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Régions (1962)

La récente visite effectuée à Sédhiou par le ministre des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement, pour se rendre compte de l’état d’avancement des chantiers en cours,  n’a pas fait que des heureux puisqu’elle a  suscité la colère des populations du Boudhié.

Le ministre avait déclaré que « la boucle du Boudhié ne sera que réhabilitée avec cependant  une technologie nouvelle qui lui donne la même qualité qu’une route bitumée ». Ces propos sont loin de rassurer les populations du Boudhié qui tiennent toujours au bitumage de la boucle comme décidé lors du conseil des ministres délocalisé tenu à Sédhiou il y a trois ans. Aussi celles-ci viennent-elles d’organiser une grande rencontre à Bambaly, sous l’égide du Mouvement pour le développement du Boudhié et du Djassing  (Mdbd), pour dire non à la position de cette autorité. Le coordinateur de ladite organisation, Boubacar Camara, de rappeler le rôle important que joue cette localité dans l’essor du département de Sédhiou et par ricochet de la région. « Mais, jusque là, le Boudhié n’a rien bénéficié du Pudc, encore moins du Puma qui vient d’offrir deux ambulances médicalisées à la région médicale », constate-t-il. Une telle situation a surtout provoqué l’ire des habitants qui estiment que les nombreuses actions entreprises  dans la région ne les concernent nullement.  « Que l’Etat sache que nous sommes bien au Sénégal. Il ne faut pas qu’il pense qu’en faisant des investissements ici, il le fait en Guinée-Bissau », ironise A. Diémé. Aujourd’hui plus qu’hier, ces populations sont déterminées à user de tous les moyens pour que la boucle soit goudronnée. C’est par la déclaration du membre du gouvernement que la vérité a jailli. Certaines personnes qui disaient que le bitumage était maintenu n’étaient pas sincères et des politiciens ont reçu une volée de bois vert. Les formes de lutte vont du sit-in devant les édifices administratifs à la marche, en attendant l’utilisation de l’arme  la plus redouble, à savoir : la carte d’électeur pour la présidentielle de l’année prochaine. Toutefois, les populations espèrent que l’Etat reviendra à de meilleurs sentiments puisque que son intention est d’accélérer le développement du monde rural.

Le bitumage de la boucle du Boudhié est attendu pour booster l’économie de la zone qui, malgré ses nombreuses potentialités, peine à prendre son envol. Il  est temps que cesse ce phénomène déplorable qui consiste à voir de nombreux produits agricoles pourrir sur place. Seule la piste Sédhiou–Marsassoum est en cours. Les travaux sur la boucle  du Boudhié sont, d’ailleurs, très avancés, avec de la latérite améliorée en lieu et place du bitume.

Malamine KAMARA

 

Une rencontre de partage sur la phase pilote du projet d’implication des prestataires du secteur  privé dans la mise en œuvre de la couverture universelle s’est tenue à Thiès dans la salle de conférence de la préfecture.

En présence de l’autorité administrative, des acteurs à la base et des responsables de la couverture maladie universelle, le directeur de l’assurance maladie, Serigne Diouf a indiqué qu’un grand bond en avant a été effectué en termes de couverture maladie entre 2012 et 2015, période pendant laquelle le taux de couverture est passé de 18% à 46%. «  Présentement, il tourne autour de 50% » a-t-il confié.
Selon lui, au vu de l’objectif de 75% de taux de couverture fixé dans le plan Sénégal émergent, l’élargissement au niveau opérationnel des prestataires du secteur privé de santé dans la prise en charge des soins visé dans cette phase pilote du projet peut être considéré comme un pas de géant vers l’accès à l’assurance maladie des populations à revenus faibles. « Car, jusqu’ici, l’implication du secteur privé dans la couverture maladie universelle demeure encore timide », a-t-il noté.

Pour corriger cet impair sur le plan opérationnel, il soutient que des résultats issus d’une étude commandée par l’agence de la couverture maladie universelle, font apparaître une confiance mitigée des prestataires privés de soins en relation avec la viabilité et la solvabilité des mutuelles de santé qui, à leur tour, notent les tarifs élevés et non uniformisés qui n’arrangent pas les mutuelles de santé eu égard à la modicité de leurs moyens financiers.
Mais, malgré tout, une volonté affichée des mutuelles de santé d’étendre la collaboration aux prestataires  de soins du secteur privé, tout au moins pour ceux qui ne peuvent pas être pris en charge dans le public. C’est pourquoi, d’ailleurs, les prestataires privés veulent l’aménagement d’espaces de dialogue entre eux et l’agence de la couverture maladie universelle en vue de trouver des solutions durables avec les mutuelles de santé.

Dans ce sillage, les acteurs disent, dans l’étude, vouloir un consensus pour une révision des tarifs et leur harmonisation à partir d’une base claire des actes  professionnels et cela passe par une élaboration précise consensuelle d’une nomenclature générale des prestations. Car, pour les acteurs des mutuelles de santé, l’objectif  recherché est d’arriver à adopter des taux  uniformes des soins tant dans le public que dans le privé. « Devant tant de défis à relever, la phase pilote d’implication des prestataires du secteur privé dans la mise en œuvre de la couverture maladie universelle entend booster la négociation entre acteurs à la base suite à l’entente sur la stratégie, au sommet, entre la Cmu et l’union nationale des mutuelles de santé communautaire », a précisé Serigne Diouf.

Très  ravi de voir le département de Thiès, berceau des initiatives mutualistes, retenu parmi les trois devant conduire la phase pilote du projet, le préfet de Thiès, Fodé Fall, se dit confiant pour sa réussite au sein des acteurs de son département. «  D’ailleurs, la mise en place d’un comité ad hoc de suivi vise à piloter, au mieux, le processus », a-t-il soutenu.
Appuyé par l’Usaid à travers le secteur privé de la santé plus (Shops), l’Etat du Sénégal veut impliquer davantage le secteur privé  dans la mise en œuvre de la politique de couverture maladie universelle.

Mbaye BA

 

Tous les programmes financés par la coopération italienne doivent prendre en charge les questions de genre. C’est en application de cette nouvelle politique que le bureau genre de Bambaly, chef lieu de la commune rurale éponyme (département de Sédhiou), vient d’élire et d’installer sa direction concernant le Papsen et le Programme agricole Italie Sénégal (Pais).

C’est une stratégie qui permet d’encadrer plus efficacement les groupements dans la mesure où cela se fera avec des autochtones et non plus avec  des personnes venues d’ailleurs qui, le plus souvent, butent sur des pesanteurs culturelles qu’elles ne peuvent pas surmonter. Pour le bureau du comité local  genre de Bambaly, c’est Mme Amie Hymelda Coly, bien connue dans l’agriculture à Sédhiou, surtout dans le domaine de la riziculture, qui est élue. Selon Mme Amy Dieng Kébé, chargée de l’encadrement des comités locaux genre, ce sont quatre bureaux au total qui seront installés, celui de Bambaly, couvrant également Djirédji, étant le premier. Ceux-ci seront des relais à propos des questions de genre pour le développement agricole initié par le Papsen et le Pais. Comme on le sait, les deux programmes italiens interviennent surtout pour la mise en valeur des vallées. Aussi ce volet bénéficiera-t-il d’un appui important pour la politique d’autosuffisance en riz, domaine dans lequel la région s’est illustrée car ayant dépassé le quota de production qui lui a été fixé.

Divagation des animaux
La présidente élue a apprécié la responsabilité qui est la sienne dans l’exercice de sa fonction qu’elle entend réussir, surtout en matière de production de riz. Mais, l’objectif visé ne sera jamais atteint si le phénomène observé depuis plus de 50 ans se poursuit, à savoir : la divagation des animaux. C’est une problématique qui, jusqu’à présent, n’a pu être résolue malgré les tentatives de l’administration et des forces de sécurité. On a même l’impression que ça va de mal en pis puisque les éleveurs n’hésitent même plus  à venir jusque dans les rizières pour menacer toute femme qui prendrait une vache pour la conduire et la faire placer dans un fourrière. Cette affaire a même pris, une fois, une tournure dramatique car une femme, ayant vu sa rizière complètement dévastée par les vaches, est décédée suite à une crise cardiaque.  

Aujourd’hui, le constat est encore amer : peiner pour produire et voir les vaches récolter à la place des femmes. « Comment peut-on atteindre, dans ces conditions, l’autosuffisance en riz initiée par l’Etat », s’interroge la présidente qui sollicite, pour les groupements producteurs de riz, du matériel agricole car la question de la divagation des animaux, loin de les décourager, au contraire les pousse à produire davantage. Les conditions d’acquisition doivent être souples. Pour cela, on peut compter sur le Papsen et le Pais qui soutiennent la politique d’autosuffisance en riz de l’Etat. Pour la campagne agricole qui s’avance et dont on aperçoit déjà les premiers signes – ciel nuageux -, les femmes demandent la poursuite de l’appui des autorités administratives et des forces de sécurité. Le vœu formulé de façon unanime, c’est de mettre fin à la divagation des animaux même si on retiendra que c’est cinquante ans après.

Malamine KAMARA

Dans le cadre d’une enquête publique sur la réalisation du projet de dragage des chenaux d’accès et des aires d’accostage aux quais du port fluviomaritime de Saint-Louis, conseillers municipaux, délégués de quartier, représentants du Forum civil, hôteliers du syndicat d’initiative, regroupements de pêcheurs et mouvements associatifs se sont rencontrés, hier, à l’hôtel de ville de la capitale du nord, pour se prononcer sur la faisabilité de celui-ci.

Les débats ont été animés par le directeur de cabinet du maire, Ababacar Biteye, la première adjointe au maire de Saint-Louis, Mme Aïda Mbaye Dieng, le directeur général de l’Agence de développement municipal (Adm), Boun Daouda Soumaré, et la représentante du ministère de l’Environnement et du Développement durable, Dr Rokhaya Faye Diedhiou. Mme Aïda Mbaye Dieng a rappelé que l'Omvs, créée en 1972, a pour objectif de créer les conditions d’une valorisation économique et sociale des potentialités du bassin du fleuve Sénégal et de ses zones attenantes en termes de navigabilité pour  le renforcement des  échanges commerciaux, la production  d'énergies hydroélectriques en vue de participer à la souveraineté énergétique des Etats et la mobilisation des ressources en eau pour le développement des activités agricoles dans le delta et la vallée du fleuve Sénégal.

Cet objectif triptyque est, à ce jour, matérialisé par la définition d’un ensemble de projets  hautement structurants, en cohérence avec les stratégies et politiques de développement des Etats membres de I’Omvs.

Dans la même optique, le patron de l’Adm a précisé que le projet d'aménagement d'un chenal navigable entre Ambidédi  (Mali) et Saint-Louis (Sénégal), sur un linéaire de près de 905 km, et couplé avec la réalisation de plusieurs infrastructures (port fluviomaritime à Saint Louis, port fluvial terminus à Ambidédi, escales portuaires à Rosso-Mauritanie, Richard-Toll, Podor, Matam, Cas-cas, Boghé, Kaédi et Bakel), constitue un projet d’envergure de l’Omvs en cours de conception technique et d'élaboration des dossiers d’appels d’offres.

Un chenal navigable de 905 km
En effet, a rappelé Boun Daouda Soumaré, la réalisation de ce chenal navigable, des ports fluviomaritime de Saint-Louis et fluvial d’Ambidédi et des escales portuaires aura un impact réel sur le développement des échanges commerciaux et le désenclavement du Mali, ainsi que des régions sud-est de la Mauritanie et nord-est du Sénégal.

Toutefois, a souligné Dr Diedhiou, ces infrastructures peuvent avoir des impacts réels sur l’environnement qui, s’ils ne sont pas contrôlés et identifiés, peuvent compromettre les différents objectifs de qualité assignés au projet. A titre d’exemple, elle a cité des techniques de dragage inappropriées pour des sédiments contaminés ou pollués, des rejets de déchets hydrocarburés en phase de travaux et d’exploitation du chenal navigable, qui impliqueraient des risques élevés de mortalité et de migration des communautés aquatiques et benthiques (qui vivent au fonds des eaux).

Elle a enfin indiqué qu’une telle réalité pose toute la pertinence de mener une évaluation environnementale et sociale, objet de cette mission de consultation publique, qui apparaît comme une exigence réglementaire des Etats concernés par ce projet et de la Banque mondiale, partenaire financier de l’Omvs.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

 

(Tambacounda) - Un important lot de matériels médicaux a été offert au structures de santé de Tambacounda. Ce geste de Tidiane Sidibé, directeur de Cabinet du ministre délégué à l’Accompagnement et à la Mutualisation des organisations paysannes, a coûté plus de 50 millions de FCfa.

Du matériel composé de fauteuils roulants, lits en bois et métalliques, matelas, chariots de transport des malades…, a été réceptionné à Tambacounda. Après l’hôpital régional, c’est le poste de santé du quartier Pont qui a bénéficié de ce soutien qui vient améliorer les conditions de prise en charge médicale des malades. Un véritable ouf de soulagement  pour l’Infirmier chef du poste de santé du quartier Pont, le plus populeux de Tambacounda. Même propos de Mor Fatou Guèye,  président  du comité de santé dudit poste, qui voit un fils du terroir s’impliquer dans l’amélioration des conditions d’existence des populations  de son quartier et de sa ville. Ils ont vivement remercié le donateur et son staff, non sans manquer de louer de tels efforts, très rares à Tambacounda. Mieux, ils soutiennent que c’est la première fois que ce poste de santé du quartier Pont reçoit un tel don en matériel.

Selon Pape Guèye, le donateur  Tidiane Sidibe l’a fait sans état d’âme, en le cadrant avec l’année sociale décrétée par le président de la République, Macky Sall. « Il se bat pour cette région, qui ne mérite pas le traitement qu’on lui inflige. Notre devoir est de le soutenir pour qu’il puisse réussir cette mission de participer grandement au  développement de Tambacounda. Et nous ne ménagerons aucun effort pour l’accompagner partout où besoin sera », a-t-il déclaré.

En 2017, il avait offert des intrants agricoles et une enveloppe d’un million de FCfa à cinq groupements de femmes maraîchères qui évoluent le long du Mamacounda, une rivière qui sépare la ville en cinq.
Il s’agissait, pour lui,  d’améliorer leurs conditions d’existence par des productions record. En plus, les jeunes des structures d’encadrement ont également reçu des intrants pour se lancer dans l’agriculture durable sur plus de 100 ha. Ce qui a fait dire à M. Guèye  que c’est un patriote car, il a toujours été au chevet des populations, surtout démunies, pour apporter son aide et les soulager. P. Guèye de préciser que le généreux donateur compte poursuivre cette œuvre hautement sociale dans les autres structures de santé, comme le poste de Gouye ou de Gourél Diadié.

Pape Demba SIDIBE

 

Le maire de Kahène, Mamady Thiam, a rendu visite aux étudiants de sa commune pour les requinquer et leur demander d’être aux avant-postes de la citoyenneté en vue de devenir les leaders de ce Sénégal émergent.

À la suite d’une  rencontre, le premier magistrat de Kahène a remis, avant les événements de l’université de Saint-Louis, une enveloppe de 320 000 FCfa aux étudiants de sa commune. Après la mort de Fallou Sène, il a donné une autre somme non moins importante pour leur restauration en attendant que les bourses tombent au niveau du président de l’Amicale des élèves et étudiants ressortissants de Kahène/commune (Aeerk). Cet appui, devant servir à payer les frais de logement, a été bien accueilli par l’ensemble des étudiants de ladite commune.

Le président de l’amicale, Bernard Sagne, du village de Kawssara 14 confiné dans les terres neuves, déclare, pour sa part, être très satisfait du geste qui, une fois de plus, démontre l’engagement de la mairie à accompagner les étudiants afin d’améliorer leurs conditions de vie. Pour lui, « c’est une première ».  « Le maire, depuis son installation, pose les jalons pour une commune émergente. Nous sommes très optimistes pour l’avenir », soutient-il.

La commune de Kahène, située dans le département de Koumpentoum, à 157 km de la capitale régionale Tambacounda, a été victime des fortes précipitations, l’année dernière, qui ont causé d’énormes dégâts dans l’ensemble des villages  qui la composent. Près de  18 villages, sur les 45 que compte celle-ci, ont connu des dommages. En votant le budget,  l’édile Mamady Thiam souligne qu’il s’agit de répondre aux aspirations des populations, mais aussi et surtout d’aller dans le sens de suivre la direction tracée par le chef de l’Etat, à savoir : « faire un budget qui  prend en compte le volet social ».  

Les secteurs de la santé et de l’éducation constituent les  priorités  du premier magistrat de cette cité. Dans le cadre des vacances citoyennes, explique celui-ci, le ministre de la Jeunesse a transformé la commune en camp de reconstruction. C’est pourquoi il réaffirme son engagement à l’endroit des étudiants qui représentent l’espoir de la localité. Il leur demande de faire confiance au président de la République qui est en train de transformer les villages ruraux en communes modernes avec l’électrification, les forages et les pistes de production qui foisonnent.

P. D. SIDIBE

 

En visite des chantiers actuellement mis en œuvre à Mbour dans le cadre du Programme de modernisation des villes (Promovilles), les responsables de l’Ageroute ont assuré que les travaux avancent normalement. Un tour dans les différents axes concernés par les  travaux a permis à son chef de projet dans la région centre du pays de souligner que ceux-ci seront réceptionnés en avril 2019.

La commune de Mbour vit, depuis mars dernier, au rythme du Programme de modernisation des villes (Promovilles). Elle bénéficie, en effet, dans le cadre de ce programme, de la réhabilitation de certains axes routiers dont la réalisation devrait permettre de fluidifier la circulation. Sur place, les engins sont à l’œuvre pour achever, dans les délais, les travaux sur les corridors visés. Les chantiers ont reçu, jeudi dernier, la visite d’une délégation de l’Ageroute dont le chef de projet dans la région centre du Sénégal, Mor Talla Mbengue, a souligné que les travaux avancent normalement. « Nous avons démarré par la rue René Ndiaye où nous avons fait la pause de base, puis nous avons poursuivi sur la rue Cheikh Ahmadou Bamba où nous avons eu une contrainte, à savoir une petite conduite de la Sde qu’on devait mettre en parallèle », a-t-il déclaré. Et d’ajouter que l’activité s’est poursuivie par l’avenue Tafsir Demba Sall où la pause de base est terminée ainsi qu’à l’avenue Hélène Tabet qui accueille actuellement les engins. Passée cette étape, il restera à mettre les bordures et les pavés, sans oublier l’assainissement qui est en cours.

149 jeunes pour la pose des pavés
Il a tout de même indiqué qu’il reste un axe qui n’est pas encore touché et vers lequel toutes les eaux vont converger. « C’est l’axe Médoune Diop–11 novembre. Une grande partie des eaux qui sont drainées vont vers cet axe où nous avons un système existant d’évacuation vers la mer. »

Avec l’hivernage qui s’annonce, le responsable a fait savoir que ses services ont pris les devants avec l’accélération des travaux pour éviter les problèmes en plus d’autres dispositions pour parer à toutes éventualités. Le concours de l’Onas et de la Sde, qui ont des installations sur le tracé, est également requis pour, d’un côté, le suivi et le drainage des eaux pluviales et usées, et de l’autre, les conduites d’eau potable. M. Mbengue n’a pas manqué de noter que pour le présent projet, l’Ageroute a eu recours aux populations locales en ce qui concerne la main-d’œuvre non qualifiée.

« Parce que les axes concernés par les travaux seront en pavés qui nécessitent beaucoup de main-d’œuvre. Pour l’heure, on a sélectionné 149 jeunes qui seront formés pour la pose des pavés et pour les manœuvres, nous en avons pour le moment recruté dix. Un nombre qui atteindra la centaine au fur et à mesure que le projet progressera. »  Des jeunes qui pourront être recrutés par la mairie, à travers des Gie qu’ils constitueront dans le cadre de l’entretien de ces ouvrages. Pour rappel, la commune de Mbour bénéficie de deux phases dans ce programme. La première est financée par l’Etat du Sénégal et la Banque africaine de développement, avec un linéaire de 6,85 km. La deuxième par l’Etat du Sénégal et la Banque islamique de développement pour 9,15 km. Soit un total de 16 km. Démarrés en mars dernier pour être achevés en avril 2019, les travaux coûteront 10,4 milliards de FCfa.

Ousseynou POUYE

Les jeunes pensionnaires du Centre premier accueil de la vieille cité n’ont pas été avares de cris de joie et salves d’applaudissement, lorsqu’ils ont vu la chargée de programme au Bureau pour l’Afrique de l’Ouest du Haut Commissariat des Nations Unies aux droits humains (Hcdh), Mme Aminata Kébé, remettre des lots importants de lits et de matelas aux responsables de ce centre.

Mme Kébé a indiqué que ce don permet au Hcdh de contribuer efficacement à soutenir les populations vulnérables, à les aider à faire valoir l’ensemble de leurs droits. Elle a déclaré que « malgré des efforts constants et louables déployés par les services de l’Etat dans le cadre de la mise en œuvre du programme de retrait des enfants de la rue, on constate toujours de la résistance, et les enfants parcourent les rues pour mendier face aux dangers, abus et autres difficultés ».

Mme A. Kébé a longuement insisté sur l’urgence et la nécessité d’aider les écoles coraniques et autres structures d’accueil des enfants en difficulté, à améliorer les conditions de vie des « talibés », à lutter régulièrement contre la mendicité forcée, les pires formes de travail, la traite faite aux enfants et autres pratiques malsaines, inhumaines et délictueuses dont ceux-ci sont souvent victimes. Elle est revenue largement sur un adage qui dit que « si un enfant n’a pas de paix, sa famille et même la société ne pourront avoir la paix ».

Abondant dans le même sens, Mme Nafissatou Diagne Diao, magistrate, représentant le tribunal des enfants, a émis le souhait de voir les acteurs s’ impliquer dans le combat pour la protection et la défense des droits des enfants, collaborer étroitement, en vue de travailler en synergie, d’harmoniser leurs interventions, pour trouver ensemble les solutions les plus adéquates, pérennes et durables, qui permettront un retrait total des enfants de la rue.

Quant au directeur du Centre premier accueil de Saint-Louis, Makhtar Bâ Guèye, il a vivement remercié le Hcdh, qui a toujours le réflexe de contribuer efficacement au fonctionnement de celui-ci et à l’amélioration des conditions de vie de ses jeunes pensionnaires.

M. Guèye n’a pas manqué de rappeler que le gouvernement accorde un intérêt particulier au respect scrupuleux des droits humains, au bien-être et à l’épanouissement des enfants.

Autant de raisons pour lesquelles, a-t-il précisé, l’Etat du Sénégal n’a pas hésité à ratifier tous les instruments juridiques relatifs à la protection de l’enfant et à la promotion de ses droits. Il a enfin souligné que le centre qu’il administre, « assure la prise en charge d’urgence des enfants et mineurs en danger ou en conflit avec la loi, afin de leur apporter toute l’assistance nécessaire, pour une réinsertion sociale, face à la recrudescence de la violence, aux rapts d’enfants et autres formes de sévices et maltraitance qu’ils subissent ». Mme Aminata Kébé a pris bonne note des différentes réalisations, avant de réitérer l’engagement indéfectible du Hcdh à poursuivre sa collaboration avec cette structure d’accueil.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Six mois après le démarrage des activités de l’Aéroport international Blaise Diagne (Aibd), le directeur général de celui-ci, Xavier Mary, accompagné de ses proches collaborateurs, a été reçu par le gouverneur de Thiès. Une visite de courtoisie qui entre dans le cadre de la mise en œuvre sa politique de Responsabilité sociétale d’entreprise (Rse) au profit des habitants des localités avoisinantes de l’aéroport.

Depuis son avènement, « le bébé Aibd est en train de grandir chaque jour un peu plus de telle sorte que nous sommes, aujourd’hui, dans la phase d’amélioration des services », indique Xavier Mary. Selon lui, 2.100.000 passagers ont été transportés et, présentement, un taux de progression de 6,5  à 7% est noté.

Revenant sur l’importance de sa visite auprès du gouverneur de Thiès, le directeur général de l’aéroport indique que cela est tout à fait naturel et que leur politique de Rse est, certes, à ces premiers balbutiements, mais la volonté de l’inscrire dans une dynamique gagnant-gagnant avec les populations environnantes est réel. « Outre les emplois que la montée en puissance de l’Aibd pourrait leur offrir, nous serons prêts à les accompagner dans les domaines d’activités dont elles auraient besoin de notre coup de main », déclare-t-il.

D’ici à la fin de l’année, il annonce la mise en place d’une école de formation aux métiers aéroportuaires ponctués de diplômes reconnus au plan international. D’après le patron de l’Aibd, déjà 700 personnes y travaillent et au fur et à mesure que les activités se développent, il va falloir tendre vers la création de brigades pour assurer le service 24 h sur 24. « Récemment, nous avons accueilli trois nouvelles compagnies aériennes et nous sommes dans la dynamique d’en  recevoir d’autres.

Une prévision d’environ 3.000 emplois est faite », précise-t-il.Sur la même lancée, le gouverneur de Thiès, Amadou Sy, s’est félicité de la visite de partage d’informations avec les autorités de l’Aibd. Une occasion saisie par  l’autorité administrative pour rappeler aux spéculateurs fonciers et aux populations que le respect des servitudes aéroportuaires n’est pas négociable. «  Il y a quelques jours, la gendarmerie m’a fait part d’un trou retrouvé sur la grille de protection de l’espace aéroportuaire. Je leur ai demandé de faire le nécessaire pour prendre le ou les auteurs », confie-t-il.

D’ailleurs, sur la question relative à la spéculation foncière, le gouverneur dit y travailler pour éviter à l’Aibd les maux qui ont assailli Dakar–Yoff. «  Nous demandons aux populations d’être vigilantes pour ne pas se faire gruger parce que nous serons intraitables en termes de spéculations foncières », prévient-il.

Mbaye BA

Une unité industrielle de transformation de noix de cajou, d’un coût de 20 milliards de FCfa, sera bientôt implantée en Casamance, grâce à deux investisseurs indien et algérien. Sa capacité de traitement sera de 5. 000 t/jour dans un premier temps, puis 15.000 t/jour. Elle embauchera une centaine de personnes issues de la population locale.  

Selon l’un des investisseurs, Hamidi Mouloud, directeur général de la société Senagro/Import-Export, basée à Dakar, la future unité industrielle transformera des noix d’anacarde brutes en produits finis, destinés à l’exportation. Le terrain qui doit abriter l’usine est déjà acquis. Par ailleurs, M. Mouloud, qui s’exprimait lors d’un point de presse, a dit son ambition de développer le port de commerce de  Ziguinchor et un port sec, avec son partenaire indien. Il s’agit de Rajendra Chakkupurayil, directeur général de la société Senegal Comerce & Industry-Sarl, qui est également basée à Dakar. H. Mouloud a indiqué que leur volonté est de donner à la région méridionale du Sénégal les moyens de pouvoir exporter et importer des produits directement, « sans intermédiaire ni passer par Dakar ». Dès lors, les exportations de la mangue de la Casamance pourront se faire à partir du port de Ziguinchor vers toutes les régions du monde. Il pourrait en être de même pour les autres fruits, légumes…, au grand bonheur de nos braves agriculteurs. Les autorités locales, les opérateurs économiques et la chambre de commerce ont assuré les investisseurs indien et algérien de leur soutien.

El Hadj Moussa SADIO

Dans le cadre de la mise en œuvre de son programme « Aar Sunu Xaleyi », Enda-Jeunesse/Action, en étroite collaboration avec « Free slaves », les conseillers de quartier de Diamaguene, des chefs religieux, notables et responsables de mouvements associatifs du faubourg de Sor, a organisé une grande séance de mobilisation sociale axée sur la sensibilisation des populations sur les droits des enfants.

A cette occasion, Madiop Guèye et Mansour Dia d’Enda- Jeunesse/Action ont rappelé que la traite des enfants est de loin l’une des violations des droits de ceux-ci les plus manifestes au Sénégal.

Malgré la volonté affirmée de l’Etat et soutenue par ses partenaires, le phénomène de l’exploitation, de la traite et des maltraitances faites aux enfants est loin d’être éradiqué. En témoignent les rapports périodiques de la société civile et de l’Etat à l’endroit du comité des droits de l’enfant. Ils ont précisé que le projet « Aar Sunu Xaleyi », qui signifie « Protéger nos enfants », vient appuyer les efforts du gouvernement sénégalais dans la lutte contre la traite des enfants. Ils ont souligné que ce programme vise à réduire de manière durable le nombre d’enfants victimes de maltraitance à Saint-Louis, considérée comme une zone réceptrice principale de jeunes « talibés » victimes de ces sévices. Ce sont des actions qui veulent également contribuer à freiner l’exode massif et forcé d’enfants « talibés » en provenance de la région de Kolda vers les localités du nord de notre pays. Madiop Guèye et Mansour Dia ont insisté longuement sur l’urgence et la nécessité d’amener les communautés à adhérer massivement à ce projet ambitieux d’Enda- Jeunesse/Action.

Ensuite, le jeune Adama Coundoul, spécialiste des questions relatives à la protection des « talibés » et autres enfants en difficulté, a animé une grande conférence publique sur « les droits de l’enfant, la traite, la mendicité forcée et les maltraitances faites aux enfants ».

Il a dénoncé, avec véhémence, les abus sexuels constatés dans les foyers, dont de nombreuses jeunes filles sont régulièrement victimes, l’irresponsabilité de certains parents qui ont tendance à négliger l’éducation de base des enfants, au point de les exposer à toutes sortes de danger. Alors que ces derniers doivent non seulement s’assurer de la présence régulière des enfants à l’école mais également ils doivent surtout se battre quotidiennement pour entretenir ces « petits êtres vivants, frêles, innocents et inoffensifs, qui ont le droit d’être désirés avant d’être conçus ».

L’imam Cheikh Bâ a condamné les pratiques malsaines, perpétrées par ces mêmes pères de familles irresponsables, incultes et naïfs, qui ont tendance à aller, sans arrière-pensée, confier leurs enfants au maître coranique du coin, à certains marabouts établis dans une zone très éloignée.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Pour mieux permettre aux populations de participer au développement local, les mairies doivent renforcer leur accès aux soins et aux financements.

Yaye Fatou Coulibaly, présidente de l’Association «  Femmes Al Amal », a appelé, avant-hier, les collectivités locales à renforcer le soutien sanitaire aux populations pour permettre à celles-ci de mieux jouer leur rôle dans le développement de leurs terroirs. Cette assistance doit passer par l’octroi de subventions pour que les administrés bénéficient de soins, notamment lors des campagnes de consultations médicales gratuites. Mme Coulibaly s’exprimait lors de la journée de consultation en ophtalmologie organisée par son association à Pikine. « Nous recevons des centaines de personnes qui veulent accéder aux soins. Cela prouve que les besoins sont là. Les mairies doivent accompagner les populations pour leur permettre de bénéficier des soins », a expliqué la présidente. « Il y a beaucoup de personnes qui répondent. Les maladies des yeux sont un problème social au Sénégal. Nous sommes souvent débordés », a-t-elle poursuivi, en ajoutant que l’appui doit aussi viser l’accès au financement pour la promotion d’activités génératrices de revenus.

«  Notre association aide les populations à avoir gratuitement des lunettes. Les consultations sont supportées par les populations. Nous avons souvent des patients démunis. C’est la raison pour laquelle nous pensons que le soutien de la mairie peut être une aubaine », a souligné la présidente. « Que les maires renforcent l’accompagnement des populations dans le domaine sanitaire. C’est un besoin que la population demande tout le temps. Les élus locaux doivent répondre », a-t-elle insisté. Ces soutiens doivent aussi viser les jeunes. « Nous vivons dans un monde numérique. Les yeux sont agressés. Les élèves ne peuvent pas se passer des téléphones portables. Il faut les assister pour leur permettre d’avoir des lunettes », a renchéri la présidente.

Ndiaye Kane, notable à Pikine, a adressé le même plaidoyer à l’endroit des édiles. «  Sans la santé, les populations ne peuvent pas participer au développement local. Elles ne peuvent pas développer des activités génératrices de revenus. Les mairies doivent donc les aider à accéder aux soins pour le grand bénéfice de la communauté », a-t-elle dit.

B. DIONE

Le Centre intégré de développement économique et social (Cides)  de Pikine a validé son plan stratégique quinquennal. C’est un document qui sert de cadre de référence et d’orientation pour les cinq prochaines années.

Le plan stratégique que le Cides a validé permet de propulser le développement économique et social à travers les services demandés par les populations de Pikine : l’animation économique, le renforcement de capacités, la planification et l’accès aux services financiers. C’est au cours d’un atelier de planification tenu, hier, à la ville de Pikine, que le document élaboré a été partagé et validé par l’ensemble des acteurs venus d’horizons divers. Y compris des partenaires actuels ou potentiels. Ceci, sous réserve de la prise en charge d’éventuels amendements.

L’atelier a regroupé beaucoup de participants dont des représentants d'associations membres du Cides, de collectivités locales, de structures d’offre, de partenaires techniques et financiers, de la coopération italienne, etc. Il a été animé par le consultant chargé de l’élaboration du plan stratégique, le point focal de celui-ci au niveau du Cides Pikine et l’équipe technique de ce dernier. Il est présidé par l’autorité administrative. Directrice technique du Cides, Mme Rokhayatou Talla Bâ levé le voile sur les axes prioritaires de ce plan stratégique que sont le développement institutionnel, celui des services et le partenariat. Elle a également lancé un appel aux acteurs du Cides dans le sens d’un meilleur engagement à porter cette organisation faîtière mise en place pour accompagner le développement économique et social de la population de Pikine. D’après lui, le Cides  de Pikine est une  structure innovante de développement territorial et représente le résultat d'un travail de recherche-action réalisé de janvier 2014 à mars 2015 par la Cellule de suivi opérationnel des programmes de lutte contre la pauvreté (Cso-Plcp) du ministère de la Femme, de la Famille et de l’Enfance, dans le cadre du Programme intégré de développement économique et social (Pides), financé par la coopération italienne.

«Le Cides intègre l’Initiative nationale pour la protection sociale (Inps) des groupes vulnérables, lancée par le ministère de la Femme, de la Famille et de l’Enfance», a-t-elle affirmé.

Abdou DIOP

Le gouvernement, à travers le Programme d’urgence de modernisation des axes et territoires frontaliers (Puma), a offert 2 ambulances médicalisées dernier cri, hier, au village de Youtou, situé dans commune de Santhiaba-Manjacque (Oussouye), et à la localité de Djibidione, chef-lieu de la commune éponyme, sise dans le département de Bignona.

Les ambulances ont été remises aux autorités locales par le général Abou Thiam, président du comité de pilotage du Programme d’urgence de modernisation des axes et territoires frontaliers. Le gouverneur et le médecin-chef de région ont estimé que ces ambulances contribueront à améliorer la prise en charge des malades et à réduire la durée des évacuations dans des zones, pour l’essentiel, enclavées. Les maires des communes de Santhiaba-Manjacque et de Djibidione ont fait savoir que ces ambulances médicalisées vont résoudre un problème de taille dans leurs collectivités locales respectives : celui relatif à l’évacuation des malades. L’édile de Santhiaba-Manjacque, Ousmane Djikoumène Diatta, a révélé que dans sa commune, qui est très enclavée et située à la frontière avec la Guinée-Bissau, les évacuations se font par pirogue. « Cette ambulance, s’est-il réjoui, va contribuer à réduire les cas de décès lors des évacuations ».

El Hadj Moussa SADIO

La production de mangues est, aujourd’hui, menacée par la mouche des fruits et la fusariose du manguier. Cependant, le manque d’organisation des producteurs rend difficile la riposte.

La filière mangue est, aujourd’hui, menacée de disparition par la bactrocera dorsalis communément appelée mouche des fruits. Cet insecte vorace s’attaque à toutes les variétés de mangues, notamment celles dites tardives comme la kent qui murissent pendant l’hivernage. Présentement, celui-ci est répandu dans tout le Fouladou ainsi que dans les autres régions de la Casamance naturelle. Il est responsable de la perte d’au moins 40 à 50% de la production locale de mangues.

Si dans le passé elle s’attaquait principalement aux variétés dites améliorées, la mouche des fruits sévit maintenant, durant toute l’année, dans la région de Kolda, au grand dam des producteurs. Le président de la Plateforme de la filière mangue de la région de Kolda, Moussa Sabaly, ex-agent de la Drdr de Kolda reconverti dans l’arboriculture, déplore le manque d’entretien des vergers et l’absence de coordination dans le traitement des plantations de mangues. Ce qui favorise, selon lui, la propagation rapide de la mouche vers d’autres champs. Sa plantation fait partie des cinq vergers pilotes sélectionnés pour la surveillance de la mouche des fruits dans la région de Kolda. Elle est également choisie pour la formation des autres planteurs. La Direction de la protection des végétaux (Dpv) y a installé 16 pièges qui permettent de vérifier l’évolution de la bactrocera dorsalis. Elle encourage les producteurs de mangues à introduire des variétés destinées à l’exportation. Mais, pour M. Sabaly, il y a des préalables.

«Le constat, c’est qu’à Kolda, nous avons des vergers villageois, mais pas de vraies entreprises comme dans la région de Ziguinchor. Les gens non seulement sèment n’importe comment, mais ils n’ont pas non plus cette culture d’entretenir leurs vergers. Ils sont tout juste braqués sur la production  et tant que le verger produit, le reste ne les intéresse pas », dit-il. Et de remercier la Dpv qui est en train, depuis trois ans, d’appuyer les producteurs en matériels de greffage et d’entretien mais aussi en produits de lutte contre la mouche et en termes de formation et de sensibilisation pour leur permettre de rentabiliser leurs vergers. Ce qui a permis de limiter un peu les dégâts même si la mouche des fruits est encore loin d’être vaincue.

Et comme un malheur ne vient jamais seul, on signale aussi la présence de la fusariose du manguier qui est une terrible maladie qui s’attaque également à la mangue. « Les dégâts causés par cette maladie peuvent aller jusqu’à plus de 80% », déclare Yaya Dieng du Service départemental de développement rural de Kolda.

Mamadou Aliou DIALLO

Thiaroye sur mer va bientôt disposer d’un Collège d’enseignement moyen (Cem). La première pierre a été posée par le maire de la ville de Pikine, Abdoulaye Thimbo, en présence de l’inspecteur de l’académie de Pikine-Guédiawaye et du directeur de cabinet du ministre de la Gouvernance territoriale, du Développement et de l’Aménagement du territoire.

Le maire de Thiaroye sur mer, Ndiaga Niang, a fait savoir que la première école élémentaire à être érigée dans la commune remonte à 1927. Depuis, pas un seul collège n’y est encore construit.

D’où le sens de la joie qu’il a ressentie durant la cérémonie de pose de la première pierre. En effet, c’est  la mairie de ville de Pikine qui a pris sur elle de réaliser le tout premier collège dans cette commune de plus de 55. 000 habitants. Ce qui a fait dire au maire de la ville de Pikine, Abdoulaye Thimbo, que la construction du Cem de Thiaroye sur mer revêt un autre symbole. « Elle confère à l’intercommunalité tout son sens et sa dimension », a-t-il déclaré. D’après lui, la réalisation de l’ouvrage découle d’une initiative partagée entre la ville de Pikine, la commune de Thiaroye sur mer et les autorités académiques de l’éducation, notamment l’inspection d’académie (Ia) de Pikine-Guédiawaye et l’inspection de l’éducation et de la formation (Ief) de Thiaroye. Non sans préciser que l’initiative a été partagée par les conseillers municipaux de la ville de Pikine. « Il était, en effet, difficile de rester insensible aux difficultés rencontrées par les élèves de la commune de Thiaroye sur mer admis au collège après l’entrée en sixième », a-t-il ajouté. « Ils étaient obligés de traverser la route nationale 1, avec tous les risques d’accident de la circulation encourus par les enfants, ou de faire un trajet d’au moins 2 kilomètres, ce qui entravait, bien entendu, leurs résultats scolaires », a-t-il indiqué.  
Le nouveau collège sera un joyau de dernière génération, entièrement financé par la ville de Pikine, pour un montant de 340 millions de FCfa. L’équipement du collège sera pris en charge par celle-ci pour un coût de 150 millions.

L’Ia de Pikine-Guédiawaye, Seyni Wade, a  profité de cette cérémonie pour louer les efforts remarquables que le Chef de l’Etat est en train de consentir pour le développement de l’éducation. A son avis, la construction de ce nouveau Collège vient à son heure quand on considère la population scolaire de ces deux départements.

Abdou DIOP

Le ministre des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement a visité, le week-end dernier, les différents chantiers dans la commune de Sédhiou. Il a dit sa satisfaction sur l’état d’exécution des travaux de voirie sur les axes choisis par le maire.

A chaque fin d’étape, il a eu droit à des explications de la part des techniciens ayant en charge les travaux, et partout la conclusion est la même : « on est en avance sur les délais de livraison des chantiers ». Cependant, le ministre a un peu haussé le ton à propos de l’assainissement car les travaux qui doivent aller de pair sont arrêtés par manque de moyens financiers. Aussi, a-t-il averti qu’il ne sert à rien d’avoir une belle voirie et en même temps des inondations. Et d’annoncer que « les services du ministère prendront contact avec l’entreprise  pour que reprennent rapidement les travaux d’assainissement ».

Le regroupement des transporteurs de Sédhiou, quant à lui, s’est frotté les mains car son président, Modou Fall Samb, a reçu, dans la cour de la chambre des métiers, les clefs de cinq minibus, dans le cadre de Promovilles. C’est la mobilité des populations qui est ainsi améliorée, puisque le ministre a surtout pensé aux élèves qui parcourent quotidiennement de longues distances. En faveur de ceux-ci, il a souhaité que le prix du transport ne dépasse guère 100 FCfa. Un conducteur de taxi moto-jakarta, présent à la cérémonie, de souligner que « le bonheur des uns fait le malheur des autres » car ce sont les membres de sa corporation qui risquent de ne pas avoir le versement journalier. Les populations des villages situés le long de la boucle du Boudhié, longue de 85 km, qui ont récemment manifesté pour demander le bitumage -comme promis lors du conseil des ministres délocalisé- de cette piste très importante pour l’évacuation des produits² de la zone, n’auront pas satisfaction puisque le ministre est clair là-dessus : « pour le moment, seule une réhabilitation est prévue ».  « Mais, poursuit-il, il existe aujourd’hui une technologie qui permet d’avoir une très bonne piste qui n’a rien à envier à une route goudronnée. Pour la route Sédhiou–Marsassoum, longue de 50 km, que le ministre a empruntée pour aller à Ziguinchor, les travaux se poursuivent, à la grande satisfaction de tous. Déjà, l’asphalte est sur une vingtaine de kilomètres. Dans la capitale du Djassing, les habitants, qui attendaient la bonne nouvelle sur le démarrage des travaux de construction du pont sur le fleuve Soungroungou, devront prendre leur mal en patience. Le financement étant trouvé,  toutes les études et levées topo faites, mais le ministre n’a fait aucune déclaration à ce sujet à Marsassoum.

Malamine KAMARA

Le Mouvement populaire «Tawfeex», dirigé par Omar Kamby, a accordé un financement de 20 millions de FCfa à 15 Gie de Diamniadio. Cette plateforme va également dérouler un vaste programme social à travers le pays.

Le président du Mouvement populaire «Tawfeex», Omar Kamby, a accordé un financement de 15 millions de FCfa à 15 Gie de Diamniadio. Chaque groupement ayant reçu un million de FCfa remboursera cette dette sans garantie et sans intérêt sur 10 mois. En plus de ce financement, il a remis cinq moulins à mil à cinq Gie ainsi que 10 machines à coudre aux tailleurs de la même ville pour un montant global de 5 millions de FCfa. La cérémonie de remise du financement et des équipements s’est déroulée, samedi dernier, à la gare routière de cette cité, en présence du président dudit mouvement et des autorités du pays, dans une ambiance festive. Le délégué de quartier, Mbaye Sylla, a magnifié les nombreuses actions du bienfaiteur au profit des populations de Diamniadio. Celles-ci vont des logements pour les étudiants à la construction d’une maternité d’un coût de 70 millions de FCfa, en passant  par un daara moderne, les journées de consultations médicales gratuites, etc. Il s’agit, à travers cette offre de financement pour les femmes, a expliqué M. Sylla, de « matérialiser la vision du Chef de l’Etat relative à la création d’emplois directs ». La présidente des Gie, Djeynaba Dianté, s’est réjouie de la tenue de cette « manifestation symbolique » dont l’objectif est de contribuer à l’autonomisation des femmes de Diamniadio. Selon elle, ces actes sont révélateurs de l’ambition qu’il nourrit pour sa commune.

La consultante de «Tawfeex», Aminata Bâ Mbaye, a fait un diagnostic sans complaisance des besoins de financement des femmes de la commune de Diamniadio portant sur le petit commerce, la transformation laitière, l’élevage, la restauration, l’agriculture… Face à cette « incapacité financière », Omar Kamby a décidé d’organiser les femmes de la commune en 15 Gie pour leur permettre d’être autonomes à travers la micro-finance. Pour sa part, le président dudit mouvement a salué les réalisations des autorités à Diamniadio qui sera, selon lui, une « ville innovante et très belle avec des infrastructures de dernière génération ». « Nous avons décidé d’accompagner les autorités en investissant dans l’éducation, l’agriculture et l’élevage pour permettre à nos concitoyens de bénéficier des fruits de la croissance et de s’embarquer dans le train de l’histoire» a-t-il dit.

Souleymane Diam SY

(Tambacounda) - L’engagement des producteurs de banane de la région de Tambacounda d’atteindre l’autosuffisance à l’horizon 2019 pourrait ne pas être respecté. Selon le secrétaire général  du Collectif régional des producteurs  de banane de Tambacounda (Corprobat),  Adama Ndao, les lenteurs notées dans l’aménagement des nouveaux périmètres risquent d’avoir  un impact négatif sur la réalisation d’un tel objectif.

Sur  les 500 hectares, d’un coût de plus de 2 milliards de FCfa promis aux producteurs par le président de la République lors de sa tournée économique dans les champs de banane de Laboya, seuls  146,5 ha ont été aménagés, fait savoir M. Ndao. « Les  travaux de défrichement ont été réalisés  grâce au génie militaire. Mais, les plans d’arbres  commencent à régénérer suite à l’arrêt  des travaux. Une situation inquiétante car l’hivernage approche », souligne-t-il.
A son avis, de véritables menaces pèsent sur  l’atteinte de l’objectif d’autosuffisance en banane l’année prochaine. « Il faut une réaction rapide des autorités, notamment le ministère de l’Agriculture, pour accélérer le processus d’installation des équipements. Sans  quoi,   la promesse que les producteurs ont  faite au chef de l’Etat, Macky Sall, ne sera pas respectée », dit-il avec regret.

Mais,  l’espoir est permis, avance-t-il. Au lendemain de la  visite du ministre en charge du suivi du Plan Sénégal émergent (Pse), Dr Cheikh Kanté, dans les périmètres du village de « Nguéne», les producteurs de banane  ont été rassurés  à propos de la relance imminente des travaux. « C’est une véritable course contre la montre », indique M. Ndao, qui  lance un appel pressant au Président Macky Sall afin que la situation soit décantée dans les plus brefs délais.

L’autosuffisance en banane au Sénégal est à portée de main, selon les acteurs de la filière. Ils ont profité de la création de leur collège national pour réitérer leur engagement à réaliser cet objectif. « Avec les mesures prises par le chef de l’Etat, Macky Sall, à savoir l’aménagement de 500 hectares de terre dans la zone de Tambacounda et l’octroi d’un fonds d’appui de 2,5 milliards de FCfa, nous pouvons bien atteindre l’autosuffisance en banane d’ici à 2019 », déclare Mamadou Oumar Sall, président du collège national des producteurs de banane. Il s’agit de porter le niveau actuel de production de 30. 000 tonnes à 60. 000 tonnes. M. Sall partage cette ambition avec le directeur de cabinet du ministère délégué chargé des organisation paysannes, Tidiane Sidibé, pour qui « l’ambition est de mettre sur le marché 60 000 tonnes de banane fraîches dont 25 % et 15 % destinées, respectivement, au segment haut de gamme et à l’exportation ». Il s’agit d’optimiser les performances de la filière banane à travers la prise en charge d’un certain nombre de paramètres : la productivité, la qualité, les opérations de récolte et post-récolte, mais surtout l’organisation de la chaîne de valeurs en interprofession.

Pape Demba SIDIBE

 

Les responsables du Puma ont mis à profit la journée de réflexion sur l’autonomisation des femmes et l’accès à la terre, qui s’est déroulée dans la commune de Fanaye, pour remettre aux membres de 57 Groupements de promotion féminine (Gpf) du Ngalenka deux groupes motopompes de 2 cylindres, d’une valeur de 20 millions de FCfa.

Venu représenter Moussa Sow Walaldé, coordonnateur national du Puma, Moussa Yaya Dieng, responsable de la cellule Economie locale et Développement durable de ce programme national, est largement  revenu sur l’importance de ce don avant d’annoncer que les villages environnants de Fanaye recevront des lots importants de matériel d’allègement de travaux des femmes.

Il a indiqué que cette remise de motopompes entre dans le cadre de la mise en œuvre de la politique sociale du Chef de l’Etat, consistant à alléger les travaux agricoles de la femme en milieu rural. « Il n’est plus question que nos braves femmes utilisent leur force musculaire pour transformer la graine », a-t-il indiqué.

Mieux, il a précisé que le Puma, dans le cadre de l’accompagnement de la politique de l’Etat en matière d’autosuffisance en riz, porte un projet d’aménagement de 20. 000 hectares de terres cultivables dans l’île à Morphil. « Des études et concertations sont en cours, et en étroite collaboration avec les propriétaires terriens, le Puma compte sécuriser davantage le foncier et les investissements de l’agrobusiness », a-t-il soutenu. Mme Aminata Anne, responsable volet Economie, chargée du genre, a rappelé que la femme occupe une place centrale dans les projets mis en œuvre par le Puma. A cet effet, des projets de pisciculture, de mise en place d’équipements d’allègement des travaux des femmes seront réalisés. « Nous allons aussi plaider pour que les femmes accèdent à l’outil principal de développement agricole qu’est la terre, en vue de contribuer efficacement à la mise en œuvre du programme national d’autosuffisance en riz et des stratégies seront développées par le Puma », a-t-elle affirmé. Mme Anne a enfin précisé que le Puma a signé des contrats avec l’Onfp et le 3Fpt pour des sessions de formation qui seront organisées au profit des jeunes et des femmes.

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Les populations des villages situés sur l’axe Kolda-Salikégné ont organisé, le wee-kend dernier, une manifestation pacifique pour réclamer la réhabilitation de cette route.  

Les populations des communes de Dioulacolon, Guiro Yoro Bocar et Salikégné, dans l’arrondissement de Dioulacolon, au sud du département de Kolda, réclament la réhabilitation de la route Kolda-Salikégné, longue d’une trentaine de km. Elles ont organisé une manifestation pacifique, dans la nuit du vendredi à samedi derniers, en érigeant des barrages à Dioulacolon, Saré Oumar, Guiro Yoro Bocar, Massara et Salikégné, pour dénoncer le mauvais état de ce tronçon.
Ayant commencé vendredi, à minuit, la manifestation s’est poursuivie jusqu’au lendemain samedi, aux environs de 9 h, empêchant ainsi la circulation des véhicules de transport en commun et des motos sur cet axe stratégique qui relie le Sénégal à la Guinée-Bissau. Une douzaine de voitures, dont des camions transportant de la marchandise et des commerçants sénégalais en partance pour le  marché hebdomadaire de Cambaju, en Guinée-Bissau, des mini cars, des taxis brousse communément appelés 7 places et des motos, à destination du village frontalier de Salikégné, ont été bloqués par les manifestants, pendant quelques heures, à Dioulacolon. La circulation a repris aux environs de 10 h après des négociations entre les représentants des villageois et les gendarmes envoyés sur place pour rétablir l’ordre. Ce qui a permis aux automobiles de se rendre sans encombre à Salikégné, sous l’escorte des gendarmes et des membres du comité d’organisation. Ces derniers ayant décidé de lever  les différents barrages érigés la veille sur cet axe. Le sous-préfet de l’arrondissement de Dioulacolon, Ibrahima Gano, s’est également rendu à Salikégné pour rencontrer les manifestants qui lui ont fait part de leurs doléances. « Nous voulons protester contre le mauvais état de la route Kolda-Salikégné.

Les populations réclament depuis l’indépendance le bitumage de cette route, mais, jusqu’à présent, rien n’a été fait. Et pourtant, le ministre de la Communication, Abdoulaye Baldé, a sa famille dans un village situé sur cette route. Le président du conseil départemental de Kolda, Moussa Baldé, est originaire de cette zone, tout comme le député Sana Kandé et les maires des communes de  Dioulacolon, Guiro Yoro Bocar et Salikégné. Malgré tout, on ne parvient pas à réfectionner cet axe », déclare Ibrahima Baldé, membre du comité d’organisation.

Mamadou Aliou DIALLO

 

Le ministre des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement a effectué une tournée à Ziguinchor, samedi dernier, pour s’enquérir de l’avancement des chantiers de l’Etat dans la région. Abdoulaye Daouda Diallo, ayant bien apprécié le niveau d’exécution des travaux, a annoncé le bitumage de la boucle des Kalounayes, Niamone-Tobor-Ndiéba-RN4 (transgambienne).  

Le ministre a d’abord constaté, « avec beaucoup de satisfaction », que les travaux de la RN6, Ziguinchor-Tanaff-Kolda, communément appelée « route du sud », sont presque terminés. « On attend, a-t-il dit, l’arrivée du président de la République, Macky Sall, pour procéder à son inauguration ». Pour ce qui concerne la boucle des Kalounayes, le ministre a annoncé le bitumage imminent de l’axe Tobor-Ndiéba-RN4 (transgambienne), le prolongement de la route de Ndiéba à Affiniam et la réalisation du pont d’Affiniam, « pour connecter les deux boucles du Boudié et des Kalounayes ». M. Diallo a fait savoir que tous les financements sont réalisés, les appels d’offres déjà faits, et le Chef de l’Etat procèdera au lancement des travaux. Par ailleurs, le ministre a indiqué la nécessité de continuer la route de Tobor jusqu’au niveau de Niamone « pour nous connecter directement avec la boucle du Blouf ». A son avis, le programme de développement de la Casamance sera définitivement scellé avec ces trois axes que constituent les boucles du Blouf, du Boudié et des Kalounayes. « Du coup, on aura fini de réaliser le désenclavement de cette région de la Casamance », a-t-il souligné.

A propos de la construction du pont de Marsassoum, le ministre a assuré que les études sont en cours, et l’Etat est en train de rechercher le financement. En outre, il a noté le bon niveau d’exécution des travaux du Projet de modernisation des villes du Sénégal (Promovilles), à Ziguinchor. En plus, il a annoncé la réhabilitation du pont de Niambalang (Oussouye) dont une partie a été endommagée à l’explosif par des hommes armés. Abdoulaye Daouda Dialllo n’a pas manqué de rappeler le « grand intérêt » que représente la région méridionale du Sénégal pour le président de la République, Macky Sall. Il a affirmé que celui-ci est plus que jamais disposé à faire davantage d’efforts pour développer les régions de Ziguinchor, Sédhiou et Kolda.

El Hadj Moussa SADIO

 

Conformément aux instructions et directives de leur ministère de tutelle, les agents du service régional du contrôle économique de Saint-Louis sont en train de sillonner les différents marchés de la région nord, pour s’assurer de la disponibilité des denrées de première nécessité dont les fidèles musulmans ont besoin au moment du « ndogou », durant ce mois béni du Ramadan.

A cet effet, le chef du service régional du commerce, Serigne Diaw, s’est adressé, hier, à la presse pour dire « qu’il y a une disponibilité de stocks en denrées de première nécessité dans la région nord permettant de couvrir les besoins des consommateurs pendant le Ramadan ».

Il a déclaré que ses agents sont résolument engagés à poursuivre cette étroite collaboration avec les commerçants grossistes et détaillants ainsi que les producteurs, en vue de faire fonctionner le système de régulation des produits comme l’oignon, le riz local et les autres céréales. Ce qui permet de pratiquer les mêmes prix dans les différents marchés de la capitale du nord, du delta et de la vallée du fleuve Sénégal.

Plus explicite, M. Diaw a souligné que pour le gaz butane, le marché dispose d’un stock de 4. 326 bonbonnes de 2,7 kg, 9. 628 de 6 kg, 1.231 de 9 kg et 1.025 de 12,5 kg. D’après lui, toutes les conditions sont réunies pour « éviter des pénuries de denrées alimentaires ». « Nos agents sont régulièrement sur le terrain, sillonnent constamment les marchés et autres grands centres commerciaux, pour veiller sur la moindre hausse spéculative des prix », a-t-il indiqué.

Au niveau de la Compagnie sucrière sénégalaise (Css), « on a noté une disponibilité d’un stock de 84. 000 tonnes de sucre sur une production globale de 143. 000 tonnes ». Une situation favorable qui, à son avis, « permet de dire que le sucre est à la portée des consommateurs sénégalais et qu’une bonne partie de cette quantité produite dans la capitale industrielle du fleuve est déjà acheminée vers les entrepôts de Diamniadio et sera ventilée vers les autres localités de notre pays ».

M. Diaw n’a pas manqué de souligner que, « dans la région de Saint-Louis, le stock du riz brisé non parfumé est actuellement estimé à 178 tonnes, le riz parfumé ordinaire à 105 tonnes et le riz local affiche un stock de 478 tonnes ». Il a aussi affirmé que l’huile est disponible dans la région nord, précisant que le marché dispose de 948 bidons de 20 litres et 1.002 de 5 litres ainsi que 1.305 sachets d’huile en carton et en sceau. Quant au sucre en morceaux, a-t-il fait remarquer, le stock disponible est de 35 tonnes contre 42 tonnes pour le sucre cristallisé, « sans compter les stocks importants d’oignon local estimés à 337 tonnes, de pomme de terre locale à environ 50 tonnes ».

Mbagnick Kharachi DIAGNE

Le conseil régional de la jeunesse de Saint-Louis s’indigne et condamne fermement les événements survenus, mardi dernier, à l’Université Gaston Berger et ayant occasionné la mort de Mouhamadou Fallou Sène, étudiant en Licence 2 de Lettres modernes, marié et père d’un enfant, âgé de 26 ans et originaire du département de Diourbel, plus précisément de Patar.

Le conseil régional de la jeunesse de Saint-Louis, par la voix de son président, Fara Ndiaye, dénonce l’usage systématique et excessif de la force par les forces de sécurité dans leurs opérations de maintien de l’ordre.

Par conséquent, il demande « l’ouverture immédiate d’une enquête indépendante pour identifier l’auteur de cet acte odieux afin de le traduire en justice et situer toutes les responsabilités ».

En cette douloureuse circonstance, précise M. Ndiaye, dans le communiqué qui nous est parvenu hier, « le conseil régional de la jeunesse de Saint-Louis, au nom de toute la jeunesse de Saint-Louis, présente ses condoléances les plus attristées aux parents, aux proches du disparu et particulièrement à la communauté estudiantine et à la jeunesse sénégalaise ». Par la même occasion, il appelle à l’apaisement et à la sérénité malgré la douleur qui affecte toute la jeunesse sénégalaise, plus particulièrement estudiantine, et invite l’État du Sénégal à revoir le statut de l‘étudiant, à faire respecter les franchises universitaires et à satisfaire dans les meilleurs délais, les revendications des étudiants.

Mb. Kh. DIAGNE

La commune de Ngayene Sabakh, dans le département de Nioro, déplore l’arrêt du chantier de raccordement au réseau électrique de ladite localité. Une situation qui a poussé son maire à interpeller les pouvoirs publics sur ce dysfonctionnement préjudiciable au bien-être des populations riveraines.

Les populations de la commune de Ngayene Sabakh, dans le département de Nioro, au sud de la région de Kaolack, devront prendre leur mal en patience si elles veulent accéder à l’électricité. Le projet, initié par l’Etat par le biais du Pudc, est depuis plus de six mois à l’arrêt pour des raisons financières. Conséquences : toutes les activités économiques, souvent liées à la disponibilité du courant électrique, sont bloquées au grand dam du maire Goumbo Gaye qui regrette une telle situation. ‘’ Depuis 2016, le chantier d’extension du réseau électrique est bloqué et à ce jour aucune activité génératrice de revenus ne peut être menée. Aujourd’hui, les 31. 200 habitants de la commune, regroupés au sein de 25 villages et 2 hameaux, n’ont pas accès à l’électricité, ce qui est préjudiciable à l’émergence à laquelle nous convie le Président Macky Sall ‘’, a indiqué l’édile de Ngayene au cours d’un point de presse dans la capitale régionale. Celui-ci, évoquant une rupture du contrat avec le premier entrepreneur pour défaillance financière, réclame de la part de l’Etat une reprise en main du programme avec toutes les parties concernées, notamment le Pudc qui assure la maîtrise d’ouvrage. ‘’Nous en appelons à la bienveillance du président de la République pour qu’il vole aux secours des populations qui sont toujours au premier plan quand il s’agit de répondre à son appel à l’élire ou à lui donner une majorité. Comme en attestent les dernières législatives ‘’, a renchéri l’élu local. Selon lui, le règlement de cette affaire nécessite une reprise en main du projet par le Pudc et une implication plus grande de la collectivité territoriale dans le suivi du chantier. En attendant l’irruption de la fée lumière, c’est le solaire qui fait la loi à la mairie ou au poste de santé avec des plaques photovoltaïques bien en vue. Bon joueur, le maire reste persuadé que l’Etat réagira à cette impasse qui perdure et qui plombe la mise en œuvre du plan local de développement de ladite commune qui abrite les sites mégalithiques de Sine Ngayene.

Elimane FALL


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