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Régions (1962)

Omar Sene FtkLe Conseil départemental de Fatick compte accompagner les jeunes et les femmes du département pour qu’ils puissent mener des activités génératrices de revenus. Pour ce faire, le président de cette institution, Omar Sène, annonce un programme de 200 millions de FCfa qui sera déroulé avec le soutien du Pamecas.

La cérémonie de remise d’attestations qui sanctionne la session de formation de 43 élus locaux sur l’administration et la gestion des collectivités locales et la formation de 65 femmes de trois groupements féminins en teinture et transformation des céréales a permis au président Omar Sène de faire l’annonce du programme départemental pour les jeunes et les femmes. Toutes ces sessions de formation ont été financées à hauteur de 13,5 millions de FCfa par l’Onfp (Office national de la formation professionnelle) représenté à la cérémonie par son directeur général Sanoussi Diakité. Lors de cette cérémonie, le président du Conseil départemental de Fatick a d’abord remercié l’Onfp qui a bien voulu accompagner l’institution pour la capacitation des élus locaux et des femmes dans certains métiers comme  la teinture et la transformation des céréales. Le président Omar Sène a annoncé que son institution a signé une convention avec le Pamecas et va dérouler un programme de 200 millions de FCfa au profit des jeunes et des femmes des 17 communes que compte le département de Fatick. Sur la répartition, il a déclaré chaque commune va recevoir 10 millions de FCfa (5 millions pour les jeunes et 5 millions pour les femmes) pour permettre à ces jeunes et femmes de mener des activités génératrices de revenus. Les 30 millions restants, a-t-il ajouté, sont destinés aux 30 conseillères départementales (1 million à chaque conseillère) qui seront formées dans leurs domaines d’activités. De plus, il a précisé que 170 jeunes, à raison de 10 jeunes par commune, seront formés pour qu’ils puissent avoir des permis de conduire.  Dans le cadre de la formation professionnelle, le président Omar Sène a annoncé la construction d’un Centre international d’insertion, de réinsertion et de formation aux métiers initié par Eden international en collaboration avec le Conseil départemental.

Le directeur général de l’Onfp, Sanoussi Diakité, a souligné d’autres formations seront mises en œuvre par l’Office national de la formation professionnelle au bénéfice d’associations et de Gie de femmes. Selon Sanoussi Diakité, ces sessions de formation qui ont coûté près de 13,5 millions de FCfa ont porté sur le renforcement des capacités des élus locaux et sur la formation des femmes pour la transformation des céréales, la gestion de petites entreprises, la teinture et ont concerné au total 108 personnes.

Oumar Ngatty BA


Recoltes femmesLa stratégie du développement territorial qui accompagne l’acte 3 de la décentralisation  accorde  une forte impulsion aux initiatives à la base pour assurer une amélioration durable des conditions de vie des populations locales et ainsi favoriser l’ancrage des politiques publiques au sein des collectivités locales,  la création des pôles de développement territoriaux.

L’intégration de la dimension genre étant une question transversale, le Pse l’a adoptée comme une stratégie  de développement territorial dont l’objectif consiste à autonomiser et à promouvoir les femmes et les jeunes filles pour lutter contre toute forme d’inégalité en vue  d’assurer à tous une participation au processus de développement. A ce propos, l’Ogdd, une association pluridisciplinaire qui a pour objet d’appuyer les efforts de l’Etat dans la lutte contre la déviance, les fléaux sociaux et la promotion des groupes vulnérables, a bien compris la démarche du Pse, qui consiste à donner aux  femmes une place centrale dans la mise en œuvre des  stratégies de développement territorial.

C’est ainsi que cette association pluridisciplinaire que dirige Madame Hawa Diallo, socio anthropologue, a organisé au siège de la commune de Diama un forum sur le thème : « développement territorial de la commune de Diama à travers la composante femme : pour un plan d’action communal multisectoriel de promotion des femmes de Diama ».

Cette rencontre qui a vu la participation de 150 femmes venant des cinq associations des zones de la commune que sont, Yellar, Tackou gagne, Mboundoum, Débit-Tiguet et Thiagnaldé ainsi que de la Saed, du Conseil départemental de Dagana, du service régional d’Appui au développement local, de la chambre des métiers de Saint Louis, du Pdidas, de l’Anida, du Cretef, a été organisée sous le parrainage de la commune avec l’appui de l’Ard de Saint Louis, de la Soged (société de gestion et d’exploitation du barrage de Diama) et du Casl (Compagnie Agricole de Saint Louis).

Ce forum, qui s’inscrit dans la suite logique de la structuration des femmes des cinq zones de la commune en associations de développement communautaire, a été présidé par l’adjoint au sous-préfet de Ndiayes en présence du premier adjoint au maire de Diama.

Selon Mme Hawa Diallo, la structuration permet ainsi d’assurer une meilleure efficacité et visibilité des actions de développement communautaire. La forme associative apparaît comme le mode d’organisation le plus pertinent pour mener des actions de développement communautaire. C’est ainsi que sous forme de journées d’études, des organes de direction et de gestion d’associations, ont été mis en place dans les différentes zones de Diama.

L’objectif, a précisé Mme Diallo, est de mettre en place un réseau communal de promotion économique, sociale et culturelle des femmes, qui sera un acteur clef dans le dispositif institutionnel de développement territorial de Diama, pour en faire une commune émergente conformément au Pse et à l’Acte 3 de la Décentralisation.

Cette structure fédérative sera l’interlocuteur de la commune et de tous les partenaires techniques et financiers qui souhaiteraient mener des actions en direction des femmes dans  cette partie de l’arrondissement de Ndiayes. Ce réseau communal se présentera comme un instrument de mise en cohérence des actions au profit des femmes de la commune.

Elaboration  d’un plan d’action multisectoriel
Selon Mme Diallo, la phase de structuration a permis de mettre en place un petit fonds de micro crédit revolving au niveau de chacune des  zones déjà structurée. Ce fonds créé à partir des cotisations d’adhésions  mensuelles des femmes est géré selon les réalités socioéconomiques de chacune des zones. En effet, il a permis à certaines femmes d’initier des activités génératrices de revenus. D’après la Présidente de l’Ogdd, la création du fonds de micro crédits revolving a suscité  une dynamique associative et un engouement  des femmes de l’ensemble de la commune. D’où la nécessité de renforcer ce fonds pour appuyer les femmes dans leurs activités afin d’améliorer leurs revenus et leur conditions de vie et celles de leur famille.

De l’avis de Mme Diallo, pour parer au plus pressé d’une part, et, d’autre part,  éviter de casser cet élan de mobilisation, il urge de trouver des fonds additionnels pour ces braves femmes (1850 adhérentes représentant 3 zones sur les 5) qui ont mobilisé 2.950.000F Cfa. Voilà, d’après Mme Diallo, l’une des principales raisons qui a conduit au projet de l’élaboration  d’un plan d’action multisectoriel de promotion des femmes et à l’organisation du forum de Diama.  En attendant de trouver d’autres partenaires, Mme Hawa Diallo, s’est réjouie de l’engagement sans faille et indéfectible de L’Ard de Saint Louis, de la Soged et de son Directeur Général, à poursuivre leur collaboration avec les femmes de Diama. L’appui de la Soged est d’une importance capitale, car, selon la Présidente de l’Ogdd, le barrage de Diama est comme le Nil en Egypte. C’est une source de vie et un poumon qui permet aux populations riveraines de respirer. Au-delà des Etats-membres de l’Omvs, de sa fonction de développement agricole et de promotion de l’agriculture irriguée, le barrage de Diama doit être un atout et une opportunité pour la commune de Diama afin d’assurer son  émergence.

Mbagnick Kharachi Diagne


KoungheulErigé en département en 2008, Koungheul peine aujourd’hui encore à se mettre au niveau de certains de ses pairs, malgré les énormes potentialités économique et humain que recèle ce terroir à cheval sur deux des plus importantes zones écologiques que compte le pays.

Au devant du combat pour l’émergence que veulent livrer les populations du Bambouck, le Conseil département, sous la houlette de son président Assane Diop, par ailleurs ministre conseiller du président de la République, compte saisir les opportunités offertes par le Plan Sénégal Emergent afin d’amorcer pour de bon son envol économique.

Le président du Conseil départemental, à l’occasion des journées culturelles et sportives organisées dimanche dernier dans la capitale du Bambouck, a saisi cette opportunité pour lancer un appel à une mobilisation de masse autour du programme du président Macky Sall dont le seul souci, dira-t-il, est de faire du Sénégal un pays émergent, capable, au bout du compte, d’offrir à ses fils et filles un mieux-être et la joie de vivre.

Interpelé sur le manque d’infrastructures sociales de base et de locaux pour abriter certains services techniques de l’Etat, le ministre Assane Diop a souligné que l’Etat a beaucoup fait, surtout le président Macky Sall qui a une ambition personnelle pour le département de Koungheul.

A son avis, le Conseil départemental de Koungheul a démarré un programme ambitieux pour le Bambouck, même si l’institution n’avait pas de ressources propres, obligée qu’elle était de fonctionner sur la base des dotations. N’empêche, a fait savoir Assane Diop, des réalisations notables ont été faites avec le budget d’investissement, surtout dans le domaine de l’éducation avec la clôture de trois collèges d’enseignement moyen, la construction de salles de classe au lycée, sans compter la réalisation de programmes d’adduction d’eau dans d’autres Cem du département. Aussi, des soutiens ont été accordés à des étudiants originaires du Bambouck pour mettre fin aux difficultés auxquelles ils étaient confrontés dans les universités de Dakar, de Ziguinchor et de Saint Louis. Il y a par ailleurs l’octroi, par le Conseil départemental, de fournitures d’écoliers à tous les élèves des classes d’examen.

Dans le domaine social, une assistance a été apportée à tous les foyers religieux du département, y compris l’Eglise. Les femmes organisées en groupements d’intérêt économique ont été également appuyées. Pour cette année, il s’agira pour le Conseil départemental de consolider les acquis en mettant surtout l’accent sur la santé des Koungheulois. En effet, pour Assane Diop, en 2015, mille personnes ont été enrôlées dans le cadre de la couverture maladie universelle. Aussi des fonds ont-ils été placés dans des structures de microfinance pour permettre aux femmes de mener des activités créatrices de revenus. Pour cela, un spécialiste de la question a été recruté pour valider les projets présentés par les femmes au Conseil départemental.

Selon le président du Conseil départemental, des séries de formation dans divers domaines de la vie active seront organisées au profit des jeunes du département. Le département devra ainsi déboucher sur l’organisation d’un forum pour le développement de Koungheul. « On est à la phase d’installation du comité scientifique qui sera présidé par Seydou Sy Sall avec comme rapporteur Mayacine Camara », a souligné Assane Diop qui a insisté sur les résultats attendus de cette importante rencontre pourvoyeuse d’idées.

Comme il a été fait avec l’installation d’un camp tout neuf de sapeurs-pompiers à Koungheul, le plaidoyer va se poursuivre pour la mise en place d’un service de trésor public, d’un poste de police, etc.
Pour le président du Conseil départemental, tous ces plaidoyers ont été portés au niveau central et l’espoir vivace de voir ces doléances satisfaites est là.

Mamadou CISSE
(Correspondance particulière)


Sidiya Ndiaye SyndicatL’Intersyndicale des agents des collectivités locales est déterminée à continuer le combat. Elle ira en grève la semaine prochaine pour quatre jours.

Et pourtant, lorsqu’il a pris la parole, El hadji Amadou Khouma, le « second » de Sidiya Ndiaye au sein de l’Intersyndicale, a dit qu’il allait donner une chance aux autorités. Mais, dès qu’il a prononcé le mot d’ordre de grève, l’assistance qui a acclamé la décision a cru qu’il ironisait. « Nous vous proposons d’observer quatre jours de grève les lundi 8, mardi 9, mercredi 10 et jeudi 11 février prochains pour nous retrouver ici le vendredi 12 et procéder à une Assemblée générale d’évaluation », a déclaré, en toute responsabilité, M. Khouma.

En effet, ce responsable syndical affilié à la Confédération nationale des travailleurs du Sénégal (Cnts) ne comprend toujours pas pourquoi l’Etat ne veut pas résoudre leurs difficultés malgré les nombreux appels de détresse lancés ! « Nous n’avons pas nos salaires depuis des mois ; nos familles sont disloquées et nos enfants renvoyés de leurs écoles faute de paiement de leur scolarité. Il y a des retraités qui, depuis leur retraite, n’arrivent pas à percevoir leurs indemnités de départ», s’est indigné cette voix syndicale audible, non sans rappeler le non-paiement des allocations. Hier, la salle de délibération de l’hôtel de ville était pleine vu la gravité de l’heure. Des agents frappés par des mois de « diète » avaient le regard perdu car ne sachant à quel interlocuteur se fier. Dans tous les cas, Amadou Khouma invite l’Etat à un dialogue franc pour que la Fonction publique locale soit une réalité. Il a d’ailleurs rappelé la date du 14 octobre 2014 qui a permis le dépôt de leur mémorandum, le 30 avril 2015 coïncidant avec la signature du protocole d’accord en présence du ministre Mansour Sy. Protocole qui devait être appuyé par le ministre de l’Economie et des Finances et le préavis de grève déposé depuis le 4 septembre 2015.

En dépit de toutes ces démarches, l’Etat, comme il le constate, reste sourd à leur plateforme revendicative très sérieuse. « Nous luttons pour notre survie. Nous demandons au gouvernement de prendre ses responsabilités. Le ministère de tutelle n’a pas de solutions à nos préoccupations », a souligné El hadji Amadou Khouma, adjoint au secrétaire général de l’intersyndicale des travailleurs municipaux dont le seul combat reste la restauration de la dignité humaine.

Serigne Mansour Sy CISSE


Lac de GuiersLe projet de budget 2016 du projet de restauration des fonctions écologiques et économiques du Lac de Guiers (Prefelag) a été adopté à l’unanimité par les membres du comité de pilotage de ce programme mis en œuvre par l’Office du Lac de Guiers (Olag), au terme de leur troisième réunion présidée hier par l’adjoint au gouverneur chargé des affaires administratives, Babacar Bâ.

C’était en présence du président du conseil d’administration de l’Olag, Abdourahmane Sow, du directeur général de l’Olag, Amadou Bocoum, des représentants des ministères de l’Hydraulique et de l’Assainissement, de l’Environnement, des autorités administratives et municipales des régions de Saint-Louis et de Louga. Soumis à l’approbation du comité de pilotage, ce projet de budget 2016, selon le directeur technique de l’Olag, Sidy Fall, couvre toutes les dépenses liées aux activités prévues du 1er janvier au 31 décembre 2016. Le montant global est de 9 milliards 433 millions 153.275 FCfa, dont 4 milliards 202 millions 439.531 FCfa en report de l’exercice budgétaire 2015 et 5 milliards 230 millions 713.744 FCfa en nouvelle dotation.

Suivant les sources de financement, a-t-il précisé, ce budget est assuré par le Fad (62,51%), le Fem (5,34%) et la Contrepartie sénégalaise (32,15%). A noter que les fonds du Fem peuvent être mis à disposition au profit du Prefelag et peuvent être désormais mobilisés.

M. Fall a souligné que ce budget se décompose ainsi en fonds d’investissement pour un coût global de 9 milliards 175 millions 691.000 FCfa et en fonds de fonctionnement pour 257 millions 462.000 FCfa.

Au nom du chef de l’Etat, l’adjoint au gouverneur Babacar Bâ a rendu un vibrant hommage au directeur général, Amadou Bocoum, et à l’ensemble du personnel de l’Olag, pour le travail remarquable effectué dans le cadre de la mise en œuvre du Prefelag. Un travail de longue haleine qui a permis aux populations riveraines du lac de Guiers de bénéficier largement des retombées économiques et sociales du Prefelag.

Dans le même sens, le Pca, Abdourahmane Sow, s’est réjoui des efforts déployés par les travailleurs de l’Olag pour développer, à travers le Prefelag, la pêche continentale, l’agriculture, l’élevage etc. Après avoir pris bonne note des avis, suggestions et préoccupations des membres du comité de pilotage, relatifs à l’exécution de ce projet de grande envergure, Abdourahmane Sow s’est réjoui de l’amélioration des conditions de vie des populations riveraines du lac de Guiers, due à la mise en œuvre correcte de ce projet.

Impacts significatifs
Le Dg, Amadou Bocoum, a rappelé que par rapport à la situation de référence contenue dans le rapport d’évaluation du projet, la mise en œuvre des activités a permis d’enregistrer des impacts significatifs. En effet, l’objectif cible des apports en eau est atteint et dépassé. De plus, l’hydraulicité et l’accessibilité du système du lac ont permis d’améliorer les revenus tirés des activités socio-économiques –pêche, irrigation, élevage, aquaculture etc). Les conditions d’alimentation en eau potable des villages autour du lac ont été améliorées.

M. Bocoum a répondu à toutes les questions posées par les membres du comité de pilotage, réitérant l’engagement indéfectible de l’Olag à corriger certains déséquilibres notés entre l’adduction d’eau potable, la résolution des problèmes d’assainissement, de faucardage des végétaux aquatiques envahissants (comme le typha australis qui, grâce au Prefelag, n’existe presque plus le long de la Taouey, mais qui menace de coloniser une partie importante de la réserve de Tocc-Tocc).

D’autres réponses claires et portant essentiellement sur la faiblesse des décaissements, l’aménagement des pare feu, sur l’alimentation en eau potable de 113 villages qui sont autour du lac, la construction d’un nombre très important de latrines pour les populations riveraines, ont été apportées par le directeur général de l’Olag, Amadou Bocoum.

Mbagnick Kharachi DIAGNE


Fatick carteLes conseillers départementaux et les maires du département de Fatick sont en session de formation  sur l’administration et la gestion des collectivités depuis mardi. Ce séminaire organisé par le Conseil départemental de Fatick a été soutenu financièrement par l’Office national de la formation professionnelle (Onfp).

Lors de la cérémonie d’ouverture, le président du Conseil départemental de Fatick, Omar Sène, a indiqué que cette session de formation revêt une importance particulière pour l’institution départementale. Selon lui, cette formation constitue une réponse à une demande formulée par les élus départementaux depuis le début de cette mandature. Aussi, Omar Sène a rappelé que le Sénégal s’est engagé, depuis plusieurs années, dans une dynamique irréversible de sa politique de décentralisation, confiant la lourde responsabilité de la gestion autonome des terroirs aux acteurs locaux. « Avec l’Acte 3 de la décentralisation qui a consacré l’érection des départements en collectivités locales et la communalisation intégrale, l’Etat a réaffirmé sa ferme volonté de faire des territoires les véritables leviers du développement local », a-t-il ajouté. De plus, il a fait noter que les élections départementales et municipales du 29 juin 2014 ont porté à la tête des collectivités locales du département de Fatick de nouvelles équipes d’élus locaux qui président aux destinées de ces institutions. L’installation de ces équipes d’élus, a-t-il dit, s’est traduite pour les collectivités locales par d’importants défis en termes de renforcement des capacités. Selon Omar Sène, la bonne gestion des affaires locales est souvent compromise par la faible maîtrise des textes de la décentralisation. « Avec l’entrée en vigueur de la loi sur la parité et la présence massive des femmes dans les assemblées délibérantes, les besoins en formation des élus locaux se sont accentués », a-t-il expliqué. Pour le président Omar Sène, cette session de formation qui vient à son heure devrait permettre aux conseillers départementaux et aux maires d’être  suffisamment outillés pour mieux prendre en charge les préoccupations des populations locales.

Aussi a-t-il tenu à exprimer sa profonde gratitude et sa reconnaissance à l’Onfp qui a bien voulu appuyer la tenue de cette importante session de formation. Omar Sène a souhaité que la collaboration entre l’Onfp et son institution débouche sur un partenariat fécond « qui permettra de mieux prendre en charge tous les besoins en formation des différents acteurs de développement du département de Fatick. En ouvrant cette session de formation de trois jours, l’adjoint au préfet du département de Fatick, Badara Diallo, a souligné l’importance de cette formation dans le cadre de l’administration et de la gestion des collectivités locales.

Oumar Ngatty BA


LougaLe vice-président du Conseil départemental de Louga, Badara Samb, a insisté, jeudi à Louga, sur les avancées enregistrées par son département qui demeure le "champ d’expérimentation" dans de nombreux domaines d’application de la politique de décentralisation.

"Louga est devenu aujourd’hui un département test dans de nombreux domaines d’application de la politique de décentralisation", a dit M. Samb à l’occasion de l’ouverture d’un atelier de sensibilisation et d’information sur l’élaboration de la stratégie de Développement économique et local (Del). Il a cité notamment "l’expérimentation de la grille de mesure des performances des collectivités locales et les innovations apportées dans la planification familiale" qui sont, pour lui, "autant d’initiatives pertinentes pour la promotion des politiques publiques auxquelles s’adjoindront des partenaires de la coopération". Malgré son potentiel et le privilège d’abriter un certain nombre de projets, d’Ongs ainsi que de programmes de développement, M. Samb a reconnu que "le département caracole encore dans le peloton de tête des localités où l’on retrouve les seuils de pauvreté les plus élevés".

Par ailleurs, Badara Samb a estimé que l’approche Del présentée hier est d’un "grand intérêt parce que privilégiant la participation ainsi que le dialogue social dans la quête d’un développement local durable". Selon lui, cet atelier organisé par Lux développement est une occasion de planifier les actions à mener pour impulser le développement économique du département en mettant en cohérence les actions.

APS


La grève des agents a paralysé le fonctionnement du centre principal d’état civil et installé la psychose chez les habitants. Certains individus venus de l’intérieur du pays à la recherche d’une pièce d’état civil de même que les élèves qui sont dans l’obligation de compléter leurs dossiers avec un extrait de naissance ne savent pas à quel saint se vouer.
Devant le centre principal d’état civil de Pikine qui jouxte le complexe culturel Léopold Sédar Senghor, végètent des individus venus se procurer une pièce d’état civil pour des raisons diverses. En effet, la grève générale de 72 heures déclenchée par les travailleurs des collectivités locales a été durement sentie par les populations qui étaient venues hier pour chercher des documents d’état civil. La raison est simple, le principal centre d’état civil sis au Complexe culturel Léopold Sédar Senghor de Pikine connaît une paralysie faisant que les bureaux du centre sont tous désertés. Seuls les agents en charge de la sécurité se sont présentés et l’officier d’état civil principal Amy Gadiaga Ndiaye est visiblement préoccupée à faire comprendre aux populations les raisons de l’inactivité notée dans ce centre. Et, après l’avoir écoutée, ceux qui sont venus pour se procurer une pièce d’état civil sont obligés de rebrousser chemin avec un sentiment de frustration. Mouhamed Diop venu de Guédiawaye où il vit actuellement ne cache pas sa surprise : «Je suis venu pour me faire établir un extrait de naissance pour ma fille qui prépare un examen. Mais, j’ai constaté que cela est impossible car je viens d’apprendre que les agents sont en grève. C’est une situation que je déplore vivement. C’est le lieu de demander à l’Etat de prendre ses responsabilités pour éviter que pareils désagréments ne soient plus causés à la population» martèle-t-il. De la même manière, Cheikh Ndiaye en provenance de Thienaba exprime son inquiétude vu la distance qui sépare le centre d’état civil de cette localité : «C’est à six heures du matin que j’ai quitté Thienaba espérant pouvoir obtenir des extraits de naissance pour mes petits frères qui préparent le Bfem, malheureusement je suis tombé sur cette situation de grève qui risque d’avoir des conséquences négatives étant entendu qu’il faut impérativement que mes frères déposent leurs dossiers à temps au risque d’être frappés d’une forclusion ». Pour sa part, l’officier d’état civil Amy Gadiaga Ndiaye estime que c’est une perte énorme pour les élèves et il y en a même qui ont pleuré car ils doivent déposer leurs dossiers d’examen au plus tard vendredi», a-t-elle indiqué. «Même la ville de Pikine va être affectée par le mouvement d’humeur dans la mesure où, en termes de recettes, elle a perdu au minimum 90 000 francs pour cette journée», a-t-elle révélé. A en croire l’officier d’état civil, il arrive parfois que les recettes atteignent 150 mille francs au terme d’une journée. Une façon pour elle de mettre en exergue l’importance de l’état civil qui, selon elle, est la carte d’identité de la personne. Par contre, le coordonnateur de l’Intersyndicale des travailleurs des collectivités locales, Ibrahima Diop, a exprimé toute sa satisfaction liée au fait que le mouvement a été largement suivi. «J’ai fait le tour des 16 communes et constaté que toutes les portes des états civils sont fermées. Pour vous montrer le niveau de conscience des travailleurs qui sont fatigués de l’Acte 3 de la décentralisation avec les retards permanents de salaires qui ne peuvent plus continuer», a déclaré le syndicaliste. «Au moment où je vous parle, sur les 16 communes du département de Pikine, il n’y a que trois communes qui ont payé leurs salaires alors qu’avant nous n’avons jamais eu ces problèmes. Nous voulons que les autorités prennent sérieusement en compte nos revendications et que l’on nous redéploye à la ville de Pikine, car nous sommes fatigués et ça ne peut plus continuer», a soutenu Ibrahima Diop.

Abdou DIOP


Mamadou Thiaw préside désormais aux destinées du Programme national de développement local. Le nouveau Secrétaire exécutif a été installé mardi dernier dans ses nouvelles fonctions où il remplace Samba Gueye admis à faire valoir ses droits à la retraite


Le Programme national de développement local (Pndl) a un nouveau patron en la personne de Mamadou Thiaw. Nommé Secrétaire exécutif il y a de cela quelques semaines en remplacement de Samba Guèye parti à la retraite, il a pris fonction mardi dernier. Dans le contexte de mise en œuvre de l’Acte 3 de la décentralisation, où la dimension économique est au cœur des préoccupations des politiques publiques locales, nul doute qu’avec Mamadou Thiaw à sa tête, le Pndl aura son mot à dire, d’autant qu’il intervient dans les quatre cinquième des collectivités locales. Selon un communiqué qui nous est parvenu, cette nomination sonne comme « un tournant décisif pour le Pndl, au moment où la territorialisation des politiques publiques, dans le cadre de la mise en œuvre du Pse, devient un enjeu majeur pour les collectivités locales ». C’est dire que la contribution du Pndl est attendue dans la mise en œuvre des politiques publiques dans notre pays. « Durant cette période où les animateurs des projets et programmes sont invités à une plus grande diligence dans la mise en œuvre des opérations d’investissements au profit des couches les plus défavorisées, le choix pour le pilotage du Pndl est porté sur un homme au profil multidimensionnel », ajoute le document.  
Mamadou Thiaw, scientifique de formation, auditeur financier, avec une forte connaissance de l’ingénierie financière, au regard de son profil varié, est un homme du sérail. Titulaire d’un Master 2 Direction financière, contrôle de gestion et audit interne de l’Iae Bordeaux, le nouveau Secrétaire exécutif du Pndl a obtenu son diplôme supérieur d’études comptables et de gestion à l’Ensut de Dakar avant de s’envoler en France, où il fréquente successivement Intec Paris et le conservatoire national des arts et des métiers (Cnam) pour se spécialiser en contrôle de gestion. Il bénéficie d’une solide expérience et expertise relative aux questions de financement. Au regard de ce pédigrée, il saura sans doute marquer de son empreinte la marche du Pndl et lui donner un nouveau souffle. « Ayant longtemps travaillé sur le financement du développement aussi bien au niveau stratégique qu’opérationnel, et capitalisant une bonne connaissance des enjeux de la finance territoriale, du fait de son séjour prolongé en Europe et dans plusieurs pays développés, Mamadou Thiaw est, à coup sûr, une bouffée d’oxygène pour le Pndl », lit-on dans le document.  
Il a pris la tête du Pndl dans un contexte où s’impose la nécessité d’articuler la mobilisation des niches encore inexploitées, en termes de financement du développement territorial, avec les besoins immédiats des communautés. Un défi majeur largement à la portée du nouveau manager du Pndl au vu de sa connaissance des exigences et principes de la décentralisation et du développement local surtout que l’homme est aussi maire de la commune de Tassette.

Elhadji Ibrahima THIAM


Le Programme des domaines agricoles communautaires (Prodac) a offert, ce week-end, à la commune de Diendé située à quelques encablures de Sédhiou, du matériel informatique composé de trois ordinateurs fixes et d’un portable.

Ce geste entre dans la responsabilité sociétale de l’entreprise  - Rse –. Le Prodac entend aussi moderniser cette collectivité locale où il intervient. Ce premier appui institutionnel va permettre la modernisation de l’Etat civil dans cette commune. Des initiatives du genre sont entreprises dans plusieurs communes dont celles de Sédhiou. Le centre d’Etat civil de la capitale du Pakao devait être inauguré le mois de décembre dernier par le ministre des collectivités locales. Le Prodac va renforcer ainsi à Diendé, la dynamique d’incubation des jeunes et des femmes dans le défi de l’emploi et de la lutte contre la pauvreté. Selon Ismaïla Diallo, directeur du Domaine agricole communautaire (Dac) de Séfa. Le maire de la commune bénéficiaire, Hamadou Diallo, dit toute sa satisfaction pour ce geste qui va permettre de moderniser l’Etat civil, un combat mené aujourd’hui par toutes les collectivités locales. Compte tenu de l’importance que les populations accordent aux Dac, le maire ajoute « nous prouverons au chef de l’Etat qu’il ne s’est pas trompé de choix en créant les Dac et c’est dans une synergie d’actions de tous les maires de la zone que nous allons le montrer. Nous démontrerons aussi, face aux détracteurs, que si les Dac n’existaient pas, il aurait fallu les créer.
Les domaines agricoles communautaires constituent une voie royale pour réduire le chômage. Les jeunes qui se sont déjà appropriés le programme ne diront pas le contraire ». Les autres collectivités de la région recevront également un appui du Prodac. Les politiciens ont été priés de taire leurs querelles de chapelle, pour se consacrer au développement.

Malamine KAMARA


Le mouvement deuxième souffle a apporté un appui considérable aux élèves de la banlieue en leur distribuant un lot de 3500 cahiers lors d'une cérémonie organisée au centre Gallé Nandoniral sis à Bène Baraque. Ce mouvement a été mis sur pied pour mobiliser la jeunesse locale et l’orienter vers des actions d’intérêt général. Mbaye Dièye, directeur général de Sen fournisseur général a été choisi comme parrain de la cérémonie.
C'est à la suite du triste constat d'une situation de précarité qui affecte une bonne partie des familles d'élèves de la localité en particulier et celles de la banlieue de manière plus générale que le mouvement a pris sur lui de mobiliser ses membres pour aller à la recherche de moyens en vue de mener des actions dans tous les domaines où il peut être utile à la population. Ayant estimé que les charges scolaires sont lourdes pour les responsables de familles, il a jugé utile de trouver des fournitures scolaires et les mettre à la disposition des élèves de la banlieue. C’est pourquoi, le mouvement a mobilisé 3500 cahiers qu’il a distribués à différents établissements scolaires de la banlieue.
Le président Ismaéla Diallo a également loué l'apport non négligeable de Mbaye Dièye, directeur général à Sen fournisseur général dont l'apport a été déterminant dans la mobilisation de ce nombre important de cahiers. Au cours de la cérémonie, les qualités humaines du parrain ont été mises en exemple et l’homme a été offert en exemple à la jeunesse voire la population pour ses multiples actions au service de sa communauté. Outre le secteur de l'éducation, le mouvement deuxième souffle intervient dans d’autres domaines tels que la santé, l'environnement. Ismaéla Diallo, président du mouvement, a rappelé que mêmes les membres du mouvement sont dans une situation de précarité économique. D'ailleurs, a-t-il expliqué, c'est sur la base de ce constat qu'ils ont pris la décision de mutualiser leurs forces pour faire face aux maux qui pèsent sur les habitants de la localité. La cérémonie de remise de cet important don a enregistré la présence d’artistes comme les comédiens Yoro et Horacio qui, eux aussi, ont tenu en haleine l’assistance pendant un bon moment.

Abdou DIOP


En marge de la signature de la convention entre le ministère et l’Afld (Association des femmes leaders de la diaspora), le ministre Abdoulaye Diouf Sarr a souligné que l’Intersyndicale des agents des collectivités locales  n’a pas de plateforme revendicative sérieuse. Selon lui, 95% des collectivités locales ont approuvé la réforme. Il dira que l’acte 3 ne peut être une source de blocage pour le paiement des salaires. A l’en croire, le maire de Malicounda reconnait qu’avec la réforme, la commune qu’il dirige a noté des avancées. Abdoulaye Diouf Sarr voit même, à travers cette grève, une machination politicienne.

S. M. S. CISSE


Les Tambacoundois vivant en Europe ne veulent pas être en reste dans le processus de développement de leur terroir. Au cours d’une conférence de presse, ils ont informé de la mise sur pied d’un mouvement dénommé Mte (Mouvement des Tambacoundois d’Europe) afin d’apporter leur pierre à la construction de Tambacounda, cette belle région  dont le développement incombe aussi à tous ses fils.
 Au mois de mai prochain,  il est prévu l’organisation d’une grande journée culturelle en France pour les ressortissants de la grande région du Sénégal oriental avec les célèbres fils sportifs Kalidou Fadiga, Mamadou Sakho et des artistes de renommée, une façon de chercher des fonds, de faire découvrir leur patrimoine culturel et de montrer sur Seine, les valeurs culturelles et historiques de leur terroir. Souleymane Diallo, le président de l’association souligne, « nous avons créé ce mouvement parce que nous avons pris conscience que le nombre de Tambacoundois vivant en Europe commence à croître et notre cible ne s’arrête pas seulement dans Tambacounda ville ou région, mais c’est la région naturelle du Sénégal oriental de manière générale que nous visons et ambitionnons de sortir de l’ornière ». Pour une première, avoue-t-il, « de manière concrète, nous allons viser le secteur de l’éducation à travers les collèges et lycées, à travers différentes actions à visée pédagogique. Car il est impossible de trouver une solution à tous les maux, dans une localité où tout est urgence », argumente-t-il. « Cela commence », note-t-il, « par les potaches du collège Moriba Diakité qui préparent un voyage d’études à Gorée et à Dakar pour contribuer à leurs épanouissements. Les autres secteurs tels que la santé, la culture, le sport, entre autres, ne seront pas en reste dans nos programmes. Nous ferons de notre possible pour que tous ces domaines reçoivent le concours du Mte », soutient M Diallo. Mieux, poursuit-il, « la région étant aussi une région d’émigration par excellence, il y a des avocats dans le mouvement qui vont se charger, de conseiller, d’orienter et de guider les Tambacoundois dans le besoin.
Le Dr Seydou Kanté, coordonnateur du mouvement révèle des pans de l’organisation prochaine de la journée culturelle en France. « Ce sera l’occasion, pour les ressortissants de la grande région du Sénégal oriental, de faire découvrir le riche patrimoine culturel, la culture des bassaris jusqu’à celle des bambaras en passant par les soninkés et autres ethnies présentes sur le sol européen ». Et ce sera aussi, poursuit-il, « de grands moments de retrouvailles pour la diaspora Tambacoundoise avec les grandes figures sportives de la région de Tambacounda comme Kalidou Fadiga, Mamadou Sakho  et Djiby Dramé qui fera le voyage », se réjouit le coordonnateur du Mte. Pour Dr. Kanté, « toutes les recettes qui seront générées par ces activités, vont être injectées dans les activités de développement du Sénégal oriental ».

Pape Demba SIDIBE


L’Agence de développement local, bras technique du ministère de la Gouvernance locale, du Développement et de l’Aménagement du territoire, a tenu un atelier dont l'objectif était d'examiner puis de valider les documents relatifs à l’étude sur la capitalisation des expériences d’intercommunalité au Sénégal et sur la cartographie des interventions des acteurs dans les collectivités locales.

L’Adl, dans le cadre de la mise en œuvre de son plan d’action, avait commandité une étude portant sur la capitalisation des expériences d’intercommunalité au Sénégal dont la finalité est de mettre à la disposition des acteurs de développement un outil d’aide à la prise de décision en matière de décentralisation et de développement local.
Parallèlement, une autre étude portant sur la cartographie des interventions des acteurs dans les collectivités locales a été réalisée, afin de faire un état des lieux des interventions dans les collectivités locales avec l’entrée en vigueur de l’Acte 3 de la décentralisation. Il s’agit d’une situation de référence qui permettra d’évaluer, dans le futur, les réalisations dans les collectivités depuis l’avènement de la réforme. L’atelier a permis non seulement de recueillir les avis et observations des acteurs et partenaires de la décentralisation et du développement local, mais également d’obtenir leur caution scientifique pour la diffusion prochaine de ces études accompagnant la mise en œuvre de l’Acte 3 de la décentralisation. Pour leurs parts, les participants venant de toutes les catégories d’acteurs impliqués dans le développement local ont manifesté un réel intérêt pour les documents présentés. En effet, ils ont souhaité qu’après intégration des observations par le Cabinet, que cette restitution soit reprise au niveau de la base avec la participation des représentants des populations et de tous les acteurs à la base. La validation des résultats des deux études a été faite à l’unanimité, sous réserve d’intégrer les suggestions et recommandations de l’atelier.
Le Dg de l’Adl a « souhaité vivement qu’une restitution ou présentation des rapports finaux soit organisée en réunion de coordination du Mgldat en vue de faciliter le portage politique ».

Abdoulaye DIALLO


Pastoralisme 2Le premier atelier zonal de démarrage du Projet d’appui au pastoralisme au Sahel (Praps) a eu lieu hier à Ndioum, une commune du département de Podor située dans l’arrondissement de Gamadji Saré, à 230 km de Saint-Louis. C’est en effet cette collectivité locale du Fouta qui abrite l’antenne nord du Praps, un projet qui va coûter globalement au Sénégal plus de 16 milliards de FCfa.

Le rendez-vous de Ndioum a réuni autour de l’administration territoriale des cinq départements ciblés par le Praps (Podor, Dagana, Matam, Kanel et Linguère), les représentants des éleveurs, les chefs de poste vétérinaires, les élus locaux, les vétérinaires publics et privés, les projets, programmes et Ongs intervenant dans le secteur de l’élevage, les départements  ministériels concernés (environnement, hydraulique, agriculture) sans oublier les industriels.

Au cours de cet exercice qui intervient un mois environ après l’approbation du Plan de travail et du budget 2016 par le Comité national de pilotage, il s’est agi de partager le contenu des composantes du Praps et de discuter des sites d’implantation des infrastructures prévues, des formations envisagées et de la méthodologie de travail.

Le conseiller en communication du ministre de l’Elevage, Yoro Sarr, a rappelé que le Praps fait partie de l’initiative Sahel lancée par la Banque mondiale pour concrétiser la déclaration de Nouakchott du 29 octobre 2013. Il concerne le Tchad, le Sénégal, la Mauritanie, le Mali, le Niger et le Burkina Faso. Sa durée est de six ans (2015-2021). Le Praps/Sénégal pèse 16 milliards 200 millions de FCfa, dont 15 milliards de la Banque mondiale et 1 milliard 200 millions du Trésor public.

A en croire Yoro Sarr, membre du comité d'organisation de l'atelier zonal de Ndioum, il comprend cinq composantes : amélioration de la santé animale, amélioration de la gestion des ressources naturelles, facilitation de l’accès aux marchés, gestion des crises pastorales, gestion du projet et appui institutionnel.

L’objectif général du projet, a-t-il précisé, est « d’améliorer l’accès à des moyens et services de production essentiels et aux marchés pour les pasteurs et agro-pasteurs dans les zones ciblées par le projet et d’améliorer la capacité nationale à répondre à temps et de façon efficace en cas de crises pastorales ou d’urgence ».

Dans les huit départements couverts des cinq régions et trois zones agro-écologiques, le Praps a prévu de réaliser, entre autres infrastructures, 20 unités pastorales, 300 km de couloirs de transhumance, 800 km de pare-feu, cinq cadres de concertation, 1000 km d’aires de repos et mise en défens, 15 forages pastoraux équipés en relation avec l’Ofor, 5 forages réhabilités, 10 mares pastorales, 8 marchés à bétail équipés, 4 mini-laiteries, 7 centres de collectes de lait, 4 aires d’abattages, 300 km de piste de désenclavement.

A cela, a-t-il poursuivi, s’ajoutent la construction de magasins de stockage et de boutiques pastorales, l’appui au renforcement de capacités des éleveurs, la construction de parcs à vaccination, l’achat d’un lyophilisateur pour aider l’Isra à mieux satisfaire la demande nationale en vaccins, l’appui à la lutte contre le vol de bétail, la construction et la réhabilitation de postes vétérinaires publics et privés, la réhabilitation des services régionaux et départements de l’élevage dans les zones ciblées par le projet, la formation ou le renforcement de capacité des agents de l’élevage, etc.

Yoro Sarr a enfin souligné que toutes ces actions seront sous-tendues par un plan de communication et de plaidoyer pour faciliter l’appropriation des changements de comportements inhérents à un élevage performants et compétitifs. Ce sera le cas avec l’accompagnement des acteurs du lait et de la filière bétail-viande pour les amener à monter leur interprofession.

Mbagnick Kharachi DIAGNE


BudgetLe budget  2016 de la commune de Ngaparou a été voté à l’unanimité par les conseillers vendredi dernier. Il s’équilibre en recettes et en dépenses à 297.022.000 francs avec comme secteurs prioritaires l’environnement, l’éducation et la santé.

Le budget de l’exercice 2016 a connu une augmentation de 51.922.600 FCFA comparé à celui de l’année écoulée (245.099.400). Cette hausse s’explique par les performances notées dans le recouvrement des recettes grâce à un meilleur rassemblement des contribuables et par les opérations « coups de poing » menées régulièrement avec l’appui des Impôts et domaines et du receveur municipal. De l’avis de Gorgui Faye, premier adjoint au maire, ce budget ne prend pas en charge toutes les préoccupations de la commune. « Nous n’avons pas les moyens de réaliser tout ce que nous voulons. C’est pour cela que nous avons élaboré et voté un budget sincère, équilibré, en nous limitant à ce que nous pouvons réaliser », a-t-il fait savoir. Selon M. Faye, la priorité de l’équipe municipale reste le triptyque environnement-éducation-santé.

Cette année, a-t-il noté, la commune va organiser les « 72 heures médicales » avec trois journées de consultations gratuites. « Cela nous permettra de diagnostiquer les différentes pathologies qui sont les plus fréquentes dans notre ville et de prendre les dispositions idoines », a-t-il assuré. Dans le secteur de l’éducation, a relevé M. Faye, le budget prévoit la réalisation de deux nouvelles salles de classe dans la nouvelle école élémentaire de Ngane et au Cem, en plus d’un bloc administratif. Concernant l’environnement, la municipalité, selon M. Faye, a acquis un camion benne pour le ramassage des ordures, mais va aussi renforcer le réseau existant pour assurer une meilleure évacuation des eaux usées. L’innovation cette année sera, à en croire M. Faye, la création d’un bureau « développement local » pour prendre en charge de manière concrète le volet social. Ce budget qui a été voté à l’unanimité ne prend en compte ni l’appui de l’État (fonds de concours) dont le montant n’est pas encore connu, ni le fonds de dotation.

S. O. FALL


TambacoundaPour réduire le faible taux d’accès des populations des zones rurales éloignées aux services énergétiques, Gvep International, une organisation qui œuvre pour la lutte contre la pauvreté dans les pays en voie de développement, et Total Sénégal unissent leurs forces pour faciliter l’accès des communautés aux lampes solaires dans les régions de Tambacounda et de Kédougou.

Mille lampes solaires seront déployées par les femmes entrepreneures des régions de Tambacounda et de Kédougou à compter de ce début du mois de février 2016. Le coup d’envoi de l’opération sera donné aujourdh’hui  à Tambacounda plus précisément à Kothiary, siège de l’Association autogérée Aliniha (Aaa) et demain à 10h à Kédougou. Le projet espère toucher 9400 personnes à travers cette première livraison de 1 044 lampes solaires, souligne Mame Diarra Cissé de Gvep International. Les femmes entrepreneures qui vendront ces services et produits solaires sont des entreprises individuelles, des Gie ou des associations. Elles sont fédérées par département, chaque zone détenant une responsable (à travers un contrat commercial) auprès du fournisseur Total Sénégal.

Afin de faciliter la distribution et le paiement des produits, chaque représentante de département collecte les commandes dans sa zone pour ensuite les relayer au fournisseur. Un apport initial de 25% de la valeur du produit est requis, les 75% restants étant remboursés aux fournisseurs sous 60 jours suivant la livraison. A ce jour, il est prévu la livraison de 624 lampes à Kédougou et 420 à Goudiry et Tambacounda. La plupart des consommateurs connaissent peu l’existence de lanternes solaires et leurs avantages économiques.

En l’absence d’une source d’énergie alternative, les populations rurales optent pour le pétrole ou des bougies pour l’éclairage, qui sont coûteux et dangereux pour la santé. Les campagnes de sensibilisation sont nécessaires non seulement pour aider les consommateurs à reconnaître une lampe de bonne qualité, mais aussi à générer un changement dans les pratiques de consommation. La plupart des ménages ruraux démunis ne peuvent pas se permettre d’acheter les produits qui sont la plus part du temps à un coût élevé, même si cela se trouve être plus économe à long terme. Le projet visera à identifier des mécanismes innovants pour faciliter l’accès au crédit.

Pape Demba SIDIBE


Feux de brousseLe Comité inter-villageois de développement (Civd), en relation avec la municipalité de Tassette, le comité d’appui au développement local, le groupe de recherche aux initiatives mutualistes et le concours d’un partenaire privé, est en train d’aménager des pare-feu. L’objectif fixé est d’aménager 50 km par an.

En cette période de l’année où le tapis herbacé est asséché, les vents forts, les risques de voir des feux de brousse se déclarer sont réels. Pour éviter de tomber dans les dégâts subis par les populations de Tassette en 2012, année à laquelle plus de mille hectares de la forêt classée de Bandia ont pris feu, le Comité  inter-villageois dedéveloppement, en relation avec la municipalité de Tassette, le comité d’appui au développement local, le groupe de recherche aux initiatives mutualistes et le concours d’un partenaire privé, est en train d’aménager des pare-feu.

Selon le bras technique de l’opération, le chef de brigade des eaux, forêts et chasse, Sergent Babacar Mboup, déjà 25 kilomètres de pare-feu larges de 8 mètres ont été aménagés et le travail se poursuit au grand bonheur des populations. « Car, outre sa vocation connue pour protéger les champs et les habitations des feux de brousse, lepare-feu aide aussi à faciliter la circulation des populations, du cheptel dans la forêt qui est unesource de revenus pour les villageois grâce à la cueillette des fruits sauvages comme le pain de singe, le jujube », a-t-il relevé.

Outre la sensibilisation des populations à travers des émissions radiophoniques, des caravanes de partage d’informations, Sergent Mboup déclare que cet objectif de 50 kilomètres de pare-feu par an vise à assurer une meilleure protection des 2.000 hectares de la  forêt classée de Bandia.

Dans cette activité, les populations ont reçu l’appui d’un partenaire qui a mis à leur disposition un engin et des bras pour travailler.  Selon M. Mboup, cette stratégie va leur permettre d’accélérer la cadence dans l’aménagement des pare-feu qui tournait autour de 11 kilomètres par an en moyenne. Sur la même lancée, Seydou Ka, président du Civd, soutient que leur approche a eu un impact positif sur le recul net constaté sur la déclaration des feux de brousse depuis deux ans dans la zone de « Pakhmi » à Tassette.

Selon Boubacar Sow, premier adjoint au maire, une bonne gestion de la forêt classée de Bandia peut influer positivement sur la vie des citoyens de Tassette.

Mbaye BA


Moulin a milDans le cadre du Projet de développement d’entreprises en milieu rural pour la mise en valeur des produits locaux (Prodem) logé au ministère du Commerce, quatre autres villages de la commune de Diobass (Birbirane, Palem Thioyane, Kissane et Tanguiss) ont reçu leurs moulins à mil.

Cette coopération vise, à en croire le chef de la délégation du Prodem, M. Carvallo, à alléger les travaux aux femmes rurales mais aussi à contribuer au développement de la transformation des produits locaux. «Ainsi, conformément au Plan Sénégal émergent, ces femmes organisées en groupement pourront développer des activités génératrices de revenus à partir de nos produits locaux». En retour, les femmes bénéficiaires du village de Birbirane, par la voix de leur présidente de groupement Astou Ndoye et leur maire Alioune Sarr, ont remercié et exprimé toute leur gratitude au président de la République, Macky Sall, «pour sa vision au profit des femmes rurales du Sénégal.

Ce moulin va nous aider certes dans les travaux ménagers et nous permettra de gagner du temps dans nos différentes activités pour notre propre épanouissement». Astou Ndoye a néanmoins rappelé aux autorités leur souhait de voir leur localité raccordée au réseau électrique qui traverse Birbirane pour alimenter un  village voisin.

Parallèlement, une centaine de femmes ont eu à bénéficier de financements remboursables à des conditions douces par une structure de microcrédit en partenariat avec la mairie de Notto.

Mbaye BA


RufisqueLe président du conseil départemental de Rufisque, à la sortie de Dakar, peut espérer une augmentation de son budget, avec l’aboutissement des réformes en cours du Code général des collectivités locales (Cgcl), a indiqué, hier, son président Souleymane Ndoye. « Je pense qu’avec la réforme (en cours) du Code général des collectivités locales, qui sera déposée à l’Assemblée nationale, après les concertations de droit, nous espérons un relèvement des budgets des collectivités locales », a-t-il dit.

Intervenant à l’occasion de la lecture du rapport d’activités 2014-2015 de l’institution, devant le préfet du département de Rufisque, M. Ndoye a souligné « la modicité des ressources budgétaires » du conseil département provenant uniquement, selon lui, des fonds de dotation.

« L’un des problèmes auxquels sont confrontées les collectivités locales, avec la mise en application de l’Acte 3 de la décentralisation, est la modicité de leurs ressources financières. Le conseil départemental de Rufisque n’a pas encore de recettes fiscales », a souligné Souleymane Ndoye. « Actuellement, nous fonctionnons et investissons à partir des fonds de dotations que l’Etat nous alloue, a-t-il dit. Nous arrivons, avec la dotation en question, à gérer les salaires du personnel et à faire des investissements dans des domaines tels que l’éducation et la santé ; mais nous pensons qu’avec le relèvement de notre budget, nous arriverons à un meilleur fonctionnement ».

APS


Abdoulaye D Sarr MinUn Conseil interministériel se tiendra bientôt sur le pré-rapport de l’évaluation de la première année de mise en œuvre de l’Acte 3 de la décentralisation. Au cours de cette réunion, Abdoulaye Diouf annonce que toutes les préoccupations des travailleurs seront discutées afin de trouver des solutions.

Interpelé hier en marge de la cérémonie de lancement du concept «Quartier zéro déchet» sur la grève décrété en début de semaine par le Syndicat des travailleurs des collectivités locales, le ministre de la Gouvernance locale, du Développement et de l’Aménagement du territoire, Abdoulaye Diouf Sarr, a annoncé la tenue d’un Conseil interministériel au cours duquel il seront discutés tous les problèmes identifiés lors de la première année de mise en œuvre de l’Acte 3 de la Décentralisation. « Nous sommes dans un processus d’évaluation de l'Acte 3 de la décentralisation. Le pré-rapport de cette évaluation a été déposé et le Premier ministre va bientôt tenir un conseil interministériel qui permettra de se pencher sur la grille d'ajustement », a-t-il dit.  Selon lui, la grève déclenchée par les travailleurs est peut-être une façon pour eux de mieux se faire entendre et comprendre avant la tenue de cette réunion. « Nous les avons entendus et compris et il n'y a pas eu rupture de banc. Les choses vont bien se passer. La première année de mise en œuvre de l’Acte 3 a effectivement rencontré quelques écueils que nous allons rectifier. Mais il faut que les travailleurs sachent que leur partenaire direct et privilégié, c'est d'abord l'Etat qui veille au bonheur de l'économie locale mais aussi des travailleurs », a-t-il ajouté.

Privilégier le dialogue
Toutefois, fait observer Abdoulaye Diouf Sarr, en ce qui concerne la Fonction publique locale, « un travail important d'intégration a été déjà fait », notamment en ce qui concerne la prise en charge des salaires des agents.

« L'Etat a toujours accompagné les collectivités locales dans le règlement des problèmes de salaire en cas d'urgence. Cela, pour éviter que les travailleurs n’en souffrent. Nous sommes dans une logique partenariale et nous comprenons ce mouvement d’humeur. A ce Conseil des ministres, tous les ajustements nécessaires seront faits », a ajouté le ministre.  Il a invité les travailleurs à privilégier le dialogue dans leur approche syndicale, « cela, afin que les problèmes soient discutés autour d’une table et des solutions consensuelles trouvées ». « Nous serons autour d'une table pour comprendre les difficultés afin d’apporter des solutions », a-t-il poursuivi. Le dialogue est d’autant plus important qu’Abdoulaye Diouf Sarr est persuadé que « la consolidation et la réussite de l’Acte 3 de la Décentralisation passera forcément par la bonne prise en charge des préoccupations des travailleurs ».

Elhadji Ibrahima THIAM

LES EMPLOYÉS DES COLLECTIVITÉS LOCALES PRÉVOIENT 3 JOURS DE GRÈVE EN FÉVRIER
Trois jours de grève, voilà ce que compte faire l’Intersyndicale des agents des collectivités locales qui va partir en grève la semaine prochaine. Ce sera du 1er au 3 février sur toute l’étendue du territoire sénégalais.

L’Assemblée générale d’évaluation de l’Intersyndicale des travailleurs des collectivités locales a entériné la proposition d’El hadji Amadou Khouma, membre de la Confédération nationale des syndicats du Sénégal (Cnts), daller  en grève les lundi 1er, mardi 2 et mercredi 3 février. Ils s’étaient réunis hier à la mairie de Dakar. « A Ourossogui, les agents sont restés 12 mois sans salaire, à Sédhiou ils sont à trois mois », révèle El hadji Amadou Khouma.

Selon lui, pendant les 72 heures de grève décrétées sur l’étendue du territoire, le mot d’ordre a été suivi à la lettre. Toutefois, El hadji Amadou Khouma note des défaillances à l’état civil de Yoff, à la mairie de Plateau et au centre de santé de Ouakam.

A l’en croire, des bonnes volontés ont tenté une médiation. Mais, il fallait continuer la lutte qui ne fait que commencer.  Selon lui, les préoccupations des travailleurs doivent être prises en charge. El hadji Khouma va plus loin en remettant en cause les arrêtés des préfets signés après l’Acte 3. «Nous pensions que cette réforme allait nous sortir du gouffre où nous étions. Au contraire, elle nous y enfonce davantage. Les travailleurs des collectivités locales ne se retrouvent pas dans cette réforme », a-t-il regretté.

Fonction publique locale
Non seulement, il déplore la non-application du statut des travailleurs,  mais M. Khouma veut que ces camarades soient pris en charge dans la Fonction publique locale. « On ne badine pas avec les salaires, c’est trop sérieux. On n’arrive pas à se soigner quand on est malade. Des mairies ne peuvent plus payer les allocations familiales, nous voulons être rétablis dans notre droit», a-t-il plaidé, non sans s’excuser auprès des populations pour les désagréments causés par les trois jours de grève. Les syndicalistes disent donner une nouvelle chance aux autorités afin qu’elles réagissent avant qu’il ne soit trop tard. Ils comptent dérouler un nouveau plan d’actions jusqu’à la satisfaction de leurs revendications. « La balle est maintenant dans le camp de l’Etat qui doit mesurer l’ampleur de la grève», a-t-il ajouté.

Le président de l’Intersyndicale des travailleurs des collectivités locales, Sidiya Ndiaye, a tenu un discours musclé. « Ça passe ou ça casse ! », martèle-t-il. Il invite ses camarades à se souder. «Nous refusons toute diversion, nous sommes prêts à crever pour le respect de nos droits », a insisté le syndicaliste qui interpelle l’Etat. Sidiya Ndiaye affirme qu’il n’y aura pas de service minimum avant de mettre en garde les défaillants, leur faisant comprendre qu’« ils ne peuvent pas briser le mouvement ». Quant à Daouda Badiane, membre de l’Intersyndicale, il s’est félicité de l’élan de solidarité des maires.

Serigne Mansour Sy CISSE


Senegal RegionsTrois jours de grève, voilà ce que compte faire l’Intersyndicale des agents des collectivités locales qui va partir en grève la semaine prochaine. Ce sera du 1er au 3 février sur toute l’étendue du territoire sénégalais.

L’Assemblée générale d’évaluation de l’Intersyndicale des travailleurs des collectivités locales a entériné la proposition d’El hadji Amadou Khouma, membre de la Confédération nationale des syndicats du Sénégal (Cnts), daller  en grève les lundi 1er, mardi 2 et mercredi 3 février. Ils s’étaient réunis hier à la mairie de Dakar. «A Ourossogui, les agents sont restés 12 mois sans salaire, à Sédhiou ils sont à trois mois», révèle El hadji Amadou Khouma.

Selon lui, pendant les 72 heures de grève décrétées sur l’étendue du territoire, le mot d’ordre a été suivi à la lettre. Toutefois, El hadji Amadou Khouma note des défaillances à l’état civil de Yoff, à la mairie de Plateau et au centre de santé de Ouakam.

A l’en croire, des bonnes volontés ont tenté une médiation. Mais, il fallait continuer la lutte qui ne fait que commencer.  Selon lui, les préoccupations des travailleurs doivent être prises en charge. El hadji Khouma va plus loin en remettant en cause les arrêtés des préfets signés après l’Acte 3. «Nous pensions que cette réforme allait nous sortir du gouffre où nous étions. Au contraire, elle nous y enfonce davantage. Les travailleurs des collectivités locales ne se retrouvent pas dans cette réforme », a-t-il regretté.

Fonction publique locale
Non seulement, il déplore la non-application du statut des travailleurs,  mais M. Khouma veut que ces camarades soient pris en charge dans la Fonction publique locale. « On ne badine pas avec les salaires, c’est trop sérieux. On n’arrive pas à se soigner quand on est malade. Des mairies ne peuvent plus payer les allocations familiales, nous voulons être rétablis dans notre droit», a-t-il plaidé, non sans s’excuser auprès des populations pour les désagréments causés par les trois jours de grève. Les syndicalistes disent donner une nouvelle chance aux autorités afin qu’elles réagissent avant qu’il ne soit trop tard. Ils comptent dérouler un nouveau plan d’actions jusqu’à la satisfaction de leurs revendications. « La balle est maintenant dans le camp de l’Etat qui doit mesurer l’ampleur de la grève», a-t-il ajouté.

Le président de l’Intersyndicale des travailleurs des collectivités locales, Sidiya Ndiaye, a tenu un discours musclé. « Ça passe ou ça casse ! », martèle-t-il. Il invite ses camarades à se souder. «Nous refusons toute diversion, nous sommes prêts à crever pour le respect de nos droits », a insisté le syndicaliste qui interpelle l’Etat. Sidiya Ndiaye affirme qu’il n’y aura pas de service minimum avant de mettre en garde les défaillants, leur faisant comprendre qu’« ils ne peuvent pas briser le mouvement ». Quant à Daouda Badiane, membre de l’Intersyndicale, il s’est félicité de l’élan de solidarité des maires.

Serigne Mansour Sy CISSE


Consult gratuitDes consultations médicales gratuites ont été organisées, samedi dernier, par l’école des infirmiers et sages-femmes Monseigneur Ndione de Thiès à Palmarin au lycée de la localité. Des centaines de personnes ont été consultées et ont pu bénéficier gracieusement de médicaments. Outre les étudiants et les professionnels sortis de cette école, des spécialistes canadiens ont fait le déplacement dans le cadre d’un partenariat avec le Cegep de Montréal.

La directrice de l’école  des infirmiers et des  sages-femmes Monseigneur Ndione de Thiès, Mme Guèye Maty Ndoye, a rappelé que c’est la cinquième édition organisée par l’établissement de santé. Selon elle, ces consultations médicales gratuites s’inscrivent dans le cadre de la pratique pour les étudiants de deuxième année. C’est ce qu’elle appelle un stage en milieu communautaire, plus précisément dans  trois ou quatre régions du Sénégal. «A l’issue de leur rapport de santé communautaire, il font des plans d’actions pour résoudre des problèmes de santé communautaire qui sont dans les localités. C’est à partir de cela que nous faisons notre choix et en partenariat avec le Cegep de Montréal», a-t-elle expliqué. Aussi a-t-elle fait savoir que son établissement est en partenariat avec les Canadiens depuis 2001.

«Ces derniers ont apporté leur appui pour rendre plus accessibles les soins spécialisés aux populations qui n’en ont pas. Nous faisons tous les deux ans une sortie». Rappelant que cette école de santé est à sa deuxième édition à Palmarin, Mme Guèye Maty Ndoye a signalé que ses étudiants ont fait des stages dans cette commune. C’est à la suite de cela, a-t-elle dit, que le comité de santé et la commission de santé de la commune ont exprimé le besoin auprès de cette école pour que des journées de consultations médicales gratuites soient organisées. Pour cette activité, selon elle, 125 étudiants et professionnels infirmiers, 13 Canadiens et 10 médecins spécialistes ont été mobilisés dans divers domaines, notamment la stomatologie, la cardiologie, la pédiatrie, la médecine générale, la pneumologie. Au nom des populations, le deuxième  adjoint du maire de Palmarin, Georges Faye, a remercié les responsables de l’établissement de santé Monseigneur Ndione de Thiès.

Selon lui, la commune de Palmarin a fait de la santé une priorité. Pour Georges Faye, ces journées soulagent beaucoup les populations de Palmarin. «Nous allons travailler dans le sens de  mettre en place un programme annuel pour que chaque année nous puissions organiser cette journée», a-t-il promis.

Oumar Ngatty BA


Reseau fem toubaC’est sous la présidence du préfet et en présence du représentant du maire et du chef du service du développement communautaire, que les femmes de développement de Touba ont mis sur pied leur réseau.

Les locaux de l’hôtel de ville ont servi de cadre à cette cérémonie qui a donné l’occasion à ces femmes de réfléchir sur les voies et moyens d’atteindre leur développement dans leur secteur d’activités. «L’objectif est d’appuyer les femmes», a souligné la présidente dudit réseau,  Mme Sokhna Ndioba Mbacké.

Pour sa part, le chef du service du développement communautaire de Mbacké, Mouhamadou Ndiaye a salué cette «belle» de Sokhna Mame Bousso Mbacké «Willaya». Selon lui, le réseau, au-delà de l’unité des femmes actrices de développement, leur permettra de s’entraider et d’être solidaires. «Il compte également œuvrer dans le domaine de la santé, de l’éducation et du renforcement des capacités, afin de générer des revenus et améliorer les conditions de vie des femmes».

Il a aussi transmis la satisfaction et le soutien du ministre de la femme, Mme Mariama Sarr. Mouhamadou Ndiaye a rassuré les membres en disant que les formalités pour formaliser le réseau afin qu’il se dote d’un statut, constituer les femmes en Gie, seront entamées incessamment.

L’autre aspect va se focaliser sur la recherche de partenaires, a-t-il ajouté. Ne voulant pas être en reste, la mairie de Touba a promis d’être leur premier partenaire et  a promis un accompagnement et une contribution financière consistante, pour appuyer l’initiative. Le réseau qui regroupe une frange importante des actrices de développement de la famille Mbacké, se veut apolitique.

Mamadou DIEYE


Parcs nationauxLes brigades de lutte anti-braconnage qui opèrent dans le vaste domaine du Parc National du Niokolo Koba ont mis hors d’état de nuire huit délinquants (deux braconniers avec leurs armes et munitions, trois bergers et trois exploitants de rôniers).  Des orpailleurs traditionnels ont été contraints de fuir, laissant derrière eux leur détecteur de métaux et autres outils.

Les nouvelles directives de la direction de la conservation du site, mettent l’accent sur la mise en œuvre des recommandations du comité du patrimoine mondial de l’Unesco afin de rendre plus attrayant, d’ici à l’horizon 2018, ce parc universel. Dans le cadre de l’application des mesures correctives de la mission de suivi réactif Unesco-Uicn de mai 2015, le dispositif mis en place pour contrecarrer l’action des malfaiteurs et autres fossoyeurs de cette réserve de la biosphère a été renforcé, selon le conservateur du Niokolo Koba, le commandant Mallé Guèye.

Actuellement il est mis en place, dans le Parc National du Niokolo Koba, des brigades mobiles qui sillonnent toutes les zones et secteurs vastes de plus de 913. 000 ha. C’est ainsi que les éléments de la brigade du sous-lieutenant Pascal Doguet ont appréhendé des coupeurs de rôniers.

Tout ce beau monde a été mis à la disposition du procureur de la République près le tribunal de grande instance de Tambacounda. Ces derniers ont été jugés et sont retenus dans les lieux de la privation.

Pape Demba SIDIBE



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