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Régions (557)

Pour lutter efficacement contre la pauvreté et réduire le chômage des jeunes filles, l’Association pour l’émergence de la femme (Aef) de Mbour compte s’appuyer sur la formation professionnelle adaptée aux réalités du marché de l’emploi dans le milieu.

Le chômage touche une grande partie de la population, en particulier les jeunes filles. Pour trouver une solution à ce manque d’emploi, l’Association pour l’émergence de la femme (Aef), basée à Mbour, veut s’appuyer la formation professionnelle. Elle permettrait, selon les responsables de l’Aef, d’apporter une solution et augmenter le taux d’emploi de ces dernières. Ainsi, elle compte faire de la formation un levier de lutte contre le chômage des femmes dans le Sénégal. À en croire le président, cette association est née de la volonté de voler au secours des jeunes filles qui n’ont pas eu la chance de poursuivre leurs études à travers une formation professionnelle. « L’un des objectifs de l’association est de lutter contre la pauvreté, le chômage des jeunes filles à travers une formation professionnelle adaptée aux réalités du marché de l’emploi dans le milieu », a noté Daouda Ciss. Grâce à un partenariat avec la fondation canadienne Femmes d’Engagement mondial (Fem), cette association veut ouvrir une école de formation pour les jeunes filles, avec le concept « gîte-école ». Cette innovation permettra également au centre, qui sera fonctionnel en septembre 2016, d’accueillir des touristes qui participeront au développement de la ville de Mbour. Pour mener à bien ce projet d’envergure, l’Association compte sur l’accompagnement des démembrements de l’État pour réduire sensiblement le chômage chez les femmes grâce aux retombées du tourisme. Selon Daouda Ciss, les actions de leur association sont en phase avec la politique du président Macky Sall qui s’est engagé à faire du secteur touristique un levier de développement durable profitable aux populations et créateur d’emploi.

Samba O. FALL

L’aménagement de cordons pierreux et de mini-ouvrages de retenue des eaux de ruissellement a fait renaître l’espoir chez les populations de Thiawoune, dans la commune de Chérif Lô (région de Thiès).

Les activités agricoles et maraîchères ont repris de plus belle au village de Thiawoune, commune de Chérif Lô (région de Thiès), grâce la remontée de la nappe phréatique. Celle-ci a été favorisée par la technique d’édification des cordons pierreux et de mini-ouvrages de retenue des eaux. Cela a été possible dans le cadre d’un projet de restauration des surfaces dégradées mis en œuvre par le Groupe d'initiatives pour le progrès social (Gips/War) déroulé dans les deux départements de Tivaouane et de Thiès. « Le projet a bénéficié d’un financement de 30 millions de FCfa du Fonds mondial pour l’environnement (Fem) et de l’appui technique de l’Adt/Get », indique Mme Julie Cissé, coordonnatrice du Groupe d'initiatives pour le progrès social (Gips/War).

Pour Abdoulaye Guèye, expert de l’Adt/Get, les ouvrages sont composés « de blocs de pierres disposées en plusieurs rangées le long des courbes de niveaux ou autour d’un champ. Elles « permettent de récupérer les terres dégradées, de lutter contre l’érosion hydrique et d’améliorer l’infiltration des eaux de ruissellement », a-t-il expliqué. Selon lui, c’est une manière d’augmenter l’infiltration des eaux de pluie, de réduire l’érosion hydrique, de conserver et d’améliorer la fertilité des sols.

L’impact positif de ces ouvrages est salué par le chef de village de Thiawoune, l’imam Abdou Tine qui se souvient du manque d’eau que la zone a vécu ces dernières années malgré les pluies abondantes des hivernages écoulés. Ici, les eaux de ruissellement ne stagnaient plus à cause de la position du village situé à une dizaine de kilomètres de Tivaouane et à l’Est du plateau de Thiès dont il est le prolongement à partir de Diass qui déverse toutes ses eaux de pluie dans la ville de Thiès et ses environs.

Abdoulaye Guèye a indiqué que le plateau de Thiès, compte tenu de sa zone d'influence directe, apparaît stratégique à bien des égards sur l'économie de la région. « C’est un ensemble qui est soumis depuis ces dernières années à une dégradation intense et rapide de son environnement qui nécessite une mobilisation et une mutualisation des forces vives agissantes pour sa préservation à travers un vaste programme de valorisation et de restauration », a-t-il souligné, précisant qu’avec « cette technique des cordons pierreux et de mini-ouvrages de retenue des eaux, le relèvement de la nappe phréatique à des profondeurs qui varient entre 20 et 30 m suivant les sondages effectués a été constaté ». Il a également indiqué que « ceci était devenu très rare dans certaines zones de Notto Diobass, Diass, Thicky, Montrolland et Thiawoune dont les sols ont les mêmes caractéristiques et où des actions ont été entreprises pour retenir les eaux de pluie ».

Mohamadou SAGNE

L’implication des femmes dans la valorisation des terres
Il est bien possible de récupérer les eaux de ruissellement pendant l’hivernage et de pouvoir valoriser les terres. Dans ce cadre, la coordonnatrice du Gips/War, Mme Julie Cissé, a relevé « la large implication des femmes du groupement de 75 membres de la localité qui se sont mobilisées autour de la réalisation de cordons pierreux et d’ouvrages de retenue des eaux ». Selon lui, cela « a permis aujourd’hui de retrouver le sourire avec la reprise de leurs activités agricoles et maraîchères ».

Mme Monique Wade, responsable du Fonds d’appui à l’environnement, a informé qu’à côté des travaux d’aménagement d’ouvrages qui ont permis aux femmes de récupérer des terres agricoles et maraîchères, un montant de 2 millions de FCfa leur a été alloué à travers des crédits révolvings. L’argent a permis d’exploiter le site et de mener d’autres activités génératrices de revenus. Une partie du fonds a servi à réparer la plaque solaire du puits hydraulique du village qui était en panne. Avec ce projet, les femmes de Thiawoune ne sentent plus le besoin de quitter leurs terroirs. Elles ont tout ce qu’il faut dans le village. Tout comme dans le département de Thiès où le projet a permis aux femmes d’être formées dans les techniques de pépiniéristes et de  production de plantes en collaboration avec le service des Eaux et Forêts de Pout. « Nous procédons à des formations sur le site, c’est-à-dire dans le village et aujourd’hui on peut les estimer à plus de 60 femmes ayant bénéficié de ces sessions. Car elles sont en mesure de produire, chaque année, sur notre site central à Pout, plus de 7000 plants d’espèces agro-forestières et fruitières ainsi que d’autres espèces de fixation comme l’acacia et le gommier », fait savoir Mme Cissé. Mieux, parmi ces femmes, les plus ambitieuses créent leurs propres pépinières pour des productions qui varient entre 60 et 100 plants d’espèces diverses. 


M. SAGNE

Les responsables de Gie de Saint-Louis, Ndiébéne Toubé, Mouit Gandiole, Rao, Fass, Mpal, Sanar et des conseillères en promotion féminine (Cpf) de la Saed, ont planché, pendant cinq jours, sur la gestion des micro-entreprises, notamment sur le respect des normes de qualité, d’hygiène, de santé…

Pour valoriser le potentiel de l’économie rurale et lutter contre la pauvreté dans les départements de Saint-Louis et de Dagana, un atelier a été organisé par le projet d’Apprentissage pour le développement des territoires ruraux (Adeter) à l’intention de 34 responsables de Gie. Ils ont été formés sur la gestion des micros entreprises. Les travaux se sont déroulés en présence des représentants des chambres de commerce, de métiers et du service régional du développement communautaire. Selon l’adjoint au coordonnateur d’Adeter, Pape Cheikh Fall, ce projet est initié et mis en œuvre par le Groupe de recherches et d’échanges de technologies (Gret) pour une durée de trois ans (2014/2017). Il sera exécuté dans les départements de Dagana et de Saint-Louis, en partenariat avec Enda/Graf/Sahel. Il est financé par l’Agence française de développement (Afd). Environ 2200 Gie, les plus performants des départements de Saint-Louis et de Dagana, ont été sélectionnés pour aider les entrepreneurs à améliorer leur gestion. Pour accompagner la mise en œuvre de ce projet, des cadres de concertation sont mis en place en vue de faciliter l’engagement et la concertation des acteurs locaux. Lesquels pilotent l’identification, la conception et la mise en œuvre des programmes de renforcement des capacités des bénéficiaires. La commission de concertation opérationnelle du Gie accompagne l’appui que le projet Adeter apporte aux Gie de femmes transformatrices de produits agroalimentaires sélectionnés. Ils sont suivis par les Cpf de la Saed. L’action de l’Adeter consiste à améliorer l’encadrement des entrepreneurs à travers une meilleure prise en compte des dimensions d’appui/conseil et plus spécifiquement celles relatives à la commercialisation, aux normes de qualité dans la transformation agroalimentaire et aux technologies. Les responsables de ce projet ont souligné que cette formation consiste également à renforcer les capacités des membres des Gie de Saint-Louis et de Dagana pour qu’ils puissent se professionnaliser davantage. Les modules de cette formation, selon Mamath Sow, tournent essentiellement autour du marketing, des notions sur l’entreprise, l’approvisionnement, la gestion des stocks, le calcul des coûts, la comptabilité, etc. Le porte-parole des participants, Mme Gnagna Guèye du Gie Sant-Yalla de Balacoss, a rendu un vibrant hommage au coordonnateur d’Adeter et au Saed pour les efforts fournis en vue d’organiser cet atelier.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Les élus locaux et autres acteurs de développement de la région de Fatick vont bientôt bénéficier de sessions de formation portant sur la gouvernance locale.

L’annonce a été faite par le chef du service de la formation au ministère de la Gouvernance locale, du Développement et de l’Aménagement du territoire, Marie Seynabou Ndaw Ndiaye. Cependant, elle n’a pas avancé de date pour cette formation. « Si vous mettez en place des politiques ou une stratégie en matière de décentralisation et de développement local et que ces politiques sont mises en œuvre dans les territoires, les acteurs territoriaux ont besoin d’avoir l’information », a-t-elle souligné. Elle intervenait au cours d’un atelier d’installation du comité régional de formation et de partage des orientations de la stratégie nationale de formation.

elon Mme Ndiaye, les élus locaux « se doivent d’être imprégnés de ces politiques pour pouvoir dérouler correctement ». Elle a affirmé que les besoins en formation de la région portent sur la décentralisation, la maîtrise d’ouvrage local, la gestion de l’environnement, la fiscalité locale et bien d’autres thématiques.  « Nous avons des compétences qui sont transférées. Si aujourd’hui dans les collectivités locales et les élus n’ont pas une maîtrise de ces compétences, ils ne pourront pas être en mesure de dérouler correctement (...) et de gérer de manière effective les affaires locales », a indiqué Mme Ndiaye.

Soulignant qu’il faut une mise à niveau des formations qui vont leur permettre de prendre en charge des affaires locales.

(APS)

Les autorités du ministère de l’Environnement du Burkina-Faso veulent s’inspirer du projet d’éco-villages du Sénégal. Elles ont ainsi effectué une visite dans la région Saint-Louis.

Une délégation de l’Agence nationale des éco-villages (Anev) et des agents du ministère de l’Environnement du Burkina-Faso ont visité les réalisations de l’Anev au village de Ndick dans la commune de Diama, région de Saint-Louis. Les Burkinabé qui ont eu des échos favorables de l’expérience du Sénégal en matière d’éco-villages n’ont pas hésité à envoyer une mission au Sénégal. Après leur visite à la commune de Diama, ils ont déclaré que des moyens seront déployés dans leur pays pour mettre en œuvre ce projet. « Nous nous sommes déplacés avec le directeur général de l’Anev, Mamadou Barry, pour venir constater de visu ce qui a été fait au village de Ndick dans le cadre de la mise en œuvre de ce programme sénégalais très ambitieux qui consiste à propulser le développement rural en assurant l’harmonisation de l’économie et l’écologie », a indiqué Badou Bouma, chef de la délégation. Selon lui, les séances de travail avec les responsables de l’Anev et d’autres personnes ressources, ainsi que les réalisations constatées sur le terrain sont édifiantes sur l’avancée du Sénégal dans le domaine de l’installation des éco-villages.

Le Sénégal, a-t-il poursuivi, « est très en avance sur nous, compte tenu des réalisations que nous avons vues sur le terrain et qui nous ont déjà donné une idée précise des stratégies que nous devons mettre en œuvre pour dupliquer ce projet au Burkina-Faso. Nous savons que c’est possible et réalisable », a indiqué l’officiel burkinabé.

Quant au Directeur général de l’Anev, Mamadou Barry, il s’est réjoui de la visite de cette forte délégation du ministère burkinabé de l’Environnement au Sénégal. Il a ensuite insisté sur les retombées économiques, sociales et environnementales des diverses actions de développement entreprises par l’Anev au village de Ndick, dans la commune de Diama. A son avis, la mise en œuvre de cette initiative s’est traduite par une diversification des activités génératrices de revenus par le biais du micro-jardinage, de l’aviculture, du maraîchage et de la pisciculture. Des réalisations obtenues grâce à un mécanisme performant de gestion des ressources basé sur la préservation de l’environnement et l’utilisation d’éléments du milieu. Le Sénégal, a rappelé M. Barry, ambitionne d’édifier, à terme, 14.000 éco-villages à travers le pays, à raison d’une centaine par an, dans le cadre de la phase en cours intitulée « phase de dissémination ». Pour M. Barry, la bonne gouvernance, la sécurité alimentaire, la promotion des énergies renouvelables et l’entrepreneuriat local constituent les fondements du modèle d’éco-village sénégalais.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Un fonds de solidarité municipale sera mis en place pour venir en soutien aux communes rurales issues de la dernière réforme territoriale communément appelée Acte 3 de la décentralisation. L’information a été donnée le week-end dernier lors de la mise en place d’un siège équipé au profit des maires de la région de Kaolack. Une cérémonie couplée avec celle de la distribution de riz et de sucre aux populations démunies. 

Plus de 32 maires de communes sur les 41 que compte la région de Kaolack ont donné leur accord de principe à la mise en place d’un fonds de solidarité municipale, ce dimanche à Kaolack. C’est à l’initiative de Mohamed Ndiaye « Rahma », ancien adjoint au maire de la commune de Kaolack. Ces édiles, pour la plupart issus de communes rurales, semblent séduits par ce projet qui leur permettra de trouver des solutions à des calamités naturelles touchant leur circonscription. « L’idée d’un fonds municipal de solidarité nous agrée entièrement ; c’est un pas de plus dans le projet d’intercommunalité que postule la deuxième phase de la dernière réforme territoriale. L’ensemble des maires présents ou leurs représentants ont exprimé leur adhésion totale à cette initiative et prochainement nous allons formaliser cet accord et jeter les bases de sa mise en place », a souligné le maire de Keur Baka, Pr Mamadou Bâ, conseiller spécial du président de la République en matière de santé publique et porte-parole de ces collègues. Les maires ont pu se partager une cagnotte de six millions de francs Cfa, du riz et du sucre de la part de l’initiateur du fond.

Pr Mamadou Bâ s’est dit prêt à allouer les fonds de démarrage de cet outil d’entraide.

Justifiant son initiative, le responsable du parti au pouvoir souligne que celle-ci remonte à son expérience au sein de l’équipe municipale de la capitale du Saloum. « La fonction de maire est éminemment sociale même si c’est l’aspect politique qui est souvent mis en exergue, et la naissance de communes rurales dans le cadre de l’Acte 3 a crée une forte attente chez les populations vis-à-vis de leurs maires. Le fonds va permettre de prendre en charge les problèmes liés à l’environnement, alors que les questions d’infrastructures seront soumises à l’Etat », a argumenté l’enfant des Abattoirs Ndangane. Ce projet de fonds de solidarité destiné aux communes dites rurales sera examiné dans le cadre de concertations au sein des associations départementales de maires. Facilitateur de la rencontre, le président du Conseil départemental de Nioro, Malaw Sow, a lancé un appel aux pouvoirs publics afin de soutenir cette initiative bénéfique pour les populations. « Tout est attendu de l’Etat alors que nous avons en nous des valeurs comme la solidarité qu’il convient de mettre en action dans le processus de gouvernance de nos collectivités locales. C’est pourquoi ce projet de fonds de solidarité est à encourager. Nous allons tout faire pour le mettre en place dans les meilleurs délais ce fonds », a promis le patron de l’institution départementale du Rip.

Elimane FALL

 

Malgré le recours en annulation de l’arrêté ministériel la destituant de son poste de présidente du Conseil départemental de Bambey, introduit devant la chambre administrative de la Cour suprême, la députée et responsable libérale Aïda Mbodj connaîtra son successeur à la tête de l’institution le 28 juin prochain. Les conseillers départementaux sont en effet convoqués le même jour, avec la présence du préfet pour superviser l’élection. Pour cette élection, les membres du bureau qui souhaitent briguer le poste de président du Conseil départemental devront au préalable démissionner du poste qu’ils occupaient auparavant. Pour le moment, les états-majors des partis politiques peaufinent leurs stratégies. La coalition Benno Bokk Yaakaar  souhaiterait, avec ses 20 conseillers, contrôler la collectivité en profitant de la mésentente qui existerait au sein du Parti démocratique sénégalais où des rumeurs font état de candidatures multiples annoncées.

A signaler que c’est le 20 avril dernier qu’Abdoulaye Diouf Sarr, le ministre de la Gouvernance locale, du Développement et de l’Aménagement du territoire, avait pris un arrêté de destitution d’Aïda Mbodj pour cumul de plus de deux mandats. Le 27 avril, les avocats de la responsable libérale avaient saisi à leur tour la Chambre administrative de la Cour suprême d’un recours en annulation de l’arrêté ministériel au motif que la tutelle avait violé la loi parce que leur cliente avait renoncé à son poste de conseiller municipal de Bambey et, par conséquent, ne se retrouvait qu’avec deux mandats électifs et non trois.

Mamadou Lamine DIEYE

Des agents de sécurité de proximité (Asp) en service dans la région de Matam se sont engagés dans les domaines de l’agriculture et de l’élevage. Ils ont ainsi promis de cultiver les terres de leurs ancêtres.

Plus d’une cinquantaine d’entre eux désirent devenir des exploitants agricoles et d’élevages dans le cadre du programme « Aps, un métier ». Ils l’ont fait savoir lors d’une rencontre entre le directeur général de l’Aps Me Papa Khaly Niang et des agents déployés dans cette localité du nord du pays.

Un communiqué parvenu à la rédaction a informé que le Programme agricole communautaire (Prodac) a mis à la disposition des Asp une ferme de deux hectares de terres aménagés. Ceci entre dans le cadre d’une convention entre les deux structures. «C’est une excellente opportunité offerte aux Asp qui veulent devenir des exploitants agricoles.

Ils seront formés dans ce domaine grâce à un fonds de financement de la formation professionnelle », a précisé Me Niang. Me Papa Khaly Niang rappelle aux Asp que leur engagement civique, salué par les autorités administratives locales, ne peut être vain. Il a précisé que des Asp ont réussi à différents niveaux, notamment à la Gendarmerie, à la Police, aux Eaux et forêts, chez les sapeurs-pompiers, à la Douane.


Le directeur général a promis d’encadrer, de coacher et d’aider les Asp à la réinsertion pour les services rendus à la nation. En plus de l’agriculture, certains Asp se sont intéressés à des métiers para-agricoles tels que le machiniste agricole, l’informatique de gestion agricole, entre autres. La rencontre qui s’est déroulée en présence des autorités administratives a permis aux Asp d’échanger avec la direction générale sur les réorientations de leur carrière et les perspectives de l’agence. Matam est la dixième région visitée par le directeur général de l’Asp et sa délégation dans le cadre d’une tournée nationale.

Adama SARR (Stagiaire) 

Le président de la Fédération des maïsiculteurs du département de Saraya, région de Kédougou, Samba Danfakha, a évoqué la nécessité pour l’Etat d’informer et de sensibiliser les populations rurales de la région de Kédougou. Il s’agit surtout des populations susceptibles d’être déplacées pour les besoins de l’exploitation minière. Il faut donner l’information nécessaire pour que les événements qui se sont produits à Sabodala ne surviennent plus », a préconisé  Danfakha, pour qui la population doit connaître ses droits et devoirs ; malheureusement tel n’est pas le cas. Le responsable des producteurs de maïs de Saraya a invité les autorités à sensibiliser les riverains des sites d’or en passe d’être exploités. Samba Danfakha a soutenu qu’il y a « quatre sites d’or qui sont susceptibles d’être exploités, parmi lesquels Mako, bientôt Douta et Médina Baffé. Beaucoup de villages de la région de Kédougou peuvent être déguerpis un jour du fait de l’existence de beaucoup de mines d’or, de fer, de marbre », a révélé Samba Danfakha qui a insisté sur l’urgence de mener des séances d’information et de sensibilisation à l’endroit des habitants. Valentin Mbengue de l’Association des producteurs de la vallée du fleuve Gambie (Aprovag) a dénoncé les dures conditions de vie des déplacés du Parc national du Niokolo Koba.

P. D. SIDIBE

Le collectif des mouvements de protection et de préservation du littoral continuent de protester contre les travaux de terrassement devant se faire sur la bande de filaos où est prévu un projet d'aménagement. Le collectif a décidé de mener le combat pour que la bande de filaos ne soit pas touchée.

Une partie de la population de Guédiawaye a organisé un rassemblement pour dénoncer le projet de terrassement de la bande de filaos situé près de la mer. Arborant des brassards de couleur verte, les manifestants ont vécu un moment de grogne avant que leur porte-parole ne monte au créneau pour exprimer la position du collectif. Coordonnateur du collectif des mouvements de protection et de préservation du littoral et des Gie, Amath Kourouma a avoué que la structure n'acceptera pas « le bradage de la bande de filaos qui, a-t-il précisé, constitue le poumon et l'âme de Guédiawaye ». Il a tenu à préciser que la population est consciente et par conséquent le projet d'aménagement prévu sur ce site va complètement la desservir car il nuira à ses intérêts. «Loin de toutes considérations politiciennes, nous sommes fondés à dire que notre combat a des piliers sociaux, environnementaux et économiques », a-t-il soutenu. « Aujourd'hui, le monde s'agite pour lutter contre le réchauffement climatique mais l'érosion côtière continue à faire son bonhomme de chemin, sans compter la mer qui avance, installant ainsi la population dans un désarroi total », ajoute-t-il. «Guédiawaye n'acceptera pas que son patrimoine lui soit confisqué », a-t-il martelé. Amath Kourouma a déclaré sous les cris d’acquiescements intermittents de son auditoire que toute la population se battra pour préserver ce littoral. Il a révélé que plus de trois cents personnes travaillent dans ce site où est prévu le projet d'aménagement et qui sont toutes menacées de chômage au cas où ce projet prendrait forme. Il a rappelé qu'un tel projet est à l'origine des inondations survenues ces dernières années à la cité des enseignants sise à Guédiawaye. Autant de raisons qui font que le collectif se battra jusqu'au bout pour que le projet ne soit pas réalisé.

Abdou DIOP

Les populations impactées par l’exploitation minière et celles déplacées du Parc national de Niokolo Koba, plus précisément à Wassadou, ont été au centre d’une rencontre. Regroupé en fédérations départementales, organisations d’éleveurs, de forestiers, des groupements féminins, ces derniers ont plaidé pour une large concertation pour la mise en œuvre de la réforme foncière.

La recherche de consensus pour les victimes de l’exploitation minière et les déplacés du village de Wassadou dans le Parc national du Nioko Koba se poursuit. Le Conseil national de concertation des ruraux (Cncr) a organisé une rencontre à Tambacounda afin de partager les propositions de la société civile. Le chef de service technique de l’agriculture, les responsables des fédérations de producteurs, les membres du Cncr et d’autres organisations de la société civile des régions de Tambacounda et de Kédougou ont pris part à la rencontre.

« Nous sommes d’accord avec l’immatriculation des terres, mais pas de toutes les terres », a souligné Pape Banda Dièye, président des producteurs de maïs de Tambacounda et du collège national des maïsiculteurs. Il a relevé que la société civile souhaite que « l’immatriculation ne concerne que les terres où sont exécutés des projets d’intérêt public ». Il s’agit des terres aménagées par l’Etat et mises à la disposition des producteurs, a-t-il expliqué lors d’un point de presse en marge de cette rencontre tenue dans un hôtel de la commune. Pour lui, les paysans n’ont pas encore les moyens de supporter les taxes annuelles.

M. Dièye a aussi fait un plaidoyer pour l’implication des collectivités locales. En outre, les agriculteurs, les éleveurs et les producteurs des deux régions suggèrent que le document de la réforme soit validé par les acteurs ayant participé au processus de son élaboration, avant de passer devant l’Assemblée nationale.

Pape Demba SIDIBE

Le maire de Saint-Louis, Mansour Faye, qui conduit une délégation à la réunion du Groupe de plaidoyer sur le statut de l’élu local et la Fonction publique territoire à Yamoussoukro en Côte D’Ivoire, regrette ce qu’il appelle « non-concomitance » entre les compétences transférées et les ressources allouées aux collectivités territoriales.

Le Partenariat stratégique entre l’Union européenne et l’Association internationale des maires francophones (Aimf) arrive dans un contexte particulièrement difficile, marqué assez souvent par la « non-concomitance entre les compétences transférées et les ressources allouées aux collectivités territoriales ». Le constat a été dressé par le maire de Saint-Louis, Mansour Faye, qui conduit la délégation du Sénégal à la réunion du Groupe de plaidoyer sur le statut de l’élu local et la Fonction publique territoriale qui se poursuit jusqu’à samedi à Yamoussoukro (Côte d’Ivoire).

Le Partenariat stratégique entre l’Union européenne et l’Association internationale des maires francophones, qui porte sur la période 2016-2020, a pour objectif de renforcer le rôle et la place des élus, rappelle-t-on. Selon le maire de Saint-Louis, « cette non-conformité est relevée également dans la mise à disposition d’un personnel local peu ou pas qualifié pour exercer la plénitude de la maîtrise d’ouvrages de nos collectivités territoriales et une faible implication dans les processus de prise et de mise en œuvre des décisions ». Devant les quelque 150 participants venus essentiellement du Cameroun, du Burkina, de la Côte d’Ivoire et du Sénégal, le maire de Saint-Louis a rappelé que l’Acte 3 de la décentralisation a pour but de faire des collectivités territoriales de « véritables démembrements de l’Etat, dotés de la personnalité morale et de l’autonomie financière aptes à impulser un véritable développement ». A l’en croire, cela passe nécessairement par une synergie d’actions de tous les acteurs du développement : l’Etat, la société civile et les collectivités territoriales. Mansour Faye est de fait convaincu que la mise en place d’un statut adapté aux exigences des nouvelles responsabilités des élus locaux est indissociablement liée à la promotion de la bonne gouvernance locale.

De même, a souligné M. Faye, ces élus locaux et acteurs importants du processus de décentralisation doivent jouir d’une reconnaissance et d’une circonscription de leurs responsabilités relativement à leurs rôles et missions. C’est pourquoi l’étude diagnostic sur le statut de l’élu local et la Fonction publique territoriale, réalisée dans les quatre pays cibles du Partenariat stratégique Ue/Aimf, sera, au cours de la réunion, une occasion pour partager l’expérience des pays sur la thématique. Les travaux devront permettre « d’enclencher un développement inclusif et endogène garant d’une croissance durable », affirme le représentant du Premier ministre Daniel Kablan Duncan, président du Groupe de plaidoyer sur le statut de l’élu local et la fonction publique territoriale, objet de la réunion de Yamoussoukro. En effet, le partenariat stratégique a permis de mettre en place quatre groupes de travail pour le Sénégal, la Côte d’Ivoire, le Cameroun et le Burkina.

Ces groupes concernent quatre axes sur lesquels l’Aimf se propose de concentrer ses actions de plaidoyer. Il s’agit des finances locales, du statut de l’élu local et de la Fpt, des services essentiels et du rôle des autorités locales face au défi climatique.

(APS)

La mise en place des éco-villages a grandement contribué à améliorer les conditions de vie des populations concernées. Le Burkina Faso qui a opté pour la création d’éco-villages en tant que modèle de développement durable et de démocratie à la base a dépêché trois experts pour s’inspirer du modèle sénégalais.

À Mbackombel, dans le département de Mbour et à Ndick, dans celui de Dagana, le concept éco-village offre des solutions aux multiples besoins humains et sociaux. Avec la permaculture qui vise à intégrer l’agriculture au sein des écosystèmes, la production alternative d’énergie, la valorisation des ressources locales, ces deux localités se sont imposées en quelques années comme un véritable exemple de villages verts. Les trois responsables du ministère de l’Environnement, de l’Économie verte et du Changement climatique du Burkina Faso venus s’inspirer de l’expérience sénégalaise dans ce domaine, ont été séduits par la révolution écologique qui a été menée et réussie. Pour Bado Bouma, conseil technique du ministère de l’Environnement du Burkina Fasso, ce voyage d’études a été très fructueux.

Ce voyage d’études de trois jours a démarré par une séance de travail pour partager avec la délégation du Burkina la stratégie, le programme national des éco-villages (Pnev), mais aussi une visite de terrain à Ndick (dans le département de Dagana), puis à Mbackombel (dans le département de Mbour). Il a permis de passer en revue l’ensemble des composantes du Pnev, notamment la gouvernance locale, les énergies renouvelables et les ressources naturelles, la sécurité alimentaire, l’entreprenariat rural et le financement privé.

Expérience
« Le Sénégal est en avance sur notre pays en matière d’éco-villages et nous voulons profiter de cette expérience », a-t-il souligné, en remerciant le ministère de l’Environnement et l’Anev pour avoir accepté de partager avec eux leur expérience. « Ce qui nous a été de donner de voir nous a beaucoup édifiés. Nous avons beaucoup appris et nous sommes conscients qu’il y a beaucoup de travail à faire. Cela demande certes beaucoup de moyens, mais nous allons réussir », a laissé entendre M. Bouma. Il a salué l’appropriation du projet par les populations de Mbackombel. « Une fois au Burkina Faso, nous allons dupliquer ce projet. Les plus hautes autorités politiques ont pris l’engagement d’aller vers les éco-villages. C’est déjà une très bonne chose quand il y a une volonté politique, le reste devient ainsi plus facile », a-t-il noté. Selon M. Bouma, le Burkina Faso aura l’avantage de tirer les leçons et d’éviter les difficultés connues par le Sénégal dans la mise en œuvre de ce projet. « Nous allons adapter ce modèle à la réalité du Burkina Faso en tirant une leçon de ce que les Sénégalais ont fait », a noté M. Bouma.

L’engouement des populations salué
Pour le colonel Sakhoudia Thiam, secrétaire général de l’Anev, cette visite d’échange a été gagnant-gagnant. « Nous leur avons montré le modèle d’éco-villages et nous avons eu leur avis. Cela nous permet de pouvoir régler beaucoup de choses sur lesquelles on a eu beaucoup de contraintes », a fait savoir le colonel Tham. Selon lui, des résultats enregistrés seront capitalisés par le Pnev. « Le projet éco-villages a été lancé en août 2008 et nous avons commencé par des sites pilotes dans trois régions. Ce qui nous a permis de maîtriser la stratégie, de faire des modifications pour pouvoir valider le Pnev. Aujourd’hui, nous sommes à l’échelle et on devrait toucher 600 éco-villages sur l’ensemble du territoire national », a-t-il indiqué, tout en précisant que le processus de transformation d’un village en éco-villages prend du temps.

De son avis, le Pnev est un programme ambitieux, mais, a-t-il déploré, l’insuffisance des ressources propres à l’Anev constitue un frein au déroulement de l’ensemble du programme qui bénéficie de l’appui du Pnud-Fem (Programme des Nations Unies pour le développement et Fonds mondial pour l’environnement) et de la coopération japonaise.

Le colonel Thiam a indiqué que le concept d’éco-villages est un concept sociologique, d’où l’intérêt, selon lui, de l’importance d’avoir un consensus local dans le cadre de la gestion des ressources naturelles. Ce consensus doit, à son avis, faire l’objet d’une convention locale sécurisée regroupant l’ensemble des acteurs au niveau local, avec un visa de l’autorité administrative, notamment le sous-préfet et le maire de la localité. « Cette convention n’est pas en contradiction avec la réglementation dans le cadre de la gestion des ressources naturelles au niveau national, mais elle est gérée au niveau local et permet de dérouler une bonne gouvernance des ressources naturelles et leur utilisation de façon équitable », a fait savoir M. Thiam.

Samba Oumar FALL

Un projet estimé à 724.547.770 FCfa permettra la construction des parcs de vaccination et des bassins de rétention. L’objectif est d’aider les éleveurs à faire face aux chocs exogènes.

Le Programme de renforcement de la résilience au Sahel vole au secours des éleveurs de Koumpentoum. Le programme a mis une enveloppe de plus de 724 millions de FCfa à la disposition de Koumpentoum. Cet appui servira à l’aménagement du parcours de bétail, des aires de repos, des parcs de vaccination, des bassins de rétention d’eau.

A cela s’ajoute la construction des magasins de vivres et d’aliments de bétail. Ces ouvrages seront d’une grande utilité pour les éleveurs et contribueront du coup à la préservation des conflits en amont. Le président de la Fédération des organisations pour le développement du pastoralisme et de l’agropastoralisme, Aboubacry Diallo, par ailleurs maire de Ndame, est revenu sur le choix de Koumpentoum qui est une zone de transit aussi bien pour les nomades venant du nord et que ceux venant de l’ouest. Il a également ajouté que l’antenne réseau « Billital Maroobe » (Ase/RBM) a bénéficié « d’Acting For Life », un financement d’extension dans le département de Koumpentoum et qui entre dans le cadre de son programme de renforcement de la résilience au Sahel à travers la mobilité du bétail.

« En plus des réalisations dans les départements de Podor, de Linguère, de Ranérou et de Bakel, le programme intervient désormais à Koumpentoum », a informé Aboubacry Diallo qui a affirmé que son extension dans la zone sud sera portée par la structure associative de la Fodepa/Sud. Ces axes d’intervention sont la sécurisation des couloirs de transhumance, la fourniture et le suivi des services éleveurs (aliments de bétail, produits vétérinaires) et enfin le plaidoyer pour le renforcement des capacités des éleveurs. En fait, depuis 2015, l’Ong française Acting for Life (Afl) travaille à la coordination de la résilience de 905.000 éleveurs pastoraux et agropastoraux par la sécurisation de la mobilité transfrontalière du bétail au Sénégal et dans les pays de la sous-région. Le Sénégal met en œuvre la plateforme des organisations comme Adena, Adid, Egab, Kawral, Laynaabe Bakel.

« Il y aura une sensibilisation de l’ensemble des acteurs pour une réalisation des parcours de bétail, des aires de repos, des parcs de vaccination, des bassins de rétention », a fait remarquer Aboubacry Diallo. La cérémonie a été présidée par le chef de service régional de l’élevage, Mouhamadou Thiam. Ce dernier a mesuré la pertinence d’un tel projet. Il a aussi fait un plaidoyer pour l’aménagement des couloirs de transhumance.

Pape Demba SIDIBE

Le maire de Thiès-ouest a débloqué 4 millions de FCfa pour payer des arriérés de factures d’électricité et d’eau de 16 écoles élémentaires de sa commune. Le geste de la mairie a été salué à sa juste valeur.

Le cycle élémentaire est un passage obligé dans l’éducation des enfants au Sénégal. Malgré tout, il reste l’espace où la contribution financière annuelle des parents d’élèves n’est pas encore permise par les autorités du pays. Or, au vu de la modicité des fonds de dotation mis à la disposition de l’élémentaire, la question du paiement des factures d’eau et d’électricité constitue un fardeau.

C’est fort de ce constat que le conseil municipal de la commune de Thiès-ouest, sur initiative de la commission en charge de l’éducation, a décidé de payer les factures d’électricité et d’eau de 16 écoles élémentaires de sa commune en donnant une subvention de 250 000 francs Cfa. Elle participe ainsi au paiement des factures d’eau et d’électricité. 

Ainsi, une enveloppe de 4 millions de nos francs sur fonds propres de la mairie a été partagée entre les directeurs d’écoles. Au nom de l’ensemble des directeurs d’écoles élémentaires présents, Djibril Diop, directeur de l’école Malick Kaïré Diaw, a  exprimé de vive voix toute la satisfaction de ses pairs de voir leur mairie s’engager davantage à leurs côtés dans l’intérêt de l’école, donc des enfants.

« Ne disposant pas de ressources à même de nous aider à payer les factures d’eau et d’électricité dans nos écoles, ce geste de la mairie est salutaire. Car, les conditions pédagogiques imposées par le curriculum et celles d’assurer aux enfants et à leurs maîtres des conditions d’hygiène normales dans les blocs sanitaires ne sauraient être une réalité sans l’électricité et l’eau courante », a-t-il noté.

En présence du maire Aliou Sow et du sous-préfet de Thiès-sud, Babacar Mar, le premier adjoint  au maire Ibrahima Bocoum a réitéré leur ferme volonté d’œuvrer dans le sens de créer les conditions optimales d’apprentissage dans les écoles élémentaires pour les enfants de la commune de Thiès-ouest.

Pour éviter de retomber dans la même situation, le maire Aliou Sow  a invité les directeurs des écoles élémentaires de sa commune à s’approcher de la commission d’éducation pour travailler ensemble sur les tâches à exécuter en vue de la prochaine année scolaire. « Cela va nous aider à mieux planifier nos actions au sein de l’école pour que le concept « Oubi tey jang tey » (commencer les apprentissages dès la rentrée) soit une réalité pour notre collectivité locale dans l’écrasante majorité des écoles élémentaires », a-til affirmé.

Mbaye BA

Le maire de Thiès-ouest a débloqué 4 millions de FCfa pour payer des arriérés de factures d’électricité et d’eau de 16 écoles élémentaires de sa commune. Le geste de la mairie a été salué à sa juste valeur.

Le cycle élémentaire est un passage obligé dans l’éducation des enfants au Sénégal. Malgré tout, il reste l’espace où la contribution financière annuelle des parents d’élèves n’est pas encore permise par les autorités du pays. Or, au vu de la modicité des fonds de dotation mis à la disposition de l’élémentaire, la question du paiement des factures d’eau et d’électricité constitue un fardeau. C’est fort de ce constat que le conseil municipal de la commune de Thiès-ouest, sur initiative de la commission en charge de l’éducation, a décidé de payer les factures d’électricité et d’eau de 16 écoles élémentaires de sa commune en donnant une subvention de 250 000 francs Cfa. Elle participe ainsi au paiement des factures d’eau et d’électricité. 

Ainsi, une enveloppe de 4 millions de nos francs sur fonds propres de la mairie a été partagée entre les directeurs d’écoles. Au nom de l’ensemble des directeurs d’écoles élémentaires présents, Djibril Diop, directeur de l’école Malick Kaïré Diaw, a  exprimé de vive voix toute la satisfaction de ses pairs de voir leur mairie s’engager davantage à leurs côtés dans l’intérêt de l’école, donc des enfants.

« Ne disposant pas de ressources à même de nous aider à payer les factures d’eau et d’électricité dans nos écoles, ce geste de la mairie est salutaire. Car, les conditions pédagogiques imposées par le curriculum et celles d’assurer aux enfants et à leurs maîtres des conditions d’hygiène normales dans les blocs sanitaires ne sauraient être une réalité sans l’électricité et l’eau courante », a-t-il noté.

En présence du maire Aliou Sow et du sous-préfet de Thiès-sud, Babacar Mar, le premier adjoint  au maire Ibrahima Bocoum a réitéré leur ferme volonté d’œuvrer dans le sens de créer les conditions optimales d’apprentissage dans les écoles élémentaires pour les enfants de la commune de Thiès-ouest. Pour éviter de retomber dans la même situation, le maire Aliou Sow  a invité les directeurs des écoles élémentaires de sa commune à s’approcher de la commission d’éducation pour travailler ensemble sur les tâches à exécuter en vue de la prochaine année scolaire.

« Cela va nous aider à mieux planifier nos actions au sein de l’école pour que le concept « Oubi tey jang tey » (commencer les apprentissages dès la rentrée) soit une réalité pour notre collectivité locale dans l’écrasante majorité des écoles élémentaires », a-til affirmé.

Mbaye BA

L’électrification rurale fait son chemin dans la région de Fatick où 26 villages ont été électrifiés grâce au projet Peracod/Endev qui a été mis en œuvre par la Giz et financé par la coopération allemande. Mamadou Sambou s’exprimait lors d’un atelier de plaidoirie sur la gouvernance énergétique dans la région de Fatick.

Il a indiqué que les collectivités locales sont confrontées à une double problématique compte tenu de leurs ressources limitées pour électrifier des villages de leurs communes et prendre en charge les besoins de l’électrification rurale. Pour cette nouvelle phase en cours, l’Endev s’est inscrit dans une dynamique de pérennisation de ses acquis. C’est pourquoi la mise en place d’un cadre de concertation est importante d’après Mamadou Sambou qui a annoncé que le projet Peracod/Endev prend fin en mars 2017. Cependant, il a réussi à électrifier 26 villages de Foundiougne et de Fatick. M. Sambou a souligné que la gestion des infrastructures électriques est un véritable problème pour les Etats et les collectivités locales.

Elle consacre des moyens importants pour leur réalisation ; ce dont ne disposent pas souvent les élus locaux. Les infrastructures sont aussi, d’après lui, des leviers essentiels de développement, de croissance économique et des éléments stratégiques de lutte contre la pauvreté et nécessitent une meilleure gestion pour en garantir la durabilité et la qualité des services en vue d’améliorer les conditions d’existence des populations bénéficiaires de l’électricité. Les travaux de l’atelier de plaidoirie sur la gouvernance énergétique sont présidés par le gouverneur Souleymane Ciss.

Oumar Ngatty BA

Le programme « And défar Sunu Gox » a été lancé dans la ville de Ziguinchor du 4 au 11 juin. Des poubelles ont été posées à l’angle des rues. Auparavant la mobilisation communautaire a permis d’éradiquer des dépôts de déchets. Le défi reste la pérennisation.

Les intersections des axes routiers sont dotées de poubelles depuis le week-end dernier. Les piétons n’ont plus raison de jeter des déchets légers sur la chaussée. Ces poubelles sont conçues et fabriquées dans le cadre de « And défar Sunu Gox », un programme du ministère de la Gouvernance locale, du Développement et de l’Aménagement du territoire. Ce programme piloté par l’Unité de coordination de la gestion des déchets solides (Ucg) est soutenu par le groupe Sonatel. Une caravane partie de la mairie est passée devant le siège de la Sonatel, la gouvernance, le conseil départemental, la cathédrale Saint Antoine de Padoue, la place Jean Paul II, la grande mosquée de Santhiaba, le rond-point Bel Ali, la Place Gao. La finalité était de mesurer le niveau de salubrité après des opérations coup de poing menées avec les populations. Au bout du compte, des artères affichent un bon niveau de salubrité, des dépôts sauvages sont rayés du décor. L’occasion a été aussi saisie pour récompenser les quartiers Kandé Alassane, Tilène, Camp Sawdy, Boucotte Centre et Soukou Papaye. Des brouettes, des pelles, des râteaux et des balais ont été remis à ces quartiers.

 Quelqu’un qui t’aide à rendre propre ton quartier, t’aide à avoir la bonne santé. En effet, nous ne pouvons que remercier la Sonatel, l’Ucg et la mairie de Ziguinchor. Il n’y a plus de dépôts sauvages chez nous et cela sera pérennisé avec le lot de matériel que nous avons reçu. Les populations savent que sans la propreté, on ne peut pas avoir une bonne santé », a reconnu Maguette Diop, un des conseillers du quartier de Tilène. Pour sa part, le coordinateur du pôle Casamance de l’Ucg, Amadou Baba Diattara, a assuré que toutes les mesures seront prises pour pérenniser les acquis. « On peut dire que Ziguinchor a changé de visage. On a eu à éradiquer la quasi-totalité des dépôts. On a aussi fait le désensablement et le désherbage des artères principales. Toutefois, on va prendre toutes les dispositions qu’il faut pour pérenniser les acquis et faire de Ziguinchor une ville propre », a-t-il déclaré. Le représentant de la Sonatel a établi un lien entre leur engagement et leur responsabilité dans la préservation du cadre de vie.

« Cette activité marque l’engagement que nous constatons de la part de la population et nous conforte dans notre politique Rse en continuant à les soutenir. La Sonatel s’engage à porter la parole partout dans la commune pour une bonne préservation du cadre de vie à travers les acquis de ce programme », a soutenu le représentant de la Sonatel. Prenant la parole, le secrétaire général de la mairie, M. Dione, estime que ce programme est une belle initiative.

Il a donné des assurances de sa pérennisation et a invité les habitants à faire un bon usage des poubelles. Le représentant du gouverneur, le chef de service régional de l’environnement, M. Niass, a remercié les parties prenantes avant d’exhorter la population à pérenniser les acquis. Il a aussi lancé un appel pour la mise en place d’un centre d’enfouissement des déchets à Ziguinchor.

Idrissa SANE

Les rendements réalisés par les fermes agricoles modernes des villages de Mbaye Mbaye et de Kébé Ndeukt sont conformes aux attentes. Ce qui laisse présager de belles perspectives économiques pour le département de Louga.

Le Projet d’appui à la sécurité alimentaire (Pasa) a tout mis à la disposition des producteurs : périmètres aménagés, système d’irrigation, semences, engrais et encadreurs. Et les fermes, reconnaissantes, n’ont pas trahi. Elles ont donné des rendements à la mesure des attentes des producteurs et du principal bailleur, la Bad (Banque africaine de développement). Hatem Fellah, experts de l’institution financière, était à Louga hier dans le cadre d’une mission de supervision. « C’est une expérience nouvelle. Mais, en voyant les rendements obtenus en si peu de temps, on a toutes les raisons de croire à ce projet », a dit, satisfait, Hatem Fellah, « agréablement surpris » par l’enthousiasme des populations. En compagnie de Moustapha Diaw, coordonnateur du Pasa, il a visité les fermes agricoles de Kébé Ndeukt et de Mbaye Mbaye dans le département de Louga. Sur place, ils ont mesuré les efforts fournis. Partout, c’est des montagnes d’oignon qui se tutoient. Gombo, melon et pastèque sont aussi en cours de récolte ; alors que aubergine et piment sont en croissance. « Maintenant, il faut travailler à améliorer les rendements pour accroître les revenus », s’est réjoui l’expert de la Bad. Les deux fermes ont nécessité un financement de près de 200 millions de FCfa. Au total, deux milliards de FCfa sont prévus pour permettre la réalisation de 15 fermes agricoles modernes dans la région de Louga. « Les résultats obtenus sont encourageants. Nous devons s’assurer que ces fermes soient un investissement durable », a souligné Moustapha Diaw, coordonnateur du Pasa dans les régions de Louga, Matam et Kaffrine. « Nous allons continuer de vous accompagner conformément aux instructions du président de la République qui vise une transformation structurelle de l’économie dans le Plan Sénégal émergent (Pse) », a précisé le coordonnateur Diaw.

Coût du gasoil, souci des producteurs
Cette visite de terrain effectuée ce mardi était aussi une belle occasion pour les producteurs de dire leurs préoccupations. La principale est relative au coût de revient du gasoil qui fait marcher l’électropompe. « Tout ce que nous gagnons est pratiquement réutilisé pour l’achat de gasoil. Cette situation est devenue insoutenable », fait remarquer Mbaye Kane, producteur dans la ferme de Kébé Ndeukh. « Le gasoil est une contrainte majeure. Une solution doit impérativement être trouvée », soutient Badara Mbaye, président du Gie de la ferme de Mbaye Mbaye. Dans leur réponse, Hatem Fellah, l’expert de la Bad et Moustapha Diaw, coordonnateur du Pasa, disent comprendre les soucis des producteurs.

« Tout début est difficile. Il y a des problèmes mais soyez patients et ayez confiance au Pasa qui vous conduira certainement vers des lendemains meilleurs », a rassuré le fonctionnaire de la Bad s’adressant aux producteurs. Le coordonnateur du Pasa a abondé dans le même sens en soutenant que des réflexions sont en cours pour trouver une solution à cette question. « Mon équipe est en train de réfléchir et très certainement une solution sera trouvée », a précisément dit Moustapha Diaw. Il a rappelé l’objectif du Pasa qui consiste à renforcer durablement la sécurité alimentaire et à réduire la pauvreté dans les régions couvertes.

Ce qui, a-t-il expliqué, passe par l’accroissement des revenus des petits producteurs et surtout des femmes.

Abdoulaye DIALLO

Regroupés au sein du mouvement « Wajal Sunu Elëg » (préparer notre avenir), les cadres (femmes, jeunes, étudiants) ont profité de la troisième édition des journées socioculturelles et sportives de Koumpentoum pour magnifier l’option fondamentale du gouvernement du Sénégal de réussir l’émergence des terroirs par la mise en place d’infrastructures socio-économiques.

La commune de Payar, à 157 km de la commune chef-lieu de Tambacounda, a été le point de convergence des cadres du Niani Kalankadougou. C’est là que s’est, en effet, tenue la troisième édition des journées socioculturelles et sportives de Koumpentoum. La réflexion a porté sur l’émergence de leur terroir. L’occasion a été saisie pour saluer les efforts du gouvernement de doter les terroirs d’infrastructures de désenclavement, hydrauliques et socio-économiques.

La fédération des groupements de femmes de « Wajal Sunu Elëg » (préparer notre avenir) a profité de cette rencontre pour inviter les autorités politiques, administratives, religieuses et tous les leaders d’opinion du département à promouvoir le maintien des filles à l’école, l’entreprenariat rural, le financement de l’économie rurale.

Venu présider cette mobilisation, le parrain de l’événement, Abdoulaye Ndao, président de « Wajal Sunu Elëg », a salué la clairvoyance du président Macky Sall qui est en train de faire de l’aménagement du territoire son cheval de bataille en dotant les régions les plus démunies du minimum pour l’épanouissement des populations. Le clou de ces journées a été la finale du tournoi de lutte qui a opposé Safando de Koumpentoum et Ndiol Ansou de Bambey.

Pape Demba SIDIBE

Avec ses nombreuses potentialités, le département de Mbour occupe une place de choix dans le Plan Sénégal émergent (Pse). Plusieurs projets d’envergure seront réalisés dans cette localité. Mais, pour les acteurs du développement économique de Mbour, leur département devra se mettre à niveau sur le plan des services, des transports, des routes, de l’assainissement, du logement, pour pouvoir bénéficier pleinement de tous ces investissements de l’État.

Depuis quelques années, le département de Mbour connaît une explosion démographique impressionnante accompagnée d’un dynamisme économique sans précédent. Un dynamisme économique qui va s’accroître avec l’ouverture prochaine de l’aéroport international Blaise Diagne (Aibd), la mise en service de l’autoroute Diamniadio-Aibd-Mbour, la réalisation du projet de train express rapide et la concrétisation du plan de développement touristique avec notamment les nouvelles stations balnéaires de Pointe Sarène et Mbodiène. Autant d’atouts qui permettent aujourd’hui d’entrevoir l’avenir avec plein d’optimisme. Mais les acteurs du développement économique de ce département qui aspire à être l’un des premiers pôles économiques du pays, après Dakar, ont sonné l’alerte lors d’un panel organisé le week-end dernier sur « la place de Mbour dans le Plan Sénégal émergent (Pse) ». Pour Cheikh Issa Sall, directeur général de l’Agence de développement municipal (Adm), le Pse ne constitue pas que des opportunités pour le département de Mbour. M. Sall a estimé que les menaces sont palpables. Et, à son avis, « si Mbour ne se met pas à niveau sur le plan des services, des transports, des routes, de l’assainissement et du logement, toutes les activités liées à l’Aibd et les autres projets prévus dans la zone peuvent retourner vers Diamniadio, Lac Rose, Thiès ou Dakar ».

Mbour, poumon du tourisme national
Cheikh Issa Sall est formel, le département de Mbour doit vite se mettre à niveau. « L’Aibd n’est pas un aéroport pour Mbour, mais pour tout le Sénégal. Cette infrastructure peut nous apporter beaucoup d’avantages sur le plan économique et social, mais il faudrait qu’on se prépare en conséquence », a-t-il souligné.

Et pourtant ce département regorge d’énormes potentialités. Au cours de ce panel, les cadres ont revisité tous les aspects liés au développement économique et social de ce département. Ils ont passé en revue les secteurs du tourisme, de la pêche qui contribue à l’économie locale, du transport. Dans sa communication, le directeur général de la Sapco est revenu sur la place et l’importance du tourisme dans le département. Pour Bocar Ly, « Mbour, avec la station balnéaire de Saly-Portudal, est le poumon du tourisme national ».

Le directeur général de la Sapco est clair. Selon lui, les 27 projets phares du Pse comportent trois éléments fondamentaux dans le tourisme, notamment le développement des sites intégrés de Pointe Sarène et Mbodiène, mais aussi le développement du micro-tourisme, le financement de l’activité touristique. « Pointe Sarène et Mbodiène sont des projets phares du Pse. Pour ces sites-là, l’État doit mettre 25 milliards de francs Cfa pour l’aménagement », a indiqué Bocar Ly. Pour le directeur général de la Sapco, des investissements étrangers de plus de 190 milliards de francs Cfa sont attendus sur ces deux sites. Aujourd’hui, beaucoup d’investisseurs sont prêts à mettre leur argent, mais il leur faut une vision claire du chronogramme de réalisation des aménagements. « On a des offres sur la table, des gens qui sont prêts à construire des hôtels, mais il faut arriver à signer des contrats avec ces entrepreneurs sur la base des engagements de l’État et souvent cela prend énormément de temps », a-t-il noté.

Aujourd’hui, les travaux sont très avancés, selon M. Ly, et Pointe Sarène sort de terre. Les pistes d’accès ont été réalisées, de même que la connexion au réseau électrique national. Et la Sapco est, selon son directeur général, en négociation très avancée pour l’aménagement avec les groupes Cse-Eiffage qui ont créé un consortium. « L’intérêt dans cette négociation, c’est qu’elle prend aussi en compte les besoins de Mbour. Nous avons demandé à ce que ce groupe fasse une offre qui réglerait le problème de Pointe Sarène, mais aussi celui de Mbour parce qu’en réalité, pour développer le tourisme dans notre zone, il faut des services très modernes », a assuré Bocar Ly.

Des infrastructures routières sortent de terre
Des routes et autres infrastructures sortent de terre au grand bonheur des populations de Mbour. Elles permettront à ce département proche de Dakar de bénéficier des retombés de l’aéroport Blaise Diagne et du Plan Sénégal émergent.

Dans le domaine des infrastructures routières, 6 km de routes sont prévus dans le cadre de Promo villes. A cela s’ajoutent l’aménagement et le bitumage de la route Joal-Samba Dia-Djiffer, la réhabilitation de la route Sindia-Poponguine dont la première phase entre la nationale 1 et l’échangeur de Kiniabour a été déjà réalisée. Les travaux d’entretien de Toglou et de l’axe Mbour-Joal sont également en cours.

Dans le cadre du Programme d’appui aux communes et aux agglomérations (Paca-Sen) qui va entrer en vigueur en janvier 2017, il sera réalisé beaucoup de routes, des voies de contournement pour permettre une grande fluidité du transport dans le département. « A l’Adm, on a recruté un consultant qui va venir à Mbour pour identifier, avec les autorités locales, les populations et la société civile, l’ensemble des investissements qui seront réalisés dans le cadre de ce programme. Lequel permettra au secteur du transport de pouvoir, après la réalisation de la voirie interne et des routes de connexion entre les différentes communes, de pouvoir réceptionner les bus et les mettre en service dans de très bonnes conditions », a assuré Cheikh Issa Sall. « Pour accompagner toutes les infrastructures qui seront réalisées dans le cadre du Pse et surtout la mise en service de l’Aibd et des différentes stations balnéaires, le président de la République Macky Sall a fait de Mbour le point central du Paca-Sen qui va réaliser beaucoup de voiries et d’équipements collectifs pour le département. Selon les intervenants, Mbour fait face à plusieurs difficultés liées à une excroissance anarchique, à la dégradation de la voirie, à l’inexistence de canaux d’évacuation des eaux usées, à l’insuffisance de canaux de drainage des eaux pluviales, à l’insuffisance du système de collecte des ordures ménagères, à la déficience de l’éclairage public dans beaucoup de ville, entre autres, sans compter l’absence d’infrastructures routières adaptées et d’offre de transport. D’où l’urgence de se mettre à niveau pour accueillir tous ces investissements prévus dans le cadre du Pse. C’est ainsi qu’une liste des routes prioritaires pour Mbour a été établie par le maire Fallou Sylla. Il s’agit, selon M. Ly, d’un linéaire de 20 km qui sera intégré dans l’offre que le consortium Cse-Eiffage fera au gouvernement. Une offre qui, a-t-il précisé, va prendre en charge la réalisation des routes à l’intérieur de la ville, la route de contournement qui connecte le site de Pointe Sarène avec l’autoroute à péage, la reprise de la route Mbour-Joal qui sera refaite, l’élargissement de la traversée de Mbour. Sur ce même registre, a fait savoir Bocar Ly, le mémorandum d’entente a été déjà rédigé et se trouve actuellement sur la table de l’Apix pour approbation. « D’ici quelque temps, on va aboutir à la signature du contrat Cse-Eiffage-Ageroute qui va nous permettre de régler plusieurs problèmes, notamment celui de la circulation, de la traversée de Mbour, du contournement de la ville, de la connectivité des sites de Pointe Sarène et Mbodiène, mais aussi celui de l’aménagement de Pointe Sarène », a assuré M. Ly. Pour le Dg de la Sapco, la création de l’Aibd est un élément déterminant du tourisme à Mbour. « L’intérêt pour l’Aibd, c’est de faciliter le transport aérien. Cela va permettre de baisser les coûts de transport qui va directement se répercuter sur le secteur touristique et agir sur les prix qui vont impacter sur le nombre d’arrivée des touristes chez nous », a-t-il noté. En plus de l’aéroport, il y aura la connectivité par les routes avec l’autoroute Aibd-Mbour qui constitue, selon M. Ly, un élément structurant du tourisme de Mbour.

La pêche, base de l’économie de Mbour
La pêche occupe une place privilégiée dans les stratégies nationales de développement comme le Pse. Elle est la base de l’économie locale à Mbour. Les plus importants ports de pêche du pays (Joal et Mbour) se trouvent dans ce département et fournissent la plus grande partie de la production halieutique de la région de Thiès. Pour le président du Conseil départemental, le département de Mbour occupe 45% de ce secteur au niveau national. À en croire M. Samb, le milieu marin du département de Mbour, en raison des conditions naturelles favorables, possède une grande abondance et une remarquable fertilité. « L’influence de Mbour sur l’espace régional, voire national, s’exerce surtout à travers l’importance de sa population halieutique. Mais malheureusement, Mbour dont l’économie dépend en large partie de la rente des pêches se trouve confronté au phénomène de surpêche et de la diminution des captures qui menacent la survie des populations pour qui l’activité de la pêche est vitale », a déploré le président du Conseil départemental, par ailleurs acteur de ce secteur. Toutefois, a souligné M. Samb, des actions concrètes dans le cadre du Pse permettent d’entrevoir l’avenir avec sérénité. Il s’agit, entre autres, du renforcement de l’immatriculation des pirogues, le renforcement des conseils locaux de pêche artisanale (Clpa), de l’amélioration des conditions de stockage avec la construction de quais de débarquement modernes à Pointe Sarène et Ngaparou, du financement des moteurs hors-bords pour aider les acteurs à s’équiper. L’aquaculture n’est pas en reste, selon M. Samb, avec une production qui est passée de 370 tonnes en 2012 à 1215 tonnes en 2015, soit un taux de croissance de 227%. « Des projets sont en cours, notamment une exploitation de crevetticulture à Guéréo Thiafoura pour un financement de 58 milliards de francs Cfa avec des Brésiliens et un projet de station marine entre Pointe Sarène et Joal-Finio pour deux milliards de francs Cfa », a laissé entendre M. Samb.

Reportage de Samba Oumar FALL

L’association du « comité de jumelage » résidant dans la ville de Pont-Sainte-Maxence en France a doté le lycée Alboury Ndiaye de Linguère d’une infirmerie. L’inauguration de cette structure qui a coûté 13.000.000 de FCfa a eu lieu le 11 juin dernier.

Aly Ngouille Ndiaye, ministre de l’Industrie et des Mines, par ailleurs maire de Linguère, a présidé l’inauguration de l’infirmerie du lycée Alboury Ndiaye, samedi dernier. Financée par l’association du « comité de jumelage » résidant en France, cette structure est équipée par le maire. Le président du gouvernement scolaire, Saër Bamba Dieng, s’est réjoui des efforts conjugués de l’association et du maire pour l’implantation de cette infirmerie. Il a interpellé les autorités afin qu’un bon agent de santé et un plateau médical soient mis à la disposition de l’infirmerie.

Le président de l’association des parents d’élèves, Momar Cissé Seck, a saisi cette opportunité pour remercier le maire et formuler quelques doléances. « Notre souhait est de mettre le lycée Alboury Ndiaye en état de lycée mixte après la mise en service du nouveau lycée moderne actuellement en chantier », sollicite-t-il, réclamant également un laboratoire et une salle des professeurs.

Pour le proviseur du lycée, Moustapha Sène, l’association qui a construit cette infirmerie a longtemps œuvré pour l’émergence de Linguère, surtout dans le secteur éducatif. « C’est ainsi qu’elle a planté des arbres fruitiers et ombrageux dans les établissements, fait un don de livres et de médicaments, un versement de 400 euros à la pharmacie pour la prise en charge de 35 élèves ».

M. Sène indique également que « cette structure sanitaire va lutter contre les pertes de temps enregistrées au lycée Alboury Ndiaye », en ce sens que « les élèves étaient évacués à l’hôpital Maguette Lô de Linguère, distant de plus de 800 m. C’est pourquoi ils accusaient un retard par rapport à certains enseignements-apprentissages. Aujourd’hui, ce problème est résolu, car ils peuvent recevoir des soins et retourner dans les salles de classe ». Il ajoute que les sapeurs-pompiers de Linguère ont eu, en un an, à faire plus d’une soixantaine de sorties pour secourir des élèves en crise. Ainsi la construction de cette structure sanitaire de 107 m2, avec  quatre salles physiques, permettra d’assurer la prise en charge médicale d’un peu plus de 2.500 élèves que compte ce lycée. Maître Amadou Kâ, président du Conseil départemental de Linguère, a demandé à l’administration de veiller à la bonne gestion de cette structure afin de ne pas décevoir les donneurs. Il s’est engagé à prendre en charge le salaire de l’infirmier qui sera affecté dans ce poste.

Abdou Aziz Diop, qui a parlé au nom de l’association, a déclaré qu’ils sont plus que déterminés à accompagner les actions du lycée Alboury Ndiaye. Dans ce cadre, répondant aux attentes des apprenants du lycée, cette association va financer une salle de conférence.

Masse NDIAYE

Plus de 500 ménages défavorisés ont bénéficié d’un don de denrées alimentaires à l’occasion de ce mois béni de Ramadan. Ils ont reçu cette ration alimentaire des mains des responsables du centre de l’Agence des musulmans d’Afrique de Kolda.

Le centre de l’Agence des musulmans d’Afrique (Ama) de Kolda vole au secours des populations vulnérables. Elle a procédé hier à la distribution d’un important lot de denrées alimentaires composé du sucre, d’huile végétale, de lait en poudre et du riz aux populations démunies à l’occasion du mois béni de Ramadan. Ce geste d’une haute portée humanitaire s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du projet de rupture du jeûne initié par la direction de l’Ong. La cérémonie a démarré par la lecture de quelques versets du saint Coran en présence des autorités administratives et chefs de services régionaux. Pour le directeur du bureau d’Ama Kolda, Abdoul Karim Arrar, ce geste vise à réduire les souffrances des populations vulnérables durant ce mois de Ramadan. « Nous essayons aussi, à travers ce programme, d’appliquer les préceptes de l’Islam comme le recommande le Prophète Mouhamad (Psl) », a estimé Abdoul Karim Arrar.
Le porte-parole des bénéficiaires El Hadji Sané remercie le directeur du bureau local d’Ama pour ce geste de bienfaisance. L’adjoint au maire de Kolda, Daouda Sidibé, abonde également dans le même sens en remerciant le directeur d’Ama pour les multiples et nobles actions qu’il est en train de faire au bénéfice exclusif des populations, surtout de la frange la plus vulnérable. « Vous avez, encore une fois de plus, montré que vous êtes et que vous serez toujours aux côtés des populations », souligne-t-il.

A signaler que ce n’est pas la première fois que le centre Ama de Kolda vole au secours des populations vulnérables. Elle organise chaque année une cérémonie de remise de don de denrées alimentaires aux couches sociales défavorisées pendant le mois de Ramadan. Des activités similaires sont également menées par Ama Sénégal en faveur des populations démunies des régions de Ziguinchor, Sédhiou, Dakar, Kaolack, Fatik, Saint-Louis et Matam. Au total, 4000 ménages dont 550 dans la région de Kolda bénéficient cette année, de ce programme pour un montant de 91, 7 millions de FCfa.

Mamadou Aliou DIALLO

Plus de 1.500 enfants malnutris ont été recensés en 2015 à Maka Coulibantang dans la région de Tambacounda. Dans cette localité, le taux de décès lié à ce phénomène représente 0,8%.

La malnutrition est un problème de santé publique dans certaines localités de la région de Tambacounda comme Maka Coulibantang. Dans cette localité qui regroupe plusieurs villages, plus de 1500 enfants malnutris ont été recensés par l’Unicef et ses partenaires. Pour faire face à ce fléau, l’Ong la « Lumière », avec l’appui du nouveau programme dénommé l’approche communautaire participative, mène des actions sur le terrain pour débarrasser les enfants de cette pathologie. La chargée des programmes de l’Ong « La Lumière », Mme Khadidiatou Camara, a indiqué que pour freiner la malnutrition, l’Unicef et ses partenaires sont en train de renforcer les moyens de la prévention en s’appuyant sur l’approche communautaire participative. Cette approche est d’ailleurs déroulée dans 15 villages de l’arrondissement de Maka Coulibantang et de Koumpentoum pour une phase pilote. « Cette approche ne vient pas avec toutes les solutions, mais accompagne les communautés à trouver des moyens de mettre fin à la malnutrition. Tout est basé sur l’existant pour amener les populations à lutter elles-mêmes contre cette maladie », a soutenu Mme Khadidiatou Camara. Moustapha Keita, animateur à l’Ong « La Lumière », a fait un plaidoyer pour que les femmes enceintes bénéficient d’un bon suivi médical afin de protéger les enfants de la malnutrition. Les populations et les représentants de l’Unicef ainsi que ceux de l’Ong « La Lumière » ont diagnostiqué durant la rencontre avec les populations les principales causes de cette maladie dans la région de Tambacounda. A l’issue de cette assemblée, les villages ont choisi chacun cinq personnes qui se chargeront de suivre les enfants et de rendre compte aux partenaires pour une meilleure prise en charge.

P. D. SIDIBE

Le Conseil départemental de Guinguinéo, région de Kaolack, a offert des équipements scolaires et informatiques d’une valeur de 50 millions de FCfa aux établissements scolaires du département. La cérémonie de remise du matériel a eu lieu le week-end dernier.

Les lycées Khassim Mbacké de Guiguinéo et de Mbadakhoune et les Collèges d’enseignement moyen (Cem) d’Ourour, de Mbosse, de Gagnick et de Ndiago ont reçu un lot d’équipements scolaire et informatique de la part du Conseil départemental de ladite localité. Le matériel a été remis aux responsables des établissements scolaires au cours d’une tournée présidée par le président du Conseil départemental, Pape Malick Ndour. Il était accompagné de l’Inspecteur d’académie de Kaolack et de plusieurs autorités politiques et éducatives. Pour la remise de ce matériel, des cérémonies de remise ont eu lieu dans différentes localités. Les fournitures scolaires sont composées de matériels didactique et informatique d’une valeur de 50 millions de FCfa.

Le président du Conseil départemental de Guinguinéo a profité de cette opportunité pour remercier le chef de l’Etat de la pertinence de l’Acte 3 de la décentralisation. « Si aujourd’hui nous avons les moyens d’appuyer des lycées et collèges du département de Guiguinéo, nous le devons à la réforme de l’Acte 3 de la décentralisation qui rapproche davantage l’administration des administrés à travers des élus locaux qui sont par nature plus proches des populations », a souligné Pape Malick Ndour. Il a rappelé que la convention de partenariat signée avec les structures d’enseignement privées du département vise à prendre en charge les élèves en classe d’examen exclus des établissements publics. M. Ndour a réitéré la volonté du Conseil départemental d’accompagner le secteur de l’éducation de Guinguinéo. « Nous avons, avec l’aval du conseil, décidé que l’essentiel des fonds de concours reçus de l’Etat sera destiné au secteur de l’éducation en donnant aux différents lycées et collèges, outre le matériel didactique classique avec des cahiers et livres au programme, un lot de 74 ordinateurs pour renforcer les capacités des professeurs et des élèves en matière de Tic. Car nous considérons que la maîtrise de l’outil informatique est de nos jours un atout indispensable en matière d’éducation », a-t-il souligné. Il a par ailleurs promis de prospecter du côté de la coopération décentralisée pour apporter un appui supplémentaire au secteur dans l’avenir. Pour sa part, l’inspecteur d’académie de Kaolack a salué l’initiative du Conseil départemental qui, selon lui, n’en est pas à son coup d’essai dans son soutien au système scolaire de Guinguinéo. Alioune Ndiaye, s’adressant aux élèves bénéficiaires, les a exhortés à veiller sur cet équipement informatique de dernière génération.


La délégation du Conseil départemental de Guinguinéo, accompagnée des autorités académiques, s’est rendue, dans le cadre de la remise de ces équipements, dans les localités de Guinguinéo, d’Ourour et de Mbadakhoune. Pape Malick Ndour a invité ses collègues à faire comme lui parce que la réhabilitation et l’équipement des établissements scolaires sont une affaire des collectivités locales.

Elimane FALL


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