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Régions (1827)

La Sodefitex et la Fédération nationale des producteurs de coton sont de plain pied dans la diversification. Ils ont pris l’engagement de mobiliser les producteurs pour la réalisation de plans de campagne de 30 000 ha de coton, 6. 500 ha de maïs, 2. 800 ha de riz et 500 ha d’arachide.

Le séminaire technique national, autrement dit « bilan de la campagne agricole 2015/2016 et perspectives de la campagne 2016/2017 » tenu à Linkéring dans le département de Vélingara, arrondissement de Bonconto, a été mis à profit pour remercier l’Etat du Sénégal pour son soutien déterminant avec la subvention des intrants agricoles cotonniers et le maintien du prix au producteur depuis plusieurs années. La campagne agricole écoulée a été caractérisée par une installation très difficile de l’hivernage se traduisant par un très faible taux de semis précoces (5% des levées contre 19% en 2015). Cependant, la forte mobilisation des acteurs a permis d’emblaver 86% du plan de campagne, soit 29 689 ha, souligne Ameth Bachir Diop, directeur général de la Sodefitex. Comme chaque année, en vue d’un diagnostic partagé de la campagne agricole, 1505 réunions « Bilan et Perspectives » ont été organisées dans les Gpc (Groupements de producteurs de coton) , villages, zones et secteurs avec 18 908  agriculteurs représentant les 2 083 Groupements de producteurs de coton, des leaders professionnels de la Fnpc (présidents et techniciens d’union, délégués et gros producteurs), des représentants des autorités locales et administratives, de la direction agro-industrielle, du responsable régional et des techniciens de la Sodefitex. La Fnpc et la Sodefitex ont, à l’occasion, remercié l’Etat du Sénégal pour son soutien déterminant à travers la subvention des intrants agricoles cotonniers depuis plusieurs années et le maintien du prix au producteur. Sous la houlette de Moussa Sabaly, président de la fédération des cotonculteurs, les producteurs affirment leur soutien réitéré à la décision salutaire de l’Etat du Sénégal de règlementer l’orpaillage artisanal et d’en interdire la pratique durant la saison des pluies.

Pour M. Sabaly, ceci permettra aux forces vives de la jeunesse rurale du département de Saraya, et plus généralement de la région de Kédougou, de pratiquer l’agriculture. Les producteurs se sont également accordés sur les mesures dissuasives prises par l’Etat pour lutter contre la divagation des animaux et renouvellent, pour la cinquième année consécutive, le souhait que des mesures énergiques soient prises contre la divagation du bétail dans les parcelles agricoles, du démarrage des semis aux récoltes. Les agriculteurs payent chaque année un lourd tribut à ce fléau, soulignent-ils.

Impulsion des filières émergentes
Pour les producteurs, des efforts de consolidation ont été faits par les autorités et les partenaires à travers la motorisation, notamment avec la remise par l’Etat de 7 tracteurs cédés aux gros producteurs de coton. Cela a été fait par le biais de commissions départementales de distribution. Il s’y ajoute les 14 tracteurs cédés aussi à la Sodefitex pour assurer des prestations de services motorisés aux petites exploitations agricoles familiales en contrat avec elle. Les cotonculteurs sollicitent de l’Etat la poursuite de l’accompagnement dans l’équipement et la motorisation des exploitations agricoles. Aussi l’occasion a-t-elle été mise à profit pour demander un appui de l’Etat dans l’alphabétisation et la formation professionnelle des agriculteurs qui sont des exigences incontournables pour le développement et la modernisation des exploitations agricoles familiales.

Dans ce cadre, il a été question d’un soutien pour l’essor des filières émergentes par la subvention de leurs intrants agricoles et la signature du contrat de performance Sodefitex/Etat dans le cadre de la réalisation des objectifs agricoles du Pse. C’est pourquoi les organisations de producteurs (Fnpc, coopératives de producteurs de maïs ou de riz) souhaitent la réalisation de plans de campagne (30 000 ha de coton, 6 500 ha de maïs, 2 800 ha de riz, 500 ha d’arachide). Pour l’atteinte de ces objectifs, ils comptent organiser une vaste campagne de mobilisation de leurs membres et la mettre en cohérence avec les services concernés de l’Etat, afin de lutter efficacement contre le trafic d’intrants, le trafic illicite de bois, et de mettre en place une bonne organisation pour un recouvrement intégral du crédit agricole.

Pape Demba SIDIBE

Ngoundiane : A travers l’ambitieux programme engagé par le conseil municipal que la commune de Ngoundiane vient de tracer les sillons d’une bonne collaboration avec les partenaires locaux. Une  journée de table ronde a ainsi réuni ces différents acteurs avant-hier pour définir les axes qui vont sous-tendre ce partenariat pour la mise en œuvre de cet ambitieux programme de développement communautaire.

Le programme, selon le maire Mbaye Dione qui a présidé la rencontre, « doit concourir à l’autosuffisance alimentaire, à la génération de revenus substantiels et de manière globale à une amélioration considérable de la qualité de vie des populations ». Une vision prospective qui, pour sa mise en œuvre, nécessite la conception et l’exécution d’un certain nombre de projets et de programmes qui, par leur spécificité et leur complémentarité, seraient de nature à contribuer à l’atteinte des objectifs globaux. Selon le maire de Ngoundiane, « les études techniques poussées, le renforcement de capacités, la mise à disposition de ressources matérielles et financières vont permettre l’opérationnalisation d’activités qui vont impliquer plusieurs types d’acteurs. Ce sont pour des raisons d’efficience et d’efficacité que ces interventions seront coordonnées et harmonisées ».

Ainsi, la présence d’une douzaine de partenaires dont Plan International, Heiffer international Sénégal, le Fongip, le Prodes, l’Office des forages ruraux (Ofor), Anida, le Prodac, entre autres qui ont été ciblés, ouvre déjà de bonnes perspectives de collaboration surtout avec l’union des groupements de femmes, les Gie d’éleveurs, les comités locaux de coopératives et organisations paysannes ainsi les groupements de jeunes. Des partenaires à qui la situation socio-économique de la commune a été exposée ainsi que la vision de développement économique et social en vue de l’élaboration d’un plan global chiffré qui sera basé sur l’identification de projets porteurs de croissance pour les acteurs locaux.
 
Priorité à l’agriculture et à l’élevage
 Mbaye Dione indique d’ailleurs que la priorité sera accordée au secteur agricole, l’élevage et la transformation des produits locaux. « Notre objectif est de créer des chaînes de valeur à travers la création d’unités de conditionnement et de stockage, des cantines modernes au village de Sewekhaye le long de la nationale 3 où est implanté déjà l’un des plus grands marché à bétail, et aussi l’intensification de l’agriculture dont nous avons aujourd’hui les moyens de moderniser pour asseoir le développement de Ngoundiane ». Car, dans cette localité, l’activité principale des populations est l’agriculture qu’elles pratiquent sous deux formes : une en hivernage et une autre pendant la saison sèche (maraîchage).

L’élevage constitue la secondé activité pratiquée dans la zone à travers un type extensif et un autre de prestige. Par ailleurs, l'artisanat et le commerce occupent aussi les populations de cette zone à fort potentiel en ressources minières qui sont constituées de basaltes et de carrières qui fournissent de grandes quantités de gravier utilisées dans la construction de routes et de la plupart des travaux de génie civil.

Le maire de Ngoundiane s’est félicité de la qualité des débats qui ont prévalu lors de cette rencontre dont l’originalité a motivé les uns et les autres, plus particulièrement les femmes, qui ont eu le mérité de produire un document qui a retracé les idées générales ayant servi de base de travail.

Mohamadou SAGNE

Quelque 90 femmes membres de 11 groupements de l’arrondissement de Koussanar (Tambacounda) ont bouclé, hier, une quinzaine de jours de formation en transformation de produits locaux. Elles ont reçu un lot de matériel de près de 8 millions de FCfa pour la suite de leurs activités.

Cette session de formation tenue dans les locaux de l’Institut national de pédologie (Inp) de Koussanar s’inscrit dans le cadre de l’Initiative en faveur de la résilience rurale (4R), un projet d’atténuation des changements climatiques financé par l’Ong Oxfam et le Programme alimentaire mondiale (Pam). Il est exécuté par l’Ong La Lumière.

Les bénéficiaires de cette session ont été formés à la transformation primaire et secondaire du maïs et du mil, ainsi qu’à la fabrication de jus de « bissap », de tamarin, de pain de singe et de gingembre. Les modules ont notamment porté sur le triage, le décorticage, le lavage, le séchage, le conditionnement et l’emballage.

Les femmes bénéficiaires ont aussi reçu des notions en technique de vente, a indiqué la formatrice Fatoumata Diop Bèye, Grand prix du chef de l’Etat pour l’autonomisation de la femme en 2012. Cette formation avait pour objectif de mettre en place des unités pour transformer des produits destinés à l’exportation. « Ce qui m’a le plus plu dans cette formation, a-t-elle commenté, c’est qu’elle a concerné des femmes issues des zones les plus reculées, les plus oubliées ». A travers cette activité, l’Ong La Lumière semble avoir trouvé la cinquième composante du projet 4R, en perspective son éventuelle pérennisation, à savoir la valorisation des produits locaux, qui « peut valablement accompagner » les quatre autres composantes, a relevé Madior Fall, chef du bureau du PAM à Tambacounda.

Le projet 4R repose sur la création d’actifs durables, à travers l’aménagement des bas-fonds, le transfert des risques, avec l’assurance agricole, la réserve contre les risques, avec les systèmes d’épargne, et la prise de risques calculée à travers le crédit. Lancé il y a quatre ans, le projet 4R touche actuellement 5.000 ménages – environ 45.000 personnes – dans 11 communes de la zone de Koussanar.

Sa mise en œuvre a été étendue aux régions de Kolda et de Kaffrine, a indiqué M. Fall, faisant part de son souhait de voir ces femmes participer à la Foire internationale d’agriculture et des ressources animales (Fiara). L’adjoint au gouverneur chargé du développement, Abdou Khadre Diop, s’est réjoui de la tenue de cette « rencontre de développement », tout en invitant ses initiateurs à « ratisser large », en allant au-delà du département de Tambacounda. Récemment, des femmes du département de Koumpentoum ont exprimé, lors d’une rencontre, un besoin en formation de cette nature, a-t-il rapporté, ajoutant que le Fonds de financement de la formation professionnelle et technique (3FPT) sera là pour appuyer de telles initiatives. « C’est après la formation que commence le travail », a-t-il tenu à rappeler aux femmes formées qu’il a invitées à être « des vecteurs de formation », une fois de retour chez elles. Pour Ibrahima Sory Diallo, secrétaire exécutif de La Lumière, cette formation s’inscrit dans la continuité des autres aspects du projet 4R qui favorisent la production, la constitution de banques céréalières ou encore l’accès au crédit.

A propos des équipements d’un coût de près de 8 millions de FCfa remis symboliquement aux femmes, M. Diallo explique que cet appui vise à donner aux bénéficiaires la possibilité de concrétiser leur savoir-faire.

APS

Cent motoculteurs, 50 batteuses, 30 décortiqueuses déjà disponibles seront sous peu remis aux producteurs de Sédhiou. C’est l’annonce faite lors d’un Crd par Ameth Fall, coordonnateur du Programme d’appui au programme national d’investissement agricole.

Au cours d’un Crd spécial tenu récemment dans la salle de délibération de la Chambre des métiers, le coordonnateur national du Programme d’appui au programme national d’investissement agricole/Sénégal (Papsen), Ameth Fall, a révélé que la deuxième phase du projet va démarrer avec des actions concrètes. Il s’agit, au cours de cette étape, de procéder à un appui conséquent aux producteurs en matériel agricole pour la nouvelle campagne agricole. Dans cette mouvance, une centaine de motoculteurs, 50 batteuses et 30  décortiqueuses déjà disponibles seront sous peu remis aux producteurs de Sédhiou. Ces derniers, à partir des trois tonnes de pré-base obtenues par l’Institut sénégalais de recherche agricole (Isra) et du Conseil italien de recherche (Cir), ont pu faire une production de 50 tonnes de semences. « Celles–ci étant des semences certifiées qui sont destinées aux producteurs de la région », selon Mamadou Baldé, Directeur régional du développement rural (Drdr). Roberto Gharty du conseil italien de recherche et assistant technique à la coopération italienne a fait savoir que cette année le Papsen va bénéficier d’une autre ligne de crédit destinée aux coopératives agricoles de la région à travers le Programme agricole Italie/Sénégal (Pais). Cinquante jeunes techniciens agricoles seront également recrutés pour stimuler la production de riz, domaine dans lequel le Papsen intervient dans le cadre de l’autosuffisance en riz, une politique initiée par l’Etat.

Malamine KAMARA

Dans le cadre des activités du projet d’appui et de promotion du secteur privé, la division de la statistique et de l’information à la Direction centrale des marchés publics (Dcmp) a regroupé à Tambacounda seize agents des autorités contractantes de marchés publics de Kédougou et de Tambacounda pour une formation de quatre jours sur la publication des marchés publics.

L’atelier est à l’intention des agents représentant les autorités contractantes, à savoir les établissements publics, les sociétés nationales et les collectivités locales, a indiqué Abdou Khadre Diop, chef de la division de la statistique et de l’information, à la Direction centrale des marchés publics (Dcmp), un service du ministère de l’Economie, des Finances et du Plan qui organise la formation. Il s’agit d’initier ces autorités contractantes aux formalités prescrites par le code des marchés publics en matière de publication sur le portail qui est consacré à la commande publique. Il s’agit du site officiel de publication en matière de passation des marchés publics », a expliqué Abdou Khadre Diop. Selon lui, le portail des marchés publics, créé en 2008, est un « cadre idéal » pour mettre les informations sur les autorités contractantes à la disposition des Pme afin que ces dernières puissent accéder à la commande publique. Tous ces « points » seront l’objet de modules de formation auxquelles seront initiés les représentants des autorités contractantes durant l’atelier. Donc, pour lui, la formation de quatre jours porte aussi sur d’autres fonctionnalités relatives aux procédures de publication sur le portail dédié aux marchés publics. Puisque que l’éthique, la transparence et le libre accès à la commande publique figurent parmi les « principes fondamentaux » de la commande publique, « l’information doit être accessible à tous et en même temps », a souligné M. Diop. Dans ce domaine, pour ce dernier, il y a des formalités à respecter comme l’obligation de publication des plans de passation. Cette étape, selon lui, est préalable à la passation des marchés.

Les avis d’attribution provisoire ou définitive de marchés doivent aussi être publiés sur le portail des marchés publics, a ajouté le chef de la division de la statistique et de l’information de la Dcmp.

Pape Demba SIDIBE

 L’Agence régionale de développement (Ard) de Kaolack a organisé jeudi un atelier d’harmonisation des projets et programmes en cours dans les communes du département de Kaolack en vue d’éviter les doublons dans leurs interventions, a appris jeudi l’Aps.

Organisé grâce à l’appui du Programme d’appui à la décentralisation et au développement local (Proddel), l’atelier a enregistré la participation des représentants de projets et des élus des collectivités locales du département de Kaolack. « Il y a des partenaires techniques et financiers qui déroulent des projets et des programmes sans qu’au préalable il y ait des concertations sur leurs zones d’intervention et secteurs. Ce qui fait qu’on a parfois des projets qui interviennent dans les mêmes secteurs dans une même collectivité pendant que d’autres n’en bénéficient pas », a expliqué, en marge de l’atelier, le deuxième adjoint au maire de la commune de Thiomby, Mamadou Diouf.

« Il y a beaucoup d’acteurs qui interviennent dans nos collectivités et de manière un peu disparate. Donc, le moment d’harmoniser les actions est venu pour permettre aux collectivités d’avoir une vision globale des actions afin de faire une meilleure répartition des projets pour éviter les doublons », a-t-il ajouté.

L’atelier s’est déroulé au conseil départemental de Kaolack, en présence du directeur de l’Agence régionale de développement (Ard) de Kaolack, Mahmouth Diop.

(Aps)

Une opération de désencombrement des rues de la commune de Sicap-Liberté démarre aujourd’hui et ce jusqu’à dimanche. L’annonce a été faite hier par le maire Santi Sène Agne lors d’un point de presse. La commune de Liberté a lancé cette opération en collaboration avec la ville de Dakar et l’Unité de coordination de la gestion des déchets (Ucg). 

« Nous allons enlever de l’espace public tous ceux qui ne l’ont pas occupé légalement. Il y a des autorisations dûment signées par le maire pour des activités reconnues d’utilité publique, mais des gens s’installent où ils veulent. Nous allons mettre fin à cette anarchie », a déclaré le maire. M. Agne a souligné que la décision a été prise en accord avec les populations locales. « Pendant la campagne électorale, les populations avaient décliné leurs priorités et parmi celles-ci la plus prégnante était l’environnement. Sicap était un quartier où il faisait bon vivre. Les populations étaient fières de leur environnement. Aujourd’hui, force est de constater qu’il y a une très forte dégradation de l’environnement », a dit le maire. « Nous avons rencontré l’ensemble des quartiers pour leur expliquer les enjeux de notre action. Nous allons changer le visage des Sicap –Liberté », a ajouté le maire.  

   Selon le maire, les opérations d’occupation saine de la voie publique seront lancées juste après les déguerpissements à travers des aménagements pour développer les activités sportives et commerciales. « Nous allons lutter pour que les gens ne viennent plus. Des politiques incitatives seront menées à travers  notamment le lancement du prix du quartier le plus propre. Cela permettra de susciter une saine émulation », a dit le maire.

Babacar DIONE

Mme Aïda Mbodj, député libéral, est frappé par les dispositions des articles 1er et 3 de la loi organique n°96-11 du 22 mars 1996 relative à la limitation du cumul des mandats électifs et de certaines fonctions. C’est en substance le contenu du communiqué du chef de Service de la Communication, de la Documentation et des Relations publiques du ministère de la Gouvernance locale, du Développement et de l’Aménagement du territoire reçu hier à notre rédaction.

Le communiqué qui est parvenu à notre rédaction renseigne que : « le ministère de la Gouvernance locale, du Développement et de l’Aménagement du territoire a été saisi, par correspondance en date du 08 mars 2016, émanant de Madame Fatou Sène, conseillère municipale de Bambey, dénonçant le cumul de trois mandats électifs exercés par Madame Aïda Mbodj, notamment député à l’Assemblée nationale, conseillère municipale de Bambey et conseillère départementale de Bambey ». Le ministère, en réponse à cette correspondance, a souligné qu’il a demandé au préfet du département de Bambey de faire respecter les dispositions des articles 1er et 3 de la loi organique n° 96-11 du 22 mars 1996 relative à la limitation du cumul de mandats électifs et de certaines fonctions. Dans les dispositions de cette loi organique, il est dit dans l’article premier que « nul ne peut exercer plus de deux mandats électifs ».
L’article 3 de la loi se veut plus explicite : « le citoyen investi d’un mandat électif ou nommé à une fonction le plaçant dans un des cas d’incompatibilité visés par les articles 1er et 2 de la présente loi, dispose d’un délai de 30 jours à compter de la date de l’élection ou de la nomination pour démissionner du mandat de son choix ». Ce qui veut dire, à en croire le communiqué, « qu’à défaut d’option dans le délai imparti, le mandat acquis ou la fonction exercée à la date la plus récente prend fin de plein droit ». Autrement dit, Mme Aïda Mbodj perd son poste de présidente du Conseil départemental de Bambey.

Babacar Bachir SANE


… Les comploteurs veulent dévoyer la volonté des populations, selon le député libéral

« Cette décision politique vise à dévoyer la volonté des populations de Bambey. Je vais saisir dans un court délai les  juridictions du pays pour faire annuler cette décision du ministre de la Gouvernance locale, du Développement et de l’Aménagement du territoire », affirme Aïda Mbodj.

Jointe au téléphone, la présidente du conseil départemental de Bambey affirme avoir informé qui de droit et que ses avocats vont se constituer pour défendre ses intérêts et ceux des populations de Bambey afin de faire annuler cette décision. Aida Mbodj de nous préciser : « j’ai déposé ma démission du conseil municipal depuis très longtemps et que ce courrier est enregistré au courrier Arrivée sous le numéro 121 à la mairie de Bambey, et ma dernière présence dans cette instance remonte au 13 juillet 2014. Les dispositions de ma démission dans ce conseil sont-elles prises par les autorités compétentes, allez savoir ? « A ma décharge, je sais qu’après trois absences automatiques, la loi 96-11, abrogée par le Code général des collectivités locales, dans son article 56, prévoit des dispositions claires qui passent par une mise en demeure, puis une suspension avant la déchéance par décret ».
Pour Aida Mbodj, « cette forfaiture ne passera pas, car c’est une décision politique et nous préparons une exploitation  pour mieux prendre la mesure de cette drôle de sanction qu’on tente de nous infliger. Mais je tiens à dire que les comploteurs veulent dévoyer la volonté des populations de Bambey et mes avocats se sont constitués pour l’attaquer devant les juridictions cette sentence ».
Le député libéral de Bambey, très sollicité au téléphone, a souligné : « je rappelle que le groupe de Merkel m’avait fait la remarque en me citant comme la seule femme candidate portée par un département, aussi bien au conseil municipal, choix qui a fini par être retenu à la présidence du conseil départemental».
Très gêné par cette décision prise le ministre de la Gouvernance locale, du Développement et de l’Aménagement du territoire, un de ses proches collaborateur, M. Diouf, révèle que la décision de déchéance pour cumul de mandats a été notifiée à Madame Aïda Mbodj par le préfet de Bambey, et cette information a été portée par la police de Dieuppeul, et non par le commissaire de police de la ville de Bambey, ce qu’il qualifie de maladroit. Aïda Mbodj et ses camarades annoncent une assemblée générale de la fédération départementale du Parti démocratique sénégalais pour partager ces éléments, ce dimanche, à la mairie de Bambey. Ce qui augure de rebondissements politiques dans cette ville.

Mamadou Aicha NDIAYE

L’Agence nationale de promotion de l’emploi des jeunes a débuté, avant-hier, à Ziguinchor, une tournée du Sénégal appelée Road Show. L’objectif visé est de présenter aux jeunes demandeurs d’emploi les différentes possibilités d’insertion professionnelle et les divers services d’accompagnement que l’Anpej met à leur disposition.

Il s’agit, selon le directeur général de l’Agence nationale de promotion de l’emploi des jeunes, Amadou Lamine Dieng, des services d’accompagnement non financiers (à travers la formation), des programmes de renforcement de l’employabilité des jeunes et des services d’accompagnement financiers. L’Anpej mettra à profit ce Road Show pour présenter aux jeunes de la région de Ziguinchor les différentes opportunités d’insertion qui s’offrent à eux et qu’ils pourraient capter. Elle insistera également sur les potentialités locales qui peuvent être développées. « A ce titre, nous avons initié une business compétition qui permet de choisir les meilleurs projets qui seront présentés par les jeunes et de se faire financer », a révélé Amadou Lamine Dieng.

Par ailleurs, l’Anpej présentera la stratégie nationale de promotion de l’emploi des jeunes en milieu rural qu’elle est en train de développer avec la FAO et qui vise à développer les énormes potentialités que regorge le monde rural. « C’est la raison pour laquelle, renseigne le patron de l’Anpej, nous avons pensé présenter aux jeunes les possibilités d’insertion dans le monde rural, voir également comment les accompagner à travers les différentes initiatives que nous sommes en train de mettre en place ».

Dans le débat interactif qui sera mené pour recueillir les avis des jeunes par rapport à cette stratégie nationale de promotion de l’emploi des jeunes en milieu rural, de fortes contributions sont attendues. « Elles seront intégrées pour déboucher sur une politique nationale de promotion de l’emploi des jeunes en milieu rural », a rassuré le Dg de l’Anpej.

Celui-ci n’a pas manqué de confirmer que l’agriculture reste un bassin d’emplois assez intéressant qui peut permettre d’insérer massivement les jeunes dans le tissu économique. A son avis, « c’est la raison pour laquelle il faudrait qu’on profite de cette occasion pour partager avec les jeunes, qui seraient porteurs de projets, sur les énormes potentialités que regorge le secteur de l’agriculture, particulièrement dans la région naturelle de Casamance, dans les domaines de l’aquaculture, de l’agro-business, de l’élevage, de la pêche, etc. ».    

             
Moussa SADIO

Le programme « épargner pour le changement » (Epc), qui a fêté à Tambacounda ses 10 ans d’activités, a touché 60 158 personnes avec ses 2570 groupes créés et formés. Lancé en août 2006 dans la région de Kédougou, le programme a aujourd’hui mobilisé près de 8. 00 millions de FCfa sous forme d’épargne grâce à des mises hebdomadaires variant entre 25 et 2000 FCfa, selon les localités et les possibilités des membres.

Démarré en 2006 dans la région de Kédougou, le programme « épargner pour le changement » (Epc), initié par Oxfam et mis en œuvre par l’Ong « La Lumière », a été élargi aux femmes de la région de Tambacounda l’année suivante, avant de toucher celles de Kolda une année après. Aujourd’hui, se réjouit le coordonnateur de l’Ong « La Lumière » Ibrahima Sory Diallo, il y a dans les différents comptes de ses différentes membres près de 800 millions de nos francs collectés, soit la somme de 789.804.885 FCfa pour être exact. Selon le secrétaire exécutif de l’Ong « La Lumière », maîtresse d’œuvre du programme, « ces montants collectés sont le fruit total des mises hebdomadaires des femmes qui varient entre 25 et 2000 FCfa selon les localités et les possibilités des membres. L’objectif recherché dans la mise en place de ce programme consistait à lutter contre la pauvreté dans les zones d’implantation». Il s’agissait surtout, renchérit Ibrahima Sory Diallo, d’améliorer la situation de vulnérabilité des femmes en milieu rural car assez souvent« ce sont des conditi ons très difficiles que vivent ces dernières dans les campagnes ».

Cependant, se réjouit-il, «grâce à ces montants collectés, elles peuvent avoir des prêts et développer des activités génératrices de revenus sans que des intérêts exorbitants ne leur soient infligés par les institutions de microfinance. Aujourd’hui, ce sont elles-mêmes qui se prêtent de l’argent car c’est le fruit de leurs mises qui leur servent aujourd’hui de fonds de roulement. A ce jour, informe-t-il, « 1318 villages ont été couverts dans les trois régions, avec 2570 groupes créés et formées ». Il poursuit toujours dans ses explications qu’en termes de bénéficiaires, 60.158 femmes sont jusque-là touchées par le programme, s’enorgueillit le patron de l’Ong «La Lumière ».    

            
Pape Demba SIDIBE

Un projet d’amélioration des équidés de trait du département de Foundiougne, c’est le défi que tentent de relever l’Union des groupements associés du Niombato (Ugan) en partenariat avec une Ong britannique, the Brooke. Démarré en avril 2015, ce programme inédit dans le pays a déjà permis la prise en charge et le suivi sanitaire de plus de 5000 chevaux, ânes et mulets dans la zone d’intervention. Les meilleurs propriétaires d’équidés ont été récompensés à Sokone.   

Une fois n’est pas coutume, les animaux de trait qui font l’objet souvent d’actes de maltraitance de la part de leurs propriétaires peu enclins à s’occuper de cette force de travail étaient mercredi dernier à la fête à Sokone, dans la capitale du Niombato. Des équidés aux petits soins au stand du vétérinaire, bichonnés du côté des maréchaux ferrants, tout est prévu pour mettre ses « troisièmes » bras des hommes dans une posture favorable. C’est en tout cas le challenge que compte relever les responsables de l’Union des groupements associés du Niombato (Ugan) à travers un programme d’amélioration du bien-être des équidés de trait (« Nequinu Mala » en wolof). Au total, c’est 5011 animaux qui ont été identifiés et pris en charge dans les huit communes du département de Foundiougne dans la région de Fatick. « A la base, nous sommes partis du gâchis que représentait la perte d’un bête de trait dans le département où les chevaux et les ânes servent pour le transport intérieur. Un cheval coûte au moins 500.000 francs, mais ils sont souvent perdus à la suite de négligence, si ce n’est à cause d’actes de maltraitance de la part de leurs propriétaires, d’où l’idée dudit projet pour lequel nous avons noué un partenariat avec the Brooke, leader mondial pour le bien-être des animaux », a rappelé David Dione, le coordinateur de l’Ugan, en marge de la journée des équidés.

Une manifestation qui a permis de faire le bilan de l’an I du projet et aussi de récompenser les meilleurs propriétaires. « Nous avons pu former le personnel de l’Ugan et 65 relais villageois sur les notions et concepts de bien-être de l’animal, sur les outils d’animation communautaire et sur le protocole de santé animale spécifique aux équidés. La mise en place d’un réseau de prestataires de santé vétérinaire permettant l’accès aux médicaments est effective, en plus de la formation technique de 9 maréchaux ferrants », a indiqué le patron de l’Ugan. Une mise en œuvre réussie grâce au partenariat scellé avec les communes du département et dix communautés de quartier de la ville de Sokone. Avec la municipalité de la capitale du Niombato, un projet d’aménagement de parkings pour véhicules hippomobiles est prévu. L’édile de la commune, le Dr Moustapha Guèye, est d’ailleurs un des parrains du projet, a expliqué son premier adjoint qui a présidé la cérémonie. Pour le représentant de the Brooke, son organisation qui développe ce type de projet dans la région de Fatick, dans celle de Thiès et bientôt dans le Ferlo, a en ligne de mire la mise en œuvre de l’arrêté ministériel sur la circulation des véhicules hippomobiles. « Ce serait une grande avancée dans l’amélioration du bien-être des équidés de trait au Sénégal à l’instar des acquis engrangés par "Nekinu Mala" dans le département de Foundiougne », a souligné Emmanuel Sarr.

D’un coût global de 150 millions de FCfa, le projet va se terminer en juin 2017, mais en attendant des stratégies de pérennisation sont à l’étude pour la prise en charge et le suivi des sujets après le retrait du partenaire technique et financier, a précisé le docteur vétérinaire Alioune Badara Diop qui coordonne les actions des prestataires de service du programme.


 Elimane FALL

La journée d'hier a été consacrée à une foire aux toilettes à Bène Baraque, un quartier de la commune de Yeumbeul-nord. Les habitants en ont profité pour se faire expliquer les tenants et les aboutissants du programme « Yeksina » qui, en relation avec l'Onas, ambitionne de mettre mille toilettes innovantes à des prix imbattables à la disposition des ménages affectés ou qui sont sous la menace d'éventuelles inondations.

Au cours de la foire, relais communautaires, Badiénou Gokh ou simplement habitants ont profité de ce cadre pour découvrir différents prototypes de toilettes adaptées aux zones d'inondation. Les visiteurs ont également été briefés sur les avantages de ces toilettes innovantes. Une initiative saluée par Louis Gomis, un relais communautaire à Yeumbeul. Il est convaincu que cette innovation est venue à son heure en ce sens que Yeumbeul-nord est une zone très touchée par les inondations si bien que la nappe phréatique affleure en permanence. « Face à une telle situation, des toilettes de ce genre sont vraiment les bienvenues et nous exhortons la population à adhérer en masse car c'est elle qui en sera la principale bénéficiaire », a déclaré cet acteur de développement. « En période d'hivernage surtout, certaines familles déversent le contenu de leurs fosses dans la rue avec tout cela comporte comme risques sur le plan sanitaire et environnemental », a-t-il ajouté. Khady Samb Bèye qui fait partie des responsables de ce projet a précisé que le but visé à travers l'organisation de cette foire est de mener un plaidoyer auprès des autorités afin qu'elles accompagnent la population dans l'acquisition de ces toilettes. Elle a aussi rappelé que l'objectif est de construire mille toilettes et de les distribuer aux populations de treize communes des zones inondées des départements de Pikine et de Guédiawaye.

Pour toucher le maximum de ménages, Yeksina va continuer à organiser des caravanes de marketing, des mobilisations sociales et des visites de proximité. Coordonnatrice du comité de suivi des plans d’engagement de Yeumbeul, Maïmouna Diop est surtout séduite par le caractère très social du projet. «Non seulement, le produit est très accessible, mais aussi l’accompagnement qui se traduit par les facilités accordées aux clients dans le paiement, un bonus téléphonique de 10% sur les remboursements, une prise en charge dans l’assurance maladie accordée à trois membres du ménage-client et le crédit événementiel accordé à un taux très faible », a-t-elle indiqué.

Abdou DIOP

Améliorer sensiblement et de manière durable les conditions de vie des femmes par un véritable renforcement de leur pouvoir économique, c’es le but visé par l’association « Am Be Koun » solidarité qui vient de mettre à la disposition des femmes « Takku Ligèye » du village de Djida Mouride de la commune rurale de Niani Toucouleur dans le département de Tambacounda un équipement d’extraction artisanale d’huile d’arachide d’une capacité de production estimée à 800 litres par semaine.

Selon Boubacar Sangaré, le secrétaire exécutif de ladite association, l'huilerie a été équipée dans le cadre de la mise en œuvre de la petite entreprenariat rurale initiée et co-pilotée par les Ong belge ULB-Coopération et française ICD-Afrique sur financement de la DGD, du WBI et du FRB ainsi que de l'AFD. L'association sénégalaise « Am Be Koun – Solidarité » assure la mise en œuvre sur le terrain.

Pour M. Sangaré, « ce Gie utilisait des équipements obsolètes pour l’extraction artisanale de l’huile d’arachide avec le risque de la non-élimination de l’aflatoxine qui un danger certain pour les consommateurs. Nous nous sommes engagés à moderniser leur outil et à améliorer leur capacité de production en vue de faciliter leurs conditions de vie ».

Par conséquent, l’équipement mis à leur disposition est composé, entre autres, d’un combiné broyeur de pâte d’arachide, d’un broyeur moulin à mil, de quatre décortiqueuses d’arachide, de deux presses à huile actionnées par des crics de dix tonnes, des bidons, etc. Pour la commercialisation du produit, le secrétaire exécutif Boubacar Sangaré de souligner qu’une fédération est déjà mise en place pour justement aider ces femmes à écouler leurs produits dans les meilleures conditions.

Ladite fédération leur permettra également de faire face aux questions de dépannage ou d’entretien de moteur ou de l’équipement en général.

La capacité de production d’huile d’arachide de l’unité équipée (huilerie) est estimée à 800 litres par semaine. Ce qui a fait dire à madame Fatou Faye, la vice-présidente du Gie, que « plus d’une tonne et demi d’arachide est déjà disponible pour l’extraction ». Pour Saly Sène, membre dudit Gie, « les femmes de cette contrée de la commune de Niani Toucouleur sont trop fatiguées. Donc la réception de cet équipement est une aubaine car les groupements n’ont pas les moyens financiers d’acheter tout cet équipement. Auparavant, nous pilons l’arachide avant d’entamer toute procédure d’extraction ». Elle ajoutera que le litre d’huile d’arachide était vendu à 750 FCfa voire 850 FCfa.

Présidant la cérémonie de réception de cet équipement, le maire de la commune, Seydou Bâ, a tenu  à  remercier vivement la coopération française et la coopération belge avant  de souligner que  l’émergence passe obligatoirement par l’autonomisation économique de la femme, une couche très vulnérable. Selon l’édile de la commune, cette huilerie contribuera à coup sûr au renforcement du pouvoir économique de ces braves femmes. M. Bâ de souhaiter que de telles actions de développement à la base se multiplient dans cette commune, la plus enclavée du département de Tambacounda, pour soulager les populations face au phénomène d’insécurité alimentaire qui sévit toujours en zone rurale.

Pape Demba SIDIBE

Avec l’acquisition d’une nouvelle centrale à charbon, la société des Industries chimique du Sénégal (ICS) aura bientôt son autonomie dans l’approvisionnement en énergie électrique.

Les populations des quatre (4) communes polarisées ont approuvé par acclamation l’étude d’impact environnemental au cours d’une audience publique présidée par le gouverneur de région, Amadou Sy.

Autorités administratives et locales, chefs de services techniques et de nombreux participants ont pris part à cette importante rencontre. L’intérêt de ce projet leur a été expliqué par le Dg des Ics, Alassane Robert Diallo, selon qui « il s’agit de satisfaire la demande en énergie dont a besoin la société qui était régulièrement coupée par la Senelec entre 19 heures et 00 heure pour pouvoir assurer l’approvisionnement électrique d’autres localités du pays. Ce qui ralentissait nos activités de production ».

La nouvelle centrale aura une capacité de production annuelle de 360 mégawatts et va permettre d’augmenter de 25% dans un premier temps la capacité de distribution de la Senelec et de 50% quand elle sera totalement en service. « Ainsi, c’est une nouvelle page qui devrait s’ouvrir pour les ICS et lui permettre également de se repositionner et de reprendre sa vitesse de croisière après sa recapitalisation », a indiqué Alassane Robert Diallo, son directeur général.
Dans cette perspective, des interpellations n’ont pas manqué de la part des différents maires des communes ainsi que des populations venues en masse à cette séance  consultation qui ne manquait pas d’intérêt.

La pollution liée aux effets néfastes des émanations de gaz toxique qui s’échappent des cheminées des installations des Ics, la responsabilité sociétale d’entreprise (Rse) ont été largement évoquées par les différents intervenants. Des préoccupations que le consultant Mamadou Gueye a même pris en compte dans le rapport général de l’étude d’impact environnementale liée à l’installation de la centrale à charbon dans la zone où, il faut le reconnaître, l’exploitation des ressources minérales impacte négativement sur l’environnement physique et social.

La pollution de l’air et de l’eau, les maladies récurrentes et multiformes sont également mentionnées. Le gouverneur de Thiès souhaite ainsi que les intérêts des populations soient mis en avant.

El Hadj Mouhamadou SAGNE

Depuis 40 ans, la gestion des déchets solides n’a connu aucune reforme. Mais, vu les enjeux nouveaux liés à l’Acte 3 de la décentralisation, des reformes s’avèrent nécessaires. C’est pourquoi, après consultation de près de 600 acteurs, différents projets de textes ont été revus hier par le Comité technique pour une pré-validation devant mener vers des reformes dans ce secteur.

Après des Comités régionaux de développement (Crd), des consultations citoyennes, des enquêtes ménagères etc., différents projets de textes devant mener à la reforme du secteur de la gestion des déchets solides ont été soumis hier au Comité technique pour pré-validation. Selon Abdoulaye Diouf Sarr, depuis plusieurs décennies, malgré les multiples initiatives (institutionnelles, techniques et financières) prises par l’Etat, les collectivités locales et les partenaires techniques et financiers, les déficiences dans la gestion des déchets solides municipaux persistent.

« Pour mettre un terme à cette inertie et promouvoir la gestion durable et intégrée de ces déchets, la révision du cadre légal et réglementaire s’impose et s’avère une priorité. Elle l’est d’autant plus que le Sénégal vient de renforcer sa politique de décentralisation avec l’Acte 3. Il urge donc de prendre en charge les nouveaux enjeux législatifs, réglementaires et stratégiques et d’améliorer le cadre institutionnel, organisationnel et financier du secteur », a soutenu le ministre de la Gouvernance locale, du Développement et de l’Aménagement du territoire.

Il a établi un diagnostic sans complaisance du cadre de vie marqué par une prolifération des dépôts sauvages de déchets solides qui a pour conséquence une augmentation des dépenses en santé publique, etc. « Au regard de ce diagnostic alarmant, il nous faut agir en commençant par définir une politique adaptée et efficace de gestion intégrée et durable des déchets solides. C’est dans cette perspective que l’Etat du Sénégal a élaboré le Programme national de gestion des déchets (Pngd) en vue d’aider les collectivités locales dans la mise en place progressive de dispositifs performants qui permettent la gestion des déchets solides », a laissé entendre l’ancien directeur du Coud. Pour Abdoulaye Diouf Sarr, le chef de l’Etat a inscrit d’une manière indélébile la propreté comme une priorité nationale. « Nous sommes conscients que c’est un levier de promotion économique et d’attractivité de nos territoires. C’est pourquoi le Programme national de lutte contre les déchets solides est en train d’être développé. Mais  son développement suppose la mise en place d’une structuration assez crédible et solide. C'est-à-dire un cadre légal, réglementaire et un dispositif réglementaire bien pensés », a dit le maire de Yoff. A l’en croire, les dispositifs qui seront mise en place permettront à ce programme de se développer dans de très bonnes conditions.

Ndiol Maka SECK

La Place de l’indépendance qui est un endroit chargé historiquement va être préservée. Ces mots sont de Khalifa Ababacar Sall qui était hier avec ses conseillers municipaux en session.

Le maire de la ville de Dakar a abordé hier la question liée à l’embellissement de la Place de l’indépendance. D’ailleurs, cet aspect a été inscrit au 7ème point de l’ordre du jour libellé comme suit : « Autorisation spéciale de recettes et de dépenses d’un montant de 4 milliards de FCfa relatif au prêt de la banque islamique du Sénégal pour le financement des travaux d’aménagement de la Place de l’indépendance et de la construction d’un parking sous-terrain ».

Devant le conseil municipal, Khalifa Ababacar Sall a précisé que c’est l’entreprise contractante qui avait fixé un délai de 11 mois pour le début des travaux, après des études complémentaires. Ces tâches, en réalité, impliquent le maire de Dakar-Plateau, Alioune Ndoye. « La Place de l’indépendance est d’abord un lieu de commémoration et de mémoire. Sa mission fondamentale sera maintenue. Ce sera un lieu de vie. On va l’améliorer. Il n’y avait pas de flamme continue. Nous allons en faire », a-t-il dit, avant de préciser que 19 communes verront leurs stades et terrains dotés de gazons synthétiques. « Ce projet date de 2013 ; nous avons fait l’appel d’offres suivi d’un processus inclusif de fixation et de détermination des terrains. Une entreprise privée a gagné le marché et une banque accepte de financer les travaux. Le conseil municipal l’a autorisé depuis la dernière session. Il nous faut maintenant une autorisation spéciale, une mise en place du crédit et le démarrage des travaux s’il n’y pas de problème », a poursuivit M. Sall.

En outre, le conseil municipal, qui a suspendu la séance, promet de revenir plus amplement sur les points ayant trait au compte administratif 2015, aux virements de crédits, à l’acceptation de dons sous forme de subvention de l’agglomération Grand Paris-Sud pour un montant de 20.000 euros, à l’obtention d’une autorisation spéciale de recettes et de dépenses d’un montant de 20.000 euros relative à la subvention de l’agglomération Grand Paris-Sud pour l’organisation de l’exposition d’arts visuels et le séminaire international sur le thème « Cités, Coopération culturelle et Economie créative » dans le cadre de la 12ème édition de la Biennale de l’art africain contemporain de Dakar, « Dak’Art », à l’autorisation spéciale de recettes et de dépenses d’un montant de 11.407.676 FCfa relative à la subvention de la Fondation Rockefeller au Programme Dakar Ville Résiliente.

Dans son intervention, le maire de Biscuiterie, Doudou Issa Niasse, a relevé la situation des travailleurs redéployés dans les mairies et qui sont confrontés à de nombreuses difficultés. Le maire Khalifa Sall a souligné que des discussions seront ouvertes avec les collègues maires en présence du préfet de la capitale.


Pour apporter des solutions à toutes ces interpellations, l’inter-commission va se réunir vendredi prochain, avant que le conseil municipal ne convoque une autre rencontre.

Serigne Mansour Sy CISSE

Promouvoir le dialogue social et dépasser le stade d’accalmie afin d’amener l’Etat et le Mfdc à la signature de cessation définitive des hostilités, tel est l’objectif que se fixe la Coordination sous-régionale des organisations de la société civile pour la paix en Casamance (Coscpac).

Elle l’a fait savoir lors d’un point de presse, vendredi dernier, à Ziguinchor. Cette structure de soutien à la construction de la paix en Casamance et à la stabilité des axes frontaliers a été portée sur les fonds baptismaux en février 2016. Elle est une émanation des communautés de base au travers des organisations de la société civile. Il y en a 176 dont 26 de la Guinée-Bissau, 20 de la Gambie. Le reste provient du Sénégal. La Coscpac, selon son coordonateur Henry Ndecky, se veut un cadre référentiel de plaidoyer en réponse à un manque d’harmonisation dans les interventions, « alors que les attentes réelles des populations, fortement éprouvées par 34 années de conflit armé, restent actuelles ». Pour amener l’Etat et le Mfdc à la signature de cessation définitive des hostilités en Casamance, la Coscpac estime qu’on ne doit pas négliger la gestion et la prévention des conflits mineurs « qui, rappelle-t-elle, nourrissent le grand conflit. Au rang de ces conflits mineurs, la Coscpac a préconisé de ne pas négliger la divagation des animaux dans les zones de culture, le vol de bétail, les coupes abusives de bois, la circulation des armes de petit calibre et le non-respect des droits humains. Par ailleurs, elle a insisté sur « l’implication en amont des acteurs de la Guinée-Bissau et de la Gambie en qualité de parties prenantes aux fins d’une recherche conjointe de sortie de crise transfrontalière ». Henry Ndecky a estimé que le chantier est vaste et les défis énormes, invitant les acteurs déjà sur le terrain du dialogue à trouver en leur initiative « une valeur ajoutée », dans la dynamique en cours du processus de paix.

En outre, M. Ndecky et les siens ont proposé l’installation de mécanismes de suivi-évaluation pour le raffermissement permanent des relations de bonne cohabitation en Casamance et de bon voisinage sur les axes frontaliers une fois la paix construite.

Moussa SADIO

Il est de plus en plus question de remobiliser les populations pour arriver à une « révolution » en matière de gestion des ordures. C’est une des fortes recommandations issues de l’atelier sur l’étude commanditée par l’Unité de coordination de la gestion des déchets (UCG) sur la perception que les populations bénéficiaires ont de l’offre de service de ladite structure et des perspectives en matière d’assainissement.

Concernant le cas de Tambacounda, il a été salué l’existence d’une initiative de gestion des ordures organisée autour de comités de développement de quartier (Cdq), le tout appuyé par la coopération décentralisée à travers le projet Sinvad (Système intégré de valorisation des déchets) financé par la commune de Sint Niklaass en Belgique. Ce système souffre toutefois de « défaillances » liées au fait que « tout le monde ne participe pas » ou à des pannes prolongées, entre autres.

D’où la nécessité, selon le sociologue Djiby Diakhaté, consultant de l’UCG et enseignant-chercheur à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, de remobiliser les populations pour arriver à une « révolution » en matière de gestion des ordures. Une question, signale-t-il, transversale puisque touchant à la fois la santé, le tourisme, la sécurité, etc. Pour ce dernier, cette réflexion prospective est un moyen d’anticiper sur le boom démographique que connaissent des villes comme Tambacounda, ainsi que sur la réalisation à venir d’infrastructures qui, tout compte fait, contribueront à augmenter la production de déchets. Des représentants d’associations de femmes, du mouvement associatif des jeunes, des acteurs communautaires, ainsi que du secteur de l’assainissement de la commune de Tambacounda ont, au cours de cette rencontre, planché sur la gestion des ordures depuis les indépendances de 1960 à 2011 et la gestion des ordures de 2011 à 2016. Le troisième groupe a eu la tâche d’envisager les perspectives de la gestion des ordures en proposant des pistes de solutions, les difficultés actuelles et surtout les solutions à envisager pour son amélioration dans le futur.

Cette rencontre constitue une étape de la chaîne de consultations organisées dans de nombreuses villes du pays et destinées à recueillir les avis des populations, leurs attentes et recommandations sur le futur de la gestion des ordures. A l’issue de cette série de rencontres, se tiendra au courant du mois de mai un atelier national de restitution où seront présentées les idées recueillies auprès des populations, a annoncé M. Diakhaté. Il s’agit, à travers cette approche, de rompre avec la « démarche verticale » qui consistait à imposer aux populations la manière de gérer les ordures et qui, de l’avis du sociologue, « n’est plus possible », pour adopter une « démarche horizontale », prenant en compte l’avis des personnes concernées au premier chef. « Si les populations ne participent pas, toute action est vouée à l’échec », a-t-il dit.

P. D. SIDIBE

C’est un plan de campagne de plus de 1.500 ha de riz dans le Kédougou qui a été entamé. Ce plan va permettre d’atteindre une production de 4.500 tonnes avec des rendements de l’ordre de plus de 3,5 tonnes à l’hectare. L’initiative vient de la Sodefitex qui, dans le cadre de la modernisation de l’agriculture, compte relever les défis du programme d’accélération de l’agriculture sénégalaise. 

Les 14 tracteurs obtenus des services de l’agriculture et de l’équipement rural ont entamé le labour à Afia Pont où nous nous sommes rendus et partout dans la région où la moyenne d’eau tombée précocement est à plus de 50 mm. En même temps, un programme de commercialisation du riz a permis de stocker plus de 1.000 tonnes pour démarrer la rizerie d’une capacité de 3.000 tonnes en installation. La forte doléance des producteurs tournent autour des moissonneuses batteuses afin de minorer les pertes prises en compte par le service de machination du développement durable et de la culture en régie de la Sodefitex. A Afia Pont, à 42 km de Kédougou sur la route de Salémata, 70 mm sont tombés et les populations enthousiastes se sont engagées à relever les défis de l’autosuffisance en riz à côté de la Sodefitex et de l’Etat sénégalais. Dianté Diaby, président de l’union des Gie qui compte sur ses 25 groupements de producteurs de riz, a déjà labouré 50 ha en deux jours. Pour lui, il s’agit de prendre les devants et de faire la course avant que les fortes pluies ne s’abattent sur la région et ne retardent la marche des machines de labour qui soulagent les agriculteurs dans les travaux. Ici, souligne Dianté, tous les agriculteurs sont engagés pour faire des productions records. Dans cette partie du pays, la Sodefitex, à côté de l’Etat, est en train de révolutionner le monde rural. Pour lui, dans toute la région de Kédougou, la pluie est au rendez-vous et cela a trouvé que la Sodefitex et les structures de l’Etat sont à pied d’œuvre pour ne pas être prises de court.

Pour Pape Abdoulaye Mané, le responsable régional de la Sodefitex, la modernisation de l’agriculture passe par la mécanisation afin de relever les défis du programme d’accélération de l’agriculture sénégalaise bien lancé à Kédougou. La modernisation des outils de travail est mise en place par la Sodefitex. A travers la motorisation, il s’agit d’accroître les superficies, la production et la productivité. Avec les tracteurs et l’installation précoce de l’hivernage connue dans la région de Kédougou au début de la troisième décade du mois d’avril, les labours sont bien lancés pour la pré-saison hivernale.  « C’est bien heureux d’avoir des tracteurs qui font toutes les opérations culturales, notamment le labour, les semis et la fertilisation des semis. Le pari est en train d’être gagné avec les labours précoces qui ne peuvent pas se faire pour le coton qui demande en même temps le labour, les semis et la fertilisation qui sont regroupés », a dit M. Mané. Pour ce dernier, « il est préférable d’engager les labours pour ses groupements qui font les cultures intégrées de riz, de maïs et de coton ».

Absence de matériel post-récolte
A Kédougou, ce sont des exploitations agricoles soumises à une motorisation moderne qui sont au-devant de la scène avec déjà 14 tracteurs commis par le ministère de l’Agriculture et de l’Equipement rural qui sont arrivés à la Sodefitex. Et là, avec le début précoce de l’hivernage, c’est une aubaine qui est partagée dans cette partie orientale du pays où les agriculteurs ont profité de cette première pluie pour prendre de l’avance. La Sodefitex, a dit Abdoulaye Mané, répond à une doléance des populations pour la relance de l’agriculture dans la région de Kédougou à travers une forte filière rizicole. Dans cette filière qui a commencé depuis l’année dernière à la Sodefitex, il y a eu 230 tonnes pour le département de la sécurisation des produits agricoles. A côté, le Padaer et le Papil, en collaboration avec la Direction régionale de l’agriculture et Bamptaaré au service de la Sodefitex, ont lancé en même temps un programme de commercialisation du riz avec le Pam. Cela a permis de stocker plus de 1.000 tonnes pour démarrer la rizerie qui est en installation. Le plan de campagne de cette année est de 1.500 ha de riz dans la région de Kédougou, notamment pour Saraya, Salémata et Kédougou. Un plan de campagne qui va permettre de s’attendre à presque 4.500 tonnes de riz avec des rendements de plus de 3,5 tonnes à l’ha pour satisfaire la capacité de la rizerie qui est de 3.000 tonnes.
 La doléance des producteurs tourne autour de l’obtention d’un matériel post-récolte comme les moissonneuses batteuses afin de minorer les pertes.

Le service du machinisme, du développement durable et de la culture en régie, affirme M. Mané, a prévu de traiter cette doléance. Il y a aussi les magasins de stockage que le Padaer est en train de construire dans toute la région et qui vont servir pour cette campagne.

Pape Demba SIDIBE

Le quartier Escale, qui constitue le centre des affaires de la ville de Ziguinchor, est en train de retrouver progressivement son charme d’antan. Toutes les routes adjacentes à la rue Javelier qui a fini d’être bien refaite sont en cours de réhabilitation par l’Etat, au grand bonheur des populations locales, notamment des automobilistes et autres motocyclistes.

Certes les travaux qui sont en cours perturbent la circulation en plusieurs endroits du centre-ville, mais les Ziguinchorois restent coopératifs, estimant qu’il y va de leur intérêt. « Personne ne doit s’en plaindre, parce que nous avons beaucoup souffert économiquement du très mauvais état des routes de cette partie névralgique de la ville, surtout pendant les trois derniers hivernages », a soutenu cet opérateur économique qui a requis l’anonymat. Il a soutenu que n’eût été « la générosité » du président de la République Macky Sall, les habitants de la commune continueraient encore à souffrir des routes impraticables du quartier Escale qui est considéré comme le poumon économique de Ziguinchor ; abritant le commerce et la plupart des services étatiques, banques et industries.

« Nous saluons cette grandeur d’âme du chef de l’Etat envers les populations de Ziguinchor que nous sommes et souhaitons qu’il continue à nous réaliser de très bonnes routes dans la ville », a tenu à dire la dame Fatoumata Doumbouya, enseignante de son état dans une école élémentaire publique de la place. Elle a également fait savoir que c’est grâce au président de la République que toutes les artères de la ville, qui étaient dans un état de dégradation très avancée, ont été restaurées. « Aujourd’hui, on y roule comme sur du tapis tellement cela a été bien fait », s’est réjouie notre interlocutrice. Ce transporteur répondant au nom d’Oumar Kébé est un autre Ziguinchorois qui se dit « ravi du Président Sall et de son gouvernement pour les actes concrets qu’ils sont en train de poser dans la cité pour améliorer le bien-être des populations ».

Défaut d’éclairage
Comme beaucoup de gens qui ont accepté de nous confier leurs impressions sur les routes qui sont en train d’être reconstruites dans la ville, notre transporteur n’a pas tari d’éloges sur le chef de l’Etat. Oumar Kébé, à l’image de bon nombre de Ziguinchorois, a affirmé que « Macky Sall reste très attaché à Ziguinchor et au reste de la Casamance naturelle (régions de Sédhiou et de Kokda) ». Les chauffeurs de taxi sont du même avis. Ils n’ont pas manqué d’exprimer leur profonde satisfaction et leur gratitude au chef de l’Etat pour les efforts considérables qu’il faits en vue de doter Ziguinchor de routes dignes de ce nom. Nos vis-à-vis ont rappelé « les durs moments » qu’ils ont traversés, « roulant sur des routes défoncées et coupées en plusieurs endroits ». Ils ont en mémoire les hivernages où ils refusaient catégoriquement de se rendre dans les quartiers inondables comme Goumel, Kandé, Kandialang, Kadior, Boudody, Djiéfaye, Djibock, etc. Ils sont contents que tout cela soit devenu un vieux souvenir, au grand bonheur de tous les habitants de la cité.    

   
En tous cas, aujourd’hui un peu partout dans la ville (grandes places, services, ateliers, bars et autres lieux recevant du public), les travaux de réhabilitation des principales routes de Ziguinchor et de la RN6 (Ziguinchor-Tanaff-Kolda) communément appelée route du Sud, suscitent des discussions favorables au régime et à son leader, le président de la République. Chacun y va de son commentaire, louant Dieu et lui demandant d’accorder la longévité au président Sall et de lui donner les moyens de continuer ses investissements à Ziguinchor et de réaliser les grandes ambitions qu’il a pour la Casamance.

Actuellement, les souhaits des uns et des autres est que Ziguinchor puisse avoir un bon éclairage public pour sortir la ville des ténèbres en plusieurs endroits. Là-dessus aussi, nos interlocuteurs ont sollicité le chef de l’Etat pour qu’il vole au secours des Ziguinchorois très rapidement, estimant que la plupart des quartiers sont plongés dans l’obscurité dès la tombée de la nuit.

Moussa SADIO


Navigabilité : Le fleuve Casamance dragué sur 83 km
Selon le directeur général de l’Agence nationale des affaires maritimes (Anam), l’effectivité du dragage du fleuve Casamance, de l’embouchure au port de commerce de Ziguinchor (83 km), ne peut plus faire l’ombre d’un doute. Et Yérim Thioube de confirmer que le dragage a été bien fait, à une profondeur de 7,50 m.

Le directeur général de l’Anam, qui s’exprimait hier à Ziguinchor lors d’une conférence de presse, a expliqué que le dragage a fait passer la profondeur moyenne de l’embouchure au port de commerce de Ziguinchor de 3,20 m sur le zéro des cartes à 7,50 m contractuels voire même 8 m.

Le Dg de l’Anam a tenu à préciser que le dragage n’a pas été mal préparé. A l’en croire, il y a eu un certain nombre d’études préalables. Celles-ci étaient relatives à la modernisation, à l’avant-projet sommaire, à l’avant-projet détaillé, ainsi qu’à l’impact environnemental et social. D’après Yérim Thioube, le dragage que son agence vient de réaliser pour le compte de l’Etat va permettre aujourd’hui à des navires de grande capacité (6.000 tonnes et plus) de venir à Ziguinchor en toute sécurité, de jour comme de nuit, avec le balisage qui est en cours et qui va prendre fin le 15 mai prochain.

A propos de ce balisage, le patron de l’Agence nationale des affaires maritimes a fait savoir que 120 bouées seront mises à contribution dont 46 bouées d’embouchure, 74 bouées dites fluviales et 10 autres qui vont être gardées en réserve, soit un total de 120 bouées. M. Thioube a renseigné que sur le lot des bouées d’embouchure, trois sont dotées d’un équipement moderne, permettant de les repérer par les navires un peu partout à travers le monde. « Tout cela est mis en œuvre, dit-il, pour améliorer les conditions de navigation et d’accessibilité jusqu’au port de commerce de Ziguinchor.

Le directeur général de l’Anam a ajouté qu’indépendamment du dragage et du balisage du fleuve Casamance, l’Etat va étendre le port de Ziguinchor, créer un véritable port de pêche à Boudody et réaliser un terminal hydrocarbure de 16.000 m3, avec quatre cuves spécialisées chacune (gazole, kérosène, fuel lourd, etc.) pour mettre à la disposition des opérateurs et des populations l’énergie en suffisance et diversifiée. « C’est l’élément premier de l’économie locale », de l’avis de Yérim Thioube.

Mais, face à l’augmentation du trafic que le dragage et le balisage du fleuve Casamance vont entraîner, en permettant sa navigabilité de jour comme de nuit et compte tenu de l’étroitesse du port de Ziguinchor, le Dg de l’Agence nationale des affaires maritimes a estimé qu’il faudra trouver des superficies supplémentaires pour pouvoir traiter tout le trafic. C’est ainsi qu’il a préconisé un port sec, assurant que l’Anam est en train d’y travailler déjà. « Parce que plus le trafic va se développer au port, plus il y aura des problèmes d’entreposage », a-t-il expliqué.

M. SADIO         

La commune de Ngaparou a procédé hier à une journée de parrainage de ses écoles. Toutes les illustres personnes qui ont marqué le terroir ont été choisies pour porter le nom des structures scolaires de la commune.

La première structure scolaire a vu le jour en 1957 dans la commune de Ngaparou. De toutes les contrées aux alentours du village centre déferlaient des potaches afin de se rendre à cette école. Il s’y est ajouté ensuite les écoles 2 et 3, le collège et le lycée.
Pour prêcher la pédagogie par l’exemple, Mamadou Mbengue, maire de Ngaparou et son Conseil municipal ont décidé, avec l’accord des autorités académiques, de baptiser ces écoles aux noms de personnalités de leur terroir.

Il s’agit des illustres fils de Ngaparou, notamment Issa Sagne, Tafsir Yaté Ciss, Serigne Mamadou Léna Diop, Momath Ndakhté Ndao et Cheikh Ousmane Diagne, le seul parrain encore en vie, connu et reconnu pour sa générosité légendaire. « Si nous avons choisi ces personnalités pour que nos écoles portent leurs noms, c’est bien parce que nous voulons que la nouvelle génération s’inspire de leurs actions, attitudes et comportements », a indiqué Mamadou Mbengue qui, dès son installation à la tête de la commune en 2009, a fait de l’éducation, de la santé et de l’environnement ses priorités. L’édile de la commune, un maire engagé à tout point de vue auprès de ses populations, met tout en œuvre pour satisfaire les besoins de ses administrés.

Plusieurs actions menées en direction des écoles, des structures sanitaires et de l’environnement vont être renforcées, consolidées et perpétuées, se plait à soutenir le maire en tout temps et tout lieu, à la grande satisfaction des populations. Celles que nous avons rencontrées ont dit toute leur satisfaction d’avoir un maire qui est accessible, qui répond à tous les appels car n’ayant jamais changé de numéro de téléphone.
Mais puisqu’il n’est jamais assez tard de bien faire, elles attendent encore plus et mieux de leur maire. 

Amath Sigui NDIAYE 


Saraya est la zone qui abrite la totalité des sites d’orpaillage traditionnels de la région de Kédougou. Là-bas, il est difficile de voir les enfants rester à l’école face à l’attrait de l’or. C’est pourquoi les autorités, de concert avec l’Ong La Lumière, en partenariat avec l’Association pour l’accès à l’éducation basée en Suisse, ont décidé de prendre le taureau par les cornes à travers un projet inclusif de protection des enfants pour faire face au phénomène de la déperdition scolaire, à un moment où les ministères de l’Intérieur et de l’Industrie et des Mines sont en train de réorganiser les sites.

Le comité départemental de Saraya présidé par le préfet Pape Malick Ndao a permis aux services techniques de l’Etat de décliner leurs ambitions pour la lutte contre les fléaux qui freinent le développement dans le département de Saraya mercredi dernier. Malgré les richesses de son sous-sol, ce département vit des difficultés comme l’approvisionnement en eau et en électricité, tout comme le non épanouissement de son école qui est classée en queue de peloton des établissements scolaires du Sénégal.  Mais, pour réussir ce pari, la synergie des actions de l’ensemble des acteurs étatiques et privés a été souhaitée. Le préfet du département de Saraya, Papa Malick Ndao, de rappeler que « les Ong doivent davantage se rapprocher des autorités administratives avant de faire quoi que se soit ». Pour ce dernier, l’Ong La Lumière a bien décodé le message. « Nous savons que le travail des enfants, surtout dans les sites d’orpaillage, est très fréquent mais le ministère de l’Intérieur et celui de l’Industrie et des Mines sont en train de réorganiser les sites », informe le préfet de Saraya. Ce dernier ajoute que son département est bien ancré dans le processus de protection des enfants, car, argumente-t-il, « avec le comité départemental de protection des enfants, nous sommes parvenus à étouffer des problèmes de mariages précoces dans beaucoup d’écoles. C’est pourquoi l’arrivée du projet de l’Ong La Lumière est à saluer, car il vient nous soutenir dans notre mission », a conclu le préfet Papa Malick Ndao.

« Le problème du travail des enfants dans la région de Kédougou, plus précisément dans le département de Saraya, est un obstacle majeur pour le développement socio-économique des populations. Les enfants et les femmes sont plus fréquents dans les sites et ceci est dû à la pauvreté. C’est pourquoi l’Ong La Lumière va, dans ce nouveau projet, mettre l’accent sur la formation, la sensibilisation et le suivi de nos activités dans les deux années qui suivent », précise Aliou Bakhoum, chef d’antenne de l’Ong à Kédougou. « Notre objectif est de parvenir à sortir les enfants de la pire forme de travail, mais aussi de former des relais dans tous les villages qui sont retenus pour permettre aux populations de s’approprier le projet et de savoir que leurs enfants sont les enfants de tous », se veut-il plus explicite.

Pape Demba SIDIBE

Le coordonnateur de la Direction générale de la planification et des politiques économiques au ministère de l’Economie, des Finances et du Plan, Mayacine Camara, a préconisé, avant-hier, le renforcement de la décentralisation à Ziguinchor. Il a estimé que c’est l’alternative pour que cette partie méridionale de notre pays puisse jouer pleinement son rôle de région motrice pour l’économie du Sénégal.

Pour Mayacine Camara, le renforcement de la décentralisation devra nécessiter le renforcement des services techniques de l’administration, du pouvoir de gouvernance de nos autorités dans le commandement. Sans oublier de donner beaucoup de pouvoirs à l’élu et des moyens pour exécuter les projets. M. Camara s’exprimait à l’occasion de la revue annuelle conjointe des politiques publiques qui a pris fin hier à Ziguinchor.

Selon le coordonnateur de la Direction générale de la planification et des politiques économiques, les progrès réalisés pour développer la région de Ziguinchor ne sont pas encore à la hauteur des attentes, notamment dans les domaines de l’agriculture et du tourisme. Par ailleurs, les services techniques déconcentrés n’ont pas suffisamment de moyens pour accompagner les collectivités locales et les investissements territoriaux. Si cette contrainte n’est pas levée, le Plan Sénégal émergent risque de connaître encore un retard à Ziguinchor, malgré les progrès et les initiatives prises dans ce domaine. Notre interlocuteur n’a pas occulté la faiblesse des investissements, expliquant que c’est lié au fait que les projets d’initiative territoriale ne sont pas soutenus largement dans le budget. Il a recommandé que beaucoup de mesures soient prises pour que les projets d’initiative territoriale, « qui ont été déjà élaborées par les collectivités et les acteurs régionaux », puissent être pris en compte dans le budget de l’Etat.

Moussa SADIO

Les agents de l’administration locale de la mairie de Thiès-Ouest ont bouclé un séminaire de renforcement des capacités en  rédaction administrative et traitement de l’information à l’interne tout comme en dehors de leur institution municipale.

Selon le maire Aliou Sow, il a été décidé de miser sur une équipe jeune, compétente et recrutée suivant des appels à candidatures sans aucun parti pris politique. « Après 18 mois d’activités, le moment est venu d’outiller davantage cette équipe car notre ambition est de gérer l’institution municipale avec professionnalisme dans un contexte marqué par l’avènement de l’Acte 3 de la décentralisation », a-t-il affirmé.

Pour l’édile de la commune de Thiès-Ouest, la formation a une portée stratégique car elle permet aux agents d’être efficaces dans leur travail au quotidien compte tenu des lourdeurs administratives qui freinent la plupart du temps la cadence dans les collectivités locales. « Alors, en ayant une bonne maîtrise des mécanismes administratifs, les agents pourront anticiper sur les goulots d’étranglement. Ce qui justifie ces séries de formation », a confié Aliou Sow. Il a aussi annoncé que la prochaine étape de la formation est dévolue aux délégués de quartier qui constituent un maillon clé dans le dispositif institutionnel des collectivités locales.

Ayant compris que cette maîtrise des ficelles administratives est un processus de longue haleine, le formateur Khalifa Mboup du cabinet Intelligence territoriale Afrique a souligné avoir fini de dérouler la partie théorique de la formation. «Maintenant, la balle est dans le camp de la pratique et cela dépend entièrement de vous. Mais, je suis rassuré car, au sortir de notre première rencontre à Saly, nous avons tous constaté une nette amélioration dans le travail de votre institution municipale », a-t-il déclaré. Invité pour partager l’approche, Lamine Diallo, le maire de la commune de Thiès-Nord, a noté la rupture opérée dans le bon sens par la commune de Thiès-Ouest dans la gestion de son institution municipale portée par une équipe jeune mais efficace et volontaire.

Mbaye BA

Le maire de Sicap Liberté, Santi Sène Agne, a, hier, remis au centre de santé Mamadou Diop dit Pape un lot de matériels, notamment des lits, chaises anglaises, cannes, etc. Cet appui est estimé à 25 millions de FCfa, selon le donateur Abdoulaye Sy.

« Lorsqu’on fait un don, on n’estime pas », a dit d’emblée, hier, le bienfaiteur Abdoulaye Sy de la structure  Atlantic Adventure. En effet, ce dernier qui a fait cet acte symbolique est un expatrié qui a vécu, depuis 40 ans, en Suède. Ce lot de matériels d’une valeur de 25 millions de FCfa  est composé de lits, de béquilles,  de cannes, de chaises roulantes pour les personnes à mobilité réduite, de chaises anglaises, etc.

Selon lui, le maire Santi Sène Agne en a manifesté le besoin pour un bon traitement et une meilleure hospitalisation des patients.

Quant au médecin chef, Dr Ndèye Fama Ndiaye, ce soutien est comme un soulagement pour le centre de santé, car il y avait un déficit de 25 lits à combler. La conséquence directe était que le personnel de santé  ne pouvait pas retenir les malades. « Nous pouvons donner l’assurance que ce matériel sera utilisé à bon escient », a précisé la dentiste. De son côté, le maire Santi Sène Agne a indiqué que ce matériel varié est d’une très grande qualité. « Il vient à son heure ; il nous permettra de renforcer l’offre de service de notre centre qui est un fleuron », a affirmé M. Agne ; non sans préciser que les lits manquaient dans ce centre. « Il était devenu une denrée rare et très recherchée par le personnel de santé. Le bienfaiteur vient de s’investir de manière humanitaire. Cela va alléger le budget de la commune, parce que nous aurions dû acheter ce matériel ; c’est vraiment du pain béni pour nous », a-t-il conclu.

Serigne Mansour Sy CISSE


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