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Régions (1827)

Fatick : C’est hier en fin de matinée que les activités du centenaire de la commune de Fatick ont été lancées. 1917-2017, un siècle déjà, célébrer un tel événement en vaut bien la chandelle, comme l’ont exprimé les différents orateurs à la cérémonie qui a eu lieu à la place mythique « Aux berges du Sine ». Une occasion de revisiter l’histoire de cette ancienne escale.

Les personnalités présentes aux côtés du ministre des Sports, Matar Ba, par ailleurs maire de la ville, dont ses collègues Abdou Latif Coulibaly (culture) et Mbagnick Ndiaye (intégration africaine), ont vécu d’intenses moments de ferveur artistique et folklorique au son des « Djoungs-Djoungs » (tam-tam) et autres instruments de musique sérère. Le ministre des Sports et maire de Fatick, Matar Ba, est revenu sur quelques étapes qui ont marqué cette ville ancienne escale érigée en commune un certain 31 décembre 1917 par le gouverneur général de l’Afrique occidentale française (Aof) de l’époque, Van Vollenhoven. Et, selon Matar Ba, « de commune mixte au départ, Fatick fut érigée en commune de moyen exercice en 1957 puis de plein exercice en 1960 avec un conseil municipal élu au suffrage universel. Son statut spécial de commune en 1984 est dû à la création de la région de Fatick et, depuis 1990, elle jouit d’un statut de droit commun ».
L’évolution spatiale a permis d’augmenter le nombre de quartiers

Il s’y ajoute que l’escale, a indiqué l’édile de Fatick, « s’est développée grâce à sa position géographique et l’intense activité commerciale basée sur les produits agricoles comme l’arachide. Cela s’est traduit par l’implantation de maisons françaises de commerce telles que Vézia en 1897, Pétersen en 1900, Maurel et Prom en 1907, CFAO en 1908, Moucazel en 1926, entre autres ». Aujourd’hui, l’évolution spatiale de la commune de Fatick a permis d’augmenter le nombre de quartiers à 11 avec la création de Darou Salam, Mbou, Bane, Darel, Croisement TP, Ndiaye-Ndiaye 2 et Peulgha. Toute une histoire dont l’occasion du centenaire devrait permettre de revisiter, à travers les âges, de réfléchir sur de nouvelles stratégies de développement en adéquation avec le PSE et de revaloriser le patrimoine matériel et immatériel du terroir. Ce qui s’inscrit dans thème : « La place de Fatick dans le PSE et le développement économique et social du Sénégal » qui sera discuté lors du colloque scientifique où sont attendus d’éminents experts dans les domaines respectifs.

Volonté manifestée d’ouverture avec la commune de Pelves
Une particularité, la présence remarquée d’une délégation de Pelves conduite par Michael Strenne, directeur de service municipal de cette commune du Nord de la France dans la région du Pas-de-Calais. Le prétexte, selon El Hadji Mbodj, enseignant à la retraite et ancien chargé de l’éducation dans la coopération entre Saint-Louis et le Nord-Pas-de-Calais, « est que par devoir de reconnaissance, les partenaires de Pelves ont voulu assister à ce centenaire pour témoigner de l’appui de 8000 FF que la ville de Fatick leur avait apporté pour la reconstruction de leur ville en 1927 mais aussi et surtout pour faire vivre ce lien et favoriser l’ouverture aux autres cultures ». Le centenaire est placé sous le parrainage du maire honoraire, le président de la République Macky Sall, prend fin demain dimanche. Tout un programme alléchant a été concocté à la dimension de l’événement qui sera aussi marqué par un colloque et une finale de football dotée de la coupe du maire de Fatick.

El hadj Mouhamadou SAGNE

Le président du Conseil départemental de Médina Yoro Foulah se dit soulagé par l’annonce par le président de la République du démarrage prochain des travaux de réhabilitation de la boucle du Fouladou.

Le président du Conseil départemental de Médina Yoro Foulah, Moussa Sabaly, par ailleurs député à l’Assemblée nationale, se félicite de la décision du président de la république, Macky Sall, de bitumer la boucle du Fouladou qui relie Kolda à Dabo en passant par Pata, Médina Yoro Foulah et Fafacourou, longue de 180 km. Il remercie le chef de l’Etat pour ce geste qui vient s’ajouter aux nombreuses réalisations déjà faites en faveur des populations dans les domaines de l’agriculture, de la santé, de l’éducation et de l’élevage. « En tant que président du Conseil départemental, je ne ferai que remercier le chef de l’Etat. Comme vous le savez, le département de Médina Yoro Foulah est le grenier de la région de Kolda. Mais, tout ce que nous produisons est vendu à 60 % en Gambie faute de routes. C’est pourquoi, on nous considère comme l’un des départements les plus pauvres du Sénégal », déclare-t-il. Il remercie ses collègues députés qui ont soutenu sa cause au Parlement en plaidant pour le désenclavement du département de Médina Yoro Foulah.

Depuis l’accession de Macky Sall à la magistrature suprême du pays en 2012, le département de Médina Yoro Foulah a bénéficié de nombreuses infrastructures socioéconomiques de base. Outre la construction des pistes de production Fafacourou-Badion et Ndorna-Bourouco, trois unités de transformation de lait ont été réalisées et trois autres sont annoncées prochainement dont une à Koulinto. Ce qui permettra aux éleveurs d’écouler leur production laitière sur place, au lieu de verser une partie de leur lait comme c’était le cas jusqu’à une date récente.

De plus, les malades qui se soignaient naguère en Gambie, où ils étaient obligés de débourser une fortune pour bénéficier des soins médicaux, n’ont plus besoin aujourd’hui de se déplacer. « En 2011, le département de Médina Yoro Foulah n’avait pas de lycée.

Aujourd’hui Nous avons un lycée qui est en cours de construction. Quatre-vingt cinq pour cent des écoles étaient en abris provisoires. Nous avons aujourd’hui 11 Collèges d’enseignement moyen.  Nous n’avions aucune ambulance, actuellement nous en avons quatre. Nous n’avions pas de personnel qualifié au centre de santé, aujourd’hui c’est chose faite », dit-il. La réhabilitation de l’axe Kolda-Dabo permettra aux camions transportant des intrants en provenance de Dakar de se rendre directement à Médina Yoro Foulah sans passer par Kolda tout en facilitant la circulation des biens et des personnes avec le reste du pays.

Mamadou Aliou DIALLO

Ce sont 465 projets qui ont été déroulés dans plusieurs secteurs de la vie par l’Etat, ses partenaires et les collectivités territoriales. La région de Tambacounda a reçu 159.418.314.400 FCfa d’investissements en 2017. La conférence territoriale 2017 qui s’est tenue au Conseil départemental présidée par le gouverneur de la région de Tambacounda, El Hadji Bouya Amar, a permis de constater les efforts consentis pour l’équilibre et l’équité afin d’harmoniser le développement régional.  

La conférence territoriale 2017 de la région de Tambacounda  s’est tenue au Conseil départemental de Tambacounda mercredi dernier. Le directeur de l’Ard, Dr Abdoul Aziz Tandia qui a présenté le rapport, a indiqué que la région de Tambacounda a reçu plus de 159 milliards d’investissements en 2017.

Ces investissements sont répartis comme suit : le département de Tambacounda a obtenu 64.474.171.515 FCfa, celui de Goudiry 74.200.041.593 FCfa dont 72 milliards affectés à la réhabilitation de la route nationale n°1. L’importance du volume financier du département de Goudiry (47 %) est due à l’investissement dans les infrastructures routières. Le département de Koumpentoum s’est contenté de 2.493.024.288 FCfa alors que Bakel a décroché la cagnotte de 18.251.077.004 FCfa. C’est un total 159.418.314.400 FCfa pour 465 projets, soit 71 projets pour Goudiry, tandis que Tambacounda a 150 projets. Koumpentoum se retrouve avec 119 et Bakel 125 projets réalisés.

Pour Dr Abdoul Aziz Tandia, plus de 60 % des interventions se font à travers les projets et programmes, les Ong et la coopération internationale. Les acteurs de la coopération décentralisée, les chambres consulaires et la coopération sous-régionale mobilisent à peine 5 % des intervenants dans la région de Tambacounda.

Les interventions sont plus concentrées dans les départements de Tambacounda et de Goudiry (60%), tandis que celles de Koumpentoum et de Bakel représentent 40 %. Pour Tambacounda, sa situation de département chef-lieu de région explique l’intervention de presque tous les acteurs. Le taux de présence à Goudiry s’explique par l’orientation de nouveaux acteurs vers ce département, souligne le directeur de l’Ard.

78 % des engagements pris par l’Etat réalisés
Ces investissements, selon le gouverneur El Hadji Bouya Amar,  sont faits dans les secteurs comme l’agriculture, la santé, le développement local, l’énergie, l’hydraulique, les routes, la protection sociale, l’élevage, l’assainissement, l’éducation, la formation et l’emploi par l’Etat, ses partenaires et les collectivités territoriales.

Ainsi, selon le gouverneur Amar, 78 % des engagements pris par l’Etat lors du Conseil des ministres délocalisé à Tambacounda le 25 avril 2013 sont réalisés. Toutefois, il reconnaît qu’il y a encore beaucoup d’efforts à faire pour que l’équité territoriale soit une réalité, notamment dans la lenteur des procédures de décaissement des fonds pour les projets et programmes.

Parmi les contraintes, il a été retenu l’insuffisance de moyens  pour le suivi-évaluation des projets et l’intervention des services techniques. Les jeunes restent le maillon faible ; et dans ce cadre, il a été noté l’insuffisance de leur formation  dans le domaine de la gestion de leurs projets, la difficulté d'accès aux financements des organisations de base et des collectivités territoriales. Globalement, il est surtout noté la lenteur dans l’exécution des projets et dans la réalisation des ouvrages, l’inaccessibilité de certaines zones pendant l’hivernage, le problème d’accès à l’eau dans les zones du socle et la faible implication des autorités et élus locaux dans la mise en œuvre de certains projets et programmes.

Pour le déséquilibre des interventions par secteur et par zone, il est recommandé de veiller à une meilleure répartition des investissements dans les collectivités locales, de renforcer les moyens humains et logistiques, notamment dans les secteurs de la santé, de l’éducation et des collectivités locales…, et accélérer le rythme de réalisation des projets et programmes dans la santé, l’hydraulique, l’énergie et l’éducation….

Pape Demba SIDIBE

 

En transformant son véhicule en bureau de travail, Racine Talla était présent jusqu’à 23 heures au commissariat central de Guédiawaye mardi dernier pour soutenir six élus municipaux de Wakhinane Nimzatt arrêtés plus tôt dans la journée par la police.

Les traits tirés, la voix trahissant une fatigue d’une longue et éprouvante journée de négociations et d’entretiens, Racine Talla, maire de la commune d’arrondissement de Wakhinane Nimzatt, laisse entrevoir quelques signaux positifs. « Ils vont être libérés. Ce ne sont pas des voyous mais des élus municipaux. Il y a parmi eux premier adjoint au maire, Tahir Konaté, le 3ème maire adjoint qui n’est autre que Madou Mamoune Ngome, le Dg des Télécommunications ». 

Ils manifestaient pour marquer leur opposition à la collecte de taxes des agents de Djiddah Thiaroye Kao sur le territoire communal de Wakhinane Nimzatt. A la suite des échauffourées de mardi, les préfets de Pikine et de Guédiawaye ont suspendu la collecte des taxes pour permettre à l’Agence nationale de l’aménagement du territoire de procéder à de nouvelles délimitations communales.

« D’ici là, j’appelle au calme et à la sérénité », clame Racine Talla. Mais la conviction de Racine Talla est déjà faite : « Le marché de Bou Bess appartient à Wakhinane Nimzatt historiquement. C’est une question affective, économique (les recettes du marché sont estimées au bas mot à 50 millions de francs Cfa) et même politique. Les vendeurs viennent de Wakhinane Nimzatt ». Dans cette histoire, le maire de Wakhinane Nimzatt pointe un paradoxe. « Ce marché est antérieur à la création de Djiddah Thiaroye Kao. Il existe à la suite des conditions posées par les déguerpis (de Dakar en banlieue dans les années 70). Pour venir à Guédiawaye, ils demandaient une école, un dispensaire et un marché ». Contacté, Cheikh Dieng, maire de Djiddah Thiaroye Kao, n’a pas souhaité s’exprimer pour le moment.                     

Moussa DIOP

A la suite de la décision préfectorale de ne plus prélever de taxes au marché Bou Bess jusqu’à nouvel ordre, les commerçants sont doublement heureux. Ils vont faire des économies mais surtout c’est le retour de la sérénité pour leur activité.

Etroit, sale, mal éclairé, avec une disposition aléatoire d’étales, d’étables et de cantines, le marché Bou Bess ne porte décidément pas son nom. Même de loin, il peine même à séduire et pourtant on continue à s’y bousculer.

On peut avoir l’impression furtive d’être dans un lieu d’échanges au Moyen Âge avec la promiscuité et la gadoue pour les finitions de la décoration d’intérieur qui n’est pas bien inspirée.

Dans ce gigantesque capharnaüm à ciel ouvert, la poussière ambiante de Dakar des derniers jours s’ajoute à celles des éructions vocales des partisans ou pas du rattachement du marché à la commune de Djiddah Thiaroye Kao ou à celle de Wakhinane Nimzatt. « En tant que natif de Guédiawaye, je trouve que c’est dommage d’en arriver à une situation de tension extrême, note d’emblée Thierno Birahim Dieng, vendeur de friperie depuis 12 ans au marché Bou Bess. Que Guédiawaye perde le marché est inconcevable car ce sont nos parents comme Baye Fall, Pathé Ndiaye qui ont fondé le marché.

Au pire des cas, on réfléchit à un découpage équitable selon le territoire de chaque commune d’arrondissement ». Entre une charrette et un taxi clando, Khadim Seck, vendeur de vêtements au marché depuis 1997, ne l’entends pas de cette oreille : « Il est inconcevable de scinder le marché en deux avec une partie pour chaque commune. Depuis que je suis là, le marché n’a pas évolué positivement à cause de ce litige de plus d’une vingtaine d’années ». En effet, les premières rixes sur la paternité du marché ont commencé en 1997 à la suite d’un décret présidentiel qui le rattachait à Pikine au détriment de Guédiawaye. Dans ce concert de réclamations en faveur de leur commune de Wakhinane Nimzatt, il y a une voix divergente. « Nos autorités municipales ont fait preuve de négligence pour perdre le marché, se plaint Omar Bèye, vendeur de Thiouraye. Quand il pleut, le marché devient un véritable bourbier de saletés ». S’il est difficile de trouver des marchands ouvertement favorables au rattachement du marché à Djiddah Thiaroye Kao, il ne l’est pas pour ceux qui sont pour la légalité et le respect de la loi sénégalaise. C’est le cas de Daba Seck, détentrice d’une étable depuis 5 ans où on trouve des perles de séduction, de l’encens, des boucles d’oreille : « Je ne suis pour aucun des deux camps. Je respecterai la loi et m’y soumettrai.

Nous voulons continuer à travailler et à gagner de l’argent avec nos activités ». La balle est désormais dans le camp de l’Agence nationale de l’aménagement du territoire chargée de se pencher de nouveau sur les délimitations communales de Wakhinane Nimzatt et de Djiddah Thiaroye Kao.

M. DIOP

Au-delà du centre–ville, Thiès souffre d’un manque d’infrastructures routières et d’assainissement dû à un développement rapide de la ville avec un impact négatif sur la mobilité, la sécurité  des populations, notamment pendant l’hivernage.

Pour régler de façon pérenne une telle situation, l’Etat du Sénégal, sous l’égide de  l’Agence des travaux et de gestion des routes (Ageroute), est en train de piloter le programme de modernisation des villes du Sénégal (Promovilles). Il s’agit d’améliorer la mobilité urbaine afin de réduire les coûts et les temps de déplacement en construisant des routes aux normes munies d’un système d’assainissement pluvial, d’éclairage public suffisant, le tout égayé par l’aménagement d’un cadre de vie urbain moderne.

La ville de Thiès qui bénéficie de Promovilles pour une enveloppe de 8,7 milliards sur un linéaire de 12,52 kilomètres financé par l’Etat du Sénégal et la Banque africaine de développement (Bad), a  reçu, hier, une délégation de Promovilles conduite par sa coordonnatrice Mme Astou Dioukhané Sow, en présence  des autorités locales et administratives pour une  visite de terrain. Selon elle, cette descente sur le terrain vise à anticiper sur toutes les contraintes qui pourraient, une fois les travaux lancés, freiner le rythme de travail des équipes sur le terrain. « Ce voyage est une occasion pour rencontrer tous les acteurs concernés, collectivités locales, concessionnaires (Sonatel, Sénélec, Sde, Onas, entres autres) et populations, pour que la libération des emprises puissent se faire dans les délais », a-t-elle affirmé. Sur cette question majeure, Talla Sylla, maire de la ville de Thiès, a, au nom de ses pairs, rassuré la coordonnatrice de Promovilles. « Puisque nous allons entrer dans la phase opérationnelle du projet qui nous engagent tous, nous allons jouer pleinement notre rôle, dans le respect des populations, la courtoisie, mais sans aucune faiblesse dans l’exécution des tâches », a-t-il déclaré. Ayant un rôle prépondérant à jouer en amont comme en aval de l’exécution des travaux, la préfecture de Thiès, par la voix de l’adjoint au préfet, Oumar Dieng Sarr, soutient que le nécessaire sera fait à temps réel comme à l’accoutumée.

Avec le financement du Budget consolidé d’investissement, la route de Sindia passant devant le château d’eau et une rue au quartier Hersent sont en plein travaux tandis que les études sont en cours à Diakhao, Som et Aiglon. L’autre partie financée par la Banque africaine de développement verra ses travaux démarrer en janvier prochain. Sont concernés les quartiers Ablaye Yakhine, cité Senghor, cité Lamy, Sofraco, Mbour III, Grand Standing, Nguinth extension, Thiapong, Médina Fall, Keur Issa.
Il y a aussi une route de connexion de l’avenue du Baol à la promenade des Thiessois.

Mbaye BA

Des projets de grande envergure ont été réalisés dans la commune de Rosso-Sénégal, dans le cadre de la mise en œuvre du Budget participatif du Sénégal (Bps). La seule difficulté, due à des lenteurs administratives, est relative à l’exécution du programme d’extension du réseau hydraulique.

Le président du Conseil municipal de Ross-Sénégal s’exprimait à l’occasion d’une journée de dialogue et d’interpellation citoyenne organisée par Enda Ecopop, le Pndl, Onu Femmes et Osiwa dans cette commune du département de Dagana. En présence du directeur de l’Ard, Ousmane Sow, du chargé du suivi-évaluation d’Enda Ecopop, Mamadou Lamine Doucouré, le maire Cheikh Gaye a rappelé que son équipe municipale a enregistré de belles réalisations dans le cadre du Bps, parmi lesquelles on peut notamment citer la construction de quatre nouvelles salles de classe dans un lycée flambant neuf, l’extension du réseau électrique, le lotissement de 1000 parcelles à usage d’habitation (à raison de 25.000 FCfa par attributaire pour les frais de bornage), la clôture du cimetière, la réhabilitation du poste de santé de Rosso-Sénégal (avec la construction et l’aménagement des logements destinés à l’infirmier chef de poste et à la sage-femme), etc.

Pour ce qui est de l’approvisionnement en eau potable des populations, le maire Cheikh Gaye a laissé entendre que le projet d’extension du réseau hydraulique est bouclé, le financement est assuré, « cependant, du fait de certaines lenteurs administratives, les travaux tardent à démarrer », a-t-il noté.

Au cours de cette rencontre, le représentant d’Enda Ecopop, Mamadou Lamine Doucouré, a rappelé que le projet de promotion de la participation citoyenne à la planification, budgétisation et gestion des affaires locales au Sénégal (projet Bps) est une initiative conjointe portée par Enda Ecopop et le Pndl avec l’appui et le soutien du Programme Equité des genres dans la gouvernance locale (Geld), le Mouvement Citoyen (Mc) et Open Society Initiative for West Africa (Osiwa). Ce projet, prévu pour trois ans, couvre 105 collectivités locales et s’inscrit dans le cadre de l’opérationnalisation de l’Acte 3 de la décentralisation et dans la mise en œuvre des orientations majeures définies par l’Etat dans différents documents de politiques nationales et des engagements internationaux auxquels le Sénégal a souscrit. L’objectif global de ce projet, a-t-il précisé, est d’améliorer l’accès des populations aux infrastructures, équipements collectifs et services sociaux de base en promouvant la participation citoyenne à la planification, budgétisation, gestion et contrôle citoyen des affaires locales par la pratique du Budget participatif. Auparavant, le directeur de l’Ard, Ousmane Sow, a vivement félicité le maire Cheikh Gaye pour sa gestion, précisant que « les 75 millions de FCfa mis à la disposition de la commune de Rosso-Sénégal par le Pndl et destinés aux secteurs de l’éducation, de la santé, de l’eau et de l’électrification, ont été exécutés de manière judicieuse et transparente ».

Mbagnick Kharachi DIAGNE

 

C’est un contentieux vieux de 21 ans qui a connu son paroxysme mardi en fin de matinée avec une manifestation d’élus de Guédiawaye qui a failli tourner au drame. Les communes d’arrondissements de Wakhinane Nimzatt de Guédiawaye et de Djiddah Thiaroye Kao de Pikine se disputent l’autorité et la paternité du marché «Bou Bess». Il rapporte 50 millions de FCfa par an.

Le préfet de Guédiawaye et celui de Pikine se sont entendus pour ordonner l’arrêt de la collecte des patentes au marché «Bou Bess» en attendant les conclusions de l’Agence nationale de l’aménagement du territoire pour la délimitation communale du marché que se dispute les deux parties. C’est une décision qui clôt un face-à-face tendu entre élus et agents municipaux des deux communes d’arrondissement.

Les uns s’opposant aux autres pour la paternité du marché Bou Bess et donc pour la collecte des patentes auprès des marchands. Ce sont des recettes estimées à 50 millions de FCfa par an.
La police a mis fin à la confusion générale avec des arrestations : six du côté de Wakhinane Nimzatt dont le 1er et 3ème adjoint au maire pour troubles à l’ordre public.
 
Décret présidentiel de 1996
 Créé en 1975 lors de l’installation de populations déguerpies de Dakar en banlieue, le marché «Bou Bess» est l’objet de convoitises entre les deux communes depuis 21 ans. Si la commune de Wakhinane Nimzatt de Guédiawaye en réclame la paternité car étant associée au marché depuis son installation, celle de Djiddah Thiaroye Kao, avec les différentes réformes territoriales sénégalaises dont la dernière en date est l’Acte 3 de la décentralisation, en a récemment hérité des prérogatives de son ancêtre la ville de Pikine qui, par un décret présidentiel en 1996, s’était vue adjuger la paternité du marché. La décision du régime du président Abdou Diouf avait déjà créé, à la fin des années 90, des tensions entre les deux camps. En 1997, le gouverneur Maham Diallo, à travers un arrêté, avait tranché le litige en restituant le marché à Guédiawaye. Pour Pikine, le pouvoir de l’époque avait octroyé deux marchés que sont celui de « Nietty Mbar » et celui de « Peunde ». « Ce gentleman agreement n’a pas finalement été notifié par un autre décret », renseigne Pape Fall, directeur du cabinet du maire de Wakhinane Nimzatt.
 
Bataille juridique
Après l’Acte 3 de la décentralisation, il fallait faire une dévolution du patrimoine. Personnels et biens marchands des communes devaient être « distribués » aux communes d’arrondissement. A cet effet, le sous-préfet de Pikine Dagoudane a sorti un arrêté qui confiait la gestion du marché «Bou Bess» à Djiddah Thiaroye Kao car il se trouvait sur la délimitation territoriale de cette commune ; une décision contestée par Guédiawaye. Finalement l’affaire a été tranchée par la Cour suprême, saisie par la commune de Djiddah Thiaroye Kao, se basant sur les conclusions de l’Agence nationale de l’aménagement du territoire. Cependant, depuis sa notification, la décision de la Cour suprême fait débat.

Quand Racine Talla fait savoir que sa « mairie de Wakhinane Nimzatt a introduit un rabat d’arrêt par (son) conseil », en face, on jure la main sur le cœur ne pas avoir de notification du rabat suspensif de la décision. «Il y a eu un arrêté du sous-préfet de Pikine Dagoudane qui, conformément à la loi et à l’arrêté de la Cour suprême, nous a dévolu le marché Bou Bess», atteste Omar Ly, conseiller technique de Cheikh Dieng, maire de Djiddah Thiaroye Kao. Les autorités préfectorales vont demander une nouvelle expertise de l’Anat pour tirer au clair une affaire qui empoisonne les activités dans le marché Bou Bess.

Moussa DIOP

Résolument engagés à contribuer efficacement au développement de l’ancienne capitale de l’Afrique occidentale française (Aof), les responsables et membres du mouvement Yéwoulène « Agir pour transformer » se sont mobilisés durant ce week-end pour organiser un festival dénommé « Miroir de Saint-Louis ».

Un événement qui s'est déroulé du 22 au 24 décembre 2017 et qui a été marqué par des opérations « Augias » et autres activités de « Set-Settal » (nettoyage), des consultations médicales gratuites, une randonnée pédestre, une veillée culturelle, un dîner de gala, une caravane, une conférence de presse, un grand concert et autres manifestations d’assez bonne facture.

Au cours d’un point de presse qu’ils ont tenu  à l’école Insa Coulibaly de Ndiolofène, le coordonnateur du comité scientifique, Mohammed Niang, a rappelé que ce mouvement regroupe des jeunes issus de toutes les catégories socioprofessionnelles autour d’un même concept citoyen et patriotique. Selon M. Niang, ces derniers se sont entendus sur l’urgence et la nécessité d’agir ensemble pour transformer positivement la ville de Saint-Louis, en conscientisant d’abord les populations sur les conséquences désastreuses de l’érosion côtière, l’insalubrité, etc. M. Niang s'est surtout réjoui de l'organisation du cocktail dînatoire qui a été placé sous le thème « Patrimoine culturel et développement local : enjeux et perspectives ». Il a enfin laissé entendre que des caravanes et des séances de sensibilisation ont permis ainsi d’inviter les populations à changer de comportement « en ayant le réflexe désormais de nettoyer les lieux de culte, en vue de contribuer efficacement à restaurer certaines valeurs culturelles et sociales perdues ».

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Le comité de pilotage du cinquantenaire de Guédiawaye a lancé, samedi, ses activités qui vont s’étendre jusqu’en août 2018.

Selon le préfet Chérif Mouhamadou Moctar Blondin Ndiaye a parlé aux noms de toutes les autorités pour mettre fin à une polémique entre responsables et accentuée par la coupure d’électricité en pleine cérémonie. Ce cinquantenaire signifie qu’on est en train de retracer l’histoire de Guédiawaye. « Ce passé a toujours montré à la face du monde que cette ville est un grand département composé d’hommes et de femmes de valeur. Nous nous souvenons encore, à travers des récits racontés, que notre département a beaucoup de potentialités», a-t-il dit. D’après l’autorité préfectorale, « les vaillantes populations de Guédiawaye se sont battues pour donner à ce département son image actuelle. Célébrer les 50 ans, c’est retracer toute l’histoire du département» ».

Le préfet s’est félicité du comité de pilotage, des hommes et femmes qui se battent pour mettre la ville sur les rampes du développement. « Les activités vont se poursuivre pour montrer que Guédiawaye est une grande circonscription », a-t-il épilogué. Le comité d’organisation compte initier des activités de reboisement, de littérature, un forum, une parade départementale, un panel, sans compter les journées de consultations gratuites, etc.

Serigne Mansour Sy CISSE

 

Conduite par l’adjoint au gouverneur de Saint-Louis chargé des affaires administratives, Amadou Diop, une mission de reconnaissance de l’emprise du projet de construction du pont de Rosso a permis au préfet du département de Dagana et aux chefs de services régionaux de l’administration déconcentrée de s’entretenir avec le maire de la commune de Rosso-Sénégal, Cheikh Gaye, sur l’indemnisation des populations.

L’adjoint au gouverneur, Amadou Diop, a saisi cette occasion pour révéler que les travaux vont coûter globalement 57 milliards de FCfa et seront financés par l’Union Européenne (Ue), la Banque Européenne d’Investissement (Bei, pour 14 milliards de FCfa), la Banque Africaine de Développement (Bad, pour 26 milliards 72 millions de FCfa), le Sénégal et la Mauritanie. Etant entendu que le financement assuré par ces deux banques sera octroyé sous forme de prêt, qu’un don de 13 milliards de l’Union Européenne (sous forme de subvention) et qu’une autre enveloppe sera décaissée par le Sénégal et la Mauritanie, bénéficiaires de ce programme, complèteront le financement. La mise en œuvre de ce projet est supervisée par l’Ageroute. Le délai d’exécution est de 40 mois. Les travaux vont démarrer dans le premier semestre de 2018.

M. Diop a aussi précisé que le recensement des impenses est prévu au mois de janvier prochain et permettra d’avoir une idée exacte des indemnités qui seront allouées aux populations impactées par ce projet. Après la libération des emprises et les derniers réglages, les travaux pourraient démarrer. Selon l’adjoint au gouverneur, Amadou Diop, les retombées économiques et sociales de ce projet de désenclavement des deux rives du fleuve Sénégal seront difficilement quantifiables. D’autant plus que ce programme permettra non seulement de réaliser le pont, mais surtout de réhabiliter de nombreux établissements scolaires, de construire un grand marché moderne, une gare routière, d’aménager des routes bitumées et des pistes rurales sur 65 km, de construire des structures sanitaires.

Un ouvrage d’une durée de vie de 100 ans
Lors d’une réunion du comité régional de développement (Crd) qu’il a présidée à la préfecture de Saint-Louis, le gouverneur Alioune Aïdara Niang a précisé que cet ouvrage aura une durée de vie de 100 ans, un linéaire de 1461 mètres, deux chaussées, une piste cyclable, une largeur de 3,60 mètres, des trottoirs et un tirant d’eau qui pourrait être soulevé à tout moment pour permettre aux bateaux de passer (là, il a fait allusion au programme important de navigation de l’Omvs). Selon le chef de l’exécutif régional, ce pont sera construit dans un délai de 40 mois sur le grand bras du fleuve Sénégal. Il est même prévu, dans le cadre de la mise en œuvre de ce programme ambitieux de développement, de construire des infrastructures annexes sur les deux rives du fleuve Sénégal. Un ouvrage qui permettra ainsi aux populations sénégalaises, mauritaniennes et autres usagers de se rendre régulièrement sur les deux rives, sans la moindre difficulté.
 
De l’avis du gouverneur de la région de Saint-Louis, il s’agit d’un projet d’intégration régionale de grande envergure qui permettra de résoudre tous les problèmes de mobilité urbaine longtemps  notés au niveau de la frontière entre Rosso-Sénégal et Rosso-Mauritanie.            

Mbagnick Kharachi DIAGNE

 

En tournée dans la région de Tambacounda, le ministre du Renouveau urbain, de l’Habitat et du Cadre de vie, Diène Farba Sarr, a visité le monument des morts de la commune de Tambacounda. Un site qui sera repris dans le cadre du projet de modernisation de l’habitat et du cadre de vie.

Le ministre Diène Farba Sarr a effectué, dans la commune de Tambacounda, une visite de suivi et de contrôle des réalisations du projet d’aménagements paysagers dénommé « Projet de rénovation urbaine – Villes vertes à haute intensité de main-d’œuvre » (Pro-Himo) qui va intéresser toutes les villes du pays. Le ministre, qui était accompagné du maire Mame Balla Lô, de souligner : « Nous allons améliorer cette place en reprenant les bancs, en mettant des grilles pour l’adapter à l’environnement du projet. La place dont le cadre est couvert d’arbres dits « neem » sera métamorphosée.

A en croire le ministre Diène Farba Sarr, « il sera planté des arbres nobles comme les palmiers ». « Nous ferons du pavage et poserons du gazon », a-t-il ajouté. En un mot, pour ce dernier, « il s’agira d’embellir la capitale régionale ». Les études de faisabilité vont commencer et le lancement du projet suivra, promet-il. Le ministre a dit attendre juste l’ordre de service pour que les travaux puissent démarrer dans deux à trois mois. « Nous avons déjà retenu de moderniser la place Léopold Sédar Senghor et le rond-point central. Mais ce projet est pris en charge par le Promovilles », explique-t-il.

C’est pourquoi, poursuit-il, « nous nous rabattons sur cet espace dans le quartier moderne de liberté pour mettre en valeur l’expertise des nos techniciens. Le ministre Diène Farba Sarr a précisé qu’en fin 2018, l’ouvrage sera inauguré. « Il s’agit pour le ministre de démontrer aussi que le Sénégal ne s’arrête pas à Dakar », note-t-il . « Le travail concerne toutes les régions », a-il-dit en substance.

Pape Demba SIDIBE

 

D’un coût de 178 millions de FCfa, la place mythique de l’indépendance de Bakel a été rénovée à 80 % et rebaptisée « Place Macky Sall ». La réception provisoire a été faite par le ministre du Renouveau urbain, de l’Habitat et du Cadre de vie, Diène Farba Sarr.  

L’ouvrage est composé de 3300 mètres carrés de pavé, d’une grille de clôture, de jets d’eau, d’une cinquantaine de bancs en fer, d’une vingtaine de lampadaires solaires, de gazon, d’un tapis floral longeant le mur et d’un espace de jeux pour enfants. En annexe, un espace dédié aux personnes du troisième âge a été rénové et des fleurs ont été plantées sur la devanture de la préfecture. Les patriarches, qui ont brisé le protocole pour signifier l’importance de cette vision, ont mis l’accent sur le bâtiment en forme de case dans lequel étaient célébrés en public les mariages. Ce lieu est considéré dans la localité comme l’arbre à palabres où étaient distillées les informations et les directives des localités du Wagadou, du Boundou, du Gadiaga, etc.

Bakel n’a jamais obtenu un projet de cette envergure, a dit son maire Ibrahima Sall, qui n’a pas tari d’éloges sur le désormais parrain de la place, le président Macky sall, et son ministre, ainsi que toute l’équipe qui a exécuté le projet. Il a salué la « rapidité » avec laquelle les travaux avancent. Le ministre du Renouveau urbain, de l’Habitat et du Cadre de vie, Diène Farba Sarr, qui a procédé à la réception provisoire de la place de l’indépendance de Bakel réhabilitée à plus de 80 %, a inscrit la visite dans le cadre d’une tournée de suivi et de contrôle des réalisations d’un projet d’aménagements paysagers dans toutes les villes du pays.

Ce périple a démarré mardi à Dakar où six sites ont été visités dont certains déjà achevés et d’autres en cours d’exécution. Diène Farba Sarr a annoncé qu’après la place de l’Obélisque achevée, les promenades de Sacré-Cœur-Mermoz, l’allée Serigne Saliou Mbacké de Guédiawaye, la place Macky Sall de Bakel…, d’autres sites suivront dans d’autres villes du pays dont Tambacounda et Kaolack. « Nous n’avons pas une politique qui divise, mais une politique qui réunit et toutes les régions du Sénégal se valent », a dit le ministre du Renouveau urbain, de l’Habitat et du Cadre de vie.

Diène Farba Sarr s’est rendu dans la cité orientale de Bakel, accompagné d’une délégation composée de techniciens de son département ministériel ainsi que d’autorités administratives régionales, le gouverneur de Tambacounda, Bouya Amar, en tête. Face à la préfecture de Bakel qui est en train de recevoir son coup de neuf, le ministre Diène Farba Sarr a mis en exergue le « symbole historique, social et culturel » que représente ce lieu pour la ville de Bakel. « La réhabilitation de cette place de l’ Indépendance est une vieille préoccupation des populations portée par le maire », a rappelé M. Sarr. Le ministre s’est dit « rassuré » par l’annonce du président du Conseil départemental d’affecter un agent qui sera chargé du contrôle et du gardiennage de la place. Son ministère dépêchera « deux à trois éco-vigiles » pour accompagner la mairie dans la gestion de l’ouvrage, a-t-il annoncé.

P. D. SIDIBE

Le ministre des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement, Abdoulaye Daouda Diallo, a lancé, hier, les travaux de modernisation de Médina Gounass et du « Daaka », informe un communiqué. La cérémonie, selon le document, s’est tenue sur le site du « Daaka ». Le ministre a informé que le projet va coûter 29 milliards de FCfa. Il concerne la voirie de Médina Gounass pour un linéaire de total de 36 km de route bitumée avec assainissement et éclairage public, les tronçons reliant Médina Gounass aux autres localités pour un linéaire total de 92 km dont 28 km à bitumer et la modernisation du « Daaka » pour 1.071 ml de voirie bitumée et 7.500 m2 de plateforme.

Toutefois, il a informé que les travaux concernant Medina Gounass seront suspendus au profit de ceux du « Daaka », promettant de livrer les gros œuvres du « Daaka » avant la prochaine commémoration du retrait spirituel du Khalife général de Médina Gounass prévue au mois de mars. M. Diallo a aussi annoncé la mise en place de pare-feux tout autour du « Daaka » et de part et d’autre de la route principale, la réalisation de voirie, de sanitaires et de cuisines sur le site. Il y aura également la réalisation d’un système de pavage bien adapté au relief accidenté de la zone qui va permettre d’utiliser beaucoup de mains-d’œuvre. Thierno Amadou Tidiane Bâ, Khalife général de Médina Gounass, a exprimé sa satisfaction. Il a remercié le président de la République pour son engagement en faveur du Sénégal en général et de Médina Gounass et du « Daaka » en particulier. Il a prié pour qu’il réussisse sa mission et ses ambitions pour le Sénégal, note le communiqué.

D. MANE

 

Avec le développement de plusieurs infrastructures dans la localité, la commune de Yène se prépare à jouer un rôle majeur. Pour ce faire, une journée d’études a réuni les élus et plusieurs experts venant de ces différents projets.

A l’heure où le pôle urbain de Diamniadio commence à sortir de terre et au moment où l’aéroport international Blaise Diagne a pris son envol, de belles opportunités s’offrent aux populations environnantes. C’est en perspective de ce futur prometteur pour ses habitants que la commune de Yène, sous la houlette du maire Gorgui Ciss, a souhaité tirer le maximum de profits de ces nouvelles infrastructures. A cet effet, une journée d’études a été organisée, samedi dernier, au profit des conseillers de la commune et des élus dans le but de partager les avantages que Yène peut tirer des installations comme l’Aibd, les pôles urbains de Diamniadio et de Daga Khopa, le port de Ndayane, etc.

Unanimement, les experts présents à cette journée sont tous d’accord que la commune de Yène dispose d’atouts non négligeables pouvant la faire jouer un grand rôle dans le fonctionnement de ces nouvelles infrastructures. « Avec ses 15 km de côte, la pêche demeure la principale activité économique des populations. Il s’y ajoute que la commune dispose d’importantes potentialités touristiques très convoitées à l’heure actuelle », relève Aliou Coulibaly, un étudiant de la commune. Et pour lui, il ne fait aucun doute que les projets qui se développent à la périphérie de la zone auront des « impacts directs » sur la commune et sur les populations.

Aïssatou Thioubou, la représentante de l’Aibd dans cette journée d’étude va plus loin et signale que l’impact du nouvel aéroport pour Yène va se traduire par « la création de niches d’emplois et de l’auto-emploi pour les jeunes ainsi que le développement de zones résidentielles et touristiques ». Car, selon elle, Yène dispose d’avantages climatiques (proximité avec la mer) favorables au développement des filières de commercialisation des produits halieutiques, avicoles, maraîchers, etc.

Compte tenu de la nouvelle cité qui sera créée à Diamniadio, Mbaye Dieng de la Délégation générale des pôles urbains (Dgpu) estime que les communes environnantes comme celle de Yène sont obligées de se préparer à accueillir les populations. La raison, selon lui, est que tout le monde ne pourra pas habiter à Diamniadio. D’après lui, depuis que les investissements ont commencé à Diamniadio, le mètre carré est passé de 5.000 FCfa à 50. 000 F Cfa et selon les projections ce mètre carré peut aller jusqu’à 200. 000 FCfa entre 2019 et 2024. « Cela signifie tout simplement que la richesse créée à Diamniadio sera réinjectée dans les communes environnantes », estime M. Dieng. Dès lors, ajoute Mbaye Dieng, il faut poser des jalons pour gérer efficacement le foncier. Pour Aïssatou Thioubou, il est urgent de créer « un cadre permanent » de coordination et de concertation entre la commune et l’ensemble des projets qui interviennent dans l’espace communal.  

Maguette NDONG

Le projet caritas/Saint-louis et Caritas/Espagne intitulé « Respect du droit à l’obtention de pièce d’état civil pour les enfants vulnérables de Saint-louis », a été officiellement lancé. Il s’agit d’un projet-pilote d’une durée d’un an et d’un coût global de près de 79 millions de FCfa.

Dans le cadre de la mise en œuvre de ce projet et des recommandations de l’Evêque de Saint-Louis, le directeur de Caritas de Saint-Louis, Alex Tendeng, et la coordonnatrice de ce projet, Mme Agnès Seck, ont organisé hier à Boudiouck/Ngallèle, plus précisément au centre de formation d’Africa Rice, un forum sur l’état civil. Cette séance de mobilisation sociale s’est déroulée en présence de l’Abbé Jules Bienvenu Bassène, de l’Inspectrice de l’éducation et de la formation de Saint-Louis département, Mme Sarr Ndèye Selbé Badiane, de Mme Mbow Sokhna Ndiaye, chef du service départemental du développement communautaire, et de plusieurs autres autorités administratives, municipales, coutumières et religieuses.

Les travaux ont été animés par Amossi Diatta, Moussa Fall, animateurs de projet et facilitateurs, et ont permis de mettre en exergue les enjeux, les réalisations, les défis et les perspectives de ce projet. Selon la coordonnatrice du programme, Mme Agnès Seck, le Sénégal a très tôt fait sienne la préoccupation de prendre en charge et de protéger les enfants. Cela s’est traduit par la ratification de toutes les conventions internationales relatives à la sauvegarde et à la promotion de l’enfance, d’une part, par l’adoption au niveau national, d’un ensemble de textes de lois visant à protéger les enfants, d’autre part. C’est dans ce sens, a-t-elle précisé, que Caritas/Saint-Louis est présente, plus particulièrement à travers son programme Claire Enfance depuis plusieurs décennies dans l’accompagnement de l’Etat du Sénégal dans les secteurs de l’éducation, de la formation et de la protection des enfants. Dans un contexte où la problématique de l’inscription à l’état civil des enfants en situation de scolarisation constitue aujourd’hui une véritable préoccupation pour le système éducatif, les collectivités locales et l’Etat du Sénégal, Caritas/Saint-Louis a initié avec Caritas/Espagne le projet « Respect du droit à l’obtention de pièce d’état civil pour les enfants vulnérables de Saint-Louis », a-t-elle ajouté.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Dans le cadre de la mise en œuvre du projet « Sunu Gokh », « Y en a marre » a remis des subventions à une dizaine d'associations de la banlieue pour les appuyer dans leurs actions de préservation de l'environnement.

Une des phases du projet a consisté à lancer une compétition entre les différentes associations pour élaborer des projets et apporter des réponses aux problèmes environnementaux répertoriés sur la cartographie collaborative. Un appel à candidatures avait été lancé et le mouvement « Y en a marre » avait encadré les associations pour la rédaction de leurs projets avec le partenariat technique de Gret. Une dizaine de projets a été sélectionné pour recevoir leurs financements. Dix autres projets seront financés dès le mois de février prochain. Au total, une vingtaine de projets seront financés dans le cadre du projet « Sunu Gokh ». Parmi les projets financés, Keur Dalifort où tapis herbacé a été réalisé au profit des enfants qui pourront s'adonner à leurs jeux favoris. A Nietty Mbars, des activités de reboisement seront également menées le long de l'artère principale, etc. Le projet concerne tout ce qui est aménagement du cadre de vie, assainissement, bref il s'agit d'un projet à vocation environnementale d'une durée de deux ans et demi mis en œuvre pour une enveloppe globale de cent cinquante mille euros (98 millions de FCfa environ).

Le projet s'inscrit dans le cadre du chantier de l'action citoyenne de Y en a marre qui œuvre à engager les jeunes sur les questions liées au civisme et à la citoyenneté en les amenant à prendre conscience de la problématique de l'environnement. Coordonnateur des projets de « Y en a marre», Aliou Sané a expliqué que l'objectif de l'association est de renforcer les capacités des associations dans leur objectif de s'investir dans l'amélioration du cadre de vie et de la préservation de l'environnement. « Le projet a démarré en décembre 2016 et la première activité avait consisté à sélectionner une trentaine d'organisations avec lesquelles « Y en a marre » avait déjà commencé à travailler, à les former sur l'élaboration de la cartographie collaborative qui consiste à répertorier les problèmes de leur localité sur une carte qui va servir d'outils de plaidoyer auprès des partenaires capables de les aider à apporter des réponses citoyennes aux problèmes environnementaux qu'ils vivent dans leurs localités », a souligné Aliou Sané.

Abdou DIOP

Le coordonnateur du Ppdc, Youssouph Badji, a récemment visité la route Kolda-Pata, après la réhabilitation de celle-ci. Satisfait de la qualité des travaux, il revient sur l’importance de cette voie de communication. 

Monsieur le coordonnateur du Projet Pôle de développement de la Casamance, vous venez de visiter la route Kolda-Pata, après sa réhabilitation. Pouvez-vous nous faire part de votre appréciation ?
 L’axe est extrêmement important surtout pour les populations de Médina Yoro Foulah. Ce département est aujourd’hui le premier bassin arachidier du Sénégal. C’est une route qui traverse les départements de Médina Yoro Foulah et de Kolda et relie la Gambie et Kolda ; donc donne un accès à Diaobé qui est un marché international.

« C’est quand même difficile à accepter que le Sénégal investisse beaucoup d’argent dans la filière arachidière et que cette arachide se retrouve en Gambie. Donc, du côté du Sénégal, on doit faire des efforts pour que notre production vienne nourrir nos populations. Et de ce point de vue, « Pata-Kolda » est un axe qui va beaucoup renforcer la sécurité alimentaire des populations. Dans la mesure où il permet aux agriculteurs de mieux vendre leurs productions et aux commerçants de bien approvisionner les boutiques à des prix intéressants pour les populations. Ce sont là des impacts extrêmement importants. La réhabilitation de cette route a également amélioré l’accès des populations aux soins sanitaires et l’approvisionnement des postes de santé et pharmacies, etc.

Que pensez-vous du bitumage de l’axe Ndorna-Médina Yoro Foulah que les populations ont vivement souhaité ? 
Kolda-Pata est vraiment un axe stratégique important qui permet aux gens, en une heure d’horloge maximum, de pouvoir traverser et rentrer dans le Sine Saloum. J’estime que cette route a un impact économique extrêmement important. Et si l’on arrive à la bitumer, je pense qu’elle peut changer complètement le développement futur de la région de Kolda. De ce fait, celle-ci peut accueillir beaucoup d’investissements. Egalement les communes qui sont le long de la route comme Ndorna et Pata peuvent rapidement recevoir des investissements surtout des Sénégalais qui sont expatriés et qui ont envie  de faire parfois des choses dans leur pays.

 Au vu de l’importance de la production agricole et de l’impact que cela peut avoir sur les échanges entre le Sénégal, la Gambie, la Guinée-Bissau et la République Guinée, il mérite nécessairement qu’on le bitume . Compte tenu du trafic qui y est très intense, si l’on ne bitume pas rapidement cet axe, au bout de cinq hivernages, on risque de le perdre et de retomber dans les travers anciens.

Propos recueillis
par Moussa SADIO

Après la réhabilitation de la piste de production Kolda-Pata  par le Projet Pôle de développement de la Casamance, au nom de l’Etat, les populations bénéficiaires ont demandé son bitumage jusqu’à Médina Yoro Foulah. Soit quelque 105 km.

Elles ont estimé que cela assurera une pérennité à cet important axe et améliorera davantage la circulation des personnes et des biens, ainsi que l’acheminement des produits agricoles et de cueillette vers les marchés de Kolda, Diaobé, Dakar et autres. Omar Mané, responsable de l’association paysanne « Ninnaba » de Kolda que nous avons rencontré récemment dans la capitale du « Fouladou » en marge d’une réunion, s’enthousiasme déjà à l’idée que « l’Etat ne ménagera aucun effort pour goudronner l’axe Kolda-Pata-Ndorna-Médina-Yoro Foulah.

Il a certifié que cela va améliorer considérablement l’acheminement vers les marchés de Kolda et Diaobé d’importantes productions céréalières, de fruits et légumes que les départements de Kolda et de Médina Yoro Foulah réalisent chaque année.

De ce fait, il a annoncé que les agriculteurs de cette partie de la région méridionale du Sénégal pourront développer leurs activités, augmenter leurs revenus, améliorer leurs conditions de vie et participer activement à l’essor de leurs terroirs ainsi qu’à l’émergence du Sénégal.                     

M. SADIO

 

La route Kolda-Pata a fini d’être réhabilitée par le Projet Pôle de développement de la Casamance grâce à un financement de plus 3 milliards et demi de l’Etat et de la Banque mondiale. Après les travaux, le coordonnateur du Ppdc, Youssouph Badji, s’est rendu sur place pour s’imprégner de l’état de l’infrastructure et a recueilli les sentiments des populations bénéficiaires.

Jadis impraticable en toutes saisons, la route Kolda-Pata vient d’être totalement réhabilitée par l’Etat, à travers le Projet Pôle de développement de la Casamance (Ppdc), pour un montant de 3 milliards 517 millions de FCfa, au grand bonheur de ses multiples usagers. Ces derniers sont très satisfaits de la qualité de la voie ainsi que des ponts et balises qui y sont réalisés pour faciliter la circulation à tout moment. Néanmoins, ils ont souhaité son bitumage jusqu’à Médina-Yoro Foulah, soutenant que l’essor de région de Kolda en dépend grandement et que c’est un raccourci pour rallier Dakar, via Birkamaba, Georges Town, Bansang, Makati et Farafégné (Gambie).

L’axe Kolda-Pata est une piste de production de 66 km. Sa réhabilitation par l’Etat, à travers le Projet Pôle de développement de la Casamance (Ppdc), est très bien appréciée par l’ensemble des usagers, toutes catégories socioprofessionnelles confondues ; à l’image de la maraîchère Diénéba Sabaly qui est originaire du village de Ndorna, chef-lieu de la commune éponyme. Nous l’avons rencontrée dernièrement au marché central de Kolda, sis au quartier Escale de la ville, où elle était venue vendre ses légumes. Elle n’a cessé de rendre grâce à Dieu. Une façon pour cette dernière de saluer, au nom des populations riveraines, le bitumage d’une voie de communication entièrement restaurée. Pour notre interlocutrice, « c’est un don du ciel que le président de la République, Macky Sall, ait réussi à mettre à notre profit une si belle route, en donnant suffisamment d’argent au projet Ppdc pour la reconstruction de l’axe Kolda-Pata ». Elle a soutenu que cela a été fait au grand bonheur des habitants des villages qui composent les communes de Saré Bidji, Ndorna, Kéréwane et Pata, toutes situées dans le département de Médina Yoro Foulah (Myf). Sa camarade Aminata Mballo qui s’active aussi dans le maraîchage et que nous avons croisée également au marché central de Kolda, n’a pas tari d’éloges pour le chef de l’Etat. « Le Président Macky Sall, souligne-t-elle, nous a vraiment tirés d’affaire en permettant au Ppdc de réhabiliter la route Pata-Kolda ».

Parcours du combattant
Elle se souvient des difficultés endurées par les femmes du département pour acheminer les produits maraîchers à temps au marché de Kolda. « Je perdais souvent la plupart de mes récoltes quotidiennes ou hebdomadaires de légumes faute de véhicule de transport pour les acheminer à Kolda parce que, faute de moyens d’évacuation, les produits finissaient par pourrir entre nos mains », a expliqué Aminata Diallo. Les maires des communes de Pata et de Ndorna (respectivement Aliou Badara Baldé et Souleymane Diamanka) n’ont pas occulté les femmes enceintes de leurs collectivités locales qui ont eu à perdre la vie au cours de leur évacuation vers Kolda. « D’autres dames, se rappellent-ils, ont mis au monde des enfants mort-nés après leur évacuation sur le tronçon cahoteux de Pata-Kolda ».

Selon les agents de l’Isra de Kolda, notamment Momar Sabaly et Amadou Mansaly, la route en question était dans un état de dégradation très avancée. « Cela avait rendu inaccessibles, pendant plusieurs années, toutes les localités riveraines et environnantes au grand dam de leurs braves agriculteurs qui peinaient à sortir leurs récoltes des zones de production pour les écouler vers les marchés de Kolda, Diaobé et Dakar », a fait remarquer M. Sabaly. Et selon Diété Diamanka et Fally Sow, deux chauffeurs qui font la ligne Kolda-Pata depuis plus d’une décennie, cette route était parsemée de crevasses et, en hivernage, elle était tout le temps couverte d’eaux stagnantes ; ce qui rendait son usage périlleux. MM. Diamanka et Sow ont témoigné que cet itinéraire de 66 km était un véritable parcours du combattant.

Il fallait aux taxis brousse 4 heures d’horloge voire plus pour parcourir le tronçon. « A une certaine période, nous n’étions plus que trois transporteurs à assurer la liaison sur cet axe à cause du caractère accidenté de la route », ont-ils expliqué. C’est cela qui avait conduit certaines structures d’appui au développement, comme l’association paysanne « Ninnaba » de Kolda, à suspendre leurs activités dans bon nombre de localités qui étaient devenues inaccessibles. Deux responsables de l’association paysanne Ninnaba de Kolda, en l’occurrence Omar Mané et Diénéba Mballo, ont affirmé qu’une grande partie des productions agricoles pourrissait entre les mains des agriculteurs. « Faute de moyens de transport pour les acheminer vers les marchés de Kolda et de Diaobé. Car beaucoup de transporteurs refusaient catégoriquement d’emprunter cet axe de peur de voir leurs véhicules se gâter », ont-ils indiqué. Ainsi nombre de paysans du département de Médina Yoro Foulah n’avaient qu’une alternative que de brader leurs récoltes dans les localités gambiennes les plus proches ou dans les « loumas » (marchés hebdomadaires).

Une route qui revigore le commerce
Aujourd’hui, tout cela est un mauvais souvenir. Le visiteur qui débarque dans la région de Kolda ou emprunte l’axe Kolda-Pata peut s’en rendre compte. Nous en avons fait l’expérience le mardi 12 décembre 2017 au marché central de la capitale du Fouladou. Ce jour-là, à 6 heures 05 déjà, pendant que la ville se réveillait peu à peu et qu’il faisait un froid de canard au dehors, des véhicules de transport et des tricycles se succédaient pour décharger leurs cargaisons d’agrumes, de légumes et d’autres produis agricoles. Ce « bana-bana » (revendeur) de légumes Abdourakhmane Dieng, trouvé sur les lieux, renseigne que ce sont des transporteurs qui emmènent des produits agricoles et de cueillette en provenance de Pata, Ndorna et environnants. Notre vis-à-vis nous apprend ceci : « Depuis que la route de Pata a été reconstruite par le projet Ppdc, grâce à l’Etat et à ses partenaires, notamment (Ndlr, la Banque Mondiale), on assiste tous les matins, dès l’aube, à des mouvements incessants de véhicules entre Kolda et la zone de Pata ». Le résultat est que le marché de Kolda est chaque jour inondé de fruits, légumes et autres produits agricoles, selon les saisons, au bénéfice des consommateurs.

En réalité, la route Kolda-Pata a été bien faite. Et cela est apprécié par toutes les populations. Nous en avons discuté avec beaucoup d’entre elles lors de notre visite sur ladite piste de production qui, à notre passage en ce mois de décembre, ne souffrait d’aucune imperfection. Les transporteurs Diété Diamanka et Fally Sow ont déclaré que cette route est maintenant praticable. Ils ont certifié que la mobilité y est devenue rapide. « Actuellement de Kolda à Pata, nous ne faisons qu’une heure et quelque 10 minutes, alors qu’autrefois nous perdions 4h de temps pour rallier les deux localités qui ne sont distantes que de 66 km », ont révélé MM. Diamanka et Sow. Il y en a qui font le même parcours en 30 minutes, notamment les véhicules de service ou les voitures appartenant à des particuliers. « Et puis, a fait remarquer Diété Diamanka, depuis que la route Kolda-Pata a été réhabilitée, nos véhicules ne tombent plus en panne pour cause de roulement ou d’arbre (axe de rotation) cassé, de moteur qui a coulé, ou bien d’autres pièces endommagées, du fait d’un défaut sur l’état actuel de la route ».
C’est justement à cause de sa praticabilité que cette route est devenue un bon raccourci pour aller vers Dakar via Birkamaba (Gambie).

Reportage de El Hadj Moussa SADIO

 

La lutte contre les inondations entre dans une phase active à Saint-Louis. A Gokhou-Mbathie, des ouvriers s’attèlent à l’érection de structures devant accueillir des blocs de basalte. Les populations poussent déjà un ouf de soulagement. Le sexagénaire Baye Arona Diop, domicilié à Gokhou-Mbathie, et Sokhna Marième Diène, 47 ans, transformatrice de produits halieutiques, ont rendu un vibrant hommage au président Macky Sall pour les efforts déployés en vue d’honorer ses engagements vis-à-vis des populations de la Langue de Barbarie. Cette zone, siège de l’avancée de la mer, fait l’objet de raz-de-marée. Au nom du premier magistrat de la ville, Mansour Faye, Balla Guèye, adjoint au maire, a réitéré l’engagement des autorités municipales de la ville amphibie de Saint-Louis à tout mettre en œuvre pour réaliser ce projet de grande envergure de protection des populations contre l’avancée de la mer.

M. Guèye a, à cet effet, exhorté les piroguiers « à libérer l'emprise du projet pour permettre à l'entreprise de progresser dans les délais requis avant l'apparition d'une nouvelle houle ».

Mb. Kh. DIAGNE

 

Le Rotary Club international a remis 4 ordinateurs et 4 vidéoprojecteurs aux responsables du Bloc scientifique et technique (Bst) du lycée Charles De Gaulle vendredi dernier. Cette remise de don entre dans le cadre d’un projet d’appui de l’enseignement des sciences mis en œuvre par cet organisme international.

En présence de la première adjointe au maire de Saint-Louis, Mme Aïda Mbaye Dieng, de l’Inspecteur de l’Education et de la Formation (Ief) de Saint-Louis, Siaka Goudiaby, ce matériel informatique a été mis à la disposition du directeur du Bst, Jules Cissé. Ce dernier, au nom de l’équipe pédagogique du Bst, s’est réjoui de ce don.

L’Ief, Siaka Goudiaby, est largement revenu sur l’intérêt particulier que l’Etat accorde à l’enseignement des sciences et techniques dans notre pays, « aucun pays ne peut se développer sans l’apport des sciences et de la technologie ». Il a rendu un vibrant hommage au Rotary Club International qui s’évertue à contribuer à l’enseignement des sciences au Sénégal.  Abdallah Niang, représentant de l’Inspecteur d’Académie, a mis en exergue les grands projets de l’Etat qui permettent d’améliorer l’enseignement des sciences et techniques dans notre pays. Dr Talab Seck, président du Rotary Club de Saint-Louis, s’est appesanti sur les objectifs et missions de cet organisme international qui ne ménage aucun effort pour contribuer efficacement au renforcement de l’éducation dans ses différents piliers. Il a enfin exhorté les élèves à s’intéresser davantage aux matières scientifiques et techniques.

Mb. Kh. DIAGNE

Les représentants des regroupements d’éleveurs des 11 collectivités locales du département de Dagana se sont retrouvés la semaine dernière à l’hôtel de ville de Richard-Toll pour assister à la cérémonie officielle de démarrage de la deuxième phase du programme d’alphabétisation fonctionnelle mis en œuvre dans le cadre du projet Asstel 2.

Cette cérémonie s’est déroulée à l'hôtel de ville de Richard-Toll en présence de Sidaty Sow du Gret, assistant chef de projet et chargé du volet suivi-évaluation et concertation, des représentants de l’Inspection de l’Education et de la Formation (Ief) de Dagana, du Conseil départemental de Dagana, des maires de Fanaye, de Bokhol, de Richard-Toll, de Rokh, de Mbane, du représentant du Gie Ardo Mbantou, Adama Watt, etc. Le coordonnateur du projet Asstel 2, Marc Petidan, a saisi cette occasion pour rappeler que le projet Accès aux services et structuration des exploitations familiales d’élevage (Asstel 2) est mis en œuvre par l’Ong Gret (Groupe de recherches et d’échanges technologiques) et ses partenaires techniques (Asodia, Apess, Ard de Saint-Louis) et financiers (Afd, Région Occitanie-Pyrénées Méditerranée, Dci Monaco, Cfsi/Fdf) dans le département de Dagana et quelques communes du département de Podor.  Ce projet, a-t-il précisé, a terminé, au mois de mai 2017, la première phase de son programme d’alphabétisation fonctionnelle en langue pulaar qui a permis, au bout de six mois, d’alphabétiser 234 personnes. Ainsi, a-t-il ajouté, pour valoriser davantage la première phase et permettre aux premières bénéficiaires de s’autogérer, les parties prenantes et le projet se sont rencontrés à travers un atelier stratégique et ont pris la décision de renforcer les bénéficiaires de la première phase pendant une période de trois mois sur un quantum horaire de 150 heures. C’est dans ce contexte qu’Asstel 2 veut organiser un programme d’alphabétisation fonctionnelle (Phase 2).

Cependant, ont souligné Marc Petidan et Sidaty Sow, pour faciliter l’atteinte des objectifs du programme en évitant la désertion des classes par les apprenants (très mobiles), le projet propose de réaliser l’action en deux étapes qui seront marquées par une période transitoire. Il s’agira de consolider les acquis de la première phase avec une cohorte (six classes) et d’initier d’autres cibles sous forme d’extension, avec une cohorte de 90 personnes (trois classes) en 450 heures et une autre cohorte de 60 personnes, soit deux classes en 300 heures.

Sidaty Sow s’est réjoui de la disponibilité du Gie Ardo Mbantou qui s’inscrit dans le contexte général du projet et qui demeure résolument engagé à mettre en œuvre cette deuxième phase du programme d’alphabétisation fonctionnelle en pulaar d’Asstel 2. Amadou Sy de l’Ief de Dagana, représentant en même temps le préfet du département, Abdourahmane Diallo du Conseil départemental et Boubou Hann, conseiller municipal et représentant du maire Mame Diop, ont rendu un vibrant hommage aux responsables d’Asstel 2 qui, en mettant en œuvre ce programme d’alphabétisation, veulent aider les bénéficiaires à devenir de véritables entrepreneurs capables de lire et d’écrire en pulaar, de comprendre certaines notions de gestion, de comptabilité, d’être à la pointe de l’actualité et d’être en phase avec les nouvelles technologies.  

Mbagnick Kharachi DIAGNE

 

Dans le cadre de l'appui à la politique sociale du président de la République, le coordonnateur des cadres républicains de Pikine, Abdou Karim Sall, a offert une vingtaine de machines à coudre de dernière génération et cinquante paires de béquilles aux handicapés du département.

Le directeur général de l'Artp a profité de la clôture de la semaine internationale des personnes handicapées pour venir en aide à cette couche vulnérable de la population. La cérémonie de remise de ces dons a eu lieu samedi dernier à la permanence de l'Apr de Mbao en présence du ministre conseiller du président de la République, Abdou Aziz Diop, de Santy Agne Sène, président de la Fédération sénégalaise de handisports, etc. Devant le public, Abdou Karim Sall  a expliqué que ce geste qualifié de grande portée sociale par la volonté d'aider le Président Macky Sall à relever le défi de faire de l'année 2018 une année exclusivement sociale. Dans le même ordre, Abdou Karim Sall a matérialisé son soutien aux sourds-muets du département par l'octroi d'une importante enveloppe financière destinée à l'achat de fournitures scolaires. En outre, il a promis d’accompagner l'école des sourds-muets du département pour une durée de six ans. Le choix de la durée n'est pas fortuite, car le bienfaiteur pense qu'elle sera la même que le temps qui reste au Président Macky Sall à la tête du pays. Concernant les machines, Abdou Karim Sall a expliqué que les dix machines sont destinées aux personnes handicapées alors que les dix autres serviront à équiper le centre de formation qu'il compte mettre en place au profit de toute la jeunesse. Les bénéficiaires de ces dons ont tous remercié Abdou Karim Sall en affirmant que leur bienfaiteur est en train de donner la preuve qu'il travaille pour le Président Macky Sall. Par conséquent, ils ont affiché leur détermination à accompagner les initiatives du chef de l'Etat, principalement le Pse qui, selon eux, tient en compte de manière considérable les préoccupations des personnes handicapées. Aboud Aziz Diop a magnifié le geste d’Abdou Karim Sall qu'il a félicité pour son engagement à soutenir les couches défavorisées.

Abdou DIOP

Onze communes des régions administratives de Fatick, de Kaffrine et de Kaolack ont signé, vendredi dernier, une convention avec le Forum civil et l’Association des maires du Sénégal officialisant leur engagement dans un programme de Certification citoyenne. Une procédure soumettant davantage leur gouvernance au contrôle et à l’évaluation des citoyens et contribuables. Une initiative qui a bénéficié du concours de l’Union Européenne (Ue).

L’heure est à plus de transparence et de participation citoyenne dans la gouvernance et actions publiques. Des exigences démocratiques qui ont été à la base d’un programme de Certification citoyenne mené de concert entre le Forum civil et l’Association des maires du Sénégal (Ams). L’initiative qui fait suite à une première phase expérimentale dans une soixantaine de collectivités locales au Centre et au Sud du pays va connaître une nouvelle étape grâce à un appui de près d’un million d’euros de la Commission de l’Union Européenne (Ue).

La région de Kaolack qui est la tête de pont de la zone regroupant les circonscriptions administratives de Fatick et de Kaffrine a abrité cette semaine la signature des conventions de partenariat avec les maires de 11 communes engagées dans ledit programme. Dans le lot, outre les capitales régionales précitées, on retrouve des collectivités territoriales telles que Sokone Ndiop (Fatick), Nioro, Fass Barigot (Kaolack) Nganda (Kaffrine). Une tribune mise à profit par le maire de Gossas, par ailleurs coordonnateur du projet à la structure fédératrice des édiles du Sénégal, de revenir sur sa justification. « L’intérêt que présente la Certification citoyenne est basé sur le croisement de deux légitimités politique et historique ; celle des élus locaux qui sont dépositaires de la confiance des citoyens qui sont les seuls à même de choisir qui dirige le pays.

C’est dans ce face-à-face bâti sur le dialogue et la coopération entre le citoyen contribuable et le maire que se construisent progressivement les bases d’amélioration de la gouvernance publique locale »,  a souligné Madiagne Seck reprenant le justificatif du programme. Prévu pour deux ans, le processus devant mener à la Certification citoyenne a pour objectif de renforcer la fonction de veille et d’action citoyenne sur les politiques de développement au Sénégal en vue d’une amélioration de la qualité du service public fourni.

La rencontre de la capitale du bassin arachidier, outre un éclairage sur les objectifs et stratégies de l’initiative conjointe du Forum civil et de l’Ams à l’attention des principaux acteurs (élus et membres de la société civil), a débouché sur la signature officielle de la convention engageant les maires des 11 communes engagées et les initiateurs du projet.                

E. FALL  

 


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