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Régions (1962)

C’est autour du thème « l’agro-écologie et la sécurisation foncière pour la souveraineté des peuples » que le Réseau Enda Tiers-Monde fête ses 45 ans. Pour les acteurs, cette culture permet un rendement quantitatif de qualité.

« Dans le Sahel, où la menace de la faim s’alourdit de plus en plus, les conditions agro-climatiques particulières de cette région imposent de recourir à des options agricoles et environnementales innovantes pour mettre les populations et les communautés rurales à l’abri de ce fléau. Il a été prouvé, à travers le monde, que les systèmes de production agro-écologique à la base sont capables d’assurer et de maintenir la sécurité alimentaire locale », a dit, hier, Tidiane Sidibé, directeur de cabinet du ministre délégué auprès du ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural.

Selon lui, cette production (agro-écologie) maintient aussi les services éco-systémiques pour le bien-être rural et la conservation de la biodiversité à travers le recours accru aux innovations portées par les agriculteurs locaux.

« L’agro-écologie apparaît de plus en plus comme une réponse pertinente à la problématique d’adaptation agricole des régions sèches que ce soit en matière de gestion de l’eau, de préservation du sol contre l’érosion et de la gestion de la fertilité des sols », a fait savoir M. Sidibé. Il a expliqué que depuis quelques années, de nombreuses initiatives sont mises en œuvre par les associations de producteurs et Ong pour le développement de l’agro-écologie en Afrique de l’Ouest.

Tidiane Sidibé a témoigné sa satisfaction car, depuis la première édition des journées de l’agro-écologie organisées en 2016, des universités, des institutions de recherche et même des élus locaux rejoignent la dynamique avec la mise en place de formations liées à cette pratique agricole. Le directeur de cabinet a souligné que l’agro-écologie intègre les bénéfices des technologies modernes aux dimensions écologiques et sociales des systèmes de production traditionnels pour mieux toucher les exploitations familiales démunies.

Prenant la parole, Doudou Diop, président de la Fédération nationale d’agriculture biologique (Fnab), a indiqué que dans l’exploitation des terres dans le monde, seuls 12% respectent l’environnement. Moussa Koïta, membre du Conseil d’administration d’Enda Pronat, a fait savoir que nos gouvernants doivent changer leurs politiques agricoles si nous voulons atteindre la sécurité alimentaire.
En outre, il a indiqué que nos agriculteurs ne peuvent pas concurrencer les produits de l’étranger si l’emballage coûte plus cher. Pour lui, on ne peut pas parler de souveraineté alimentaire s’il y a une discontinuité entre la production et la consommation.

Le Réseau Enda Tiers-Monde fête ses 45 ans, près d’un demi-siècle au service de l’autonomie des communautés et de l’émancipation des peuples du Sud. Du 5 au 9 février, un public multi-acteur composé d’autorités étatiques, d’institutions partenaires, de chercheurs, d’universitaires, de la société civile et autres communautés bénéficiaires, va se relayer pendant la semaine de lancement dans différentes séries d’activités. Le Réseau Enda a l’ambition de revisiter le chemin parcouru depuis 1972 et d’exploiter les chantiers futurs tels que la promotion du développement durable, etc.

Plus qu’une organisation, le Réseau Enda Tiers-Monde concentre, depuis 45 ans, 24 bureaux et intervient dans une quarantaine de pays en Amérique latine, en Asie et en Afrique pour bâtir des alternatives, réinventer le présent et ouvrir des voies aux peuples vulnérables.

Serigne Mansour Sy CISSE

Le directeur de l’Usaid pour l’Afrique vient d’effectuer une visite dans la commune de Médina Chérif pour voir le niveau de mise en œuvre des programmes financés par son agence.

Une mission de l’Agence américaine pour le développement internationale conduite par Christophe Penders, directeur Afrique de l’Usaid basé à Washington, a effectué, jeudi, une visite dans la commune de Médina Chérif, Est du département de Kolda, pour vérifier l’état de mise en œuvre des programmes appuyés par son agence. La délégation a assisté à un séminaire de renforcement des capacités des membres des comités de santé et des conseillers municipaux avant de visiter la case de santé du village de Diattafa qui a été réfectionnée et équipée grâce à l’appui de l’Usaid. « C’est un honneur et un plaisir pour moi de venir ici voir votre travail en collaboration avec l’Usaid. Nous avons bien apprécié vos efforts et votre travail dont les fruits sont très visibles. Au nom du peuple américain, nous vous réaffirmons notre solidarité et notre collaboration ici à Médina Chérif et un peu partout au Sénégal », déclare Christophe Penders.

La directrice adjointe du bureau santé de l’Usaid/Dakar Madame Guissé Ramatoulaye Dioum salue les efforts des autorités locales et les populations pour la mise en œuvre des programmes appuyés par l’Usaid. « Nous sommes très impressionnés par le niveau des réalisations des activités, mais aussi les résultats que nous avons vus, en particulier le niveau d’engagement des populations dans le secteur de la santé », souligne-t-elle. La délégation s’est ensuite rendue au village de Bandiagara Coly qui a bénéficié d’une infrastructure multifonctionnelle financée par le peuple américain dans le cadre de la réhabilitation de la route nationale numéro 6 (Rn6) à travers le Millénium challenge account (Mca). Cette infrastructure est composée d’un château d’eau, d’un foirail et d’un marché pour les femmes pour un coût global de plus de 200 millions de FCfa. En 2017, l’Usaid/ Yaadjeende avait également lancé un programme de lutte contre la pauvreté qui avait permis à 100 femmes de 24 villages de la commune de Médina Chérif de recevoir deux moutons par bénéficiaire, selon le maire Ibrahima Gano. « Médina Chérif a été choisie comme commune pilote dans le cadre de la mise en œuvre d’un programme intégré qui regroupe l’ensemble des programmes de l’Usaid. Dans ce programme, la santé est une composante essentielle. C’est ce qui justifie d’ailleurs que depuis trois jours, nous sommes en train de faire des formations qui vont déboucher sur l’élaboration d’un plan d’action sur la santé de 12 mois », dit-il.

Mamadou Aliou DIALLO

La région de Kolda est bien lotie en matière d’information. Elle compte 13 radios communautaires, deux radios commerciales et une radio publique.

Le paysage médiatique de la région de Kolda s’enrichit avec l’arrivée de deux nouvelles radios communautaires. Il s’agit de Duῆa Fm et de Jinku Fm qui émettent respectivement sur les 91.9 et 103.9 Fm. La première est installée à Mampatim, chef-lieu de la commune du même nom, alors que la seconde se trouve dans la commune de Kolda. Ce qui porte ainsi à 13 le nombre radios communautaires existant dans la région de Kolda qui compte deux radios commerciales, une radio publique (Kolda Fm) et une télévision (Kolda Tv), soit un total de 16 radios. Le département de Kolda occupe la première place avec cinq radios communautaires et trois radios généralistes dont une publique et deux privées et une télévision. Le département de Vélingara arrive en seconde position avec cinq radios communautaires alors que le département de Médina Yoro a seulement trois radios communautaires.

La plupart des radios communautaires sont créées par des correspondants régionaux de la presse nationale alors que d’autres appartiennent à des associations. C’est le cas notamment de Jinku Fm qui est créée par l’Association Jinku Fouladou qui regroupe des ressortissants de la région de Kolda vivant à Dakar et dans la diaspora. Les principales langues utilisées sont le Pulaar, le Manding et le Français. La radio Jinku Fm veut contribuer à la formation citoyenne, à l’approfondissement de la démocratie et à la promotion de l’Etat de droit au Fouladou. La lutte contre la déforestation, la destruction de l’environnement, l’exploitation abusive du bois, les feux de brousse, l’ensablement des vallées et le tarissement des mares, sont les principaux thèmes développés dans les différentes émissions. « Nous voulons participer à la construction citoyenne, à l’approfondissement de la démocratie et soutenir l’Etat dans ses efforts de développement et de tous les acteurs qui interviennent dans la région. Notre ambition est de faire de la radio Jinku Fm un espace de dialogue et d’échange pour toutes les communautés vivant dans la région de Kolda afin de promouvoir le développement local », déclare Abdou Diao, directeur de la radio Jinku Fm. Il lance un appel aux Koldois vivant à Dakar et ailleurs dans le monde ainsi qu’aux Ong et projets intervenant dans la région pour soutenir Jinku Fm pour lui permettre de réussir cette noble mission.

M. A. DIALLO

Je viendrai…

« Demain dès l’aube, je partirai. Je sais que tu m’attends ».

Je viendrai mon cher ami.

A l’heure habituelle où nous repensions le monde et l’univers autour d’une tasse de café.

Je viendrai.

Je parquerai à Joal la senghorienne et ferai les 1035 pas qui me séparent de ton île blanche.

Je flânerai en ville pour me rendre à tous les endroits que nous avions l’habitude de visiter ensemble.

J’irai demander pour les tiens la protection du génie Mamandeigne.

J’irai aussi allumer un cierge à la paroisse et demander au Saint François Xavier d’intercéder pour toi auprès du Christ et de lui parler de tes biens faits ici-bas.

Et je marcherai tout droit à notre rendez-vous.

Je marcherai fermement afin de faire mieux entendre au loin le chant des coquillages qui craquent sous mes pieds.

Je marcherai.

En me remémorant chemin faisant, chaque heure, chaque minute de nos vingt ans d’amitié et de compagnonnage, faits de souffrance, de sacrifice, de privation et d’efforts surhumains.

Mais n’est-ce pas cela que nous ne cessions de demander au Maître des cieux ? Souviens-toi de la prière des paras.

Ces paras que nous avons été un jour, que nous sommes toujours, et dont l’idéal nous tient aux tripes et nous différencie des autres.

Cette race d’hommes supérieure à laquelle tu appartiens pour l’éternité et qui, sans tambour ni trompette, continue d’assurer la survie de notre Nation et sa renommée au-delà des mers.

Je me remémore chaque instant de ton attitude altruiste dans ta façon de conduire tes troupes au combat ainsi que ton flegme imperturbable face au danger.

Derrière toi, nous étions tous des lions, car tu étais l’Artiste de la guerre.

La Nation te doit une reconnaissance qu’elle ne te rendra jamais. Mais cela, tu n’en as cure.

Car voilà ce que tu nous disais un soir d’août pluvieux, alors que nous finissions de faire couler le sang de ceux qui voulaient du mal à notre Patrie.

« Si vous n’acceptez pas de donner votre vie pour sauvegarder celle des autres, y compris ceux qui ne vous connaissent pas et que vous ne connaissez pas, y compris ceux qui ne vous aiment pas ou que vous n’aimez pas ; si vous refusez de crever comme un chien dans un trou perdu et votre corps livré aux vautours, et sans aucune récompense autre que la défense de votre idéal, alors, vous n’avez pas votre place dans le meilleur régiment de la meilleure armée d’Afrique. Préférer l’Honneur aux honneurs, c’est cela l’élégance de notre métier de parachutiste ».

Quelle classe !!!

Je marcherai droit devant moi.

Je marcherai au rendez-vous vers ce cimetière de Fadiouth où la croix côtoie le croissant où Lamine et Louis Charles dorment côte à côte de leur sommeil éternel

Et accroupi sur ta tombe fraichement refleurie par Anas et Jean Paul, je te ferai, comme d’habitude, le compte rendu des évènements du monde.

Je te parlerai de la dernière fête de la Saint Michel.

Et avant de te dire adieu, comme d’habitude, je te réciterai Fousti, le poème que mon Maître Xaadim a dédié à la sainte Vierge.

« Fousti bi sarsil hassanaat, seydatan li moukhlinaat. Mariama soukhti moukhlinaat andalazi lam youdraki ».

Ton ami de toujours

Par Lt-colonel Serigne NDAO
Doctorant en Sciences politiques.
Expert en Ingénierie des systèmes d’information

Faisant corps avec l’option fondamentale du chef de l’Etat Macky Sall de faire de l’année 2018 une année sociale, le Conseil municipal de Kahène dans le département de Koumpentoum s’est réuni pour se pencher sur le projet de budget 2018 et a pris l’option de faire du social une priorité.

La commune de Kahène a mis en avant les secteurs de la santé et de l’éducation comme des  sur-priorités qui préoccupent le premier magistrat de Kahène. Les conseillers, après quelques recommandations faites, ont voté 123.200.000 FCfa pour la section investissements. Le budget de fonctionnement, quant à lui, est passé à 86.121.962 FCfa. Pour le maire Mamady Thiam, il s’agit de répondre aux aspirations des populations mais aussi et surtout d’aller dans le sens de respecter la direction tracée par le chef de l’Etat, à savoir dresser un budget qui prend en compte le volet social. Il est prévu, entre autres, la construction du logement de la sage-femme du poste de santé de Kahène tout en appuyant les trois postes de la commune en équipement. En outre, la dotation en fournitures scolaires est revue à la hausse pour une prévision de 7 millions de FCfa. Mieux, le maire Thiam annonce une cérémonie pour primer des maîtres de classes de Cm2 qui se seront distingués à travers leurs résultats au Cfee.

Egalement, 8 puits seront creusés dans les villages, ceci après les intempéries du mois d’août dernier qui obligent présentement les populations à aller chercher de l’eau dans d’autres villages ou en Gambie. Aussi, le maire a-t-il réitéré son engagement de clôturer le terrain municipal de football de Kahène pour permettre aux jeunes de s’épanouir convenablement. La revalorisation de la culture et les autres secteurs de développement ne sont pas en reste. Auparavant, le compte administratif de la gestion 2016 a été présenté et voté par le conseil.

Pape Demba SIDIBE

Le Sénégal récolte beaucoup de produits alimentaires dont la valorisation apporterait une plus grande plus-value à notre économie et renforcerait la résilience économique des jeunes et des femmes. Forte de cette conviction, Wa Yabi Distribution a décidé d’aider les femmes transformatrices du Sénégal à rendre visibles leurs produits afin de faciliter leur commercialisation.

Certes, les femmes transformatrices du Sénégal sont réputées braves, beaucoup d’entre elles sont confrontées à un problème de commercialisation des produits qu’elles transforment au quotidien. C’est pour relever le défi de mieux valoriser ces produits agricoles que Wa Yabi Distribution compte s'investir pour le développement et la promotion de nos produits locaux. Pour y arriver, cette structure est en train de mailler la région de Dakar en installant un peu partout des plateformes qui feront office de vitrines où on pourra retrouver toutes sortes de produits alimentaires transformés à l’intérieur du Sénégal. Elle en dispose déjà en Europe, au Burkina, au Mali, etc. Dans la plateforme installée avant-hier en face de l’Institut de technologie alimentaire (Ita), on retrouve des conserves de la Casamance, des produits de Kédougou, de Kaolack et d’autres régions du Sénégal. Promotrice de la plateforme installée en face de l’Ita, Yama Ndiaye a indiqué que l'objectif est d'aider les femmes transformatrices à réaliser des profits dans le cadre de leurs activités génératrices de revenus en exposant leurs produits sur cette plateforme. Ceci, afin de leur permettre d'avoir une stabilité financière dans leurs familles respectives. « Mais surtout faire en sorte qu'elles ne voient plus l'Europe comme cet Eldorado perçu par certaines d'entre elles ainsi que des jeunes à la recherche d’un avenir meilleur comme étant la seule voie de salut », a-t-elle affirmé. Wa Yabi Distribution est convaincue que le Sénégal (voire l'Afrique) est assis sur un trésor que constituent ses ressources et a appelé à penser à optimiser la valorisation de ces ressources. Directeur général de l'Institut de technologie alimentaire (Ita), Mamadou Amadou Seck considère que cette initiative est en phase avec l'œuvre de valorisation des produits locaux.

A ce sujet, il a présenté le groupe comme une référence. « Cette valorisation est un atout majeur pour la rentrée de devises, l'employabilité des jeunes pour l'initiative conforme à l'esprit d'initiative que le gouvernement prône conformément à l'axe 1 du Plan Sénégal émergent (Pse) », a-t-il indiqué.

Abdou DIOP

Une forte délégation de la ville de Toulouse conduite par Mme Nicole Beleaud séjourne actuellement dans la capitale du Nord en vue d’assister à la réception des travaux d’assainissement des quartiers de Ndiolofène sud, Diamaguène, Léona et Eaux Claires. Ce projet, d’un coût global de 282.061.510 FCfa, soit 430.000 euros, a pour objet la réalisation d’un réseau d’assainissement d’eaux usées à Ndiolofène sud et des branchements domiciliaires dans les quartiers de Ndiolofène sud, Diamaguène et Leona et Eaux Claires.

Fruit de la coopération décentralisée initiée par la commune de Saint-Louis et la ville de Toulouse, le projet bénéficie également de l’appui de l’Agence de l’eau Adour-Garonne et de Toulouse Métropole. Il a été mis en œuvre par l’Agence de développement communal (Adc) de Saint-Louis.

Selon le directeur général de l’Adc, Boun Daouda Soumaré, ce projet permet à la municipalité de Saint-Louis de contribuer à restaurer un environnement adéquat dans ces quartiers et d’éliminer les nuisances provenant du déversement des eaux usées dans les rues. Les principaux intervenants sont la commune de Saint-Louis (maître d’ouvrage), l’Agence de développement communal (Adc) de Saint-Louis (maître d’ouvrage délégué), l’Office national de l’assainissement du Sénégal (Onas) (assistance technique) et les conseils et délégués de quartier des zones d’intervention.

Parlant des réalisations de ce projet, M. Soumaré a mis en exergue la mise en place d’un réseau gravitaire d’assainissement collectif et des branchements domiciliaires. Il a, à ce propos, précisé que 293 concessions ont été raccordées à Ndiolofène sud-ouest, Diamaguene, Léona et Eaux Claires. Il s’est également appesanti sur la construction et la réhabilitation des blocs sanitaires dans les écoles primaires de Boly Diaw (cet établissement scolaire a ainsi bénéficié de la construction de 15 boxes dont deux réservés aux enseignants et un aménagé pour les personnes en situation d’handicap), la réhabilitation entière de 8 boxes à l’école Rawane Ngom et de 8 autres à l’école Saër Sèye.

M. Soumaré a fait allusion aux aménagements intérieurs et à l’adaptation des toilettes pour 48 concessions démunies. Il s’agit, entre autres, de travaux de connexion du réseau d’évacuation intérieure aux décanteurs, d’adaptation de toilettes, d’élimination de fosses septiques et de construction de bacs lave vaisselles.

Le Dg de l’Adc a aussi donné une idée de l’Ingénierie sociale urbaine mise en œuvre par son agence, soulignant que, conformément à une tradition bien ancrée à l’Adc, les projets mis en œuvre sont toujours accompagnés avant, pendant et après, par un programme d’ingénierie sociale pour une bonne appropriation par les populations.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Le Conseil départemental de Diourbel, réuni à son siège, a voté son budget de fonctionnement à l’unanimité de la majorité des conseillers présents et devant l’adjoint au préfet, Ibrahima Ndour, qui a présidé la cérémonie. Un accent particulier a été mis sur le volet sanitaire avec le projet d’érection à l’hôpital Heinrich Lübke d’un Service d’accueil d’urgence (Sau) estimé à 80 millions de FCfa entièrement financé par le Conseil départemental.

La santé est une compétence transférée et un besoin vital pour les populations, a fait savoir Abdou Khadim Guèye, président du Conseil départemental de Diourbel. « Diourbel est une ville carrefour traversée de part en part par la Rn3, entourée des axes routiers menant vers Kaolack, Fatick, Touba et Dakar. Tous les accidentés de la circulation à 40 km à la ronde de ses différents axes routiers sont transférés à l’hôpital Lübke, en plus des accidentés des motos Jakarta qui sont nombreux », assure-t-il. Cette situation, déclare le président du Conseil départemental, nécessite l’érection d’un important Service d’accueil d’urgence (Sau) et c’est ce qui motive ce projet qui s’inscrit dans le cadre d’une démarche visant à enrichir le plateau technique de cet hôpital qui reçoit beaucoup d’accidentés de la route, mais aussi à la bonne santé des populations. Poursuivant sa plaidoirie pour l’hôpital, le président de l’institution Abdou Khadim Guèye perçoit aussi l’implantation d’une faculté de médecine à l’Université Alioune Diop de Bambey comme une aubaine pour les populations de la région. Pour ce dernier, l’arrivée d’éminents professeurs en chirurgie général, en pédiatrie et en traitement relatif à la maladie du cancer à l’Uadb est une valeur ajoutée pour l’hôpital car, révèle-t-il, ces spécialistes feront également des prestations à l’hôpital Lübke, une situation qui va contribuer à désencombrer les hôpitaux de Dakar et hausser le niveau de l’hôpital de Diourbel. Et ce dernier de poursuivre qu’avec l’ouverture de nouvelles cliniques, cet hôpital peut devenir un Centre hospitalier universitaire (Chu). Le volet sécuritaire a suscité beaucoup d’intérêt chez les conseillers. L’adjoint au préfet a souligné le calme et la sérénité dont les conseillers ont fait montre tout au long de la cérémonie. Le budget qui s’élève à 436.400.000 FCfa comprend respectivement le budget d’investissement de 197.250.000 FCfa et celui du fonctionnement avec  239.150.000 FCfa. Pour rappel, le président Khadim Guèye a évoqué dans le rapport introductif que le Conseil départemental de Diourbel avait privilégié l’éducation dans le budget 2017 et a exécuté des projets (construction de classes, distribution de matériel de reprographie, etc.) à hauteur de 57.672.774 FCfa, puis a lancé des marchés de travaux et d’équipements pour un montant de 79.000.000 FCfa.

Mamadou DIEYE

Le Conseil départemental de Tambacounda a tenu, samedi dernier, la session de vote du projet de budget 2018. La prévision annuelle de l’institution est estimée à 475 millions de francs Cfa. Il s’agit de 385 millions de FCfa pour le fonctionnement et de 90 millions de FCfa pour l’investissement. Ce projet soumis à l’appréciation des conseillers présents à la session a été voté à l’unanimité et sans abstention.

Parmi les réalisations déjà faites par son institution ainsi que sur celles en cours, le président Alassane Sina Cissokho a mis en exergue la construction du marché sous-régional des femmes, la mise à disposition d’un corbillard, du parcours sportif, l’électrification des lycées et collèges d’enseignement public, la construction d’un abattoir, l’acquisition d’un financement pour la réhabilitation du centre de formation professionnel de Missirah. En présence du préfet du département, du représentant de la trésorerie régionale, le compte administratif de la gestion 2016 a également été voté dans les mêmes conditions.

Le président Alassane Sina Cissokho se fixe comme objectif principal de répondre aux préoccupations des populations dans les domaines de la santé, de l’éducation et du social pour donner une réponse à l’appel du chef de l’Etat, celui de répondre aux préoccupations des populations souligne le président du Conseil départemental. A l’en croire, rien ne sera négligé pour aller dans le sens de poser des actes forts en répondant favorablement aux demandes et aux aspirations des populations du département afin de réélire le président Macky Sall en 2019.

Le président Sina est revenu sur les réalisations déjà faites par son institution ainsi que sur celles en cours. M. Cissokho dira que l’édition 2018 du festival des lettres et cultures se tiendra, car c’est un acte de développement à consolider.

Pape Demba SIDIBE

Le Projet d’appui à la réduction de la migration à travers la création d’emplois ruraux au Sénégal (Parcesen) compte construire dix grandes fermes agricoles dans la région de Kaffrine, au Centre du pays. Le coût de ces infrastructures destinées à réduire l’exode rurale, l’émigration irrégulière et à lutter contre la pauvreté est évalué à 1,2 milliard de francs Cfa.

Principale zone pourvoyeuse de migrants, la région de Kaffrine au centre du Sénégal sera un des grands bénéficiaires d’une ambitieuse initiative publique visant à fixer les populations rurales : le Projet d’appui à la réduction de la migration à travers la création d’emplois ruraux au Sénégal (Parcesen). Ainsi dix grandes fermes agricoles seront-elles construites dans la circonscription administrative en vue d’offrir une alternative aux jeunes tentés par les sirènes de l’exode. « C’est un projet qui vise à réaliser des infrastructures hydro-agricoles modernes dans huit régions du Sénégal ; une stratégie pour fixer les populations tentées par l’exode rurale ou l’immigration clandestine. Dans la région de Kaffrine, il est prévu au total 10 fermes réparties entre celles dites "Nataagué" et celles appelées "Waar Wi" pour un coût global de 1,2 milliards de FCfa », a indiqué El Hadj Malick Sarr, le directeur général de l’Agence nationale d’insertion et de développement agricole (Anida) dont la structure assure la mise en œuvre de ce projet financé à hauteur de 20 millions d’euros par l’Union Européenne (Ue). Le patron de cette agence nationale intervenait dans le cadre d’un Comité régional de développement consacré au dit projet mardi dernier. L’objectif est d’implanter dans la région une ferme au sein de chaque commune, permettant ainsi d’assurer des cultures de contre-saison. Le choix de ce vaste territoire serait justifié par le potentiel hydro-agricole et sa situation de zone pourvoyeuse de migrants. Une attention particulière pour cette région dont s’est réjoui le gouverneur qui évoque une opportunité immense pour les populations juvéniles des quatre départements composant la circonscription administrative. Des assises qui ont permis des échanges constructifs entre l’unité de gestion du Parcesen, les autorités administratives et politiques et les organisations de la société civile locale.

Le Comité régional de développement (Crd) est le premier du genre au sein des huit régions d’intervention du projet ; les sept autres sont Kédougou, Kolda, Sédhiou dans la zone sud-est ; Louga, Fatick et Tambacounda qui partagent avec Kaffrine la zone centre. Des localités toutes pourvoyeuses d’exode rural et d’immigration clandestine selon les concepteurs du Parcesen.

Elimane FALL

La ministre de l’Economie solidaire et de la Microfinance, Aminata Angélique Manga, a parcouru plusieurs quartiers de la ville de Ziguinchor pour se rendre au chevet des familles des victimes du drame de Boffa-Bayotte, partager avec elles leur peine, leur apporter un appui matériel, financier et en riz qui puisse permettre à ces orphelines de traverser ces moments difficiles.

Selon la ministre, le gouvernement a fait ce qu’il avait à faire en tant qu’institution. Le chef de l’Etat, dès-lors qu’il était mis au courant de ce qui s’est passé dans la forêt classée de Bayotte-est (Ziguinchor), a convoqué un Conseil de sécurité, et demandé à toutes les entités de l’Etat, à quelque niveau que ce soit, d’accompagner les familles et de leur apporter toute l’aide nécessaire.

« C’est dans ce sillage, et en tant que native de la région, « Fiju di Terra » (fille de la région), que je suis là, au chevet des populations pour partager avec elles leur douleur incommensurable, indescriptible, et leur mettre du baume au cœur à travers le soutien moral, matériel et financier que nous leur apportons ». La ministre a su mesurer ce que les veuves et les enfants orphelins des victimes du drame de Boffa-Bayotte sont en train d’endurer présentement. De Kandialang-Foulacounda, à Grand-Dakar, en passant par Kandialang-Diola, Kandialang-Peul, Kénia, Belfort, etc., un sentiment de profonde tristesse s’est emparé d’Aminata Angélique Manga. En effet, notre consœur a trouvé sur place des familles éplorées, des enfants traumatisés, des femmes esseulées, perdues... Donc, outre ses condoléances aux familles des victimes, ses prières pour le repos de l’âme des défunts, son soutien moral, matériel et financer, la ministre a prié Dieu pour que plus jamais un événement tragique comme la tuerie de Boffa-Bayotte ne se reproduise en Casamance et dans le reste du Sénégal. Aminata Angélique Manga n’a pas manqué de lancer un appel à toutes les bonnes volontés du Sénégal et aux entreprises pour qu’elles viennent appuyer ces femmes, ces enfants, ces familles « qui, rappelle-t-elle, sont aujourd’hui traumatisés et dans le besoin ».

El Hadj Moussa SADIO

La commune de Diégoune (Bignona) va bientôt se doter d’un plan de développement économique et social triennal (2018-2020), assorti d’un plan d’occupation et d’affectation des sols visant à prévenir les conflits fonciers. Cet important document de planification a été validé hier par les populations, les services déconcentrés de l’Etat et les autorités de la collectivité locale, en attentant son adoption par le Conseil municipal.

Pour la réalisation de ce plan de développement de la commune de Diégoune, toutes les catégories d’acteurs (services déconcentrés de l’Etat, partenaires techniques et financiers, organisations paysannes, féminines et de jeunes, troisième âge) ont mis la main à la pâte. Ce qui a permis de disposer d’une palette de personnes ressources pour faire un diagnostic approfondi et sans complaisance des problèmes de développement de la collectivité locale et de proposer des esquisses de solutions sous forme de projets et programmes basés sur les axes stratégiques du Plan Sénégal émergent.

Pour ce qui est, par exemple, de la transformation structurelle de l’économie et de la croissance, il y a eu pratiquement 38 projets qui ont été identifiés. Concernant la promotion du capital humain, plusieurs projets ont été également retenus pour l’amélioration de l’accès des populations aux services sociaux de base. A propos de la gouvernance, de la sécurité et de la paix, on a beaucoup insisté sur la mise en place de mécanismes pour la prévention et la gestion des conflits, la sécurisation des espaces où se mènent des activités de production, de biens et d’échanges.

Certains de ces projets, notamment prioritaires, vont être financés par le projet Pôle de développement de la Casamance (Ppdc), qui a accompagné la commune de Diégoune tout au long du processus d’élaboration de son plan de développement triennal. Quant aux autres projets, ils seront davantage étudiés avant d’être soumis à des partenaires au développement pour financement.

La coopération décentralisée ne manquera pas d’être mise à contribution à cet effet. S’il est adopté, ce plan de développement va servir de cadre de référence pour tous ceux qui doivent intervenir dans la commune de Diégoune, de même que pour les interventions dans l’ensemble des activités des secteurs socio-économiques.

El Hadj Moussa SADIO

Les rapatriés et les candidats à l’émigration clandestine vont bientôt bénéficier de financements grâce à l’appui de l’Ong « La Lumière ».

Les jeunes rapatriés et les candidats à l’émigration irrégulière de la région de Kolda peuvent pousser un ouf de soulagement. Ils vont bientôt bénéficier de financements pour la création de 30 microprojets qui leur permettra de se lancer dans des activités génératrices de revenus. L’annonce a été faite vendredi, à Kolda, par Ibrahima Sory Diallo, Secrétaire exécutif de l’Ong « La lumière » lors de l’atelier de lancement du Projet d’appui à l’insertion professionnelle des migrants retournés et des jeunes à risques dans la région de Kolda. Il est financé par l’Union européenne et la Commission de la Cedeao dans le cadre du projet « Soutien à la libre circulation des personnes et migration en Afrique de l’Ouest ». Pour cette première phase, quatre communes ont été sélectionnées pour bénéficier de ce projet d’un montant global de 75 millions de FCfa pour une durée de 14 mois. Il s’agit notamment de Mampatim, de Saré Bidji, de Ndorna et de Kandia situées respectivement dans les départements de Kolda, de Médina Yoro Foulah et de Vélingara. « Comme vous le savez, ces dernières années, la région de Kolda a subi un très lourd tribut avec la migration dite irrégulière. Beaucoup de jeunes sont partis et ne sont pas revenus ; d’autres ont été retournés parce qu’ils ont vécu des conditions dramatiques. C’est dans ce cadre que nous avons essayé d’analyser la situation avec les acteurs étatiques, le Système des Nations unies et la Cedeao », note Ibrahima Sory Diallo. Cette analyse a démontré, selon lui, que de nombreux jeunes émigrés sont rentrés au bercail à cause des difficultés rencontrées sur le chemin de l’aventure et sont encore prêts à repartir pour fuir la précarité dans leurs villages respectifs.

Selon l’Organisation internationale pour les migrations (Oim), des milliers de jeunes migrants, parmi lesquels de nombreux Koldois, ont été rapatriés en 2017 au Sénégal. « Pour l’année 2017, nous allons avoisiner, rien que pour les destinations de la Libye et du Niger pour les retours organisés par l’Oim, indépendamment des retours spontanés, quatre mille migrants. Et je peux vous dire qu’un bon nombre d’entre eux est originaire de la région de Kolda. C’est un volume très important de jeunes qui reviennent et que nous devons appuyer à reprendre leur vie à travers la création d’entreprises », déclare Seydou Kane, représentant de l’Oim. Il insiste sur la nécessité de sensibiliser ces jeunes qui prennent le chemin de l’aventure sans être suffisamment informés des difficultés qu’ils peuvent rencontrer en cours de route.

Mamadou Aliou DIALLO

Le Premier ministre Mouhammad Boun Abdallah Dionne a rencontré, hier, à la Primature, l’intersyndicale des travailleurs des collectivités locales du Sénégal pour faire l’état de la mise en œuvre et du suivi de la fonction publique locale. Il est ressorti de cette réunion technique la mise en place d’un Conseil supérieur de la fonction publique locale vers fin février début mars sous la présidence effective du chef de l’État Macky Sall.

Cette réunion technique qui s’est tenue dans un bel esprit autour du Premier ministre avec l’intersyndicale des collectivités locales a permis d’examiner plusieurs points. Selon le porte-parole du gouvernement, un retard a été constaté dans la mise en œuvre de la réforme sur la fonction publique locale. En effet, la loi a été votée en 2011 par l’Assemblée nationale et sa promulgation a été suivie de la prise de 14 décrets d’application sur les 22. L’enjeu, a indiqué Seydou Guèye, est de résorber ce retard au pas souhaité par les travailleurs des collectivités locales.

Cette réunion a permis de dégager des éléments d’orientation qui ont été consignés dans un plan d’action consensuel autour duquel l’intersyndical a beaucoup travaillé, a fait savoir M. Guèye.

Ainsi, a informé le porte-parole du gouvernement, il a été retenu la mise en place d’un Conseil supérieur de la fonction publique locale vers fin février début mars. Mais auparavant, a fait savoir Seydou Guèye, le Premier ministre a décidé de la mise en place d’un Comité interministériel pour le suivi en attendant la mise en place de cet organe, seul habilité à approcher la question. Ce comité, a expliqué Seydou Guèye, sera présidé par le ministre de la Gouvernance territoriale, du Développement et de l’Aménagement du territoire. Il sera composé, entre autres, des représentants de la Primature, des ministères de l’Intérieur, de l’Économie et des Finances, du Travail, de la Santé, mais aussi de ceux de l’intersyndicale des travailleurs des collectivités locales du Sénégal, du Haut Conseil du dialogue social (Hcds), de l’Association des maires du Sénégal (Ams), de l’Association des départements du Sénégal (Ads). « Ce comité se réunira une fois par semaine jusqu’à l’installation du Conseil supérieur. À en croire le porte-parole du gouvernement, l’urgence sera accordée, lors de la première réunion, aux questions liées aux problématiques sociales, notamment la situation des indemnités de départ à la retraite, les questions de réintégration des travailleurs et toutes questions évoquées dans la plateforme pour leur apporter des solutions des plus urgentes », a expliqué Seydou Guèye. De même, a-t-il précisé, « des indications fortes ont également été données concernant les dossiers relatifs aux décrets portant sur les statuts qui seront bien examinés avant d’être soumis au Conseil supérieur de la fonction publique locale avec une attention particulière à accorder sur les incidences financières et les questions relatives aux droits du travail ».

Ainsi, a relevé le porte-parole du gouvernement, il reviendra aussi à ce comité de proposer le cadre le plus approprié pour la gestion des ressources humaines et aussi les questions relatives au renforcement de capacités. Pour Seydou Guèye, il y a lieu de constater que le processus de mise en place de la fonction publique locale n’est pas encore achevé. Ce qui, a-t-il souligné, constitue une contrainte dans l’opérationnalisation de la réforme malgré les résultats significatifs obtenus. Et c’est pour cette raison que le troisième point le plus important qui porte sur ce cadre institutionnel et juridique pour parachever la réforme devrait être envisagé avec une mise en place fin février début mars pour que se poursuive la réflexion sur les questions qui vont accompagner la réforme et permettre sa mise en œuvre effective.

Pour le porte-parole de l’intersyndicale des travailleurs des collectivités locales du Sénégal, la réunion a été très constructive et a, en partie, répondu à leurs attentes par rapport aux préoccupations des travailleurs des collectivités locales. La rencontre, a rappelé Amadou Khouma, tournait autour du statut de la fonction publique locale et des abus de certains maires constatés sur l’ensemble du territoire national. « Pour ce qui concerne Kaolack et Ourossogui, on a eu des réponses qui nous tempèrent pour le moment en attendant la mise en place de la commission de veille qui aura pour mission de scruter l’ensemble des problèmes posés par les travailleurs pour trouver des réponses », a indiqué M. Khouma. L’intersyndicale des travailleurs des collectivités locales du Sénégal, qui a ainsi remercié le Premier ministre pour les avoir reçus après leur grève de 72 heures, compte tenir ce mercredi une assemblée générale d’information pour rendre compte à la base qui les avait mandatés.

Samba Oumar FALL

Un processus d’aménagement des villes favorise une meilleure intégration et connexion des territoires pour un développement urbain durable. C’est même le sens d’une demi-journée de réflexion tenue à Dakar hier.

L’Ong Enda Ecopop, en partenariat avec le Ministère du Renouveau urbain, de l’Habitat et du Cadre de vie du Sénégal et le Comité national Habitat III, a organisé, hier, un atelier de partage des « lignes directrices internationales sur la planification urbaine, territoriale et prospective » avec les décideurs et acteurs clés du développement territorial en vue de son implémentation dans les collectivités territoriales sénégalaises.

En effet, depuis 2012, les autorités du Sénégal tentent d’améliorer le processus de planification et de développement territorial avec des réponses institutionnelles et mesures qui visent à corriger les déficiences.

Yatma Guèye, directeur de cabinet dudit ministère, a salué le choix judicieux de ce thème. A l’en croire, la planification urbaine et territoriale permet de mieux assurer la sécurité alimentaire, d’organiser les relations entre les villes et les territoires, les utilisations sociales et économiques mixtes et les espaces publics de qualité.

« La sécurité routière, la mobilité urbaine abordable, accessible et durable, la gestion de l’eau et les risques climatiques sont également des points spécifiques de même que la culture en tant que composante prioritaire des plans et stratégies urbains », a expliqué M. Guèye.

Il a également déclaré que l’Afrique reste le continent le moins urbanisé de l’humanité à l’heure actuelle ; « elle connaît la plus forte croissance urbaine du monde avec un taux de croissance urbaine de 4,5%. La population urbaine du continent, qui était de 41 % en 2010, va passer à 63 % à l’horizon 2050 », a-t-il dit.

Prenant la parole, Abdoulaye Cissé, responsable scientifique de la formation à Enda Ecopop, a parlé de l’intérêt de cet atelier, non sans ajouter l’importance pour les différents territoires du Sénégal à être urbanisés.

Cet atelier s’est tenu en prélude au 9ème Forum urbain mondial prévu à Kuala Lumpur en Malaisie du 6 au 13 février et sera l’occasion d’échanger sur la vision et les nouveaux défis du Sénégal en matière d’aménagement du territoire et de planification urbaine et territoriale.

Cette rencontre a été organisée dans un contexte où l’Etat du Sénégal tente d’apporter une réponse coordonnée pour corriger le déséquilibre de l’armature urbaine et d’organiser notre pays en « territoires viables, compétitifs et porteurs de développement durable » ; l’ambition étant d’atteindre un développement urbain durable (création de richesses) pour l'inclusion sociale et l'éradication de la pauvreté.

Serigne Mansour Sy CISSE

Suite à la sortie des populations concernées par le projet d’exploitation d’un gisement de phosphate à Lam-Lam dénonçant leur non-implication, la direction de l’entreprise espagnole rassure. Pour le directeur de la mine Sephos, les préoccupations des populations sont prises en compte dans une charte d’engagement avant même le démarrage de l’exploitation.

Le week-end dernier, les populations des villages touchés par le projet d’exploitation d’un gisement de phosphate naturel à Lam-Lam près de Thiès, exploité par la société Sephos Sénégal, ont manifesté leur colère et dénoncé leur non-implication. Hier, le directeur de cette mine, Alioune Fall, a livré sa version des faits au cours d’une conférence de presse sur le site d’exploitation. « J’étais surpris par la sortie des populations. Depuis plusieurs semaines, nous leur avons présenté le projet. Le 27 décembre, nous l’avons montré à Ngagne Diouf, en présence des maires de cette commune et de celui de Merina Ndakhar, de même que des préfets et sous-préfets concernés. Nous avons exposé le projet et écouté les préoccupations des populations. Nous avions pensé que beaucoup de doutes ont été levés », a déclaré M. Fall. Il a rappelé que le préfet avait reçu l’association inter-villageoise qu’il s’apprêtait à recevoir en présence de l’autorité administrative. « C’est pourquoi nous sommes surpris. Mais qu’à cela ne tienne, il faut toujours compter avec ce genre de manifestation. A mon avis, le projet tient la route et prend en compte les inquiétudes et préoccupations des populations », a-t-il ajouté.

Le directeur de la mine Sephos indique que la société a une charte Rse, « une première pour une entreprise minière en phase de recherche ». « Nous sommes dans le processus d’acquisition d’un permis d’exploitation et normalement cette charte devait être sortie au moment où on démarre l’exploitation.

Ce document prend en six points toutes les inquiétudes des populations. Nous ne pouvons pas développer cette entreprise sans l’adhésion des populations. Nous croyons qu’elles sont parties prenantes de l’entreprise. C’est pourquoi il est nécessaire d’être d’accord avec celles-ci », a rassuré M. Fall.

Quitus social
Les six principes que contient cette charte sont : le respect des normes environnementales et de sécurité édictées par les lois et règlements du Sénégal, la restitution aux ayants droit des parcelles défruitées en relation avec l’administration des Eaux et Forêts en vue d’améliorer les situations initiales, l’appui et la promotion de la politique de santé au Sénégal en aidant les populations riveraines à accéder aux soins, le développement du secteur agricole avec les exploitants de la zone, la mise en place d’un système de microcrédit pour aider les groupements de femmes à développer des activités génératrices de revenus, et enfin le paiement dans les meilleurs délais des impenses arrêtées par la commission départementale d’évaluation.

Pour Abdou Aziz Diop de l’Ong « Publiez ce que vous payez », toute la difficulté réside dans les textes actuels qui disent que pour les permis, c’est le ministère des Mines qui demande l’avis du ministère des Finances et au plus haut niveau le chef de l’Etat approuve avec le Premier ministre certaines conventions. « Ce qui fait qu’à la base, les maires ne sont pas impliqués. Parce que les mines ne sont pas une compétence transférée. Voilà une difficulté que nous avions voulu corriger dans le cadre du Code minier pour que les maires soient impliqués même si c’est à titre consultatif parce que c’est dans leur terroir que se passe l’exploitation », a dit M. Diop. Selon lui, il y a, d’une part, le permis officiel délivré par l’Etat et, d’autre part, le quitus social, c’est-à-dire le consentement libre, préalable et éclairé des populations.

Ndiol Maka SECK

En assemblée générale annuelle, les éleveurs de Thiès se disent de plus en plus préoccupés par l’absence de parcours du bétail dans la localité. Le vol, le livret de l’éleveur, etc., ont aussi été au menu de leurs échanges.

Les éleveurs de Thiès sont aujourd’hui inquiétés par « l’accaparement des terres » qu’ils disent constater dans la région. Cette pratique réduit de plus en plus le parcours du bétail et est source de conflit avec les agriculteurs. Ils ont exprimé ce sentiment lors de l’assemblée générale annuelle de la Maison des éleveurs de la région. « Dans la région de Thiès, les éleveurs ont toujours décrié des problèmes fonciers. Ils ont beaucoup dénoncé des cas d’accaparement de terre », a relevé Ismaëla Sow.

Pour le président de la Maison des éleveurs de Thiès, il n’y a plus de parcours de bétail dans la région. C’est le problème majeur. Et chaque fois qu’il y a un problème entre un éleveur et un cultivateur, c’est toujours au premier que l’on demande de payer une amende, note-t-il. « Les éleveurs sont curieux de savoir pourquoi », s’est-t-il interrogé. Plus loin encore, il soutient que c’est l’absence de foncier pastoral qui est souvent à l’origine de leurs relations souvent heurtées avec les agriculteurs. Toutefois, M. Sow rassure qu’une résolution sera soumise au ministre de l’Elevage sur cette question foncière.

Le problème du vol du bétail et la question du livret de l’éleveur se sont aussi invités aux débats. Selon Ismaëla Sow, malgré le durcissement de la législation, le vol est toujours monnaie courante. « Nous remercions le président de la République pour la criminalisation de cette pratique. Mais n’empêche, les éleveurs vont discuter entre eux et faire des propositions. Nous discutons aussi avec le Service régional de l’élevage sur la santé animale », a-t-il dit. A en croire le président de la Maison des éleveurs de Thiès, l’Etat a mis beaucoup de moyens pour faire avancer le secteur. C’est aussi important que les acteurs bougent. Ce qui est en train d’être fait à travers le livret de l’éleveur. Ce document leurs permettra de suivre la santé de leurs animaux. « Celui qui achète votre animal a le droit de savoir s’il est en bonne santé ou pas. C’est à travers ce livret qu’on peut le prouver », a laissé entendre M. Sow.

Pour sa part, le sous-lieutenant Abdou Konia Diop précise que le parcours du bétail dans le domaine forestier de l’Etat est autorisé dans le Code forestier. Non sans mentionner qu’il n’est pas toujours autorisé de faire usage de ce droit. « Si le Service des Eaux et Forêts voit que le parcours du bétail commence à avoir des impacts négatifs sur la gestion des ressources naturelles, il peut saisir le ministère de tutelle afin de publier un arrêté interdisant l’usage de ce droit », a souligné le chef de Division suivi-évaluation et chef du Bureau inventaire et cartographie de l’inspection régionale des Eaux et Forêts. Selon lui, à Thiès, les éleveurs ne se limitent plus à émonder les espèces, mais vont jusqu’à couper complètement toute la partie aérienne. Alors qu’il existe des forets qui sont en phase de régénération.

Nd. M. SECK

Le délégué général à la Promotion des pôles urbains de Diamniadio et du Lac Rose veut établir de nouvelles relations avec les communes environnantes de Diamniadio. Pour ce faire, plusieurs opportunités leur seront offertes dans le cadre d’une caisse de péréquation. La mairie de Rufisque-Est vient de signer une convention à cet effet.

Les craintes maintes fois évoquées sur la naissance de déséquilibres entre le pôle urbain de Diamniadio et les communes environnantes s’amenuisent de plus en plus. Le maire de Rufisque-Est, Boubacar Albé Ndoye, estime, pour sa part, que de telles craintes n’ont plus leur raison d’être. « Le pôle est une opportunité pour Rufisque… Ce sont toutes les populations de Rufisque-Est et par ricochet la ville de Rufisque qui vont en bénéficier », a confié l’édile de Rufisque-Est à l’occasion de la signature d’une convention de coopération avec Seydou Sy Sall, délégué général à la promotion des pôles urbains de Diamniadio et du Lac Rose. Pour le délégué général, les opportunités du pôle sont « énormes » pour les communes environnantes à savoir Diamniadio, Rufisque, Bargny, Sébikotane et Bambilor. Il sera d’ailleurs mis sur pied, selon Seydou Sy Sall, une entité dénommée « district de Diamniadio ».

La nouvelle aire territoriale englobera toute l’agglomération rufisquoise et une bonne partie du département de Mbour et de Thiès, surtout les communes qui abritent l’aéroport international Blaise Diagne. « L’idée est de voir comment les ressources qui vont être générées par la vie du pôle, l’activité dans le pôle peuvent impacter sur les communes environnantes », renseigne Seydou Sy Sall. Ainsi, a fait savoir le délégué général à la promotion des pôles urbains de Diamniadio et du Lac Rose, les différentes activités économiques dans le pôle auront une répercussion sur les ressources des différentes communes qui lui sont contiguës. « Il s’agira de faire en sorte que les opportunités fiscales ne soient pas en défaveur de la fiscalité locale », indique-t-il.  Seydou Sy Sall signale qu’il sera mise en place une caisse de péréquation afin de tirer vers le haut les différentes collectivités locales du département de Rufisque. Ainsi, les différentes activités économiques dans le pôle auront une répercussion sur les ressources des différentes communes qui lui sont contiguës.

D’ores et déjà, la commune de Diamniadio a déjà bénéficié d’une première subvention de 500 millions de francs Cfa.

Maguette NDONG

Le directeur de l’Apprentissage Ousmane Adama Dia et le président de la chambre des métiers de Saint-Louis, Abdoulaye Lèye, ont remis, la semaine dernière, aux maîtres d’apprentissage de Saint-Louis des lots importants d’équipements qui permettront à ces derniers d’être plus performants et d’améliorer de manière significative les conditions d’apprentissage des jeunes artisans.


Selon M. Dia, cette cérémonie de remise de matériels aux responsables de six corps de métiers, qui œuvrent dans les domaines de la maçonnerie, de la plomberie, de la mécanique automobile, de la menuiserie bois, de la chaudronnerie, de la plomberie, de la couture, etc., entre dans le cadre de la mise en œuvre du Programme d’appui à l’insertion et à la formation professionnelle (Sen/028).

En présence du représentant de l’Inspecteur d’académie de Saint-Louis, M. Sidibé, Ousmane Adama Dia a rappelé que les relations de coopération bilatérale entre la République du Sénégal et le Grand-Duché de Luxembourg datent de la fin des années 1980. A partir des années 2000, cette coopération a pris de l’ampleur à travers l’adoption de Programme indicatif de coopération (Pic). En avril 2002, un accord instituant une commission de partenariat entre les deux pays est signé et le premier Pic couvrant la période 2002-2006 est adopté. Le deuxième Pic, signé en 2007 à Dakar, couvre la période comprise entre 2007 et 2011. Les enseignements tirés de l’exécution du Pic 2 ont permis de jeter les bases du troisième Pic signé en octobre 2011 et couvrant la période 2012-2016. Comme pour le Pic 2, a-t-il précisé, ce troisième Programme indicatif de coopération (Pic 3 2012–2016) est aligné sur les priorités nationales, notamment sur la Stratégie nationale de développement économique et sociale (Sndes) et sur les politiques des secteurs de concentration du programme. Le Pic 3 s’inscrit dans la continuité du Pic 2 et poursuit l’objectif de contribuer au développement du secteur de l’enseignement technique et de la formation professionnelle et à la réduction de la pauvreté par la mise en place d’une dynamique maîtrisée d’insertion des jeunes formés en quête d’emploi dans les trois régions du Nord et les quatre régions du Centre (programme Sen/028).

Dans le cadre de sa mise en œuvre, a-t-il souligné, le programme Sen/028 accorde une attention particulière à l’accès équitable à la formation professionnelle et technique de qualité pour favoriser la croissance économique et faire reculer la pauvreté, en élargissant les opportunités offertes aux groupes discriminés et en augmentant le niveau du développement durable.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

La Convention des Gandiol-Gandiol a décidé de plaider la cause de son territoire situé à 18 kilomètres au Sud de la commune de Saint-Louis. Elle a tenu un point de presse à Dakar samedi dernier pour sensibiliser l’opinion et mobiliser l’ensemble des forces vives du Gandiol sur l’élargissement de la brèche creusée en 2003 en aval de Saint-Louis et qui perturbe tous les écosystèmes du milieu avec des conséquences aujourd’hui difficiles à gérer pour les populations résidentes au Gandiol.

Tout est parti de la solution jugée durable aux récurrents problèmes d’inondations de la ville de Saint-Louis.

Les autorités de l’époque avaient jugé judicieux de creuser une brèche de 100 mètres de long sur quatre mètres de large en aval de la ville afin de permettre aux eaux du fleuve de se déverser dans la mer. Aujourd’hui, la brèche s’est élargie en amont vers l’ancienne embouchure à une vitesse inattendue pour atteindre 19 kilomètres à cause de la pression combinée des eaux du fleuve et de la mer. Une situation qui a fini par créer une véritable psychose chez les populations « Gandiolaises », qui ont assisté, impuissantes, à la disparition de villages comme Doune Baba Dièye et la destruction de la mangrove qui servait de refuge et de lieu de reproduction aux poissons, tortues et à plusieurs espèces d’oiseaux. Ce n’est pas tout. D’autres impacts s’y sont greffés comme la remontée de la nappe d’eau douce qui a cédé la place à une eau de plus en plus salée, la salinisation des sols qui est une sérieuse menace sur l’avenir de la culture maraîchère, la perte de moyens de subsistance des jeunes actifs de la zone, …et la fermeture de plusieurs installations hôtelières se trouvant à l’époque sur la langue de barbarie au Gandiol.

Un ensemble de problèmes sur lesquels se sont fondés les membres de la Convention, à travers les plaidoyers de son coordonnateur El Hadj Ndiogou Diop, du Professeur Sidi Fakha Diop et de Moussa Niang, pour tenter de convaincre leur auditoire sur le bien-fondé de la cause. Des problèmes, insistent-ils, qui ont des solutions et que les autorités de l’Etat doivent prendre en charge. La Convention des Gandiol-Gandiol compte organiser un séminaire sur la brèche et ses conséquences sur les populations du Gandiol au courant de l’année 2018, mettre en ligne leur site internet www.gandiol-gandiol.org, contribuer aux différents projets de construction de salles de classe dans les différents villages, accompagner des associations de développement local.

Babacar Bachir SANE

Des maîtres artisans de la région de Fatick ont reçu, avant-hier, un important lot de matériel de travail destiné à l’initiation et au renforcement des capacités des jeunes apprentis. Les domaines concernés sont la mécanique automobile, la menuiserie métallique et bois, la maçonnerie et la couture.

Un tel geste de haute portée qui s’inscrit dans le cadre du projet Sen/028 mis en œuvre grâce à la Coopération luxembourgeoise se manifeste, selon le président de la chambre des métiers de Fatick, Issa Dièye, « pour la première fois dans le secteur de l’artisanat à Fatick ». Il a ainsi tenu, lors de la cérémonie de remise du matériel présidée par le gouverneur Souleymane Cissé, à remercier les généreux donateurs de ce matériel distribué à des maîtres artisans ayant une expérience avérée dans la mécanique auto, la menuiserie métallique et de bois, la maçonnerie et la couture.

« Avec ce matériel, nous allons poursuivre de manière plus professionnelle le travail pour lequel il est destiné et pour lequel nous avons toujours œuvré. A savoir l’initiation à divers métiers des jeunes apprentis qui, aujourd’hui, aspirent à devenir de véritables professionnels pour mieux s’insérer dans le marché de l’emploi », a indiqué le représentant des bénéficiaires. Ils ont été invités à assurer une bonne maintenance et une meilleure utilisation de ce matériel qui, du reste, est de dernière génération.

Le directeur de l’Apprentissage au Ministère de la Formation professionnelle, Ousmane Adama Dia, a indiqué que ce matériel subventionné destiné aux artisans locaux s’inscrit dans la politique de l’Etat d’assurer une bonne capitalisation de nos ressources humaines, un volet phare du Plan Sénégal Emergent (Pse), pour ainsi gagner le pari du développement économique et social. Un tournant décisif donc, fait-il noter, « dans la grappe adéquation entre l’éducation, la formation professionnelle technique et l’emploi. Une belle manière de résorber le fort taux de chômage à travers l’employabilité et l’auto-emploi. D'où l’intérêt de valoriser les acquis de l’expérience de l’apprentissage traditionnel ».

Le gouverneur Souleymane Cissé a, de ce fait, magnifié l’exemplarité de la coopération entre le Sénégal et le Luxembourg à travers le projet Sen/028 axé sur la promotion de l’artisanat local et qui est en phase terminale à la fin de cette année 2018. La pérennisation devrait être alors assurée par les bénéficiaires de ce matériel.

Mouhamadou SAGNE  

La mairie de ville de Pikine a récompensé les meilleurs élèves du département. C'était au cours de la deuxième édition de la cérémonie de l'excellence organisée jeudi dernier dans l'enceinte de la mairie. Une manière pour le conseil municipal de la ville de Pikine de susciter une émulation positive entre les élèves, les étudiants tout comme les enseignants et les établissements scolaires du département.

Pour inciter les enfants de Pikine à tendre vers la perfection, mais aussi les étudiants, les enseignants et même les établissements scolaires, le maire de ville de Pikine a pris l’initiative d’organiser une cérémonie de l'excellence à travers laquelle les efforts des enfants qui ont réalisé de bonnes performances scolaires de même que les autres acteurs locaux de l’éducation vont être mis en relief et récompensés. L’initiative a concerné aussi bien les élèves de l'école francophone que celle arabophone du public comme du privé.

Ce sont les meilleurs élèves des classes de Seconde, de Première et de Terminale de même que ceux qui se sont distingués au concours général et au baccalauréat qui ont eu l'insigne honneur de recevoir une distinction du conseil municipal de la ville de Pikine. Des ordinateurs, des tablettes ainsi que des enveloppes variant entre cent mille et deux cent cinquante mille ont été remises aux élèves récompensés devant une assistance nombreuse et en présence de personnalités de tous bords. De la même manière, les meilleurs enseignants du département ont été primés. Ils ont reçu des récompenses de la même nature que celles qui ont été remises aux élèves.

En outre, les meilleures écoles du département ont été récompensées et ont reçu du matériel de bureau (photocopieuses, imprimantes, ordinateurs en vue de les accompagner dans la dynamique de performances où elles se sont inscrites. Maire de Pikine, Abdoulaye Thimbo a révélé que c'est un montant de 67 millions de FCfa qui a été débloqué par la mairie de ville de Pikine pour les enveloppes et l’achat des objets remis aux récipiendaires en guise de récompenses.

Le premier magistrat de la ville de Pikine a donné l’assurance que cette cérémonie sera perpétuée aussi longtemps qu’il restera à la tête de l’institution municipale. Inspecteur de l’académie de Pikine-Guédiawaye, Seyni Wade a salué cette initiative du maire de la ville de Pikine en soutenant qu’elle participe à doper les performances scolaires et permet à l’école d’aller de l’avant.

Abdou DIOP

Après Guédiawaye et Rufisque, la ministre de la Femme Ndèye Salimata Diop Dieng a procédé, hier, à Pikine, au lancement de soixante-dix (70) unités économiques dans le cadre d’un nouveau programme qui vise l’autonomisation de la femme sénégalaise par le biais de l'entrepreneuriat féminin. La cérémonie a eu pour cadre le stade Alassane Djigo en présence de beaucoup de personnalités locales de différents bords.

Le financement total de ces soixante-dix unités économiques est de 115 millions de FCfa. Il est accompagné d'un stock d'équipements d'une valeur de 50 millions de FCfa. Il est attendu un impact direct sur 3550 femmes issues des seize communes du département de Pikine auxquelles s'ajoutent les femmes vendeuses au détail qui bénéficieront du programme de la calebasse de l'émergence dont le montant s'élève à 30 millions de FCfa.

La ministre de la Femme, de la Famille et du Genre a religieusement écouté les communications des femmes de Pikine autour des thèmes que sont l'entrepreneuriat féminin, l'autonomisation des femmes et le renforcement du cadre de partenariat entre son département ministériel et le mouvement associatif féminin. Elle les a assurées de la prise en compte des perspectives ouvertes par leurs communications dans la formulation des pistes de réflexion en direction du Conseil interministériel et du forum national inscrits au programme de l'année sociale par le chef de l'Etat. Elle a dit en avoir pris acte dans la perspective du mémorandum national pour l'autonomisation des femmes. Le ministre a profité de sa présence à Pikine pour rappeler aux femmes de ce département les articulations du plan d'actions pour l'année sociale comprenant quatre lignes. La première porte sur un déploiement sur toute l'étendue du territoire d'un programme de plus de 10.000 unités économiques qui sera accompagné d'un plan de renforcement des capacités techniques et managériales des femmes dans différents secteurs porteurs de l’entrepreneuriat féminin.

La seconde concerne les concertations au sein des comités départementaux dont la synthèse devrait servir de base au mémorandum national pour l'autonomisation de la femme en 2035. Ensuite, l'éradication de l'utilisation par les femmes de la force physique pour moudre les céréales à travers la généralisation et la diversification des équipements d'allègement des travaux domestiques. Enfin, la question structurelle de l'accès des groupes vulnérables aux services sociaux de base qui figurera en bonne place dans l'action du ministère avec la construction de 63 nouvelles infrastructures sociales et de production, grâce au soutien de la Coopération italienne et de la Banque mondiale.

Abdou DIOP

Trente acteurs territoriaux de la région de Saint-Louis, notamment des maires, des assistants communautaires, des secrétaires généraux de conseildépartemental et autres agents des services régionaux de l’administration déconcentrée, ont reçu des certificats de compétence en « Développement économique local et en développement territorial » hier.

Cette cérémonie officielle de remise de diplômes a été organisée par le Pr Sambou Ndiaye de l’Ugb, à l’issue d’une formation qui a encore permis à l’Ugb de mettre cette institution universitaire de Sanar au service de la communauté. Ainsi, comme l’a rappelé le Pr Alioune Badara Sall, représentant le recteur Baydallaye Kâne, grâce à une étroite collaboration entre l’Ard, l’Apdn (coopération marocaine), l’Aacid (coopération andalouse), l’Ugb et l’Alliance de Recherche-Action Université-Territoires (Arut), cette formation a permis à l’Ufr des Lettres et sciences humaines de l’Ugb de dépasser la barrière du baccalauréat (en ne négligeant pas ce diplôme) en vue de faire bénéficier à ces 30 acteurs territoriaux une session de formation sanctionnée par un diplôme.

Partenariats stratégiques
Plus explicite, le directeur de l’Ufr Lsh, Boubacar Camara, a précisé que cette session de formation résulte d’un partenariat stratégique entre l’Ufr Lettres et Sciences humaines (Ugb), l’Agence régionale de développement de Saint-Louis, la Coopération andalouse (Espagne) et l’Agence pour la Promotion et le développement du Nord (Maroc). C’est ce partenariat qui a offert 30 bourses de formation à des élus et à des professionnels des conseils départementaux et communaux de la région, en plus de quelques services techniques déconcentrés.

Selon le Pr Sambou Ndiaye, par souci de flexibilité, la formation s’est déroulée en trois temps. Des experts de terrain ont, à côté d’universitaires spécialistes du champ, offert une formation pratique soumise à une démarche andragogique en mettant à la disposition des participants une documentation fournie. L’offre de formation, a-t-il ajouté, qui contribue à renforcer l’ancrage territorial de l’Ugb, a été une occasion pour les acteurs des départements et des communes de la région de prendre conscience de plusieurs aspects tels que la réaffirmation de l’orientation économique de la politique de décentralisation et de développement territorial, le défi de mettre en place un dispositif d’animation économique des territoires, de production de l’information économique territoriale et de promotion de la gouvernance économique locale, le défi des acteurs territoriaux d’affirmer leur leadership dans la mise en place d’espace de dialogue à l’intérieur des territoires et entre collectivités territoriales (intercommunalité bâtie sur l’équité et la volonté de partager des projets communs) en vue de jeter les bases d’une démarche auto-entretenue de mise en place du pôle territorial Saint-Louis.

Chantiers majeurs pour l’Etat

Le Pr Sambou Ndiaye est largement revenu sur les chantiers majeurs pour l’Etat en matière d’aménagement des territoires, de promotion du développement économique local, de refondation du financement des collectivités territoriales de plus en plus autonomisées, de renforcement de la compétitivité des territoires déjà dotés en infrastructures et services d’appui, l’enjeu de la contractualisation entre Etat et territoires bâtie sur le paradigme du développement territorial « Un Sénégal émergent à partir des territoires émergents d’abord ».

A ce propos, a-t-il souligné, la vulgarisation et la mise en œuvre de la stratégie nationale de développement économique des territoires pourraient alimenter ce changement de paradigme positionnant désormais les territoires comme levier de l’action publique.
Auparavant, le président du Conseil départemental de Saint-Louis, Me Moustapha Mbaye, par ailleurs Pca de l’Ard et le directeur de l’Ard, Ousmane Sow, Kalidou Bâ et Balla Guèye, respectivement adjoints aux maires de Gandon et de Saint-Louis, se sont réjouis de ce partenariat entre l’Ugb, l’Aacid (coopération andalouse), l’Ard et l’Apdn (coopération marocaine), qui a permis de dérouler cette formation diplômante à l’Ugb.

En marge de cette cérémonie, le maire de Fanaye, Aliou Gaye, a rappelé que l’Ugb, l’Ard de Saint-Louis et leurs partenaires sont fortement attendues par les acteurs territoriaux dans l’accompagnement pour la relance du dialogue territorial, pour le renforcement des capacités et, enfin, pour l’expérimentation d’un dispositif d’information territoriale ainsi que d’un système productif local.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

 

La réalisation du projet « Balouo Salo » dans la vallée de Tanaf (région de Sédhiou) est sujette à des risques de forclusion compte tenu de la faible organisation locale qui entraîne de sérieux retards affectant les conditions sociales des populations. Des retards qui amèneraient le déplacement projet dans un autre pays.

Pour des problèmes de procédure à suivre dans la mise en œuvre et l’exécution du projet, des retards sont observés et risquent de réduire à néant un travail d’étude entamé depuis trois ans. Un travail qui a touché aussi bien les populations qui sont parties prenantes à travers des séances de sensibilisation dans une centaine de villages que les collectivités locales et l’administration déconcentrée à travers un comité local de développement (Crd) pour la réalisation du pont barrage anti-sel de 850 mètres, unique dans son genre, sur un des bras du fleuve Casamance. Pour le président et fondateur de l’association « Balouo Salo », l’architecte Raoul Vecchio, il ne reste plus pour les membres et volontaires du projet que de s’ouvrir aux hautes autorités du pays pour plaider la cause de plus de 40.000 personnes qui seront impactées par le projet.

Le projet consiste en la construction d’un pont barrage anti-sel entre les villages de Sanoufily (commune de Diouduobou) dans la zone de la ville de Sédhiou et de Sambacounda (commune de Simbandi Brassou) sur la rive située dans la zone de Tanaf. Il s’agit, à travers la réalisation du pont barrage, de permettre la désalinisation de toutes les vallées impactées par le projet, la décontamination des sols et de la nappe superficielle, la création d’un bassin de rétention pour l’approvisionnement en eau et le lessivage de la vallée, le désenclavement des 25 villages touchés par le projet et la valorisation de la vallée de Tanaf. Avec la réalisation de l’œuvre qui profitera à plus de 40.000 personnes, il s’agira de récupérer plus de 10.000 ha voire 15.000 ha de terres. Une action qui va régler les problèmes d’alimentation et aider la décontamination de l’eau de pluie, le désenclavement de plus de 20 villages et la reforestation de plusieurs bois de village.

Ce projet, à en croire l’architecte Raoul Vecchio, a été partagé dans le monde entier à travers les canaux de communication du projet et est soutenu par des personnalités célèbres. Un soutien qui est exclusivement volontaire du fait que le projet est porté par une organisation caritative. D’ailleurs, note-t-il, c’est ce qui explique qu’en plus d'avoir mené une étude technique d'une valeur de 80 millions de FCfa, le projet et ses partenaires seraient également prêts à contribuer économiquement à sa réalisation.

Pour l’heure, 1500 volontaires sont engagés à participer à la réalisation du pont barrage et le projet bénéficie du soutien financier et technique de l’association et de ses partenaires. Pour Raoul Vecchio qui séjourne actuellement à Dakar, il ne reste que d’avoir la certitude de la participation de l’Etat dans sa mise en œuvre.

Babacar Bachir SANE


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