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Régions (1962)

La Place de l’indépendance qui est un endroit chargé historiquement va être préservée. Ces mots sont de Khalifa Ababacar Sall qui était hier avec ses conseillers municipaux en session.

Le maire de la ville de Dakar a abordé hier la question liée à l’embellissement de la Place de l’indépendance. D’ailleurs, cet aspect a été inscrit au 7ème point de l’ordre du jour libellé comme suit : « Autorisation spéciale de recettes et de dépenses d’un montant de 4 milliards de FCfa relatif au prêt de la banque islamique du Sénégal pour le financement des travaux d’aménagement de la Place de l’indépendance et de la construction d’un parking sous-terrain ».

Devant le conseil municipal, Khalifa Ababacar Sall a précisé que c’est l’entreprise contractante qui avait fixé un délai de 11 mois pour le début des travaux, après des études complémentaires. Ces tâches, en réalité, impliquent le maire de Dakar-Plateau, Alioune Ndoye. « La Place de l’indépendance est d’abord un lieu de commémoration et de mémoire. Sa mission fondamentale sera maintenue. Ce sera un lieu de vie. On va l’améliorer. Il n’y avait pas de flamme continue. Nous allons en faire », a-t-il dit, avant de préciser que 19 communes verront leurs stades et terrains dotés de gazons synthétiques. « Ce projet date de 2013 ; nous avons fait l’appel d’offres suivi d’un processus inclusif de fixation et de détermination des terrains. Une entreprise privée a gagné le marché et une banque accepte de financer les travaux. Le conseil municipal l’a autorisé depuis la dernière session. Il nous faut maintenant une autorisation spéciale, une mise en place du crédit et le démarrage des travaux s’il n’y pas de problème », a poursuivit M. Sall.

En outre, le conseil municipal, qui a suspendu la séance, promet de revenir plus amplement sur les points ayant trait au compte administratif 2015, aux virements de crédits, à l’acceptation de dons sous forme de subvention de l’agglomération Grand Paris-Sud pour un montant de 20.000 euros, à l’obtention d’une autorisation spéciale de recettes et de dépenses d’un montant de 20.000 euros relative à la subvention de l’agglomération Grand Paris-Sud pour l’organisation de l’exposition d’arts visuels et le séminaire international sur le thème « Cités, Coopération culturelle et Economie créative » dans le cadre de la 12ème édition de la Biennale de l’art africain contemporain de Dakar, « Dak’Art », à l’autorisation spéciale de recettes et de dépenses d’un montant de 11.407.676 FCfa relative à la subvention de la Fondation Rockefeller au Programme Dakar Ville Résiliente.

Dans son intervention, le maire de Biscuiterie, Doudou Issa Niasse, a relevé la situation des travailleurs redéployés dans les mairies et qui sont confrontés à de nombreuses difficultés. Le maire Khalifa Sall a souligné que des discussions seront ouvertes avec les collègues maires en présence du préfet de la capitale.


Pour apporter des solutions à toutes ces interpellations, l’inter-commission va se réunir vendredi prochain, avant que le conseil municipal ne convoque une autre rencontre.

Serigne Mansour Sy CISSE

Promouvoir le dialogue social et dépasser le stade d’accalmie afin d’amener l’Etat et le Mfdc à la signature de cessation définitive des hostilités, tel est l’objectif que se fixe la Coordination sous-régionale des organisations de la société civile pour la paix en Casamance (Coscpac).

Elle l’a fait savoir lors d’un point de presse, vendredi dernier, à Ziguinchor. Cette structure de soutien à la construction de la paix en Casamance et à la stabilité des axes frontaliers a été portée sur les fonds baptismaux en février 2016. Elle est une émanation des communautés de base au travers des organisations de la société civile. Il y en a 176 dont 26 de la Guinée-Bissau, 20 de la Gambie. Le reste provient du Sénégal. La Coscpac, selon son coordonateur Henry Ndecky, se veut un cadre référentiel de plaidoyer en réponse à un manque d’harmonisation dans les interventions, « alors que les attentes réelles des populations, fortement éprouvées par 34 années de conflit armé, restent actuelles ». Pour amener l’Etat et le Mfdc à la signature de cessation définitive des hostilités en Casamance, la Coscpac estime qu’on ne doit pas négliger la gestion et la prévention des conflits mineurs « qui, rappelle-t-elle, nourrissent le grand conflit. Au rang de ces conflits mineurs, la Coscpac a préconisé de ne pas négliger la divagation des animaux dans les zones de culture, le vol de bétail, les coupes abusives de bois, la circulation des armes de petit calibre et le non-respect des droits humains. Par ailleurs, elle a insisté sur « l’implication en amont des acteurs de la Guinée-Bissau et de la Gambie en qualité de parties prenantes aux fins d’une recherche conjointe de sortie de crise transfrontalière ». Henry Ndecky a estimé que le chantier est vaste et les défis énormes, invitant les acteurs déjà sur le terrain du dialogue à trouver en leur initiative « une valeur ajoutée », dans la dynamique en cours du processus de paix.

En outre, M. Ndecky et les siens ont proposé l’installation de mécanismes de suivi-évaluation pour le raffermissement permanent des relations de bonne cohabitation en Casamance et de bon voisinage sur les axes frontaliers une fois la paix construite.

Moussa SADIO

Il est de plus en plus question de remobiliser les populations pour arriver à une « révolution » en matière de gestion des ordures. C’est une des fortes recommandations issues de l’atelier sur l’étude commanditée par l’Unité de coordination de la gestion des déchets (UCG) sur la perception que les populations bénéficiaires ont de l’offre de service de ladite structure et des perspectives en matière d’assainissement.

Concernant le cas de Tambacounda, il a été salué l’existence d’une initiative de gestion des ordures organisée autour de comités de développement de quartier (Cdq), le tout appuyé par la coopération décentralisée à travers le projet Sinvad (Système intégré de valorisation des déchets) financé par la commune de Sint Niklaass en Belgique. Ce système souffre toutefois de « défaillances » liées au fait que « tout le monde ne participe pas » ou à des pannes prolongées, entre autres.

D’où la nécessité, selon le sociologue Djiby Diakhaté, consultant de l’UCG et enseignant-chercheur à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, de remobiliser les populations pour arriver à une « révolution » en matière de gestion des ordures. Une question, signale-t-il, transversale puisque touchant à la fois la santé, le tourisme, la sécurité, etc. Pour ce dernier, cette réflexion prospective est un moyen d’anticiper sur le boom démographique que connaissent des villes comme Tambacounda, ainsi que sur la réalisation à venir d’infrastructures qui, tout compte fait, contribueront à augmenter la production de déchets. Des représentants d’associations de femmes, du mouvement associatif des jeunes, des acteurs communautaires, ainsi que du secteur de l’assainissement de la commune de Tambacounda ont, au cours de cette rencontre, planché sur la gestion des ordures depuis les indépendances de 1960 à 2011 et la gestion des ordures de 2011 à 2016. Le troisième groupe a eu la tâche d’envisager les perspectives de la gestion des ordures en proposant des pistes de solutions, les difficultés actuelles et surtout les solutions à envisager pour son amélioration dans le futur.

Cette rencontre constitue une étape de la chaîne de consultations organisées dans de nombreuses villes du pays et destinées à recueillir les avis des populations, leurs attentes et recommandations sur le futur de la gestion des ordures. A l’issue de cette série de rencontres, se tiendra au courant du mois de mai un atelier national de restitution où seront présentées les idées recueillies auprès des populations, a annoncé M. Diakhaté. Il s’agit, à travers cette approche, de rompre avec la « démarche verticale » qui consistait à imposer aux populations la manière de gérer les ordures et qui, de l’avis du sociologue, « n’est plus possible », pour adopter une « démarche horizontale », prenant en compte l’avis des personnes concernées au premier chef. « Si les populations ne participent pas, toute action est vouée à l’échec », a-t-il dit.

P. D. SIDIBE

C’est un plan de campagne de plus de 1.500 ha de riz dans le Kédougou qui a été entamé. Ce plan va permettre d’atteindre une production de 4.500 tonnes avec des rendements de l’ordre de plus de 3,5 tonnes à l’hectare. L’initiative vient de la Sodefitex qui, dans le cadre de la modernisation de l’agriculture, compte relever les défis du programme d’accélération de l’agriculture sénégalaise. 

Les 14 tracteurs obtenus des services de l’agriculture et de l’équipement rural ont entamé le labour à Afia Pont où nous nous sommes rendus et partout dans la région où la moyenne d’eau tombée précocement est à plus de 50 mm. En même temps, un programme de commercialisation du riz a permis de stocker plus de 1.000 tonnes pour démarrer la rizerie d’une capacité de 3.000 tonnes en installation. La forte doléance des producteurs tournent autour des moissonneuses batteuses afin de minorer les pertes prises en compte par le service de machination du développement durable et de la culture en régie de la Sodefitex. A Afia Pont, à 42 km de Kédougou sur la route de Salémata, 70 mm sont tombés et les populations enthousiastes se sont engagées à relever les défis de l’autosuffisance en riz à côté de la Sodefitex et de l’Etat sénégalais. Dianté Diaby, président de l’union des Gie qui compte sur ses 25 groupements de producteurs de riz, a déjà labouré 50 ha en deux jours. Pour lui, il s’agit de prendre les devants et de faire la course avant que les fortes pluies ne s’abattent sur la région et ne retardent la marche des machines de labour qui soulagent les agriculteurs dans les travaux. Ici, souligne Dianté, tous les agriculteurs sont engagés pour faire des productions records. Dans cette partie du pays, la Sodefitex, à côté de l’Etat, est en train de révolutionner le monde rural. Pour lui, dans toute la région de Kédougou, la pluie est au rendez-vous et cela a trouvé que la Sodefitex et les structures de l’Etat sont à pied d’œuvre pour ne pas être prises de court.

Pour Pape Abdoulaye Mané, le responsable régional de la Sodefitex, la modernisation de l’agriculture passe par la mécanisation afin de relever les défis du programme d’accélération de l’agriculture sénégalaise bien lancé à Kédougou. La modernisation des outils de travail est mise en place par la Sodefitex. A travers la motorisation, il s’agit d’accroître les superficies, la production et la productivité. Avec les tracteurs et l’installation précoce de l’hivernage connue dans la région de Kédougou au début de la troisième décade du mois d’avril, les labours sont bien lancés pour la pré-saison hivernale.  « C’est bien heureux d’avoir des tracteurs qui font toutes les opérations culturales, notamment le labour, les semis et la fertilisation des semis. Le pari est en train d’être gagné avec les labours précoces qui ne peuvent pas se faire pour le coton qui demande en même temps le labour, les semis et la fertilisation qui sont regroupés », a dit M. Mané. Pour ce dernier, « il est préférable d’engager les labours pour ses groupements qui font les cultures intégrées de riz, de maïs et de coton ».

Absence de matériel post-récolte
A Kédougou, ce sont des exploitations agricoles soumises à une motorisation moderne qui sont au-devant de la scène avec déjà 14 tracteurs commis par le ministère de l’Agriculture et de l’Equipement rural qui sont arrivés à la Sodefitex. Et là, avec le début précoce de l’hivernage, c’est une aubaine qui est partagée dans cette partie orientale du pays où les agriculteurs ont profité de cette première pluie pour prendre de l’avance. La Sodefitex, a dit Abdoulaye Mané, répond à une doléance des populations pour la relance de l’agriculture dans la région de Kédougou à travers une forte filière rizicole. Dans cette filière qui a commencé depuis l’année dernière à la Sodefitex, il y a eu 230 tonnes pour le département de la sécurisation des produits agricoles. A côté, le Padaer et le Papil, en collaboration avec la Direction régionale de l’agriculture et Bamptaaré au service de la Sodefitex, ont lancé en même temps un programme de commercialisation du riz avec le Pam. Cela a permis de stocker plus de 1.000 tonnes pour démarrer la rizerie qui est en installation. Le plan de campagne de cette année est de 1.500 ha de riz dans la région de Kédougou, notamment pour Saraya, Salémata et Kédougou. Un plan de campagne qui va permettre de s’attendre à presque 4.500 tonnes de riz avec des rendements de plus de 3,5 tonnes à l’ha pour satisfaire la capacité de la rizerie qui est de 3.000 tonnes.
 La doléance des producteurs tourne autour de l’obtention d’un matériel post-récolte comme les moissonneuses batteuses afin de minorer les pertes.

Le service du machinisme, du développement durable et de la culture en régie, affirme M. Mané, a prévu de traiter cette doléance. Il y a aussi les magasins de stockage que le Padaer est en train de construire dans toute la région et qui vont servir pour cette campagne.

Pape Demba SIDIBE

Le quartier Escale, qui constitue le centre des affaires de la ville de Ziguinchor, est en train de retrouver progressivement son charme d’antan. Toutes les routes adjacentes à la rue Javelier qui a fini d’être bien refaite sont en cours de réhabilitation par l’Etat, au grand bonheur des populations locales, notamment des automobilistes et autres motocyclistes.

Certes les travaux qui sont en cours perturbent la circulation en plusieurs endroits du centre-ville, mais les Ziguinchorois restent coopératifs, estimant qu’il y va de leur intérêt. « Personne ne doit s’en plaindre, parce que nous avons beaucoup souffert économiquement du très mauvais état des routes de cette partie névralgique de la ville, surtout pendant les trois derniers hivernages », a soutenu cet opérateur économique qui a requis l’anonymat. Il a soutenu que n’eût été « la générosité » du président de la République Macky Sall, les habitants de la commune continueraient encore à souffrir des routes impraticables du quartier Escale qui est considéré comme le poumon économique de Ziguinchor ; abritant le commerce et la plupart des services étatiques, banques et industries.

« Nous saluons cette grandeur d’âme du chef de l’Etat envers les populations de Ziguinchor que nous sommes et souhaitons qu’il continue à nous réaliser de très bonnes routes dans la ville », a tenu à dire la dame Fatoumata Doumbouya, enseignante de son état dans une école élémentaire publique de la place. Elle a également fait savoir que c’est grâce au président de la République que toutes les artères de la ville, qui étaient dans un état de dégradation très avancée, ont été restaurées. « Aujourd’hui, on y roule comme sur du tapis tellement cela a été bien fait », s’est réjouie notre interlocutrice. Ce transporteur répondant au nom d’Oumar Kébé est un autre Ziguinchorois qui se dit « ravi du Président Sall et de son gouvernement pour les actes concrets qu’ils sont en train de poser dans la cité pour améliorer le bien-être des populations ».

Défaut d’éclairage
Comme beaucoup de gens qui ont accepté de nous confier leurs impressions sur les routes qui sont en train d’être reconstruites dans la ville, notre transporteur n’a pas tari d’éloges sur le chef de l’Etat. Oumar Kébé, à l’image de bon nombre de Ziguinchorois, a affirmé que « Macky Sall reste très attaché à Ziguinchor et au reste de la Casamance naturelle (régions de Sédhiou et de Kokda) ». Les chauffeurs de taxi sont du même avis. Ils n’ont pas manqué d’exprimer leur profonde satisfaction et leur gratitude au chef de l’Etat pour les efforts considérables qu’il faits en vue de doter Ziguinchor de routes dignes de ce nom. Nos vis-à-vis ont rappelé « les durs moments » qu’ils ont traversés, « roulant sur des routes défoncées et coupées en plusieurs endroits ». Ils ont en mémoire les hivernages où ils refusaient catégoriquement de se rendre dans les quartiers inondables comme Goumel, Kandé, Kandialang, Kadior, Boudody, Djiéfaye, Djibock, etc. Ils sont contents que tout cela soit devenu un vieux souvenir, au grand bonheur de tous les habitants de la cité.    

   
En tous cas, aujourd’hui un peu partout dans la ville (grandes places, services, ateliers, bars et autres lieux recevant du public), les travaux de réhabilitation des principales routes de Ziguinchor et de la RN6 (Ziguinchor-Tanaff-Kolda) communément appelée route du Sud, suscitent des discussions favorables au régime et à son leader, le président de la République. Chacun y va de son commentaire, louant Dieu et lui demandant d’accorder la longévité au président Sall et de lui donner les moyens de continuer ses investissements à Ziguinchor et de réaliser les grandes ambitions qu’il a pour la Casamance.

Actuellement, les souhaits des uns et des autres est que Ziguinchor puisse avoir un bon éclairage public pour sortir la ville des ténèbres en plusieurs endroits. Là-dessus aussi, nos interlocuteurs ont sollicité le chef de l’Etat pour qu’il vole au secours des Ziguinchorois très rapidement, estimant que la plupart des quartiers sont plongés dans l’obscurité dès la tombée de la nuit.

Moussa SADIO


Navigabilité : Le fleuve Casamance dragué sur 83 km
Selon le directeur général de l’Agence nationale des affaires maritimes (Anam), l’effectivité du dragage du fleuve Casamance, de l’embouchure au port de commerce de Ziguinchor (83 km), ne peut plus faire l’ombre d’un doute. Et Yérim Thioube de confirmer que le dragage a été bien fait, à une profondeur de 7,50 m.

Le directeur général de l’Anam, qui s’exprimait hier à Ziguinchor lors d’une conférence de presse, a expliqué que le dragage a fait passer la profondeur moyenne de l’embouchure au port de commerce de Ziguinchor de 3,20 m sur le zéro des cartes à 7,50 m contractuels voire même 8 m.

Le Dg de l’Anam a tenu à préciser que le dragage n’a pas été mal préparé. A l’en croire, il y a eu un certain nombre d’études préalables. Celles-ci étaient relatives à la modernisation, à l’avant-projet sommaire, à l’avant-projet détaillé, ainsi qu’à l’impact environnemental et social. D’après Yérim Thioube, le dragage que son agence vient de réaliser pour le compte de l’Etat va permettre aujourd’hui à des navires de grande capacité (6.000 tonnes et plus) de venir à Ziguinchor en toute sécurité, de jour comme de nuit, avec le balisage qui est en cours et qui va prendre fin le 15 mai prochain.

A propos de ce balisage, le patron de l’Agence nationale des affaires maritimes a fait savoir que 120 bouées seront mises à contribution dont 46 bouées d’embouchure, 74 bouées dites fluviales et 10 autres qui vont être gardées en réserve, soit un total de 120 bouées. M. Thioube a renseigné que sur le lot des bouées d’embouchure, trois sont dotées d’un équipement moderne, permettant de les repérer par les navires un peu partout à travers le monde. « Tout cela est mis en œuvre, dit-il, pour améliorer les conditions de navigation et d’accessibilité jusqu’au port de commerce de Ziguinchor.

Le directeur général de l’Anam a ajouté qu’indépendamment du dragage et du balisage du fleuve Casamance, l’Etat va étendre le port de Ziguinchor, créer un véritable port de pêche à Boudody et réaliser un terminal hydrocarbure de 16.000 m3, avec quatre cuves spécialisées chacune (gazole, kérosène, fuel lourd, etc.) pour mettre à la disposition des opérateurs et des populations l’énergie en suffisance et diversifiée. « C’est l’élément premier de l’économie locale », de l’avis de Yérim Thioube.

Mais, face à l’augmentation du trafic que le dragage et le balisage du fleuve Casamance vont entraîner, en permettant sa navigabilité de jour comme de nuit et compte tenu de l’étroitesse du port de Ziguinchor, le Dg de l’Agence nationale des affaires maritimes a estimé qu’il faudra trouver des superficies supplémentaires pour pouvoir traiter tout le trafic. C’est ainsi qu’il a préconisé un port sec, assurant que l’Anam est en train d’y travailler déjà. « Parce que plus le trafic va se développer au port, plus il y aura des problèmes d’entreposage », a-t-il expliqué.

M. SADIO         

La commune de Ngaparou a procédé hier à une journée de parrainage de ses écoles. Toutes les illustres personnes qui ont marqué le terroir ont été choisies pour porter le nom des structures scolaires de la commune.

La première structure scolaire a vu le jour en 1957 dans la commune de Ngaparou. De toutes les contrées aux alentours du village centre déferlaient des potaches afin de se rendre à cette école. Il s’y est ajouté ensuite les écoles 2 et 3, le collège et le lycée.
Pour prêcher la pédagogie par l’exemple, Mamadou Mbengue, maire de Ngaparou et son Conseil municipal ont décidé, avec l’accord des autorités académiques, de baptiser ces écoles aux noms de personnalités de leur terroir.

Il s’agit des illustres fils de Ngaparou, notamment Issa Sagne, Tafsir Yaté Ciss, Serigne Mamadou Léna Diop, Momath Ndakhté Ndao et Cheikh Ousmane Diagne, le seul parrain encore en vie, connu et reconnu pour sa générosité légendaire. « Si nous avons choisi ces personnalités pour que nos écoles portent leurs noms, c’est bien parce que nous voulons que la nouvelle génération s’inspire de leurs actions, attitudes et comportements », a indiqué Mamadou Mbengue qui, dès son installation à la tête de la commune en 2009, a fait de l’éducation, de la santé et de l’environnement ses priorités. L’édile de la commune, un maire engagé à tout point de vue auprès de ses populations, met tout en œuvre pour satisfaire les besoins de ses administrés.

Plusieurs actions menées en direction des écoles, des structures sanitaires et de l’environnement vont être renforcées, consolidées et perpétuées, se plait à soutenir le maire en tout temps et tout lieu, à la grande satisfaction des populations. Celles que nous avons rencontrées ont dit toute leur satisfaction d’avoir un maire qui est accessible, qui répond à tous les appels car n’ayant jamais changé de numéro de téléphone.
Mais puisqu’il n’est jamais assez tard de bien faire, elles attendent encore plus et mieux de leur maire. 

Amath Sigui NDIAYE 


Saraya est la zone qui abrite la totalité des sites d’orpaillage traditionnels de la région de Kédougou. Là-bas, il est difficile de voir les enfants rester à l’école face à l’attrait de l’or. C’est pourquoi les autorités, de concert avec l’Ong La Lumière, en partenariat avec l’Association pour l’accès à l’éducation basée en Suisse, ont décidé de prendre le taureau par les cornes à travers un projet inclusif de protection des enfants pour faire face au phénomène de la déperdition scolaire, à un moment où les ministères de l’Intérieur et de l’Industrie et des Mines sont en train de réorganiser les sites.

Le comité départemental de Saraya présidé par le préfet Pape Malick Ndao a permis aux services techniques de l’Etat de décliner leurs ambitions pour la lutte contre les fléaux qui freinent le développement dans le département de Saraya mercredi dernier. Malgré les richesses de son sous-sol, ce département vit des difficultés comme l’approvisionnement en eau et en électricité, tout comme le non épanouissement de son école qui est classée en queue de peloton des établissements scolaires du Sénégal.  Mais, pour réussir ce pari, la synergie des actions de l’ensemble des acteurs étatiques et privés a été souhaitée. Le préfet du département de Saraya, Papa Malick Ndao, de rappeler que « les Ong doivent davantage se rapprocher des autorités administratives avant de faire quoi que se soit ». Pour ce dernier, l’Ong La Lumière a bien décodé le message. « Nous savons que le travail des enfants, surtout dans les sites d’orpaillage, est très fréquent mais le ministère de l’Intérieur et celui de l’Industrie et des Mines sont en train de réorganiser les sites », informe le préfet de Saraya. Ce dernier ajoute que son département est bien ancré dans le processus de protection des enfants, car, argumente-t-il, « avec le comité départemental de protection des enfants, nous sommes parvenus à étouffer des problèmes de mariages précoces dans beaucoup d’écoles. C’est pourquoi l’arrivée du projet de l’Ong La Lumière est à saluer, car il vient nous soutenir dans notre mission », a conclu le préfet Papa Malick Ndao.

« Le problème du travail des enfants dans la région de Kédougou, plus précisément dans le département de Saraya, est un obstacle majeur pour le développement socio-économique des populations. Les enfants et les femmes sont plus fréquents dans les sites et ceci est dû à la pauvreté. C’est pourquoi l’Ong La Lumière va, dans ce nouveau projet, mettre l’accent sur la formation, la sensibilisation et le suivi de nos activités dans les deux années qui suivent », précise Aliou Bakhoum, chef d’antenne de l’Ong à Kédougou. « Notre objectif est de parvenir à sortir les enfants de la pire forme de travail, mais aussi de former des relais dans tous les villages qui sont retenus pour permettre aux populations de s’approprier le projet et de savoir que leurs enfants sont les enfants de tous », se veut-il plus explicite.

Pape Demba SIDIBE

Le coordonnateur de la Direction générale de la planification et des politiques économiques au ministère de l’Economie, des Finances et du Plan, Mayacine Camara, a préconisé, avant-hier, le renforcement de la décentralisation à Ziguinchor. Il a estimé que c’est l’alternative pour que cette partie méridionale de notre pays puisse jouer pleinement son rôle de région motrice pour l’économie du Sénégal.

Pour Mayacine Camara, le renforcement de la décentralisation devra nécessiter le renforcement des services techniques de l’administration, du pouvoir de gouvernance de nos autorités dans le commandement. Sans oublier de donner beaucoup de pouvoirs à l’élu et des moyens pour exécuter les projets. M. Camara s’exprimait à l’occasion de la revue annuelle conjointe des politiques publiques qui a pris fin hier à Ziguinchor.

Selon le coordonnateur de la Direction générale de la planification et des politiques économiques, les progrès réalisés pour développer la région de Ziguinchor ne sont pas encore à la hauteur des attentes, notamment dans les domaines de l’agriculture et du tourisme. Par ailleurs, les services techniques déconcentrés n’ont pas suffisamment de moyens pour accompagner les collectivités locales et les investissements territoriaux. Si cette contrainte n’est pas levée, le Plan Sénégal émergent risque de connaître encore un retard à Ziguinchor, malgré les progrès et les initiatives prises dans ce domaine. Notre interlocuteur n’a pas occulté la faiblesse des investissements, expliquant que c’est lié au fait que les projets d’initiative territoriale ne sont pas soutenus largement dans le budget. Il a recommandé que beaucoup de mesures soient prises pour que les projets d’initiative territoriale, « qui ont été déjà élaborées par les collectivités et les acteurs régionaux », puissent être pris en compte dans le budget de l’Etat.

Moussa SADIO

Les agents de l’administration locale de la mairie de Thiès-Ouest ont bouclé un séminaire de renforcement des capacités en  rédaction administrative et traitement de l’information à l’interne tout comme en dehors de leur institution municipale.

Selon le maire Aliou Sow, il a été décidé de miser sur une équipe jeune, compétente et recrutée suivant des appels à candidatures sans aucun parti pris politique. « Après 18 mois d’activités, le moment est venu d’outiller davantage cette équipe car notre ambition est de gérer l’institution municipale avec professionnalisme dans un contexte marqué par l’avènement de l’Acte 3 de la décentralisation », a-t-il affirmé.

Pour l’édile de la commune de Thiès-Ouest, la formation a une portée stratégique car elle permet aux agents d’être efficaces dans leur travail au quotidien compte tenu des lourdeurs administratives qui freinent la plupart du temps la cadence dans les collectivités locales. « Alors, en ayant une bonne maîtrise des mécanismes administratifs, les agents pourront anticiper sur les goulots d’étranglement. Ce qui justifie ces séries de formation », a confié Aliou Sow. Il a aussi annoncé que la prochaine étape de la formation est dévolue aux délégués de quartier qui constituent un maillon clé dans le dispositif institutionnel des collectivités locales.

Ayant compris que cette maîtrise des ficelles administratives est un processus de longue haleine, le formateur Khalifa Mboup du cabinet Intelligence territoriale Afrique a souligné avoir fini de dérouler la partie théorique de la formation. «Maintenant, la balle est dans le camp de la pratique et cela dépend entièrement de vous. Mais, je suis rassuré car, au sortir de notre première rencontre à Saly, nous avons tous constaté une nette amélioration dans le travail de votre institution municipale », a-t-il déclaré. Invité pour partager l’approche, Lamine Diallo, le maire de la commune de Thiès-Nord, a noté la rupture opérée dans le bon sens par la commune de Thiès-Ouest dans la gestion de son institution municipale portée par une équipe jeune mais efficace et volontaire.

Mbaye BA

Le maire de Sicap Liberté, Santi Sène Agne, a, hier, remis au centre de santé Mamadou Diop dit Pape un lot de matériels, notamment des lits, chaises anglaises, cannes, etc. Cet appui est estimé à 25 millions de FCfa, selon le donateur Abdoulaye Sy.

« Lorsqu’on fait un don, on n’estime pas », a dit d’emblée, hier, le bienfaiteur Abdoulaye Sy de la structure  Atlantic Adventure. En effet, ce dernier qui a fait cet acte symbolique est un expatrié qui a vécu, depuis 40 ans, en Suède. Ce lot de matériels d’une valeur de 25 millions de FCfa  est composé de lits, de béquilles,  de cannes, de chaises roulantes pour les personnes à mobilité réduite, de chaises anglaises, etc.

Selon lui, le maire Santi Sène Agne en a manifesté le besoin pour un bon traitement et une meilleure hospitalisation des patients.

Quant au médecin chef, Dr Ndèye Fama Ndiaye, ce soutien est comme un soulagement pour le centre de santé, car il y avait un déficit de 25 lits à combler. La conséquence directe était que le personnel de santé  ne pouvait pas retenir les malades. « Nous pouvons donner l’assurance que ce matériel sera utilisé à bon escient », a précisé la dentiste. De son côté, le maire Santi Sène Agne a indiqué que ce matériel varié est d’une très grande qualité. « Il vient à son heure ; il nous permettra de renforcer l’offre de service de notre centre qui est un fleuron », a affirmé M. Agne ; non sans préciser que les lits manquaient dans ce centre. « Il était devenu une denrée rare et très recherchée par le personnel de santé. Le bienfaiteur vient de s’investir de manière humanitaire. Cela va alléger le budget de la commune, parce que nous aurions dû acheter ce matériel ; c’est vraiment du pain béni pour nous », a-t-il conclu.

Serigne Mansour Sy CISSE

Le lycée de Sandiara a réceptionné hier un lot de 1.800 livres et un chèque de 5 millions de francs offerts par l’association « Passeport pour l’avenir » dirigée par le maire Serigne Guèye Diop. L’objectif est d’offrir aux 2.300 élèves de cet établissement de meilleures perspectives d’avenir qui leur permettraient de développer plus tard leur localité.

La cérémonie de remise des dons s’est déroulée en présence des autorités administratives et académiques, des élèves et des parents. Ces livres, d’une valeur de 10 millions de FCfa, composés d’essais et d’ouvrage en littérature, philosophie et mathématiques, vont enrichir la bibliothèque du lycée. Ce geste de l’association « Passeport pour l’avenir », dirigée par le maire Serigne Guèye Diop, a été fortement magnifié par le proviseur, l’association des parents d’élèves, mais aussi l’inspectrice d’académie de la région de Thiès. Pour madame Khadidiatou Diallo, la qualité et l’excellence sont le socle sur lequel un pays doit se reposer pour un développement harmonieux. Elle a invité les jeunes à s’engager dans cette voie afin que cette émergence à laquelle aspire le Sénégal ne soit pas une utopie. Elle a remercié, au nom du ministre de l’Éducation nationale, le docteur Serigne Guèye Diop pour tout ce qu’il fait pour l’école sénégalaise.

Pour le maire de Sandiara, ce don est initié en partenariat avec la fondation Charles Zaugg en Suisse, la maison d’édition Harmattan. Il a invité les élèves à en prendre soin et en profiter pour augmenter leur savoir, pour aller le plus loin possible. « Il faut profiter de ces livres pour acquérir cette connaissance sans laquelle le Sénégal ne peut pas se développer, travailler pour aller le plus loin possible, mais aussi renvoyer l’ascenseur aux autres, en construisant plus tard d’autres lycées, des forages, des infrastructures », a-t-il conseillé aux élèves. Pour le docteur Serigne Guèye Diop, les 5 millions offerts au lycée par l’association « Passeport pour l’avenir » serviront à terminer les trois salles de classe de terminale. Il a assuré qu’elles seront fonctionnelles à partir de la prochaine rentrée.

Elargissement de la carte scolaire
En outre, le docteur Serigne Guèye Diop a annoncé la création de l’école normale des enseignants de Sandiara qui va former tous les enseignants des écoles protestantes du Sénégal, de la Côte d’Ivoire, du Togo, du Gabon, du Mali, mais aussi d’un don de deux classes à Ngomène pour une école franco-arabe, d’un bloc scientifique qui permettra d’enseigner la chimie, la physique, la biologie, les sciences naturelles et les sciences animales. « Ce bloc d’une valeur de 20 millions de francs sera livré avant la prochaine rentrée des classes », a dit le maire.

« Dans le public, en plus de ce lycée de Sandiara, nous avons construit le lycée de Faylar dont la première pierre est déjà posée, le lycée de Mbourokh dont la première pierre sera posée l’année prochaine, le lycée de Soussane qui a déjà commencé et le collège de Louly qui va passer en lycée avec les classes de seconde, première et terminale », a ajouté le maire Serigne Guèye Diop, qui a promis l’instauration dès l’année prochaine d’un Prix d’excellence pour la science et la technique. Ce prix sera destiné au meilleur élève de terminale en maths, physique et chimie pour encourager l’étude dans les sciences et la technologie.

Emergence de Sandiara
Pour le maire Serigne Guèye Diop, sa commune est engagée sur la voie de l’émergence. « Dans le cadre de nos projets des 12 grands travaux de Sandiara, l’éducation est la pierre angulaire. Il y a 15 usines qui sont inscrites à Sandiara, dont trois en construction pour un total de 4.000 emplois à venir. Il y a un investissement de l’ordre de 50 milliards prévu sur la zone industrielle. C’est très important, c’est dans le cadre du plan Sandiara émergent », a fait savoir le maire qui mise désormais sur un plan d’occupation des sols. Il s’y ajoute, selon le docteur Serigne Guèye Diop, l’électrification de 25 villages, la gendarmerie de Sandiara qui sera inaugurée dans un mois, la construction d’un forage agricole dans chaque village, le stade de Sandiara, le garage, le foirail, l’hôpital de médecine traditionnelle et moderne, etc.

Samba Oumar FALL

Thiès : Des actes de haute portée viennent d’être posés dans le cadre du partenariat entre la ville de Thiès et l’ambassade du Royaume de Thaïlande. Des bourses d’étude et de stage viennent d’être offertes à la mairie en plus de la prise en charge d’un handicapé moteur.

Ce geste a été posé après la visite dans la capitale du rail de son excellence l’ambassadeur Wijak Chittarat en janvier dernier. Une visite qui porte déjà ses fruits avec l’octroi de 20 bourses d’étude et 13 bourses de stage offertes à la ville de Thiès par l’ambassade de la Thaïlande. « Pour les bourses d’étude et de stage, les étudiants en master résidents ou ressortissants de Thiès en seront les bénéficiaires », nous a confié Oumar Ndiaye, le chef de service communication de la mairie. Par ailleurs, l’ambassade de Thaïlande s’implique également dans la prise en charge des handicapés moteurs avec des dons de prothèses. Alioune Traoré (notre photo), un heureux bénéficier de cette assistance, a retrouvé une autonomie dans la mobilité. « Dans cette dynamique, son Excellence l’ambassadeur Wijak Chittarat a promis de réaliser à Thiès une maison de sauvegarde des enfants en situation précaire : Keur Khaleyi », souligne M. Ndiaye.
Ainsi, en compagnie de Mme Maimouna Dieng, premier adjointe au maire et une délégation de la mairie, une visite avait été organisée sur le site choisi pour abriter ce centre tout comme le centre de promotion et de réinsertion sociale des handicapés de Mbour 2, le foyer des femmes et la décharge d’ordures située sur la route de Mbour. Des actions sont envisagées dans ces secteurs tout comme dans l’agriculture et la santé. « C’est ce qui avait motivé la visite au quartier Thiès None du projet de transformation des céréales des femmes et du District sanitaire sis au quartier 10ème », a indiqué Oumar Ndiaye.
L’ambassadeur Thaïlandais a également donné l’assurance que son pays va apporter son expérience dans la gestion des ordures à travers un programme de formation en tri et recyclage des déchets tout en sensibilisant les populations. Il a félicité les efforts que l’équipe du maire Talla Sylla fait pour lutter contre les déchets tout en reconnaissant qu’il faudra un processus long pour l’éradication définitive de ce phénomène. Au plan sanitaire, il est également convenu d’octroyer, selon le chef du service communication, « des dons de médicaments lors des journées médicales de la ville dont la première édition a eu lieu en août 2015 ».

El Hadj Mouhamadou Sagne


L’Ong Aide médicale et développement s’illustre dans la région de Tambacounda depuis 1999. La maternité qui vient d’être inaugurée est dotée d’une échographie mobile d’un coût global de 110 millions de FCfa. Elle participe de la mise en œuvre d’un programme de coopération élaboré depuis 2010 et axé principalement sur la lutte contre la malnutrition infantile et le renforcement de la santé maternelle.

Depuis 1999 et jusqu’à nos jours, nous pouvons relever, pour nous en réjouir, la réalisation de diverses actions dans la région de Tambacounda, principalement la construction d’un Centre de récupération  nutritionnelle (Cren), la création d’une unité de farine enrichie, l’acquisition d’une échographie mobile et d’un fonds de secours pour les patients du Cren, souligne Alassane Sina Cissokho, le président du conseil départemental de Tambacounda. Pour ce dernier, les populations de Tambacounda expriment donc toute leur gratitude à l’Ong aide médical et développement (Amd) dont les actes sont fondés sur un esprit de solidarité, de partage et de coopération.
M. Cissokho s’est directement adressé au président de l’Ong, le Dr Bertrand, pour solliciter sa bienveillance pour la réhabilitation de l’hôpital psychiatrique de Djinkoré. Il a souligné le rôle du conseil départemental de l’Isère dans le déroulement de cette plateforme de coopération tant du point de vue de l’accompagnement institutionnel que du soutien effectif avec l’affectation d’une chargée de la coopération, Mme Nathalie Rival.
« La plateforme de coopération décentralisée qui nous lie au conseil départemental de l’Isère concerne différents domaines, et les succès engrangés dans le secteur de la santé témoignent aussi de la valeur et de l’engagement de ses cadres et autres agents », explique-t-il. Pour Bertrand Devimeux, président de l’Amd, ce programme est composé de deux volets : la construction de la maternité qui vient d’être inaugurée et l’acquisition d’une échographie mobile d’un coût global  de 110 millions de FCfa. En effet, avec plus de 3000 naissances par an et 100 consultations par jour, ce centre, à elle seule, a le tiers des accouchements de la ville et est l’un des centres obstétricaux les plus fréquentés de la région.

Pape Demba SIDIBE


Une centaine de femmes leaders des régions de Tambacounda et de Kédougou sont en formation de deux jours sur la gestion de l’environnement et le développement durable. Cette sensibilisation des femmes leaders sur la gestion de l’environnement est un premier pas vers leur implication pour le maintien de la biodiversité.

Auparavant, il y a de cela 20 ans, la forêt était toute touffue dans les régions de Tambacounda et de Kédougou. Aujourd’hui, du fait de l’action de l’homme, elle se meurt petit à petit », se désole Mme Ute Bocandé de la fondation Konrad Adenauer. Chaque femme formée aujourd’hui sera demain le relais qui se chargera de démultiplier les connaissances acquises durant la formation de deux jours auprès de ses consœurs. Ce sont plus de 100 femmes leaders qui sont ciblées pour subir la formation. Elles vont être capacitées et formées sur la gestion de l’environnement afin que demain les ressources ne s’épuisent pas quand elles seront léguées aux générations futures.
La non-protection de l’environnement ainsi que l’usage des sachets plastiques non biodégradables freinent le développement du tourisme car l’homme ne peut s’épanouir que dans un environnement saint. « La forêt peut se passer de l’homme, mais le contraire n’est pas possible », rappelle Mme Bocandé, d’où son appel à une meilleure protection de l’environnement. « Quand le dernier arbre sera coupé, la dernière rivière empoisonnée, le dernier poisson capturé, alors, vous comprendrez que l’argent ne se mange pas », a signifié Mme Bocandé aux femmes pour mieux les impliquer dans la gestion de l’environnement et du développement durable.
Il s’agit pour Mme Bocandé de permettre à ces femmes, qui sont les premières bénéficiaires des ressources de l’environnement, de pouvoir continuer à profiter des ressources de la forêt sans pourtant dégrader l’environnement. Pour cela, poursuit-elle, « elles seront sensibilisées sur la situation actuelle de la forêt mais aussi informées du rôle qu’elles devront  jouer pour sa préservation. Elles seront formées sur les meilleures méthodes de gestion de l’environnement seules gages, pour une bonne préservation de la forêt. Une femme formée, c’est une communauté toute entière qui est formée », explique Mme Bocandé, raison pour laquelle, dira-t-elle, son organisation a ciblé les femmes pour parler de la gestion de l’environnement.                           

Pape Demba SIDIBE


Le député maire Amadou Mame Diop, premier magistrat de la capitale industrielle du fleuve, a présidé samedi la première édition de la journée d’excellence de la commune de Richard-Toll. Une grande fête de la jeunesse qui s’est déroulée sur l’avenue « Jean Mimran ». Dr Mame Diop a saisi cette occasion pour annoncer la possibilité de construire un deuxième lycée à Richard-Toll, avec l’appui de ses partenaires.
Dr Mame Diop, en étroite collaboration avec la commission « Education » du conseil municipal et le collectif des directeurs d’école de cette commune, a récompensé les 200 élèves les plus méritants de Richard-Toll et de nombreux enseignants admis à faire valoir leur droit à la retraite. L’édile de Richard-Toll a mis à profit cette fête de l’excellence pour réaffirmer sa farouche volonté d’apporter les solutions les plus adéquates à l’ensemble des problèmes notés dans le secteur éducatif. Il a, à ce propos, annoncé la décision du conseil municipal d’injecter une enveloppe de 80 millions de FCfa dans la réfection des salles de classe. Un projet qui permettra en même temps d’éliminer plus de 12 abris provisoires, de fixer les élèves de Khouma Thiarène dans leur terroir. Dr Mame Diop a aussi réitéré l’engagement indéfectible du conseil municipal de Richard-Toll de prendre en charge, en collaboration avec l’Etat et à partir de l’année prochaine, les problèmes de dotation de fournitures scolaires aux élèves, du déficit de salles de classe noté au lycée de Richard-Toll.         

Mbagnick Kharachi Diagne


Au moment où la canicule commence à s’installer, le liquide précieux et l’électricité se font désirer dans la commune de Tambacounda. La récurrence des délestages et des coupures d’eau hante le sommeil des populations.
Les coupures intempestives qui hantent le sommeil des habitants de la ville de Tambacounda proviennent du déficit de production de deux groupes électrogènes qui  sont tombés en panne, selon Mamadou Diatta, technicien à la Senelec. Le premier groupe est tombé en panne depuis janvier dernier et l’autre le lundi dernier. La Senelec a été obligé de faire des délestages en attendant l’appel d’offres lancé et la fin des travaux qui ont débuté.
Plusieurs quartiers de la ville étaient dans le noir total à cause d’un délestage à 19 heures mercredi soir et à 06h 22, le jeudi matin. Le retour de l’électricité à la normale a précipité la fermeture des robinets dans plusieurs quar tiers. Depuis lors, les femmes sont obligées d’aller vers les puits pour trouver de l’eau potable. Dans le quartier Liberté, plusieurs boutiques ont épuisé leurs stocks d’eau minérale de 10 litres. La situation est devenue de plus en plus insoutenable dans la commune de Tambacounda.

Pape Demba SIDIBE


Les populations de la commune de Nguérigne, dans la commune de Sindia (Mbour-ouest), confrontées à des problèmes d’infrastructures sociales de base, ont réclamé hier un poste de santé, un forage et un Collège d’enseignement moyen (Cem), entre autres.
« Nguérigne est un grand village qui devait normalement avoir un système d’adduction d’eau potable depuis très longtemps. Mais, faute de plaidoyer, rien n’a été fait à ce niveau et nous sommes aujourd’hui branchés sur le réseau hydraulique de Gandigal. Ce qui ne règle point nos difficultés parce qu’il y a des problèmes de pression qui font que l’eau ne coule pas comme il le faut, sans compter les nombreuses perturbations dans la distribution », a déploré Diawoye Diallo. « Nous réclamons un forage qui pourra couvrir toute la communauté villageoise qui comprend Ndiorokh, Nguérigne Sérère, Nguérigne Peulh et autres localités environnantes, qui pourront bénéficier d’une eau potable », a affirmé Diawoye Diallo, coordonn ateur du Mouvement pour le développement et l’émergence de Sindia (Mdes).
C’était lors des journées de consultations médicales initiées par le directeur général de l’Ecole nationale de développement sanitaire et social (Endss), par ailleurs responsable politique local de l’Alliance pour la République (Apr). Une quinzaine de spécialistes, dont quatre ophtalmologues, cinq dentistes, trois biologistes, un diabétologie et quatre médecins généralistes ont été mobilisés pour consulter gratuitement les populations de Nguérigne. Sur le plan sanitaire, le président du Mdes a estimé que de par son poids démographique, Nguérigne Bambara, qui fait à lui seul près de cinq mille habitants, doit pouvoir obtenir un poste de santé.
La case de santé n’a plus la capacité de prendre en charge les problèmes de santé des populations parce que gérée par un agent de santé communautaire (Asc). Pour ce qui est de l’éducation, le coordonnateur du Mdes a signalé que Nguérigne a une école élémentaire de douze classes, mais les élèves admis à l’entrée en sixième sont obligés d’aller poursuivre leurs études à Ngaparou, Nguékokh ou même dans d’autres localités beaucoup plus éloignées. Selon lui, « c’est suffisant alors pour que ce village puisse avoir son propre Cem afin de soulager les parents d’élèves qui, certainement, verront leurs dépenses, parfois trop élevées, réduites ».

(APS)


Le ministre Abdoulaye Diouf Sarr, en charge de la Gouvernance locale, du Développement et de l’Aménagement du territoire, a effectué une visite de terrain hier dans la commune de Yoff pour voir l’état d’avancement des travaux entamés par le conseil municipal qu’il dirige. Il a dit la nécessité de sécuriser le foncier, source de plusieurs confrontations au Sénégal.
Hier, les populations de Yoff, Nord et Ouest Foire et environs étaient sorties en masse pour accueillir le maire de la commune, Abdoulaye Diouf Sarr. Ce dernier faisait une visite de terrain sur « les chantiers ambitieux » de la municipalité.
Le maire s’est rendu tour à tour au stade municipal de Yoff où les fondations commencent à sortir de terre. Ensuite, le responsable départemental à Dakar de l’Alliance pour la République (Apr) a aussi fait une  escale dans le quartier Nord Foire avant de visiter le forage de la même localité. En effet, ce dispositif hydraulique devra permettre aux populations de Nord Foire d’avoir le liquide précieux. Car il est de notoriété publique que ces populations souffraient le martyre parce qu’elles ne pouvaient pas remplir leurs bassines et autres récipients qu’à des heures indues de la journée. Désormais ce calvaire ne sera qu’un vieux souvenir.
Le ministre de l’Aménagement du territoire, à la tête d’une très forte délégation, a fait aussi une descente sur la route secondaire de Yoff avant d’aller s’enquérir des chantiers de la voirie urbaine de la commune. Dans sa déclaration, le ministre de la Gouvernance locale a beaucoup insisté sur la sécurisation du foncier, source de plusieurs litiges comme notés ces temps derniers à Yoff. Parlant du quai de pêche dont la cérémonie de pose de première pierre s’est déroulée en janvier dernier, le maire Abdoulaye Diouf Sarr affirme qu’il sera l’un des plus modernes du Sénégal. Pour tous ces « projets ambitieux et structurants », les populations de Yoff l’ont assuré un « Oui » massif au soir du 20 mars prochain.

Serigne Mansour Sy CISSE


Les agriculteurs membres de la Coopérative des producteurs de fruits et de légumes (Cooprofel) de la zone de Keur Mbir Ndao viennent de bénéficier d’un magasin de conditionnement qui a été inauguré hier dans cette localité de la zone des Niayes.

Le maire de Notto Gouye Diama, Maguèye Ndiaye et le Premier secrétaire de l’Ambassade du Japon à Dakar, Tatsunori Ishida, ont procédé à la coupure du ruban symbolique en présence du chef de projet Eco-village/Jica, Cdt Mame Mory Diagne, par ailleurs chef de division à l’Agence nationale des éco-villages (Anev), ainsi que plusieurs invités et partenaires de la coopérative.
L’infrastructure a été réalisée sur financement de l’Ambassade du Japon, dans le cadre de son programme d’assistance aux projets locaux contribuant à l’amélioration des conditions de vie des populations rurales. « Un investissement de 18 millions de FCfa (27,456 euros) a permis l’acquisition de ce magasin de conditionnement de Keur Mbir Ndao en même temps que celui de Lompoul pour le stockage des semences et engrais », a d’emblée souligné le premier Secrétaire de l’Ambassade du Japon. M. Tatsunori Ishida d’ajouter que « ces deux magasins ont été construits en trois mois ; ce qui démontre l’efficacité et la rapidité qui ont prévalu dans leur exécution. Car l’Ambassade du Japon au Sénégal a financé la réalisation d’environ 130 projets au Sénégal depuis le début de ce programme en 1989. Mais nous avons particulièrement apprécié ce projet parmi les autres réalisés jusqu’à maintenant, du fait que le budget et la durée d’exécution prévus ont été strictement respectés ».
Ainsi, le magasin de stockage des produits agricoles à Keur Mbir Ndao a été mis à la disposition de la Coopérative des producteurs de fruits et légumes (Cooprofel). Ce qui va du coup renforcer la capacité d’expédition des fruits de Cooprofel à l’étranger et de toute la région dans le Sénégal. « La coopérative regroupe plus de 500 membres résidents autour du village de Keur Mbir Ndao qui s’adonnent aux activités maraîchères, à la production de mangue et à l’élevage », a indiqué le président Amadou Diakhaté. D’ailleurs ce magasin est dédié à la conservation des mangues qui occupent une place importante dans les exportations de fruits et légumes. Les statistiques montrent que les exportations de ce fruit très prisé sont passées de 288 tonnes en 1998 à 16 000 tonnes en 2015 grâce aux efforts conjugués du gouvernement du Sénégal et des producteurs qui ont développé des variétés adaptées à la demande des consommateurs à l’extérieur, comme l’a rappelé le premier secrétaire de l’Ambassade du Japon qui encourage et soutient la modernisation de l’agriculture sénégalaise de même que la commercialisation de ses produits agricoles. Une occasion saisie par le chef du projet, Mame Mory Diagne et le maire de Notto, Maguèye Ndiaye, affin de remercier le gouvernement nippon pour ce geste d’une haute portée qui ouvre une voie à l’auto-emploi puisque. Selon le président Amadou Diakhaté de Cooprofel, « deux agents permanents et 220 journaliers  (hommes et femmes) vont être employés pour le fonctionnement du magasin, pour un coût global de 635 000 FCfa par jour de travail. Ce qui va réduire considérablement la pauvreté et permettre une amélioration des conditions de vie des ménages et aider les élèves à prendre en charge leurs frais de scolarité ».

Mohamadou SAGNE


Le Programme alimentaire mondial et son partenaire stratégique Oxfam ont fédéré leurs forces afin d’apporter leur appui aux efforts de l’Etat en souscrivant plus de 3.500 producteurs à l’assurance agricole. Ces producteurs ont été indemnisés à hauteur de 47,5 millions de FCfa.  
Plus 3.600 producteurs agricoles répartis sur plus de 110 villages ont souscrit à l’assurance indicielle de 4R recevant une compensation du déficit agricole due aux pauses pluviométriques enregistrées lors de l’hivernage. Une enveloppe de plus de 47.000.000 FCfa a été ainsi distribuée afin de compenser les sinistres causés par le déficit pluviométrique. La cérémonie de remise des indemnisations aux populations ayant souscrit l’année dernière à l’assurance agricole basée sur le déficit pluviométrique est un produit que l’Initiative pour la résilience des communautés rurales plus connue sous le nom de 4R a mis en place dans le but de protéger les producteurs contre les risques liés à la sécheresse, aux déficits et pauses pluviométriques.
A travers sa composante transfert des risques ou assurance agricole, plus de 3.600 producteurs agricoles ont bénéficié du programme de compensation. Ces communautés ont pu ainsi asseoir les bases d’une prise en charge pérenne de leur sécurité alimentaire. Elles ont su protéger leurs sols grâce au reboisement, à l’aménagement des cordons pierreux et en construisant des ouvrages tels que les micro-barrages, les diguettes et en intégrant de nouvelles techniques pour améliorer la culture du riz et le maraîchage.  
L’engagement communautaire, à travers la création d’actifs durables, a permis au Pam d’assister plus de 6.000 ménages par la distribution de vivres et de bons d’achat alimentaire. Ce qui, entre autres, a favorisé la mise en valeur de plus de 150 hectares de production de riz rien que pour la région de Tambacounda. Tout cela a été fait avec les partenaires opérationnels que sont la Cnaas, Bamtaare Services, l’Ong La Lumière et l’Institut national de pédologie qui ont accompagné les communautés dans la mise en œuvre de l’Initiative 4R. L’Initiative 4R a été officiellement lancée au Sénégal en novembre 2012 et c’est la région de Tambacounda, plus précisément la commune de Koussanar, qui a abrité la phase test du projet dont la mise en œuvre a été effective un an après, enrôlant quelque 500 participants en 2013. Aujourd’hui, après trois années d’encadrement technique doublé d’une assistance alimentaire, l’engagement des communautés dans la mise œuvre du 4R prouve à suffisance la pertinence de ce mécanisme de gestion des risques. Ces communautés ont pu ainsi asseoir les bases d’une prise en charge pérenne de leur sécurité alimentaire. Elles ont su protéger leurs sols grâce au reboisement, à l’aménagement des cordons pierreux et en construisant des ouvrages tels que les micro-barrages, les diguettes et en intégrant de nouvelles techniques pour améliorer la culture du riz et le maraîchage.  
L’Usaid, le principal bailleur de fonds sur l’Initiative 4R, a été vivement remercié par les populations. Cela pour la confiance qui lui a permis à ce jour de prouver aux producteurs des régions de Tambacounda, de Kolda et de Kaffrine, qu’il est possible de faire face par eux-mêmes aux chocs climatiques grâce à une gestion intégrée des risques. Fort de cette conviction, le Pam, Oxfam ainsi que toutes les parties prenantes du 4R comptent élargir la sphère d’intervention du projet afin d’en faire bénéficier tous les producteurs agricoles au plan national. Nous croyons sincèrement qu’avec l’initiative 4R les hommes et surtout les femmes du monde rural pourront améliorer leurs moyens de subsistance tout en facilitant le contrôle et leur accès aux ressources financières.

Pape Demba SIDIBE


Le pôle territoire constitue l’échelon de mise en cohérence des outils de planification des actions de développement dans un espace socio-économique et culturel.
Mme Awa Guèye Thioune, Directrice des opérations au Prodeel-Giz, un des partenaires privilégiés de l’Agence de développement local (Adl) dans le programme de renforcement des capacités des élus, a souligné que dans le cadre de la mise en œuvre de la territorialisation des politiques publiques, le pôle territoire a pour mission générale la conception, la programmation et la mise en œuvre des projets de territoires communs aux collectivités locales.
Lors d’un atelier tenu à Saint-Louis, la nouvelle approche a été largement partagée par les participants. Le statut juridique de personne morale de droit public, disposant d’une autonomie administrative et financière, pouvant bénéficier d’une délégation de compétences de l’Etat, des départements et des communes afin d’exécuter, en leur nom, une mission d’intérêt général commun a été expliqué aux élus. Tout comme ces grandes orientations à travers la participation par le développement d’approches inclusives, l’appropriation de la réforme, la relance de la coopération entre collectivités locales et l’impulsion du développement des territoires sont, entre autres, les défis majeurs qu’il faut relever. Il s’y ajoute la promotion du Partenariat public-privé, la définition d’un mécanisme unifié de financement du développement territorial et la préservation des ressources des territoires. Il est clair, comme l’a indiqué le DG de l’Adl, Malal Camara, « l’approche territoriale du développement qui permet une exploitation optimale des ressources de chaque territoire doit, tout en valorisant les potentialités de chaque territoire, réconcilier les politiques sectorielles aux dynamiques territoriales comme indiqué dans l’avant-projet de la loi d’orientation du développement durable des territoires ».

Mouhamadou SAGNE


Le Directeur du Prodac, Jean Pierre Senghor, a, au cours d’une cérémonie, procédé à la remise de trois moulins à trois groupements de promotion féminine dans la commune de Diendé hier.
Les femmes des villages de Diendé, Diatouma et Madina Findifé bénéficiaires des trois moulins ont rallié Diendé à bord de véhicules de transport pleins. Elles portaient fièrement des tee-shirts sur lesquels il est mentionné « votez Oui ». Une manière de remercier le Président Macky Sall pour ce geste et exprimer leur intention de voter « Oui » au référendum. Mais vite elles seront sommées de les enlever par un groupe de personnes, d’une manière à la limite hostile. « Enlevez ces Tee-shirts. Nous ne sommes pas dans un meeting de campagne, mais à une cérémonie de remise de moulins à des femmes et de matériels informatiques à la commune de Koussy », avaient-ils demandé. L’insistance était telle que les nombreuses femmes étaient obligées de s’exécuter sans résistance. La même attitude a été remarquée chez les jeunes. On ne vit plus, pendant toute la cérémonie, un seul tee-shirt « voter Oui » porté par une personne. Pour certains, cela a été une preuve de maturité de la part des partisans du « oui », parce que si ceux–là avaient refusé de les enlever, cette attitude allait créer des échauffourées et gâcher la fête. Cette attitude pleine de sagesse a permis d’éviter tout affrontement. Rappelons que la campagne pour le référendum se déroule dans toute la région de Sédhiou, dans le calme et la fraternité, les partisans des deux courants font prévaloir le cousinage à plaisanterie. Pourvu que cela dure jusqu’au verdict des résultats du référendum.

Malamine Kamara


Le budget 2016 du conseil départemental de Fatick s'équilibre en recettes et en dépenses à la somme de 363.240.942 FCfa. Lors de la session, tous les conseillers présents ont voté à l'unanimité. Ce budget qui a connu cette année une baisse de 15 millions de FCFa.
Le budget du conseil départemental de Fatick a connu cette année une baisse de 15 millions de FCfa. Selon le président de cette institution, Omar Sène, il s'agit d'un budget réaliste et c’est ce qui explique cette baisse de 15 millions de FCfa. Lors de cette session, rappelle-t-il, son institution a consenti durant l'année 2015 de multiples efforts pour soutenir les secteurs tels que l'éducation, la santé, la culture, le sport et autres…, malgré la faiblesse de ses ressources. Pour asseoir une bonne stratégie de développement local, a-t-il dit, l'institution a engagé en 2015 l'élaboration de son plan départemental de développement avec le soutien du Proddel/Giz. Pour Omar Sène, cet instrument de planification va orienter l'ensemble des initiatives de développement au cours des six prochaines années. Aussi a-t-il tenu à remercier vivement l'Office national de formation professionnelle (Onfp) pour les formations dispensées aux élus. De plus, il a signalé qu'un accent particulier a été mis sur la coopération décentralisée afin que le conseil dispose de moyens additionnels pour la réalisation de ses initiatives de développement local. Omar Sène a également rappelé le projet de construction d'un centre d'insertion, de réinsertion et de formation des métiers en partenariat avec la ville de Tours (France). Dans ce budget 2016, il est prévu une enveloppe de 138 millions de FCfa pour le volet investissement et l'accent sera mis sur les secteurs de l'éducation et de la santé.

Oumar Ngatty BA



L’amélioration de la gouvernance locale par un leadership affirmé constitue un bon stimulant pour le développement des collectivités locales. Pour relever ce défi, une session de formation de dix jours (1er-11 mars) a été organisée à l’intention d’une vingtaine d’acteurs des Agences régionales de développement (Ard) et des collectivités locales.
L’application correcte du concept de « leadership local » à l’heure de la mise en œuvre de l’Acte III de la décentralisation et du Plan Sénégal émergent (Pse) soulève beaucoup d’enjeux et nécessite le renforcement des exécutifs locaux dans la gouvernance locale. C’est dans cette optique que l’Ong Enda Ecopop, en partenariat avec le Pndl, Onu Femmes et Osiwa, a initié cette formation.
Cette session, qui entre dans le cadre du projet de promotion de la participation citoyenne dans la planification, la budgétisation et gestion des affaires locales au Sénégal (Projet BPS), a permis aux participants de partager un ensemble d’outils, de concepts et de mécanismes qui concourent à l’exercice du pouvoir de l’élu. Selon coordonnateur exécutif d’Enda Ecopop, cette session de formation vise à rechercher une meilleure gouvernance des collectivités locales, une évaluation des principes de performance adossés à une gestion inclusive et participative. « Aujourd’hui, ce qui interpelle les élus, c’est surtout leur capacité intrinsèque à promouvoir le développement local et à animer les cadres qui permettent aux citoyens de participer à ce processus de développement local », a dit Bachir Kanouté. Et cette formation, a-t-il souligné, entre dans ce cadre. Selon M. Kanouté, les participants devront fournir cette formation aux élus locaux et aux leaders de la société civile qui doivent participer aux différents programmes et projets mis en œuvre dans leurs collectivités locales.
Adama Bâ, chef de la division planification, renforcement des capacités et bonne gouvernance de l’Ard de Kédougou, a salué l’actualité des thématiques choisies. Selon lui, ces dix jours de formation ont permis de capitaliser un ensemble de connaissances, de compétences et de savoir-faire qu’ils pourront démultiplier au profit des décideurs. « Le développement local nécessite une interaction, un ensemble de mécanismes qui doit être mis en œuvre pour impulser le développement. L’élu qui a cette responsabilité de mettre en branle cette politique doit être assez outillé, s’appuyer sur un leadership fort pour permettre à tous ces terroirs d’émerger », a-t-il soutenu.

Samba Oumar FALL


Ams congresL’Association des maires du Sénégal (AMS), en partenariat avec l’Association internationale des maires francophones (AIMF) et la Commission européenne, organise un colloque international en marge de son premier congrès qui aura lieu les 22, 23 et 24 mars à Dakar. Le thème du colloque est « Financements innovants du développement durable : quels partenariats pour un rôle accru des autorités locales ? »

Le colloque réunira plus de 200 participants venus de l’étranger et du Sénégal. La rencontre aura lieu au Cicad de Diamniadio. Au cours du colloque, les maires du Sénégal ainsi que les délégations d’AIMF et, en particulier, de trois pays francophones (Burkina Faso, Cameroun et Cote d’Ivoire) vont mener une réflexion sur les opportunités ouvertes par l’accord obtenu lors de la conférence des parties, la COP21 qui s’est tenue du 30 au 12 décembre 2015 à Paris, informe un communiqué parvenu à notre rédaction.

Au sortir de la COP21, les pays développés se sont engagés à apporter une contribution pour aider les pays du sud à supporter le coût de la transition énergétique, la maîtrise des technologies sans que ces pays en manque de moyens ne compromettent leurs chances de développement déjà très élevés auxquels ils font face.

A cet égard, les collectivités locales, à côté des gouvernements, sont des acteurs centraux pour mener, dans le cadre de leurs missions, une politique de développement durable. Le président de l’AMS, Aliou Sall, est le coordonnateur du Groupe de travail sur le thème « Villes durables, Villes pour tous » mis en place dans le cadre du partenariat entre l’AIMF et la Commission européenne. C’est la mise en place de cet instrument de coopération qui est à la base de l’organisation du colloque des 22 et 23 mars 2016, précise le communiqué.

Du 11 au 12 septembre, un séminaire international avait été déjà organisé sur le thème « Pays du Sud face aux enjeux du changement climatique : l’exemple innovant de l’Etat du Sénégal et ses villes ». La rencontre se justifiait à travers un partenariat entre l’AMS, l’Etat du Sénégal et l’Association internationale des maires francophones (AIMF) et la Commission européenne.

Oumar BA



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