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Régions (1962)

(TAMBACOUNDA) – Les cinq communes pilotes de Tambacounda, Koussanar, Missirah, Koumpentoum, Ndam et Ballou viennent de recevoir un lot de matériel bureautique pour la connectivité et la mobilité destiné à accompagner les animateurs communautaires dans leur mission. D’une valeur de 15 millions de FCfa, celui-ci est composé d’une moto de « dernière génération », d’une table, d’un fauteuil, d’une armoire, d’un kit Internet, d’appareils photos et d’un ordinateur portable.

L’adjoint au gouverneur chargé du développement, Awa Diop Ndiaye Marico, a mis en exergue l’importance de ce don dans l’approfondissement de la politique de territorialisation et de responsabilisation accrue des collectivités décentralisés.

Entre autres activités phares menées par Usaid Gold (gouvernance locale pour le développement), il y a la grande rencontre sur les taxes pour permettre aux collectivités de bénéficier de toutes les ressources qui sont à leur disposition. Ce lot de matériel règle le problème de mobilité et de connectivité. L’autre grande rencontre est le renforcement de capacités des femmes pour le plaidoyer et la mobilisation de celles-ci pour l’accès aux centres des décisions, comme les comités de santé.

Mamadou Diacko, le chef du département technique de l’Usaid, au nom de tous les programmes qui interviennent dans la région de Tambacounda, déclare qu’il s’agit d’accompagner l’Etat dans les efforts qu’il consent pour une gouvernance locale plus efficace. Le programme de gouvernance Usaid Gold est né dans un contexte particulier de mise en œuvre de l’Acte trois de la décentralisation.

Ledit programme est prévu pour une durée de cinq ans (2016-2021). Sera mis en bonne place le renforcement de la gouvernance démocratique en soutenant le développement d’une participation citoyenne plus efficace et efficiente dans la gestion des affaires publiques locales. Portant la parole des édiles, Cheikhna Camara, maire de Ballou, dans le département de Bakel, a indiqué que c’est une première dans la marche des collectivités décentralisées en matière d’appui que vient de réaliser Usaid Gold. Pour le membre du bureau de l’Association nationale des élus locaux, l’Acte 3 a besoin d’être soutenu avec des initiatives de cette envergure pour apporter aux populations tous les rudiments nécessaires à leur épanouissement. Le premier magistrat de Ballou a promis d’encadrer ce genre d’activité pour booster le développement des communautés territoriales.

Pape Demba SIDIBE

Le Fonds d’entretien routier autonome (Fera) a mis en place un programme pilote de trois milliards de FCfa, en rapport avec les collectivités territoriales, pour l’entretien du réseau routier non classé, a indiqué le directeur du Programme pistes communautaires en appui au Programme national de développement local (Ppc/Pndl), Mamadou Thiaw. Celui-ci l’a dit lors de la cérémonie de clôture d’une session de formation d’une trentaine de maires sur les thématiques de développement économique local avec une orientation sur l’entretien et la gestion des pistes rurales.

« Aujourd’hui, les instruments et outils de travail du Ppc/Pndl sont mis en place, ce qui a favorisé une bonne animation technique et organisationnelle du projet. Conséquemment, 42 communes ont réceptionné leurs travaux pour un linéaire de 557 km sur les 607 km finalisés », a fait savoir M. Thiaw. D’après lui, dans le cadre de ce projet, il est prévu d’appuyer trente collectivités territoriales.

Pour le secrétaire exécutif du Pndl, la mobilité de 258 453 habitants des 613 villages polarisés, répartis dans les 42 communes, a été améliorée avec une progression des indices. Le niveau d’avancement physique des travaux est de 81 % pour un taux d’exécution de 78 %. Il a tenu à remercier le directeur du Cfptp, Djibril Thiaw, pour la bonne prise en charge des activités qui sont sous sa responsabilité.

En effet, un taux d’exécution de 100 % a été toujours noté. « J’espère que cette année ne va pas constituer une exception. En termes simples, toutes les activités planifiées ont été brillamment exécutées avec un taux de plus de 91 % des parties prenantes », a indiqué le secrétaire exécutif du Pndl. Au même moment, un important programme de renforcement des capacités se déroule avec les acteurs locaux, portant sur 36 thématiques variées, ponctué par la mise en place de 46 comités de gestion et d’entretien, ainsi que de 25 coopératives de développement.

Selon les dernières études sur les effets du projet, il a été constaté que les populations sont satisfaites à 87 % des réalisations des pistes rurales, à 94 % des ouvrages d’accompagnement, à 77 % des actions de formation, à 90 % des équipements fournis par le projet et à 100 % de l’appui organisationnel. Les collectivités territoriales sont satisfaites à 86 %. Pour Djibril Thiaw, l’application correcte du concept « développement économique local » sur les pistes rurales permet d’améliorer leur durabilité et de favoriser un développement territorial endogène. Car, à son avis, l’amélioration de la fonctionnalité et de la densification des pistes communautaires constitue « un bon stimulant » pour l’économie locale.

Les capitaux de l’émergence insuffisamment captés
« Le Ppc/Pndl mise sur des outils tels que l’intercommunalité qui permet aux communes de travailler suivant des principes partagés. Cela facilitera grandement l’entretien et la gestion des pistes communautaires avec la mise en place des comités de gestion et d’entretien », a dit M. Thiaw. Ce dernier a également remarqué une nécessaire adéquation entre les pratiques des différentes organisations communautaires de base.

« Les collectivités territoriales ont un rôle essentiel à jouer dans le développement économique de leur territoire. Il s’agit, pour elles, à la fois d’augmenter leurs revenus, de créer des richesses et des emplois pour les populations du territoire, mais également de favoriser le développement d’une fiscalité locale nécessaire au renforcement de leur mutation », a déclaré M. Thiaw. Celui-ci invite les collectivités territoriales à prendre en compte le défi de la gestion durable des localités et leur demande de faire en sorte que dans leurs politiques, actions et comportements, la gouvernance cible simultanément trois objectifs dont l’amélioration de l’efficacité économique et de l’équité sociale entre les territoires, les individus et les générations, la protection de l’environnement ainsi que la gestion économe des ressources naturelles. « Pour mettre en avant les principes de la gouvernabilité des pistes en relation avec l’économie locale, la position de l’exécutif  devra être assumée avec clairvoyance et lucidité. Cependant, force est de noter que jusqu’ici, les collectivités peinent à jouer leur rôle de promotion et de catalyseur du développement économique et social », a-t-il insisté.

De son côté, le directeur d’Enda Ecopop, Bachir Kanouté, a signalé que « les collectivités territoriales sénégalaises ne sont pas pauvres, mais (que) les capitaux qui doivent faire leur émergence, ne sont pas suffisamment captés, puisque 7/8 de l’économie du territoire est méconnu ou malvenu ».

« On ne peut pas bâtir un développement sur 1/8 de son économie. Il faut promouvoir un environnement des affaires qui attire les investisseurs, en ayant une approche basée sur la compétitivité des territoires », a souligné M. Kanouté, consultant spécialiste des questions liées à la décentralisation et au développement local. Le maire de Pété Ouarack (département de Louga), Mor Mbaye Samb, au nom de ses pairs, s’est félicité de la formation, tout en livrant les doléances des collectivités territoriales, notamment le maintien et le renforcement du Pndl, en lui dotant la moitié des fonds alloués au Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc).

Amath Sigui NDIAYE

 

Le Comité initiative eau de Touba (Ciet) Maou Rahmaty, mis en place depuis 2006 sous le magistère de Serigne Saliou Mbacké pour venir en appoint aux services du ministère de l’Hydraulique, s’est illustré à nouveau dans sa lutte pour approvisionner suffisamment la cité religieuse en eau potable. Il vient de lancer les travaux pour le 5ème forage à son actif, portant ainsi à 25 le nombre de ceux-ci en service à Touba.

D’après  l’administrateur de ladite structure, Malick Badiane, le prochain forage de Darou Marnane aura un débit de 200 m3/h et une profondeur de 320 m. La cérémonie de pose de la première pierre d’un lot de deux forages que le Ciet Maou Rahmaty va réaliser avec le concours de bonnes volontés, va permettre de pallier à l’utilisation abusive d’eau faite à travers des branchements défectueux. Le gaspillage est évalué à  40 % de la production d’eau ou l’équivalent de deux à trois forages de gros débit, selon Serigne Cheikh Aliou Mbacké.

Ce forage, qui portera le nom de Serigne Abdourahmane Mbacké, sera érigé à Darou Marnane, dans le centre de la cité religieuse qui est insuffisamment desservie en période de Magal, au moment où elle reçoit une forte affluence de disciples. « Ce forage sera stratégique de par son impact et déterminant  sur la production du liquide précieux », a fait savoir Serigne Cheikh Aliou Mbacké, qui a profité de l’occasion pour remercier Serigne Mbacké Daba Sarr, qui a gracieusement offert le site d’une très grande valeur foncière. Serigne Cheikh « Lappé », ayant parlé au nom de Serigne Issakha Mbacké représentant le khalife général des mourides, a magnifié l’action menée par Serigne Cheikh Aliou, qui a eu l’agrément des différents khalifes généraux depuis 2006. Serigne Modou Lo Ngabou est revenu sur la capacité de la communauté mouride à relever les défis par elle-même. Auparavant, Serigne Modou Diop, le chef du village de Darou Rahmane, a magnifié le choix de la localité et exprimé les remerciements des populations. Toujours motivé par cette prière du Cheikh envers le Tout Puissant : «  O Allah abreuve les gens de ma cité d’une meilleure eau qui soit et qui leur procure le bonheur », le chef religieux, ayant reconnu qu’il sera difficile de résoudre le problème de l’eau en période de Magal, a promis de ne jamais baisser les bras, avant de parapher un protocole d’accord avec les donateurs. Le sous-préfet Thierno Diallo a pris part à la cérémonie ainsi que des autorités religieuses, municipales et politiques.

Mamadou DIEYE

Pour rendre les groupes vulnérables plus autonomes, chaque commune doit avoir une association de bénéficiaires de filets sociaux. C’est dans cette optique que la Délégation générale à la protection sociale et à la solidarité nationale (Dgpsn) et l’Association des maires du Sénégal (Ams) ont tenu, hier, à Dakar, un atelier d’informations et de partage visant à faciliter leur mise en place. 

Selon Mme Anta Sarr Diacko,  Déléguée générale à la protection sociale et à la solidarité nationale, pour pouvoir bénéficier d’encadrement technique ou de financements d’activités génératrices de revenus, les projets de développement exigent un minimum d’organisation et la constitution de structures formelles répondant aux normes en vigueur. Elle procédait, hier, à l’ouverture d’un atelier dont l’objectif principal est de partager avec les maires, le processus de mise en place dans chaque commune d’une association de bénéficiaires de filets sociaux en vue d’obtenir une plus grande autonomisation des groupes vulnérables.

Devant plus d’une cinquantaine de maires, futurs formateurs, issus de tous les départements du pays, elle a partagé les nombreux témoignages de satisfaction recueillis auprès des bénéficiaires de bourses de sécurité familiale. « Nous avons constaté que cette allocation financière, combinée à la prise en charge des soins médicaux à travers la Couverture maladie universelle, a redonné dignité et espoir à de nombreux foyers défavorisés », déclare-t-elle. « Allant au-delà de la satisfaction des besoins fondamentaux, ces revenus ont constitué chez certains ménages l’opportunité de mener des activités génératrices de revenus à petite échelle, mais très importantes. Ce qui démontre qu’avec un bon accompagnement, avoir plus d’autonomie est possible pour les groupes vulnérables », ajoute-t-elle.

« La présence assez massive des maires, sans coloration politique particulière, venus des zones les plus reculées du Sénégal, est assez significative de l’intérêt porté à cette initiative. Leur pleine implication ne fait pas l’ombre d’un doute », fait remarquer Oumar Bâ, secrétaire permanent et vice-président de l’Association des maires du Sénégal, (Ams). Cette démarche participative de la  Déléguée générale à la protection sociale et à la solidarité nationale, indique-t-il, a même été source d’inspiration du Secrétariat à la sécurité alimentaire dans sa politique d’assistance au niveau des communes.

« Je reste convaincue que la contribution des autorités territoriales, en particulier des maires, sera fondamentale dans ce processus qui vise l’identification et le renforcement des initiatives et capacités productives des couches sociales les plus démunies », souligne Dr Anta Sarr Diacko.

Fara Michel DIEYE

Les populations de Toufndé Bali, village du département de Podor situé à 4 km de la commune de Ndioum, ont mis à profit leurs journées culturelles, pour formuler de nombreuses doléances. Elles se sont adressées au parrain de cet événement, Moussa Sow, coordonnateur national du Programme d’urgence de modernisation des axes et territoires frontaliers (Puma) et maire de la commune de Walaldé, pour lui soumettre des problèmes d’accès à l’eau potable, de santé publique, d’éducation…

Les populations de Tounfndé Bali ont fait savoir à Moussa Sow qu’elles sont obligées d’utiliser fréquemment l’eau du fleuve à la fois pour se désaltérer et se baigner. Elles ont insisté sur l’urgence pour les pouvoirs publics de les aider à bénéficier d’un important projet d’approvisionnement en eau potable. Plus explicites, elles ont attiré l’attention du coordonnateur national du Programme d’urgence de modernisation des axes et territoires frontaliers (Puma) sur la nécessité de mettre en place un poste de santé dans ce terroir, de connecter celui-ci au réseau électrique (actuellement, les poteaux de haute tension surplombent ce village), d’y construire des infrastructures scolaires.

Des doléances qui ne sont pas tombées dans l’oreille d’un sourd car celui-ci leur a rappelé la volonté inébranlable du Président Macky Sall d’être constamment au chevet des populations vulnérables.
C’est la raison pour laquelle, a-t-il précisé, le chef de l’Etat a initié le Puma, un programme national, économique et social de grande envergure, élaboré et mis en œuvre par le gouvernement, qui permet d’apporter les solutions les plus adéquates à l’ensemble de leurs problèmes.

M. Sow n’a pas manqué de rappeler que le Puma a pour mission de désenclaver les zones frontalières du Sénégal. Il a indiqué que l'un des objectifs dudit programme est la création d'infrastructures de base inexistantes dans ces zones-là en matière de téléphonie, de sécurisation foncière et d'hydraulique, entre autres, pour un coût estimé à environ 600 milliards de FCfa.
 « Nous avons constaté de visu les problèmes et nous allons corriger les disparités, sous la conduite du Président Macky Sall, un chef d’Etat pragmatique, qui a une vision  prospective et qui est résolument engagé à sortir les populations vulnérables de l’engrenage de la pauvreté et des ténèbres », a-t-il souligné.

Ce programme ambitieux, a-t-il poursuivi, permet de trouver un cadre de concertation pour sécuriser les terres au profit des populations autochtones et des acteurs de l’agrobusiness.
« Toutes les potentialités sont réunies dans cette zone pour une atteinte de l’autosuffisance alimentaire. Alors, il est de notre devoir de combiner les stratégies pour que tout un chacun puisse tirer largement profit de ce projet », a-t-il affirmé.

Aussi, avec ce programme, l’Etat parviendra-t-il à réduire l’insécurité alimentaire, le chômage, l’exode rural et l’émmigration clandestine, à aider les habitants des villages enclavés, à contribuer efficacement à l’atteinte des objectifs du Pse, du Pracas et du Pnar. Il s’est enfin réjoui de ces journées culturelles qui se sont déroulées dans une ambiance carnavalesque et ont été marquées par des séances de lutte et  autres manifestations sportives, des défilés traditionnels…

Mbagnick Kharachi DIAGNE

 

Après avoir réussi à s’imposer devant les taxis jaunes et noirs, les conducteurs de motos Jakarta peinent à faire face à la concurrence des minibus Tata. Toutefois, ils gardent espoir.

Les conducteurs de motos Jakarta s’interrogent sur leur avenir. Leurs recettes journalières ont presque chuté de moitié depuis l’arrivée des minibus Tata, à Kolda, il y a environ un mois. La concurrence entre les deux types de transport semble plutôt tourner à l’avantage de ceux-ci même si certains Koldois continuent de monter sur ceux-là pour aller au travail. « Les recettes  journalières ont complètement baissé. Avant l’arrivée des minibus Tata, je gagnais 5. 000 FCfa par jour. Aujourd’hui, je parviens à peine à avoir 3. 000 FCfa la journée. Beaucoup de gens préfèrent prendre les Tata parce que c’est moins cher (100 FCfa pour se rendre d’un bout à l’autre de la ville contre 250 pour les motos Jakarta, ndlr) et il y a le confort et la sécurité », déclare Dicory Sabaly, conducteur de moto Jakarta. Toutefois, il estime que les Jakarta ont encore de beaux jours devant eux, à Kolda, où de nombreuses zones ne sont pas desservies par les minibus Tata. Les motos Jakarta présentent d’autres avantages que les conducteurs comptent exploiter à fond, pour compenser les baisses de profit enregistrées à cause de la concurrence. « Les minibus s’arrêtent à 20 h alors que les motos Jakarta peuvent travailler la nuit jusqu’à des heures tardives. Elles déposent le client devant son domicile, quelle que soit la distance. Elles transportent également les bagages des clients pour la modique somme de 150 FCfa alors que les minibus n’acceptent pas les bagages», ajoute-t-il.

Les conducteurs de motos Jakarta négocient également le prix du service.  « Certains clients proposent de payer la course à 200 FCfa au lieu de 250. Certes, cela constitue un manque à gagner énorme, mais, je préfère quand même le prendre au lieu de laisser quelqu’un d’autre le faire. Je pense qu’il vaut mieux accepter de faire une course en diminuant son bénéfice que de ne pas avoir de clients du tout », souligne, de son côté, ce jeune conducteur de moto Jakarta. Mais, son collègue n’est pas de cet avis. Il pense que malgré cette rude concurrence, les motos Jakarta ont leur place dans le transport en commun à Kolda.

« Les travailleurs ne peuvent pas attendre les bus parce qu’ils sont pressés d’arriver à leurs lieux de travail. Ils préfèrent prendre une moto Jakarta qui va les déposer immédiatement à leur bureau, à leur atelier ou à leur magasin, sans perdre trop de temps », dit-il.

Mamadou Aliou DIALLO

L’autorité préfectorale a démarré, la semaine dernière, des opérations de déguerpissement sur les rues et ruelles de Dakar-Plateau. Si certains usagers s’en félicitent, les mécaniciens et autres vendeurs touchés par cette mesure demandent plus de clémence.

Déguerpissement. Ce mot trouble le sommeil de certains Dakarois qui, de manière illégale, occupent la voie publique. En effet, les opérations de désencombrement des artères menées par le sous-préfet de Dakar, Djiby Diallo, depuis le mardi 26 juin dernier, installent la polémique dans la capitale.
Aux alentours de la Maison d'arrêt et de correction de Rebeuss, les populations rouspètent contre cette décision. « Les agents qui étaient venus ont causé des dégâts, et des bagages ont été emportés. Cela n’est pas bon », soutient Baye Fall, âgé de 22 ans. A côté de lui, se déchire de rage Ramata Bira Baldé. « Nous ne sommes pas en phase avec l’autorité préfectorale qui n’a envoyé aucune sommation. On a gâté les étals et les pièces détachées de chefs de garage qui sont des pères de famille. Certains d’entre eux doivent même rembourser », s’égosille la dame trouvée en pleine discussion, qui invite les autorités à les recaser ailleurs.

Mamadou Diallo, trouvé en train de déjeuner, scinde la poire en deux : « le côté positif de cette opération, c’est que les rues sont devenues propres, mais le hic, c’est qu’ils ont fait beaucoup de dégâts.»   
A la rue Armand Angrand, le mécanicien Cheikh Niang entonne le même hymne. Pour lui, les autorités n’ont pas respecté les règles du jeu. Faux, rétorque le sous-préfet de Dakar, Djiby Diallo, qui hier, lors de notre entretien, a brandi des décharges de sommation signées depuis janvier 2018 par certains d’entre eux. « Ces documents, j’en ai plusieurs exemplaires », a-t-il rectifié.

Dans ce chapelet de doléances, le mécanicien Pape Amadou Niang proteste contre les véhicules mis en fourrière. « Au nombre de 3, nous avons payé 30.000 FCfa pour récupérer l’un. Les  propriétaires des deux autres travaillent au ministère des Infrastructures et peuvent s’en occuper », affirme M. Niang, le regard hagard, car ce jour reste inoubliable pour lui. Gora Bâ est établi sur l’avenue Blaise Diagne. Marchand d’habits, il déplore la démarche de l’autorité. « C’est comme si nous ne sommes pas des Sénégalais. On a détruit nos tables et parasols. Alors que nous ne sommes pas sur la place publique, d’autres le sont et on les laisse faire ; il y a deux poids deux mesures. Ça ressemble bien à de la persécution et si cela continue, certains finiront à prendre les pirogues de fortune », regrette-t-il.

Dès qu’il a terminé ses ablutions, Mamadou Yacine Bâ nous rejoint. Il pointe du doigt son étal où sont exposées des chaussures de conception artisanale. A l’en croire, lorsqu’on est en règle avec la patente, la décence voudrait qu’on te laisse travailler. « Quand on m’a demandé de dégager, j’ai plié bagages », explique Moustapha Fall. Non loin d’eux, Habibatou et Kadiatou, vendeuses de cacahuètes, soutiennent, la peur au ventre, que ces opérations doivent se faire dans les règles de l’art. Libraire, établi sur l’avenue Blaise Diagne, Serigne Mbacké Fall pense que la loi doit être appliquée à tout le monde. Et que les maires aussi doivent jouer franc jeu en nettoyant leur périmètre communal. Détentrice de gargote, cette interlocutrice qui a hésité avant de nous parler, confie : « Je fais partie des déguerpies. Mais je suis simplement là pour vendre des repas, après je rentre ».

Serigne Mansour Sy CISSE

 

Mboro ne veut plus être «ce pauvre mendiant assis sur une mine d’or»

Samedi dernier, les populations de Mboro -une commune située dans la région de Thiès et dotée d’immenses ressources minérales exploitées par des entreprises étrangères-, ont manifesté dans la rue pour que les choses changent.

Les habitants de Mboro et environs, à travers la Plateforme Mboro Sos, disent « ne plus pouvoir accepter ce triste sort du pauvre mendiant assis sur une mine d’or ». Ils l’ont fait savoir dans un mémorandum remis aux autorités administratives et locales, samedi dernier, après avoir organisé une grande marche de protestation, avec le soutien de plusieurs structures communales et zonales. « Nous, populations de Mboro, devenue commune à la faveur du découpage administratif intervenu en 2002, vivons dans des conditions exécrables marquées par une exiguïté de notre espace, un épuisement des réserves foncières de la commune, un dénuement quasi-total en infrastructures de base, une absence d’unités de stockage et de conservation de produits agricoles adéquats pour une zone largement connue pour ses productions maraîchères conséquentes, une absence de structures de sécurité en dépit de la présence d’entreprises particulièrement polluantes, parmi les plus géantes du pays, voire de la sous-région », a dénoncé la Plateforme Mboro Sos.

Ces populations veulent notamment un nouveau découpage dans un contexte d’accélération de la croissance « liée à la présence des entreprises minières, à l’attractivité de la zone maraîchère combinée au dynamisme des activités touristiques et maritimes ». Elles demandent également l’érection d’infrastructures comme un hôpital de référence, d’une brigade de sapeurs-pompiers, d’un stade multifonctionnel, d’un marché moderne doté d’un magasin commode de stockage et de conservation des produits périssables, d’une voie de contournement par les Industries chimiques du Sénégal (Ics) pour ses produits. « Face au taux élevé du chômage, et cela malgré la présence d’entreprises les plus prestigieuses du pays, voire de la sous-région, avec une recette annuelle de 159 milliards de FCfa pour les Ics, par exemple, la Plateforme exige la prise en charge correcte du volet de la formation et du recrutement des jeunes de la zone ». Dans le domaine de la culture, ladite organisation estime que la construction d’une salle de spectacle et de studios d’enregistrement ne sera pas superflue. Bien au contraire, celle-ci permettait de donner corps à la qualité artistique de ces nombreux jeunes pétris de talents et réduirait sensiblement le taux de chômage qui atteint des proportions inquiétantes, etc.

Le maire de la commune de Mboro indique recevoir avec beaucoup de fierté ce mémorandum de la Plateforme « qui reflète les préoccupations essentielles des populations ». « Nous saluons cette démarche participative et responsable qui montre une fois de plus la maturité d’esprit des populations de Mboro. En ce qui nous concerne, nous allons porter fidèlement à la connaissance des autorités compétentes toutes les doléances », a-t-il déclaré. Nous sans manquer de relever que sur beaucoup de questions soulevées, notamment la voie de contournement, l’incohérence territoriale née du mauvais découpage administratif et les infrastructures de base, il a reçu les assurances du président de la République. « Néanmoins, cet acte que vous avez posé peut être considéré comme un rappel. Nous nous engageons donc à transférer fidèlement votre mémorandum », a-t-il ajouté.

Ndiol Maka SECK

En perspective des examens de fin d'année, le maire de la commune de Ndiarème Limamou Laye, Beïdy Sèye, a mobilisé l'ensemble des candidats de la commune avec l'objectif de les aider à se surpasser afin de maximiser leurs chances de réussite. Une cérémonie qui s'est déroulée en présence de l’inspecteur de l'éducation et de la formation (Ief) de Guédiawaye, des enseignants et des parents des candidats.

La cérémonie a eu lieu dans l’enceinte de l’école Saint Abraham, faisant face au terrain de sport du lycée Seydina Limamou Laye. Elle a réuni toute la famille éducative. Au centre de cet honneur, les candidats aux examens d’entrée en sixième, du Bfem et du baccalauréat. Ces derniers ont eu droit à la fanfare jouée par d’anciens policiers et militaires à la retraite vivant dans la commune. La fanfare a tenu en haleine toute l'assistance, y compris les candidats qui ont écouté religieusement les belles notes exécutées par cet orchestre local. « La fanfare a joué en l'honneur des candidats pour leur dire que nous sommes à leurs côtés et qu’ils peuvent aller au combat », a indiqué l’édile de Ndiarème Limamou Laye.  Celui-ci estime que c'est exactement ce que le président de la République a fait avec les « Lions » du football.

L’effet recherché à travers une telle initiative est d'aider les candidats de cette commune à obtenir des résultats meilleurs que ceux de l'année dernière. Le maire Beïdy Sèye a profité de cette occasion pour offrir aux candidats des kits scolaires. Cette action du maire a été saluée par les directeurs d'école, notables et imams, qui ont tous tenu à marquer leur présence.

Inspecteur de l’éducation et de la formation à Guédiawaye, Yaya Coly s’est félicité de cette cérémonie en faisant savoir qu’elle est à mettre sur le compte des bonnes pratiques que le maire (ancien inspecteur d’académie) a habituées à la circonscription. A son avis, celles-ci méritent d’être capitalisées, voire mutualisées et élargies aux autres communes du Sénégal. M. Coly a rappelé les mesures prises par l’Etat pour éviter les tricheries. A ce sujet, il a d’abord invité tous les candidats à quel que examen que ce soit à laisser leurs téléphones portables à la maison. De la même manière, il a appelé les parents d’élèves à contraindre leurs enfants à ne pas aller aux centres d’examens avec un cellulaire. Toujours à l’endroit des candidats, l’inspecteur a suggéré de faire preuve de sérénité. « Il faut se concentrer sur le sujet et essayer d’en avoir une bonne compréhension », a-t-il ajouté.

Abdou DIOP

 

Lors d’une visite aux sinistrés de Khar Yalla après les premières pluies qui avaient mis les habitations composées de tentes, sens dessus-dessous, le maire a fait un déplacement pour rassurer les populations.

Saint-Louis - A son avis, « il était important de venir échanger avec les sinistrés, surtout concernant le programme de la banque mondiale de 16 milliards de FCfa, pour la construction de logements plus commodes ». Au demeurant, le maire a dit apporter son soutien aux populations relogées en ces lieux, et comprendre la détresse de ces derniers ». Il a également informé que « d’ici trois mois, nous aurons des unités mobiles de logements durables et confortables, car la situation ici n’est que provisoire ».

Néanmoins, la difficulté réside, selon Mansour Faye, durant la période de l’hivernage où les intempéries pourront importuner davantage ces habitants, avec les vents et les pluies. C’est pourquoi souligne-t-il, « la solution provisoire retenue, pour le moment, c’est de les reloger dans les écoles primaires, en attendant la mise à disposition des unités mobiles pour servir d’habitation ». Cette proposition du maire  a  reçu l’assentiment des populations, qui ont salué ses appuis constants.

Pour rappel, le programme de la Banque mondiale se déroule en procédure d’urgence. Il va permettre la construction de 247 unités mobiles où les questions de commodité et de sécurité seront très bien prises en compte.

A. M. NDAW

Le 29 janvier dernier, les pêcheurs de Guet-Ndar manifestaient leur colère suite au décès d’un des leurs abattus par les garde-côtes mauritaniens dans leurs eaux territoriales. Ce rassemblement a été l’occasion pour ces jeunes pêcheurs de s’attaquer non seulement à des boutiques mauritaniennes mais également à des édifices publics (exemple, Senelec) et parapublics, notamment le Centre de documentation et des archives (Cda) de l’Omvs, situé à Ndar-Toute.

Compte tenu d’une telle situation préoccupante due au retard noté dans le renouvellement des licences de pêche, des initiatives visant à apaiser les esprits doivent être trouvées aussi bien par le Sénégal et la Mauritanie, que par d’autres acteurs qui subissent des dégâts collatéraux en cas d’affrontements. A cet effet, étant dans la dynamique de contribuer efficacement à la recherche d’une paix durable entre les deux pays, le Réseau des journalistes pour les activités de l’Omvs (Rejao), qui ambitionne d’être une grande organisation inclusive et proactive, a jugé nécessaire de prêcher la bonne parole dans la Langue de Barbarie où on retrouve plusieurs communautés de pêcheurs sénégalais.
Sur cette même lancée, ces membres du Rejao, en poste dans les trois régions du septentrion sénégalais, envisagent d’organiser, ce samedi, une journée de sensibilisation des populations sur l’urgence et la nécessité de renforcer la coopération entre les deux Etats voisins.

Selon le président du Rejao, Ahmad Mouslim Diba, chef du service régional de l’Aps de Louga, ce sera l’occasion pour les représentants de l’Omvs d’expliquer aux participants, les missions de cet organisme international, qui appartient aux quatre Etats : Mali, Mauritanie, Guinée-Conakry et Sénégal. Les responsables du Centre de documentation et des archives (Cda) de l’Omvs feront des exposés sur leurs activités et réfléchiront avec l’assistance sur les voies et moyens à mettre en œuvre pour promouvoir les relations de bon voisinage que les populations riveraines du Sénégal et de la Mauritanie doivent entretenir quotidiennement. Il s’agira également de leur faire savoir que le Cda est un bien commun qu’il faut sauvegarder. Car, a-t-il rappelé, « ce joyau est un patrimoine précieux ».

M. Diba a fait savoir que plus de 400 élèves des établissements scolaires de Guet-Ndar, Santhiaba et Gokhou-Mbathie, des centaines de pêcheurs, mareyeurs, femmes transformatrices de produits halieutiques, de représentants d’Asc et d’autres mouvements associatifs, de conseillers de quartiers, d’imams et de notables de la Langue de Barbarie, participeront à cette grande journée de sensibilisation et d’information.

Mb. Kh. DIAGNE

 

Grâce au Projet Typha Sénégal , mis en œuvre dans le Walo par l’Ong Groupe de recherches et d’échanges technologiques (Gret) et ses partenaires, l’Iset de la Mauritanie et l’Université Gaston Berger (Ugb) de Saint-Louis, les populations des communes de Ronkh, Rosso-Sénégal et Mbane ainsi que de plusieurs autres localités du delta et de la vallée du fleuve Sénégal, auront désormais l’occasion de contribuer efficacement à la lutte contre la déforestation, l’exploitation anarchique et abusive du bois de chauffe.

L’objectif majeur de ce projet est d’amener les populations à utiliser de plus en plus du charbon bio typha, en vue de ne plus dépendre du bois de chauffe. De plus, l’achat et la revente de ce charbon bio typha peuvent permettre aux braves femmes d’avoir des revenus. Ainsi, trois unités de transformation du typha (Typha Australis, herbe sauvage communément appelée « barakh » en wolof) en charbon bio ont été installées dans ces localités du Walo où les habitants ont compris la nécessité de se rabattre sur celui-ci pour ne plus éprouver le besoin pressant d’agresser la nature en coupant des arbres à tout bout de champ.

C’est la raison pour laquelle ceux-ci n’ont pas hésité à adhérer massivement à ce projet porté par l’Ong Gret et financé par la Fondation Cartier. Ledit projet a déjà bouclé sa première phase avec succès. Les Gie enrôlés dans cette dynamique de transformation du typha en charbon bio, ont reçu des tricycles, des mains de la représentante résidente du Gret au Sénégal, Mme Emilie Barrau. Des attestations ont été remises aux bénéficiaires des sessions de formation sur la technique de production de ce charbon bio typha.

Fraternité sénégalo-mauritanienne
Au départ, il s’agissait, selon Mme Aminata Ndir Sall, chef du projet typha Sénégal,  d’une action de recherche, avec un transfert de technologie de la Mauritanie vers le Sénégal. Les volets techniques et de suivi environnemental ont été l’apanage de l’Iset de Rosso-Mauritanie et de l’Ugb de Saint-Louis. Le premier cité a réalisé les activités de formation sur la technique de fabrication des équipements de production. A ce titre, cinq artisans sénégalais ont été formés par l’Iset et encadrés par l’équipe technique du projet, notamment sur l’adaptation et l’optimisation de ces équipements, mais aussi pour un contrôle qualité du charbon rigoureux, avec une bonne implication de l’Iset. L’Ugb a mis en œuvre le suivi et le contrôle des impacts sanitaires et environnementaux liés à la présence du typha dans les zones de coupe, la cartographie par drone de l’occupation du typha dans la zone d’intervention du projet. L’objectif global de ce dernier était de mettre en place une filière locale de charbon de typha durable et inclusive, créatrice d’activités génératrices de revenus.

A la fin de cette première phase, le défi, d’après Mme Aminata Ndir Sall, réside dans l’accompagnement de ces entreprises naissantes dans la commercialisation du charbon de typha et le plaidoyer auprès des collectivités locales et des pouvoirs institutionnels de contrôle de la ressource.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

 

Dans la commune de Malème Niani, située dans le département de Koumpentoum, plus de 10.000 âmes sont dans le désarroi. Car, depuis vendredi dernier, l’eau ne coule plus dans cette partie du Niani à cause de la panne du forage.

A Malème Niani,  à 70 km de la commune de Tambacounda, après la coupure de courant, la semaine dernière, qui avait duré près de 24 h, voilà que le liquide précieux se raréfie. Depuis cinq jours, les robinets n’ont pas sorti la moindre goutte d’eau.  La faute au forage tombé en panne. Les milliers d’âmes, ébahies, assoiffées et déboussolées, ne savent plus où donner de la tête. Elles sont obligées de rallier les localités environnantes, marchant des kilomètres pour espérer avoir quelques litres d’eau.

L’édile de la ville, Sirama Sall, interrogé, a dit être désolé de la situation que vivent ses administrés en cette période de forte canicule où le besoin en eau est croissant. «La pompe a été bouchée par un entassement de sable, lui aurait-on servi comme explication. Cependant, informe-t-il, des mesures sont en train d’être prises pour juguler le mal. Un autre habitant de la localité, sous le couvert de l’anonymat de renchérir : «c’est le puits même qui serait endommagé», avant de faire remarquer que les habitants risquent de rester pendant plus d’une dizaine de jours sans eau. D’ailleurs, poursuit-il, il semble qu’l n’y aurait pas de souffleur disponible à Tambacounda pour désensabler. Et, il faudrait faire la demande à Dakar. Ce qui veut dire que le retour à la normale prendra encore du temps.

«Les autorités doivent s’atteler à nous trouver des citernes qui vont alimenter les populations en attendant que la situation se décante. Elles sont fatiguées et meurtries», fulmine notre interlocuteur. En attendant, les habitants continuent de se rendre à Pass Coton, Koumaré et dans d’autres localités.

Pape Demba SIDIBE

 

La première pluie de mercredi dernier signe l’installation de l’hivernage dans le Baol. De Touba à Bambey en passant par Diourbel, toutes les localités ont été bien arrosées. Les paysans ont fini de retrouver les champs. Mais, au moment où le monde rural affiche le sourire, certains citadins redoutent le cauchemar des inondations.

Toutefois, à deux semaines du « Magal » de Serigne Abdoul Ahad prévues le 7 juillet prochain, des mesures idoines devront être prises pour éviter des désagréments au cours de cet événement qui draine du monde dans la cité religieuse. Et, au delà de celui-ci, avoir en conscience que le Grand « Magal » de Touba se déroulera cette année durant la saison des pluies.

Dans les réseaux sociaux, des images faisant état d’inondations  ont circulé après la première pluie de ce mercredi. Mais, il y a eu plus de peur que de mal, puisqu’avant la nuit, les eaux ont disparu des points bas où elles se trouvaient. Une quantité négligeable de flaques d’eau était visible aux  alentours de la Grande mosquée, à la station service de Darou Khoudoss. A Ndamatou, l’hivernage est vécu comme un syndrome depuis les inondations de 2012 dont les souvenirs sont encore vivaces dans les esprits. Les eaux stagnantes à cet endroit n’ont nullement entravé les déplacements des populations. Aujourd’hui, l’espoir est permis pour juguler le problème d’évacuation des eaux pluviales les années à venir, comme l’ont déjà souligné le  gouverneur de la région, le maire Abdou Lahad Ka, le chef du village, Abdou Lahad Diakhaté, et Serigne Abdoul Ahad Mbacké « Gaindé », conseiller municipal et président de la commission environnement. La commune de Touba Mosquée dispose de trois performantes stations de pompage, « fonctionnelles à 100% »,  et d’un système de drainage qui a pris en compte  les principaux points bas.

15 milliards de FCfa investis
A Touba, l’alerte est donnée à la moindre pluie.  Le directeur général de l’Onas, Lassana Gagny Sakho, en visite de travail, le 5 juin dernier, avait procédé au démarrage du nouveau projet de doublement de la conduite de Keur Niang. D’un montant de 15 milliards de FCfa, celui-ci est en cours de réalisation et permettra à la ville de Touba d’être à l’abri des inondations, parce qu’il multipliera par trois la capacité de la station d’évacuation des eaux et les travaux exécutés par l’entreprise Svtp prendront fin en novembre prochain. Cette infrastructure constitue une avancée notable. Et M. Sakho avait fait savoir que dans les deux ans à venir, Touba ne connaîtra plus de problèmes d’assainissement. «Je ne dis pas aussi qu’il n’y aura pas d’inondation à Touba, cette année, mais elle sera sensiblement réduite, mais qu’il n’y aura plus d’inondation à Touba l’année à venir », avait-il déclaré. Suite à la pluie du mercredi dernier, les canaux de l’Onas  ont bien fonctionné, d’après le responsable de la station de pompage de Darou Khoudoss, Mor Ndaw, que nous avons rencontré devant une armoire de pilotage de trois groupes électrogènes (15 KW-380 V). Pour lui, il faut veiller au grain même si la situation n’est point alarmante. « Mais, puisqu’il vaut mieux prévenir que guérir, il est impératif de prendre les devants pour la municipalité de Touba », avait-il averti.
              

Mamadou DIEYE

…le désarroi des sinistrés de Khar Yalla à Saint-Louis

Après les premières pluies qui sont tombées à Saint-Louis, le spectacle est poignant et désolant sur le site de recasement de Khar-Yalla. Dans cette zone inondable, les 300 familles sinistrées de la Langue de Barbarie, sont montées au créneau pour déplorer leurs conditions de vie pénibles et désagréables.

Ces fortes pluies ont accentué le calvaire qu’elles endurent depuis plusieurs mois pour survivre sur ce site de relogement de Khar Yalla. Les tentes de fortune et autres abris provisoires dressés sur celui-ci, n’ont pas pu résister aux averses accompagnées de vents forts. Ainsi, des dégâts importants ont été enregistrés à cet endroit où on a constaté que de nombreuses tentes  ont été emportées par la pluie. Frustrés, dépités, les occupants sont actuellement dans le désarroi. Autant de raisons pour lesquelles ils ont bloqué, hier, la circulation sur la route  nationale n°2, à hauteur du croisement de Bango-Ngallèle, pour attirer l’attention des pouvoirs publics sur la situation qu’ils endurent.  « Nous voulons une solution à court terme, car  les services de la météorologie nous ont annoncé de fortes pluies », a déclaré haut et fort une mère de famille, arborant un foulard rouge à la tête.

D’autres manifestants ont abondé dans le même sens. Selon Ababacar Biteye,  directeur de cabinet du maire Mansour Faye, les autorités municipales de la capitale du nord se sont rendues sur ce site de recasement et ont constaté de visu les dommages provoqués par ces fortes pluies. Il a laissé entendre que des dispositions seront prises pour améliorer le cadre de vie de ces personnes déplacées.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

 

Le conseil départemental de Foundiougne, en sa séance ordinaire du 9 juin dernier, a accepté et examiné les fonds de dotation de la décentralisation et de concours alloués par l’Etat pour l’exercice budgétaire 2018. Ces montants s’élèvent respectivement à 130 000 000 FCfa et 61. 141. 008 FCfa. Ce qui donne un total de 191. 141. 008 FCfa contre 200 millions FCfa de l’exercice précédent. Soit une baisse de  près de 9. 000. 000 FCfa notée sur les Fonds de concours.

Les conseillers départementaux de Foundiougne ont déploré la baisse des fonds et dans les discussions qui ont suivi, ils ont pris acte de la situation avant de faire des propositions allant dans le sens de diminuer les financements de quelques projets pour équilibrer le budget. « Ainsi, nous avons été amenés à réduire le montant alloué pour la construction des murs de clôture à hauteur de la baisse des fonds de concours alloués au conseil départemental », a déclaré le président de celui-ci, Moustapha Mbaye. Il faut souligner que pour les collectivités territoriales comme le conseil départemental, le budget annuel est déterminé par l’Etat à travers les fonds de dotation de la décentralisation (Fdd) pour les investissements et les fonds de concours pour le fonctionnement. Sur les éclairages du secrétaire général du conseil départemental, Djibril Ndiaye, qui a cité la loi n° 2013-10 du 28 décembre 2013 portant code général des collectivités locales, il est dit en son article 194 que les recettes de fonctionnement du département proviennent des ressources que lui apporte l'Etat dans la répartition annuelle du fonds de dotation de la décentralisation, ainsi que des redevances du domaine, des produits de l'exploitation de son patrimoine et des redevances pour services rendus. Toute autre recette de fonctionnement est créée par la loi…  

« A part ces fonds, nous n’avons aucune autre source de recettes additionnelles. Ce qui limite les ambitions de notre conseil départemental à prendre en charge les préoccupations des populations, surtout que notre département couvre une grande partie de près d’une vingtaine d’îles dont une attention toute particulière doit être accordée », a-t-il fait remarquer. D’autres points ont été évoqués lors de la session ordinaire. Notamment, la signature de convention d’entente interdépartementale des  régions de Fatick et de Diourbel, l’appel à projet 2018, l’invitation à l’Ecole supérieure du professorat et de l’éducation (Espe) de Bordeaux, en France, d’une délégation de Foundiougne et l’ouverture du dossier des bourses scolaires du conseil départemental. S’agissant de la convention interdépartementale des régions de Fatick et de Diourbel, qui a été paraphée par le président compte tenu de l’urgence, le conseil a relevé la nécessité, en de pareilles situations, de se prononcer là-dessus avant toute signature. Ainsi, des observations ont-elles été apportées au document et en guise de régularisation, les conseillers présents ont autorisé le président à oblitérer cette convention, à l’exception d’un qui s’est abstenu.

Coopération décentralisée
A propos de l’App 2018, l’administration a partagé avec le conseil le contenu du document dans lequel a été abordé le processus ayant précédé l’élaboration du document d’appel à projet 2018. Et ceci dans la cadre de la coopération qui a motivé la visite d’une délégation de la Gironde, la mission de la commission partenariat et coopération décentralisée à Djirnda pour voir les réalisations déjà faites avant le choix des actions retenues dans l’App 2018. Toutefois, il faut noter qu’au cours des débats, il a été beaucoup question de la modicité des sommes prévues pour la réalisation de l’appel à projet 2018.

Pour ce qui est de l’invitation à l’Espe, une délégation conduite par Famara Sarr, 2ème vice-président du conseil départemental, a effectué une visite à Bordeaux. Un compte rendu a été fait aux conseillers sur l’importance de la mission et de l’option qui a été prise par le partenaire d’élargir le champ de la coopération aux universités Cheikh Anta Diop (Ucad), Gaston Berger (Ugb) et El hadji Ibrahima Niasse. Dans cette dynamique, d’ailleurs, « une délégation de l’Espe se rendra prochainement au Sénégal pour rencontrer les autorités universitaires et ministérielles pour échanger sur ces nouvelles orientations ».

S’agissant du dossier des bourses scolaires, le conseil a été informé de son ouverture. Il s’agit des bourses sociales et d’excellence. Pour  bénéficier de celles-ci, le candidat doit fournir un dossier comprenant les pièces suivantes : une demande manuscrite adressée au président du conseil départemental avec l’avis du chef d’établissement ; le nom du parent ou du tuteur légal doit être indiqué avec numéro de téléphone ; un certificat de scolarité ; un extrait de naissance ; un bulletin de notes du deuxième semestre avec une moyenne de 16 pour les classes de 6ème et de 5ème et 13 pour celles de la 4ème à la terminale pour les bourses d’excellence.

Et pour les bourses sociales, les pièces à fournir sont : une demande manuscrite adressée au président du conseil départemental avec l’avis du chef d’établissement ; le nom du parent ou du tuteur légal qui doit être indiqué avec le numéro de téléphone ; un certificat de scolarité ; un extrait de naissance ; un certificat d’indigence ; un certificat de décès. Toutefois, il sera demandé à chaque chef d’établissement, la situation des élèves indigents sous le contrôle de l’Ief.

Satisfecit des conseillers départementaux
Considérant les nombreuses réalisations effectuées depuis son avènement à la magistrature suprême, les conseillers départementaux de Foundiougne ont adressé une motion de remerciements et de félicitations au Président de la République Macky Sall.

Le communiqué indique que le Président Sall et son gouvernement ont réalisé en six ans, ce qu’aucun autre régime n’a fait dans le département de Foundiougne depuis l’indépendance en 1960. Parmi ces acquis : la réalisation du port de Ndakhonga, le pont de Foundiougne en construction long de 1 285 m pour plus de 40 milliards de FCfa, le bitumage du tronçon de route Keur Waly Ndiaye-Passy-Sokone sur la RN5, la construction en cours d’un terminal pétrolier à Ndakhonga qui favorisera le trafic sur le fleuve Saloum en plus du transport de personnes entre le Sine-Saloum et la Casamance avec l’acquisition des navires Aguène et Diambogne. Ceci, d’ailleurs, a motivé la présence au port de Ndakhonga de deux barges de dragage du fleuve Saloum pour garantir sa navigabilité jusqu’à Kaolack.

Entre autres réalisations pour le bien-être des populations, l’approvisionnement en eau potable surtout des îles du Saloum, les acquis notés dans le cadre du Pudc : pistes rurales, forages, équipements agricoles et ménagers, construction de l’Ufr « Environnement, biodiversité et développement durable » dans l’arrondissement de Toubacouta, ainsi que l’achèvement des travaux du nouveau lycée de Foundiougne et d’autres infrastructures scolaires. Il y a également le démarrage effectif du Puma dans les zones frontalières  et l’approvisionnement en eau potable des communes de Mbam, Soum et Foundiougne depuis Passy Mbiteyène (commune de Diossong), celui de la commune de Toubacouta depuis Simong Diène (commune de Nioro Alassane Tall) et la construction d’un centre de formation aux métiers du port à Foundiougne.

Le secteur de la pêche n’est pas en reste avec la subvention des moteurs des pirogues et des gilets de sauvetage pour les pêcheurs et la reprise imminente et l’agrandissement de la route Fatick-Foundiougne-Passy. Autant de réalisations structurantes qui vont, à coup sur, contribuer de manière significative à l’amélioration des conditions de vie des populations. A travers notamment la facilitation de leur mobilité et les échanges entre communautés grâce au désenclavement d’une zone fortement marquée par l’insularité, mais aussi la réduction de la pénibilité des travaux champêtres et ménagers, tout en favorisant les activités génératrices d’emplois et de revenus.

Mohamadou SAGNE



Un projet de recherche intitulé « Migration en Afrique de l’Ouest : Industrie, Genre et Génération », vient d’être lancé en Casamance (Sénégal). Il sera mis en œuvre par le  Département de Sociologie de l’Université Assane Seck de Ziguinchor.  

Ledit projet, qui durera un an (juin 2018-juin 2019), couvre quatre pays que sont le Ghana, le Sénégal, l’Ethiopie et l’Afrique du Sud. Chez nous, Kolda servira de laboratoire aux chercheurs du Département de Sociologie de l’Université Assane Seck de Ziguinchor pour en savoir un peu plus sur les caractéristiques, les déterminants et les conséquences, négatives ou positives, de la migration interne et internationale. Le choix de Kolda s’explique par le fait que c’est une zone carrefour, en matière de migration, et frontalière de la Guinée-Bissau, de la Guinée Conakry et de la Gambie. Il s’y ajoute que toutes les statistiques montrent, aujourd’hui, que la région de Kolda occupe une zone centrale, en matière d’arrivée, de départ et de transit de migrants.

« Donc, autant de raisons qui nous consolident dans le choix de Kolda comme zone où se déroulera cette enquête », a fait savoir Dr Benoît Tine, chef du Département de Sociologie de l’université publique de Ziguinchor. Il est l’un des coordonnateurs du projet, avec son collègue Dr Doudou Dièye Gueye, enseignant-chercheur en Sociologie à Assane Seck. Ce dernier a souligné qu’il sera spécifiquement question de comprendre le rôle de chacun des acteurs de la migration, tout au long de ce processus migratoire. Par ailleurs, le projet s’emploiera à comprendre ce que la migration, considérée comme étant une industrie, génère comme argent, en termes d’activités économiques, sociales et de transfert monétaire.

Les activités du projet seront axées sur deux thèmes de recherche.
Le premier portera sur « Genre et Génération », et l’autre sur « Industrie de la migration ». L’exercice devra permettre de connaître les tenants et les aboutissants de la migration en Casamance, à partir de Kolda. « Mais, avertit Dr Gueye, on ne va pas fermer l’œil à ce qui se passe chez les voisins d’à-côté que sont la Guinée-Bissau, la Gambie et la Guinée Conakry ».    

El Hadj Moussa SADIO  

 

Les membres du  Réseau des villes et communes vertes et écologiques du Sénégal (Reves) se sont retrouvés à Ross Béthio (département de Dagana), pour un atelier de sensibilisation sur la gestion des terres et l’économie circulaire.

Cet atelier, ayant accueilli plus d’une trentaine de maires de communes, ainsi que des partenaires techniques et financiers, trouve son sens dans le fait que la gestion foncière, du point de vue efficience et durabilité, connaît des manquements dans certaines collectivités territoriales. A cela s’ajoute l’enjeu de la terre au niveau national et international, avec des investisseurs qui en sont de plus en plus demandeurs. C’est dans ce sens que, pour le maire Oumar Diop, président du Reves, les collectivités territoriales doivent s’imprégner de ces questions dans la mesure où « la transition écologique est une donne importante, d’autant que les ressources naturelles ne sont pas inépuisables ». A son avis, il faut opter pour une utilisation raisonnable de celles-ci et penser à un modèle de développement durable. En outre, il a rappelé que l’Etat, depuis 2014, a  entrepris de nombreuses réformes (code pastoral, forestier et foncier, fiscalité, décentralisation…). Avec également le code général des collectivités locales, en plus de faire des maires des représentants légitimes de leurs administrés, celui-ci leur confère des pouvoirs significatifs dans la gestion des terres et de l’environnement. Pour sa part, le maire de Ross Béthio, Bécaye Diop, est revenu sur l’importance de ces sessions d’échange pour sa collectivité locale, afin d’en tirer profit. D’après lui, la terre devenant de plus en plus une ressource rare, il est donc important de poser le débat « et doter les zones agricoles par excellence, comme Ross Béthio, de mécanismes de gestion durable ».  Dans cette même logique, il a rappelé l’importance des financements innovants, pour une durabilité économique, au niveau des collectivités locales. Aussi, a-t-il listé les différents projets afin de faire de Ross Béthio l’une des villes les plus vertes du Sénégal. Ceux-ci vont de l’installation prochaine d’un quartier vert à une sensibilisation accrue au niveau des établissements humains, dans le but de faire naître ou réveiller une fibre écolo chez les élèves.

Le maire a également annoncé la création d’une unité de traitement des déchets pour la production d’engrais organiques. Cette rencontre a vu la participation d’E-Health-Live, structure basée à Strasbourg (France), qui a pour ambition d’installer au Sénégal des quartiers verts, avec des unités de traitement des déchets et le développement de l’éco-tourisme par la permaculture.

A. M. NDAW

 

 

Le village de Godaguène vient d’être connecté au réseau d’électricité. Une doléance de plusieurs années qui vient d’être satisfaite.

D’après Ama Samba Ngom, président de l’association « Naanoor » et du Collectif pour le développement du village, cette opération a été rendue possible grâce au Président Macky Sall par le biais du Plan Sénégal émergent (Pse) et de l’Agence sénégalaise pour l’électrification rurale (Aser). C’est pourquoi, souligne Ama Samba Ngom,  les populations ont décidé d’organiser un grand rassemblement par lequel « (ils vont) témoigner au Président Macky Sall toute (leur) satisfaction et (leur) totale reconnaissance pour ce geste qui vient à point nommé et devrait créer pour (eux) des conditions d’ouverture vers l’extérieur ».

Pour Souleye Dior, membre dudit collectif, la connexion du village s’explique par « les nombreuses difficultés auxquelles (ils ont) toujours été confrontées depuis des années et (qui sont) liées au manque de communication, à l’enclavement du village, la non-conservation de (leurs) produits, l’insécurité avec les vols de bétail favorisés par le défaut d’éclairage, entre autres ». « L’électrification du village va permettre à nos élèves de pouvoir maintenant accéder à Internet et de s’ouvrir davantage au monde, mais surtout pour procéder à des recherches dans le cadre de leurs cours », ajoute A. S. Ngom.

La liste des doléances n’est pas exhaustive. L’accès aux soins de santé est aussi une autre préoccupation des populations de Godaguène qui acheminent leurs malades vers la structure de santé de Sagne, la plus proche, à 4 km de leur village. Elles souhaitent l’ouverture d’un poste de santé dans leur terroir qui compte une école de six classes. Dans la localité, il n’ ya pas de collège pour le moyen secondaire, ce qui favorise un taux important d’abandon scolaire.
En attendant, les yeux sont tous rivés vers le meeting prévu, ce week-end, à la place publique du village, et qui a motivé une participation financière de tous les habitants.

Mouhamadou SAGNE

 

Les habitants de Mbambara (arrondissement de Rao, département de Saint-Louis) ont encore manifesté contre l’usine chinoise de fabrique d’aliment de poisson destiné à la pisciculture. Ils ont dit leur courroux de voir une odeur pestilentielle qui se dégage de celle-ci et dénoncé l’illégalité d’une telle implantation.

A Mbambara, on n’a pas encore fini d’épiloguer sur les conséquences néfastes de l’ouverture de la brèche, en 2013, à l’embouchure du fleuve, qu’une usine chinoise de production d’aliments de poisson pollue l’atmosphère et importune les populations.  C’est pourquoi les habitants de cette localité, située à une vingtaine de km de la capitale du nord, ont manifesté pour dénoncer cet état de fait. El Hadji Ndiogou Diop de la Convention des Gandiol-Gandiol, ayant pris part à la marche de contestation, a rappelé les dispositions constitutionnelles relatives au respect du droit du citoyen de vivre dans un environnement sain.

Depuis trois ans, a-t-il souligné, la fumée et l’odeur nauséabonde qui se dégagent de cette fabrique sont à l’origine de nombreux problèmes de santé publique. « Du fait de l’existence de cette usine asiatique, les habitants souffrent de problèmes respiratoires, de dermatoses, de maladies diarrhéiques et gastro-entérites, etc. », a-t-il ajouté. Cette nuisance a mobilisé les habitants des villages de Ndiawsir, Ngaina Lébou, Mbambara, Keur Barka, Bountou Ndour, Guembeul, Diele Mbame, Doune Baba Dieye et quelques localités du Toubé, qui se sont retrouvés pour exprimer bruyamment leur colère.

Joint au téléphone, le sous-préfet de l’arrondissement de Rao, Ibrahima Ndao, a affirmé que ces partenaires chinois ont été sommés d’arrêter leurs activités professionnelles dans cette zone. « C’est par la suite que nous avons appris que cette usine de production de farine de poisson a redémarré ses activités », a-t-il déclaré. « Même si ces investisseurs chinois ont eu finalement l’autorisation administrative d’exploiter cette zone, ils n’ont pas le droit d’y construire une usine de production de farine de poisson sans disposer au préalable d’une étude d’impact économique, environnemental et social de ce projet », a-t-il fait remarquer.

Amadou Maguette NDAW

 

Une nouvelle gare routière, d’un coût de 370 millions de FCfa, sera réceptionnée à Kaolack en décembre prochain. Cette infrastructure est le fruit du partenariat entre la commune éponyme et la Société Nouvelle des Salins du Sine Saloum (Snsss) dans le cadre de sa Responsabilité sociétale d’entreprise (Rse). La cérémonie de pose de la première pierre a eu lieu, samedi dernier, en présence de l’édile de la capitale régionale.

La gare routière « Nioro », une plaque tournante du trafic dans le centre du pays, va bientôt quitter le site provisoire  qu’elle occupait depuis une dizaine d’années et qui fait face à la chambre de commerce de Kaolack. Le projet de construction, initié sous le magistère du maire libéral Khalifa Niass, vient enfin de se concrétiser avec le soutien d’un partenaire privé, en l’occurrence la Société Nouvelle des Salins du Sine Saloum (Snsss). Un accouchement long et difficile, comme en a témoigné Pape Babacar Ndour, le président du Regroupement des chauffeurs et transporteurs de la gare routière éponyme, lors de la cérémonie de pose de la première pierre. « C’est durant le régime libéral, plus précisément sous le magistère du maire Khalifa Niass, que ce terrain nous a été octroyé. Après lui,  son successeur Madieyna Diouf a consenti beaucoup d’efforts avec l’Agence de développement municipal (Adm) pour voir sortir de terre cette gare routière, mais en vain. Finalement, c’est avec Mme la maire Mariama Sarr que les travaux vont effectivement démarrer», a-t-il rappelé. Des acteurs routiers qui doivent une fière chandelle à la Snsss, une entreprise qui exploite depuis plus d’un siècle les marais salants le long du fleuve Saloum. Celle-ci a pris entièrement en charge la facture du chantier estimée à 370 millions de FCfa dans le cadre de sa Responsabilité sociétale d’entreprise (Rse). « C’est un honneur et un plaisir pour nous qui avions connu la situation de l’ancienne gare routière dans les années 80. La délocalisation  provisoire avait augmenté le trafic, ce qui était source d’embouteillages et d’accidents. Donc, si aujourd’hui nous participons à l’embellissement de la ville à travers la Fondation Salins du Sine Saloum  et notre maison mère, ce n’est qu’un soulagement. Nous remercions la Fondation Total qui nous a beaucoup aidés dans le transfert de fonds. Contrairement à ce que disent les médias, nous faisons beaucoup de choses pour Kaolack», a déclaré Guy Deschamps, le patron de la Nouvelle Société des Salins du Sine Saloum. Venue en personne présider le lancement des travaux, l’édile de la capitale régionale a exprimé sa satisfaction de voir ce projet être réalisé. « Ce que les uns qualifiaient de chimère a abouti. C’est ce qui fait que la cérémonie de pose de la première pierre  de la nouvelle gare routière est symbolique. Si le site pouvait parler, il raconterait une longue histoire. Quatre maires avant moi avaient à cœur ce projet, compte tenu des enjeux économiques et sécuritaires qu’il revêt.

Les Salins du Sine Saloum ont bien voulu financer ce projet à hauteur de 370 millions de FCfa. Mais, bien avant, la mairie de Kaolack avait mis sur la table 95 millions de FCfa pour la viabilisation du terrain », a–t-elle souligné au cours de son allocution à cette cérémonie qui a vu la participation des autorités administratives et politiques de la ville.

Elimane FALL

 

Les programmes de Radio France internationale (Rfi) en mandingue sont désormais diffusés au Sénégal, à Tambacounda, sur 88.9 Fm. Diffusée chaque jour de 12h à 12h30 Temps universel (Tu), cette demi-heure est intégrée à l’antenne Afrique en français écoutée tout le reste de la journée. Selon un communiqué, Rfi en mandingue est également disponible au Sénégal sur le site ma.rfi.fr et sur les applications mobiles, via satellite (Ses 5), par ondes courtes (de 8h à 8h30 (Tu) sur la fréquence 15455 kHz, bande 19m, et de 12h à 12h30 (Tu), actuellement sur la fréquence 13730 kHz, bande 22m) ainsi que via des radios partenaires. « Rfi en mandingue, aux côtés du français, continue ainsi d’élargir son auditoire et poursuit son développement en Afrique de l’Ouest où cette langue compte 40 millions de locuteurs », souligne le document de presse.

Radio France Internationale a lancé, le 19 octobre 2015, une antenne en mandingue (mandenkan), une langue largement répandue en Afrique de l’Ouest et dont on estime à quarante millions le nombre de personnes qui la parlent ou qui la comprennent. Elle s’adresse essentiellement aux locuteurs maliens, burkinabè, ivoiriens et guinéens, mais aussi aux populations « mandingophones » de la région, entre autres de Gambie, du Sénégal, de la Sierra Leone et du Liberia.

Le Collectif des maires du département de Nioro, dans la région de Kaolack, a interpellé le gouvernement pour l’accélération de certains programmes dans la zone, au cours d’un point de presse. Ces édiles citent, en particulier, le retard accusé dans l’électrification rurale où près de 250 localités attendent d’être connectées.  

Le programme du gouvernement en matière d’électrification rurale connaît un certain retard dans sa mise en œuvre dans le département de Nioro, au sud de la région de Kaolack. Un constat établi par le Collectif des maires de ladite circonscription administrative au cours d’un point de presse commun avec le mouvement M80, tenu dans la commune de Keur Mandongo. Selon Ousmane Guèye, le président dudit regroupement et par ailleurs maire de la commune de Médina Sabakh,  près de 250 villages ne disposent pas d’électricité.

«L’électrification rurale reste un sujet de préoccupation dans le département. Le programme mis en place par l’Etat, à travers certains projets comme le Pudc ou le Puma, connaît un certain retard, mettant près de 250 villages dans une attente incessante. Vu l’importance de ce service social de base dans la vie des populations rurales, nous sollicitons une accélération des procédures pour doter ces localités de courant continu», a plaidé le président du conseil d’administration (Pca) du Centre international pour le commerce extérieur du Sénégal (Cices). Pour le patron des maires de la province du Rip, ce retard est d’autant plus préjudiciable avec l’attribution au département d’un financement de 350 millions de FCfa dans le cadre de la Délégation à l’entrepreneuriat rapide (Der) «Nous avons pris les devants pour que ces financements soient entièrement absorbés par les bénéficiaires dans le cadre d’activités génératrices de revenus, notamment pour les productions agricoles pour lesquelles le département dispose d’énormes potentialités qui méritent d’être valorisées», a-t-il déclaré. En dehors du programme précité, de l’avis de ces élus, la localité a été bien servie par les programmes publics avec des pistes de production, l’octroi de matériels d’allègement des travaux domestiques pour les femmes par le Pudc et le Puma. Des acquis salués par le coordonnateur du M80, Elimane Bâ. «Les nombreuses réalisations à l’actif du gouvernement dans le département nous réconfortent dans notre conviction que les populations sont redevables au Président Macky Sall pour ses nombreuses initiatives pour le département.

En tant que représentant des populations, nous lui exprimons notre sincère gratitude», a-t-il dit. Ce  face-à-face avec la presse, tenu en marge de la finale du championnat national populaire, a permis au Collectif des maires et le M80 de faire le point sur les activités de leur alliance politique.

Elimane FALL

Vendredi dernier, les populations de Médina Marmyal sont montées au créneau pour déplorer l’état dans lequel se trouve actuellement la principale avenue qui traverse ce quartier à partir du village artisanal. Juste à hauteur de la nouvelle boulangerie, des tas d’ordures ménagères et autres immondices qui jonchent le sol, mêlés aux flaques d’eaux usées, empêchent les braves populations de cette partie du faubourg de Sor, de vaquer tranquillement à leurs occupations.  

Selon Mmes Ramatoulaye Thiam, Diagne Marie Boye, Fatsow Boye, Ndèye Kouaté Boye et autres ménagères domiciliées dans ce quartier, depuis deux mois, des flaques d’eaux verdâtres dégagent une odeur pestilentielle. Les enfants de ce quartier sont affectés par les dermatoses, des maladies diarrhéiques, gastroentérites et infectieuses, le paludisme, des troubles respiratoires, des céphalées et autres pathologies qui se développent à cause de ces eaux stagnantes, de ces fosses septiques dont le contenu est déversé sur ces tas d’immondices.

Selon Abdoul Aziz Guèye, Djiby Boye, Abdou Faty, Serigne Beu Diop, etc., cette situation est due à une pause notée dans les travaux de construction de la route médiatrice qui permet de rallier la digue à partir du village artisanal. Il s’agit notamment, ont-ils souligné, des premières opérations de remblai, de terrassement, qui permettront d’effectuer plus tard, dans cette avenue principale, la mise en place des dalles en béton.
Le bruit assourdissant de ces gros engins mobilisés dans le cadre des travaux entrepris par Promovilles, en étroite collaboration avec les autorités administratives et municipales, avait, au départ, amené ces populations à exprimer leur joie à l’endroit des pouvoirs publics. Celles-ci avaient poussé un « ouf » de soulageant à propos de cette « sage décision de l’équipe municipale dirigée par Mansour Faye, consistant à satisfaire dans les plus brefs délais une vieille doléance des habitants de Médina Marmyal ».

En effet, d’après nos interlocuteurs, depuis une vingtaine d’années, ces populations n’ont jamais raté la moindre occasion pour inviter les pouvoirs publics à bitumer cette avenue principale. Mais, malheureusement, les ouvriers ont été obligés d’arrêter provisoirement les travaux, du fait de la nappe phréatique qui affleure dans cette zone et des nombreux désagréments causés par l’endommagement des canaux d’évacuation des eaux usées. Aujourd’hui, ont-ils précisé, « du fait de cette situation pénible et désagréable, on n’arrive plus à aller à la mosquée, à aller acheter du pain à la boulangerie ». « La municipalité et ses partenaires doivent tout mettre en œuvre pour nous aider à nous débarrasser de ces flaques d’eaux verdâtres. Nous souhaitons vivement que les travaux de construction de cette route, longtemps désirée, reprennent dans de bonnes conditions », ont-ils fait savoir.
Interrogé, Ababacar Biteye, directeur de cabinet du maire de Saint-Louis, a indiqué que ce projet n’est pas mis en œuvre par la municipalité. « Il s’agit plutôt d’un programme de l’Etat que Promovilles est en train de réaliser dans cette partie du faubourg de Sor », a-t-il ajouté.

Selon Mangnoné Diagne, expert en poste au service régional de l’environnement de Saint-Louis, les représentants de Promovilles et les services de l’Etat sont en train de réfléchir sur les moyens à mobiliser pour poursuivre le pavage de cette avenue principale de Médina Marmyal « En effet, a-t-il affirmé, des problèmes ont été notés dans cette zone située au niveau du lit mineur du fleuve, où la nappe phréatique affleure et ne facilite pas l’exécution de ces travaux de pavage. Il s’agit de difficultés de dernière minute qu’il faut nécessairement aplanir, dans le cadre de la mise en œuvre du plan d’actions et de suivi environnemental de ce projet. En vue de reprendre ces travaux dans de bonnes conditions, on veut s’assurer de la bonne conduite de ceux-ci, tout en évitant de revenir sur certains détails. »

Mbagnick Kharachi DIAGNE

 

Près d’une centaine de participants, se sont retrouvés, trois jours durant, dans les locaux du conseil départemental de Saint-Louis, en vue de plancher sur les hydrocarbures et la règlementation minière.

Cet atelier s’est déroulé dans la salle de conférence du conseil départemental, en présence des autorités administratives et municipales et des représentants de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis.
Les travaux ont été dirigés et animés avec brio par la première adjointe au maire de Saint-Louis, Mme Aida Mbaye Dieng, et la présidente de l’Association pour la recherche, action, développement et environnement du sahel (Arades), Mme Abibatou Banda Fall, et autres sommités de la capitale du nord. Une formation entièrement financée par Oxfam, qui entre dans le cadre du projet Baromètre de l’engagement citoyen et de la redevabilité locale (Bec-Rl).

Dans le souci de permettre aux acteurs (jeunes et femmes, élus locaux, membres d’organisations communautaires de base et de la société civile, travailleurs des médias, etc.) de jouer pleinement leur rôle de défense des droits des populations des zones d’exploitation des ressources minérales, l’Arades, désignée point focal par Enda-Diapol, a organisé, dans la capitale du nord, cette session de formation de trois jours sur l’exploitation des hydrocarbures et la règlementation minière, qui constituent des instruments juridiques pertinents, liés aux industries extractives. Si l’on sait que l’exploitation  future du gaz à l’horizon 2021 a fini d’installer au niveau national un débat  sur la transparence dans les conditions d’attribution de la licence à Kosmos-Bp. Et au niveau de la commune de Saint-Louis, malgré l’espoir suscité par les gains économiques immédiats, les populations  font part de leurs inquiétudes quant aux impacts négatifs de l’activité extractive sur l’environnement marin et par voie de conséquence sur le secteur de la pêche qui constitue leur principale source  de revenus.

Selon Mme Fall,   malgré l’existence d’instruments juridiques (nouveau code minier, code pétrolier en instance de révision, code de l’environnement), les ristournes dans le cadre du Fonds de péréquation au profit des collectivités décentralisées, ne sont pas versées depuis 2011, malgré la publication  du décret  de 2015 fixant les nouvelles modalités de répartition. Sans compter, a-t-elle poursuivi, les dépenses fiscales effectuées par l’Etat dans le cadre des conventions minières, selon le rapport de l’Itie 2014, avec une perte de 401 milliards de FCfa entre 2005 et 2012 en termes d’exonérations fiscales et douanières, privant ainsi les collectivités territoriales  de ressources.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Le ministre des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement a procédé, mardi dernier, au lancement  des travaux de construction de deux ponts dans la commune de Porokhane, dans le département de Nioro. Des ouvrages qui vont contribuer au désenclavement de cette zone septentrionale de la région de Kaolack.

La commune  de Porokhane, au sud du département de Nioro, est connue pour son enclavement prononcé. La plupart des localités qui la composent sont frontalières avec la Gambie voisine. La construction d’infrastructures routières dans le cadre du Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc) et du Programmes des axes et territoires frontaliers (Puma) dans la zone a semblé atténuer cet isolement. Depuis mardi dernier, une nouvelle étape vient d’être franchie dans cette dynamique. En effet, le ministre Abdoulaye Daouda Diallo a procédé au lancement des travaux de deux ponts dans la cité religieuse de la mère du fondateur du mouridisme, Mame Diarra Bousso. D’un coût total d’un milliard de FCfa, ledit projet permettra de lutter efficacement contre l’inondation de cette commune située en bas-fonds, en plus d’un aménagement paysager. Cette agglomération, avec son caractère religieux, se développe à grande vitesse. Une pression démographique qui commence à se faire sentir. L’expansion spatiale qui l’accompagne est limitée par la nature du terrain, à l’instar de Nioro qui est bâti sur le versant prolongeant la rive gauche d’un affluent du Grand Baobalon.

Ces  deux ouvrages, visant à canaliser les eaux pluviales, vont assurer l’accès et le développement de nouvelles zones de lotissement de terrains par le franchissement de ce cours d’eau.
« Il s’agit d’une vielle doléance adressée au chef de l’Etat qui en avait fait un engagement lors de l’édition du dernier Magal de Porokhane. Il s’agit d’ouvrages extrêmement importants car durant l’hivernage, la ville est coupée en deux alors que la cité religieuse a besoin de grandir  pour la relier à la ville de Nioro. Le coût des deux ouvrages est estimé à un milliard de nos francs. Nous espérons réceptionner les deux ponts d’ici la fin d’année », a indiqué le ministre Abdoulaye Daouda Diallo  lors de la pose de la première pierre, en présence de Serigne Bassirou Moustapha Mbacké, le coordonnateur du Magal dédié à la mère de Khadimou Rassoul.

Elimane FALL  

 


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