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Régions (1744)

Dans le sillage de la réhabilitation du tronçon Dinguiraye-Nioro-Keur Ayib, d’importants travaux d’infrastructures sont en train de changer le visage  de la commune de Nioro, la ville de l’Almamy Maba Diakhou Bâ. Ces ouvrages vont freiner le ravinement et atténuer les conséquences des inondations dans cette ville construite dans une cuvette.

Les travaux de réhabilitation de la route Dinguiraye-Nioro Keur Ayip, lancés le 19 février 2015 par le président de la République, Macky Sall, avaient suscité beaucoup d’espoir chez les populations du sud de la région de Kaolack. Cet axe international menant vers la Gambie était aussi un passage obligé pour les voyageurs qui rallient par la route la région naturelle de la Casamance. Devenue impraticable à la sortie de la commune de Nioro en direction  du poste frontalier de Keur-Ayip, des usagers pouvaient perdre deux heures sur un tronçon d’une vingtaine de kilomètres. En plus de l’allégement des conditions de voyage vers les régions situées au sud du Sénégal, la circulation des biens et des personnes avec la Gambie et la Guinée-Bissau, dans le cadre de la communauté économique régionale (Cedeao), sera aussi assurée. Les différents tronçons de cette route longue de 41 km seront réhabilités. Il y a aussi un volet d’aménagement d’infrastructures socio-économiques (marchés de Dinguiraye, Nioro et Ndiba Ndiayène, assainissement de la commune de Nioro, construction de postes de santé, entre autres). Le coût total des travaux est estimé à 22,5 milliards de FCfa. Les travaux sont cofinancés par le Fonds d’appui au développement (Fad) pour 17,7 milliards de FCfa  et l’Etat du Sénégal pour 4,8 milliards de FCfa. Aujourd’hui, le volet routier est totalement réalisé. La jonction avec le nouveau pont de Farafégné, en chantier, devrait se faire avant fin 2018. Les différentes infrastructures sociales (marchés et postes de santé) seront réceptionnées en décembre au même temps que le réseau d’assainissement des eaux pluviales de la commune de Nioro.
 
Le lourd tribut du ravinement
Ces ouvrages de drainage font pousser des ouf de soulagement. Ici, on ne compte plus les personnes qui ont perdu la vie dans des ravins. La dernière victime a été enregistrée le 30 juillet 2017. C’est un élève de 12 ans. De retour de l’école, El Hadji Babou Ndiaye est surpris, avec ses camarades, par les fortes pluies tombées depuis le début de la matinée sur la cité de l’Almamy Maba Diakhou Bâ. Longeant les caniveaux creusés par l’entreprise chinoise en charge du système d’assainissement de la ville, l’écolier a glissé dans la canalisation bondée d’eau de ruissellement. Ces compagnons d’infortune qui ont aperçu sa main levée par-dessus les flots n’ont pu rien faire. La victime sera repêchée par les sapeurs-pompiers. C’est une victime de plus à mettre sur le compte  des ravins ceinturant le centre-ville de Nioro qui, tel un monstre hideux, avale des enfants, durant la saison des pluies. La configuration topographique de la ville, construite sur une dépression, a fait payer à ses habitants un lourd tribut. Trois mois après cette tragédie, la dernière famille endeuillée voit d’un bon œil la construction des ouvrages de protection. « Si cela devait être le prix à payer pour prévenir des morts par noyade à Nioro, le sacrifice de notre fils ne sera pas vain. Les canalisations qui l’ont emporté doivent nous prémunir de pareils drames. Toutefois, il faut regretter qu’il n’y avait pas suffisamment de campagnes ou de séances de sensibilisation des enfants sur les risques qu’ils encourent en longeant le chantier »,  confie Omar Ndiaye, le père de la victime, trouvé dans sa boutique de vente de téléphones sur la principale avenue de la ville.  

Soulagement
Le système de drainage des eaux pluviales de Nioro, constitué d’un réseau de dalots fermés et de caniveaux, part  de l’entrée nord de la commune et converge vers un site de déversement sur la route de Porokhane. La réception de l’ouvrage, prévue courant décembre, fait déjà le bonheur de tous. En poste dans la circonscription depuis plus d’une année, le préfet du département ne cache pas sa satisfaction. « Ce système d’assainissement de la commune de Nioro, qui va permettre le drainage des eaux pluviales, est une des composantes des travaux d’infrastructures que le gouvernement réalise pour le département. C’est la traduction concrète de la vision de l’émergence  du président de la République, Macky Sall. Ces ouvrages permettront au département de jouer pleinement sa vocation de grenier du Sénégal », avance Pape Malick Ndao, le chef de l’exécutif départemental. Le président de la Commission de l’aménagement du territoire au Conseil municipal, par ailleurs directeur général de l’Agence d’aménagement et de promotion des sites industriels (Aprosi), Djim Momath Bâ, embouche la même trompette. « Le président Macky Sall vient de satisfaire une vieille doléance des populations de la commune.  Durant  des décennies,  à chaque hivernage, la ville de Nioro faisait malheureusement la une des journaux avec les conséquences souvent tragiques des ravins. Aujourd’hui, nous osons espérer que cet épisode tragique est derrière nous », se félicite-t-il. Cet avis est partagé par des représentants de la société civile locale et par des épouses des retraités militaires ou paramilitaires. « C’est une bénédiction pour les femmes de Nioro qui pourront désormais dormir tranquillement les soirs d’hivernage. La hantise des ravins ne troublera plus notre sommeille », se réjouit la dame Khady Sagne.  

Elimane FALL

 

L’Union des radios associatives et communautaires du Sénégal (Urac) compte jouer sa partition dans l’atteinte des Objectifs de développement durable (Odd). Cet engagement a été réitéré, vendredi, par son vice-président, Souleymane Mboup, en marge d’un atelier zonal sur la formulation des stratégies locales pour  cette initiative universelle.

A l’instar des autres acteurs locaux, les radios communautaires qui jouent un rôle de médias de proximité ont une place centrale dans le processus de l’atteinte des Objectifs de développement durable (Odd). Au cours d’un atelier zonal réunissant des Ong et Organisations de communautés de base (Ocb) des régions centre, est et sud, les responsables de ces supports de communication  de proximité ont souscrit aux engagements allant dans ce sens. La rencontre est initiée par la Direction générale de la planification et des politiques économiques (Dgppe) en partenariat avec le Conseil des organisations et associations non gouvernementales (Congad). Cette rencontre  a reçu le soutien du Programme des Nations unies pour le développement (Pnud).

C’est une tribune mise à profit par le vice-président de l’instance fédérale des radios communautaires du Sénégal pour se prononcer sur la contribution de l’Urac. « Notre organisation regroupe en son sein 106 radios disséminées dans les 14 régions du Sénégal et implantées dans des zones reculées du pays. Cette proximité avec les populations constitue un avantage non négligeable dans le travail d’amplification des préoccupations, attentes mais aussi de vulgarisation des messages et bonnes pratiques en matière de santé, d’hygiène et d’assainissement », a analysé Souleymane Mboup, par ailleurs adjoint au maire de la commune de Koungheul. «  Aujourd’hui, il faut aller au-delà de ce que nous faisons de manière traditionnelle, à savoir la production et la diffusion d’émissions en direction des populations rurales. Il nous faut innover, notamment à travers l’élaboration d’outils d’évaluation à l’instar de l’enquête de perception radiophonique pour avoir le feedback des auditeurs », a souligné le responsable de l’Urac.  Il  a assuré qu’ils continueront de faire des productions de qualité en assurant la remontée de l’information en des langues nationales. L’instance faitière compte organiser, dans les prochaines semaines, un atelier de validation desdits outils.

Elimane FALL

La célébration de la journée de la femme rurale, vendredi, à Fissel Mbadane, a été une occasion pour ces dernières de plaider pour qu’une place importante soit accordée à l’agro-écologie. Ces femmes du mouvement citoyen « Nous sommes la solution » estiment que  2 % du budget national agricole devraient être alloués à ce type d’agriculture.

Le Regroupement communautaire pour l’auto développement de familles (Recodef), basé à Fissel, a célébré la journée de la femme rurale. L’organisation a mobilisé des centaines de femmes rurales du mouvement citoyen « Nous sommes la solution » (Nss). L’accès au foncier était au centre des débats, mais ces femmes se sont plus appesanties sur l’agro-écologie. La preuve le thème du forum de cette journée est axé sur : « Influencer les décideurs à ce que 2 % du budget national agricole soient alloués à l’agro-écologie et que les 0,2 % reviennent aux femmes en agro écologie ».

La coordonnatrice de ce mouvement, Mariama Sonko qui compte 175.000 membres et sympathisants à travers le Sénégal, le Burkina Faso, le Ghana, la Guinée et le Mali, a loué les vertus de l’agro-écologie qui, a-t-elle dit, vise une agriculture sociale et écologique ancrée dans les territoires. Ce type d’agriculture, a-t-elle indiqué, permettra aux populations de regagner leur autonomie, leur sécurité et leur stabilité alimentaires tout en régénérant et préservant leurs patrimoines nourriciers. « Le défi alimentaire est d’assurer à la population une alimentation répondant à ses besoins qualitatifs et quantitatifs dans un contexte de développement durable », a fait savoir Mme Sonko. À son avis, répondre sur le long terme aux besoins alimentaires de l’humanité implique la prise en compte de l’évolution climatique, des modes d’alimentation, du changement d’habitudes, de l’organisation des filières, de l’adaptation des productions, etc. 

Agro-écologie
Elle a ainsi rappelé la nécessité d’investir dans la recherche et d’associer tous les acteurs économiques et sociaux pour éclairer davantage les choix et trouver des réponses efficaces. À en croire Mariama Sonko, la question de l’alimentation durable intègre la capacité à assurer les besoins vitaux et les conditions d’orientation du système alimentaire mondial vers le respect des piliers d’un développement durable que son l’économie, le social et l’environnement.

Pour Fatou Binetou Diop, l’agro-écologie est la seule voie qui reste à l’agriculture sénégalaise de sortir de la situation précaire dans laquelle elle se trouve. Pour sortir de cette situation, la Nss, selon la coordonnatrice de ce mouvement au nord du Sénégal, propose une réflexion profonde qui permet d’enclencher une réelle mutation de l’agriculture sénégalaise.

Pour Fatou Binetou Diop, le fait d’allouer 10 % du budget national à l’agriculture pour produire 6 % de croissance du Pib est une initiative noble. « Cet engagement pour notre pays représente une opportunité qui devrait permettre de constater de vrais changements dans la vie des femmes rurales qui représentent 36 % des agriculteurs. Seulement, une bonne partie de cet argent est affecté à l’importation des engrais, à l’achat de tracteurs, au paiement de salaires et aux frais de fonctionnement », a-t-elle déploré. Mais « pour que les 10 % alloués à l’agriculture soient ressentis par les femmes, il faudrait qu’ils proviennent exclusivement des finances publiques », a noté Mme Diop.

Selon elle, il est donc temps que seuls les investissements structurants soient pris en compte par l’engagement de Malabo que le Sénégal a ratifié pour permettre aux femmes rurales de mettre en pratique leurs connaissances et leur savoir-faire.

Fatou Binetou Diop, a indiqué que la seule voie qui reste à l’agriculture sénégalaise est l’agro-écologie et le souhait des femmes rurales est que 2 % soient affectés à ce type d’agriculture. « Avec seulement 2 % des 10 % alloués à l’agriculture, le mouvement Nss montrera la voie d’une agriculture diversifiée visant l’autosuffisance alimentaire et résiliente aux changements climatiques », a-t-elle promis.

Les maires de Fissel et de Ndol Ndol, respectivement Cheikh Tidiane Bâ et Pape Sène, ont tous deux félicité ces femmes pour cette initiative qui, à leur avis, démontre toute leur détermination à vaincre la pauvreté et les inégalités dans les zones rurales, mais aussi leur contribution à la sécurité alimentaire. Ils se sont engagés à les accompagner et à leur faciliter l’accès au foncier pour leur permettre de réussir leur mission.

Le directeur-adjoint représentant le ministre de la Femme a encouragé ces femmes pour tous leurs efforts. Mamadou Ndoye qui a rappelé tous les efforts du gouvernement pour permettre aux femmes rurales de jouer pleinement leur rôle dans la dynamique d’émergence du Sénégal. Mamadou Ndoye a assuré aux femmes le soutien de son département pour renforcer leur pouvoir social et économique.  

Samba Omar FALL

 

L’autoroute Ila Touba devrait être livrée au plus tard avant la fin de l’année 2018 nous annonce, Bakary Ba, le coordonnateur du projet autoroutier Thiès-Touba. D’ailleurs, il a indiqué que le tronçon Thiambokh-Keur Madaro sera ouvert provisoirement aux usagers le temps du Magal de Touba.

Le président Macky Sall a emprunté jeudi dernier, sur le chemin de Touba, l’autoroute jusqu’à Keur Madaro (vers Thianaba). Ce, après que le premier ministre, Mouhamed Boune Abdallah Dionne eut effectué deux jours auparavant, une visite des chantiers sur les deux tronçons d’autoroutes : AIBD-Thiès et Thiès-Touba. Le Président Macky Sall tout comme son premier Ministre, ont pu constater de visu le bon niveau d’exécution des travaux de l’autoroute Ila Touba qui devrait être livrée définitivement en décembre 2018 et ouverte aux usagers. Le Président de la république, considère cette autoroute comme l’un des plus grands projets d’infrastructures routières au Sénégal. Il s’est réjoui que certains de leurs engagements ont été respectés avec le bitumage de tronçons comme celui qui relie l’aéroport blaise Diagne à Thiès jusqu’à Thianaba. Ce qui lui a fait dire qu’au prochain grand Magal de Touba, les pèlerins pourront emprunter cette autoroute.

D’ailleurs, selon le coordonateur du projet, Bakary Ba, « l’autoroute sera ouverte provisoirement à partir de l’échangeur de Thiambokh jusqu’à Keur Madaro pour rallier la route nationale N°3 le temps du Magal de Touba : (2jours avant et 2 jours après). Ce qui permettra aux usagers de quitter Dakar jusqu’à Keur Madaro et éviter ainsi les nombreux embouteillages sur la route nationale n°2 entre Diamniadio et Thiès et à l’intérieur de la ville de Thiès, passage obligé de tous les véhicules.

L’entreprise en avance sur les délais contractuels
Le coordonnateur du projet, d’indiquer que, « l’entreprise est en avance sur les délais contractuels si l’on se rend compte du niveau d’exécution des travaux aujourd’hui à plus 65% globalement à partir du PK 0 de Thiès relié par le tronçon autoroutier qui part de l’Aéroport international Blaise Diagne. « Mais, plus exactement à partir de l’échangeur de Thiambokh sur un peu moins d’une vingtaine de kilomètres (16km exactement) déjà bitumés auxquels s’ajoute une dizaine de kilomètres entre le PK 0 de Thiès et la route nationale 3 dont l’échangeur est situé à quelques encablures de Keur Madaro », indique Bakary Ba, le coordonnateur du projet.

65km déjà bitumés
« Ainsi, au total, l’autoroute est à 65km de bitume déjà posés entre Thiès et Touba sur un linéaire de 113 kilomètres et 98% de terrassement étant entendu que toutes les emprises ont été libérées à 98% », a fait noter M. Ba. Et sous peu, tout usager qui désire emprunter l’autoroute pourra quitter Dakar jusqu’à Touba compte tenu de la cadence exceptionnelle avec laquelle les travaux sont exécutés par l’entreprise chinoise qui a mis en place un dispositif de trois (3) sections à partir des bases de Thiès, Bambey et Diourbel.

A travers ce programme autoroutier, le gouvernement du Sénégal a décidé de renforcer le réseau routier principal et particulièrement les sections des routes nationales à fort trafic come celles convergeant vers la ville de Touba. Une cité religieuse qui fait l’objet d’un développement exceptionnel aussi bien sur le plan économique que démographique. Ce qui a incité l’Etat du Sénégal à décider le relèvement du niveau de service des infrastructures qui convergent vers la ville de Touba et qui drainent un trafic important surtout durant les cérémonies religieuses a fait noter Bakary Ba.

L’autoroute Thiès-Touba, distante de 136 kilomètres dont 65km déjà bitumés, comprendra six (6) échangeurs de différents types, deux (2) aires de service et de repos à Bambey dont une dans chaque sens, 19 passages supérieurs, 9 passages inférieurs, quatre (4) passerelles pour piétons, 21 passages à gabarit réduit et deux (2) postes de Péage pleine voie au début et à la fin et 4 postes de péage sur les bretelles d’insertion et de sortie de l’autoroute de Thiès jusqu’à Touba. Bakary Ba fait noter également les retombées générées par le projet pour lequel ont travaillé 2000 Sénégalais depuis le début en utilisant également des matériaux locaux comme le ciment et le basalte. « Et, ils continueront de le faire au fur et à mesure que les travaux vont se poursuivre. Il faut par ailleurs souligner la construction d’une trentaine de forages le long du tracé qui seront reversés aux communautés ainsi que des pistes communautaires comme à Notto Djobass », a-t-il ajouté.

Le directeur général de la Société nationale d’aménagement et d’exploitation des terres du delta du fleuve Sénégal et des vallées du fleuve Sénégal et de la Falémé (Saed) a offert  du matériel scolaire d’une valeur de 13 millions de FCfa à la commune de Dahra-Djolof. Le représentant du maire, Baba Lissa Ndao, s’est réjoui des efforts consentis par le directeur général de la Saed pour soutenir la mairie de Dahra et la communauté éducative. « Ce don est venu à son heure, car il y avait un manque criant  de table-bancs, de chaises et de bureaux dans les écoles primaires de Dahra-Djolof. Nous avions 6556 élèves pour 2.553 tables-bancs, soit 3 élèves par table-banc », a-t-il expliqué. M. Ndao est convaincu que ce matériel aidera les enfants à travailler dans de bonnes conditions. Il a révélé que la situation est compliquée dans le  préscolaire où  il y a seulement 44 tables-bancs pour  548 élèves, soit 12 apprenants par table-banc. Les responsables du système éducatif au niveau local ont salué ce geste sociale. C’est la énième fois que le donateur intervienne dans le domaine de l’éducation dans la commune de Dahra. Selon lui, le Dg de la Saed a pris entièrement en charge le petit-déjeuner de la petite enfance durant l’année scolaire. Il est aussi venu au secours du lycée de Dahra en procédant au bitumage du tronçon reliant l’établissement à la route nationale.

Masse NDIAYE

Amadou Niang, opérateur économique sénégalais, et son partenaire français, Patrick Jeulin, ont présenté et proposé, samedi, au conseil municipal de Saint-Louis, un projet d’usine de traitement des déchets et ordures ménagères. Lequel pourrait être réalisé dans la commune de Saint-Louis. Il sera une référence en Afrique. D’un coût global de 13 milliards de FCfa, il pourrait permettre, d’après Amadou Niang, la mise en place, dans la ville de Saint-Louis, d’une unité de collecte et de traitement des déchets d’une capacité de 30.000 tonnes par an, de créer plus de 400 emplois, d’accélérer la cadence dans le cadre de la croisade contre l’insalubrité, de produire de l’énergie et des engrais biologiques, etc. L’usine ne sera pas polluante ni nuisible à la santé des populations et de l’environnement, a assuré M. Niang.

Ce dernier s’exprimait à l’occasion d’une séance de travail tenue avec la première adjointe au maire de Saint-Louis, Mme Aïda Mbaye Dieng, le directeur de cabinet du maire, Ababacar Bitèye, le directeur de l’Agence de développement communal (Adc), Boun Daouda Soumaré, les délégués de quartier, les responsables des mouvements associatifs, les notables et autres partenaires de la municipalité. Amadou Niang s’est réjoui de l’engagement indéfectible du maire à développer la ville de Saint-Louis.   

Mbagnick Kharachi DIAGNE

 

Montferrand-du-Périgord va apporter son soutien au village de Médina-Mary, situé dans le département de Vélingara, dans la région de Kolda. La commune française compte aider la localité sénégalaise dans les domaines de l’éducation, la santé, la transformation laitière, la formation des jeunes filles, etc.  

Le maire de la commune française de Montferrand-du-Périgord, Nathalie Fabre, a décidé d’apporter son soutien au village sénégalais de Médina-Mary, département de Vélingara, région de Kolda, lit-on dans un communiqué parvenu à la rédaction. La commune française et ledit village vont mener ensemble des projets de développement visant l’amélioration des conditions de vie des populations de cette contrée du Sénégal. Selon un communiqué parvenu à la rédaction, lors d’une visite d’un représentant de Médina-Mary à Montferrand-du-Périgord, du 27 au 31 octobre 2017, dans le cadre de l’Association internationale pour Médina-Mary, les  deux localités ont envisagé d’établir une relation particulière et un partenariat dynamique.

A cet égard, la commune de  Montferrand-du-Périgord apportera son soutien à Médina-Mary dans les domaines de l’éducation, la santé, la transformation laitière, la formation des jeunes filles pour lutter contre les mariages précoces, etc.

Le document indique que la commune de Montferrand-du-Périgord et le terroir de Médina-Mary, qui ont les mêmes préoccupations en tant que localités rurales, vont aussi multiplier les rencontres et échanges. Un accent sera également mis sur la formation des jeunes éleveurs afin de développer leur secteur d’activité et créer une richesse locale à Médina-Mary. Ce, en renforçant la laiterie de la localité.

Lors de son séjour à Montferrand-du-Périgord, le représentant de Médina-Mary a visité plusieurs structures de la commune et des localités voisines, en compagnie du maire Nathalie Fabre et d’un conseiller municipal en charge de la communication, Patrice Delègue.  La délégation a aussi rencontré la principale du collège de Beaumont pour étudier la possibilité d’un partenariat avec le Cem (Collège d’enseignement moyen) de Médina-Mary.

Le communiqué informe aussi qu’au cours d’une cérémonie officielle que la commune de  Montferrand-du-Périgord a organisée à la bibliothèque communale, en l’honneur de son hôte, il y a eu une exposition et une projection de photos sur Médina-Mary. Cette cérémonie a enregistré une forte participation des élus locaux et des populations de la commune.
Située dans la région de la Nouvelle Aquitaine dont Bordeaux est la capitale, la commune de  Montferrand-du-Périgord fait partie de la Communauté de communes des Bastides, Dordogne-Périgord, qui compte 49 communes et environ 19.000 habitants.

Oumar KANDE

 

Le maire de Diockoul, une commune située dans le département de Kaffrine, souhaite obtenir de l’Etat du Sénégal l’autorisation d’engager un investissement agricole d’un montant de près de deux milliards de FCfa avec un partenaire espagnol. « Nous avons un partenaire espagnol qui est fin prêt à mettre en place, dans notre commune, un important projet d’un montant de 2.987.000 euros, soit 1,95 milliard de FCfa », révélé le maire Sette Diop. Il a expliqué que les populations de Diockoul ont mis des terres à la disposition de ce projet. Les membres du conseil municipal ont adopté à l’unanimité le projet pour l’intérêt des habitants de Diockoul. Il reste l’accord de l’Etat, à travers le ministère des Finances, pour aller vers sa réalisation. Ce projet qu’envisage de mettre en œuvre la mairie avec son partenaire espagnol comprend un périmètre maraîcher, une école de formation en agro-industrie et un centre de santé, selon Sette Diop.  « Ce projet va nous aider à réduire le chômage. Nous demandons l’accord de l’Etat pour nouer ce partenariat qui pourrait booster le développement de la région de Kaffrine », a insisté le maire, insistant sur le fait que la commune de Diockoul est fin prête à réaliser ce projet. « Nous demandons à l’Etat de donner son accord, afin que puisse être éradiqué le chômage des jeunes. Nous attendons la garantie de l’Etat », a soutenu M. Diop qui a entrepris des démarches auprès des autorités gouvernementales pour être autorisé à nouer un partenariat avec l’investisseur espagnol.

APS

La mairie de Thiès, malgré des moyens de collecte limités, fait des efforts pour rendre le cadre de vie agréable. La ville a bénéficié, dans ce cadre, d’engins qui ont permis de débarrasser ses 57 quartiers des ordures ménagères.

L’avènement de l’Acte 3  de la décentralisation, lancé en 2013, a dévolu,  en son article 170, la gestion des déchets aux  villes du Sénégal dont Thiès. Ayant compris l’ampleur et la lourdeur de la tâche en termes de logistique et  de personnel  qualifié, l’Etat du Sénégal avait mis en place le Programme national des gestions des  déchets porté par l’Ucg. Dans cet entretien, Cheikh Diouf, le chef de la Division nettoiement, ateliers et garages à la voirie de la ville de Thiès, a expliqué que, durant deux ans, la cité du rail a bénéficié de 3 bennes-tasseuses et des camions satellites pour soulever les petits bacs à ordures. Lesquels sont installés sur les points où de petits dépôts sauvages sont entretenus par des charretiers chargés d’évacuer les déchets des maisons inaccessibles des quartiers de la ville. « En plus, tous les trois mois, une grande opération de mise à niveau des grands dépôts sauvages de la ville sont enlevés à l’aide de trois pelles mécaniques et pas moins de 8 camions de ramassage d’ordures », a-t-il indiqué. Une capacité d’intervention énergique qui permet d’évacuer 90 % des 208 tonnes de déchets produits par jour à Thiès.  La directrice des Services techniques de la ville de Thiès, Ajara Ndiaye,  a soutenu que le travail en régie s’appuie sur deux bennes-tasseuses. Ces engins s’occupent, selon elle, du nettoyage des grandes artères de la ville, indiquant que malgré les moyens assez limités, les points de forte production de déchets comme les marchés, la gare routière et les abattoirs sont intégrés dans dispositif de ramassage des ordures. Mme Ndiaye a précisé que la gestion des ordures dans une grande ville comme Thiès nécessite d’importants moyens logistiques. Or, la ville ne dispose pas de grandes niches de recettes qui puissent lui permettre de faire face à l’activité de ramassage des ordures ménagères. C’est pourquoi elle a salué l’intervention du maire auprès de l’Unité des entreprises (Ude) qui continue à donner un coup de main en attendant le redémarrage du programme d’appui de l’Etat. Revenant sur le système de collecte des ordures à Thiès, Ajara Ndiaye a souligné que la mise en place d’un centre de tri et de valorisation des déchets est une priorité. Ce projet va s’ajouter à celui d’ « Une maison deux poubelles », afin que le tri se fasse déjà à partir du foyer. L’acquisition des autres moyens logistiques seront les bienvenus dans le dispositif. « Car l’enjeu est de pouvoir pénétrer à l’intérieur des quartiers, dans les rues souvent sablonneuses, pour évacuer les ordures », a-t-elle martelé. Pour le moment, Thiès n’a qu’une décharge contrôlée au sortir de la ville, sur l’axe Mbour, et se situe sur le territoire de la commune de Fandène. Pour alléger les dépôts sauvages, des sites de transit sont démultipliés à l’intérieur de la ville.

Mbaye BA

A son arrivée à la tête de la commune de Saint-Louis, le maire Mansour Faye s’est évertué à répondre aux besoins les plus pressants des populations qui s’articulaient autour de deux points : l’éclairage public et le nettoiement de la ville. 

Pour faire de Saint-Louis une ville propre, le maire et ses collaborateurs ont déployé de gros moyens financiers et matériels. C’est ainsi qu’une importante enveloppe financière a été dégagée dans le projet d’urgence d’amélioration de l’éclairage public et de nettoiement de la ville. Ce programme a été complété par une contribution financière de l’Etat. D’après le directeur de cabinet du maire de la ville de Saint-Louis, Ababacar Bitèye, Mansour Faye a lancé, en 2014, un slogan autour du concept « Ndar Set Wéthie et Ndar Léér Nagne » (Saint-Louis, ville propre et éclairée). Au fil du temps, ce concept est devenu réalité. S’agissant du nettoiement, M. Bitèye a rappelé que la municipalité de Saint-Louis, en étroite collaboration avec ses partenaires français, a obtenu cinq bennes-tasseuses offertes gratuitement à la commune. Ces équipements sont complétés par deux autres engins obtenus dans le cadre de la mise en œuvre du Programme de développement touristique (Pdt). Cet important matériel de nettoiement a permis à la municipalité de mener, depuis 2014, une grande croisade contre l’insalubrité. En effet, de vastes opérations « Augias » sont effectuées régulièrement dans la ville pour la débarrasser des dépotoirs anarchiques ; ces immondices qui jonchent même les berges du grand bras du fleuve Sénégal. Chaque année, a-t-il poursuivi, après la fête de Tabaski, les autorités municipales déploient d’énormes efforts pour nettoyer, pendant trois jours, les rues, ruelles et grandes artères de la ville. De son côté, Arona Ndiaye, responsable des Services municipaux de nettoiement, a déploré le comportement de certaines personnes qui continuent de jeter les ordures n’importe comment et n’importe où. Selon ce dernier, elles ignorent même les conséquences désastreuses de la prolifération de ces tas d’immondices que les milliers de touristes et autres visiteurs aperçoivent dans certains endroits de la commune.

A en croire M. Ndiaye, les services municipaux travaillent d’arrache-pied pour ramasser quotidiennement les ordures ménagères et autres déchets plastiques et solides. « Mais nous sommes toujours surpris de constater que certaines populations s’arrangent pour remettre ces ordures au même endroit », a-t-il regretté, laissant entendre que cette attitude irresponsable ne les empêchera pas de faire leur travail. Arouna Ndiaye a, par ailleurs, souhaité le renforcement des moyens dont ses services disposent pour poursuivre correctement leur mission, consistant à nettoyer quotidiennement les coins et recoins de la vieille cité.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

La production du mil pourrait connaitre une hausse substantielle cette année. L’assurance a été donnée lors d’un atelier axé sur le « Financement de la commercialisation » et organisé par le Projet des services et entreprises du mil (Psem).  Au cours de cette rencontre, les différents acteurs se sont penchés sur les stratégies d’accès des acteurs à des mécanismes de financement. « Compte tenu  des rendements prévisionnels qui annoncent, aujourd’hui, une production record en mil, il nous a semblé utile de rassembler les différents acteurs de la chaine de valeur en vue d’asseoir les dispositions garantissant les possibilités de valorisation du mil sur l’ensemble des lieux de spéculation », a soutenu Laurent Gomis, directeur du Psem. Il s’agissait aussi, selon lui, de permettre aux entreprises et systèmes financiers qui ont déjà réussi à libérer des financements au sein des organisations partenaires à revoir ces financements et les renforcer au besoin. « Au départ, nous nous sommes fixés un total de 6500 intervenants dans la filière. Mais, pour cette présente campagne concernant seulement les producteurs, nous en sommes à plus de 7000 recensés et encadrés », a expliqué Daouda Sonko, coordonateur du réseau Sénégal-Gambie de Crs.  D’après M. Sonko, ces producteurs sont à insérer dans le système financier pour la campagne de commercialisation.

Elimane FALL

 

La commune de Fann-Point E-Amitié a démarré, hier, son programme « Une famille, une poubelle » en distribuant, pour la première phase, 1000 poubelles. L’objectif visé par le maire Palla Samb est d’atteindre les 2500 ménages recensés dans la commune.

Dans la commune de Fann-Point E-Amitié, on retrouve dans les rues, près des jardins, des sacs et bassines remplis de déchets. Fann-Point E-Amitié, une commune résidentielle, perd de plus en plus de son charme. Sur ce, le maire Palla Samb qui a fait ce constat « hideux » de la situation veut prendre à bras-le-corps le problème de l’insalubrité dans sa commune. Ainsi, il a lancé le concept « Une famille, une poubelle » en procédant, ce jeudi, à la remise de 1000 poubelles à des familles de sa circonscription avec l’appui de Proplast Industrie, une entreprise œuvrant dans le domaine de la collecte et du recyclage des déchets plastiques. Ces 1000 poubelles constituent le point de départ d’un programme qui doit toucher plus de 2500 ménages dans les 7 quartiers de la commune de Fann-Point E-Amitié. Pour ce faire, la municipalité a débloqué, d’après le maire, entre 10 à 15 millions de FCfa pour permettre à chaque famille d’avoir une poubelle où mettre ses déchets. « Depuis que nous sommes élus à la tête de la mairie, nous avions dégagé nos priorités parmi lesquelles le problème de l’environnement. Pour régler ce point, il faut résoudre l’insalubrité », a informé M. Samb.

Par ailleurs, le directeur de Proplast Industrie, partenaire du projet, a indiqué que la commune de Fann-Point E-Amitié n’est pas la seule collectivité locale du pays affectée par la problématique des déchets. Le constat fait par Macoumba Diagne est que les déchets plastiques sont partout : « dans les rues, dans les jardins publics, dans les axes routiers, dans les artères principales », formant ainsi « un décor banal » pour le cadre de vie. Pour lutter contre ces plastiques, son entreprise, a-t-il rappelé, a lancé, en février 2017, le premier réseau de collecte du plastique. Recuplast consiste donc à acheter les déchets plastiques auprès des populations, les valoriser en fabriquant avec des chaises, des pots, des bassines… « Nous allons installer des points Recuplast dans toutes les communes. Ils vont servir à racheter les déchets plastiques mais en même temps de points de distribution des produits écologiques. Palla Samb est le premier maire à nous accueillir dans sa commune, à nous attribuer un site, et c’est tout ce que nous attendons des autorités locales », a ajouté Macoumba Diagne. Selon lui, le projet Recuplast est d’une importance capitale pour le pays. « Ce projet qui lutte contre le chômage va nous permettre de rendre nos villes propres et régler un problème social. Nous créons de l’emploi indirect mais aussi de l’emploi direct dans le domaine de la valorisation des déchets », a-t-il expliqué. A son avis, l’Etat du Sénégal perd beaucoup d’argent dans la gestion des déchets. Rien que pour la région de Dakar, a informé M. Diagne, l’Etat paie 10 milliards de FCfa pour transporter les déchets des quartiers jusqu’à la décharge de Mbeubeuss.

Aliou Ngamby NDIAYE

 

En cette période de forte canicule, les populations de Niassanté s’activent de toutes parts pour disposer de l’eau. Ils ne ratent pas la moindre occasion pour faire comprendre aux visiteurs qu’ils ne comptent que sur le Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc) pour résoudre cet épineux problème d’accès à la ressource. Khardiata Sow et Rouguiyatou Bâ, domiciliées à Mbane, ont indiqué que l’unique forage installé dans ce village depuis 1960 est vétuste. Il doit faire l’objet d’un important projet de réhabilitation. Ceci, pour la bonne et simple raison que cet ouvrage hydraulique tombe souvent en panne, causant des désagréments aux populations de Niassanté et des localités environnantes.  Pour étancher leur soif, les populations sont obligées de se rabattre sur les bidons d’eau de puits de 20 litres cédés aux consommateurs à 200 FCfa l’unité. Cette information a été confirmée par le maire de Mbane, Dembel Sow, qui a rappelé que le 4ème grand marché hebdomadaire du Sénégal, après ceux de Diaobé, Mbirkilane et Dara-Djolof, se trouve à Niassanté. Dans cette partie de Mbane, a-t-il souligné, la demande d’eau potable est exponentielle. « Non seulement Niassanté abrite pas moins de 4000 âmes, mais c’est aussi un village-carrefour où on retrouve toutes sortes de nationalités ». Toutefois, il a assuré que ce problème d’eau sera bientôt un vieux souvenir.  « Nous recherchons actuellement les moyens qui nous permettent de connecter des tuyaux qui partiront du forage de Youlour pour alimenter en eau potable Niassanté », a expliqué le maire. Ajoutant que cet ouvrage hydraulique de Youlour fait partie des 3 forages construits par le Pudc dans la commune de Mbane.                 

Mb. Kh. DIAGNE

 

La réussite des politiques territoriales passe par une maîtrise de l’information dans les collectivités locales. C’est la conviction d’Aliou Kandj, directeur des systèmes d’Information et de l’Observatoire national des territoires (Ont) qui a promis, dans cet entretien, que la structure qu’il dirige va accompagner le Sénégal dans la mise en œuvre du Plan Sénégal émergent et de l’Acte 3 de la décentralisation.   

Quels sont les missions de l'Observatoire national des territoires?
L’Observatoire national des territoires est un outil de maîtrise de l’information territoriale pour une plus grande synergie et efficience dans la planification locale, la conception, la réalisation, le contrôle, le suivi et l’évaluation des actions, projets et programmes. Il a pour rôle d’aider à la prise de décision au service de la politique de décentralisation et de développement local, et aussi de promouvoir la bonne gouvernance en matière de décentralisation et de développement local au Sénégal. L’Ont est également un instrument de communication qui permet, selon une périodicité déterminée, de présenter les résultats ou les effets des actions menées dans le cadre de la politique globale. Ainsi, avec l’Ont, nous collectons l’information des collectivités locales et celle relative à la mise en œuvre de la politique de décentralisation et de développement local. Nous en assurons aussi le traitement, l’analyse, le partage et la diffusion à travers sa plateforme Sig et Géo portail. Nous assurons le suivi et l’évaluation des fonds de transfert et de l’utilisation des projets, programmes et politiques de développement local.

Quelle est la finalité de toutes ces actions ?
L’objectif est de contribuer à l’instauration de la culture de redevabilité et à la promotion de la bonne gouvernance dans toutes les collectivités locales, à travers la remontée de données dans la plateforme, la construction et la mise en œuvre de l’indice de développement local. Il est important de rappeler que l’Ont a été mis en place pour répondre à un souci. Il s’agit d’accompagner la mise en œuvre du Pse et de la réforme de l’Acte 3 de la décentralisation pour mettre fin à certaines difficultés et contraintes auxquelles sont confrontées l’Etat, les collectivités territoriales et les partenaires au développement, dans la mise en œuvre des politiques publiques.
Malgré tout, ils subsistent quelques difficultés…

Oui c’est certain qu’il existe des écueils. Les difficultés sont nombreuses et variées et se situent tant au plan technique qu’organisationnel. En effet, il est noté l’absence de certaines données et indicateurs des services sociaux de base dans les communes, anciennes communautés rurales. Ainsi, la collecte de ces données s’impose et l’identification d’indicateurs désagrégés est nécessaire pour accompagner les processus de planification locale des communes. Concernant certains données et indicateurs de gouvernance territoriale, il faut les identifier et les renseigner. Ce travail, entamé depuis 2015, a pris beaucoup de temps pour stabiliser tous les indicateurs pertinents. A ces problèmes s’ajoute le faible niveau technique de certains points focaux. En effet, l’objectif des différents ateliers et missions de suivi réalisés visait le renforcement des compétences des points focaux identifiés, la validation de la stratégie de collecte de saisie des données, l’identification et la stabilisation des domaines, sous-domaines et indicateurs retenus, ainsi que la plateforme Sig et Géo portail de l’observatoire. L’appropriation de ces aspects a pris du temps, cependant elle constitue un bon indicateur de pérennisation de la plateforme. Mais il faut reconnaître qu’aujourd’hui l’ensemble des acteurs adhèrent au projet, au niveau institutionnel comme à la base. Le ministre est très bien impliqué dans le processus et nous a témoigné son entière adhésion.

Le pôle Casamance est choisi comme zone d’expérimentation, à quand l’extension ?
Dans le cadre de la démarche de mise en place de l’Ont, le Pôle Casamance a été choisi pour rester en phase avec les orientations du président de la République et accompagner l’Acte 3 de la décentralisation. Cette phase pilote, d’une durée de deux ans (2017-2018), devra être évaluée en vue de prendre en charge d’éventuelles modifications et améliorations de l’outil ainsi que de la démarche à suivre pour son extension à partir de 2019.

Est-ce que vous avez des moyens techniques et financiers pour une bonne mise en œuvre de l'Observatoire ?
L’Ont ambitionne d’être un grand projet national de par son architecture, ses objectifs et résultats attendus. A ce titre, le coût global du projet, pour la couverture des 559 collectivités territoriales, est évalué à près de 6 milliards de FCfa. Il reste entendu que les moyens humains et techniques déjà mobilisés par l’Adl restent encore insuffisants. L’agence a recruté, entre 2014 et 2015, un directeur en charge de l’Ont et trois spécialistes des questions de systèmes d’information, notamment en géomatique, informatique et économie. Les moyens matériels et financiers mobilisés annuellement par l’Adl sont issus de son propre budget de fonctionnement et d’investissement qui demeurent faibles au vu des ambitions fixées. Une stratégie de mobilisation de ressources additionnelles est en cours auprès de certains partenaires techniques et financiers comme l’Unicef avec qui nous sommes en train de prendre en charge la collecte des données pour renseigner les indicateurs des collectivités locales. Il s’agit des Amies des Enfants (Clae) dans les régions de Kolda et de Sédhiou. Cette mobilisation va se poursuivre avec d’autres partenaires tels que le Programme Gold de l’Usaid, la Sodagri et le Ppdc… Une table ronde est envisagée avec les autres partenaires de la décentralisation et du développement local.

Quel est le rôle de l'Observatoire dans la mise en œuvre de l'Acte 3 de la décentralisation ?
Avec l’Observatoire national des territoires, deux objectifs majeurs sont visés : il s’agit de la maîtrise de l’information territoriale et de la mise en place, entre les parties prenantes, d’une plateforme d’échange, de surveillance et de consultation des informations traitées. La réalisation de tels objectifs constitue une réponse à l’Acte 3 de la décentralisation, notamment en ce qui concerne la gouvernance locale dans les collectivités, la promotion de la participation citoyenne à travers la reddition des comptes.

Propos recueillis par A. M. NDAW

 

Douze cas de mariages d’enfants ont été cassés, cette année, dans la région de Kolda, grâce à la vigilance du Comité départemental de protection de l’enfance.

Malgré la mobilisation des Services déconcentrés de l’Etat et des organisations de la société civile, les mariages d’enfants se poursuivent encore dans certaines contrées de la région de Kolda. Pour inverser la tendance, les acteurs de la protection des droits de l’enfance intensifient la lutte contre ce phénomène avec l’appui des partenaires au développement. C’est le cas notamment du Comité départemental de protection de l’enfance (Cdepe) qui mène des activités de sensibilisation, de médiation et d’appui juridique pour mettre fin aux violences faites aux enfants. Et on peut dire que ce combat commence, aujourd’hui, à porter ses fruits, car au moins 12 cas de mariages d’enfants ont été cassés, cette année, dans la région, grâce à l’intervention du Cdepe. « On a constaté, en toute honnêteté, une diminution des mariages d’enfants à Kolda. Pour cette année, on a cassé au moins 12 mariages. On a pu faire comprendre à des parents que l’intérêt de la fille prime sur toute autre considération. Si la fille ne veut pas du mariage,  il ne faut pas la forcer à ce consommer ce mariage », a déclaré Babacar Sy, coordonnateur du Conseil Ado de Kolda.  

L’extrême pauvreté des ménages et la crainte de certains parents de voir leurs filles tomber en état de grossesse avant le mariage expliquent, en grande partie, la persistance de cette pratique. C’est, du moins, ce qu’a déclaré Coumba Boye, chargée des Programmes à l’Ong Enda jeunesse action. « Si vous demandez aux parents pourquoi marier aussi tôt leurs filles, ils répondent qu’ils ont peur de voir celles-ci contracter une grossesse hors mariage. Ils pensent que la solution est de les donner en mariage. Nous essayons de les sensibiliser en leur disant que ce n’est pas la solution. Que la fille soit en mariage ou hors mariage, le danger est toujours le même », a-t-elle expliqué.

Avec un taux de prévalence de 66 %, Kolda se trouve, aujourd’hui, à la tête du peloton des régions où le mariage d’enfants est le plus pratiqué au Sénégal. Mais, les acteurs de la protection de l’enfance ne comptent pas, pour autant, baisser les bras. Ils demandent aux communautés de s’impliquer dans la croisade contre cette pratique en dénonçant les cas de mariages forcés qui seraient commis dans leurs localités respectives.

Mamadou Aliou DIALLO

A Gossas, la Maison de justice a enclenché auprès des populations une vaste opération d’inscription à l’état civil. Près de 10.000 cas sont signalés dans la zone et la Maison de justice veut atteindre, dans cette opération, le maximum de personnes.

« Plusieurs écoliers de la classe d’initiation (CI) au cours moyen 2e année (CM2) des différents établissements ne disposent pas d’acte de naissance. Ce qui pourrait pénaliser les élèves qui sont en classe d’examen », a indiqué l’inspecteur de l’éducation et de la formation (Ief), Fodé Diallo. C’est pourquoi, a-t-il poursuivi, l’Ief de Gossas a saisi la Maison de justice dont le coordonnateur, Ameth Ndour, a estimé à 10.000 le nombre d’écoliers aujourd’hui sans pièce d’état civil dans l’ensemble des 79 établissements scolaires du département.

Ainsi, pour le coordonnateur de la Maison de justice, « il convient de se mobiliser pour inverser cette tendance qui risque de pénaliser ces enfants, en rapport avec le Tribunal d’instance de Gossas, à travers des audiences foraines dont le lancement a déjà été fait. Ces audiences seront organisées dans les différents communes et établissements pour non seulement toucher les écoliers mais aussi certains parents qui ne trouvent pas obligation d’aller les inscrire dans les registres d’état civil ». C’est une situation, selon Amath Ndour, « assez préoccupante » dans la zone de Gossas où il n’est pas rare de constater, dans des écoles, des élèves sans pièce d’état civil jusqu’en classe d’examen. Même au sein de certaines familles, certains de leurs membres ne trouvent pas la nécessité d’en disposer. Ceci, a-t-il souligné, est lié à l’analphabétisme très poussé dans la zone à vocation agricole et agro-sylvo-pastorale. Dans cette entreprise de sensibilisation et d’inscription dans les fichiers d’état civil, la Maison de justice de Gossas a pu bénéficier du soutien de la coopération française qui a financé le projet.

Pendant la campagne de sensibilisation, les acteurs vont sillonner les différentes communes du département de Gossas. Elle sera menée par les responsables de la Maison de justice, du Tribunal d’instance, les Agents de sécurité de proximité (Asp) et les personnels de l’état civil des mairies concernées.

Mohamadou SAGNE

 

Le président de la République avait pris l’engagement de doter les pêcheurs de moteur hors-bord subventionné à hauteur d’un million de FCfa. La région de Ziguinchor a bénéficié d’un quota de 875 moteurs. Mardi dernier, 53 moteurs de type M... ont été distribués aux acteurs locaux de la pêche, portant à près de 485 le nombre de moteurs déjà remis à leurs acquéreurs. Soit un taux de livraison de 55,5 %.  

De plus, Ziguinchor va recevoir incessamment près de 200 autres moteurs Y... et il ne restera pas plus de 80 moteurs à distribuer dans le quota de 875 moteurs hors-bord alloué à la région et dont le parc piroguier est au nombre de 21.000 unités. Ce programme du chef de l’Etat vise la modernisation du secteur de la pêche en dotant les pêcheurs d’une subvention de 5 milliards de FCfa pour l’acquisition de 5.000 moteurs hors-bord, à raison d’un million de FCfa par moteur, a précisé le chef du service régional des Pêches et de la Surveillance, Ibrahima Lô. Il a révélé que ce programme va se poursuivre en 2018 et 2019, avec respectivement 10.000 et 5.000 autres moteurs que le président Macky Sall mettra à la disposition des acteurs de la pêche.

Le patron du service régional des Pêches a affirmé que 20.000 moteurs, au minimum, seront distribués au secteur de la pêche d’ici à l’horizon 2019. Ce qui permettra aux pêcheurs de se moderniser, car de plus en plus, les zones de pêche s’éloignent et l’activité a besoin de soutien. Par ailleurs, Ibrahima Lô a annoncé la modernisation du secteur de la pêche en termes d’infrastructures dans les différents points de débarquement. Notamment des quais de pêche, sites de transformation modernes, complexes frigorifiques, marchés aux poissons à Kafountine, Cap-Skirring, Elinkine, Diogué, Niaguis, Adéane, Baghagha, Fanda, Abéné. Sans oublier le port de Ziguinchor qui sera modernisé pour devenir un port de pêche.

Lors de la cérémonie de remise des 53 moteurs M..., qui a eu lieu mardi dernier, au quai de pêche de Boudody, les acteurs du secteur de la région de Sédhiou ont reçu également 6 moteurs de type Mariner.

El Hadj Moussa SADIO

 

Le ministre de l’Environnement était, hier, dans la région de Kolda pour constater l’ampleur des dégâts causés par la coupe abusive de bois. Il a promis d’équiper les agents afin de leur permettre de juguler le phénomène.

Le ministre de l’Environnement et du Développement durale, Mame Thierno Dieng, a promis de doter les agents des Eaux et Forêts de nouveaux équipements pour leur permettre de lutter contre la coupe illicite de bois. Il s’est engagé également à promouvoir les emplois verts pour endiguer le chômage endémique qui frappe les jeunes, particulièrement dans les zones rurales. M. Dieng a pris ces engagements à l’issue d’une visite qu’il a effectuée mardi et mercredi derniers dans la région de Kolda. Il s’est rendu notamment dans les massifs forestiers de Médina Salam Dinga, dans la commune de Fafacourou, département de Médina Yoro Foulah, et de Kandiator qui polarise les communes de Bagadadji et de Dialambéré, dans le département de Kolda. « Il faut renforcer les emplois verts parce que cela témoigne de la volonté d’une exploitation rationnelle et judicieuse de la ressource. Les deux faits qu’il faut relever ici, c’est que la population locale qui y habite doit être la principale bénéficiaire de ses ressources », a-t-il déclaré.

Le ministre a déploré les actions tendant à compromettre les efforts qui visent à éradiquer la coupe abusive de bois. « Il est inacceptable que la communauté nationale, locale et régionale se mettent ensemble pour atteindre ces objectifs-là qui sont très nobles et que des gens mal intentionnés, mal informés, se mettent à compromettre cela par le phénomène de la coupe de bois. Nous avons mis en place une stratégie que nous sommes en train de développer », a ajouté Mame Thierno Dieng qui a reconnu, par ailleurs, que le manque d’équipements des agents des Eaux et Forêts est une réalité. Il a ainsi promis des solutions dans les meilleurs délais.

La création d’emplois verts constitue aussi une urgence à laquelle il compte s’atteler le plus tôt possible. En prenant ces engagements, le ministre de l’Environnement et du Développement durable accède aux doléances des collectivités locales qui réclament le renforcement des moyens logistiques et humains des Services des Eaux et Forêts et la création d’emplois verts. D’après Bouna Koïta, maire de Dialambéré, la création d’emplois verts permettra à la fois de résoudre le problème de chômage des jeunes, de préserver les ressources naturelles et de lutter contre l’exode rural et l’émigration clandestine.

Mamadou Aliou DIALLO

 

Pour restaurer les valeurs chez les populations, la commune de Ndiarème Limamou Laye dans la ville de Guédiawaye a rebaptisé l’établissement élémentaire Hamo 4 « école El Hadj Thierno Amadou Dione » du nom de son premier directeur.

« Aujourd'hui, les valeurs ont cédé aux antivaleurs ». C'est le triste constat fait par le maire de la commune de Ndiarème Limamou Laye, Beïdy Sèye. Ce dernier considère qu’à l’heure actuelle, les élèves ne respectent plus les enseignants qui, non plus, ne considèrent pas à leur tour la hiérarchie. Ce tableau sombre de l’espace scolaire a été peint par le maire de la commune de Ndiarème Limamou Laye au cours de la cérémonie organisée pour rebaptiser l'école élémentaire Hamo 4 qui porte désormais le nom d’El Hadj Thierno Amadou Dione, premier directeur de cette école. Il est présenté par les différents orateurs comme un homme qui a su élever les vertus de la droiture, de patriotisme, d'abnégation au rang de culte. Ce qui, selon Beidy Sèye, fait de lui une référence. Un exemple à offrir à la jeune génération afin de l'amener à se remettre en question face à cette crise des valeurs en vue de pouvoir être sur les rails afin de ne pas décevoir tout l'espoir que le peuple place en elle. C'est le sens de cette cérémonie à laquelle ont participé des personnalités de la commune.

« Aujourd'hui, si l'école n'est plus attractive, si elle n'inspire plus, c'est en partie liée à  l'éducation », a soutenu le maire. Ce dernier trouve aussi inconcevable que des établissements scolaires qui se trouvent sur le périmètre communal portent des noms qui font référence au département de Pikine dont Guédiawaye s'est détaché administrativement depuis longtemps. « Il faut revenir à l'orthodoxie », a-t-il lancé. M. Sèye a souligné que l'objectif est de faire en sorte que l'école retrouve ses valeurs et que les élèves soient inspirés par des gens qui, aujourd’hui, constituent des modèles dans leur société. Le choix porté sur le premier directeur de l’école est fait par le conseil municipal de la commune. L’actuel directeur de l'école trouve cela normal d'autant plus pertinent qu'il est fait à un moment où le parrain est encore vivant. Inspectrice de l'éducation et de la formation à la circonscription de Guédiawaye, Mme Amy Sène Diaby  a magnifié cette initiative de rebaptiser les écoles et de leur faire porter des noms d'individus ayant marqué leur époque par de bonnes actions. Après avoir dit l'honneur et la satisfaction qu'il ressent à travers ce parrainage, El Hadj Thierno Amadou Dione a appelé les jeunes enseignants à s'inspirer de leurs aînés afin que l'école puisse retrouver les valeurs qu'elle a perdues. Il a aussi remercié le conseil municipal du choix porté à sa modeste personne.

Abdou DIOP

 

L’une des missions de l’Institut Saemaul Sénégal (Iss) est d’éveiller la culture du civisme, du volontariat chez les populations des zones rurales, périurbaines et rurales. La modernisation des techniques agricoles est aussi au centre des interventions de l’institut.

Telles sont, en résumé, les raisons évoquées par Pr Badara Sall, point focal du Saemaul à l’Ugb, qui justifient la tenue d’un atelier de trois jours sur la mise en œuvre de programmes d’encadrement en développement local qui s’inspirent du modèle Saemaul adapté aux réalités locales. « Cette rencontre s’inscrit dans le cadre des activités de formation des villages pilotes Saemaul et autres acteurs de développement local menées par l’Institut Saemaul de l’Ugb », note le Pr Sall.

Cet atelier est principalement destiné à une vingtaine de volontaires Saemaul des villages pilotes confirmés de Tabakhlé (Dagana), Ndombo Alarba (Richard-Toll), Menguégne Boye (Saint-Louis) et des villages candidats tels que Gaya (Dagana), Mbolo Birane (Podor et Koungheul).

En présence du directeur du bureau Saemaul/Sénégal, Kim Hyang Chul, M. Sall a laissé entendre qu’il s’est agi de renforcer les capacités   des participants parce que certains ont des déjà de l’expérience  Saemaul en les aidant à adopter des comportements individuels et communautaires plus adaptés au développement de leur terroir. Les autres impacts socioéconomiques du projet sont liés à la modernisation des techniques agricoles et l’amélioration des rendements agricoles.

Les axes majeurs de cette formation de trois jours ont tourné essentiellement autour de l’expérience du Saemaul en Corée du Sud et au Sénégal, de la redécouverte du village (histoire, besoins, forces et faiblesses), du développement personnel, associatif et communautaire, de la reconnaissance des sols et des techniques agricoles.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

 

Les populations de Niambalang dans le département d’Oussouye  sont en train de s’investir pleinement dans le reboisement de la mangrove de leur village grâce au soutien des partenaires. En trois ans , elles ont  planté plus de 25 hectares sur un objectif à court terme de 45 hectares.

En effet, après 2015 et l’année dernière, les habitants du village de Niambalang, qui est situé dans la commune d’Oukout, arrondissement de Loudia Ouoloff, ont investi encore hier la mangrove de leur localité pour poursuivre son reboisement afin de la restaurer entièrement. Ils sont soutenus par l’Ong Iscos et son partenaire Agada qui les accompagnent dans ce processus depuis 2015. Ils ont reboisé 15 hectares de mangrove et 10 hectares l’année dernière. Ces populations s’emploient encore avec leurs partenaires  à réaliser 15 hectares pour atteindre l’objectif à court terme de 45 hectares qu’elles se sont fixés. Ce projet de reboisement de la mangrove du village de Niambalang, qui porte sur 45 hectares pour l’instant, est un fruit du partenariat entre Iscos-Cnts et l’Ong Agada (Agir autrement pour le développement en Afrique).

Il constitue une composante du programme intitulé « Développement durable et dignité du travail dans la filière pêche à Ziguinchor », qui est une trouvaille de l’Ong italienne et de la Confédération nationale des travailleurs du Sénégal (Cnts). Ce programme a trait à la transformation des fruits et légumes, à la production de glace, au renforcement des capacités techniques des acteurs de la filière pêche à Ziguinchor et au reboisement de la mangrove. La finalité est la restauration entière de la mangrove pour favoriser la reproduction de la ressource halieutique, parce que c’est l’habitat de la plupart des produits de la mer. Les habitants de Niambalang en ont conscience, au regard de leur engagement dans la restauration de l’écosystème de mangrove de leur village depuis plusieurs années maintenant. En 2015, ils ont reboisé 47 hectares de mangrove dans leur terroir grâce au soutien de secteur départemental des Eaux et Forêts d’Oussouye. Selon le secrétaire exécutif de l’Ong Agada, Malick Djiba, une des vocations de la mangrove, c’est de lutter contre la salinisation des rizières.

Et, à l’en croire, les populations de Niambalang s’investissent en masse et pleinement dans le reboisement de la mangrove de leur village parce qu’elles ont constaté que leurs rizières et certains puits sont en train d’être de plus en plus envahis par la salinité à cause de la remontée de la langue salée. « Egalement les populations locales ont remarqué une diminution du poisson et la disparition de certaines espèces d’oiseaux qui peuplaient la zone de Niambalang », a indiqué M. Djiba. Le secrétaire exécutif de l’Ong Agada, la responsable locale d’Iscos, Wanda Dimitri, et le sous-préfet de l’arrondissement de Loudia, Sérigne Mbacké Diawara, ont magnifié la prise de conscience des villageois.

El Hadj Moussa SADIO

Hier, la cour de la mairie de Thiès a accueilli la 7ème édition des rencontres d’échanges semestrielles instaurées par le maire pour discuter avec les populations. Il a profité de l’occasion pour annoncer aux populations l’arrivée de deux engins de ramassage d’ordures ménagères dans  la ville de Thiès.  

Le maire de la ville de Thiès a annoncé hier aux populations l’arrivée de deux tracteurs offerts par Montréal. Ces véhicules de ramassage d’ordures sont arrivés au port de Dakar. Ils seront bientôt à Thiès. « Cela va nous aider dans la gestion des ordures en attendant le redémarrage du projet de nettoiement de l’Etat avec l’Unité des entreprises (Ude) », a expliqué le maire de Thiès lors de la rencontre d’échanges semestriels entre l’autorité municipale et les populations.  Il a profité de cette rencontre pour lancer les « lundis de nettoiement » de Thiès où toutes les populations de la ville sont invitées à participer au nettoiement pour accompagner les autorités municipales.

Talla Sylla a informé les populations de la création d’une station de boue de vidange dans la commune. Profitant de cette rencontre d’échanges avec les populations, Talla Sylla a tenu à éclairer la lanterne des Thiessois sur le supposé « deal » entre les trois maires des communes Est, Nord, Ouest et lui contre les intérêts des populations, surtout sur le plan du foncier. Une information distillée à travers la presse lors du voyage récent des maires de Thiès en France. Selon Talla Sylla, les trois maires et lui ont pu se retrouver, sur sa demande, à deux reprises pour tenter de dissiper les malentendus nés de positionnements politiques avant les législatives et qui ont freiné la marche de la ville de Thiès. « Ainsi, nous nous sommes accordés sur l’urgence de nous retrouver autour des problèmes majeurs de Thiès tels que la bonne prise en charge de l’éclairage public et des jardins publics », a-t-il indiqué. Sur la même lancée, Talla Sylla  a précisé qu’en France, tous les maires de Thiès se sont rencontrés à deux reprises et c’est lui-même qui est allé vers ses collègues pour parachever la discussion. « Je confirme que c’est moi-même qui leur ai demandé d’attendre que nous soyons à Thiès pour parler du foncier qui est du ressort du maire de la ville », a-t-il ajouté.

Devant les populations, il avoue avoir pris langue avec l’autorité administrative du département de Thiès, le préfet Alioune Badara Samb, les chefs de services de l’urbanisme, du cadastre, des impôts et domaines, des populations de Diassap, de Pogniène, de Mbour 4. « Je vais poursuivre les contacts avec les responsables de tous les quartiers concernés par ces futurs lotissements mais aussi des citoyens qui en sont des demandeurs. Ceci pour dire qu’il n’y a aucune zone d’ombre dans la démarche », a-t-il martelé. Un festival « Caay Cees » est programmé d’après le maire en fin décembre ainsi qu’une foire internationale de Thiès en 2018.                  

Mbaye BA

 

Le ministre de l’Environnement et du Développement durable, Mame Thierno Dieng, a réaffirmé, lundi, la volonté du gouvernement d’ éradiquer la coupe abusive et le trafic illicite de bois dans la région de Sédhiou. Il a qualifié ce phénomène de « fléau ». Il a constaté sur le terrain l’ampleur du phénomène. Dr Mame Thierno Dieng a assuré que les plus hautes autorités sénégalaises ont pris conscience de l’urgence  de mettre fin à la coupe abusive de bois dans la région. D’après le ministre, cette visite sur le terrain lui a permis de se rendre compte que le président Macky Sall avait raison d’insister sur cette question. « Il s’agit des enjeux de la survie de la ressource forestière et nous ne laisserons pas les gens compromettre ces enjeux. De mon côté, je créerai les conditions pour que ce problème disparaisse », a promis Mame Thierno Dieng. Il a ajouté que « la lutte contre les braconniers » reste une priorité de l’Etat du Sénégal, en particulier dans la région de Sédhiou, notamment dans une zone vaste correspondant avec sa partie nord frontalière de la Gambie. Le manque de ressources humaines et matérielles n’aide pas les services des Eaux et Forêts à faire correctement leur travail. « Ce manque de moyens demeure un défi que nous devons relever », a-t-il dit. Au cours de son déplacement, Mame Thierno Dieng a visité le chantier du bâtiment devant abriter les nouveaux locaux du service régional des Eaux et Forêts ainsi que la forêt aménagée de Diambaky, dans le département de Bounkiling, au Nord de la commune de Sédhiou,  partageant une large frontière avec la Gambie.                           

APS

 

Le maire de la commune de Ndioum, Cheikh Oumar Hann, a listé dimanche les maux auxquels demeurent confrontées les populations du département de Podor, en particulier les problèmes d’irrigation des terres, dans un contexte marqué par un hivernage peu pluvieux. M. Hann s’exprimait lors d’une grande tournée de mobilisation sociale à travers une caravane de deux jours (samedi et dimanche) dans le cadre de laquelle il a sillonné le département, accompagné de maires, d’élus et de responsables politiques de cette circonscription administrative.

Il a estimé que Podor souffre de la rareté de l’eau qui n’est plus seulement destinée à l’agriculture, mais aussi à produire de l’électricité, au détriment de la culture de contre-saison qui en pâtit fortement. Le directeur général du Centre des œuvres universitaires de Dakar (Coud) a par ailleurs indiqué que le chef de l’Etat, Macky Sall, a pris l’option résolue de faire des zones rurales des territoires viables et compétitifs avec l’Acte 3 de la décentralisation. Il a aussi dit aux populations du département de Podor, notamment de Ndioum, de Guédé-village et du Fouta en général, que le Programme d’urgence de développement communautaire (Puc) est fortement attendu. Il doit permettre la construction de routes, de pistes de production, d’électrifier certains villages enclavés qui bénéficieront également d’accès à l’eau potable, a-t-il souligné. « L’aménagement et l’irrigation des terres du Fouta, qui est une zone sylvo-pastorale, permettra aux populations de s’adonner à la culture fourragère, avec l’accès au crédit pour les producteurs », a dit Cheikh Oumar Hann. Le maire de Ndioum a souligné que les populations du Fouta remercient le président Macky Sall et soutiennent la politique de développement qu’il mène partout dans le pays, à travers le Plan Sénégal émergent (Pse) qui vise la transformation économique et sociale de tout le Sénégal.

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Les maisons de la commune des Hlm seront bientôt dotées de kits solaires pour la production d’énergie à bas prix destinée à l’éclairage domestique. La cérémonie d’inauguration de la première coopérative d’énergie citoyenne a eu lieu en présence du maire ainsi que du président de ladite coopérative, Abdou Fall. Le maire Pape Seck a promis de subventionner la coopérative.

 L’éclairage domestique sera bientôt pris en charge par l’autoproduction solaire dans la commune des Hlm. Une cérémonie d’inauguration du siège national de la coopérative d’énergie citoyenne a eu lieu aux Hlm1. Une occasion saisie pour faire la présentation de la Société des coopératives d’énergie citoyenne du Sénégal par son président Abdou Fall.

Ce dernier, en tant qu’ancien maire des Hlm, a choisi  son ancienne commune pour abriter le siège national de la Société des coopératives d’énergie citoyenne du Sénégal. Abdou Fall et ses associés ont promis de poursuivre l’implantation de la coopérative d’énergie, une première dans l’histoire des actions citoyennes de solidarité. Pour l’initiateur de la coopérative, il s’agit de permettre aux populations d’avoir un accès plus facile à l’éclairage domestique. Dans la première phase, la coopérative appuyée par un fournisseur privé en kits solaires va doter les membres d’une installation modulaire capable de produire de l’énergie solaire pour les lampes. Abdou Fall a indiqué que la coopérative a pris l’option de prendre en  charge les ménages en leur permettant dans un premier temps de déconnecter leurs besoins en éclairage domestique.

Le maire des Hlm, Pape Seck, a souhaité que tous les cadres de la commune adhèrent à cette initiative. Il a soutenu que si toutes les personnes de bonne volonté de la localité faisaient comme Abdou Fall, il dormirait tranquille chez lui sachant que sa localité émergera. Il a indiqué que tous les fils des Hlm doivent diriger leurs compétences, leurs moyens et leur influence vers le projet de construction de la cité.

Il a pris l’engagement non seulement de soutenir le projet, mais de devenir un membre actif cotisant qui ne se contente pas de son statut honorifique. Il a appelé tous les chefs de famille à adhérer massivement à cette initiative qui ne fait que créer les conditions de la mutualisation des ressources pour un mieux être dans la cité.

L’autre engagement du maire des Hlm porte sur la subvention que la commune va apporter à la coopérative. « Pour ce faire, je n’attends même pas le conseil municipal. Car le maire a des prérogatives qui lui permettent de s’engager avant l’avis du conseil », a assuré Pape Seck.

Pour lui, le projet est non seulement utile mais il est social dans ce sens qu’il permet aux populations d’unir leur force pour arriver à  un accès à l’électricité pour les ménages. Le maire s’est aussi montré intéresser par le volet emploi et formation des jeunes inclus dans le modèle d’exploitation proposé par le fournisseur.

Mbaye Sarr DIAKHATE


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