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Régions (1962)

ZiguinchorEn marge de la célébration des 10 ans et de l’inauguration de l’agence régionale de Caurie micro finance, samedi dernier, à Ziguinchor, la présidente du réseau des femmes pour l’émergence de la région, Mme Diouf née Ndeye Ndiaye, s’est confiée à la presse pour proposer des solutions pouvant régler la problématique de l’inclusion financière, notamment des femmes, dans notre pays.

Ndeye Ndiaye Diouf, par ailleurs cadre au Fongip, a  d’emblée préconisé de revitaliser et d’articuler les structures financières décentralisées, les services de transfert « wari », d’internet banking, de crédit, de crédit-bail, entre autres. Ensuite, elle a suggéré de mettre des outils à la disposition des femmes pour leur permettre de bien s’insérer dans le dispositif de production. Pour Mme Diouf,  l’ensemble des outils mis à disposition (ordinateurs, téléphonie mobile…) doivent concourir à faciliter aux femmes une meilleure insertion dans le tissu économique et social. Elle a estimé que cela permettra de donner une dimension plus importante à l’inclusion financière qui renforcera, par conséquent, l’inclusion économique et sociale des femmes.

Selon Ndèye Ndiaye Diouf,  si l’on veut régler la problématique de l’inclusion financière notamment des femmes, il ne suffit pas d’ouvrir un compte pour considérer que l’inclusion est réalisée. Il faut nécessairement mettre à la disposition de la femme utilisatrice un ensemble de services financiers multiples d’une manière coordonnée et simultanée. Par ailleurs, Mme Diouf a dit l’urgence, pour notre pays, de disposer d’une Stratégie nationale d’inclusion financière. « Avec, insiste-t-elle, une vision claire et des objectifs bien définis pouvant très rapidement assurer l’inclusion financière des femmes, en leur offrant une éducation financière et des services financiers multiples à bon marché ».

D’après Ndèye Ndiaye Diouf, l’inclusion financière telle qu’elle devrait pouvoir s’appliquer, est une mine inestimable d’opportunités pour les femmes urbaines comme rurales, dans leur quête d’autonomie économique et financière et dans l’amélioration de leur quotidien. « Bien encadrée, dit-elle, la femme sera une actrice incontournable dans  le  développement» estime-t-elle.

Moussa SADIO


NgandaCommune frontalière situé à 37 kilomètres au Sud de Kaffrine, Nganda a véritablement changé de visage, pour ne pas dire de statut depuis l’avènement du président Macky Sall, coïncidant avec l’arrivée à la tête de la municipalité d’une nouvelle équipe dirigée par Baye Niasse Cissé.

Le week-end dernier a été l’occasion pour cette communauté connue pour son dynamisme, sa ferveur et sa joie de vivre, d’organiser la seconde édition des 24 heures de Nganda. Une occasion pour le maire de la commune de communier avec la jeunesse, de montrer ses réalisations et de sensibiliser les populations sur les grands enjeux économique, social et politique qui interpellent la nation sénégalaise à travers le Plan Sénégal émergent (Pse), mais également le Ndoucoumane qui doit relever le défi du développement. Le constat a été unanime. Nganda, avant l’arrivée de Macky Sall au pouvoir, était une localité oubliée, souffrant d’un enclavement chronique et d’un manque endémique d’infrastructures sociales de base.  Aujourd’hui, l’émergence est une réalité dans ce terroir historique où, avec le bitumage qui s’annonce de la route qui y donne accès sur une quarantaine de kilomètres, l’enclavement de la zone ne sera plus qu’un mauvais souvenir. Pour Baye Niasse Cissé, c’est une promesse du chef de l’Etat qui est en train de se réaliser, lui qui, lors du conseil des ministres décentralisé de Kaffrine, avait annoncé la bonne nouvelle aux populations du Ndoucoumane.  Aussi, la visite de terrain pour montrer les réalisations de la municipalité a été un temps fort des 24 heures de Nganda qui a enregistré la présence du ministre conseiller du président de la République, Assane Diop, du vice-président de l’Assemblée nationale, Moustapha Cissé Lô, entre autres personnalités qui ont tenu à être de la partie.

En 15 mois, le maire et son équipe, dans le cadre du budget participatif, ont réalisé un programme d’adduction d’eau sur 6 kilomètres. Le village de Diokoul Kao où l’eau était une denrée précieuse et rare, a rompu avec les corvées d’eau qui les conduisaient jusqu’à Diama Gadio situé à une dizaine de kilomètres.

Il y a surtout la connexion de la commune au réseau haute tension et la réalisation d’un programme d’éclairage publique qui a arraché Nganda des ténèbres et des désagréments causés par un groupe électrogène capricieux et vétuste.

La municipalité qui a récemment bénéficié d’une ambulance médicalisée offerte par le président de la République, a construit des souks et aménagé un bloc sanitaire au marché de Nganda. Des médicaments ont été achetés à volonté et des dispositions prises pour assurer les évacuations sanitaires vers des centres de référence et des hôpitaux. La maternité du poste de santé, qui était dans un état de délabrement avancé, a été réfectionnée et équipée par la municipalité. Le foyer de la femme a été équipé et des financements octroyés aux groupements de promotion féminine. Beaucoup d’efforts ont été faits dans le secteur de l’éducation, notamment la construction de salles de classe, la clôture de certains établissements scolaires et la distribution de fournitures scolaires. Des magasins de stockage sont en cours de construction à Santhi Dimb et à Diokoul Kao sans compter la clôture du cimetière de Nganda qui est effective.

Le clou de la manifestation a été la finale de la coupe du maire qui a permis à Baye Niasse Cissé d’équiper et de récompenser toutes les équipes qui ont participé au tournoi.

Mamadou CISSE


PalmarinLa commune de Palmarin dispose désormais d’un espace de communication d’un coût de 26 millions de FCfa financé par l’association française « Les amis de Palmarin ». Cet espace qui fonctionne avec un système solaire très puissant ouvre cette localité au reste du monde. Il a été inauguré, samedi dernier, en présence du Sous-préfet de Fimela, du maire de la commune de Palmarin, Louis Seck.

Lors de la cérémonie d’inauguration, l’un des membres de l’association française « Les amis de Palmarin », Jean Paul, a rappelé que cette organisation a développé plusieurs actions au profit de la commune depuis 12 ans. Il a indiqué que cet espace de communication doté d’un équipement informatique avec une installation solaire très puissante va permettre aux Palmarinois et aux étrangers de communiquer avec tout le monde. Selon Jean Paul, la commune et l’association sont en train d’établir les bases d’un partenariat dans certains domaines comme l’éducation, l’écologie et tant d’autres domaines. En outre, il a expliqué qu’il y a un projet de renforcement des infrastructures du collège et du lycée pour un coût de 130 millions de FCfa afin d’améliorer les conditions d’études et de travail.

Le maire de la commune de Palmarin, Louis Seck,  a remercié les promoteurs de ce projet, notamment  Michel Ndiaye, Jean Paul et son épouse. Aussi, a-t-il rappelé que les nouvelles technologies de l’information et de la communication (Ntic) sont des outils indispensables pour le développement. Selon lui, c’est un projet important qui ouvre Palmarin au reste du monde. Il a insisté sur le bon usage de cet espace. Le maire Louis Seck pense que la meilleure formule est d’avoir une convention de partenariat entre l’association et la commune qui permet de définir un certain nombre d’objectifs et de secteurs à couvrir. « Il faut un partenariat entre la mairie et cette association pour qu’il y ait une meilleure organisation. Cela va permettre d’aller vers des actions concrètes pour le développement de Palmarin », a soutenu le maire Louis Seck.

Présidant la cérémonie d’inauguration, le Sous–préfet de l’arrondissement de Fimela, Marcel Mbaye Thiaw, a mis l’accent sur l’importance des Ntic. Il a également insisté sur la bonne gestion de cet espace.

Oumar Ngaty BA


Abdoulaye D Sarr MinLa mairie de Yoff vote jeudi prochain son budget 2016 qui s’élève à 1.068.419.885 FCfa. Le premier adjoint au maire, Abdou Mbengue, a présidé avant-hier la réunion de présentation du rapport résumant les recettes de fonctionnement et d’investissement.

L’institution municipale de Yoff a mis en place une stratégie de mobilisation des ressources fondée sur une approche participative pour plafonner son budget à 1.068.419.885 FCfa, soit une baisse relative de 18 millions en valeur absolue et de 1,65% en valeur relative. Une enveloppe de 861.000.000 FCfa, soit 80% du budget, sera consacrée au fonctionnement et la somme de 207.419.885 millions allouée aux investissements (18,5% du budget).

D’après le premier adjoint au maire Abdou Mbengue, les dépenses à caractère social, sanitaire, culturel et sportif vont nécessiter 118.955.515 FCfa. A ce titre, les secours aux indigènes vont coûter 70.000.000 FCfa. Abdou Mbengue a ajouté que le montant de 73.077.885 FCfa va être alloué aux dépenses liées à l’environnement et à l’amélioration du cadre de vie.

A l’en croire, un accent particulier sera mis sur la maîtrise des taxes municipales et les impôts locaux pour optimiser les recettes. Pour les fournitures scolaires, le conseil municipal a décidé de prévoir 15.958.315 FCfa. Les conseillers voteront aussi pour une prévision des coûts de réfection des écoles élémentaires Demba Ndoye, Tafsir Ndiaga Guèye, l’équipement en tables bancs des nouvelles classes construites à l’établissement Talla Diagne. « Ce budget réaliste », selon les mots du troisième adjoint au maire, Ibrahima Fall, était une occasion pour lui d’aborder la grève de l’Intersyndicale des agents des collectivités locales. «Pour ce qui est de la grève des travailleurs des collectivités, j’ai l’intime conviction que les revendications des syndicalistes sont politiques. Ces derniers ont été associés à tout le processus. Ils veulent être affectés à la Fonction publique locale. Ce sont des politiciens qui sont derrière cette affaire-là», note-t-il.

Serigne Mansour Sy CISSE


Amb Thailande DkrEn visite hier mardi dans la capitale du rail, Son Excellence Wijak Chittarat, ambassadeur de la République de Thaïlande au Sénégal, a posé de nouveaux jalons dans la coopération entre son pays et le Sénégal.

Ainsi, à travers la ville de Thiès, le diplomate Thaïlandais a défini avec les autorités municipales les axes sur lesquels son gouvernement compte appuyer la ville de Thiès. Il s’agit, a-t-il indiqué, « des domaines liés à l’éducation, à la santé, à l’environnement, à la formation des jeunes et des femmes qui pourraient aboutir à des échanges d’expériences ». Son Excellence Wijak Chittarat a estimé que son pays doit pouvoir apporter beaucoup de choses à la ville de Thiès. Il a annoncé l’intention de son pays d’offrir des bourses d’études à des étudiants thiessois avec une prise en charge totale du séjour en Thaïlande, de contribuer dans la gestion et la protection de l’environnement à travers le recyclage des déchets, l’appui aux groupements de femmes et handicapés moteurs.

C’est d’ailleurs tout le sens qui a été donné à la visite rendue auparavant à la décharge des ordures ménagères située à la sortie de la ville sur l’axe routier qui mène à Sindia. L’ambassadeur thaïlandais s’était ensuite rendu, avec sa délégation et en compagnie des autorités municipales comme Mme Maïmouna Dieng, première adjointe au maire, au Centre de promotion et de réinsertion sociale des handicapés moteurs au quartier Mbour 1, au siège en état de délabrement avancé de l’association des groupements féminins au quartier 10e Riaom, au centre de santé de Thiès, au siège de l’association pour la solidarité et l’assistance entre femmes transformatrices de fruits agricoles et de lait (Asaf) au quartier Thiès None.

Son Excellence Wijak Chittarat a saisi l’occasion pour partager avec les responsables de ces différentes structures leurs préoccupations et doléances et voir avec eux les possibilités d’une collaboration étroite qui découle sur la réalisation d’infrastructures et leur équipement. M. Chittarat souhaite une nouvelle rencontre à Dakar avec les autorités municipales de la ville de Thiès afin de rendre opérationnelle cette coopération. L’ambassadeur de Thaïlande s’est réjoui de l’accueil chaleureux et cordial qui lui a été réservé tout au long de cette visite.

Quant à Mme Maimouna Dieng, elle a manifesté toute sa satisfaction pour cette visite de l’ambassadeur thaïlandais à Thiès qui marque ainsi le départ d’un nouveau partenariat dans le cadre de la coopération décentralisée. Elle a ensuite magnifié l’excellence de la coopération entre le Sénégal et la Thaïlande.

El Hadji Mohamadou SAGNE


Prodac AspEntre le Programme des domaines agricoles communautaires (Prodac) et l’Agence d’assistance à la sécurité de proximité (Asp) un nouveau jalon a été posé hier à Thiès. Une quarantaine de chefs d’unités Asp sont en formation pour assurer la sécurité des domaines agricoles communautaires.

Les deux institutions veulent ainsi traduire en actes le concept sécurité-emploi au service du développement agricole, en parfaite adéquation avec l’ambition du chef de l’Etat, Macky Sall, à travers le Plan Sénégal Emergent (Pse). Me Pape Khaly Niang et Dr Jean-Pierre Senghor, respectivement directeur général de l’Agence de sécurité de proximité (Asp) et coordonnateur des pôles agricoles communautaires, ont ainsi saisi l’occasion de l’ouverture hier du séminaire de trois (3) jours de formation des coordonnateurs d’unités départementales pour réaffirmer cet engagement.

En présence de l’adjoint au gouverneur chargé des affaires administratives, Mbassa Sène, ils ont tous insisté sur l’employabilité et l’insertion des jeunes, la sécurité des biens et des personnes qui constituent à leurs yeux une double préoccupation du Gouvernement. Alors que, comme l’a indiqué Me Pape Khaly Niang de l’Asp, « on sait que près de 60% des demandeurs d’emplois au Sénégal ont un niveau d’éducation ne dépassant pas le primaire et que par conséquent, le seul secteur capable d’absorber une telle demande est, sans aucun doute, celui de l’agriculture ».

Agropoles d’insertion de jeunes
Des enjeux importants qui, il faut le reconnaître, justifient bien la création de ces deux entités que sont le Programme des domaines agricoles communautaires (Prodac) et l’Agence d’assistance à la sécurité de proximité qui ont balisé le chemin et conclu une convention de partenariat. Car le Prodac est un projet novateur avec une philosophie d’approche double par sa démarche de création de pôles de compétitivité économique et celle d’aménagements structurants permettant la mise en valeur de grands domaines. Déjà, dans sa mise en œuvre, les domaines de 2500 ha à Keur Momar Sarr (Louga), 1700 ha à Séfa (Kédougou), 1100 ha à Keur Samba Kane (Bambey) et 1000 ha à Itato (Sédhiou), constituent une illustration parfaite. « Ce sont de véritables agropoles d’insertion de jeunes ruraux, de diplômés d’écoles de formation aux métiers de l’agriculture et disciplines connexes, mais également de promoteurs privés désireux d’investir dans le secteur d’activités de production que dans celui de transformation et de services agricoles », a noté Me Pape Khaly Niang.

Ainsi, « les choses sont en train de bouger et je peux vous annoncer que les premières récoltes sont attendues surtout au domaine de Séfa dans le Kédougou », affirme le coordonnateur du Prodac, Dr Jean-Pierre Senghor. Il convient donc de renforcer la sécurité avec l’entrée en exploitation des sites à travers l’accompagnement de l’Agence d’assistance à la sécurité de proximité avec qui le Prodac a signé une convention de partenariat en mai 2014.

El Hadj Mohamadou SAGNE


Les élus de la région de Sédhiou se sont félicités de la décision du  président de la République d’octroyer 20 milliards de Fcfa supplémentaires dans le cadre du programme des domaines agricoles communautaires.

Au terme de la tenue d’un atelier  de partage sur le Domaine agricole communautaire de Séfa, les élus de la région de Sédhiou ont, dans une déclaration commune,  salué cette vision du président de la République.  « Nous, élus de la région de Sédhiou, félicitons le président de la République , Macky Sall pour la brillante et innovante idée que constitue le Programme des domaines agricoles communautaires qu’il vient de matérialiser en lui octroyant 20 milliards supplémentaires en vue d’accélérer la mise en place des infrastructures structurantes de production, de transformation et de mise en marché », lit-on dans le communiqué. Ces élus remercient le chef de l’Etat  d’avoir choisi la région de Sédhiou comme zone pilote du programme en créant le domaine agricole communautaire de Séfa mais aussi « d’avoir investi de sa confiance un fils du terroir comme coordonnateur national de ce programme, Dr Jean Pierre Senghor ».

Les élus de la région regroupant les localités de Goudomp, Sédhiou, Bounkiling, ont salué le  Prodac, à travers son coordonnateur national, pour sa volonté et son engagement à faire des élus des partenaires privilégiés dans la mise en œuvre de son plan d’action pour impacter positivement sur le développement de l’ensemble des collectivités territoriales de la région.

Par ailleurs, ils se sont engagé  « à ne ménager aucun effort pour la réussite de ce programme en facilitant l’accès à la terre et en vulgarisant le programme afin que les populations plus particulièrement les jeunes et les femmes puissent saisir les opportunités d’emplois que propose le Prodac dans les différentes filières de production et d’activités connexes ». D’après ces élus, le domaine agricole communautaire a pour mission de promouvoir, entre autres, des entités économiques viables constituées en majorité par des jeunes, en vue  de les fixer dans leur terroir à travers des activités rentables et durables.  A les en croire, le Prodac est un pilier du Plan Sénégal émergent (Pse) qui a pour but de contribuer à la réduction de la précarité sociale et de participer à la construction de la base productive du pays, permettant la création massive d’emplois par la promotion de l’entreprenariat agricole.

Ibrahima BA


Koussanar 1Après 27 ans de coopération, Saint-Cyr-sur-Loire et Koussanar ont signé la charte de jumelage. Ce long compagnonnage a été célébré en grande pompe. L’école et la grande et principale avenue ont été baptisées respectivement Philippe Brian et Elias Azar. Cette coopération a permis d’injecter plus de 400 millions de FCfa qui ont servi à divers dons et la réalisation de plusieurs infrastructures dans les domaines de la santé, de l’éducation et de l’hydraulique.

A 45 km de la capitale régionale, Koussanar tire son nom de Kounan Sané, l’un des premiers habitants. Koussanar vit une aventure de coopération dynamique qui dure depuis 27 ans déjà. Pour le Sous-préfet,  Ndary Dème, Koussanar est en train de marquer un tournant décisif à son développement. Toute la population, en accord avec la municipalité de Koussanar, dans un élan de solidarité totale, a voulu honorer Elias Azar pour la postérité en lui donnant le nom de la principale avenue de la commune. C’était un homme, a dit le sous-préfet, serviable, disponible, courtois mais surtout ayant un sens élevé du devoir qui a toujours marqué d’une empreinte indélébile son séjour à Koussanar de 1945 en 1997. C’est l’occasion, a ajouté le Sous-préfet, de continuer cette œuvre que fait brillamment Mme Azar, son épouse. Le Sous-préfet a rendu un hommage vibrant à la coopération entre Saint-Cyr-sur-Loire et Koussanar vieille de 27 ans qui vient d’être renforcée par une charte de jumelage.

Samira Ghazal Azar, de souligner qu’il est difficile de remplacer quelqu’un comme son mari Elias. Pour Mme Azar, l’initiative de baptiser l’école de Koussanar, Philippe Brian, est louable car il est le pilier de cette coopération et a marqué de son empreinte positive par sa disponibilité, sa contribution constante, son engagement absolu pour la mise en œuvre de toute action bénéfique à la croissance et au développement de sa localité de cœur, Koussanar. Pour Mme Samira, la consécration vient aujourd’hui avec le jumelage des deux villes Saint-Cyr et Koussanar, déjà jumelée de cœur depuis 27 ans.

Ce sont près de 400 millions de FCfa que la commune de Saint-Cyr-sur-Loire et ses partenaires (le Comité des villes jumelées et le Syndicat international de l’eau) ont investi à Koussanar (commune du département de Tambacounda). Selon Samira Ghazal Azar, tout a été rendu possible grâce à l’Association de jumelage Saint-Cyr-Koussanar qui a été créée en 1990 à Koussanar. Pour la nouvelle présidente, Mme Samira Ghazal Azar, l’idée de jumelage de Saint-Cyr-sur-Loire et de Koussanar est née de la participation des écoles Rolland Engerand et de Kouman Sané de Koussanar au rallye pédagogique qui est parallèle au rallye Paris-Dakar de 1988.Chaque année, le don de fournitures et de matériels scolaires s’est étendu à des écoles de l’ensemble de la collectivité locale, soit plus de 3.000 élèves. La maternité a été réfectionnée et équipée.

Les partenaires français ne se sont pas arrêtés en si bon chemin. Chaque année le Cem bénéficie de fournitures scolaires. «Chaque année, une mission ophtalmologique fournit à la population de Koussanar, du département de Tambacounda et de la région, des lunettes correctrices. Au total, 1.000 lunettes ont été distribuées», a confié Mme Azar qui, depuis la disparition de son mari, dirige l’association.

Koussanar carteLa plus grande réalisation, qui a été faite dans le domaine des infrastructures, reste la construction d’un complexe socio-éducatif composé d’une dizaine de chambres, une bibliothèque, une salle de conférence, entre autres salles de réception. Il y a également la construction de plus d’une dizaine de salles de classe, sans oublier la réhabilitation de la case des tout-petits. Mieux, deux bibliothèques ont été construites à l’école élémentaire de Kouman Sané et au Cem. Les opérations de soins pour les écoliers et les parents démunis, l’assistance aux sinistrés du village de Keur Ousmane, le don d’une ambulance figurent également dans le lot des réalisations de Saint-Cyr et de ses partenaires.

Pape Demba SIDIBE

BOUBACAR BA, MAIRE DE KOUSSANAR : « CHAQUE ANNÉE AVEC SON LOT DE BIENFAITS »
« En donnant le nom de cette avenue principale de Koussanar à Elias Azar appelée affectivement Monsieur le maire, nous rendons un hommage mérité à cet illustre habitant de la localité. De son vivant, il a œuvré pour le développement de Koussanar en ayant montré tout son attachement à cette population. Nous nous remémorons son ton conciliateur et aussi de son sourire constant qui rassurait les effarés. Par ailleurs, nous avons aussi donné le nom de l’école élémentaire Koussanar à l’illustre maire Philipe Brian ».

FRANCINE LEMARI, ADJOINTE AU MAIRE DE SAINT-CYR-SUR-LOIRE : « LES BÉNÉVOLES NE COMPTENT PAS LE TEMPS PASSÉ »
«Que de chemin parcouru après presque 27 ans de partenariat, que de rencontres, de souvenirs et d’anecdotes… C’est aussi cela un jumelage. Echanger, créer, aider et construire. Construire, c’est un peu le mot à retenir… Le temps a passé, les années se sont succédé, bien des choses ont changé, mais nous savons tous, s’adressant à Pierre Davenier et à Michel, toute l’énergie déployée en faveur de ce jumelage et toutes les aides initiées en faveur de Koussanar. Plus d’initiatives de collectes des containers et toutes les marques d’affection venues de Saint-Cyr-sur-Loire».

Propos recueillis par Pape Demba SIDIBE


ThienabaC’est un budget de 197.700.000 FCfa qui a été voté par le conseil municipal de Thiénaba pour prendre en charge l’ensemble des besoins exprimés par les populations.

L’ensemble des 46 conseillers municipaux présents lors de la séance présidée par le maire Talla Diagne, en présence de l’adjoint au Sous-préfet, Abdoul Aziz Sy, ont mis en exergue les différents points que sont la santé, l’éducation, l’éclairage public et l’adduction en eau potable, comme priorités. Lors de la session budgétaire, les conseillers ont voté une prévision annuelle de 197.700.000 FCfa dont 76.000.000 de FCfa d’augmentation en valeur absolue par rapport au budget précédent de 2015. « Ce qui devrait nous permettre de pouvoir prendre en charge l’ensemble des besoins exprimés par les populations », a laissé entendre le maire Talla Diagne. Mais, précise-t-il, « au-delà de ces aspects, cette hausse peut s’expliquer aussi par le changement de statut de notre collectivité locale qui est érigée en commune, avec l’entrée en vigueur de l’Acte 3 de la décentralisation ».

Dans les lignes budgétaires, les recettes, pour la gestion de 2016, sont estimées à 91.200.000 FCfa mais avec des modifications qui y ont été apportées. Dans la partie investissements sur fonds propres, il est inscrit dans le présent budget une prévision de 106.500.000 de FCfa contre 62.000.000 de FCfa en 2015. Pour les équipements administratifs, la somme de 12.000.000 de FCfa a été retenue, pour les voiries intérieures 17.500.000 FCfa, pour les infrastructures à caractère industriel et commercial 5 000 000 FCfa.

Vingt-deux millions de FCfa sont prévus pour la santé, 34 000 000 FCfa pour l’éducation, la jeunesse et les sports, 6.000.000 FCfa pour les actions de développement, 10 000 000 FCfa pour les opérations financières. Les conseillers ont aussi saisi l’occasion pour solliciter des sessions de formation pour une meilleure maîtrise de la gestion et le fonctionnement des collectivités locales.

El Hadj Mohamadou SAGNE


Talla Sylla thiesLe maire de Thiès, Talla Sylla, vient de mettre en place une commission technique restreinte pour l’étude et l’élaboration du plan de développement de la ville.

Une Commission technique restreinte (Ctr) a été pour l’élaboration du plan de développement de la ville de Thiès. Cette commission a été réactivée d’ailleurs puisqu’elle a été déjà créée en application de l’arrêté  n°78/V.TH/M /SP en date du 24 août 2015, note le communiqué que nous a fait parvenir la cellule de communication de la mairie de Thiès. Dans ce communiqué, il est indiqué que la commission est composée d’une équipe technique nommée par le maire, de l’Agence régionale de développement (Ard), des services déconcentrés de l’Etat tels que la Planification, l’Aménagement du territoire et l’Agence régionale de la statistique et de la démographie.

Ainsi, selon toujours le communiqué, « cette initiative va permettre à la ville de Thiès de faire, de manière participative, un diagnostic sans complaisance des atouts et contraintes de son territoire. Elle vise également à identifier les défis et enjeux majeurs de la ville. Ce plan de développement verra une planification des besoins et préoccupations des populations en vue de les réaliser dans le court et le moyen terme ».

Dans cette perspective, sont prévus des ateliers et fora dans les différentes communes de la ville au nombre de trois que la commission va dérouler. Par ailleurs, au-delà même de l’action d’information et la mise en transparence des stratégies qui seront élaborées, le processus sera un exercice structurant d’ordre participatif et inclusif.

M. SAGNE


Adama kane DialloLe consensus a finalement prévalu lors des opérations de renouvellement des instances de base du conseil communal de la ville tricentenaire de Saint-Louis.

Les jeunes de la vieille cité, après avoir échangé des propos malveillants et des invectives, se sont entendus pour élire démocratiquement et à l’unanimité Adama Kâne Diallo, investi de la mission noble et exaltante de diriger le conseil communal de la jeunesse.

Grâce aux démarches conciliantes entreprises par des doyens comme Amadou Sy Diongue et Fara Tall, les candidats au poste de président du conseil communal de la jeunesse, notamment Adama Kâne Diallo, Alioune Fall, Momar Fall et leurs militants ont pu taire leurs querelles de tendance, enterrer la hache de guerre et pris la ferme décision d’œuvrer pour l’intérêt général.

Sur la base de propositions consensuelles, ces derniers ont, d’un commun accord, porté leur choix sur Adama Kâne Diallo pour présider aux destinées de ce conseil communal de la jeunesse. Il remplace à ce poste Babacar Seck pour une durée de trois ans. Un bureau exécutif consensuel et représentant 20 associations de jeunesse a été mis en place. Les deux autres candidats, Alioune Fall et Momar Fall, deviennent respectivement premier vice-président et secrétaire général du conseil communal de la jeunesse. Le deuxième vice-président est Pape Aly Sow. Si Aissatou Ndiaye occupe désormais le poste de trésorière générale, le jeune Massow Kâ a été choisi par ses pairs pour occuper le poste de président de la formation. Quant à Maimouna Tounkara et Ndèye Fatou Sylla, elles sont chargées de la commission Finances et développement durable.

Amadou Kâne Diallo s’est réjoui de ces opérations de renouvellement des instances de base du conseil communal de la jeunesse, insistant longuement sur l’urgence et la nécessité de se retrousser les manches et de se ceindre les reins pour sortir cette structure de la léthargie.

Mbagnick Kharachi DIAGNE


Hirzel gertrudeFidèle à une tradition bien établie, l’Association « Diapalanté helping hand», grâce à un précieux appui de la Fondation Hirzel Gertrude de Genève, vient de construire une quatrième salle de classe au Collège d’enseignement moyen de Mboudaye Sérère, village situé dans le département de Kaolack, arrondissement de Ndiédieng.

Une salle de classe par année, c’est donc ce qui a réussi l’Association Diapalanté qui matérialise un partenariat fécond avec les villageois de Mboudaye Sérère qui, entre 2013 et 2016, ont bénéficié de quatre salles de classe grâce à la Fondation Hirzel basée en Suisse, notamment à Genève.

A noter que les œuvres humanitaires que mène Momar Seck, initiateur de ce projet, s’inscrivent dans le prolongement de ses activités en tant qu’artiste. En effet, cet artiste plasticien sénégalais de renommée et par ailleurs professeur à l’école internationale de Genève qui vit en Suisse depuis plusieurs années, est de ceux qui croient que l’éducation reste une opportunité à saisir pour développer un pays.

En tout cas, les actes posés à Mboudaye Sérère par l’association coachée au Sénégal par Libasse Ngom ont été bien appréciés par les enseignants du Cem de ce village, ainsi que par les populations de la localité qui n’ont pas manqué de remercier les mécènes suisses, les responsables de Diapelanté et tous ceux qui, de près ou de loin, ont contribué à la réalisation de ce projet porteur. Pour sa part, Momar Seck a souligné que son objectif n’est autre que d’aider les autorités à développer la société sénégalaise. Une œuvre qu’il va poursuivre si la fondation accepte de continuer le compagnonnage qui est basé sur la confiance, parce qu’ayant porté ses fruits.

Mamadou CISSE


Les agents des collectivités locales ont battu le macadam hier. Ils exigent le rétablissement de leurs acquis. Si rien n’est fait d’ici la fin du mois, ils promettent de paralyser le système.


Les travailleurs des collectivités locales ont entonné un hymne de dénonciation, drapés de foulards de couleur rouge, symbole de leur courroux.
« Nous en avons marre de l’Acte 3 » ; « Nous voulons nos salaires à temps » ; « Retour à la Ville » ; « Une application du statut général des fonctionnaires des collectivités locales » ; « La suppression de tous les arrêtés portant redéploiement du personnel » ; les slogans n’ont pas manqué pour dire leur mécontentement. 
Cheikh Guèye, maire de Derklé, pense que la dignité des travailleurs doit être préservée alors que cette Réforme remet en cause leurs acquis. « Comme exemple, des retraités, depuis l’entrée en vigueur de la réforme, sont restés sans pension. Ils n’ont ni couverture médicale ni indemnités », explique-t-il. Paraphrasant l’homme politique français Jean-Pierre Chevènement, il dira qu’un pays qui déshonore ces travailleurs se suicide. « Nous avons pensé qu’après cette réforme, les collectivités locales allaient être renforcées. Nous voulons qu’elles soient fortes », a dit M. Guèye, qui invite ses collègues et agents à la lutte. « Ceci n’est qu’un lancement. Les travailleurs sont fatigués. Nous ne pouvons pas avoir 400 millions de recettes et payer 350 millions de salaires. Cette loi votée en catimini est un mort-né. Nous exigeons sa deuxième lecture à l’Assemblée nationale », a avancé le maire des Parcelles Assainies. Amadou Khouma de la Cnts a exhorté à une massification du mouvement. « Le mot d’ordre ne sera levé qu’après satisfaction de nos revendications. Nous sommes déterminés à aller jusqu’au bout. Le combat ne fait que commencer. D’ici la semaine prochaine, s’il n’y a pas d’amélioration, le système sera paralysé», jure-t-il.
Jean-Baptiste Diouf et Banda Diop, maires respectifs de Grand Dakar et de Patte d’Oie, disent partager le même combat avec ces agents. La marche a duré une quarantaine de minutes. Elle a commencé à la place de l’Obélisque pour se terminer au building communal.

Serigne Mansour Sy CISSE    


La ville de Pikine a voté son projet de budget qui est arrêté à 6,947 milliards de FCfa. Cette année, c’est le programme de pavage des rues de Pikine qui se taille la part de lion dans l’enveloppe prévue pour les investissements.

Le budget de la ville de Pikine arrêté à 6,947 milliards de FCfa a été voté à l’unanimité lors du conseil municipal tenu jeudi. Cette année, deux grandes lignes feront l’objet d’investissements majeurs. A savoir, le changement du cadre de vie de la population de Pikine avec un grand programme de pavage des rues. Le marché est déjà attribué à hauteur de 280 millions de FCfa et le fournisseur a déjà reçu une avance. En outre, l’entreprise en charge d’exécuter les travaux va incessamment commencer le travail.
Le pavage sera élargi au fur et à mesure. La ville de Pikine va s’atteler aussi à la finalisation des travaux de réhabilitation du complexe culturel Léopold Sédar Senghor qui sera équipé ainsi que les trois blocs opératoires du département. Il sera aussi question de la livraison du stade de Mbao, des études sur le stade des Niayes qui sera construit à Malika.
En outre, le conseil a pris la décision de poursuivre le travail entamé dans le domaine de l’éducation. A ce titre, le maire Abdoulaye Thimbo a indiqué que le conseil municipal continuera d’accompagner les élèves et étudiants du département en payant les bourses des 1.064 élèves pris en charge depuis l’année dernière. La mairie de la ville va aussi poursuivre ses efforts sur le plan social. Abdoulaye Thimbo s’est également prononcé sur la situation des agents de santé du centre de santé Baye Talla Diop (ex-Dominique) confrontés à un problème de salaires. A ce propos, le maire a déclaré qu’une solution sera trouvée. La ville de Pikine va prendre en charge 55% du salaire de ces agents. La commune de Pikine-Ouest où est érigé le centre de santé va prendre en charge entre 25 et 27% des salaires. Le reste sera réparti aux six autres communes que polarise ce centre de santé. Le maire a révélé que le même schéma sera appliqué avec les deux autres centres de santé. Il a été convenu, avec les autres maires, que les communes que polarise chaque centre de santé vont contribuer en moyenne à hauteur de 5% pour faire face aux charges.

Abdou DIOP


Le service départemental de l’action sociale de Linguère, dans le cadre du programme de la carte d’égalité des chances, vient d’enrôler 538 personnes vivant avec un handicap.
Selon le chef de service départemental, Moussa Djité, un programme d’accélération en collaboration avec les autorités administratives, les élus locaux, les associations des handicapés a permis d’enrôler 538 personnes à travers les différentes communes de Linguère. Le diagnostic établi a montré un déficit par rapport aux indicateurs à atteindre. Parmi les personnes enrôlées, 213 ont déjà pu bénéficier de la  carte d’égalité des chances ». Avec l’appui de la Direction générale de l’action sociale, l’ensemble des communes ont été sillonnées pour enrôler les personnes handicapées du département de Linguère. La première difficulté rencontrée au cours de cette tournée, est  la  mobilité des personnes handicapées, qui éprouvent toutes les peines du monde pour venir s’enrôler.
L’autre difficulté est liée à l’Etat civil. « Nous avons noté que plusieurs personnes handicapées ne sont pas inscrites à l’état civil, ce qui pose un énorme problème pour leur enrôlement », a souligné M. Djité, avant de faire un plaidoyer auprès des autorités administratives et du tribunal départemental pour que ces personnes handicapées puissent disposer d’un Etat civil. « En collaboration avec l’Inspection de l’éducation et de la formation (Ief) de Linguère, nous avons recensé plus d’une  soixantaine d’élèves handicapés non enrôlés, faute de pièce d’état civil », ajoute-t-il.
Rappelons que le Cprs a doté ces élèves des kits scolaires et donné un financement de 3 millions de FCfa à l’association des personnes vivant avec un handicap.

Masse NDIAYE


L’Acte 3 de la décentralisation au Sénégal et les aspects genre et inclusion des jeunes étaient au centre de la réflexion des élus locaux de Dialacoto. Dans cette réflexion figurent en bonne place les axes de collaboration et de partenariat entre le Padaer et le Programme national des bourses de sécurité familiale. Le système de planification des collectivités locales in fine va mettre l’accent sur les stratégies de mobilisation des ressources fiscales, une manière de booster les financements innovants pour développer Dialocoto.
En faveur de la communalisation intégrale et dans le cadre de la mise en œuvre de ses activités, le maire Bafodé Dramé s’est réjoui du soutien du Programme d’appui au développement agricole et à l’entreprenariat rural (Padaer). Ce soutien a permis l’organisation de l’atelier d’informations et de partage sur l’Acte 3  de la décentralisation, tout comme sur les aspects genre et inclusion des jeunes dans la commune de Dialacoto. La commune de Dialacoto compte 17 000 habitants avec ses 67 villages et 13 hameaux adossés au parc national du Niokolo Koba qui est une zone d’intervention très dynamique du Padaer. Il faut se féliciter que dans ce cadre, trois ouvrages hydro-agricoles d’envergure y aient été aménagés, favorisant ainsi la retenue d’eau et au-delà, l’amélioration des rendements agricoles.
Du coup, ces ouvrages facilitent le désenclavement des localités en période hivernale et en même temps promeuvent le développement économique local. Les organisations de producteurs identifiées depuis le démarrage du programme ont bénéficié de tout le paquet d’appui offert, à savoir les semences de qualité, l’engrais, l’herbicide, les équipements agricoles, les renforcements de capacités sur les itinéraires techniques et les maladies hydriques, etc., souligne le maire de Dialacoto. Il est aussi prévu, avance-t-il, la construction d’un magasin de stockage. Pour Abdoul Aziz Tandia, directeur régional de l’Agence régionale de développement de Tambacounda et coordonnateur du pool économique de Tambacounda, il s’agit de dérouler pour les élus l’Acte 3 de la décentralisation. Hormis cette innovation majeure, il est question de promouvoir le Plan Sénégal émergent.

Mobilisation des ressources fiscales
Au cours de cette formation sur le système de planification des collectivités locales et sur la nouvelle loi portant Code général des collectivités locales, plusieurs thèmes ont été visités, notamment la gestion des organes des communes, les missions et le rôle du maire et des élus. Des commissions thématiques ont permis de discuter des relations entre les élus locaux et les différents acteurs de l’administration ; les projets et programmes et autres partenaires financiers ; sur la coopération décentralisée et le secteur privé. L’accent a été mis sur les stratégies de mobilisation des ressources fiscales qui rentrent dans le cadre des financements innovants. Ce qui permettra de mobiliser le maximum de recettes pour mieux contribuer à la mise en œuvre de la politique de l’Etat, souligne M. Tandia. Ibrahima Soumaré, spécialiste en genre et gestion des savoirs au Padaer, a présenté les orientations genre du Padaer dans la zone test et des sites de référence du programme. Il a été retenu de partager avec les élus locaux  l’importance de l’accès des femmes et des jeunes au foncier, au financement, aux instances de décision et de gouvernance.
Dans cette optique, il a été recommandé la sensibilisation des femmes élues pour un meilleur portage et positionnement du Padaer sur l’entreprenariat rural, en vue d’impliquer les élus locaux de la commune dans la mise en œuvre et le suivi des activités du Padaer.  Ibrahima Dièye, coordonnateur régional des bourses de sécurité familiale, a présenté les axes de collaboration et de partenariat entre le Padaer et le Programme national des bourses de sécurité familiale au bénéficie des populations locales.

Pape Demba SIDIBE


La reconstruction du marché central pour en faire un centre de transit et celle du foyer des jeunes pour un coût de 150 millions de FCfa, la réalisation d’un foirail moderne ont été, entre autres, citées comme les priorités du maire Mayacine Camara au cours de la nouvelle année budgétaire.
La tenue du conseil municipal sur l’orientation budgétaire 2016 a été le prétexte pour le maire adjoint Souleymane Mboup de décliner les réalisations de la commune en 2015 et les grands chantiers de l’année qui commence. « L’année 2015 s’achève avec beaucoup d’actions menées par la commune, notamment dans le cadre de l’assainissement », a souligné le premier adjoint du maire de Koungheul. Souleymane Mboup indique que les huit  quartiers de la commune ont été enrôlés et dotés de charrettes et d’ânes, alors qu’auparavant seuls quatre  quartiers étaient concernés.
Les prévisions budgétaires ne dépassant pas les 250 millions de FCfa, alors que seuls 60 millions de FCfa sont recouvrés. La commune, renseigne M. Mboup, a développé un vaste partenariat qui lui permet de faire face aux préoccupations des populations. C’est ainsi qu’avec le Prodel, l’extension du réseau électrique dans la commune est en cours pour 22 millions de FCfa, tout comme la réhabilitation du foyer des jeunes pour la même somme.
Au cours de l’année 2016, une vieille doléance des populations va être prise en charge avec la construction d’un foirail à l’entrée de la commune, a renseigné Souleymane Mboup. Au marché Santhie, 20 souks sont en finition. Les quartiers périphériques vont accéder à l’eau au courant de l’année, annonce-t-il.
Pour renflouer les caisses de la mairie et ainsi booster l’économie locale, des équipes du trésor et des impôts ont séjourné pendant plusieurs semaines à Koungheul pour procéder à un recensement du patrimoine bâti et non bâti qui n’ont jamais été recouvrés, a dit Souleymane Mboup. Il considère que ce sera là un saut qualitatif sur le recouvrement des frais de bornage. Ce qui, à ses yeux, va impacter sur les ressources pour aborder 2016 sous de bons auspices.
La pérennisation du projet d’assainissement sera une priorité en 2016, tout comme la modernisation des services de la commune à travers l’informatisation de la gestion financière et de l’état-civil. La santé et l’éducation ne seront pas en reste. Les populations, promet le premier adjoint de Mayacine Camara, seront accompagnées dans le cadre de la couverture maladie universelle. Dans le domaine de l’éducation, en plus de la réhabilitation des cases communautaires, la construction de l’école 7 va démarrer. Un complexe culturel sera aussi bâti pour 150 millions de FCfa et constituera sans doute le cadeau du nouvel an à la jeunesse.

Amath Sigui NDIAYE


Il a été noté, lors du débat d’orientation du budget de la session ordinaire qui s’est tenu à Kédougou, la bonne santé des recettes fiscales de la commune. Une séance durant laquelle on pouvait constater la présence du préfet du département de Kédougou, les chefs de service, délégués de quartier et  plusieurs invités dans la salle de délibération de l’hôtel de ville. Les recettes fiscales sont estimées à 104. 640.000 FCfa
Les conseillers municipaux ont examiné et adopté l’allocation d’un site de 05 hectares pour la construction du stade régional de Kédougou. Il en a été de même pour le lotissement viabilisé de 125 hectares pour la réalisation de 2.000 parcelles d’habitation à Dinguessou Plateau. En sus de cette volonté du maire de faire de la commune de Kédougou une ville neuve depuis son avènement à la tête de la municipalité, les conseillers municipaux ont aussi initié une motion de félicitation et d’encouragement au maire Mamadou Adji Cissé pour le grand programme de développement et de modernisation de la ville qu’il est en train de dérouler. Et pour conforter leur soutien à l’édile, ils ont mis en exergue les travaux d’assainissement entrepris par un Gie communal. Au titre des actions phares menées par la municipalité de Kédougou, il ya les travaux d’adduction d’eau, l’éclairage public, les démarches en cours pour l’implantation du commissariat de police, la construction du poste de santé de Ndiormi et l’entretien de la place de l’indépendance (monument aux morts). A cela, il faut ajouter l’appui régulier que la municipalité apporte aux différents secteurs qui relèvent de ses compétences.
La liste n’est pas exhaustive. La ville de Kédougou vient d’obtenir un financement avec l’AMS pour l’enlèvement des ordures ménagères. Sur le plan de la coopération décentralisée, il a été rappelé aux conseillers les jalons d’une coopération bilatérale posés par le maire Adji Cissé avec des villes du Canada, de la France et de l’Espagne.
Le conseil, dans sa majorité écrasante, a renouvelé sa confiance et son soutien indéfectible au maire. Il l’a aussi exhorté de poursuivre le travail entamé dans la ville de Kédougou.

Seydou TOUNKARA


Ce sont plus de 13 millions de FCfaque la municipalité de Tambacounda a débloqué pour la remise de médicaments au centre et au district de santé de Tambacounda, à travers le fonds de dotation 2015.
Le maire adjoint, Bounama Kanté, en charge du secteur de la santé qui a présidé la séance a relevé les difficultés que rencontrent les structures sanitaires de la ville de Tambacounda pour faire face aux patients et aux exigences de la couverture maladie universelle, notamment avec la gratuité des soins pour une certaine classe de la population. C’est donc un rituel qui est ainsi perpétué et qui a permis la remise, dans les locaux de la pharmacie régionale d’approvisionnement de Tambacounda, d’un important lot de médicaments pour les structures de santé de Tambacounda. La municipalité a, à ce titre, libéré une valeur de 13 millions de FCfa sur les fonds de dotation de 2015. A en croire l’adjoint en charge du secteur de la santé, 10 millions de FCfa seront affectés au centre de santé et les 3 millions de FCfa au district de Tambacounda. « Nous donnons ces médicaments avec beaucoup d’humilité et de modestie parce que nous savons que les besoins sont plus élevés. Mais c’est juste un jalon qui est ainsi posé et nous nous évertuerons à améliorer cette prestation », a promis M. Kanté. Il informe que le député maire Mame Balla Lô ambitionne de soutenir les secteurs sociaux, notamment celui très sensible et vital de la santé. « Le district travaille dans des conditions extrêmement difficiles, eu égard à la mise en place des programmes de l’Etat qui tardent souvent à reverser aux structures leurs dus. Ce qui entraîne très souvent un déficit en médicaments car les remboursements ne se font pas à temps », a expliqué Bounama Kanté.

A sa suite, Mamadou Sow, le président du comité de santé du centre de santé de Tambacounda, a soutenu que cet appui va changer beaucoup de choses dans la prise en charge des malades. Il a tenu à préciser que sa structure, pour cette présente dotation, bénéficie de six millions de FCfa en médicaments et que l’appui arrivera aux ayants droit qui en sont les seuls bénéficiaires. Le président Sow a tout de même souhaité que les efforts soient faits jusqu’à hauteur de 20 millions de FCfa pour une prise en charge totale des malades. Il a été précisé que les postes de santé du périmètre communal se partageront équitablement 3 millions de FCfa, et que le seul centre de santé qui a un besoin de plus de 13 millions de FCfa reçoit 10 millions de FCfa à cause du rythme des fréquentations qui a largement doublé, voire même triplé.

Pape Demba SIDIBE


A Diouf Sarr MaireAbdoulaye Diouf Sarr, maire de Yoff, était avant-hier à l’école Diamalaye qui a été réhabilitée grâce à son soutien. La réception de l’ouvrage a été une occasion pour les populations de Yoff de lui témoigner leur satisfaction à travers une grande manifestation.

Les élèves, parents et enseignants peuvent pousser un ouf de soulagement grâce à l’appui du maire Abdoulaye Diouf  Sarr, qui a accepté de prendre en charge le coût total de la réhabilitation des travaux de l’école Diamalaye de Yoff.  Les premiers mots de remerciements ont été prononcés par le directeur de l’établissement, Malick Laye Ndoye. Pour ce dernier, cet appui  entre dans le cadre du Programme d'amélioration de la qualité, de l'équité et de la transparence (Paquet) car les apprenants vont être désormais dans un lieu plus favorable aux apprentissages. « Grâce à votre sollicitude, les travaux de réhabilitation ont démarré le 1er octobre dernier pour terminer le 23 décembre 2015 », précise-t-il. Malick Laye Ndoye a remercié le guide religieux Cheikh Mansour Diouf, qui a mis à leur disposition du matériel de bureau complet d’une valeur de 340.000 FCfa.

De son côté, le président du comité de gestion de l’école, El hadji Ibrahima Thiaw, a salué le geste noble du maire Abdoulaye Diouf Sarr. « Vous avez comblé le déficit de classe. Les parents  d’élèves avaient  commencé la réhabilitation ; mais faute de moyen, ils ont renoncé. Vous avez pris la décision de réhabiliter les deux classes alors que vous n’étiez pas encore maire de la commune de Yoff. Nous prions pour que Dieu vous accompagne dans votre mission », a réagi M. Thiaw, qui a rappelé aux écoliers leurs droits et devoirs pour l’éducation.

Quant au maire Abdoulaye Diouf Sarr, il a parlé du monde en perpétuelle compétition et qui exige pour les populations de se mettre à l’ère de la modernité. Il a souligné le rôle historique des populations et des décideurs de mettre en bon état les écoles de nos communes. « Notre mission est basée sur l’action », a indiqué le maire de Yoff. Il a aussi expliqué que la mairie a entamé des travaux pour faire de cette municipalité, une ville moderne. Pour ce dernier, la place mythique Mame Ndiaré sera livrée et le stade de Yoff va être prêt d’ici six mois. Mieux, il a avancé que dans trois mois, les travaux du quai de pêche répondant aux normes internationales vont être achevés ; tout comme dès l’année prochaine, l’école « Ken Zéro » va être remise à neuf. Conscient du rôle que doivent jouer les enfants, le maire Abdoulaye Diouf Sarr a insisté pour que ces derniers soient davantage studieux. Il a révélé que la consécration du meilleur enseignant de l’année 2015 dans la commune de Yoff vient de l’école Diamalaye.

Serigne Mansour Sy CISSE


Forage 2Le village de Bokki Dior Peulh (Koungheul, Centre), a réceptionné un nouveau forage d’une capacité de 120 m3, entièrement financé par l’Etat du Sénégal à hauteur de 250 millions de francs CFA, a constaté l’Aps.

La cérémonie d’inauguration s’est déroulée vendredi en présence du directeur de la communication et responsable politique local, Alioune Dramé et du maire de la commune de Ribot Escale, Yaya Sow. « Ce forage va permettre aux populations locales de disposer de l’eau qui va désormais couler à flot dans ce village et les localités environnantes », s’est réjoui le maire Yaya Sow.

L’élu local a renseigné que le village de Bokki Dior Peulh n’a bénéficié que de trois puits traditionnels durant ces 70 dernières années. Il a fait savoir que ce forage va donc mettre fin au calvaire des populations de ces localités du département de Koungheul. Yaya Sow a annoncé dans la foulée un projet hydro-agricole en vue de permettre aux bénéficiaires de sortir de la tyrannie de la culture pluviale, en précisant que le forage va polariser 14 villages de la commune de Ribot Escale.

Le directeur de la communication, Alioune Dramé, a salué cette initiative de l’Etat sénégalais qui, selon lui, va faciliter l’accès des populations de cette collectivité locale à une eau de qualité. Il a indiqué que le Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc), récemment lancé par le gouvernement du Sénégal, a permis la réalisation de 40 forages dans le pays, ajoutant que « l’eau était une demande sociale numéro 1 ».

(APS)


TambacoundaLa région de Tambacounda est de plain-pied dans la promotion de l’Acte 3 de la décentralisation et du Pse. Les communes de Koar et de Kidira tout comme les départements  de Tambacounda et de Koumpentoum vont servir de test pour le lancement de l’élaboration des plans de développement communaux et départementaux.

Dans le cadre de son programme de développement, l’Etat  est en train de consolider le système de planification dans les collectivités décentralisées par la mise en place des plans de développement communaux. A ces deux plans sont associés les plans de formation et de communication, souligne Abdoul Aziz Tandia, directeur de l’Agence régionale de développement de Tambacounda. « Aujourd’hui le Sénégal, note-t-il, est en train de consolider son système de planification pour y intégrer les aspects de développement économique local ». Pour ce faire, explique-t-il, l’Etat a confié au Programme national de développement local (Pndl) la charge de lancer des expériences tests. C’est ainsi que la région de Tambacounda a participé à l’atelier d’habilitation zonale tenu à Kaolack et qui a vu la participation des régions de Fatick, de Tambacounda et de Kaolack, et l’implication des services régionaux de la planification, de l’aménagement du territoire et de l’appui au développement local et communautaire.

Pour ce qui est des quatre collectivités territoriales qui ont été retenues pour la phase test, le directeur de l’Ard de Tambacounda souligne que des Smartphones sont déjà en place comme base du travail qui sera effectué. Des tablettes accompagnées d’un logiciel avec des programmes, des tableurs électroniques ont été réceptionnés aux fins d’une prise en compte non seulement des aspects infrastructurels, mais aussi des aspects économiques. Et aujourd’hui, souligne-t-il, dans toutes les collectivités locales retenues, le travail effectué a permis d’identifier des animateurs qui ont été formés et qui sont en train de boucler la phase diagnostic. Ce dernier ajoute que bientôt vont démarrer la phase de synthèse et d’élaboration de cette partie diagnostic, la validation et la planification. A la suite de cette phase test, l’Etat envisage, à en croire M. Tandia, de passer à une échelle plus grande pour étendre la dotation de moyens à la majorité des collectivités locales. Celles-ci vont ainsi disposer de cette première génération d’outils de planification liée au nouveau Code des collectivités locales.

Pape Demba SIDIBE

Le futur pôle territoire Sénégal oriental en chantier
La région de Tambacounda se mobilise pour l’organisation du forum interrégional entre Tambacounda et Kédougou avec l’appui de l’administration pour sensibiliser les élus sur le futur pôle territoire Sénégal oriental en chantier. Cela conformément aux orientations qui ont été définies par le président de la République Macky Sall, dira le Pr Abdoul Aziz Tandia, le directeur de l’Ard et coordinateur de l’instance mise en place par les ministères de la Planification et des Finances.

Pour ce faire, des rencontres, sous la présidence du ministre Sidiki Kaba, ont permis de dégager le cadrage des activités à mettre en œuvre lors du forum. L’élaboration des Tdr et de la feuille de route pour la mise en œuvre de ce forum a permis de recueillir l’engagement de toutes les collectivités des deux régions en vue d’aller ensemble vers le pôle territoire. Le forum proprement dit va se tenir en fin mars comme l’a indiqué le ministre de la Justice Sidiki Kaba.

P. D. SIDIBE


Regions SNLa réunion de partage du rapport d’évaluation de la première année de mise en œuvre de l’Acte 3 de la décentralisée tenue hier à Thiès a retenu plusieurs recommandations. Il s’agit, entre autres, de parfaire le cadre institutionnel et juridique de la réforme par une actualisation des textes législatifs et réglementaires, de mettre en application la charte de la déconcentration pour un accompagnement efficace de la décentralisation. A cela s’ajoute l’adaptation et la refondation de certains textes organisant la décentralisation aux fins d’une meilleure répartition et lisibilité des compétences.

Autorités administratives, chefs de services techniques et acteurs locaux se sont livrés à un véritable exercice pour mieux maîtriser cette nouvelle politique de décentralisation qui a suscité de nombreux espoirs pour faire des territoires des espaces compétitifs, viables et porteurs de développement durable. Le directeur de l’Agence régionale de développement de Thiès, Cherif Diagne qui présentait le rapport, a souligné la pertinence de l’Acte 3. Ce dernier indique qu’après une année d’application, la réforme a entraîné l’adhésion de plusieurs acteurs du développement territorial. Cependant, constate-t-il, entre les objectifs fixés et les résultats du moment, on note un gap parfois important  du fait notamment  du non achèvement du processus enclenché. Selon lui, dans le fonctionnement institutionnel des collectivités locales, l’on peut mettre en évidence la faiblesse des ressources financières, matérielles, logistiques et humaines. Par ailleurs, Chérif Diagne ajoute que «la non-parution des décrets et des arrêtés d’application de la nouvelle loi ainsi que le caractère encore quasi transitoire de ladite loi affectent l’élan de bon nombre de collectivités locales dans les domaines d’intercommunalité, de recrutement de personnel, des finances locales et de la sauvegarde des acquis de la coopération décentralisée surtout».

Le directeur de l’Ard de Thiès a aussi souligné que les structures techniques qui ont besoin davantage de moyens pour accompagner la mise en œuvre de la reforme, ont subi des coupes budgétaires drastiques. «D’où l’urgence de mettre en œuvre les solutions préconisées par les différents acteurs pour faire ressortir toute la pertinence et l’efficacité de la réforme, en vue d’atteindre  ses objectifs majeurs, notamment la contribution à l’émergence du  Sénégal à partir de  ses territoires». De ce point de vue, le gouverneur Amadou Sy qui présidait la rencontre, a invité les responsables des services techniques à se rapprocher davantage des collectivités locales, pour mieux jouer leur rôle d’assistants des maires de communes, «quel que soit leur couleur politique, mais également à assister aux réunions des conseils municipaux pour une bonne prise en charge des enjeux de l’Acte III». Selon lui, il y a également la nécessité d’apporter des correctifs aux incohérences territoriales, en prenant en compte certaines spécificités sociologiques, historiques, culturelles, éco-géographiques, économiques.

Pour Chérif Diagne, il s’agit de finaliser le cadre normatif en mettant à disposition les décrets d’application et les arrêtés relatifs à certaines dispositions de la loi 2013-10- du 28 décembre 2013 portant Code général des collectivités locales, le statut de l’élu local et de redéfinir la place et le rôle du chef de village dans le contexte de la mise en œuvre de l’Acte III de la décentralisation. Le transfert de manière concomitante et conséquente des compétences à vocation économique et les ressources y afférentes, aux collectivités locales pour des projets territoriaux structurants, figurent parmi les recommandations, tout comme la prise en charge des dispositions adéquates pour la gestion partagée des stades de ville ou de commune, des centres de santé d’un certain niveau et la mise à la disposition des nouvelles communes, des ressources humaines de qualité et des moyens matériels adéquats pour la prise en charge correcte des compétences, notamment en matière d’urbanisme.

Mohamadou SAGNE


Eau potableDepuis lundi, l’eau a recommencé à couler dans les robinets des quartiers situés en hauteur dans l’axe sud de la ville de Thiès. Si pour certains de ces quartiers ont souffert du manque d’eau depuis trois ans, à Mbour III par exemple ce calvaire date de 2000.

Les femmes ont retrouvé le sourire tout comme les élèves habitant ces quartiers dont certains ont échoué parce qu’épuisés par les longues attentes toutes les nuits jusqu’à deux heures du matin pour remplir les récipients d’eau avant cinq heures. Selon Abdou Aziz Diop, un des responsables du collectif des habitants de Mbour I, Mbour II, Mbour III, Mbour IV, HLM Route de Mbour, Route de Dakar et de Sofraco, l’eau est revenue en quantité et aussi en qualité dans les maisons. « En raison de la vétusté des tuyaux, il y a eu quelques usagers qui n’ont pas pu avoir de l’eau. Mais grâce à la diligence des agents de la Sénégalaise des eaux (SDE), les branchements sont en train d’être réparés ou repris et ce problème est en train d’être résolu au cas par cas», a-t-il-confié.

Une embellie que les populations veulent pérenne afin que les longues attentes la nuit devant le robinet, l’achat d’un baril d’eau à 1000 ou 1500 francs Cfa, le fait d’être un fardeau pour des parents ou amis demeurant dans des quartiers mieux desservis en eau soient un mauvais souvenir. Du côté de la Société nationale des eaux du Sénégal (Sones) qui s’occupe de la production, l’injection de 6000 mètres cubes supplémentaires dans le réseau de l’alimentation en eau potable de Thiès à partir de la nouvelle station de pompage est en train d’améliorer la disponibilité de la ressource sur deux points. Il s’agit du niveau de la  production dans les quartiers en hauteur comme Mbour I, Mbour II, Mbour III, Mbour IV, HLM Route de Mbour, Route de Dakar ou encore Sofraco qui ont perçu une nette amélioration du service. Pour certains habitants, la présente situation leur était inconnue ces dix dernières années. Des ménages commencent à utiliser à nouveau la chasse pour se laver

L’eau est aujourd’hui de meilleure qualité parce que la station est connectée à la conduite qui vient du Lac de Guiers où l’eau ne comporte pas de calcaire,  un des problèmes de  la nappe  à Thiès. Cette nouvelle station, après des essais concluants effectués, il y a quelques semaines, entre dans le cadre du programme d’investissement prioritaire pour Thiès d’un montant de près 6,3 milliards de francs. D’ailleurs, un château d’eau d’une capacité de 2000 mètres cube, implanté au quartier Mbour III, va être connecter à la station de pompage qui vient juste d’être mis en service par la Sones qui a fini de la confier à la société exploitante à savoir la Sénégalaise des eaux (Sde). Ainsi, à la fin des travaux entamés, la production totale de la région de Thiès va augmenter de 17 820 m3 par jour dont 8800 m3/j pour la seule ville de Thiès.

Content des résultats constatés dans leurs maisons, Abou Dia, président du collectif des habitants de Mbour I, note qu’ils ont mis en place un comité de suivi pour accompagner sur le terrain la Sde en remontant toutes les informations pouvant l’aider à mieux gérer le réseau.

Mbaye BA


Valise diagnostiqueLes mécaniciens de l’automobile de la région de Ziguinchor vont bientôt disposer de valises de diagnostic modernes et performantes pour mieux détecter les pannes des véhicules électroniques afin de bien les réparer. L’Agence pour la promotion et le développement de l’artisanat va lancer incessamment un important projet dans ce sens, en collaboration avec le Fongip.

Hier, lors d’une mission d’information et de sensibilisation, le Fongip et l’Agence pour la promotion et le développement de l’artisanat ont rencontré les mécaniciens de l’automobile de la région à Ziguinchor pour partager avec eux sur ce projet d’équipement en valises diagnostic communément appelées kits de diagnostic automobile. Les mécaniciens de l’automobile de cette partie de la région méridionale ont bien accueilli le projet, exprimant leur impatience d’acquérir les valises de diagnostic pour enfin intégrer le nouvel environnement de l’automobile. C’est d’ailleurs une des finalités du projet. L’autre est de promouvoir le développement des Très petites entreprises et micro entreprises artisanales (Tpemea), évoluant dans le secteur de la mécanique auto.

L’intérêt que les mécaniciens de l’automobile de la région ont manifesté pour ces valises de diagnostic a réjoui le chef de la division « Etudes, planification et formation » à l’Agence pour la promotion et le développement de l’artisanat, en l’occurrence Nfaly Sagna. Il en a déduit que les valises de diagnostic sont un équipement dont les mécaniciens de l’automobile d’ici ont besoin. Parce ce qu’il n’en existe pas dans la région. Les seules valises de diagnostic disponibles sont de petite taille, qui ne peuvent pas détecter certaines pannes. Et on n’en trouve qu’à Ziguinchor, contraignant les mécaniciens d’Oussouye et de Bignona à remorquer les véhicules en panne jusqu’à Ziguinchor, avec tout ce que cela coûte en énergie et en dépense.

Selon Nfaly Sagna qui a dirigé la mission d’information et de sensibilisation à Ziguinchor, les mécaniciens de l’automobile pourront acquérir les valises de diagnostic grâce à un financement de 2 600 000 FCfa du Fongip remboursable en trois ans. Mais chacun d’eux devra apporter un apport de 10% pour prétendre au crédit. Le Fongip, d’après le chef de son département commercial et optimisation des partenariats techniques, Souleymane Bachir Diallo, va garantir le prêt à hauteur de 80%.

Pour ce faire, l’Agence pour la promotion et le développement de l’artisanat a signé un partenariat avec le Fongip et la Bimao (Banque des institutions mutualistes d’Afrique de l’Ouest).

Moussa SADIO



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