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Régions (1868)

Pour accompagner le secteur primaire, la région de Tambacounda s’est orientée vers une gestion rationnelle de ses ressources en eau dans le cadre du projet Pepam-UE. A terme, il sera question de doter dans toutes les communes concernées par le Projet d’un plan local de gestion intégrée en eau (Gire).

Un processus de planification des ressources en eau de la vallée du Sandougou est en cours en vue de protéger cette denrée dans une zone à cheval sur les départements de Tambacounda et de Goudiry dans le cadre du projet Pepam-UE. A terme, chacune des communes concernées sera dotée d’un plan local de Gire. Avant la fin du processus, des comités locaux eau seront aussi mis sur pied dans les communes afin de prévenir les conflits liés à l’utilisation de l’eau. Cela a retenu l’attention au cours de l’atelier sur l’étude prospective du plan de gestion intégré des ressources en eau. Il a été retenu les résultats du scénario de mobilisation des eaux de ruissellement qui confère une grande disponibilité de l’eau et la nécessité de mettre en place les ouvrages de retenue qui devront cependant être bien pensés pour éviter les perturbations de l’écoulement global. Cette orientation stratégique privilégie, d’une part, une meilleure maîtrise des eaux de ruissellement en faveur de l’agriculture pluviale et, d’autre part, la promotion de la petite et moyenne  hydraulique aménagée et équipée pour les systèmes reproductifs en se basant sur la forte implication des  collectivités dans la maîtrise des ouvrages d’eau conformément au principe de la Gire. C’est le condensé des recommandations lors d’un atelier régional de restitution des rapports bilan diagnostic des Plans de gestion des ressources en eau (Pgre) et de la situation de référence sur les actions Gire dans la sous-unité de gestion et de planification (Ugp) Sandougou qui a réuni divers acteurs intervenant autour de l’eau au Conseil départemental de Tambacounda. C’est pourquoi, le gouverneur El Hadji Bouya Amar a salué cette opportunité offerte par l’Union européenne qui se déploie dans le maillage de la région dans divers projets hydrauliques et de l’assainissement.

Comités locaux eau

L’accès à l’eau potable pour les populations rurales est, selon le gouverneur, une sur-priorité du chef de l’Etat Macky Sall dans le cadre du Plan  Sénégal Emergent. Pour accompagner le secteur primaire vers lequel la région de Tambacounda s’est orientée grâce à ses potentialités, l’eau est au premier plan avec un besoin sur les plans qualitatif et quantitatif, souligne El Hadji Bouya Amar. Le défi reste une bonne gestion rationnelle de cette denrée en surface et souterraine afin de mettre en œuvre la réforme de la gestion en milieu rural pour laquelle la région orientale est la zone test. Le gouverneur a engagé les élus des collectivités locales à prendre en charge la gestion rationnelle et durable des ressources en eau dans les terroirs et localités. En outre, il s’est félicité du choix porté sur le Sandougou qui traverse la région de Tambacounda. Une étude a été menée par le consortium Eau vive et Caritas qui a livré l’ensemble des scénarii sur la gestion des ressources en eau. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre de la composante Gire, engagée au titre du projet Pepam-UE financée par l’Union européenne, a indiqué Niokhor Ndour, directeur de la gestion et de la planification des ressources en eau au Ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement.

Pour M. Philippe de l’Union européenne, le Pepam-UE projet eau portable pour le millénaire est financé par l’Union européenne dans le cadre du 10e Fed (Fonds européen de développement). Cette rencontre qui met en exergue le Gire permet de voir l’implication totale des maires qui sont trop proches des populations et autres acteurs de l’eau. A terme, chacune des communes concernées par la sous-Ugp sera dotée d’un plan local de Gire. Avant la fin du processus, des comités locaux eau seront aussi mis sur pied dans les communes afin de prévenir les conflits liés à l’utilisation de l’eau.

Pape Demba SIDIBE

 

Dans la perspective de la construction du pont de Rosso-Sénégal d’un coût de 54 milliards de FCfa devant relier le Sénégal et la Mauritanie, la commune de Rosso-Sénégal a bénéficié d’un programme spécial de l’Etat. L’annonce a été faite par le maire Cheikh Guèye, selon qui l’Etat s’est engagé à accompagner sa commune à travers le financement d’un programme bien ficelé et évalué à 8 milliards de francs pour l’indemnisation des impactés et les projets socio-économiques de base à réaliser dans le cadre de l’exécution du projet.

Selon le maire de la commune de Rosso-Sénégal, Cheikh Guèye, «les travaux annexes à la construction du pont de Rosso-Sénégal ont effectivement démarré comme prévu depuis le mois de janvier dernier avec la reconnaissance des lieux par la commission technique mise en place par l’Etat et qui est dirigée par le gouverneur». C’est ainsi que «la commission, qui regroupe tous les services techniques de l’Etat, a ordonné la libération des emprises qui doivent abriter les travaux du pont et qui ont fini d’être matérialisées», a t-il déclaré sur les ondes de la Rts. Mieux, «les dossiers d’appels d’offres ont commencé à être lancés pour commercer certains travaux inclus dans le projet », a-t-il ajouté. En outre, « les projets socio-économiques de base ont démarré en premier avec la gare routière, le parking, la réhabilitation des écoles et des dispensaires et l’aménagement d’une route de 65 km ». Toutefois, « un des points noirs du projet, c’est la traversée motorisée qui va disparaître », a-t-il souligné. Mais, de l’avis de M. Guèye, «c’est un pourcentage très faible comparée aux avantages que ce projet international nous apporte ».

Considérant que « les pêcheurs impactés ont été tous recensés de même que leur matériel qui a été évalué», le maire rassure qu’« ils seront indemnisés à hauteur de 400 et quelques millions de FCfa». Outre l’indemnisation des impactés, la libération des emprises et les projets socio-économiques de base précités à réaliser dans le cadre du projet et portés par les bailleurs, l’Etat s’est engagé à accompagner la commune de Rosso à travers un programme  bien ficelé.

Dans cet optique, « une enveloppe de 8 milliards de FCfa à été dégagée par l’Etat pour la construction d’un centre de santé d’un coût de 360 millions, d’un lycée clé en main de 250 millions, d’un marché moderne de 200 millions, d’une gare routière de 250 millions, la réalisation de 10 km de réseau  d’assainissement pour un montant non encore évalué», a-t-il fait savoir.

La construction du pont de Rosso qui va bientôt démarrer a requis un financement global de 54 milliards de FCfa consenti et approuvé par les partenaires financiers au développement des deux pays. Sa réalisation aura un impact certain sur la promotion des échanges économiques et commerciaux entre le Sénégal et la Mauritanie.

Mamadou Lamine DIEYE

Après Kédougou et Tambacounda qui ont lancé avec succès le programme « Epargner pour le changement » qui est l’un des programmes phares de l’Ong La Lumière, puis les régions de Kolda et de Kaffrine avec plusieurs centaines de millions de nos francs mobilisés, le programme suit son cours. Le programme a ciblé plus de 260 femmes du département de Tivaouane qui ont à ce jour épargné plus de deux millions deux cents mille francs (2.200.000 FCfa).

Le programme « Epargner pour le changement » (Epc), s’inspire du système traditionnel des tontines et il consiste en ce qu’un groupe de 15 à 25 membres crée un fonds collectif sur la base d’épargnes hebdomadaires. L’argent collecté est redistribué sous forme de prêts aux membres ; et les intérêts générés font augmenter le volume d’argent de ces groupes.

Ainsi et toujours dans la dynamique de sauvegarder les intérêts sociaux et économiques des communautés abritant les opérations minières, les contrées comme Dakhar Laye, Darou Khoudoss, Mboro, Gad, Ngomène, Mbar Ndiaye et Mbar Diop, dans le département de Tivaouane, sont entrées dans les bonnes grâces du projet mis en œuvre par l’Ong La Lumière, avec le concours financier d’Osiwa. A en croire Anna Diouf, la coordinatrice de l’Ong La Lumière dans la zone qui était à Tambacounda « 261 femmes réparties à travers 10 groupes sont ainsi enrôlées, et elles ont déjà pu épargner à ce jour la somme de 2.220.500 FCfa dont les 2.056.500 sont octroyés sous forme de prêt ».

Ce projet de développement communautaire « Epargner pour le changement » vise à former de véritables micro-entrepreneurs ruraux à même de doper de façon significative le tissu économique de leurs terroirs à l’image de cette dame du village de Sabodala, dans la région de Kédougou, devenue un grand nom du commerce international ou de cette autre dame de Koussanar dans la région de Tambacounda devenue exploitante forestière, affirme Ibrahima Sory Diallo, le secrétaire exécutif de l’Ong La lumière.

Pour rappel, ce programme « Epargner pour le changement » a démarré en 2007 dans la région de Kédougou. Initialement conçu pour les femmes, il est par la suite ouvert aux hommes et, de nos jours, Epc a su mobiliser, rien que dans les régions de Tambacounda et de Kafrine, 4.000 groupes qui ont pu collecter près de 40 millions de FCfa, lesquels fonds ont pu permettre d’octroyer environs 5.000 prêts pour un montant avoisinant 11 millions de FCfa. Comme quoi, ce sont les petits ruisseaux qui font les grands fleuves, souligne Ibrahima Sory Diallo.

Pape Demba SIDIBE

Les populations de Maka Coulibantang ont battu le pavée hier pour protester contre certaines conditions de vie peu enviables allant de l’enclavement de la commune aux problèmes d’infrastructures scolaires et hydrauliques. La cité religieuse de Maka Coulibantang met en avant l’absence de lycée, une gestion du forage par un comité ad hoc et le non-bitumage du tronçon Maka-Koussanar.

Ibantang, la cette cité religieuse située dans le département de Tambacounda et distante seulement de 35 km de Koussanar, a vibré aux rythmes des cris et autres klaxons de motos des marcheurs et autres protestataires.

Sous un soleil de plomb, ils ont marché dans les différentes artères de la commune pour se faire entendre. Pancartes, brassards rouges et autres banderoles bien brandis, ils ont manifesté leur courroux et demandé à ce que leurs doléances soient prises en charge. Ils réclament la construction d’un lycée dans la commune pour soutenir la scolarité de leurs enfants dont le plus grand nombre arrête l’école à ce niveau. Il y aussi le bitumage des 35 km qui les séparent de la Rn1 et qui rendent leur contrée quasi inaccessible, surtout durant la saison des pluies. La gestion du forage par un comité ad hoc dont ils estiment que le mandat est arrivé à terme a aussi été inscrite dans les doléances.

Les populations disent vouloir mettre en place un comité qu’elles auront choisi et installé. « Nous n’en pouvons plus de voir la situation continuer », affirme leur porte-parole du jour Kalidou Bâ, qui soutient que la quasi-totalité des élèves de la contrée ont vu leurs études arrêtées faute de tuteurs à Tambacounda et à Koussanar. S’il y avait un lycée sur place, leurs études n’allaient pas s’interrompre, explique le jeune. « Et pourtant, se désole-t-il, des localités moins célèbres, moins nanties que la nôtre et moins peuplées en élèves, sont dotées de lycée. Aujourd’hui, plusieurs dizaines de potaches sont là désœuvrés du seul fait d’une absence de lycée ».

D’ailleurs, rappelle Kalidou Bâ, la commune avait enregistré plusieurs décès de jeunes dans la méditerranée parce que ces derniers qui ne pouvaient plus continuer leurs études dans la commune avaient pris les chemins de l’émigration clandestine. Près d’une vingtaine en avait payé les frais du voyage sans retour, dit le jeune Bâ. C’est pourquoi, dit-il, il est temps que l’État construise un lycée dans la cité pour freiner la déperdition scolaire. A chaque fois qu’il y a évacuation de malade, ce dernier a mille chances de ne pas arriver à Tambacounda, tellement les conditions de voyage sont difficiles. L’État doit savoir que Maka Coulibantang est un foyer religieux comme tous les autres foyers. Et qu’il doit lui être accordé un programme spécial comme cela a été le cas partout.

P. D. SIDIBE

L’association «Ikana» a organisé la 6ème édition de sa fête de l’excellence à Ziguinchor samedi dernier. Les objectifs visés étaient de récompenser les élèves et enseignants qui se sont le plus hautement distingués par leur travail et leurs résultats l’année dernière, et de cultiver l’excellence dans les établissements scolaires de la Casamance.

Quarante-quatre (44) lauréats (élèves et enseignants) ont été primés. La présidente de l’association « Ikana », Aminata Angélique Manga, ministre de l’Economie solidaire et de la Microfinance, a appelé les élèves de la région méridionale du Sénégal à faire de cet événement un tremplin pour aller vers le concours général, où leurs aînés ont été très absents ces dix dernières années. Elle a promis de leur apporter tout son soutien matériel et de les aider à poursuivre leurs études, expliquant que son association « Ikana » s’est assignée comme mission d’appuyer les élèves, de les encadrer, « avec des lots de cadeaux importants » pour qu’ils comprennent le rôle qui est le leur dans la construction de la nation.

Cette année, l’association « Ikana » a distribué aux lauréats 8 ordinateurs, 14 tablettes, 10 vélos, une quarantaine dictionnaires, d’importants lots de livres, de cahiers, de stylos, de sacs à dos et du matériel didactique. Aminata Angélique Manga, par ailleurs responsable Apr à Ziguinchor, n’a pas manqué d’appeler les enseignants, les élèves et autres bonnes volontés à œuvrer pour pacifier l’espace scolaire en Casamance.

El Hadj Moussa SADIO

Malgré les efforts fournis par les collectivités locales pour une bonne gestion des ordures ménagères, c'est encore le calvaire dans certaines zones de la grande banlieue. Au quartier Médina 5 et alentours, des individus profitent de l'obscurité nocturne pour jeter leurs ordures dans les maisons abandonnées de ces quartiers. D'autres recourent au brûlage voire à l'enfouissement des ordures. Un danger banalisé.

Quartier Médina 5, à l'angle d'une rue, se dresse pitoyablement une maison abandonnée depuis plusieurs années à cause des inondations de la décennie précédente ayant complètement défiguré le quartier. Un amoncellement d'ordures meuble une partie de la maison que des habitants du quartier ont transformée en une sorte de décharge. Pourtant, c'était pour éviter cela que le propriétaire de la maison avait mis une partie de la maison à la disposition d'un groupe de jeunes fondeurs qui avait la responsabilité de surveiller la maison contre les jeteurs d'ordures. Assane Niang souligne que les habitants du quartier profitent de la nuit quand l'équipe de fondeurs est absente des lieux pour venir y jeter les ordures. «Pendant la journée, notre présence dissuade les jeteurs clandestins d’ordures ménagères mais ils attendent que nous quittions les lieux pour se débarrasser de leurs déchets domestiques», signale-t-il.

Pourtant, même la maison mitoyenne inhabitable, à cause des inondations, n'est pas épargnée de l'invasion des ordures ménagères. Son propriétaire est mort depuis des années. Sa famille s'est dispersée et son fils aîné qui devait s'occuper de la maison est rentré en Guinée.

C'est ainsi que des charretiers en ont fait un gîte pour leurs chevaux. «Tu as vu ces chevaux, ils défèquent à longueur de nuit dans la maison. Tu aperçois ces déchets un peu partout», explique François, un habitant du quartier. «Quelqu'un qui possède une maison dans cette zone doit trouver les moyens d'assurer sa surveillance. Autrement, il est évident que les habitants du quartier vont la transformer en dépotoir d'ordures», ajoute-t-il. Selon Ndèye Diaw, une habitante du quartier, les ordures constituent un véritable casse-tête pour les femmes de cette zone. Pourtant, un camion de ramassage d'ordures débarque quotidiennement dans le quartier. Il est toujours immobilisé dans une rue située à quelques centaines de mètres des maisons dépotoirs d'ordures. Par simple paresse, des femmes du quartier préfèrent se passer des services de ce camion de ramassage d'ordures et attendent la nuit pour jeter leurs poubelles dans les maisons abandonnées.

Elle dit de s’être toujours opposée que les gens voudraient y déposer des ordures. «Mais, c’est clandestinement que certains déposent les ordures ménagères », ajoute-t-elle.

Brûlage ou enfouissement d’ordures
« Au-delà de mon devoir de rendre service au propriétaire de cette maison et sa famille avec laquelle nous avons cohabité pendant des décennies, les membres de ma famille souffrent terriblement de l'odeur pestilentielle que dégagent ces ordures. Mais, en réalité, je suis vraiment impuissante », poursuit-elle. « Ici, il y a beaucoup de maisons récupérables, mais les ordures qui y sont jetées risquent de rendre plus difficile le travail de récupération des propriétaires », a-t-elle ajouté.

Dans le même ordre, elle signale que la famille qui vivait dans l’autre maison abandonnée jouxtant celle occupée en partie par les fondeurs a décidé de brûler les ordures entassées dans ce qui reste de cette maison. «Un des membres de cette famille a décidé de réfectionner la maison en vue de revenir y habiter. C'est lui qui a émis l'idée de brûler les ordures et de remblayer la maison», a-t-elle souligné. En effet, ici, personne ou presque n'est conscient des risques liés au brûlage des ordures. Et, si par hasard vous vous aventurez à attirer leur attention, on vous sert la réponse de Ndèye que n'importe quelle autre femme du quartier vous aurait servie : « Ce n'est rien, il suffit d'éviter la fumée. Pourtant, c'est parce qu'on n'est pas sûr que la nappe phréatique est suffisamment rabattue. Autrement, on va renouer avec la solution d'antan qui consistait à enterrer les ordures », réagit-elle dans un sourire empreint d'insouciance.

Abdou DIOP

Foundiougne : Plus d’une vingtaine de femmes insulaires des îles du Saloum viennent de subir à Foundiougne (27-30 mars 2018) une formation sur l’épargne locale. Une session encadrée par la Fédération des unions des comités villageois de développement (Fucvd) créée en mai 2011 en tant que modèle d’intercommunalité des deux communes de Ngogom et de Réfane dans le département de Bambey.

Le président de la fédération Modou Sène souligne qu’à travers cette formation sur l’épargne locale, ils visent l’autonomie financière des femmes des îles du Saloum et de favoriser en elles l’acquisition de ressources propres leur permettant de mener des activités génératrices de revenus (AGR) dans l’agriculture, l’élevage et le commerce, surtout à travers le micro-jardinage, les poulaillers communautaires ou améliorés et le petit commerce. C’est d’ailleurs dans cette dynamique, souligne le président de la Fédération des unions des comités villageois de développement (Fucvd), « que nous avons envisagé de mettre en place une plateforme de renforcement des pouvoirs de décision des femmes insulaires et de faciliter davantage l’accès des leurs différentes zones connues pour leur enclavement ».

Mais il faut dire que cette initiative de former les femmes sur l’épargne locale est, selon Thierno Ndiaye, le chargé du développement économique à la fédération, « sous-tendue par une volonté de conserver la mangrove, un écosystème très utile dans cette partie insulaire puisque abritant les fruits de mer comme les mollusques « pagnes », crevettes, « Toufa », « Yokhos », etc., dont la commercialisation, après la cueillette et la transformation, rapporte aux femmes des revenus substantiels ».

Une des bénéficiaires de cette formation, Mme Seynabou Thior du groupement des femmes de « Thiothior » (noms de leurs époux) de Djirnda, se félicite de cette session de formation sur l’épargne locale qui vient à son heure car, souligne-t-elle, « nous nous investissons dans le petit commerce à travers les tontines que nous avons mises en place. Donc, les nouvelles connaissances que nous avons acquises, surtout dans la gestion des fonds, vont nous permettre d’être plus autonomes au lieu de subir les exigences des mutuelles et banques à qui nous avions l’habitude de confier notre argent ».

Lutte contre la pauvreté et pour la sauvegarde des écosystèmes
Sa collègue de la Fédération locale des GIE de Nodior (Felogi) Djalika Sarr, par ailleurs membre du groupement « Fatamara » (forêt de Niodior) des femmes du village, estime également que cette session de formation va leur permettre d’être mieux outillées et pouvoir surmonter la pauvreté dans laquelle elles étaient enfermées avec les organisations financières mutualistes. Les femmes insulaires des îles du Saloum s’activent également dans le reboisement de la mangrove en collaboration avec les autorités locales dont les eaux et forêts, les services des pêches et les agents de sécurité de proximité (Asp) pour, selon Djalika Sarr, « nous conformer surtout aux exigences des lois et règlements de la République surtout en matière de coupe de bois. Car, on note souvent des coupes abusives par certains qui utilisent le bois pour le fumage des poissons et autres usages ».

Mais, affirme Mme Seynabou Thior, « nous sommes des agents de développement dans nos localités entourées des mangroves que nous avons l’obligation de conserver compte tenu de leur utilité dans notre environnement. Ce sont des écosystèmes ou se reproduisent beaucoup d’espèces halieutiques mais aussi la mangrove nous sert de protection contre l’avancée de la mer ».


Aussi, dans cette dynamique de protection de l’environnement, un projet appelé « Régénération naturelle assistée (Rna) a été initié pour faire revenir les arbres disparus, restaurer les sols en vue d’augmenter les rendements agricoles, d’améliorer les conditions d’élevage. Dans les îles du Saloum, l’agriculture pratiquée dans les champs collectifs de mil, de maïs, de sorgho, de haricot (niébé) et l’oiselle (bissap) constitue une des principales activités des femmes. Toutefois, affirme Mme Seynabou Thior de Djirnda, « tout ce que nous produisons ici, nous le consommons localement au lieu de le commercialiser sauf pour le Bissap que nous transformons en jus et le Niébé ».

Poulaillers communautaires ou améliorés
Et, pour la sécurité alimentaire, des banques céréalières ont été installées et les membres des comités de gestion capacités sur les techniques de gestion. « Des banques qui ont permis aux communautés de garder les vivres jusqu’aux périodes de soudure mais aussi de parvenir à la résilience », a souligné le président de la Fucvd, Malick Sène.

Il s’y ajoute dans d’autres domaines, l’exploitation des poulaillers communautaires ou améliorés qui sont aussi devenus des moyens de lutte contre la pauvreté dans les îles du Saloum. « Des micros projets dénommés poulaillers communautaires ont été développés en vue d’augmenter les revenus des ménages, de contribuer à la qualité de l’alimentation mais aussi de promouvoir l’entreprenariat local. D’ailleurs, nous avons des modèles de poulaillers communautaires que nous expérimentons à la Fucvd », soutient Thierno Ndiaye. D’autres femmes s’activent aussi dans le secteur, a indiqué le chef de service adjoint de l’élevage de Foundioiugne, Assane Dia. La Fédération des unions des comités villageois de développement (Fucvd) intervient également dans différents domaines pour renforcer la cohésion sociale intercommunale, pour la réduction de l’exode rural et l’amélioration des revenus des communautés et des conditions de vie par le renforcement de la sécurité alimentaire à travers les banques céréalières. Il s’y ajoute également la promotion de l’excellence au niveau scolaire et la promotion du leadership et de la bonne gouvernance locale ainsi que les bonnes pratiques à adopter en matière d’hygiène et d’assainissement.

Mouhamadou SAGNE

La Délégation à l’entreprenariat rapide (Der) a tenu un Comité régional de développement à Tambacounda pour des échanges sur les opportunités qu’offre cette nouvelle structure mise en place par le Chef de l’Etat Macky Sall. Papa Amadou Sarr, délégué général à l’entreprenariat rapide des femmes et des jeunes, annonce que la région de Tamba bénéficie de 710 millions de francs Cfa pour le financement des jeunes et des femmes porteurs de projets.

Après Ziguinchor, Kolda et Sédhiou, le Ced de Tambacounda a permis de vulgariser des informations sur la Der qu’il dirige. Il s’agit donc de discuter avec les populations, jeunes, femmes organisations de la société civile, les organisations communautaires de base, leur montrer les modalités de financement qu’offre sa structure. Au-delà des financements, l’accompagnement, la formation professionnelle et technique, le suivi des dossiers de ces financements.

Comment concrétiser cela dans un délai d’un mois pour ces financements que le président Macky sall a bien voulu mettre à la disposition des populations.

Le Dg Sarr confirme que la région bénéficie de 710 millions de francs Cfa déjà acquis sur la base de la répartition des 15 milliards de l’enveloppe de 30 milliards de FCfa, selon la taille de la population et les unités économiques qui existent dans la région.

En plus de cette enveloppe, Tambacounda pourrait bénéficier d’un milliard supplémentaire sur l’enveloppe sectorielle dédiée à la pêche, à l’agriculture, à l’artisanat, à l’économie, au numérique et au transport etc., les secteurs clés où Tambacounda regorge d’importantes potentialités, souligne pape Amadou Sarr.

Ainsi, un mécanisme de suivi, de coordination et d’accompagnement des initiatives sera mis en place afin de permettre aux jeunes et aux femmes qui vont bénéficier des ces financements d’avoir les ressources de façon rapide et efficace sans avoir beaucoup de tracasseries administratives, sous forme d’apport, de garantie et de papiers, de permettre également le décaissement rapide de ces financements dans un délai de trois semaines. Il y a quatre financements qui bénéficient de procédures faciles souples et concis pour répondre au financement des jeunes et des femmes. Une compétition sera de mise pour les communes qui se montreront plus à même d’absorber le plus de financement en offrant des opportunités adéquates. Une efficacité, une efficience en matière d’utilisation des ressources et pour le remboursement des prêts.

Une véritable aubaine selon le gouverneur de région El Hadj Bouya Amar qui a présidé la rencontre avec à ses côtés son adjoint en charge du développement Awa Ndiaye Diop. « Nous devons être plus compétitifs que les autres régions », soutient-il. Pour M. Amar, l’enveloppe doit être vite consommée en formant de très bons projets. Ce qui permettra d’avoir une autre enveloppe.

La région de Tambacounda, pour lui, est la plus vaste 21 % du territoire national avec beaucoup de terres arables et 17 habitants au km2 est la plus arrosée avec au moins trois fleuves. Le défi reste la mobilisation, le courage, la rigueur, la diligence et la rapidité pour cette année sociale qui met en phase un esprit de sacrifice dans toutes les communes. Des opportunités s’offrent, dit le gouverneur, pour ouvrir des entreprises fiables et viables. Tous les démembrements de l’Etat seront mis à disposition des maires.

Pape Demba SIDIBE

TOUBA : Serigne Sidy Abdoul Ahad Mbacké qui a en charge la gestion du foncier, a rencontré les chefs de village de la cité religieuse samedi dernier. Ils ont massivement répondu à la convocation du chef religieux. Il a, par le biais de Serigne Bassirou Mbacké Abdou Khadre, le porte-parole du Khalife général, décliné une feuille de route pour l’exécution de la mission que le khalife général lui a confiée.

Prenant la parole, Serigne Bassirou Mbacké Abdou Khadre a fait savoir que désormais, à compter de samedi dernier, une nouvelle démarche est mise en œuvre pour la gestion du foncier, du village et de la commune de Touba mosquée. « Il m’a chargé de vous dire qu’à partir de ce jour (Ndlr : samedi), il devra être au courant de toute transaction sur le périmètre compris dans le titre afin qu’elle s’effectue en toute transparence », annonce-t-il. Le gestionnaire du foncier n’est pas opposé à la vente de terrain, mais que le terrain vendu soit la propriété du vendeur et que le chef de village témoigne clairement de sorte qu’en cas de litige, le principal responsable soit identifié, explique le porte-parole. « Il n’est plus permis de procéder à une quelconque transaction foncière sans l’avis du chef de village », ajoute-t-il. En adoptant cette démarche, Serigne Sidy s’inscrit ainsi dans le sillage de son père Cheikh Abdoul Ahad Mbacké, troisième khalife général de la communauté mouride. C’est pourquoi, affirme Serigne Bassirou Mbacké Abdou Khadre à l’endroit des chefs de village, « il vous invite ainsi à assumer vos responsabilités en ayant à l’esprit qu’il ne fera pas de parti pris et qu’il tranchera toujours du côté de la vérité, peu importe le détenteur de cette vérité. Il encourage tout le monde et invite au respect scrupuleux des recommandations et de s’éloigner des prohibitions ». Serigne Abdou Lahad Diakhaté et Sidi Abdou Lahat Ka ont successivement pris la parole pour inviter les chefs de village à veiller à l’application des instructions et à assumer pleinement leurs responsabilités, mais aussi à discerner les limites géographiques du village et de la commune de Touba mosquée et les prérogatives de chaque institution. A signaler que la cérémonie qui s’est déroulée dans la grande concession du troisième khalife général des mourides a vu la présence de l’autorité administrative, le sous-préfet Modou Mbacké Fall, du commandant de la brigade spéciale de gendarmerie et du commissaire de la police. Ils ont été invités par le chef religieux à une application effective de la loi contre les contrevenants.

Mamadou DIEYE

Une forte délégation de l’Association sénégalaise des femmes diplômées des universités (Asfdu), conduite par sa présidente Mme Marième Diop Dièye, a été chaleureusement accueillie par le maire de la commune de Ross-Béthio, Amadou Bécaye Diop, dans le cadre d’une tournée qu’elle effectuait dans le delta et la vallée du fleuve Sénégal. Le premier magistrat de la ville de Ross-Béthio s’est réjoui de cette tournée qui a permis aux responsables et membres de l’Asfdu de s’entretenir avec les femmes de Ngomène, de Pont-Gendarme, de Ross-Béthio, de Ndiébène Gandiole et des localités environnantes, de visiter leurs périmètres rizicoles et maraîchers et de s’enquérir des conditions de travail difficiles des braves femmes du Walo et du Gandiolais.

Dans la salle de conférence de la Saed, Amadou Bécaye Diop, directeur national des équipements scolaires, a vivement félicité l’Asfdu pour l’intérêt particulier qu'elle accorde à l’autonomisation économique totale des femmes en milieu rural. En présence des représentantes du Ministère de la Femme, de la Famille et du Genre, du Ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Mme Marème Diop Dièye a rappelé que cette visite à pas de charge s’inscrit dans le cadre de la célébration (avec les femmes rurales de la région nord) de la Journée internationale de la femme. Elle a ainsi rendu un vibrant hommage aux femmes de la commune de Ross-Béthio et des localités environnantes pour les efforts constants et louables qu’elles déploient en vue de contribuer efficacement à la production rizicole et maraîchère, à la transformation du paddy bord-champ et à la commercialisation du riz blanc local de très bonne qualité estampillé « riz de la vallée ».

De l’avis de Mme Marième Diop Dièye, compte tenu de ce travail remarquable effectué par les femmes rurales du delta et de la vallée du fleuve Sénégal, dans le domaine de l’agriculture, de la promotion féminine, de l’entreprenariat rural, les pouvoirs publics et leurs partenaires doivent mobiliser toutes les énergies en vue de permettre à ces dernières d’accéder dans de très bonnes conditions aux terres cultivables et aux financements dont elles ont besoin pour contribuer à la mise en œuvre du Programme national d’autosuffisance en riz (Pnar), du Pracas et du Pse.

Mêmes droits que les hommes
Elle a laissé entendre que ces braves femmes du Walo, du Gandiolais et du Toubé « méritent plus d’accompagnement et d’encadrement afin que la sécurité alimentaire et le Pnar se réalisent à partir de la région nord ». La présidente de l'Asfdu a rappelé que la longue marche des femmes pour acquérir les mêmes droits que les hommes est ponctuée d’acquis important dont la célébration de la Journée internationale de la femme. Elle a encore invité les Etats à prendre toutes les dispositions pour éliminer toutes les formes de discriminations à l’égard des femmes et garantir l’égalité des chances et d’accès en matière d’éducation et de formation, éliminer tous les stéréotypes qui perpétuent cette discrimination dans les manuels scolaires, les programmes d’enseignement et les médias, pour promouvoir l’alphabétisation, l’éducation, la formation des femmes, l’inscription et le maintien des filles à l’école et dans d’autres centres de formation et l’organisation de programmes en faveur des filles qui quittent prématurément l’école, etc.

Abondant dans le même sens, Mme Marie Pierre Sarr, ancienne ministre et présidente d’honneur de l’Asfdu, a longuement insisté sur l’urgence et la nécessité de mettre en place une banque des femmes pour le financement des activités génératrices de revenus. Ce débat large, enrichissant et fructueux, a permis aux femmes diplômées des universités sénégalaises et aux agricultrices de la vallée de remettre sur le tapis de nombreux problèmes relatifs à l’alphabétisation, à l’éducation et à la formation des femmes rurales. La présidente de la fédération des 125 groupements de femmes de la commune de Ross Bethio, de MBasse Hanne Kane, est intervenue pour se réjouir de cette visite qui a permis aux femmes universitaires sénégalaises de constater de visu les conditions de travail pénibles et désagréables des femmes rurales dans l’exploitation agricole. L’Asfdu a mis à profit son séjour dans la vallée pour nouer un partenariat avec les organisations de femmes du Walo et installer une cellule à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

QUATRE BILLETS POUR LA MECQUE AUX FEMMES DE ROSS-BÉTHIO
Venu présider la rencontre de l’Association des femmes diplômées des universités à Ross-Béthio ce samedi, le maire de la commune, Amadou Bécaye Diop, a réaffirmé sa farouche volonté d’accompagner les femmes, surtout en cette année sociale dédiée aux femmes et aux jeunes par le Président Macky Sall. Il a ainsi réitéré son engagement indéfectible à être constamment au chevet des populations de son terroir. Séance tenante, il a pris la ferme décision d’offrir quatre billets pour le pèlerinage à la Mecque aux femmes de sa commune. Le maire Bécaye Diop a par ailleurs annoncé que dans le cadre du projet de déclassement d’une partie de la forêt classée du Ndiael, le Conseil municipal de Ross-Béthio compte affecter une superficie de 2.000 hectares de terres cultivables aux femmes productrices de la vallée. Cette volonté du maire répond à l’appel du Président Macky Sall lors de sa tournée économique de 2015. Très touchées par ce geste, les femmes de Ross-Béthio ont vivement remercié le maire Bécaye Diop et lui ont promis une forte mobilisation pour la réélection du Président Macky Sall au premier tour de l’élection présidentielle de 2019.

Mb. K. DIAGNE

Les populations de Ranérou, dans la région de Matam, ont marché pour se faire entendre sur les maux dont souffre leur département créé en 2002.

Pour le temps d’une matinée, Ranérou était une « ville morte » car les boutiques, les marchés et les gargotes avaient baissé leurs rideaux. Les marcheurs qui ont emprunté l’artère principale de la commune, ont convergé vers la préfecture pour remettre leur mémorandum. Au cours de leur trajet, les populations n’ont pas cessé de fustiger les conditions difficiles auxquelles elles sont confrontées quotidiennement. A leur point de chute, le porte-parole des marcheurs Bocar Diallo a listé les maux dont souffre la commune : « Soucieuses des multiples manquements notés dans tous les secteurs de la vie, les populations de Ranérou Ferlo fustigent la manière dont elles sont reléguées au second plan. Elles demandent l’arrêt immédiat des discriminations qui frappent leur terroir et réclament l’équité et la justice humaine ». C’est pourquoi, nous décidons aujourd’hui d’avancer sans transiger sur certaines questions, dit-il, sans lesquelles nous ne pouvons pas participer au banquet de la mondialisation. « Devant ces problèmes, la seule réponse qui vaille est la suivante : l’éclairage public de Ranérou, ainsi que les villages environnants, la construction des lycées de Ranérou et de Vélingara, l’amélioration du plateau technique du poste de santé », ajoute-t-il. Bocar Diallo, le responsable communal des jeunes, a demandé le bitumage du tronçon Ranérou–RN3 et des pistes de production pour raccorder les villages de Houdallaye, de Thiondokh et de Bémbem.

Masse NDIAYE

(SEDHIOU). Le Centre départemental de formation professionnelle des jeunes de Goudomp va ouvrir ses portes dès la prochaine rentrée scolaire. Les travaux sont déjà réalisés à plus de 50%.

Le directeur général de l’Office national de formation professionnelle (Onfp) s’est rendu à Goudomp vendredi pour vérifier l’état d’avancement des travaux de construction du Centre départemental de formation professionnelle des jeunes. Le professeur Sanoussi Diakité qui était accompagné par le préfet de Goudomp, Ousmane Niang et des autorités municipales, se dit rassurer par l’état d’avancement des travaux. Il demande à l’entreprise de tout mettre en œuvre pour respecter le délai de livraison de l’ouvrage qui doit en principe ouvrir ses portes dès la prochaine rentrée scolaire. Il insiste également sur la nécessité de privilégier la main-d’œuvre locale dans le recrutement des employés devant travailler dans ce chantier. Il cite notamment le cas de ces jeunes qui ont bénéficié récemment d’une formation en électricité et en coffrage grâce à l’Onfp sur demande de la mairie de Goudomp. « Nous avons remarqué que les travaux se déroulent convenablement.

On est à plus de 50 % des réalisations quand bien même le démarrage du projet a connu quelques difficultés. Mais l’entreprise a pu, malgré les difficultés, mettre en œuvre ces travaux et nous constatons franchement que le niveau d’exécution est satisfaisant », déclare le professeur Sanoussi Diakité. Il remercie la mairie de Goudomp qui a affecté un terrain de 7 hectares pour abriter ce centre dont la formation sera axée sur des filières qui tiennent compte des spécificités locales avec des possibilités d’extension. Il s’agit notamment de la transformation des produits agro-alimentaires, d’élevages et de la menuiserie bois.

La construction de ce joyau qui a coûté 204 millions de FCfa s’inscrit, selon le Dg de l’Onfp, dans le cadre de la mise en œuvre des politiques publiques initiées par le président de la République Macky Sall en matière de formation professionnelle des jeunes. Il fait partie des huit centres départementaux de formation professionnelle des jeunes qui sont actuellement en cours de réalisation à travers le pays, notamment à Koungheul, Foundjougne, Sokone, Ndangalma, Prochane, Ndouloumadji-Diémé et Ayérélao. Ce programme qui est entièrement financé par l’Etat du Sénégal à hauteur 2 milliards de FCfa pour le coût de construction et les équipements est placé sous la supervision de l’Onfp qui est le maître d’ouvrage délégué chargé de sa mise en œuvre.

Mamadou Aliou DIALLO

Dans le cadre de la coopération décentralisée entre la ville française de Lille et la commune de Saint-Louis, les partenaires lillois ont offert, samedi dernier, à la municipalité de la vieille cité des lots importants de matériels d’électrification qui permettront de renforcer le réseau électrique dans l’ancienne capitale de l’Afrique occidentale française (Aof). Ce don, composé d’un camion nacelle et de 300 luminaires, a été réceptionné par le maire de Saint-Louis, Amadou Mansour Faye, par ailleurs ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement. Le premier magistrat de la ville s’est réjoui de ce geste très important qui permet ainsi à nos partenaires lillois de contribuer efficacement à l’amélioration de l’éclairage public dans la vieille cité. Il a réaffirmé sa volonté de poursuivre la mise en œuvre du concept qu’il a initié en 2014 dès son élection à la tête du Conseil municipal de Saint-Louis, consistant à accorder à tout moment un intérêt particulier à l’éclairage public et au nettoiement de sa ville.

Mb. K. DIAGNE

Une fois n’est pas coutume. Une partie de la communauté chrétienne de Tambacounda a reçu de la municipalité un appui conséquent pour fêter la fin du carême.

Ils sont venus en nombre recevoir le soutien de leur municipalité. C’est que rappelle le député maire Mame Balla Lô : « Tous ces gestes entrent dans le cadre de l’accompagnement de la politique du Chef de l’Etat Macky Sall. C’est un devoir citoyen de poser des actes pouvant permettre aux populations de passer la fête dans la dignité ».

Le député maire Mame Balla Lô a encore ordonné le soutien des indigents de sa circonscription municipale, comme l’y autorise d’ailleurs les textes, en les appuyant financièrement. Ce geste constitue un véritable soulagement pour 240 pères ou mères de famille de la communauté chrétienne en cette veille de Pâques. Ainsi c’est une enveloppe de 2,4 millions de francs Cfa qui est mise à la disposition de cette couche vulnérable pour la plupart dépourvue du minimum vital.
L’édile soutient qu’il n’est pas question de déroger à cette tradition de soutien des démunis. Le député maire rappelle  que tous ces gestes entrent dans le cadre de l’accompagnement de la politique du Chef de l’Etat Macky Sall. « C’est un devoir citoyen de poser des actes pouvant permettre aux populations de fêter Pâques dans la dignité ». L’occasion n’est pas plus belle car, à Tambacounda, ce sont tous les citoyens qui sont en communion avec leurs frères chrétiens en cette fin de carême de 40 jours de solidarité et de partage, souligne M. Lô.

Pape Demba SIDIBE

(Kolda). La Délégation générale à l’entreprenariat rapide des femmes et des jeunes va accorder 781 millions de FCfa aux entrepreneurs de la région de Kolda.

La Délégation générale à l’entreprenariat rapide des femmes et des jeunes (Der) va injecter une enveloppe financière d’un montant de 781 millions de FCfa dans la région de Kolda pour promouvoir l’auto-entreprenariat de ces deux catégories sociales. L’annonce a été faite par Papa Amadou Sarr, Délégué général à l’entreprenariat rapide des femmes et des jeunes, lors d’un Crd tenu à Kolda jeudi dernier. Cette rencontre vise à informer les femmes et les jeunes du Fouladou des opportunités qui leur sont offertes par la Der dans le cadre de la mise en œuvre de la politique d’inclusion sociale initiée par le président de la République Macky Sall. Ce fonds pourrait être doublé voire triplé si les bénéficiaires parviennent, d’ici à la fin de l’année, à absorber la totalité de ces financements. Si, au contraire, la région de Kolda n’arrive pas à absorber ce fonds, le reste du montant sera versé à d’autres régions. « Après Ziguinchor et Sédhiou, nous voilà aujourd’hui à Kolda pour échanger avec les populations de la région. Les échanges ont été fructueux ; toutes les couches sociales, notamment les organisations communautaires de base, et la société civile, ont pris part à ce Crd. Les débats ont porté sur les conditions d’accès au financement, les taux, la maturité mais aussi les différés qui sont proposés par la Délégation générale à l’entreprenariat rapide des femmes et des jeunes », déclare Papa Amadou Sarr. Il estime que les doléances posées par les différents intervenants pourraient être prises en compte dans l’avenir et invite les femmes et les jeunes entrepreneurs à se rendre, à partir du 26 avril prochain, aux guichets qui seront mis en place à cet effet aux préfectures pour remplir les dossiers et prétendre au financement.

Pour bénéficier de ces financements, le projet doit porter sur l’agriculture, l’élevage, la pêche, l’artisanat, l’énergie, le transport et l’économique numérique.
Pour certains orateurs, la région de Kolda devrait bénéficier d’une discrimination positive compte tenu de son taux élevé de pauvreté qui dépasse la moyenne nationale. Ils estiment, en outre, que la Délégation générale à l’entreprenariat rapide des femmes et des jeunes devrait revoir à la hausse le montant de l’enveloppe financière accordée à la région de Kolda qui est la principale pourvoyeuse de candidats à l’émigration clandestine au Sénégal. D’autres, en revanche, pensent que les financements ne devraient pas être attribués seulement sur la base des critères d’âge, d’enclavement, de pauvreté et d’importance de la population, entre autres.  

Mamadou Aliou DIALLO

 

Le maire de la commune de Saint-Louis, Mansour Faye, a rendu, hier, un vibrant hommage aux responsables et membres de la Convergence des Saint-Louisiens pour le réflexe qu’ils ont eu d’organiser dans la capitale du Nord un atelier sur « les changements climatiques et l’érosion côtière et maritime dans l'agglomération de Saint-Louis : état des lieux, des connaissances et des solutions ».

Le premier magistrat de la vieille cité, par ailleurs ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, s’est adressé au président de cette convergence, Saër Niang, au Pr Mamoussé Diagne, à Makhtar Diagne, à Cheikh Tidiane Tall, aux fils et ressortissants de Saint-Louis qui ont répondu massivement à cet appel, pour réitérer l’engagement indéfectible des autorités administratives et municipales à contribuer efficacement à cette réflexion initiée par la Convergence des Saint-Louisiens et animée par les Pr Dah Dieng, Boubou Aldiouma Sy de l’Ugb, le Dr Kader Bâ de l’Institut des sciences de la terre (Ist) et plusieurs autres experts de l’environnement. Le maire Mansour Faye s’est réjoui de l’organisation de cette rencontre qui a réuni hier les institutions, les experts et acteurs locaux pour échanger et partager leurs connaissances de cette préoccupante question de l'érosion côtière et des solutions durables à adopter face à la grande vulnérabilité de la Langue de barbarie à l'avancée de la mer.

Menaces actuelles de l’érosion côtière
Selon le Pr Dah Dieng, la façade atlantique de la région de Saint-Louis est actuellement l'un des sites les plus vulnérables à l'érosion côtière au Sénégal et en Afrique de l'Ouest. Ce site estuarien du fleuve Sénégal présente une configuration morphologique très basse, séparée de l'océan par une bande sableuse, la Langue de Barbarie, son unique rempart contre l'avancée de la mer. Les aménagements et interventions anthropiques, dans un contexte de changement climatique, ont engendré depuis des décennies de profondes modifications fragilisant progressivement cette flèche sableuse large de 150 à 400 m et exposant continuellement ses populations à l'agression marine. Deux situations très préoccupantes caractérisent les menaces actuelles de l'érosion côtière dans l'agglomération de Saint-Louis. Dans la commune de Saint-Louis, a-t-il précisé, les assauts récurrents des vagues sont consécutifs à l'avancée de l'océan sur le front de mer que constituent les quartiers de Goxu-Mbacc, Ndar-Toute et Guet-Ndar. Cette vulnérabilité de Saint-Louis menace essentiellement les populations et leurs habitations. Certaines victimes ont déjà été déplacées et recasées provisoirement dans des quartiers de Saint-Louis. Dans la commune de Ndiébène-Gandiol, a-t-il ajouté, le canal de délestage ouvert en octobre 2003 s'est élargi sous l'effet de la dynamique érosive fluviomarine, passant de 4 m à plus de 5 km actuellement. Cette brèche anthropique a déjà fait disparaître des habitations, des infrastructures hôtelières, des exploitations maraichères et menace actuellement la réserve ornithologique que constitue le parc national de la Langue de Barbarie.

Pour le Pr Dah Dieng, l'arrière-pays de la Langue de Barbarie présente un écosystème d'une grande richesse écologique et d'une importante et fragile biodiversité. Il est composé de mangrove relictuelle par endroits, de sites de reproduction d'oiseaux, de plage de ponte des tortues marines, de réserve animalière, entre autres.

Un environnement vulnérable
Cet environnement devenu très vulnérable accueille deux sites remarquables par leur valeur culturelle et environnementale : l'île de Saint-Louis, classée patrimoine mondial de l'Unesco et le parc national de la Langue de Barbarie appartenant au Réseau des aires marines protégées de l'Afrique de l'Ouest (Rampao). Toute cette riche diversité patrimoniale et biologique, de sites culturels, touristiques et environnementaux, constitue des joyaux de la réserve de biosphère transfrontalière du delta du fleuve Sénégal, dépassant le cadre de la commune de Saint-Louis, embrassant et préoccupant l'ensemble de la communauté du département de Saint-Louis et bien au-delà. M. Dieng a rappelé que depuis l'édification du mur de protection de Guet-Ndar entre 1926 et 1930, aucune infrastructure de protection n'avait été réalisée jusqu'en 2017. Ce mur est à plusieurs endroits détruit par l'agression de la mer et du niveau des eaux. Beaucoup d'habitations sont régulièrement atteintes et endommagées et leurs occupants déplacés et recasés provisoirement. Des travaux d'urgence de protection contre l'érosion côtière de la Langue de barbarie sont entrepris par la municipalité depuis 2017. Constitués de gabions, de géobags et d'épis, ces travaux commencent à soulager les habitants du quartier de Goxu-Mbacc où cette solution proposée semble bien adaptée du fait de l'existence encore d'une large plage. Dans les quartiers de Ndar-Toute et de Guet-Ndar qui présentent une configuration très différente avec la disparition de la plage, cette solution ne semble pas être la plus adaptée ni la plus efficace. Diverses études et recherches ont été menées par des structures et institutions nationales et internationales (Adc, Medd, Ugb, Ucad, Ulpgc, Arcadis, Drr, Aprhn...) pour la connaissance, le suivi et l'évaluation de ces deux phénomènes d'érosion côtière dans les quartiers de Goxu-Mbacc, de Ndar-Toute et de Guet Ndar à Saint-Louis et à la brèche à NDiébène-Gandiol. Des diagnostics ont été faits et plusieurs solutions ont aussi été proposées.

Engagements bi et multilatéraux
Il a enfin souligné que l’érosion côtière est la plus grande vulnérabilité actuelle de Saint-Louis. Elle fait de la vieille cité l'une des plus menacées par la montée des eaux marines, en Afrique voire dans le monde. Cette importante préoccupation a d'ailleurs récemment réuni à Saint-Louis le Président de la République Macky Sall, celui de la République Française, Emmanuel Macron et le Président de la Banque Mondiale Jim Yong Kim. Cette rencontre, unique dans les annales de la ville, dans la continuité du One Planet Summit de décembre 2017 à Paris, a vu la prise d'importants engagements bi et multilatéraux des hôtes de Saint-Louis pour la protéger contre l'érosion côtière.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

 

Connu comme un centre de pêche important et une zone de production maraîchère, la jeunesse de Cayar a, pendant de longues années, embrassé les métiers de la mer et des périmètres de production. Une offre que la génération actuelle et future entend diversifier en changeant de paradigme dans un environnement économique et social en mutation.

C’est dans cette dynamique que s’inscrit l’ouverture de la « maison de l’espoir ». C’est un complexe comprenant une galerie, une bibliothèque, un centre de formation professionnelle et technique, inauguré hier par le maire Ndiassé Ka en présence de Seon Taeg Oh, directeur de Tamra pêche, une société d’exploitation du poisson installée dans la commune de Cayar. Selon le député maire de Cayar, Ndiassé Ka, ce bijou est sorti de terre grâce au partenariat fructueux entre la commune et cette société de pêche. « Ce grand bâtiment spacieux est un investissement intégral d’environ 100 millions de nos francs consentis par Tamra pêche qui s’est aussi engagée à les accompagner l’entretien des lieux pendant cinq ans en lui octroyant un budget annuel de six millions de francs Cfa », s’est-il réjoui. Dans le volet formation professionnelle et technique, les métiers de l’électricité, de la plomberie et autres vont y être enseignés en cours du jour et du soir. Une manière de former des jeunes, mais aussi de renforcer les capacités des personnes ayant déjà embrassé un des métiers enseignés à la « maison de l’espoir ».

Dans l’optique de redonner à la commune de Cayar sa vocation touristique, le maire indique qu’un restaurant digne du nom sera ajouté à ce complexe pour pouvoir accueillir les visiteurs comme il se doit. « Car Cayar, fondé par un ancien Jaraaf de Dakar, Mame Mbor Ndoye, est riche de par son patrimoine culturel lébou », a-t-il ajouté. Pour Alioune Badara Ndoye, un artiste peintre de la localité, au moment où le poisson se raréfie, il est stratégique d’explorer ou de développer d’autres potentialités à même d’aider les jeunes de Cayar à gagner leur vie. « C’est pourquoi, cet évènement marque un tournant décisif dans la vie des jeunes de Cayar qui, avec la bibliothèque, la galerie et le centre de formation professionnelle, ont la possibilité de diversifier leurs débouchés », a-t-il soutenu. En peignant les portraits sur les murs de l’intérieur de la bibliothèque (du fondateur de Cayar et des notables qui ont eu à marquer la localité), Alioune  Badara Ndoye dit inviter la jeunesse de sa localité à s’inspirer des valeurs cardinales incarnées par ces anciens.
La présence massive des jeunes visiteurs à l’inauguration augure de la lever d’un nouveau soleil, source d’espoir, sur la commune.

Mbaye BA

 

Fatick : Le nouveau Programme d’actions stratégiques de l’Etat dans la région (Paser) a été présenté aux acteurs régionaux avant-hier. C’était en marge de la réunion du Comité régional de développement (Crd) consacré à la validation de la revue annuelle conjointe des politiques publiques mises en œuvre dans la région et présidée par le gouverneur Souleymane Cissé. Les responsables du comité de pilotage de ce nouveau programme ont saisi l’occasion pour lancer à Fatick les travaux d’élaboration du programme d’actions stratégiques que l’État compte mettre en œuvre dans les régions.

Cet exercice d’une importance capitale pour le Ministère de l’Économie, des Finances et du Plan, comme nous l’a souligné Cheikhou Diankha le présentateur, «s’inscrit dans la vision globale de l’Acte 3 de la Décentralisation et vient corroborer le fait que l’approche territoriale sera de plus en plus privilégiée dans la stratégie globale de gouvernance économique et sociale du pays». Selon toujours M. Diankha, «cette approche territoriale dans la mise en œuvre des politiques publiques permet une meilleure identification des projets et programmes pertinents, une forte mobilisation des acteurs, la concertation et le dialogue».

Ainsi, indique-t-il, «le Paser est un des documents de l’État au niveau local qui, à l’image des Lettres de politique sectorielle (Lps), permettront de traduire le Plan Sénégal émergent (Pse) en stratégies spécifiques de développement des territoires en se basant sur des projets identifiés à la base par les acteurs locaux. Ils tiendront compte aussi des Plans départementaux de développement (Pdd) et des Plans communaux de développement (Pcd), des décisions des conseils de ministres délocalisés, des résultats des revues, des conférences territoriales mais aussi des initiatives nouvelles que les acteurs locaux jugerons pertinentes».

C’est pourquoi, la mise en œuvre de ces outils redonnera plus de ton à la région dans le processus de définition des choix d’investissements en ouvrant la voie à l’éligibilité des projets territoriaux au Programme triennal d’investissement public (Ptip). M. Diankha a d’ailleurs donné l’exemple de la région de Kédougou où est tentée la première expérience qui sera dupliquée dans toutes les régions. C’est donc un processus nouveau pour les acteurs régionaux et qui, comme le souligne Cheikhou Diankha, «devrait être aisé à insérer dans notre système de planification car il vient prendre en charge un besoin longuement exprimé par les différents acteurs pour une meilleure prise en charge des priorités et des spécificités des régions».

Politiques publiques
Le gouverneur de Fatick a magnifié cette initiative qui devrait, selon Souleymane Cissé, «permettre de tourner une page de la dépendance vis-à-vis du niveau central surtout en ce qui concerne les financements et le suivi des projets régionaux qui ont toujours constitué le principal goulot d’étranglement». D’ailleurs, dans le nouveau programme en cours d’élaboration, tout devrait tourner autour des gouverneurs de région dans la conduite des projets prioritaires à mettre en œuvre et définis au plan local par les différents acteurs. Quant à la date impartie au 31 mai pour le dépôt de ce que sera le Pader de Fatick, le gouverneur Souleymane Cissé a engagé les acteurs de sa région sur le respect de cette date après les concertations qui devraient permettre d’élaborer ce plan priorisé et chiffré pour une période de mise en œuvre de trois ans.

Abordant le second point de la rencontre, le chef de service régional de la statistique Mountaga Bâ a présenté la revue annuelle conjointe sur les politiques publiques au niveau régional. Une tradition d’ailleurs qui est exercée depuis plus de trois ans maintenant. Ce qui prouve la pertinence de la démarche et du caractère certain des opportunités que cela offre dans le cadre du dialogue entre différents acteurs sur les stratégies de développement de notre pays. Les participants ont ainsi planché sur les résultats de développement enregistrés dans la région dans le cadre du Plan Sénégal émergent (Pse) et saisi l’occasion pour identifier les contraintes de mise en œuvre des politiques et de proposer des solutions pour relever les nombreux défis qui jalonnent encore le chemin vers l’émergence économique et social.

Mountaga Bâ a fait l’évaluation systématique des réalisations, les performances enregistrées au regard de l’évolution des indicateurs pour lesquelles des mesures correctives ou des recommandations formulées nécessaires ont été faites par les participants lors des travaux de groupe basés sur les trois axes du Pse. Tout cela devrait permettre de soutenir et de consolider le nouvel élan de l’économie du Sénégal qui continue d’enregistrer un taux de croissance nettement au-dessus de 6% depuis trois ans consécutifs. 

El Hadj Mouhamadou SAGNE

 

L’Agence des travaux et de gestion des routes (Ageroute) a tenu son conseil de surveillance délocalisé à Ziguinchor la semaine dernière. En marge de cette réunion, le président dudit conseil, Sylvain Alphonse Boyer, a annoncé que le gouvernement, qui a fait beaucoup de réalisations pour le désenclavement de la Casamance sous la houlette du président de la République Macky Sall, va réaliser plus de 300 milliards de FCfa d’ici deux ans sur de nouveaux réseaux de communication dans la région. 

La boucle des Kalounayes, qui est une vieille doléance des populations de cette partie de l’arrondissement de Tenghory (Bignona), figure en bonne place parmi les projets annoncés. Selon le président du Conseil de surveillance de l’Ageroute, le financement est déjà acquis pour sa réalisation. Les appels d’offres seront lancés dans deux mois, et les travaux devraient démarrer aussitôt. Il y a aussi la poursuite de la construction de la boucle du Blouf. Sylvain Alphonse Boyer a rappelé que la qualité du travail de l’entreprise qui a été adjudicataire du marché n’était pas satisfaisante ; ce qui a entraîné une dégradation rapide de cette route. « L’Ageroute, révèle-t-il, a dû reprendre tous les travaux, mais il reste 14 km dont la réalisation va débuter incessamment pour pouvoir finir avant le début de l’hivernage ». Un autre projet non moins important concerne la boucle du Fogny. Ses études techniques ainsi que son cahier des charges et la recherche de son financement font actuellement l’objet d’une réflexion approfondie à l’Ageroute, d’après M. Boyer. Les ponts de Diouloulou et de Baïla ne sont pas occultés. Leurs travaux de reconstruction vont bientôt démarrer. Le deuxième pont de Ziguinchor est également à l’ordre du jour. Ses études sont déjà finalisées et les travaux vont démarrer sous peu.

El Hadj Moussa SADIO

Le Cadre unitaire des syndicats de la Sénégalaise des Eaux (SDE) a initié un plan d'actions pour réclamer une implication dans le processus de sélection d'un nouvel opérateur pour le sous-secteur de l'Hydraulique urbaine. Essentiellement, dans  leur Mémorandum transmis au Ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement, les représentants syndicaux de la société privée ont formulé des questions auxquelles des réponses précises ont été apportées dans le cadre des orientations définies par l’Etat et à travers les décisions qui régissent la mise en œuvre de la Réforme, notamment la sauvegarde des intérêts du Sénégal propriétaire des ouvrages et des agents des sociétés en charge de ce service public.

La procédure de sélection d’un nouvel exploitant des ouvrages hydrauliques dans les centres urbains et péri-urbains du Sénégal est en cours. Le caractère confidentiel et équitable des évaluations nous commande une certaine réserve. Nous nous en limiterons donc à rétablir la vérité des faits pour la bonne information du public.

Pour comprendre le bien-fondé de cette Deuxième Réforme, il importe de procéder à un bref rappel de la Première Réforme du sous-secteur de l’Hydraulique urbaine de 1996.

En effet, il y a vingt-deux ans, l'Etat du Sénégal avait initié cette Première Réforme pour asseoir un cadre de performance à travers la réalisation d’investissements permettant la satisfaction de la demande en eau potable dans le respect de l'équilibre financier du sous-secteur. En complément à la Société de patrimoine en charge des investissements et de la construction des infrastructures hydrauliques (l’actuelle SONES), a été créée une société privée (SDE) en charge de l’exploitation dans le cadre d’un contrat d’affermage. D’une durée initiale de dix ans, ce contrat boucle ses vingt-deux ans suite à une succession d’avenants dont le huitième, qui est en cours, expire au 31 décembre 2018. Pour renforcer l’efficacité de l’exploitation du service public d’eau potable et maximiser le bénéfice au profit des consommateurs, l'État a choisi la compétition ouverte par Appel d'offres international pour l’exploitation de son patrimoine hydraulique.

S’il est effectivement important de rappeler que la Première Réforme a révélé le choix judicieux de l’action publique dans la mise en place d’un partenariat public avec un opérateur privé, il faudra également noter que les performances du sous-secteur de l'Hydraulique urbaine, notamment le développement de l’accès à l’eau potable pour les populations les plus démunies, sont pour une bonne part dues aux investissements mobilisés par l'État avec le concours des Partenaires Techniques et Financiers. Pour le compte des pouvoirs publics, la Société Nationale des Eaux du Sénégal (SONES) a réalisé les ouvrages dans les centres urbains et périurbains comme le symbolise l’atteinte des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD), un instrument adopté par la Communauté internationale pour lutter contre la pauvreté. A la suite des OMD, le Sénégal s’est engagé à réaliser les Objectifs du Développement durable (ODD) à l’horizon 2030.

Des défis majeurs devront être relevés pour y parvenir notamment :

•    la mise en œuvre d’investissements importants à court et moyen termes représentant un volume 3 fois plus élevé que sur la période antérieure ;
•    la disponibilité de l’eau 24h/24 ;
•    l’amélioration de la qualité de l’eau distribuée ;
•    la modernisation de la gestion technique et commerciale ;
•    l’amélioration de la gestion du patrimoine hydraulique ;
•    une meilleure prise en charge des exigences de gestion environnementale.

Les enjeux sont donc importants pour nos populations. La Deuxième Réforme en cours s’impose donc pour consolider les acquis et avoir un fort impact social. Le consommateur sénégalais est au cœur de ce processus de sélection avec la perspective de baisse du prix de l'eau et l'installation du nouveau cadre plus adapté pour prendre en compte ses préoccupations dès 2019.

Un tel parti-pris pour le social valorise également le capital humain déjà en place. L'Etat a exigé une clause non aliénable de préservation des emplois. De même, tous les acquis sociaux générés par les accords d’établissement seront maintenus quel que soit le nouvel exploitant qui aura droit à un contrat d’une durée de quinze ans. La durée de ce contrat représente d’ailleurs un point de convergence tout naturel avec les travailleurs. La Deuxième Réforme prévoit la promotion du personnel sénégalais d’encadrement, à compétence et qualification égales. Cependant, toute revalorisation salariale relèvera des prérogatives du futur fermier qui, à l’instar de la SDE dans le présent contrat, sera leur employeur et interlocuteur. Pour  respecter les règles de bonne gestion communément admises, la prise en charge de cette revendication dépendra des objectifs fixés aux employés et des performances obtenues dans la limite des prévisions contenues dans l’offre du futur opérateur privé.

La nouvelle configuration du capital traduit une grande ouverture aux nationaux. Avec 45% du capital, le futur exploitant ne sera pas majoritaire dans la future société. L'Etat aura 25% des parts. 25% du capital iront au privé et à tout Sénégalais qui voudrait acheter des actions. A côté de la société publique SONES, l'État offre aux nationaux l'opportunité de participer à la vie d'un secteur important pour la vie économique et sociale. La part des employés est maintenue à 5%. Cependant, leur actionnariat a plus de valeur, soit 150 millions FCFA des 3 milliards FCFA de  la Première réforme et 200 millions FCFA des 4 milliards de la Réforme en cours.
La régulation par contrat est de rigueur dans l’accord qui s’achève à la fin de l’année. Cette forme de régulation sera renforcée dans le futur.

Ce cadre d'actions étant clairement édicté, le Ministère de l'Hydraulique et de l'Assainissement reste ouvert à un dialogue dans la sérénité et dans la seule préservation de l'intérêt des usagers du service public de l'eau potable.

 

Le Conseil départemental de Koungheul dans la région de Kaffrine s’est doté d’un outil de planification pour l’émergence de ladite localité. Le Programme de développement économique et social de Koungheul (Prodesk) dont la mise en œuvre va s’étaler sur 3 ans, va nécessiter des investissements de l’ordre de 6 milliards de nos francs, a informé le président de l’institution régionale, le ministre conseiller Assane Diop.

Le département de Koungheul est plus que jamais engagé dans la voie de l’émergence. Une étape vient d’être franchie dans cette dynamique avec l’adoption par l’institution départementale éponyme d’un plan stratégique pour le développement de cette localité de la région de Kaffrine. Cet important document de planification ambitionne de décliner localement le Plan Sénégal Emergent dans la province historique du Bambouck. Le Programme de développement économique et social de Koungheul (Prodesk) d’une durée provisoire de 3 ans va mobiliser des financements de l’ordre de 6 milliards de FCfa avec une contrepartie de l’institution départementale de 60 millions déjà disponibles sur le budget 2018. L’objectif, selon le président de l’instance locale, le ministre conseiller Assane Diop, est d’exploiter au mieux les ressources économiques du département en s’appuyant sur les secteurs de l’agriculture et de l’élevage. « Nous avons ce programme qui est en train de prendre de l’ampleur qui est entériné par les élus locaux, validé par le niveau central et les acteurs économiques avec une attention particulière accordée à la promotion de l’emploi des jeunes. Ce qui s’est traduit par des priorités clairement définies dans les secteurs de l’agriculture, du maraîchage et de l’élevage à fort potentiel de développement dans la zone. Nous avons conçu une approche coopérative dans la mise œuvre soutenue par un plan de financement modulaire sur les secteurs sus-évoqués.

Au total, les investissements se chiffrent à 6 milliards de FCfa avec une répartition entre les collectivités territoriales du département, l’Etat du Sénégal, les partenaires techniques et financiers. Au Conseil départemental, nous avons ouvert la voie en votant pour le présent exercice budgétaire une enveloppe de 60 millions de FCfa représentant la contrepartie à hauteur de 10% du financement global de la première phase qui s’échelonne sur une durée de trois ans », a renseigné le président du Conseil département de Koungheul, par ailleurs ministre conseiller chargé des questions de santé et de protection sociale à la présidence de la République. Ce dernier a, en outre, souligné qu’au-delà du volet économique, ce programme a inclus des conditionnalités sociales.

La première concerne la déclaration obligatoire à l’état civil de tout enfant dont le parent est membre de la coopérative. La deuxième est liée à l’inscription et la durée dans le système scolaire et le troisième est l’enrôlement dans la Couverture maladie universelle (Cmu).

Des exigences qui traduisent le caractère hautement social du Prodesk qui articule de manière exemplaire, selon l’ancien directeur adjoint du Bureau international du travail (Bit), le principe de penser globalement et d’agir localement, en référence à la mise en œuvre décentralisée du Plan Sénégal Emergent (Pse).

A noter que ces informations sur ce programme ont été divulguées en marge d’un week-end culturel et sportif dont le clou a été la quatrième édition de la finale départementale du Championnat national populaire (« nawétane ») doté du trophée du président du Conseil départemental de Koungheul.

Elimane FALL

Six communes des régions de Kolda et de Sédhiou s’engagent à devenir des collectivités locales amies des enfants et mettent en place des conseils municipaux des enfants.

L’Ong Tostan, en partenariat avec le gouvernement et l’Unicef, organise, depuis le 3 février dernier, des sessions de formation pour le renforcement des capacités des conseillers municipaux et départementaux dans les régions de Kolda et de Sédhiou dans le cadre de la mise en œuvre de l’Acte 3 de la Décentralisation. Ces formations visent à sensibiliser les élus locaux sur la nécessité de prendre en charge les préoccupations des femmes et des enfants dans l’élaboration du budget de leur collectivité locale et porte sur le nouveau guide de Tostan sur la collectivité locale amie des enfants (Clae). C’est dans cette optique que s’inscrit l’atelier de formation des conseillers municipaux de Tankanto escale qui s’est tenu du 19 au 22 mars derniers après ceux organisés par Tostan dans les communes de Médina Yoro Foulah, d’Inor, de Koussi, de Simbandi Brassou et de Niangha. Les trois premiers jours étaient consacrés à la formation des conseillers alors que le quatrième jour était axé sur la mise en place du Conseil municipal des enfants qui est composé des élèves des écoles primaires, des collèges et des lycées âgés de 12 à 17 ans. Les membres de ce conseil vont travailler en collaboration avec la collectivité locale pour défendre les causes et les droits des enfants qui ont désormais leur mot à dire dans l’élaboration du budget de la collectivité locale.

« Les dernières années, les communes ne prenaient pas en charge les préoccupations des enfants et des femmes dans leur budget. Tostan et l’Unicef ont conçu un module qui parle des axes de la décentralisation, des droits humains et des budgets participatifs sensibles aux enfants et aux femmes », déclare Mamadou Ba Aw de Tostan international basé à Dakar. Il se félicite de l’engagement pris par ces communes de devenir des collectivités locales amies des enfants (Cae) et qui promettent de les impliquer désormais dans l’élaboration de leur budget.

Cette formation a permis aux conseillers municipaux de découvrir leurs lacunes en matière de décentralisation. La majorité d’entre eux ignorent complètement leur rôle et responsabilité dans le fonctionnement du Conseil municipal. « Nous avons énormément appris durant cette formation. Nous remercions sincèrement Tostan pour cette initiative qui nous a permis de comprendre notre rôle au sein du Conseil municipal », déclare Fatoumata Sabaly et porte-parole des conseillers municipaux de Tankanto escale.

Mamadou Aliou DIALLO

Le département de Tambacounda attend de recevoir les experts mobilisés par l’Agence de développement local (Adl) pour un important atelier d’information et de sensibilisation sur les tenants et aboutissants des bourses territoriales qu’elle va mettre à la disposition des jeunes et des femmes ayant de projets individuels ou collectifs bancables. Pour Malal Camara, directeur de l’Adl, l’atelier, avec le concours du Conseil départemental, précèdera à la remise des financements pour une enveloppe qui peut dépasser 250 millions de FCfa.

Je voudrai remercier le président du Conseil départemental Alassane Sina Cissokho avec qui nous travaillons sur ce projet de bourses territoriales. Des experts en élaboration de projets ont été déjà regroupés et mis à niveau pour permettre aux jeunes d’avoir des projets. Malheureusement il n’y a pas eu de réactions. Un seul projet n’a été déposé ; ce qui montre que les difficultés que cette frange de la population a dans cet exercice. Dans d’autres régions comme à Foundiougne et à Fatick, la réaction a été positive. L’atelier qui est en chantier va mettre en exergue les opportunités et l’organisation de ce projet multi-acteurs. Pour Malal Camara, l’objectif est d’autonomiser les femmes et les jeunes car ce sont des financements qui vont aller de 500.000 à cinq millions de FCfa.

En plus du dispositif d’organisation, il y a pour cela un dispositif de microfinance mis en œuvre avec les élus et les services techniques régionaux pour participer aux choix des projets.

Les cibles sont les jeunes des Asc, les individus, les femmes, des groupements. Il est prévu la signature d’une convention avec l’Agence de développement local et le Crédit mutuel du Sénégal pour cette convention qui porte sur un programme de financement des projets de jeunes et de femmes du département de Tambacounda. Ce projet, soutient Malal Camara, est une sorte de plateforme multi-acteurs et multi-niveaux destinée à faciliter aux porteurs de projets, qu’ils soient jeunes ou femmes, la réalisation de leurs activités économiques.

Cette convention porte sur un projet de financement des projets de jeunes et de femmes du département. Il a pour objectif de promouvoir l’auto-emploi des jeunes et des femmes, à lutter contre la pauvreté, l’exode rural et l’émigration clandestine. Il a rappelé que ce projet a été initié par l’Agence de développement local qui intervient dans les collectivités locales. Il a indiqué que ce protocole a été paraphé pour la mise en œuvre de ce projet qu’on appelle « Bourses territoriales pour un Sénégal émergent ». Aussi a-t-il soutenu que ce projet qui cadre avec la vision du chef de l’Etat sera mis en œuvre avec le leadership du Conseil départemental de Tambacounda, Alassane Sina Cissokho, en rapport avec toutes les communes du département… De plus, il a fait noter que l’Agence de développement local mettra à la disposition du Conseil départemental une subvention qui permettra de lever les fonds au Crédit mutuel du Sénégal.

Pape Demba SIDIBE

Les populations de la commune de Ndombo Sandjiry Diop, une localité du Oualo située à quelques encablures de la commune de Richard-Toll, ont rendu un vibrant hommage au président Macky Sall qui n’a pas hésité à mettre une ambulance médicalisée à leur disposition. Cette action a été entreprise par l’entremise du Programme d’urgence de modernisation des axes frontaliers (Puma).

C’est la raison pour laquelle les populations de cette partie du département de Dagana se sont mobilisées pour témoigner leur reconnaissance et leur gratitude au coordonnateur national du Puma, Moussa Sow Walaldé, responsable politique du Fouta et maire de la commune de Walaldé (île à Morphil), qui n’a ménagé aucun effort pour l’acheminement de cette ambulance vers Ndombo Sandjiry.

Ainsi, comme convenu, le président Macky Sall, qui avait promis cette ambulance au maire de Ndombo Sandjiry, Madické Mbodj, a honoré ses engagements dans de très bonnes conditions. Un geste humanitaire de haute portée morale, sociale, sanitaire, qui permet aujourd’hui de satisfaire une vieille doléance des populations de Ndombo qui n’ont jamais raté la moindre occasion de réclamer une ambulance aux pouvoirs publics. D’autant plus qu’il a toujours été pénible et désagréable d’évacuer des malades de Ndombo vers des structures sanitaires modernes. Les patients étaient régulièrement évacués vers les structures sanitaires de Richard-Toll ou de Gaya à bord des véhicules de transport en commun et des charrettes. Et le plus souvent, de nombreuses femmes enceintes et à terme finissaient par rendre l’âme au cours de leur évacuation.

Pour le maire Madické Mbodj, l’acquisition de cette ambulance médicalisée soulage aujourd’hui les populations de Ndombo Sandjiry. Il a vivement remercié le chef de l’Etat pour sa promptitude à satisfaire cette vieille doléance de la commune de Ndombo, rappelant que la santé est un maillon essentiel du développement d’un pays.
Le coordonnateur du Puma, Moussa Sow, n’a pas manqué de préciser que le président Macky Sall, à travers ce geste, prouve encore qu’il est constamment au chevet des populations frontalières.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

La commune de Thieppe (Kébemer) et la ville de Guédiawaye ont noué, le week-end dernier, une convention de partenariat mutuellement bénéfique. L’un des premiers projets de cette coopération décentralisée intercommunale portera sur la réalisation d’un agropole pour promouvoir la création d’emplois, la productivité, l’insertion professionnelle des jeunes ainsi que la solidarité et l’entraide entre les deux communes.

La signature de cette convention entre les deux communes fait suite à une visite d’échanges, de partage et de capitalisation d’expériences effectuée à Guédiawaye par les élus et les acteurs économiques de la commune de Thieppe axées sur le développement économique local et menées sous l’accompagnement du Projet d’appui à la petite entreprise (Papes) et de l’Onudi. Aussi, à travers ce partenariat, la commune de Thieppe veut s’inspirer du modèle de développement de Guédiawaye. Devant un parterre de maires venus du département et de la région de Louga, le maire de Guédiawaye, par ailleurs président de l’Association des maires du Sénégal (Ams), Aliou Sall, a décliné les éléments de ce partenariat qui venait d’être scellé. Selon lui, « la ville de Guédiawaye a profité, il y a quelques années, de l’accompagnement de l’Onudi en matière d’animation économique et sociale ayant abouti à la mise en place d’un certain nombre de réseaux de producteurs dans l’artisanat et l’agro-industrie qui font qu’on peut montrer aujourd’hui un certain nombre de réussites que nous comptons partager avec la commune de Tieppe».

Pour M. Sall, Guédiawaye étant un grand centre urbain consommateur de produits agricoles et maraîchers et Thieppe, un grand centre rural producteur de produits maraîchers, « c’est la rencontre de deux besoins complémentaires ». Ainsi, compte tenu du « potentiel de partenariat tangible » sur lequel il compte d’ailleurs « travailler rapidement », « l’un des premiers projets portera sur la réalisation d’une ferme un agropole pour promouvoir la création d’emplois, la productivité, l’insertion professionnelle des jeunes des deux communes mais aussi la solidarité et l’entraide », a-t-il déclaré. A sa suite, le maire Mohamed Dia a salué cette initiative et loué les avantages de la coopération locale décentralisée à l’image de Thieppe et Guédiawaye qui ont décidé donc de cheminer ensemble dans un partenariat gagnant-gagnant. Il a en outre assuré le maire de porter sous peu le plaidoyer de la commune de Thieppe pour accéder à l’électricité et à l’eau mais aussi disposer de postes de santé et de pistes de production.

Mamadou Lamine DIEYE


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