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Régions (1665)

Le préfet de Kaffrine, Mame Less Cabou, a invité, vendredi, 27 octobre, les maires à mettre en place des fourrières municipales pour lutter contre la divagation des animaux et éviter les conflits entre paysans et éleveurs. Sur ce, l’autorité administrative demande aux maires d’ouvrir des fourrières dans les communes. « Ce serait un moyen de lutter contre les conflits entre paysans et éleveurs », a estimé Mame Less Cabou. Le préfet de Kaffrine s’exprimait en marge d’un atelier de réflexion sur les activités d’information en rapport avec le changement climatique et le développement à la base. La rencontre est organisée par la plateforme de dialogue « Science-politique sur l’adaptation de l’agriculture et de la sécurité alimentaire au changement climatique (Ccasa) » de Kaffrine qui regroupe des chefs de service, des élus locaux, des organisations paysannes, des journalistes et des autorités administratives. « Aujourd’hui de nombreux paysans passent jour et nuit dans leur champ pour contrecarrer les animaux ou éviter le vol des récoltes », a souligné M. Cabou qui a insisté sur la nécessité de réaliser ces fourrières pour pousser les bergers à ne pas entrer dans les champs. « Et, la meilleure des sanctions, c’est d’ouvrir une fourrière dans chaque commune », a-t-il suggéré. Estimant que ce sont des mesures pour contrecarrer toutes les difficultés liées à la divagation des animaux et au vol de récoltes.

APS

Améliorer le niveau de vie et la qualité du service des artisans, c’est l’un des objectifs du nouveau bureau de l’Union communale des artisans de Sédhiou (Ucomas). En plus de cet objectif, le nouveau président Mamadou Kadialy Konaté a promis de placer son mandat sous le signe du renforcement des compétences et de la formation. « Aujourd’hui la qualité est exigée pour aller à la conquête des marchés. Prenons par exemple la menuiserie : la commande publique de 15 % accordée aux artisans est une chance pour eux, si l’on revient sur les raisons qui soutiennent cette décision, c’est diminuer le taux d’importation de meubles. Il faut alors que ceux qui produisent sur place soient bien formés », a indiqué Mamadou Kadialy Konaté. Il a reconnu que le mal que rencontre les corps de métiers de la région de Sédhiou reste le paiement par compte gouttes des services rendus. « Dans le cadre du bâtiment par exemple, vous terminez un ouvrage, sur une importante somme, le propriétaire vous paie par miettes. Nous devons refuser ce mode de paiement », a sensibilisé M. Konaté. Il a invité les propriétaires des ateliers à faire des efforts en présentant un « new look » pour attirer de la clientèle. « L’Ucomas fera tout pour être visible dans la ville et permettre aux activités des artisans soient mieux appréciées », a-t-il souligné. Cette nouvelle visibilité permettra de tracer une ligne de conduite à tous les artisans, entre autres le respect du délai de livraison donné. Pour que cela soit une réalité des réunions sectorielles par corps de métiers sont prévues pour mieux s’imprégner des difficultés rencontrées. L’assemblée générale extraordinaire à laquelle était représentée de nombreux corps de métiers de la commune de Sédhiou s’est tenue en raison de la longue léthargie de l’ancien bureau qui était méconnu de nombreux artisans de la commune. Les difficultés que rencontre le secteur ont été passées en revue au cours de cette rencontre par des acteurs et leurs partenaires.

Malamine KAMARA

Le projet « Respect du droit à l’obtention de pièces d’état civil pour enfants vulnérables de Saint-Louis » mis en œuvre par Caritas/Sénégal et ses partenaires a été évalué par les autorités municipales et l’Inspection de l’éducation et de la formation (Ief). La coordonnatrice de ce projet, Mme Agnès Seck, s’est réjouie de la mise en œuvre de ce programme qui a permis à 221 enfants d’obtenir des pièces d’état civil. Ces résultats s’expliquent par le fait que ce projet a enregistré l’engouement des populations du département de Saint-Louis après une campagne de vulgarisation. Selon Mme Seck, une équipe de cinq personnes a sillonné les différents quartiers, les écoles primaires de la ville de Saint-Louis, et des localités environnantes pour sensibiliser les parents sur la nécessité d’enregistrer les enfants à l’état civil. Les responsables du projet ont ainsi organisé trois séances de mobilisation sociale, 36 causeries qui ont permis de toucher 668 personnes. Des ateliers de renforcement de capacités pour les comités de quartier et villageois de protection des enfants ont été organisés. A l’issue de ce travail, 1800 élèves sont sur le point d’avoir des extraits de naissance. La coordonnatrice du projet a rappelé que Caritas/Saint-Louis, à travers son programme « Claire Enfance », accompagne l’Etat depuis plusieurs années dans le domaine de la protection des enfants. 

Mbagnick Kh. DIAGNE

La commune de Ngeuniène a procédé à la traditionnelle cérémonie de remise de fournitures scolaires aux élèves de l'élémentaire hier. La dotation s'élève à 10 millions de francs Cfa. Les quatre Collectifs des directeurs d'école (Codec) de la commune de Ngueniène ont reçu hier un important lot de fournitures scolaires composé de cahiers, de craies, d’ardoises, de rames de papier, de produits d'entretien. Cet appui constitue, selon Étienne Sarr, premier adjoint au maire, une contribution de l'équipe municipale à la bonne marche de l'éducation à côté de l'Etat du Sénégal et des partenaires de la coopération décentralisée. « Cet appui d'un montant de plus de dix millions de francs Cfa est un effort important de la commune compte tenu de la faiblesse des moyens », a indiqué M. Sarr. Selon lui, la commune continuera à consentir des efforts quel que soit le montant des recettes de l'année budgétaire. Le représentant des Codec a, pour sa part, salué ce geste et assuré une bonne utilisation de ces fournitures. Aliou Sène a invité la municipalité à procéder très tôt à la remise des fournitures les années à venir pour que le concept « Oubi tey, jang tey » soit effectif dès la rentrée scolaire. Le représentant des parents d'élèves a abondé dans le même sens.

Pour la responsable de la commission éducation, la commune fait beaucoup d'efforts en matière d'éducation. D’après Ami Diome Thiam, l'équipe municipale, en plus des fournitures scolaires, apporte son soutien aux candidats à l'entrée en sixième, au Bfem et au baccalauréat.

S. O. F.

La Sonatel a offert 100 casques de protection et 500 gilets fluorescents à la ville de Thiès. La cérémonie de remise de ce matériel destiné aux conducteurs de motos Jakarta a lieu avant-hier dans la cours de la mairie.

Le matériel remis à la ville de Thiès entre dans le cadre de la politique de renforcement des actions de prévention routière. L’objectif du don de la Sonatel vise à encadrer les conducteurs de motos Jakarta dans l’optique de faire moins d’accidents et, par ricochet, moins de victimes. Un choix qui a conduit, selon le maire Talla Sylla, à mettre en place la Direction de la surveillance urbaine et de la citoyenneté pour promouvoir l’élitisme citoyen, le garant le plus sûr de la sécurité pour tous. « Alors, c’est une grande fierté que nous recevons les conducteurs de Jakarta à l’hôtel de ville pour marquer cet évènement magnifiant l’étroite collaboration entre la Sonatel et notre collectivité locale », a souligné Talla Sylla, maire de la ville de Thiès.

Profitant de l’occasion, Talla Sylla a rappelé aux conducteurs de Jakarta que ces équipements que l’autorité municipale vient de recevoir de ses partenaires ont une seule finalité : réduire le nombre d’accident. « Alors, j’attends de vous un meilleur comportement dans la circulation. Je ne veux plus voir de surcharge de femmes enceintes, plus de femmes avec un enfant sur le dos sur une moto. Je vous exhorte un respect strict du code de la route », a lancé le maire. Sur ces points, Talla Sylla a annoncé que dès le 30 octobre prochain, tout conducteur de Jakarta qui circule sans casque, sera arrêté par les forces de sécurité. « Nous avons sensibilisé, accompagné mais nous sommes arrivés à la phase de mise en œuvre sur le terrain. Sur ce, je serai intraitable même si vous savez toute la tolérance dont j’ai toujours fait montre concernant les conducteurs de motos Jakarta », a-t-il averti. La fondation Sonatel, en plus du don, a réhabilité le bâtiment E du lycée El hadji Malick Sy de Thiès. La cérémonie de réception dudit bâtiment est prévue mardi prochain.

Mbaye BA

La commune de Gainthe Kayes dans le département de Nioro fait partie des anciennes communautés rurales propulsées au rang de commune de plein exercice à la faveur de l’Acte 3 de la décentralisation. Un nouveau statut qui charrie de fortes attentes de la part des populations qui veulent sortir de l’enclavement et tendre vers l’émergence.

Gainthe Kayes. Cette commune qui a accusé beaucoup de retard dans son développement malgré ses énormes potentialités, commence à prendre son envol économique. Il a fallu l’arrivée du maire Momath Ndao pour que cette commune de 30.000 âmes qui abrite 39 villages s’installe dans une dynamique d’émergence. « Notre crédo est de renforcer les acquis trouvés sur place et de transformer les contraintes en opportunités », a expliqué le maire Momath Ndao. Avec 23 écoles publiques, deux collèges modernes et deux collèges franco-arabes, Gainth Kayes ne se trouve pas parmi les moins lotis en termes d’infrastructures. L’urgence pour son maire est de doter la commune d’un lycée. Car, la localité, enclavée est très éloignée des endroits où sont érigés des lycées, notamment Ndoffane, Nioro, etc.

Sur le plan agricole, Gainthe Kayes qui se situe dans le département de Nioro, bastion important pour les cultures vivrières et de rente, affiche de réelles ambitions et se positionne comme une localité incontournable dans le cadre du plan de développement de la région de Kaolack. La mairie, sur le plan de la santé, dispose de trois postes de santé et d’une ambulance. A l’image de beaucoup de communes du pays, celle de Gainth Kayes regorge d’énormes potentialités hélas méconnues des populations elles-mêmes !

C’est en tout cas l’avis du maire qui cite en premier la jeunesse qui est le fer de lance de toute action de développement d’envergure ! Selon lui, le Plan Sénégal émergent ne s’y trompe pas en misant sur une jeunesse bien formée et consciente de ses responsabilités pour porter le flambeau. Momath Ndao compte d’ailleurs s’appuyer sur ces leviers pour former les jeunes et sortir la commune de l’enclavement.

Il a rappelé que les activités principales des populations restent l’agriculture au sens large et le commerce. Avec l’accompagnement des programmes de l’Etat à travers la dotation de semences de qualité, d’intrants et de matériels agricoles à temps, il est possible de doubler voire tripler les revenus des agriculteurs par les cultures de rente. Ce qui permettra d’atteindre l’autosuffisance en riz dans cette zone.

Les domaines agricoles communautaires, vision d’avenir du président de la République pour résoudre le problème du chômage des jeunes en particulier, sont la voie idoine pour asseoir un développement dont le moteur a fait ses preuves dans toutes les sociétés émergentes.

Elimane FALL

Le centre régional hospitalier de Ziguinchor vient d’être doté d’un forage et d’un château d’eau flambant neufs. Les deux ouvrages, financés par l’Ong Direct Aid Society (ex-Ama) à hauteur de 42 millions de francs Cfa, ont été inaugurés mettant désormais l’hôpital régional à l’abri des coupures d’eau auxquelles il était confronté dans son fonctionnement correct. La cérémonie d’inauguration du forage et du château d’eau du centre régional hospitalier de Ziguinchor a été présidée par l’adjoint au gouverneur chargé du développement, Latyr Ndiaye, en présence du Dg de l’Ong Direct Aid Society, Mohamed Sneiba, du directeur de l’hôpital, Dr Martial Coly Bop, et de plusieurs autres personnalités. Visiblement satisfait de ces ouvrages qui viennent d’être mis à la disposition de son établissement, Dr Martial Coly Bop a assuré que lesdites infrastructures aideront à améliorer la qualité des soins des populations. Il a tenu à témoigner de la disponibilité et de la promptitude de l’Ong Direct Aid Society pour la réalisation rapide du forage et du château d’eau dont son établissement vient d’être pourvu, au grand bonheur de ses usagers. Les deux ouvrages qui viennent d’être inaugurés vont rendre maintenant le centre régional hospitalier autonome, en termes d’accès en d’eau potable. Le forage, d’une profondeur de 57 mètres, a un débit d’exploitation de 10 m3/heure. Quant au château d’eau qui est haut de 10 mètres, il a une capacité de 50 m3. Le directeur général de l’Ong Direct Aid Society, Mohamed Sneiba, et l’adjoint au développement du gouverneur, Latyr Ndiaye, ont insisté sur l’entretien de ces équipements pour leur assurer une pérennité.

El Hadj Moussa SADIO

L’académie de Kaffrine a honoré les acteurs, les élèves et les partenaires du système éducatif de la région. Plus d’une centaine de personnes ont été récompensées. Selon l’inspecteur d’académie Maba Ba, ces distinctions constituent une marque de reconnaissance aux hommes et femmes qui ont relevé la qualité de l’éducation dans la région.

La région de Kaffrine a fêté les élèves et les enseignants les plus méritants de cette année. Ils étaient plus d’une centaine  de personnes, enseignants, élèves et autres partenaires à recevoir des récompenses  offertes par l’inspection d’académie, en partenariat avec le Projet d’appui à l’éducation des filles dans seconde formule (Paef plus).

Cette initiative de l’académie est née d’une satisfaction relative aux bonnes performances scolaires réalisées par la région de Kaffrine ces dernières années. Performances obtenues grâce à un engagement et une détermination de tous les acteurs du système, y compris les élèves et les partenaires. En effet, depuis un passé récent, l’académie de Kaffrine faisait partie des cinq régions très en retard sur plan de l’éducation. Parmi les facteurs explicatifs de cette mauvaise posture, il y avait la question du pilotage à la base, le manque d’enseignants, une offre éducative insuffisante et inadaptée, l’insuffisance d’infrastructures scolaires adaptées, entres autres. Un ensemble de manquements et de besoins qui avaient comme conséquences  directes des taux de réussite et de scolarisation faibles, très en deçà  de la moyenne nationale.

Une situation qui perdure jusqu’en 2014, l’année à laquelle   l’inspecteur Maba Ba est porté à la tête de l’académie. Alors une nouvelle dynamique a été lancée pour impulser le secteur de l’éducation dans la région de Kaffrine. Des idées s’agitent, des innovations apportées, des projets et programmes mis sur pied, des engagements  et des contrats pris par tous les acteurs. Le tout  sous la supervision, l’encadrement et l’orientation de l’inspecteur Ba, qui  s’est engagé à relever les défis de l’école dans le Ndoucoumane.

Deux ans après, c’est-à-dire à partir de 2015-2016, élèves, parents, enseignants et autorités éducatives commencent à récolter les fruits d’un travail laborieux effectué avec concertation, dialogue, partage et dévouement de toute une région.

Ainsi, le taux brut de scolarisation, la diversification de l’offre éducative et le taux de réussite aux examens scolaires ont connu une nette amélioration : 57,42 % de réussite au Cfee et 57,22 % pour le Bfem, plaçant la région au 6e rang national. Avec ce grand bond en avant réalisé en deux ans, l’académie de Kaffrine quitte la poule des quatre derniers et rejoint le peloton des quatre premières académies du pays. Toutefois, l’inspecteur d’académie de Kaffrine invite ses collaborateurs à aller encore plus en avant. Dans leurs discours, le gouverneur de la région de Kaffrine, Jean Baptiste Coly, et le secrétaire général du ministère de l’Education nationale, Ousmane Sow, se sont félicités des performances réalisées par l’équipe de l’académie.

Pape Coly NGOME

C’est devant l’hôtel de ville que les étudiants ressortissants de Saint-Louis inscrits dans les universités de Bambey, de Ziguinchor et de Thiès ont tenu un point de presse pour fustiger leurs conditions de vie. Ils attirent ainsi l’attention des pouvoirs publics et des populations sur leurs difficultés qui ont pour noms la lenteur dans le paiement du loyer dans les régions où ils sont orientés pour des études supérieures. Ils courent derrière le conseil municipal de Saint-Louis pour le paiement de la location des bâtiments qu’ils occupent à Bambey, Ziguinchor et Thiès. Ils attendent aussi d’autres subventions qui leur permettront de dérouler leurs activités universitaires et de faire face à certaines charges sociales. Les étudiants saint-louisiens ont déjà contracté des dettes de loyer importantes. « Certains étudiants ont même été expulsés de leurs logements », a signifié le porte-parole. Le directeur de cabinet du maire, Ababacar Bitèye, a précisé que le retard de ces subventions est dû à des lenteurs administratives entre les services de la mairie et du Trésor public.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Vingt-quatre familles ont bénéficié d'un branchement au système d'égouts à Dalifort grâce à l’intervention de la députée Awa Niang, deuxième questeur à l'Assemblée nationale. La cérémonie a eu lieu hier au foyer des jeunes de Dalifort en présence des imams et délégués de quartiers de la commune.

Au cours de la cérémonie, le deuxième questeur à l’Assemblée nationale a expliqué que c'est une promesse qu'elle vient d'honorer, après l’avoir faite à la population de Dalifort. Elle consistait à offrir à cette population son premier salaire de député dans cette treizième législature. « A la deuxième législature, mon premier salaire avait coïncidé avec les inondations. C’est alors que j'avais utilisé mon premier salaire de député pour l'achat de matériels de pompage que j'avais remis aux communes sinistrées du département de Pikine », a-t-elle indiqué. Cette fois-ci, le premier salaire de la députée a servi à des frais de branchement au réseau d'égouts en faveur de familles démunies. Une manière de contribuer à l’effort des autorités étatiques pour apporter une réponse au problème d’assainissement de la localité. En effet, vingt-quatre familles démunies vont être prises en charge dans le cadre de la première phase du programme d’assainissement mis en place par l’Etat du Sénégal. « Le président de la République a réalisé un programme d'un montant de neuf milliards de FCfa  à Dalifort. Pour être branchée au réseau, chaque famille doit verser trente-six mille (36.000 FCfa) au titre de la première phase sur le point d'être bouclée. Seulement, il y a des maisons qui ne sont pas encore branchées au réseau car leurs propriétaires n'ont pas les moyens financiers de le faire », a-t-elle soutenu. « C'est pourquoi, j'ai pris sur moi de venir à leur rescousse en remettant à chacune de ces familles le montant à verser pour leur faire bénéficier de ce service. Il est important de retenir qu’une fois que le projet sera bouclé, chaque famille qui désire se brancher au réseau devra débourser une somme avoisinant les quatre cents mille francs Cfa », a-t-elle ajouté. En outre, la députée a remis une somme d'un million au délégué de quartier des Niayes à la cité Darou Salam n'ayant pas accès jusqu'ici à l'eau potable. Cette enveloppe représente les frais d'abonnement à la Sones afin que les habitants de ce quartier puissent avoir accès à l'eau potable. Dans leur intervention, tous les imams et délégués de quartiers ont salué le geste du deuxième questeur de l’Assemblée nationale.

Abdou DIOP

Les autorités étatiques veulent fixer des jeunes Sénégalais dans leurs terroirs. Un programme de création d’emplois dans les zones de départ pour freiner l’émigration des jeunes a été présenté hier, à Saint-Louis, à l’adjoint au gouverneur chargé du développement, aux chefs de services régionaux et élus locaux.

L’Etat, en partenariat avec l’Union européenne (Ue), a mis en place un programme de création d’emplois dans les zones de départ pour freiner l’émigration des jeunes. L’information a été donnée hier à Saint-Louis par le secrétaire général de l’Agence de développement et d’encadrement des petites et moyennes entreprises (Adepme), Dr Mbaye Jean Marie Diouf. Il a pris part au comité régional de développement (Crd) consacré à la présentation du programme « Développer l’emploi au Sénégal : renforcement de la compétitivité des entreprises et de l’employabilité dans les zones de départ ». Ce programme est financé, selon lui, par l’Union européenne. Dr Diouf a relevé que l’Adepme, en collaboration avec les bureaux de mise à niveau, va encadrer et appuyer 250 entreprises ayant accès aux services non-financiers. Il a informé que 3500 entreprises seront formalisées en vue de faciliter leur accès au financement. Plus de 4000 acteurs seront appuyés dont 160 intervenants locaux spécialisés dans le conseil, a-t-il indiqué. Il ajouté qu’une subvention de 1.426.200.000 de FCfa sera accordée aux petites et moyennes entreprises (Pme) afin de renforcer le tissu des entreprises locales et de susciter la création de richesses et d’emplois dans les zones de départ. C’est dans ce cadre que l’Union européenne finance, au Sénégal, un programme dénommé : « Développer l’emploi au Sénégal : renforcement de la compétitivité des entreprises et de l’employabilité dans les zones de départ, pour un montant total de 40 millions d’euros sur une durée de 48 mois. En présidant cette rencontre, l’adjoint au gouverneur chargé du développement, Sahite Fall Fall, a indiqué que ce programme permettra d’élargir l’accès équitable à la formation professionnelle, de faciliter l’accès au financement pour les Pme et les projets d’auto-emploi des jeunes bénéficiaires. Le programme sera une occasion de sensibiliser les jeunes sur les réalités des parcours migratoires clandestins. M. Fall a rappelé que ce programme permettra au Sénégal de faire face à l’épineux problème de l’emploi dans les régions de départ des jeunes Sénégalais candidats à l’émigration clandestine vers l’Europe. La mise en place de Pme crédibles et fortes dans le delta et la vallée du fleuve Sénégal aidera, à coup sûr, à l’Etat de lutter contre l’émigration clandestine et l’exode rural. « Avec ce programme, les jeunes auront la possibilité de travailler, de gagner honnêtement leur vie, à la sueur de leur front et de se fixer définitivement dans leur terroir », a ajouté l’adjoint au gouverneur. Les régions de Kolda, de Ziguinchor, de Sédhiou, de Kédougou, de Saint-Louis, de Tambacounda, de Louga, vont porter ce programme.

Mbagnick Kharachi DIAGNE avec (APS)

Pencum Saloum est le nom d’un nouveau mouvement de la société civile Kaolackoise dans lequel on retrouve le coordonnateur de Y’en a marre, Fadel Barro, et qui se propose de fédérer les initiatives autour de cette région. Premier chantier : imposer une gestion transparente au sein de la commune de Kaolack.

Pour son lancement, Fadel Barro et ses camarades du mouvement Pencum Saloum n’ont pas fait dans la dentelle. Ils se sont attaqués vigoureusement à la gestion de la principale collectivité locale de la région : la commune de Kaolack. Une première salve pour donner le ton sur les objectifs de l’association et de ses stratégies. « Pencum Saloum est un mouvement apolitique qui vise à défendre les intérêts des Saloum Saloum qui sont ici à Kaolack et ailleurs », a d’emblée précisé le responsable du mouvement Y’en a marre qui a été désigné porte-parole de la nouvelle structure. Le lancement officiel du mouvement au quartier périphérique de Thiofac au Nord-est de la capitale régionale a servi à un tir groupé contre l’institution municipale de Kaolack. « Nous fustigeons la gestion opaque de la mairie de Kaolack ou le gré à gré est érigé en règle, à l’exemple de la construction du marché de Médina Baye dont les travaux ne sont toujours pas terminés », a-t-il déploré. Il a ainsi exigé le respect par l’équipe municipale des règles de transparence régissant l’octroi des marchés publics et la prise en compte de l’intérêt général dans la gestion de la collectivité décentralisée. Le mouvement s’est aussi invité dans le débat soulevé récemment par « l’opposition au conseil municipal ».

Selon Fadel, il y a un manque de considération manifeste des élus envers les populations qui s’expriment à travers un absentéisme assumé de la part de certains conseillers municipaux avec la complicité du bureau. Il a invités les 13 élus mis en cause à venir accomplir leurs missions sous peine de devoir répondre à une plainte que le mouvement compte déposer à cet effet. La commune de Kaolack n’est pas la seule dans le collimateur des membres de Pencum Saloum, d’autres collectivités locales dans la région seront ciblées par de pareilles plaintes, a indiqué Fadel Baro.

Elimane FALL

Dans le cadre de la mise en œuvre de ses activités, le projet intitulé « Développement durable par les énergies renouvelables au Sud-est du Sénégal » organise, depuis hier, à Ziguinchor, une session de formation de quatre jours sur les techniques d’installation et de maintenance des centrales solaires en direction de 80 jeunes.

Le projet de « Développement durable par les énergies renouvelables du Sud-est du Sénégal » est en train d’outiller les jeunes de la région de Ziguinchor. L’objectif est d’aider ces derniers à s’insérer dans le marché du travail. Selon un de ses responsables, en l’occurrence Siré Abdoul Diallo, le projet « Développement durable par les énergies renouvelables au Sud-est du Sénégal » est cofinancé par l’Union européenne et l’Agence sénégalaise d’électrification rurale (Aser) à hauteur de 8,6 millions d’euros. Il vise, entre autres, l’électrification rurale par système solaire de 40 villages au Sud-est du Sénégal, notamment dans les régions de Ziguinchor, de Sédhiou, de Kolda et de Tambacounda. Le projet prévoit également d’électrifier 105 petites et moyennes entreprises qui évoluent dans les secteurs de l’agriculture et de la petite industrie. Il est aussi prévu d’électrifier environ une centaine de centres communautaires de santé, d’écoles et de lieux de culte. La finalité du projet est de résorber le déséquilibre qu’il y a entre les différentes régions dans la création d’entreprises, de richesses et de confort, y compris en milieu rural, mais surtout de donner la place qu’il faut à la technologie du solaire. Pour leur contrepartie, les villages bénéficiaires du projet, à en croire M. Diallo, ont apporté la main-d’œuvre et mis à la disposition les superficies nécessaires pour l’installation des centrales solaires.

Les chefs de village et les différentes autorités locales ont été remerciés. « Ces derniers n’ont ménagé aucun effort pour mobiliser toutes les ressources nécessaires à la mise en œuvre du projet », s’est réjoui M. Diallo, par ailleurs coordonnateur de projets au Centre pour les énergies renouvelables et les systèmes énergétiques de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao).

El Hadj Moussa SADIO

La réunion entre le Coordonateur de l'Unité de coordination de la gestion des déchets solides (Ucg) et les concessionnaires à la demande du ministre de la Gouvernance locale, a débouché sur la levée de leur mot d’ordre de grève pour une semaine. Ils ont expliqué leur décision par le souci de « permettre au gouvernement de trouver les moyens de financer au moins les deux prochains mois ». Les concessionnaires espèrent qu'une solution définitive sera trouvée pour apurer la dette de 5 milliards de FCfa que l’Etat leur doit, soit six mois d’arriérés. « Nous avons décidé de surseoir à notre mot d’ordre de grève pour quelques jours afin de permettre au gouvernement de trouver au moins de quoi honorer les deux prochains mois et voir comment il peut nous aider à régler nos problèmes », a déclaré Issa Seck, un des concessionnaires. Il s’agit, entres autres, de l’apurement du reliquat des sommes dues qui s'élève à environ 5 milliards de FCfa. « Nous avons été reçus pendant toute une après-midi, à la demande du ministre de tutelle, par Ibrahima Diagne, le coordonateur de l’Ucg pour qu’il puisse trouver avec le gouvernement les moyens de financer au moins les deux prochains mois », a-t-il expliqué. Selon Issa Seck, les concessionnaires sont restés six mois sans être payés par l’Ucg et l’Etat et estime qu’ils sont à bout de souffle. Cependant, les concessionnaires regrettent que « le gouvernement n’ait pas intégré le fait que les déchets solides connaissent, chaque année, une croissance en tonnage corrélativement avec la croissance démographique ». « Chaque année, on cumule des déficits jusqu’au moment où on fixe le budget et on essaie de fonctionner», a déploré Issa Seck, un des concessionnaires. C’est le cas du budget actuel de 10 milliards de FCfa fixé depuis 2010 alors que, souligne-t-il, « la facture croît d’année en année ». En 2017, le déficit est estimé à huit mois sur douze, selon Issa Seck.

Mamadou Lamine DIEYE

Le gouverneur de la région de Saint-Louis, Alioune Aïdara Niang, a présidé hier la réunion du Comité régional de développement (Crd) sur le rapport provisoire de diagnostic du territoire national. Il a rappelé à cette occasion que le Sénégal a fait des efforts louables pour corriger de nombreuses disparités, discriminations et autres injustices sociales longtemps notées entre collectivités locales.

Dans le cadre de la mise en œuvre de l’Acte 3 de la décentralisation et du Plan Sénégal émergent, le Sénégal a déployé de gros moyens pour réussir ces deux concepts de développement. Selon le gouverneur de Saint-Louis, ces avancées significatives ont été notées dans la mise en œuvre de l’Acte 3 de la décentralisation et du Plan Sénégal émergent. Le chef de l’Etat est engagé à travers cette politique à sortir le Sénégal de l’engrenage de la pauvreté pour le mettre définitivement sur la voie de l’émergence.

Selon Alioune Aïdara Niang, l’Acte 3 et le Pse sont des réformes ambitieuses qui ont pour objectifs majeurs de mettre en place des territoires viables, compétitifs et de corriger les insuffisances et les déséquilibres territoriaux. Ce qui permettra, à long terme, au Sénégal d’être prospère et de bénéficier largement d’une transformation structurelle, économique et sociale du pays. Pour le gouverneur de Saint-Louis, le Programme national d’aménagement et de développement territorial (Pnadt) s’inscrit dans un processus inclusif et participatif. C’est une manière de partager avec les acteurs le rapport provisoire de diagnostic du territoire national. D’après Alioune Aïdara Niang, la région Saint-Louis dispose d’un potentiel économique important avec l’agrobusiness, fort d’un investissement de 650 milliards de francs Cfa qui va permettre la création de plus de 10.000 emplois. Il a souligné que la région de Saint-Louis bénéficie du Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc). Lequel a permis une transformation positive du visage économique de la région en termes d’infrastructures routières pour désenclaver certaines zones rurales, mais aussi régler la question de l’accès à l’eau, à l’électricité et à la santé. Le directeur général de l’Anat, Mamadou Djigo, a précisé que la structure qu’il dirige a fait un diagnostic sans complaisance du territoire.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

L’Agence de développement municipal (Adm) a mis à la disposition des agences régionales de développement (Ard) un manuel de procédures administratives et financières. Le document a été validé au cours d’un atelier tenu à Dakar hier.

Les agences régionales de développement (Ard) disposent désormais d’un manuel de procédures administratives et financières. Ce document va permettre à ces structures d’accompagnement de l’Etat au niveau local de pouvoir exécuter leurs projets en se conformant à des normes administratives et comptables de standards internationaux. L’atelier de validation du document s’est déroulé à Dakar hier. Il a été présidé par le directeur de cabinet du ministre de la Gouvernance territoriale, du Développement et de l’Aménagement du territoire, Alassane Seydou Sow. Ces Ard n’ont jamais disposé d’un manuel de procédures pour « organiser la gestion administrative, technique et financière de leurs interventions ». Le manuel de procédures sera comme une plateforme d’échanges entre les différentes Ard pour partager les bonnes pratiques. M. Sow indique que la décision de l’Etat du Sénégal de doter les Ard d’un manuel de procédures entre dans le cadre de la préparation de la mise en œuvre du Programme d’appui aux communes et aux agglomérations du Sénégal (Pacasen). En effet, le Pacasen qui sera mis en œuvre dans 123 communes du pays pour une durée de cinq ans vient récemment de bénéficier d’un financement de la Banque mondiale et de l’Agence française de développement (Afd) pour un montant cumulé de plus de 156 milliards de FCfa.

Plus de crédibilité pour les Ard
Ces ressources financières sont destinées aux collectivités locales. Mais ces dernières ont besoin d’être aidées pour disposer d’une bonne capacité d’absorption des ressources dédiées par le Pacasen. Les agences régionales de développement pourront alors épauler ces collectivités locales à concevoir et mettre en œuvre des projets qui seront bénéfiques aux populations. D’après le directeur de l’Agence de développement municipal (Adm), Cheikh Issa Sall, les Ard vont jouer un « rôle extrêmement important » dans la mise en œuvre du Pacasen en coachant les collectivités locales. Ainsi, pour jouer ce rôle d’encadrement des collectivités territoriales, les agences régionales de développement ont aussi besoin d’un manuel de procédures pour être « plus organisées, compétentes et efficaces ». Pour cela, informe Cheikh Issa Sall, l’Adm a pris l’initiative de concevoir ce manuel de procédures. « Dans le cadre de ce nouveau programme, la mesure de la performance sera un élément extrêmement important. Le manuel de procédures va permettre à ces Ard de pouvoir exécuter leurs activités dans la transparence, la célérité et l’efficacité attendues par les collectivités territoriales qu’elles encadrent et qu’elles accompagnent », a expliqué le directeur général de l’Adm.

En plus, le manuel de procédures va renforcer davantage la crédibilité des agences régionales de développement. Selon le Dg de l’Adm, ce document va augmenter le « capital-confiance » que les partenaires financiers ont vis-à-vis des Ard. « Avec ce manuel de procédures, tous les partenaires techniques et financiers sauront que s’ils mettent leur argent dans ces Ard, elle sera bien gérée et ira directement vers les objectifs définis, à savoir le renforcement de l’autorité territoriale et le bien-être des populations », croit Cheikh Issa Sall.

Aliou Ngamby NDIAYE

Louga a abrité le premier atelier régional de partage du bilan diagnostic du Plan national d’aménagement et de développement territorial (Pnadt) hier.

Le processus est lancé. Et c’est Louga qui ouvre le bal. Saint-Louis et Matam sont les prochaines étapes. En réalité, toutes les capitales régionales vont tenir des Comités régionaux de développement (Crd) de présentation du bilan diagnostic du Plan national d’aménagement et de développement territorial (Pnadt). L’idée est de réunir les acteurs à la base pour recueillir leurs suggestions, attentes et préoccupations. L’objectif recherché est de favoriser l’élaboration d’un Plan national qui va promouvoir le développement du Sénégal à travers ses territoires par une bonne structuration de l’espace et une valorisation durable des ressources. L’atelier de Louga tenu hier a connu un réel succès. Elus locaux, représentants de la société civile, du secteur privé, des organisations paysannes, chefs de service et autorités administratives ont activement pris part aux travaux. Ils ont parcouru le document, apporté leurs contributions et échangé avec l’équipe conduite par Mamadou Djigo, directeur de l’Agence nationale de l’aménagement du territoire (Anat). Le gouverneur de Louga qui a présidé les travaux s’est réjoui de la tenue de cette rencontre de « haut niveau » qui constitue un important cadre d’échanges sur les questions majeures de développement. « C’est un moment d’une importance cruciale dans la mise en œuvre, le suivi et l’évaluation des actions d’aménagement et de développement territorial de la région », a dit Alioune Badara Mbengue. Louga dispose de réelles potentialités naturelles, économiques et culturelles mais des contraintes plombent les efforts entrepris pour son développement. Parmi ces contraintes, le gouverneur Mbengue relève les incohérences territoriales, l’enclavement de beaucoup de zones, les problèmes de répartition des infrastructures socio-économiques dans l’espace, de polarisation et de connectivité dans la hiérarchie fonctionnelle des établissements humains et les problèmes de jonction et d’ouverture de la région par rapport aux autres régions frontalières. Les participants espèrent que le Plan national d’aménagement qui sera élaboré permettra justement à Louga de corriger ces contraintes et favoriser le décollage économique de la région. « Nous avons beaucoup d’espoirs parce que le Plan est un outil d’aide à la planification et à la prise de décision », a souligné Yéri Ba, secrétaire général du Conseil départemental de Louga. Son collègue de Kébémer, Boubacar Diallo, est du même avis, soutenant que « le développement, c’est d’abord et avant tout une question d’équilibre et d’harmonie ». Tous attendent des mesures concrètes allant dans le sens de valoriser les filières locales au bénéfice notamment des femmes et jeunes porteurs de projets.

Abdoulaye DIALLO (Correspondance particulière)

Serigne Bassirou Mbacké Abdou Khadre a fait une déclaration, hier, à la résidence Khadim Rassoul, au nom du khalife général des mourides, Cheikh Sidy Mokhtar Mbacké. A cet effet, il a annoncé la construction de 3 marchés pour recaser les déguerpis.

« Serigne Cheikh Sidy Mokhtar Mbacké a recommandé le recensement des personnes déplacés et leur recasement. Nous en avons déjà discuté avec les autorités gouvernementales et il est prévu, à cet effet, la construction de trois marchés et finir la construction d’un marché déjà ébauché. Le khalife général a demandé au sous-préfet, que les déguerpis des grand axes de la ville soient les premiers servis », a dit Serigne Cheikh Bassirou Mbacké Abdou Khadre. Il a expliqué, auparavant, que dans l’exécution de ces désencombrements, il n’y a pas deux poids deux mesures. « Personne n’a été épargné. Le traitement a été uniforme aussi bien les descendants de Serigne Touba que les habitants venus d’ailleurs. Des bruits faisant état de démolition de lieux de prières ont circulé, mais même si cela a été le cas, tout a été fait dans le respect des normes de construction », a-t-il précisé.

Selon le porte-parole du Khalife, le maire, Abdou Lahad Kâ et les hommes préposés à cette tâche, ont bien exécuté leur mission. « Aux victimes du marché Ocass, je vous recommande de vous approcher de Serigne Cheikh Bara Lahad, votre interface avec le khalife général, tout le nécessaire sera fait en fonction de la recommandation », a-t-il ajouté. Il a encore rappelé que l’ambition du fondateur de la ville sainte ainsi que de ses différents successeurs a toujours été de la doter d’une belle architecture, notant que Touba est une ville qui a gagné de plus en plus d’audience depuis sa consécration comme « Ville modèle » par l’organisme des Nations-unies pour les établissements humains à Istanbul, en 1996.

Serigne Bassirou Mbacké Abdou Khadre a aussi rappelé aux disciples que ces travaux sont les deux recommandations du khalife général, émises lors du sermon de la tabaski : la première était liée à l’élargissement des rues, d’où le déguerpissement, le second évoquait le nettoiement de la cité par les disciples de la communauté Baye Fall. « Il est évident que les populations les ont bien respectées. L’exécution du ndiguël est synonyme de bienfaits. Tout ce que le khalife agrée ou prohibe, n’est autre que source de bienfaits pour les disciples », a-t-il soutenu.

Mamadou DIEYE

La situation phytosanitaire est relativement calme dans les départements de Médina Yoro Foulah et de Vélingara tandis qu’à Kolda il y a l’apparition de Spodoptera Sp (insectes qui envahissent les cultures). Ces insectes sont bien surveillés par le Service départemental du développement rural.

Les paysans n’ont aucun souci à se faire après l’apparition des insectes qui envahissent des cultures (Spodoptera Sp) dans le Sud du département de Kolda. Toutes les mesures nécessaires ont été prises par les équipes de la Base de surveillance et d’avertissement agricole (Bsaa) de Kolda et du Service départemental du développement rural (Sddr) pour enrayer cette menace. C’est du moins ce qu’indique Adjiboulaye Sidibé, directeur régional du développement rural (Drdr) de Kolda, qui rassure les producteurs. « Dans le département de Kolda, les dernières opérations de prospection effectuées par les équipes de la Base de surveillance et d’avertissement agricole (Bsaa) de Kolda, de concert avec le Sddr, font état de la présence de Spodoptera Sp, notamment sur l’axe Kolda-Dioulacolon-Salikégné-Coumbacara-Dabo-Saré Ilaly. Ces opérations de prospection menées par la Bsaa se poursuivent. Elles permettent de mener en même temps une campagne de sensibilisation et d’information des Comités de lutte villageois (Clv) sur la nécessité de redoubler de vigilance surtout à l’apparition d’autres ravageurs tels que les cantharides sur les derniers semis », déclare-t-il. Il estime en revanche que la situation phytosanitaire dans les départements de Vélingara et de Médina Yoro Foula ne suscite aucune inquiétude. La région de Kolda dispose de suffisamment de produits pour pouvoir faire face à toute éventualité. En effet, outre la dotation de 2 tonnes de produits Pp qui avaient été réceptionnées au cours de la campagne agricole et qui sont destinées à la protection des cultures, la Bsaa de Kolda a également reçu 1,5 tonne de ce même produit pour assurer la protection des meules, selon Adjiboulaye Sidibé.

La pause pluviométrique qui avait été observée durant le mois de septembre dernier avait suscité l’inquiétude chez les producteurs qui avaient semé tardivement le maïs et le riz dans certaines zones. Mais les dernières précipitations qui avaient notées durant la première et la seconde décade du mois d’octobre ont permis d’apaiser ces craintes. C’est dire que les quelques rares producteurs qui ont souffert à la suite de ces dernières pluies ne peuvent aujourd’hui s’en prendre qu’à eux-mêmes dans la mesure où ils ont procédé à la récolte des cultures, notamment de l’arachide, sans tenir compte des prévisions météorologiques.

Mamadou Aliou DIALLO

La corvée d’eau relève désormais du passé à Djinkoré peulh, village situé à 7 kilomètres de Tambacounda. Ce village vient d’étrenner un nouveau forage et un château d’eau grâce au Projet d’approvisionnement en eau potable et d’amélioration des conditions d’hygiène dans des zones rurales. L’ouvrage hydraulique va également desservir 9 autres villages de la commune de Nétéboulou dans l’arrondissement de Missirah. 

Les filles de Djinkoré peulh (Tambacounda) et des villages environnants auront plus de temps pour se consacrer à leurs études. Djinkoré peulh vient d’étrenner un nouveau forage et un château d’eau  de 100 m3 sur  20 mètres de hauteur. Cet ouvrage hydraulique réalisé grâce à la coopération japonaise, notamment au Projet d’approvisionnement en eau potable et d’amélioration des conditions d’hygiène dans des zones rurales, dessert 9 villages avec 14 bornes fontaines, un abreuvoir, deux stations de charrettes pour un total de 20 264 mètres de linaires de canalisations. Ce projet du gouvernement japonais doté d’un budget de plus de 700 millions de Yenne, soit 3,5 milliards de francs Cfa, a permis de toucher 36 villages pour une population globale de 29 571 personnes dans trois régions que sont Tambacounda, Matam et Kédougou. L’inauguration du forage s’est déroulée en présence des autorités administratives et des partenaires du Sénégal.

L’aspiration à une vie meilleure était contrariée par le manque d’eau, souligne le gouverneur El Hadji Bouya Amar. Au fil des années, des générations des femmes ont hérité de la corvée d’eau. « Ici femmes et jeunes filles pouvaient passer des heures sans avoir suffisamment d’eau pour les besoins de la famille. Dans ce village, les pénuries d’eau ont été la cause d’absentéisme et d’abandon de l’école par des filles », a déclaré M. Amar. Avec ces ouvrages, il y aura des changements, dit-il. Parce que les filles auront plus de temps pour se consacrer à leurs études, souligne-t-il. Il a, dès lors, invité les populations à s’impliquer dans la gestion de ces ouvrages. « Le devoir de chacun est de veiller à la préservation de ces infrastructures et d’exercer un contrôle citoyen », a ajouté le gouverneur, tout en indiquant que le gouvernement à consacrer des investissements pour leur réalisation.

Le Projet d’approvisionnement en eau potable et d’amélioration des conditions d’hygiène dans des zones rurales est financé par le gouvernement japonais. Pour sa part, le directeur général de l’Ofor, Seyni Ndao, a indiqué que ce projet du gouvernement japonais a permis de procéder à cinq nouveaux systèmes d’adductions d’eau potable dans 36 villages dans les régions de Tambacounda, de Matam et de Kédougou et de toucher ainsi 29.571 personnes. Selon lui, ces réalisations constituent une « avancée significative dans l’amélioration des conditions de vie des populations et correspondent à la vision du président de la République qui fait de l’équité sociale un des piliers  du système de gouvernance ».

Zones rurales
Pour Mme KeiKo Egusa, chargée d’affaires à l’ambassade du Japon, l’objectif a été atteint à 118 % avec la supervision assurée par le consultant japonais Tecno. Depuis 40 ans, a-t-elle dit, le Sénégal coopère avec le Japon, ce qui a permis de mettre en place plus de 120 forages couplés avec des châteaux d’eau appuyés des systèmes d’adduction d’eau potable. A cela s’ajoutent deux subdivisions de maintenance de brigade de puits et forages qui ont permis de toucher plus de 2 millions de Sénégalais.

Le représentant-résident de l’Agence pour la coopération internationale (Jica) au Sénégal, Yuji Moriya, a souligné que ce projet rentre dans le cadre de l’aide financière non remboursable du Japon à travers la Jica. Pour le maire de Néttéboulou, Issa Signaté, il y aura moins de maladies diarrhéiques grâce à cette réalisation. « L’eau, c’est la vie. L’hygiène, c’est la dignité », s’est réjoui M. Signaté, saluant la politique du gouvernement du Sénégal, qui fait en sorte que partout où il y a un point d’eau qu’il y ait des services d’accès à l’eau et à l’assainissement. C’est pour cela que, constate-t-il, les femmes peuvent se payer le luxe d’exploiter les périmètres maraîchers parce que les besoins primaires des usagers seront largement couverts.
Djinkoré peulh est le septième village à étrenner son forage réalisé sous le régime de Macky Sall dans la commune de Nétéboulou.             

Pape Demba SIDIBE

Le directeur général du Fonds de financement de la formation professionnelle, Dame Diop, a mis à la disposition des populations de Sédhiou des informations relatives à l’accès aux fond qui ont permis de financer la formation professionnelle et technique des jeunes du Sénégal. Les jeunes de Sédhiou n’ont pas bénéficié de ces financements pour se former dans des filières techniques faute d’information. Selon M. Diop, 3 018 jeunes ont été formés à travers le pays. D’après Dame Diop, il y a eu un problème de communication. C’est pour cette raison que les jeunes de Sédhiou n’étaient pas au courant de ces offres en formation. De nombreux chefs de services ayant pris part à la rencontre ont, eux aussi, déclaré ne pas être au courant de ce financement. Dame Diop a promis aux jeunes de la région de Sédhiou qu’ils seront pris en compte en 2018 où plusieurs offres de formations seront mises à leur disposition. Cette formation permettrait aux jeunes de participer au développement de leurs localités à l’image de l’immigré Sissao Dramé rentré au bercail. Ce dernier gère une exploitation avicole et peut former des jeunes qui veulent embrasser cette activité. Au cours des débats, des enseignants, soucieux de devenir de certains élèves non performants à l’école, souhaitent qu’ils soient orientés vers l’enseignement technique. L’inspecteur d’académie reconnaît la pertinence de la proposition. Il a rappelé que cela se fait déjà. L’adjoint au gouverneur en charge du développement qui a pris part à la rencontre a promis de mettre sur pied une commission qui s’occupera du suivi de ce projet. 

Malamine KAMARA  

Près de 2500 ménages vulnérables répartis dans 26 communes de la région de Kolda ont bénéficié du projet intégré de nutrition dans les régions de Kolda et de Kédougou (Pinkk) dans le cadre de la lutte contre la malnutrition. Ce projet a donné de bons résultats puisque la malnutrition a baissé dans la région, notamment dans le département de Médina Yoro Foulah.

Les populations de la commune de Dinguiraye, département de Médina Yoro Foulah, poussent un ouf de soulagement. La malnutrition qui constituait naguère une préoccupation pour les enfants de zéro à 5 ans et les femmes est en passe d’être éradiquée grâce à l’appui du Projet intégré de nutrition dans les régions de Kolda et de Kédougou (Pinkk). Ce projet qui est financé par la coopération canadienne vise à renforcer les initiatives de sécurité alimentaire et de résilience des ménages vulnérables par la mise en place des activités dans les domaines de l’élevage d’espèces à cycle court, des potagers familiaux et de l’arboriculture fruitière, entre autres. Cette initiative vivement saluée par les bénéficiaires va assurer la disponibilité permanente de produits alimentaires à haute valeur nutritive pour les ménages les plus vulnérables et à combattre la malnutrition et l’insécurité alimentaire qui sévissent dans cette zone frontalière avec la Gambie. « Les enfants de zéro à 5 ans sont souvent confrontés à la malnutrition mais l’appui de ce projet leur a fait beaucoup de bien dans le domaine de la nutrition. Les apports nutritifs des aliments aident l’enfant à augmenter sa croissance », déclare Ifra Ka, porte-parole du chef du village de Darou Kahène. C’était lors de la visite des initiatives du Pinkk effectuée, lundi, dans sa localité par les membres du comité régional de développement de Kolda, des représentants d’Ong et des partenaires au développement. Des diplômes de reconnaissance ont été remis aux acteurs communautaires pour leur appui dans l’amélioration de la sécurité nutritionnelle des femmes et des enfants de la commune de Dinguiraye. Environ 2500 ménages vulnérables répartis dans 26 communes de la région de Kolda bénéficient de ce projet qui contribue à l’amélioration durable de la sécurité nutritionnelle de ces familles. « Nous avons eu à visiter un périmètre de maïs certifié et ensuite des jardins d’arrière-cours avec la population, notamment la papaye, la goyave et la patate douce à chair orange. C’est vraiment une bonne alimentation et une bonne nutrition pour ces ménages », a soutenu Modou Yéro Baldé, responsable de l’alimentation et de la nutrition de la région médicale de Kolda.

Mamadou Aliou DIALLO

Dans le cadre de la mise en œuvre de son projet d’amélioration des conditions de vie des enfants talibés et ceux en situation de vulnérabilité, l’Ong concept multiplie ses actions de bienfaisance. Elle a équipé et offert des fournitures scolaires à 100 élèves issus du milieu défavorisé de la ville de Saint-Louis. Ce week-end, les membres de l’Ong ont remis des kits scolaires à  150 autres élèves du département de Saint-Louis. La coordonnatrice de cette Ong, Mme Aïssatou Diallo Sall, a rappelé que son projet d’amélioration des conditions de vie des enfants en difficulté est financé par l’Union européenne pour une durée de quatre ans. Il couvre la période allant du 1er janvier 2016 au 31 décembre 2020. Ce projet, a-t-elle précisé, va contribuer à la promotion et au respect des droits des enfants au Sénégal, en améliorant leurs conditions de vie. Elle est largement revenue sur les zones d’intervention du projet, exhortant les parents d’élèves à veiller davantage sur l’éducation de ces derniers car ils sont le socle de l’émergence. L’ancien chef du service régional de l’Aemo, Baye Ndaraw Diop, a fait un exposé sur les droits et devoirs des enfants. Il a insisté particulièrement sur les tares de la société sénégalaise qui a des conséquences sur le fonctionnement de l’école. L’exposant a sensibilisé ses concitoyens à aider les enfants à faire valoir leurs droits. Les directeurs d’école qui ont bénéficié de ce don et les parents d’élèves ont salué ce geste humanitaire et citoyen de l’Ong Concept. L’école de Sanar a abrité la cérémonie officielle en présence des inspecteurs du district de Gandon venus représenter l’Ief.

Mb. Kh.DIAGNE

Les élus locaux sont en conclave à Saint-Louis pour réfléchir sur le concept de l’intercommunalité qui peut aider les communes à faire face aux catastrophes naturelles.

Face aux problèmes et défis de développement durable qui revêtent de plus en plus un caractère d’intérêt communautaire dans le département de Saint-Louis, avec la dégradation des ressources naturelles, notamment l’érosion côtière, la gestion des déchets, etc., il est nécessaire de mettre en place une coopération entre les collectivités locales et d’autres partenaires.

Cette coopération permettrait de pallier des manquements et de sauvegarder des ressources naturelles, a déclaré le directeur de l’Agence régionale de développement (Ard) de Saint-Louis, Ousmane Sow. Il s’exprimait au cours d’un atelier sur l’intercommunalité animé par le consultant Pape Mor Ndiaye, en présence du secrétaire général du Conseil départemental, Amath Dia, de la première adjointe au maire, Mme Aïda Mbaye Dieng, et d’une quarantaine de représentants des cinq communes du département de Saint-Louis. A cette occasion, Ousmane Sow a plaidé pour une unité des communes du département de Saint-Louis pour mieux exploiter, à travers de bons projets d’intercommunalité, des ressources naturelles dont dispose leur localité. Il s’agit du pétrole et du gaz découverts à Saint-Louis. Il a laissé entendre que l'intercommunalité peut permettre aux communes de Saint-Louis de mettre en commun leurs moyens pour atténuer les effets de certaines catastrophes naturelles telles que les raz-de-marée, les inondations dues aux eaux de pluie… Ousmane Sow a rappelé que le gouvernement du Sénégal, avec l’appui de la Banque mondiale, a initié le Projet de gestion des eaux pluviales et d’adaptation au changement climatique (Progep). L’objectif du Progep est d’améliorer la prévention des inondations dans la zone périurbaine de Dakar et de promouvoir la gestion urbaine durable dans des villes pilotes telles que Saint-Louis et Diamniadio. Mandao Guèye, expert de l’Ard et point focal du projet Intercommunalité, a précisé que l’Agence de développement municipal (Adm), structure d’exécution du Progep, envisage de promouvoir l’intercommunalité pour une gestion concertée des problématiques d’adaptation aux impacts du changement climatique et de « villes durables ». Il a souligné que dans le cadre de la sous-composante A3, l’Ard a été désignée pour accompagner la mise en place et l’animation de l’intercommunalité dans le département de Saint-Louis.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Dans le souci de mettre fin aux inégalités notées dans les municipalités, un Programme d’appui aux communes et aux agglomérations du Sénégal (Pacasen) a été mis en place. Il concerne 123 municipalités pour un montant de plus 156 milliards de francs Cfa. Ce programme devrait être opérationnel en 2018.

Pour rendre les territoires sénégalais viables, la Banque mondiale (Bm) et l’Agence française de développement (Afd) ont financé le Programme d’appui aux communes et aux agglomérations du Sénégal (Pacasen). L’exécution ou la mise en opération du Programme est dévolue à l’Agence de développement municipal (Adm) qui veut « bâtir des villes fortes ». Voulant informer de sa mission, l’Adm a organisé un atelier de restitution d’évaluation du système de gestion des aspects environnementaux et sociaux du Pacasen à Dakar hier. Selon Ahmed Fall, ingénieur écologue de la Banque mondiale, le Pacasen qui aura une durée de cinq ans (2018-2023) est financé à 280 millions de dollars américains, soit 156.214.800.000 FCfa, dont 210 millions de francs Cfa comme cofinancement de la Banque mondiale et l’Agence française de développement (Afd). A ces montants, il faut ajouter 70 millions de dollars de l’Etat du Sénégal. Le Pacasen touchera 123 collectivités locales ainsi que les administrations centrales. Ces structures bénéficieront de 25 % de l’enveloppe du programme gouvernemental à l’horizon 2022. Pour Ahmed Fall, le programme ne comporte pas de risque environnemental significatif. L’objectif du programme est d’améliorer les performances des collectivités locales impliquées dans la gestion des investissements publics pour la prestation des services locaux. Adama Guèye, chargé de projets techniques, des questions environnementales et sociales à l’Adm, a indiqué que le Pacasen appuiera le Programme d’opérationnalisation de l’Acte 3 de la décentralisation car la finalité du programme est d’améliorer la politique de décentralisation, la gouvernance territoriale et le financement du développement des collectivités locales.

Le Pacasen va aussi intervenir sur le dispositif national. Notre interlocuteur a affirmé que le système dudit programme est basé sur la performance. « Le projet va s’appuyer sur le Code de l’environnement. Nous sommes en phase de préparation. Des réglages doivent être faits pour son opérationnalisation à partir de 2018 », a affirmé M. Guèye, qui précise que le processus est déjà engagé.

Serigne Mansour Sy CISSE


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