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Régions (1665)

Compte tenu de ses avantages pour la productivité et la sécurité alimentaire, des spécialistes travaillent à la valorisation du fonio. Pour plus de résultats sur le terrain, le Comité national fonio prévoit d’organiser la huitième édition de la journée du fonio à Kédougou.

La quasi-totalité des pays africains cherchent encore des réponses aux questions récurrentes de la sécurité alimentaire et de l’autosuffisance alimentaire. Compte tenu de cela et face au fait que les décideurs politiques ont entrepris la diversification agricole à travers différents projets et programmes dont les résultats n’ont pas encore les effets escomptés, le Comité fonio propose la valorisation de cette variété au Sénégal. C’est dans ce cadre, qu’au mois prochain (15 novembre), le comité national prévoit de réfléchir sur cette variété à Kédougou lors de la huitième édition de la journée du fonio. Autour du thème « le Fonio : un levier pour le développement de l’initiative entrepreneuriale», des spécialistes du secteur agricole venant du Sénégal et de pays de la sous-région vont réfléchir sur la valorisation du fonio.

« Le fonio, de son nom scientifique "Digitaria Exilis", en plus du fait qu’il joue la même fonction alimentaire que les autres céréales (mil, maïs, riz, etc.), a des avantages comparatifs de par ses vertus mutationnelles, jusque-là non encore entièrement révélées ; une étude du Cirad de Montpellier faite en 2000 perçoit des caractéristiques d’aliment et de médicament du fonio», explique Mamadou Diouf et compagnie. Dans la note transmise à la rédaction, le coordonnateur du comité national d’organisation de la journée du fonio indique qu’un des atouts majeurs de cette variété est qu’elle constitue une réponse efficace contre les défis permanents auxquels l’agriculture est confrontée en Afrique. « Dans ce cadre, les changements climatiques et les capacités de résilience constituent des défis majeurs à relever pour assurer la durabilité de la sécurité alimentaire d’une part et de l’amélioration des revenus des populations d’autre part», lit-on sur le document de présentation du Comité fonio.

Pour ces responsables, le fonio devrait faire l’objet d’une attention particulière et bénéficier de meures vigoureuses afin de tirer profit au mieux de ses atouts. Des atouts du fonio qui sont relatives à sa rusticité car 350 millimètres de pluviométrie suffisent pour le porter à maturité, à sa capacité de pousser sur des sols pauvres et rocailleux, à la possibilité d’atteindre des rendements de 600 à 800 kilogrammes à l’hectare sans engrais, mais aussi à son cycle court (2 mois environ pour certaines variétés) ; ce qui en fait un aliment de soudure par excellence. Du fait de son origine africaine aussi et à l’étendue de son aire de culture qui couvre 16 pays situés sur une bande allant du Cap-Vert au Tchad, le fonio peut jouer un rôle éminent dans les stratégies alimentaires en Afrique. « La contrainte qui pesait sur son développement a longtemps été la grande pénibilité du décorticage manuel ; ce qui a entraîné un abandon progressif de la culture du fonio et une chute drastique de la production au fil des années. La possibilité de lever cette contrainte est apparue avec l’avènement de la machine à décortiquer le fonio breveté le 15 novembre 1994 », rappelle le Comité d’organisation.

Oumar KANDE

Les autorités municipales de la commune de Nguéniène département ont mis en place une politique de développement local pour combattre l’exode rural. Des jeunes sont formés dans différents domaines agricoles, entre autres métiers. 

Le premier adjoint au maire de la commune de Nguéniène dans le département de Mbour, Etienne Sarr, a rappelé la détermination des autorités locales à combattre l’exode rural par des actions concrètes qui permettent de fixer les jeunes dans leurs terroirs respectifs. Il s’agit, selon Etienne Sarr, de faire en sorte que les jeunes soient fixés sur leurs terroirs et exploitent les potentialités agricoles, piscicoles et autres. « Nous leur assurons des sessions de formation, en rapport avec les structures compétentes de l’Etat, notamment la Direction de l’horticulture », a souligné l’élu local. Il ajoute que « des activités sont également menées pour le développement de l’ostréiculture, en rapport avec la coopération décentralisée, en direction des jeunes et des femmes, pour permettre d’arriver à bout de l’exode rural, surtout l’émigration clandestine ». Etienne Sarr s’exprimait en marge de la finale de football des « navatanes » dans sa commune. Les jeunes et les femmes de la localité s’activent également dans le traitement des déchets qui est une activité génératrice de revenus. M. Sarr salue le partenariat entre sa collectivité territoriale et l’Unité de coordination de la gestion des déchets (Ucg) et la commune française de Benwir. « Dans la commune de Nguéniène, beaucoup d’actions sont faites au profit des jeunes. Dans le domaine du sport par exemple, annuellement nous budgétisons cinq millions de francs Cfa pour le tournoi du national populaire (« navétanes ») dans les zones de la commune sans compter la coupe du maire dont la mise est de deux millions de francs Cfa, soit un total de sept millions de francs Cfa », a souligné Etienne Sarr. Parlant au nom de la jeunesse, le président de la zone 13B, Cheikh Bouh Guèye a regretté le retard accusé dans la remise de la subvention municipale. « On a joué quarante matchs qui sont clôturés par cette finale, mais jusqu’à présent on n’a pas encore reçu la subvention municipale qui devrait nous parvenir avant même le démarrage de nos activités », a-t-il dit. Cheikh Bouh Guèye pense, toutefois, que les autorités locales vont corriger cela très rapidement afin que les jeunes puissent, pour les prochaines années, disposer de la subvention avant le démarrage des activités sportives et culturelles.

APS

Les autorités administratives et sanitaires de la région de Kolda mènent une guerre farouche contre les chiens errants sources des maladies liées à la rage. Mais, malgré ces efforts, ce phénomène continue de sévir dans la région de Kolda.

Six cents quarante-neuf chiens errants ont été abattus et 131 autres vaccinés contre la rage dans la région de Kolda entre 2012 et 2016. La révélation a été faite par Mouhamadou Mouctar Sarr, chef du Service régional de l’Elevage. Les autorités administratives et sanitaires qui mènent le combat contre la rage ont réaffirmé leur engagement à lutter contre cette dangereuse maladie qui continue encore de sévir au Sénégal. « La rage est une maladie endémique qui sévit dans tout le Sénégal, en particulier dans la région de Kolda. Et cette endémicité a été tenue par ces chiens errants qui n’ont pas de propriétaire et qui sont souvent source de morsures. C’est la raison pour laquelle nous sensibilisons sur ce phénomène. On espère qu’elle pourra faire tache d’huile pour permettre de réduire ces maladies », déclare Mouhamadou Mouctar Sarr. Il salue la collaboration entre les différents services techniques et se félicite de l’appui de la mairie qui a permis d’abattre autant de chiens errants entre 2012 et 2016 dans la région de Kolda. Le Service régional de l’Elevage cherche, à travers ces campagnes d’abattage, à contrôler le nombre de chiens errants dans la région afin de réduire les risques de morsures qu’ils font encourir à la population. Mais, la tâche n’est pas aussi facile. En effet, malgré ces efforts, le phénomène des chiens errants reste entier au Fouladou. « On fait l’abattage des chiens errants, mais ils demeurent. Il s’agit de voir comme résoudre ces actions ou bien changer de stratégies parce que l’objectif est de pouvoir contrôler ces chiens», a-t-il expliqué. Notre interlocuteur est convaincu que cela passe par la vaccination de ces animaux. « Il y a d’autres actions qu’il faut mettre à ce niveau pour pouvoir contrôler cette maladie », a-t-il ajouté. Il est également revenu sur les premières mesures à prendre en cas de morsure par un chien errant. Il faut immédiatement conduire la victime à l’hôpital, car le virus a un tropisme nerveux qui peut atteindre rapidement le cerveau de la personne. « Il faut également laver abondamment la personne avec du savon ordinaire pour diminuer la charge virale à la plaie avant de se rendre à la structure sanitaire la plus proche », a-t-il conseillé.

Mamadou Aliou DIALLO

Près de 100 participants ont assisté à la dernière réunion du cadre de concertation régionale de la gouvernance des services d’eau potable et d’assainissement. Il est ressorti de cette réunion que 90 % des populations urbaines boivent de l’eau potable. Cependant, des difficultés sont notées dans l’assainissement.

Le directeur de l’Agence régionale de développement (Ard), Ousmane Sow, s’est réjoui du taux d’accès à l’eau potable en milieu urbain. Ce taux est estimé en milieu urbain à 90 % et 84 % dans la zone rurale. Cependant, ces performances, d’après Ousmane Sow, cachent un gap de 215 localités du delta et de la vallée du fleuve Sénégal qui n’arrivent pas encore à disposer de l’eau potable. Il a souligné que les membres du cadre de concertation régionale de la gouvernance des services d’accès à l’eau potable et à l’assainissement sont en train de réfléchir sur les voies et moyens à mettre en œuvre pour corriger ces disparités. Ainsi, ils envisagent de mettre en place des ouvrages hydrauliques dans ces localités du Diéri. Ousmane Sow a également réitéré sa volonté de mettre à la disposition des latrines modernes et à faible coût en vue de garantir les conditions d’hygiène nécessaires afin de lutter contre certaines maladies diarrhéiques, gastro-entérites, etc. Il a rappelé que l’accès à l’eau potable et à l’assainissement est toujours inscrit au rang des priorités dans les politiques nationales et internationales.

L’importance de ces secteurs dans la vie économique et sociale des populations justifie l’ambitieux objectif d’assurer d’ici 2030 l’accès universel à ces services avec une gestion durable des ressources conformément aux objectifs de développement durable (Odd). Pour M. Sow, une amélioration de l’accès à l’eau potable et à l’assainissement passe par la mise en œuvre d’initiatives innovantes et bien coordonnées. Lesquelles mettraient en branle les principes de subsidiarité, d’efficacité et de gouvernance inclusive des services.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

L'Aéroport international Blaise Diagne (Aibd) a reçu, ce samedi, la visite de l'Association des militaires et paramilitaires retraités (Amipar) et le Cadre de concertation de la société civile de Mbour. Ils ont décerné un satisfecit aux pouvoirs publics pour la réalisation de cette infrastructure qui va ouvrir de belles perspectives pour le département de Mbour.

La mise en service de l'Aéroport international Blaise Diagne, le 7 décembre prochain, a été une occasion pour les membres de l'Amipar et de la société civile d'effectuer une visite guidée dans cette infrastructure. Une visite qui les a confortés dans l'idée qu'il n'y a plus de douter de la fonctionnalité de l'Aéroport international Blaise Diagne. Ils ont décerné un satisfecit aux pouvoirs publics pour la qualité de l'infrastructure.

Selon le commandant Oumar Daff, président de l'Amipar, l'Aib constitue un bijou qui va faire la fierté du Sénégal et va doper le développement économique et social du département de Mbour. « Tout passager qui passera par là sera émerveillé par la qualité de cet aéroport qui répond aux normes internationales et donnera plus de crédit au Sénégal », a-t-il déclaré. Le Sénégal, a-t-il dit, est riche de beaucoup de potentialités et va davantage être grandi à travers le monde avec cet aéroport.

Selon M. Daff, l'Amipar et la société civile vont jouer leur rôle de veille et d'alerte mais aussi accompagner les populations et jouer pleinement leur rôle par rapport au développement du pays. Habiboulah Fall, chargé de la communication de l'Aibd, a salué l’initiative de cette frange de la population qui, a-t-il souligné, doit être le relais des populations de Mbour pour leur expliquer les enjeux par rapport au futur de la région de Thiès et du département de Mbour. Selon M. Fall, la commune de Mbour a accusé beaucoup de retard par rapport à l'Aibd. Il a invité les autorités locales à saisir les opportunités qu'offre cette infrastructure de dernière génération qui est un élément déterminant du tourisme du département. Pour M. Daff, le moment est venu pour les autorités locales de Mbour de se ceindre les reins pour former les jeunes afin qu'ils puissent profiter des emplois qui seront générés par la mise en service de cet aéroport.

S. O. F.

Le gouverneur de la région de Fatick, Souleymane Cissé, a décrit vendredi les routes reliant Ndiosmone à Fatick et Gossas à Kaolack comme étant « les plus accidentogènes » de la région. « Nous pouvons dire que la fréquence des accidents sur ces différents axes est élevée. Il y a d’autres parties du réseau routier national qui connaissent des accidents, mais dans une moindre mesure », a dit M. Cissé aux journalistes à la fin d’une réunion administrative sur la sécurité routière dans cette région.

Selon lui, il arrive parfois jusqu’à sept accidents dans la semaine sur ces deux routes, ajoutant que cette situation fait de Fatick l’une des régions les plus « accidentogènes », celle où les accidents de la circulation sont plus nombreux. Souleymane Cissé a fait aussi état d’un niveau d’accidents particulièrement élevé dans la commune de Fatick. Ces accidents concernent surtout les motos-taxis « Jakarta », a-t-il précisé, ajoutant qu’elles sont surtout la cause de « l’anarchie » constatée dans la ville de Fatick. « Dans les autres communes de la région, la plupart des motos-taxis Jakarta sont immatriculées et le port du casque est de rigueur chez les usagers de ces moyens de transport », a souligné M. Cissé. « L’immatriculation des motos-taxis Jakarta est en cours dans la commune de Fatick où il y en a beaucoup. J’ai ordonné qu’elle soit achevée dans les plus brefs délais et que tous les conducteurs de ces véhicules puissent avoir des casques », a-t-il ajouté.

Le gouverneur de la région de Fatick souhaite qu’une formation à la sécurité routière soit offerte aux conducteurs de cette catégorie de véhicules. Les causes des accidents de la route sont nombreuses, a-t-il dit, précisant que le facteur humain, c’est-à-dire le comportement des chauffeurs et des conducteurs des motos Jakarta, en est la principale.

APS

Les populations des communes de Dodel et de Démette ont reçu des fournitures scolaires et trois appareils échographiques destinés respectivement aux élèves et aux femmes. Ce don estimé à 30 millions de francs Cfa est offert par Business développement d’Afri-Partners, une société marocaine.

Le directeur du Business développement d’Afri-Partners, une société marocaine, Mehdi Zemmama, a remis des lots de fournitures scolaires et trois appareils échographiques aux populations de Dodel et de Démette, deux communes du département de Podor. Selon Mehdi Zemmama, ce don entre dans le cadre de la mise en œuvre de la politique de Responsabilité sociétale d’entreprise d’Afri-Partners qui est dans l’obligation d’aider les municipalités de Dodel et de Démette à soutenir les populations en cette période de rentrée scolaire. Pour Zemmama, il s’agit de témoigner des impacts positifs du projet d’Afri-Partners sur la vie des populations des deux communes. « Comme convenu lors du forum, des équipements d’échographie complets pour les femmes sont mis à la disposition des postes de santé de Dodel, de Demette et de Dar Halaybe », a indiqué Mehdi Zemmama. Un geste salutaire qui permettra à ces femmes de ne plus parcourir plus de 50 kilomètres pour aller faire des échographies à Ndioum. Il s’agit notamment des appareils d’échographie avec trois tables de consultation gynécologique, trois guéridons et le même nombre de paravents. La société marocaine a promis de doter prochainement des jeunes d’infrastructures sportives. L’enveloppe affectée à ces opérations est de l’ordre de 50 millions de francs Cfa.

Les ressortissants des deux communes, dont des cadres, ont commencé à déposer leurs candidatures pour travailler dans le projet d’Afri-Partners dont les études de conception sont en phase de finalisation. Elle sera suivie par celle d’identification des familles directement impactées par le projet pour la répartition des parcelles villageoises. Des populations ont salué à sa juste valeur le geste d’Afri-Partners.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Des femmes originaires des localités de Bala, de Bakel, de Tambacounda, de Koussanar, de Missirah et de Kédougou ont réfléchi sur leurs places dans le développement local. Elles pensent pouvoir jouer un rôle important en s’impliquant dans l’agriculture, poumon de l’économie en zone rurale.

La journée internationale de la femme rurale a permis de rendre hommage aux femmes des régions pour leur contribution dans le développement du monde rural. ActionAid Sénégal qui s’active dans les régions de Tambacounda et de Kédougou a ciblé plus de 2.000 femmes qui, grâce à leur épargne, tendent vers leur autonomisation financière et un dévouement dans le secteur agricole. La présidente de la Plateforme des femmes de Kédougou, Awa Diallo, s’est félicitée de la démarche d’ActionAid Sénégal qui, à son avis, est en train de développer une nouvelle stratégie qui prend en compte des axes qui permettent de sortir de la pauvreté. L’Ong s’investit aussi dans la lutte contre la violence faite aux femmes et dans leur participation à la production agricole. Compte tenu de la dimension transversale des différents secteurs d’intervention, cette démarche, soutient Awa Diallo, met l'accent sur les normes sociales et les pratiques qui empêchent les femmes d'avoir accès à la terre et aux moyens de production. Les femmes bénéficiaires du renforcement de capacités ont également échangé sur le phénomène du changement climatique global qui constitue une menace sur l'agriculture durable. La célébration de la journée internationale de la femme rurale a été une occasion de sensibiliser les femmes des régions de Tambacounda et de Kédougou sur les enjeux du secteur agricole. Mme Awa Diallo a expliqué qu’au niveau local, l'agriculture représente l'activité économique principale des communautés. Malheureusement, les femmes qui représentent plus de la moitié de la population sont toujours confrontées à des difficultés d’accès à la terre et de transformation des produits. Cette situation s'explique, d’après la présidente de la Plateforme des femmes de Kédougou, par le fait que les terres dans cette partie du Sénégal orientale sont considérées comme des « ressources masculines » et, par conséquent, leur accès et leur contrôle sont réservés aux hommes. « Ces discriminations basées sur le genre sont issues des normes sociales et réduisent ainsi l'autonomisation économique des femmes et les rendent plus vulnérables », a-t-elle regretté. Amadou Guangé, responsable du bureau ActionAid, a indiqué qu’en formant les femmes, l’Ong a mis l'accent sur leur vulnérabilité. Par conséquent, plus de 2000 femmes de Kédougou et de Tambacounda, géographiquement éloignées et socialement marginalisées, sont ciblées. Elles ont bénéficié de renforcement de capacités dans le secteur agricole. Cette session permettra de lutter contre la pauvreté qui touche particulièrement les femmes dans les zones rurales.

Pape Demba SIDIBE

La commune de Kolda a abrité la célébration des journées mondiales de la femme rurale et de l’alimentation le 16 octobre. Elle a permis aux acteurs de faire la promotion des produits locaux et de lister les besoins des femmes rurales.

Les journées mondiales de la femme rurale et de l’alimentation ont été célébrées à Kolda les 15 et 16 octobre derniers. Ces manifestations qui s’inscrivent dans le cadre de la mise en œuvre du projet « Renforcement de la résilience de 1000 ménages » financé par l’Union européenne, a été l’occasion pour l’Ong 7a/ma-rewee, Oxfam et Save The Children de sensibiliser les communautés sur la résilience des populations rurales. Ils ont également profité de cette rencontre pour célébrer la deuxième édition des héroïnes de la résilience rurale. Le premier jour était axé sur la promotion des produits locaux. Une foire agricole et alimentaire a été organisée à cet effet pour permettre aux petits producteurs locaux d’exposer leurs produits. Un concours culinaire a été organisé en marge de cette foire pour permettre aux membres des groupements de promotion féminine des communes de Guiro Yoro Bocar, Bagadadji, Saré Bidji et Coumbacara (zone d’intervention du projet : Ndlr) de montrer le savoir-faire culinaire du Fouladou des profondeurs. Les cinq meilleures cuisinières ont été primées par un jury mis en place à cet effet. « Nous avons saisi l’opportunité de cette journée de célébration de ces héroïnes de la résilience rurale, ces braves femmes qui vivent dans les communautés rurales de nos pays, pour faire la sensibilisation et le plaidoyer par rapport aux besoins des femmes », déclare Khar Ndiaye Sy, coordonnatrice nationale des moyens d’existences durables à Oxfam/Sénégal.

La seconde journée était axée sur l’importance de l’arbre et le rôle de l’assainissement dans la sécurité alimentaire et nutritionnelle. « Ce panel de partage comprend trois points : le premier porte sur la valeur économique et nutritive de l’arbre avec le potentiel économique de la pépinière alors que le second est relatif aux aliments nutritifs avec le lancement du guide nutritionnel dans le cadre du projet.

Le dernier point porte, quant à lui, sur le rôle de l’assainissement dans la gestion des ordures, la sécurité alimentaire et nutritionnelle », précise Madame Sabaly Awa Mballo, secrétaire exécutive de l’Ong 7a/maa rewee.

Mamadou Aliou DIALLO

Le maire de Kathiotte dans le département de Kaffrine, Eladji Cheikh Guèye, réclame trois ambulances aux autorités sanitaires pour améliorer les évacuations sanitaires dans sa commune. La commune de Kathiotte ne dispose pas d’ambulance. « Nous n’avons plus d’ambulance qui pourrait assurer nos évacuations dans les hôpitaux de Kaffrine ou de Kaolack. Nous demandons au ministère de la Santé et de l’Action sociale de nous aider à avoir au moins trois ambulances pour le bien-être des populations », a déclaré M. Guèye. L’autorité municipale souligne que la commune de Kathiotte compte trois postes de santé, à Kathiotte, Mbelbouk et Santhie Ngalngoné, mais aucun de ces postes de santé ne dispose d’ambulance. Selon lui, ces ambulances permettraient de soulager les populations, surtout les femmes qui accouchent souvent en route. « Nous appelons solennellement l’Etat du Sénégal et les bonnes volontés à penser à nous offrir des ambulances », a insisté El Hadji Cheikh Guèye qui a offert des fournitures scolaires d’une valeur de 4 millions 750 mille francs Cfa aux élèves de sa commune. « Trois millions de FCfa ont été offerts aux établissements primaires, 1 million de francs aux daraas et 750 mille frs Cfa aux cases des tout-petits », a-t-il détaillé. Située dans le département de Kaffrine, la commune de Kathiotte regroupe 46 villages et compte 35 489 habitants. 

APS

Résolument engagée à mener une croisade contre l’insalubrité, la municipalité de Saint-Louis a encore mobilisé un important lot de matériels pour le ramassage des ordures ménagères et déchets solides. Ces tas d’immondices qui jonchent le sol sont visibles dans de nombreux quartiers du faubourg de Sor, de l’île de Ndar et de la Langue de Barbarie.

Sensible aux complaintes des populations relatives aux défaillances notées dans la chaîne de ramassage des ordures à Saint- Louis, l’équipe municipale dirigée par le maire Mansour Faye s’active à tout bout de champ pour enlever ces ordures ménagères. Ces tas d’immondices sont aperçus sur les berges du grand bras du fleuve Sénégal, dans certaines rues, ruelles et des artères des zones inondables de Sor. De gros engins et autres matériels lourds sont manipulés avec une dextérité remarquable par des agents municipaux rompus à la tâche. Ces derniers sont déterminés à ramasser toutes ces ordures pour aller les déposer au centre d’enfouissement technique de Gandon. Certains habitants de Médina Marmyal tels que Bassirou Ndiaye, 34 ans, ouvrier boulanger, Abdou Faty, 37 ans, aviculteur, Awa Mbacké, ménagère, ont laissé entendre que le maire de la ville de Saint-Louis déploie des efforts constants pour la mise en œuvre de son projet de lutte contre l’insalubrité. Cependant, ont-ils précisé, « cette opération de nettoiement de la ville est un travail quotidien et de longue haleine qui ne doit pas connaître la moindre pause ». De son côté, le chef du service municipal chargé du nettoiement de la commune, Arona Ndiaye, a encore invité les populations à changer de comportement « car il ne sert à rien de ramasser les ordures chaque jour et de se retrouver le lendemain avec ces mêmes tas d’immondices au même endroit ». « Nos agents travaillent nuit et jour pour ramasser ces ordures », a-t-il assuré

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Le collectif des villages impactés par le projet Afri-partners a désapprouvé le protocole affectant 10 000 ha de terres aux investisseurs marocains. En conférence de presse il a invité l’Etat à revenir sur cet accord entre les communes de Dodel et de Démette et le groupe marocain pour éviter que le sang ne coule.

Les villages impactés par le projet Afri-Partners regroupés dans un collectif ont rejeté en bloc le protocole d’accord signé le 24 mars dernier entre les communes de Dodel et de Démette et les investisseurs marocains, approuvé par le sous-préfet de Gamdji Saré. Le coordonnateur du collectif, Amadou Mamadou Sakho, et ses camarades ont introduit un recours devant la Cour suprême pour l’annulation de cette délibération qui affecte 10 000 ha de terres d’un seul tenant à Afri-Partners pour 40 ans renouvelables. Les Marocains se serviront de cette assiette pour cultiver du riz haut de gamme. En contrepartie, ils investiront 2 milliards de FCfa pour le financement des projets des communes de Dodel et de Démette, la construction d’une usine de décorticage du riz, l’aménagement de 2000 ha au profit des populations, avec garantie de prise en charge des frais d’irrigation. Le projet marocain s’est aussi engagé à créer 2000 emplois. Toutefois, selon le collectif, la délimitation de l’assiette du projet réalisée par les services techniques de la Saed fait apparaître, dans toute son ampleur, son « caractère catastrophique » pour les populations. « De Balérou à l’Est à Marda et Paté Galo, à l’Ouest, du Douyé au Sud à Paté Galo, Dara Halaibé et Ndormboss, au Nord, il ne reste aucune terre qui n’ait été happée par le projet marocain. Certaines bornes de délimitation sont juste derrière les villages, parfois même à quelques mètres des cimetières ou carrément dans des parcs à bestiaux comme à Sokkou », déplore le collectif des villages impactés.

Le refus du projet
Pour Djibril Moussa Lam, membre, 2000 ha irrigués ne représentent rien par rapport aux populations qui peuplent ces villages. En plus les marocains n’ont proposé que 2 milliards de FCfa seulement là ou leurs terres valent 100 milliards de FCfa. « Le 10 août dernier, le président de la République a déclaré d’utilité publique ce projet. Tous ceux qui s’y opposent sont aujourd’hui intimidés. Nous voulons faire savoir à l’opinion nationale et internationale que notre refus de ce projet est définitif. Et nous défendrons nos terres aux prix de nos vies. Avant que le sang ne coule, nous demandons au président Macky Sall d’arrêter ce projet », avertit M. Lam. Pour Me Assane Diomma Ndiaye, président de la Ligue sénégalaise des droits de l’homme, ce projet n’est pas d’utilité publique car les Marocains sont là pour chercher de l’argent et non pour faire de la philanthropie. « Les bénéfices seront mis dans des banques marocaines et non sénégalaises », fait-il savoir. Pour l’avocat, un Conseil municipal n’est même pas compétent pour faire ce genre d’affection de terres qui est du ressort de l’Etat. Mais malheureusement, regrette-t-il, ce dernier a approuvé la transaction, violant ainsi le droit. Il espère que la Cour suprême tranchera en faveur des populations comme elle l’a fait déjà dans l’affaire qui a opposé dans paysans de Diokoul, dans la région de Louga, à la Société indienne Senegindia.

Ce collectif constitué par 23 villages s’est réuni le dimanche 7 mai 2017 à Sinthiou Dangdé pour examiner le protocole d’accord. A la suite d’un examen approfondi de tous les documents relatifs à ce protocole et à l’issue des discussions, il a décidé le rejet total et irrévocable du protocole signé, l’opposition par tous les moyens légaux à la réalisation d’un tel projet, la recherche de voies et moyens pour l’aménagement des terres de ces communes à partir des investissements, etc.

Ndiol Maka SECK

El Hadj Mbackiyou Faye, responsable du chantier, a annoncé le bouclage des travaux dans 4 mois et la livraison de la grande mosquée « Massalikul Djinaan » de Dakar à Serigne Sidy Moukhtar Mbacké, Khalife général des mourides. C’était hier, lors de la visite effectuée par Serigne Bass Abdou Khadre Mbacké, porte-parole du Khalife général des mourides.

La construction de la grande mosquée « Massalikul Jinan » de Dakar sera pratiquement bouclée dans 4 mois. L’assurance est d’El Hadj Mbackiyou Faye, responsable du chantier. Selon M. Faye, les travaux avancent avec beaucoup de satisfaction. Considérant cet ouvrage comme étant « le plus grand édifice construit sur le territoire sénégalais », il s’est réjoui que les ses travaux « n'aient duré que 5 ans ». « Je pense que dans au maximum 3 mois ou quatre, nous allons procéder à son ouverture officielle par le Khalife général des mourides », a-t-il informé. D’où le satisfecit qui lui a été décerné par le porte-parole du Khalife. Ce dernier a exprimé sa « satisfaction totale par rapport à l'état d'avancement et la qualité des travaux de décoration de la mosquée ».

Serigne Bass Abdoul Khadr Mbacké n’a de cesse de venir, depuis la pose de la première pierre, constater de visu l’état d’exécution de ce gigantesque chantier. Ces visites successives à « Massalikul Djinaan » où il était il y a de cela seulement 20 jours, « montre toute l'importance que le Khalife général accorde aux travaux de finition et d'embellissement de la mosquée ». Une fois les travaux de la Grande mosquée terminés, « ceux du projet de construction de l'institut islamique Cheikh Ahmadou Bamba seront lancés », a annoncé M. Faye.

M. L. DIEYE

Les propriétaires de maisons sises à la Cité Port, objet d’« expropriation pour cause d’utilité publique », ne seront finalement pas déguerpis. L’annonce a été faite hier par le gouverneur de Dakar, Mouhamed Fall, selon qui le décret faisant état de la cession de leurs propriétés a été tout bonnement annulé par le président de la République.

Le déguerpissement envisagé par le gouvernement pour les besoins de l’implantation d’un parking sur le site devant abriter l’Institut islamique de « Massalikoul Jinan » n’aura plus lieu. Le gouverneur de la région de Dakar, porteur d’un message du président de la République, a déclaré que « dès qu’il a été bien informé du projet d’embellissement et de l’agrandissement la rue Cheikh Ahmadou Bamba, a donné comme instruction, de ne toucher à aucune maison ». Ainsi, « le recul qui était programmé sur cet axe de 5 mètres, est abandonné et définitivement abandonné. Aucun centimètre même de clôture ne sera touché. Au contraire, le président de la République, soucieux de la tranquillité sociale, du bien-être des populations, s’est fortement ému de cette question et a demandé à ses services techniques d’arrêter et de revoir le réaménagement des trottoirs », a-t-il ajouté.

El Hadji Malick Ndaw, président du Collectif des riverains de l’avenue Cheikh Ahmadou Bamba de la cité Port, a exprimé la reconnaissance des populations. «Le gouverneur, accompagné du préfet, nous a amenés une très bonne nouvelle. Juste pour signaler que le combat que l’on menait n’était pas contre l’Etat mais celui de la légalité. Qui dit légalité, dit la loi, la Constitution. Une République est fondée sur la loi », a-t-il soutenu. Considérant que c’étaient des titres de propriété de populations, M. Ndaw s’est dit « très soulagé du retour du respect de la loi, sur les titres de propriété des populations en ne touchant à aucun centimètre de nos habitations ».

Pour lui, « le chef de l’Etat a pris une très bonne décision, une décision opportune ». L’aménagement des alentours de la Grande mosquée « Mazalikoul Djinan » et la construction d’un parking pour l’Institut islamique, a amené l’État à décider de l’expropriation de 20 familles de leurs maisons. Les concernés ont, 17 mois durant, réclamé justice et engagé une bataille. Cette décision du président de la République rend de facto caduque la saisine de la Cour suprême par les concernés.

M. L. DIEYE

Les populations de Nioro qui viennent de bénéficier d’importantes infrastructures routières sous le régime du président Macky Sall, n’en expriment pas moins d’autres attentes. C’est le cas du bitumage du tronçon Firgui-Kaymor-Nganda. Des populations ont saisi la tribune de la finale du championnat national populaire afin de solliciter la facilitation du directeur général de l’Agence d’aménagement et de promotion des sites industriels (Aprosi), Djim Momath Ba, pour relayer cette demande populaire.

Au cœur du projet de construction du Parc industriel de Diamniadio visité vendredi dernier par la Secrétaire générale de l’Organisation internationale de la francophonie (Oif), Michaëlle Jean, le directeur de l’Agence d’aménagement et de promotion de sites industriels (Aprosi) est aussi attendu chez lui dans le département de Nioro dont il est originaire. Ses relations avec le président de la République pour la province historique du Rip sont mises en exergue par des populations de cette circonscription administrative. Ce dimanche à Thissé Kaymor, localité frontalière avec le département de Kaffrine, Djim Momath Ba a été sollicité pour relayer certaines doléances dans la dynamique de certaines réalisations enregistrées dans la localité. « Le directeur d’Aprosi est une référence pour les élus locaux de Nioro pour son engagement aux cotés du chef d’Etat dont il constitue le relais avec les populations du département, mais surtout par son implication dans la prise en charge des préoccupations des populations comme ce fut le cas pour la reconstruction du tronçon Dinguiraye-Nioro-Keur-Ayib et le dispositif mis en place pour lutter contre le phénomène des ravins dans la commune de Nioro », a souligné Mamadou Diaw, le maire de la commune de Keur Mandongo venu représenter le parrain lors d’une finale du championnat national populaire appelé « Navétane » à Thissé Kaymor. Un sentiment conforté par Mme Fatou Ba, responsable politique et membre de la délégation qui a remis le trophée et les récompenses offerts par le parrain de cette finale de la zone 3D de Nioro.

Le technicien est aussi attendu sur la question du désenclavement du département de Nioro. A l’instar de la commune de Kaymor dont les potentialités hydro-agricoles et touristiques sont plombées par l’inaccessibilité, la réalisation du tronçon Firgui-Kaymor-Nganda long de 42 km qui va permettre un accès plus rapide à la commune de Kaymor. C’est une vielle doléance des populations des 25 villages de ladite localité. « Nous comptons sur le directeur général de l’Aprosi pour l’investissement de l’Etat afin d’accélérer le développement économique et social du département de Nioro », a soutenu Mamour Cissé au nom des jeunes de Kaymor. Cette partie du département de Nioro frontalière avec la Gambie et la région de Kaffrine recèle de fortes potentialités hydro-agricoles et touristiques dont l’exploitation est limitée par le désenclavement, notamment par les crues du Baobalon qui rend les routes impraticables durant une bonne partie de l’hivernage.

Elimane FALL

Le Conseil municipal de Kédougou a investi près de 46 millions de FCfa pour la construction de salles de classe, l’achat des fournitures scolaires, le désherbage et la désinfection des écoles de la commune. En plus de ces investissements, la mairie promet d’accompagner le projet de la Couverture maladie universelle dont bénéficient trois mille élèves.

En deux années, le Conseil municipal de Kédougou a construit et équipé quatre salles de classe dans les écoles élémentaires de Ndiormi ex-Gada Dinguessou et de Trypano 2. Ces salles de classe ont permis aux écoles bénéficiaires de se débarrasser des abris provisoires et de permettre aux élèves d’être dans les mêmes conditions que leurs camarades des autres écoles.

A Trypano 2, deux salles de classe sont en construction et seront livrées d’ici la fin de l’année. Dans cette même école, la mairie va construire très prochainement un bureau pour le directeur. La communauté éducative a vivement salué l’appui de l’équipe municipale qui a aussi désherbé et désinfecté les 12 écoles de la commune avant la rentrée officielle des classes. Cette vaste campagne, appuyée par la service d’hygiène de Kédougou, a permis de faire du concept « Ubi tey, jang tey » une réalité à Kédougou. Selon le maire de la commune de Kédougou, Mamadou Adji Cissé, l’objectif était de réussir le concept comme les autres écoles du Sénégal. « C’est pour cette raison que nous avons mis à la disposition des écoles des équipements scolaires à temps. Ceci pour permettre aux parents d’élèves qui n’ont pas de moyens de souffler un peu », a expliqué le maire.

Les enseignants ont reçu des autorités municipales un lot de matériels scolaires estimé à 10 millions de FCfa. L’Agence de la couverture maladie universelle qui a lancé le programme dénommé Cmu/Elève dont l’objectif est de prendre en charge au plan sanitaire 3.000.000 d’élèves, sera aussi soutenue par la mairie.

Pape Demba SIDIBE

Pour une meilleure prise en charge de la santé des populations de Nguérigne et de ses environs, la municipalité de Sindia, en accord avec les autorités médicales, a érigé la case de santé de cette localité en poste de santé. Les autorités médicales et l’équipe municipale de Sindia ont élevé la structure sanitaire de Nguérigne en poste de santé. Près de 10.000 personnes viennent se soigner dans cette structure, dans laquelle évoluent des femmes. Ces dernières du point de vue néonatal ont réussi à prendre en charge des patients qui la fréquentent depuis 15 ans. Modou Diarra, président du comité de santé, a magnifié l’engagement de ces dames qui, a-t-il souligné, sont restées bénévoles jusqu’au jour de l’inauguration du poste de santé. Il a plaidé le recrutement de ces trois femmes ou, à défaut, une amélioration de leur statut qui est encore précaire. Oumar Seck, l’adjoint au maire chargé des questions de la santé et de l’action sociale, a pour sa part salué les efforts consentis par la commune qui a procédé au recrutement d’un infirmier-chef de poste et d’une sage femme, mais aussi la construction de leurs logements de fonction.

De l’avis de M. Seck, la case de santé avait reçu de la municipalité une dotation en médicaments de 925.000 FCfa. Au total, le poste aura coûté 30 millions de francs Cfa à la commune qui s’attèle à renforcer davantage les capacités des bénévoles pour que ce poste stratégique réponde à l’attente des populations. Le maire de Sindia, Thierno Diagne, s’est engagé à accompagner le poste et, de manière générale, tout ce qui touche à la santé de ses administrés qui, a-t-il précisé, « ne sauraient être productifs s’ils ne sont pas en bonne santé ».

Amath Sigui NDIAYE

Une production d’environ 150 tonnes d’arachide est attendue dans le domaine agricole communautaire de Notto Jobass. L’information a été donnée au terme d’une tournée du ministre du Commerce, Alioune Sarr, par ailleurs maire de la commune de Notto Jobass.

L’équipe du domaine agricole du Jobass conduite par son chef Abdou Karim Goudiaby et le maire Alioune Sarr, par ailleurs ministre du Commerce, a procédé à une visite technique des champs d’arachide.  « Au vu de l’engagement des populations dans la mise en œuvre du domaine communautaire agricole, nous avons ciblé 96 producteurs répartis dans 16 villages à qui nous avons remis des semences de qualité de la variété cycle végétatif court. Ainsi, 102 hectares ont pu être emblavés pendant l’hivernage », a indiqué Abdou Karim Goudiaby. Il a soutenu qu’une production compris entre 100 à 150 tonnes d’arachide est attendue. « Nous avons profité de cette expérience pour utiliser de l’engrais chimique dans des champs », a-t-il ajouté. Selon lui, au vu des rendements obtenus à l’hectare, les intrants chimiques ou organiques utilisés pour renforcer le sol ont produit la même quantité à l’hectare, soit 1 à 1,5 tonne à l’hectare. « Pour cette opération, nous pouvons dire que  le test a réussi », s’est réjoui M. Goudiaby. Baye Samba Hanne, un producteur demeurant au village de Hanène dont le champ a été visité, a réclamé plus d’intrants et du matériel agricole pour pouvoir emblaver le maximum de superficies. Cheikh Mbodj, président des jeunes de la zone, a, pour sa part, insisté sur l’accès aux financements pour propulser les productions car le Domaine agricole communautaire (Dac) est une approche efficace pour mettre fin à l’exode et l’émigration des jeunes ruraux. « Dans notre Dac, toutes les études techniques sont bouclées, donc nous demandons au président de la République de mettre à notre disposition des équipements agricoles », a réclamé notre interlocuteur. Pour rester sur le champ de l’entreprenariat rural qui est en train de devenir une réalité avec le Dac de la commune de Notto Jobass où le conseil municipal a eu à délibérer 2500 hectares pour le projet, le maire Alioune Sarr donne des assurances aux populations. « Avec une production d’arachide de 100 tonnes, vous pouvez, en vendant sur le marché local, avoir des revenus de 325 millions de francs Cfa et pour la même quantité  échangée à l’exportation gagner 525 millions de francs Cfa. Vous avez un bon chiffre d’affaires qui peut vous permettre de travailler en attendant un partenariat privé ou un soutien de l’Etat », a-t-il relevé.

Le ministre du Commerce a exhorté l’équipe du Dac et les populations à fixer pour l’année prochaine une superficie comprise entre 500 à 1000 hectares à emblaver à temps.

Mbaye BA

Le secrétaire général du Ministère des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement, Aubin Sagna, a effectué une visite de terrain aux ponts de Baïla et de Diouloulou dans le département de Bignona. Il a annoncé la reconstruction de ces deux ouvrages ainsi que de la Route nationale (Rn5) Bignona-Diouloulou et Sélety.

Aubin Sagna a révélé que les entreprises vont s’installer à partir de janvier prochain pour démarrer les travaux de reconstruction des ponts de Baïla et de Diouloulou. « On aura des ponts neufs avec un tablier métallique et un génie civil à la base », a-t-il fait savoir. La reconstruction de ces deux ponts est une volonté du chef de l’Etat qui veut doper le quai de pêche et le potentiel touristique de Kafountine. « Mais pour cela, il faut des conditions de transport efficaces et efficientes. Et c’est cela que nous allons faire pour permettre un trafic plus important sur cette route Bignona-Diouloulou-Sélety et au-delà », a-t-il souligné.

El. M. SADIO

Le ministre du Tourisme a effectué une visite de prise de contact aux acteurs du secteur touristique du Cap-Skirring dans le département d’Oussouye, région de Ziguinchor. Mame Mbaye Niang a annoncé à cette occasion la réouverture des hôtels pour régler la question de sous-emploi des jeunes.

Le ministre du Tourisme, Mame Mbaye Niang, était au Cap-Skirring dans le département d’Oussouye lundi. La visite entre dans le cadre de prise en contact avec des acteurs touristiques locaux. Il a profité de l’occasion pour donner des assurances aux gens qui s’activent dans ce domaine qui traverse des difficultés. Selon le ministre, tout sera mis en œuvre pour la réouverture rapide des hôtels qui sont actuellement fermés au Cap-Skirring, conformément aux orientations du président de la République. « Votre préoccupation majeure en la matière sera traitée en urgence», a-t-il déclaré en direction des acteurs touristiques du Cap-Skirring qui sont plongés dans un grand désarroi à cause de la fermeture de bon nombre d’hôtels dans la zone. Ici et ailleurs dans le reste des départements d’Oussouye et de Ziguinchor, c’est le tourisme qui fait vivre les villageois. Tous les secteurs d’activités (agriculture, pêche, artisanat, culture, etc.) sont dépendants de ce secteur vital de l’économie régionale. Et selon l’adage, « quand le tourisme marche au Cap-Skiring, tout marche ». Cela est aussi vrai pour les populations des zones touristiques de Kafountine, d’Abéné, de Kabadio et autres localités de la Casamance. Mais, le ministre a exhorté les opérateurs économiques de la région de Ziguinchor à développer le tourisme écologique. A son avis, la Casamance a des atouts énormes avec sa diversité de la faune et culturelle, ses 90 kilomètres de plages, ses nombreux cours d’eau et quelque 130.000 hectares de mangrove.

Mame Mbaye Niang a estimé que c’est le meilleur moyen pour relever et diversifier l’offre touristique nationale par rapport aux concurrents du Sénégal dans ce domaine.  Ces concurrents, d’après le ministre du Tourisme, sont en train de prendre des parts du marché sénégalais puisque « nous sommes confrontés au coût élevé du transport qui, malheureusement, à un niveau, ne dépend plus de l’Etat », a estimé le ministre du Tourisme. Il a rappelé que l’Etat a réduit de moitié toutes les taxes aéroportuaires. La promotion du Cap-Skirring et les autres zones touristiques du pays sera assurée par l’agence qui en a la charge.

El Hadj Moussa SADIO

Grâce à son projet dénommé « Autonomisation des femmes dans la région de Dakar », le Wildaf accompagne 70 femmes dans l’aviculture dans les communes de Niacoulrab, de Tivaouane Peulh et de Niague.

Dans les communes de Niacoulrab, de Tivaouane Peulh et de Niague, dans la région de Dakar, 70 femmes s’activent dans les fermes agricoles grâce au projet « Autonomisation économique de la femme rurale dans la région de Dakar ». Un projet financé par Wildaf Sénégal qui est une association d’appui à la promotion des femmes en partenariat avec le Centre arabe pour la formation et la recherche (Cawtar). Au cours d’un atelier tenu à la mairie de Mermoz Sacré-Cœur samedi dernier, le Wildaf a voulu sensibiliser les associations locales, nationales et internationales et les médias sur l’importance de l’éducation des populations sur les droits fondamentaux, l’autonomisation des femmes et l’égalité des sexes.

Dans ces localités d’intervention, la coordinatrice du projet, Mariam Traoré Sarr, rappelle que les femmes étaient dans le besoin.

Dans cette zone, souligne-t-elle, l’aviculture qui était la principale activité était menée par d’autres promoteurs au détriment des femmes. Ainsi, le Wildaf a choisi d’organiser ces femmes pour les appuyer dans l’aviculture.

Au-delà des fermes avicoles, ces femmes ont bénéficié de formations en développement organisationnel, en développement à l’éducation financière, en marketing et en technique de gestion et de commercialisation de la volaille.

Par ailleurs, l’ouverture de l’atelier a été présidée par la directrice du Centre national d’assistance et de formation pour la femme, Mme Touré Fatoumata Bintou Diallo. Mme Touré qui a représenté le ministre de la Femme, de la Famille et du Genre, Mme Salimata Diop Dieng, a rappelé aux femmes venues nombreuses assister à cette rencontre que le gouvernement du Sénégal a placé l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes au cœur de ses préoccupations. « Dans le cadre du Plan Sénégal émergent, le président de la République a pris l’option de réduire les inégalités sociales, surtout celles liées au genre. Dans ce cadre, la stratégie nationale de l’équité et de l’égalité des genres œuvre pour la prise en compte de la dimension genre dans toutes les politiques publiques. Le ministère a mis en place des mécanismes pour accompagner les femmes dans le processus d’autonomisation », informe Mme Touré. Parmi ces mécanismes, dit-elle, il y a les Centres départementaux d’assistance et de formation de la femme (Cdaf) qui encadrent les femmes, les accompagnent par le renforcement de capacités et la mise à disposition d’équipements.

Aliou Ngamby NDIAYE

De nombreux quartiers de la périphérie de la commune de Sédhiou attendaient depuis très longtemps à être électrifiés. La demande se faisait entendre à chaque fois que l’occasion se présentait.

Enfin la lumière va bientôt jaillir dans plusieurs quartiers périphériques qui ont la particularité d’être populeux mais dont une partie seulement est éclairée. Il s’agit des quartiers Julescounda, Moricounda et Goudiabya. « Ce que nous avons toujours considéré comme une utopie est aujourd’hui une réalité », a indiqué le premier  adjoint au maire de Sédhiou, Abdoulaye Coly. Il a fait savoir que l’entreprise en charge de cette extension de l’électricité est déjà sur place comme du reste tout le matériel nécessaire à la réalisation de l’ouvrage. Un montant de 100 millions de francs Cfa est dégagé pour la réalisation du projet qui met les populations dans une certaine sécurité. Pendant l’hivernage, quelques cas de vol ont été signalés dans la ville. Les élèves sont ceux qui ont le plus réclamé l’électrification de ces quartiers. Il n’est plus besoin en effet de parler de l’importance de l’électricité pour les potaches dont la plupart d’ailleurs ont des ordinateurs. Mais des zones d’ombre attendent encore à être éclairées. Les populations qui y vivent souhaitent ne pas attendre longtemps pour pouvoir mieux se sentir dans la capitale régionale qui continue de changer de visage sur le plan de la voirie avec des chantiers visibles partout. Cependant, le manque d’eau potable reste un véritable problème. Dans certains quartiers de la ville de Sédhiou, les populations continuent de consommer de l’eau de puits ou de pluie, en attendant la réalisation de 750 branchements sociaux.

Malamine KAMARA  

Le Fonds des Nations unies pour l’enfance et le Programme alimentaire mondial (Pam) ont inauguré, vendredi, leurs nouveaux bureaux régionaux à Kolda en présence du maire de la ville, Abdoulaye Bibi Baldé, et des représentants des deux agences du Système des Nations unies au Sénégal.

Le Programme alimentaire mondial (Pam) et le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef) renforcent leur présence dans l’axe sud-est du pays. Ils ont inauguré vendredi, à Kolda, le sous bureau du Pam et le bureau de zone de l’Unicef qui couvrent l’ensemble du territoire de la Casamance naturelle ainsi que les régions de Tambacounda et de Kédougou. Les deux agences du Système des Nations unies cherchent, à travers cette relocalisation de leurs bureaux à Kolda, à s’approcher davantage des populations bénéficiaires et de réduire les distances à parcourir et qui occasionnent souvent une perte de temps et de ressources financières, en vue d’une plus grande efficacité dans leurs interventions. Le maire de Kolda, Abdoulaye Bibi Baldé, salue cette initiative du Pam et de l’Unicef pour le choix porté sur la commune de Kolda pour abriter leur bureau respectif. Il a ensuite magnifié l’excellent travail effectué par le Programme alimentaire mondial en faveur des couches défavorisées à travers la lutte contre la précarité, la malnutrition et autres fléaux affectant la qualité de vie des populations. Abdoulaye Bibi Baldé a rendu hommage au Fonds des Nations unies pour l’enfance pour le soutien inlassable qu’il apporte aux populations vulnérables en améliorant notamment la disponibilité et l’utilisation des services de soins essentiels dans les zones à forte mortalité infanto-juvénile et maternelles des régions de Kolda, de Kédougou et de Sédhiou. « Le choix porté sur la région de Kolda pour l’ouverture de ces deux bureaux est une occasion de remercier les responsables de Pam et de l’Unicef.

Etant des partenaires réels, la relocalisation de vos bureaux de zone sera un atout indéniable pour les populations qui profiteront pleinement des différents services que vous vous ne cessez de promulguer », déclare-t-il. Pour la représentante de l’Unicef au Sénégal, Laylee Moshiri, le lancement conjoint des bureaux de l’Unicef et du Pam à Kolda marque une nouvelle dynamique de leurs interventions dans cette partie sud et sud-est du pays. « Cette initiative conjointe s’inscrit aussi dans le cadre de l’effort de l’ensemble du Système des Nations unies, qui vise plus de cohérences entre les différentes agences de l’Onu, des meilleurs résultats dans les Objectifs du développement durables (Odd)», souligne-t-elle. La cérémonie d’inauguration était précédée, dans la matinée, par un atelier d’information sur les programmes du Pam et de l’Unicef.

Mamadou Aliou DIALLO

Les jeunes de la zone du Narrang, dans l’arrondissement de Kataba 1, département de Bignona, ont rassemblé, la semaine dernière, au village de Mahmouda-Diola, des chefs de villages, des femmes et des anciens combattants du Mouvement des forces démocratiques de la Casamance pour parler de paix et de développement. C’était au cours d’un forum organisé par des jeunes de la localité.

Les participants au forum ont saisi l’occasion pour égrener un chapelet de doléances qui touchent à la fois les domaines de l’agriculture, de la pêche, de la santé, de l’éducation, etc. Les revendications ont aussi porté sur les infrastructures, l’eau, l’électricité, une bonne couverture téléphonique et télévisuelle. Ces exigences paraissent légitimes compte tenu de la position géographique de la zone du Narang qui est située à quelques encablures de la frontière entre le Sénégal et la Gambien. Une zone qui se caractérise aussi par son enclavement. Le ministre d’Etat, Robert Sagna, président du Groupe de réflexion pour la paix en Casamance qui a été invité à la réunion, s’est engagé à transmettre ces doléances au président de la République. Il espère que les problèmes posés seront réglés de manière progressive par les autorités. Le forum a permis aux participants d’évoquer les questions de la paix tant souhaitée par des populations de la Casamance.

D’ailleurs, le président du groupe de réflexion pour la paix en Casamance a apprécié l’initiative des jeunes de Narrang qui ont organisé ce forum sur la paix et le développement. Quand on sait que les populations de cette zone de Narrang ont beaucoup souffert de la rébellion qui sévissait en Casamance. Il y a eu un grand nombre de populations déplacées, beaucoup d’affrontements entre les combattants du Mfdc et l’armée sénégalaise mais aussi entre les rebelles eux-mêmes. « Aujourd’hui les choses ont l’air d’avoir évolué dans le bon sens », s’est félicité Robert Sagna, ancien maire de Ziguinchor.

El Hadj Moussa SADIO

A la demande des populations de Narrang, Robert Sagna a promis de discuter avec les populations sur le projet d’exploitation du zircon qui est actuellement source polémique dans beaucoup de villages de la Casamance. Cette exploitation du Zircon menace l’accalmie observée depuis 2012 dans le conflit armé en Casamance. Pour l’ancien maire de la ville de Ziguinchor, le forum de Mahmouda-Diola qui traitait de la paix et du développement n’était pas organisé sur cette question de l’exploitation du Zircon. « J’aurai l’occasion d’échanger avec les populations sur cette question. Je leur dirai ce que j’en sais », a indiqué Robert Sagna. Cependant, il a estimé qu’un gouvernement responsable n’amènera pas un projet pour créer des problèmes à sa population. « Le Sénégal n’est pas aussi le premier pays à exploiter le Zircon », a-t-il fait remarquer, tout en regrettant un manque de communication dans cette affaire.

E. M. SADIO


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