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Régions (1959)

Comme ils s’étaient engagés à le faire, les responsables de Saly Bouliste ont fait le déplacement à la pouponnière « Vivre ensemble » de Mbour où ils ont remis un don.

En effet, en organisant un tournoi les 2, 3 et 4 février derniers, le club présidé par Bassirou Seck avait pris l’engagement de prélever dans la mise des joueurs engagés pour une action en faveur de la structure d’accueil pour enfants privés de mamans. D’une valeur de 400.000 FCfa, le don est constitué de « couches jetables et lavables, de bouteilles d’eau minérale et de bonbons », a renseigné le président du club. M. Seck de renseigner que ce don provient de la mise des participants au tournoi international de la Petite-Côte que sa formation a organisé au début du mois. « Sur chaque joueur qui a pris part au tournoi, nous nous étions engagés à prélever une somme symbolique de 1000 FCfa destinée à la pouponnière. C’est cela que nous sommes venus remettre à la structure », a-t-il dit. Il a jouté que pour 2019, ils promettent de reconduire le même scénario en espérant « revenir pour apporter notre soutien » avec un lot plus consistant. Le directeur exécutif de la pouponnière de souligner que ce geste constitue une bouffée d’air pour la structure qui fait face à plusieurs besoins dont l’entretien de 148 enfants. Et pour les seules couches, « Fabrice Elie renseigne que quelque 300 couches, qu’elles soient lavables ou jetables, sont nécessaires par jour » pour ces enfants. Du coup, ce geste est, à ses yeux, énorme d’autant plus que « les couches sont ici notre point faible ». Il a, par la même occasion, incité les bienfaiteurs à apporter leur soutiens en lait, denrées, eau, entre autres, pour permettre à l’équipe de faire face convenablement aux besoins des jeunes pensionnaires de la pouponnière.

O. POUYE

C’est de visu que des journalistes ont constaté, hier, des travaux de terrassement et une opération de lotissement sur le domaine public maritime à Kayar dans le département de Thiès. Le président de la Commission de l’aménagement du territoire et des domaines du Conseil départemental de Thiès, Abdoulaye Sow, accuse le bureau du conseil de violation du Code l’environnement.

Le président de la Commission de l’aménagement du territoire et des domaines du Conseil départemental de Thiès, Abdoulaye Sow, a fait constater aux journalistes une opération de terrassement et de lotissement sur le domaine public maritime dans la commune Kayar hier. C’est précisément dans les périphéries du village de Ndiokhop Guéthi. Il dit être informé de ces travaux depuis le 24 février. « Sur deux kilomètres, des individus ont posé des bornes de terrains 20/20 dans une zone sensible et protégée par le Code de l’environnement. Ils ont pris du sable dunaire. Ils ont déplacé des dunes serrées à des terrassements menaçant tout l’écosystème », a déploré M. Sow. Il qualifie cet acte de « crime » au vu des lois et règlements et du Code de l’environnement, avant d’accuser nommément le premier secrétaire élu du Conseil départemental de Thiès, Pape Moussé Diop, qui a été nommé par une commission ad oc chargée des affaires maritimes pour le compte du président du Conseil départemental. Lequel a délégué ses pouvoirs et prérogatives au vice-président Yakhoba Diattara qui, selon Abdoulaye Sow, a institué « cette commission clandestine ».

En en croire le président de la Commission de l’aménagement du territoire, faisant fi du Code de l’urbanisme et du celui du Code général des collectivités locales et de l’environnement, M. Diattara et sa commission ont procédé à une agression d’une zone protégée qui, « au-delà d’un délit, est un crime passible de poursuite ». Poursuivant ses récriminations, Abdoulaye Sow rappelle que le Conseil départemental s’est pourtant réuni en session pour voter une résolution en faveur de la protection de l’environnement. Cette résolution, dans ces dispositions, avait prévu la protection du domaine public maritime et du massif de Thiès. « En posant cet acte, les membres du bureau du Conseil départemental ont trahi la confiance de cette institution et ont fait un acte de banditisme suprême qui vise à créer un drame écologique dans département de Thiès », a accusé Sow, pour qui le Conseil départemental n’en est pas à sa première expérience. « Depuis trois an, j’ai dénoncé, avec d’autres collègues, plusieurs forfaitures. Au moment où je vous parle, les conseillers n’ont pas perçu, depuis une année, leurs frais de déplacement. Idrissa Seck leur doit 11 millions de FCfa », a-t-il dénoncé.


Diattara nie, s’explique et annonce une plainte

C’est la réponse du berger à la bergère. Le vice-président du Conseil départemental n’a pas perdu du temps pour apporter la réplique au président de la Commission de l’aménagement du territoire et des domaines du Conseil départemental de Thiès, Abdoulaye Sow. Yankhoba Diattara s’est dit étonné par les propos de celui-ci et « les accusations » qu’il porte à leur endroit.

« C’est par voie de presse que j’ai suivi un déplacement du président de la Commission aménagement du territoire sur le domaine public maritime ce matin (Ndlr : 27 février), mais surtout les accusations qu’il porte contre nous et qui sont extrêmement graves. Et d’ailleurs j’ai décidé de porter plainte pour diffamation contre Abdoulaye Sow », a réagit Yankhoba Diattara suite aux accusations d’Abdoulaye Sow. Il signalé que le Conseil départemental a la compétence de la gestion du domaine public maritime. « De ce point de vue, j’ai été saisi à plusieurs reprises par le préfet et le receveur des domaines pour délibérer sur des projets en cours de réalisation sur le domaine public maritime de Thiès. Mais le Conseil départemental ne s’est pas encore prononcé pour donner un avis sur ces projets. Sur le complexe hôtelier de Cheikh Guèye, quand j’ai été saisi par le receveur des domaines, j’ai transmis le dossier à Abdoulaye Sow, président de la Commission aménagement, pour avis.

Il a mené une mission sur place. Malheureusement après cette mission, Abdoulaye Sow a donné un avis favorable à Cheikh Guèye pour poursuivre les travaux. Les lettres qu’il a transmises à Cheikh Guèye sont là. S’il y a quelqu’un qui a violé le domaine public maritime, c’est bien Abdoulaye Sow », a laissé entendre Yankhoba Diattara. Ajoutant que même si l’avis n’est donné que par le Conseil départemental, soumis au délibéré par approbation, ils sont étonnés d’entendre qu’Abdoulaye Sow a mené une mission pour dire que c’est le Conseil départemental qui mène des travaux. « J’ai été saisi par Cheikh Guèye qui m’a informé que des travaux sont en train de se faire. Il m’a annoncé que c’est le Conseil départemental, alors que je lui ai demandé quel Conseil départemental ? Il m’a donné le numéro de téléphone portable du commandant de la gendarmerie que j’ai appelé et qui m’a confirmé qu’il y avait des travaux sur le domaine public maritime. Alors je me suis dit que c’est moi-même qui vais me déplacer. J’ai constaté qu’il y avait bien un projet de lotissement. Alors, j’ai contacté l’adjoint au maire de Kayar et le président comité ad hoc chargé du suivi du domaine public maritime qui était aussi étonné », a expliqué l’ancien premier adjoint au maire de Thiès. Selon lui, jamais le Conseil départemental de Thiès n’a transmis un projet de lotissement sur le domaine public maritime. « Le seul projet de lotissement dont j’ai été informé venait du receveur des impôts et domaines qui voulait le morcellement du domaine et je lui répondu négativement. Car le domaine du public maritime doit faire l’objet d’un aménagement concerté. Dans le cadre du plan départemental de développement, ce projet doit être intégré pour l’aménagement du littoral », s’est dédouané le Conseil départemental.  

Nd. M. SECK

Alors qu’il est de plus en plus agité, la question de l’indépendance de la justice avec la nécessité pour le pouvoir judiciaire de s’affranchir du pouvoir exécutif avec notamment le chef de l’Etat qui ne préside plus le Conseil supérieur de la magistrature, le garde des Sceaux a estimé que la réflexion se poursuit. Ismaïla Madior Fall qui présidait la cérémonie d’ouverture de l’atelier sur l’évaluation de l’activité professionnelle des magistrats hier, a souligné que la question mérite qu’on y pense pour dégager une position. Selon lui, deux positions s’affrontent dans ce dossier où il est question pour les uns de rompre les amarres entre les deux pouvoirs ou de maintenir les liens actuels. «La réflexion est en cours. C’est une question sur laquelle les opinions divergent», a indiqué le Garde des Sceaux.

Il ajoute qu’il y en a qui considèrent que le président de la République et le ministère de la Justice doivent être présents au Conseil supérieur de la magistrature « pour la bonne et simple raison que le service public de la justice fait partie de l’Etat et qu’il est nécessaire de toujours maintenir un rapport fonctionnel entre les institutions de l’Etat et  les différents pouvoirs». Du coup, ils considèrent que cette situation «garantit la qualité du fonctionnement de la justice». De l’autre côté, il y a des positions qui considèrent que pour qu’il y ait une justice complète, il faudrait rompre le lien ombilical et que la justice soit totalement un pouvoir séparé et que le président de la République et le ministre de la Justice ne soient pas au Conseil supérieur de la magistrature.

Le ministre de la Justice considère dès lors qu’il y a de deux opinions. Ce qui a motivé, renseigne-t-il, la décision du président de la République de demander que soit installé un comité de concertation sur la modernisation de la justice. Une entité qui «va plancher très sereinement, objectivement, intellectuellement, sur la question et formuler des recommandations. Et sur la base de ces recommandations, le chef de l’Etat prendra la décision appropriée sur le sujet». Une réflexion qui donc, si elle est menée à son terme, devrait clore le débat sur la question.  

O. POUYE

 

En 2017, la volonté de modernisation du cadre juridique au ministère de la Justice a entraîné l’adoption de plusieurs lois organiques, notamment celle portant sur le statut des magistrats. Avec cette nouvelle trouvaille, l’évaluation des magistrats est instituée afin d’apprécier globalement leur activité professionnelle.

Plusieurs années durant, les magistrats, à l’instar de tous les fonctionnaires du Sénégal faisaient l’objet d’une notation, c’est-à-dire que leur activité professionnelle et morale était sanctionnée par une note sur 20. En 2017, il y a eu une nouvelle loi organique qui a considéré qu’il fallait dépasser ce système de notation qui ne permettait pas de rendre fidèlement compte de l’activité et des performances du magistrat. Ce, pour remplacer ce système par un nouveau qui est celui de l’évaluation. En ouvrant un séminaire de deux jours sur l’évaluation de l’activité professionnelle des magistrats mardi, le garde des Sceaux, ministre de la Justice Ismaïla Madior Fall a estimé que la nouvelle trouvaille permettra d’être plus efficace. « Le magistrat doit faire, chaque année, l’objet d’une évaluation de son activité professionnelle et morale », a indiqué le ministre de la Justice. Cette trouvaille permettra alors que les concernés soient individuellement bien évalués et qu’il y ait une promotion qui mérite que ceux qui travaillent bien soient bien notés. Il s’agit aussi, à partir de cette évaluation, de rendre plus performant le service public de la justice. « Parce qu’on n’évalue pas pour évaluer, nous évaluons pour que la justice soit mieux distribuée et que les magistrats soient sécurisés et mis dans de bonnes conditions pour mieux rendre la justice », a-t-il ajouté. Selon lui, il est question, à travers cet atelier, de s’accorder un peu sur ce qui devrait être dans le décret portant modalités de mise en œuvre du système d’évaluation prévu par la Loi organique sur le statut des magistrats. Sur les critères d’évaluation, il a renseigné que c’est la loi qui les indique mais il appartient à la présente session de les approfondir. Mais, a-t-il rappelé, il s’agit d’évaluer le professionnalisme du magistrat, son assiduité, sa ponctualité, son esprit d’équipe, sa capacité à manager une juridiction, à satisfaire l’usager du service public de la justice. « Le souci ici, c’est d’éradiquer le maximum possible la subjectivité dans l’évaluation des magistrats. C’est un travail d’objectivation dans les critères d’évaluation ». Dans une démarche inclusive, les principaux concernés sont associés à l’institution d’un système rationnel et objectif d’évaluation des magistrats ainsi que la construction et l’appropriation d’une fiche d’évaluation ainsi arrêtée pour la nouvelle notation. Deux jours durant, les séminaristes devraient, entre autres objectifs spécifiques, « déterminer, à l’issue des discussions, les caractéristiques de la fiche d’évaluation que doit contenir le décret d’application sur l’évaluation de l’activité professionnelle des magistrats, élaborer le projet de décret sur l’évaluation en tenant compte des recommandations et conclusions de l’atelier ou encore  disposer d’un outil objectif d’appréciation de l’activité et de la qualité de professionnelle des magistrats », a souligné M. Fall.

Le Sénégal est accompagné dans cette démarche par les Etats-Unis dont l’ambassadeur a participé aux travaux de cet atelier. Une occasion pour le Dr Tulinabo Mushingi de souligner que « l’évaluation annuelle des magistrats est un concept qui demande de changer quelque peu  de point de vue ». A l’endroit des juges et procureurs, il dira que « vous dédiez vos carrières à un système construit sur les idéaux d’équité, d’application rigoureuse des règles et d’égalité de traitement. Vous appliquez ces principes non seulement dans vos décisions en tant que magistrats, mais aussi au contact de vos collègues, ou encore des inculpés, des témoins ou des victimes ».

Ousseynou POUYE

Les conseillers municipaux de la commune de Mbacké dans la région de Diourbel ont voté le nouveau budget de la mairie. Il est arrêté à la somme 731.533.619 FCfa contre 731.933.616 FCfa en 2017. Malgré une légère baisse, ce budget sera consacré à la réalisation de plusieurs infrastructures de la ville.

Après le vote du budget, le maire de Mbacké, Abdou Mbacké Ndao a indiqué que tous les secteurs de sa commune constituent des priorités. « Cependant la santé sera la priorité des priorités », a indiqué le maire. Dans ce secteur, il est prévu la construction de trois postes de santé, la mise en place d’une unité de diagnostic du cancer du col de l’utérus, entre autres. « La réception de ces infrastructures va relever le plateau technique du district sanitaire de Mbacké », a fait savoir le maire. L’Ong Mouvement solidarité internationale a aussi promis de soutenir la commune. Il va offrir trois ambulances médicalisées et un cabinet dentaire aux populations de Mbacké. Les responsables de l’Ong vont aussi équiper trois maternités dans les postes de santé dont Diamaguene et Mbacké Dimb. Dans le volet éducation, l’édile de la commune a promis la réhabilitation de trois établissements scolaires. « Notre objectif est de réhabiliter au minimum trois écoles de la commune à partir du budget mis à notre disposition chaque année », a expliqué M. Ndao. Abdou Mbacké Ndao a révélé l’érection, dans les prochaines semaines, d’une station d’épuration d’un montant de 13,5 milliards de FCfa. Ce projet participera à l’amélioration de l’assainissement dans les communes Mbacké et de Touba. Mbacké abritera cette station d’épuration avec une canalisation de 5 km et des branchements pour les populations. Pour ce qui concerne les chantiers, le maire annonce la réalisation de la voirie de l’axe Mbacké-Darou Rahmane par le financement du Budget consolidé d’investissement (Bci) de l’Etat. Il a aussi évoqué les chantiers du stade de Mbacké, l’extension de la voirie et la réalisation de l’hôtel de ville, entre autres projets. « Tous ces chantiers seront prêts dans les meilleurs délais », a-t-il assuré. La commune travaille aussi sur la prévention des inondations. « Tout sera mis en œuvre pour éviter d’éventuels dégâts pendant l’hivernage », rassure l’autorité municipale. Revenant sur la baisse légère du budget, il explique que cela est dû au fait que la mairie travaille sur des indicateurs et l’objectif majeur du projet du budget de l’exercice 2018 vise l’amélioration des recettes et le recouvrement des taxes municipales.

Mamadou DIEYE

Le Conseil national de concertation et de coopération des ruraux (Cncr) et l’Ong Gret ont procédé, lundi, à Médina Yoro Foula, dans la région de Kolda, au lancement d’un projet commun « citoyens et organisations locales mobilisées pour un meilleur usage des ressources naturelles ». « L’objectif général de ce projet est de promouvoir une citoyenneté environnementale active par la participation des communautés locales à la gouvernance responsable des forêts au Sénégal », indique un communiqué transmis à l’Agence de presse sénégalaise. Le document note que « depuis une dizaine d’années, le couvert ligneux au Sénégal a connu une baisse constante avec une régression de 405.000 ha de forêts ». Il signale que « malgré les efforts engagés pour inverser la tendance, il est apparu que les solutions techniques seules (plans d’aménagement) ne suffisent pas » et qu’il est « donc nécessaire de promouvoir davantage de conscience environnementale et plus d’engagement des communautés locales dans la gouvernance des ressources forestières ». Le projet, indique la même source, a été développé après une consultation des acteurs locaux. Il vise plus spécifiquement à « renforcer l’engagement citoyen pour la sauvegarde des ressources forestières en Casamance par une lutte contre le trafic de bois, la protection et la restauration des peuplements forestiers par les communautés locales du département de Medina Yoro Foulah ». La cérémonie de lancement du projet a enregistré la présence des autorités administres locales, des élus et une cinquantaine de participants, notamment des acteurs de la société civile locale comme les organisations paysannes, les femmes, les jeunes et les acteurs de développement.

(Aps)

L’Etat compte mettre à profit le volontariat des jeunes au service du développement et du bien-être de la communauté et le camp de Kahène en est une parfaite illustration. C’est, en substance, le message tenu par le ministre de la Jeunesse Pape Gorgui Ndong devant une assistance nombreuse venue des villages alentours et la présence remarquée des élus locaux du département de Koumpentoum. Le ministre a annoncé qu’une compétition mettra aux prises les communes du Sénégal afin de récompenser les collectivités locales qui se seront le mieux engagées dans cette dynamique participative des acteurs dans le processus de prise en charge des préoccupations du monde rural.

La commune gagnante sera récompensée à la fin de l’année par le chef de l’Etat. A l’occasion de la cérémonie, des drapeaux ont été offerts à tous les chefs de village après un intéressant exposé du commandant Mouhamadou Moustapha Sylla, directeur du Service civique national, sur la symbolique du drapeau, des sceaux de la République et des institutions. En 2017, le « Programme Vacances Citoyennes », qui n’avait pu se tenir en raison du remaniement ministériel de septembre dernier instaurant un ministère de la Jeunesse, de la Construction citoyenne et de la Promotion du volontariat, a été remplacé en ce début 2018 par une activité d’envergure qui sera l’occasion de permettre aux « jeunes de contribuer au mieux-être des populations en mettant leurs compétences à profit dans un cadre nouveau de gestion des besoins communautaires. Ainsi, l’accent a été mis sur la reconstruction du village de Kahène par les jeunes.

P. D. SIDIBE

La présidente du Haut conseil du dialogue social a procédé au lancement de la Couverture maladie universelle (Cmu) pour les élèves à Ziguinchor. Innocence Ntap Ndiaye a saisi l’occasion pour y enrôler l’ensemble des 737 élèves de l’école publique élémentaire François Ntab de Tilène. Elle annoncé l’intégration prochain de 4.013 nouveaux élèves des cycles élémentaire, moyen et secondaire de la ville.

En enrôlant les élèves de l’école élémentaire François Ntab du quartier Tilène à la Couverture maladie universelle, la présidente du Haut conseil du dialogue social (Hcds) veut jouer sa partition.

L’ambition d’Innocence Ntap Ndiaye est de contribuer à la formation des ressources humaines de qualité dont notre pays a besoin pour son émergence. Par conséquent, elle a insisté sur la nécessité de consacrer plus d’attention aux élèves, notamment en ce qui concerne leur bien-être. A ce propos, Innocence Ntap Ndiaye a mis l’accent sur la santé des élèves, exhortant tous à œuvrer pour que l’ensemble des élèves des cycles élémentaire, moyen et secondaire de la région soient enrôlés à la Cmu. Son souhait est que tous les élèves de cette partie de la région méridionale du Sénégal puissent bénéficier de la prise en charge de leurs soins de santé et de jouir de toutes les prestations garanties par les mutuelles de santé. La présidente du Hcds n’a pas manqué de faire remarquer que la santé des élèves est un intrant essentiel pour améliorer les performances scolaires. L’inspecteur de l’Education et de la formation Babacar Diack qui a salué le geste de Mme Ndiaye, a indiqué que la qualité qui est recherchée par le Programme d’amélioration de la qualité, de l’équité et de la transparence (Paquet), nécessite des élèves sains. A l’instar des élèves de l’école François Ntab, de leur directeur Alphonse Diédhiou et du secrétaire général de l’Agence nationale de la Cmu, Mamadou Racine Senghor, l’Ief a aussi salué cette belle initiative de l’ancienne ministre de la Fonction publique.

El Hadj Moussa SADIO

L'Etat du Sénégal multiplie les initiatives en vue de trouver des réponses aux préoccupations des jeunes de Pikine. Mais beaucoup d’entre eux demeurent sous-informés sur ces initiatives étatiques à leur profit. C'est justement ce qui a servi de prétexte à l'érection du siège du Conseil départemental de Pikine inauguré le 24 février en présence du maire de la ville Abdoulaye Thimbo.

Le nouveau siège du Conseil départemental de Pikine a été inauguré le week-end dernier. Il a pour vocation de servir de cadre aux jeunes de Pikine, où ils peuvent se retrouver pour élaborer des projets grâce à l’assistance d'individus capables de les orienter vers les structures destinées à financer les projets. La finalité est de maximiser les opportunités économiques des jeunes du département de Pikine et de doper leur employabilité. Le président du Conseil départemental de Pikine, Ameth Guèye, a souligné que l'heure est à la compétitivité si bien qu'il a trouvé important d'encadrer et de renforcer les capacités des jeunes afin de pouvoir faire d’eux des créateurs d'emplois et ne pas les mettre dans une posture  de demandeurs.

Ameth Guèye s'est désolé de l'ampleur du phénomène d'émigration clandestine qu'il a mis sur le compte d'un manque de perspective pour la jeunesse africaine. Par conséquent, tout en invitant les gouvernements à créer un environnement favorable à la création d'emplois au Sénégal, il a demandé à la jeunesse de trouver des alternatives afin d'optimiser sa chance. « L'Etat doit faire en sorte qu'on en arrive à une bonne éducation et un développement des compétences chez les jeunes », a affirmé Ameth Guèye.

A l'en croire, même les jeunes du secteur informel sont pris en compte dans le combat du Conseil départemental de la jeunesse afin d’accroître l'employabilité des jeunes. « Nous irons vers tous les jeunes et les sensibiliser de manière à les accompagner en vue de mettre en œuvre leurs idées de projets », a-t-il ajouté.

Les jeunes de Pikine ont trouvé certes magnifique que le ministre de la Jeunesse du Sénégal soit un des leurs. Cependant, ils ne comptent pas attendre en croisant les bras, mais plutôt réfléchir aux côtés du ministre Pape Gorgui Ndong à la mise en place de projets structurants qui seront profitables à beaucoup de jeunes du département de Pikine. Ameth Guèye a également salué la décision prise par le maire de la ville de Pikine de revoir à la hausse la subvention à allouer au Conseil départemental de la jeunesse de Pikine.

Abdou DIOP

A 600 km de Dakar, 170 de Tambacounda, 7 km de la Gambie et au Sud-Est du département de Koumpentoum, Kahène est une jeune commune meurtrie par des inondations survenues lors du denier hivernage. Elle a reçu, samedi dernier, le ministre de la Jeunesse, de la Construction citoyenne et de la Promotion du volontariat, Pape Gorgui Ndong, pour le lancement d’un camp de reconstruction à l’initiative du gouvernement. Le coût du chantier est estimé à près de 150 millions francs Cfa.

Mme Oumou Awa Sow, l’adjointe au maire de Kahène, comme une centaine d’autres sinistrés dont l’imam Ratib du village, voit des bâtiments en dur prendre forme à la place des masures en banco qui leur servaient d’habitation.

Des trombes d’eau étaient tombées un funeste jour du dernier hivernage. Des pluies diluviennes de 200 millimètres avaient quasiment détruit le chef-lieu de la commune dans la nuit du 26 au 27 août 2017. Le ministre de la Jeunesse, de la Construction citoyenne et de la Promotion du volontariat, Pape Gorgui Ndong, a visité au pas de charge les chantiers ouverts et encadrés par le génie militaire et l’intendance des armées, qui ont déployé quelque 135 volontaires issus de diverses parties du pays. Ils sont mobilisés depuis le 18 février pour la reconstruction de 100 maisons en dur. Dans cette localité située à 60 km de Koumpentoum, le ministre Pape Gorgui Ndong a sacrifié à la tradition de la pose de la première pierre du camp de reconstruction qui avait débuté quelques jours auparavant. Il était à la tête d’une délégation composée de membres de son département, à laquelle s’est jointe celle régionale emmenée par le gouverneur Bouya Amar.

Accélérer la reconstruction
La délégation s’est rendue auprès de plusieurs équipes occupées à la confection de briques, à l’agencement des structures et à la construction, avant de visiter une des deux maisons témoins presque achevées. Dans les nouveaux bâtiments au toit en tôle, on compte deux chambres en plus d’une véranda contrastant avec les cases en banco surmontées de chaume et dont les débris encore visibles témoignent de la désolation qui s’est abattue sur les lieux après le passage des eaux. Le camp de construction citoyenne est prévu pour 17 jours, soit du 18 février au 6 mars.

Il compte six équipes de volontaires, réparties entre les trois quartiers de la commune. Ils s’activent dans la maçonnerie, les fouillis et la charpenterie. Face aux appréhensions liées aux effectifs devant l’ampleur des chantiers, le ministre de la Jeunesse a assuré qu’il étudiera avec son cabinet les voies et moyens d’accélérer la reconstruction tout en respectant les délais. Mamady Thiam, maire de cette commune située non loin de la République sœur de la Gambie, s’est dit soulagé et « fier » du gouvernement pour ce geste dont l’annonce avait été décrite, selon lui, comme une « chimère » par beaucoup de populations de sa commune. « Mon appel a été entendu », a-t-il ajouté. Selon le maire, « après le Pudc et le Puma, l’Etat est en train d’installer toutes les commodités et infrastructures de bases dont a besoin Kahène ». Pour sa part, le président du Conseil départemental de Koumpentoum, Omar Sy, a souhaité que cette action de solidarité soit élargie aux autres localités sinistrées lors des inondations d’août dernier. Vingt des 45 villages et hameaux de la commune avaient été touchés par la catastrophe qui avait détruit près de 200 cases en banco, emporté des animaux et des vivres.

Le président du Conseil communal de la jeunesse, Déthié Diouf, a, quant à lui, soumis au ministre de la Jeunesse d’autres doléances ayant trait à la réalisation d’une ferme agricole, d’une salle informatique, d’un foyer de jeunes et d’un stade municipal. Il n’a pas manqué d’évoquer les questions d’emploi et de financement des projets des jeunes de Kahène. Le ministre la Jeunesse a promis de rendre compte au chef de l’Etat qui n’hésitera pas à satisfaire toutes ces doléances.

Pape Demba SIDIBE


CONSTRUCTION CITOYENNE : LA COMMUNE LA PLUS ACTIVE SERA RÉCOMPENSÉE
Pape Gorgui Ndong Min 2L’Etat compte mettre à profit le volontariat des jeunes au service du développement et du bien-être de la communauté et le camp de Kahène en est une parfaite illustration. C’est, en substance, le message tenu par le ministre de la Jeunesse Pape Gorgui Ndong devant une assistance nombreuse venue des villages alentours et la présence remarquée des élus locaux du département de Koumpentoum. Le ministre a annoncé qu’une compétition mettra aux prises les communes du Sénégal afin de récompenser les collectivités locales qui se seront le mieux engagées dans cette dynamique participative des acteurs dans le processus de prise en charge des préoccupations du monde rural.

La commune gagnante sera récompensée à la fin de l’année par le chef de l’Etat. A l’occasion de la cérémonie, des drapeaux ont été offerts à tous les chefs de village après un intéressant exposé du commandant Mouhamadou Moustapha Sylla, directeur du Service civique national, sur la symbolique du drapeau, des sceaux de la République et des institutions. En 2017, le « Programme Vacances Citoyennes », qui n’avait pu se tenir en raison du remaniement ministériel de septembre dernier instaurant un ministère de la Jeunesse, de la Construction citoyenne et de la Promotion du volontariat, a été remplacé en ce début 2018 par une activité d’envergure qui sera l’occasion de permettre aux « jeunes de contribuer au mieux-être des populations en mettant leurs compétences à profit dans un cadre nouveau de gestion des besoins communautaires. Ainsi, l’accent a été mis sur la reconstruction du village de Kahène par les jeunes.

P. D. SIDIBE


LE PROGRAMME VACANCES CITOYENNES VA PARTICIPER À LA RÉALISATION DES OBJECTIFS DU PSE
Comme lors de l’édition des Vacances citoyennes de 2003, qui avaient permis de réhabiliter 61 maisons en Casamance, la disponibilité de la jeunesse a été orientée vers le soutien aux populations de Kahène. Cette orientation permet d’améliorer leurs conditions de vie. En participant volontairement à la reconstruction de Kahène victime des intempéries hivernales, les jeunes volontaires démontrent leur engagement à servir leur pays partout où le besoin se fera sentir et constituent ainsi des exemples pour leurs pairs. A cet effet, le « Programme Vacances Citoyennes » continuera à participer à la réalisation des objectifs du PSE en son Axe 2 « Capital humain, protection sociale et développement durable », a insisté à nouveau le ministre. Cette « option stratégique » fait des jeunes des vecteurs de cette transformation sociale nécessaire à l’atteinte des objectifs projetés à l’horizon 2035. Pape Gorgui Ndong a annoncé que le camp s’occupera aussi d’éducation et de santé, notamment à travers une journée médicale gratuite lors de la réception des maisons reconstruites. Le coût du chantier est estimé entre 100 à 150 millions de FCfa, représentant l’enveloppe qui était prévue pour l’édition 2017 des Vacances citoyennes qui n’a pas eu lieu, a expliqué le ministre de la Jeunesse. La mosquée de la commune bénéficiera d’une aide, a-t-il assuré. Il a enfin salué l’esprit volontariste qui anime les membres de ce camp et qui traduit, à ses yeux, l’émergence d’une nouvelle dynamique de citoyenneté « chez une jeunesse généreuse prête à servir son pays ».

P. D. SIDIBE

En lançant le « Programme de généralisation de la certification citoyenne dans les communes du Sénégal » à Dakar le jeudi 22 février, l’Association des maires du Sénégal (Ams) et ses partenaires veulent accompagner davantage les communes dans une gestion transparente. Le programme évalué à 660 millions de francs Cfa a été financé par l’Union européenne.

« Le Programme généralisation de la certification citoyenne de l’action publique locale » a été lancé à Dakar. Ce programme dédié aux communes du Sénégal répond aux principes de la bonne gouvernance. Il s’agit de l’efficacité, de l’équité, de l’obligation de rendre compte, de la participation, de la transparence avec 38 indicateurs dont l’état civil, de la mesure de risques, des recettes recouvrées, de l’existence de cadre de gestion entre autres. Dans un premier temps, le programme ne concernera que 50 communes. Cependant, si le mécanisme est bien outillé avec des résultats probants, il sera étendu progressivement aux 557 communes. Pour le secrétaire général de l’Ams, Mbaye Dionne, le défi lancé montre que la gouvernance a pour but de fournir l’orientation stratégique, de s’assurer que les objectifs sont atteints et que les risques sont bien gérés. Il a ajouté que les ressources sont utilisées dans un esprit responsable. « De plus en plus de citoyens ont le sentiment que leurs attentes ne sont pas prises en compte. La jeunesse, surtout, croit de moins en moins à des lendemains meilleurs. Le temps est donc venu d’entreprendre des actions vigoureuses pour endiguer le doute qui s’installe et pour ouvrir pleinement les voies d’un véritable développement », a souligné M. Dionne. Il a précisé qu’il est nécessaire de chercher à redonner l’espoir au peuple parce qu’il n’y a pas de fatalité face à une telle situation. Le maire a affirmé que les acteurs politiques doivent se mettre au service du peuple et non se servir. « Il faudra donc nécessairement restaurer les valeurs éthiques et morales qui fondent une bonne gouvernance », a déclaré M. Ndionne. « Nous devons, pour cela, nous doter de nouveaux instruments de gestion participative, transparente et pertinente », a-t-il soulevé. Mbaye Dionne a fait savoir que la bonne gouvernance vise à rendre l’action publique plus efficace, respectueuse du bien public et de l’intérêt général. Il a, en outre, indiqué que les acteurs publics doivent se mettre au service du peuple. De son côté, l’ambassadeur de l’Union européenne (Ue) à Dakar, Joaquin Gonzalez-Ducay, a souligné que le « Projet de généralisation de la certification citoyenne des communes du Sénégal » a nécessité un soutien de l’Union à hauteur de 660 millions de francs Cfa pour une durée de deux ans. A l’en croire, l’institution d’une bonne gouvernance locale passe par le renforcement des capacités des autorités locales, la maîtrise des outils de gestion, la mise en place des cadres de dialogue et de partage sur les problématiques locales, etc. Ce mécanisme permet aussi de corriger des dysfonctionnements identifiés et de produire des rapports pour faire évoluer la politique de décentralisation. Le diplomate européen indique que cette démarche favorise une meilleure gouvernance et rend accessible l’information relative à la gouvernance locale.

Serigne Mansour Sy CISSE

UNE CONVENTION SIGNÉE ENTRE L’AMS ET DES COMMUNES
L’Association des maires du Sénégal et les communes partenaires ont signé une convention pour la phase pilote du « Programme généralisation de la certification citoyenne de l’action publique locale ». Ces communes sont, entre autres, Dalifort, Guinaw Rail-sud, Grand Dakar, Guédiawaye, Keur Massar, Sam notaire, Dieuppeul et Pikine-ouest. Le directeur de cabinet du ministre de la Gouvernance territoriale, du Développement et de l'Aménagement du territoire Alassane Sow qui s’est félicité de ce programme, a affirmé que l’objectif est d’améliorer les politiques publiques.

Il a par ailleurs expliqué que le processus de la certification est ponctué par des séances d’évaluation de monitoring des actes de gestion, de foras, etc. Le trésorier général du Forum civil, Mbakhane Fall a invité les maires à améliorer leur gestion. Le directeur de la Promotion de la bonne gouvernance Cheikh Fall Mbaye a soutenu que ce projet s’inscrit dans la politique du ministère de tutelle. « Parler de gouvernance, c’est accepter, de la part des gouvernants, l’intervention d’autres acteurs et particulièrement ceux de la société civile, à la définition, à la mise en œuvre et à l’évaluation des politiques publiques. C’est la raison pour laquelle, le ministre a pris par arrêté ministériel, le cadre multi-acteurs de suivi budgétaire », a-t-il dit.

Serigne M. Sy CISSE

L’Association des maires du Sénégal et les communes partenaires ont signé une convention pour la phase pilote du « Programme généralisation de la certification citoyenne de l’action publique locale ». Ces communes sont, entre autres, Dalifort, Guinaw Rail-sud, Grand Dakar, Guédiawaye, Keur Massar, Sam notaire, Dieuppeul et Pikine-ouest. Le directeur de cabinet du ministre de la Gouvernance territoriale, du Développement et de l'Aménagement du territoire Alassane Sow qui s’est félicité de ce programme, a affirmé que l’objectif est d’améliorer les politiques publiques. Il a par ailleurs expliqué que le processus de la certification est ponctué par des séances d’évaluation de monitoring des actes de gestion, de foras, etc. Le trésorier général du Forum civil, Mbakhane Fall a invité les maires à améliorer leur gestion. Le directeur de la Promotion de la bonne gouvernance Cheikh Fall Mbaye a soutenu que ce projet s’inscrit dans la politique du ministère de tutelle.

« Parler de gouvernance, c’est accepter, de la part des gouvernants, l’intervention d’autres acteurs et particulièrement ceux de la société civile, à la définition, à la mise en œuvre et à l’évaluation des politiques publiques. C’est la raison pour laquelle, le ministre a pris par arrêté ministériel, le cadre multi-acteurs de suivi budgétaire », a-t-il dit.

Serigne M. Sy CISSE

Les membres de l’Association des randonneurs de la Petite-Côte ont initié une randonnée pédestre pour sensibiliser les populations sur l’importance d’inscrire les enfants à l’état civil. Plusieurs personnes dont le maire de Mbour, Fallou Sylla, ont participé à cette marche.

L’organisation de cette activité s’explique par le fait que beaucoup d’enfants ont des difficultés dans leur scolarité car n’étant pas déclarés dans un centre d’état civil, a noté le maire de Mbour.

Selon Fallou Sylla, « il est temps de trouver une solution et de susciter des changements de comportements ». D’après le président de l’Association des randonneurs de la Petite-Côte, Amadou Diakhaté, des enfants sont sacrifiés faute de pièces d’état civil. Ils ont, par conséquent, des difficultés pour faire de longues études parce que bloqués dans leur cursus scolaire et ne peuvent pas se présenter aux différents examens et concours. M. Diakhaté a, par ailleurs, préconisé que lors des baptêmes, les délégués de quartier, en collaboration avec les imams et les pères de famille, ouvrent des registres d’inscription à l’état civil pour permettre aux parents de pouvoir inscrire l’enfant. « En dehors des dispositions pratiques, notamment l’organisation d’audiences foraines avec la collaboration des autorités judiciaires, les responsables des mosquées et les délégués de quartier sont appelés à faciliter les enregistrements de naissance, des mariages et décès », a déclaré Fallou Sylla. Il a révélé l’ouverture d’un centre d’état civil secondaire à Mbour pour prendre en charge les enregistrements dans les quartiers périphériques de la commune. M. Sylla a noté des « avancées significatives dans l’informatisation de l’état civil de Mbour ».

Amath Sigui NDIAYE

L’adjoint au gouverneur chargé des affaires administratives de Saint-Louis, Amadou Diop, et plusieurs responsables régionaux ont débattu de la question de la surpopulation carcérale. Le débat organisé par l’Observatoire national des lieux de privation de liberté au Sénégal a eu lieu dans les locaux de la préfecture.

La rencontre organisée sous forme de comité régional de développement (Crd) a été l’occasion pour les débatteurs de plaider pour le désengorgement des prisons. La magistrate et directrice générale de l’Onlpl, Mme Ndiaye Josette Marceline Lopez, profité de son séjour à Saint-Louis pour faire des recommandations sur le sujet.

Ces recommandations tournent essentiellement autour de l’urgence et de la nécessité de mobiliser toutes les énergies en vue de faire de la peine d’emprisonnement une sanction utile. « Ceci, dans la perspective de sa réinsertion, notamment en garantissant des conditions de détention dignes et en promouvant des aménagements de peine de manière à organiser un retour à la liberté préparé, progressif, suivi et contrôlé, pour un nouvel équilibre », a expliqué Mme Ndiaye. Les responsables de l’Onlpl et les membres du Crd ont rappelé les dispositions existantes sur le mandat de dépôt et les peines alternatives. Ils ont également évoqué l’application dans les juridictions. Ils ont aussi réfléchi d’une manière générale sur les difficultés rencontrées pour mettre en œuvre les peines alternatives à l’incarcération. Mme Ndiaye Marceline Lopez et les membres de son staff ont mis à profit leur séjour dans la région de Saint-Louis pour visiter les lieux de privation de liberté.

A cet effet, Saint-Louis a abrité une rencontre de deux jours qui a permis de revisiter la mission de l’Onlpl sur des questions de prévention de la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains et dégradants dont sont victimes des prisonniers.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

L’Association des encadreurs des collectivités éducatives du Sénégal (Aeces) a un nouveau président. Il s’agit de Badara Badiane qui a déjà tracé sa feuille de route.

La nouvelle équipe dirigeante veut faire de la structure une association d’utilité publique. Le nouveau président Badara Badiane l’a fait savoir lors de sa prise de parole tout juste après son élection.

Il a décliné sa feuille de route qui s’articulera autour de la formation des encadreurs et de la formation initiale et continue des membres. Il a annoncé l’élaboration d’un certain nombre de projets.

Le chef du service départemental de la jeunesse de Foundiougne, Sény Ndiaye, a salué le rôle que l’Aeces dans l’encadrement, l’éducation et la formation des enfants. Il a promis que le Ministère de la Jeunesse va soutenir davantage cette association.

L’Aeces va continuer ses activités en accompagnant les pouvoirs publics dans le développement du capital humain. « Nous existons depuis 1976 avec aujourd’hui plus de 1.000 membres à travers le pays », a indiqué le directeur des collectivités éducatives du Sénégal, Ndiassé Gning. Il a ajouté que les membres de l’Aeces ont décidé de se mettre à la disposition de l’Etat pour l’accompagner.

« Nous rencontrons des difficultés à amener les décideurs, notamment les collectivités locales, à concevoir des programmes d’encadrement et de formation pour les enfants. Nous les invitons à s’impliquer davantage dans l’encadrement, l’éducation et la sécurisation des enfants comme le fait l’Etat. Lequel a mis en place un ministère spécialisé pour gérer les questions de la jeunesse », a souligné Ndiassé Gning.

A. S. NDIAYE

Le recteur de l’Ugb, Pr Baydallaye Kâne, a lancé le projet «Saint-Louis Numérique 2025» dans les locaux du Conseil départemental de la vieille ville. Ce projet évalué à plus de 17 milliards de FCfa va doper l’économie de la région de Saint-Louis.

Saint-Louis dispose désormais d’un projet numérique. Il a été lancé par le recteur de l’Université Gaston Berger (Ugb), le Pr Baydallaye Kâne, en présence du président du Conseil départemental, Me Moustapha Mbaye, des représentants des ministères de l’Enseignement supérieur, des Télécommunications, du directeur de l’Agence régionale de développement (Ard) Ousmane Sow, de l’adjoint au maire de Saint-Louis, Balla Guèye et de plusieurs élus locaux. Le coordonnateur de ce projet, Pr Ousmane Thiaré de l’Ugb, a rappelé que Saint-Louis Numérique 2025 est un projet de développement territorial. Il est  axé sur l’économie numérique avec des résultats qui vont impacter le développement économique et social des collectivités locales du Nord du Sénégal. L’objectif principal du projet est de doper la croissance économique et d’améliorer le bien-être des populations. Le numérique, a-t-il précisé, est un véritable outil de transformation économique et sociale. « C’est un accélérateur de croissance économique à travers la diffusion et la transformation », a expliqué M. Thiaré. L’Université Gaston Berger de Saint-Louis, à travers le Centre d’excellence africain en mathématiques informatiques et technologies de l’information et de la communication (Cea-Mitic), a initié la réflexion en mai 2016 lors d’un atelier d’élaboration du plan stratégique « Saint-Louis Numérique 2025 (Sln/2025) ». La rencontre avait réuni les représentants des collectivités locales concernées par le projet que sont les départements de Dagana, de Podor et de Saint-Louis ainsi que les 38 communes de ces trois départements.

Potentiel scientifique et technique
Au sortir de cet atelier, un certain nombre de projets avaient été proposés pour constituer le socle du plan stratégique Sln/2025. De l'avis du Pr Ousmane Thiaré, il convient à présent de démarrer cet ambitieux programme. Pr Baydallaye Kâne a, à son tour, laissé entendre que l’initiative du Cea/Mitic de l’Ugb de faire bénéficier la région nord de son immense potentiel scientifique et technique est naturelle. « C’est aussi un devoir », a-t-il souligné. Le recteur a lancé un appel à tous les partenaires, à la tête desquels les collectivités locales, pour une mobilisation autour de ce projet qui va transformer qualitativement les conditions de travail et de vie des populations de la région de Saint-Louis. Il a rappelé que le projet vise le développement de la région de Saint-Louis à travers l’économie numérique à l’horizon 2025. « L’enjeu est de s’appuyer sur les Tic pour éclore et optimiser le potentiel des terroirs concernés, dans les secteurs tels que le tourisme, l’agriculture, l’élevage et la pêche », a-t-il signifié. Rappelant les possibilités que ce projet peut offrir, le recteur de l’Ugb a cité la création d’incubateurs, de pépinières d’entreprises et d’espaces de coworking pour l’emploi des jeunes en milieux urbains et ruraux. Il a aussi fait allusion à la possibilité de promouvoir un large accès au réseau Internet avec un très haut débit, l’aménagement d’espaces numériques et de faire de l’île de Saint-Louis un free wifi zone, de moderniser des collectivités locales par la dématérialisation des procédures administratives.

La réhabilitation, la restauration, la gestion du patrimoine, la gestion de l’information sur la pêche, la disponibilité de ressources pédagogiques, la mise en place d’une plateforme de tutorat en ligne, d’une plateforme de gestion de l’information médicale en local figurent en bonne place dans les perspectives de ce projet.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

La conférence d’harmonisation des programmes et projets du département de Sédhiou s’est tenu à la chambre de commerce de Sédhiou sous la présidence du préfet du département, Ibrahima Fall. Tous les secteurs ont été passés en revue : éducation, santé, hydraulique, infrastructures routières, etc.

Pour le secteur des infrastructures routières, les populations de Karantaba ont déjà commencé à exprimer leurs inquiétudes concernant le pont-barrage de Diopcounda qui est coupé pendant chaque hivernage par les pluies diluviennes et qui crée une pénurie de denrées de première nécessité. Cependant, au cours d’une récente visite du directeur des routes pour les régions de Kolda, de Ziguinchor et de Sédhiou, ce dernier a assuré aux populations qu’il a reçu des instructions fermes pour réhabiliter des pistes des trois régions. Il attend tout simplement la fin du chantier de Kounkané dans le Kolda pour démarrer les travaux. Si des progrès significatifs ont été constatés dans la réalisation de la plupart des projets et programmes, par contre les retards accusés par certains projets et programmes ont été fustigés. Pour le sport par exemple, le stade municipal dont la construction était prévue pour 7 mois est à sa quatrième année sans grand succès. La conférence d’harmonisation n’a pas tardé à situer les responsabilités. Les entrepreneurs qui ont en charge l’exécution de ces projets et programmes ont été indexés. Il arrive que des entrepreneurs disparaissent à peine le chantier démarré. L’analyse faite de la nature de chaque intervention a permis de savoir s’il y a doublon ou pas.

Le préfet Ibrahima Fall rassure tout le monde : « Les entrepreneurs retardataires dans l’exécution des chantiers seront sommés de rattraper le temps perdu ». Le vice- président du Conseil départemental demande aux populations qui commencent à s’interroger sur ces chantiers de faire preuve de patience et de ne pas oublier ce que Macky Sall est en train de faire dans la région. Les chantiers poussent partout comme des champignons. Cependant, il a reconnu que tout n’est pas rose mais il n’y a pas à s’alarmer car bientôt la région va entrer dans l’ère de l’inauguration des chantiers. Le sentiment le mieux partagé au cours de cette conférence d’harmonisation était la condamnation des retards. Les participants à cette rencontre demandent que l’on accélère la cadence.

Malamine KAMARA

Les travaux de réhabilitation de la route Badion-Mampatim ont démarré au grand bonheur des populations. La réhabilitation de cet axe routier mettra fin au calvaire des habitants de Badion.  

Les travaux de réhabilitation de l’axe Badion-Mampatim dans la région de Kolda ont démarré. Les populations de Badion et de Mampatim, deux communes situées respectivement dans les départements de Médina Yoro Foulah et de Kolda, poussent un ouf de soulagement. Les difficultés d’accès aux villages situés sur le long de ce tronçon de 22 km environ ne seront bientôt qu’un lointain souvenir.

Les travaux de réhabilitation de cet axe vital pour l’évacuation des produits agricoles et forestiers du département de Médina Yoro Foulah vers le marché international de Diaobé ont démarré pour un coût de près de 300 millions de FCfa du Fonds d’entretien routier du réseau classé (Fera). « Le volet entretien routier est un élément qui dépasse les possibilités réelles des mairies. Donc, il faut nécessairement que l’Etat les assiste en dégageant des enveloppes leur permettant de faire face à ces genres de charges », a souligné le directeur des travaux du Fera,  Papa Diop. Selon lui, le Fonds d’entretien routier du réseau classé est aujourd’hui capable d’assister les collectivités locales dans l’entretien de certains tronçons. Il a assuré que la main-d’œuvre locale sera privilégiée dans le recrutement des travailleurs non qualifiés. « Des pourparlers ont déjà été entamés dans ce sens entre la mairie de Mampatim et le Fera », a-t-il fait savoir. La réhabilitation de ce tronçon constitue une vieille doléance des populations qui ont toujours réclamé sa réfection pour les sortir de leur enclavement surtout pendant l’hivernage.

La reconstruction de cet axe permet également aux deux communes d’impulser le développement local, de revitaliser les activités économiques et commerciales tout en facilitant la circulation des personnes et des biens. Ce tronçon constitue par ailleurs un raccourci pour les ressortissants des pays de la sous-région comme la Guinée-Bissau et la Guinée voulant se rendre en Gambie et vice-versa. Il permet aussi aux commerçants gambiens de se rendre au marché hebdomadaire de Diaobé sans avoir besoin d’effectuer un long détour en passant par Kolda et Dabo. Le département de Médina Yoro Foulah qui est considéré comme le plus mal loti en matière d’infrastructures routières, a bénéficié de nombreuses pistes de production au cours de ces six dernières années. C’est le cas notamment de l’axe carrefour Ndorna-Ndorna village, de la piste Ndorna-Bourouco, du tronçon Fafacourou-Badion et bien sûr de la route Kolda-Pata-Médina Yoro Foulah-Fafacourou-Dabo longue de 180 km qui est en voie de réhabilitation.

Mamadou Aliou DIALLO

Plus de 2 milliards de francs Cfa ont été débloqués par la mairie de Yoff pour la construction d’infrastructures sportives, sanitaires, entre autres. Plusieurs de ces infrastructures seront réceptionnées d’ici à la fin de l’année.

Yoff est en chantier. Des infrastructures sortent de terre. Il y avait le quai de pêche pour un montant de plus de 300 millions de francs Cfa. Il est déjà fonctionnel », a fait savoir Abdou Nar Mbengue, premier adjoint au maire. C’était en marge d’une cérémonie de remise de subventions dédiées aux Associations sportives et culturelles (Asc) de la commune. M Mbengue a indiqué, à cette occasion, que le stade municipal de Yoff est en cours de construction. « Après Demba Diop, il sera le stade le plus grand du département de Dakar. Sa capacité dépasse les 5000 places pour un coût de 600 millions de FCfa.

L’entrepreneur compte terminer les travaux en fin d’année. Donc, le stade devra être opérationnel en 2019 », a informé le conseiller municipal. Selon lui, l’Agence de développement municipal (Adm) a apporté son soutien dans la réfection de la place Mamadou Diop qui est au cœur de la commune de Yoff. Ces ouvrages vont nécessiter plus de 300 millions de francs Cfa. « Il y aura des salles de réunion et un espace connecté au wifi », a souligné M. Mbengue. Le représentant du maire a évoqué la réfection de « Pencum » Yoff, le jardin public de Nord-Foire dont les travaux sont réalisés à hauteur de 90 %. A la cité Biagui, Abdou Nar Mbengue a révélé qu’il y aura un terrain de basket pour les jeunes, de même qu’à Nord Foire. Sur le plan sanitaire, des efforts ont été aussi faits. Le poste de santé de Nord Foire sera construit. « L’entrepreneur va incessamment démarrer les travaux. Les centres de santé Philippe Maguilène Senghor et de Tonghor vont être réhabilités », a-t-il souligné. Pour le dédoublement du canal qui part de la mairie à la plage, un financement a été consenti. « Ce qui va éviter les inondations », a soutenu le premier adjoint au maire de Yoff.

Serigne Mansour Sy CISSE  

Urbasen a profité de sa rencontre avec des responsables de la fondation Abbé Pierre tenue à la salle des fêtes de Hamo 4 pour renouveler sa volonté d'accompagner toutes les femmes membres de la Fédération sénégalaise des habitants (Fsh) à bénéficier de bonnes conditions d'habitation. 

Urbasen est une association sénégalaise qui réunit des professionnels autour de problématiques urbaines des quartiers précaires. Elle est née de la réalisation d’un programme de planification urbaine participative lancé en 2009 dans la banlieue de Dakar appelé urbaDtk en référence à la commune de Djiddah Thiaroye Kao. En effet, la rencontre a été l'occasion pour Pape Keïta, coordonnateur d'Urbasen, de dévoiler quelques réalisations de cette structure. A l'en croire, Urbasen a pu produire dans une commune un plan d'urbanisme de détail, un plan d'investissements prioritaires, un bureau municipal d'urbanisme dans la banlieue où se pose un problème de collecte des données. Une chose que l'association envisage de répliquer ailleurs. « Nous avons pu aussi cadastrer six mille (6000) parcelles dans la zone irrégulière de la banlieue. Ce qui n'existait pas avant pour la simple raison que le cadastre n'existait pas dans ces zones », a soutenu Pape Keïta.

« Urbasen a pu aider 213 familles à retourner à leurs domiciles et continuer à y vivre ou à améliorer leur habitat (construction de toilettes, réalisation de fosses sceptiques etc.) », a-t-il ajouté.

Pape Keïta de préciser que la pertinence du projet réside dans la mise à disposition d'un fond rotatif qui permet aux femmes membres de la Fédération sénégalaise des habitants (Fsh) de disposer d'un montant sans intérêt ni garantie encore moins un apport. « Cette forme d'aide mutuelle permet de financer une femme et, une fois qu'elle a fini de rembourser, une autre femme sera financée à son tour jusqu'à ce que toutes les femmes règlent leurs besoins par le biais du fonds », a soutenu Pape Keïta.

Le coordonnateur de Urbasen veut relever le défi de voir toutes les femmes membres de la fédération disposer d'un toit qui leur permettrait de se mettre à l'abri des tracasseries liées à la location.

Urbasen est le fruit d'une expérience locale combinée à une réflexion des habitants de la banlieue concernant la redéfinition de ce que pourrait et devrait être la ville. « Jusqu’alors, la construction de la ville avait toujours été l’affaire de l’Etat et de la municipalité ou du secteur privé. Or, un maillon essentiel dans cette chaîne de production manquait : la population. D'où la mise en place de la Fsh destinée à faire entendre la voix des habitants vulnérables des quartiers informels de la banlieue », a souligné Pape Keïta. Avec Urbasen, ce sont deux entités qui accompagnent les habitants dans la définition et la mise en œuvre de projets de développement urbain, les plaçant ainsi au centre des décisions d’aménagement. Urbasen intervient en milieu urbain dans trois villes du Sénégal : Dakar, Thiès et Louga, avec des objectifs de développement dans d’autres villes du pays.

Abdou DIOP

Mme Faye Ndeye Sine Touré s’est réjouie du choix porté sur elle pour diriger le Réseau des femmes pour l’entreprenariat et le développement local (Refed) créé par 681 groupements de promotion féminine des départements de Dagana, Saint-Louis et Podor.

A l’issue d’une assemblée générale constitutive de ce réseau, qui s’est tenue dans les locaux de l’Isra de Saint-Louis, la coordonnatrice Mme Ndèye Sine Touré a précisé que cette structure polarise plus de 17000 membres qui développent des activités génératrices de revenus dans les domaines de l’agriculture, de l’élevage, de l’artisanat, de la pêche et du petit commerce. Elle a vivement félicité Penda Bâ, Dieynaba Kâne et Madeleine Thiam, élues démocratiquement et respectivement coordonnatrices départementales du Refed à Podor, Dagana et Saint-Louis.

La coordonnatrice régionale a rappelé que le Refed plaide ainsi pour le renforcement des capacités organisationnelles des femmes et le développement d’un esprit d’entreprenariat, afin de mettre en place des micro-entreprises familiales dans une dynamique de développement local. Elle a laissé entendre que la mission du Refed consiste à promouvoir, développer et à soutenir l’entreprenariat féminin comme levier de développement économique durable de la région de Saint-Louis. Elle a tenu à préciser que le Refed promeut une vision optimale et efficiente de l’entreprenariat auprès des femmes. Ce réseau vise à les outiller en mettant l’accent sur des activités et services favorisant le partage des expériences, la transmission de connaissances et le développement de compétences.

Selon Mme Ndeye Sine Touré, le Refed se veut aussi un lieu privilégié de réflexion collective, de valorisation de la réussite, de réseautage et de développement de partenariats d’affaires, constituant ainsi le point de référence en matière d’entreprenariat féminin dans la région nord. Il les aide à élaborer et à mettre en œuvre des projets, à consolider des entreprises, à élargir leurs activités professionnelles vers d’autres secteurs de l’économie.

A en croire Mme Faye Ndèye Sine Touré, les ressources financières de ce réseau seront constituées de cotisations des membres, des bénéfices générés par des activités initiées et éventuellement de dons et libéralités. Elle a  souligné que cette dynamique d’intégration de l’esprit entreprenariat féminin dans les politiques est bien comprise dans notre pays. En effet, a-t-elle fait remarquer, dans l’axe 2 du Pse (capital humain, protection sociale et développement durable), les droits et les contributions des femmes sont dans une approche intégrée. L’objectif stratégique consiste à autonomiser et à promouvoir la femme et la jeune fille à travers le renforcement des capacités des institutions et des collectivités locales, à intégrer le genre dans les politiques publiques, à améliorer le dispositif juridique de protection des femmes et de la petite fille, ainsi que le renforcement du leadership des femmes et de leurs capacités entrepreneuriales pour une croissance inclusive.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Un atelier autour de la « promotion des droits des personnes vivant avec un handicap à travers l’éducation juridique » s’est tenu à Saint-Louis. Organisé par l’Ufr des Sciences juridiques et politiques (Sjp) de l’Ugb, cette rencontre doit permettre d’outiller divers acteurs sur les questions de droit liées aux personnes à mobilité réduite. Profitant de cette tribune, le Pr Mbissane Ngom, directeur de l’Ufr Sjp, a souligné que dans le département de Dagana, des centaines d’enfants handicapés n’ont été enregistrés.

Cet atelier s’est tenu avec la participation d’Open society initiative for West Africa (Osiwa). Il avait pour but de partager le dispositif juridique relatif aux droits des personnes vivant avec un handicap et de renforcer les capacités des responsables, des associations de personnes à mobilité réduite dans le domaine du droit. Il a réuni des responsables venus des régions de Saint-Louis, de Louga, de Matam. Pour le Pr Mbissane Ngom, il est important que les personnes vivant avec un handicap soient sensibilisées sur leur droit. Ainsi, à son avis, « détenir un acte de naissance est un droit sacré, ce qui n’est pas le cas pour des centaines d’enfants handicapés qui n’ont pas d’actes de naissance dans le département de Dagana ». C’est pourquoi, souligne-t-il, il est important de tenir ces genres de rencontre pour parler aux acteurs et aussi lancer un appel aux parents.

Le Pr Mbissane Ngom a rappelé le projet « promotion des droits des personnes vivant avec un handicap à l’éducation juridique », dans lequel s’insère cet atelier. Pour lui, il est important, comme le stipule la Loi d’orientation sociale du Sénégal du 26 mai 2010, « de garantir l’égalité des chances des personnes handicapés, ainsi que la promotion et la protection de leurs droits contre toutes les formes de discrimination ».

Atoumane Kane Sy, chargé de communication de la Fédération régionale des personnes handicapées, est, quant à lui, revenu sur l’importance de cette rencontre inclusive et très réconfortante. Néanmoins, il a souligné que souvent certains handicapés, du fait de la marginalisation, perdent « leur dignité, qui est le socle de notre existence. Et souvent c’est ce qui les pousse à la mendicité ».

A. M. NDAW

Humaniste Strasbourg a offert un important don de matériel médical au centre hospitalier régional de Tambacounda, en particulier pour les handicapés. Le village SOS et le Centre d’enseignement technique de formation (Cretef) ont, eux aussi, reçu leur lot d’une valeur de 30 000 euros, soit plus de 19,5 millions de FCfa.

Ce partenariat a commencé en 1998 grâce à Anne-Marie Levrettons, institutrice coopérant à Dakar. Grâce à elle, le contact a été noué avec la mairie de Bondy qui est une commune française située dans la banlieue nord-est de Paris, à 8 km de la Porte de Pantin, dans le département de la Seine-Saint-Denis en région Île-de-France. Les premières actions ont porté sur le don d’un important matériel informatique à la mairie de Tambacounda, aux collèges et au lycée Mame Cheikh Mbaye, souligne Tidiane Sidibé, ministre délégué auprès du ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural, chargé de l’Accompagnement et de la Mutualisation des organisations paysannes. « Il y a eu ensuite deux bus deux ans plus tard, puis la bibliothèque de l’école Bounama Kanté a été équipée. Ensuite le frère aîné de Marie, Jean Paul a pris le relais avec les handicapés de Normandie, les utilitaires et les humanistes. Ensuite, soutient M. Sidibé, la priorité a été donnée aux victimes de la crise en Casamance. Puis la Mauritanie a eu les faveurs des actions de l’organisation française. A présent, l’organisation est revenue à Tambacounda et en Guinée.

Pour Steinecker Michel, responsable du convoi Sénégal-Guinée 2018 et coprésident de l’organisation Humaniste, « l’accent a été mis sur le matériel paramédical, des lits et matelas pour faciliter l’accès aux soins aux handicapés. Le centre hospitalier régional de Tambacounda a reçu plusieurs dizaines de lits médicalisés, des déambulateurs, des fauteuils roulants, des chaises percées, des fauteuils conforts ou encore des appareils de rééducation, entre autres matériels. Pour Ndongo Diagne Sow, responsable du centre d’appareillage du centre hospitalier régional et intermédiaire entre l’hôpital et l’association, « tous les services de l’hôpital avait exprimé leurs besoins en plus du village Sos et du centre de formation technique (Cretef) ».

Pape Demba SIDIBE

Une forte délégation de la Direction de la modernisation de l’équipement rural conduite par Samba Kanté a séjourné dans la commune de Ross-Béthio. Le but était d’expliquer, dans le cadre d’un atelier, aux conseillers municipaux, aux responsables des organisations paysannes du delta du fleuve Sénégal et aux populations des communes de Ronkh, de Gnith, de Ross-Béthio et de Diama, les enjeux et les perspectives du projet de développement d’une résilience à l’insécurité alimentaire récurrente au Sénégal (Driars), placé sous la tutelle du ministère de l’Agriculture et de l’Equipement rural.

Le maire de Ross-Béthio, Amadou Bécaye Diop, s’est réjoui de l’organisation de cet atelier, qui est en phase avec les ambitions de son équipe municipale résolument engagée à mobiliser toutes les énergies en vue de mettre en place et d’aménager un espace agrobusiness à Ross-Béthio.

Selon le maire Bécaye Diop, par ailleurs directeur national des équipements scolaires, cette décision a été prise par son équipe municipale à l’issue du lancement des journées de promotion du riz de la vallée organisées à Ross-Béthio. Lorsque le ministre de l’Agriculture, Dr Pape Laye Seck, a-t-il rappelé, « a eu vent de notre ambition d’aménager cet espace agrobusiness dans notre commune, il nous a invités à collaborer étroitement avec ses services, à réfléchir sur les voies et moyens à mettre en œuvre pour réaliser l’ancrage de ce projet Driars dans notre espace agrobusiness ».

Le maire Bécaye Diop a laissé entendre que ce projet Driars permettra aux producteurs de Ross-Béthio et du delta du fleuve Sénégal d’apporter les solutions les plus adéquates aux problèmes de conservation et de stockage des produits agricoles pendant la saison des pluies, de disposer de machines agricoles très modernes et performantes qui permettront d’accélérer les opérations de récoltes (de telle sorte que les premières pluies n’arrosent pas les produits agricoles en pleine récolte), de bénéficier de la mise en place d’infrastructures post-récoltes (unités de transformation de produits agricoles très modernes qui remplaceront les unités de décorticage artisanales), de sessions de formation sur la mécanisation agricole, etc. Dans le même sens, le coordonnateur du projet Driars, Cheikh Oumar Ndiaye, a annoncé que la commune de Ross-Béthio bénéficiera, dans le cadre de la mise en œuvre de ce projet, d’un linéaire de 14 km de pistes rurales, de l’aménagement d’un parc à vaccination pour le bétail, d’un magasin de stockage de céréales d’une capacité de 1000 tonnes, d’un magasin de stockage d’aliment de bétail d’une capacité de 100 tonnes, etc.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

UN PROJET DE LUTTE CONTRE LA PAUVRETÉ
Le directeur national de la modernisation de l’équipement rural, Samba Kanté, ancien Dg de la Saed, a rappelé que le Driars est une initiative du Gouvernement du Sénégal, à travers le ministère de l’Agriculture et de l’Equipement rural, financée par la Banque Islamique de Développement (Bid). Son objectif est de contribuer à la réduction de l’insécurité alimentaire et au développement de la résilience des populations vulnérables au Sénégal.

Il a précisé que la zone d’intervention du Driars couvre les régions de Fatick, de Matam, de Tambacounda, de Saint-Louis et de Ziguinchor. Mis en œuvre pour une durée de cinq ans (2015/2019), ce projet s’exécutera à travers quatre composantes qui s’articulent essentiellement autour du renforcement de la résilience au changement climatique, du renforcement de la sécurité alimentaire, de la réhabilitation et de la préservation des moyens de subsistance en milieu rural, de l’amélioration de la disponibilité et de l’accessibilité de l’aliment de bétail, de la gestion du projet.

Selon Samba Kanté, ce programme ambitieux de l’Etat permettra ainsi le développement des infrastructures post-récoltes et l’appui à la production végétale à travers la Direction de la modernisation de l’équipement rural chargée d’assurer les missions d’impulsion, de coordination et de suivi des activités. Il est prévu la construction de 10 centres d’agro-business équipés d’unités de transformation, la construction de 20 magasins de stockage de céréales, la réalisation de 150 km de pistes de production, l’acquisition d’équipements d’irrigation et de générateurs.Ainsi, a-t-il enfin souligné, dans le cadre de l’implantation des centres agrobusiness équipés (Cabe), deux sites pilotes dont Ross-Béthio et Keur Samba Gueye (Thiès) ont été choisis afin de promouvoir cette infrastructure innovatrice dans le développement de la mécanisation agricole.

Mb. K. DIAGNE

(Koumpentoum) - Le Ministère de la Jeunesse, de l’Emploi et de la Construction citoyenne est attendu à Kahène samedi dans le cadre de la promotion du volontariat. Un camp chantier de reconstruction du village de Kahène y est organisé du 18 février au 6 mars 2018. Ce village avait subi des intempéries ravageuses au mois d’août lors de l’hivernage dernier.

La localité de Kahène, à l’extrême Sud-Est de la région de Tambacounda et à 600 bornes de Dakar victime d’intempéries du mois d’août, après une pluie de plus de 180 mm, se remet de ses difficultés. Ici où il a été décompté dans une vingtaine de villages, près de 1.071 cases et 69 bâtiments qui se sont affaissés.

Egalement, les sinistrés ont perdu plus 22 tonnes de vivres. En plus, 15 bêtes ont été emportées par les eaux. Le recensement des dégâts indique que 4 puits se sont effondrés dans des villages comme Kawssara 14 où l’accès à l’eau potable est devenu une réelle difficulté.

En lançant le camp en attendant l’arrivée du ministre de la Jeunesse prévue samedi, le gouverneur de Tambacounda, El Hadji Bouya Amar, a souligné que l’objectif principal du camp de Kahène est de mettre à profit le volontariat jeune au service du développement et du bien-être de la communauté. A cet effet, on attendait 125  jeunes volontaires provenant des diverses régions du Sénégal qui seront mobilisés durant 17 jours. Ils prendront part à la reconstruction du village de Kahène en guise de contribution à la poursuite de l’atteinte des objectifs du Plan Sénégal émergent, notamment en son Axe 3 : « la promotion du capital humain ». Durant le camp chantier, la localité a reçu plus de 125 jeunes qui se sont ajoutés à la centaine de jeunes de Kahène qui se sont volontairement retroussés les manches pour participer à l’effort de construction. Les autres viennent de différentes localités dont Koumpentoum et Tambacounda sous l’égide de l’Etat à travers le Ministère de la Jeunesse, l’Emploi et de la Construction citoyenne qui a décidé de se mettre au chevet des localités sinistrées de Koumpentoum.

L’urgence, a indiqué le gouverneur El Hadji Bouya Amar, est d’intervenir rapidement sur la piste reliant la commune de Méréto à celle de Kahène. Car cette piste est coupée par les eaux à hauteur du pont à l’entrée de Kahène. A ce niveau, plus de 20 m ont été complètement emportés par les précipitations, coupant du coup cette commune du reste du département de Koumpentoum. Il s’est félicité de la chaîne de solidarité qui est en train de se tisser autour de la ville de Kahène en commençant par le service compétant pour une intervention urgente afin de faciliter la mobilité des personnes et de leurs biens. Dans la même foulée, le gouverneur Amar a annoncé, séance tenante, la réaction spontanée de la direction de la Protection civile qui a prévu de venir avec 16 tentes, des moustiquaires et des kits d’hygiène.

Pape Demba SIDIBE


LA CITOYENNETÉ EN ACTION
Le staff du ministère de la Jeunesse et le Service civique national sont au chevet des sinistrés de Kahène. L’Etat a mis en place un camp chantier dans  cette commune. Il s’agit de reconstruire des cases et des bâtiments qui ont été emportés par les eaux. Selon le maire Mamady Thiam, il est prévu de refaire les différentes concessions durant le camp chantier qui verra la participation de 300 jeunes volontaires venus de différentes localités du pays. Une riposte du Gouvernement du Sénégal afin de permettre aux sinistrés de revivre dans des maisons solides qui pourront résister durablement aux orages. Le camp leur permettra de renforcer leur sentiment d’appartenance à la même nation, de réveiller en eux l’esprit de volontariat et de porter secours aux populations de Kahène avec des vivres et des médicaments de première nécessité. Pour cette présente campagne de reconstruction, les édifices familiaux,  les aménagements publics ainsi que les structures scolaires seront concernés. Les 125 jeunes sont des maçons et menuisiers pour l’essentiel, complétés par d’autres jeunes du village de Kahène et les volontaires du Service civique national.

Les activités seront menées en relation avec les ministères en charge de la Santé et de l’Action sociale, du Cadre de vie, de l’Environnement et du Développement durable, de l’Intérieur, de la Gouvernance territoriale et des Forces armées, ainsi qu’avec la Délégation générale à la protection sociale et à la solidarité nationale.

P. D. SIDIBE


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