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Régions (1962)

Les conseillers ont voté, mercredi dernier, le budget 2018 de la commune de Tambacounda. Il s’équilibre en recettes et en dépenses à la somme de 1 473 427 995 FCfa contre 1 597 940 759 FCfa en 2017, soit une baisse de 124 512 764 FCfa en valeur absolue et 7,79 % en valeur relative. Une baisse que le maire Mame Balla Lô explique par le caractère sincère et réaliste du budget.

Le budget 2018 de la commune de Tambacounda a été voté. Revu à la baisse, l’on évoque réalisme et sincérité. En effet, il s’équilibre en recettes et en dépenses à la somme de 1 473 427 995 FCfa contre 1 597 940 759 FCfa l’année précédente, soit une baisse de 124 512 764 FCfa en valeur absolue et 7,79 % en valeur relative. Un excédent de fonctionnement de 250 000 000 FCfa  a été capitalisé ; ce qui traduit la volonté de l’équipe municipale de faire davantage dans les investissements.

Par rapport à la gestion de l’année 2017, 8 955 520 FCfa en fonctionnement et 6 444 095 FCfa en investissement ont été reportés. Il faut noter que les dépenses en section d’investissement sont quantifiées dans l’ordre de 286 444 095 FCfa. La baisse de ce budget se justifie, selon le maire Mame Balla Lô, par le souci d’élaborer un budget « plus réaliste et sincère », comme la plupart des conseillers l’avaient souhaité lors des débats d’orientation budgétaire. Le document précise que « c’est la troisième fois consécutive que, dans une perspective d’élaborer un budget sincère, les conseillers municipaux revoient leur copie à la baisse ». Le budget de la mairie de Tambacounda est passé de 1,706 milliard FCfa en 2016 à 1,629 milliard FCfa en 2017, avant de descendre encore à 1,473 milliard FCfa cette année.

Dans ce budget, l’investissement représente 286,095 millions de FCfa, le fonctionnement se faisant la part belle avec plus d’un milliard de FCfa. Les opérations financières, estimées à 250 millions FCfa, occupent 23 % du fonctionnement, suivi du cabinet du maire avec 181,2 millions FCfa (15,5 %) et du service secrétariat et bureaux avec 178,9 millions FCfa (14,92 %).

Les prévisions de dépenses d’investissement s’élèvent à 286,444 millions FCfa, dont 101,6 millions FCfa affectés aux lotissements et aux travaux d’installation électrique.
Au nombre des investissements prévus par la commune, il est noté la construction du poste de santé de Gourel et des cimetières pour 32 millions FCfa. Sur le plan de l’éducation, la construction des cases des tout-petits de Kothiarinding et de Diallobougou ainsi que la réparation de salles de classe à l’école Kandioura Noba ont été soulignées.

Pape Demba SIDIBE

 

Réunis, hier, autour du gouverneur Alioune Aïdara Niang, les membres du Comité régional de développement (Crd) et autres chefs de services régionaux et départementaux ainsi que plusieurs partenaires ont contribué au débat organisé à la préfecture dans le cadre d’un atelier de partage, d’information et de sensibilisation sur l’état de la gouvernance du secteur des hydrocarbures (pétrole et gaz) au Sénégal.

A cette occasion, le président du Comité national de l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (Cn/Itie), Mankeur Ndiaye, a annoncé que le gouvernement a mis en place un cadre adéquat « dont l’objectif est de donner le maximum d’information au public. Et ce, pour une transparence de la gestion des ressources minières, gazières et pétrolières au Sénégal ». En présence des responsables Itie de la Mauritanie, le ministre Mankeur Ndiaye a laissé entendre que le Sénégal a déjà produit son rapport 2015-2016, ainsi que celui de 2017 qui sera bientôt publié. Selon l’ancien ministre des Affaires étrangères, « ces publications consacrent l’engagement indéfectible de l’Etat, des Organisations de la société civile et des entreprises extractives à maintenir à un niveau élevé l’engagement résolu à faire de la transparence une réalité sur toute la chaîne de valeur des industries extractives au Sénégal ».

A l’en croire, les gouvernements sénégalais et mauritanien ont déjà scellé un accord intergouvernemental qui sera soumis a l’Assemblée nationale pour l’exploitation, de manière équitable et transparente, des gisements Saint-Louis offshore. Les membres du Crd n’ont pas manqué de s’imprégner du rapport Itie 2015/2016 présenté par l’expert Alioune Badara Paye.

Un document qui fait état des principales entreprises contributrices à la manne financière de 105,5 milliards de FCfa perçue du secteur extractif, en 2015, par l’Etat du Sénégal. En 2016, 105,9 milliards de FCfa ont été alloués à l’Etat par ce même secteur extractif.

Dans ce rapport, on a précisé que le Cn/Itie veut promouvoir un dialogue inclusif et constructif entre les différents acteurs de la région autour de la gestion des impacts environnementaux et sociaux de l’exploitation des hydrocarbures, du suivi des opérations pétrolières et gazières et des investissements locaux des entreprises pétrolières présentes à Saint-Louis. Il est mentionné, dans ce même document, que la participation du Comité national Itie de la Mauritanie "s’inscrit dans un contexte de découvertes de gaz chevauchant entre les frontières sénégalaise et mauritanienne.

Mbagnick Kharachi DIAGNE



Un ex-émigré sénégalais basé aux Etats-Unis va en guerre contre l’émigration irrégulière. Il offre aux jeunes la possibilité de rester et de réussir chez-eux en exploitant la terre.

Les initiatives pour dissuader les jeunes de partir à l’aventure se multiplient dans la région de Kolda où les stratégies mises en place pour les fixer dans leur terroir commencent à porter leurs fruits. C’est notamment le cas dans le département de Vélingara où l’entreprise Diaby et frères, créée il y a quelques années par un émigré de retour des Etats-Unis, fait, aujourd’hui, figure de pionnier dans ce domaine. Son crédo, recruter le maximum de jeunes possible en leur offrant un emploi décent et faire d’eux des promoteurs d’emplois dans le but de les inciter à rester dans leur terroir.

Le directeur exécutif de l’entreprise Diaby et frères, Almamy Bodian, entend, à travers cette expérience inspirée du pays de l’oncle Sam, promouvoir l’auto-emploi au Fouladou où la plupart des jeunes n’ont pas eu la chance de poursuivre leur cursus scolaire et ne disposent pas non plus de qualification professionnelle. Cependant, il a estimé que cela ne constitue pas un handicap insurmontable. « Depuis 2015, l’entreprise Diaby et frères a trouvé nécessaire de retenir les jeunes dans leur terroir en exploitant au maximum la terre. Nous recrutons les jeunes pour leur donner un travail temporaire de 9 mois sur 12 pour les cultures de coton, d’arachide, de maïs, de fonio et d’autres spéculations. Nous avons organisé deux forums en 2015 et en 2017 pour sensibiliser les jeunes sur les dangers que représente l’émigration irrégulière », a-t-il déclaré. En plus du personnel administratif, l’entreprise qui compte déjà plus de 1000 adhérents emploie 5 conseillers et 27 jeunes qui servent de relais sur le terrain. Ils ont été formés par la Sodagri et la Sodefitex pour acquérir les techniques culturales de base.

En 2017, 218 hectares de riz de plateau, de coton, de fonio, d’arachide et de maïs ont été emblavés dans les différentes communes rurales du département de Vélingara. Les jeunes qui sont recrutés au sein des mouvements associatifs, les groupements des femmes et les organisations communautaires de base sont payés après récolte. Pour la prochaine campagne agricole, l’entreprise Diaby et frères compte recruter 100 jeunes par collectivité locale. Ils vont recevoir des parcelles à cultiver ; les semences et les autres intrants leur seront fournis par l’entreprise. Après les récoltes, les deux parties se partageront à part égale les recettes générées par la vente de la production.

Mamadou Aliou DIALLO

 

Le concept formation école-entreprise suscite beaucoup d’espoirs à Kolda où la problématique de l’emploi des jeunes constitue une véritable préoccupation.

Le président du Conseil régional de la jeunesse de Kolda, Papis Baldé, se félicite des mesures prises par le président Macky Sall en faveur de la jeunesse à travers le concept formation école-entreprise (Pf2). Il espère que les jeunes de Kolda pourront largement bénéficier de cette initiative présidentielle pour sortir du cercle vicieux de la précarité et du chômage et participer à l’édification d’une nation prospère. « Je pense que c’est une mesure salutaire si elle est articulée aux attentes et aux réalités socio-économiques de chaque localité, elle pourra doper les possibilités d’emploi de la jeunesse », déclare-t-il. Toutefois il se dit inquiet sur l’applicabilité de ce concept formation école-entreprise dans la région de Kolda qui ne dispose d’aucune entreprise capable de fournir des emplois aux jeunes. Dès lors, il se demande comment ils pourront bénéficier d’une formation en entreprise dans une région qui ne dispose pas d’usines et où le tissu économique reste dominé par le commerce. « On peut trouver des écoles où les jeunes pourront faire de la formation théorique, mais où est-ce qu’ils vont faire la pratique ? On sait que la région de Kolda regorge d’énormes potentialités agro-sylvo-pastorales. Je pense que l’idéal serait de créer des unités de transformation pour valoriser ces potentialités locales. On pourrait permettre à cette jeunesse-là de trouver une entreprise et de l’orienter vers ce qu’elle a envie de faire réellement », précise-t-il.

Il demande à l’Etat d’encourager les entreprises à investir dans la région de Kolda qui dispose des vastes étendues de terres fertiles, des rizières et d’une pluviométrie abondante afin d’impulser le développement local et de créer des emplois durables pour les jeunes. Il estime par ailleurs que la production de coton et d’arachide où la région de Kolda occupe respectivement la première et la seconde place en termes de production au niveau national devrait être transformée sur place pour permettre au Fouladou de rattraper son retard sur les autres régions du pays. Il suggère la délocalisation de certaines entreprises vers la région de Kolda pour permettre aux jeunes qui n’ont pas eu la chance de poursuivre leur cursus scolaire comme les étudiants et les émigrés de rentrer au bercail pour bénéficier d’une formation professionnelle à travers le concept école-entreprise afin de pouvoir participer au développement socio-économique de la région.

Mamadou Aliou DIALLO

C’est connu, derrière chaque départ pour rechercher l’eldorado, il y a une femme. Elles sont sœurs, épouses ou mères par leurs relations ou en vendant le bétail, les parures et autres maisons pour faciliter le départ. Ce constat a poussé les femmes de Niani Ouly du quartier populaire de Médina Coura de Tambacounda, zone par excellence de départs, soutenu par l’Ong AFLK Américain friends of le Korsa, à sensibiliser les femmes sur les dangers de l’émigration avec des projections de films sur le voyage et les conditions d’existence des migrants clandestins dans les pays européens.

Il y avait du monde à la place publique de Médina Coura. Les femmes invitées sont venues en nombre pour cette journée qui coïncide avec le 8 mars. Massamba Camara, le représentant de l’Ong AFLK Américain friends of le Korsa de Tambacounda, a souligné que cette rencontre a permis à travers un tam-tam populaire de prendre langue avec les femmes intéressées au premier chef par ce rituel nocturne appelé «Taneber». Ensuite les deux documentaires ont permis de camper le sujet.

Un jeune qui habite à Sinthian dans le Gouloumbou, département de Tambacounda, arrivé en Italie avec toutes les péripéties de la traversée, vit des conditions exécrables et ne peut plus retourner au pays. L’autre documentaire montre les conditions de vie des Sénégalais en général en Italie avec des logements partagés à plus de vingt personnes, la difficulté de trouver le repas quotidien, la rupture avec la famille laissée au pays, entre autres.

Les femmes de Tambacounda, dira M. Camara, se sont impliquées pour arrêter ce mal en disant que se sont les mamans, les épouses et les sœurs qui poussent les hommes à tenter l’émigration.

Ce sont aussi elles qui cherchent les moyens pour, à la limite, forcer les hommes à tenter l’aventure pour revenir faire comme les devanciers des villas et offrir à la famille d’excellentes conditions de vie.

Assy Dème, la présidente de l’association Niani Ouly, a axé son intervention sur le rôle de la femme dans la lutte contre la migration clandestine. Cette dernière d’expliquer comment la femme peut agir pour démotiver le jeune qui a décidé de prendre la route du sable et des mers afin de rallier l’Italie de manière irrégulière. Pour Assy Dème, les femmes ne doivent plus être dépendantes et doivent gagner leur vie. Une invite de toutes les femmes du pays et d’Afrique afin de lutter contre la migration clandestine.

Pape Demba SIDIBE

En réunion, l’association des maires du département de Linguère a apporté tout son  soutien au ministre de l'Intérieur.

L’opposition s’est liguée contre le ministre de l’Intérieur Aly Ngouille Ndiaye pour exiger sa démission. Et pour cause, M. Ndiaye a soutenu qu’il fera tout pour que Macky Sall obtienne un second mandat dès le premier tour à la prochaine élection présidentielle lors de sa dernière sortie à la 2sTv. Ces propos, considérés comme un aveu de taille sur ses intentions de manipuler le scrutin de 2019, méritent, selon l’opposition, qu'il soit remplacé à ce poste par une personnalité neutre. Du côté de ses collègues, notamment les maires de Linguère, on défend l’édile de cette ville.

L’association des maires (Ams de Linguère) vient à la rescousse du ministre de l’Intérieur. En réunion à Dahra-Djolof hier, le députe Yoro Sow  et Cie ont apporté tout leur soutien à Aly Ngouille Ndiaye en déclarant que les adversaires politiques font feu de tout bois pour distraire l’opinion sur les prouesses du régime.

Le maire de Labgar, Idrissa Dop, estime qu’il est incompréhensible qu’une opposition qui ne veut pas dialoguer sur le processus électoral afin de trouver une solution consensuelle, veuille cherche la petite bête là où elle n’est pas. « Nous apportons notre soutien au ministre Aly Ngouille Ndiaye, suite aux attaques dénuées de tout fondement logique pour porter atteinte à son honorabilité », dit-il.

« Le ministre Aly Ngouille Ndiaye a montré dans l’émission "carte sur table" qu’il est un républicain. Il est en train de piloter d’une main de maître le processus électoral, malheureusement l’opposition qui, à un an des élections, laisse toujours les populations dans leur faim sur un programme de société, cherche la petite bête dans les propos du ministre Aly Ngouille Ndiaye, dans le seul souci d’installer le doute dans la tête des Sénégalais », a-t-il ajouté.

Elle (l’opposition) gagnerait mieux à investir le terrain si elle veut bénéficier du suffrage des Sénégalais, plutôt que de tenir des propos erronés et mensongers. Dans le même sillage, le député Aniye Mbengue a informé que l’opposition prépare sa prochaine défaite.

Masse NDIAYE

Le Conseil municipal de la ville de Dakar, convoqué en session ordinaire hier dans la salle de délibérations, a voté, à la majorité , le budget 58.719.068.570 FCfa.

Envoyé en seconde lecture, le budget de l’année 2018, adopté le 29 décembre 2017, a été voté par l’écrasante majorité des conseillers présents pour un montant de 58.719.068.570 FCfa.

En effet, le budget a subi des modifications du fait de l’intégration des dépenses engagées non mandatées dont la situation définitive a été arrêtée par le receveur-percepteur municipal à la date du 6 février 2018. Les dépenses de fonctionnement sont évaluées à 35.912.727.591 FCfa et en dépenses d’investissement à 22.806.340.979 FCfa.

Dans le document du budget remis aux membres du Conseil municipal, il est établi que le montant retenu pour les dépenses de fonctionnement englobe les prélèvements pour les dépenses d’investissement (autofinancement) pour une somme de 16.835.340.979 FCfa. En définitive, ce rapport budgétaire de 63 pages révèle que les dépenses réelles de fonctionnement sont estimées à 19.077.386.612 FCfa.

Exclusion d’Abdoulaye Diouf Sarr et d’Adama Faye ?
Juste après l’appel nominatif des conseillers présents, le conseiller Mbacké Seck a regretté l’absentéisme noté dans le Conseil municipal de la ville. Selon lui, « depuis un certain temps, on ne voit plus les conseillers Abdoulaye Diouf Sarr et Adama Faye ». « Ceux qui n’ont plus le temps de venir au Conseil municipal doivent céder leur place à d’autres plus disponibles. Il faut que leur sanction ou exclusion soit examinée », s’est désolé M. Seck. Ibrahima Fall, 3ème adjoint au maire de Yoff, est monté au créneau pour le battre en brèche ! « Aucun conseiller ne reçoit des convocations dûment signées. Vous nous envoyez des Sms. Mon frère Mbacké Seck, depuis quand vous avez commencé à venir ?» Son intervention a occasionné quelques mots de désapprobation du Conseil municipal. D’ailleurs, M Fall qui n’a pas voté le budget, soutient que son élaboration se fait avec des problèmes.

« Tous les conseillers de la ville ont reçu des emails», a répondu, pour sa part, Mme Soham El Wardini, première adjointe au maire de Dakar, qui dit prendre acte de la proposition de Mbacké Seck. Mme Wardini a brandi le rapport de l’inter-commission qui a travaillé sur le projet de budget devant le Conseil municipal.

Toutefois, le conseiller Ndiouga Sakho a regretté le désordre complet dans le cadre de vie dakarois. « Il y a une privatisation de l’espace public et il faut sa réorganisation», a constaté M. Sakho, qui sollicite le soutien du sous-préfet de Dakar.

La conseillère Fatou Binetou Gassama a plaidé pour des sessions de formation car certains d’entre eux en ont besoin. Sur le rapport de l’Autorité de régulation des marchés publics (Armp), elle dit que la ville de Dakar est parmi les meilleurs élèves.

Serigne Mansour Sy CISSE

Occuper la fonction de maire est un sacerdoce et non une sinécure, selon Mme Anta Diop, la première adjointe au maire de la commune de Dagana, dans la région de Saint-Louis. Elle donne également raison à ceux qui estiment que cette partie nord du Sénégal a toujours confié des responsabilités politiques aux femmes.

Elle a bénéficié, depuis 2002, de trois mandats successifs de cinq ans. Dans la localité, des populations n’hésitent pas à lui attribuer le titre de « Mairesse » de Dagana en raison de son engagement pour la cause sociale. Elle se donne les moyens de bien assurer l’intérim du maire de Dagana, Oumar Sarr. « J’ai voulu me retirer pour disposer d’un repos bien mérité et mener une paisible vie de famille mais les populations ont tenu à ce que je reste ». Le son de sa voix dégage des accents de sincérité. Mme Anta Diop dégage, de par sa mise, la simplicité. « Je me suis toujours faite à l’idée que les élus doivent se mettre au service du bien commun. Ceux qui pensent que le poste de maire permet de s’enrichir se trompent. »

Sa maison ne désemplit pas. On a l’impression qu’elle incarne l’espoir chez une frange importante de la population qui trouve consolation chez cette dame. La pauvreté semble s’accentuer dans cette zone. Des hommes et des femmes dans le désarroi prennent d’assaut, au quotidien, son domicile sis en face du centre de santé de Dagana. Un bâtiment imposant qui est accessible à tout visiteur. Il n’y a pas d’agent de sécurité pour filtrer les entrées.

La valse des visiteurs attire l’attention. « Nous vivons cette situation tous les jours. Nous essayons de répondre aux différentes sollicitations mais nous n’avons pas suffisamment de ressources financières pour leur venir en aide. Il arrive de recevoir des familles qui disent rester deux jours sans manger ou encore des personnes malades incapables de s’acquitter des frais d’hospitalisation. Vous vous poserez la question pour savoir si c’est possible et pourtant c’est une triste réalité», ajoute-t-elle.

Plaidoyer pour la santé communautaire
Dans ce groupe, un nombre important de femmes cherchent aussi un soutien financier pour prendre en charge leur grossesse, une couverture médicale ou préserver leurs enfants de la malnutrition. « Les femmes de Dagana sont des battantes, elles méritent d’être accompagnées financièrement. Sans activités rémunératrices, certaines mettent en avant leur fonction de reproductrice, fragilisant ainsi leur santé. Elles passent plus de temps à procréer. »

Mme le maire souligne consentir des efforts pour les encourager à espacer leurs naissances. Une synergie d’actions est aussi créée avec des Ong telles que le Réseau Siggil Jigeen Yi qui militent pour le bien-être de la femme. Mais elle estime qu’elles font toujours face à des contraintes budgétaires. Elle demande, à cet effet, au gouvernement du Sénégal d’accentuer ses efforts dans la santé communautaire et de revoir sa politique nationale. «Les maires veulent appuyer les populations mais l’Etat doit davantage accompagner les collectivités locales pour des changements effectifs. En guise d’exemple, notre commune de Dagana ne génère pas de recettes. Nous sommes souvent dans l’incapacité de jouer pleinement notre rôle dans le financement et le suivi des activités de santé.»

Matel BOCOUM

La jeunesse féminine de la commune de Yoff a organisé une journée dénommée « Sargal jigéen » (rendre hommage aux femmes) à la place Mamadou Dop le dimanche 11 mars. Le ministre et maire Abdoulaye Diouf Sarr a souligné que la femme est au centre du développement. « Tout le développement du Sénégal doit être porté par les femmes qui sont au centre de la cellule de base de la société qu’est la famille », a-t-il dit. D’après lui, dans le projet politique du Chef de l’Etat dénommé « Yoonu Yokkuté », les femmes et les jeunes étaient sa cible ; idem pour le Plan Sénégal émergent et le Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc), qui visent à alléger les souffrances des femmes. « Pour que nous nous développions, il faut qu’on adosse les politiques publiques à l’épanouissement de la femme. Je suis persuadé que cette dynamique voulue par le Chef de l’Etat, Macky Sall, va se poursuivre », a expliqué le ministre de la Santé et de l’Action sociale.

S. M. Sy CISSE

Le maire Moussa Sy a reçu en visite, ce vendredi 9 mars, dans l’après-midi, l’archevêque de Dakar, Monseigneur Benjamin Ndiaye, qui a salué son mode de gouvernance qui privilégie la proximité des populations.

« Je suis plein de reconnaissance envers Dieu, qui a conduit mes pas jusqu’ici. Cela me donne l’occasion de vous rencontrer en ce jour de vendredi, qui est sacré pour l’Islam, mais aussi pour nous en cette période de carême, où nous commémorons le sacrifice de Jésus », a dit, en introduction, l’archevêque de Dakar, Mgr Benjamin Ndiaye, qui vient de boucler un séjour de quatre jours dans la commune des Parcelles Assainies.

Monseigneur Ndiaye a rendu grâce à Dieu, qui lui a donné l’occasion de faire une visite à la mairie en y découvrant les réalités de cette vie.

«Toute la journée, j’ai ouvert les yeux, mes oreilles, mon cœur pour découvrir et m’enchanter des réalités qui se sont présentées à moi», a indiqué l’archevêque Benjamin Ndiaye, qui, jadis, ne connaissait pas beaucoup de choses du quartier des Parcelles Assainies. «Vous avez une population dynamique», a-t-il remarqué, non sans ajouter que le maire Moussa Sy pratique une gouvernance de proximité.

Aussi a-t-il prié pour que tous les défis soient relevés. A l’en croire, leurs prières sont un moyen de stabiliser le pays et permettront à ses fils de rester.

Babacar Ibra Mar, sous-préfet de l’arrondissement des Parcelles Assainies, a magnifié cette visite. « Voilà une communauté qui ne cesse d’œuvrer pour que la citoyenneté soit une vertu pour tous. Pendant 20 ans, notre pays été gouverné par un chrétien et soutenu (quasiment) par tous les guides religieux ; pendant ce temps, des pays se sont déchirés. Cela est un acquis qu’il faut préserver au quotidien », a expliqué M. Mar, précisant que vu l’envergure de l’archevêque de Dakar, la commune des Parcelles Assainies sera hors délestage pendant les quatre jours de visite.


Le maire Moussa Sy s’est félicité de la présence historique de l’archevêque, qu’il considère comme une marque indélébile. « Votre présence historique dans notre municipalité au sein du Conseil municipal est un moment particulier, partagé entre l’émotion et l’espoir en l’avenir du dialogue islamo-chrétien, une réalité au Sénégal et en particulier aux Parcelles Assainies», a salué la maire.

D’après M. Sy, par cette première visite pastorale en tant qu’archevêque de Dakar dans la commune, notamment à la Paroisse Marie Immaculée, Mgr Benjamin Ndiaye établit un contact avec les élus locaux, mais aussi ira à la rencontre des chrétiens, des populations, pour encourager, découvrir, partager avec eux les réalités sociales de ce qui fait la vie et le quotidien de chacun.

Prenant la parole, Mme Sophie Diallo Dossou, cinquième adjointe au maire, dira ceci : « C’est suite à la visite pastorale du cardinal Théodore Adrien Sarr, alors archevêque de Dakar, constatant qu’il y avait aucun conseiller catholique aux Parcelles Assainies, qu’il avait suggéré aux catholiques de s’engager dans la gestion de la cité, notamment en politique, comme le stipule le plan d’action pastoral d’alors, appel qu’il réitéra en 2005 lors de sa seconde visite en ces termes empruntés à Paul VI qui écrivait en 1976 : « La politique est une forme supérieure de la charité».

C’est ainsi qu’avec la bénédiction du Père curé émérite Flavio qu’une première rencontre a eu lieu pour matérialiser cet appel du cardinal Sarr. Cette rencontre élargie à toute la communauté a mis sur les fonts baptismaux l’association Chrétiens réunis pour la citoyenneté (Crec).

« Le maire Moussa Sy a alors nommé, pour la première fois dans l’histoire de la commune, des chargés de missions catholiques et posa encore plusieurs actes dont le plus grand et le plus sublime d’alors était la dénomination de la rue Marie Immaculée Mère de Dieu des Parcelles Assainies », a souligné Mme Dossou.

De son côté, l’Imam Adama Traoré de la grande mosquée de l’Unité 8 a magnifié l’exemplarité dans la cohabitation qui existe entre musulmans et chrétiens.

Serigne Mansour Sy CISSE

Un bon plat de « Thiébou Djeune » (riz au poisson) à base de mil souna, c’est bien la réussite au bout des bras des femmes de l’Union des groupements de femmes de la commune de Fatick.

Ces femmes ont en effet été formées à la gastronomique de ce copieux plat très prisé par les Sénégalais. Ceci, à travers des séances de renforcement de capacités sur les techniques et bonnes pratiques de stockage, de transformation et de conservation du mil. Elles ont également acquis des connaissances sur les bonnes pratiques d’hygiène, de stockage et de fabrication en utilisant les procédés et techniques appropriés à la transformation et la conservation du mil.

Ceci, comme nous l’a rappelé la spécialiste en transformation et processus après récolte (Stpar) Mme Aminata Fadoum Ly, « permet aux femmes de pouvoir faire face à la sensibilité et à l’exigence de plus en plus des consommateurs sur la qualité des produits agroalimentaires ». En fait, ceci constitue un phénomène lié à l’élévation du niveau de vie, l’urbanisation et l’émergence, raison pour laquelle il est important de revoir les techniques de transformation en valorisant les produits et en améliorant le revenu, tout en satisfaisant les exigences des consommateurs.

« Cette formation nous a permis de bénéficier d’une plus-value en terme de diversification des produits puisqu’en partant du mil, il nous est possible de préparer d’autres plats comme le riz au poisson par exemple, mais aussi cela nous permet de renforcer nos connaissances en notions d’hygiène, sur les techniques et bonnes pratiques de stockage, de transformation et de conservation du mil. Nous allons démultiplier ces sessions dans nos terroirs respectifs », a soutenu Mme Aissatou Ndiaye, la présidente de l’union communale des femmes.

Mme Ndiaye laisse entendre d’ailleurs qu’aujourd’hui le « Thiébou Djeune » à base de riz fait partie de nos habitudes alimentaires. « Un plat très délicieux à la consommation », souligne-t-elle. Et Mme Ly de lui emboiter le pas en estimant qu’avec ces acquis, les femmes vont constituer une « brigade de transformatrices » prête à intervenir partout où le besoin se fera sentir.

« C’est dans cette optique, selon la spécialiste en transformation et processus après récolte, « que cette activité est programmée pour une mise à jour des femmes sur un module plus pratique et imagé pour la compréhension de tous les bénéficiaires suivant un plan de travail annuel du Psem qui a initié des activités clés pour atteindre certains indicateurs et des actions pérennes pour que les bénéficiaires puissent continuer les activités même après la fin du projet ».

Parmi ces actions pérennes, l’une est la formation des transformatrices suivant des critères en Techniques de transformation et conservation du mil avec le concours de l’Institut de technologie alimentaire (Ita) qui a pour mission principale de contribuer à l’amélioration de la performance du secteur agro-industriel au Sénégal et dans la sous-région, en intervenant dans tout le processus de transformation et de conservation des produits alimentaires par la recherche-développement.

El H. M. SAGNE

(Ngayokhène) - Plus de 2400 milliards de FCfa ont été injectés dans l’ensemble du pays dans la cadre de la mise en œuvre du Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc), a révélé Souleymane Jules Diop, ministre en charge de ce programme, à Ngayokhème avant-hier. En sus de cela, 50 milliards de FCfa du Puma sont inscrits pour la région de Fatick en 2018.

Souleymane Jules Diop faisait ainsi une communication sur le thème : « Impacts et portée sociale des réalisations du chef de l’Etat, le Président Macky Sall, dans le Sine à travers le Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc) ». Le ministre Mbagnick Ndiaye, maire de Ngayokhème, a, à cet effet, accueilli son collègue Souleymane Jules Diop, ministre chargé du Pudc. Le ministre Souleymane Jules Diop a donc saisi cette belle opportunité pour étaler les nombreuses réalisations du programme depuis son lancement en 2015 à Fatick lors du Conseil des ministres délocalisé dans cette région. Devant un parterre de personnalités dont les maires de 16 communes sur les 17 que compte le département de Fatick très intéressés par ce projet venu à son heure. Comme l’a indiqué Souleymane Jules Diop, « le Pudc est conçu pour prendre en charge les préoccupations des populations dans le monde rural et lutter pour la réalisation de l’équité territoriale chère au Président Macky Sall ».

Ngayokhème a bénéficié des réalisations du programme
Le ministre chargé du Pudc de révéler que depuis son lancement en 2015, « le Pudc a injecté plus de 2400 milliards de FCfa dans l’ensemble du pays dont 1800 milliards dans la région de Dakar. Et, pour la région de Fatick, plusieurs réalisations ont été effectuées dans les différents départements dans les domaines de l’électrification et l’hydraulique rurales, des pistes de désenclavement et la dotation de machines agricoles. Il s’y ajoute la prise en charge de problèmes sanitaires (Cmu) et sociaux (bourses familiales) de certaines couches défavorisées de la population et tout cela dans un souci de résoudre les problèmes des Sénégalais en général ».

« D’ailleurs, dans le cadre de ce programme, la commune de Ngayokhème a bénéficié de l’électrification de cinq villages et d’autres sont en cours, tout comme également le projet a doté les 18 villages de la commune de moulins à mil. Dans le volet sanitaire, Ngayokhème et Toukar sont dotés de trois postes de santé et de deux ambulances médicalisées », a indiqué le maire Mbagnick Ndiaye.

Par ailleurs, les différents maires présents se sont exprimés à cœur ouvert sur les difficultés que rencontrent leurs collectivités territoriales dans le domaine des infrastructures de base, mais aussi et surtout le désenclavement des villages à travers la réalisation de pistes et le bitumage de la route Wakhaldiam-Keur Martin ainsi que le tronçon Niakhar-Toukar Ndock-Ngonine Bary-Ngagarlam, une boucle de 27 km.

La seconde phase déjà en cours
Les intervenants ont eu une réponse polie de la part du ministre Souleymane Jules Dop, qui a évoqué l’ensemble des réalisations qui ont été effectuées dans le département de Fatick et sa région, avant d’annoncer la réunion prévue ce lundi sur les perspectives du programme dans sa seconde phase déjà en cours avec une enveloppe de 15 milliards de FCfa déjà disponibles pour le premier semestre 2018. Il s’y ajoute, selon Souleymane Jules Diop, « l’acceptation par la Banque islamique de développement (Bis) de financer le programme pour une enveloppe de 52 milliards de FCfa et également la signature prochaine avec la Banque africaine de développement d’une convention de financement. Tout cela prouve la viabilité du projet qui fait que nos partenaires financiers acceptent de nous appuyer. Et, à ce titre, tout ce que nous pouvons faire, nous allons le faire ».

Le ministre en charge du Pudc a également saisi l’occasion pour parler des autres programmes lancés par le chef de l’Etat Macky Sall comme le Programme d’urgence de modernisation des axes et territoires frontaliers (Puma) et pour lequel Souleymane Jules Diop a annoncé que 50 milliards de FCfa seront injectés dans la région de Fatick en 2018.

Le ministre du Pudc a félicité son collègue et maire Mbagnick Ndiaye qui a réussi, selon lui, « à fédérer les maires de tout le département ; ce qui témoigne de son leadership avéré dans la perspective de l’élection présidentielle de février 2019 pour donner un second mandat au Président Macky Sall et lui permettre de poursuivre l’œuvre déjà entamée ». Un grand meeting de mobilisation a mis fin à cette journée. Une occasion de lancer un appel à l’unité et à la solidarité des responsables Apr.

El Hadj Mouhamadou SAGNE

…LES FEMMES FORMÉES À LA GASTRONOMIE DU THIÉBOU DJEUNE À BASE DE MIL
Un bon plat de « Thiébou Djeune » (riz au poisson) à base de mil souna, c’est bien la réussite au bout des bras des femmes de l’Union des groupements de femmes de la commune de Fatick.

Ces femmes ont en effet été formées à la gastronomique de ce copieux plat très prisé par les Sénégalais. Ceci, à travers des séances de renforcement de capacités sur les techniques et bonnes pratiques de stockage, de transformation et de conservation du mil. Elles ont également acquis des connaissances sur les bonnes pratiques d’hygiène, de stockage et de fabrication en utilisant les procédés et techniques appropriés à la transformation et la conservation du mil.

Ceci, comme nous l’a rappelé la spécialiste en transformation et processus après récolte (Stpar) Mme Aminata Fadoum Ly, « permet aux femmes de pouvoir faire face à la sensibilité et à l’exigence de plus en plus des consommateurs sur la qualité des produits agroalimentaires ». En fait, ceci constitue un phénomène lié à l’élévation du niveau de vie, l’urbanisation et l’émergence, raison pour laquelle il est important de revoir les techniques de transformation en valorisant les produits et en améliorant le revenu, tout en satisfaisant les exigences des consommateurs.
« Cette formation nous a permis de bénéficier d’une plus-value en terme de diversification des produits puisqu’en partant du mil, il nous est possible de préparer d’autres plats comme le riz au poisson par exemple, mais aussi cela nous permet de renforcer nos connaissances en notions d’hygiène, sur les techniques et bonnes pratiques de stockage, de transformation et de conservation du mil. Nous allons démultiplier ces sessions dans nos terroirs respectifs », a soutenu Mme Aissatou Ndiaye, la présidente de l’union communale des femmes.

Mme Ndiaye laisse entendre d’ailleurs qu’aujourd’hui le « Thiébou Djeune » à base de riz fait partie de nos habitudes alimentaires. « Un plat très délicieux à la consommation », souligne-t-elle. Et Mme Ly de lui emboiter le pas en estimant qu’avec ces acquis, les femmes vont constituer une « brigade de transformatrices » prête à intervenir partout où le besoin se fera sentir.

« C’est dans cette optique, selon la spécialiste en transformation et processus après récolte, « que cette activité est programmée pour une mise à jour des femmes sur un module plus pratique et imagé pour la compréhension de tous les bénéficiaires suivant un plan de travail annuel du Psem qui a initié des activités clés pour atteindre certains indicateurs et des actions pérennes pour que les bénéficiaires puissent continuer les activités même après la fin du projet ».

Parmi ces actions pérennes, l’une est la formation des transformatrices suivant des critères en Techniques de transformation et conservation du mil avec le concours de l’Institut de technologie alimentaire (Ita) qui a pour mission principale de contribuer à l’amélioration de la performance du secteur agro-industriel au Sénégal et dans la sous-région, en intervenant dans tout le processus de transformation et de conservation des produits alimentaires par la recherche-développement.

El H. M. SAGNE

Des sessions de formation et des financements destinés à accroître la rentabilité des activités génératrices de revenus. Voilà ce à quoi aspirent les femmes de Beunno, une zone située à l’intérieur de Keur Mbaye Fall.

Les femmes de Beunno, une zone située au fin fond de Keur Mbaye Fall dans la commune de Mbao, ne veulent plus évoluer en marge de la dynamique économique enclenchée par les femmes du Sénégal réputées actives dans plusieurs projets de développement. Pour sortir de l'ornière économique, elles ont décidé d'entrer dans la danse du développement à laquelle se livre la gent féminine du Sénégal. C'est tout le sens de leur mobilisation autour de leur responsable Fatou Aïdara en vue de se frayer un chemin dans le champ de développement économique du Sénégal.

Pour atteindre l'objectif qu'elles visent, elles ont mis sur pied un groupement d'intérêt économique (Gie) déjà forte de plus de deux cents de ses membres et se retrouvent périodiquement pour évaluer la marche du Gie. Elles ont tenu une rencontre chez cette responsable pour faire un bilan d’étape de leurs actions. «Notre Gie est composé de femmes battantes qui ne restent jamais les bras croisés, mais qui font comme les hommes en s'adonnant à des activités génératrices de revenus», a soutenu Fatou Aïdara, responsable de la Gie «Ndimbeul Naci féke lokhol borom». En effet, tout est parti d’un constat sur la précarité qui règne dans la zone de Beunno peuplée de femmes avec une majorité de vendeuses de poissons contraintes quotidiennement à verser dans le système D. Et la volonté affichée par le chef de l'Etat du Sénégal à ne ménager aucun effort pour que les femmes du Sénégal soient économiquement autonomes de manière à les aider à contribuer remarquablement au développement économique du Sénégal. A l'en croire, c'est ce qui l'a poussée à répondre favorablement à la main tendue par les femmes de cette localité qui ont pris sur elles de faire de Fatou Aïdara leur leader. Une option qu'elles ont choisie en vue de maximiser leurs chances de bénéficier de l'appui de l'Etat du Sénégal. « Déjà, les financements symboliques que j'accorde aux femmes ne représentent pas grand-chose, mais ils matérialisent notre engagement à nous retrousser les manches et à faire comme les autres femmes du pays qui, de jour comme de nuit, s'activent pour faire avancer le Sénégal », a soutenu Fatou Aïdara. «Maintenant, à vrai dire, nous appelons le gouvernement du Sénégal à se tourner aussi vers les femmes de Beunno et à leur offrir des sessions de formation, histoire de renforcer leurs capacités chacune dans le domaine dans lequel elle évolue», a ajouté Fatou Aïdara. Elle considère que la meilleure manière d'aider les femmes qu'elle dirige est de les former afin qu'elles puissent être plus outillées dans le domaine où elles évoluent. Ensuite, leur accorder des financements qui vont leur permettre de pouvoir optimiser la rentabilité de leurs activités génératrices de revenus.

Abdou DIOP  

L’opération de nettoyage ponctuée de sensibilisation sur les violences basées sur le genre, voilà ce à quoi se sont livrés les membres de la Coalition des acteurs pour la protection de l’enfance (Cape) de Gourel Diadié.

Avec les résultats catastrophiques engrangés par l’académie de Tambacounda les dernières années, des idées fusent pour relever le défi de la qualité. Dans ce cadre, vingt-quatre  élèves  du CI au Cm2  de l’école  primaire Gourel  Diadié 2 ont été récompensés de leurs efforts, suite aux résultats du premier trimestre de la présente année scolaire. La  Coalition des acteurs pour la protection de l’enfance (Cape) du  quartier  Gourel  Diadié  mise en place par  Enda Jeunesse  action a initié ce geste pour encourager davantage les potaches à   persévérer. Après ce coup d’éclat, cette même Coalition des acteurs pour la protection de l’enfance (Cape) mise en place dans les différents quartiers de la commune de Tambacounda, a reçu un appui consistant en fournitures scolaires, en matériels pour des activités génératrices de revenus, etc. Un accompagnement de Save The Children avec comme actrice de mise en œuvre l’Ong Enda Jeunesse Action. Ledit appui, qui entre dans le cadre de la protection de l’enfant déroulé par les Cape, participe à soutenir les enfants nécessiteux des quartiers et des parents à revenus faibles. A en croire la coordonnatrice Mme Diallo Adjaratou Bâ, tous ces actes participent à la protection des enfants en vue de leur permettre de jouir de tous leurs droits. Cette fois-ci, la Cape ne se limite pas seulement à veiller au bon respect des droits et devoirs des enfants, elle a étendu ses tentacules pour donner une cure de jouvence aux quartiers gagnés par les immondices.

P. D. SIDIBE

(Tambacounda). Renforcer la gouvernance démocratique, en soutenant le développement d’une participation citoyenne plus efficace dans la gestion des affaires publiques des collectivités locales, c’est l’objectif du programme «Gouvernance pour le développement local»  qui rentre dans le cadre du partenariat entre la mairie de Tambacounda et l’Usaid/Gold.

Le nouvel outil dénommé «Baromètre intégré » va permettre de renforcer la gouvernance et le développement des secteurs de la santé, de l’éducation, de l’agriculture, etc. Cela, en proposant une meilleure budgétisation des dépenses, une amélioration de la planification et de la qualité des services et d’inclure les citoyens dans le contrôle de la fourniture de services. C’est dans ce sens que l’objectif du programme «Gouvernance pour le développement local» vise à renforcer la gouvernance démocratique, en soutenant le développement d’une participation citoyenne plus efficace dans la gestion des affaires publiques des collectivités locales. Ainsi, la stratégie proposée est basée, entre autres, sur une approche intégrée qui permet aux programmes sectoriels de mieux atteindre leurs objectifs et de renforcer les conditions d’une «bonne gouvernance» pour chaque secteur.

Pour ce faire, des mécanismes de partage d’informations et d’expertises techniques entre les secteurs permettent une résolution collaborative des principales problématiques intersectorielles. Pour Moussa Faye, responsable Gouvernance locale du programme Usaid/Gold basé à Dakar, la rencontre entre effectivement dans le cadre du partenariat entre sa structure et la mairie de Tambacounda. Une manière d’accompagner la commune dans l’amélioration de la gouvernance pour une meilleure fourniture de services, le renforcement des capacités des élus locaux ainsi que des acteurs à la base pour la promotion de l’engagement communautaire et l’amélioration des impôts locaux à travers  un meilleur recouvrement.

Il s’agit pour cette rencontre de faire un diagnostic, une situation de référence pour tout ce qui est lié à la gouvernance locale. Et pour cela, il existe un outil dénommé baromètre intégrée, utilisée avec les acteurs locaux afin de faire la situation ou le diagnostic de la collectivité pour améliorer la gestion de la commune. Il s’agit également de lancer le programme dans la commune de Tambacounda par la signature d’un accord cadre, la présentation du programme et la collecte de données de perceptions, ensuite d’élaborer un plan d’actions de gestion de ladite commune.

Pape Demba SIDIBE

Une forte délégation de partenaires français de l’association Initiatives Solidarité Sénégal de Joeuf (région du Grand Est, département de Meurthe-Moselle) conduite par Mme Yasmina Zaim a séjourné, pendant une dizaine de jours, au village de Kassack-nord en vue de poursuivre les travaux de construction d’une école maternelle pour un coût global d’une trentaine de millions de FCfa. Ces travaux ont démarré l’année dernière.

Ces partenaires français de Joeuf ont été accueillis chaleureusement par le maire de la commune de Ronkh, Dr Amadou Tidiane Ndiaye, co-fondateur de cette association française et fondateur de l’association Nda-Dioungo (créée en 2003) de Kassack-nord (une localité de Ronkh). Le maire Tidiane Ndiaye a rendu un vibrant hommage à ces partenaires français de Joeuf qui, depuis 17 ans, séjournent chaque année à Kassack-nord, où ils ont pu déjà construire un grand Cem de 8 salles de classe, doté d’un bloc administratif très moderne, d'un pavillon pour loger les professeurs, d’un bloc d’hygiène et d’un mur de clôture. Ce collège d’enseignement moyen a été réalisé en 2010-2011 par ces Français pour un coût global de près de 60 millions de FCfa. Il s'est réjoui de la construction de salles de classe à l’école élémentaire, de la construction en cours de cette école maternelle comprenant trois salles, le bureau de la directrice, la salle du personnel, un magasin, une cuisine, un bloc sanitaire et une aire de jeux.

Dr Tidiane Ndiaye s’est déclaré très satisfait de ces réalisations enregistrées à Kassack-nord dans les domaines de l’assainissement, de la santé, de l’eau, de l’éducation, etc., qui s’inscrivent dans le cadre du partenariat entre Nda-Dioungo et Initiatives Solidarité Sénégal, parmi lesquelles on peut notamment citer l’acquisition d'un tracteur équipé d'une tonne à lisier pour vidanger les fosses septiques du village et environs, la construction d'une unité de fabrication de compost, la réalisation d'un système d'évacuation des eaux pluviales, la réhabilitation et de l’extension de la case de santé qui est devenue un poste et une maternité rurale, l’acquisition d'un minibus, la construction de 40 bocs d’hygiène, la construction d’un grand centre d’accueil communément appelé « la maison pour tous » composée d’une grande salle de réunion, de locaux pour l’hébergement des invités et autres accessoires dont on a besoin pour s’épanouir dans cette maison polyvalente.

Selon le maire Tidiane Ndiaye, docteur en anthropologie, cette année encore, ces partenaires français de Joeuf ont mis à profit leur séjour à Kassack-nord pour remettre des lots importants de fournitures scolaires et d’équipements sportifs aux élèves, de médicaments aux responsables du poste de santé, pour rencontrer les populations, tenir des séances de travail avec le maire de Ronkh et ses proches collaborateurs, etc.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Dans le cadre du projet « ville, amie des enfants et des jeunes », une randonnée pédestre a mobilisé, à Médina Gounass et à Djeddah Thiaroye Kao, une foule très nombreuse qui a marché sur plusieurs kilomètres pour réclamer l'implication de la jeunesse dans les prises de décisions. 

Habillés en tee-shirt de couleur blanche, des jeunes hommes et filles de même que des adultes arpentent la route principale de Médina Gounass en direction de Djeddah Thiaroye Kao. Dans une ambiance bon enfant, les voilà en train de lancer un cri du cœur, celui d’être impliqués dans les prises de décisions dans leurs localités. Parmi les marcheurs, Awa Dieng, présidente du Réseau des jeunes actifs pour un développement participatif urbain (Rejad). Elle a fait part de la volonté des membres du Rejad d’être impliqués dans ce qui se fait dans leurs communes, mais aussi de participer au développement de leurs localités à travers des activités auxquelles les jeunes seront associés en collaboration avec les autorités locales. Dans le même ordre, elle a plaidé pour l'existence d'un cadre attractif pour les habitants de la banlieue. Autrement dit, Awa Dieng souhaite que les jeunes soient impliqués dans le processus de restructuration de leur communauté, mais aussi d'amélioration de leur cadre de vie à travers ce projet déroulé dans six pays africains par Plan International, Admg et l'Ong Eve. Le maire de Médina Gounass, Beïdy Ba, au beau milieu de la procession, considère que les doléances des jeunes sont légitimes. Il croit savoir que le fait de les impliquer dans les prises de décisions constitue une manière de les former. « Nous avons quatre conseillers municipaux à Médina Gounass, mais il faut reconnaître qu'il appartient aux jeunes de faire des efforts dans le sens d'intégrer les instances de décisions des collectivités locales », a soutenu Beïdy Ba. Cheikh Aliou Bèye est le coordonnateur du projet « ville, amie des enfants et es jeunes » qui œuvre pour le renforcement des capacités des jeunes et l'amélioration du cadre urbain. « Trois mille (3000) jeunes sont renforcés en leadership, gestion de projets, etc., en vue de les rendre aptes à participer au processus de prise de décision. Les jeunes réclament un cadre de vie car beaucoup d'entre eux sont en conflit avec leur cadre de vie. Le fait de mettre des aménagements, des espaces de loisirs, d'éducation, de rencontre et de dialogue peut leur permettre d'être plus en attache avec leur environnement », a-t-il soutenu. Cheikh Aliou Bèye a aussi appelé l’assemblée nationale à voter des lois qui vont permettre aux jeunes d’être associés aux prises de décisions.

Abdou DIOP

Un atelier de validation politique du guide d’animation et du manuel d’intégration du genre dans les initiatives de développement territorial s’est tenu à Dakar hier. Ces outils devront permettre aux élus locaux de prendre en compte l’aspect genre dans leurs politiques de décentralisation.

L’institutionnalisation du genre au sein du Ministère de la Gouvernance territoriale, du Développement et de l’Aménagement du territoire (Mgtdat) intervient dans un contexte marqué par la volonté du gouvernement sénégalais de concrétiser les engagements pris aux niveaux national et international.

Le Plan d’institutionnalisation du genre dudit ministère se tient aussi dans un moment de révision de la Stratégie nationale pour l’équité et l’égalité du genre (Sneeg). Or, les résultats de l’audit genre de ce département ministériel qui vient d’être bouclé a relevé des manquements, notamment l’insuffisance voire  l’absence d’outils d’intégration dans les projets et programmes. C’est pourquoi, un guide d’animation et un manuel d’intégration du genre ont été validés hier. Le premier document est un outil opérationnel qui donne aux animateurs des repères pour réussir une animation, comme l’a expliqué la sociologue et consultante Dr Selly Ba.

Concernant le manuel d’intégration, elle révèle qu’on bâtit une analyse genre seulement sur des données désagrégées par sexe à travers un questionnement et une démarche comparative des situations spécifiques entre hommes et femmes. « En terme d’accès aux formations et crédits, l’inégalité se trouve du côté des femmes. Pour élaborer un budget sensible au genre, il faut de la planification basée sur les réalités du terrain », a indiqué Dr Ba.  

Au chapitre des réactions, le directeur de cabinet du  Ministère de la Gouvernance territoriale, du Développement et de l’Aménagement du territoire (Mgtdat) Alassane Sow s’est félicité de l’option majeure du gouvernement d’intégrer le genre dans les priorités de développement de la nation. Pour lui, la Stratégie nationale pour l’équité et l’égalité des genres (Sneeg) élaboré en 2006 est en cours de mise en œuvre avec beaucoup d’efficacité. « Cette stratégie a pour finalité de contribuer à l’instauration d’une société égalitaire sans discrimination où les femmes et les hommes auront les mêmes chances de participer à la vie économique et sociale et de jouir des progrès », a-t-il affirmé. Cet engagement concerté est, d’après le directeur de cabinet, en train de produire des effets positifs à travers la connaissance des enjeux d’égalité et d’équité.  

Un long processus
Pour le député-maire de Golf-Sud, Mme Aïda Sow Diawara, ces deux documents sont l’aboutissement d’un long processus.
 « De 24, on est passé à 69 femmes à l’Assemblée nationale », a-t-elle constaté. Toutefois, la parlementaire a relevé que sur les 557 maires du Sénégal, il n’y a que 13 mairesses.
« Ce guide va nous permettre de tenir compte des préoccupations des hommes et femmes et de donner à chacun la place qu’il faut. Tout ce qui se fait dans les localités de manière formelle est l’œuvre des femmes. Nous devons les prendre en compte dans nos budgets respectifs », a dit la vice-présidente de l’Association des maires du Sénégal (Ams), qui ajoute que ces documents vont leur servir de tableau de bord.

Absa Wade Ngom, directrice de l’Equité, de l’égalité et du genre (Deeg), est revenue sur le Conseil des ministres du 21 février 2018 où le chef de l’Etat a parlé de la promotion du genre et de la bonne préparation de la journée internationale de la femme et l’impératif d’accroître l’efficacité de l’allocation des ressources destinées au financement équitable, sur l’ensemble du territoire national (…). « Chaque catégorie d’acteur a son rôle à jouer pour l’atteinte de l’objectif. On ne peut pas faire du genre sans la planification », a expliqué Mme Ngom.  

La coordonnatrice nationale du programme Onu Femmes Sénégal, Mme Djenaba Birane Wane Ndiaye, a souligné que toute l’expérience vécue sur le terrain a été capitalisée dans les documents. Aliou Demba Kébé de l’Usaid a, pour sa part, exhorté à un soutien sans faille à l’égard des femmes.

Serigne Mansour Sy CISSE

Le mouvement citoyen dirigé par le Pr Penda Mbow a procédé, il y a quelques jours, à la restitution du guide d’animation sur la Budgétisation sensible au genre (Bsg). Cet outil sert à identifier les besoins et contraintes des populations en vue d’y apporter un remède.

La séance de restitution s’inscrit dans le programme Sen/029 du Pic III intitulé « Développement territorial, décentralisation et bonne gouvernance » qui entend renforcer la lutte contre les inégalités de genre en vue de favoriser une démarche inclusive dans le processus de gouvernance et de développement local. Cette étude de 7 mois a été réalisée dans les communes de Louga, de Saint-Louis et de Matam pour permettre une meilleure prise en charge équitable des préoccupations citoyennes.

« Si l’on veut se développer, il faut aller vers les territoires. Pour la phase expérimentation, 10 collectivités locales vont être ciblées », a indiqué Selly Ba, responsable genre dudit mouvement citoyen, sans entrer dans les détails. Elle précise que le choix n’a pas été facile car tout le monde veut être dans le processus, même si certains engagements des maires ne sont pas respectés. « Nous privilégions les collectivités locales qui étaient dans le Pic II lors du processus 2008-2011 », ajoute-t-elle, tout en soulignant que ce document de 69 pages a été achevé il y a tout juste trois mois. « L’égalité est une condition de développement durable. L’impact visé est une amélioration de la gouvernance locale. Les principes observés sont la recevabilité, la transparence, l’équité... Le projet a plus de chance de réussir s’il est porté par les citoyens », a-t-elle affirmé.

Selly Ba se dit convaincue que si le processus de la budgétisation sensible au genre est respecté, la gestion sera inclusive. L’objectif global de cette restitution a été de partager avec les acteurs et actrices territoriaux, ceux ou celles impliqués dans la mise en œuvre du Pic III, mais également ceux portant un intérêt particulier sur la thématique.

S. M. Sy CISSE

 

Un atelier régional de partage d’expériences et de bonnes pratiques en matière de mobilisation des ressources par les Associations de pouvoirs locaux (Apl) se tient à Dakar. Cette rencontre de cinq jours va permettre aux élus locaux de s’inspirer du modèle rwandais.

Le manque de financement est l’un des goulots d’étranglement des collectivités locales. C’est pourquoi, El Hadji Malick Diop, président de la commission économique et financière du Conseil des collectivités territoriales de l’Uemoa, a révélé qu’un cadre stratégique pour mieux coordonner les interventions des partenaires en matière de décentralisation dans l’espace Uemoa a été acté. En effet, un voyage d’études a été organisé en février à Kigali (Rwanda) pour s’inspirer du modèle rwandais. « Nous sommes en train de regrouper l’ensemble des associations des pouvoirs locaux et de réfléchir sur la décentralisation dans l’espace Uemoa. Nous avons ouvert un certain nombre de chantiers relatifs à la décentralisation financière pour amener les Etats à mieux accompagner les collectivités locales eu égard aux compétences transférées. Nous avons l’appui des ministres de l’Economie et des Finances pour que les Etats puissent verser aux collectivités locales 20% des ressources budgétaires hors don », a affirmé l’ancien maire de Tivaouane, précisant qu’aujourd’hui, au Sénégal, nous en sommes à 5,7% avec un taux indexé sur la Tva.

« Mais, pour mieux territorialiser les politiques publiques, les doter de moyens, cette voie est la plus sûre pour régler les questions de péréquation », a-t-il affirmé. Il a salué la démarche du président rwandais Paul Kagamé, qui est en train de mettre en place un modèle africain de décentralisation, procédant de l’analyse juridique, réglementaire et institutionnel des collectivités locales du Rwanda.

Capitaliser les bonnes pratiques
Pour le chef de projet Renforcement des compétences régionales en matière de décentralisation en Afrique de l’Ouest, Rüdiger Wehr de la Giz, cette délicate mission qu’est la mobilisation des ressources interpelle tous, dans la mesure où sans financements sûrs, il est difficile d’atteindre les objectifs. « Le programme régional est mis en œuvre par la coopération technique allemande pour le développement (Giz) pour la période 2016-2019 dans sept pays d’Afrique de l’Ouest que sont le Bénin, le Burkina Faso, le Mali, la Mauritanie, le Niger, le Sénégal et le Togo. L’objectif du programme régional est de permettre aux acteurs clés de la décentralisation de mieux assumer leurs tâches en profitant du capital d’expériences régionales », a-t-il dit. A l’en croire, le programme propose trois champs d’action que sont le renforcement des associations nationales des pouvoirs locaux, le renforcement des institutions nationales de formation initiale et continue pour les acteurs de la décentralisation et la promotion d’une vision commune de la décentralisation fiscale y compris les rôles que les services déconcentrés doivent jouer dans ce domaine. « Il nous semble évident qu’avec une meilleure organisation institutionnelle et en s’appuyant sur les équipes performantes, la mobilisation et la gestion des ressources gagneraient en qualité au bénéficie des Apl », a souligné Rüdiger Wehr.

De son côté, Adama Diouf, président de l’Union des associations des élus locaux (Uael), a fait comprendre que cet atelier vise à capitaliser les bonnes pratiques comme le cas du Rwanda. « Pour développer les territoires, il faut des ressources », a-t-il dit, non sans ajouter que l’insuffisance des moyens reste le nœud gordien de la décentralisation.

Le directeur de cabinet du ministère de la Gouvernance territoriale, du Développement et de l'Aménagement du territoire, Alassane Sow, a regretté que certains textes de la fiscalité locale soient obsolètes car ils datent de 1966.

Serigne Mansour Sy CISSE

Le premier magistrat de la ville de Saint-Louis, Mansour Faye, avait fait du concept « Sama Gox Set Wecc » un cheval de bataille lors de la dernière campagne pour les élections municipales et départementales. Ainsi, en étroite collaboration avec son équipe municipale et ses partenaires, il a décidé de mettre en place dans la capitale du Nord des tricycles modernes qui pourront permettre aux agents municipaux d’effectuer régulièrement des opérations de nettoiement.

La collecte des ordures ménagères à Saint-Louis, étant un véritable casse-tête pour la municipalité, Mansour Faye et son staff ont déjà noué un partenariat enrichissant, fécond et fructueux avec l’opérateur économique Amadou Niang pour l’acheminement de tricycles vers la vieille cité dans un délai de deux mois. Raison pour laquelle, Mme Aïchatou Touré, assistante sociale domiciliée à Léona Eaux Claires, de passage le week-end dernier à Saint-Louis, n’a pas hésité à préciser « qu’avec la mise en place de ces engins, l’épineux problème de nettoiement de la commune va bientôt être un vieux souvenir ».

Certains conseillers municipaux ont requis l’anonymat pour féliciter vivement cet opérateur privé, illustre et digne fils de la région de Saint-Louis, qui s’est toujours engagé aux côtés du maire Mansour Faye pour relever avec lui le défi de la croisade contre l’insalubrité. D’ailleurs, ont rappelé nos interlocuteurs, Amadou Niang, qui a mis en place deux sociétés dont l’une est chargée de faire la collecte des déchets (plateforme de tricycles) et l’autre qui a pour mission de traiter les déchets (mise en place d’une usine de traitement avec des partenaires français), ne rate pas la moindre occasion pour œuvrer, en collaboration avec les autorités municipales, en vue de faire de Saint- Louis l’une des villes les plus propres du Sénégal.

Ces conseillers municipaux ont aussi rappelé que le maire Mansour Faye, dès qu’il a été élu à la tête du Conseil municipal de Saint-Louis, s’est évertué à relever, avec l’appui de tous les conseillers municipaux, de l’Etat et de ses partenaires de la coopération décentralisée, les défis du nettoiement et de l’éclairage public. Ce qui lui a permis d’élaborer et de mettre en œuvre un programme dénommé « Ndar Set-Wecc, léér-nagne » qui signifie « Saint-Louis, ville propre et bien éclairée ».

Ainsi, il s’est toujours adressé aux populations pour les sensibiliser sur l’importance de ces opérations « Augias » et les inviter à avoir le réflexe du nettoiement, qui demeure un combat quotidien et un acte citoyen.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

L’organisation du Salon des maires du Sénégal au mois de juin prochain et celui des Kala d’or sont les manifestations phares que compte organiser l’Association des maires du Sénégal (Ams) dans le cadre de son plan d’actions pour cette année.

L’Association des maires du Sénégal (Ams) entend se déployer pleinement sur le terrain pour cette année, précédant le renouvellement des mandats des élus locaux. Le bureau de l’instance dirigé par Aliou Sall, l’édile de Guédiawaye, a validé, samedi, un plan d’actions avec comme objectif de renforcer le rôle de l’organisation faîtière des dirigeants municipaux du pays. Principale activité prévue, un Salon des maires du Sénégal en juin 2018. Une grande première pour l’Ams soucieuse de promouvoir le rôle et la place des exécutifs communaux dans l’architecture institutionnelle au Sénégal. « Ce salon qui sera institué va permettre d’échanger sur nos problématiques dans nos communes respectives, de réfléchir sur les grandes tendances dans la gouvernance locales mais aussi d’envisager sur de nouvelles bases le financement du développement local, sans compter l’établissement de relations de partenariats au niveau national et à l’extérieur», a précisé Mbaye Dione, le secrétaire général de l’instance. Dans la même dynamique, la cérémonie des Kala d’or conçue pour primer les édiles qui se sont les plus illustrés dans la gestion de leur cité sera initiée avec une commission d’organisation chargée de piloter l’événementiel. Deux activités phares du plan d’actions de l’Ams ont été validées au cours d’une réunion du bureau à laquelle étaient conviés les maires de la zone centre comprenant les régions administratives de Fatick, de Kaolack et de Kaffrine. Une décentralisation des activités qui sera poursuivie durant l’année avec les axes Sédhiou-Kolda, Diourbel, Tambacounda-Kédougou, respectivement en avril, mai et juin. Les édiles du Sénégal tiennent aussi à soigner leur communication.

A cet effet, un site web sera mis en ligne, à côté de l’édition d’un magazine périodique. Le bureau qui attache une importance considérable à la promotion de l’ensemble des édiles du pays va mener un plaidoyer pour une valorisation à la hausse des indemnités des maires et de leurs adjoints, ainsi que l’effectivité de la délivrance des passeports diplomatiques comme promis par le président de la République. Des élus locaux ont délivré un satisfecit à la direction exécutive du Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc) dont les réalisations dans le monde rural suscitent l’admiration. Une motion de remerciement a été votée à l’unanimité en faveur de la direction de ce programme gouvernemental.

Par contre, la situation financière du Programme national de développement local (Pndl) préoccupe au plus haut point les maires du pays, qui ont sollicité une intervention de la puissance publique pour renflouer les caisses de cet outil stratégique du développement local. Les opérateurs téléphoniques sont aussi dans le collimateur de l’Ams relativement au règlement des redevances qu’ils doivent aux communes. Des élus qui envisagent de s’attacher les services d’un cabinet pour le recouvrement des sommes dues par les trois opérateurs de télécommunication.

Elimane FALL

Le gouverneur de la région, Guedj Diouf, a saisi l’occasion pour engager le Crd à un suivi régulier et à une coordination soutenue des actions des projets et programmes qui interviennent dans la sécurité alimentaire dans cette zone. Le but recherché est que les impacts positifs attendus sur les populations puissent être atteints au grand bonheur de ces dernières.

Le gouverneur a annoncé des visites de terrain pour voir de visu ce que les différents intervenants font dans le cadre de leurs projets et programmes. Le chef de la circonscription administrative de Ziguinchor a indiqué également que ces tournées devront lui permettre, de même qu’aux autres acteurs d’identifier les besoins des populations, en matière d’informations, de formation, de création de microprojets, de financements et d’encadrement, pour améliorer leur sécurité alimentaire. Guedj Diouf a estimé qu’il est important d’écouter les populations locales, de voir si elles sont satisfaites de ce que l’Etat est en train de faire pour leur sécurité alimentaire, et de recueillir les besoins de ces dernières sur ce plan. Par ailleurs, M. Diouf a invité le Bureau régional à la sécurité alimentaire de Ziguinchor à s’activer pour la réalisation rapide de la cartographie des intervenants et interventions dans cette partie de la Casamance naturelle.

El Hadj Moussa SADIO

Plus de 255 millions de FCfa sont décaissés pour financer 145 projets individuels et collectifs dans le département de Foundiougne. Ce montant a été acquis dans le cadre du projet de bourses territoriales pour un Sénégal émergent mis en œuvre par l’Agence de développement local (Adl) en partenariat avec le Crédit mutuel.

Le directeur général de l’Agence de développement local (Adl) Malal Camara a présidé, samedi, à Foundiougne, la cérémonie de remise d’attestations de financement de la « plateforme multi-acteurs et multi-niveaux de financement et d’accompagnement des porteurs de projets : individuel ou collectif ». A cette occasion, il a annoncé que 145 projets dont 133 projets individuels ont été sélectionnés sur 200 déposés par des candidats. Le financement de ces projets est évalué à un coût global de 255 488 690 FCfa. Le directeur régional Kaolack-Fatick-Kaffrine du Crédit mutuel, Waly Ndour, a promis le décaissement ce montant à partir du 12 mars prochain.

Cependant, il a exhorté les bénéficiaires à éviter un éventuel détournement d’objectif des fonds qui seront mis à leur disposition. Un appel que le président du Conseil départemental de Foundiougne, Moustapha Mbaye, a réitéré aux bénéficiaires. Il a demandé à ces derniers de faire un bon usage de ces fonds. « La pérennisation du programme dépend du respect de vos engagements, notamment du remboursement. Ces fonds sont à rembourser ; il s’agit d’un prêt que le Crédit mutuel a  bien voulu mettre à votre disposition avec une garantie du Conseil départemental et de l’Adl », a averti M. Mbaye. Mme Ndoumbé Diallo a, au nom des bénéficiaires, rassuré les responsables de l’institution financière et le président du Conseil départemental de Foundiougne que les bénéficiaires de ce crédit respecteront leurs engagements. A préciser que le mécanisme de financement du projet est basé sur un Partenariat public-privé (Ppp) à l’échelle locale, à travers une mobilisation financière de 17. 316. 708 FCfa du Conseil départemental et une contribution de 21. 164. 866 FCfa pour le premier lot de projet de l’Agence de développement local (Adl). Auparavant, le directeur général de l’Agence de développement local (Adl), Malal Camara, a indiqué que les collectivités territoriales dont le Conseil départemental, les services déconcentrés, notamment les services financiers décentralisés, ont accepté d’être ensemble pour promouvoir le développement économique local. Selon lui, ce projet de bourses territoriales est une co-construction mettant en synergie un ensemble de parties prenantes et acteurs, qui, chacun, dans son domaine de compétence, a un rôle à jouer.

Le projet va permettre de lutter efficacement contre la pauvreté et l’exode rural tout en favorisant l’harmonisation des interventions. Il faut aussi noter que le département de Fatick a bénéficié de ces bourses territoriales pour un financement de 436 projets à un montant global de 760 millions de FCfa. Le processus de ce projet a été enclenché dans le département de Foundiougne avec la signature en 2017 d’une convention entre l’Agence de développement local (Adl), le Conseil départemental et le Crédit mutuel du Sénégal (Cms).

Mohamadou SAGNE

L’ambassadeur de France au Sénégal a effectué, les 27 et 28 février, une visite à Kolda où il a rencontré des émigrés de retour. Christophe Bigot s’est entretenu avec des jeunes migrants et autorités administratives et religieuses de la région.

L’ambassadeur de France au Sénégal, Christophe Bigot, a achevé une visite de deux jours dans la région de Kolda mercredi dernier. Il s’est rendu à Pakour, environ 120 Kilomètres au Sud-Est de Kolda, pour visiter un projet de réintégration de migrants de retour au bercail pour comprendre les raisons qui les ont poussés à partir à l’aventure, les conditions de voyage, de séjour et de retour dans leurs communautés respectives. Il a écouté avec attention les témoignages émouvants de ces jeunes migrants qui ont vécu un vrai cauchemar au cours de leur errance dans les pays de transit et le désert. Ils ont été victimes de raquettes des services de sécurité des pays traversés et ont été maltraités par les passeurs. C’est le cas notamment d’Ibrahima Kandé qui porte encore les cicatrices de balles reçues durant son séjour dans ce pays livré aux seigneurs de la guerre. C’est aussi le cas de Fatoumata Baldé qui avait abandonné son foyer conjugal dans l’espoir de trouver une vie meilleure en Europe.

Malheureusement, son aventure s’est arrêtée au Niger où elle a été contrainte par les passeurs de creuser avec ses camarades de voyage la tombe d’une de leurs compagnes d’infortune décédée à la suite d’une courte maladie. « Je voulais voir comment les choses se déroulaient concrètement dans une région qui est une zone de départ où il y a beaucoup de migrants, voir qu’est-ce qu’on peut faire pour aider ces migrants de retour et faire en sorte que ces jeunes aient d’autres options », déclare Christophe Bigot, qui estime que cette visite a été utile à plus d’un titre. Il promet de saisir les associations, Ong et collectivités locales françaises, mais aussi la diaspora sénégalaise vivant en France et les autorités européennes pour tirer les conclusions afin de mieux orienter les financements et faire en sorte qu’ils arrivent le plus vite possible aux bénéficiaires. Ce qui permettrait ainsi de répondre aux besoins exprimés par ces migrants devant le diplomate français. Pour Christophe Bigot, ces jeunes migrants doivent bénéficier des opportunités d’emploi en leur permettant d’acquérir des compétences et leur faciliter l’accès aux financements pour les encourager à rentrer au bercail. Le diplomate français a rencontré le gouverneur de région, l’évêque de Kolda, Mgr Jean Pierre Bassène. Il a aussi visité le siège de Caritas et le poste de la police de l’air et des frontières de Salikégné, un village situé à une trentaine de kilomètres au Sud de Kolda, avant de tenir une réunion avec des Ong et des jeunes migrants de retour au bercail.

Mamadou Aliou DIALLO


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