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Régions (557)

En tournée dans sa commune le samedi dernier, le maire de Yoff, Abdoulaye Diouf Sarr, a tiré un bilan satisfaisant de l’état d’avancement des chantiers de sa commune. Ces infrastructures seront réceptionnées entre septembre et décembre.  

Le maire de Yoff, Abdoulaye Diouf Sarr, accompagné de dignitaires de la ville, a effectué une tournée dans sa commune. L’édile de Yoff, a visité d’abord la place traditionnelle de Ndiew puis le quai de pêche de Yoff. Ensuite, il s’est rendu dans les chantiers de construction du canal d’évacuation des eaux usées. Il a bouclé sa tournée au stade municipal qui est en chantier. Il a trouvé sur les lieux le ministre des Sports, Matar Ba. Cette visite a permis à Abdoulaye Diouf Sarr de faire le point sur l’état d’avancement des chantiers ouverts dans sa commune. Sur ce registre, le quai de pêche sera bientôt inauguré. « Nous sommes en phase terminale. Le carrelage est presque terminé. Donc, l’infrastructure sera bientôt inaugurée », a affirmé le maire. Il en est de même pour la place Ndiew. Un endroit qualifié de mythique pour les populations de Yoff. « C’est le cœur de Yoff », a-t-il lancé. Il a promis la fin des travaux de modernisation de la place en fin septembre. 
Selon Abdoulaye Diouf Sarr, cette place va changer le visage de la commune de Yoff. La tournée a pris fin au stade municipal où le maire et le ministre des Sports ont eu un entretien avec l’entrepreneur. D’après Abdoulaye Diouf Sarr, s’il n’y a pas de modifications majeures, le stade municipal de Yoff sera disponible en décembre prochain.
Le coût de construction est estimé à 560 millions de FCfa.  Le futur stade de Yoff va abriter deux tribunes, des bureaux, des salles de sports. Il aura aussi un  terrain multiforme et  une piste d’athlétisme.
Le ministre des Sports,  Matar Ba, a salué  la construction  de ce  stade. Selon lui, c’est un projet extrêmement important. Il a invité les autres maires à créer ces genres d’infrastructures pour leur jeunesse. « Le maire de Yoff a compris que le sport est une compétence transférée. Il s’est débrouillé avec ses partenaires pour mettre en place cette d’infrastructure pour le développement du sport », a soutenu Matar Ba.
Le stade municipal de Yoff a  aussi une capacité de 5000 places. Une boutique sera installée au sein du stade qui sera équipé d’un plateau fonctionnel. Le ministre des Sports a promis d’ajouter un autre plateau multifonctionnel pour permettre à la commune d’accompagner la communauté sportive de Yoff. « Je pense que tous les maires doivent suivre l’exemple de Yoff », a suggéré Matar Ba, qui a conseillé l’équipe municipale à mettre du gazon synthétique qui peut durer jusqu’à 15 ans en accueillant entre quatre à cinq matchs par jour.

Eugène KALY

Les Lougatois veulent que leur région soit érigée en pôle territoire autonome. Ils ont fait plaidoyer dans ce sens lors du forum lançant les activités célébrant les 40 ans de la région de Louga.

« Louga a un potentiel économique et humain lui permettant d’être un pôle territoire autonome », a soutenu, samedi dernier, Khalifa Dia, le président du comité scientifique du forum « Louga 40 ». Au cours du forum organisé à l’occasion de la célébration des 40 ans d’érection de Louga en région sous le label « Louga 40 », les participants ont mis l’accent sur le potentiel économique de ce territoire. Des secteurs parmi lesquels « la pêche, l’agriculture et l’élevage avec un peu d’accompagnement peuvent valoir des résultats dont les effets peuvent servir au-delà de la région », ont notamment affirmé les intervenants.

La région regorge également d’un potentiel énorme avec sa diaspora disséminée à travers le monde et dont l’organisation pourrait générer des profits non négligeables pour son développement, ont-ils soutenu, plaidant pour un meilleur usage des fonds envoyés par les émigrés et leur utilisation dans des créneaux porteurs. « Ces fonds sont utilisés à des fins de consommation », selon le professeur Mounirou Ndiaye de l’université de Thiès, n’en pensant pas moins que la région de Louga doit sur cette base réclamer plus de subsides de la part de l’Etat central. « En consommant cette manne évaluée à dix milliards de FCfa par an sans le savoir, le citoyen lougatois paie des taxes et a le droit, en tant qu’un des plus grands contributeurs au financement de l’économie nationale, de réclamer plus d’investissement », explique le professeur Ndiaye.

Ces propos ont été approuvés par l’assistance. Les représentants des départements de Kébémer et de Linguère ont adhéré à cette demande, mais estiment que pour arriver à ce pôle territoire autonome, l’accent devra être mis sur la région dans son ensemble et non sur la commune de Louga. « Louga commune sera la locomotive d’un tel pôle, mais les autres départements ne doivent pas être en marge », a soutenu Mouhamed Fall, économiste et chargé des études au Conseil départemental de Linguère. Selon lui, « il y a une demande pressante en provenance du département de Ranérou avec lequel il partage le Ferlo et une certaine réalité géoéconomique pour la constitution d’un pôle ».

Madou Thiobane, un élu de Linguère, a avancé qu’en faisant équipe avec Diourbel, « Louga perd ». Il estime que « Louga a déjà vécu l’expérience quand il était dans la même circonscription administrative que Diourbel qui le noyait ». Le cas de Saint-Louis est plus patent pour M. Thiobane qui donne l’exemple du projet Lux-développement couvrant les deux entités régionales. « Où sont les réalisations de Lux-Dév ; tout est à Saint-Louis », argumentera-t-il appelant à une meilleure coordination pour l’avènement d’un pôle Louga, Linguère et Kébémer.

(APS)

L’installation tardive de l’hivernage n’a pas empêché la ville de Kaolack d’être la proie des inondations dévastatrices. Mise en cause dans la gestion de ce fléau, le maire Mariama Sarr a informé que l’institution municipale qu’elle dirige a dépensé plus de 55 millions de FCfa pour soulager les populations résidant dans les quartiers inondés.

En dépit de moyens budgétaires limités, la commune de Kaolack n’est pas restée les bras croisés sur le front des inondations. Une posture défendue par l’édile de la capitale du Saloum. Mariama Sarr et ses collaborateurs qui animaient une conférence de presse clôturant trois jours passés à superviser les opérations de pompage de l’eau. Selon elle, son administration a hérité d’une situation difficile avec peu de moyens pour faire face à ce type de calamité « Des quartiers comme Ndargoundaw, Xanxun ou la bande d’Aozou sont situés dans des zones non eadificandi, donc impropre à l’habitat humain, pourtant des populations s’y sont installées en dépit des menaces qu’ils présentent », a rappelé madame le maire.

La mobilisation décrétée par les autorités municipales pour soulager les victimes a porté ses fruits. « Il suffit de faire un tour dans les zones inondées aujourd’hui pour constater que le niveau de l’eau a largement baissé grâce aux opérations de pompage et au curage des canaux par les sapeurs-pompiers et la main-d’œuvre municipale », a expliqué Mme Mariama Sarr. « Mieux,  nous avons dépensé plus de 55 millions répartis dans l’achat de carburant, la location d’engins, le curage de caniveaux et le creusement de tranchées pour l’évacuation de l’eau », a informé le maire de Kaolack. Elle a profité de la rencontre avec les journalistes pour évoquer le projet « dix Villes », évalué à 44 milliards de FCfa dont 8 milliards de nos francs seront consacrés à la commune de Kaolack pour l’évacuation des eaux usées. Près de 16 milliards de FCfa sont prévus pour la gestion des eaux pluviales grâce au soutien de l’Union Européenne (Ue). L’équipe municipale est depuis vendredi sur le terrain dans les quartiers inondés du Bas Dialègne, de Xanxun et de la Bande d’Aouzou dans les quartiers périphériques de la commune de Kaolack.

Elimane FALL

La lutte contres les inondations entre dans une phase décisive. L’Office national de l’Assainissement du Sénégal (Onas) vient de réhabiliter une vingtaine de stations de pompage à Saint-Louis.

La commune de Saint-Louis, depuis quelques années, n’a pas enregistré d’inondations dues aux eaux de pluies, a déclaré, samedi dernier, le directeur général de l’Onas, Alioune Badara Diop. C’était à l’issue d’une tournée qu’il a effectuée pour s’enquérir de l’état d’avancement des travaux de curage des canaux d’évacuation des eaux usées et pluviales et d’entretien des 20 stations de pompage.

Il s’est ainsi adressé à la presse pour rappeler que cette tournée est organisée par ses services, conformément aux instructions et directives du ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Mansour Faye. Alioune Badara Diop a précisé que la ville tricentenaire dispose de 13 stations de pompage des eaux pluviales et de 7 stations de pompage des eaux usées équipées, chacune, de deux Groupes motopompes (Gmp) très puissants.

Il a laissé entendre que ces travaux de curage sont effectués à 80%, avant de déplorer certaines pratiques malsaines perpétrées régulièrement par des personnes mal intentionnées et consistant à raccorder, en période d’hivernage, leurs fosses septiques au réseau d’évacuation des eaux pluviales de l’Onas.

Non seulement, a-t-il fait remarquer, ces individus déversent les eaux usées dans les canaux d’évacuation des eaux pluviales, « mais ils s’arrangent en même temps à transformer ces canaux en dépotoirs de toutes sortes d’ordures ».
Cette tournée a permis de constater que certaines populations continuent d’annihiler les efforts déployés par le gouvernement pour les protéger contre les inondations et les aider à bénéficier d’un système performant d’évacuation des eaux usées. Ces dernières sont allées jusqu’à introduire des cadavres et autres carcasses d’animaux dans ces canaux d’évacuation des eaux pluviales.

Alioune Badara Diop est également très remonté contre ceux qui ne ratent pas la moindre occasion de subtiliser les plaques tampons et les plaques décanteurs qu’ils retrouvent dans les regards posés par l’Onas, les grilles avaloirs et autres matériels importants permettant d’évacuer à tout moment ces eaux usées et pluviales.
Le Dg de l’Onas a surtout exhorté les populations à aider l’Etat à surveiller et à entretenir un réseau national d’assainissement de plus de 100.000 km mis en place par le gouvernement sur l’ensemble du territoire, en vue de les aider à améliorer leur cadre de vie.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Construite sur une cuvette et exposée à des inondations récurrentes, la commune de Kaffrine devrait bénéficier de moyens substantiels pour trouver des solutions durables. Le ministre du Renouveau urbain, de l’Habitat et du Cadre de vie, Diène Farba Sarr, qui est retourné à Kaffrine pour la deuxième fois en l’espace d’une semaine évalue à 7,5 milliards de FCfa nécessaires pour la restructuration des quartiers inondables de la commune.

Le ministre Diène Farba Sarr est revenu vendredi dernier à Kaffrine pour s’enquérir de nouveau de la situation des sinistrées victimes des fortes pluies qui ont marqué l’installation de l’hivernage dans le centre du pays. Le ministre du Renouveau urbain, de l’Habitat, du Cadre de vie, qui avait à ses côtés la déléguée générale à la protection sociale et à la solidarité nationale, était venu avec les techniciens de son département, sur instruction expresse du chef de l’Etat. Selon lui, pour planifier des actions à long terme pour la commune de Kaffrine, la ville doit bénéficier d’un traitement spécial d’envergure pour sortir des inondations. Elle est dans une situation exceptionnelle qui fait que seules des solutions durables avec de gros moyens pourraient venir à bout des inondations », a soutenu Diène Farba Sarr à l’issue de la visite de certains quartiers envahis par les eaux de pluies.

Tirant les conclusions de sa deuxième visite dans la zone en moins d’une semaine, il a estimé que « la solution aux inondations de Kaffrine ne réside pas dans une approche conjoncturelle à court terme, mais dans des solutions durables de restructuration des quartiers Diamaguène centre ou encore Guinaw rails, les plus touchés par les inondations ». M. Sarr a souligné que les travaux de restructuration de ces quartiers situés dans des zones de fortes dépressions vont nécessiter 7,5 milliards de nos francs qu’il va falloir mobiliser avec le soutien des pouvoirs publics. 

En attendant un fort élan de solidarité s’organise sous l’égide de la déléguée générale à la protection sociale et à la solidarité nationale. Mme Anta Sarr Diacko a remis 15,5 millions de FCfa aux sinistrés sous forme d’aide d’urgence. 

L’ancienne ministre de la Famille a également offert aux victimes des fortes pluies plus de 50 tonnes de riz et des matelas. Le Conseil municipal de Kaffrine a donné 85 tonnes de ciment et 95 kilogrammes de riz aux sinistrés. Le président du Conseil départemental Koungueul, Assane Diop, a remis une enveloppe 1,5 million de FCfa aux sinistrés de Kaffrine et de Koungueul.

Elimane FALL

Un groupement de femmes de Baback ne pouvait pas contenir sa joie à l’arrivée de la délégation de l’Office des forages ruraux (Ofor). C’est la fin de leur corvée. Elles ne vont plus parcourir de longues distances pour chercher de l’eau. Elles ont désormais de l’eau sous leurs pieds. L’Ofor a remit à flot le forage qui était tombé en panne depuis 15 ans. Cerise sur le gâteau, les maraîchères ont repris du service.

Les femmes et les jeunes filles chantent. Elles dansent dans un élan frénétique à l’arrivée de la délégation de l’Ofor à Baback, un village de l’arrondissement de Notto, à quelques kilomètres de Thiès. Baback célèbre la réception des ouvrages hydrauliques dans l’allégresse. C’est la fin d’un cycle qui a commencé depuis une quinzaine d’années. Les habitants de Baback se rendaient dans des villages environnants comme Séssène ou Tabdeul pour s’approvisionner en eau. D’autres passaient leur temps à faire la queue sans être sûrs d’avoir le liquide précieux. L’onde de joie ne noie pas la souffrance de ces braves dames.

« Nous faisions de longues queues autour des puits. Il y a des jours où c’était avec les charrettes que nous allions puiser dans d’autres villages. C’était trop difficile pour tous les habitants, mais surtout pour les femmes », confie Astou Ndiaye Mbaye. De petites parcelles rectangulaires d’aubergines et de gombos sont réparties de façon parallèle dans l’exploitation communautaire clôturée par un mur.

Bassins alimentés par des raccords
Les bassins alimentés par des raccords sont entre les parcelles de légumes. Il y a quelques mois, l’agriculture était tributaire de la saison des pluies. Une nouvelle heure d’autonomie s’ouvre. On comprend alors pourquoi les femmes exultent. Elles font confiance à la terre qui ne ment pas. « Dans le monde rural, les femmes jouent un rôle déterminant dans la recherche de nourriture. Depuis que le forage était panne, nous nous rendions à Thiès pour faire le linge dans les ménages. Avec la réhabilitation du forage, nous avons repris les activités maraîchères et nous pouvons subvenir à nos besoins », se réjouit Awa Dionne.

Les conduites suivent le tracé des exploitations. Leur croissance porte espérance. A Baback, l’extension des exploitations agricoles est inscrite dans l’agenda des femmes encadrées par un technicien agricole. « La population a augmenté. Nous ne pouvons pas dépendre uniquement des cultures pluviales. La réhabilitation de ce forage va désormais nous permettre de travailler durant toute l’année et de lutter contre l’insécurité alimentaire », brosse le chef de village, André Youm.

Depuis 1992, les femmes étaient sous le poids de la corvée. La disponibilité de l’eau leur permet de dégager une marge de temps pour se consacrer à leurs exploitations maraîchères. C’est la course vers cette activité. A l’extérieur, des parcelles d’aubergines jouxtent le mur. Derrière ces parcelles, l’emblavement des terres a démarré. Les activités de maraîchage sont relancées. « La réhabilitation du forage a permis de regrouper des femmes. Elles viennent tous les jours pour entretenir et arroser leurs exploitations de légumes. Nous faisons une évaluation tous les lundis. Nous allons aménager des plants de tomates », révèle le technicien agricole Jacques Ndick Faye.

Un groupe électrogène flambant neuf et du matériel d’exhaure sont dans un petit abri en dur. L’Ofor a injecté plus de 30 millions de FCfa pour remettre à flot le forage tombé en panne depuis 1992. « Nous ne devons pas nous focaliser sur le montant de la pompe et du groupe électrogène, mais sur les effets induits.

L’extension du réseau en ligne de mire
Aujourd’hui, les femmes de Baback ne se rendront plus à Thiès pour faire le linge et gagner de l’argent. Elles peuvent avoir de l’argent en s’adonnant au maraîchage avec la disponibilité de l’eau », a fait remarquer le directeur général de l’Ofor, Lansana Gagny Sakho. La disponibilité de l’eau crée la demande. Les habitants du village, par la voix du président de l’association pour le développement de Baback, Malick Seck et du chef du village ont introduit une nouvelle requête : l’extension du réseau pour approvisionner les ménages en eau potable. « Nous allons examiner l’extension du réseau demandée par le village afin de mettre de l’eau de boisson à la disposition des populations. Notre mission, c’est de donner de l’eau aux populations du monde rural en fonction de nos moyens et conformément aux recommandations du président de la République, Son Excellence Macky Sall », rappelle Lansana Gagny Sakho. C’est une question de justice sociale.

Reportage d’Idrissa SANE

La commune de Kaolack va bénéficier d’un programme conjoint d’assainissement de 24 milliards de FCfa pour la réalisation d’ouvrages d’évacuation des eaux usées et pluviales. L’annonce a été faite par le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Mansour Faye.

La gestion des eaux pluviales et usées dans la ville de Kaolack va faire l’objet d’une prise en charge vigoureuse de la part du gouvernement. L’assurance est de Mansour Faye, le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, venu ce week-end à Kaolack superviser l’évolution des opérations de curage et de désensablement des caniveaux dans la commune. « Le gouvernement est dans la dynamique d’apporter des solutions aux préoccupations des populations de Kaolack confrontées aux difficultés d’assainissement des eaux usées et pluviales », a assuré le ministre. A ce propos, il a annoncé la mise en œuvre prochaine d’un programme public de 24 milliards de FCfa pour la gestion de l’assainissement dans la commune de Kaolack. « Il s’agit d’un premier programme de 8 milliards de FCfa financé par la Banque ouest-africaine de développement (Boad) visant à réaliser des ouvrages pour l’évacuation des eaux usées dans la commune. Les appels d’offres sont lancés nous attendons la validation de la Direction centrale des marchés publics (Dcmp) pour le démarrage des travaux en fin d’année », a expliqué Mansour Faye.

Le second appui est de l’Union Européenne. Il se chiffre à environ 16 milliards de FCfa. Ces montants concernent la gestion des eaux pluviales. « Pour le moment nous en sommes à la phase d’étude », a indiqué le ministre en charge de l’Assainissement. Mansour Faye qui était en compagnie du maire de Kaolack, Mariama Sarr, dans le cadre d’une visite des quartiers inondés, a promis la mise en place d’une mini station de pompage sur le site de « Xanxum » dans la périphérie de la commune. « Notre ambition est de  soulager au plus vite les populations qui souvent sont obligées d’abandonner leurs lieux d’habitation à cause des eaux de pluie », a-t-il souligné.

Le ministre a rappelé la finalisation des études du Plan directeur d’assainissement (Pda) de la ville. Lequel est financé par la coopération nipponne à hauteur de 250 millions de FCfa.

E. FALL

Le ministre de la Gouvernance locale, du Développement et de l’Aménagement du territoire, Abdoulaye Diouf Sarr, a présidé le lancement officiel de l’université de la décentralisation hier à Dakar. La rencontre organisée par le Cercle des communicants de la décentralisation (2cd) sur le thème «contribution du secteur privé dans le développement territorial », a permis aux participants de proposer la mise en place d’un observatoire des collectivités locales.  

La mise en place de l’observatoire des collectivités locales a été fortement recommandée lors du lancement officiel de l’université de la décentralisation. Selon des spécialistes des collectivités locales, l’information territoriale semble être un préalable pour assurer un développement local durable. Le ministre de la Gouvernance locale, Abdoulaye Diouf Sarr, qui a pris part à cette rencontre, a saisi l’occasion pour faire remarquer que le secteur privé a toujours été un acteur déterminant dans la mise en œuvre de la politique de décentralisation au Sénégal.
Le ministre a ajouté que dans nos territoires, le rôle du secteur privé s’élargit de plus en plus, à telle enseigne que le tandem secteur public/privé devient intéressant. Abdoulaye Diouf Sarr s’en est réjoui, demandant aux collectivités locales de saisir les opportunités qu’offre cette réalité et en tirer partie. Pour cela, M. Sarr a estimé qu’il faudrait en particulier que les collectivités locales développent leur capital humain et réduisent considérablement le potentiel de conflit avec « ce partenaire essentiel » qu’est l’entreprise. Le ministre a insisté sur ce point, soutenant qu’il n’y a pas de création de richesses sans entreprise. « Car c’est bien l’entreprise qui, dit-il, apporte de l’innovation, de la créativité, des emplois, de la richesse ».

A son avis, si l’entreprise intervient dans le territoire, c’est pour créer de la richesse. Et il n’y a pas de possibilité de création de richesses en dehors de l’entreprise. Il n’y a que l’entreprise qui peut créer de la richesse durable. Et le ministre de faire noter que le développement local ne peut pas être fait seulement par le secteur public. « Le secteur public installe le cadre. Mais celui qui fait le jeu économique durable pour créer de la croissance locale est bien sûr l’entreprise privée », a expliqué Abdoulaye Diouf Sarr.

Il n’a pas manqué de faire savoir que l’Etat a pour rôle d’accompagner le secteur privé, c’est-à-dire mettre le cadre de compétitivité, réglementaire, des outils, des méthodologies… Ceci pour créer les conditions optimales de création de richesses. D’après Abdoulaye Diouf Sarr, l’Etat est en train de le mettre en place ce cadre que le secteur privé demande d’ailleurs pour mieux s’exprimer. A sa suite, plusieurs communications portant sur le rôle que doit jouer le secteur privé dans le développement territorial ont été faites par d’éminentes personnalités, à l’image du recteur de l’université de la décentralisation, Mme Awa Guèye Thioune.

Des débats enrichissants ont eu lieu et d’importantes recommandations et suggestions ont été formulées. Notamment pour le développement des moyens alternatifs de financement des collectivités locales, le partenariat public/privé « avec ancrage collectivité ». L’entreprise a été appelée à mieux assumer sa responsabilité sociale d’entreprise, à se préoccuper davantage du cadre territorial où elle exerce.

El Hadj Moussa SADIO

Le Projet de renforcement de la gestion des terres et des écosystèmes des Niayes et de la Casamance (Prgte) et le service régional des eaux et forêts ont signé un partenariat qui permettra l’atténuation des effets des changements climatiques dans deux communes de Louga. Plus 2 milliards de FCfa seront injectés dans ce projet.  

Les communes de Leona et de Kab-Gaye dans la région de Louga vont bénéficier des actions du Projet de renforcement de la gestion des terres et des écosystèmes des Niayes et de la Casamance dont l’objectif est de contribuer sensiblement à l’atténuation des effets des changements climatiques. Ce protocole d’accord a été signé à la gouvernance de Louga entre le coordonnateur du Projet de renforcement de la gestion des terres et des écosystèmes des Niayes et de la Casamance (Prgte), le colonel Omar Diaw et l’Inspecteur régionale des eaux et forêts, le commandant Momar Fall. Ce projet de plus de 2 milliards sur 5 ans a été mis en place pour venir en aide aux populations vulnérables aux changements climatiques, a souligné son coordonnateur, qui a annoncé que le choix a porté sur les communes de Leona et de kab-Gaye. Selon lui, « les Niayes constituent une zone éco-géographique importante assurant l’essentiel de la production horticole du pays et les actions prévues ambitionnent d’aider les populations au renforcement des terres pour préserver leur fertilité ».

La Casamance aussi présente une importance capitale du point de la production arboricole et sa mangrove, explique M. Diaw, qui tente ainsi de justifier le choix porté sur ces deux espaces devenues vulnérables aux changements climatiques pour dérouler ce programme. Ainsi le projet va fournir des informations climatiques aux producteurs pour leur permettre d’intégrer cet aspect dans leurs activités de tous les jours, indique son coordonnateur qui rappelle le partenariat prévu avec l’Agence nationale de la météorologie pour l’atteinte des objectifs fixés. L’inspecteur des eaux et forêts, commandant Momar Fall, s’est réjoui du choix porté sur son service pour la mise en œuvre du projet qui prévoit l’érection de brise-vents et la production de plantes destinées à diversifier les spéculations présentes dans la zone ciblée. Les producteurs vont aussi bénéficier de renforcement de capacité et seront dotés dans un souci d’économie de la ressource d’outils pour l’utilisation du système d’irrigation goutte-à-goutte, a dit M. Fall. Le gouverneur Alioune Badara Mbengue a rappelé « la nécessité de s’adapter ou disparaître » et manifesté son espoir de voir ce projet réussir à redonner espoir aux producteurs des Niayes.                          

(APS) 

Le ministre de l’Energie et du Développement des énergies renouvelables, Thierno Alassane Sall, en tournée dans la région de Kaolack, a réceptionné les ouvrages du Programme nationale d’électrification rurale. Ils ont permis à quatre villages de la région de Kaolack d’avoir de l’électricité.  

L’Etat apporte de la lumière à quatre localités des départements de Nioro et de Kaolack. Le ministre de l’Energie et du Développement des énergies renouvelables, Thierno Alassane Sall, qui était en tournée nationale, a visité les nouveaux ouvrages du Programme nationale d’électrification rurale. Lesquels ont permis de connecter les villages de Thioubène, Ndiawara Al-Kali, Missirah Al Balde et Keur Médina Leyti. Lors de cette visite, il a rappelé les efforts financiers du gouvernement dans le cadre du renforcement l’électrification dans le monde rural. Thierno

Alassane Sall a promis que Keur Omar Bambara dans la commune de Latmingué sera la prochaine dans la  liste des localités du Saloum à intégrer le cercle des villages électrifiés. D’après le ministre, l’énergie est un facteur de production essentiel car étant le socle de l’émergence en zone rurale. A ce propos, il a précisé que la somme de 14,8 milliards de FCfa  a été dégagée pour assurer l’électrification de 157 villages sur toute l’étendue du territoire avant fin juin 2016. Le ministre de l’Energie a annoncé dans la foulée qu’un budget de 60 milliards était prévu pour la seconde phase du Programme national d’électrification rurale (Pner). Thierno Alassane Sall s’est félicité des avancées notées dans le domaine de l’électrification rurale au Sénégal. « Il y a 5 ans l’électricité était une denrée rare dans notre pays, mais grâce à la perspicacité du chef de l’Etat, 90 à 100 Mégawatts sont aujourd’hui en réserve pour assurer une production continue », a souligné le ministre. Selon lui, le Sénégal est sur voie d’atteindre sa politique énergétique, car son taux de couverture a atteint 30% en 2015. Il a profité de sa tournée pour inaugurer des postes de courant.

Elimane FALL

La commune de Bambaly, à une vingtaine de 20 kilomètres de Sédhiou, a organisé une session de formation sur la transformation de céréales locales en faveur des femmes. La session vise l’autonomie financière des vendeuses de produits fabriqués au niveau local et mis sur le marché. Ces produits locaux sont, entre autres, le « Thiakry », la bouillie, le « Araw » et le couscous marocain très prisés dans la zone, surtout au cours des cérémonies de baptême, de mariage et des fêtes de fin d’année. Le conseil municipal de Bambaly a pris cette initiative pour encourager les femmes actives dans le développement de la collectivité locale. Le problème de l’emballage a été soulevé lors de cette formation. « C’est bien de mettre de nouveaux produits sur le marché, mais ils doivent être dans des emballages certifiés », a expliqué le deuxième adjoint au maire de Bambaly, Boubacar Nicky Fickou. Selon lui, l’emballage est une condition sine qua non pour mieux vendre. Les femmes transformatrices ont soulevé la question de l’accès au financement. Elles ont souhaité l’accompagnement du ministère de la Femme et de la Famille dans ce sens. Pour la présidente, Mme Mariama Guèye Gomis, leur priorité aujourd’hui est de trouver un financement en vue de mener leurs activités. Le deuxième adjoint au maire, Boubacar Nicky Fickou, a rappelé que cette session de formation a permis aux femmes d’apprendre la transformation des nombreuses céréales que l’on trouve sur  le marché de la région de Sédhiou. Il a promis que les autorités municipales vont continuer à accompagner les femmes et les jeunes pour participer à la création d’emplois.

Malamine KAMARA

Le maire de la commune Thiès-ouest, Alioune Sow, accompagné de techniciens et d’agents du service communal, a lancé, jeudi dernier, des « opérations pré-hivernales » qui permettent de protéger les populations contre les intempéries pouvant naître de l’installation de l’hivernage. Ces travaux de terrassement et de remblaiement, combinés à des opérations d’élagage et de balisage des sites inondables, visent davantage à sécuriser les habitations pour que le cadre de vie ne soit pas impacté par les pluies. Les techniciens municipaux mobilisés par la mairie doivent refaire le circuit électrique de la gare routière et de certains quartiers de la ville, afin que les populations bénéficient d’un meilleur éclairage, a indiqué le maire de Thiès-ouest. Alioune Sow a informé qu’un matériel performant a été acquis par les services de la municipalité en vue d’échanger l’ensemble des circuits électriques défectueux, les ampoules et de refaire les installations électriques. Il a promis une maintenance totale du réseau électrique en vue d’éviter d’éventuels accidents durant l’hivernage.

Dans ce cadre, l’édile de Thiès-ouest a invité les populations à veiller à la sauvegarde et à l’entretien du matériel électrique qui coûte cher. L’équipe technique municipale a sillonné plusieurs quartiers dont Grand-Thiès, Jules Sagna, Sofraco et la gare routière de Thiès ou se déroulent les travaux de remblaiement, d’élagage, de terrassement et de remplacement des circuits électriques défectueux.

(APS)

La construction de pistes rurales se fera en tenant compte de l’atténuation des impacts environnementaux. C’est ce qui explique la formation des travailleurs de l’Ard et d’une trentaine d’environnementalistes.

Les travailleurs de l’Agence régionale de développement et une trentaine d’environnementalistes ont reçu des formations en évaluation environnementale. Ils ont désormais la capacité de formuler des conseils pratiques sur les aspects liés à l’évaluation environnementale qui est devenue un nouveau corps de métier.

La formation a été programmée suite au constat selon lequel la réalisation de pistes rurales entraîne beaucoup de désagréments et de risques sociaux et environnementaux, a expliqué Djibril Thiaw, directeur du Centre de perfectionnement des travaux publics. Désormais des risques environnementaux seront pris en considération. Le secrétaire exécutif du Pndc a rappelé toute la place que les pistes rurales occupent dans le processus de décentralisation. Djibril Thiaw est convaincu que si la qualité des infrastructures de communication augmente, les collectivités locales deviendront invariablement des moteurs de développement. Selon M. Thiaw, la réalisation de ces pistes cadre avec les préoccupations du chef de l’Etat Macky Sall. En outre, Djibril Thiaw a indiqué que l’organisation des rencontres de sensibilisation et d’information ont permis de toucher 1800 personnes sur des thématiques qui ont trait au rôle des services techniques dans le programme de réalisation des pistes. Au cours de ces séances, les questions liées à la santé et aux maladies transmissibles ont été abordées.

Amath Sigui NDIAYE

La coopération coréenne apporte sa contribution au développement socio-économique des villes de Tall Bakhlé (Dagana) et de Ndombo Alarba (Richard-Toll). Ces localités ont été dotées de matériels de transformation agricole et d’infrastructures.

La coopération coréenne donne une nouvelle impulsion aux activités socio-économiques dans les villages de Tall Bakhlé (Dagana) et de Ndombo Alarba (Richard-Toll). Les Coréens ont mis à la disposition de ces deux localités deux rizeries, des unités de transformation de céréales, deux centres de formation polyvalents. Ils ont aussi construit une salle de réunion et une salle de conférence pour les jeunes et les femmes. A cela, s’ajoute la construction de deux salles de soins primaires.

A l’occasion de la visite de l’ambassadeur de la Corée du Sud à Dakar, Mme Kim Hyo-Eun, le député-maire de Richard-Toll, Dr Mame Diop, s’est réjoui de la mise en œuvre du projet « Saemaul » dans le département de Dagana. « C’est un modèle de développement local réussi dans le Oualo, qui a permis d’améliorer, de manière significative, l’autonomisation des femmes de Ndombo Alarba », a noté Dr Mame Diop. Il a également ajouté : « grâce à cette coopération avec nos partenaires sud-coréens, ces braves femmes se sont inspirées du concept « Saemaul Undong » pour mieux lutter contre la pauvreté dans les domaines de la riziculture, de l’éducation, de l’environnement et de la transformation des céréales ».

L’Ambassadeur de la Corée du Sud a affirmé que le « Saemaul Undong » a connu un succès à Ndombo Alarba. « C’est un test réussi qui nous permettra d’intervenir dans d’autres zones, en vue d’aider les femmes et les enfants à faire face à la pauvreté en milieu rural tout en améliorant leurs conditions de vie », a souligné l’Ambassadeur. 

A Ndombo Alarba, les jeunes du village comme Mansour Tall, Abdourahmane Mbodj, Rokhaya Thiam ont pu aménager, avec l’appui des volontaires coréens, une superficie de 4 ha destinée à la riziculture. Dans ce village, des salles de classe de l’école primaire ont été réfectionnées. Ces volontaires de Talbakhlé et de Ndombo Alarba, communément appelés « Seamaul-leaders », ont séjourné à plusieurs reprises en Corée du Sud où ils ont effectué des stages et reçu des formations. Ces volontaires coréens pourraient intervenir prochainement à Bokhol, Gaé où dans d’autres localités de la région nord.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Le réseau du système éducatif se densifiera dans les mois à venir.  Au cours d’un entretien, le président du Conseil départemental de Tambacounda, Alassane Sina Cissokho, a annoncé la construction des « daaras » modernes et la validation du rapport technique du plan départemental de développement.

La région de Tambacounda comptera six nouveaux « daaras » modernes. L’annonce a été faite par le président du Conseil départemental de Tambacounda lors de l’ouverture de l’atelier de restitution et de la validation du rapport technique du plan départemental de développement. Il a fait remarquer qu’il est impérieux de comprendre que l’élaboration du plan départemental de développement participe à la bonne gouvernance. Dans sa mise en œuvre, il est prévu la construction de six « daaras » modernes dont trois dans la commune.

Un « daara » sera érigé au quartier Gouye de Tambacounda et plusieurs autres dans les arrondissements de Maka Coulibantang. La ville religieuse de Missirah sera dotée à son tour de deux salles de classe construites au Cem de Dialico. Il en est de même pour le lycée de Koussanar. Toutes ces réalisations se feront sur fonds propres du Conseil départemental, qui envisage de construire de deux autres salles de classe au Cem Abattoirs et au quartier de Gouye, entre autres. M. Cissokho a relevé le déficit de communication sur les différentes actions entreprises par les acteurs de la vie économique et sociale. En outre, des projets structurants sont intégrés dans ce plan et seront mis en œuvre avec l’implication du Plan national de développement locale (Pndl). La construction du port sec a été retenue comme une des priorités de la région de Tambacounda.

Pape Demba SIDIBE

La région de Fatick compte 15.414 personnes bénéficiaires de la bourse de sécurité familiale. L’information a été donnée, mardi dernier, par le coordonnateur régional de la Délégation générale à la protection sociale et à la solidarité nationale de l’antenne de Fatick, Mamadou Sarr.

Le Programme national de bourses de sécurité familiale (Pnbsf) a organisé, mardi dernier, un forum de sensibilisation à la place « Les berges du Sine ». La sensibilisation a aussi porté sur la construction du Registre national unique (Rnu). A l’occasion, le coordonnateur régional de la délégation nationale à Fatick, a annoncé que la région compte actuellement 15.414 bénéficiaires de la bourse de sécurité familiale pour les trois générations. Au total, il y a eu 609 attributaires lors de la première. Il a aussi précisé que 171 seront enrôlés pour la quatrième génération après l’enquête menée par l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd).

Le coordonnateur régional a fait remarqué malgré les nombreuses activités de communication aussi bien des structures centrales que des comités locaux, les populations ne maîtrisent pas les paramètres du Programme national de bourses de sécurité familiale (Pnbsf).

Les procédures du Registre national unique (Rnu) sont aussi largement méconnues. C’est dans cette perspective que la délégation nationale a décidé d’intensifier les activités de sensibilisation de masse. Ces activités sont déroulées par des organisations comme Acdev dans la région de Fatick. Selon Mamadou Sarr, l’Ong est en train d’organiser des fora communautaires dans toutes les localités de la région. L’objectif est d’informer et de sensibiliser les populations sur le processus de mise en œuvre du Rnu (pré-identification) et du Pnbsf.

Oumar Ngatty BA

Le poste de santé de Mbane fait peau neuve. Il a été réhabilité par le Groupement d’intérêt communautaire (Gic) de Dagana et l’Ong « Le Partenaire » pour un coût global de 16 millions de FCfa.

Il y avait du beau monde à la cérémonie de réception du poste de santé qui a été réhabilité par le Centre communautaire (Gic) et l’Ong « Partenaire ». La cérémonie s’est déroulée en présence du préfet de Dagana et du médecin-chef du district sanitaire de ce département, le président du comité de santé de Mbane, Médoune Der. 

Les autorités n’ont pas manqué de saluer les efforts déployés pour réhabiliter l’infrastructure. « Ce nouveau bijou nous permettra d’assurer une meilleure prise en charge des problèmes de santé publique des populations de Mbane, particulièrement dans les domaines de la lutte contre la mortalité maternelle et infantile, la croisade contre le paludisme, les maladies diarrhéiques, gastro-entérites, entre autres pathologies », a laissé entendre le président du comité de santé.

Au cours de la cérémonie, des responsables du Gic, Vieux Ablaye Ndoye et Fatou Mbaye du « Partenariat » ont rappelé que leurs actions ont pour but de contribuer à l’amélioration des services de santé et d’aider plus de Sénégalais à accéder aux soins de santé primaires. C’est dans cette perspective que le Gic de Dagana, dans le cadre de sa mission d’appui aux collectivités locales pour une meilleure prise en charge du développement de Dagana, a identifié dans son « Plan d’Action Santé » de cette année l’achèvement de ce poste de santé.
Aujourd’hui, grâce à ce projet de réhabilitation, cette structure sanitaire qui polarise des dizaines de villages très enclavés aidera des milliers de patients à se soigner sans parcourir de longues distances.

Mba. Kh. DIAGNE

Le maire de Kandiaye, dans le département de Vélingara, s’insurge contre l’annulation de son arrêté portant nomination des délégués de quartier par le sous-préfet de Saré Coly Sallé.

Le maire de Kandiaye, Aliou Diao, déplore l’annulation de son arrêté portant nomination de nouveaux délégués de quartier par le sous-préfet de l’arrondissement de Saré Coly Sallé, dans le département de Vélingara. Le maire avait récemment procédé à la nomination des délégués de quartier de Kandiaye, Yiricoye, Saré Djigui, Darsalam Kaira et Sinthiang Diouhé. Dans ces quartiers, justifie le maire, des manquements ont été notés.
L’édile de la ville déclare avoir agi conformément au Code général des collectivités locales en son article 71 et au Code des collectivités locales en son article 131. Il précise en outre qu’il s’est fondé sur une proposition de la majorité des conseillers municipaux après consultation des chefs des carrés des localités concernées.
« Malheureusement, le sous-préfet s’oppose à la nomination des nouveaux délégués à la tête de ces quartiers pour des raisons personnelles », a regretté le maire de Kandiaye. Il a déjà saisi les autorités compétentes afin de trouver une solution pacifique à ce différend.
Nous avons joins le sous-préfet de Saré Coly Sallé par téléphone pour avoir sa version des faits. « Je ne traite pas ces problèmes au téléphone. Si vous voulez avoir des informations, vous venez ici », nous a-t-il répondu.

Mamadou Aliou DIALLO

Le maire de la commune de Ndondol, Pape Sène, a réceptionné, le week-end dernier, une ambulance médicalisée et du matériel médical offerts par un ressortissant américain et un fils de la localité. Ces dons vont soulager les populations des 16 villages de la commune.

Les populations de la commune de Ndondol dans le département de Bambey viennent d’acquérir une nouvelle ambulance offerte par un américain répondant au nom de Mounir Hussein. Elle va soulager les populations, surtout les femmes. Le maire Pape Sène a remercié le généreux donateur qui a mis à la disposition de cette bourgade de la région de Diourbel une ambulance neuve. Les populations sorties en masse ont témoigné leur reconnaissance à ce ressortissant américain qui a fait plusieurs dons à la commune de Ndondol. « Depuis un certain temps, M. Mounir intervient dans des affaires sociales, avec la construction d’une mosquée, d’une école et de divers dons faits à la commune », a reconnu le maire de Ndondol. Les habitants de la commune qui regroupe 16 villages ont aussi bénéficié du matériel médical offert par Samba Dièye, un fils du terroir. Selon le maire Pape Sène, la santé constitue une préoccupation fondamentale. « Nous misons sur le développement social, le capital humain, comme nous l’a suggéré le président Macky Sall dans le cadre du Plan Sénégal émergent », a-t-il expliqué.

Soulignant que fournir des soins de santé de qualité aux populations est l’une des missions du conseil municipal. M. Sène a remercié le district sanitaire de Bambey et les autorités départementales. Dans le cadre de la couverture maladie universelle, 500.000 FCfa sont prévus pour les deux mutuelles de santé de sa commune. L’avocat et maire a promis la réhabilitation des cases de santé des villages de Mbelkhaoune et Mbomboye. Le bitumage de la route Dangalma-Ndondol-Fissel Mbadane pour désenclaver des dizaines de villages sur 20 kilomètres fait aussi partie de ses préoccupations. Il compte sur le soutien des autorités. 

Le sous-préfet a profité de cette cérémonie pour saluer le geste humanitaire de Mounir et de Samba Dièye qui viennent par cette ambulance et ce matériel médical soulager les populations ces différentes localités.

Mamadou Aïcha NDIAYE

Chaque fois qu’il se rend à Tambacounda, le garde des Sceaux, ministre de la Justice, Me Sidiki Kaba, sillonne plusieurs quartiers de la ville pour répondre aux demandes sociales des populations. Il a déjà offert du matériel d’allégement de travaux aux femmes, construit des murs de cimetières et implanté des morgues dotées de climatisation dans plusieurs quartiers.

« La construction des mûrs de cimetières, l’implantation des morgues climatisées dans les quartiers ou structures de santé sont un acte de dignité vis-à-vis des personnes qui ont quitté ce bas monde ». Ces propos sont du garde des Sceaux et ministre de la Justice, Me Sidiki Kaba, qui a rappelé que la mission des autorités est de venir en aide aux populations en essayant de satisfaire à leurs besoins. Il a construit et inauguré une morgue à la demande des populations des Abattoirs, quartier situé au Sud de la commune de Tambacounda.

Il a aussi apporté son aide à l’hôpital régional qui manque de ces genres d’infrastructures sociales. Il satisfait ainsi une vieille doléance des populations de la commune. « Pendant longtemps, nous avons sollicité cet ouvrage », confie un des bénéficiaires au nom de la population. Cependant, il a fallu que Me Sidiki Kaba en soit informé pour pouvoir réaliser ces infrastructures qui vont soulager les habitants des quartiers de Tambacounda.

« Ces ouvrages font partie de la continuité des actions sociales déjà entamées dans la ville. Elles s’inscrivent dans la politique sociale mise en ouvre par le président de la République Macky Sall », a soutenu le garde des Sceaux. « Tant que nous aurons la possibilité d’aider, nous le ferons », a assuré le ministre, qui a ajouté que « ces ouvrages réalisés permettront aux populations de faire face aux difficultés rencontrées dans la prise en charge des personnes décédées avant l’enterrement ». Me Sidiki Kaba s’est engagé à travailler avec des autorités locales pour, ensemble, répondre aux préoccupations des populations de la région de Tambacounda.

Pape Demba SIDIBE

Des élus locaux et des organisations communautaires de base de la région de Kolda sont outillés sur la gestion protection des ressources naturelles. Ils ont été aussi sensibilisés sur les conséquences de la coupe abusive de bois. Des éco-villages sont également annoncés dans la région.

Le ministère de l’Environnement et du Développement durable va installer des éco-villages dans la région de Kolda pour permettre aux populations rurales d’avoir des revenus décents afin de réduire la pression sur les ressources forestières. L’information a été donnée hier à Kolda par Seydou Diallo, coordonnateur de la Cellule d’éducation et de formation environnementale dudit ministère, lors d’un atelier régional d’information et de partage sur la gestion des ressources naturelles. L’atelier est organisé à l’intention des collectivités locales et des organisations communautaires de base. La rencontre qui se tient du 27 au 28 juillet à Kolda porte sur des thèmes ayant trait à l’Acte 3 de la décentralisation. Il s’agit des compétences des collectivités locales dans la gestion des ressources naturelles, notamment le rôle des populations, de la société civile et des collectivités locales. Il était aussi question de faire le point sur les questions de gestion et d’exploitation frauduleuse du bois au niveau des frontières. Les participants ont également réfléchi sur des stratégies permettant de lutter contre la coupe abusive de bois.

« Nous sommes à Kolda pour une formation des élus locaux sur le rôle des collectivités locales et des organisations communautaires de base sur la protection de l’environnement et des ressources naturelles », a souligné Seydou Diallo. Il a soutenu que l’atelier entre dans une série de formation qu’organise par la Cellule d’éducation et de formation environnementale. Selon lui, la pauvreté qui est souvent invoquée par une certaine frange de la population rurale qui exploite de manière abusive le bois, ne peut pas servir d’excuse pour enfreindre la loi. Il est cependant d’avis qu’il faut faire quelque chose pour permettre à ces populations de trouver un emploi décent pour vivre à la sueur de leur front sans avoir mailles à partir avec la loi.

Certes, le projet éco-village et autres emplois verts préconisés pour la région de Kolda ne peuvent pas permettre, à eux seuls, d’éradiquer définitivement la coupe abusive de bois, mais ils constituent néanmoins une alternative.

Mamadou Aliou DIALLO

Abdoulaye Diouf Sarr, ministre de la Gouvernance locale, du Développement et de l’Aménagement du territoire a réceptionné, hier, à Dakar, un lot de véhicules dans l’enceinte du Centre international de commerce extérieur du Sénégal (Cices). Les véhicules estimés à 3,8 milliards de FCfa ont été livrés devant le président directeur général (Pdg) du groupe Tse-Afrique, Cheikh Amar. Ils sont destinés aux maires des différentes locales du Sénégal.

« Un premier lot de véhicules a été déjà donné aux maires. Ce second lot est destiné à ceux qui n’en ont pas encore reçu », précise le ministre de la Gouvernance locale, Abdoulaye Diouf Sarr, qui indique que ces véhicules constituent un don ou un appui de l’Etat aux collectivités locales. Selon M. Sarr, le travail local se passe sur le terrain ». « Ces véhicules d’un montant d’environ 3,8 milliards de FCFA sont destinés aux maires des différentes collectivités locales », a déclaré le ministre. Abdoulaye Diouf Sarr a salué l’importance de ces « moyens de travail » qui vont aider l’exécutif local dans sa mobilité, surtout dans les zones rurales où les villages sont assez éloignés les uns des autres. « Ces véhicules climatisés de type tout terrain seront d’un apport important pour les élus locaux afin qu’ils puissent mieux répondre aux besoins des populations », a souligné le ministre. Il recommande aux bénéficiaires d’en prendre soin. Il exhorte ces derniers à utiliser les voitures dans les meilleures conditions afin de les préserver. Abdoulaye Diouf Sarr a informé que la date de remise officielle de ces véhicules aux maires n’est pas encore fixée par le président de la République. Dans sa réaction, Cheikh Amar, Pdg du groupe TSE-Afrique, a salué la patience et la confiance du ministre suite aux rumeurs sur la livraison des voitures. Il explique que  le prix du dollar était à 467 FCFA, mais par la suite il a grimpé à 620. 

C’est ce qui a occasionné la différence de prix entre l’attribution du marché et la livraison. Il ajoute que « Tse automobile assurera le service après-vente » en mettant à disposition des pièces détachées. 

La société garantit la vidange tous les 50 000 kilomètres. A cet effet, il précise qu’une équipe de dépannage va assurer la maintenance. 

Ibrahima NDIAYE (stagiaire)

Pour évaluer les problèmes que connaissent les populations avec l’avancée de la mer, une délégation conduite par Abdoulaye Bibi Baldé, ministre de l’Environnement et du Développement durable et composé du maire de Saint-Louis, par ailleurs ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement et Mme Anta Sarr Diacko, déléguée générale à la protection sociale et à la solidarité nationale, a séjourné à Saint-Louis. Ils ont apporté un réconfort aux habitants de la Langue de Barbarie, tout en rappelant l’importance de trouver une solution durable à ce phénomène.

L’image de cette maisonnette éventrée par les assauts des vagues dont un pan du mur, la croupe en l’air, essaie vaille que vaille de résister aux assauts des vagues, illustre le désastre causé par l’avancée de la mer à Gokhou-Mbathie. Dans cette partie de Saint-Louis, les populations semblent s’accommoder de cet état de fait où chaos, promiscuité et lendemains incertains sont les maux les plus partagés. Plus loin, c’est l’insouciance de ce propriétaire reconstruisant sa maison à moitié emportée qui attire l’attention des autorités. Mais ce dernier a des mots simplistes pour justifier sa bravade contre la mer : « Je n’ai pas où aller et si l’on me propose un autre lieu, je quitterai car les vagues vont revenir et détruire tout ce que l’on a comme bien».
Mais la réponse de Mansour Faye, ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, maire de la ville, le sourire aux lèvres, est aussi évocatrice de la détermination des autorités à régler ce problème. « Il faut néanmoins savoir que nous allons détruire toutes ces constructions, mettre en place des édifices de détente pour les populations qui veulent profiter de la mer et aussi recaser les impactés », informe le maire.
Dans ce concert de complaintes et de demandes d’aide, le patriarche El Hadji Tidiane Gaye, tout en faisant le point aux autorités, a rappelé la nécessité de reloger les sinistrés. Une donnée bien prise en compte par le gouvernement, souligne le ministre Abdoulaye Bibi Baldé. Ce dernier a rappelé être venu avec cette délégation partager la souffrance des populations de Guet Ndar, tout en les assurant que des mesures idoines et durables, allaient être prises pour régler ce problème environnemental.

…et annonce des solutions durables
Cette visite fait suite à l’annonce du chef de l’Etat, qui, lors du Conseil des ministres délocalisé dans la banlieue, avait instruit le gouvernement de diligenter une mission pour s’enquérir de la situation dans la Langue de Barbarie qui a connu des problèmes environnementaux avec l’avancée de la mer. En effet, c’est une visite au pas de charge, avec une délégation composée de Mansour Faye ministre et maire de Saint-Louis, de Mme Anta Sarr Diacko, déléguée générale à la protection sociale et à la solidarité nationale, de même que les autorités administratives, coutumières et politiques de la ville. Pour le ministre de l’Environnement, la lutte contre l’érosion côtière est une question centrale dans la politique du gouvernement.

Pour lui, il s’agira, à court terme, de déplacer les populations et de les mettre dans de bonnes conditions de vie. A cela s’ajoute, selon Abdoulaye Bibi Baldé, « la nécessité de travailler à aménager toute cette bande, de mettre à jour les différentes études afin d’ensabler, de draguer pour avoir un bel espace tout le long de la Langue de Barbarie, avec des infrastructures structurantes qui prendront en compte les aspects économiques, sociologiques et autres de ces populations ». A ces solutions durables, la complainte de cette jeune fille vient jeter le trouble. En fait, pour elle, « il n’est pas question de quitter les lieux, car nous ne vivions que de la mer ». Le match du recasement de toutes ces populations et la destruction des maisons menacées ne semble pas être encore gagné.

Amadou Maguette NDAW

Guet ndar et gokhou-mbathie : guet ndar et gokhou-mbathie
Mme Anta Sarr DiackoAu croisement de Ngalléle-Bango, dans le quartier de Khar Yalla, 48 familles sinistrées de Guet Ndar ont été relogées. Mme Anta Sarr Diacko, déléguée générale à la protection sociale et à la solidarité nationale, a compati à leur douleur en les appuyant en nature et en espèce. Ainsi, chaque famille a reçu 100 kilos de riz, une enveloppe de 100 000 FCfa, des matelas et des couvertures. Pour Mme Diacko, le travail de sa structure consiste à aider toutes les populations sinistrées où qu’elles se trouvent. Pour sa part, le maire Mansour Faye a, au nom des populations, remercié la Délégation générale à la protection sociale et à la solidarité nationale.

A. M. NDAW

Les élus de Djassing ont réfléchi sur le devenir de leur terroir pendant trois jours. La rencontre sous formes de l’atelier a permis aux maires de lister les contraintes qui empêchent leurs collectivités locales de se développer.

Le Groupe de recherche et de réalisation pour le développement rural (Grdr), en partenariat avec l’Agence française de développement (Afd), va continuer d’accompagner les quatre communes du Djassing dans la région de Sedhiou. Il s’agit  des localités de Bémet, Sansamba, Djibabouya et Marsassoum. L’accompagnement permet d’assurer à ces collectivités locales un développement économique et social enviable, avec comme objectif principal : l’amélioration des conditions de vie des populations de cette zone appartenant à l’une des régions les plus pauvres du pays. 

L’étude a fait un focus sur les contraintes que connaît chacune des quatre communes rurales.
C’est à ce travail que les participants de Grdr se sont livrés durant plusieurs mois, avant d’organiser à Marsassoum, capitale du Djassing, un atelier de trois jours portant sur la restitution des conclusions de l’enquête. Laquelle a concerné cinq secteurs qui sont la démographie, la gouvernance foncière, les modes de vie et de consommation, l’économie et l’occupation du sol. Le document présenté par le Grdr a été complété au cours de la plénière sanctionnée par une synthèse des travaux d’atelier.

La rencontre qui entre dans le cadre de l’Acte 3 de la décentralisation a mis l’accent sur les objectifs de cette réforme qui œuvre pour la territorialisation des politiques publiques locales synonymes de création de territoires viables, compétitifs et porteurs de développement durable. « Dans chaque commune rurale, on sait désormais les actions de développement à mener à court, moyen et long terme », a expliqué le deuxième adjoint au maire de Marsassoum, Ousmane Cissé. Il a demandé aux populations de ces localités d’être patientes et de ne pas considérer l’avenir comme une fatalité puisque qu’il se construit pas à pas. La recherche de partenaires et la coopération décentralisée sont des voies à explorer pour le financement des projets de développement économique et social des quatre  communes du Djassing.

Les élus ont posé sur la table une ancienne doléance : le bitumage du tronçon Sédhiou-Marsassoum et la construction d’un pont sur le fleuve Soungroungou à Marsassoum.
Ces élus sont conscients que sans ces infrastructures aucun développement n’est possible dans leurs terroirs.

Malamine KAMARA

En partenariat avec l’Ong Jamra, World Vision Sénégal a organisé, hier, une journée d’orientation sur l’Acte 3 de la décentralisation au profit des leaders religieux parmi lesquels des prêtres, des imams et des pasteurs. L’objectif de cette rencontre est de les outiller dans la gestion participative des collectivités locales grâce à une meilleure compréhension de cette option des pouvoirs publics. Il s’agit également de mettre en relief l’intérêt des relations qui doivent exister entre les organisations basées sur la foi, les autorités locales et les services déconcentrées de l’Etat.

Une compréhension des politiques publiques et de leurs enjeux par les leaders religieux est nécessaire à leur mise en œuvre. La nature proximale de l’Acte 3 de la décentralisation requiert une plus grande diffusion de ses implications. Cela passe inéluctablement par l’association de toutes les forces vives de la nation à la conscientisation sur ses retombées. Sous ce rapport, les acteurs religieux, grâce à la portée de leurs messages, ont un rôle important à jouer. C’est pourquoi, World Vision (Vision mondiale), en partenariat avec l’Ong Jamra, s’est inscrite dans une démarche tendant à outiller ces relais présents à tous les échelons de la société. 

En leur donnant les éléments nécessaires à la compréhension de ce dispositif décentralisé, les organisateurs contribuent à « la vulgarisation de l’importante réforme qui a pour objectif d’asseoir des territoires viables, compétitifs et porteurs de développement durable », souligne Abdoul Aziz Diop, conseiller technique au ministère de la Gouvernance locale, du Développement et de l’Aménagement du territoire. Il s’est réjoui que la réflexion sur des questions essentielles soit partagée avec les leaders des organisations religieuses dont le rôle dans la médiation sociale est unanimement reconnu. Dès lors, il urge, selon lui, de comprendre l’Acte 3 de la décentralisation et ses implications dans le développement communautaire et de permettre aux organisations basées sur la foi de mieux cerner leur rôle dans la prise en charge des besoins des communautés. Les leaders religieux sont invités à être au cœur des politiques publiques initiées par l’Etat du Sénégal.

Cette exhortation du représentant du ministre Abdoulaye Diouf Sarr est en parfaite cohérence avec les actions que déroule World Vision depuis des années. Cette organisation s’emploie quotidiennement à promouvoir le bien-être des populations dans ses zones d’intervention. Cette session de formation sur l’Acte 3 de la décentralisation s’inscrit dans cette généreuse mission d’accompagner les autorités publiques dans la mise en œuvre de leur politique. Vision mondiale travaille avec les collectivités locales en se basant sur leurs documents de planification. « L’Acte 3 consacre plus de responsabilité aux collectivités locales. Cela confère, en même temps, plus de responsabilité à ses composantes, y compris les leaders religieux.

Leaders religieux
On ne peut pas œuvrer pour leur développement socio-économique en ignorant un de ses éléments constitutifs les plus influents », indique Diégane Ndiaye, directeur des opérations de World Vision Sénégal. Il faut permettre aux leaders religieux, selon lui, de contribuer aux efforts de développement de leurs collectivités locales car ayant un travail important à accomplir dans la conscientisation et l’engagement des populations.

Bamar Guèye, directeur exécutif de l’Ong Jamra, voit, à travers cette rencontre de promotion citoyenne, un moyen d’élargir davantage l’action des hommes religieux si souvent confinés dans les lieux de culte par la conscience collective. « Les imams, les prêtres, les pasteurs…doivent être au courant de l’évolution des politiques publiques afin de contribuer à l’effort collectif de développement. Nous avons dépassé le dialogue religieux. Il est question aujourd’hui de le renforcer et de trouver ensemble, dans la diversité des obédiences, des solutions aux préoccupations de la société », dit-il, prolongeant ainsi la réflexion du pasteur de l’Eglise méthodiste unie au Sénégal, Joseph Bleckn, qui trouve nécessaire de multiplier ces actions de sensibilisation des religieux afin d’en faire des relais efficaces dans des communautés.

Alassane Aliou MBAYE


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