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Développement local à Kédougou : Dindéfélo veut mettre en avant ses atouts touristiques

05 Déc 2017
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Développement local à Kédougou : Dindéfélo veut mettre en avant ses atouts touristiques Crédit photo : Ndèye Seyni Samb / © Le Soleil (Photo d'archives)

Dindéfélo, qui veut dire au pied de la montagne, est une localité célèbre aux quatre coins du monde grâce à sa cascade pittoresque. A travers sa réserve naturelle, la commune accueille annuellement des milliers de touristes et chercheurs qui s’intéressent aux chimpanzés, l’animal le plus proche de l’homme. Des atouts qui poussent les populations de cette partie de la région de Kédougou à soutenir leur édile Kikala Diallo dans son combat pour le développement durable.

La cascade de Dindéfélo sort de la nature du mont Dandé. A 318 mètres d’altitude, un torrent s’extrorse et l’eau dévale les pentes de la montagne à grande vitesse.

Un vacarme au contact du ressac. L’eau est attendue dans une piscine naturelle bordée par une colonie de roches. Dindéfélo, qui signifie en peul « au pied de la montagne », a fini de faire valoir et vanter ses caractéristiques attirant des milliers de touristes. Ce paradis perdu au cœur de la forêt galerie de Kédougou s’extirpe des retombées des montagnes du Fouta-Djalon de la République de Guinée. Ce site attire et fascine beaucoup de Sénégalais mais aussi des touristes qui viennent à la découverte des merveilles qu’offre le pays.

C’est un des charmes de la région de Kédougou. Avec ses collines, ses nombreux cours d’eau, sa végétation luxuriante et sa richesse faunique, elle est indubitablement une destination touristique. Selon une croyance populaire locale, au-delà de la beauté visuelle et la douceur de la température ambiante, l’eau de la cascade de Dindéfélo a des vertus thérapeutiques. Elle permet de conjurer le mauvais sort et de laver la personne de toute souillure. « Cette eau est bénite. Celui qui plonge dans cette piscine y sortira propre comme au jour de sa naissance.

Kikala Diallo, le maire de Dindéfélo, croise des doigts. Le tout premier président des conseils rural et municipal de Dindéfélo entre dans l’histoire. Quand Dindéfélo est érigée en communauté rurale, en 2009, Kikala Diallo avait bénéficié de la confiance des populations pour présider aux destinées du conseil rural. Dindéfélo devient commune et Kikala rempile comme premier maire de la dite collectivité locale. Entre 2009 et 2017, Kikala a réussi la prouesse de réaliser pas mal de choses au profit de ses administrés. Lui et ses administrées sont entrés dans les bonnes grâces de la nature ; lui, qui, au-delà des cascades qui font courir le monde, entretient une réserve communautaire devenue très prisée par les chercheurs européens.

Sauvegarde de l’environnement
« La réserve, créée en 2010 dans le cadre de la coopération décentralisée avec le Conseil général du département de l’Isère, a pour but essentiel de réduire la déforestation, générer des ressources et renforcer les capacités », explique-t-il. La réserve est, aujourd’hui, dotée d’une station de recherches biologiques très fréquentée par des Européens surtout des chercheurs espagnols qui travaillent à l’habitation des chimpanzés.

« Nous y trouvons notre compte, car un ticket de visiteur pour les chimpanzés nous rapporte 30 000 FCfa », révélera l’édile de Dindéfélo selon qui des emplois sont aussi générés. C’est pourquoi Kikala Diallo ne veut point entendre parler d’opérations minières. « Les impacts négatifs de l’exploitation minière, à quelque échelle que ce soit, sont inestimables et c’est une activité qui n’est pas durable. La recherche de l’or vient avec le recul de l’agriculture, la délinquance, la prostitution, les grands malfrats transfrontaliers, la pollution de l’eau par le mercure, le Sida et la dépravation des mœurs. C’est toute notre jeunesse qui sera dépravée ». En plus, ajoute-t-il, l’abandon scolaire au profit de la recherche de l’or reste un mal qui gangrène la région de Kédougou. « Non », renchérit-il, « ici, on opte pour le développement durable. Nous préférons opérer dans les activités durables que sont l’agriculture et la conservation de la nature, nos principales richesses », soulignera le maire, insistant sur le développement de partenariats féconds avec des institutions, projets ou programmes qui s’intéressent à cette cause.

A l’entrée des fameuses cascades, une guérite est implantée par les autorités municipales pour encaisser des taxes de visiteurs et, tout près, est érigé un campement villageois. « Les retombées financières de ces opportunités touristiques sont gérées par un comité pour aider les communautés dans leurs principaux domaines d’activités. Le seul hic pour davantage développer le tourisme dans cette contrée est son accessibilité, le tronçon Siling-Dindéfélo, long de 24 km, est dans un état valétudinaire. Le maire Kikala Diallo espère que sa réhabilitation, programmée avec la réalisation de la grande route qui va désenclaver Salémata, dans le département, ne saurait tarder.

Pape Demba SIDIBE

Essor communal
La commune de Dindéfélo voit se réveiller quelque 10 000 âmes regroupées dans 14 villages qui entendent jouer pleinement leur rôle pour l’épanouissement de leur communauté.

Dans cette collectivité locale, où les principales activités humaines tournent au tour du tourisme et de l’agriculture, le maire compte déployer des efforts dans tous les domaines pour améliorer, de façon sensible, les conditions de vie de ses administrés. « Quand j’arrivais à la tête de cette collectivité, il n’y avait que six classes construites. Aujourd’hui, nous en avons réalisé 18. Nous avons clôturé et électrifié les écoles et construit des blocs sanitaires à l’intérieur. Dans la même mouvance, nous avons érigé deux cases des tout-petits. Même au lycée de Dindéfélo et au collège de Sougou qui ne sont pas dans nos domaines de compétence, nous avons construit des salles de classe », ajoute-t-il. S’agissant de l’amélioration de la couverture sanitaire des populations, Kikala Diallo soutient en faire une priorité.

« Nous avons construits quatre cases de santé ; nous avons aussi équipé et électrifié 12 d’entre elles, construit le mur de clôture du poste de santé au sein duquel nous envisageons la construction et l’équipement d’une maternité », poursuit le natif de Thianghé, non sans lister les réalisations faites dans le domaine de l’accès à l’eau potable avec les huit forages mis en service, dont celui du Pudc. A en croire le maire de Dindéfélo, les jeunes ne sont pas laissés en rade. Car outre le projet de construction d’un centre socioculturel, un terrain municipal est en cours de réalisation. Auparavant, lance-t-il, les jeunes avaient bénéficié de matériel de sonorisation et de chaises pour leurs activités.

P. D. SIDIBE

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