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Régions (1962)

ToubaLa commune de Touba mosquée a procédé hier au vote de son budget pour l’exercice 2016-2017 qui s’élève à 4.165.450.000 FCfa. Le sous-préfet de l’arrondissement de Ndame, Modou Mbacké Fall, a supervisé la séance.

Le budget est constitué par les recettes de fonctionnement estimées à 2.529.000.000 FCfa, soit 60,71% des recettes globales. Les recettes d’investissement sont estimées à 1.636.450.000 FCfa, soit 39,28% et le total général des recettes à 4.165.450.000 FCfa.

Serigne Fallou Mbacké Ibn Serigne Cheikh Bara Maty Leye s’est abstenu car, pour lui, « si le précédent budget n’a pas été recouvert, comment ce budget 2016, plus important, peut l’être ». Pour le maire Abdou Lahad Kâ, les investissements constituent une priorité, alors que les recettes d’investissement disponibles proviennent en grande partie de l’Etat : « Ceux qui connaissent le fonctionnement des collectivités locales sont conscients que les communautés rurales devenues communes grâce à l’Acte 3 de la décentralisation ont très peu de recettes d’investissement. Nous avons fait un prélèvement assez substantiel de 400 millions de FCfa sur les recettes de fonctionnement que nous avons mis dans l’investissement pour renverser la tendance, puisque les investissements qui sont des actions visibles constituent une priorité ».

Pour les absences, il déclare que le conseil n’est pas politique et que, même si ces conseillers ne sont pas physiquement présents, ils contribuent intellectuellement, apportent des partenaires et sont très utiles à l’institution municipale. Le maire a enfin fait part de l’informatisation de l’état civil dont le chantier est en cours. Parallèlement, il a évoqué le programme de gestion des eaux usées de l’Etat, avec le concours de la Boad, pour quelques villes dont Touba à raison de 5 milliards par ville.

Priorité à l’éducation et la santé
Les difficultés de recouvrement et l’absence de conseillers ont été soulignées au cours des débats. Abdou Lahd Kâ a reconnu un problème d’organisation et de manque de personnes ressources. Toutefois, il est prévu d’améliorer le fonctionnement de la commune, d’autant plus que le potentiel est là. « Il y a un potentiel de recouvrement d’une vingtaine de milliards dans la ville de Touba. Nous avons recruté un cabinet conseil qui travaille avec nous sur ce registre et nous allons mettre en place un système qui va nous permettre de recouvrer facilement les taxes », a-t-il souligné. Ainsi pour le maire de Touba, l’éducation constitue comme toujours une priorité.

A cet effet, il est prévu la construction de 12 salles de classe à Darou Karim, Kéré Ndao, Sam, dans les localités de Banghadji, Kelel, Kéré Mbaye, Mayel Landang, Touba Bogo, pour 140 millions de FCfa, soit 8,55% des dépenses d’investissement.  La santé, avec 18,21% du budget d’investissement, verra la construction de postes de santé à HLM-Alieu, Touba Baghdâd, Kéré Mbaye et Darou Rahmane II. Il est prévu dans le budget 2016, souligne M. Kâ, des postes de santé à Touba Ndame, Darou Karim et Ndame Al Azhar. « Il nous appartient de mieux communiquer. Nous sommes en train de finir huit postes de santé équipés, une grande partie de la population ignore ces réalisations », note-t-il.

Auparavant, le sous-préfet a procédé à l’installation de Serigne Birane Gaye au poste de Serigne Mass Diop décédé, conformément à la volonté du Khalife générale. Serigne Birane Gaye qui n’est pas un conseiller politique, devient deuxième adjoint au maire. Des conseillers suppléants comme Shouaibou Mbacké, Moustapha Sylla et Cheikh Babou seront installés prochainement par l’autorité administrative.

Mamadou DIEYE


Coree WaloAvec les réalisations des volontaires Sud-Coréens dans les villages de Talbakhlé et de Ndombo Alarba, situés respectivement dans les communes de Dagana et de Richard-Toll, une révolution douce s’opère dans le Oualo.

Les responsables du projet Saemaul, Kim Hyang Chul et Uicheol Park, ont rendu un vibrant hommage au préfet Moustapha Ndiaye et aux maires de Dagana et de Richard-Toll, qui ont déployé d’autres efforts en vue de les aider à fabriquer des chaises en bois et des bancs publics.

C’était lors de la visite guidée des réalisations en cours du programme d’action « Octobre 2015/Août 2016 ». Il s’agit, entre autre, de réaliser dans ces deux villages deux centres polyvalents de formation des enfants, des jeunes et des femmes, dotés de salles de réunion et de conférence (pour divers ateliers ou sessions de formation sur la santé, l’agriculture, la formation professionnelle, etc). En plus de cela, il y aura des salles de soins primaires, d’aires de jeux et autres équipements modernes qui permettront aux populations de tirer largement profit de l’utilisation de ces établissements publics. Une raison pour laquelle les autorités municipales de ces deux collectivités locales ont jugé nécessaire, dans le cadre de cette coopération décentralisée, d’attribuer un espace au projet Saemaul pour l’aménagement et la mise en valeur dans ces villages, de terres cultivables destinées à la culture du Moringa à Talbakhlé (nevedaye en ouolof) et du riz à Ndombo Alarba.

Fini le calvaire de l’eau potable
La mise en place d’un système très performant de collecte et de traitement du fumier est aussi prévue. Car, explique-t-on, ce fumier laissé à l’air libre contribue à la dégradation de l’environnement immédiat, à la contamination des terres situées aux alentours des maisons par les bactéries. Si ce fumier n’est pas ramassé, les populations sont exposées aux infections bactériennes des yeux et de la peau. Toujours, en 2016, il est prévu dans ces deux villages la mise en œuvre d’un projet de lutte contre les insectes. Accompagnés de Mme Thiaw Mame Fatma Sène, assistante de ce projet, Samba Gaye, conseiller technique du ministre de la jeunesse, ces volontaires coréens nous ont fait visiter les parcelles de terrain dont ils disposent dans ceux villages pour y construire des rizeries. La mise en place de ces unités de transformation de céréales sera une source de revenus pour les populations. A Talbakhlé, le chef de village, Cheikh Lô, ses collaborateurs Cheikh Diop et Léon Rigobert Gningue, ont vivement remercié les partenaires coréens, qui sont en train de déblayer le terrain devant abriter dans cette partie de la commune de Dagana, un réservoir d’eau potable et un lavoir.

Selon M. Lô, les populations de Talbakhlé n’auront plus besoin de faire la navette entre le puits et les foyers pour chercher de l’eau qu’elles doivent consommer ou utiliser pour faire le linge. « Avec l’appui de ces volontaires de la Corée du Sud, elles trouveront désormais sur place tout ce dont elles ont besoin pour se désaltérer, laver le linge et faire la vaisselle », relève-t-il. Selon nos interlocuteurs, c’est la fin du calvaire et de la galère pour les femmes du village qui étaient obligées de se livrer quotidiennement à une grande corvée pour aller puiser de l’eau dans le puits. « Non seulement, l’installation d’un réservoir d’eau permettra aux populations d’avoir constamment de l’eau sans se fatiguer, mais l'aménagement d’une buanderie publique à Talbakhlé et la réfection des blocs d’hygiène dans les maisons, contribueront à l’atteinte des objectifs de Saemaul », a encore martelé M. Lô.

Lutte contre la pauvreté
A Ndombo Alarba, Mansour Tall,  Rokhaya Thiam et plusieurs autres jeunes du village sont en train d’effectuer, avec l’appui des volontaires coréens, des travaux de préparation du sol sur une superficie de 4 ha qui doit être emblavée en riz dans quelques semaines (février 2016). Dans ce village de Richard-Toll, les travaux de réfection (un autre projet Saemaul) des toitures des salles de classe de l’école primaire vont démarrer incessamment. Ces volontaires présents à Talbakhlé et à Ndombo Alarba, communément appelés Seamaul-leaders, ont séjourné à plusieurs reprises en Corée du Sud dans le cadre d’un stage ou d’une formation sur le concept Seamaul qui consiste à contribuer à la lutte contre la pauvreté dans les villages. Le projet consiste à aider les populations vulnérables à partir de leur propre créativité à prendre en charge leur propre développement. Ces missions ont été même encadrées par les autorités administratives et municipales de Dagana et de Richard-Toll.

Très discrets, courtois, disciplinés et pragmatiques, ces volontaires coréens ont fait comprendre qu’ils préfèrent ne pas révéler le montant des financements de leurs projets. Ce qui les intéresse plutôt, « c’est de collaborer directement avec les populations et de tenir compte des préoccupations et des priorités des populations dans les projets qu’ils réalisent sur la base du Self-Help (l’auto-assistance) ».

Avec le concept « Aide toi et Dieu t’aidera », ils demandent tout simplement aux bénéficiaires de leurs programmes d’apporter une petite contribution à la réalisation des différents projets. A en croire Mme Thiaw Fatma Sène, ces « volontaires coréens pourraient intervenir ultérieurement à Bokhol, à Gaé ou dans d’autres localités de la région Nord ».

Mbagnick Kharachi DIAGNE


Abdoulaye D Sarr MinLa Commune de Bargny étrenne son nouveau centre d’état civil. Il a été inauguré par Abdoulaye Diouf Sarr, ministre de la Gouvernance locale, du Développement et de l’Aménagement du territoire.

Selon le ministre, cet acte symbolique marque l’engagement de son département à accompagner les communes dans la réalisation d’infrastructures de qualité. Aussi, a-t-il ajouté, il traduit également l’attachement profond du ministère à l’état civil et sa volonté de renforcer les collectivités locales dans ce sens. A cet effet, le Programme d’appui à la modernisation de l’état civil (Pamec), financé à hauteur d’environ 3,3 milliards de FCfa grâce au soutien de l’Union européenne, entre dans cette perspective.

« La construction de ce centre secondaire d’état civil avec l’accord de votre conseil municipal témoigne de votre volonté de rapprocher l’administration des administrés et d’offrir à vos populations des services de proximité », a souligné M. Sarr qui a relevé l’intérêt de l’Acte 3 de la décentralisation. « En initiant cette vision décentralisée, a-t-il fait savoir, le président de la République veut organiser le Sénégal en territoires viables, compétitifs et porteur de développement durable ». Conscient de la place qu’occupe l’état civil dans cette nouvelle réforme, le maire de Bargny, Abou Seck, pense qu’il est indispensable que sa commune ne puisse pas bénéficier des services publics de proximité et de qualité. «Bargny a connu une mutation urbaine et une recomposition de l’habitat avec des expansions sur la partie route nationale et autoroute.

C’est tout l’intérêt de l’implantation de ce centre qui va changer la vie des populations de cette partie de la commune qui n’auront plus à se déplacer et traverser la ville pour déclarer leurs nouveau-nés », a expliqué le maire, ajoutant que « c’est avec des données fiables sur les naissances, les mariages et les décès qu’une bonne planification du développement économique et social peut se réaliser ».

Au-delà des questions d’éducation, de santé, entre autres, l’enfant a droit à un droit fondamental. C’est pourquoi l’équipe municipale, à travers le maire, envisage de porter le plaidoyer pour obliger les parents à enregistrer leurs enfants dès la naissance afin de les identifier. «L’enregistrement des enfants à l’état civil est un droit obligatoire. C’est cela qui lui permettra d’avoir une identité civile », dira-t-il.

Tata SANE


Le conseil départemental de Linguère a procédé au vote du budget pour l’exercice 2016 en présence de son président, Me Amadou Kâ. Avec un budget de 328.047.004  FCfa, le Conseil départemental souhaite consolider un budget solidaire et continuer à agir pour un développement économique de Linguère.

Le conseil départemental de Linguère  a voté, samedi dernier, son budget pour l’exercice 2016. Il s’équilibre en dépenses et en recettes à 328.047.004 FCfa.
Le conseil a voté, à l’unanimité de ses membres présents, le budget dont les 202.491.260 FCfa sont destinés au fonctionnement et les 125.555.744 FCfa aux investissements, a noté le président de l’institution départementale, Me Amadou Kâ, par ailleurs Pca du Port autonome de Dakar (Pad). « Nous avons tenu aujourd’hui la session budgétaire du conseil départemental de Linguère.
Avant cela, nous avons respecté toute la procédure budgétaire. A la fin du mois de décembre, nous avons tenu le débat d’orientation budgétaire conformément à la loi. Puis, la commission des finances s’est réunie et a déposé un rapport en demandant  aux conseillers de voter le budget », a dit Me Kâ. Après un riche débat au cours duquel 23 orateurs ont exprimé leurs préoccupations, le budget a été voté à l’unanimité. Parlant des  priorités, Me Kâ a cité l’éducation, la santé, l’environnement, la culture et le social.
Le préfet Amadou Bamba Koné s’est réjoui de la qualité des débats houleux parfois. « C’est le charme de la démocratie qui fait qu’il faut des contradictions, mais celles-ci doivent pousser à une positivité. Le conseil a voté son budget. Le débat contradictoire a sa raison d’être et je m’en réjouis très fortement », a-t-il souligné.

Masse NDIAYE


Samedi dernier, les membres du comité directeur élargi de l’association des agents à la retraite de l’administration forestière se sont retrouvé au centre forêt de Thiès où ils ont eu à écrire les plus belles pages de leur carrière. Ils veulent faire connaître leur expérience de forestier au bénéfice de la toute la nation sénégalaise.  « Compte tenu de l’expertise et de l’expérience de nos membres sur le champ des eaux, forêts et chasses, nous voulons participer à la réflexion sur des questions pointue qui concernent l’avenir du pays dans notre domaine et aussi voulons demeurer une force de proposition de solutions durables et efficaces pour le pays », a soutenu Oumar Daff, président de l’association des retraités de l’administration forestière.
C’est pourquoi il a tenu à préciser qu’une fois de plus, toutes les personnes qui ont fait carrière dans le service des Eaux, Forêts et Chasse à tous les niveaux, aujourd’hui à la retraite, sont concernées. « Alors, pour avoir bien saisi notre préoccupation, le ministre de l’Environnement et du Développement durable et l’association vont signer un protocole d’accord allant de le sens des objectifs de notre structure », a-t-il noté. Le président de ladite association ajoute qu’« il ne s’agit point de nous substituer aux missions des jeunes compétents et pétris de qualités que nous avons eus à former et qui assurent de façon merveilleuse la relève, mais plutôt de leur offrir, à chaque fois que de besoin, ce coup d’œil de vieux forestiers ». Interrogé sur la question des inondations qu’ont connues les populations partout au Sénégal avec le retour des pluies, Matar Cissé, un ancien directeur national des Eaux, Forêts et Chasse, a indiqué que pour le forestier, ce phénomène est une conséquence de la dégradation des forêts classées dont le rôle classique a toujours été de réguler l’écosystème. « La lutte mécanique menée contre les inondations est onéreuse à tout point de vue, mais aussi ne règle pas la question de façon durable », a-t-il dit. Alors, pour le forestier, il va falloir redonner la place centrale aux forêts classées,  tout en  intégrant dans l’approche sa vocation économique et sociale en corrélation avec le Plan Sénégal émergent », a-t-il indiqué.
Car, pour lui, le plus grand défi à relever, après la rencontre de Paris sur le changement climatique pour le Sénégal, est de rester dans le sillage d’une gestion intégrée, puisque la forêt et globalement l’arbre demeure un maillon essentiel pour une stabilité naturelle et sociale. « Pour cela, il nous faut veiller sur les équilibres, les fonctions sociales de la forêt par la promotion de l’économie verte », a-t-il préconisé.

Mbaye BA


Goudiry Carte SNLors de la première session de 2016 du Conseil départemental de Goudiry, qui s’est tenue récemment, les secteurs comme la santé, l’agriculture et l’environnement ont été retenus comme priorités pour booster le développement de la localité.

Ainsi, il est prévu la construction d’un centre de santé réalisable avec l’appui de partenaires en utilisant le dispositif du Paisd, la mise en place de fermes agricoles à raison d’une ferme par commune.

Une ferme pilote sera bientôt mise en place avec l’appui du conseil départemental des Yvelines. Le Pudc, l’Union européenne et l’Uemoa réalisent tous des projets de construction d’ouvrages hydrauliques pour le compte des villages du département. Les doléances formulées par le responsable départemental des Eaux, Forêts et Chasse à l’occasion du débat d’orientation budgétaire, pour ce qui est de la protection de l’environnement, ont aussi été prises en compte.

Trente-trois villages ont été sélectionnés dans le département pour l’électrification rurale. Le ministre chargé de la Micro-finance a été sensibilisé pour le financement des groupements féminins tout comme le ministre de l’Education le sera pour l’envoi de maîtres dans certaines écoles en déficit d’un personnel enseignant.

P. D. Sidibé


Casamance 2Le projet de budget 2016 de la commune de Sindian, région de Ziguinchor, s’élève, en recettes et en dépenses, à la somme de 141 millions de FCfa dont 94 millions destinés à des investissements pour promouvoir le développement de la collectivité et améliorer les conditions de vie des populations.

D’après le maire de la commune, Yancouba Sagna, les investissements seront consacrés, entre autres, à la construction de salles de classe pour remplacer progressivement les nombreux abris provisoires, à des fournitures scolaires et à l’équipement des écoles en tables-bancs, avec l’appui du ministère de l’Education nationale. L’accent sera également mis sur la préservation de l’environnement, en collaboration avec des Ong partenaires comme Justice et développement et Karoghène. Les infrastructures sportives et culturelles ne seront pas en reste.

Par ailleurs, la mairie de Sindian se propose d’injecter de l’argent dans le transport, l’hébergement et la restauration de ses élèves candidats à l’entrée en sixième et au Cfee, habitant des localités frontalières avec la Gambie et qui n’abritent pas habituellement de centres d’examen. La commune compte mettre en œuvre aussi un projet d’élevage pour l’approvisionnement correct de ses populations en moutons de Tabaski.

Moussa SADIO


FatickLes contours de la loi et les décrets d’application de la fonction publique locale ont été expliqués, avant-hier, à la mairie de Fatick, aux exécutifs locaux, autorités administratives et travailleurs des collectivités locales de la région de Fatick lors d’un atelier régional. Pour Mme Fall Fatoumata Binetou Kama, l’innovation majeure  apportée par cette loi est la libre administration des collectivités locales.

Mme Fall Fatoumata Binetou Kama, directrice des collectivités locales, a expliqué que cet atelier a permis d’avoir des moments forts de partage avec les élus locaux, les autorités déconcentrées, mais surtout avec les travailleurs des collectivités locales. Cela a favorisé les échanges sur les contours de la loi et les décrets d’application de la fonction publique locale. Aussi, a-t-elle soutenu que  cette rencontre  a également permis de relever un certain nombre de difficultés auxquelles sont confrontés aussi bien les exécutifs locaux que les travailleurs des collectivités locales. Une des principales difficultés réside sur le retard constaté dans le paiement des salaires des travailleurs des collectivités locales. C’est pourquoi, explique-t-elle, beaucoup d’exécutifs locaux ont pensé à tort que la mise en œuvre de cette loi leur a enlevé la charge des salaires des travailleurs des collectivités locales. A côté de ces difficultés, beaucoup d’agents, signale-t-on, n’ont pas encore vu les résultats des travaux des commissions ad hoc d’intégration leur parvenir. « C’est un retard qui est noté à la direction des collectivités locales, car nous souffrons d’un déficit de ressources humaines qui nous permet d’achever et de mettre l’ensemble des résultats à la disposition des collectivités locales», a-t-elle expliqué.

Mme Fall a indiqué que l’innovation majeure qui est apportée par cette loi est la libre administration des collectivités locales. Cette innovation, a-t-elle souligné, a une incidence sur l’autorité du maire ou du président du conseil départemental qui prend en charge le recrutement, la rémunération, l’évaluation et la sanction des agents qui sont à leur charge. Dans le cadre de la mise en œuvre de la fonction publique locale, a-t-elle argumenté, l’exécutif local aura dorénavant en charge les salaires des agents. « L’Etat, comme il a eu à le faire par le passé, va apporter un support. Il est prévu quelque chose dans les allocations faites par l’Etat à travers le Fonds de dotation de la décentralisation », a-t-elle renseigné. Déjà, c’est un effort que fait l’Etat pour accompagner les collectivités locales dans la prise en charge des salaires des agents des collectivités locales », a soutenu Mme Fall. Elle a également révélé qu’il est prévu, dans le cadre de la seconde phase de l’Acte 3 de la décentralisation, un transfert de ressources vers les collectivités locales pour leur  permettre  d’avoir de nouvelles ressources afin de prendre en charge toutes les missions qui leur sont conférées. « La fonction publique locale est une réforme très pertinente dans la mesure où elle sécurise mieux les travailleurs », a conclu la directrice des collectivités locales.

Oumar Ngatty BA


Fatick carteLe projet de budget 2016 de la commune de Fatick a été voté, hier, à l’unanimité par la majorité des conseillers. Il s’équilibre en recettes et en dépenses à la somme de  662.425.960 FCfa. Matar Bâ a révélé que 825 parcelles à usage d’habitation seront distribuées dans les prochains jours. C’était en présence du préfet du département de Fatick, Mouhamadou Watt.

A l’issue de la rencontre, le maire de la commune de Fatick s’est réjoui du bon déroulement des travaux. Selon Matar Bâ, le budget 2016 est évalué plus de 662 millions de FCfa, hormis les fonds de dotation et les fonds de concours. Un total qui avoisine 900 millions de FCfa. Il a jugé ce budget “réaliste” et entend mettre l’accent sur un bon recouvrement des taxes pour prendre en charge certaines préoccupations des populations. Aussi, a-t-il ajouté, qu’il y a des secteurs extrêmement importants sur lesquels la commune mise pour accompagner le développement  de Fatick dans les secteurs de l’éducation et de la jeunesse. Matar Bâ a indiqué que cette année, la commune a pris en charge  une question sociale. « Fatick est une ville qui étouffe, qui n’a plus de terre et l’ensemble des populations  aimeraient avoir des parcelles à usage d’habitation dans la zone du plan "Jaxaay" où des personnes ont été récemment déguerpies », a-t-il soutenu. Le maire a annoncé qu’à partir de vendredi, la commune va procéder à l’attribution de 825 parcelles à usage d’habitation. Il a signalé que plus de 2.000 à 3.000 demandes ont été reçues.

Outre ces autres secteurs, la commune a décidé de mettre cette année l’accent sur la coopération décentralisée. D’ailleurs, signale-t-il, le président de cette commission de la coopération décentralisée, Sémou Diouf, a eu déjà des contacts et il sera accompagné avec les moyens nécessaires. Le maire a également révélé que l’ambition de la mairie est de créer une zone industrielle et de voir des unités industrielles fonctionnelles. « Il y a un grand retard constaté dans les  deux grands chantiers avec les Russes et les Turcs. Mais d’ici quelques temps, nous verrons une évolution dans la mise sur pied de la biscuiterie en partenariat avec les Turcs, surtout que les machines seront bientôt installées », a-t-il rassuré. Matar Bâ  est revenu sur la question du recouvrement. Selon lui, il y a un réel problème de recouvrement alors qu’il existe des niches d’argent. Mais la commune est en train de prendre des dispositions pour un recouvrement correct des taxes. « Il nous faut de l’argent pour l’embellissement de la place Senghor et le nouveau boulevard Macky Sall », note-t-il. De plus, il a fait savoir que le ministère de la pêche a décidé d’inclure Fatick dans le programme de construction des marchés au poisson. Il a révélé que le marché au poisson de Fatick sera construit en face de la mer. L’éclairage public, a-t-il dit, sera également amélioré.

O. Ng.  BA


TambacoundaC’est en terre malienne, plus particulièrement à Kayes, que s’est retrouvé « Aliniha » International pour une série de rencontres pour un plan d’actions annuel. Pendant ces réunions, le bureau de cette structure internationale a été renouvelé. C’est notre compatriote Fatoumata Niang Bâ qui a été portée à la tête de ladite structure. Selon la nouvelle présidente, « il a été question, au cours de cette rencontre d’échanges, de travailler sur le financement d’activités génératrices de revenus, de faire l’ébauche d’un plan d’actions pour 2016 et des perspectives d’élargissement de notre structure ».

Pour Mme Bâ, sous peu, le système goutte-à-goutte sera testé à Kothiary pour l’allègement des travaux d’arrosage des femmes membres de Gie de cette commune du département de Goudiry. Aussi, l’implantation d’une banque céréalière à Inala est en bonne voie. La fondation Alain Marie Philippson de Belgique a appuyé, pour l’année 2015, les femmes de la localité d’Arafat pour un montant de plus de 20.000 euros. Ce montant a servi à financer les activités génératrices de revenus des femmes et l’alphabétisation.

La présidente a lancé un appel pressant aux autorités pour que sa structure, en plus du partenaire financier, puisse bénéficier d’un appui de l’Etat afin de gagner rapidement le combat de l’autonomisation des femmes de la région. A titre d’exemple, le Gie Benkadiya a eu plus de 15 millions de FCfa de financement en 2015 », a-t-elle révélé.

Pape Demba SIDIBE


TessekereTéssékéré est un village de l’arrondissement de Yang-yang, dans le département de Linguère et la région de Louga. Sa proximité avec les Linguérois cache mal l’enclavement extrême de Téssékéré  au point que les villageois ne savent plus à quel saint se vouer.

Les habitants ont profité d’une rencontre pour énumérer une série de maux et demander de meilleures conditions de vie. Selon le responsable des jeunes, Hilèle Birame Samba Sow, Téssékéré est l'un des villages les plus laissés en rade au Sénégal. « Notre village est aujourd’hui confronté à d’énormes problèmes : le manque d’emploi pour les jeunes ; les femmes et les jeunes, même s’ils sont animés d’une volonté pour se lancer dans un travail, courent toujours derrière des financements et un appui constant de l’Etat. L’heure a sonné pour que l’Etat vienne en rescousse aux populations de notre localité».

« L'école primaire qui regroupe plus de 250 élèves n’a pas de mur de clôture depuis des décennies. “Nos élèves  sont exposés quotidiennement à la furie des vaches  passant à proximité ou encore aux chiens errants, expose-t-il.

Le village de Téssékéré doit  être doté d’un collège d’enseignement moyen, ajoute-t-il, car plus  de 180 potaches natifs du village suivent  difficilement leurs enseignements-apprentissages  à Dahra et à Linguère.

A cela s’ajoute la problématique de l’électrification du village situé à une cinquantaine de kilomètres de  Linguère. La fourniture de l’électricité est une autre plaie béante dont souffre le village de Téssékéré. Les élèves éprouvent de la peine la nuit, à apprendre leurs leçons. Cette situation favorise aussi le vol récurrent de bétail », dit-il.

Situé au nord-ouest du pays, le village de Téssékéré est complètement coupé du reste du pays. Les conséquences de cet enclavement se font sentir à tous les niveaux. « Les femmes enceintes sont évacuées aux centres de référence par des charrettes ou des voitures à ciel ouvert », a ironisé  M. Sow. Il a également relevé l’absence d’une piste de production. Car, note-t-il, « rallier le village de Téssékéré est un véritable parcours  du  combattant. Les rares voitures qui empruntent ce tronçon peinent à faire le trajet menant au village ».

Dans le même sillage, l’infirmier chef de poste, Mody Sow, a fustigé les conditions de fonctionnement du poste de santé. « Les moyens font défaut dans le poste de santé  de Téssékéré. Il n’y a pas d’ambulance, d’adduction d’eau, de pistes de production, encore moins  de l’électricité. Nous fonctionnons avec les moyens de bord. Si nous avons un accouchement la nuit, nous utilisons des lampes torches », explique-t-il. Il ajoute : « Pour être évacué vers les centres de référence de Dahra ou de Linguère, le patient paye au chauffeur de "Vopou Ya"  50.000 FCfa ou 60.000 FCfa. Ce qui constitue une lourde charge pour ces populations qui peinent à supporter le coût de la vie ».

Masse NDIAYE


Innocence NtapLa présidente du Haut conseil du dialogue social, Mme Innocence Ntap Ndiaye, a reçu, lundi dernier,  l’Intersyndicale des agents des collectivités locales. Selon elle, son rôle est de rapprocher l’Etat et les travailleurs municipaux.

Depuis plusieurs semaines, les conseils municipaux, centres et postes de santé, centres socioculturels, centres d’état-civil sont perturbés à cause d’une grève. Les agents dénoncent le non-respect de l’accord signé entre l’Etat et les agents des collectivités locales depuis l’année dernière. C’est dans ce sens que le Haut conseil du dialogue social (Hcds) a saisi les responsables syndicaux pour un dialogue franc et sincère. Innocence Ntap Ndiaye a tenu à préciser que l’institution qu’elle dirige a pour but de voir les lignes de rapprochement ; mieux, faire de la médiation. Cette initiative entre en parfaite harmonie avec la mission que le chef de l’Etat, Macky Sall, lui a confiée.

Devant la présidente du Hcds, Sidiya Ndiaye a battu en brèche les accusions de certaines autorités. « Nous ne sommes à la solde d’aucun politique. Nos familles sont disloquées à cause des conditions difficiles que nous vivons. Nous sommes dans le champ social et restons responsables », a-t-il précisé en introduction.  Il est revenu sur la date butoir de la mise en place de la Fonction publique locale qui était fixée au 30 septembre 2015. « Des agents pensent que sa réalisation relève d’un éléphant blanc », note Sidiya Ndiaye. Il a indiqué qu’il est hors de question de surseoir au mot d’ordre de grève si les points revendicatifs ne sont pas satisfaits.

Serigne Mansour Sy Cissé


Le premier magistrat de la commune de Saint-Louis, Amadou Mansour Faye, a effectué une grande tournée dans la ville tricentenaire pour constater de visu l’état d’exécution des grands projets mises en œuvre par le conseil municipal de la vieille cité, ancienne capitale de l’Afrique Occidentale Française (Aof).
Accompagné d’une forte délégation de conseillers municipaux et de chefs de services régionaux de l’administration déconcentrée, le maire Mansour Faye s’est rendu au grand marché du faubourg de Sor, qui fait face à l’ancienne gare ferroviaire, au centre de transformation des produits halieutiques situé à Gokhou Mbacc, avant de visiter d’autres chantiers de grande envergure qui permettront, au terme des travaux, de redonner à la ville de Mame Coumba Bang (génie tutélaire des eaux) son lustre d’antan.
A l’issue de cette visite à pas de charge, le maire Mansour Faye, par ailleurs ministre de l’hydraulique et de l’assainissement, s’est adressé à la presse pour réaffirmer sa farouche volonté de faire de 2016 l’année de ses réalisations. En 2016, a-t-il précisé, « les projets de la commune vont sortir de terre, l’actuelle équipe municipale de Saint-Louis travaille en étroite collaboration avec les services de l’Etat et ses partenaires de la coopération décentralisée, en vue de changer de manière significative le visage de la commune ».
A Gokhou Mbacc, l’édile de Saint-Louis a donné un « deadline » à l’entrepreneur pour qu’il termine les travaux au plus tard le 31 mai prochain, avant de réitérer son engagement indéfectible à doter sa commune d’infrastructures sanitaires construites ou entièrement réhabilitées, d’un stade omnisports, d’une maison de l’île rénovée avec une salle de conférence et des espaces sportifs.
Il a aussi rappelé l’ambition de la municipalité d’améliorer l’éclairage public, de mener une grande croisade contre l’insalubrité. Deux préoccupations qui vont être bien prises en compte.
A ce propos, Mansour Faye, a annoncé que cinq bennes-tasseuses seront bientôt disponibles à Saint-Louis et permettront de renforcer le parc automobile du service de nettoiement de la municipalité.

Mbagnick Kharachi DIAGNE


Le maire de la commune de Ross-Béthio, Amadou Bécaye Diop, par ailleurs directeur national des équipements scolaires, a annoncé samedi dernier à Ross-Béthio un projet de grande envergure dénommé « Plan directeur d’assainissement de Ross-Béthio ».
Cet important projet sera mis en œuvre par la municipalité de Ross-béthio, en étroite collaboration avec le ministère de l’hydraulique et de l’assainissement et par l’entremise de l’Office national pour l’assainissement du Sénégal (Onas). En marge d’une finale de football « navétane » dotée de la coupe du maire de Ross-Béthio, Amadou Bécaye Diop a précisé que ce projet compte démarrer ses activités en 2016 et permettra la mise en place d’un système très performant d’évacuation des eaux usées et pluviales dans la commune de Ross-Béthio.
Selon l’édile de Ross-Béthio, ce sera l’occasion de satisfaire une vieille doléance des populations de son terroir relative à l’urgence et à la nécessité d’installer des canaux de drainage des eaux de pluies dans cette commune toujours inondée en période hivernale.
Face à la presse et en présence des ministres Mansour Faye et Mor Ngom, Bécaye Diop a aussi annoncé l’organisation de la deuxième édition des journées de promotion du riz local prévue au mois de mai 2016. Un événement qui permettra d’installer 22 projets dans l’agrobusiness.
Amadou Bécaye Diop a également annoncé un troisième projet de grande envergure qui permettra de construire, avec l’appui de l’Agetip, un stade municipal très moderne dans la commune de Ross-Béthio. Cette infrastructure sportive, a-t-il précisé, sera dotée d’équipements de dernier cri et permettra aux jeunes de Ross-Béthio de s’épanouir et d’organiser toutes leurs compétions sportives dans un espace sain et digne du passé élogieux de cette partie du département de Dagana. Le financement de ce projet est assuré et les travaux devront démarrer avant la fin de cette année 2016.

Mb. Kh.DIAGNE


Un accent particulier sera mis, cette année, sur des secteurs prioritaires comme l’éducation, la santé, l’environnement et l’appui aux projets associatifs, dans le cadre du Plan d’actions prioritaires. C’est en somme les engagements pris par les conseillers au cours du vote du budget du conseil départemental de Goudiry qui s’élève à 275.118.085 FCfa pour l’année 2016.
Ce sont 275.118.085 FCfa qui sont prévus pour faire face aux exigences du département de Goudiry. Le président du conseil départemental, le député Djimo Souaré, s’est réjoui de l’érection de cette contrée en collectivité locale car, à ses yeux, cette réforme va permettre un véritable renforcement des liens économiques, sociologiques, culturels etc. Le président Souaré de donner un aperçu du bilan des réalisations de son institution en 2015. Il s’agit, entre autres, de la construction de murs de clôture d’établissements scolaires, de salles de classe, de dons de fournitures scolaires, de mise à disposition de personnel d’appoint etc. Une énorme performance pour lui, quand on sait que les budgets alloués aux départements ne servent, dans la plupart des cas, qu’à payer les salaires. Sous ce rapport, il faut avancer que dans un tel département, du reste le plus vaste du pays, tout est urgence. Le combat pour son développement est déjà engagé, souligne le président qui compte nouer des partenariats avec d’autres communes étrangères dans le cadre de la coopération décentralisée. Les résultats peuvent être évalués à travers l’organisation du forum de Paris en mai 2015 qui a permis de décrocher la construction prochaine d’un lycée départemental en collaboration avec le Paisd, des associations d’émigrés. D’ailleurs, souligne Djimo Souaré , « une visite a été effectuée en novembre 2015 dans le département par le président du conseil départemental des Yvelines qui a promis son accompagnement pour la réalisation d’infrastructures sociales avec l’engagement ferme de démarrer, dans les plus brefs délais, la construction d’une ferme expérimentale pour retenir et redonner espoir aux nombreux jeunes de cette contrée à la recherche quotidienne d’emploi et qui sont tentés par l’émigration clandestine». Pour cela, le conseil a, pour cette année 2016, mis l’accent sur des secteurs prioritaires comme l’éducation, la santé, l’environnement et l’appui aux projets associatifs, dans le cadre du Plan d’actions prioritaires (en attendant la mise en place prochaine du Plan de développement départemental).

Pape Demba SIDIBE


Retenue par les 44 collectivités locales au niveau national, la commune de Thiès-Nord est entrée dans la phase d’élaboration de son plan de développement communal (Pdc).
Le processus a été enclenché samedi lors d’un atelier qui a regroupé l’ensemble des élus municipaux, techniciens de l’agence régionale de développement (Ard) et du Pndl. Selon le maire, Lamine Diallo, « à termes, ce processus qui sera fait de manière participative, va permettre à la commune de disposer d’un outil de planification à l’horizon 2021 qui réponde aux attentes des populations en termes de développement économique, social et culturel ». Formulation d’une vision de développement à travers la prise en compte des préoccupations des populations qui seront totalement impliquées dans son élaboration, le document devrait se traduire également, « par une meilleure prise en charge de manière claire et transparente de la collectivité locale de Thiès-nord, dont la gestion est basée sur le pilotage à vue et le tâtonnement qu’il faut aujourd’hui dépasser comme de fonctionnement ». La commune de Thiès-Nord, veut donc, à travers l’élaboration de son Pdc, être en phase avec le nouveau code général des collectivités locales et avec l’Acte 3 de la décentralisation conformément à la disposition portant sur la conception, la programmation et la mise en œuvre des actions de développement économique, social et environnemental d’intérêt local et aussi le Pse à travers ses trois axes stratégiques. Trois mois jour pour jour, c’est le temps que vont durer les séances de consultations des différentes catégories d’acteurs pour un diagnostic sans complaisance. A ce titre, selon le directeur de l’Ard de Thiès, chérif Diagne, « une dizaine d’enquêteurs va sillonner les différents quartiers (19 au total), pour cette phase qui sera suivie par la synthèse et l’élaboration de la partie diagnostic, ainsi que celle de la validation et de la planification ». Ainsi, souligne M. Diagne, « cela permettra d’identifier les potentialités de la commune, de répertorier de façon systématique toutes les organisations et d’analyser les difficultés et contraintes qui font obstacle au développement. En plus de faire ressortir les opportunités, de dégager des orientations majeures de développement, de proposer des projets de développement et de procéder à la priorisation des activités de la commune, entre autres. Une façon de permettre à l’Etat d’envisager de passer à une échelle plus large, pour étendre la dotation de moyens à la majorité des collectivités locales ».
En d’autres termes, indique le Directeur de l’Ard, « à travers le lancement de ce processus, l’Etat est en train de consolider le système de planification dans les collectivités décentralisées, par la mise en place des plans de développement communaux ».

El Hadji Mohamadou Sagne


Mansour faye maireLe premier magistrat de la commune de Saint-Louis, Amadou Mansour Faye, a effectué une grande tournée dans la ville tricentenaire pour constater de visu l’état d’exécution des grands projets mises en œuvre par le conseil municipal de la vieille cité, ancienne capitale de l’Afrique Occidentale Française (Aof).

Accompagné d’une forte délégation de conseillers municipaux et de chefs de services régionaux de l’administration déconcentrée, le maire Mansour Faye s’est rendu au grand marché du faubourg de Sor, qui fait face à l’ancienne gare ferroviaire, au centre de transformation des produits halieutiques situé à Gokhou Mbacc, avant de visiter d’autres chantiers de grande envergure qui permettront, au terme des travaux, de redonner à la ville de Mame Coumba Bang (génie tutélaire des eaux) son lustre d’antan.

A l’issue de cette visite à pas de charge, le maire Mansour Faye, par ailleurs ministre de l’hydraulique et de l’assainissement, s’est adressé à la presse pour réaffirmer sa farouche volonté de faire de 2016 l’année de ses réalisations. En 2016, a-t-il précisé, « les projets de la commune vont sortir de terre, l’actuelle équipe municipale de Saint-Louis travaille en étroite collaboration avec les services de l’Etat et ses partenaires de la coopération décentralisée, en vue de changer de manière significative le visage de la commune ».

A Gokhou Mbacc, l’édile de Saint-Louis a donné un « deadline » à l’entrepreneur pour qu’il termine les travaux au plus tard le 31 mai prochain, avant de réitérer son engagement indéfectible à doter sa commune d’infrastructures sanitaires construites ou entièrement réhabilitées, d’un stade omnisports, d’une maison de l’île rénovée avec une salle de conférence et des espaces sportifs.

Il a aussi rappelé l’ambition de la municipalité d’améliorer l’éclairage public, de mener une grande croisade contre l’insalubrité. Deux préoccupations qui vont être bien prises en compte.

A ce propos, Mansour Faye, a annoncé que cinq bennes-tasseuses seront bientôt disponibles à Saint-Louis et permettront de renforcer le parc automobile du service de nettoiement de la municipalité.

Mbagnick Kharachi DIAGNE


Place de lindependanceL’Association nationale des élus départementaux (Aned), à travers un communiqué, regrette le différend survenu à propos de l’aménagement de la Place de l’Indépendance. La mairie de Dakar et le ministère  du Renouveau urbain et du Cadre de vie revendiquent chacun l’aménagement de cette place. L’Aned invite les différentes parties à la sérénité et au calme, conformément à une longue tradition de cohabitation entre l’Etat central et les collectivités locales. L’Association invite les parties concernées à user des voies de recours habituelles en conformité avec la loi.

L’Aned déplore le recours à la violence contre les élus locaux qui doivent être protégés dans l’exercice de leurs missions. Dans le même ordre d’idées, elle dénonce les écarts de langage et les appels à la remise en cause de l’autorité de l’Etat qui doit s’exercice dans toute sa plénitude, quels que soient les griefs formulés par les uns et les autres, lit-on dans le communiqué.

L’Aned invite au respect de la lettre et de l’esprit de l’autonomie des collectivités locales, conformément aux dispositions législatives et réglementaires en vigueur. Elle rappelle que les collectivités locales constituent un démembrement de l’Etat dont elles sont le prolongement. A ce titre, elles tiennent toutes leurs missions et leurs prérogatives de l’Etat qui peut décider de les retirer à chaque fois qu’il le juge utile et nécessaire.

L’Aned estime que la décentralisation est un bien commun qui fait partie de notre patrimoine national et, à ce titre, les élus locaux doivent éviter toute attitude politicienne qui ne ferait que porter un grand coup au commun vouloir de vivre ensemble.

Oumar BA


Ross bethioLe maire de la commune de Ross-Béthio, Amadou Bécaye Diop, par ailleurs directeur national des équipements scolaires, a annoncé samedi dernier à Ross-Béthio un projet de grande envergure dénommé « Plan directeur d’assainissement de Ross-Béthio ».

Cet important projet sera mis en œuvre par la municipalité de Ross-béthio, en étroite collaboration avec le ministère de l’hydraulique et de l’assainissement et par l’entremise de l’Office national pour l’assainissement du Sénégal (Onas). En marge d’une finale de football « navétane » dotée de la coupe du maire de Ross-Béthio, Amadou Bécaye Diop a précisé que ce projet compte démarrer ses activités en 2016 et permettra la mise en place d’un système très performant d’évacuation des eaux usées et pluviales dans la commune de Ross-Béthio.

Selon l’édile de Ross-Béthio, ce sera l’occasion de satisfaire une vieille doléance des populations de son terroir relative à l’urgence et à la nécessité d’installer des canaux de drainage des eaux de pluies dans cette commune toujours inondée en période hivernale.

Face à la presse et en présence des ministres Mansour Faye et Mor Ngom, Bécaye Diop a aussi annoncé l’organisation de la deuxième édition des journées de promotion du riz local prévue au mois de mai 2016. Un événement qui permettra d’installer 22 projets dans l’agrobusiness.

Amadou Bécaye Diop a également annoncé un troisième projet de grande envergure qui permettra de construire, avec l’appui de l’Agetip, un stade municipal très moderne dans la commune de Ross-Béthio. Cette infrastructure sportive, a-t-il précisé, sera dotée d’équipements de dernier cri et permettra aux jeunes de Ross-Béthio de s’épanouir et d’organiser toutes leurs compétions sportives dans un espace sain et digne du passé élogieux de cette partie du département de Dagana. Le financement de ce projet est assuré et les travaux devront démarrer avant la fin de cette année 2016.

Mb. Kh.DIAGNE


GoudiryUn accent particulier sera mis, cette année, sur des secteurs prioritaires comme l’éducation, la santé, l’environnement et l’appui aux projets associatifs, dans le cadre du Plan d’actions prioritaires. C’est en somme les engagements pris par les conseillers au cours du vote du budget du conseil départemental de Goudiry qui s’élève à 275.118.085 FCfa pour l’année 2016.

Ce sont 275.118.085 FCfa qui sont prévus pour faire face aux exigences du département de Goudiry. Le président du conseil départemental, le député Djimo Souaré, s’est réjoui de l’érection de cette contrée en collectivité locale car, à ses yeux, cette réforme va permettre un véritable renforcement des liens économiques, sociologiques, culturels etc. Le président Souaré de donner un aperçu du bilan des réalisations de son institution en 2015. Il s’agit, entre autres, de la construction de murs de clôture d’établissements scolaires, de salles de classe, de dons de fournitures scolaires, de mise à disposition de personnel d’appoint etc. Une énorme performance pour lui, quand on sait que les budgets alloués aux départements ne servent, dans la plupart des cas, qu’à payer les salaires. Sous ce rapport, il faut avancer que dans un tel département, du reste le plus vaste du pays, tout est urgence. Le combat pour son développement est déjà engagé, souligne le président qui compte nouer des partenariats avec d’autres communes étrangères dans le cadre de la coopération décentralisée. Les résultats peuvent être évalués à travers l’organisation du forum de Paris en mai 2015 qui a permis de décrocher la construction prochaine d’un lycée départemental en collaboration avec le Paisd, des associations d’émigrés.

D’ailleurs, souligne Djimo Souaré , « une visite a été effectuée en novembre 2015 dans le département par le président du conseil départemental des Yvelines qui a promis son accompagnement pour la réalisation d’infrastructures sociales avec l’engagement ferme de démarrer, dans les plus brefs délais, la construction d’une ferme expérimentale pour retenir et redonner espoir aux nombreux jeunes de cette contrée à la recherche quotidienne d’emploi et qui sont tentés par l’émigration clandestine». Pour cela, le conseil a, pour cette année 2016, mis l’accent sur des secteurs prioritaires comme l’éducation, la santé, l’environnement et l’appui aux projets associatifs, dans le cadre du Plan d’actions prioritaires (en attendant la mise en place prochaine du Plan de développement départemental).

Pape Demba SIDIBE


TambacoundaPour relever le défi de permette à tous les enfants de détenir de leur acte de naissance, le premier magistrat de la ville, Mame Balla Lô, a révélé que l’un des futurs centres d’enregistrement des actes d’état-civil devrait être installé à l’hôpital régional et le second au centre de santé de la ville de Tambacounda.

En présence de plusieurs conseillers municipaux et du préfet Mor Talla Tine, l’édile de la ville de Tambacounda a évoqué plusieurs priorités en sus de la problématique des enregistrements à l’état-civil, du cadre de vie, de la voirie urbaine, de l’éducation et de la santé. Le financement pour les femmes, l’action sociale, la solidarité, les soutiens aux mouvements sportifs n’ont pas été aussi en reste.

Pour la session d’orientation budgétaire de l’année 2016 du conseil municipal de Tambacounda, Mame Balla Lô a annoncé que les priorités retenues se feront dans une approche participative, inclusive et sensible au genre et au droit de l’enfant. Plusieurs programmes et projets vont se réaliser, selon le maire Mame Balla Lô. Il s’agit, entre autres, du lotissement du quartier Saré Guilèle entamé par l’équipe sortante. La restructuration des quartiers Gourel Diadié et Gourel Barry qui va être entamée. En effet, les problèmes de lotissement des quartiers Abattoirs complémentaires et Daybatou sont presque tous résolus, souligne l’édile. La commune de Tambacounda va bénéficier de quatre kilomètres de route avec le programme Promo-ville. L’éclairage public n’est pas en reste. Les quartiers périphériques auront des lampadaires. Ainsi, toute la ville sera bien éclairée en 2016.

Dans le cadre de l’éducation, les cases des tout-petits de Diallobougou et de Kothiariding seront construites. La mairie offrira des fournitures scolaires à toutes les écoles élémentaires de la ville. Elle prévoit aussi de construire des postes de santé dans certains quartiers périphériques. La mairie de Tambacounda (Est) envisage de construire deux centres d’état civil secondaires dans la commune, avec son budget 2016, a annoncé vendredi le maire Mame Balla Lô. L’un des futurs centres d’enregistrement des actes d’état-civil devrait être installé à l’hôpital régional de Tambacounda et le second au centre de santé de la ville, a indiqué M. Lô, lors du « débat d’orientation budgétaire ».

La mesure a été bien accueillie par les membres du conseil municipal. Malal Camara, l’un des conseillers municipaux, également directeur de l’Agence de développement local (Adl), a salué « une bonne initiative » qui, selon lui, permettra de rapprocher davantage les centres d’état civil des usagers. Le préfet du département de Tambacounda, Mor Talla Tine, présent à la réunion, dit espérer que les futurs centres secondaires d’état civil permettront d’augmenter le taux d’enregistrement des naissances. Dans la commune, 78% des enfants sont déclarés à l’état civil, a indiqué M. Tine, qui dirige le Comité départemental de protection de l’enfance (Cdpe). Selon le rapport, la mairie a prévu d’organiser un forum durant lequel son budget 2016 sera soumis à l’appréciation du public, une démarche entreprise dans le cadre de la vulgarisation du concept de « budget participatif ».

P. D. SIDIBE


ThiesRetenue par les 44 collectivités locales au niveau national, la commune de Thiès-Nord est entrée dans la phase d’élaboration de son plan de développement communal (Pdc).

Le processus a été enclenché samedi lors d’un atelier qui a regroupé l’ensemble des élus municipaux, techniciens de l’agence régionale de développement (Ard) et du Pndl. Selon le maire, Lamine Diallo, « à termes, ce processus qui sera fait de manière participative, va permettre à la commune de disposer d’un outil de planification à l’horizon 2021 qui réponde aux attentes des populations en termes de développement économique, social et culturel ». Formulation d’une vision de développement à travers la prise en compte des préoccupations des populations qui seront totalement impliquées dans son élaboration, le document devrait se traduire également, « par une meilleure prise en charge de manière claire et transparente de la collectivité locale de Thiès-nord, dont la gestion est basée sur le pilotage à vue et le tâtonnement qu’il faut aujourd’hui dépasser comme de fonctionnement ».

La commune de Thiès-Nord, veut donc, à travers l’élaboration de son Pdc, être en phase avec le nouveau code général des collectivités locales et avec l’Acte 3 de la décentralisation conformément à la disposition portant sur la conception, la programmation et la mise en œuvre des actions de développement économique, social et environnemental d’intérêt local et aussi le Pse à travers ses trois axes stratégiques. Trois mois jour pour jour, c’est le temps que vont durer les séances de consultations des différentes catégories d’acteurs pour un diagnostic sans complaisance. A ce titre, selon le directeur de l’Ard de Thiès, chérif Diagne, « une dizaine d’enquêteurs va sillonner les différents quartiers (19 au total), pour cette phase qui sera suivie par la synthèse et l’élaboration de la partie diagnostic, ainsi que celle de la validation et de la planification ».

Ainsi, souligne M. Diagne, « cela permettra d’identifier les potentialités de la commune, de répertorier de façon systématique toutes les organisations et d’analyser les difficultés et contraintes qui font obstacle au développement. En plus de faire ressortir les opportunités, de dégager des orientations majeures de développement, de proposer des projets de développement et de procéder à la priorisation des activités de la commune, entre autres. Une façon de permettre à l’Etat d’envisager de passer à une échelle plus large, pour étendre la dotation de moyens à la majorité des collectivités locales ».

En d’autres termes, indique le Directeur de l’Ard, « à travers le lancement de ce processus, l’Etat est en train de consolider le système de planification dans les collectivités décentralisées, par la mise en place des plans de développement communaux ».

El Hadji Mohamadou Sagne


Forum KoungheulLe Conseil départemental de Koungheul a organisé, le week-end dernier, la première édition de son forum de développement économique. La cérémonie d’ouverture a été présidée par le ministre de la Gouvernance locale, du Développement et de l’Aménagement du territoire, Abdoulaye Diouf  Sarr.

Des représentants  de divers secteurs et corps de métiers, des élus locaux, des directeurs d’agences nationales de développement ainsi que différentes couches de la  population ont pris part, samedi et dimanche derniers, à Koungheul, à la première édition du Forum pour le développement économique du département. Cette rencontre,  dont  la cérémonie d’ouverture a été présidée par le ministre de la Gouvernance locale, du Développement et de l’Aménagement du territoire, Abdoulaye Diouf Sarr, a été une tribune pour réfléchir sur une démarche basée sur la prospective territoriale pour l’émergence du département. Pour y arriver, les acteurs ont décidé de mettre en valeur les énormes potentialités économiques agro-sylvo-pastorales dont dispose la localité afin de construire un développement harmonieux et durable. En effet, malgré ses diverses opportunités, Koungheul reste une zone marquée par une pauvreté persistante compromettant du coup son développement économique et social. Pour le ministre, ce forum s’inscrit dans le sillage de l’Acte 3 de la décentralisation dont l’objectif est de mettre en place des territoires viables, compétitifs et porteurs de développement durable, conformément à la vision du président de la République. D’où toute la pertinence du projet de mise en place d’entités fortes et adaptées aux enjeux actuels de développement.

« Le département a pour vocation d’organiser la solidarité entre les communes de son ressort, mais également d’être un espace d’homogénéité  socioculturelle et économique où il existe un fort sentiment d’appartenance favorable à la construction de nouveaux espaces politiques  qui sont fondés sur une autonomie réelle,  une démocratie et une administration de proximité », a-t-il déclaré.

Ville de services et hub logistique
D’après le ministre Abdoulaye Diouf Sarr, « les membres du Conseil départemental de Koungheul ont ouvert le chemin de l’anticipation en lançant la formulation d’un nouveau cadre d’intervention dans leur département à l’aune des nouveaux paradigmes territoriaux qui interpellent le pôle-territoire Sine-Saloum, la Nation sénégalaise, l’Afrique et le monde ».

La réalisation de l’option retenue de faire « Koungheul ville départementale/régionale de services et hub logistique dotée d’un hinterland économiquement émergent » participera certainement, de l’avis d’Abdoulaye Diouf Sarr, à l’émergence d’un pôle urbain et périurbain qui sera le centre d’animation du développement territoriale dans le pôle-territoire Sine-Saloum.

Aux yeux d’Adama Diouf, président de l’Association des départements du Sénégal (Ads) et par ailleurs président du Conseil départemental de Kaffrine, il s’agit d’un forum inclusif où chaque secteur à son mot à dire. A l’en croire, cette initiative participe à l’animation des territoires en identifiant leurs forces et faiblesses.  De son côté, Mayacine Camara, maire de Koungheul, a indiqué que cette première édition du forum pour le développement économique de la localité s’inscrit dans un contexte approprié pour prendre en charge le développement des territoires.

Dans son plan développement départemental, la capitale du Bambouck entend mettre un accent particulier sur la création de filières à mesure de booster l’économie locale. C’est dans ce sens que certaines pistes, à l’image de l’agro-industrie à travers l’exploitation de l’aliment de bétail et la promotion de la filière arachidière, ont été identifiées.

La localité veut aussi être une ville de services et de hub logistique avec comme objectif la création d’activités productrices dans une zone à hautes potentialités économiques.

Par ailleurs, pour asseoir  son développement, Koungheul est appelé à relever plusieurs défis. Il s’agit, entre autres, de l’accès aux services énergétiques, de la mobilité et du désenclavement, l’absence d’une main-d’œuvre qualifiée.

Assane Diop KoungheulASSANE DIOP, PRESIDENT DU CONSEIL DEPARTEMENTAL : « FAIRE DE KOUNGHEUL UN TERROIR PORTEUR DE DÉVELOPPEMENT DURABLE D’ICI À 2022…»
Le forum de développement économique du département de Koungheul est une opportunité pour lever les facteurs bloquants de l’émergence. Pour Assane Diop, président du Conseil départemental de Koungheul, l’objectif est  faire de la localité un terroir porteur de développement durable d’ici à 2022.

Koungheul veut se développer en s’inscrivant dans la perspective du Plan Sénégal émergent (Pse) et dans le cadre de  l’Acte III de la décentralisation. C’est du moins tout le sens de la première édition du forum de développement économique de la localité. Lequel veut, dans un contexte de mutation profonde, se pencher, à travers une approche prospective territoriale, sur les enjeux de développement et en parallélisme avec les nouveaux paradigmes. Pour Assane Diop, président du Conseil départemental de Koungheul, l’ambition collective est de faire de la localité « un terroir viable, compétitif et porteur de développement durable d’ici à 2022 ». Cela, conformément à l’invite du président de la République. Toutefois, pour y arriver, l’ancien ministre de la Santé pense qu’il faudra élever durablement la productivité de l’agriculture et  de l’élevage pour créer la richesse et des emplois, d’améliorer l’accès aux équipements et infrastructures de base, d’assurer la maitrise de l’eau, mais également faciliter l’accès des producteurs et des opérateurs économiques au crédit et aux facteurs de production. En outre, M. Diop préconise de mettre la formation et la recherche-développement en adéquation avec les besoins de l’activité économique et d’atténuer les tendances démographiques défavorables. « Les problèmes majeurs auxquels nous devons apporter des solutions idoines ont pour noms : l’enclavement, le faible niveau d’accès aux services énergétiques, l’insuffisance des capacités techniques et opérationnelles des producteurs, le déficit d’orientations économiques en matière de concentrations sur des filières porteuses… », soutient-il. Dans le département de Koungheul, la pauvreté continue à servir. Dans la région de Kaffrine, 65% de ménages vivent en dessous du seuil de la pauvreté, d’après l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd). La moyenne nationale est de 48,5%.

Fort de ce constat, explique Assane Diop, Koungheul entend inscrire son action dans la dynamique de la maitrise des connaissances nécessaires à son développement, de création de valeurs et de richesses, mais également de capacités de transformation afin de bâtir des projets phares pour la structuration et la transformation substantielle de l’économie par la valorisation du potentiel agro-sylo-pastoral et de ses avantages comparatifs.

LE CONSEIL DÉPARTEMENTAL VA ENRÔLER 1000 PERSONNES DÉFAVORISÉES EN 2016 À LA CMU À KOUNGHEUL
L’accès aux soins de santé est une préoccupation des élus locaux du département de Koungheul. Face à une carte sanitaire départementale qui révèle une couverture encore insuffisante en infrastructure et en personnels, le Conseil départemental de la localité a prévu de faire «gros » efforts pour lutter contre les maladies les plus récurrentes. C’est dans ce sens que, a annoncé Assane Diop, président du Conseil départemental de Koungheul,  1000 personnes défavorisées seront enrôlées en 2016 par la Couverture maladie universelle (Cmu).

De notre envoyé spécial
Ibrahima BA


A Diouf Sarr MaireEn marge du Forum de développement économique du département de Koungheul, le ministre de la Gouvernance locale, du Développement et de l’Aménagement du territoire s’est prononcé sur le différent opposant le maire de Dakar et le ministre du Renouveau urbain. Pour Abdoulaye Diouf Sarr, il s’agit d’une situation qui va être réglée par les deux parties concernées. « Je  ne suis pas dans une logique de dramatisation. Dans le jeu des acteurs de la structuration urbaine, il peut arriver qu’il y ait des zones d’incompréhension, de télescopage. Toutefois, je pense qu’au-delà de la passion, ils vont se retrouver  en toute responsabilité pour apporter une solution. Le renouveau urbain concerne tout ce qui est aménagement mais c’est aussi dans le champ de l’action municipale », a dit le ministre. A l’en croire, cette affaire concerne deux citoyens, deux démocrates, deux hommes d’Etat, animés par la seule volonté de servir les Dakarois. « Le ministre du Renouveau urbain veut faire un aménagement pour les Dakarois et le maire de Dakar a aussi le même objectif. Donc, je suis persuadé qu’ils vont se mettre autour d’une table pour trouver une solution dans l’intérêt des citoyens », a fait comprendre Abdoulaye Diouf Sarr. Selon lui, une médiation est train d’être menée par l’Association des maires, le ministre de la Gouvernance locale pour le rapprochement des positions. « Je reste convaincu qu’il n’y a véritablement pas péril à la demeure. Il y a eu des problèmes d’incompréhension au début d’un jeu (…). Je suis persuadé que les acteurs concernés vont  se retrouver parce que fondamentalement l’objectif du ministre du Renouveau urbain est de faire en sorte que la Place de l’indépendance retrouve son lustre d’antan. Et si c’est la préoccupation du maire de Dakar. Ils vont se retrouver », a-t-il laissé entendre.

Ibrahima BA


Diouf Sarr Invit 2Le ministre de la Gouvernance locale, du Développement et de l’Aménagement du territoire, Abdoulaye Diouf Sarr, a inauguré, hier, l’hôtel de ville de la commune Guet ardo.

Guet ardo, commune située dans le département de Louga, dispose désormais d’un hôtel de ville fonctionnel. L’infrastructure a été inaugurée hier dans une ambiance festive. Tous étaient là : jeunes, femmes, élus locaux, chefs religieux et autorités administratives de la région. Le ministre Abdoulaye Diouf Sarr a, lui aussi, bien voulu rehausser de sa présence la cérémonie, au grand bonheur du maire de Guet ardo, Talibouya Ba. « J’ai souhaité que vous soyez présent à cette inauguration. Et vous êtes ici aujourd’hui avec nous. Merci monsieur le ministre », s’est exprimé le maire s’adressant au ministre de la Gouvernance locale, du Développement et de l’Aménagement du territoire. Avec cet édifice fonctionnel, s’est réjoui Talibouya Ba, non seulement les charges de la commune diminuent mais les agents travaillent dans d’excellentes conditions. « Je ne trouve pas les mots justes pour remercier le président de la République Macky Sall », a ajouté, reconnaissant, le maire. Le ministre, lui, a dit qu’il était fier d’être dans cette commune de Guet ardo. L’accueil a été particulièrement chaleureux. « Ce moment privilégié, partagé avec vous, est l’occasion de vous réaffirmer mon engagement et celui du gouvernement à promouvoir la décentralisation comme un axe prioritaire de la réforme de l’Etat », a dit Abdoulaye Diouf Sarr. Le ministre a rappelé que cette inauguration intervient au moment où le président Sall l’a instruit de préparer, « en étroite collaboration avec les ministres et les acteurs concernés », un Conseil interministériel de partage et de validation de l’évaluation de la mise en œuvre de la première phase de l’Acte 3 de la décentralisation. « L’Etat a pris l’option d’apporter des réponses durables et pertinentes aux difficultés et contraintes auxquelles reste confronté notre système de décentralisation », a assuré le ministre, soulignant que la deuxième phase de cette réforme sera marquée par la mise en place des pôles territoires permettant de construire le Sénégal à travers la pleine valorisation des ressources et potentialités de chaque territoire, en privilégiant la participation de tous les acteurs.

Soutien accru des collectivités locales
Le ministre a profité de cette inauguration de l’hôtel de ville de Guet ardo pour rappeler les efforts constants de l’Etat en faveur des collectivités locales. Pour accompagner les nouvelles communes, l’Etat, a-t-il dit, a sensiblement accru les ressources qui leur étaient destinées dans le cadre du fonds de Dotation et du fonds d’équipement. « Il a été noté une hausse de ces deux fonds de 4.450.000.000 de FCfa  en 2015 par rapport à la gestion de 2014. Cette tendance s’est accentuée en 2016 avec un accroissement de 7 milliards de FCfa, soit une augmentation de près de 11,5 milliards en deux ans », a expliqué Abdoulaye Diouf Sarr, précisant que le bel édifice qu’est l’hôtel de ville de Guet Ardo voulu par l’Etat et réalisé par l’Agence d’exécution des travaux d’intérêt public (Agetip) est aussi une manière d’appuyer les collectivités locales. Cet hôtel de ville construit en huit mois et qui a coûté 30 millions de FCfa est obtenu grâce au fons d’équipement des collectivités locales.

Abdoulaye Diallo



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