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Régions (557)

Cheikh Issa Sall, dg de l’Agence de developpement municipal : « L’intercommunalité sera bénéfique pour les communes qui accepteront de se mettre ensemble »
Dans le Programme d’appui aux communes et aux agglomérations (Paca-Sen) qui va entrer en vigueur en janvier 2017, l’intercommunalité va occuper une place extrêmement importante. C’est la conviction du directeur général de l’Agence de développement municipal (Adm) Cheikh Issa Sall, qui assure que cette intercommunalité sera bénéfique pour les communes qui accepteront de se mettre ensemble pour gérer les projets qui leur sont communs.

Avec l’Acte 3 de la décentralisation, l’intercommunalité est devenue une nécessité. Cette question est omniprésente et nombreux sont les maires qui se positionnent aujourd’hui pour une intercommunalité qui, de l’avis de Cheikh Issa Sall, constitue un aspect important dans le cadre du Programme d’appui aux communes et aux agglomérations (Paca-Sen). Selon le directeur général de l’Agence de développement municipale (Adm), le législateur avait, dans l’Acte 2 de la décentralisation, dessiné des formes d’intercommunalité qui ont eu des expériences heureuses et malheureuses. « Il s’agissait de les évaluer, de se projeter sur l’avenir pour voir dans le cadre du nouveau programme quelle est la forme la plus adaptée ».

Pour Cheikh Issa Sall, « la meilleure des intercommunalités, c’est celles qui viennent de la volonté des communes, mais pas une intercommunalité imposée comme ce fut avec l’entente Cadak-Car et la communauté urbaine ».

À son avis, il faudrait que ces intercommunalités viennent de la volonté individuelle des maires qui sentent le besoin de se regrouper pour gérer ensemble des projets qui leur sont communs. « C’est sur ces aspects-là qu’on est en train de travailler pour sensibiliser les maires, parce que dans ce cadre de ce nouveau projet, on ne veut pas de saupoudrage. On veut faire des investissements de grande envergure et pour cela, il faut sortir des territoires communaux, chercher plus loin, regrouper le maximum de communes, les pousser à travailler ensemble pour avoir plus de résultats au profit des populations », a fait savoir M. Sall. Dans ce nouveau programme doté d’une enveloppe de 120 milliards de FCfa, l’intercommunalité occupe une place extrêmement importante sur ses trois volets.

Les territoires communaux
« Il y a les projets communaux qu’on exécute dans les territoires communaux, des projets intercommunaux qui requièrent que deux ou trois communes ou plusieurs communes se regroupent pour les exécuter ou pour gérer ensemble des compétences bien déterminées et le troisième volet concerne les projets structurants qui peuvent dépasser les limites des départements et toucher plusieurs régions », a expliqué le Dg de l’Adm. Cheikh Issa Sall a assuré que ce nouveau programme sera bénéfique pour les communes.

« Si l’on prend l’exemple de l’agglomération mbouroise qui va de Ngaparou, Somone, Malicounda, Saly et Mbour, toutes ces communes vont bénéficier à trois reprises du Paca-Sen. Ils vont bénéficier du programme en tant que communes membre de l’agglomération mbouroise, mais aussi pour les projets structurants qui vont dépasser le territoire du département de Mbour », a informé Cheikh Issa Sall.

Il a également assuré que l’intercommunalité sera bénéfique aux communes qui accepteront de se mettre ensemble pour gérer ensemble certains projets, surtout ceux liés à la gestion des ordures. « C’est un aspect que tout le monde reconnaît, les moyens des communes ne permettent pas de gérer efficacement les ordures. Certaines communes ont les moyens, la logistique alors que d’autres n’en ont pas, mais ont l’espace pour accueillir les ordures dans de bonnes conditions.

Samba Omar FALL

Commune de Diass : Les autorités invitées à relever le défi de la formation des jeunes
Commune de DiassMamadou Ndione, économiste originaire de la commune de Diass, a invité les autorités municipales à relever le défi des formations adaptées aux technologies de pointe et domaines connexes. Ces formations permettraient aux jeunes de mieux bénéficier des retombés de l’Aéroport international Blaise Diagne (Aibd) et de l’autoroute Diamniadio-Mbour. « Il serait aussi essentiel de réfléchir à la mise en place d’un domaine industriel et artisanal à Diass, en plus de la Zesi, pour hisser les métiers locaux vers plus d’efficience à travers un encadrement et aussi se positionner comme réseau de sous-traitants pour la Zesi », a-t-il noté.

Pour Mamadou Ndione, les enjeux sont énormes. Il s’agira, selon lui, de maîtriser d’abord toutes les contraintes soulevées par les études d’impact environnemental et social liées à ces grands projets. Une fois ces contraintes levées, a-t-il ajouté, l’enjeu véritable sera le développement suivant une approche urbaine qui doit préserver certaines vocations de la ruralité comme l’agriculture et l’élevage. 

« Il est important de régler très rapidement la question de la cohabitation entre l’exigence de l’urbanisation irréversible et la nécessité de la préservation de formes d’activités traditionnelles», a-t-il souligné. Pour M. Ndione, il est important de hisser les villages vers la modernité pour éviter d’avoir des sortes de banlieues de précarité dans un environnement de prospérité.

S. O. FALL

Sokone et Mekhé veulent réaliser des projets communs
La commune de Sokone va connaître une nouvelle expérience de l’intercommunalité. Ce sera cette fois avec la ville de Mekhé. Les deux collectivités locales vont parapher ce vendredi un cadre de coopération approuvé par leurs différents conseils municipaux. Selon le maire de Sokone, Mamadou Moustapha Guèye dit Petit Guèye, cette coopération vise à créer un modèle réussi de coopération intercommunale, à promouvoir le dialogue culturel, des rencontres d’échange d’expériences, d’informations et de savoir-faire. « Il vise aussi à réaliser des projets économiques communs entre Sokone et Mekhé sur le plan de l’entrepreneuriat des jeunes, des services, des produits agricoles, artisanaux, halieutiques et maraîchers, à vulgariser l’expérience réussie de Mekhé dans les domaines de la fabrication de chaussures et de l’assemblage des lampadaires solaires, à promouvoir le renforcement des capacités par le coaching pour une gestion efficace des collectivités locales au service des populations », a expliqué le premier magistrat de la ville de Sokone. De l’avis de M. Guèye, Sokone est une zone qui a trois leviers économiques.

« Il y a tout ce qui est entrepreneuriat agricole avec l’anacarde et les mangues. Nous avons un complexe agro-industriel en construction et aussi tout ce qui est transformation de produits halieutiques et de la pêche ». De l’avis de M. Guèye, Sokone sera une sorte de hub pour l’écoulement des produits de Mekhé et vice-versa. « Avec la signature de ce cadre de coopération, on arrivera à un moment où les partenaires de Mekhé, même au plan international, vont devenir des partenaires de Sokone.

Nous avons un partenariat avec la Belgique et nous sommes en train d’en développer avec d’autres. Nous allons faire en sorte que ces Belges aillent à Mekhé pour nouer des relations avec des artisans de Mekhé », a-t-il indiqué. Selon le maire de Sokone, sa commune en train de susciter la création de modèles. « Déjà, dans le département de Foundiougne, nous sommes en intercommunalité avec 17 communes dans le cadre du réseau des maires du département » a-t-il révélé.

S. O. FALL

La commune de Sokone va connaître une nouvelle expérience de l’intercommunalité. Ce sera cette fois avec la ville de Mekhé. Les deux collectivités locales vont parapher ce vendredi un cadre de coopération approuvé par leurs différents conseils municipaux. Selon le maire de Sokone, Mamadou Moustapha Guèye dit Petit Guèye, cette coopération vise à créer un modèle réussi de coopération intercommunale, à promouvoir le dialogue culturel, des rencontres d’échange d’expériences, d’informations et de savoir-faire. « Il vise aussi à réaliser des projets économiques communs entre Sokone et Mekhé sur le plan de l’entrepreneuriat des jeunes, des services, des produits agricoles, artisanaux, halieutiques et maraîchers, à vulgariser l’expérience réussie de Mekhé dans les domaines de la fabrication de chaussures et de l’assemblage des lampadaires solaires, à promouvoir le renforcement des capacités par le coaching pour une gestion efficace des collectivités locales au service des populations », a expliqué le premier magistrat de la ville de Sokone. De l’avis de M. Guèye, Sokone est une zone qui a trois leviers économiques.

« Il y a tout ce qui est entrepreneuriat agricole avec l’anacarde et les mangues. Nous avons un complexe agro-industriel en construction et aussi tout ce qui est transformation de produits halieutiques et de la pêche ». De l’avis de M. Guèye, Sokone sera une sorte de hub pour l’écoulement des produits de Mekhé et vice-versa. « Avec la signature de ce cadre de coopération, on arrivera à un moment où les partenaires de Mekhé, même au plan international, vont devenir des partenaires de Sokone.

Nous avons un partenariat avec la Belgique et nous sommes en train d’en développer avec d’autres. Nous allons faire en sorte que ces Belges aillent à Mekhé pour nouer des relations avec des artisans de Mekhé », a-t-il indiqué. Selon le maire de Sokone, sa commune en train de susciter la création de modèles. « Déjà, dans le département de Foundiougne, nous sommes en intercommunalité avec 17 communes dans le cadre du réseau des maires du département » a-t-il révélé.

S. O. FALL

Mamadou Ndione, économiste originaire de la commune de Diass, a invité les autorités municipales à relever le défi des formations adaptées aux technologies de pointe et domaines connexes. Ces formations permettraient aux jeunes de mieux bénéficier des retombés de l’Aéroport international Blaise Diagne (Aibd) et de l’autoroute Diamniadio-Mbour. « Il serait aussi essentiel de réfléchir à la mise en place d’un domaine industriel et artisanal à Diass, en plus de la Zesi, pour hisser les métiers locaux vers plus d’efficience à travers un encadrement et aussi se positionner comme réseau de sous-traitants pour la Zesi », a-t-il noté.

Pour Mamadou Ndione, les enjeux sont énormes. Il s’agira, selon lui, de maîtriser d’abord toutes les contraintes soulevées par les études d’impact environnemental et social liées à ces grands projets. Une fois ces contraintes levées, a-t-il ajouté, l’enjeu véritable sera le développement suivant une approche urbaine qui doit préserver certaines vocations de la ruralité comme l’agriculture et l’élevage.

« Il est important de régler très rapidement la question de la cohabitation entre l’exigence de l’urbanisation irréversible et la nécessité de la préservation de formes d’activités traditionnelles», a-t-il souligné. Pour M. Ndione, il est important de hisser les villages vers la modernité pour éviter d’avoir des sortes de banlieues de précarité dans un environnement de prospérité.

S. O. FALL

Avec l’arrivée de l’Aéroport international Blaise Diagne (Aibd), de l’autoroute Diamniadio-Mbour, de la Zone économique spéciale intégrée (Zesi) et les autres projets d’envergure, la commune de Diass ne veut pas rester en marge du développement. Cette localité qui a cédé des milliers d’hectares de terre à l’Etat veut bénéficier des effets positifs d’un développement généralisé et jouer un rôle phare dans l’économie du pays.

Depuis quelques années, Diass vit un véritable boom démographique et économique. Ce gros village qui est passé commune à la faveur de l’Acte 3 de la décentralisation attise les convoitises. Cet engouement sans précédent est lié en grande partie aux divers projets de très grande utilité que le gouvernement y a implantés. Il s’agit de l’Aibd, de la Zone économique spéciale intégrée qui lui est mitoyenne, de l’autoroute Diamniadio-Mbour, entre autres. Sans compter les investisseurs nationaux et étrangers qui ont commencé à s’implanter dans la zone.

Selon l’économiste Mamadou Ndione, ces différents projets auront des impacts positifs sur le développement de la commune de Diass. Pour ce spécialiste des questions portuaires et logistiques et natif de la localité, l’Etat devrait travailler rapidement avec les pouvoirs locaux pour avoir un plan local de développement intégrant les mutations profondes en vue de faire accéder les villages à la modernité. « Ces deux projets phares auront des impacts positifs sur le développement de la commune de Diass. Avec l’ouverture de l’Aibd, cette ville sera un véritable hub à la fois pour les personnes, les biens et services qui vont se développer tout autour », a-t-il indiqué.

A en croire M. Ndione, Diass va bénéficier des effets positifs d’un développement prenant en charge certains éléments essentiels comme l’énergie, l’eau, l’assainissement, etc. « Les villages devraient connaître une mise à niveau dans ces domaines avec l’arrivée de l’Aibd. Et concernant l’autoroute à péage, en desservant Aibd, elle désenclave la zone et crée les conditions d’une mise en valeur de la localité pour un essor économique. Il y aura tout autour de l’aéroport des entreprises de production et de service de tout ordre qui impacteront sur le développement local sans compter les projets immobiliers », a-t-il souligné. Notre interlocuteur a relevé que la zone économique spéciale intégrée va également, avec des mesures économiques et fiscales plus avantageuses, attirer les investissements étrangers qui verront leurs coûts de production réduits. Donc, Diass, selon M. Ndione, tirera profit de la Zesi qui, en plus de l’impact sur le développement national, sera une aubaine pour l’emploi.

Samba Oumar FALL

Aliou Samba Ciss, maire de Diass : « Nous sommes l’une des rares communes du Sénégal qui abrite un aéroport »
Aliou Samba Ciss Maire de DiassPour le maire Aliou Samba Ciss, Diass est l’une des rares communes du Sénégal à abriter un aéroport. Il s’y ajoute que l’autoroute Diamniadio-Mbour traversera la localité sur une distance de 30 kilomètres. M. Ciss s’est félicité du fait que plusieurs industries se soient implantées dans la zone. Et la tendance est à la hausse.

Le maire de Diass s’est réjoui des perspectives créées par l’implantation de ces différents projets. Cependant, il a sollicité l’accompagnement de l’État pour la construction de logements sociaux afin de permettre aux populations de bénéficier un tant soit peu du développement de leur localité. La question de l’emploi préoccupe aussi le maire.

Selon lui, il est très difficile d’avoir un aéroport dans sa localité et de ne pas voir ses fils y travailler. Il a demandé au gouvernement de prendre en compte cette question et à aider les jeunes de Diass et de Keur Mousseu à travailler massivement dans les chantiers ouverts dans la commune. 

S. O. FALL

 

Mme Mariama Sarr, le maire de la commune de Kaolack, par ailleurs ministre de la Femme, de la Famille et de l’Enfant, a révélé avant-hier qu’une solution sera trouvée à la question de l’application de la loi sur la parité intégrale dans la mise en place du bureau municipal. L’édile de la capitale du Saloum estime que la législation sur cette affaire a montré des limites par rapport aux coalitions politiques et au secret du vote, laisse entrevoir un règlement imminent. Une précision faite en marge de la campagne pour les élections du Haut conseil des collectivités territoriales (Hcct).

Le conseil municipal de Kaolack est prêt à satisfaire la demande formulée par des organisations de défense des droits des femmes de la place pour l’application de la parité intégrale dans la constitution du bureau des chambres locales. Mme Mariama Sarr, l’édile de ladite commune, a laissé entrevoir une issue à ce contentieux arbitré par la Cour Suprême du Sénégal. Interpellée sur cette question, elle a souligné les bonnes dispositions de l’équipe municipale à cet égard. « Nous avons aujourd’hui des possibilités de rehausser et de renforcer la présence des femmes dans le bureau municipal à la suite de certains désistements », a indiqué le maire de la commune de Kaolack.

Toutefois, elle a dédouané son institution dans l’impossibilité d’appliquer la loi sous sa forme actuelle dans la mise en place des chambres locales. « Ce qui s’est passé relève de difficultés objectives d’application de la loi sur la parité dans la mise en place du bureau municipal au sortir des élections locales de 2013. Si vous vous basez sur le format avec lequel nous sommes partis à ce scrutin, il s’est agi de coalitions politiques avec des quotas pour chaque parti respectant le principe. Avec les résultats, il y a eu un arbitrage concédant à chaque formation un nombre déterminé de représentants dans le bureau.

Mais, au moment du vote, les candidatures étaient individuelles et le vote secret. Ce qui s’est passé, c’est que les hommes n’ont pas voulu voter pour les femmes. Est-ce qu’on pouvait les y obliger. Je ne crois pas », s’est défendue la ministre de la Femme, de la Famille et de l’Enfant qui partage la difficulté de la tâche. « Les autorités devront réfléchir sur l’amélioration de cette loi sur la parité intégrale qui apparemment pose problème dans son application », a-t-elle conclu sur ce dossier.

La vice-présidente de l’Association des maires du Sénégal (Ams) présidait une réunion d’élus municipaux dans le cadre de la campagne pour les élections du Haut conseil des collectivités territoriales (Hcct). Elle a salué à ce propos la vitalité de la coalition Benno Bokk Yakaar (Bby) dans la région de Kaolack. Ce qui, pour elle, garantit un triomphe pour les cinq candidats à choisir dans la région. Elle a toutefois regretté des problèmes de communication qui seraient pour elle à l’origine des absences du Rassemblement pour le peuple (Rp) et du Parti socialiste (Ps) sur la liste du département de Kaolack. 

Elimane FALL

La commune de Passy, département de Foundiougne, a changé de visage avec la mise en œuvre des projets d’assainissement et d’électrification. Cependant, le grand défi reste le nettoyage de la ville, la construction d’un centre de santé, la création d’un deuxième Collège d’enseignement moyen (Cem) et du poste de gendarmerie.

La nouvelle route bitumée allant de Keur Waly Ndiaye jusqu’à Sokone traverse la commune de Passy. Cette route a redonné du baume au cœur des populations, surtout qu’elle a été agrandie des deux côtés. Des allées sont en train d’être édifiées sans compter les canalisations au grand bonheur de la population.

En plus de la route, le maire Papa Adama Cissé a annoncé deux projets. Il s’agit de l’assainissement et de l’électrification. Selon lui, l’assainissement est l’un des projets de la commune qui participe à la lutte contre les inondations.

Le maire de Passy a indiqué qu’il y a des canalisations qui sont en train d’être faites pour le drainage des eaux pluviales. « De fortes pluies sont tombées sur la ville mais pas un seul sinistré n’a été dénombré », s’est-il plu à confier. L’électrification rurale est le deuxième projet de la ville.

Selon Papa Adama Cissé, une extension du réseau électrique a été entreprise pour permettre  à tous les foyers d’avoir accès à l’électricité. Ces deux projets d’envergure sont en train de changer le visage de la ville. Le maire a révélé que la commune a entrepris le nettoyage de la ville. Pour lui, l’investissement humain est le grand défi de la commune de Passy qui doit retrouver la propreté. Pour atteindre cet objectif dans le domaine du nettoiement, il a fait savoir que la commune est en discussion avec une régie pour pouvoir faire la collecte des ordures.

De plus, Passy va disposer d’un dépotoir d’ordure ménagère qui sera sécurisé en vue de valoriser les déchets. Sur le plan de l’éducation, les problèmes ne manquent pas. Le maire de la ville a indiqué que le lycée de Passy est pléthorique parce qu’il  y a des effectifs de plus de 75 élèves par classe. C’est pourquoi, il a plaidé pour la création d’un deuxième collège d’enseignement moyen (Cem). Sur le plan de la santé, c’est l’ancien dispensaire qui a été érigé en centre de santé. Pour ce qui concerne la sécurité des personnes et des biens, le maire et ses collaborateurs veulent un poste de gendarmerie. Pour Papa Adama Cissé, l’insécurité est une réalité dans la commune de Passy et ses environs.

Oumar Ngatty BA    

Le maire de la commune de Touba, les sapeurs-pompiers et les membres du comité de lutte contre les inondations ont fait le tour de la ville pour faire l’état des lieux sur les inondations, après les pluies diluviennes qui se sont abattues sur la cité religieuse. Face aux maigres moyens, le maire Abdou Lahat Ka compte sur le soutien de l’Etat.

La commune ne peut pas prendre en charge tous les aspects liés à l’assainissement de la ville. Telle est la conviction du maire de Touba, Abdou Lahat Ka. Selon lui, l’Etat a déjà réalisé un important réseau d’assainissement même si la deuxième phase n’est pas encore terminée. C’est seulement à la fin des travaux que l’on mettra fin aux difficultés liées aux eaux stagnantes en particulier les inondations. En attendant, la commune ne dispose pas de moyens pour doter le service des sapeurs-pompiers de motopompe pour l’évacuation des eaux pluviales. L’Etat est donc invité à boucler les travaux du réseau d’assainissement de Touba et à soutenir la commune dans la lutte contre les inondations. Selon le maire de la ville de Touba, le pompage des eaux pluviales n’est pas une solution durable. Surtout avec le débordement de l’eau noté dans la station de Keur Niang. « Cette station est débordée par les eaux de pluies. Il fallait attendre la réduction du volume pour faire redémarrer les machines d’évacuation des autres stations », a soutenu le maire de Touba.

Pour le sous-préfet, la commune ne dispose que de trois hydrocureurs donnés par le ministère du Renouveau urbain, de l’Habitat et du Cadre de vie et la mairie. Ce qui fait que l’eau coule correctement dans les quartiers du centre de la ville et dans les artères de la grande mosquée. La descente sur le terrain du maire et de ses collaborateurs permet de rassurer les populations sur les efforts de la municipalité pour éviter les inondations dans la commune. « Il n’y a pas à s’alarmer parce que l’Etat est disposé à nous accompagner pour faire face aux inondations, surtout avec la fin des travaux de la deuxième phase d’extension du réseau d’évacuation des eaux usées de Touba », a soutenu le maire. Le cumul des huit pluies enregistrées dans la commune de Touba est évalué 307 millimètres.

Mamadou DIEYE

 

Pour le maire Aliou Samba Ciss, Diass est l’une des rares communes du Sénégal à abriter un aéroport. Il s’y ajoute que l’autoroute Diamniadio-Mbour traversera la localité sur une distance de 30 kilomètres. M. Ciss s’est félicité du fait que plusieurs industries se soient implantées dans la zone. Et la tendance est à la hausse.

Le maire de Diass s’est réjoui des perspectives créées par l’implantation de ces différents projets. Cependant, il a sollicité l’accompagnement de l’État pour la construction de logements sociaux afin de permettre aux populations de bénéficier un tant soit peu du développement de leur localité.

La question de l’emploi préoccupe aussi le maire. Selon lui, il est très difficile d’avoir un aéroport dans sa localité et de ne pas voir ses fils y travailler. Il a demandé au gouvernement de prendre en compte cette question et à aider les jeunes de Diass et de Keur Mousseu à travailler massivement dans les chantiers ouverts dans la commune. 

S. O. FALL

Pour accompagner les populations victimes d’inondations à Kaffrine et Malem Hodar, World Vision a organisé des distributions de kits d’aide. La première phase de cette distribution, informe un communiqué parvenu à la rédaction, a eu lieu le vendredi 26 août dernier à Malem Hoddar auprès de 386 foyers, soit près de 3.575 bénéficiaires. Le second se tiendra prochainement à Malem et Kaffrine. Il s’agit de kits d’aide d’urgence composés d’un ensemble bouilloire et réceptacle en plastique, d’un litre d’eau de javel, de savon (2x500 gr) et d’un litre de savon liquide accompagnés de nattes et d’un montant cash total de près de 75 millions de FCfa. C’est au total 1.631 familles affectées, soit près de 10.000 personnes qui seront les bénéficiaires directs de cette donation. «Les populations bénéficiaires de cette aide sont les plus vulnérables, celles qui ont perdu leurs domiciles et moyens de subsistance.

Cette action permet aux bénéficiaires de couvrir leurs besoins urgents », précise le communiqué. Cette action de solidarité de World Vision s’inscrit dans le cadre de son objectif de garantir le bien-être des enfants et de leurs familles. Pour financer cette aide, informe ce document, World Vision a bénéficié de l’appui des fonds du Start Fund, un consortium sous le leadership de 19 Ong à laquelle World Vision appartient. « Ces fonds peuvent être débloqués pour les besoins de réponse rapide et urgente aux crises de type subite et pour les pics dans les crises de type chronique ainsi qu’aux crises de types à retardement ».

Le montant du financement du Start Fund alloué à World Vision est estimé à près de 115 millions de FCfa. Il servira, de concert avec les autorités locales et les populations, de mettre en place un plan d’urgence pour venir en aide aux victimes.

Ibrahima BA

Dans le cadre de l’amélioration du cadre de vie de la ville, les maires Aliou Sow, Pape Diop, Lamine Diallo et Talla Sylla des communes de Thiès-ouest, est, nord et de la ville de Thiès ont procédé au lancement du reboisement à l’entrée de la commune de Thiès-ouest en allant vers Mbour. Les maires ont aussi engagé un combat contre les ordures ménagères. Ils ne veulent plus que les hôtes de la ville soient accueillis et accompagnés par des tas d’immondices.

Après avoir repoussé les amas d’ordures jonchant même l’asphalte au-delà de la bande de l’emprise nationale, les maires de Thiès ont décidé de planter des arbres sur trois niveaux dans la commune de Thiès-ouest.

Selon Mamadou Moustapha Mbaye, directeur des services techniques de cette commune, juste à la limite du dépotoir, une épineuse telle que le Méliféra va être plantée en respectant un écartement d’un mètre entre les pieds. « L’objectif étant de créer une barrière naturelle étanche pour éviter de retomber dans les mêmes travers. En deuxième rangée, des prosopis sont mis à terre puis des filaos en première ligne pour assurer au site un cadre de vie agréable permettant de faire du sport et autres activités artistiques saines », a-t-il expliqué.

Ainsi, 625 arbustes ont été plantés sur une emprise de 450 mètres de long. Lui emboîtant le pas, le maire de la commune de Thiès-ouest, Aliou Sow, a rappelé que l’idée est venue du président du Conseil départemental de Thiès, Idrissa Seck. « Thiès-ouest étant concernée, il a pris l’initiative de conduire les travaux s’appuyant sur  les services techniques de notre commune en relation avec les service d’hygiène, des Eaux, forêts et chasse et l’unité de coordination de la gestion des déchets pour faire le travail », a-t-il confié.

Mais, dans cette quête de bien-être des populations  de sa commune, le maire de Thiès-ouest a déploré que le mur de clôture du dépotoir, déjà budgétisé, ne puisse pas être érigé à raison de l’incohérence territoriale non encore corrigée avec la communalisation intégrale. « Car, même si ce dépotoir sauvage d’ordures importune la commune de Thiès-ouest et ternit l’image de la ville de Thiès de par sa position, on nous oppose qu’il se situe dans le territoire de la commune de Fandène. Par conséquent, nous ne pouvons pas construire le mur pour que ce dépotoir sauvage devienne un lieu contrôlé, organisé par des spécialistes de la question », a-t-il déploré. L’édile de Thiès-ouest soutient que son ambition est de tendre vers une unité de transformation des ordures comme cela se fait dans d’autres pays africains qui arrivent à produire même de l’électricité à partir des ordures. La gestion du cadre de vie étant une mission importante des collectivités locales, il a noté que la surveillance urbaine est d’abord une affaire citoyenne. « Car, ces plants et cet aménagement en chantier ne sauraient être surveillés uniquement par les gardiens », a-t-il souligné. 

En venant tous participer à l’opération de reboisement de la zone du dépotoir sauvage d’ordures situé à l’entrée de la ville de Thiès, les quatre maires veulent inciter les populations à mutualiser leurs efforts pour hisser à un niveau jamais atteint le bon vivre dans la capitale du rail.

Mbaye BA

Les anciens pensionnaires du lycée Abdoulaye Sadji de Rufisque se sont retrouvés ce week-end, le temps d’une journée pour procéder au nettoiement de la plage de Rufisque. Cette initiative qui vient s’inscrire dans les activités de vacances citoyennes, constitue aussi un moment d’invite à l’ensemble des fils de Rufisque pour une résurgence de leur localité.

La plage de Rufisque a reçu d’anciens pensionnaires du lycée Abdoulaye Sadji samedi dernier. Parmi  ces visiteurs Ismael Lô, artiste, Daouda Niang, le maire de la ville de Rufisque, des membres de la Croix-Rouge départementale et plusieurs autres personnalités qui avaient fait les beaux jours du lycée Abdoulaye Sadji. Ce moment de convivialité a également servi d’occasion pour dégager des ordures et des saletés bien incrustées sur le sable de la plage. Cette initiative citoyenne a été soutenue matériellement par la mairie et l'Unité de coordination de la gestion des déchets (Ucg). Selon  Elhadji Gorgui Wade Ndoye, un des principaux initiateurs de cette activité, les anciens du lycée Sadji veulent,  à travers des activités citoyennes, aider à la réhabilitation du lycée et faire revenir l’excellence dans ce temple de savoir. Selon M. Ndoye, «des projets plus ambitieux sont à l’étude et seront exécutés suivant un calendrier bien établi ». Les initiateurs sont en outre en train de définir ensemble une démarche efficace citoyenne et positive qui prend en compte toutes les personnes imbues de voir Rufisque retrouver son lustre d’antan. L’érosion côtière qui est une réalité à Rufisque fait aussi partie des préoccupations de ces anciens du lycée Abdoulaye Sadji. Au-delà des discours, ces ressortissants de Rufisque veulent voir des actes concrets.

« Les Rufisquois sont invités à unir leurs forces d’autant plus que le pôle de Diamniadio est en train de prendre de l’ampleur », invite M. Ndoye. Une assemblée générale est en gestation,  celle-ci permettra de distribuer les postes. Pendant la période coloniale, Rufisque était économiquement très développée. Le principal enjeu se situe justement là, faire en sorte que Rufisque retrouve sa place, souligne El Hadji Gorgui Wade Ndoye. Les membres de l’association se sont dotés d’un numéro vert  221 78120 32 91. « Nous invitons les anciens élèves de Sadji sensibles à l’appel à se manifester à travers ce numéro ou, à défaut, à nous contacter », a-t-il lancé. 

Oumar BA

 

Le foncier constitue aujourd’hui une problématique majeure. Pour le préfet de Mbour, Saër Ndao, il ne peut être géré de la même façon dans les régions qui ont chacune une réalité. Il a invité les différents acteurs à aller vers des stratégies opérationnelles et inventer une autre méthode de gestion afin de tendre vers une gouvernance transparente du foncier.

À l’heure de l’Acte 3 de la décentralisation, le foncier revêt un enjeu important qui mérite une attention toute particulière. Selon le préfet Saër Ndao qui s’exprimait au cours d’un atelier de partage sur les axes de la modernisation de la gouvernance foncière organisé par le Projet d’appui à la réforme de la gestion du foncier urbain (Pagef), le Sénégal est à une phase irréversible d’une décentralisation qu’il veut parfaire dans tous les domaines. Ce qui, a-t-il souligné, a amené un glissement vers des entités territoriales. « Ce nouveau paradigme crée des soubresauts dans plusieurs domaines, mais plus particulièrement dans le foncier », a-t-il laissé entendre. « Quand on parle de gouvernance du foncier, on met l’accent sur la transparence.

Il est devenu un problème au Sénégal et une complexité à Mbour. Il est temps que tous les acteurs qui gravitent au- tour de ce système puissent dire les contraintes qui font que le foncier est devenu un cas réel au Sénégal », a signifié le préfet de Mbour. Saër Ndao a soutenu que toutes les politiques de l’État vont s’adosser sur le foncier. D’où l’urgence d’inventer une nouvelle méthode de gestion pour aller vers une gouvernance transparente. « Il nous faut aller vers des stratégies opérationnelles et c’est ce que veut amener le Pagef ».

Si ces stratégies appelées axes de modernisation ont été réfléchies et pensées à tous les niveaux, il n’en demeure pas moins, de l’avis du préfet, que le foncier ne peut pas être géré de la même façon dans toutes les régions qui ont chacune leurs réalités. Pour M. Ndao, l’apport de l’ensemble des acteurs est nécessaire. « Nous allons vers une dynamique irréversible et ce qui sera adopté va servir de vade-mecum ou guide suivant les orientations futures pour asseoir la gouvernance foncière de chaque zone concernée », a-t-il noté. Il s’agit, selon le préfet, d’apporter les réponses opérationnelles qui, une fois mises en œuvre, permettront de changer ce paradigme qui a été tant déploré. 

Pour le directeur du Pagef, Macodou Guèye, la quête d’une meilleure gouvernance foncière est un défi qui interpelle l’administration, les élus, les usagers et autres auxiliaires de l’administration (notaires, géomètres, etc.). Il a en outre invité l’administration fiscale et domaniale à se hisser à la hauteur des défis pressants indus par les mutations nécessaires des modes de gestion de la matière foncière.

Samba Oumar FALL 

Saer Ndao, préfet de Mbour : « La nouvelle communalisation n’a pas pris en compte les limites des anciennes communautés rurales »

Saër Ndao prêfet de MbourAu sein de l’administration territoriale, a-t-il reconnu, le litige foncier entre collectivités locales constitue le problème majeur. Et l’absence de limites bien définies en est la cause. « La nouvelle dynamique de communalisation n’a pas bien pris en compte les limites des anciennes communautés rurales qui étaient définies par des ensembles de villages », a-t-il expliqué.

À son avis, il faut donner à ces communes un périmètre communal. Ce qui, a-t-il souligné, n’a pas encore été fait. « Chaque fois, nous apportons une réponse de circonstance qui fluctue en fonction de ceux qui vont gouverner, mais la gouvernance locale est changeante. Nous devons donc apporter une réponse définitive à ces questions pour que les préoccupations des populations soient prises en charge », a-t-il relevé. 

S. O. FALL

SaerNdao,préfet de Mbour: « La nouvelle communalisation n’a pas pris en compte les limites des anciennes communautés rurales »

 

 

Le village de Gandigal dans la commune de Sindia, département de Mbour, a abrité des journées de consultations gratuites le week-end dernier. Elles ont été un prétexte pour les organisateurs de demander que les cases de Gandigal et de Ngerigne soient érigées en postes de santé. Selon les intervenants, les villages de Gandigal et de Ngérigne connaissent une expansion démographique ces dernières années. Ils méritent d’avoir des structures de santé capables de satisfaire les besoins de la population. C’est pour cette raison que les populations ont souhaité que les cases de santé de leurs localités soient érigées en postes de santé. Ils ont émis ce souhait lors des journées de consultations gratuites qui ont permis aux villages de la commune de Sindia de recevoir une dizaine de médecins de spécialités différentes. Il s’agit de gynécologues, de pédiatres et de médecins généralistes. Ces derniers ont prodigué des soins aux populations en leur offrant des médicaments.

Les consultations se sont aussi déroulées dans quatre autres localités parce que l’objectif est d’atteindre le maximum de personnes. Les médicaments ont été offerts par la structure Média jeunesse qui prévoit de construire dans un avenir proche une maternité à Sindia pour une meilleure prise en charge de la santé de la mère et de l’enfant. En faisant le bilan de ces journées de consultations, Dr Ousseynou Sarr a informé que les personnes reçues souffrent pour la plupart d’hypertension, de dermatose et de symptômes liés à l’ulcère. Modou Diagne, notable au village, a, au nom des populations, remercié les organisateurs de ces journées.

Amath Sigui NDIAYE

Le préfet du département de Mbour, Saër Ndao, a précisé, hier, n’avoir pas interdit la sortie du kankourang, mais plutôt l’occupation par ce dernier des voies, lieux et espaces publics.

‘’Les gens doivent lire le contenu de l’arrêté ; j’ai interdit le kankourang sur les voies, lieux et espaces publics. Le kankourang peut sortir, mais en restant auprès des circoncis, dans les maisons, parce que les maisons sont des domaines publics’’, a notamment déclaré M. Ndao.

Dans une déclaration à la presse, Saër Ndao a rappelé que la voie publique, c’est l’intérêt général et on l’a confiée au préfet qui doit s’en charger. ‘’ Je ne suis pas gardien du temple pour dire qui a raison et qui n’a pas raison, mais je suis le garant de l’ordre public et je prendrais mes responsabilités chaque fois que l’ordre public est menacé. C’est ce que j’ai fait en prenant cet arrêté’’, a-t-il martelé.

‘’Lorsque j’ai pris service, j’ai trouvé cette situation (la divergence au sein de la collectivité mandingue) en place. Il y a deux camps qui s’opposent et les gens ont tout fait pour arrondir les angles. Moi-même je me suis investi dans cette affaire. Des hommes politiques, le ministère de la Culture et des bonnes volontés se sont investis pour trouver une solution. Mais il n’y a pas eu un terrain d’entente’’, a-t-il déploré.

‘’Je me suis dit si on les laisse faire, avec les menaces sérieuses qui fusaient de partout, on pourrait arriver à une situation dramatique. Ce sont des traditions et coutumes et nous n’allons pas nous immiscer dans leur façon de faire. Ma décision est justifiée par une action qui s’est passée. Si cette situation n’existe plus, cette décision ne peut pas demeurer éternellement’’, a-t-il poursuivi.

(APS) 

 

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Mbour : Le préfet interdit la sortie du Kankourang

 

Les cadres de l’Alliance pour la République (Ap) sont invités à partager des informations avec les populations sur les grands projets et travaux du président de la République, surtout concernant le développement local. Il a rappelé que le Programme national d’autosuffisance en riz (Pnar), le Programme d’accélération de la cadence de l’agriculture (Pracas) sont devenus une réalité. A ces programmes s’ajoutent des projets de construction et de réhabilitation d’infrastructures routières, de développement et de modernisation des secteurs de l’élevage et de la pêche. Les populations doivent être au courant de tous programmes de développement lancés par le président de la République.

Mb. Kh. DIAGNE

La commune de Djinaky, dans le département de Bignona, a récemment reçu un important lot d’équipements agricoles. Ces efforts de l’Etat marquent le début de la modernisation de l’agriculture dans cette localité du Sénégal qui veut jouer un rôle important dans la politique d’autosuffisance alimentaire du Sénégal.

La commune de Djinaky, dans le département de Bignona, se met à l’ère de la modernisation de l’agriculture. Cette collectivité locale du sud du Sénégal a récemment reçu d’importants équipements agricoles acquis grâce à l’Etat du Sénégal. « La commune compte 8 motoculteurs. Nous avons acquis 7 motoculteurs. Un motoculteur a été offert par le ministre des sports à une association de jeunesse », a souligné le maire de la commune, Moustapha Lô Diatta. Selon le maire, Djinaky a aussi reçu deux tracteurs équipés. « Nous voulons vraiment moderniser l’agriculture. Les agriculteurs sont équipés. Nous pouvons dire que la commune fait partie des collectivités locales les mieux équipées dans la région de Ziguinchor », a dit le maire, qui ajoute que le matériel agricole va doper les rendements agricoles. « Le matériel a été remis aux organisations de producteurs (Op). C’est sur la base d’un diagnostic.

Les Op ont dit que leur principal problème est l’utilisation de moyens rudimentaires dans l’agriculture. Ils ont estimé qu’avec la disponibilité d’un deuxième tracteur, ils peuvent augmenter les surfaces emblavées. Ils ont emblavé 200 hectares l’année dernière, ils veulent arriver à 600 hectares », a fait remarquer Moutapha Lô Diatta. D’une superficie de 242 km2, Djinaky est une commune riche en potentialités, notamment dans le domaine rizicole. « Nous avons 20 vallées dans la commune. Ces vallées ne sont pas nécessairement aménagées. Nous avons cinq digues anti-sel qui sont déjà réalisées. Le défi important pour les agriculteurs est l’équipement », a dit le maire. Il a rappelé que l’engagement des populations dans le domaine agricole est freiné par l’utilisation de moyens rudimentaires. « Si vous allez dans les villages de la Casamance, c’est le « kadiandou » qui est utilisé dans l’agriculture.

Ce n’est pas avec cet outil qu’on va augmenter la productivité. Le président de la République a compris cela. C’est pourquoi dans les programmes de l’Etat, l’accent est mis sur la mise d’un matériel moderne à la disposition des paysans», a affirmé M. Diatta. « Si nous sommes parvenus à des résultats positifs sur le fleuve Sénégal, c’est parce que l’agriculture est modernisée. Il n’y a pas de recette miracle », a-t-il insisté, indiquant que le département de Bignona a un rôle important à jouer dans le domaine agricole. La commune va également bénéficier d’une ferme « Nataangué » qui sera construite par l’Anida. 

Selon le maire, l’appel d’offres est déjà lancé. Dans le domaine de l’hydraulique, l’Etat va renforcer ses efforts pour permettre un meilleur accès des populations à l’eau potable. « Nous avons un forage fonctionnel dans la commune, mais l’Etat du Sénégal nous promet, à travers le programme chinois, de construire quatre forages », a révélé le maire.

Babacar DIONE

La commune de Keur Baka, Kaolack, sollicite de l’Etat un paratonnerre pour protéger « au maximum » les 60 villages de son périmètre communal et ses environs contre la foudre, a indiqué son maire Mamadou Bâ.

Keur Baka sollicite de l’Etat « un paratonnerre digne de ce nom pour notre commune » de 25.000 habitants, a-t-il déclaré, lors d’une réunion du conseil municipal de cette collectivité, suivie de la remise d’un don de denrées alimentaires aux 23 « daaras » (écoles coraniques) de la commune. « En 2015, un paratonnerre a été implanté dans la commune de Keur Baka et pourtant la dame Boumel Diallo, habitante du village de Koné Sérère, a été foudroyée lundi dernier après les fortes pluies qui se sont abattues sur la localité », a fait valoir l’édile. Or, Koné Sérère se situe seulement à un kilomètre environ de Keur Baka, chef-lieu de commune, où est implanté le seul paratonnerre de la commune depuis 2015, a relevé Mamadou Bâ.

Selon lui, le décès de cette femme « a réveillé beaucoup d’interrogations et d’inquiétudes » auprès des populations locales quant à la capacité de protection de ce paratonnerre. « C’est pourquoi, la commune de Keur Baka doit être dotée de paratonnerre digne de ce nom », a-t-il dit, en présence du sous-préfet de l’arrondissement de Keur Baka, Mamadou Lamine Thiam. « Nous voulons un paratonnerre qui pourra couvrir le maximum de villages de la localité », a insisté l’édile de Keur Baka qui a, par ailleurs, plaidé pour l’augmentation du nombre de postes de santé de sa commune.

Cela permettrait d’assurer une meilleure prise en charge des 25.000 habitants de cette collectivité, a souligné l’édile. A l’issue de rencontre du conseil municipal portant sur l’affectation de terres, les autorités municipales de Keur Baba ont procédé à une remise d’un don de denrées alimentaires aux 23 « daaras » de la commune de Keur Baka.

(APS)

Le département de Salémata situé à 70 km de Kédougou et qui abrite six communes est en train de s’ériger progressivement en cité moderne. Selon le président du Conseil départemental, Moussa Souaré, plusieurs infrastructures sont en train de sortir de terre dans cette partie de la région de Kédougou. Parmi ces infrastructures, les travaux de construction des pistes de production, notamment la route Kédougou-Salémata. Ces travaux vont démarrer au mois d’octobre prochain, a signifié le président du Conseil départemental. Moussa Souaré a indiqué que les travaux d’implantation de forages sont entrepris un peu partout dans le département par les forces armées (génie civil).

Ce qui constitue un grand soulagement pour les populations de la région en général et en particulier celles de Salémata qui en avaient tant besoin. Le Conseil départemental de Salémata, sous la houlette de son président Moussa Souaré, mène, depuis son avènement à la tête de l’institution, des actions concrètes dans tous les secteurs sociaux, mais surtout dans la santé où des travaux de réhabilitation des locaux du centre de santé sont en cours. Dans le secteur de la jeunesse et des sports, des efforts considérables ont été faits avec le relèvement des subventions d’ailleurs qui ont été déjà allouées aux intéressés. Pour l’éducation, l’institution départementale, en rapport avec le Programme national de développement local (Pndl), a construit trois salles de classe au lycée. A cela s’ajoute l’électrification totale de l’établissement scolaire. Le Conseil départemental est parvenu à mobiliser les populations pour aménager les routes principales avec des cailloux afin d’alléger la circulation des voitures et des piétons.

Les autorités locales sont aussi engagées à régler les problèmes des populations parce que c’est un sacerdoce d’après Moussa Souaré.

Seydou TOUNKARA

 

L’hôpital régional de Fatick a bénéficié d’un important lot d’équipements offert par le Conseil départemental. L’institution a aussi remis six motos « Djakarta » aux mutuelles de santé, de la sonorisation aux acteurs culturels et des équipements aux sportifs. Ce matériel et ces équipements sont évalués à plus de 21 millions de FCfa.

Le Conseil départemental de Fatick a remis des équipements à l’hôpital régional, du matériel de sonorisation aux acteurs culturels et des motos aux mutuelles de santé. Ce matériel et ces équipements estimés 21 millions de FCfa ont été remis aux bénéficiaires par le président du Conseil départemental, Omar Sène, en présence des autorités locales et des populations. Il a expliqué que son institution a reçu une expression des besoins des populations qu’il a  voulu traduire en actes pour satisfaire les préoccupations de ces dernières, surtout pour l’hôpital régional de Fatick. Pour lui, les équipements offerts à l’hôpital vont contribuer au relèvement du plateau technique.

Il a rappelé la nécessité de doter les mutuelles de santé de motos afin de faciliter le déplacement des agents pour la réussite de leurs missions. Omar Sène a tenu à remercier l’Agence nationale de la couverture maladie universelle pour son appui. Selon lui, le centre culturel de Fatick est confronté à certaines difficultés liées au manque d’équipements. C’est pourquoi que l’institution a estimée qu’il fallait le doter du matériel de sonorisation au bénéfice des acteurs culturels qui vont mettre en place un comité de gestion de cet outil de travail. Des équipements sportifs (jeux de maillots, des ballons de football, de basket hand-ball, tennis de table, des boules de pétanque) et des trophées ont été remis à la jeunesse.

Mamadou Racine Senghor, secrétaire général de l’Agence nationale de la Cmu, a indiqué que  le geste du Conseil départemental revêt une importance capitale pour la vie des mutuelles de santé. Il a indiqué que le programme de la Couverture maladies universelle (Cmu) repose sur un axe prioritaire qui est la promotion et le développement  des mutuelles de santé. Selon lui, le matériel roulant va permettre aux agents des mutuelles d’avoir une certaine mobilité pour collecter les cotisations et faire la promotion des mutuelles.

Le président du Conseil d’administration de l’hôpital régional de Fatick, Marcel Diana Ndiaye, a rendu hommage au Conseil départemental à travers son président en louant ce geste de générosité. Il a indiqué que depuis le démarrage du chantier en 1999 jusqu’à son inauguration en 2015, l’hôpital a rencontré beaucoup de problèmes. « Nous remercions le Conseil département pour ce don qui va soulager la structure régionale », a-t-il soutenu. Les départements de Foundiougne et de Gossas sont invités à faire autant que celui de Fatick.

   Oumar Ngatty BA

La commune de Kolda va bénéficier de 5 km de voirie et un important volet d’assainissement et d’éclairage public dans le cadre du programme Promovil. La bonne nouvelle a été donnée par Abdou Mbaye, chargé de programmes à la direction Sud de l’Ageroute, lors de la cérémonie de présentation du projet Promovil à Kolda.

La ville de Kolda va bientôt changer de visage. Elle vient de bénéficier d’une enveloppe financière d’un montant de 5 milliards de Fcfa pour la réhabilitation de la voirie, l’assainissement et l’éclairage public dans le cadre de la mise en œuvre du Projet de modernisation des villes du Sénégal (Promovil) initié par le président de la République. L’annonce a été faite par Abdou Mbaye, chargé de programmes à la direction Sud de l’Ageroute, lors de la cérémonie de présentation dudit projet à Kolda. Cinq Kilomètres de voiries seront ainsi réalisés dans la commune, soit un milliard de FCfa par Kilomètre, selon les estimations. Les populations saluent unanimement le choix porté sur leur ville pour bénéficier de ce programme qui permettra, selon elles, de moderniser la ville de Kolda en lui donnant l’image d’une capitale régionale digne de ce nom. Les travaux doivent en principe démarrer dans le courant du premier trimestre de l’année prochaine, a fait savoir Abdou Mbaye. « Promovil a été conçu pour moderniser l’ensemble des communes du Sénégal.

Actuellement, nous déroulons la première phase, il y a un choix qui a été fait pour certaines villes dont Kolda fait partie. Il y a 5 km de voirie qui seront réalisés, mais le choix de la structure des voies à réaliser sera fait lors de l’exécution parce que nous sommes dans une zone pluvieuse », déclare-t-il. Le premier adjoint au maire de Kolda, Daouda Sidibé, se réjouit de cette initiative du président de la République. « Nous tenons à remercier le président Mack Sall pour avoir pensé à Kolda parce que Promovil est un ambitieux programme de modernisation des communes. Aujourd’hui, dans la commune de Kolda, beaucoup de problèmes ont été recensés », déclare-t-il. Il fait ainsi allusion à l’épineux problème lié à l’assainissement et à l’éclairage public, entre autres. Pour la plupart des participants, ce projet vient à point nommé. 

Les volets assainissement, éclairage public et voirie urbaine constituent, selon les autorités municipales, une sur-priorité pour la commune de Kolda qui connaît une véritable explosion démographique depuis deux décennies. Ils insistent sur la nécessité de réaliser de nouvelles voiries et de réhabiliter l’existant pour faciliter l’accès à tous les quartiers de la commune, notamment les zones périphériques où les populations sont obligées de patauger dans l’eau pendant l’hivernage.

Mamadou Aliou DIALLO

Confrontées aux difficultés liées aux inondations depuis plusieurs années, les populations de Guédiawaye et de Pikine sont en voie d’être soulagées grâce au Projet de gestion des eaux pluviales et d’adaptation au changement climatique (Progep).

Le Projet de gestion des eaux pluviales et d’adaptation au changement climatique (Progep) a permis de lutter « efficacement » contre les inondations dans les villes de Pikine et de Guédiawaye à travers un bon système de canalisation, a indiqué le maire de Médina Gounass, Baïdy Ba. Il a soulagé les populations locales longtemps confrontées à des phénomènes d’inondations, a-t-il ajouté. « Depuis 1989 nous étions sous les eaux à chaque hivernage. Mais, avec l’arrivée de ce projet, même les maisons qui étaient abandonnées par leurs propriétaires sont en train d’être récupérées grâce à l’Etat du Sénégal, à travers l’Agence de développement municipal (Adm) », a expliqué M. Ba. L’édile de Médina Gounass s’exprimait, jeudi à Saly Portudal dans le département de Mbour, au terme d’une session de formation de quatre jours qui était destinée au renforcement des capacités des acteurs communautaires des villes de Pikine et de Guédiawaye.

La rencontre est une initiative du Progep. En effet, pour faire face à la problématique des inondations, le gouvernement du Sénégal, avec l’appui de la Banque mondiale, à travers l’Adm, a mis en place ce projet de gestion des eaux pluviales et d’adaptation au changement climatique dans la zone périurbaine de Dakar avec pour objectif de contribuer à réduire les risques d’inondation et de préserver les populations vivant dans les zones sujettes aux inondations. Le secrétaire général de l’Adm, Mamadou Wade, a précisé qu’il sera question, dans une autre phase du projet, de valoriser les eaux de pluies qui demeurent une ressource vitale.  « Pour le moment, dans la hiérarchie des priorités, il s’agit de faire en sorte que les populations ne soient plus confrontées à des problèmes inondations », a insisté M. Wade, rappelant que le Progep, d’un coût de 57 milliards de FCfa, est un projet intégré qui ne vise pas seulement la réalisation d’ouvrages de drainage des eaux. Ce projet agit également sur la nécessité de permettre aux populations d’avoir plus de résilience face aux risques liés au changement climatique dans sa globalité, même si les inondations demeurent aussi un effet du changement climatique. « Le Progep a pu bénéficier d’un financement additionnel qui lui a permis d’étendre son champ d’intervention à Saint-Louis et au pôle urbain de Diamniadio. On essaie de travailler, à la fois, sur la dimension lutte contre les inondations mais aussi sur d’autres problématiques comme l’érosion côtière et l’urbanisme », a révélé Mamadou Wade.

Le secrétaire général de l’Adm a informé de l’élaboration en cours de plan d’urbanisme de Pikine et de Guédiawaye. Dans le même ordre d’idées, il est prévu la réalisation d’un plan d’urbanisme de détail pour le pôle urbain de Diamniadio, a-t-il ajouté. Il a souligné que le Progep s’inscrit dans le cadre d’un programme directeur de drainage qui constituait l’élément manquant de la lutte contre les inondations. Cofinancé par l’Etat du Sénégal, la Banque mondiale et le Fonds nordique de développement, ce projet prend fin en 2019, selon Mamadou Wade.

(APS)

L’accès à l’électricité va devenir dans quelques années une réalité à Kolda où le gouvernement envisage de porter le taux de l’électrification rurale à 60% d’ici 2017. Ce qui permettra de sortir plusieurs villages de cette région de l’obscurité.

Les populations des villages situés sur l’axe Kolda-Diaobé vont bientôt sortir de l’obscurité. C’est du moins la promesse faite par Amadou Kane, directeur technique des opérations à Kolda énergie, qui vient d’effectuer une visite de travail à Mampatim, une commune située à environ 70 km à l’Est de Kolda. Il a aussi informé la construction prochaine d’une dorsale devant relier la commune de Diaobé-Kabendou à Kolda via le village de Mampatim.

La nouvelle est bien accueillie par les populations. Le gouvernement veut porter ainsi le taux d’électrification rurale à 60% à l’horizon 2017 à Kolda comme dans la plupart des pays. Ce qui permettra d’assurer la fourniture de l’électricité à la commune de Fafacourou, dans le département de Médina Yoro Foulah. Les travaux devraient en principe démarrer prochainement. M. Kane a, par ailleurs, révélé l’augmentation de la disponibilité de l’électricité dans la commune de Mampatim qui va passer de 6 à 12 heures d’horloge par jour. Il estime que le renforcement en carburant du groupe électrogène qui fonctionne actuellement 6 heures par jour va faciliter l’alimentation du village en électricité. Les populations auront ainsi accès au courant de 5 heures à 7 heures du matin pour leur permettre de vaquer à leurs occupations, notamment pour accomplir la prière de l’aube.

Les élèves et les enseignants pourront également en profiter pour préparer leurs cours. L’électricité sera ensuite rétablie de 9 heures à 13 heures pour permettre aux populations de mener des activités génératrices de revenu et d’avoir de la glace pour se désaltérer à la mi-journée avec la forte canicule qui règne pendant une bonne période de l’année dans cette partie du Fouladou. Le courant reviendra enfin à partir de 18 heures jusqu’à une heure du matin. Les populations de Mampatim se réjouissent de cette initiative qui s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la politique énergétique initiée par le gouvernement du Sénégal.

Mamadou Aliou DIALLO

Une enquête du Groupe d’études et de recherches sur les migrations et faits de société (Germ) de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis recommande l’élaboration urgente de stratégies d’adaptation aux changements climatiques au profit des populations. C’était au cours de l’atelier de partage des résultats de l’étude menée dans les localités de Saint-Louis, Gandiol, Fass-Ngom et Gokhou-Mbath.

« Les tendances lourdes de cette étude confirment la vulnérabilité de Saint-Louis aux changements climatiques. Les effets sont visibles à tous les niveaux d’activités des populations et rappellent l’urgence d’élaborer des stratégies d’adaptation », a déclaré Aly Tandian, directeur Germ. Il s’exprimant en marge d’un atelier de partage des résultats de l’étude menée dans les localités de Saint-Louis, Gandiol, Fass-Ngom et Gokhou-Mbath. En se basant sur cette étude, il a recommandé l’élaboration urgente de stratégies d’adaptation aux changements climatiques au profit des populations. L’étude a aussi fait l’état de difficultés des populations dans les domaines de l’emploi, de la santé, de la mobilité et des activités économiques des populations. « Ces questions ne peuvent être comprises qu’à partir d’enquêtes et d’entretiens que nous avons menés. Nous souhaitons l’urgence soulevée débouchent sur l’élaboration de stratégies efficaces d’adaptation », a fait valoir le directeur du Germ. « Nous pensons en notre qualité de chercheur apporter une réflexion portant sur ces questions pour essayer de voir comment nous pouvons aider les populations et les politiques à élaborer une stratégie d’adaptation répondant aux réalités locales », a-t-il expliqué. Selon lui, l’étude menée en compagnie des chercheurs coréens est réalisée en étroite collaboration avec les populations concernées. Précisant que ce n’est pas une étude pensée par des chercheurs uniquement. « Elle a été conçue et proposée par le Germ, mais avec des résultats partagés avec des populations », a-t-il souligné.

Dr Aly Tandian Tandian a souligné que les désagréments causés par les changements climatiques sont notés dans les domaines de la santé, de l’accès à l’eau potable, de l’habitat, des infrastructures, de l’environnement… Dr Lee Tae Joo, quant à lui, a rappelé que l’objectif majeur de ce projet commun de recherches sur les changements climatiques, est de faire en sorte que Saint-Louis passe d’une « communauté vulnérable » à une société régionale disposant de véritables opportunités de développement. Des élus locaux, des responsables politiques et une équipe de l’Agence coréenne de coopération (Koica) ont pris part à cette rencontre.

Mbagnick Kharachi DIAGNE (AVEC APS)

Le ministre Mariama Sarr, maire de Kaolack, a remercié le ministre de l’Hydraulique pour tous les efforts consentis. Nous avons cette pompe et beaucoup de mécanismes mis en place qui font que nous avons  2.100 mètres cubes heures et cela va beaucoup contribuer à soulager les populations riveraines. La mairie ne peut pas prendre en charge les problèmes d’inondation qui relèvent des prérogatives de l’Etat. C’est cela qui va nous amener, à travers le plan décennal, à bénéficier de ce dispositif en attendant le démarrage le projet avec la Boad de 8,4 milliards de FCfa. Le maire de Kaolack a également annoncé un autre programme eaux usées avec l’Onas, à travers l’Union européenne.

Tous ces programmes, a dit Mariama Sarr, vont soulager les populations de Kaolack. Elle a remercié le président de la République, le ministre et l’ensemble du gouvernement. Quant au maire de Diourbel, Malick Fall, l’ouvrage réalisé va définitivement régler le problème des inondations dans sa commune. A Mbour comme à Kaolack et Diourbel, les populations ont exprimé toute leur satisfaction et ont remercié le gouvernement pour la prise en compte de leurs préoccupations.

S. O. FALL

En tournée dans plusieurs communes de la région de Kolda, l’ancien député Opa Diallo a dénoncé le pillage de bois de venn. Il a demandé l’intervention du président de la République pour mettre fin à ce crime.

Malgré les efforts consentis par le gouvernement pour endiguer le trafic illicite du bois à destination de la Gambie, le phénomène continue de plus belle. C’est du moins le constat fait par Opa Diallo, ancien député qui vient d’effectuer une tournée dans le département de Médina Yoro Foulah et en Gambie. Il s’est rendu dans les communes de Pata, Niaming, Médina Yoro Foulah, Goudourou, Fafacourou et Dinguiraye, entre autres. Il est ensuite parti en Gambie, notamment dans la ville de Bansan et à Saré Bodjo, une petite localité située près de la frontière avec le Sénégal où il a découvert quelques dépôts de bois. Et sur le chemin de retour, il a croisé de nombreuses charrettes transportant de bois de venn en partance pour la Gambie.

Le bois de venn a presque complètement disparu dans ces communes situées le long de la frontière avec la Gambie. Aujourd’hui, les coupeurs de bois sont en train d’avancer vers les forêts de Guimara et de Mahon. Après le bois de venn, ils vont s’attaquer au bois de « dimb » prisé par les menuisiers. « Je pense que malgré la volonté  affichée par le ministère de l’Environnement et les agents des Eaux et forêts pour enrayer ce trafic, ils sont aujourd’hui dépassés par l’ampleur du phénomène », déclare-t-il. Selon lui, seul le président de la République peut faire entendre raison aux coupeurs de bois. Il dénonce l’existence d’une complicité entre certains élus, une partie de la population et les trafiquants de bois.

L’ancien diplomate demande à Macky Sall de se rendre dans le département de Médina Yoro Foulah pour sensibiliser les populations sur la nécessité de préserver les ressources forestières. Il salue les efforts consentis par le ministre Abdoulaye Bibi Baldé et ses homologues des forces armées et de l’Intérieur pour traquer les trafiquants de bois et leurs complices. 

La saisie de plusieurs centaines de charrettes qui sont actuellement garées dans les locaux du Service départemental des Eaux et forêts de Médina Yoro Foulah prouve que des gros efforts ont été accomplis pour éradiquer ce phénomène. Ce n’est pas la première fois qu’Opa Diallo dénonce le pillage systématique des ressources forestières de la région de Kolda. En 1999, il s’était élevé contre la coupe abusive du bois de venn dans le département de Médina Yoro Foulah. 

Mamadou Aliou DIALLO


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