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Commune de Latmingué : Le maire opte pour un développement durable

16 Fév 2018
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«Eriger Latmingué en commune verte, résiliente et moderne à travers un processus de développement durable endogène, inclusif et respectueux des droits des personnes vulnérables», telle est la volonté du maire Dr Macoumba Diouf qui revient sur les priorités de sa municipalité.

Selon le maire Dr Macoumba Diouf, dans le vote du budget de la mairie prévu la semaine prochaine, un montant de 267.044.623 FCfa sera arrêté. Ceci s’établit comme suit : 92.269.039 FCfa pour les besoins du fonctionnement et 175.775.583 FCfa pour les investissements.

D’après lui, la municipalité trouve ses fiches fiscales grâce aux niches fiscales. « La vision de Latmingué se décline en une commune verte, résiliente et moderne à travers un processus de développement durable, endogène, inclusif et respectueux des droits des personnes vulnérables», a-t-il avancé. «En référence aux mêmes textes, nous avons fait de la promotion des activités économiques une priorité et notamment pour les jeunes et les femmes dans les principaux secteurs productifs (agriculture, élevage, pêche et foresterie) pour lutter contre la pauvreté, l’exode rural et l’émigration, et créer les conditions de l’émergence de la commune de Latmingué», a fait savoir le maire.

Pour la période d’août 2014 à décembre 2017, les efforts de la mairie se résument à la construction et à l’équipement de la case de santé du village de campement, à une piste de production Latmingué-Thicath Keur Mamour Seck qui s’étend sur 15,7 km, à la réhabilitation de la route Latmingué-Thiawando sur 12 km (route goudronnée en bicouche). D’après toujours le premier magistrat de la commune, la municipalité a élaboré un document de planification dénommé Plan de développement communal (Pdc) de Latmingué avec l’appui et l’accompagnement du Programme national de développement local (Pndl) et de l’Agence régional de développement (Ard) de Kaolack pour la période de six ans, de 2018 à 2023.

Au plan des investissements, plusieurs projets ont vu le jour. On peut citer le Centre intégré de valorisation des déchets (Civd), le stade municipal, la case des tout-petits, le centre d’éveil, le nouveau poste de santé, etc.

La politique sociale permet au maire d’accorder des secours aux indigents. Dr Diouf compte faire un lotissement et un alignement dans les villages, une dotation en fournitures scolaires pour les établissements scolaires, une réduction des abris provisoires par la construction de salles de classe et de leurs équipements, la réalisation de clôtures pour des écoles, entre autres. Dans l’électrification rurale, il s’agira non pas de mobiliser le budget de la commune, mais d’assurer un suivi rapproché en relation avec les agences d’exécution, de la mise en œuvre des prévisions du Programme national d’urgence pour l’électrification rurale-phase 2 (Pnuer 2) exécuté par l’entreprise Mina distribution, etc.

Généralisation du Pacasen
Interpellé sur le Programme d'appui aux communes et agglomérations du Sénégal (Pacasen) considéré par certains comme un remède au sous-financement des communes, Dr Macoumba Diouf déclare : «S’il devait s’en tenir à son montage actuel avec les 123 communes de plus de 30.000 habitants, je pense que non. Car cela reviendrait à créer les conditions pour que les communes les "plus riches" (communes urbaines d’alors) continuent à s’enrichir au détriment des communes de l’Acte 3 (notamment celles situées en zone rurale)».

Le vice-président et porte-parole du Réseau des villes et communes écologistes vertes du Sénégal (Reves) confie également que nombre de communes ont posé le problème des statistiques qui ont été fournies. «On devrait, dès 2018, généraliser le Pacasen version "Plein pot" et procéder ensuite à des évaluations rigoureuses de la gouvernance locale et des performances des communes», a précisé le directeur de l’Horticulture. Le maire a laissé entendre qu’une dotation beaucoup plus conséquente est nécessaire à partir des transferts de l’Etat pour permettre le développement des infrastructures et créer les conditions d’une génération de recettes.

Pour un vrai développement à la base, l’édile Macoumba Diouf affirme que l’Acte 3, qui est une réforme extraordinaire, devra doter davantage les collectivités locales à travers des transferts financiers beaucoup plus importants (cas du Pacasen, de la Tva, paiement des taxes et autres droits par les sociétés nationales implantées sur le territoire des collectivités locales, etc.) pour permettre à ces collectivités locales de jeter les bases de leur émergence.

En outre, Dr Macoumba Diouf confie qu’on devra compléter le dispositif institutionnel prévu par l’Acte 3 avec la mise en place des pôles territoires, notamment celui du Sine-Saloum pour lequel une réflexion proactive a été engagée, avec la bénédiction du chef de l’Etat et l’accompagnement du ministère de tutelle par les 114 maires des trois régions administratives concernées (Kaolack, Fatick et Kaffrine).

Serigne Mansour Sy CISSE

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