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Régions (1827)

Le président du Conseil régional de la jeunesse de Kolda demande à l’Etat d’accompagner les jeunes pour les inciter à rester au pays.

La région de Kolda a payé un lourd tribut à l’émigration clandestine. Une situation que déplore Papis Baldé, président du Conseil régional de la jeunesse de Kolda, qui estime que des nombreux jeunes attirés par l’eldorado européen ont pris le chemin de l’aventure dans l’espoir d’un lendemain meilleur. Mais, pour la plupart d’entre eux, l’aventure s’est arrêtée sur les dunes de sable du Sahara ou sous les vagues de la mer Méditerranée ou encore dans les geôles libyennes. Pour Papis Baldé, il est illusoire de vouloir freiner l’émigration clandestine tant qu’on ne s’attaquera pas aux véritables causes qui poussent cette jeunesse à partir à l’aventure. Les difficultés d’accès au foncier et au crédit bancaire, le manque de formation qualifiante des jeunes et l’absence d’usines pour leur permettre de trouver un emploi décent constituent, selon lui, un sérieux obstacle à l’employabilité des jeunes.

La solution à ce drame collectif qui prive le Fouladou d’une bonne partie de ses bras valides passe, selon lui, par la formation des jeunes pour leur permettre d’acquérir des compétences dans le domaine de l’entrepreneuriat et la création des projets dans le cadre de la lutte contre la pauvreté. « La région de Kolda est confrontée à un problème réel d’emploi ; les jeunes n’ont pas de solution pour se prendre en charge et de soutenir leurs parents. C’est pourquoi, ils décident d’emprunter le chemin de l’émigration. Malheureusement, de nombreux bras solides qui devaient porter le développement de la région ont disparu soit dans le désert soit dans l’océan ou sont aujourd’hui dans des situations précaires en Libye ou dans d’autres régions frontalières de l’Europe », se désole-t-il. Il se réjouit du discours prononcé par le président de la République à l’occasion du nouvel an. « Dans le discours du président de la République, nous avons entendu beaucoup d’initiatives qui nous encouragent. Je sais que si elles sont concrétisées, ils auront un impact favorable sur la situation de cette jeunesse », dit-il. Il demande à l’Etat d’encourager les investisseurs nationaux à créer des unités de transformation des produits locaux à Kolda pour résorber le chômage endémique des jeunes.

Il invite également les Koldois vivant à Dakar et ailleurs dans le monde d’investir dans leur région d’origine pour faciliter le décollage économique du Fouladou.

Mamadou Aliou DIALLO

L’opération « Mékhé ville propre » a été lancée dimanche dernier dans ladite commune.

La campagne, tel un slogan des populations de la commune de Mékhé, a été démarrée en présence du maire Magatte Wade, d’Ibrahima Diagne, coordonnateur du Programme nationale de gestion des déchets (Pngd) et de Mohamed Ndao, directeur de la communication et des relations extérieures de la Sonatel. Cette vaste opération est une campagne de nettoiement de la ville et d’amélioration du cadre de vie, selon un communiqué reçu.

D’après la même source, cette opération, financée par la Sonatel Sa, avec l’appui du Pngd, vise la protection de l’environnement et l’amélioration du cadre de vie des populations en vue de contribuer au renforcement de l’hygiène et de la santé.

« And défar sunu Gox » ou « tous ensemble pour l’amélioration de notre environnement » est un programme initié par l’opérateur téléphonique Sonatel, qui, en partenariat avec le gouvernement du Sénégal, entend appuyer les collectivités locales à relever les importants défis que pose la gestion des ordures et de l’assainissement. « Nous apprécions à sa juste valeur la contribution de nos partenaires techniques et financiers qui nous accompagnent dans la réalisation de notre vision de faire de Mékhé une ville verte, illuminée et propre.

Le soutien de nos partenaires vient à point nommé d’autant que la gestion des déchets dans la commune pose une importante question de santé publique avec les ateliers de cordonnerie qui produisent beaucoup de déchets chimiques et industriels », a déclaré Magatte Wade, maire de Mékhé. Ngaye Mékhé est une commune depuis 1908. L’activité économique est dominée par l’artisanat avec un label de chaussure de renommée mondiale appelé « chaussure de Mékhé ». La ville compte plus de 200 ateliers de cordonnerie qui nourrissent directement plus de 4.000 personnes sur les 26.000 habitants que compte la commune.

Serigne Mansour Sy CISSE

Des sessions de formation en informatique seront dédiées aux jeunes mais aussi aux personnels de l’état civil et celui chargé de la collecte des différentes taxes. Il s’agit, explique l’édile de la commune de Tambacounda, Mame Balla Lô, de permettre aux jeunes d’être initiés à l’outil informatique.

La mairie de Tambacounda veut que sa jeunesse soit imprégnée des nouvelles techniques de l’information et de la communication. C’est dans le cadre du programme « Digital unify » que s’inscrit cette session de formation en informatique dédiée aux jeunes. Les précisions sont du secrétaire municipal Mamadou Diallo qui explique que la formation fait suite à une lettre que l’institution municipale avait reçue du Centre national de l’information et de la documentation et qui faisait état d’une formation en informatique dédiée à la jeunesse. Cependant, précise M. Diallo, il fallait remplir une certaine conditionnalité dont celle relative à la prise en charge totale des formateurs qui auront à se déplacer avec toute une équipe, y compris tout le matériel inhérent à la formation. Le maire Mame Balla Lô, conscient de la demande croissante et de l’importance de la formation, a tout de suite répondu par l’affirmatif et décidé de tout mettre en œuvre pour que cette opportunité soit saisie en faveur des jeunes, poursuit son secrétaire. C’est ce qui a permis aujourd’hui à un nombre important de jeunes de pouvoir bénéficier d’une formation.

Pour le moment, plus d’une centaine de jeunes se sont inscrits sur les listes, informe M. Diallo, qui dit avoir aussi inscrit sur les listes le personnel du centre d’état civil et le personnel chargé de collecter les différentes taxes. Pour cette dernière catégorie de travailleurs citée, il justifie le choix par le fait que la mairie va bientôt intégrer l’e-taxe ; et pour cela le personnel a besoin de connaître l’outil informatique et ses différentes fonctions. D’autres catégories de jeunes seront aussi de la formation car le chef de cabinet du maire a pris langue avec le président du Ccj pour qu’une proposition puisse être faite afin que des jeunes puissent bénéficier de la session.

Les personnes retenues seront réparties par groupe de 20 et chaque groupe recevra 20 heures de formation durant lesquelles toutes les fonctions et programmes de l’outil informatique seront enseignés, soutient le secrétaire municipal qui dit appeler toute la population à profiter de cette opportunité offerte et à l’issue de laquelle une attestation sera délivrée.               

Pape Demba SIDIBE

 

Des jeunes de la commune de Guinguinéo dans la région de Kaolack dénoncent le manque criant d’infrastructures sportives dans la circonscription. Ils réclament la réception du stade municipal entamé depuis 2005 et qui tarde à être réceptionné. Des doléances exprimées en marge des journées d’investissement humain initiées par le mouvement Synergie des actions pour un Guinguinéo émergent (Sage).

Le chantier du stade municipal de Guinguinéo dont la première pierre a été posée en 2005 par l’ancien ministre des Collectivités locales sous le magistère du président Abdoulaye Wade, Aliou Sow, désespère les jeunes de ladite commune.  Ces derniers qui ont initié cette semaine des journées d’investissement humain sous l’égide du mouvement Synergie des actions pour un Guinguinéo émergent (Sage) ont mis à profit cette manifestation pour exprimer leurs doléances. Dans le lot, le manque criant d’infrastructures sportives dans la circonscription départementale. « Dans tout le département de Guinguinéo, il n’y a aucun stade de football en dépit du fait que l’équipe fanion du chef-lieu de département figurait naguère en championnat national amateur. Le plus frustrant, c’est la situation du stade municipal dont le chantier fut lancé en 2005 et qui est complètement à l’abandon ; et personne, à ce jour, ne nous a donné les raisons de cet arrêt », a expliqué Ousmane Faye, porte-parole de Sage, lors d’un point de presse clôturant les activités des journées d’actions parrainées par l’ancien député Moustapha Ndiaye et Me Khassimou Touré. Face à ce blocage, ces jeunes proches de l’ancien parlementaire entendent interpeller le ministre des Sports.  « Le ministre Matar Ba devrait nous édifier sur les raisons du blocage du chantier du stade municipal, car c’est un sérieux handicap pour le développement des activités sportives. Il n’est pas acceptable que dans tout le département, on ne puisse pas trouver le moindre stade fonctionnel », a renchéri le porte-parole du mouvement. Outre les infrastructures sportives, ce département de la région de Kaolack souffre aussi d’un enclavement prononcé avec l’absence de routes bitumées entre les différentes communes de la circonscription administrative. Des manquements que les initiateurs des journées lient à la non-reconduction du député sortant Moustapha Ndiaye. « Aujourd’hui tous les élus du département ne sont pas résidents de la commune chef-lieu de département, ce qui ne milite pas pour une meilleure prise en charge de nos préoccupations dans les différentes assemblées du pays », regrette le jeune responsable des jeunesses républicaines de Guinguinéo.

Les journées d’investissement humain initiées par le mouvement Sage ont permis des actions d’assainissement dans la commune, un dépistage volontaire au Vih et un don de sang.               

Elimane FALL

 

Dans le cadre de son programme intitulé « Jotayou Gokh », G Hip hop a organisé, une rencontre où il a été question pour les responsables de la commune de Ndiarème Limamou Laye de se soumettre aux femmes de cette commune qui voulaient en savoir plus sur comment la municipalité est gérée. Les femmes en ont profité pour interpeler les représentants du maire de la localité sur des questions touchant le budget, la sécurité, l'environnement, etc.

Une équipe de conseillers municipaux conduite par le secrétaire municipal Khalifa Dione a fait face à des femmes motivées par la volonté de s’imprégner des réalités qui entourent la gestion de la commune.  

La scène se déroule à Ndiarème Limamou Laye où se tenait « Jotaayou Gokh » (assemblée de quartier) qui sert à établir un dialogue entre les élus et les populations en milieu défavorisé sur des questions liées à des actions citoyennes pour une meilleure citoyenneté participative. Le débat s’anime progressivement et les femmes sont édifiées sur divers sujets au fur et à mesure que la rencontre se poursuit. En effet, cette activité a pour but d’installer un environnement de dialogue entre les populations et les élus locaux ; histoire de se concerter sur comment la commune de Ndiarème Limamou Laye est gérée par l’actuel maire et son équipe. Les questions qui ont été débattues ont porté sur le budget de la commune, la sécurité, l’environnement, entre autres sujets sur lesquels les femmes ont fait part de leurs préoccupations aux représentants du maire de la commune de Ndiarème Limamou Laye. Daouda Diagne et Khalifa Dione qui ont représenté la mairie, ont tous les deux apporté des réponses aux différentes questions qui ont été posées par l’assistance composée majoritairement de femmes.

Président de G Hip hop, initiateur de cette cérémonie, Malal Talla alias Fou malade considère que les femmes sont souvent utilisées par les hommes politiques pour aller applaudir dans les meetings et autres. Il pense que c’est le moment pour ces femmes de se départir de cette casquette de spectatrice et de s’impliquer à fond pour le développement de leur localité. C’est la raison pour laquelle il trouve pertinente l’idée de mettre en place le programme « Jotayou Gokh yi » pour renforcer la citoyenneté participative. Il s’agit, en clair, de donner aux femmes l’opportunité d’interpeller de façon directe ceux qui ont en charge la gestion des affaires de leur localité. Ce qui permettra d’élever le niveau de conscience citoyenne chez les femmes.                      

Abdou DIOP

Dans le cadre de la coopération décentralisée, les relations de jumelage entre le Conseil départemental de Kaolack et la commune d’Osterode am Harz ont débouché, après plusieurs séjours d’immersion linguistique de part et d’autre, à la construction d’une salle multimédia au lycée Valdiodio Ndiaye de Kaolack.

Les autorités de la commune d’Osterode ont saisi l’occasion qui leur est offerte par l’inauguration de cette infrastructure pour faire la genèse du partenariat avec l’institution départementale.
Au cours de la séance de travail à l’hôtel départemental entre les deux délégations, le Buergermeister de la commune d’Osterode Am Harz, M. Klaus Becker, a fait part de sa détermination à concrétiser cet axe de coopération qui se dessine. Il a réaffirmé sa ferme conviction de pouvoir rapidement aboutir à la mise en œuvre d’un programme de partenariat multiforme dans les secteurs de l’éducation, de l’environnement, de l’agriculture, de la foresterie, entre autres. Il a aussi appelé à l’implication des autorités de l’Etat du Sénégal dont le président Macky Sall en sa qualité d’ancien élève du lycée Valdiodio Ndiaye pour renforcer ces liens de coopération et de fraternité entre les peuples allemand et sénégalais.

Pour sa part, Baba Ndiaye, président du Conseil départemental, a appelé à l’implication de tous (Conseil départemental, communes du département, établissements scolaires et autorités étatiques) pour la consolidation de ces relations qui, en dehors des secteurs évoqués par l’édile allemand, peuvent toucher des domaines tels que la santé, l’énergie photovoltaïque, le transfert de technologies, le renforcement des compétences, etc. Il a, par ailleurs, demandé à son hôte d’être l’ambassadeur du département de Kaolack auprès du Land de Hanovre pour la mise en place d’une relation de coopération et de partenariat bénéfiques pour les deux entités.

Une ouverture qui les rend sensibles à ce qui semble hors de leurs frontières et ses dirigeants davantage plus regardant sur la contribution du pays au développement international », a souligné M. Diouf, professeur d’allemand au lycée Valdiodio Ndiaye de Kaolack.

Pour rappel, la délégation allemande, forte d’une douzaine de membres et conduite par le maire de la commune d’Ostérode Am Harz, a séjourné dans la région et rencontré, outre les membres du bureau de l’institution régionale, des élus du département éponyme dont le maire de Kahone, Ousseynou Senghor. Un échange de cadeaux  à cette cérémonie organisée dans les installations de l’institution départementale.              

Elimane FALL  

Le directeur de l’Agence régionale de développement (Ard), Ousmane Sow, s’est réjoui de l’appropriation par les cinq collectivités locales du département de Saint-Louis du projet de mise en place d’une entente entre les communes de Mpal, de Ndiébène Gandiole, de Fass-Ngom, de Saint-Louis et de Gandon. Un projet ambitieux qui sera mis en œuvre par l’Ard avec l’appui financier de l’Adm.

Le directeur de l’Ard a indiqué que le processus de mise en place de cette entente intercommunale entre les collectivités locales du département de Saint-Louis suit son cours car « les différentes entités territoriales conscientes des enjeux et des perspectives de ce projet sont résolument engagées à en relever les défis ». Ainsi, les responsables de ces collectivités locales ont mis à profit la dernière réunion du comité de pilotage de ce projet d’entente intercommunale présidée par l’adjoint au préfet de Saint-Louis, Abdoul Meuye Thiam, dans la capitale du Nord pour réitérer leur engagement indéfectible à travailler, la main dans la main et en étroite collaboration avec les autorités administratives, l’Ard et l’Agence de développement municipal (Adm), pour avoir le meilleur format qui permettra, dans un premier temps, de créer cette association des collectivités territoriales du département de Saint-Louis.

Cette dernière réunion du comité de pilotage de ce projet d’intercommunalité, qui s’est déroulée dans les locaux du Conseil départemental de Saint-Louis, en présence de la première adjointe au maire de Saint-Louis, Mme Aïda Mbaye Dieng, du point focal de ce projet à l'Ard, Mandao Guèye, les représentants de ces collectivités locales et quelques chefs de services de l’administration déconcentrée ont encore réfléchi sur le modèle d’entente entre ces cinq communes.

Sur la base d’un diagnostic sans complaisance des forces et des faiblesses, des atouts, avantages et contraintes de chaque commune du département de Saint-Louis, les membres de ce comité de pilotage ont pu identifier des projets faisant l’objet sur lequel cette entente intercommunale devra travailler. Parmi ces projets, il a été retenu l’idée de mettre en place un système très performant de collecte et de valorisation des ordures ménagères et autres déchets solides et plastiques. Et, pour concrétiser cette idée novatrice, il s’agira surtout de relancer les activités du centre d’enfouissement technique (Cet) de Gandon qui sera le réceptacle des ordures que chaque commune (qui disposera de son propre système de collecte) y déposera. Selon Abdourahmane Gueye, expert de l’Ard, lors des réunions précédentes, d’autres idées de projet ont également été émises parmi lesquelles on peut citer la résolution commune des problèmes engendrés par l’avancée de la mer, la nécessité de créer un grand marché départemental tournant dans les cinq communes, la prise en charge commune des problèmes d’habitat, du foncier, etc., l’urgence de créer des espaces économiques et des domaines agricoles dans le département de Saint-Louis.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

 

Mballing, dans la commune de Malicounda, a étrenné, vendredi dernier, son centre de drainage des eaux pluviales. Un projet pilotée par l’Agence de développement municipale (Adm) et la mairie qui va soulager les populations qui, une fois les fortes pluies enregistrées, se réfugiaient à l’école du village. Il se pose désormais le souci de la maintenance à laquelle le maire invite les bénéficiaires.

Les inondations qui poussaient les habitants à déserter certains quartiers du village de Mballing seront bientôt un vieux souvenir. Le maire de la commune de Malicounda a inauguré, vendredi dernier, un centre de drainage qui permet d’évacuer l’eau de pluies vers la mer et de soulager ainsi les populations des désagréments.

Pour Maguette Sène, cet ouvrage était une forte demande des populations qui, « après la première forte pluie de chaque hivernage, quittaient leurs maisons (au moins cinquante ménages) et passaient toute cette période à l’école élémentaire ». Une situation pénible à laquelle les habitants ont eu à faire face des années durant et à laquelle les autorités municipales veulent désormais mettre un terme. « Je me suis rapproché des autorités étatiques qui m’ont appuyé pour un montant de 250 millions de FCfa.

Un projet dont l’exécution a été confiée à l’Adm qui a réalisé le projet pour un coût de 160 millions », a-t-il souligné. Etant entendu que l’autre partie de cette manne est destinée à un autre projet d’adduction d’eau qui n’a pas encore démarré. Ainsi, ajoute-t-il, c’est un grand ouf de soulagement pour les populations qui ont d’ailleurs expérimenté l’ouvrage provisoirement opérationnel lors du dernier hivernage. « Même si toutes les conduites n’étaient pas connectées, toutes les eaux ont été évacuées vers la mer et il n’y avait pas d’inondation », s’est-il félicité. C’est à la fin des pluies qu’il a été finalisé. Adiouma Cissé, chargé de projets techniques à l’Adm, a souligné que le projet de drainage est composé d’un canal principal de 400 m et d’un réseau de systèmes secondaires en Pvc 315 d’une longueur totale de 1000 m avec des bouches d’égout pour collecter l’eau à l’intérieur des quartiers et les amener vers la  mer.

Du côté des exécutants du projet, c’est surtout l’entretien de l’ouvrage qui constitue le principal souci. Ainsi, l’entrepreneur Mamadou Fall de souligner que l’ouvrage peut durer plus de 50 ans mais il faut des conditions, en particulier l’entretien. « Pour cela, les populations doivent respecter les conditions pour lesquelles il a été conçu. Il n’est pas fait pour les eaux usées ou les déchets pour les eaux pluviales », prévient-il.

Ousseynou POUYE

 

A travers le dividende démographique, le Fnuap veut améliorer les conditions de vie des populations. L’annonce est du maire (Gueule Tapée-Fass-Colobane) Ousmane Ndoye qui a présidé la cérémonie scellant leur collaboration vendredi dernier.

Une convention de partenariat vient d’être établie entre la commune de Gueule Tapée-Fass-Colobane et le Fonds des Nations unies pour la population (Fnuap) à travers le « Projet dividende démographique ». Ceci vise à transformer le poste de santé de Fass en centre de santé.

Selon le maire Ousmane Ndoye, cette importante initiative du Fnuap a pour but, encore une fois, d’assister les pays en voie de développement, notamment les pays africains qui aspirent tous à l’émergence économique. « Le dividende démographique correspond à la croissance économique potentielle liée à l’évolution de la pyramide des âges de la population.

Il s’agit, en particulier, de favoriser la croissance de la population active par rapport à celle inactive », a dit M. Ndoye.  D’après le premier magistrat de la commune, un pays peut profiter du dividende démographique avec une croissance économique rapide, si les bons investissements économiques, sociaux et politiques élaborés en matière de santé, d’éducation et de gouvernance sont menés conséquemment pour l’épanouissement des populations, actrices et cibles desdites politiques. « Dans ce cadre, une politique massive et efficiente de l’emploi est aussi une exigence qui devra être suivie de manière rigoureuse ; faute de quoi les résultats escomptés risquent de ne pas être au rendez-vous », a-t-il déclaré, non sans saluer le Fnuap qui a pris la commune pour servir de collectivité pilote. « Pour cette phase test, le Fnuap compte réhabiliter tout d’abord notre poste de santé à Fass en y construisant une maternité dernier cri avec tout l’équipement adéquat. Cette option qui va désengorger l’hôpital Abass Ndao rejoint bien l’approche de dividende démographique qui privilégie la satisfaction des besoins primaires des populations que sont la santé et l’éducation.

Serigne Mansour Sy CISSE

Le Conseil départemental de Sédhiou a voté, le week-end dernier, son projet de budget 2018 qui s’équilibre en recettes et en dépenses à 446 928 316 FCfa. Les recettes sont essentiellement de deux ordres : le fonds de dotation à la décentralisation (Fdd) et le fonds de concours provenant tous de l’Etat.

La raison de l’importance de cette dernière enveloppe est donnée par le président du Conseil départemental, le député Boubacar Biaye. « La poursuite de la lutte contre les abris provisoires et autres équipements qui seront installés dans les établissements et le soutien à apporter à l’équipe fanion de football créée dans la commune sont les priorités. Sur le plan de la culture, il est, de plus en plus, agité l’idée d’avoir un orchestre régional, mais cela se fera à partir des orchestres départementaux. Sédhiou entend donner l’exemple le premier. « Les autres secteurs  comme le cabinet du maire, l’éclairage public, la santé, l’hygiène et l’action sociale etc., n’ont pas été oubliés dans les dépenses de fonctionnement qui s’élèvent à 308 428 316 FCfa. Il faut noter que depuis trois ans, le Conseil départemental peine à assurer le bon fonctionnement de l’institution malgré les efforts de l’Etat. Pendant cette période, on s’est fait une idée du montant annuel des dotations de l’Etat même si chaque année on constate une augmentation. Pour autant on n’a pas voulu être au Conseil départemental trop ambitieux. Les charges fixes comme les salaires, les cotisations sociales, les indemnités, etc., absorbent presque la totalité du budget de fonctionnement. Les membres du Conseil départemental souhaitent alors voir les dotations de l’Etat revues à la hausse pour une meilleure prise en charge des préoccupations des populations. Pour mieux appréhender les dépenses d’investissement, elles ont fait préalablement l’objet d’une session d’orientation budgétaire. Pour ces dépenses, c’est l’équipement administratif avec 57 millions de FCfa qui se taille la part du lion, suivi de la jeunesse, de l’éducation, de la culture et du sport avec 32 millions de FCfa. Au total, les dépenses d’investissement ont concerné une dizaine de secteurs pour une enveloppe globale de 138 500 000 FCfa. A la fin de la rencontre, l’adjoint au préfet, Madiaw Kandji, venu pour le contrôle de légalité, s’est félicité de l’esprit dans lequel se sont déroulés les travaux, avant d’ajouter que le budget voté a pris en compte les secteurs clefs du développement économique et social.                                                                   

Malamine KAMARA

L’objectif global du nouveau Plan de développement communal de la ville de Tambacounda (Pdc) qui va être présenté dans trois mois est de créer le cadre et les instruments de planification permettant à la commune d’infléchir les tendances lourdes observées en milieu communautaire. Il s’agit de la baisse des revenus, du faible accès aux services sociaux de base, de la dégradation continue des ressources naturelles et de l’environnement. Pour ce Pdc, les groupes les plus vulnérables vont faire l’objet d’une attention particulière.

La commune de Tambacounda s’est lancée dans un processus d’élaboration de son Plan de développement communal horizon 2022. La cérémonie de démarrage des travaux des équipes techniques en charge de l’élaboration a été présidée par le député et maire Mame Balla Lô, en présence du préfet Mor Talla Tine ainsi que du directeur de l’Agence régionale de développement, le Dr Abdoul Aziz Tandia et des chefs de services et représentants des différentes couches de la société. Le Sénégal s’est engagé dans une politique résolue de décentralisation progressive et durable. Pour cela, l’Acte 3 de la décentralisation vise à organiser le Sénégal en territoires viables, compétitifs et porteurs de développement durable, a expliqué le préfet Mor Talla Tine. M. Tine a indiqué que l’élaboration du Plan de développement communal de Tambacounda se justifie par rapport aux éléments du contexte qui montrent le faible niveau d’accès des populations aux équipements et infrastructures socioéconomiques de base.

Pour Dr Abdoul Aziz Tandia, directeur de l’Agence régionale de développement de Tambacounda, ce Pdc est un plan d’orientation stratégique qui définit les objectifs et le cadre des actions prioritaires envisagées par la municipalité et la population. Lors de sa conception, il reste, par excellence, un outil de dialogue et d’échange entre les élus, les services techniques, les  populations, les organisations de la société civile, les  partenaires financiers, etc., affirme le directeur de l’Ard. Cette planification du développement communal va devoir être une action collective et participative. En un mot, l’objectif global du Pdc, note-t-il, est de créer le cadre et les instruments de planification permettant à la commune de Tambacounda d’infléchir les tendances lourdes observées en milieu communautaire qui ont trait à la baisse des revenus, au faible accès aux services sociaux de base et à la dégradation continue des ressources naturelles et de l’environnement. Pour l’édile de ville, le député et maire Mame Balla Lô, « c’est une étape importante pour la vie de notre commune. En effet, ce jour va marquer l’amorce d’importants changements dans la planification de nos actions de développement ».         

Pape Demba SIDIBE

 

La commune de Touba Mosquée a procédé, hier, au vote de son budget pour l’exercice 2018. Arrêté, en recettes et en dépenses, à 4 milliards deux cent quarante millions deux cents mille FCfa (4.240.200.000). Le budget d’investissement s’élève à 1.600.000.000, soit 37,73 %, et celui du fonctionnement à 2.640.200.000 FCfa, soit 62,27 % des recettes globales. Le budget 2018 connaît ainsi une hausse légère de 73.378.451 par rapport au budget de l’an dernier qui était de 4.166.821.549 FCfa.

L’institution est confrontée à des difficultés dans le recouvrement des taxes. Ce qui plombe le bon fonctionnement de l’institution. Le budget a été adopté à la majorité des conseillers présents. Le maire Abdoulahad Ka a précisé que « les communes comme Touba fonctionnent à partir des recettes d’investissement allouées par l’Etat du Sénégal. Nous avons prélevé sur le fonctionnement pour en arriver à ce montant », a fait savoir le maire. Evoquant les taxes, le problème, reconnaît-il, se situe du côté du recouvrement. « Les niches de recettes sont infructueuses puisque les populations ne s’acquittent ni des taxes, ni des impôts ». Et ce dernier de s’inquiéter pour la mobilisation de son budget d’autant que, précise-t-il, la municipalité n’a pas un service dédié au recouvrement. « L’ancien directeur du budget national, Mor Fall, et d’autres experts des impôts et domaines ont été commis et ils sont en train de travailler sur ce sujet pour la mise en place de ce service de recouvrement et éviter les amalgames entre les autorités de Touba et le percepteur », rassure-t-il. Présent à la réunion auprès du sous-préfet, le représentant du Trésor a affirmé qu’environ 1.300.000.000 FCfa ont été recouvrés sur le budget de l’an dernier. Quarante (40) personnes ont été recrutées et mises à la disposition du percepteur pour palier le déficit de recouvrement, a fait savoir le maire. « Le potentiel existe à Touba, mais nous allons échanger sur les stratégies à mettre en place », promet-il.

Education et éclairage public comme priorité
Revenant sur les priorités de ce présent budget, le maire a fait savoir qu’il sera axé sur l’éducation et l’éclairage public pour renforcer la sécurité. L’éclairage public représente 8,52 % des dépenses de fonctionnement et la part de l’Education s’élève à 225.000.000 car ce secteur est un réel problème à Touba. « Nos avons des milliers d’élèves qui fréquentent des établissements à Mbacké Bagnathie, Touba Belel, etc., à raison de l’inexistence d’établissements à l’intérieur de la ville de Touba. Toutefois, il y a des villages en dehors de ce périmètre sacré où on peut mettre des écoles, notamment à Kairé Mbaye, où l’effectif des établissements scolaires quintuple.

Le transport de ces élèves pose aussi beaucoup de problèmes, a fait savoir le maire. Une commission a été créée pour réfléchir avec les autorités sur ces questions d’éducation et d’enseignement afin de voir comment faciliter l’accès de ces milliers d’enfants à l’école. Sur la construction d’établissement scolaires à Touba, des « daaras modernes » sont en train d’être construits, mais, ajoute-t-il, il faudrait que les enseignements qui y sont dispensés puissent rencontrer l’assentiment des autorités religieuses. D’ailleurs, fera-t-il savoir, un séminaire d’une dizaine de jours a été organisé pour travailler sur la question.

Mamadou DIEYE

 

Plusieurs Sénégalais du Canada croient au travail en développant un patriotisme exemplaire. En plus des activités de solidarité, d’entraide et de développement pour leur nation, ils veulent un consulat à Montréal. Le regroupement général des Sénégalais du Canada prépare le mois du Sénégal dans ce pays et compte sur des synergies pour relever le défi de la réussite de l’évènement.

Le président du Regroupement général des Sénégalais du Canada, M. Ibrahima Sakho, se dit très satisfait au sortir de leur manifestation initiée par sa structure et ses compatriotes. Le centre culturel du Maroc à Montréal, sis au 115 avenue Viger, a abrité cette prestigieuse manifestation. Selon M. Sakho, cette activité marque le démarrage d’un programme et prépare, selon lui, une série d’activités tout au long de l’année. Ces activités entrent dans le cadre du programme de leur regroupement qui est une association à but non lucratif, qui œuvre pour une contribution significative au développement de leur pays, le Sénégal.

 Entouré de ses collaborateurs, le président Sakho a fait un rappel des missions et objectifs de leur structure. Il a tenu à remercier les membres qui ont bravé le froid rarissime qui sévit actuellement dans cette partie du monde pour venir participer au rendez-vous culturel et artistique animé par des artistes sénégalais de talent. Parmi ceux-ci, Seydina Ndiaye, ancien choriste dans le groupe de Fallou Dieng, Titi, Viviane, Pape Diouf et Jololi devenu Prince Arts.

D’autres musiciens comme Joe Mbaye chanteur, Elhadj Mbaye batteur, Fa Cissokho, Sadio Cissokho, le koriste malien Djaly Mori, le talentueux guitariste Assane Seck, fils de Zale Seck, ont assuré le spectacle prouvant l’universalité de leur musique et le riche patrimoine culturel de leur continent.

Le mois du Sénégal au Canada, évènement phare dans l’agenda du Regroupement général des Sénégalais du Canada prévu au mois d’avril, se prépare déjà. La destination Sénégal, ses valeurs et ses richesses sont revisités dans des kermesses, des foires commerciales, des concerts, des conférences, colloques, entres autres rencontres scientifiques, sportives et culturelles.
Le rêve d’avoir un consulat à Montréal est réaffirmé par ces Sénégalais qui fournissent, selon eux, des efforts pour obtenir des documents et autres titres de voyage, ou actes d’état civil, même si les représentations diplomatiques sont basées à Ottawa (165 km de Montréal). Beaucoup de pays comme le Maroc, la France ou les États-Unis ont, en plus de leurs ambassades, des consulats à Montréal.

Mamadou Aicha NDIAYE

 

Le projet de budget 2018 du Conseil départemental de Ziguinchor s’élève en recettes et en dépenses à la somme de 307 millions de FCfa contre 315 millions de FCfa l’année dernière. Cette baisse s’explique par le réalisme de l’institution qui a tenu compte du fait que l’Etat est trop sollicité sur le plan financier. En fait, le budget du conseil est alimenté essentiellement par les fonds de concours et de dotation alloués par l’Etat.   

A propos de ce projet de budget 2018, le président du Conseil départemental, Fiacre Coly, a révélé que 194 millions de FCfa sont prévus pour le fonctionnement de son institution et 113 millions de FCfa pour les investissements. En termes d’investissements, M. Coly a indiqué que cette année le conseil va mettre l’accent sur le développement économique du département, « avec des projets portant sur l’environnement et l’agriculture ». Par ailleurs, le président du conseil a assuré que des efforts soutenus vont encore être faits dans le domaine de l’éducation, notamment pour les collèges d’enseignement moyen (Cem) et lycées du département. Il n’a pas manqué de rappeler que son institution s’est beaucoup investie pour renforcer le dispositif en matériel didactique des lycées et collèges. « Ce qui permettra aux élèves de disposer de matériel sur place au lieu d’aller en ville pour en trouver », a estimé le président du Conseil départemental.

El Hadj Moussa SADIO  

Le maire de Médina Yoro Foulah annonce un vaste programme de construction d’infrastructures sociales et économiques dans les deux prochaines années.

Le maire de Médina Yoro Foulah se fixe un délai de deux ans pour changer la physionomie de sa commune. Pour réussir ce pari, Kalidou Sy compte mettre l’accent sur la réalisation d’infrastructures sociales et économiques de base pour donner à la localité l’image d’une capitale départementale digne de ce nom. Il annonce la réhabilitation de la grande mosquée de Médina Yoro Foulah et la construction du stade municipal, d’une morgue et des salles de classe pour augmenter la capacité d’accueil du Cem qui sera également doté de tables-bancs.

La promotion de l’emploi pour les jeunes, l’allègement des travaux des femmes, le pavage des routes, la construction des canaux d’évacuation des eaux pluviales pour prévenir les inondations, la délocalisation du marché et de la gare routière constituent également une priorité pour l’équipe municipale. Ces différents aspects ont été pris en compte dans l’élaboration du budget de la commune pour l’année 2018 qui fait la part belle au volet investissement par rapport au fonctionnement. « La commune de Médina Yoro Foulah a voté, le 29 décembre dernier, son budget qui s’élève à 170 964 OOO FCfa. Il a été élaboré avec la participation des populations des différents quartiers qui ont identifié des priorités pour la commune. Nous avons tenu compte de nos recettes qui sont attendues pour 2018 », déclare le maire de Médina Yoro Foulah. Il compte également sur l’Etat et les partenaires techniques et financiers de la commune pour atteindre ses objectifs. La présence de l’Etat est déjà palpable sur le terrain avec la construction des édifices devant abriter certains services comme la préfecture, la brigade de gendarmerie, les sapeurs-pompiers, le Centre de recherche et d’essai (Cre) et le lycée de Médina Yoro Foulah.

Pour ce qui concerne l’approvisionnement en eau potable, la commune de Médina Yoro Foulah dispose déjà d’un château. L’Office des forages ruraux a récemment recruté un gestionnaire pour assurer la gestion du forage. Il a également permis à la commune de faire l’extension du réseau de distribution d’eau dans d’autres quartiers ainsi que dans la commune de Niaming. Le forage sera alimenté par un panneau solaire obtenu grâce à l’appui d’un partenaire. L’électricité est également disponible 24/24 heures. La commune va bientôt disposer de 50 panneaux solaires qui seront financés à hauteur de 50 % par l’Etat du Sénégal et le reste par la mairie.  

Mamadou Aliou DIALLO

Niakhar : Les trois communes de l’arrondissement de Niakhar (département de Fatick) ont jeté les bases d’une intercommunalité de leurs différentes collectivités à travers le sport.

Il s’agit des communes de Patar, de Ngayokhème et de Niakhar dont les différents maires ont assisté ensemble, le vendredi dernier, à la finale du tournoi de l’amitié doté de la coupe Mbagnick Ndiaye, l’actuel ministre de l’Intégration africaine et maire de Ngayokhème. En présence du ministre des Sports et maire de Fatick, Matar Ba, ainsi que de plus d’une dizaine d’autres maires du département de Fatick dont Mme Thérèse Faye Diouf de Diohine, entre autres invités, pour s’inspirer de cet exemple d’unité autour de l’essentiel comme le souhaite le ministre Mbagnick Ndiaye, responsable départemental de l’Alliance pour la république (Apr) à Fatick.

Le développement territorial de l’arrondissement de Niakhar et du département voire de toute la région reste, selon lui, « une préoccupation constante des autorités locales. C’est pourquoi nous travaillons à unir nos forces à travers des initiatives de ce genre ». Car, au-delà même du caractère sportif et de promotion du football, nous a indiqué l’adjoint au maire de Niakhar, Ngor Sène, « ce tournoi peut constituer une aubaine pour remettre sur les rails l’Union sportive et culturelle de l’arrondissement de Niakhar (Uscan) qui, jadis, a fait de beaux résultats au niveau départemental ».

Ngor Sène ajoute « qu’en joignant l’utile à l’agréable, ce tournoi de l’unité constitue un tremplin pour mettre en application cette politique d’intercommunalité tant voulue et souhaitée par nos trois collectivités territoriales et qui pourrait constituer une des solutions à nos préoccupations communes ». C’est à cela que le ministre et maire de Ngayokhème invite ses collègues des communes du département sans exclusive pour entreprendre ensemble toute action allant dans le sens de l’unité, de l’entraide et de la collaboration dans le cadre du développement économique, social et culturel de l’arrondissement de Niakhar et de gagner le défi de l’émergence ».

Le ministre des Sports et maire de Fatick, Matar Ba, a salué cette belle initiative qui, selon lui, « devrait permettre aux communes de se mettre ensemble pour le développement de leurs territoires ». Le ministre Mbagnick Ndiaye s’approprie également l’élargissement et la consolidation des bases de l’Apr dans l’arrondissement de Niakhar et le département de Fatick en perspective des échéances électorales (présidentielle et locale) de 2019.

La finale de football a été remportée par l’équipe de Belfort (2 buts à 0) devant celle de l’Entente deux Asc de la même zone de Niakhar. Les jeunes souhaitent organiser la prochaine édition dans un terrain clôturé. L’arrondissement ne disposant d’aucune infrastructure sportive, le seul terrain existant qui était en cours de construction a vu ses travaux arrêtés. Ils ont interpellé le ministre Matar Ba dans ce sens et ce dernier leur a rétorqué que c’est le propriétaire du champ où est situé l’emplacement du stade qui a fait arrêter les travaux.

Mohamadou SAGNE

 

La mairie de la ville de Pikine a voté son budget qui passe de sept milliards de FCfa à huit milliards de FCfa. Soit une hausse de 1,2 milliard de FCfa par rapport à l'exercice précédent et que le maire de Pikine, Abdoulaye Thimbo, a mis sur le compte de l’efficacité des services compétents de la municipalité. Il a annoncé que le volet investissement sera placé au cœur de l’exercice en cours.

Pour l'exercice en cours, le maire de ville, Abdoulaye Thimbo, a révélé qu'une part importante sera réservée à l'investissement. Presque 35 % du budget lui sont destinés. Environ, c'est un montant de trois milliards de FCfa qui doit aller à l'investissement qui va se décliner autour de quelques prévisions parmi lesquelles on peut citer la réalisation de la bibliothèque municipale qui bénéficie d'un accompagnement du partenaire de Valoraine qui s'est engagé à offrir approximativement cent mille (100.000) livres à cette bibliothèque.

Déjà, vingt-huit mille (28.000) livres ont été remis à la ville de Pikine. Soixante-onze mille (71.000) autres seront réceptionnés bientôt. Le marché est déjà attribué. L'autorisation est soumise à l’appréciation de la Dcmp et une fois le projet validé, les travaux seront entamés. Toujours, au menu des projets, il faut noter la construction d'un nouveau Collège d’enseignement moyen (Cem) à Thiaroye-sur-mer pour un coût approximatif de quatre cents millions (400.000.000 FCfa). L'établissement sera construit sous la forme d'un bâtiment surmonté de deux étages. « Thiaroye-sur-mer est la seule commune du département où il n'y avait pas de collège. C'était donc un besoin réel et, en accord avec l'inspecteur de l'éducation et de la formation (Ief), nous avons décidé de réaliser ce projet déjà soumis à la Dcmp.

Nous attendons son autorisation pour démarrer les travaux », a soutenu le maire de Pikine. L'autre projet est relatif au lancement du programme de pavage des rues et places publiques de Pikine. Il s'agit d'un projet global d'un coût de 2,6 milliards de FCfa. Déjà l'appel d'offres a été déjà lancé, le marché attribué et l'entreprise en charge de l'exécution du projet s'est déjà installée. D'ailleurs, elle a commencé la fabrication des briques. Cependant, au cours de l'année 2018, c’est un montant de 1,3 milliard de FCfa qui sera dépensé sur ce programme de pavage qui va commencer par la rue El Hadj Malick Sy à partir du poste de santé Ousmane Ba et ira jusqu’à la route des Niayes avec l'aménagement d'espaces publics. Une fois ce tronçon achevé, le pavage sera étendu au reste du département de Pikine. Le maire de Pikine précise que dès l'année prochaine (en 2019), le pavage des autres localités du département va suivre.

Abdou DIOP

 

Ziguinchor : Depuis quelques temps, des informations circulent sur les réseaux sociaux voire même auprès des populations faisant part de la nocivité ou pas du « ditakh » venant de Casamance et dont la consommation semble être dangereuse pour la santé avec des cas avérés portant atteinte à la vie de certaines personnes.

tSelon un technicien horticole que nous avons rencontré sur le sujet lors d’une visite à Ziguinchor, « les populations locales savent bien faire la différence et font un tri systématique entre les deux variétés ». Samuel Badji, puisque c’est de lui qu’il s’agit, souligne que « la variété sauvage peut en effet attenter à la vie de la personne qui la consomme ». En effet, indique-t-il, « le "ditakh", fruit du Détarium Sénégalensis, est globuleux avec un noyau assez gros couvert d'une pulpe verte, farineuse, acidulée et entremêlée de fibres ; le tout est recouvert d'une coque à briser. De plus, généralement consommé frais, en jus, en nectar, le "ditakh" est très riche en vitamine C, excellent en cas d’effort physique ou de coup de fatigue en plein milieu de la journée ».

Toutefois, explique le technicien horticole, « il existe différentes variétés de "Ditakh" et en Casamance le fruit s’identifie sous la forme comestible et non comestible. Il n’est pas cultivé mais il pousse de façon sauvage ou non comestible dans certaines zones du "Blouf", mais plus particulièrement vers les zones frontalière avec la Guinée-Bissau où le fruit est très craint ». C’est pourquoi, souligne Samuel Badji, « les populations locales savent bien faire la différence et font un tri systématique entre les deux variétés qui se différencient et s’apprécient au gouté juste par la faculté gustative. Posé sur la langue, le "ditakh" sauvage est très amer, à contrario de la variété comestible qui est très sucrée. En pleine brousse, le ramassage se fait par tri et les animaux sont les premiers indicateurs de la variété sauvage de celle qui est comestible. Les bêtes sont repoussés par le gout très fort et amer de cette variété sauvage ».

D’ailleurs, fait-il noter, « en Guinée-Bissau, pays voisin, la consommation de ce produit est presque inexistant parque les populations ont du mal à faire la différence a priori entre les deux variétés ». Pour la petite histoire, nous fait savoir notre collègue Jean-Jacques Rodriguez du bureau du Soleil de Ziguinchor, « le "ditakh" était utilisé comme preuve pour départager des personnes ou familles en conflit, surtout quand il s’agissait de sorcellerie dans un village. A la manière du sage roi Salomon et des deux femmes qui se disputaient la maternité d’un enfant, les chefs n’hésitaient pas à mettre le fruit sur la table et demander aux personnes opposées d’en consommer pour vérifier ou infirmer une accusation fausse envers son prochain. Le sens de l’honneur et le discernement aidant, ils pouvaient savoir de quel côté se trouvait la vérité ». Mais, aujourd’hui, la cupidité de certains commerçants ou vendeurs peut pousser à ramasser et mélanger les différentes variétés du fruit à proposer à la commercialisation ou à la transformation en jus local. Deux fruits de même aspect mais la variété sauvage peut s’avérer vraiment dangereux pour la santé car nuisible à l’homme et aux animaux. « C’est un véritable poison », souligne Samuel Badji. Il indique « qu’une fois de plus, comme ce fruit, l’huile de palme, le citron, le vin de palme venus de la Casamance sont souvent mélangés et vendus à Dakar ou dans les autres régions sous le label très prisé de « fruit de la Casamance ». Le « ditakh » n’échappe pas à ce trafic de commerçants ou vendeurs mus par le gain facile ou la recherche effrénée du gain au point de mettre en péril la vie des personnes et au final ternissent l’image d’une région forte de ses potentiels et diversités. L’implication du service des eaux et forêts est très souhaitée dans cette polémique qui défraie depuis quelques temps la chronique au Sénégal, comme nous l’a indiqué Mme Fatou Diouf, présidente du réseau des femmes transformatrices de produits locaux de Ziguinchor pour qui « les informations distillées sur les réseaux sociaux portent préjudices à leurs activités ».

Mohamadou SAGNE,
envoyé spécial à Ziguinchor

La cité de Laga Ndong a également célébré son centenaire le week-end dernier. Le maire de la ville, Babacar Diamé, a saisi l’occasion pour magnifier une telle initiative.

Selon le maire de Foundiougne, « l’important est que l’événement permet aux populations de la localité de se retrouver pour revisiter le passé glorieux de leur ville ». Ce dernier affirme que ce centenaire constitue des moments d’échanges sur la mise en œuvre de leur plan de développement communal devant les conduire vers l’émergence dans les cinq années à venir. Mais, devant le président de l’Association des maires du Sénégal, Aliou Sall, par ailleurs directeur général de la Caisse de dépôt et de consignation, ainsi que de plusieurs personnalités dont le préfet Gorgui Mbaye, le directeur de cabinet du ministre de la Culture, Lamine Sarr, le président du Conseil départemental, Moustapha Mbaye, le maire de Foundiougne a fait savoir que la ville a 100 ans ce 30 décembre en tant collectivité territoriale érigée en commune mixte en 1917 à la même date mais, souligne Babacar Diamé, « elle existe depuis le 12e siècle car c’est à cette période que les premiers habitants sont venus du Fouta pour s’y installer. Et, dès 1870, des comptoirs commerciaux y ont été créés pour favoriser les échanges commerciaux entre les différents acteurs économiques ».

Pour le préfet Gorgui Mbaye, ce centenaire permet de jeter un regard rétrospectif sur le passé colonial de Foundiougne où beaucoup d’eau a coulé sous les ponts pendant une quarantaine d’années de règne du pouvoir colonial mais dont les dividendes n’ont pas été engrangés par les différentes générations.

Tout compte fait, un tel centenaire mérite bien d’être fêté, comme nous l’a fait savoir Farba Diouf, rédacteur en chef de la radio locale Foundiougne FM. Car, il constitue, selon lui, « un moment fort pour revisiter le passé de Foundiougne, son présent et son futur. Donc, le maire a fait son devoir en impliquant tout le monde pour la circonstance ». Cependant, selon Maximin Diagne, adjoint au maire, « cent ans pour une commune fait très jeune mais, pour Foundiougne qui fut la capitale de l’ancienne région naturelle du Sine-Saloum avec le transport fluvial de l’arachide, donc poumon de l’économie du Sénégal, il y a bien une raison ».

Et, une bonne raison pour le directeur de cabinet du ministre de la Culture, Lamine Sarr, qui souligne le caractère solennel de ce centenaire pour lequel « les organisateurs ont bien fait de le fêter pour magnifier en même temps l’immense potentiel halieutique, touristique et culturel de Foundiougne promis à un bel avenir avec les nombreux projets et programmes inscrits au titre de l’action gouvernementale déclinée à travers les ambitions du président Macky Sall de faire du Sénégal un pays émergent ». Dans cette dynamique, le président de l’Association des maires du Sénégal, natif de la ville, a évoqué les nombreuses performances économiques et réalisations sociales du président Macky Sall qui, selon lui, « fait au Sénégal ce qu’aucun autre homme d’Etat n’a réussi en si peu de temps et cela dans tous les secteurs d’activités. D’ailleurs il s’est engagé à redorer le blason de la commune de Foundiougne et il a même démarré avec la construction du port de Ndakhonga, du pont et du lycée. Il s’y ajoute la subvention sur les moteurs de pirogues hors bord mais aussi les initiatives qui seront mises en œuvre pour la promotion du tourisme. Ce qui fera de Foundiougne la locomotive du développement de la région de Fatick ».

El Hadj Mouhamadou SAGNE

Le maire de Yoff a procédé, samedi dernier, à la pose de la première pierre du centre commercial dénommé Chérif Ousseynou Laye. Selon Abdoulaye Diouf Sarr, ceci est un investissement marchand extrêmement important qui va structurer la commune. Ce centre de dernière génération (R+1 avec terrasse, 1520 m2, composé de 8 plateaux) va permettre à Yoff d’être un véritable carrefour d’échanges.

« En matière commerciale, Yoff va être présent dans le cadre du rendez-vous du donner et du recevoir. Les flux commerciaux vont développer l’économie locale. Le partenariat public-privé est à 100 % Yoffois », a déclaré le premier magistrat de la commune.

Diouf Sarr a indiqué que le centre commercial ne va pas tuer le commerce des petites boutiques. « L’économie fonctionne dans une synergie d’ensemble suivant un réseau de distribution qui part du grossiste jusqu’au détaillant ; ce centre commercial fait partie dudit réseau. Il n’y a pas péril en la demeure. Nous voyons que le Pse local est en route », a-t-il fait savoir. Pape Diop, manager de la société chargée de construire le centre commercial, a souligné que les travaux vont démarrer incessamment, même s’il n’a pas révélé le coût du projet et le nombre d’emplois qui seront créés. « Les études sont en train d’être bouclées.

Ce centre de trois niveaux aura des boutiques, des show-rooms, des aires de jeu et des surfaces de restauration. C’est bien venu pour la commune de Yoff », a-t-il laissé entendre.

Serigne Mansour Sy CISSE

L’adjoint au gouverneur chargé des affaires administratives, Amadou Diop, a présidé à la chambre des métiers de Saint-Louis, la cérémonie officielle de remise de matériels et de titres de qualification aux maîtres d’apprentissage et aux apprentis artisanaux de six corps de métiers de la région nord. Cette cérémonie intervient au terme d’un stage de renforcement des capacités organisé par l’Etat du Sénégal avec l’appui de la coopération luxembourgeoise (Lux-Dev), dans le cadre du Programme Sen 028.

En présence du directeur de l’apprentissage, Ousmane Adama Dia, des responsables de la chambre des métiers et des représentants de la coopération luxembourgeoise, l’adjoint au gouverneur, Amadou Diop, a rappelé que ces artisans qui viennent de recevoir ces équipements dont ils auront besoin pour exercer leur métier, ont pu bénéficier de cette formation à l’issue d’un processus très sélectif dans les domaines de la maçonnerie, de la plomberie, de la mécanique automobile, de la menuiserie bois, de la chaudronnerie, de la plomberie, de la couture, etc. S’adressant à la presse, M. Diop a laissé entendre que ces diplômes permettront à ces artisans d’être crédibles vis-à-vis de l’Etat, des sociétés et entreprises, des partenaires au développement, de la société civile, etc.

Abondant dans le même sens, le directeur de l’apprentissage, Ousmane Adama Dia, a réitéré l’engagement indéfectible du ministère de la Formation professionnelle et de l’Artisanat à mobiliser toutes les énergies en vue de permettre aux jeunes citoyens sénégalais de trouver un emploi décent. M. Dia a tenu à préciser que cette session de formation diplômante, organisée avec l’appui de la coopération luxembourgeoise, s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de cette politique de l’Etat en matière de création d’emplois et de renforcement de l’employabilité des jeunes.

Ousmane Adama Dia a enfin réaffirmé la volonté du gouvernement de donner la chance à nos artisans de bénéficier, au même titre que les jeunes diplômés de l’éducation nationale, des opportunités de créer des entreprises ou de trouver un emploi.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Le centenaire de la commune de Fatick a vécu, ce week-end, avec son événement phare qui a été le colloque scientifique sur le thème général : « La place de Fatick dans le PSE et le développement économique et social du Sénégal ».

Selon le président du comité scientifique Mamadou Blaise Kane, « l’organisation d’un séminaire pour approfondir les différentes réflexions issues des travaux constitue la principale recommandation du colloque. Et ceci devrait aboutir à la publication d’un livre dans lequel seront énumérés tous les actes du colloque et mis à la disposition des générations actuelles et futures ». Ainsi, d’éminents spécialistes ont planché sur le sujet principal : « La place de Fatick dans le PSE et le développement économique et social du Sénégal », mais à travers cinq panels retenus par les organisateurs.

Des panels d’ailleurs portant sur « l’histoire de Fatick : ses origines à la période coloniale » animé par le Pr et chercheur Coumba Ndoffène Diouf, son histoire politique et économique, « la place et le rôle de Fatick dans l’émergence du Sénégal » traité par Khalil Ndiaye du bureau opérationnel de suivi (BOS) du PSE, qui ont beaucoup retenu l’attention des participants. Tout comme également les sujets inscrits dans les deux derniers panels : « les fondements culturels de la société sérère » et « l’économie de la culture sérère », respectivement animés par Pape Massène Sène et l’économiste Babacar Diouf.

Le président du comité scientifique a manifesté toute sa satisfaction sur la richesse des débats et des enseignements qui y ont été tirés et qui devraient constituer une bonne base de données pour un document de planification du développement économique et social de cette ville.

Projets et programmes d’infrastructures
La ville de Fatick en a tant besoin dans ce contexte où le Sénégal est sur la voie de l’émergence. Il convient donc de réfléchir sur de nouvelles stratégies de développement en adéquation avec le PSE et de revaloriser le patrimoine matériel et immatériel du terroir, après avoir revisité l’histoire de la commune à travers les âges.

D’ailleurs, comme l’a rappelé le maire lors de l’ouverture du colloque, tous les maires qui se sont succédé à la tête de la mairie, de l’indépendance à nos jours, se sont attelés à cette tâche en développant des projets et programmes d’infrastructures aux fins d’accroître le développement socio-économique de la commune de Fatick.

Une belle occasion saisie d’ailleurs pour rendre hommage à ses prédécesseurs que furent Ibrahima Diouf, Khar Ndoffène Diouf, Amacodou Diouf, Alioune Sène, Macky Gassama, Dr Cheikh Kassé, Mamadou Diattara, Mbagnick Diouf et enfin Macky Sall, actuel président du Sénégal (parrain du centenaire) qui a passé le flambeau au maire et ministre des sports Matar Ba. Donc, des émérites fils de cette cite de Mame Mindiss qui, à des époques différentes et chargées d'histoires, se sont battus pour faire de Fatick ce qu'elle est aujourd'hui. Par conséquent, ils méritent une reconnaissance des Fatickois.

Par ailleurs, d’autres activités à travers des visites au village du centenaire, un vernissage de l’exposition et d’une rencontre bilatérale entre les délégations invitées suivie d’une grande veillée cultuelle ont marqué les festivités du centenaire de la commune de Fatick.

Il y avait aussi la finale de football de la coupe du maire Matar Bâ, par ailleurs ministre des Sports, qui a été remportée par l’ASC Garmy du Sine devant l’équipe de Pastef par le score de 8 buts à 1. Une véritable promenade de santé des joueurs de Garmy et dont le N° 2 Issa Niang avec un triplé sur les 8 a été le principal bourreau des coéquipiers de Cheikh Ahmadou Bamba Diallo, auteur de l’unique but de Pastef. Le clou du centenaire coïncidant avec la fin de l’année 2017 a été marqué par la présentation des meilleurs vœux de nouvel an du maire Matar Ba aux populations à l’occasion d’une soirée de gala marquée en même temps par la signature du livre du centenaire de Fatick dont la date de création remonte à l’année 1917.

El Hadj Mouhamadou SAGNE

Le Conseil municipal de Mont Rolland s’est réuni en session budgétaire pour examiner le budget prévisionnel 2018. Il s’équilibre en recettes et en dépenses à la somme de 910 000 000 FCfa dont les 450 millions dévolus au fonctionnement et les 460 millions restants aux investissements. Au vu des ambitions de la commune déclinées par le maire Yves Lamine Ciss, les conseillers ont voté à l’unanimité le présent budget.

Revenant sur le volume important de ressources destinées aux investissements, le maire de Mont Rolland indique qu’ils veulent construire beaucoup de salles de classe et un lycée pour séparer le cycle moyen du cycle secondaire. « Nous voulons qu’il n’y ait plus d’abris provisoires dans notre commune », a-t-il affirmé.

Outre le volet éducation, Yves Lamine Ciss annonce que le stade de Mont Rolland va bénéficier d’une grille de protection, d’une tribune spacieuse et d’une clôture adéquate. « Si nous ajoutons à cela le renforcement de capacité des femmes et leur accompagnement dans la mise en place ou la consolidation de leurs unités de transformation des produits locaux, il est tout à fait raisonnable que le niveau des investissements escomptés puisse atteindre ce niveau », a-t-il confié. Mont Rolland étant une commune rurale où l’agriculture et l’élevage occupent une place centrale, la question d’un bon aménagement du territoire a été agitée pour que la paix sociale continue de régner entre producteurs et éleveurs.

Des échanges qui ont débouché sur la problématique de l’accès à l’eau pour les producteurs de la commune de Mont Rolland. Sur la question, plusieurs conseillers ont demandé au maire de continuer à porter ce plaidoyer auprès des autorités de l’Etat car ces conseillers municipaux disent ne pas comprendre que leur commune serve de château d’eau à d’autres citoyens sénégalais sans pour autant en disposer dans leurs périmètres de production maraîchère.

Profitant de la bonne ambiance qui a régné tout au long de la session budgétaire, le maire Yves Lamine Ciss a exhorté ces concitoyens à consentir davantage d’efforts pour s’acquitter de leurs impôts.

Mbaye BA

A l’initiative du Comité d’action pour une nouvelle coopération France-Afrique (Cancfa), un colloque a été organisé à Paris le 19 décembre dernier. Parmi les participants, il y avait le maire de la commune de Salémata dans la région de Kédougou. Selon Kamissa Kamara, cette rencontre a permis de nouer un partenariat avec la commune de Salémata.

Le colloque du Cancfa tenu à Paris le 19 décembre dernier sur le thème « l’éducation et la formation, des leviers endogènes pour le développement », en présence de notre ambassadeur Bassirou Sène et de nombreux diplomates, a permis à la jeune commune de Salémata, dans la région de Kédougou, de nouer un partenariat qui démarre aujourd’hui 2 janvier.

La commune de Salémata dont le maire était invitée du ministre Jacques Godfrain, président du Cancfa,et président de la Fondation Charles de Gaulle a profité de ce voyage pour présenter les atouts touristiques et économiques de la ville de Salémata. « J’ai pu mesurer l’importance de ce colloque qui nous a permis de faire la promotion de notre jeune collectivité locale », a déclaré Kamissa Kamara. D’après le maire de Salémata, cette rencontre a permis de signer une lettre d’intention entre les deux entités, renouvelable. Cet avenant permettra aux deux parties d’exécuter des visites de terrain. D’ailleurs, au cours de l’année, une délégation venue de France est attendue dans la région de Kédougou. « La Cancfa envisage d’ouvrir une antenne au Sénégal et qui sera implantée dans ma ville », a révélé M. Kamara. Il s’agit pour le Cancfa d’appuyer le conseil municipal de Salémata dans les domaines de l’éducation, de la santé, de la formation professionnelle et du développement du genre, a expliqué M. Kamara. « Nous avons des groupements féminins spécialisés dans la transformation des produits locaux et Salémata est une zone riche en produits forestiers qui pourraient être exploités », a dit M. Kamara. Il a précisé qu’un protocole sera rédigé entre les deux entités. Dans un document remis à la partie française, le maire de Salémata a présenté la région Est qui regorge de potentialités économiques et touristiques avec notamment l’exploitation de l’or, du fer, du marbre d’Ibel, et les chutes d’eau de Dindéfélo, un lieu touristique très accueillant. « Notre objectif est d’ouvrir notre localité à tous pour que l’enclavement soit un vieux souvenir », a conclu M. Kamara, qui s’attend à un premier test réussi avec l’équipe de l’ancien ministre français de la Coopération et du Développement.

El. H. A. THIAM

« Notre commune vient de montrer que le vote du budget participatif ne peut se faire sans l’unité et la solidarité », a réagi, avant-hier, le ministre et maire de Yoff, Abdoulaye Diouf Sarr, qui se fixe quatre priorités : la santé, l’éducation, la voierie et une administration moderne, gage d’efficacité.

Le budget de la mairie de Yoff est arrêté, pour l’année 2018, à 1.801.293.932 FCfa, soit une hausse de 449.640.000 FCfa en valeur absolue et 33 % en valeur relative. Les quatre projets de l’exercice budgétaire prochain sont : la construction de l’école Kenjiro, celle d’un poste de santé sis à Ouest Foire, la voierie (pavage de certaines zones à Diamalaye). La commune devra également parfaire et terminer l’informatisation de l’administration municipale, car, affirme le maire, « une commune durable repose sur une administration moderne et efficace».

D’après Abdoulaye Diouf Sarr, « la progression de ce budget est basée sur des performances réelles pendant l’année où il y a eu un recouvrement important des recettes ». « Cette hausse est un fait rare. On avait sous-estimé des recettes sur le terrain l’année dernière ; mais on a fait un travail de recouvrement important cette année. On s’est aligné sur la réalité du terrain. Ce qui a été prévu fut atteint et même dépassé. Le conseil municipal a été ambitieux. Il faut que le budget ait une traduction dans ses résultats », a-t-il souligné, non sans saluer les efforts de nettoiement déployés grâce à la brigade de l’environnement chargée de la propreté sur les grandes artères de la commune et le littoral.

Pour l’exercice de l’année qui s’ouvre, le maire a salué la préparation du budget jugé « participatif », qui, en amont, a permis la tenue d’une retraite à Saly. Le maire de Yoff, Abdoulaye Diouf Sarr, déclare : « Le conseil a effectué plusieurs séances à la commission des finances, ensuite aux commissions techniques et, après, de manière globale, au conseil municipal, dans le cadre d’un processus de préparation et de discussions budgétaires qui ont permis de dégager des priorités (deux), d’insister sur des orientations stratégiques et de retenir le budget que nous venons de voter ».

« Il y a une unité de vision qui reflète véritablement les préoccupations des populations », a fait savoir le premier magistrat de la commune. Interpellé sur les niches fiscales qui ont permis à Yoff de collecter autant de recettes, il soutient  que c’est grâce à leur activité économique. Selon lui, l’émergence du pays est en train d’être vécue au niveau local. L’axe 1 du Pse qu’est la transformation structurelle de l’économie sénégalaise est effectivement une réalité concrète sur le terrain et Yoff en est la parfaite illustration, dit le maire. « Aujourd’hui, nous avons beaucoup d’initiatives privées ; des habitants ont transformé leurs rez-de-chaussée et l’activité économique est réelle. Donc, c’est à ces niveaux qu’on a énormément de recettes et la volonté d’exhaustivité du recensement en matière de publicité », a-t-il révélé. Le ministre et maire précise que les priorités seront d’ordre social (secours aux indigents pour 180.000.000 FCfa) et infrastructurel.

Serigne Mansour Sy CISSE


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Les gestionnaires de sites qui le souhaitent peuvent adresser une demande de partenariat avec la SSPP « Le Soleil » qui en définira les modalités et fixera les conditions d’utilisation des articles, photos, logos de son portail Internet. En cas de manquements, la SSPP « Le Soleil » se réserve le droit d’engager immédiatement des poursuites judiciaires envers les contrevenants, pour violation du respect des droits d’auteurs.