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Régions (1962)

La question du genre est un enjeu de développement. D’où l’intérêt de l’institutionnaliser, selon le ministre de la Gouvernance locale, du Développement et de l’Aménagement du territoire qui présidait hier un atelier.

Abdoulaye Diouf Sarr, ministre de la Gouvernance locale, du Développement et de l’Aménagement du territoire (Mgldat), a présidé, hier, l’atelier d’installation des membres de l’Unité genre et de validation du rapport de l’audit genre de son département ; un document dont le travail a duré près de cinq mois.

Dans son propos, il a souligné que le genre constitue un enjeu fondamental de développement et de respect des droits de la personne. « Le président de la République Macky Sall place le genre au rang de ses priorités. La constitutionnalisation de l’égalité entre femmes et hommes, de même que la circulaire primatoriale  du 26 mars 2013 relative à la prise en compte du genre dans l’action gouvernementale en attestent amplement », a souligné le ministre.  Abdoulaye Diouf Sarr a souligné que son département s’est résolument engagé dans l’instauration d’une véritable culture du genre au sein des ses services centraux et déconcentrés afin que cette approche soit à terme généralisée et vécue le plus naturellement. « Les collectivités locales ne doivent pas être en reste ; elles doivent également développer des stratégies et mener des actions en vue d’une bonne prise en charge du genre », précise-t-il. S’il est convaincu que les acquis doivent être consolidés, il a souligné l’impérieuse nécessité de corriger les inégalités. C’est pourquoi il a appelé à relever le défi de l’institutionnalisation du genre dans son département ministériel.

Pour sa part, Ndèye Maty Ndoye  Seck, coordonnatrice de l’Unité genre au Mgldat, a fait comprendre que la politique genre permet de valoriser les potentialités humaines. « On ne peut pas avoir un développement durable sans la participation de toutes les catégories de la population. L’enjeu d’intégrer le genre permet de réduire des inégalités auxquelles nous devons faire face », a-t-elle affirmé.

Toutefois, Mme Seck a expliqué qu’on ne saurait institutionnaliser le genre sans une meilleure formation des femmes. «Tout repose sur leur capacitation afin d’atteindre les objectifs fixés », a indiqué la coordonnatrice de l’Unité genre au ministère de la Gouvernance locale.

Serigne Mansour Sy CISSE

Samedi dernier, en présence du préfet du département de Salémata, le programme Usaid/yaajeende a procédé à une cérémonie de placement d’actifs productifs dont 176 chèvres au profit des ménages vulnérables se trouvant dans la commune de Dakatéli (département de Salémata). L’objectif est de lutter contre la pauvreté dans la zone.

L’activité entre dans le cadre de l’extension du projet de développement agricole pour la sécurité alimentaire de l’Usaid/yaajeende. Ainsi, le programme de développement agricole et nutritionnel pour la sécurité alimentaire Usaid/yaajeende a procédé concrètement à un placement de 176 chèvres et de 210 poules, en collaboration avec la commune de Dakatéli, dans 125 familles en situation d’insécurité alimentaire. Dans ce sens, ledit projet mise sur l’implication des communes, leur participation à la chaîne de solidarité et à sa pérennisation. 

Ainsi, le coordinateur du projet Usaid/yaajeende à Kédougou, Modou Marie Diagne, en revenant sur l’importance de ladite initiative et son impact sur l’autonomisation des familles vulnérables, a soutenu : « c’est un placement d’actifs productifs. Le programme intervient dans des zones où la pauvreté est assez élevée comme Dakatéli. C’est pourquoi, pour accompagner ces ménages et les sortir de la pauvreté, le projet a pensé mettre à leur disposition des actifs productifs en plus des activités de nutrition et d’agriculture ». Il a renchéri que le choix de l’élevage du petit ruminant proposé aux populations n’est pas fortuit.

« Beaucoup d’activités sont développées dans le cadre de l’agriculture, de l’agroforesterie mais dans le domaine de l’élevage, la mise en place des animaux reste importante au vue des résultats qui ont été obtenus depuis 2011 auprès de certains ménages qui ont pu régler toutes ces questions de sécurité alimentaire », a-t-il précisé. 

A en croire Modou Marie Diagne, l’amélioration de la race  des petits ruminants dans des zones comme Dakatéli est un fait réel. « C’est ce qui a d’ailleurs motivé le programme à s’inscrire dans cette dynamique pour asseoir l’autonomisation des familles vulnérables dans ladite commune. Comme nous travaillons dans des zones où la pauvreté est accrue, nous nous sommes dit que le meilleur moyen de soutenir ces ménages vulnérables serait de mettre à leur disposition des actifs productifs qui permettront de sortir de ce carcan de pauvreté », a-t-il appuyé. Pour sa part, le maire de Dakétéli a salué la collaboration entre son institution et le programme Usaid/yaajeende qui, à son avis, ne ménage aucun effort pour l’amélioration des moyens de subsistance de ses populations depuis son implantation dans sa circonscription en 2011. Souaïbou Bah a aussi assuré que la mairie ne ménagera aucun effort pour la réussite du programme dans sa localité et a invité les autres projets et programmes à s’inscrire dans la dynamique tracée par le projet de développement agricole et nutritionnel pour la lutte contre l’insécurité alimentaire au Sénégal afin de vaincre la pauvreté dans la région de Kédougou.

Tout compte fait, le préfet du département de Salémata, Mamadou Khouma, s’est lui aussi félicité de l’appui apporté par le programme aux populations.

Amadou DIOP

Nombre de maires s’approprient malgré eux l’Acte 3 de la décentralisation. Mais selon l’édile Santi Sène Agne, non seulement cette réforme obère leurs recettes, mais  les empêche de faire des investissements massifs.   

«Dès l’instant que la réforme a été votée, il faut la positiver et corriger ses imperfections. Il faut donner plus de moyens aux communes si nous voulons atteindre nos objectifs ». Ces mots sont de Santi Sène Agne, qui, la semaine dernière, en marge d’une campagne de nettoiement, est revenu sur les difficultés quotidiennement vécues par les communes.

« Il n’y a aucune commune de Dakar qui ait engagé une politique d’investissement massif parce que toutes ont été plombées par la dévolution du personnel. Plus personne ne veut de centre de santé (…) ! L’intersyndicale des agents des collectivités locales demande leur retour en « ville ». Il est arrivé que des communes soient en cessation de paiement. Je touche du bois, ce n’est pas le cas pour la nôtre. Ce tableau n’est pas assombri, c’est la réalité quotidienne que nous vivons. Toute cette réforme a été faite sur fond de précipitation », explique-t-il. « Quand l’Acte 3 est entré en vigueur, nous n’avions pas les ressources humaines nécessaires pour aller capter les taxes nouvelles qui nous étaient dévolues », confesse M. Agne. Pour ce dernier, il faut une répartition équitable des taxes entre les villes, l’Etat et les communes. Mieux encore, il faut leur permettre de collecter d’autres impôts.  « Les taxes que nous avons sont très difficiles à capter. La principale taxe est l’Occupation de la voie publique (Ovp). Ce que les gens payent est très modique. Ces taxes-là ne sont pas opérationnelles », affirme-t-il. Le maire constate la difficulté à recouvrer la taxe sur la publicité, car le Sénégalais est rétif à payer les taxes. « Il a fallu des mois de négociation pour arriver à s’entendre. Toutes les taxes (Ovp, foncier non bâti…) réunies ne couvrent pas la moitié de notre budget prévisionnel. Les charges que nous avons bloquent toutes nos velléités d’investissement. Les caractéristiques de la décentralisation au Sénégal, c’est l’unicité de caisse. Les mairies ne gèrent pas leurs recettes. Elles sont gérées par le percepteur municipal qui est tenu de respecter la règle des dépenses obligatoires », souligne Santi Agne, qui affirme que les responsables municipaux sont entre la recherche de moyens et l’obligation de payer les salaires. « Il y a un accroissement de nos charges ».

Avant l’Acte 3, nous avions une charge salariale de 6 millions de FCfa par mois ; maintenant, avec la dévolution du personnel de la santé, les subalternes, le personnel de l’éducation, de l’état civil et de l’administration, nous sommes arrivés à plus de 15 millions de FCfa par mois. Dans le même temps, les fonds de dotation que nous recevions de la ville de Dakar, quand nous étions commune d’arrondissement qui étaient de 120 millions de FCfa, ont chuté jusqu’à 29 millions de FCfa. Cela veut dire qu’il y a un effet inverse entre les recettes et les charges », déplore Santi Sène Agne. « Nous savons ce que nous devons faire, mais nous n’avons pas les moyens de le faire », ajoute le maire.

Serigne Mansour Sy CISSE

Le mouvement « And Pikine rafète » (Apr) a tenu sa première rencontre avant-hier à Pikine. Son président a rappelé les objectifs qui sous-tendent l’existence de cette nouvelle structure de développement local.

Pour une première sortie, le mouvement « And Pikine Rafète » a réussi une grande mobilisation rehaussée par la  présence de beaucoup de responsables politiques et administratifs locaux. Il était surtout question pour le leader de ce mouvement de dévoiler la principale motivation de sa structure et d’inviter la population à soutenir son action au profit de Pikine.

Président de ce mouvement, Mame Laye Mbengue a estimé que c’est le moment pour tous ceux qui, aujourd’hui, ont un tant soit peu d’expertise ou de moyens à faire bénéficier au département de Pikine de mouiller le maillot pour doper le développement du département. Mame Laye Mbengue considère que si des fils du terroir animés par le souci de contribuer au développement de leurs localités se joignent à l’action de leur maire, c’est le moyen le plus rapide pour arriver à un développement durable. Il a ainsi fait part de sa disponibilité à mettre tout son réseau relationnel au service du développement de Pikine. En effet, tout est parti d’un triste constat effectué par le président de « And Pikine Rafète » relativement à l’urbanisation non encore maîtrisée de Pikine combinée à certaines insuffisances liées à la santé et à l’accès aux services sociaux de base et à un chômage des jeunes devenu criant. D’où l’idée de fédérer tous les fils du département qui en ont la volonté de faire émerger le département de Pikine par le biais de la solidarité et de l’entraide agissantes. Mame Laye Mbengue a ainsi tendu la main à tous ses partenaires et même aux fils de Pikine qui disposent d’autres partenaires pouvant faire quelque chose pour les structures de santé, les écoles, les couches vulnérables etc., pour voir comment ils peuvent aider les personnes physiques et morales qui en ont besoin. Il a aussi rappelé que le mouvement n’exclut pas de travailler en partenariat avec l'Etat, les collectivités locales et les associations pour le développement de Pikine. Le mouvement s’est déjà attelé à l’installation d’une antenne dans chacune des seize communes que compte le département de Pikine, histoire de le mailler et de rendre plus efficaces ses actions.

Abdou DIOP

Abdoulaye Diop, maire de Guinaw Rail Sud, était en conclave avec son conseil municipal à Saly le week-end dernier pour réfléchir sur le thème « Acte 3 de la décentralisation et finances locales ». Il est ressorti des travaux que la réforme de l’Acte 3 n’est pas mauvaise en soi, mais pose d’énormes problèmes financiers aux communes.

« L’Acte 3 de la décentralisation n’est pas mauvais, mais la mobilisation des finances pose de réels problèmes », a déclaré le maire de Guinaw Rail Sud. Selon Abdoulaye Diop, la communalisation intégrale qui a occasionné la disparition des conseils régionaux a engendré des communes qui ont hérité d’un personnel dont la prise en charge est difficile. Etayant son propos, l’édile de Guinaw Rail Sud indique qu’avant la mise en œuvre de l’Acte 3, il payait mensuellement des salaires d’un peu plus d’un million de FCfa, et que maintenant la commune débourse par mois près de 10.500.000 FCfa pour payer son personnel et les délégués de quartiers. La deuxième phase de l’Acte 3 est attendue avec impatience, soutient-il, espérant que le financement des collectivités locales aura bien lieu. Abdoulaye Diop a par ailleurs abordé l’approche de l’hivernage avec son lot de désagréments lorsqu’il pense aux inondations. Pour autant, avance-t-il, il n’y a pas d’inquiétude. La commune, avec l’appui de l’Etat, note-t-il, a pu maîtriser la question. Sous un autre registre, il a magnifié l’appel au dialogue du chef de l’Etat. « Macky Sall ne doit pas faire moins que Diouf et Wade à ne niveau », a-t-il affirmé. La stabilité politique est un maillon important dans la marche du Sénégal vers l’émergence et il faut cautionner toute initiative qui y contribuera.

Amath Sigui NDIAYE

La coopérative financière constitue un instrument d’autonomisation par excellence dont les membres sont à la fois propriétaires et utilisateurs et de ses produits et services. Son impact a été vanté la  dans la commune de Pire lors d’un atelier d’information et de mise en place de ce dispositif financier pour accompagner les acteurs économiques locaux.

Le maire, Serigne Mboup, a estimé au cours de cette rencontre  que les autorités communales avaient choisi d’explorer des instruments innovants pour doter les acteurs de la commune d’armes pour être compétitifs à travers la solidarité et la mobilisation de l’épargne populaire. Ainsi, note-t-il, la coopérative financière dont l’initiative émane de la Cellule actions pour l’assistance au développement (Caad) est tout indiquée pour la promotion de l’emploi et l’entrepreneuriat dans la commune de Pire.

La phase pilote de cette initiative locale, selon le président de la structure Caad, « vise prioritairement les organismes à vocation économique, surtout les femmes organisées en groupements et qui ont une longue expérience en matière de mobilisation financière à travers les tontines et caisses solidaires. En plus, elles sont organisées et ont suivi, pour la plupart d’entre elles, des formations qualifiantes qui leur permettent de développer une activité économique ». Par ailleurs, ajoute M. Sène, « il y a également les autres acteurs qui s’activent dans les secteurs de l’artisanat et de la mode, l’agriculture, l’élevage, le maraîchage et autres, comme c’est le cas ici à Pire ». Pour Mme Astou Keine Mbacké, une participante, cette formation est venue à son heure car elle leur permet, de plonger dans une nouvelle façon de faire pour le financement de leurs activités. « On avait l’habitude d’introduire des demandes de financement auprès d’organismes financiers. Nous avions toujours du mal à bénéficier des financements auprès de ces structures. Le maire Serigne Mboup nous a récemment octroyé des fonds et malgré cet effort la demande reste toujours supérieure à l’offre », ajoute-t-elle.

« Aujourd’hui les besoins de financement de l’activité économique de la commune de Pire sont estimés à 775 millions de FCfa si nous tenons compte du nombre de demandes que nous sommes parvenus à répertorier durant l’atelier », nous indique le directeur de la Cellule actions pour l’assistance au développement (Caad).

775 millions de FCfa pour financer les activités économiques
Ces besoins financiers devraient trouver un début de solution. Car, il s’agit de mettre en commun leurs avoirs pour disposer d’une force incroyable et des possibilités, peuvent leur permettre de faire des choses importantes », note Serigne Mboup. En tout cas, le processus de mise en place de la coopérative est ainsi lancé en partenariat avec le ministère des Finances. La finalité étant de doter les populations d’institutions financières capables de les accompagner pour développer leurs différentes activités économiques. « Le présent projet se caractérise par sa position transversale sur le PSE », souligne Pape Sène. Selon lui, « cette coopérative permettra à ses membres d’avoir un accès facile au crédit adapté à leur besoin, aux capacités d’investissement et de production de richesses, aux compétences entrepreneuriales, à l’information économique intelligente, à des emplois décents et soutenus, dans un environnement structurant, solidaire, démocratique et responsabilisant. Par ailleurs, elle permettra à chaque membre d’avoir l’opportunité de construire un patrimoine financier durable et sécurisé ».

El Hadj Mouhamadou SAGNE

L’Agence de l’informatique de l’Etat (Adie) et ses partenaires ont organisé hier un atelier de sensibilisation à l’intention des acteurs de la presse. L’atelier porte sur la dématérialisation du permis de construire et des procédures d’urbanisme.

A travers l’organisation d’un atelier de partage, les autorités de l’Agence de l’informatique de l’Etat (Adie) affichent l’objectif clair de renforcer les capacités des journalistes en matière de recherche, de collecte et de traitement de l'information relative à la dématérialisation des procédures administratives au Sénégal. Cheikh Bakhoum, directeur général de l’Adie, a annoncé que désormais la plateforme TéléDAC, qui est opérationnelle au sein des villes de Dakar, Pikine, Guédiawaye et Rufisque, s’étend à cinquante-deux (52)  autres communes du Sénégal. Il prendra également en compte dix autres sous-préfectures, a-t-il ajouté. En plus du vaste programme de dotation d’équipements (ordinateurs, imprimantes multifonctionnelles) prévus pour ces structures, cette phase d’extension permettra de renforcer les capacités des acteurs à travers des ateliers et sessions de formation, souligne le directeur général de l’Adie. Il permettra enfin d’interconnecter toutes les mairies, les sous-préfectures et les préfectures de la région de Dakar à l’intranet gouvernemental, a-t-il annoncé. Pour aller encore plus loin, il est prévu la dématérialisation de sept (07) autres procédures dans le secteur de l’urbanisme. « L’autorisation de construire, le certificat de conformité de l’autorisation de construire, le certificat d’urbanisme, l’autorisation de lotir, le certificat de conformité de l’autorisation de lotir, l’autorisation de démolir et le certificat de démolition » seront dématérialisés, annonce Alexandre Ngom, directeur de l’Urbanisme qui a pris part à la rencontre.

TéléDAC a considérablement contribué à la réduction des déplacements, des charges (moins 25% sur les coûts supportés par les usagers). Les délais d’instruction et de délivrance du permis de construire passe de trois mois minimum auparavant à moins de 15 jours aujourd’hui pour un dossier simple (40 jours pour un dossier complexe). A ce jour, près de 4000 dossiers ont été traités dans les quatre départements de Dakar, informe Cheikh Bakhoum.  

Les acquis du projet
À travers ce projet, 200 000 dossiers de demande d’autorisation de construire ont été numérisés et les bureaux d’archives des services départementaux et de la division régionale de l’urbanisme de Dakar sont réhabilités. Cette démarche a permis de sécuriser et de conserver les archives physiques de permis de construire des directions de la région de Dakar, informe Alexandre Ngom. Dans la continuité de sa politique d’amélioration du climat des affaires, le Sénégal entreprend la consolidation des avancées obtenues avec la dématérialisation de la démarche relative à l’autorisation de construire dans la région de Dakar et l’extension de l’approche aux autres procédures d’urbanisme.

L’Adie lancera bientôt, en collaboration avec la Direction générale des impôts et domaines (Dgid) et la Direction générale de la comptabilité publique et du trésor (Dgcpt), la solution de télépaiement pour les taxes liées à la procédure du permis de construire.

« La mission principale de l’Adie est la mutualisation des ressources de l’Etat en vue de rationaliser les dépenses informatiques, d’harmoniser les choix technologiques des différents services de l’administration, de faciliter les échanges de données et enfin de promouvoir l’accès à l’outil informatique à tous les niveaux », rappelle Ismaïlia Camara, président du Réseau des journalistes en Tic.

Oumar BA

La première entreprise minière à exploiter de façon industrielle l’or de Sabodala se veut un modèle en matière de réhabilitation des sites miniers. Sabodala Gold Operations (SGO) rassure les plus sceptiques en optant pour la réhabilitation progressive, à travers un plan dynamique et adaptable savamment conçu et en partenariat avec les services techniques compétents. A travers cet entretien avec Marième Sène Diène, superviseur au département « Environnement et relations communautaires » de SGO, un coin du voile est levé sur cet ambitieux et réaliste programme.

C’est quoi le plan de réhabilitation et de fermeture d’une mine ?
L’exploitation d’une mine entraîne inévitablement une perturbation des milieux naturels. Il est donc nécessaire d’élaborer une stratégie permettant de limiter les impacts sur l’environnement à long terme. Un plan de réhabilitation et de fermeture de la mine est donc un document élaboré dès le début du projet et permettant d’anticiper sur les dispositions qui seront prises pour restaurer toutes les composantes de la mine ou, au moins, se rapprocher de leurs états initiaux.

Ce plan intègre également une estimation des coûts pouvant être associés aux activités de réhabilitation. Ce document est élaboré en prenant en compte les préoccupations des communautés environnantes, afin de les impliquer au maximum dans le processus de planification de l’après mine.

Notons que les objectifs de réhabilitation peuvent ainsi varier selon les composantes de la mine et peuvent aller d’un simple réaménagement en vue d’une future utilisation par les communautés, à une « revégétalisation » complète de la zone, tout en respectant les objectifs de développement durable.

C’est un plan dynamique qui est mis à jour sur une base régulière suivant l’évolution des projets, les essais progressivement réalisés et les préoccupations de l’ensemble des parties prenantes.

Quels sont les grands axes du plan de réhabilitation et de fermeture de la mine de Sabodala ?
A travers son plan de gestion environnementale et sociale, la société Sabodala Gold Operations s’est engagée à restaurer les zones perturbées par ses activités conformément à la législation sénégalaise, à la convention minière ainsi qu’aux autres pratiques internationales telles que les directives de la SFI ou canadiennes. SGO accorde une importance capitale à ce volet et étudie toutes les questions sécuritaires, sociales ou environnementales pouvant être liées à la fermeture de la mine. A ce stade, les grands axes du plan de réhabilitation reste la remodélisation des carrières d’extraction, la re-végétalisation des haldes à stériles et des bassins de résidus et surtout l’utilisation des zones de retenues d’eau pour des activités agricoles en plus du démantèlement, du transfert ou de la vente des infrastructures telles que la base de vie ainsi que les ateliers, l’usine de traitement du minerai et la centrale électrique.

Des discussions pourront être engagées avec les communautés et les services techniques régionaux pour s’accorder sur le mode de valorisation de chacune des composantes de la mine. Nous parlons de valorisation dans le sens où nous souhaitons rendre utiles au maximum ces infrastructures conseils de l’Inspection régionale des eaux et forêts (Iref), notamment pour les activités de collecte de semence et les modèles de re-végétalisation qui seront adaptés, mais également de la Division régionale de l’environnement et des établissements classés (Dreec) qui effectue des missions régulières de suivi de ces activités de réhabilitation.

Comment s’effectue la mise en œuvre. Est-ce par une réhabilitation progressive ou ce sera à la fin de l’exploitation de la mine ?
La réhabilitation des zones perturbées par nos activités se fait de manière progressive, suivant la disponibilité des zones à restaurer. SGO dispose d’une pépinière située à Mamakhono où sont préparées les semences collectées dans la zone en collaboration avec l’Iref. La re-végétalisation sur les pentes de dépôt de stériles se fait tous les ans en utilisant des plantes ligneuses et herbacées. Plusieurs espèces y ont déjà été introduites et certaines d’entre elles ont pu résister sur ces pentes. Aujourd’hui, nous en sommes à la phase test dans le but d’asseoir des modèles bien élaborés pouvant être appliqués lors des futurs programmes.

Des études sont également en cours sur les résidus et les résultats nous permettront d’orienter la réhabilitation sur les bassins de résidus aménagés. Notre département travaille en étroite collaboration avec les ingénieurs du département d’extraction pour suivre ces zones disponibles où aucune activité minière n’est planifiée. Nous avons ainsi commencé une re-végétalisation sur une partie de la zone de dépôt de stériles qui reste la seule zone disponible actuellement, les autres parties étant toujours actives. Suivant la stratégie retenue, les autres zones telles que les carrières d’extraction, l’usine de traitement ou encore les zones de maintenance, seront réhabilitées à la fin de l’exploitation.

Y a-t-il des obstacles de taille qu’il va falloir surmonter ou, à votre avis, tout est parfait ?
Notre défi est justement de pouvoir introduire des espèces qui puissent résister dans ce milieu et qui répondent en même temps aux besoins des communautés aussi bien sur le plan socio-économique que sur le plan sanitaire.

S’y ajoute la présence massive de babouins sur notre site. Bien sûr, ces animaux font partie de la nature, mais nous sommes en train de réfléchir sur la manière de les éloigner des pentes pendant les programmes de réhabilitation afin de maximiser le taux de survie des espèces à ces endroits.

Propos recueillis par Pape Demba SIDIBE

Le Centre intégré de développement économique et social (Cides) de Pikine a tenu sa première assemblée générale au cours de laquelle ses responsables l’ont peint comme étant une structure de développement territorial innovante.

Son objectif est de contribuer à la promotion d’une économie locale durable selon une approche territoriale et intégrée dans une perspective d’autonomisation des groupes vulnérables, notamment les femmes et les jeunes. La rencontre a eu lieu en présence des membres du conseil d’administration, des 85 délégués représentant des acteurs sociaux, des groupes de femmes et de jeunes, du groupe productif, des représentants de collectivités locales et de structures d’offres ainsi que de l’équipe technique du Cides. Le Cides est ainsi présenté comme étant le résultat d'une recherche-action réalisée de janvier 2014 à mars 2015 par la Cellule de suivi opérationnel des programmes de lutte contre la pauvreté (Cso-plcp) du ministère de la Femme, de la Famille et de l'Enfance à travers le Programme intégré de développement économique et social (Pides) financé par la coopération italienne. C’est une structure de développement économique qui regroupe les associations de femmes et de jeunes, de structures d’offres, le secteur privé, les établissements privé et public pour répondre aux besoins des populations à partir d’une recherche-action. Opérationnel depuis six mois, le Cides dispose d’un plan d’actions qui se présente sous la forme d’un accompagnement et d’une organisation des associations en réseaux selon la filière. L'accompagnement porte surtout sur des renforcements de capacités, la planification, l’animation économique et l’accès aux services financiers.

Directrice technique du Cides, Rokhayatou Talla Bâ a estimé que le potentiel existe déjà dans le département de Pikine, mais le constat est que les interventions sont fragmentées, d’où la nécessité de coordonner les actions de toutes ces associations pour rendre plus efficace leur accompagnement en faveur des populations sur leurs activités de production dans des filières porteuses. « Il s’agit de les organiser de sorte à rendre leurs projets viables et attractifs auprès des partenaires », a ajouté Mme Bâ. Elle pense que cet objectif est en parfaire harmonie avec le Plan Sénégal émergent (Pse) qui, poursuit-elle, est le référentiel de la politique économique et sociale du Sénégal sur le moyen et le long terme. La rencontre a été mise à profit pour partager avec les délégués la gestion annuelle du Cides. Leur présenter aussi l’équipe technique du Cides et leur rendre compte du niveau de réalisation de ses activités étaient également au menu. Dans le même ordre, il s’agissait de partager avec eux le plan d’actions 2016 et les outils de gestion du Cides tout en échangeant sur les grandes orientations du plan stratégique.

Abdou DIOP

Sokone dispose désormais d’un centre communautaire pour la promotion de la lecture et des Ntic. Ce centre, d’un coût de 25 millions FCfa, a été construit par l’Association femmes plus de Sokone, en partenariat avec Women’s global education project (Wgep) de Chicago, aux Etats-Unis, et sur financement de l’Usaid/Sénégal.

Venu inaugurer ce magnifique centre en présence du ministre, secrétaire général du gouvernement, Abdou Latif Coulibaly et des autorités, le ministre de l’Education nationale, Serigne Mbaye Thiam, a indiqué que l’exemple de Mme Sarr Adjaratou Senghor, présidente de l’Association Femmes plus, doit faire tache d’huile dans  la région voire dans tout le Sénégal.

Le centre communautaire de Sokone est doté d’une bibiothèque, une autre mobile, d’une salle informatique avec 25 ordinateurs fixes, 25 tablettes et des bureaux pour le personnel du projet. Serigne Mbaye Thiam, a souligné que ce centre est le fruit d’un partenariat qui  n’est qu’à ses débuts et fera des émules, invitant à relever le défi de la pérennisation et de l’inscription sur le budget de l’Etat. Le ministre de l’Education a expliqué que leur présence à Sokone qui s’inscrit dans le cadre de la 20ème édition de la semaine nationale de l’école de base, constitue un exemple éloquent de l’implication des partenaires dans la prise en charge des questions d’éducation notamment aujourd’hui de la prise en charge de la problématique de la lecture. Pour lui, le centre communautaire qui trouve son ancrage dans le programme « Nos Sœurs lisent » dirigé par Mme Sarr Adjaratou Senghor vise le renforcement des capacités des élèves élémentaires en lecture sur la base de ressources et de stratégies novatrices.  « Le grand défi de la présente édition de la semaine est de réussir une bonne synergie des actions des principaux acteurs de l’école. C’est pourquoi, a-t-il annoncé une large campagne de sensibilisation et d’information pour une appropriation suffisante des enjeux du thème de la semaine afin que de pareilles initiatives voient partout le jour. « Des initiatives qui sont en droite ligne des orientations de notre programme sectoriel de l’éducation (le Paquet)», a dit le ministre qui a salué cette grande initiative qui fait suite à l’ouverture du centre communautaire de Toubacouta  qui fonctionne depuis le mois de février 2016.  Serigne Mbaye Thiam est d’avis que le gouvernement, à lui seul, ne parviendra pas à relever les défis qui se posent au système éducatif. C’est pourquoi, la présente édition de la semaine nationale se veut un moment intense de mobilisation de partage et d’échanges de l’ensemble des parties prenantes sur le thème de la lecture.

Le ministre a félicité la présidente de l’association Femmes Plus de Sokone au nom du président de la république et du gouvernement. Il a associé à ses remerciements Women’s Global Education Project de Chicago et l’Usaid pour leurs actions.Mme Sarr Adjaratou Senghor, comblée, a d’abord présenté son programme « Nos Sœurs lisent », ensuite remercié le ministre de l’Education ainsi que ses partenaires. La directrice de Wgep de Chicago, Amy Maglio et Mme Sharon Carter de l’Usaid, ont dit toute leur satisfaction pour la réalisation de ce centre. Elles ont mis l’accent sur l’importance de la lecture avant de renouveler leur soutien à Mme Sarr Adjaratou Senghor.

Oumar  Ngatty Bâ

La Sodefitex et la Fédération nationale des producteurs de coton sont de plain pied dans la diversification. Ils ont pris l’engagement de mobiliser les producteurs pour la réalisation de plans de campagne de 30 000 ha de coton, 6. 500 ha de maïs, 2. 800 ha de riz et 500 ha d’arachide.

Le séminaire technique national, autrement dit « bilan de la campagne agricole 2015/2016 et perspectives de la campagne 2016/2017 » tenu à Linkéring dans le département de Vélingara, arrondissement de Bonconto, a été mis à profit pour remercier l’Etat du Sénégal pour son soutien déterminant avec la subvention des intrants agricoles cotonniers et le maintien du prix au producteur depuis plusieurs années. La campagne agricole écoulée a été caractérisée par une installation très difficile de l’hivernage se traduisant par un très faible taux de semis précoces (5% des levées contre 19% en 2015). Cependant, la forte mobilisation des acteurs a permis d’emblaver 86% du plan de campagne, soit 29 689 ha, souligne Ameth Bachir Diop, directeur général de la Sodefitex. Comme chaque année, en vue d’un diagnostic partagé de la campagne agricole, 1505 réunions « Bilan et Perspectives » ont été organisées dans les Gpc (Groupements de producteurs de coton) , villages, zones et secteurs avec 18 908  agriculteurs représentant les 2 083 Groupements de producteurs de coton, des leaders professionnels de la Fnpc (présidents et techniciens d’union, délégués et gros producteurs), des représentants des autorités locales et administratives, de la direction agro-industrielle, du responsable régional et des techniciens de la Sodefitex. La Fnpc et la Sodefitex ont, à l’occasion, remercié l’Etat du Sénégal pour son soutien déterminant à travers la subvention des intrants agricoles cotonniers depuis plusieurs années et le maintien du prix au producteur. Sous la houlette de Moussa Sabaly, président de la fédération des cotonculteurs, les producteurs affirment leur soutien réitéré à la décision salutaire de l’Etat du Sénégal de règlementer l’orpaillage artisanal et d’en interdire la pratique durant la saison des pluies.

Pour M. Sabaly, ceci permettra aux forces vives de la jeunesse rurale du département de Saraya, et plus généralement de la région de Kédougou, de pratiquer l’agriculture. Les producteurs se sont également accordés sur les mesures dissuasives prises par l’Etat pour lutter contre la divagation des animaux et renouvellent, pour la cinquième année consécutive, le souhait que des mesures énergiques soient prises contre la divagation du bétail dans les parcelles agricoles, du démarrage des semis aux récoltes. Les agriculteurs payent chaque année un lourd tribut à ce fléau, soulignent-ils.

Impulsion des filières émergentes
Pour les producteurs, des efforts de consolidation ont été faits par les autorités et les partenaires à travers la motorisation, notamment avec la remise par l’Etat de 7 tracteurs cédés aux gros producteurs de coton. Cela a été fait par le biais de commissions départementales de distribution. Il s’y ajoute les 14 tracteurs cédés aussi à la Sodefitex pour assurer des prestations de services motorisés aux petites exploitations agricoles familiales en contrat avec elle. Les cotonculteurs sollicitent de l’Etat la poursuite de l’accompagnement dans l’équipement et la motorisation des exploitations agricoles. Aussi l’occasion a-t-elle été mise à profit pour demander un appui de l’Etat dans l’alphabétisation et la formation professionnelle des agriculteurs qui sont des exigences incontournables pour le développement et la modernisation des exploitations agricoles familiales.

Dans ce cadre, il a été question d’un soutien pour l’essor des filières émergentes par la subvention de leurs intrants agricoles et la signature du contrat de performance Sodefitex/Etat dans le cadre de la réalisation des objectifs agricoles du Pse. C’est pourquoi les organisations de producteurs (Fnpc, coopératives de producteurs de maïs ou de riz) souhaitent la réalisation de plans de campagne (30 000 ha de coton, 6 500 ha de maïs, 2 800 ha de riz, 500 ha d’arachide). Pour l’atteinte de ces objectifs, ils comptent organiser une vaste campagne de mobilisation de leurs membres et la mettre en cohérence avec les services concernés de l’Etat, afin de lutter efficacement contre le trafic d’intrants, le trafic illicite de bois, et de mettre en place une bonne organisation pour un recouvrement intégral du crédit agricole.

Pape Demba SIDIBE

Ngoundiane : A travers l’ambitieux programme engagé par le conseil municipal que la commune de Ngoundiane vient de tracer les sillons d’une bonne collaboration avec les partenaires locaux. Une  journée de table ronde a ainsi réuni ces différents acteurs avant-hier pour définir les axes qui vont sous-tendre ce partenariat pour la mise en œuvre de cet ambitieux programme de développement communautaire.

Le programme, selon le maire Mbaye Dione qui a présidé la rencontre, « doit concourir à l’autosuffisance alimentaire, à la génération de revenus substantiels et de manière globale à une amélioration considérable de la qualité de vie des populations ». Une vision prospective qui, pour sa mise en œuvre, nécessite la conception et l’exécution d’un certain nombre de projets et de programmes qui, par leur spécificité et leur complémentarité, seraient de nature à contribuer à l’atteinte des objectifs globaux. Selon le maire de Ngoundiane, « les études techniques poussées, le renforcement de capacités, la mise à disposition de ressources matérielles et financières vont permettre l’opérationnalisation d’activités qui vont impliquer plusieurs types d’acteurs. Ce sont pour des raisons d’efficience et d’efficacité que ces interventions seront coordonnées et harmonisées ».

Ainsi, la présence d’une douzaine de partenaires dont Plan International, Heiffer international Sénégal, le Fongip, le Prodes, l’Office des forages ruraux (Ofor), Anida, le Prodac, entre autres qui ont été ciblés, ouvre déjà de bonnes perspectives de collaboration surtout avec l’union des groupements de femmes, les Gie d’éleveurs, les comités locaux de coopératives et organisations paysannes ainsi les groupements de jeunes. Des partenaires à qui la situation socio-économique de la commune a été exposée ainsi que la vision de développement économique et social en vue de l’élaboration d’un plan global chiffré qui sera basé sur l’identification de projets porteurs de croissance pour les acteurs locaux.
 
Priorité à l’agriculture et à l’élevage
 Mbaye Dione indique d’ailleurs que la priorité sera accordée au secteur agricole, l’élevage et la transformation des produits locaux. « Notre objectif est de créer des chaînes de valeur à travers la création d’unités de conditionnement et de stockage, des cantines modernes au village de Sewekhaye le long de la nationale 3 où est implanté déjà l’un des plus grands marché à bétail, et aussi l’intensification de l’agriculture dont nous avons aujourd’hui les moyens de moderniser pour asseoir le développement de Ngoundiane ». Car, dans cette localité, l’activité principale des populations est l’agriculture qu’elles pratiquent sous deux formes : une en hivernage et une autre pendant la saison sèche (maraîchage).

L’élevage constitue la secondé activité pratiquée dans la zone à travers un type extensif et un autre de prestige. Par ailleurs, l'artisanat et le commerce occupent aussi les populations de cette zone à fort potentiel en ressources minières qui sont constituées de basaltes et de carrières qui fournissent de grandes quantités de gravier utilisées dans la construction de routes et de la plupart des travaux de génie civil.

Le maire de Ngoundiane s’est félicité de la qualité des débats qui ont prévalu lors de cette rencontre dont l’originalité a motivé les uns et les autres, plus particulièrement les femmes, qui ont eu le mérité de produire un document qui a retracé les idées générales ayant servi de base de travail.

Mohamadou SAGNE

Quelque 90 femmes membres de 11 groupements de l’arrondissement de Koussanar (Tambacounda) ont bouclé, hier, une quinzaine de jours de formation en transformation de produits locaux. Elles ont reçu un lot de matériel de près de 8 millions de FCfa pour la suite de leurs activités.

Cette session de formation tenue dans les locaux de l’Institut national de pédologie (Inp) de Koussanar s’inscrit dans le cadre de l’Initiative en faveur de la résilience rurale (4R), un projet d’atténuation des changements climatiques financé par l’Ong Oxfam et le Programme alimentaire mondiale (Pam). Il est exécuté par l’Ong La Lumière.

Les bénéficiaires de cette session ont été formés à la transformation primaire et secondaire du maïs et du mil, ainsi qu’à la fabrication de jus de « bissap », de tamarin, de pain de singe et de gingembre. Les modules ont notamment porté sur le triage, le décorticage, le lavage, le séchage, le conditionnement et l’emballage.

Les femmes bénéficiaires ont aussi reçu des notions en technique de vente, a indiqué la formatrice Fatoumata Diop Bèye, Grand prix du chef de l’Etat pour l’autonomisation de la femme en 2012. Cette formation avait pour objectif de mettre en place des unités pour transformer des produits destinés à l’exportation. « Ce qui m’a le plus plu dans cette formation, a-t-elle commenté, c’est qu’elle a concerné des femmes issues des zones les plus reculées, les plus oubliées ». A travers cette activité, l’Ong La Lumière semble avoir trouvé la cinquième composante du projet 4R, en perspective son éventuelle pérennisation, à savoir la valorisation des produits locaux, qui « peut valablement accompagner » les quatre autres composantes, a relevé Madior Fall, chef du bureau du PAM à Tambacounda.

Le projet 4R repose sur la création d’actifs durables, à travers l’aménagement des bas-fonds, le transfert des risques, avec l’assurance agricole, la réserve contre les risques, avec les systèmes d’épargne, et la prise de risques calculée à travers le crédit. Lancé il y a quatre ans, le projet 4R touche actuellement 5.000 ménages – environ 45.000 personnes – dans 11 communes de la zone de Koussanar.

Sa mise en œuvre a été étendue aux régions de Kolda et de Kaffrine, a indiqué M. Fall, faisant part de son souhait de voir ces femmes participer à la Foire internationale d’agriculture et des ressources animales (Fiara). L’adjoint au gouverneur chargé du développement, Abdou Khadre Diop, s’est réjoui de la tenue de cette « rencontre de développement », tout en invitant ses initiateurs à « ratisser large », en allant au-delà du département de Tambacounda. Récemment, des femmes du département de Koumpentoum ont exprimé, lors d’une rencontre, un besoin en formation de cette nature, a-t-il rapporté, ajoutant que le Fonds de financement de la formation professionnelle et technique (3FPT) sera là pour appuyer de telles initiatives. « C’est après la formation que commence le travail », a-t-il tenu à rappeler aux femmes formées qu’il a invitées à être « des vecteurs de formation », une fois de retour chez elles. Pour Ibrahima Sory Diallo, secrétaire exécutif de La Lumière, cette formation s’inscrit dans la continuité des autres aspects du projet 4R qui favorisent la production, la constitution de banques céréalières ou encore l’accès au crédit.

A propos des équipements d’un coût de près de 8 millions de FCfa remis symboliquement aux femmes, M. Diallo explique que cet appui vise à donner aux bénéficiaires la possibilité de concrétiser leur savoir-faire.

APS

Cent motoculteurs, 50 batteuses, 30 décortiqueuses déjà disponibles seront sous peu remis aux producteurs de Sédhiou. C’est l’annonce faite lors d’un Crd par Ameth Fall, coordonnateur du Programme d’appui au programme national d’investissement agricole.

Au cours d’un Crd spécial tenu récemment dans la salle de délibération de la Chambre des métiers, le coordonnateur national du Programme d’appui au programme national d’investissement agricole/Sénégal (Papsen), Ameth Fall, a révélé que la deuxième phase du projet va démarrer avec des actions concrètes. Il s’agit, au cours de cette étape, de procéder à un appui conséquent aux producteurs en matériel agricole pour la nouvelle campagne agricole. Dans cette mouvance, une centaine de motoculteurs, 50 batteuses et 30  décortiqueuses déjà disponibles seront sous peu remis aux producteurs de Sédhiou. Ces derniers, à partir des trois tonnes de pré-base obtenues par l’Institut sénégalais de recherche agricole (Isra) et du Conseil italien de recherche (Cir), ont pu faire une production de 50 tonnes de semences. « Celles–ci étant des semences certifiées qui sont destinées aux producteurs de la région », selon Mamadou Baldé, Directeur régional du développement rural (Drdr). Roberto Gharty du conseil italien de recherche et assistant technique à la coopération italienne a fait savoir que cette année le Papsen va bénéficier d’une autre ligne de crédit destinée aux coopératives agricoles de la région à travers le Programme agricole Italie/Sénégal (Pais). Cinquante jeunes techniciens agricoles seront également recrutés pour stimuler la production de riz, domaine dans lequel le Papsen intervient dans le cadre de l’autosuffisance en riz, une politique initiée par l’Etat.

Malamine KAMARA

Dans le cadre des activités du projet d’appui et de promotion du secteur privé, la division de la statistique et de l’information à la Direction centrale des marchés publics (Dcmp) a regroupé à Tambacounda seize agents des autorités contractantes de marchés publics de Kédougou et de Tambacounda pour une formation de quatre jours sur la publication des marchés publics.

L’atelier est à l’intention des agents représentant les autorités contractantes, à savoir les établissements publics, les sociétés nationales et les collectivités locales, a indiqué Abdou Khadre Diop, chef de la division de la statistique et de l’information, à la Direction centrale des marchés publics (Dcmp), un service du ministère de l’Economie, des Finances et du Plan qui organise la formation. Il s’agit d’initier ces autorités contractantes aux formalités prescrites par le code des marchés publics en matière de publication sur le portail qui est consacré à la commande publique. Il s’agit du site officiel de publication en matière de passation des marchés publics », a expliqué Abdou Khadre Diop. Selon lui, le portail des marchés publics, créé en 2008, est un « cadre idéal » pour mettre les informations sur les autorités contractantes à la disposition des Pme afin que ces dernières puissent accéder à la commande publique. Tous ces « points » seront l’objet de modules de formation auxquelles seront initiés les représentants des autorités contractantes durant l’atelier. Donc, pour lui, la formation de quatre jours porte aussi sur d’autres fonctionnalités relatives aux procédures de publication sur le portail dédié aux marchés publics. Puisque que l’éthique, la transparence et le libre accès à la commande publique figurent parmi les « principes fondamentaux » de la commande publique, « l’information doit être accessible à tous et en même temps », a souligné M. Diop. Dans ce domaine, pour ce dernier, il y a des formalités à respecter comme l’obligation de publication des plans de passation. Cette étape, selon lui, est préalable à la passation des marchés.

Les avis d’attribution provisoire ou définitive de marchés doivent aussi être publiés sur le portail des marchés publics, a ajouté le chef de la division de la statistique et de l’information de la Dcmp.

Pape Demba SIDIBE

 L’Agence régionale de développement (Ard) de Kaolack a organisé jeudi un atelier d’harmonisation des projets et programmes en cours dans les communes du département de Kaolack en vue d’éviter les doublons dans leurs interventions, a appris jeudi l’Aps.

Organisé grâce à l’appui du Programme d’appui à la décentralisation et au développement local (Proddel), l’atelier a enregistré la participation des représentants de projets et des élus des collectivités locales du département de Kaolack. « Il y a des partenaires techniques et financiers qui déroulent des projets et des programmes sans qu’au préalable il y ait des concertations sur leurs zones d’intervention et secteurs. Ce qui fait qu’on a parfois des projets qui interviennent dans les mêmes secteurs dans une même collectivité pendant que d’autres n’en bénéficient pas », a expliqué, en marge de l’atelier, le deuxième adjoint au maire de la commune de Thiomby, Mamadou Diouf.

« Il y a beaucoup d’acteurs qui interviennent dans nos collectivités et de manière un peu disparate. Donc, le moment d’harmoniser les actions est venu pour permettre aux collectivités d’avoir une vision globale des actions afin de faire une meilleure répartition des projets pour éviter les doublons », a-t-il ajouté.

L’atelier s’est déroulé au conseil départemental de Kaolack, en présence du directeur de l’Agence régionale de développement (Ard) de Kaolack, Mahmouth Diop.

(Aps)

Une opération de désencombrement des rues de la commune de Sicap-Liberté démarre aujourd’hui et ce jusqu’à dimanche. L’annonce a été faite hier par le maire Santi Sène Agne lors d’un point de presse. La commune de Liberté a lancé cette opération en collaboration avec la ville de Dakar et l’Unité de coordination de la gestion des déchets (Ucg). 

« Nous allons enlever de l’espace public tous ceux qui ne l’ont pas occupé légalement. Il y a des autorisations dûment signées par le maire pour des activités reconnues d’utilité publique, mais des gens s’installent où ils veulent. Nous allons mettre fin à cette anarchie », a déclaré le maire. M. Agne a souligné que la décision a été prise en accord avec les populations locales. « Pendant la campagne électorale, les populations avaient décliné leurs priorités et parmi celles-ci la plus prégnante était l’environnement. Sicap était un quartier où il faisait bon vivre. Les populations étaient fières de leur environnement. Aujourd’hui, force est de constater qu’il y a une très forte dégradation de l’environnement », a dit le maire. « Nous avons rencontré l’ensemble des quartiers pour leur expliquer les enjeux de notre action. Nous allons changer le visage des Sicap –Liberté », a ajouté le maire.  

   Selon le maire, les opérations d’occupation saine de la voie publique seront lancées juste après les déguerpissements à travers des aménagements pour développer les activités sportives et commerciales. « Nous allons lutter pour que les gens ne viennent plus. Des politiques incitatives seront menées à travers  notamment le lancement du prix du quartier le plus propre. Cela permettra de susciter une saine émulation », a dit le maire.

Babacar DIONE

Mme Aïda Mbodj, député libéral, est frappé par les dispositions des articles 1er et 3 de la loi organique n°96-11 du 22 mars 1996 relative à la limitation du cumul des mandats électifs et de certaines fonctions. C’est en substance le contenu du communiqué du chef de Service de la Communication, de la Documentation et des Relations publiques du ministère de la Gouvernance locale, du Développement et de l’Aménagement du territoire reçu hier à notre rédaction.

Le communiqué qui est parvenu à notre rédaction renseigne que : « le ministère de la Gouvernance locale, du Développement et de l’Aménagement du territoire a été saisi, par correspondance en date du 08 mars 2016, émanant de Madame Fatou Sène, conseillère municipale de Bambey, dénonçant le cumul de trois mandats électifs exercés par Madame Aïda Mbodj, notamment député à l’Assemblée nationale, conseillère municipale de Bambey et conseillère départementale de Bambey ». Le ministère, en réponse à cette correspondance, a souligné qu’il a demandé au préfet du département de Bambey de faire respecter les dispositions des articles 1er et 3 de la loi organique n° 96-11 du 22 mars 1996 relative à la limitation du cumul de mandats électifs et de certaines fonctions. Dans les dispositions de cette loi organique, il est dit dans l’article premier que « nul ne peut exercer plus de deux mandats électifs ».
L’article 3 de la loi se veut plus explicite : « le citoyen investi d’un mandat électif ou nommé à une fonction le plaçant dans un des cas d’incompatibilité visés par les articles 1er et 2 de la présente loi, dispose d’un délai de 30 jours à compter de la date de l’élection ou de la nomination pour démissionner du mandat de son choix ». Ce qui veut dire, à en croire le communiqué, « qu’à défaut d’option dans le délai imparti, le mandat acquis ou la fonction exercée à la date la plus récente prend fin de plein droit ». Autrement dit, Mme Aïda Mbodj perd son poste de présidente du Conseil départemental de Bambey.

Babacar Bachir SANE


… Les comploteurs veulent dévoyer la volonté des populations, selon le député libéral

« Cette décision politique vise à dévoyer la volonté des populations de Bambey. Je vais saisir dans un court délai les  juridictions du pays pour faire annuler cette décision du ministre de la Gouvernance locale, du Développement et de l’Aménagement du territoire », affirme Aïda Mbodj.

Jointe au téléphone, la présidente du conseil départemental de Bambey affirme avoir informé qui de droit et que ses avocats vont se constituer pour défendre ses intérêts et ceux des populations de Bambey afin de faire annuler cette décision. Aida Mbodj de nous préciser : « j’ai déposé ma démission du conseil municipal depuis très longtemps et que ce courrier est enregistré au courrier Arrivée sous le numéro 121 à la mairie de Bambey, et ma dernière présence dans cette instance remonte au 13 juillet 2014. Les dispositions de ma démission dans ce conseil sont-elles prises par les autorités compétentes, allez savoir ? « A ma décharge, je sais qu’après trois absences automatiques, la loi 96-11, abrogée par le Code général des collectivités locales, dans son article 56, prévoit des dispositions claires qui passent par une mise en demeure, puis une suspension avant la déchéance par décret ».
Pour Aida Mbodj, « cette forfaiture ne passera pas, car c’est une décision politique et nous préparons une exploitation  pour mieux prendre la mesure de cette drôle de sanction qu’on tente de nous infliger. Mais je tiens à dire que les comploteurs veulent dévoyer la volonté des populations de Bambey et mes avocats se sont constitués pour l’attaquer devant les juridictions cette sentence ».
Le député libéral de Bambey, très sollicité au téléphone, a souligné : « je rappelle que le groupe de Merkel m’avait fait la remarque en me citant comme la seule femme candidate portée par un département, aussi bien au conseil municipal, choix qui a fini par être retenu à la présidence du conseil départemental».
Très gêné par cette décision prise le ministre de la Gouvernance locale, du Développement et de l’Aménagement du territoire, un de ses proches collaborateur, M. Diouf, révèle que la décision de déchéance pour cumul de mandats a été notifiée à Madame Aïda Mbodj par le préfet de Bambey, et cette information a été portée par la police de Dieuppeul, et non par le commissaire de police de la ville de Bambey, ce qu’il qualifie de maladroit. Aïda Mbodj et ses camarades annoncent une assemblée générale de la fédération départementale du Parti démocratique sénégalais pour partager ces éléments, ce dimanche, à la mairie de Bambey. Ce qui augure de rebondissements politiques dans cette ville.

Mamadou Aicha NDIAYE

L’Agence nationale de promotion de l’emploi des jeunes a débuté, avant-hier, à Ziguinchor, une tournée du Sénégal appelée Road Show. L’objectif visé est de présenter aux jeunes demandeurs d’emploi les différentes possibilités d’insertion professionnelle et les divers services d’accompagnement que l’Anpej met à leur disposition.

Il s’agit, selon le directeur général de l’Agence nationale de promotion de l’emploi des jeunes, Amadou Lamine Dieng, des services d’accompagnement non financiers (à travers la formation), des programmes de renforcement de l’employabilité des jeunes et des services d’accompagnement financiers. L’Anpej mettra à profit ce Road Show pour présenter aux jeunes de la région de Ziguinchor les différentes opportunités d’insertion qui s’offrent à eux et qu’ils pourraient capter. Elle insistera également sur les potentialités locales qui peuvent être développées. « A ce titre, nous avons initié une business compétition qui permet de choisir les meilleurs projets qui seront présentés par les jeunes et de se faire financer », a révélé Amadou Lamine Dieng.

Par ailleurs, l’Anpej présentera la stratégie nationale de promotion de l’emploi des jeunes en milieu rural qu’elle est en train de développer avec la FAO et qui vise à développer les énormes potentialités que regorge le monde rural. « C’est la raison pour laquelle, renseigne le patron de l’Anpej, nous avons pensé présenter aux jeunes les possibilités d’insertion dans le monde rural, voir également comment les accompagner à travers les différentes initiatives que nous sommes en train de mettre en place ».

Dans le débat interactif qui sera mené pour recueillir les avis des jeunes par rapport à cette stratégie nationale de promotion de l’emploi des jeunes en milieu rural, de fortes contributions sont attendues. « Elles seront intégrées pour déboucher sur une politique nationale de promotion de l’emploi des jeunes en milieu rural », a rassuré le Dg de l’Anpej.

Celui-ci n’a pas manqué de confirmer que l’agriculture reste un bassin d’emplois assez intéressant qui peut permettre d’insérer massivement les jeunes dans le tissu économique. A son avis, « c’est la raison pour laquelle il faudrait qu’on profite de cette occasion pour partager avec les jeunes, qui seraient porteurs de projets, sur les énormes potentialités que regorge le secteur de l’agriculture, particulièrement dans la région naturelle de Casamance, dans les domaines de l’aquaculture, de l’agro-business, de l’élevage, de la pêche, etc. ».    

             
Moussa SADIO

Le programme « épargner pour le changement » (Epc), qui a fêté à Tambacounda ses 10 ans d’activités, a touché 60 158 personnes avec ses 2570 groupes créés et formés. Lancé en août 2006 dans la région de Kédougou, le programme a aujourd’hui mobilisé près de 8. 00 millions de FCfa sous forme d’épargne grâce à des mises hebdomadaires variant entre 25 et 2000 FCfa, selon les localités et les possibilités des membres.

Démarré en 2006 dans la région de Kédougou, le programme « épargner pour le changement » (Epc), initié par Oxfam et mis en œuvre par l’Ong « La Lumière », a été élargi aux femmes de la région de Tambacounda l’année suivante, avant de toucher celles de Kolda une année après. Aujourd’hui, se réjouit le coordonnateur de l’Ong « La Lumière » Ibrahima Sory Diallo, il y a dans les différents comptes de ses différentes membres près de 800 millions de nos francs collectés, soit la somme de 789.804.885 FCfa pour être exact. Selon le secrétaire exécutif de l’Ong « La Lumière », maîtresse d’œuvre du programme, « ces montants collectés sont le fruit total des mises hebdomadaires des femmes qui varient entre 25 et 2000 FCfa selon les localités et les possibilités des membres. L’objectif recherché dans la mise en place de ce programme consistait à lutter contre la pauvreté dans les zones d’implantation». Il s’agissait surtout, renchérit Ibrahima Sory Diallo, d’améliorer la situation de vulnérabilité des femmes en milieu rural car assez souvent« ce sont des conditi ons très difficiles que vivent ces dernières dans les campagnes ».

Cependant, se réjouit-il, «grâce à ces montants collectés, elles peuvent avoir des prêts et développer des activités génératrices de revenus sans que des intérêts exorbitants ne leur soient infligés par les institutions de microfinance. Aujourd’hui, ce sont elles-mêmes qui se prêtent de l’argent car c’est le fruit de leurs mises qui leur servent aujourd’hui de fonds de roulement. A ce jour, informe-t-il, « 1318 villages ont été couverts dans les trois régions, avec 2570 groupes créés et formées ». Il poursuit toujours dans ses explications qu’en termes de bénéficiaires, 60.158 femmes sont jusque-là touchées par le programme, s’enorgueillit le patron de l’Ong «La Lumière ».    

            
Pape Demba SIDIBE

Un projet d’amélioration des équidés de trait du département de Foundiougne, c’est le défi que tentent de relever l’Union des groupements associés du Niombato (Ugan) en partenariat avec une Ong britannique, the Brooke. Démarré en avril 2015, ce programme inédit dans le pays a déjà permis la prise en charge et le suivi sanitaire de plus de 5000 chevaux, ânes et mulets dans la zone d’intervention. Les meilleurs propriétaires d’équidés ont été récompensés à Sokone.   

Une fois n’est pas coutume, les animaux de trait qui font l’objet souvent d’actes de maltraitance de la part de leurs propriétaires peu enclins à s’occuper de cette force de travail étaient mercredi dernier à la fête à Sokone, dans la capitale du Niombato. Des équidés aux petits soins au stand du vétérinaire, bichonnés du côté des maréchaux ferrants, tout est prévu pour mettre ses « troisièmes » bras des hommes dans une posture favorable. C’est en tout cas le challenge que compte relever les responsables de l’Union des groupements associés du Niombato (Ugan) à travers un programme d’amélioration du bien-être des équidés de trait (« Nequinu Mala » en wolof). Au total, c’est 5011 animaux qui ont été identifiés et pris en charge dans les huit communes du département de Foundiougne dans la région de Fatick. « A la base, nous sommes partis du gâchis que représentait la perte d’un bête de trait dans le département où les chevaux et les ânes servent pour le transport intérieur. Un cheval coûte au moins 500.000 francs, mais ils sont souvent perdus à la suite de négligence, si ce n’est à cause d’actes de maltraitance de la part de leurs propriétaires, d’où l’idée dudit projet pour lequel nous avons noué un partenariat avec the Brooke, leader mondial pour le bien-être des animaux », a rappelé David Dione, le coordinateur de l’Ugan, en marge de la journée des équidés.

Une manifestation qui a permis de faire le bilan de l’an I du projet et aussi de récompenser les meilleurs propriétaires. « Nous avons pu former le personnel de l’Ugan et 65 relais villageois sur les notions et concepts de bien-être de l’animal, sur les outils d’animation communautaire et sur le protocole de santé animale spécifique aux équidés. La mise en place d’un réseau de prestataires de santé vétérinaire permettant l’accès aux médicaments est effective, en plus de la formation technique de 9 maréchaux ferrants », a indiqué le patron de l’Ugan. Une mise en œuvre réussie grâce au partenariat scellé avec les communes du département et dix communautés de quartier de la ville de Sokone. Avec la municipalité de la capitale du Niombato, un projet d’aménagement de parkings pour véhicules hippomobiles est prévu. L’édile de la commune, le Dr Moustapha Guèye, est d’ailleurs un des parrains du projet, a expliqué son premier adjoint qui a présidé la cérémonie. Pour le représentant de the Brooke, son organisation qui développe ce type de projet dans la région de Fatick, dans celle de Thiès et bientôt dans le Ferlo, a en ligne de mire la mise en œuvre de l’arrêté ministériel sur la circulation des véhicules hippomobiles. « Ce serait une grande avancée dans l’amélioration du bien-être des équidés de trait au Sénégal à l’instar des acquis engrangés par "Nekinu Mala" dans le département de Foundiougne », a souligné Emmanuel Sarr.

D’un coût global de 150 millions de FCfa, le projet va se terminer en juin 2017, mais en attendant des stratégies de pérennisation sont à l’étude pour la prise en charge et le suivi des sujets après le retrait du partenaire technique et financier, a précisé le docteur vétérinaire Alioune Badara Diop qui coordonne les actions des prestataires de service du programme.


 Elimane FALL

La journée d'hier a été consacrée à une foire aux toilettes à Bène Baraque, un quartier de la commune de Yeumbeul-nord. Les habitants en ont profité pour se faire expliquer les tenants et les aboutissants du programme « Yeksina » qui, en relation avec l'Onas, ambitionne de mettre mille toilettes innovantes à des prix imbattables à la disposition des ménages affectés ou qui sont sous la menace d'éventuelles inondations.

Au cours de la foire, relais communautaires, Badiénou Gokh ou simplement habitants ont profité de ce cadre pour découvrir différents prototypes de toilettes adaptées aux zones d'inondation. Les visiteurs ont également été briefés sur les avantages de ces toilettes innovantes. Une initiative saluée par Louis Gomis, un relais communautaire à Yeumbeul. Il est convaincu que cette innovation est venue à son heure en ce sens que Yeumbeul-nord est une zone très touchée par les inondations si bien que la nappe phréatique affleure en permanence. « Face à une telle situation, des toilettes de ce genre sont vraiment les bienvenues et nous exhortons la population à adhérer en masse car c'est elle qui en sera la principale bénéficiaire », a déclaré cet acteur de développement. « En période d'hivernage surtout, certaines familles déversent le contenu de leurs fosses dans la rue avec tout cela comporte comme risques sur le plan sanitaire et environnemental », a-t-il ajouté. Khady Samb Bèye qui fait partie des responsables de ce projet a précisé que le but visé à travers l'organisation de cette foire est de mener un plaidoyer auprès des autorités afin qu'elles accompagnent la population dans l'acquisition de ces toilettes. Elle a aussi rappelé que l'objectif est de construire mille toilettes et de les distribuer aux populations de treize communes des zones inondées des départements de Pikine et de Guédiawaye.

Pour toucher le maximum de ménages, Yeksina va continuer à organiser des caravanes de marketing, des mobilisations sociales et des visites de proximité. Coordonnatrice du comité de suivi des plans d’engagement de Yeumbeul, Maïmouna Diop est surtout séduite par le caractère très social du projet. «Non seulement, le produit est très accessible, mais aussi l’accompagnement qui se traduit par les facilités accordées aux clients dans le paiement, un bonus téléphonique de 10% sur les remboursements, une prise en charge dans l’assurance maladie accordée à trois membres du ménage-client et le crédit événementiel accordé à un taux très faible », a-t-elle indiqué.

Abdou DIOP

Améliorer sensiblement et de manière durable les conditions de vie des femmes par un véritable renforcement de leur pouvoir économique, c’es le but visé par l’association « Am Be Koun » solidarité qui vient de mettre à la disposition des femmes « Takku Ligèye » du village de Djida Mouride de la commune rurale de Niani Toucouleur dans le département de Tambacounda un équipement d’extraction artisanale d’huile d’arachide d’une capacité de production estimée à 800 litres par semaine.

Selon Boubacar Sangaré, le secrétaire exécutif de ladite association, l'huilerie a été équipée dans le cadre de la mise en œuvre de la petite entreprenariat rurale initiée et co-pilotée par les Ong belge ULB-Coopération et française ICD-Afrique sur financement de la DGD, du WBI et du FRB ainsi que de l'AFD. L'association sénégalaise « Am Be Koun – Solidarité » assure la mise en œuvre sur le terrain.

Pour M. Sangaré, « ce Gie utilisait des équipements obsolètes pour l’extraction artisanale de l’huile d’arachide avec le risque de la non-élimination de l’aflatoxine qui un danger certain pour les consommateurs. Nous nous sommes engagés à moderniser leur outil et à améliorer leur capacité de production en vue de faciliter leurs conditions de vie ».

Par conséquent, l’équipement mis à leur disposition est composé, entre autres, d’un combiné broyeur de pâte d’arachide, d’un broyeur moulin à mil, de quatre décortiqueuses d’arachide, de deux presses à huile actionnées par des crics de dix tonnes, des bidons, etc. Pour la commercialisation du produit, le secrétaire exécutif Boubacar Sangaré de souligner qu’une fédération est déjà mise en place pour justement aider ces femmes à écouler leurs produits dans les meilleures conditions.

Ladite fédération leur permettra également de faire face aux questions de dépannage ou d’entretien de moteur ou de l’équipement en général.

La capacité de production d’huile d’arachide de l’unité équipée (huilerie) est estimée à 800 litres par semaine. Ce qui a fait dire à madame Fatou Faye, la vice-présidente du Gie, que « plus d’une tonne et demi d’arachide est déjà disponible pour l’extraction ». Pour Saly Sène, membre dudit Gie, « les femmes de cette contrée de la commune de Niani Toucouleur sont trop fatiguées. Donc la réception de cet équipement est une aubaine car les groupements n’ont pas les moyens financiers d’acheter tout cet équipement. Auparavant, nous pilons l’arachide avant d’entamer toute procédure d’extraction ». Elle ajoutera que le litre d’huile d’arachide était vendu à 750 FCfa voire 850 FCfa.

Présidant la cérémonie de réception de cet équipement, le maire de la commune, Seydou Bâ, a tenu  à  remercier vivement la coopération française et la coopération belge avant  de souligner que  l’émergence passe obligatoirement par l’autonomisation économique de la femme, une couche très vulnérable. Selon l’édile de la commune, cette huilerie contribuera à coup sûr au renforcement du pouvoir économique de ces braves femmes. M. Bâ de souhaiter que de telles actions de développement à la base se multiplient dans cette commune, la plus enclavée du département de Tambacounda, pour soulager les populations face au phénomène d’insécurité alimentaire qui sévit toujours en zone rurale.

Pape Demba SIDIBE

Avec l’acquisition d’une nouvelle centrale à charbon, la société des Industries chimique du Sénégal (ICS) aura bientôt son autonomie dans l’approvisionnement en énergie électrique.

Les populations des quatre (4) communes polarisées ont approuvé par acclamation l’étude d’impact environnemental au cours d’une audience publique présidée par le gouverneur de région, Amadou Sy.

Autorités administratives et locales, chefs de services techniques et de nombreux participants ont pris part à cette importante rencontre. L’intérêt de ce projet leur a été expliqué par le Dg des Ics, Alassane Robert Diallo, selon qui « il s’agit de satisfaire la demande en énergie dont a besoin la société qui était régulièrement coupée par la Senelec entre 19 heures et 00 heure pour pouvoir assurer l’approvisionnement électrique d’autres localités du pays. Ce qui ralentissait nos activités de production ».

La nouvelle centrale aura une capacité de production annuelle de 360 mégawatts et va permettre d’augmenter de 25% dans un premier temps la capacité de distribution de la Senelec et de 50% quand elle sera totalement en service. « Ainsi, c’est une nouvelle page qui devrait s’ouvrir pour les ICS et lui permettre également de se repositionner et de reprendre sa vitesse de croisière après sa recapitalisation », a indiqué Alassane Robert Diallo, son directeur général.
Dans cette perspective, des interpellations n’ont pas manqué de la part des différents maires des communes ainsi que des populations venues en masse à cette séance  consultation qui ne manquait pas d’intérêt.

La pollution liée aux effets néfastes des émanations de gaz toxique qui s’échappent des cheminées des installations des Ics, la responsabilité sociétale d’entreprise (Rse) ont été largement évoquées par les différents intervenants. Des préoccupations que le consultant Mamadou Gueye a même pris en compte dans le rapport général de l’étude d’impact environnementale liée à l’installation de la centrale à charbon dans la zone où, il faut le reconnaître, l’exploitation des ressources minérales impacte négativement sur l’environnement physique et social.

La pollution de l’air et de l’eau, les maladies récurrentes et multiformes sont également mentionnées. Le gouverneur de Thiès souhaite ainsi que les intérêts des populations soient mis en avant.

El Hadj Mouhamadou SAGNE

Depuis 40 ans, la gestion des déchets solides n’a connu aucune reforme. Mais, vu les enjeux nouveaux liés à l’Acte 3 de la décentralisation, des reformes s’avèrent nécessaires. C’est pourquoi, après consultation de près de 600 acteurs, différents projets de textes ont été revus hier par le Comité technique pour une pré-validation devant mener vers des reformes dans ce secteur.

Après des Comités régionaux de développement (Crd), des consultations citoyennes, des enquêtes ménagères etc., différents projets de textes devant mener à la reforme du secteur de la gestion des déchets solides ont été soumis hier au Comité technique pour pré-validation. Selon Abdoulaye Diouf Sarr, depuis plusieurs décennies, malgré les multiples initiatives (institutionnelles, techniques et financières) prises par l’Etat, les collectivités locales et les partenaires techniques et financiers, les déficiences dans la gestion des déchets solides municipaux persistent.

« Pour mettre un terme à cette inertie et promouvoir la gestion durable et intégrée de ces déchets, la révision du cadre légal et réglementaire s’impose et s’avère une priorité. Elle l’est d’autant plus que le Sénégal vient de renforcer sa politique de décentralisation avec l’Acte 3. Il urge donc de prendre en charge les nouveaux enjeux législatifs, réglementaires et stratégiques et d’améliorer le cadre institutionnel, organisationnel et financier du secteur », a soutenu le ministre de la Gouvernance locale, du Développement et de l’Aménagement du territoire.

Il a établi un diagnostic sans complaisance du cadre de vie marqué par une prolifération des dépôts sauvages de déchets solides qui a pour conséquence une augmentation des dépenses en santé publique, etc. « Au regard de ce diagnostic alarmant, il nous faut agir en commençant par définir une politique adaptée et efficace de gestion intégrée et durable des déchets solides. C’est dans cette perspective que l’Etat du Sénégal a élaboré le Programme national de gestion des déchets (Pngd) en vue d’aider les collectivités locales dans la mise en place progressive de dispositifs performants qui permettent la gestion des déchets solides », a laissé entendre l’ancien directeur du Coud. Pour Abdoulaye Diouf Sarr, le chef de l’Etat a inscrit d’une manière indélébile la propreté comme une priorité nationale. « Nous sommes conscients que c’est un levier de promotion économique et d’attractivité de nos territoires. C’est pourquoi le Programme national de lutte contre les déchets solides est en train d’être développé. Mais  son développement suppose la mise en place d’une structuration assez crédible et solide. C'est-à-dire un cadre légal, réglementaire et un dispositif réglementaire bien pensés », a dit le maire de Yoff. A l’en croire, les dispositifs qui seront mise en place permettront à ce programme de se développer dans de très bonnes conditions.

Ndiol Maka SECK


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