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Régions (1868)

Le Conseil départemental de Sédhiou a voté, le week-end dernier, son projet de budget 2018 qui s’équilibre en recettes et en dépenses à 446 928 316 FCfa. Les recettes sont essentiellement de deux ordres : le fonds de dotation à la décentralisation (Fdd) et le fonds de concours provenant tous de l’Etat.

La raison de l’importance de cette dernière enveloppe est donnée par le président du Conseil départemental, le député Boubacar Biaye. « La poursuite de la lutte contre les abris provisoires et autres équipements qui seront installés dans les établissements et le soutien à apporter à l’équipe fanion de football créée dans la commune sont les priorités. Sur le plan de la culture, il est, de plus en plus, agité l’idée d’avoir un orchestre régional, mais cela se fera à partir des orchestres départementaux. Sédhiou entend donner l’exemple le premier. « Les autres secteurs  comme le cabinet du maire, l’éclairage public, la santé, l’hygiène et l’action sociale etc., n’ont pas été oubliés dans les dépenses de fonctionnement qui s’élèvent à 308 428 316 FCfa. Il faut noter que depuis trois ans, le Conseil départemental peine à assurer le bon fonctionnement de l’institution malgré les efforts de l’Etat. Pendant cette période, on s’est fait une idée du montant annuel des dotations de l’Etat même si chaque année on constate une augmentation. Pour autant on n’a pas voulu être au Conseil départemental trop ambitieux. Les charges fixes comme les salaires, les cotisations sociales, les indemnités, etc., absorbent presque la totalité du budget de fonctionnement. Les membres du Conseil départemental souhaitent alors voir les dotations de l’Etat revues à la hausse pour une meilleure prise en charge des préoccupations des populations. Pour mieux appréhender les dépenses d’investissement, elles ont fait préalablement l’objet d’une session d’orientation budgétaire. Pour ces dépenses, c’est l’équipement administratif avec 57 millions de FCfa qui se taille la part du lion, suivi de la jeunesse, de l’éducation, de la culture et du sport avec 32 millions de FCfa. Au total, les dépenses d’investissement ont concerné une dizaine de secteurs pour une enveloppe globale de 138 500 000 FCfa. A la fin de la rencontre, l’adjoint au préfet, Madiaw Kandji, venu pour le contrôle de légalité, s’est félicité de l’esprit dans lequel se sont déroulés les travaux, avant d’ajouter que le budget voté a pris en compte les secteurs clefs du développement économique et social.                                                                   

Malamine KAMARA

L’objectif global du nouveau Plan de développement communal de la ville de Tambacounda (Pdc) qui va être présenté dans trois mois est de créer le cadre et les instruments de planification permettant à la commune d’infléchir les tendances lourdes observées en milieu communautaire. Il s’agit de la baisse des revenus, du faible accès aux services sociaux de base, de la dégradation continue des ressources naturelles et de l’environnement. Pour ce Pdc, les groupes les plus vulnérables vont faire l’objet d’une attention particulière.

La commune de Tambacounda s’est lancée dans un processus d’élaboration de son Plan de développement communal horizon 2022. La cérémonie de démarrage des travaux des équipes techniques en charge de l’élaboration a été présidée par le député et maire Mame Balla Lô, en présence du préfet Mor Talla Tine ainsi que du directeur de l’Agence régionale de développement, le Dr Abdoul Aziz Tandia et des chefs de services et représentants des différentes couches de la société. Le Sénégal s’est engagé dans une politique résolue de décentralisation progressive et durable. Pour cela, l’Acte 3 de la décentralisation vise à organiser le Sénégal en territoires viables, compétitifs et porteurs de développement durable, a expliqué le préfet Mor Talla Tine. M. Tine a indiqué que l’élaboration du Plan de développement communal de Tambacounda se justifie par rapport aux éléments du contexte qui montrent le faible niveau d’accès des populations aux équipements et infrastructures socioéconomiques de base.

Pour Dr Abdoul Aziz Tandia, directeur de l’Agence régionale de développement de Tambacounda, ce Pdc est un plan d’orientation stratégique qui définit les objectifs et le cadre des actions prioritaires envisagées par la municipalité et la population. Lors de sa conception, il reste, par excellence, un outil de dialogue et d’échange entre les élus, les services techniques, les  populations, les organisations de la société civile, les  partenaires financiers, etc., affirme le directeur de l’Ard. Cette planification du développement communal va devoir être une action collective et participative. En un mot, l’objectif global du Pdc, note-t-il, est de créer le cadre et les instruments de planification permettant à la commune de Tambacounda d’infléchir les tendances lourdes observées en milieu communautaire qui ont trait à la baisse des revenus, au faible accès aux services sociaux de base et à la dégradation continue des ressources naturelles et de l’environnement. Pour l’édile de ville, le député et maire Mame Balla Lô, « c’est une étape importante pour la vie de notre commune. En effet, ce jour va marquer l’amorce d’importants changements dans la planification de nos actions de développement ».         

Pape Demba SIDIBE

 

La commune de Touba Mosquée a procédé, hier, au vote de son budget pour l’exercice 2018. Arrêté, en recettes et en dépenses, à 4 milliards deux cent quarante millions deux cents mille FCfa (4.240.200.000). Le budget d’investissement s’élève à 1.600.000.000, soit 37,73 %, et celui du fonctionnement à 2.640.200.000 FCfa, soit 62,27 % des recettes globales. Le budget 2018 connaît ainsi une hausse légère de 73.378.451 par rapport au budget de l’an dernier qui était de 4.166.821.549 FCfa.

L’institution est confrontée à des difficultés dans le recouvrement des taxes. Ce qui plombe le bon fonctionnement de l’institution. Le budget a été adopté à la majorité des conseillers présents. Le maire Abdoulahad Ka a précisé que « les communes comme Touba fonctionnent à partir des recettes d’investissement allouées par l’Etat du Sénégal. Nous avons prélevé sur le fonctionnement pour en arriver à ce montant », a fait savoir le maire. Evoquant les taxes, le problème, reconnaît-il, se situe du côté du recouvrement. « Les niches de recettes sont infructueuses puisque les populations ne s’acquittent ni des taxes, ni des impôts ». Et ce dernier de s’inquiéter pour la mobilisation de son budget d’autant que, précise-t-il, la municipalité n’a pas un service dédié au recouvrement. « L’ancien directeur du budget national, Mor Fall, et d’autres experts des impôts et domaines ont été commis et ils sont en train de travailler sur ce sujet pour la mise en place de ce service de recouvrement et éviter les amalgames entre les autorités de Touba et le percepteur », rassure-t-il. Présent à la réunion auprès du sous-préfet, le représentant du Trésor a affirmé qu’environ 1.300.000.000 FCfa ont été recouvrés sur le budget de l’an dernier. Quarante (40) personnes ont été recrutées et mises à la disposition du percepteur pour palier le déficit de recouvrement, a fait savoir le maire. « Le potentiel existe à Touba, mais nous allons échanger sur les stratégies à mettre en place », promet-il.

Education et éclairage public comme priorité
Revenant sur les priorités de ce présent budget, le maire a fait savoir qu’il sera axé sur l’éducation et l’éclairage public pour renforcer la sécurité. L’éclairage public représente 8,52 % des dépenses de fonctionnement et la part de l’Education s’élève à 225.000.000 car ce secteur est un réel problème à Touba. « Nos avons des milliers d’élèves qui fréquentent des établissements à Mbacké Bagnathie, Touba Belel, etc., à raison de l’inexistence d’établissements à l’intérieur de la ville de Touba. Toutefois, il y a des villages en dehors de ce périmètre sacré où on peut mettre des écoles, notamment à Kairé Mbaye, où l’effectif des établissements scolaires quintuple.

Le transport de ces élèves pose aussi beaucoup de problèmes, a fait savoir le maire. Une commission a été créée pour réfléchir avec les autorités sur ces questions d’éducation et d’enseignement afin de voir comment faciliter l’accès de ces milliers d’enfants à l’école. Sur la construction d’établissement scolaires à Touba, des « daaras modernes » sont en train d’être construits, mais, ajoute-t-il, il faudrait que les enseignements qui y sont dispensés puissent rencontrer l’assentiment des autorités religieuses. D’ailleurs, fera-t-il savoir, un séminaire d’une dizaine de jours a été organisé pour travailler sur la question.

Mamadou DIEYE

 

Plusieurs Sénégalais du Canada croient au travail en développant un patriotisme exemplaire. En plus des activités de solidarité, d’entraide et de développement pour leur nation, ils veulent un consulat à Montréal. Le regroupement général des Sénégalais du Canada prépare le mois du Sénégal dans ce pays et compte sur des synergies pour relever le défi de la réussite de l’évènement.

Le président du Regroupement général des Sénégalais du Canada, M. Ibrahima Sakho, se dit très satisfait au sortir de leur manifestation initiée par sa structure et ses compatriotes. Le centre culturel du Maroc à Montréal, sis au 115 avenue Viger, a abrité cette prestigieuse manifestation. Selon M. Sakho, cette activité marque le démarrage d’un programme et prépare, selon lui, une série d’activités tout au long de l’année. Ces activités entrent dans le cadre du programme de leur regroupement qui est une association à but non lucratif, qui œuvre pour une contribution significative au développement de leur pays, le Sénégal.

 Entouré de ses collaborateurs, le président Sakho a fait un rappel des missions et objectifs de leur structure. Il a tenu à remercier les membres qui ont bravé le froid rarissime qui sévit actuellement dans cette partie du monde pour venir participer au rendez-vous culturel et artistique animé par des artistes sénégalais de talent. Parmi ceux-ci, Seydina Ndiaye, ancien choriste dans le groupe de Fallou Dieng, Titi, Viviane, Pape Diouf et Jololi devenu Prince Arts.

D’autres musiciens comme Joe Mbaye chanteur, Elhadj Mbaye batteur, Fa Cissokho, Sadio Cissokho, le koriste malien Djaly Mori, le talentueux guitariste Assane Seck, fils de Zale Seck, ont assuré le spectacle prouvant l’universalité de leur musique et le riche patrimoine culturel de leur continent.

Le mois du Sénégal au Canada, évènement phare dans l’agenda du Regroupement général des Sénégalais du Canada prévu au mois d’avril, se prépare déjà. La destination Sénégal, ses valeurs et ses richesses sont revisités dans des kermesses, des foires commerciales, des concerts, des conférences, colloques, entres autres rencontres scientifiques, sportives et culturelles.
Le rêve d’avoir un consulat à Montréal est réaffirmé par ces Sénégalais qui fournissent, selon eux, des efforts pour obtenir des documents et autres titres de voyage, ou actes d’état civil, même si les représentations diplomatiques sont basées à Ottawa (165 km de Montréal). Beaucoup de pays comme le Maroc, la France ou les États-Unis ont, en plus de leurs ambassades, des consulats à Montréal.

Mamadou Aicha NDIAYE

 

Le projet de budget 2018 du Conseil départemental de Ziguinchor s’élève en recettes et en dépenses à la somme de 307 millions de FCfa contre 315 millions de FCfa l’année dernière. Cette baisse s’explique par le réalisme de l’institution qui a tenu compte du fait que l’Etat est trop sollicité sur le plan financier. En fait, le budget du conseil est alimenté essentiellement par les fonds de concours et de dotation alloués par l’Etat.   

A propos de ce projet de budget 2018, le président du Conseil départemental, Fiacre Coly, a révélé que 194 millions de FCfa sont prévus pour le fonctionnement de son institution et 113 millions de FCfa pour les investissements. En termes d’investissements, M. Coly a indiqué que cette année le conseil va mettre l’accent sur le développement économique du département, « avec des projets portant sur l’environnement et l’agriculture ». Par ailleurs, le président du conseil a assuré que des efforts soutenus vont encore être faits dans le domaine de l’éducation, notamment pour les collèges d’enseignement moyen (Cem) et lycées du département. Il n’a pas manqué de rappeler que son institution s’est beaucoup investie pour renforcer le dispositif en matériel didactique des lycées et collèges. « Ce qui permettra aux élèves de disposer de matériel sur place au lieu d’aller en ville pour en trouver », a estimé le président du Conseil départemental.

El Hadj Moussa SADIO  

Le maire de Médina Yoro Foulah annonce un vaste programme de construction d’infrastructures sociales et économiques dans les deux prochaines années.

Le maire de Médina Yoro Foulah se fixe un délai de deux ans pour changer la physionomie de sa commune. Pour réussir ce pari, Kalidou Sy compte mettre l’accent sur la réalisation d’infrastructures sociales et économiques de base pour donner à la localité l’image d’une capitale départementale digne de ce nom. Il annonce la réhabilitation de la grande mosquée de Médina Yoro Foulah et la construction du stade municipal, d’une morgue et des salles de classe pour augmenter la capacité d’accueil du Cem qui sera également doté de tables-bancs.

La promotion de l’emploi pour les jeunes, l’allègement des travaux des femmes, le pavage des routes, la construction des canaux d’évacuation des eaux pluviales pour prévenir les inondations, la délocalisation du marché et de la gare routière constituent également une priorité pour l’équipe municipale. Ces différents aspects ont été pris en compte dans l’élaboration du budget de la commune pour l’année 2018 qui fait la part belle au volet investissement par rapport au fonctionnement. « La commune de Médina Yoro Foulah a voté, le 29 décembre dernier, son budget qui s’élève à 170 964 OOO FCfa. Il a été élaboré avec la participation des populations des différents quartiers qui ont identifié des priorités pour la commune. Nous avons tenu compte de nos recettes qui sont attendues pour 2018 », déclare le maire de Médina Yoro Foulah. Il compte également sur l’Etat et les partenaires techniques et financiers de la commune pour atteindre ses objectifs. La présence de l’Etat est déjà palpable sur le terrain avec la construction des édifices devant abriter certains services comme la préfecture, la brigade de gendarmerie, les sapeurs-pompiers, le Centre de recherche et d’essai (Cre) et le lycée de Médina Yoro Foulah.

Pour ce qui concerne l’approvisionnement en eau potable, la commune de Médina Yoro Foulah dispose déjà d’un château. L’Office des forages ruraux a récemment recruté un gestionnaire pour assurer la gestion du forage. Il a également permis à la commune de faire l’extension du réseau de distribution d’eau dans d’autres quartiers ainsi que dans la commune de Niaming. Le forage sera alimenté par un panneau solaire obtenu grâce à l’appui d’un partenaire. L’électricité est également disponible 24/24 heures. La commune va bientôt disposer de 50 panneaux solaires qui seront financés à hauteur de 50 % par l’Etat du Sénégal et le reste par la mairie.  

Mamadou Aliou DIALLO

Niakhar : Les trois communes de l’arrondissement de Niakhar (département de Fatick) ont jeté les bases d’une intercommunalité de leurs différentes collectivités à travers le sport.

Il s’agit des communes de Patar, de Ngayokhème et de Niakhar dont les différents maires ont assisté ensemble, le vendredi dernier, à la finale du tournoi de l’amitié doté de la coupe Mbagnick Ndiaye, l’actuel ministre de l’Intégration africaine et maire de Ngayokhème. En présence du ministre des Sports et maire de Fatick, Matar Ba, ainsi que de plus d’une dizaine d’autres maires du département de Fatick dont Mme Thérèse Faye Diouf de Diohine, entre autres invités, pour s’inspirer de cet exemple d’unité autour de l’essentiel comme le souhaite le ministre Mbagnick Ndiaye, responsable départemental de l’Alliance pour la république (Apr) à Fatick.

Le développement territorial de l’arrondissement de Niakhar et du département voire de toute la région reste, selon lui, « une préoccupation constante des autorités locales. C’est pourquoi nous travaillons à unir nos forces à travers des initiatives de ce genre ». Car, au-delà même du caractère sportif et de promotion du football, nous a indiqué l’adjoint au maire de Niakhar, Ngor Sène, « ce tournoi peut constituer une aubaine pour remettre sur les rails l’Union sportive et culturelle de l’arrondissement de Niakhar (Uscan) qui, jadis, a fait de beaux résultats au niveau départemental ».

Ngor Sène ajoute « qu’en joignant l’utile à l’agréable, ce tournoi de l’unité constitue un tremplin pour mettre en application cette politique d’intercommunalité tant voulue et souhaitée par nos trois collectivités territoriales et qui pourrait constituer une des solutions à nos préoccupations communes ». C’est à cela que le ministre et maire de Ngayokhème invite ses collègues des communes du département sans exclusive pour entreprendre ensemble toute action allant dans le sens de l’unité, de l’entraide et de la collaboration dans le cadre du développement économique, social et culturel de l’arrondissement de Niakhar et de gagner le défi de l’émergence ».

Le ministre des Sports et maire de Fatick, Matar Ba, a salué cette belle initiative qui, selon lui, « devrait permettre aux communes de se mettre ensemble pour le développement de leurs territoires ». Le ministre Mbagnick Ndiaye s’approprie également l’élargissement et la consolidation des bases de l’Apr dans l’arrondissement de Niakhar et le département de Fatick en perspective des échéances électorales (présidentielle et locale) de 2019.

La finale de football a été remportée par l’équipe de Belfort (2 buts à 0) devant celle de l’Entente deux Asc de la même zone de Niakhar. Les jeunes souhaitent organiser la prochaine édition dans un terrain clôturé. L’arrondissement ne disposant d’aucune infrastructure sportive, le seul terrain existant qui était en cours de construction a vu ses travaux arrêtés. Ils ont interpellé le ministre Matar Ba dans ce sens et ce dernier leur a rétorqué que c’est le propriétaire du champ où est situé l’emplacement du stade qui a fait arrêter les travaux.

Mohamadou SAGNE

 

La mairie de la ville de Pikine a voté son budget qui passe de sept milliards de FCfa à huit milliards de FCfa. Soit une hausse de 1,2 milliard de FCfa par rapport à l'exercice précédent et que le maire de Pikine, Abdoulaye Thimbo, a mis sur le compte de l’efficacité des services compétents de la municipalité. Il a annoncé que le volet investissement sera placé au cœur de l’exercice en cours.

Pour l'exercice en cours, le maire de ville, Abdoulaye Thimbo, a révélé qu'une part importante sera réservée à l'investissement. Presque 35 % du budget lui sont destinés. Environ, c'est un montant de trois milliards de FCfa qui doit aller à l'investissement qui va se décliner autour de quelques prévisions parmi lesquelles on peut citer la réalisation de la bibliothèque municipale qui bénéficie d'un accompagnement du partenaire de Valoraine qui s'est engagé à offrir approximativement cent mille (100.000) livres à cette bibliothèque.

Déjà, vingt-huit mille (28.000) livres ont été remis à la ville de Pikine. Soixante-onze mille (71.000) autres seront réceptionnés bientôt. Le marché est déjà attribué. L'autorisation est soumise à l’appréciation de la Dcmp et une fois le projet validé, les travaux seront entamés. Toujours, au menu des projets, il faut noter la construction d'un nouveau Collège d’enseignement moyen (Cem) à Thiaroye-sur-mer pour un coût approximatif de quatre cents millions (400.000.000 FCfa). L'établissement sera construit sous la forme d'un bâtiment surmonté de deux étages. « Thiaroye-sur-mer est la seule commune du département où il n'y avait pas de collège. C'était donc un besoin réel et, en accord avec l'inspecteur de l'éducation et de la formation (Ief), nous avons décidé de réaliser ce projet déjà soumis à la Dcmp.

Nous attendons son autorisation pour démarrer les travaux », a soutenu le maire de Pikine. L'autre projet est relatif au lancement du programme de pavage des rues et places publiques de Pikine. Il s'agit d'un projet global d'un coût de 2,6 milliards de FCfa. Déjà l'appel d'offres a été déjà lancé, le marché attribué et l'entreprise en charge de l'exécution du projet s'est déjà installée. D'ailleurs, elle a commencé la fabrication des briques. Cependant, au cours de l'année 2018, c’est un montant de 1,3 milliard de FCfa qui sera dépensé sur ce programme de pavage qui va commencer par la rue El Hadj Malick Sy à partir du poste de santé Ousmane Ba et ira jusqu’à la route des Niayes avec l'aménagement d'espaces publics. Une fois ce tronçon achevé, le pavage sera étendu au reste du département de Pikine. Le maire de Pikine précise que dès l'année prochaine (en 2019), le pavage des autres localités du département va suivre.

Abdou DIOP

 

Ziguinchor : Depuis quelques temps, des informations circulent sur les réseaux sociaux voire même auprès des populations faisant part de la nocivité ou pas du « ditakh » venant de Casamance et dont la consommation semble être dangereuse pour la santé avec des cas avérés portant atteinte à la vie de certaines personnes.

tSelon un technicien horticole que nous avons rencontré sur le sujet lors d’une visite à Ziguinchor, « les populations locales savent bien faire la différence et font un tri systématique entre les deux variétés ». Samuel Badji, puisque c’est de lui qu’il s’agit, souligne que « la variété sauvage peut en effet attenter à la vie de la personne qui la consomme ». En effet, indique-t-il, « le "ditakh", fruit du Détarium Sénégalensis, est globuleux avec un noyau assez gros couvert d'une pulpe verte, farineuse, acidulée et entremêlée de fibres ; le tout est recouvert d'une coque à briser. De plus, généralement consommé frais, en jus, en nectar, le "ditakh" est très riche en vitamine C, excellent en cas d’effort physique ou de coup de fatigue en plein milieu de la journée ».

Toutefois, explique le technicien horticole, « il existe différentes variétés de "Ditakh" et en Casamance le fruit s’identifie sous la forme comestible et non comestible. Il n’est pas cultivé mais il pousse de façon sauvage ou non comestible dans certaines zones du "Blouf", mais plus particulièrement vers les zones frontalière avec la Guinée-Bissau où le fruit est très craint ». C’est pourquoi, souligne Samuel Badji, « les populations locales savent bien faire la différence et font un tri systématique entre les deux variétés qui se différencient et s’apprécient au gouté juste par la faculté gustative. Posé sur la langue, le "ditakh" sauvage est très amer, à contrario de la variété comestible qui est très sucrée. En pleine brousse, le ramassage se fait par tri et les animaux sont les premiers indicateurs de la variété sauvage de celle qui est comestible. Les bêtes sont repoussés par le gout très fort et amer de cette variété sauvage ».

D’ailleurs, fait-il noter, « en Guinée-Bissau, pays voisin, la consommation de ce produit est presque inexistant parque les populations ont du mal à faire la différence a priori entre les deux variétés ». Pour la petite histoire, nous fait savoir notre collègue Jean-Jacques Rodriguez du bureau du Soleil de Ziguinchor, « le "ditakh" était utilisé comme preuve pour départager des personnes ou familles en conflit, surtout quand il s’agissait de sorcellerie dans un village. A la manière du sage roi Salomon et des deux femmes qui se disputaient la maternité d’un enfant, les chefs n’hésitaient pas à mettre le fruit sur la table et demander aux personnes opposées d’en consommer pour vérifier ou infirmer une accusation fausse envers son prochain. Le sens de l’honneur et le discernement aidant, ils pouvaient savoir de quel côté se trouvait la vérité ». Mais, aujourd’hui, la cupidité de certains commerçants ou vendeurs peut pousser à ramasser et mélanger les différentes variétés du fruit à proposer à la commercialisation ou à la transformation en jus local. Deux fruits de même aspect mais la variété sauvage peut s’avérer vraiment dangereux pour la santé car nuisible à l’homme et aux animaux. « C’est un véritable poison », souligne Samuel Badji. Il indique « qu’une fois de plus, comme ce fruit, l’huile de palme, le citron, le vin de palme venus de la Casamance sont souvent mélangés et vendus à Dakar ou dans les autres régions sous le label très prisé de « fruit de la Casamance ». Le « ditakh » n’échappe pas à ce trafic de commerçants ou vendeurs mus par le gain facile ou la recherche effrénée du gain au point de mettre en péril la vie des personnes et au final ternissent l’image d’une région forte de ses potentiels et diversités. L’implication du service des eaux et forêts est très souhaitée dans cette polémique qui défraie depuis quelques temps la chronique au Sénégal, comme nous l’a indiqué Mme Fatou Diouf, présidente du réseau des femmes transformatrices de produits locaux de Ziguinchor pour qui « les informations distillées sur les réseaux sociaux portent préjudices à leurs activités ».

Mohamadou SAGNE,
envoyé spécial à Ziguinchor

La cité de Laga Ndong a également célébré son centenaire le week-end dernier. Le maire de la ville, Babacar Diamé, a saisi l’occasion pour magnifier une telle initiative.

Selon le maire de Foundiougne, « l’important est que l’événement permet aux populations de la localité de se retrouver pour revisiter le passé glorieux de leur ville ». Ce dernier affirme que ce centenaire constitue des moments d’échanges sur la mise en œuvre de leur plan de développement communal devant les conduire vers l’émergence dans les cinq années à venir. Mais, devant le président de l’Association des maires du Sénégal, Aliou Sall, par ailleurs directeur général de la Caisse de dépôt et de consignation, ainsi que de plusieurs personnalités dont le préfet Gorgui Mbaye, le directeur de cabinet du ministre de la Culture, Lamine Sarr, le président du Conseil départemental, Moustapha Mbaye, le maire de Foundiougne a fait savoir que la ville a 100 ans ce 30 décembre en tant collectivité territoriale érigée en commune mixte en 1917 à la même date mais, souligne Babacar Diamé, « elle existe depuis le 12e siècle car c’est à cette période que les premiers habitants sont venus du Fouta pour s’y installer. Et, dès 1870, des comptoirs commerciaux y ont été créés pour favoriser les échanges commerciaux entre les différents acteurs économiques ».

Pour le préfet Gorgui Mbaye, ce centenaire permet de jeter un regard rétrospectif sur le passé colonial de Foundiougne où beaucoup d’eau a coulé sous les ponts pendant une quarantaine d’années de règne du pouvoir colonial mais dont les dividendes n’ont pas été engrangés par les différentes générations.

Tout compte fait, un tel centenaire mérite bien d’être fêté, comme nous l’a fait savoir Farba Diouf, rédacteur en chef de la radio locale Foundiougne FM. Car, il constitue, selon lui, « un moment fort pour revisiter le passé de Foundiougne, son présent et son futur. Donc, le maire a fait son devoir en impliquant tout le monde pour la circonstance ». Cependant, selon Maximin Diagne, adjoint au maire, « cent ans pour une commune fait très jeune mais, pour Foundiougne qui fut la capitale de l’ancienne région naturelle du Sine-Saloum avec le transport fluvial de l’arachide, donc poumon de l’économie du Sénégal, il y a bien une raison ».

Et, une bonne raison pour le directeur de cabinet du ministre de la Culture, Lamine Sarr, qui souligne le caractère solennel de ce centenaire pour lequel « les organisateurs ont bien fait de le fêter pour magnifier en même temps l’immense potentiel halieutique, touristique et culturel de Foundiougne promis à un bel avenir avec les nombreux projets et programmes inscrits au titre de l’action gouvernementale déclinée à travers les ambitions du président Macky Sall de faire du Sénégal un pays émergent ». Dans cette dynamique, le président de l’Association des maires du Sénégal, natif de la ville, a évoqué les nombreuses performances économiques et réalisations sociales du président Macky Sall qui, selon lui, « fait au Sénégal ce qu’aucun autre homme d’Etat n’a réussi en si peu de temps et cela dans tous les secteurs d’activités. D’ailleurs il s’est engagé à redorer le blason de la commune de Foundiougne et il a même démarré avec la construction du port de Ndakhonga, du pont et du lycée. Il s’y ajoute la subvention sur les moteurs de pirogues hors bord mais aussi les initiatives qui seront mises en œuvre pour la promotion du tourisme. Ce qui fera de Foundiougne la locomotive du développement de la région de Fatick ».

El Hadj Mouhamadou SAGNE

Le maire de Yoff a procédé, samedi dernier, à la pose de la première pierre du centre commercial dénommé Chérif Ousseynou Laye. Selon Abdoulaye Diouf Sarr, ceci est un investissement marchand extrêmement important qui va structurer la commune. Ce centre de dernière génération (R+1 avec terrasse, 1520 m2, composé de 8 plateaux) va permettre à Yoff d’être un véritable carrefour d’échanges.

« En matière commerciale, Yoff va être présent dans le cadre du rendez-vous du donner et du recevoir. Les flux commerciaux vont développer l’économie locale. Le partenariat public-privé est à 100 % Yoffois », a déclaré le premier magistrat de la commune.

Diouf Sarr a indiqué que le centre commercial ne va pas tuer le commerce des petites boutiques. « L’économie fonctionne dans une synergie d’ensemble suivant un réseau de distribution qui part du grossiste jusqu’au détaillant ; ce centre commercial fait partie dudit réseau. Il n’y a pas péril en la demeure. Nous voyons que le Pse local est en route », a-t-il fait savoir. Pape Diop, manager de la société chargée de construire le centre commercial, a souligné que les travaux vont démarrer incessamment, même s’il n’a pas révélé le coût du projet et le nombre d’emplois qui seront créés. « Les études sont en train d’être bouclées.

Ce centre de trois niveaux aura des boutiques, des show-rooms, des aires de jeu et des surfaces de restauration. C’est bien venu pour la commune de Yoff », a-t-il laissé entendre.

Serigne Mansour Sy CISSE

L’adjoint au gouverneur chargé des affaires administratives, Amadou Diop, a présidé à la chambre des métiers de Saint-Louis, la cérémonie officielle de remise de matériels et de titres de qualification aux maîtres d’apprentissage et aux apprentis artisanaux de six corps de métiers de la région nord. Cette cérémonie intervient au terme d’un stage de renforcement des capacités organisé par l’Etat du Sénégal avec l’appui de la coopération luxembourgeoise (Lux-Dev), dans le cadre du Programme Sen 028.

En présence du directeur de l’apprentissage, Ousmane Adama Dia, des responsables de la chambre des métiers et des représentants de la coopération luxembourgeoise, l’adjoint au gouverneur, Amadou Diop, a rappelé que ces artisans qui viennent de recevoir ces équipements dont ils auront besoin pour exercer leur métier, ont pu bénéficier de cette formation à l’issue d’un processus très sélectif dans les domaines de la maçonnerie, de la plomberie, de la mécanique automobile, de la menuiserie bois, de la chaudronnerie, de la plomberie, de la couture, etc. S’adressant à la presse, M. Diop a laissé entendre que ces diplômes permettront à ces artisans d’être crédibles vis-à-vis de l’Etat, des sociétés et entreprises, des partenaires au développement, de la société civile, etc.

Abondant dans le même sens, le directeur de l’apprentissage, Ousmane Adama Dia, a réitéré l’engagement indéfectible du ministère de la Formation professionnelle et de l’Artisanat à mobiliser toutes les énergies en vue de permettre aux jeunes citoyens sénégalais de trouver un emploi décent. M. Dia a tenu à préciser que cette session de formation diplômante, organisée avec l’appui de la coopération luxembourgeoise, s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de cette politique de l’Etat en matière de création d’emplois et de renforcement de l’employabilité des jeunes.

Ousmane Adama Dia a enfin réaffirmé la volonté du gouvernement de donner la chance à nos artisans de bénéficier, au même titre que les jeunes diplômés de l’éducation nationale, des opportunités de créer des entreprises ou de trouver un emploi.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Le centenaire de la commune de Fatick a vécu, ce week-end, avec son événement phare qui a été le colloque scientifique sur le thème général : « La place de Fatick dans le PSE et le développement économique et social du Sénégal ».

Selon le président du comité scientifique Mamadou Blaise Kane, « l’organisation d’un séminaire pour approfondir les différentes réflexions issues des travaux constitue la principale recommandation du colloque. Et ceci devrait aboutir à la publication d’un livre dans lequel seront énumérés tous les actes du colloque et mis à la disposition des générations actuelles et futures ». Ainsi, d’éminents spécialistes ont planché sur le sujet principal : « La place de Fatick dans le PSE et le développement économique et social du Sénégal », mais à travers cinq panels retenus par les organisateurs.

Des panels d’ailleurs portant sur « l’histoire de Fatick : ses origines à la période coloniale » animé par le Pr et chercheur Coumba Ndoffène Diouf, son histoire politique et économique, « la place et le rôle de Fatick dans l’émergence du Sénégal » traité par Khalil Ndiaye du bureau opérationnel de suivi (BOS) du PSE, qui ont beaucoup retenu l’attention des participants. Tout comme également les sujets inscrits dans les deux derniers panels : « les fondements culturels de la société sérère » et « l’économie de la culture sérère », respectivement animés par Pape Massène Sène et l’économiste Babacar Diouf.

Le président du comité scientifique a manifesté toute sa satisfaction sur la richesse des débats et des enseignements qui y ont été tirés et qui devraient constituer une bonne base de données pour un document de planification du développement économique et social de cette ville.

Projets et programmes d’infrastructures
La ville de Fatick en a tant besoin dans ce contexte où le Sénégal est sur la voie de l’émergence. Il convient donc de réfléchir sur de nouvelles stratégies de développement en adéquation avec le PSE et de revaloriser le patrimoine matériel et immatériel du terroir, après avoir revisité l’histoire de la commune à travers les âges.

D’ailleurs, comme l’a rappelé le maire lors de l’ouverture du colloque, tous les maires qui se sont succédé à la tête de la mairie, de l’indépendance à nos jours, se sont attelés à cette tâche en développant des projets et programmes d’infrastructures aux fins d’accroître le développement socio-économique de la commune de Fatick.

Une belle occasion saisie d’ailleurs pour rendre hommage à ses prédécesseurs que furent Ibrahima Diouf, Khar Ndoffène Diouf, Amacodou Diouf, Alioune Sène, Macky Gassama, Dr Cheikh Kassé, Mamadou Diattara, Mbagnick Diouf et enfin Macky Sall, actuel président du Sénégal (parrain du centenaire) qui a passé le flambeau au maire et ministre des sports Matar Ba. Donc, des émérites fils de cette cite de Mame Mindiss qui, à des époques différentes et chargées d'histoires, se sont battus pour faire de Fatick ce qu'elle est aujourd'hui. Par conséquent, ils méritent une reconnaissance des Fatickois.

Par ailleurs, d’autres activités à travers des visites au village du centenaire, un vernissage de l’exposition et d’une rencontre bilatérale entre les délégations invitées suivie d’une grande veillée cultuelle ont marqué les festivités du centenaire de la commune de Fatick.

Il y avait aussi la finale de football de la coupe du maire Matar Bâ, par ailleurs ministre des Sports, qui a été remportée par l’ASC Garmy du Sine devant l’équipe de Pastef par le score de 8 buts à 1. Une véritable promenade de santé des joueurs de Garmy et dont le N° 2 Issa Niang avec un triplé sur les 8 a été le principal bourreau des coéquipiers de Cheikh Ahmadou Bamba Diallo, auteur de l’unique but de Pastef. Le clou du centenaire coïncidant avec la fin de l’année 2017 a été marqué par la présentation des meilleurs vœux de nouvel an du maire Matar Ba aux populations à l’occasion d’une soirée de gala marquée en même temps par la signature du livre du centenaire de Fatick dont la date de création remonte à l’année 1917.

El Hadj Mouhamadou SAGNE

Le Conseil municipal de Mont Rolland s’est réuni en session budgétaire pour examiner le budget prévisionnel 2018. Il s’équilibre en recettes et en dépenses à la somme de 910 000 000 FCfa dont les 450 millions dévolus au fonctionnement et les 460 millions restants aux investissements. Au vu des ambitions de la commune déclinées par le maire Yves Lamine Ciss, les conseillers ont voté à l’unanimité le présent budget.

Revenant sur le volume important de ressources destinées aux investissements, le maire de Mont Rolland indique qu’ils veulent construire beaucoup de salles de classe et un lycée pour séparer le cycle moyen du cycle secondaire. « Nous voulons qu’il n’y ait plus d’abris provisoires dans notre commune », a-t-il affirmé.

Outre le volet éducation, Yves Lamine Ciss annonce que le stade de Mont Rolland va bénéficier d’une grille de protection, d’une tribune spacieuse et d’une clôture adéquate. « Si nous ajoutons à cela le renforcement de capacité des femmes et leur accompagnement dans la mise en place ou la consolidation de leurs unités de transformation des produits locaux, il est tout à fait raisonnable que le niveau des investissements escomptés puisse atteindre ce niveau », a-t-il confié. Mont Rolland étant une commune rurale où l’agriculture et l’élevage occupent une place centrale, la question d’un bon aménagement du territoire a été agitée pour que la paix sociale continue de régner entre producteurs et éleveurs.

Des échanges qui ont débouché sur la problématique de l’accès à l’eau pour les producteurs de la commune de Mont Rolland. Sur la question, plusieurs conseillers ont demandé au maire de continuer à porter ce plaidoyer auprès des autorités de l’Etat car ces conseillers municipaux disent ne pas comprendre que leur commune serve de château d’eau à d’autres citoyens sénégalais sans pour autant en disposer dans leurs périmètres de production maraîchère.

Profitant de la bonne ambiance qui a régné tout au long de la session budgétaire, le maire Yves Lamine Ciss a exhorté ces concitoyens à consentir davantage d’efforts pour s’acquitter de leurs impôts.

Mbaye BA

A l’initiative du Comité d’action pour une nouvelle coopération France-Afrique (Cancfa), un colloque a été organisé à Paris le 19 décembre dernier. Parmi les participants, il y avait le maire de la commune de Salémata dans la région de Kédougou. Selon Kamissa Kamara, cette rencontre a permis de nouer un partenariat avec la commune de Salémata.

Le colloque du Cancfa tenu à Paris le 19 décembre dernier sur le thème « l’éducation et la formation, des leviers endogènes pour le développement », en présence de notre ambassadeur Bassirou Sène et de nombreux diplomates, a permis à la jeune commune de Salémata, dans la région de Kédougou, de nouer un partenariat qui démarre aujourd’hui 2 janvier.

La commune de Salémata dont le maire était invitée du ministre Jacques Godfrain, président du Cancfa,et président de la Fondation Charles de Gaulle a profité de ce voyage pour présenter les atouts touristiques et économiques de la ville de Salémata. « J’ai pu mesurer l’importance de ce colloque qui nous a permis de faire la promotion de notre jeune collectivité locale », a déclaré Kamissa Kamara. D’après le maire de Salémata, cette rencontre a permis de signer une lettre d’intention entre les deux entités, renouvelable. Cet avenant permettra aux deux parties d’exécuter des visites de terrain. D’ailleurs, au cours de l’année, une délégation venue de France est attendue dans la région de Kédougou. « La Cancfa envisage d’ouvrir une antenne au Sénégal et qui sera implantée dans ma ville », a révélé M. Kamara. Il s’agit pour le Cancfa d’appuyer le conseil municipal de Salémata dans les domaines de l’éducation, de la santé, de la formation professionnelle et du développement du genre, a expliqué M. Kamara. « Nous avons des groupements féminins spécialisés dans la transformation des produits locaux et Salémata est une zone riche en produits forestiers qui pourraient être exploités », a dit M. Kamara. Il a précisé qu’un protocole sera rédigé entre les deux entités. Dans un document remis à la partie française, le maire de Salémata a présenté la région Est qui regorge de potentialités économiques et touristiques avec notamment l’exploitation de l’or, du fer, du marbre d’Ibel, et les chutes d’eau de Dindéfélo, un lieu touristique très accueillant. « Notre objectif est d’ouvrir notre localité à tous pour que l’enclavement soit un vieux souvenir », a conclu M. Kamara, qui s’attend à un premier test réussi avec l’équipe de l’ancien ministre français de la Coopération et du Développement.

El. H. A. THIAM

« Notre commune vient de montrer que le vote du budget participatif ne peut se faire sans l’unité et la solidarité », a réagi, avant-hier, le ministre et maire de Yoff, Abdoulaye Diouf Sarr, qui se fixe quatre priorités : la santé, l’éducation, la voierie et une administration moderne, gage d’efficacité.

Le budget de la mairie de Yoff est arrêté, pour l’année 2018, à 1.801.293.932 FCfa, soit une hausse de 449.640.000 FCfa en valeur absolue et 33 % en valeur relative. Les quatre projets de l’exercice budgétaire prochain sont : la construction de l’école Kenjiro, celle d’un poste de santé sis à Ouest Foire, la voierie (pavage de certaines zones à Diamalaye). La commune devra également parfaire et terminer l’informatisation de l’administration municipale, car, affirme le maire, « une commune durable repose sur une administration moderne et efficace».

D’après Abdoulaye Diouf Sarr, « la progression de ce budget est basée sur des performances réelles pendant l’année où il y a eu un recouvrement important des recettes ». « Cette hausse est un fait rare. On avait sous-estimé des recettes sur le terrain l’année dernière ; mais on a fait un travail de recouvrement important cette année. On s’est aligné sur la réalité du terrain. Ce qui a été prévu fut atteint et même dépassé. Le conseil municipal a été ambitieux. Il faut que le budget ait une traduction dans ses résultats », a-t-il souligné, non sans saluer les efforts de nettoiement déployés grâce à la brigade de l’environnement chargée de la propreté sur les grandes artères de la commune et le littoral.

Pour l’exercice de l’année qui s’ouvre, le maire a salué la préparation du budget jugé « participatif », qui, en amont, a permis la tenue d’une retraite à Saly. Le maire de Yoff, Abdoulaye Diouf Sarr, déclare : « Le conseil a effectué plusieurs séances à la commission des finances, ensuite aux commissions techniques et, après, de manière globale, au conseil municipal, dans le cadre d’un processus de préparation et de discussions budgétaires qui ont permis de dégager des priorités (deux), d’insister sur des orientations stratégiques et de retenir le budget que nous venons de voter ».

« Il y a une unité de vision qui reflète véritablement les préoccupations des populations », a fait savoir le premier magistrat de la commune. Interpellé sur les niches fiscales qui ont permis à Yoff de collecter autant de recettes, il soutient  que c’est grâce à leur activité économique. Selon lui, l’émergence du pays est en train d’être vécue au niveau local. L’axe 1 du Pse qu’est la transformation structurelle de l’économie sénégalaise est effectivement une réalité concrète sur le terrain et Yoff en est la parfaite illustration, dit le maire. « Aujourd’hui, nous avons beaucoup d’initiatives privées ; des habitants ont transformé leurs rez-de-chaussée et l’activité économique est réelle. Donc, c’est à ces niveaux qu’on a énormément de recettes et la volonté d’exhaustivité du recensement en matière de publicité », a-t-il révélé. Le ministre et maire précise que les priorités seront d’ordre social (secours aux indigents pour 180.000.000 FCfa) et infrastructurel.

Serigne Mansour Sy CISSE

Fatick : C’est hier en fin de matinée que les activités du centenaire de la commune de Fatick ont été lancées. 1917-2017, un siècle déjà, célébrer un tel événement en vaut bien la chandelle, comme l’ont exprimé les différents orateurs à la cérémonie qui a eu lieu à la place mythique « Aux berges du Sine ». Une occasion de revisiter l’histoire de cette ancienne escale.

Les personnalités présentes aux côtés du ministre des Sports, Matar Ba, par ailleurs maire de la ville, dont ses collègues Abdou Latif Coulibaly (culture) et Mbagnick Ndiaye (intégration africaine), ont vécu d’intenses moments de ferveur artistique et folklorique au son des « Djoungs-Djoungs » (tam-tam) et autres instruments de musique sérère. Le ministre des Sports et maire de Fatick, Matar Ba, est revenu sur quelques étapes qui ont marqué cette ville ancienne escale érigée en commune un certain 31 décembre 1917 par le gouverneur général de l’Afrique occidentale française (Aof) de l’époque, Van Vollenhoven. Et, selon Matar Ba, « de commune mixte au départ, Fatick fut érigée en commune de moyen exercice en 1957 puis de plein exercice en 1960 avec un conseil municipal élu au suffrage universel. Son statut spécial de commune en 1984 est dû à la création de la région de Fatick et, depuis 1990, elle jouit d’un statut de droit commun ».
L’évolution spatiale a permis d’augmenter le nombre de quartiers

Il s’y ajoute que l’escale, a indiqué l’édile de Fatick, « s’est développée grâce à sa position géographique et l’intense activité commerciale basée sur les produits agricoles comme l’arachide. Cela s’est traduit par l’implantation de maisons françaises de commerce telles que Vézia en 1897, Pétersen en 1900, Maurel et Prom en 1907, CFAO en 1908, Moucazel en 1926, entre autres ». Aujourd’hui, l’évolution spatiale de la commune de Fatick a permis d’augmenter le nombre de quartiers à 11 avec la création de Darou Salam, Mbou, Bane, Darel, Croisement TP, Ndiaye-Ndiaye 2 et Peulgha. Toute une histoire dont l’occasion du centenaire devrait permettre de revisiter, à travers les âges, de réfléchir sur de nouvelles stratégies de développement en adéquation avec le PSE et de revaloriser le patrimoine matériel et immatériel du terroir. Ce qui s’inscrit dans thème : « La place de Fatick dans le PSE et le développement économique et social du Sénégal » qui sera discuté lors du colloque scientifique où sont attendus d’éminents experts dans les domaines respectifs.

Volonté manifestée d’ouverture avec la commune de Pelves
Une particularité, la présence remarquée d’une délégation de Pelves conduite par Michael Strenne, directeur de service municipal de cette commune du Nord de la France dans la région du Pas-de-Calais. Le prétexte, selon El Hadji Mbodj, enseignant à la retraite et ancien chargé de l’éducation dans la coopération entre Saint-Louis et le Nord-Pas-de-Calais, « est que par devoir de reconnaissance, les partenaires de Pelves ont voulu assister à ce centenaire pour témoigner de l’appui de 8000 FF que la ville de Fatick leur avait apporté pour la reconstruction de leur ville en 1927 mais aussi et surtout pour faire vivre ce lien et favoriser l’ouverture aux autres cultures ». Le centenaire est placé sous le parrainage du maire honoraire, le président de la République Macky Sall, prend fin demain dimanche. Tout un programme alléchant a été concocté à la dimension de l’événement qui sera aussi marqué par un colloque et une finale de football dotée de la coupe du maire de Fatick.

El hadj Mouhamadou SAGNE

Le président du Conseil départemental de Médina Yoro Foulah se dit soulagé par l’annonce par le président de la République du démarrage prochain des travaux de réhabilitation de la boucle du Fouladou.

Le président du Conseil départemental de Médina Yoro Foulah, Moussa Sabaly, par ailleurs député à l’Assemblée nationale, se félicite de la décision du président de la république, Macky Sall, de bitumer la boucle du Fouladou qui relie Kolda à Dabo en passant par Pata, Médina Yoro Foulah et Fafacourou, longue de 180 km. Il remercie le chef de l’Etat pour ce geste qui vient s’ajouter aux nombreuses réalisations déjà faites en faveur des populations dans les domaines de l’agriculture, de la santé, de l’éducation et de l’élevage. « En tant que président du Conseil départemental, je ne ferai que remercier le chef de l’Etat. Comme vous le savez, le département de Médina Yoro Foulah est le grenier de la région de Kolda. Mais, tout ce que nous produisons est vendu à 60 % en Gambie faute de routes. C’est pourquoi, on nous considère comme l’un des départements les plus pauvres du Sénégal », déclare-t-il. Il remercie ses collègues députés qui ont soutenu sa cause au Parlement en plaidant pour le désenclavement du département de Médina Yoro Foulah.

Depuis l’accession de Macky Sall à la magistrature suprême du pays en 2012, le département de Médina Yoro Foulah a bénéficié de nombreuses infrastructures socioéconomiques de base. Outre la construction des pistes de production Fafacourou-Badion et Ndorna-Bourouco, trois unités de transformation de lait ont été réalisées et trois autres sont annoncées prochainement dont une à Koulinto. Ce qui permettra aux éleveurs d’écouler leur production laitière sur place, au lieu de verser une partie de leur lait comme c’était le cas jusqu’à une date récente.

De plus, les malades qui se soignaient naguère en Gambie, où ils étaient obligés de débourser une fortune pour bénéficier des soins médicaux, n’ont plus besoin aujourd’hui de se déplacer. « En 2011, le département de Médina Yoro Foulah n’avait pas de lycée.

Aujourd’hui Nous avons un lycée qui est en cours de construction. Quatre-vingt cinq pour cent des écoles étaient en abris provisoires. Nous avons aujourd’hui 11 Collèges d’enseignement moyen.  Nous n’avions aucune ambulance, actuellement nous en avons quatre. Nous n’avions pas de personnel qualifié au centre de santé, aujourd’hui c’est chose faite », dit-il. La réhabilitation de l’axe Kolda-Dabo permettra aux camions transportant des intrants en provenance de Dakar de se rendre directement à Médina Yoro Foulah sans passer par Kolda tout en facilitant la circulation des biens et des personnes avec le reste du pays.

Mamadou Aliou DIALLO

Ce sont 465 projets qui ont été déroulés dans plusieurs secteurs de la vie par l’Etat, ses partenaires et les collectivités territoriales. La région de Tambacounda a reçu 159.418.314.400 FCfa d’investissements en 2017. La conférence territoriale 2017 qui s’est tenue au Conseil départemental présidée par le gouverneur de la région de Tambacounda, El Hadji Bouya Amar, a permis de constater les efforts consentis pour l’équilibre et l’équité afin d’harmoniser le développement régional.  

La conférence territoriale 2017 de la région de Tambacounda  s’est tenue au Conseil départemental de Tambacounda mercredi dernier. Le directeur de l’Ard, Dr Abdoul Aziz Tandia qui a présenté le rapport, a indiqué que la région de Tambacounda a reçu plus de 159 milliards d’investissements en 2017.

Ces investissements sont répartis comme suit : le département de Tambacounda a obtenu 64.474.171.515 FCfa, celui de Goudiry 74.200.041.593 FCfa dont 72 milliards affectés à la réhabilitation de la route nationale n°1. L’importance du volume financier du département de Goudiry (47 %) est due à l’investissement dans les infrastructures routières. Le département de Koumpentoum s’est contenté de 2.493.024.288 FCfa alors que Bakel a décroché la cagnotte de 18.251.077.004 FCfa. C’est un total 159.418.314.400 FCfa pour 465 projets, soit 71 projets pour Goudiry, tandis que Tambacounda a 150 projets. Koumpentoum se retrouve avec 119 et Bakel 125 projets réalisés.

Pour Dr Abdoul Aziz Tandia, plus de 60 % des interventions se font à travers les projets et programmes, les Ong et la coopération internationale. Les acteurs de la coopération décentralisée, les chambres consulaires et la coopération sous-régionale mobilisent à peine 5 % des intervenants dans la région de Tambacounda.

Les interventions sont plus concentrées dans les départements de Tambacounda et de Goudiry (60%), tandis que celles de Koumpentoum et de Bakel représentent 40 %. Pour Tambacounda, sa situation de département chef-lieu de région explique l’intervention de presque tous les acteurs. Le taux de présence à Goudiry s’explique par l’orientation de nouveaux acteurs vers ce département, souligne le directeur de l’Ard.

78 % des engagements pris par l’Etat réalisés
Ces investissements, selon le gouverneur El Hadji Bouya Amar,  sont faits dans les secteurs comme l’agriculture, la santé, le développement local, l’énergie, l’hydraulique, les routes, la protection sociale, l’élevage, l’assainissement, l’éducation, la formation et l’emploi par l’Etat, ses partenaires et les collectivités territoriales.

Ainsi, selon le gouverneur Amar, 78 % des engagements pris par l’Etat lors du Conseil des ministres délocalisé à Tambacounda le 25 avril 2013 sont réalisés. Toutefois, il reconnaît qu’il y a encore beaucoup d’efforts à faire pour que l’équité territoriale soit une réalité, notamment dans la lenteur des procédures de décaissement des fonds pour les projets et programmes.

Parmi les contraintes, il a été retenu l’insuffisance de moyens  pour le suivi-évaluation des projets et l’intervention des services techniques. Les jeunes restent le maillon faible ; et dans ce cadre, il a été noté l’insuffisance de leur formation  dans le domaine de la gestion de leurs projets, la difficulté d'accès aux financements des organisations de base et des collectivités territoriales. Globalement, il est surtout noté la lenteur dans l’exécution des projets et dans la réalisation des ouvrages, l’inaccessibilité de certaines zones pendant l’hivernage, le problème d’accès à l’eau dans les zones du socle et la faible implication des autorités et élus locaux dans la mise en œuvre de certains projets et programmes.

Pour le déséquilibre des interventions par secteur et par zone, il est recommandé de veiller à une meilleure répartition des investissements dans les collectivités locales, de renforcer les moyens humains et logistiques, notamment dans les secteurs de la santé, de l’éducation et des collectivités locales…, et accélérer le rythme de réalisation des projets et programmes dans la santé, l’hydraulique, l’énergie et l’éducation….

Pape Demba SIDIBE

 

En transformant son véhicule en bureau de travail, Racine Talla était présent jusqu’à 23 heures au commissariat central de Guédiawaye mardi dernier pour soutenir six élus municipaux de Wakhinane Nimzatt arrêtés plus tôt dans la journée par la police.

Les traits tirés, la voix trahissant une fatigue d’une longue et éprouvante journée de négociations et d’entretiens, Racine Talla, maire de la commune d’arrondissement de Wakhinane Nimzatt, laisse entrevoir quelques signaux positifs. « Ils vont être libérés. Ce ne sont pas des voyous mais des élus municipaux. Il y a parmi eux premier adjoint au maire, Tahir Konaté, le 3ème maire adjoint qui n’est autre que Madou Mamoune Ngome, le Dg des Télécommunications ». 

Ils manifestaient pour marquer leur opposition à la collecte de taxes des agents de Djiddah Thiaroye Kao sur le territoire communal de Wakhinane Nimzatt. A la suite des échauffourées de mardi, les préfets de Pikine et de Guédiawaye ont suspendu la collecte des taxes pour permettre à l’Agence nationale de l’aménagement du territoire de procéder à de nouvelles délimitations communales.

« D’ici là, j’appelle au calme et à la sérénité », clame Racine Talla. Mais la conviction de Racine Talla est déjà faite : « Le marché de Bou Bess appartient à Wakhinane Nimzatt historiquement. C’est une question affective, économique (les recettes du marché sont estimées au bas mot à 50 millions de francs Cfa) et même politique. Les vendeurs viennent de Wakhinane Nimzatt ». Dans cette histoire, le maire de Wakhinane Nimzatt pointe un paradoxe. « Ce marché est antérieur à la création de Djiddah Thiaroye Kao. Il existe à la suite des conditions posées par les déguerpis (de Dakar en banlieue dans les années 70). Pour venir à Guédiawaye, ils demandaient une école, un dispensaire et un marché ». Contacté, Cheikh Dieng, maire de Djiddah Thiaroye Kao, n’a pas souhaité s’exprimer pour le moment.                     

Moussa DIOP

A la suite de la décision préfectorale de ne plus prélever de taxes au marché Bou Bess jusqu’à nouvel ordre, les commerçants sont doublement heureux. Ils vont faire des économies mais surtout c’est le retour de la sérénité pour leur activité.

Etroit, sale, mal éclairé, avec une disposition aléatoire d’étales, d’étables et de cantines, le marché Bou Bess ne porte décidément pas son nom. Même de loin, il peine même à séduire et pourtant on continue à s’y bousculer.

On peut avoir l’impression furtive d’être dans un lieu d’échanges au Moyen Âge avec la promiscuité et la gadoue pour les finitions de la décoration d’intérieur qui n’est pas bien inspirée.

Dans ce gigantesque capharnaüm à ciel ouvert, la poussière ambiante de Dakar des derniers jours s’ajoute à celles des éructions vocales des partisans ou pas du rattachement du marché à la commune de Djiddah Thiaroye Kao ou à celle de Wakhinane Nimzatt. « En tant que natif de Guédiawaye, je trouve que c’est dommage d’en arriver à une situation de tension extrême, note d’emblée Thierno Birahim Dieng, vendeur de friperie depuis 12 ans au marché Bou Bess. Que Guédiawaye perde le marché est inconcevable car ce sont nos parents comme Baye Fall, Pathé Ndiaye qui ont fondé le marché.

Au pire des cas, on réfléchit à un découpage équitable selon le territoire de chaque commune d’arrondissement ». Entre une charrette et un taxi clando, Khadim Seck, vendeur de vêtements au marché depuis 1997, ne l’entends pas de cette oreille : « Il est inconcevable de scinder le marché en deux avec une partie pour chaque commune. Depuis que je suis là, le marché n’a pas évolué positivement à cause de ce litige de plus d’une vingtaine d’années ». En effet, les premières rixes sur la paternité du marché ont commencé en 1997 à la suite d’un décret présidentiel qui le rattachait à Pikine au détriment de Guédiawaye. Dans ce concert de réclamations en faveur de leur commune de Wakhinane Nimzatt, il y a une voix divergente. « Nos autorités municipales ont fait preuve de négligence pour perdre le marché, se plaint Omar Bèye, vendeur de Thiouraye. Quand il pleut, le marché devient un véritable bourbier de saletés ». S’il est difficile de trouver des marchands ouvertement favorables au rattachement du marché à Djiddah Thiaroye Kao, il ne l’est pas pour ceux qui sont pour la légalité et le respect de la loi sénégalaise. C’est le cas de Daba Seck, détentrice d’une étable depuis 5 ans où on trouve des perles de séduction, de l’encens, des boucles d’oreille : « Je ne suis pour aucun des deux camps. Je respecterai la loi et m’y soumettrai.

Nous voulons continuer à travailler et à gagner de l’argent avec nos activités ». La balle est désormais dans le camp de l’Agence nationale de l’aménagement du territoire chargée de se pencher de nouveau sur les délimitations communales de Wakhinane Nimzatt et de Djiddah Thiaroye Kao.

M. DIOP

Au-delà du centre–ville, Thiès souffre d’un manque d’infrastructures routières et d’assainissement dû à un développement rapide de la ville avec un impact négatif sur la mobilité, la sécurité  des populations, notamment pendant l’hivernage.

Pour régler de façon pérenne une telle situation, l’Etat du Sénégal, sous l’égide de  l’Agence des travaux et de gestion des routes (Ageroute), est en train de piloter le programme de modernisation des villes du Sénégal (Promovilles). Il s’agit d’améliorer la mobilité urbaine afin de réduire les coûts et les temps de déplacement en construisant des routes aux normes munies d’un système d’assainissement pluvial, d’éclairage public suffisant, le tout égayé par l’aménagement d’un cadre de vie urbain moderne.

La ville de Thiès qui bénéficie de Promovilles pour une enveloppe de 8,7 milliards sur un linéaire de 12,52 kilomètres financé par l’Etat du Sénégal et la Banque africaine de développement (Bad), a  reçu, hier, une délégation de Promovilles conduite par sa coordonnatrice Mme Astou Dioukhané Sow, en présence  des autorités locales et administratives pour une  visite de terrain. Selon elle, cette descente sur le terrain vise à anticiper sur toutes les contraintes qui pourraient, une fois les travaux lancés, freiner le rythme de travail des équipes sur le terrain. « Ce voyage est une occasion pour rencontrer tous les acteurs concernés, collectivités locales, concessionnaires (Sonatel, Sénélec, Sde, Onas, entres autres) et populations, pour que la libération des emprises puissent se faire dans les délais », a-t-elle affirmé. Sur cette question majeure, Talla Sylla, maire de la ville de Thiès, a, au nom de ses pairs, rassuré la coordonnatrice de Promovilles. « Puisque nous allons entrer dans la phase opérationnelle du projet qui nous engagent tous, nous allons jouer pleinement notre rôle, dans le respect des populations, la courtoisie, mais sans aucune faiblesse dans l’exécution des tâches », a-t-il déclaré. Ayant un rôle prépondérant à jouer en amont comme en aval de l’exécution des travaux, la préfecture de Thiès, par la voix de l’adjoint au préfet, Oumar Dieng Sarr, soutient que le nécessaire sera fait à temps réel comme à l’accoutumée.

Avec le financement du Budget consolidé d’investissement, la route de Sindia passant devant le château d’eau et une rue au quartier Hersent sont en plein travaux tandis que les études sont en cours à Diakhao, Som et Aiglon. L’autre partie financée par la Banque africaine de développement verra ses travaux démarrer en janvier prochain. Sont concernés les quartiers Ablaye Yakhine, cité Senghor, cité Lamy, Sofraco, Mbour III, Grand Standing, Nguinth extension, Thiapong, Médina Fall, Keur Issa.
Il y a aussi une route de connexion de l’avenue du Baol à la promenade des Thiessois.

Mbaye BA

Des projets de grande envergure ont été réalisés dans la commune de Rosso-Sénégal, dans le cadre de la mise en œuvre du Budget participatif du Sénégal (Bps). La seule difficulté, due à des lenteurs administratives, est relative à l’exécution du programme d’extension du réseau hydraulique.

Le président du Conseil municipal de Ross-Sénégal s’exprimait à l’occasion d’une journée de dialogue et d’interpellation citoyenne organisée par Enda Ecopop, le Pndl, Onu Femmes et Osiwa dans cette commune du département de Dagana. En présence du directeur de l’Ard, Ousmane Sow, du chargé du suivi-évaluation d’Enda Ecopop, Mamadou Lamine Doucouré, le maire Cheikh Gaye a rappelé que son équipe municipale a enregistré de belles réalisations dans le cadre du Bps, parmi lesquelles on peut notamment citer la construction de quatre nouvelles salles de classe dans un lycée flambant neuf, l’extension du réseau électrique, le lotissement de 1000 parcelles à usage d’habitation (à raison de 25.000 FCfa par attributaire pour les frais de bornage), la clôture du cimetière, la réhabilitation du poste de santé de Rosso-Sénégal (avec la construction et l’aménagement des logements destinés à l’infirmier chef de poste et à la sage-femme), etc.

Pour ce qui est de l’approvisionnement en eau potable des populations, le maire Cheikh Gaye a laissé entendre que le projet d’extension du réseau hydraulique est bouclé, le financement est assuré, « cependant, du fait de certaines lenteurs administratives, les travaux tardent à démarrer », a-t-il noté.

Au cours de cette rencontre, le représentant d’Enda Ecopop, Mamadou Lamine Doucouré, a rappelé que le projet de promotion de la participation citoyenne à la planification, budgétisation et gestion des affaires locales au Sénégal (projet Bps) est une initiative conjointe portée par Enda Ecopop et le Pndl avec l’appui et le soutien du Programme Equité des genres dans la gouvernance locale (Geld), le Mouvement Citoyen (Mc) et Open Society Initiative for West Africa (Osiwa). Ce projet, prévu pour trois ans, couvre 105 collectivités locales et s’inscrit dans le cadre de l’opérationnalisation de l’Acte 3 de la décentralisation et dans la mise en œuvre des orientations majeures définies par l’Etat dans différents documents de politiques nationales et des engagements internationaux auxquels le Sénégal a souscrit. L’objectif global de ce projet, a-t-il précisé, est d’améliorer l’accès des populations aux infrastructures, équipements collectifs et services sociaux de base en promouvant la participation citoyenne à la planification, budgétisation, gestion et contrôle citoyen des affaires locales par la pratique du Budget participatif. Auparavant, le directeur de l’Ard, Ousmane Sow, a vivement félicité le maire Cheikh Gaye pour sa gestion, précisant que « les 75 millions de FCfa mis à la disposition de la commune de Rosso-Sénégal par le Pndl et destinés aux secteurs de l’éducation, de la santé, de l’eau et de l’électrification, ont été exécutés de manière judicieuse et transparente ».

Mbagnick Kharachi DIAGNE

 

C’est un contentieux vieux de 21 ans qui a connu son paroxysme mardi en fin de matinée avec une manifestation d’élus de Guédiawaye qui a failli tourner au drame. Les communes d’arrondissements de Wakhinane Nimzatt de Guédiawaye et de Djiddah Thiaroye Kao de Pikine se disputent l’autorité et la paternité du marché «Bou Bess». Il rapporte 50 millions de FCfa par an.

Le préfet de Guédiawaye et celui de Pikine se sont entendus pour ordonner l’arrêt de la collecte des patentes au marché «Bou Bess» en attendant les conclusions de l’Agence nationale de l’aménagement du territoire pour la délimitation communale du marché que se dispute les deux parties. C’est une décision qui clôt un face-à-face tendu entre élus et agents municipaux des deux communes d’arrondissement.

Les uns s’opposant aux autres pour la paternité du marché Bou Bess et donc pour la collecte des patentes auprès des marchands. Ce sont des recettes estimées à 50 millions de FCfa par an.
La police a mis fin à la confusion générale avec des arrestations : six du côté de Wakhinane Nimzatt dont le 1er et 3ème adjoint au maire pour troubles à l’ordre public.
 
Décret présidentiel de 1996
 Créé en 1975 lors de l’installation de populations déguerpies de Dakar en banlieue, le marché «Bou Bess» est l’objet de convoitises entre les deux communes depuis 21 ans. Si la commune de Wakhinane Nimzatt de Guédiawaye en réclame la paternité car étant associée au marché depuis son installation, celle de Djiddah Thiaroye Kao, avec les différentes réformes territoriales sénégalaises dont la dernière en date est l’Acte 3 de la décentralisation, en a récemment hérité des prérogatives de son ancêtre la ville de Pikine qui, par un décret présidentiel en 1996, s’était vue adjuger la paternité du marché. La décision du régime du président Abdou Diouf avait déjà créé, à la fin des années 90, des tensions entre les deux camps. En 1997, le gouverneur Maham Diallo, à travers un arrêté, avait tranché le litige en restituant le marché à Guédiawaye. Pour Pikine, le pouvoir de l’époque avait octroyé deux marchés que sont celui de « Nietty Mbar » et celui de « Peunde ». « Ce gentleman agreement n’a pas finalement été notifié par un autre décret », renseigne Pape Fall, directeur du cabinet du maire de Wakhinane Nimzatt.
 
Bataille juridique
Après l’Acte 3 de la décentralisation, il fallait faire une dévolution du patrimoine. Personnels et biens marchands des communes devaient être « distribués » aux communes d’arrondissement. A cet effet, le sous-préfet de Pikine Dagoudane a sorti un arrêté qui confiait la gestion du marché «Bou Bess» à Djiddah Thiaroye Kao car il se trouvait sur la délimitation territoriale de cette commune ; une décision contestée par Guédiawaye. Finalement l’affaire a été tranchée par la Cour suprême, saisie par la commune de Djiddah Thiaroye Kao, se basant sur les conclusions de l’Agence nationale de l’aménagement du territoire. Cependant, depuis sa notification, la décision de la Cour suprême fait débat.

Quand Racine Talla fait savoir que sa « mairie de Wakhinane Nimzatt a introduit un rabat d’arrêt par (son) conseil », en face, on jure la main sur le cœur ne pas avoir de notification du rabat suspensif de la décision. «Il y a eu un arrêté du sous-préfet de Pikine Dagoudane qui, conformément à la loi et à l’arrêté de la Cour suprême, nous a dévolu le marché Bou Bess», atteste Omar Ly, conseiller technique de Cheikh Dieng, maire de Djiddah Thiaroye Kao. Les autorités préfectorales vont demander une nouvelle expertise de l’Anat pour tirer au clair une affaire qui empoisonne les activités dans le marché Bou Bess.

Moussa DIOP

Résolument engagés à contribuer efficacement au développement de l’ancienne capitale de l’Afrique occidentale française (Aof), les responsables et membres du mouvement Yéwoulène « Agir pour transformer » se sont mobilisés durant ce week-end pour organiser un festival dénommé « Miroir de Saint-Louis ».

Un événement qui s'est déroulé du 22 au 24 décembre 2017 et qui a été marqué par des opérations « Augias » et autres activités de « Set-Settal » (nettoyage), des consultations médicales gratuites, une randonnée pédestre, une veillée culturelle, un dîner de gala, une caravane, une conférence de presse, un grand concert et autres manifestations d’assez bonne facture.

Au cours d’un point de presse qu’ils ont tenu  à l’école Insa Coulibaly de Ndiolofène, le coordonnateur du comité scientifique, Mohammed Niang, a rappelé que ce mouvement regroupe des jeunes issus de toutes les catégories socioprofessionnelles autour d’un même concept citoyen et patriotique. Selon M. Niang, ces derniers se sont entendus sur l’urgence et la nécessité d’agir ensemble pour transformer positivement la ville de Saint-Louis, en conscientisant d’abord les populations sur les conséquences désastreuses de l’érosion côtière, l’insalubrité, etc. M. Niang s'est surtout réjoui de l'organisation du cocktail dînatoire qui a été placé sous le thème « Patrimoine culturel et développement local : enjeux et perspectives ». Il a enfin laissé entendre que des caravanes et des séances de sensibilisation ont permis ainsi d’inviter les populations à changer de comportement « en ayant le réflexe désormais de nettoyer les lieux de culte, en vue de contribuer efficacement à restaurer certaines valeurs culturelles et sociales perdues ».

Mbagnick Kharachi DIAGNE


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