfa pouvaient aller à une autre commune. J’éprouve un sentiment de satisfaction. Mais je souhaite que les projets démarrent au plus vite », s’est exprimé le maire qui a ajouté que l’accent sera mis sur les projets de jeunes filles et garçons et des groupements de producteurs.

Malamine Kamara

Dans le sillage de la réhabilitation du tronçon Dinguiraye-Nioro-Keur Ayib, d’importants travaux d’infrastructures sont en train de changer le visage  de la commune de Nioro, la ville de l’Almamy Maba Diakhou Bâ. Ces ouvrages vont freiner le ravinement et atténuer les conséquences des inondations dans cette ville construite dans une cuvette.

Les travaux de réhabilitation de la route Dinguiraye-Nioro Keur Ayip, lancés le 19 février 2015 par le président de la République, Macky Sall, avaient suscité beaucoup d’espoir chez les populations du sud de la région de Kaolack. Cet axe international menant vers la Gambie était aussi un passage obligé pour les voyageurs qui rallient par la route la région naturelle de la Casamance. Devenue impraticable à la sortie de la commune de Nioro en direction  du poste frontalier de Keur-Ayip, des usagers pouvaient perdre deux heures sur un tronçon d’une vingtaine de kilomètres. En plus de l’allégement des conditions de voyage vers les régions situées au sud du Sénégal, la circulation des biens et des personnes avec la Gambie et la Guinée-Bissau, dans le cadre de la communauté économique régionale (Cedeao), sera aussi assurée. Les différents tronçons de cette route longue de 41 km seront réhabilités. Il y a aussi un volet d’aménagement d’infrastructures socio-économiques (marchés de Dinguiraye, Nioro et Ndiba Ndiayène, assainissement de la commune de Nioro, construction de postes de santé, entre autres). Le coût total des travaux est estimé à 22,5 milliards de FCfa. Les travaux sont cofinancés par le Fonds d’appui au développement (Fad) pour 17,7 milliards de FCfa  et l’Etat du Sénégal pour 4,8 milliards de FCfa. Aujourd’hui, le volet routier est totalement réalisé. La jonction avec le nouveau pont de Farafégné, en chantier, devrait se faire avant fin 2018. Les différentes infrastructures sociales (marchés et postes de santé) seront réceptionnées en décembre au même temps que le réseau d’assainissement des eaux pluviales de la commune de Nioro.
 
Le lourd tribut du ravinement
Ces ouvrages de drainage font pousser des ouf de soulagement. Ici, on ne compte plus les personnes qui ont perdu la vie dans des ravins. La dernière victime a été enregistrée le 30 juillet 2017. C’est un élève de 12 ans. De retour de l’école, El Hadji Babou Ndiaye est surpris, avec ses camarades, par les fortes pluies tombées depuis le début de la matinée sur la cité de l’Almamy Maba Diakhou Bâ. Longeant les caniveaux creusés par l’entreprise chinoise en charge du système d’assainissement de la ville, l’écolier a glissé dans la canalisation bondée d’eau de ruissellement. Ces compagnons d’infortune qui ont aperçu sa main levée par-dessus les flots n’ont pu rien faire. La victime sera repêchée par les sapeurs-pompiers. C’est une victime de plus à mettre sur le compte  des ravins ceinturant le centre-ville de Nioro qui, tel un monstre hideux, avale des enfants, durant la saison des pluies. La configuration topographique de la ville, construite sur une dépression, a fait payer à ses habitants un lourd tribut. Trois mois après cette tragédie, la dernière famille endeuillée voit d’un bon œil la construction des ouvrages de protection. « Si cela devait être le prix à payer pour prévenir des morts par noyade à Nioro, le sacrifice de notre fils ne sera pas vain. Les canalisations qui l’ont emporté doivent nous prémunir de pareils drames. Toutefois, il faut regretter qu’il n’y avait pas suffisamment de campagnes ou de séances de sensibilisation des enfants sur les risques qu’ils encourent en longeant le chantier »,  confie Omar Ndiaye, le père de la victime, trouvé dans sa boutique de vente de téléphones sur la principale avenue de la ville.  

Soulagement
Le système de drainage des eaux pluviales de Nioro, constitué d’un réseau de dalots fermés et de caniveaux, part  de l’entrée nord de la commune et converge vers un site de déversement sur la route de Porokhane. La réception de l’ouvrage, prévue courant décembre, fait déjà le bonheur de tous. En poste dans la circonscription depuis plus d’une année, le préfet du département ne cache pas sa satisfaction. « Ce système d’assainissement de la commune de Nioro, qui va permettre le drainage des eaux pluviales, est une des composantes des travaux d’infrastructures que le gouvernement réalise pour le département. C’est la traduction concrète de la vision de l’émergence  du président de la République, Macky Sall. Ces ouvrages permettront au département de jouer pleinement sa vocation de grenier du Sénégal », avance Pape Malick Ndao, le chef de l’exécutif départemental. Le président de la Commission de l’aménagement du territoire au Conseil municipal, par ailleurs directeur général de l’Agence d’aménagement et de promotion des sites industriels (Aprosi), Djim Momath Bâ, embouche la même trompette. « Le président Macky Sall vient de satisfaire une vieille doléance des populations de la commune.  Durant  des décennies,  à chaque hivernage, la ville de Nioro faisait malheureusement la une des journaux avec les conséquences souvent tragiques des ravins. Aujourd’hui, nous osons espérer que cet épisode tragique est derrière nous », se félicite-t-il. Cet avis est partagé par des représentants de la société civile locale et par des épouses des retraités militaires ou paramilitaires. « C’est une bénédiction pour les femmes de Nioro qui pourront désormais dormir tranquillement les soirs d’hivernage. La hantise des ravins ne troublera plus notre sommeille », se réjouit la dame Khady Sagne.  

Elimane FALL

 

L’Union des radios associatives et communautaires du Sénégal (Urac) compte jouer sa partition dans l’atteinte des Objectifs de développement durable (Odd). Cet engagement a été réitéré, vendredi, par son vice-président, Souleymane Mboup, en marge d’un atelier zonal sur la formulation des stratégies locales pour  cette initiative universelle.

A l’instar des autres acteurs locaux, les radios communautaires qui jouent un rôle de médias de proximité ont une place centrale dans le processus de l’atteinte des Objectifs de développement durable (Odd). Au cours d’un atelier zonal réunissant des Ong et Organisations de communautés de base (Ocb) des régions centre, est et sud, les responsables de ces supports de communication  de proximité ont souscrit aux engagements allant dans ce sens. La rencontre est initiée par la Direction générale de la planification et des politiques économiques (Dgppe) en partenariat avec le Conseil des organisations et associations non gouvernementales (Congad). Cette rencontre  a reçu le soutien du Programme des Nations unies pour le développement (Pnud).

C’est une tribune mise à profit par le vice-président de l’instance fédérale des radios communautaires du Sénégal pour se prononcer sur la contribution de l’Urac. « Notre organisation regroupe en son sein 106 radios disséminées dans les 14 régions du Sénégal et implantées dans des zones reculées du pays. Cette proximité avec les populations constitue un avantage non négligeable dans le travail d’amplification des préoccupations, attentes mais aussi de vulgarisation des messages et bonnes pratiques en matière de santé, d’hygiène et d’assainissement », a analysé Souleymane Mboup, par ailleurs adjoint au maire de la commune de Koungheul. «  Aujourd’hui, il faut aller au-delà de ce que nous faisons de manière traditionnelle, à savoir la production et la diffusion d’émissions en direction des populations rurales. Il nous faut innover, notamment à travers l’élaboration d’outils d’évaluation à l’instar de l’enquête de perception radiophonique pour avoir le feedback des auditeurs », a souligné le responsable de l’Urac.  Il  a assuré qu’ils continueront de faire des productions de qualité en assurant la remontée de l’information en des langues nationales. L’instance faitière compte organiser, dans les prochaines semaines, un atelier de validation desdits outils.

Elimane FALL

La célébration de la journée de la femme rurale, vendredi, à Fissel Mbadane, a été une occasion pour ces dernières de plaider pour qu’une place importante soit accordée à l’agro-écologie. Ces femmes du mouvement citoyen « Nous sommes la solution » estiment que  2 % du budget national agricole devraient être alloués à ce type d’agriculture.

Le Regroupement communautaire pour l’auto développement de familles (Recodef), basé à Fissel, a célébré la journée de la femme rurale. L’organisation a mobilisé des centaines de femmes rurales du mouvement citoyen « Nous sommes la solution » (Nss). L’accès au foncier était au centre des débats, mais ces femmes se sont plus appesanties sur l’agro-écologie. La preuve le thème du forum de cette journée est axé sur : « Influencer les décideurs à ce que 2 % du budget national agricole soient alloués à l’agro-écologie et que les 0,2 % reviennent aux femmes en agro écologie ».

La coordonnatrice de ce mouvement, Mariama Sonko qui compte 175.000 membres et sympathisants à travers le Sénégal, le Burkina Faso, le Ghana, la Guinée et le Mali, a loué les vertus de l’agro-écologie qui, a-t-elle dit, vise une agriculture sociale et écologique ancrée dans les territoires. Ce type d’agriculture, a-t-elle indiqué, permettra aux populations de regagner leur autonomie, leur sécurité et leur stabilité alimentaires tout en régénérant et préservant leurs patrimoines nourriciers. « Le défi alimentaire est d’assurer à la population une alimentation répondant à ses besoins qualitatifs et quantitatifs dans un contexte de développement durable », a fait savoir Mme Sonko. À son avis, répondre sur le long terme aux besoins alimentaires de l’humanité implique la prise en compte de l’évolution climatique, des modes d’alimentation, du changement d’habitudes, de l’organisation des filières, de l’adaptation des productions, etc. 

Agro-écologie
Elle a ainsi rappelé la nécessité d’investir dans la recherche et d’associer tous les acteurs économiques et sociaux pour éclairer davantage les choix et trouver des réponses efficaces. À en croire Mariama Sonko, la question de l’alimentation durable intègre la capacité à assurer les besoins vitaux et les conditions d’orientation du système alimentaire mondial vers le respect des piliers d’un développement durable que son l’économie, le social et l’environnement.

Pour Fatou Binetou Diop, l’agro-écologie est la seule voie qui reste à l’agriculture sénégalaise de sortir de la situation précaire dans laquelle elle se trouve. Pour sortir de cette situation, la Nss, selon la coordonnatrice de ce mouvement au nord du Sénégal, propose une réflexion profonde qui permet d’enclencher une réelle mutation de l’agriculture sénégalaise.

Pour Fatou Binetou Diop, le fait d’allouer 10 % du budget national à l’agriculture pour produire 6 % de croissance du Pib est une initiative noble. « Cet engagement pour notre pays représente une opportunité qui devrait permettre de constater de vrais changements dans la vie des femmes rurales qui représentent 36 % des agriculteurs. Seulement, une bonne partie de cet argent est affecté à l’importation des engrais, à l’achat de tracteurs, au paiement de salaires et aux frais de fonctionnement », a-t-elle déploré. Mais « pour que les 10 % alloués à l’agriculture soient ressentis par les femmes, il faudrait qu’ils proviennent exclusivement des finances publiques », a noté Mme Diop.

Selon elle, il est donc temps que seuls les investissements structurants soient pris en compte par l’engagement de Malabo que le Sénégal a ratifié pour permettre aux femmes rurales de mettre en pratique leurs connaissances et leur savoir-faire.

Fatou Binetou Diop, a indiqué que la seule voie qui reste à l’agriculture sénégalaise est l’agro-écologie et le souhait des femmes rurales est que 2 % soient affectés à ce type d’agriculture. « Avec seulement 2 % des 10 % alloués à l’agriculture, le mouvement Nss montrera la voie d’une agriculture diversifiée visant l’autosuffisance alimentaire et résiliente aux changements climatiques », a-t-elle promis.

Les maires de Fissel et de Ndol Ndol, respectivement Cheikh Tidiane Bâ et Pape Sène, ont tous deux félicité ces femmes pour cette initiative qui, à leur avis, démontre toute leur détermination à vaincre la pauvreté et les inégalités dans les zones rurales, mais aussi leur contribution à la sécurité alimentaire. Ils se sont engagés à les accompagner et à leur faciliter l’accès au foncier pour leur permettre de réussir leur mission.

Le directeur-adjoint représentant le ministre de la Femme a encouragé ces femmes pour tous leurs efforts. Mamadou Ndoye qui a rappelé tous les efforts du gouvernement pour permettre aux femmes rurales de jouer pleinement leur rôle dans la dynamique d’émergence du Sénégal. Mamadou Ndoye a assuré aux femmes le soutien de son département pour renforcer leur pouvoir social et économique.  

Samba Omar FALL

 

L’autoroute Ila Touba devrait être livrée au plus tard avant la fin de l’année 2018 nous annonce, Bakary Ba, le coordonnateur du projet autoroutier Thiès-Touba. D’ailleurs, il a indiqué que le tronçon Thiambokh-Keur Madaro sera ouvert provisoirement aux usagers le temps du Magal de Touba.

Le président Macky Sall a emprunté jeudi dernier, sur le chemin de Touba, l’autoroute jusqu’à Keur Madaro (vers Thianaba). Ce, après que le premier ministre, Mouhamed Boune Abdallah Dionne eut effectué deux jours auparavant, une visite des chantiers sur les deux tronçons d’autoroutes : AIBD-Thiès et Thiès-Touba. Le Président Macky Sall tout comme son premier Ministre, ont pu constater de visu le bon niveau d’exécution des travaux de l’autoroute Ila Touba qui devrait être livrée définitivement en décembre 2018 et ouverte aux usagers. Le Président de la république, considère cette autoroute comme l’un des plus grands projets d’infrastructures routières au Sénégal. Il s’est réjoui que certains de leurs engagements ont été respectés avec le bitumage de tronçons comme celui qui relie l’aéroport blaise Diagne à Thiès jusqu’à Thianaba. Ce qui lui a fait dire qu’au prochain grand Magal de Touba, les pèlerins pourront emprunter cette autoroute.

D’ailleurs, selon le coordonateur du projet, Bakary Ba, « l’autoroute sera ouverte provisoirement à partir de l’échangeur de Thiambokh jusqu’à Keur Madaro pour rallier la route nationale N°3 le temps du Magal de Touba : (2jours avant et 2 jours après). Ce qui permettra aux usagers de quitter Dakar jusqu’à Keur Madaro et éviter ainsi les nombreux embouteillages sur la route nationale n°2 entre Diamniadio et Thiès et à l’intérieur de la ville de Thiès, passage obligé de tous les véhicules.

L’entreprise en avance sur les délais contractuels
Le coordonnateur du projet, d’indiquer que, « l’entreprise est en avance sur les délais contractuels si l’on se rend compte du niveau d’exécution des travaux aujourd’hui à plus 65% globalement à partir du PK 0 de Thiès relié par le tronçon autoroutier qui part de l’Aéroport international Blaise Diagne. « Mais, plus exactement à partir de l’échangeur de Thiambokh sur un peu moins d’une vingtaine de kilomètres (16km exactement) déjà bitumés auxquels s’ajoute une dizaine de kilomètres entre le PK 0 de Thiès et la route nationale 3 dont l’échangeur est situé à quelques encablures de Keur Madaro », indique Bakary Ba, le coordonnateur du projet.

65km déjà bitumés
« Ainsi, au total, l’autoroute est à 65km de bitume déjà posés entre Thiès et Touba sur un linéaire de 113 kilomètres et 98% de terrassement étant entendu que toutes les emprises ont été libérées à 98% », a fait noter M. Ba. Et sous peu, tout usager qui désire emprunter l’autoroute pourra quitter Dakar jusqu’à Touba compte tenu de la cadence exceptionnelle avec laquelle les travaux sont exécutés par l’entreprise chinoise qui a mis en place un dispositif de trois (3) sections à partir des bases de Thiès, Bambey et Diourbel.

A travers ce programme autoroutier, le gouvernement du Sénégal a décidé de renforcer le réseau routier principal et particulièrement les sections des routes nationales à fort trafic come celles convergeant vers la ville de Touba. Une cité religieuse qui fait l’objet d’un développement exceptionnel aussi bien sur le plan économique que démographique. Ce qui a incité l’Etat du Sénégal à décider le relèvement du niveau de service des infrastructures qui convergent vers la ville de Touba et qui drainent un trafic important surtout durant les cérémonies religieuses a fait noter Bakary Ba.

L’autoroute Thiès-Touba, distante de 136 kilomètres dont 65km déjà bitumés, comprendra six (6) échangeurs de différents types, deux (2) aires de service et de repos à Bambey dont une dans chaque sens, 19 passages supérieurs, 9 passages inférieurs, quatre (4) passerelles pour piétons, 21 passages à gabarit réduit et deux (2) postes de Péage pleine voie au début et à la fin et 4 postes de péage sur les bretelles d’insertion et de sortie de l’autoroute de Thiès jusqu’à Touba. Bakary Ba fait noter également les retombées générées par le projet pour lequel ont travaillé 2000 Sénégalais depuis le début en utilisant également des matériaux locaux comme le ciment et le basalte. « Et, ils continueront de le faire au fur et à mesure que les travaux vont se poursuivre. Il faut par ailleurs souligner la construction d’une trentaine de forages le long du tracé qui seront reversés aux communautés ainsi que des pistes communautaires comme à Notto Djobass », a-t-il ajouté.


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