banner home page1

Pour vos insertions, contactez la Régie publicitaire de la SSPP Le Soleil

Régions (1827)

La ministre de l’Economie solidaire et de la Microfinance, Aminata Angélique Manga, a parcouru plusieurs quartiers de la ville de Ziguinchor pour se rendre au chevet des familles des victimes du drame de Boffa-Bayotte, partager avec elles leur peine, leur apporter un appui matériel, financier et en riz qui puisse permettre à ces orphelines de traverser ces moments difficiles.

Selon la ministre, le gouvernement a fait ce qu’il avait à faire en tant qu’institution. Le chef de l’Etat, dès-lors qu’il était mis au courant de ce qui s’est passé dans la forêt classée de Bayotte-est (Ziguinchor), a convoqué un Conseil de sécurité, et demandé à toutes les entités de l’Etat, à quelque niveau que ce soit, d’accompagner les familles et de leur apporter toute l’aide nécessaire.

« C’est dans ce sillage, et en tant que native de la région, « Fiju di Terra » (fille de la région), que je suis là, au chevet des populations pour partager avec elles leur douleur incommensurable, indescriptible, et leur mettre du baume au cœur à travers le soutien moral, matériel et financier que nous leur apportons ». La ministre a su mesurer ce que les veuves et les enfants orphelins des victimes du drame de Boffa-Bayotte sont en train d’endurer présentement. De Kandialang-Foulacounda, à Grand-Dakar, en passant par Kandialang-Diola, Kandialang-Peul, Kénia, Belfort, etc., un sentiment de profonde tristesse s’est emparé d’Aminata Angélique Manga. En effet, notre consœur a trouvé sur place des familles éplorées, des enfants traumatisés, des femmes esseulées, perdues... Donc, outre ses condoléances aux familles des victimes, ses prières pour le repos de l’âme des défunts, son soutien moral, matériel et financer, la ministre a prié Dieu pour que plus jamais un événement tragique comme la tuerie de Boffa-Bayotte ne se reproduise en Casamance et dans le reste du Sénégal. Aminata Angélique Manga n’a pas manqué de lancer un appel à toutes les bonnes volontés du Sénégal et aux entreprises pour qu’elles viennent appuyer ces femmes, ces enfants, ces familles « qui, rappelle-t-elle, sont aujourd’hui traumatisés et dans le besoin ».

El Hadj Moussa SADIO

La commune de Diégoune (Bignona) va bientôt se doter d’un plan de développement économique et social triennal (2018-2020), assorti d’un plan d’occupation et d’affectation des sols visant à prévenir les conflits fonciers. Cet important document de planification a été validé hier par les populations, les services déconcentrés de l’Etat et les autorités de la collectivité locale, en attentant son adoption par le Conseil municipal.

Pour la réalisation de ce plan de développement de la commune de Diégoune, toutes les catégories d’acteurs (services déconcentrés de l’Etat, partenaires techniques et financiers, organisations paysannes, féminines et de jeunes, troisième âge) ont mis la main à la pâte. Ce qui a permis de disposer d’une palette de personnes ressources pour faire un diagnostic approfondi et sans complaisance des problèmes de développement de la collectivité locale et de proposer des esquisses de solutions sous forme de projets et programmes basés sur les axes stratégiques du Plan Sénégal émergent.

Pour ce qui est, par exemple, de la transformation structurelle de l’économie et de la croissance, il y a eu pratiquement 38 projets qui ont été identifiés. Concernant la promotion du capital humain, plusieurs projets ont été également retenus pour l’amélioration de l’accès des populations aux services sociaux de base. A propos de la gouvernance, de la sécurité et de la paix, on a beaucoup insisté sur la mise en place de mécanismes pour la prévention et la gestion des conflits, la sécurisation des espaces où se mènent des activités de production, de biens et d’échanges.

Certains de ces projets, notamment prioritaires, vont être financés par le projet Pôle de développement de la Casamance (Ppdc), qui a accompagné la commune de Diégoune tout au long du processus d’élaboration de son plan de développement triennal. Quant aux autres projets, ils seront davantage étudiés avant d’être soumis à des partenaires au développement pour financement.

La coopération décentralisée ne manquera pas d’être mise à contribution à cet effet. S’il est adopté, ce plan de développement va servir de cadre de référence pour tous ceux qui doivent intervenir dans la commune de Diégoune, de même que pour les interventions dans l’ensemble des activités des secteurs socio-économiques.

El Hadj Moussa SADIO

Les rapatriés et les candidats à l’émigration clandestine vont bientôt bénéficier de financements grâce à l’appui de l’Ong « La Lumière ».

Les jeunes rapatriés et les candidats à l’émigration irrégulière de la région de Kolda peuvent pousser un ouf de soulagement. Ils vont bientôt bénéficier de financements pour la création de 30 microprojets qui leur permettra de se lancer dans des activités génératrices de revenus. L’annonce a été faite vendredi, à Kolda, par Ibrahima Sory Diallo, Secrétaire exécutif de l’Ong « La lumière » lors de l’atelier de lancement du Projet d’appui à l’insertion professionnelle des migrants retournés et des jeunes à risques dans la région de Kolda. Il est financé par l’Union européenne et la Commission de la Cedeao dans le cadre du projet « Soutien à la libre circulation des personnes et migration en Afrique de l’Ouest ». Pour cette première phase, quatre communes ont été sélectionnées pour bénéficier de ce projet d’un montant global de 75 millions de FCfa pour une durée de 14 mois. Il s’agit notamment de Mampatim, de Saré Bidji, de Ndorna et de Kandia situées respectivement dans les départements de Kolda, de Médina Yoro Foulah et de Vélingara. « Comme vous le savez, ces dernières années, la région de Kolda a subi un très lourd tribut avec la migration dite irrégulière. Beaucoup de jeunes sont partis et ne sont pas revenus ; d’autres ont été retournés parce qu’ils ont vécu des conditions dramatiques. C’est dans ce cadre que nous avons essayé d’analyser la situation avec les acteurs étatiques, le Système des Nations unies et la Cedeao », note Ibrahima Sory Diallo. Cette analyse a démontré, selon lui, que de nombreux jeunes émigrés sont rentrés au bercail à cause des difficultés rencontrées sur le chemin de l’aventure et sont encore prêts à repartir pour fuir la précarité dans leurs villages respectifs.

Selon l’Organisation internationale pour les migrations (Oim), des milliers de jeunes migrants, parmi lesquels de nombreux Koldois, ont été rapatriés en 2017 au Sénégal. « Pour l’année 2017, nous allons avoisiner, rien que pour les destinations de la Libye et du Niger pour les retours organisés par l’Oim, indépendamment des retours spontanés, quatre mille migrants. Et je peux vous dire qu’un bon nombre d’entre eux est originaire de la région de Kolda. C’est un volume très important de jeunes qui reviennent et que nous devons appuyer à reprendre leur vie à travers la création d’entreprises », déclare Seydou Kane, représentant de l’Oim. Il insiste sur la nécessité de sensibiliser ces jeunes qui prennent le chemin de l’aventure sans être suffisamment informés des difficultés qu’ils peuvent rencontrer en cours de route.

Mamadou Aliou DIALLO

Le Premier ministre Mouhammad Boun Abdallah Dionne a rencontré, hier, à la Primature, l’intersyndicale des travailleurs des collectivités locales du Sénégal pour faire l’état de la mise en œuvre et du suivi de la fonction publique locale. Il est ressorti de cette réunion technique la mise en place d’un Conseil supérieur de la fonction publique locale vers fin février début mars sous la présidence effective du chef de l’État Macky Sall.

Cette réunion technique qui s’est tenue dans un bel esprit autour du Premier ministre avec l’intersyndicale des collectivités locales a permis d’examiner plusieurs points. Selon le porte-parole du gouvernement, un retard a été constaté dans la mise en œuvre de la réforme sur la fonction publique locale. En effet, la loi a été votée en 2011 par l’Assemblée nationale et sa promulgation a été suivie de la prise de 14 décrets d’application sur les 22. L’enjeu, a indiqué Seydou Guèye, est de résorber ce retard au pas souhaité par les travailleurs des collectivités locales.

Cette réunion a permis de dégager des éléments d’orientation qui ont été consignés dans un plan d’action consensuel autour duquel l’intersyndical a beaucoup travaillé, a fait savoir M. Guèye.

Ainsi, a informé le porte-parole du gouvernement, il a été retenu la mise en place d’un Conseil supérieur de la fonction publique locale vers fin février début mars. Mais auparavant, a fait savoir Seydou Guèye, le Premier ministre a décidé de la mise en place d’un Comité interministériel pour le suivi en attendant la mise en place de cet organe, seul habilité à approcher la question. Ce comité, a expliqué Seydou Guèye, sera présidé par le ministre de la Gouvernance territoriale, du Développement et de l’Aménagement du territoire. Il sera composé, entre autres, des représentants de la Primature, des ministères de l’Intérieur, de l’Économie et des Finances, du Travail, de la Santé, mais aussi de ceux de l’intersyndicale des travailleurs des collectivités locales du Sénégal, du Haut Conseil du dialogue social (Hcds), de l’Association des maires du Sénégal (Ams), de l’Association des départements du Sénégal (Ads). « Ce comité se réunira une fois par semaine jusqu’à l’installation du Conseil supérieur. À en croire le porte-parole du gouvernement, l’urgence sera accordée, lors de la première réunion, aux questions liées aux problématiques sociales, notamment la situation des indemnités de départ à la retraite, les questions de réintégration des travailleurs et toutes questions évoquées dans la plateforme pour leur apporter des solutions des plus urgentes », a expliqué Seydou Guèye. De même, a-t-il précisé, « des indications fortes ont également été données concernant les dossiers relatifs aux décrets portant sur les statuts qui seront bien examinés avant d’être soumis au Conseil supérieur de la fonction publique locale avec une attention particulière à accorder sur les incidences financières et les questions relatives aux droits du travail ».

Ainsi, a relevé le porte-parole du gouvernement, il reviendra aussi à ce comité de proposer le cadre le plus approprié pour la gestion des ressources humaines et aussi les questions relatives au renforcement de capacités. Pour Seydou Guèye, il y a lieu de constater que le processus de mise en place de la fonction publique locale n’est pas encore achevé. Ce qui, a-t-il souligné, constitue une contrainte dans l’opérationnalisation de la réforme malgré les résultats significatifs obtenus. Et c’est pour cette raison que le troisième point le plus important qui porte sur ce cadre institutionnel et juridique pour parachever la réforme devrait être envisagé avec une mise en place fin février début mars pour que se poursuive la réflexion sur les questions qui vont accompagner la réforme et permettre sa mise en œuvre effective.

Pour le porte-parole de l’intersyndicale des travailleurs des collectivités locales du Sénégal, la réunion a été très constructive et a, en partie, répondu à leurs attentes par rapport aux préoccupations des travailleurs des collectivités locales. La rencontre, a rappelé Amadou Khouma, tournait autour du statut de la fonction publique locale et des abus de certains maires constatés sur l’ensemble du territoire national. « Pour ce qui concerne Kaolack et Ourossogui, on a eu des réponses qui nous tempèrent pour le moment en attendant la mise en place de la commission de veille qui aura pour mission de scruter l’ensemble des problèmes posés par les travailleurs pour trouver des réponses », a indiqué M. Khouma. L’intersyndicale des travailleurs des collectivités locales du Sénégal, qui a ainsi remercié le Premier ministre pour les avoir reçus après leur grève de 72 heures, compte tenir ce mercredi une assemblée générale d’information pour rendre compte à la base qui les avait mandatés.

Samba Oumar FALL

Un processus d’aménagement des villes favorise une meilleure intégration et connexion des territoires pour un développement urbain durable. C’est même le sens d’une demi-journée de réflexion tenue à Dakar hier.

L’Ong Enda Ecopop, en partenariat avec le Ministère du Renouveau urbain, de l’Habitat et du Cadre de vie du Sénégal et le Comité national Habitat III, a organisé, hier, un atelier de partage des « lignes directrices internationales sur la planification urbaine, territoriale et prospective » avec les décideurs et acteurs clés du développement territorial en vue de son implémentation dans les collectivités territoriales sénégalaises.

En effet, depuis 2012, les autorités du Sénégal tentent d’améliorer le processus de planification et de développement territorial avec des réponses institutionnelles et mesures qui visent à corriger les déficiences.

Yatma Guèye, directeur de cabinet dudit ministère, a salué le choix judicieux de ce thème. A l’en croire, la planification urbaine et territoriale permet de mieux assurer la sécurité alimentaire, d’organiser les relations entre les villes et les territoires, les utilisations sociales et économiques mixtes et les espaces publics de qualité.

« La sécurité routière, la mobilité urbaine abordable, accessible et durable, la gestion de l’eau et les risques climatiques sont également des points spécifiques de même que la culture en tant que composante prioritaire des plans et stratégies urbains », a expliqué M. Guèye.

Il a également déclaré que l’Afrique reste le continent le moins urbanisé de l’humanité à l’heure actuelle ; « elle connaît la plus forte croissance urbaine du monde avec un taux de croissance urbaine de 4,5%. La population urbaine du continent, qui était de 41 % en 2010, va passer à 63 % à l’horizon 2050 », a-t-il dit.

Prenant la parole, Abdoulaye Cissé, responsable scientifique de la formation à Enda Ecopop, a parlé de l’intérêt de cet atelier, non sans ajouter l’importance pour les différents territoires du Sénégal à être urbanisés.

Cet atelier s’est tenu en prélude au 9ème Forum urbain mondial prévu à Kuala Lumpur en Malaisie du 6 au 13 février et sera l’occasion d’échanger sur la vision et les nouveaux défis du Sénégal en matière d’aménagement du territoire et de planification urbaine et territoriale.

Cette rencontre a été organisée dans un contexte où l’Etat du Sénégal tente d’apporter une réponse coordonnée pour corriger le déséquilibre de l’armature urbaine et d’organiser notre pays en « territoires viables, compétitifs et porteurs de développement durable » ; l’ambition étant d’atteindre un développement urbain durable (création de richesses) pour l'inclusion sociale et l'éradication de la pauvreté.

Serigne Mansour Sy CISSE

Suite à la sortie des populations concernées par le projet d’exploitation d’un gisement de phosphate à Lam-Lam dénonçant leur non-implication, la direction de l’entreprise espagnole rassure. Pour le directeur de la mine Sephos, les préoccupations des populations sont prises en compte dans une charte d’engagement avant même le démarrage de l’exploitation.

Le week-end dernier, les populations des villages touchés par le projet d’exploitation d’un gisement de phosphate naturel à Lam-Lam près de Thiès, exploité par la société Sephos Sénégal, ont manifesté leur colère et dénoncé leur non-implication. Hier, le directeur de cette mine, Alioune Fall, a livré sa version des faits au cours d’une conférence de presse sur le site d’exploitation. « J’étais surpris par la sortie des populations. Depuis plusieurs semaines, nous leur avons présenté le projet. Le 27 décembre, nous l’avons montré à Ngagne Diouf, en présence des maires de cette commune et de celui de Merina Ndakhar, de même que des préfets et sous-préfets concernés. Nous avons exposé le projet et écouté les préoccupations des populations. Nous avions pensé que beaucoup de doutes ont été levés », a déclaré M. Fall. Il a rappelé que le préfet avait reçu l’association inter-villageoise qu’il s’apprêtait à recevoir en présence de l’autorité administrative. « C’est pourquoi nous sommes surpris. Mais qu’à cela ne tienne, il faut toujours compter avec ce genre de manifestation. A mon avis, le projet tient la route et prend en compte les inquiétudes et préoccupations des populations », a-t-il ajouté.

Le directeur de la mine Sephos indique que la société a une charte Rse, « une première pour une entreprise minière en phase de recherche ». « Nous sommes dans le processus d’acquisition d’un permis d’exploitation et normalement cette charte devait être sortie au moment où on démarre l’exploitation.

Ce document prend en six points toutes les inquiétudes des populations. Nous ne pouvons pas développer cette entreprise sans l’adhésion des populations. Nous croyons qu’elles sont parties prenantes de l’entreprise. C’est pourquoi il est nécessaire d’être d’accord avec celles-ci », a rassuré M. Fall.

Quitus social
Les six principes que contient cette charte sont : le respect des normes environnementales et de sécurité édictées par les lois et règlements du Sénégal, la restitution aux ayants droit des parcelles défruitées en relation avec l’administration des Eaux et Forêts en vue d’améliorer les situations initiales, l’appui et la promotion de la politique de santé au Sénégal en aidant les populations riveraines à accéder aux soins, le développement du secteur agricole avec les exploitants de la zone, la mise en place d’un système de microcrédit pour aider les groupements de femmes à développer des activités génératrices de revenus, et enfin le paiement dans les meilleurs délais des impenses arrêtées par la commission départementale d’évaluation.

Pour Abdou Aziz Diop de l’Ong « Publiez ce que vous payez », toute la difficulté réside dans les textes actuels qui disent que pour les permis, c’est le ministère des Mines qui demande l’avis du ministère des Finances et au plus haut niveau le chef de l’Etat approuve avec le Premier ministre certaines conventions. « Ce qui fait qu’à la base, les maires ne sont pas impliqués. Parce que les mines ne sont pas une compétence transférée. Voilà une difficulté que nous avions voulu corriger dans le cadre du Code minier pour que les maires soient impliqués même si c’est à titre consultatif parce que c’est dans leur terroir que se passe l’exploitation », a dit M. Diop. Selon lui, il y a, d’une part, le permis officiel délivré par l’Etat et, d’autre part, le quitus social, c’est-à-dire le consentement libre, préalable et éclairé des populations.

Ndiol Maka SECK

En assemblée générale annuelle, les éleveurs de Thiès se disent de plus en plus préoccupés par l’absence de parcours du bétail dans la localité. Le vol, le livret de l’éleveur, etc., ont aussi été au menu de leurs échanges.

Les éleveurs de Thiès sont aujourd’hui inquiétés par « l’accaparement des terres » qu’ils disent constater dans la région. Cette pratique réduit de plus en plus le parcours du bétail et est source de conflit avec les agriculteurs. Ils ont exprimé ce sentiment lors de l’assemblée générale annuelle de la Maison des éleveurs de la région. « Dans la région de Thiès, les éleveurs ont toujours décrié des problèmes fonciers. Ils ont beaucoup dénoncé des cas d’accaparement de terre », a relevé Ismaëla Sow.

Pour le président de la Maison des éleveurs de Thiès, il n’y a plus de parcours de bétail dans la région. C’est le problème majeur. Et chaque fois qu’il y a un problème entre un éleveur et un cultivateur, c’est toujours au premier que l’on demande de payer une amende, note-t-il. « Les éleveurs sont curieux de savoir pourquoi », s’est-t-il interrogé. Plus loin encore, il soutient que c’est l’absence de foncier pastoral qui est souvent à l’origine de leurs relations souvent heurtées avec les agriculteurs. Toutefois, M. Sow rassure qu’une résolution sera soumise au ministre de l’Elevage sur cette question foncière.

Le problème du vol du bétail et la question du livret de l’éleveur se sont aussi invités aux débats. Selon Ismaëla Sow, malgré le durcissement de la législation, le vol est toujours monnaie courante. « Nous remercions le président de la République pour la criminalisation de cette pratique. Mais n’empêche, les éleveurs vont discuter entre eux et faire des propositions. Nous discutons aussi avec le Service régional de l’élevage sur la santé animale », a-t-il dit. A en croire le président de la Maison des éleveurs de Thiès, l’Etat a mis beaucoup de moyens pour faire avancer le secteur. C’est aussi important que les acteurs bougent. Ce qui est en train d’être fait à travers le livret de l’éleveur. Ce document leurs permettra de suivre la santé de leurs animaux. « Celui qui achète votre animal a le droit de savoir s’il est en bonne santé ou pas. C’est à travers ce livret qu’on peut le prouver », a laissé entendre M. Sow.

Pour sa part, le sous-lieutenant Abdou Konia Diop précise que le parcours du bétail dans le domaine forestier de l’Etat est autorisé dans le Code forestier. Non sans mentionner qu’il n’est pas toujours autorisé de faire usage de ce droit. « Si le Service des Eaux et Forêts voit que le parcours du bétail commence à avoir des impacts négatifs sur la gestion des ressources naturelles, il peut saisir le ministère de tutelle afin de publier un arrêté interdisant l’usage de ce droit », a souligné le chef de Division suivi-évaluation et chef du Bureau inventaire et cartographie de l’inspection régionale des Eaux et Forêts. Selon lui, à Thiès, les éleveurs ne se limitent plus à émonder les espèces, mais vont jusqu’à couper complètement toute la partie aérienne. Alors qu’il existe des forets qui sont en phase de régénération.

Nd. M. SECK

Le délégué général à la Promotion des pôles urbains de Diamniadio et du Lac Rose veut établir de nouvelles relations avec les communes environnantes de Diamniadio. Pour ce faire, plusieurs opportunités leur seront offertes dans le cadre d’une caisse de péréquation. La mairie de Rufisque-Est vient de signer une convention à cet effet.

Les craintes maintes fois évoquées sur la naissance de déséquilibres entre le pôle urbain de Diamniadio et les communes environnantes s’amenuisent de plus en plus. Le maire de Rufisque-Est, Boubacar Albé Ndoye, estime, pour sa part, que de telles craintes n’ont plus leur raison d’être. « Le pôle est une opportunité pour Rufisque… Ce sont toutes les populations de Rufisque-Est et par ricochet la ville de Rufisque qui vont en bénéficier », a confié l’édile de Rufisque-Est à l’occasion de la signature d’une convention de coopération avec Seydou Sy Sall, délégué général à la promotion des pôles urbains de Diamniadio et du Lac Rose. Pour le délégué général, les opportunités du pôle sont « énormes » pour les communes environnantes à savoir Diamniadio, Rufisque, Bargny, Sébikotane et Bambilor. Il sera d’ailleurs mis sur pied, selon Seydou Sy Sall, une entité dénommée « district de Diamniadio ».

La nouvelle aire territoriale englobera toute l’agglomération rufisquoise et une bonne partie du département de Mbour et de Thiès, surtout les communes qui abritent l’aéroport international Blaise Diagne. « L’idée est de voir comment les ressources qui vont être générées par la vie du pôle, l’activité dans le pôle peuvent impacter sur les communes environnantes », renseigne Seydou Sy Sall. Ainsi, a fait savoir le délégué général à la promotion des pôles urbains de Diamniadio et du Lac Rose, les différentes activités économiques dans le pôle auront une répercussion sur les ressources des différentes communes qui lui sont contiguës. « Il s’agira de faire en sorte que les opportunités fiscales ne soient pas en défaveur de la fiscalité locale », indique-t-il.  Seydou Sy Sall signale qu’il sera mise en place une caisse de péréquation afin de tirer vers le haut les différentes collectivités locales du département de Rufisque. Ainsi, les différentes activités économiques dans le pôle auront une répercussion sur les ressources des différentes communes qui lui sont contiguës.

D’ores et déjà, la commune de Diamniadio a déjà bénéficié d’une première subvention de 500 millions de francs Cfa.

Maguette NDONG

Le directeur de l’Apprentissage Ousmane Adama Dia et le président de la chambre des métiers de Saint-Louis, Abdoulaye Lèye, ont remis, la semaine dernière, aux maîtres d’apprentissage de Saint-Louis des lots importants d’équipements qui permettront à ces derniers d’être plus performants et d’améliorer de manière significative les conditions d’apprentissage des jeunes artisans.


Selon M. Dia, cette cérémonie de remise de matériels aux responsables de six corps de métiers, qui œuvrent dans les domaines de la maçonnerie, de la plomberie, de la mécanique automobile, de la menuiserie bois, de la chaudronnerie, de la plomberie, de la couture, etc., entre dans le cadre de la mise en œuvre du Programme d’appui à l’insertion et à la formation professionnelle (Sen/028).

En présence du représentant de l’Inspecteur d’académie de Saint-Louis, M. Sidibé, Ousmane Adama Dia a rappelé que les relations de coopération bilatérale entre la République du Sénégal et le Grand-Duché de Luxembourg datent de la fin des années 1980. A partir des années 2000, cette coopération a pris de l’ampleur à travers l’adoption de Programme indicatif de coopération (Pic). En avril 2002, un accord instituant une commission de partenariat entre les deux pays est signé et le premier Pic couvrant la période 2002-2006 est adopté. Le deuxième Pic, signé en 2007 à Dakar, couvre la période comprise entre 2007 et 2011. Les enseignements tirés de l’exécution du Pic 2 ont permis de jeter les bases du troisième Pic signé en octobre 2011 et couvrant la période 2012-2016. Comme pour le Pic 2, a-t-il précisé, ce troisième Programme indicatif de coopération (Pic 3 2012–2016) est aligné sur les priorités nationales, notamment sur la Stratégie nationale de développement économique et sociale (Sndes) et sur les politiques des secteurs de concentration du programme. Le Pic 3 s’inscrit dans la continuité du Pic 2 et poursuit l’objectif de contribuer au développement du secteur de l’enseignement technique et de la formation professionnelle et à la réduction de la pauvreté par la mise en place d’une dynamique maîtrisée d’insertion des jeunes formés en quête d’emploi dans les trois régions du Nord et les quatre régions du Centre (programme Sen/028).

Dans le cadre de sa mise en œuvre, a-t-il souligné, le programme Sen/028 accorde une attention particulière à l’accès équitable à la formation professionnelle et technique de qualité pour favoriser la croissance économique et faire reculer la pauvreté, en élargissant les opportunités offertes aux groupes discriminés et en augmentant le niveau du développement durable.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

La Convention des Gandiol-Gandiol a décidé de plaider la cause de son territoire situé à 18 kilomètres au Sud de la commune de Saint-Louis. Elle a tenu un point de presse à Dakar samedi dernier pour sensibiliser l’opinion et mobiliser l’ensemble des forces vives du Gandiol sur l’élargissement de la brèche creusée en 2003 en aval de Saint-Louis et qui perturbe tous les écosystèmes du milieu avec des conséquences aujourd’hui difficiles à gérer pour les populations résidentes au Gandiol.

Tout est parti de la solution jugée durable aux récurrents problèmes d’inondations de la ville de Saint-Louis.

Les autorités de l’époque avaient jugé judicieux de creuser une brèche de 100 mètres de long sur quatre mètres de large en aval de la ville afin de permettre aux eaux du fleuve de se déverser dans la mer. Aujourd’hui, la brèche s’est élargie en amont vers l’ancienne embouchure à une vitesse inattendue pour atteindre 19 kilomètres à cause de la pression combinée des eaux du fleuve et de la mer. Une situation qui a fini par créer une véritable psychose chez les populations « Gandiolaises », qui ont assisté, impuissantes, à la disparition de villages comme Doune Baba Dièye et la destruction de la mangrove qui servait de refuge et de lieu de reproduction aux poissons, tortues et à plusieurs espèces d’oiseaux. Ce n’est pas tout. D’autres impacts s’y sont greffés comme la remontée de la nappe d’eau douce qui a cédé la place à une eau de plus en plus salée, la salinisation des sols qui est une sérieuse menace sur l’avenir de la culture maraîchère, la perte de moyens de subsistance des jeunes actifs de la zone, …et la fermeture de plusieurs installations hôtelières se trouvant à l’époque sur la langue de barbarie au Gandiol.

Un ensemble de problèmes sur lesquels se sont fondés les membres de la Convention, à travers les plaidoyers de son coordonnateur El Hadj Ndiogou Diop, du Professeur Sidi Fakha Diop et de Moussa Niang, pour tenter de convaincre leur auditoire sur le bien-fondé de la cause. Des problèmes, insistent-ils, qui ont des solutions et que les autorités de l’Etat doivent prendre en charge. La Convention des Gandiol-Gandiol compte organiser un séminaire sur la brèche et ses conséquences sur les populations du Gandiol au courant de l’année 2018, mettre en ligne leur site internet www.gandiol-gandiol.org, contribuer aux différents projets de construction de salles de classe dans les différents villages, accompagner des associations de développement local.

Babacar Bachir SANE

Des maîtres artisans de la région de Fatick ont reçu, avant-hier, un important lot de matériel de travail destiné à l’initiation et au renforcement des capacités des jeunes apprentis. Les domaines concernés sont la mécanique automobile, la menuiserie métallique et bois, la maçonnerie et la couture.

Un tel geste de haute portée qui s’inscrit dans le cadre du projet Sen/028 mis en œuvre grâce à la Coopération luxembourgeoise se manifeste, selon le président de la chambre des métiers de Fatick, Issa Dièye, « pour la première fois dans le secteur de l’artisanat à Fatick ». Il a ainsi tenu, lors de la cérémonie de remise du matériel présidée par le gouverneur Souleymane Cissé, à remercier les généreux donateurs de ce matériel distribué à des maîtres artisans ayant une expérience avérée dans la mécanique auto, la menuiserie métallique et de bois, la maçonnerie et la couture.

« Avec ce matériel, nous allons poursuivre de manière plus professionnelle le travail pour lequel il est destiné et pour lequel nous avons toujours œuvré. A savoir l’initiation à divers métiers des jeunes apprentis qui, aujourd’hui, aspirent à devenir de véritables professionnels pour mieux s’insérer dans le marché de l’emploi », a indiqué le représentant des bénéficiaires. Ils ont été invités à assurer une bonne maintenance et une meilleure utilisation de ce matériel qui, du reste, est de dernière génération.

Le directeur de l’Apprentissage au Ministère de la Formation professionnelle, Ousmane Adama Dia, a indiqué que ce matériel subventionné destiné aux artisans locaux s’inscrit dans la politique de l’Etat d’assurer une bonne capitalisation de nos ressources humaines, un volet phare du Plan Sénégal Emergent (Pse), pour ainsi gagner le pari du développement économique et social. Un tournant décisif donc, fait-il noter, « dans la grappe adéquation entre l’éducation, la formation professionnelle technique et l’emploi. Une belle manière de résorber le fort taux de chômage à travers l’employabilité et l’auto-emploi. D'où l’intérêt de valoriser les acquis de l’expérience de l’apprentissage traditionnel ».

Le gouverneur Souleymane Cissé a, de ce fait, magnifié l’exemplarité de la coopération entre le Sénégal et le Luxembourg à travers le projet Sen/028 axé sur la promotion de l’artisanat local et qui est en phase terminale à la fin de cette année 2018. La pérennisation devrait être alors assurée par les bénéficiaires de ce matériel.

Mouhamadou SAGNE  

La mairie de ville de Pikine a récompensé les meilleurs élèves du département. C'était au cours de la deuxième édition de la cérémonie de l'excellence organisée jeudi dernier dans l'enceinte de la mairie. Une manière pour le conseil municipal de la ville de Pikine de susciter une émulation positive entre les élèves, les étudiants tout comme les enseignants et les établissements scolaires du département.

Pour inciter les enfants de Pikine à tendre vers la perfection, mais aussi les étudiants, les enseignants et même les établissements scolaires, le maire de ville de Pikine a pris l’initiative d’organiser une cérémonie de l'excellence à travers laquelle les efforts des enfants qui ont réalisé de bonnes performances scolaires de même que les autres acteurs locaux de l’éducation vont être mis en relief et récompensés. L’initiative a concerné aussi bien les élèves de l'école francophone que celle arabophone du public comme du privé.

Ce sont les meilleurs élèves des classes de Seconde, de Première et de Terminale de même que ceux qui se sont distingués au concours général et au baccalauréat qui ont eu l'insigne honneur de recevoir une distinction du conseil municipal de la ville de Pikine. Des ordinateurs, des tablettes ainsi que des enveloppes variant entre cent mille et deux cent cinquante mille ont été remises aux élèves récompensés devant une assistance nombreuse et en présence de personnalités de tous bords. De la même manière, les meilleurs enseignants du département ont été primés. Ils ont reçu des récompenses de la même nature que celles qui ont été remises aux élèves.

En outre, les meilleures écoles du département ont été récompensées et ont reçu du matériel de bureau (photocopieuses, imprimantes, ordinateurs en vue de les accompagner dans la dynamique de performances où elles se sont inscrites. Maire de Pikine, Abdoulaye Thimbo a révélé que c'est un montant de 67 millions de FCfa qui a été débloqué par la mairie de ville de Pikine pour les enveloppes et l’achat des objets remis aux récipiendaires en guise de récompenses.

Le premier magistrat de la ville de Pikine a donné l’assurance que cette cérémonie sera perpétuée aussi longtemps qu’il restera à la tête de l’institution municipale. Inspecteur de l’académie de Pikine-Guédiawaye, Seyni Wade a salué cette initiative du maire de la ville de Pikine en soutenant qu’elle participe à doper les performances scolaires et permet à l’école d’aller de l’avant.

Abdou DIOP

Après Guédiawaye et Rufisque, la ministre de la Femme Ndèye Salimata Diop Dieng a procédé, hier, à Pikine, au lancement de soixante-dix (70) unités économiques dans le cadre d’un nouveau programme qui vise l’autonomisation de la femme sénégalaise par le biais de l'entrepreneuriat féminin. La cérémonie a eu pour cadre le stade Alassane Djigo en présence de beaucoup de personnalités locales de différents bords.

Le financement total de ces soixante-dix unités économiques est de 115 millions de FCfa. Il est accompagné d'un stock d'équipements d'une valeur de 50 millions de FCfa. Il est attendu un impact direct sur 3550 femmes issues des seize communes du département de Pikine auxquelles s'ajoutent les femmes vendeuses au détail qui bénéficieront du programme de la calebasse de l'émergence dont le montant s'élève à 30 millions de FCfa.

La ministre de la Femme, de la Famille et du Genre a religieusement écouté les communications des femmes de Pikine autour des thèmes que sont l'entrepreneuriat féminin, l'autonomisation des femmes et le renforcement du cadre de partenariat entre son département ministériel et le mouvement associatif féminin. Elle les a assurées de la prise en compte des perspectives ouvertes par leurs communications dans la formulation des pistes de réflexion en direction du Conseil interministériel et du forum national inscrits au programme de l'année sociale par le chef de l'Etat. Elle a dit en avoir pris acte dans la perspective du mémorandum national pour l'autonomisation des femmes. Le ministre a profité de sa présence à Pikine pour rappeler aux femmes de ce département les articulations du plan d'actions pour l'année sociale comprenant quatre lignes. La première porte sur un déploiement sur toute l'étendue du territoire d'un programme de plus de 10.000 unités économiques qui sera accompagné d'un plan de renforcement des capacités techniques et managériales des femmes dans différents secteurs porteurs de l’entrepreneuriat féminin.

La seconde concerne les concertations au sein des comités départementaux dont la synthèse devrait servir de base au mémorandum national pour l'autonomisation de la femme en 2035. Ensuite, l'éradication de l'utilisation par les femmes de la force physique pour moudre les céréales à travers la généralisation et la diversification des équipements d'allègement des travaux domestiques. Enfin, la question structurelle de l'accès des groupes vulnérables aux services sociaux de base qui figurera en bonne place dans l'action du ministère avec la construction de 63 nouvelles infrastructures sociales et de production, grâce au soutien de la Coopération italienne et de la Banque mondiale.

Abdou DIOP

Trente acteurs territoriaux de la région de Saint-Louis, notamment des maires, des assistants communautaires, des secrétaires généraux de conseildépartemental et autres agents des services régionaux de l’administration déconcentrée, ont reçu des certificats de compétence en « Développement économique local et en développement territorial » hier.

Cette cérémonie officielle de remise de diplômes a été organisée par le Pr Sambou Ndiaye de l’Ugb, à l’issue d’une formation qui a encore permis à l’Ugb de mettre cette institution universitaire de Sanar au service de la communauté. Ainsi, comme l’a rappelé le Pr Alioune Badara Sall, représentant le recteur Baydallaye Kâne, grâce à une étroite collaboration entre l’Ard, l’Apdn (coopération marocaine), l’Aacid (coopération andalouse), l’Ugb et l’Alliance de Recherche-Action Université-Territoires (Arut), cette formation a permis à l’Ufr des Lettres et sciences humaines de l’Ugb de dépasser la barrière du baccalauréat (en ne négligeant pas ce diplôme) en vue de faire bénéficier à ces 30 acteurs territoriaux une session de formation sanctionnée par un diplôme.

Partenariats stratégiques
Plus explicite, le directeur de l’Ufr Lsh, Boubacar Camara, a précisé que cette session de formation résulte d’un partenariat stratégique entre l’Ufr Lettres et Sciences humaines (Ugb), l’Agence régionale de développement de Saint-Louis, la Coopération andalouse (Espagne) et l’Agence pour la Promotion et le développement du Nord (Maroc). C’est ce partenariat qui a offert 30 bourses de formation à des élus et à des professionnels des conseils départementaux et communaux de la région, en plus de quelques services techniques déconcentrés.

Selon le Pr Sambou Ndiaye, par souci de flexibilité, la formation s’est déroulée en trois temps. Des experts de terrain ont, à côté d’universitaires spécialistes du champ, offert une formation pratique soumise à une démarche andragogique en mettant à la disposition des participants une documentation fournie. L’offre de formation, a-t-il ajouté, qui contribue à renforcer l’ancrage territorial de l’Ugb, a été une occasion pour les acteurs des départements et des communes de la région de prendre conscience de plusieurs aspects tels que la réaffirmation de l’orientation économique de la politique de décentralisation et de développement territorial, le défi de mettre en place un dispositif d’animation économique des territoires, de production de l’information économique territoriale et de promotion de la gouvernance économique locale, le défi des acteurs territoriaux d’affirmer leur leadership dans la mise en place d’espace de dialogue à l’intérieur des territoires et entre collectivités territoriales (intercommunalité bâtie sur l’équité et la volonté de partager des projets communs) en vue de jeter les bases d’une démarche auto-entretenue de mise en place du pôle territorial Saint-Louis.

Chantiers majeurs pour l’Etat

Le Pr Sambou Ndiaye est largement revenu sur les chantiers majeurs pour l’Etat en matière d’aménagement des territoires, de promotion du développement économique local, de refondation du financement des collectivités territoriales de plus en plus autonomisées, de renforcement de la compétitivité des territoires déjà dotés en infrastructures et services d’appui, l’enjeu de la contractualisation entre Etat et territoires bâtie sur le paradigme du développement territorial « Un Sénégal émergent à partir des territoires émergents d’abord ».

A ce propos, a-t-il souligné, la vulgarisation et la mise en œuvre de la stratégie nationale de développement économique des territoires pourraient alimenter ce changement de paradigme positionnant désormais les territoires comme levier de l’action publique.
Auparavant, le président du Conseil départemental de Saint-Louis, Me Moustapha Mbaye, par ailleurs Pca de l’Ard et le directeur de l’Ard, Ousmane Sow, Kalidou Bâ et Balla Guèye, respectivement adjoints aux maires de Gandon et de Saint-Louis, se sont réjouis de ce partenariat entre l’Ugb, l’Aacid (coopération andalouse), l’Ard et l’Apdn (coopération marocaine), qui a permis de dérouler cette formation diplômante à l’Ugb.

En marge de cette cérémonie, le maire de Fanaye, Aliou Gaye, a rappelé que l’Ugb, l’Ard de Saint-Louis et leurs partenaires sont fortement attendues par les acteurs territoriaux dans l’accompagnement pour la relance du dialogue territorial, pour le renforcement des capacités et, enfin, pour l’expérimentation d’un dispositif d’information territoriale ainsi que d’un système productif local.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

 

La réalisation du projet « Balouo Salo » dans la vallée de Tanaf (région de Sédhiou) est sujette à des risques de forclusion compte tenu de la faible organisation locale qui entraîne de sérieux retards affectant les conditions sociales des populations. Des retards qui amèneraient le déplacement projet dans un autre pays.

Pour des problèmes de procédure à suivre dans la mise en œuvre et l’exécution du projet, des retards sont observés et risquent de réduire à néant un travail d’étude entamé depuis trois ans. Un travail qui a touché aussi bien les populations qui sont parties prenantes à travers des séances de sensibilisation dans une centaine de villages que les collectivités locales et l’administration déconcentrée à travers un comité local de développement (Crd) pour la réalisation du pont barrage anti-sel de 850 mètres, unique dans son genre, sur un des bras du fleuve Casamance. Pour le président et fondateur de l’association « Balouo Salo », l’architecte Raoul Vecchio, il ne reste plus pour les membres et volontaires du projet que de s’ouvrir aux hautes autorités du pays pour plaider la cause de plus de 40.000 personnes qui seront impactées par le projet.

Le projet consiste en la construction d’un pont barrage anti-sel entre les villages de Sanoufily (commune de Diouduobou) dans la zone de la ville de Sédhiou et de Sambacounda (commune de Simbandi Brassou) sur la rive située dans la zone de Tanaf. Il s’agit, à travers la réalisation du pont barrage, de permettre la désalinisation de toutes les vallées impactées par le projet, la décontamination des sols et de la nappe superficielle, la création d’un bassin de rétention pour l’approvisionnement en eau et le lessivage de la vallée, le désenclavement des 25 villages touchés par le projet et la valorisation de la vallée de Tanaf. Avec la réalisation de l’œuvre qui profitera à plus de 40.000 personnes, il s’agira de récupérer plus de 10.000 ha voire 15.000 ha de terres. Une action qui va régler les problèmes d’alimentation et aider la décontamination de l’eau de pluie, le désenclavement de plus de 20 villages et la reforestation de plusieurs bois de village.

Ce projet, à en croire l’architecte Raoul Vecchio, a été partagé dans le monde entier à travers les canaux de communication du projet et est soutenu par des personnalités célèbres. Un soutien qui est exclusivement volontaire du fait que le projet est porté par une organisation caritative. D’ailleurs, note-t-il, c’est ce qui explique qu’en plus d'avoir mené une étude technique d'une valeur de 80 millions de FCfa, le projet et ses partenaires seraient également prêts à contribuer économiquement à sa réalisation.

Pour l’heure, 1500 volontaires sont engagés à participer à la réalisation du pont barrage et le projet bénéficie du soutien financier et technique de l’association et de ses partenaires. Pour Raoul Vecchio qui séjourne actuellement à Dakar, il ne reste que d’avoir la certitude de la participation de l’Etat dans sa mise en œuvre.

Babacar Bachir SANE

Erigée en commune à la faveur de l’Acte 3 de la décentralisation consacrant la communalisation intégrale, Toubacouta va bientôt entrer dans une nouvelle phase de modernisation. Le Conseil municipal en a ainsi décidé lors du vote de son budget de 180 millions de FCfa de l’exercice 2018, qui a été validé à l’unanimité des conseillers présents.

Le maire de la ville, Pape Seydou Dianko, a, en effet, fait inscrire un montant de 54,3 millions de FCfa pour la réalisation de 2,5 km de route bitumée à travers certaines artères de la ville. « Nous avons l’ambition de rehausser le niveau de notre localité pour la rendre plus attractive car elle est devenue une commune avec l’avantage d’être une ville cosmopolite située dans le département de Foundiougne (région de Fatick) et presque frontalière avec la Gambie ». Mais, ajoute-t-il, « c’est une localité qui a toujours gardé et garde jusqu’à présent son cachet traditionnel qui se caractérise par un profond brassage ethnique car Sérères, Mandingues, Diolas et Wolofs y vivent en parfaite harmonie ».

La ville a également ses diversités culturelle et biologique, son patrimoine naturel et ses ressources animalières et fauniques composées de forêts très denses et communautaires qui ont fini de la rendre attractive. Donc, comme l’indique le maire Pape Seydou Dianko, « le devoir de l’équipe municipale que je dirige est de travailler à changer la physionomie actuelle de notre ville dont l’accès est rendu difficile par les rues très sablonneuses et cahoteuses en certains endroits, surtout les axes qui mènent vers les nombreux réceptifs installés à Toubacouta ».

En plus, il faut souligner que, ajoute le maire de Toubacouta, « l’admission du Delta du Saloum qui appartient à plusieurs circonscriptions territoriales au sein du club très fermé des Plus belles baies du Monde en 2005 et son classement en juin 2011 sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco qui ont contribué à rehausser le niveau de notre collectivité territoriale qui garde toute son authenticité, à travers un véritable condensé culturel du Sénégal, son melting-pot de croyances, de pratiques et de valeurs culturelles qui font son charme et sa fierté ». Le maire de Toubacouta estime que sa commune étant une ville carrefour, la vie rythmée par les fêtes et cérémonies traditionnelles, mérite de changer de visage autre que celui qu’elle présente actuellement.

« La voirie urbaine que nous voulons réaliser avec  le concours de l’Etat, à travers ses services techniques comme l’Ageroute, l’Adm, entre autres, s’inscrit dans cette perspective », a souligné le maire Pape Seydou Dianko.

El Hadj Mouhamadou SAGNE

L’Agence de développement local a organisé un atelier de sensibilisation des exécutifs et acteurs locaux sur les enjeux de l’Observatoire national des territoires du Pôle Casamance.

La commune de Kolda a abrité un atelier interrégional de sensibilisation des autorités administratives, des services techniques et des acteurs locaux sur les enjeux de l’utilisation de la plateforme de l’Observatoire national des territoires (Ont) et des indicateurs 4sb jeudi. Cette rencontre qui est organisée par l’Agence de développement local (Adl), en partenariat avec l’Unicef, a permis à l’Administration territoriale, aux maires des différentes communes et aux secrétaires municipaux des régions de Kolda, de Ziguinchor et de Sédhiou d’échanger sur les enjeux de l’observatoire et du Système de suivi des services sociaux de base (4sb) du Pôle Casamance. L’observatoire a été mis en place dans le cadre de la territorialisation des politiques publiques initiée par le gouvernement et constitue un important outil pour structurer l’information dans les territoires sous formes de domaines, de sous-domaines et d’indicateurs. « Pour cela, nous avons travaillé avec des acteurs locaux qui ont stabilisé les domaines et nous allons monter en puissance. Pour le moment, nous avons retenu six domaines et on va, avec un ensemble d’indicateurs, suivre le comportement de ces différents domaines.

Les acteurs vont collecter, remonter et analyser le comportement des indicateurs au niveau local », déclare Malal Camara, directeur général de l’Agence de développement local.
Il se réjouit des résultats enregistrés au cours de ces derniers mois, même s’il reconnaît qu’il reste encore beaucoup à faire pour que la plateforme de l’observatoire soit opérationnelle et durable. L’observatoire va ainsi montrer la cartographie des interventions sur le plan territorial. Les données qui constituent un important outil d’aide à la décision vont permettre aux acteurs d’avoir des informations fiables sur les besoins des territoires en matière de développement.

Le Pôle Casamance qui regroupe les régions de Kolda, de Sédhiou et de Ziguinchor a été choisi comme zone teste de l’observatoire national des territoires. Après deux ans et demi d’expérimentation, l’Agence de développement local du Ministère de la Gouvernance territoriale, du Développement et de l’Aménagement du territoire va évaluer l’intérêt de cet observatoire durant l’année 2018 avant le passage à l’échelle. Ce qui lui permettra ainsi de voir ses impacts, ses enjeux et d’apporter les correctifs nécessaires, avant d’étendre cet outil dans les autres régions.

Mamadou Aliou DIALLO

L’association « Regard de Tambacounda en France » (Rtf), qui ambitionne de promouvoir le développement de la région orientale du Sénégal, vient d’offrir un négatoscope pour la radio dentaire, des ultrasons et bagues, 8 turbines qui coûtent plus de 800 mille francs l’unité, des pièces à main, des sondes, un piston d’anesthésie, etc.

L’association dénommée « Regard de Tambacounda en France » a bouclé la série d’activités de ses 72 heures par des dons à plusieurs services dentaires des différentes structures de santé de Tambacounda. C’est ainsi que le Centre de santé communément appelé CM de Tambacounda a réceptionné un lot important de matériel hospitalier. Il s’agit d’un négatoscope pour la radio dentaire. Il permet de bien voir le chemin dentaire du patient. Des ultrasons, bagues, et 8 turbines qui peuvent rouler jusqu’à  plus de mille tours par seconde. Du matériel qui coûte plus de 800 mille francs l’unité. Des pièces à main, des sondes, un piston d’anesthésie pour éviter la douleur pendant l’extraction d’une dent, des plateaux d’examen, etc. « Du matériel de très haute qualité », souligne la présidente Mme Ndiaye Thioya Dièye.

Un important don qui a fait dire à Mamadou Sow, président du comité de santé du Centre de santé de Tambacounda, que « Ce  matériel qui coûte énormément cher, est arrivé au bon moment car le besoin est là ». Une action humanitaire bien saluée par le représentant de la population pour qui aucun effort ne sera ménagé pour que ce don soit utilisé à bon escient ». Dr Oumar Diop, chirurgien dentiste du district, a tenu à remercier l’Artf pour ce geste noble. Pour lui, malgré les efforts consentis par l’Etat pour le développement de la santé des populations, il reste encore des choses à faire. « C’est dans ce cadre que l’Etat sénégalais a toujours appelé à l’implication de la communauté. Si des fils de la région s’engagent à s’impliquer dans la santé des populations, nous ne pouvons que les encourager », clame-t-il.

Pape Demba SIDIBE

La Haute-Casamance est confrontée, elle aussi, à la coupe abusive de bois. Dans le département de Vélingara, les acteurs politiques ont saisi les enjeux de la préservation de la forêt. Président de l’association des maires du département de Vélingara, Chérif Habib Aïdara, maire de Bonconto et président de la commission Environnement, Ressources naturelles et Industries extractives, propose des alternatives. Entretien.

Le scandale de l’exploitation abusive de bois a conduit à la tragédie de Bofa dans le département de Ziguinchor. Mais vous aussi, à Vélingara, vous êtes confronté au même problème…
Permettez-moi de présenter mes condoléances les plus attristées aux familles des victimes de ceux qui ont péri dans cette tuerie, en tant que maire de Bonconto et membre du Haut conseil des collectivités territoriales, président de la Commission Environnement, ressources naturelles et industries extractives. Il y a quelques mois, en échangeant avec certains responsables, j’ai été choqué en découvrant la perception qu’ils avaient du problème. Là où je parlais d’exploitation abusive, ils me parlaient de réglementation. Bref, qu’il n’y avait pas de problème et que la coupe était réglementée. Là où je parlais de destruction de nos écosystèmes, ils me parlaient d’exploitation. Nous n’étions pas sur la même longueur d’onde. Membre d’une famille religieuse aussi, nous sommes souvent interpellés dans le règlement des conflits ; ce qui nous permet d’être au courant des réalités locales. La destruction de notre écosystème est inquiétante, c’est pour cela que nous saluons la décision de son excellence, le président de la République, de suspendre les permis d’exploitation de toute coupe de bois dans les régions de Ziguinchor, Sédhiou et Kolda. On sent la volonté de trouver une solution à ce problème. Les efforts que nous fournissons pour arrêter les trafiquants qui ont déjà coupé des arbres qui ont mis des décennies à grandir sont louables. C’est bien d’annoncer l’arrestation de X personnes, mais il faut agir en amont, dans la prévention. Saisir le bois déjà coupé, les charrettes, c’est bien, mais c’est le médecin après le mort, le mal est déjà fait. Nous proposons d’inverser les choses et de travailler dans la prévention, dans l’intérêt de tout le monde, exploitants et populations. Ensuite, il faut des projets alternatifs, proposer autre chose aux exploitants. Dans la commune de Bonconto, nous sommes sur un projet de développement durable alternatif qui coûtera un peu plus de 100 millions de FCfa.

Concrètement, quels sont ces projets verts ?
Nous travaillons avec des partenaires français pour la mise en place d’une pyrolyse permettant de valoriser les déchets en énergies et engrais organiques puis planter des espèces endémiques pour reboiser afin d’offrir aux populations une reconversion. Un des volets du projet sera l’équipement en bio-digesteur pour minorer l’utilisation du bois de chauffe. Avec la bouse produite par quatre vaches, il est possible d’obtenir de l’énergie nécessaire au besoin d’un foyer rural et que fournit habituellement le bois. Le troisième volet du projet alternatif est relatif à la création d’une ferme agricole de 100 hectares pour l’agro-écologie, 50 ha pour les femmes, 50 ha pour les jeunes.

Quels sont les écueils qui freinent cette transition ?
Il faut une plus grande fluidité entre les ministères et les collectivités locales pour la maîtrise des procédures, pour une plus grande communication sur les lois qui changent, les nouveaux règlements, les opportunités. Aujourd’hui, il y a beaucoup de mécanismes de financements verts à l’instar du Mécanisme de développement propre (Mdp). Le Nigeria, l’Afrique du Sud et le Cameroun en bénéficient déjà. Donc, en résumé, il faut travailler dans la prévention et élaborer des propositions alternatives. Aujourd’hui, la forêt est assaillie aussi bien par les autochtones que par des gens d’ailleurs. Il sera difficile de régler le problème sans une solution alternative et c’est faisable.

Propos recueillis par Samboudian KAMARA

Le budget de la commune de Keur Samba Guèye s’équilibre en recettes et en dépenses à la somme de 81.451.212 FCfa. Il a été voté à l’unanimité des conseillers présents mardi dernier. Ils ont saisi l’occasion pour décliner les priorités de la commune en présence du sous-préfet de Toubacouta, Ahmet Seyco Ly.

La réunion présidée par le maire Abdoulaye Ndiaye a permis de décliner les priorités de l’équipe municipale en place depuis 2014. Le maire de Keur Samba Guèye souligne que cela s’est fait en relation avec leurs partenaires dont les interventions dans la zone ont permis à leur commune de toucher du bois aujourd’hui. « Les investissements ont été orientés vers le développement économique et social, notamment hydro-agricole, de la zone toute entière à vocation agricole et horticole. Ce qui fait que nous avons voté un budget réaliste en tenant compte du flux financier que nos partenaires injectent dans notre zone », affirme le maire.  

Bitumage de pistes de production
Aujourd’hui, selon Abdoulaye Ndiaye, le maire de Keur Samba Guèye, « avec tous ces investissements qui sont venus s’ajouter à nos moyens propres, tous nos villages sont raccordés au réseau d’adduction d’eau pour l’alimentation en eau potable des populations et il s’y ajoute au plan de l’éducation la résorption depuis 2010 des abris provisoires dans les établissements scolaires, entre autres acquis dans le cadre de l’amélioration des conditions de vie des populations. Surtout que les barrages et digues de retenues des eaux permettent aujourd’hui aux populations d’avoir de bonnes productions agricoles et maraîchères ». Pour autant, d’autres priorités ont été évoquées en termes de doléances lors de cette séance du Conseil municipal de Keur Samba Guèye, notamment le bitumage du tronçon très dégradé de l’axe qui relie la commune à partir du poste frontalier de Karang en passant par le village religieux de Sirmang réputé pour son ziarra annuel qui accueille de nombreux fidèles à chaque édition et particulièrement en période de gamou.

Un espoir est fondé sur le Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc) qui devrait pouvoir prendre en compte cette préoccupation de la commune de Keur Samba Guèye, mais aussi et surtout la piste de désenclavement des trois communes de Nioro Alassane Tall, Keur Saloum Diané et Keur Samba Guèye ; tout comme le Programme d’urgence de modernisation des axes et territoires frontaliers (Puma) pour le développement des villes frontalières.

Sous un autre registre, les conseillers municipaux de Keur Samba Guèye ont fait sienne l’impérieuse nécessité de doper les recettes municipales à travers l’impôt du minimum fiscal, nouvelle appellation de la taxe rurale que le secrétaire municipal a tenu à expliquer aux conseillers et différents chefs de village.

Paiement du minimum fiscal
M. Diébakhaté, le secrétaire municipal, a informé que cette taxe sur le minimum fiscal a connu un grand bond dans le recouvrement avec 7,8 millions de FCfa de recettes de même que l’état civil (3 millions de FCfa) lors de la gestion précédente. « Donc, il y a lieu de mettre en accent particulier sur ce minimum fiscal en demandant aux populations des efforts supplémentaires », a-t-il indiqué.

Les chefs de village ont été invités à mener des séances de sensibilisation dans leurs localités respectives pour le paiement des impôts et taxes. Ce qui permettra à la commune de disposer des fonds de contrepartie à titre de contribution financière de la commune dans les projets financés par ses partenaires comme le Pafa, le Parerba et le P2rs dont les contributions avoisinantes plus de 500 millions de FCfa ont permis de réaliser des ponts, PIV, digues de retenues et pistes de production.

El Hadj Mouhamadou SAGNE

L’Intersyndicale des travailleurs des collectivités locales du Sénégal a entamé une grève de trois jours hier. C’est ce vendredi qu’elle compte faire une évaluation et n’exclut pas de durcir le ton. .

Dans un mémorandum remis au préfet de Dakar, les camarades de Sidiya Ndiaye demandent « la mise en place urgente et sans délai de la Fonction publique locale avec l’extension du statut à tous les travailleurs des collectivités locales ».

Dans le document, les signataires approuvent l’effectivité des décrets relatifs aux autres corps qu’il faut créer, les décrets de titularisation de tous les agents intégrés dans la Fonction publique locale, mais aussi la mise en place de la structure d’accueil du personnel de ladite administration locale. Pour le président de l’Intersyndicale des travailleurs des collectivités locales du Sénégal, Sidiya Ndiaye, il faut surtout finaliser la seconde phase de l’Acte 3 de la décentralisation pour apporter les correctifs appropriés à cette réforme.

Le texte de sept pages rappelle aux autorités l’opérationnalisation du Conseil supérieur de la Fonction publique locale, entre autres recommandations. M. Ndiaye indique que depuis le vote de la loi n°2011-08 relative au Statut général des fonctionnaires des collectivités locales le 30 mars 2011, suivi de la signature de plusieurs décrets d’application et autres promesses, les travailleurs attendent de voir le parachèvement de cette réforme (Acte 3), qui, pourtant, avait suscité beaucoup d’espoir. « Il faut une évaluation du coût des rappels d’ancienneté pour les agents titularisés dans la Fonction publique locale », a exigé le syndicaliste, sans omettre le paiement des rappels de salaires aux agents contractuels de la commune de Kaolack conformément à la décision du tribunal et la régularisation de leur situation. Il a également fustigé le « licenciement abusif » des agents d’Ourossogui.

A en croire Sidiya Ndiaye, « l’Etat ne leur accorde pas d’importance » d’autant plus que l’entente qui avait été scellée entre leur mouvement syndical et le gouvernement n’a pas été respectée par ce dernier. Il en veut pour preuve la non-tenue d’un Conseil interministériel dédié à la question malgré la promesse du Premier ministre. « Tous les secteurs que nous contrôlons, à savoir les structures de santé, l’état civil, les cimetières…, iront en grève jusqu’à ce que l’Etat règle nos revendications », a dit Sidiya Ndiaye.

Serigne Mansour Sy CISSE

Le différend qui oppose la commune de Wakhinane Nimzatt à celle de Djeddah Thiaroye Kao est finalement vidé après que le ministre de l’Intérieur Aly Ngouille Ndiaye a décidé de couper la poire en deux. Autrement dit, chaque commune va collecter les taxes à payer par les acteurs du marché installés sur son territoire communal.

Le ministre de l'Intérieur Aly Ngouille a coupé la poire en deux dans le conflit qui oppose le marché Djeddah Thiaroye Kao à celle de Wakhinane Nimzatt. En vertu de cette décision, chacune des deux communes en conflit va se contenter à recouvrer les taxes à la limite de ses frontières. Une décision saluée par le maire de Djeddah Thiaroye Kao qui a parlé de la victoire du droit sur l'injustice. « Il s'agissait d'un combat difficile et de longue haleine qui nous avait opposés à tout un régime », a-t-il avancé.

Le maire a rappelé que c'est en 1996 que le maire d'alors de la ville de Pikine, Demba Seck, avait prêté le marché au défunt maire de la ville de Guédiawaye, Chérif Macky Sall. « A son arrivée à la tête de la commune d'arrondissement (devenue commune) de Djeddah Thiaroye Kao, le maire libéral Cheikh Hann a demandé que le marché soit restitué à Djeddah Thiaroye Kao. Jusqu'à son départ de la tête de la commune de Djeddah Thiaroye, cela n'a pas été fait. Son successeur Sidy Sall a aussi réclamé le marché, mais en vain. Alioune Badara Diouck qui a succédé à Sidy Sall, a passé cinq ans à se battre pour reprendre le contrôle du marché sans y parvenir », s'est désolé M. Dieng. « A notre arrivée, nous nous sommes basés sur l'Acte 3 de la décentralisation et le décret qui réglemente les conditions de dévolution des patrimoines pour écrire une lettre au préfet de Pikine avec tous les arguments juridiques qu'il faut. Nous avons démontré au préfet que toutes les conditions sont réunies pour que marché Boubess qui appartient légalement à Djeddah Thiaroye Kao lui soit restitué », poursuit-il. Cheikh Dieng considère que c'est sur la base des preuves qu'il a reçues de Djeddah Thiaroye Kao que le préfet de Pikine a instruit le sous-préfet de réintégrer le marché Boubess dans le patrimoine de Djeddah Thiaroye Kao. Par la suite, le maire Cheikh Dieng a dénoncé ce qu'il appelle des manipulations souterraines ayant été à l'origine de la dépossession de la commune Djeddah Thiaroye Kao du marché Boubess. « Nous avons ainsi passé deux ans à nous battre afin que nous soyons rétablis dans nos droits. La Cour suprême s'est déplacée vers marché Boubess pour effectuer un constat de terrain sur la base duquel elle a sorti l'arrêt 004 du 12 janvier 2017 donnant gain de cause à Djeddah Thiaroye Kao », a soutenu l'édile de Djeddah Thiaroye Kao.

Wakhinane Nimzatt se conforme à la décision
Ce qui, selon lui, constitue une gifle magistrale à l’administration territoriale. Le maire Cheikh Dieng a rappelé que cette décision rendue par la Cour suprême a été ensuite attaquée par la ville de Guédiawaye. Ce qui a poussé le ministre Aly Ngouille Ndiaye à organiser une nouvelle rencontre qui a réuni les maires de Wakhinane Nimzatt, de Djedah Thiaroye Kao, le gouverneur de Dakar, les préfets de Pikine et de Guédiawaye dans le but de trouver une solution consensuelle. « Nous saluons le courage du ministre Aly Ngouille Ndiaye qui nous a proposé que chacune des deux communes en conflit se contente de la part du marché se trouvant sur son territoire.

Le ministre Aly Ngouille Ndiaye s'est rendu compte que ce que nous lui avons dit est conforme à la vérité et il a pris sur lui de faire cette proposition. C'est ce que Djeddah Tharoye Kao a toujours réclamé et nous avons été intransigeant sur ce principe », a ajouté Cheikh Dieng qui a précisé que cette décision satisfait les exigences de la commune de Djeddah Thiaroye Kao. Il a  aussi évoqué le préjudice subi par Djeddah Thiaroye Kao en expliquant que ce conflit a coûté à la commune qu'il dirige une collecte quotidienne de cent mille francs (100.000 FCfa) pendant trois ans. Cheikh Dieng a annoncé que le conseil municipal va explorer les voies et moyens pour déposer une plainte contre l’instigateur de ce préjudice afin qu’il rembourse à la collectivité de Djeddah Thiaroye Kao les sommes qu’elle a perdues. Cependant, le directeur de cabinet du maire de la commune de Wakhinane Nimzatt, Pape Fall, a répondu que la municipalité va se conformer à cette décision de l'arrêté de la sous-préfecture fixant les limites de la commune. Ceci, en attendant que la justice vide ce conflit de manière définitive. « Je tiens à préciser que la population de Wakhinane Nimzatt continue de considérer que ce marché est leur patrimoine », a-t-il avancé.

Abdou DIOP

L’association Dynamique convergence en lien pour une implication citoyenne (Dclic) des Hlm, en partenariat avec la mairie, a tenu, les 20 et 21 janvier derniers, les assises sur la réforme de l’Acte 3. Le consultant Mamadou Diouf ancien directeur des collectivités locales a, à cette occasion, invité à une alimentation du Fonds de péréquation et d’appui aux collectivités locales pour mieux accompagner les communes en manque de ressources.

« Acte 3 de la décentralisation : contraintes et opportunités pour le développement de notre commune » est le thème central qui a réuni les populations des Hlm à l’école Aynina Fall de ladite commune le week-end dernier. Mamadou Diouf, expert en décentralisation, a fait un rappel historique des différentes phases de la réforme territoriale (Acte 1 : Réforme administrative territoriale et locale (Ratl) en 1972 ; Acte 2 initié en 1996 consacrant les communes d’arrondissement ; et 2013 ou l’Acte 3 de la décentralisation qui bénit les communes de plein exercice). En effet, c’est le décret n° 2015-1879 du 16 décembre 2015 qui porte création et fixe le taux et les modalités de répartition du Fonds de péréquation et d’appui aux collectivités locales.


Pour M. Diouf, ce mécanisme devrait être opérationnel et alimenté à plus de 10 milliards de francs Cfa. Ce fonds alimenté en partie par des ressources minières du Sénégal (phosphate, or de Sabodala, pétrole, gaz, zircon, etc.) fait l’objet de réflexions depuis trois ans, comme l’a informé l’expert de ces assises. « On est en train de réfléchir sur la clé de répartition. Cette proposition d’opérationnalisation du fonds est importante et j’y tiens », a-t-il dit. « Dans le partage de l’appui, il faudra avantager les communes qui sont moins nanties sinon elles resteront toujours faibles par rapport aux plus viables », a-t-il insisté.

L’ancien directeur des collectivités locales jusqu’en 2001 a fait savoir que cette clé de répartition va permettre de combler les disparités, car les forces et faiblesses ne sont pas les mêmes pour nos communes.

Emprunts obligataires
L’expert en décentralisation a rappelé que la Réforme de l’Acte 3 va, après un second passage à l’Assemblée nationale, ajouter aux communes cinq domaines de compétences que sont l’agriculture, la pêche, l’élevage, le tourisme, l’hydraulique et l’assainissement.

« Ces compétences sont à dominante économique alors que les autres, sauf l’environnement et la gestion des ressources naturelles, sont à dominante sociale. Cette réforme est le virage économique de la décentralisation », a confié l’ancien professeur de Lettres.

Mamadou Diouf a déclaré que les emprunts et autres bons (obligations) sont autorisés aux communes sur le marché financier. Toutefois, il précise qu’il faut un accord de la Banque centrale et une garantie du ministère de l’Economie et des Finances. « L’Etat du Sénégal fait ces émissions pour lever des milliards. La commune d’Ahmedabad en Inde avait une fois émis un bond de 3 milliards de FCfa pour les payer sur 6 ans. Mais, elle l’a payé en 3 ans. Lors d’une deuxième émission pour le même montant, elle a obtenu 8 milliards de FCfa. Les pays du Sud ont adopté ce système d’émission pour avoir de l’argent », a-t-il révélé, non sans ajouter que la commune de Douala au Cameroun, les Mexicains et Américains sont connus dans ces mécanismes de levée de fonds ou titres municipaux. « Mais, il faut que leur gestion soit saine. Une commune qui n’est pas transparente, sans une publication de son compte administratif et une bonne agence de notation ne saurait recourir à l’emprunt et un Etat n’apporte jamais la garantie à une commune déficitaire. C’est pourquoi, les communes ont intérêt à assainir leur gestion pour pouvoir recourir à ces mécanismes financiers innovants qui doperont leurs économies », a indiqué M. Diouf.

« Ces émissions permettent à la commune de s’autofinancer. Car les impôts, taxes et fonds de dotation ne peuvent pas régler le problème des mairies », a-t-il déclaré.

Rénovation fiscale locale
D’après ce consultant, grâce à cette dernière réforme, le maire peut mutualiser ses efforts en travaillant avec certaines organisations comme c’est le cas aux Hlm, où l’association Dclic a initié ces assises de la commune.

L’expert a indiqué que les autorités doivent tout faire pour parachever la fiscalité locale dans cette réforme, car désuète. A l’en croire, les bonnes niches d’impôts sont recouvrées par l’Etat. Avant de déplorer le fait que certaines communes aient un budget de 20 millions de francs Cfa.

M. Diouf a plaidé pour un élargissement du Budget consolidé d’investissement (Bci) aux domaines de compétences et autres communes car, en ce moment, il ne concerne que la santé et l’éducation.

Le partenariat public-privé est pour lui une chose importante parce que cela a permis de réaliser l’autoroute à péage. M. Diouf a fait savoir que l’implication des Organisations communautaires de base (Ocb) facilite le développement local.

« Dans la deuxième phase de l’Acte 3, il y aura une étude sur la rénovation de la fiscalité locale. Dans cette étude, on va aménager la péréquation financière. Il ne s’agira pas de créer de nouveaux impôts et taxes, parce que, suivant les nouveaux critères de convergence de l’Uemoa, le Sénégal ne peut plus faire ce qu’il veut », a confié l’ancien professeur en finance publique. Il a également rappelé que les pays de cette zone doivent élaborer des critères de convergence pour aller vers une monnaie unique d’ici les années 2020-2022.

Interpellé sur le Programme d'appui aux communes et agglomérations du Sénégal (Pacasen), Mamadou Diouf a rappelé que l’année financière des bailleurs de fonds n’est pas celle des pays tiers qu’ils aident. « La Banque mondiale ne finance plus seule les projets africains ; ce n’est pas bon pour sa politique. Cela rend difficile le démarrage des projets, mais le Pacasen 2018-2023 va démarrer éminemment », a-t-il assuré.

Le président du comité de pilotage des assises Ousmane Touré a précisé que ce rendez-vous sera une occasion de proposer des solutions aux problèmes des Hlm qui est une réalité démographique et industrielle. « Nous voulons que nos populations s’approprient le concept. C’est pourquoi, dans le cadre d’une démarche itérative et holistique, nous avons effectué une visite de proximité depuis avril 2017 », a-t-il laissé entendre. Il a aussi fait noter que ces assises doivent leur permettre de se projeter dans l’avenir.

Serigne Mansour Sy CISSE

Conformément au plaidoyer du maire Mansour Faye à Washington et à Dakar pour l’amélioration des conditions de vie de plus de 300 familles de la Langue de Barbarie victimes de l’avancée de la mer et relogées sur le site de recasement du croisement de Bango Khar Yalla, une mission conjointe de l’Agence de développement municipal (Adm), de la Banque Mondiale (BM) et de l’Agence française de développement (Afd), conduite par le Dg de l’Adm, Cheikh Issa Sall, a séjourné dans la capitale du Nord.

Ces experts, accompagnés de l’adjoint au gouverneur chargé du développement Sahite Fall, de l’adjoint au maire, Balla Gueye, du directeur général de l'Agence de développement communal (Adc) Boun Daouda Soumaré, etc., ont visité des sites qui pourraient accueillir ces sinistrés, avant de tenir une séance de travail à l'hôtel de ville. Cette mission a été organisée par l'Adm en vue de permettre à ces experts de s’entretenir avec les autorités administratives, municipales et les sinistrés, de sillonner toute la ville et d’étudier les voies et moyens à mettre en œuvre pour élaborer et réaliser un projet d’urgence de relèvement des populations impactées par les raz-de-marée.

Selon Adama Gueye, conseiller technique du directeur général de l’Adm, cette mission de prospection permet d’avoir, avant la fin du mois de février prochain, une idée précise du plan d’action d’urgence qui devra permettre de réaliser le projet de relèvement des sinistrés de la Langue de Barbarie. Abondant dans le même sens, l’adjoint au maire, Balla Guèye, a longuement insisté sur l’intérêt particulier que le chef de l’Etat, le maire Mansour Faye et la Banque mondiale accordent à ce projet.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

La Synergie d’actions pour le développement économique et social de Linguère (Sades) a remis une ambulance médicalisée au poste de santé de Mbaye Aw. C’est un soulagement pour les populations de cette localité située à 60 km de la commune de Dahra. En effet, ces populations évacuaient leurs patients à bord de charrettes ou de voitures à ciel ouvert.

La place publique du village de Mbaye Aw a refusé du monde pour réceptionner les clés d'une ambulance médicalisée. Ce don est le fruit d'un partenariat entre la Sades et la Fondation espagnole dénommée Luna Nueva. L’objectif de la Synergie d’actions pour le développement économique et social de Linguère est de permettre aux populations d’accéder aux soins de santé. « Nous remercions la Sades qui nous a octroyé cette belle ambulance qui est une vieille doléance. Elle va faciliter notre travail car, autrefois, nous peinions énormément à référer nos patients dans les centres de référence. Pour rallier le centre le plus proche qui est celui deDahra-Djolof, il faut faire 60 kilomètres sur une piste tracée par des charrettes. Jadis, nous nous rabattions sur des voitures à ciel ouvert communément appelées "Vopou-Yaha" pour évacuer les malades et les charges y afférentes étaient entièrement prises en charge par les patients », a laissé entendre l’Infirmier chef de poste (Icp) Moustapha Cissé. « En effet, c’est la huitième ambulance que nous amenons dans le département de Linguère avec nos partenaires de la fondation Luna Nueva en Espagne. Cette action entre dans le cadre de nos activités de développement social. Nous sommes une association qui œuvre pour le bien-être social. Et nous avons dit que l’Etat du Sénégal fait beaucoup d’efforts dans le cadre de la santé et du développement et nous venons en appoint pour soutenir les efforts du gouvernement dans ce cadre », a laissé entendre le président de la Sades, Momar Talla Bèye. Selon ce dernier, Linguère est un département très vaste, avec deux districts sanitaires qui polarisent beaucoup de postes de santé, mais malheureusement dépourvus d’ambulances.

C’est pourquoi d’ailleurs nous nous attelons à toujours amener des ambulances médicalisées dans ce département afin de soulager un peu les populations. Chaque année, nous organisons une semaine de solidarité au cours de laquelle nous offrons une ambulance, des médicaments, du matériel médical et des bourses scolaires aux élèves. Ainsi nous avons distribué 200 bourses aux élèves les plus méritants dont les parents sont confrontés quotidiennement à des problèmes, ajoute-t-il. Chaque bourse est évaluée à 32.500 de nos francs.

Masse NDIAYE


AVERTISSEMENT

La SSPP « Le Soleil » met en garde et interdit formellement aux responsables et gestionnaires de sites d’informations, établis au Sénégal ou ailleurs, de poster les articles publiés sur le portail Internet du « Soleil », à l’adresse www.lesoleil.sn. La SSPP « Le Soleil » ne tolérera aucune entorse à cette interdiction. Seule est permise la publication de liens directs pour rediriger l’internaute vers l’adresse www.lesoleil.sn

PARTENARIATS

Les gestionnaires de sites qui le souhaitent peuvent adresser une demande de partenariat avec la SSPP « Le Soleil » qui en définira les modalités et fixera les conditions d’utilisation des articles, photos, logos de son portail Internet. En cas de manquements, la SSPP « Le Soleil » se réserve le droit d’engager immédiatement des poursuites judiciaires envers les contrevenants, pour violation du respect des droits d’auteurs.